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Purpura thrombotique immunologique
associé au pembrolizumab: un nouvel
effet secondaire immun lié aux anti-PD1?
Session des posters de l’AJI.
Poster de Mlle Leroy Audrey
Présenté par Mr Razanamahery Jérôme
Mélanome
• Cancer cutané le plus fréquent
• Incidence : 11 176 cas par an
• Mortalité : 1672 cas par an
• Traitement selon le stade:
– Chirurgie +/- curetage
– Chimiothérapie.
Environnement tumoral
Traitement du mélanome
• Anti-cytotoxic T-lymphocyte associated-
antigen 4 (CTLA-4) : ipilimumab
• Actived protein kinase pathways inhibitor :
dabrafenib, vemurafemib, trametinib
• 76% de réponse en cas de thérapie combinée
mais risque de développement de résistance
• Avènement du blocage de « l’axe PD1-PDL1 »
Clinique
• Homme de 34 ans sans antécédent sauf
naevus scrotal congénital.
• Mélanome stade IV (métastases osseuses,
surrénaliennes, spléniques) en mars 2011.
• Echappement malgré :
– 2 inhibiteurs de BRAF.
– Ipilimumab-radiothérapie
Clinique
• Traitement par pembrolizumab par voie IV
( 2mg/kg) tous les 21 jours.
• Apparition d’un syndrome hémorragique à 3
semaines:
– Saignement cutanéo-mucqueux et urinaire
– Thrombopénie sévère à 0 G/L
– Anémie à 8,6g/dL
Clinique
• Pour la thrombopénie :
– Pas de CIVD
– Pas de micro-angiopathie thrombotique
– Pas de sepsis
• Myélogramme :
– Riche en mégacaryocytes, sans envahissement ni
dysplasie.
• Thrombopénie périphérique
Clinique
• Vitamine B9 et B12 normales
• TSH normale
• Sérologies VIH, VHB, VHC négatives
• Anticorps anti-nucléaires, Anti-phospholipides
négatifs
• Imputabilité médicamenteuse ?
Thérapeutique
• Transfusions en plaquettes inefficaces
• Méthylprednisolone 1g IV : 3 bolus successifs
• Immunoglobulines polyvalentes (1g/kg) : 2
perfusions en 48 heures
= contrôle syndrome hémorragique
= remontée rapide des plaquettes.
Clinique
• Corticothérapie orale 1mg/kg pendant 4
semaines.
• Décroissance progressive sur 1 mois.
• Pas de rechute après arrêt du traitement.
Environnement tumoral
VOIE PD-1
Rôle de la voie PD1
• « Down regulation » sur le lymphocyte T.
• Diminue
– Prolifération ( p21,p27)
– Survie cellulaire (Fox-O1)
– Synthèse protéique (m-TOR)
– Production IL-2 (NF kB)
– Signal de survie (Bcl/xl up regulation)
Rôle de la voie PD1
• Inhibe un des principaux effecteurs de la
réponse immunitaire adaptative.
• Inhibe l’activité cytotoxique des lymphocytes
T CD8 dans le stroma tumoral.
Anti-PD1
Pembrolizumab
• Anticorps monoclonal humanisé ciblant le
récepteur PD-1.
• Bloque l’interaction avec PD-L1.
• Potentialisation des réponses anti-tumorales
via l’activation des lymphocytes T CD8.
• Effet au niveau du stroma tumoral.
Réponse anti-tumorale
Blocage interaction de PD-L1 (exprimée par
cellules tumorales et Treg) avec PD-1 exprimé
par les cellules effectrices T.
Rétablissement des mécanismes de défense
de l’hôte.
Pembrolizumab
• Mélanome stade III( non résécable) ou
IV( métastatique)
–Sans mutation BRAF V600 à la première ligne.
–Mutation BRAF V600 ayant échappé à un inhibiteur
spécifique de BRAF.
Pembrolizumab
Pembrolizumab
• Taux de survie à 12 mois:
– 74% si injection toutes les 2 semaines.
– 58,2% si injection toutes les 3 semaines.
• Taux de réponse vs ipilimumab:
– 33,7% mieux si injection toutes les 2 semaines
– 32,9% si injection toutes les 3 semaines.
Etude Keynote 2006
Pembrolizumab
• Effets indésirables pouvant être liés à un
hyperstimulation des lymphocytes T.
• Cancer====Auto-immunité
Pembrolizumab
• Risque de rupture de la balance
tolérance/immunité.
• Développement d’effets indésirables par
médiation immunologique.
• Délai de survenue variable.
• Réversibilité à l’arrêt du médicament.
Effets indesirables
Effets indesirables
Effets indésirables
Effets indésirables
• Thrombopénie immunologique secondaire au
traitement
• En faveur de l’imputabilité du médicament:
– Normalité de la NFS avant
– Concordance temporelle entre administration et
complication
– Normalisation à l’arrêt
– Fréquence des manifestations auto-immunes avec
les anti-PD1
Messages clés
• Voie PD1 : rôle clé dans l’expression du
lymphocyte T.
• Risque de manifestations immunologiques
secondaires.
• Nécessité de surveiller la NFS en cas de
traitement.
• Thrombopénie d’évolution favorable comme
le PTI.

