Association Raymond Teyrouz Les Dysglobulinémies Dr Charles Foussard Centre Hospitalier Universitaire d’Angers FMC du 12 octobre 2010
Introduction Pics  monoclonaux :  diversité  des situations Fréquence Circonstances  de  découverte Conduite à tenir devant un pic à l’électrophorèse des protéïnes Quel bilan complémentaire Quelle surveillance Myélomes : évolution  rapide  des traitements éléments  de  surveillance Mardi 12 octobre 2010  Charles Foussard – CHU ANGERS Ch. FOUSSARD
Reconnaissance de gammapathies monoclonales (1) Electrophorèse des protéïnes sériques et immunofixation : Electrophorèse des protéïnes sériques en gel d’agarose : Méthode de détection et de quantification de la taille de la protéïne monoclonale Immunofixation : Après reconnaissance d’une bande localisée à l’électrophorèse, nécessaire à la confirmation du composant M (monoclonal) et les type des chaines : Légères : kappa ou lambda Lourdes : gamma, alpha, delta ou mu (IgG, IgA, IgD ou IgM) Ch. FOUSSARD
Reconnaissance de gammapathies monoclonales (2) Etudes quantitatives des Immunoglobulines Electrophorèse des protéïnes urinaires et immunofixation : urines de 24 heures Etude (dosage) des chaînes légères libres sériques Ch. FOUSSARD
Classification  des gammapathies monoclonales Ch. FOUSSARD
Classification  des gammapathies monoclonales (1) Gammapathies  monoclonales  malignes (1) : Myélome Multiple : « Avéré » « smouldering myeloma » Leucémie plasmocytaire Myélome non secrétant Myélome à Ig D POEMS : polyneuropathy, organomegalie, endocrinopathie, protéïne M, atteinte cutanée Plasmocytomes :  Solitaire d’un os Plasmocytome extra-médullaire Ch. FOUSSARD
Classification  des gammapathies monoclonales (2) Gammapathies  monoclonales  malignes (2) : Macroglobulinémie de Waldenström Leucémie lymphoïde chronique Lymphome malin (bas-grade) Lymphopathies malignes diverses Maladies des chaînes lourdes Amylose Ch. FOUSSARD
Classification  des gammapathies monoclonales (3) MGUS (monoclonal gammopathy of undetermined significance) ou gammapathies monoclonales d’étiologie indéterminée : Bénignes (IgG, IgA, IgD, IgM et , rarement à chaînes légères) Associées à des cancers non connus pour produire des protéïnes M Gammapathies biclonales ou triclonales Protéïnurie idiopathique de Bence- Jones Ch. FOUSSARD
PREVALENCE  (Mayo Clinic) Ch. FOUSSARD Amylose 11% SMM 6% Plasmocytomes 1% Slymprolif. 4% Macro 3% Myélome Mult. 18% MGUS 51% autres 6%
Types de protéïnes monoclonales : Mayo Clinic  en  2005 Ch. FOUSSARD biclonal 6% Chaînes légères 5% IgD 1% IgA 12% IgM 20% IgG 56%
F M C Association  Raymond Teyrouz LES  GAMMAPATHIES  MONOCLONALES  « BENIGNES » (MGUS) Ch. FOUSSARD
LES  GAMMAPATHIES  MONOCLONALES  « BENIGNES » (MGUS) Définition Histoire naturelle Circonstances de découverte Conduite pratique GAMMAPATHIES  MONOCLONALES Ch. FOUSSARD
LES GAMMAPATHIESMONOCLONALES  « BENIGNES »  ou mieux MGUS Définition Le diagnostic d'IgG, d'IgA, d’IgM ou de BJ monoclonal  " bénigne " ne peut être envisagé qu'en l'absence de prolifération lympho-plasmocytaire anormale  Le seul critère formel est évolutif : une surveillance prolongée doit établir la stabilité et le caractère isolé de l'anomalie .  Environ 2/3 des Ig monoclonales sont, lors de leur découverte, des Ig monoclonales "apparemment bénignes"  . Le terme « d’étiologie indéterminée » leur est maintenant préféré, car certaines d’entre elles vont se transformer en gammapathies monoclonales malignes Myélome  (IgG, IgA, Protéïne de Bence Jones) Maladie de Waldenström Ch. FOUSSARD
LES  GAMMAPATHIES MONOCLONALES  MGUS : PREVALENCE SELON AGE ET SEXE Age Hommes Femmes Total 50-59 2 % 1.4 % 1.7 % 60-69 3.7 % 2.3 % 3. % 70-79 5.6 % 3.8 % 4.6 % >80 8.3 % 6. % 6.6 % Total 3.7 % 2.9 % 3.2% Ch. FOUSSARD
Histoire naturelle Le suivi prolongé de sujets ayant une Ig monoclonale de signification indéterminée montre que certaine d'entre elles peuvent rester stables et isolées pendant de nombreuses années . suivi de la MAYO CLINIC portant sur 241 personnes pendant 0 à 39 ans . Chez tous les patients, le taux du composé monoclonal est < 30 g/l et la plasmocytose médullaire inférieure à 10 % Au terme de l'étude : Ig stable et vivants :  6 %  (follow-up=33 ans) &quot;  et décédés d'autre cause : 57 %  augmentation isolée :  10 % transformation maligne ou amylose : 27 % LES  GAMMAPATHIES  MONOCLONALES  « BENIGNES » MGUS Ch. FOUSSARD
LES GAMMAPATHIES MONOCLONALES  « BENIGNES » MGUS Circonstances de découverte aucun des symptomes osseux, hématologiques ou rénaux du myélome ne peut, par définition, révéler une  Ig monoclonales &quot;apparemment bénignes&quot;  découverte fortuite +++ découverte lors d'exploration d'affections connues pour favoriser son apparition : 4 types infections  surtout virus : sida, CMV, EBV maladies hépatiques déficits immunitaires primitifs ou acquis maladies systémiques : Gougerot-Sjögren Ch. FOUSSARD
FACTEURS  PREDICTIFS  DE  PROGRESSION  DES  MGUS  (1) Importance  de la protéïne  M au départ :  Risque de myélome ou autre maladie maligne à 20 ans  5 g/l  ou moins  14% 15 g/l 2 fois plus 25 g/l ou plus 49% (4 à 6 fois plus) Nature la protéïne  monoclonale : IgA et IgM  >  IgG Ch. FOUSSARD
FACTEURS  PREDICTIFS  DE  PROGRESSION  DES  MGUS  (2) Plasmocytose  moëlle : résultats contradictoires Ratio anormal de chaînes légères libres   /  (0.26 à 1.65) détecté chez 1/3 des patients Risque de transformation x 2.5 :  7.6 % à 15 ans  Ch. FOUSSARD
MODEL  PREDICTIF  DE  PROGRESSION  DES  MGUS  (3) 3 facteurs : Ratio anormal de chaînes légères libres   /  MGUS non IgG Protéïnes M > 15 g/l Résultats : risque de progression à 20 ans  3 facteurs : 58% 2 facteurs : 37% 1 facteur : 21% 0 facteur :  5% Ch. FOUSSARD
Conduite pratique  Ni trop, ni trop peu !!! exploration &quot; comme un myélome » ? : excessif mais … Éliminer une autre gammapathie maligne caractéristiques distinctives suivi : le seul critère permettant d'affirmer le caractère réellement bénin d'une Ig monoclonale est évolutif Tous les 4 mois, 1 an puis régulièrement (1 à 2 fois/an) Examen clinique + interrogatoire Biologie : NF + plaquettes, electrophorèse simple (+ ou – urinaire), et selon nature et évolution  de la protéïne M : Ca + créatinine + CRP LES GAMMAPATHIES MONOCLONALES  « BENIGNES » MGUS Ch. FOUSSARD
F M C Association  Raymond  Teyrouz Macroglobulinémies  monoclonales  Ig M Ch. FOUSSARD
SIGNIFICATION  D'UNE MACROGLOBULINEMIE MONOCLONALE (Ig M) Le clone lymphoïde B : Macroglobulinémies monoclonales transitoires  Macroglobulinémies MGUS Macroglobulinémie de Waldenström Autres syndromes lymphoprolifératifs Conséquences symptomatiques propres à l'IgM monoclonale : Hyperviscosité hypervolémie hémolyse par agglutinines froides Ch. FOUSSARD