Purpura thrombotique immunologique associé au pembrolizumab: un nouvel effet secondaire immun lié aux anti-PD1?

  • 1.
    1 Purpura thrombotique immunologique associéau pembrolizumab: un nouvel effet secondaire immun lié aux anti-PD1? Session des posters de l’AJI. Poster de Mlle Leroy Audrey Présenté par Mr Razanamahery Jérôme
  • 2.
    Mélanome • Cancer cutanéle plus fréquent • Incidence : 11 176 cas par an • Mortalité : 1672 cas par an • Traitement selon le stade: – Chirurgie +/- curetage – Chimiothérapie.
  • 4.
  • 5.
    Traitement du mélanome •Anti-cytotoxic T-lymphocyte associated- antigen 4 (CTLA-4) : ipilimumab • Actived protein kinase pathways inhibitor : dabrafenib, vemurafemib, trametinib • 76% de réponse en cas de thérapie combinée mais risque de développement de résistance • Avènement du blocage de « l’axe PD1-PDL1 »
  • 6.
    Clinique • Homme de34 ans sans antécédent sauf naevus scrotal congénital. • Mélanome stade IV (métastases osseuses, surrénaliennes, spléniques) en mars 2011. • Echappement malgré : – 2 inhibiteurs de BRAF. – Ipilimumab-radiothérapie
  • 7.
    Clinique • Traitement parpembrolizumab par voie IV ( 2mg/kg) tous les 21 jours. • Apparition d’un syndrome hémorragique à 3 semaines: – Saignement cutanéo-mucqueux et urinaire – Thrombopénie sévère à 0 G/L – Anémie à 8,6g/dL
  • 8.
    Clinique • Pour lathrombopénie : – Pas de CIVD – Pas de micro-angiopathie thrombotique – Pas de sepsis • Myélogramme : – Riche en mégacaryocytes, sans envahissement ni dysplasie. • Thrombopénie périphérique
  • 9.
    Clinique • Vitamine B9et B12 normales • TSH normale • Sérologies VIH, VHB, VHC négatives • Anticorps anti-nucléaires, Anti-phospholipides négatifs • Imputabilité médicamenteuse ?
  • 11.
    Thérapeutique • Transfusions enplaquettes inefficaces • Méthylprednisolone 1g IV : 3 bolus successifs • Immunoglobulines polyvalentes (1g/kg) : 2 perfusions en 48 heures = contrôle syndrome hémorragique = remontée rapide des plaquettes.
  • 13.
    Clinique • Corticothérapie orale1mg/kg pendant 4 semaines. • Décroissance progressive sur 1 mois. • Pas de rechute après arrêt du traitement.
  • 14.
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  • 17.
    Rôle de lavoie PD1 • « Down regulation » sur le lymphocyte T. • Diminue – Prolifération ( p21,p27) – Survie cellulaire (Fox-O1) – Synthèse protéique (m-TOR) – Production IL-2 (NF kB) – Signal de survie (Bcl/xl up regulation)
  • 19.
    Rôle de lavoie PD1 • Inhibe un des principaux effecteurs de la réponse immunitaire adaptative. • Inhibe l’activité cytotoxique des lymphocytes T CD8 dans le stroma tumoral.
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  • 21.
    Pembrolizumab • Anticorps monoclonalhumanisé ciblant le récepteur PD-1. • Bloque l’interaction avec PD-L1. • Potentialisation des réponses anti-tumorales via l’activation des lymphocytes T CD8. • Effet au niveau du stroma tumoral.
  • 22.
    Réponse anti-tumorale Blocage interactionde PD-L1 (exprimée par cellules tumorales et Treg) avec PD-1 exprimé par les cellules effectrices T. Rétablissement des mécanismes de défense de l’hôte.
  • 23.
    Pembrolizumab • Mélanome stadeIII( non résécable) ou IV( métastatique) –Sans mutation BRAF V600 à la première ligne. –Mutation BRAF V600 ayant échappé à un inhibiteur spécifique de BRAF.
  • 25.
  • 26.
    Pembrolizumab • Taux desurvie à 12 mois: – 74% si injection toutes les 2 semaines. – 58,2% si injection toutes les 3 semaines. • Taux de réponse vs ipilimumab: – 33,7% mieux si injection toutes les 2 semaines – 32,9% si injection toutes les 3 semaines. Etude Keynote 2006
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    Pembrolizumab • Effets indésirablespouvant être liés à un hyperstimulation des lymphocytes T. • Cancer====Auto-immunité
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    Pembrolizumab • Risque derupture de la balance tolérance/immunité. • Développement d’effets indésirables par médiation immunologique. • Délai de survenue variable. • Réversibilité à l’arrêt du médicament.
  • 31.
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    Effets indésirables • Thrombopénieimmunologique secondaire au traitement • En faveur de l’imputabilité du médicament: – Normalité de la NFS avant – Concordance temporelle entre administration et complication – Normalisation à l’arrêt – Fréquence des manifestations auto-immunes avec les anti-PD1
  • 37.
    Messages clés • VoiePD1 : rôle clé dans l’expression du lymphocyte T. • Risque de manifestations immunologiques secondaires. • Nécessité de surveiller la NFS en cas de traitement. • Thrombopénie d’évolution favorable comme le PTI.