F M C Association  Raymond  Teyrouz Myélomes ( Ig G , Ig A , Ig D  -  BJ -  non  excrétant ) Ch. FOUSSARD
MYELOME  MULTIPLE DEFINITION :  prolifération maligne de cellules plasmocytaires au niveau de la moëlle osseuse par l’association de 3 syndromes : BIOCHIMIQUE : Immunoglobuline  sérique HEMATOLOGIQUE  : Plasmocytose médullaire OSSEUX : Lacunes à l’emporte pièce Ch. FOUSSARD
MYELOME Diagnostic : 2 des 3 critères immunoglobuline monoclonale sérique et/ou urinaire cellules plasmocytaires médullaires ( > 10 % ) ou cellules très anormales lésoins osseuses ostéo-lytiques, « à l’emporte-pièce » Ch. FOUSSARD
MYELOME  ASYMPTOMATIQUE Plasmocytose  médul.  > 10 %  et/ou Pic  monoclonal  > 30 g/l Aucun  des  critères  du  CRAB ( hyperCalcémie, insuf. Rénale, Anémie, pas  de  lésions ostéo-lytiques Bone) « Surveillance  armée » Ch. FOUSSARD
MYELOME :  Entités  particulières Myélome  à  chaînes  légères : Pic  monoclonal  sanguin  inconstant  ou peu  élevé Protéïne  urinaire  à  chaïne  légère  kappa  ou lambda Fréquence  de  l’atteinte  rénale Myélome  non  excrétant :   Pas  d’exportation  ni  sanguine  ni  urinaire  de la  protéïne  monoclonale Ch. FOUSSARD
MYELOME : Facteurs  pronostiques Stades  selon  Salmon  et  Durie Albumine Taux  de  Béta-2 microglobulines Anomalies  cytogénétiques : Défavorables : Délétion  13 t(4;14)  ou t(14;16)  ou  t(14;20)  en  FISH Del  17p 13  en  FISH Favorables : Hyperdiploïdie T(11;14)  ou  t(6;14)  en  FISH Ch. FOUSSARD
Anciennes  mol. Melphalan :  doses  conventionnelles  Haute  dose CPM  (Arac, BCNU, Vincristine ?) Adriamycine Corticoïdes Nouvelles  mol. Thalidomide  (per  os) Bortézomide = Velcade  (IV) Lénalidomide = Revlimid  (per  os) Thérapie  allogénique TRAITEMENT  DU  MYELOME :  Anciennes  et  nouvelles  molécules Ch. FOUSSARD
TRAITEMENT  DU  MYELOME :  Nouvellement  diagnostiqué Sujet  âgé Sujet  jeune 1 -  réduction  tumorale M P T  (melphalan, prednisone, thalidomide) Velcade-Dex M P V  (melphalan, pred. Velcade) Vel Thal Dex (en essai) Revlimid  ( + Dex)  en  essai 2 - Intensification Melphalan  HD 1  ou  2  fois 3 - Entretien ? Thalidomide Revlimid  en  essai Ch. FOUSSARD
TRAITEMENT  DU  MYELOME : Myélome  en  rechute Thal.  +  Dex  +  CPM Velcade  +  Dex  (Doxo  liposomale ? ) Revlimide  +  Dex Revlimid  +  Velcade  +  Dex Melphalan  HD Allogreffe Ch. FOUSSARD
TRAITEMENT  DU  MYELOME : Effets  second.  des  nouvel.  molécules Neuropathies  périphérique : Thal Bor Risque  thrombogène : Thal Lén Toxicité  Hématologique : Lén > Bor > Thal Ch. FOUSSARD
TRAITEMENT  DU  MYELOME : Autres  Traitements Biphosphonates  Cimentoplastie Radiothérapie Immunoglobulines  polyvalentes EPO Ch. FOUSSARD
SURVEILLANCE  DU  MYELOME : L’état  général Les  symptomes La  biologie : NFS Chacune  des  3  lignées Créatinine (surveillance  rénale) Calcémie Electrophorèse  standart  des  protéïnes  sang  (et  urines) CRP Ch. FOUSSARD
GAMMAPATHIES  MONOCLONALES CONCLUSIONS  Fréquence  en  augmentation  constante Très  grande  diversité Les  plus  fréquentes  ne  sont  pas  graves Mais  les  plus  graves  nécessitent,  parfois,  des traitements  d’urgence,  très  spécifiques : Décompression  neuro-chirurgicale  ou  radiothérapique Hypercalcémie Insuf.  Rénale Le  traitement  du  myélome  évolue  très  rapidement  (Intergroupe  Français  du  Myélome) Ch. FOUSSARD

Dysglobulinemies cf 12 10 10

  • 1.
    Association Raymond TeyrouzLes Dysglobulinémies Dr Charles Foussard Centre Hospitalier Universitaire d’Angers FMC du 12 octobre 2010
  • 2.
    Introduction Pics monoclonaux : diversité des situations Fréquence Circonstances de découverte Conduite à tenir devant un pic à l’électrophorèse des protéïnes Quel bilan complémentaire Quelle surveillance Myélomes : évolution rapide des traitements éléments de surveillance Mardi 12 octobre 2010 Charles Foussard – CHU ANGERS Ch. FOUSSARD
  • 3.
    Reconnaissance de gammapathiesmonoclonales (1) Electrophorèse des protéïnes sériques et immunofixation : Electrophorèse des protéïnes sériques en gel d’agarose : Méthode de détection et de quantification de la taille de la protéïne monoclonale Immunofixation : Après reconnaissance d’une bande localisée à l’électrophorèse, nécessaire à la confirmation du composant M (monoclonal) et les type des chaines : Légères : kappa ou lambda Lourdes : gamma, alpha, delta ou mu (IgG, IgA, IgD ou IgM) Ch. FOUSSARD
  • 4.
    Reconnaissance de gammapathiesmonoclonales (2) Etudes quantitatives des Immunoglobulines Electrophorèse des protéïnes urinaires et immunofixation : urines de 24 heures Etude (dosage) des chaînes légères libres sériques Ch. FOUSSARD
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    Classification desgammapathies monoclonales Ch. FOUSSARD
  • 6.
    Classification desgammapathies monoclonales (1) Gammapathies monoclonales malignes (1) : Myélome Multiple : « Avéré » « smouldering myeloma » Leucémie plasmocytaire Myélome non secrétant Myélome à Ig D POEMS : polyneuropathy, organomegalie, endocrinopathie, protéïne M, atteinte cutanée Plasmocytomes : Solitaire d’un os Plasmocytome extra-médullaire Ch. FOUSSARD
  • 7.
    Classification desgammapathies monoclonales (2) Gammapathies monoclonales malignes (2) : Macroglobulinémie de Waldenström Leucémie lymphoïde chronique Lymphome malin (bas-grade) Lymphopathies malignes diverses Maladies des chaînes lourdes Amylose Ch. FOUSSARD
  • 8.
    Classification desgammapathies monoclonales (3) MGUS (monoclonal gammopathy of undetermined significance) ou gammapathies monoclonales d’étiologie indéterminée : Bénignes (IgG, IgA, IgD, IgM et , rarement à chaînes légères) Associées à des cancers non connus pour produire des protéïnes M Gammapathies biclonales ou triclonales Protéïnurie idiopathique de Bence- Jones Ch. FOUSSARD
  • 9.
    PREVALENCE (MayoClinic) Ch. FOUSSARD Amylose 11% SMM 6% Plasmocytomes 1% Slymprolif. 4% Macro 3% Myélome Mult. 18% MGUS 51% autres 6%
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    Types de protéïnesmonoclonales : Mayo Clinic en 2005 Ch. FOUSSARD biclonal 6% Chaînes légères 5% IgD 1% IgA 12% IgM 20% IgG 56%
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    F M CAssociation Raymond Teyrouz LES GAMMAPATHIES MONOCLONALES « BENIGNES » (MGUS) Ch. FOUSSARD
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    LES GAMMAPATHIES MONOCLONALES « BENIGNES » (MGUS) Définition Histoire naturelle Circonstances de découverte Conduite pratique GAMMAPATHIES MONOCLONALES Ch. FOUSSARD
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    LES GAMMAPATHIESMONOCLONALES « BENIGNES » ou mieux MGUS Définition Le diagnostic d'IgG, d'IgA, d’IgM ou de BJ monoclonal &quot; bénigne &quot; ne peut être envisagé qu'en l'absence de prolifération lympho-plasmocytaire anormale Le seul critère formel est évolutif : une surveillance prolongée doit établir la stabilité et le caractère isolé de l'anomalie . Environ 2/3 des Ig monoclonales sont, lors de leur découverte, des Ig monoclonales &quot;apparemment bénignes&quot; . Le terme « d’étiologie indéterminée » leur est maintenant préféré, car certaines d’entre elles vont se transformer en gammapathies monoclonales malignes Myélome (IgG, IgA, Protéïne de Bence Jones) Maladie de Waldenström Ch. FOUSSARD
  • 14.
    LES GAMMAPATHIESMONOCLONALES MGUS : PREVALENCE SELON AGE ET SEXE Age Hommes Femmes Total 50-59 2 % 1.4 % 1.7 % 60-69 3.7 % 2.3 % 3. % 70-79 5.6 % 3.8 % 4.6 % >80 8.3 % 6. % 6.6 % Total 3.7 % 2.9 % 3.2% Ch. FOUSSARD
  • 15.
    Histoire naturelle Lesuivi prolongé de sujets ayant une Ig monoclonale de signification indéterminée montre que certaine d'entre elles peuvent rester stables et isolées pendant de nombreuses années . suivi de la MAYO CLINIC portant sur 241 personnes pendant 0 à 39 ans . Chez tous les patients, le taux du composé monoclonal est < 30 g/l et la plasmocytose médullaire inférieure à 10 % Au terme de l'étude : Ig stable et vivants : 6 % (follow-up=33 ans) &quot; et décédés d'autre cause : 57 % augmentation isolée : 10 % transformation maligne ou amylose : 27 % LES GAMMAPATHIES MONOCLONALES « BENIGNES » MGUS Ch. FOUSSARD
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    LES GAMMAPATHIES MONOCLONALES « BENIGNES » MGUS Circonstances de découverte aucun des symptomes osseux, hématologiques ou rénaux du myélome ne peut, par définition, révéler une Ig monoclonales &quot;apparemment bénignes&quot; découverte fortuite +++ découverte lors d'exploration d'affections connues pour favoriser son apparition : 4 types infections surtout virus : sida, CMV, EBV maladies hépatiques déficits immunitaires primitifs ou acquis maladies systémiques : Gougerot-Sjögren Ch. FOUSSARD
  • 17.
    FACTEURS PREDICTIFS DE PROGRESSION DES MGUS (1) Importance de la protéïne M au départ : Risque de myélome ou autre maladie maligne à 20 ans 5 g/l ou moins 14% 15 g/l 2 fois plus 25 g/l ou plus 49% (4 à 6 fois plus) Nature la protéïne monoclonale : IgA et IgM > IgG Ch. FOUSSARD
  • 18.
    FACTEURS PREDICTIFS DE PROGRESSION DES MGUS (2) Plasmocytose moëlle : résultats contradictoires Ratio anormal de chaînes légères libres  /  (0.26 à 1.65) détecté chez 1/3 des patients Risque de transformation x 2.5 : 7.6 % à 15 ans Ch. FOUSSARD
  • 19.
    MODEL PREDICTIF DE PROGRESSION DES MGUS (3) 3 facteurs : Ratio anormal de chaînes légères libres  /  MGUS non IgG Protéïnes M > 15 g/l Résultats : risque de progression à 20 ans 3 facteurs : 58% 2 facteurs : 37% 1 facteur : 21% 0 facteur : 5% Ch. FOUSSARD
  • 20.
    Conduite pratique Ni trop, ni trop peu !!! exploration &quot; comme un myélome » ? : excessif mais … Éliminer une autre gammapathie maligne caractéristiques distinctives suivi : le seul critère permettant d'affirmer le caractère réellement bénin d'une Ig monoclonale est évolutif Tous les 4 mois, 1 an puis régulièrement (1 à 2 fois/an) Examen clinique + interrogatoire Biologie : NF + plaquettes, electrophorèse simple (+ ou – urinaire), et selon nature et évolution de la protéïne M : Ca + créatinine + CRP LES GAMMAPATHIES MONOCLONALES « BENIGNES » MGUS Ch. FOUSSARD
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    F M CAssociation Raymond Teyrouz Macroglobulinémies monoclonales Ig M Ch. FOUSSARD
  • 22.
    SIGNIFICATION D'UNEMACROGLOBULINEMIE MONOCLONALE (Ig M) Le clone lymphoïde B : Macroglobulinémies monoclonales transitoires Macroglobulinémies MGUS Macroglobulinémie de Waldenström Autres syndromes lymphoprolifératifs Conséquences symptomatiques propres à l'IgM monoclonale : Hyperviscosité hypervolémie hémolyse par agglutinines froides Ch. FOUSSARD
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    F M CAssociation Raymond Teyrouz Myélomes ( Ig G , Ig A , Ig D - BJ - non excrétant ) Ch. FOUSSARD
  • 24.
    MYELOME MULTIPLEDEFINITION : prolifération maligne de cellules plasmocytaires au niveau de la moëlle osseuse par l’association de 3 syndromes : BIOCHIMIQUE : Immunoglobuline sérique HEMATOLOGIQUE : Plasmocytose médullaire OSSEUX : Lacunes à l’emporte pièce Ch. FOUSSARD
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    MYELOME Diagnostic :2 des 3 critères immunoglobuline monoclonale sérique et/ou urinaire cellules plasmocytaires médullaires ( > 10 % ) ou cellules très anormales lésoins osseuses ostéo-lytiques, « à l’emporte-pièce » Ch. FOUSSARD
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    MYELOME ASYMPTOMATIQUEPlasmocytose médul. > 10 % et/ou Pic monoclonal > 30 g/l Aucun des critères du CRAB ( hyperCalcémie, insuf. Rénale, Anémie, pas de lésions ostéo-lytiques Bone) « Surveillance armée » Ch. FOUSSARD
  • 27.
    MYELOME : Entités particulières Myélome à chaînes légères : Pic monoclonal sanguin inconstant ou peu élevé Protéïne urinaire à chaïne légère kappa ou lambda Fréquence de l’atteinte rénale Myélome non excrétant : Pas d’exportation ni sanguine ni urinaire de la protéïne monoclonale Ch. FOUSSARD
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    MYELOME : Facteurs pronostiques Stades selon Salmon et Durie Albumine Taux de Béta-2 microglobulines Anomalies cytogénétiques : Défavorables : Délétion 13 t(4;14) ou t(14;16) ou t(14;20) en FISH Del 17p 13 en FISH Favorables : Hyperdiploïdie T(11;14) ou t(6;14) en FISH Ch. FOUSSARD
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    Anciennes mol.Melphalan : doses conventionnelles Haute dose CPM (Arac, BCNU, Vincristine ?) Adriamycine Corticoïdes Nouvelles mol. Thalidomide (per os) Bortézomide = Velcade (IV) Lénalidomide = Revlimid (per os) Thérapie allogénique TRAITEMENT DU MYELOME : Anciennes et nouvelles molécules Ch. FOUSSARD
  • 30.
    TRAITEMENT DU MYELOME : Nouvellement diagnostiqué Sujet âgé Sujet jeune 1 - réduction tumorale M P T (melphalan, prednisone, thalidomide) Velcade-Dex M P V (melphalan, pred. Velcade) Vel Thal Dex (en essai) Revlimid ( + Dex) en essai 2 - Intensification Melphalan HD 1 ou 2 fois 3 - Entretien ? Thalidomide Revlimid en essai Ch. FOUSSARD
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    TRAITEMENT DU MYELOME : Myélome en rechute Thal. + Dex + CPM Velcade + Dex (Doxo liposomale ? ) Revlimide + Dex Revlimid + Velcade + Dex Melphalan HD Allogreffe Ch. FOUSSARD
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    TRAITEMENT DU MYELOME : Effets second. des nouvel. molécules Neuropathies périphérique : Thal Bor Risque thrombogène : Thal Lén Toxicité Hématologique : Lén > Bor > Thal Ch. FOUSSARD
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    TRAITEMENT DU MYELOME : Autres Traitements Biphosphonates Cimentoplastie Radiothérapie Immunoglobulines polyvalentes EPO Ch. FOUSSARD
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    SURVEILLANCE DU MYELOME : L’état général Les symptomes La biologie : NFS Chacune des 3 lignées Créatinine (surveillance rénale) Calcémie Electrophorèse standart des protéïnes sang (et urines) CRP Ch. FOUSSARD
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    GAMMAPATHIES MONOCLONALESCONCLUSIONS Fréquence en augmentation constante Très grande diversité Les plus fréquentes ne sont pas graves Mais les plus graves nécessitent, parfois, des traitements d’urgence, très spécifiques : Décompression neuro-chirurgicale ou radiothérapique Hypercalcémie Insuf. Rénale Le traitement du myélome évolue très rapidement (Intergroupe Français du Myélome) Ch. FOUSSARD