Analyse des marchés


                                                                     Warren Buffett : « si la bourse
                                                                     fermait pendant 5 ans, est-ce
                                                                     que j'achèterais maintenant
                                                                     ces actions ?»
 Cécile Imbert et Matthieu Rolin
              Gérants de
     PRIGEST Europe et PRIGEST US



Lorsque les marchés financiers tanguent, l’investisseur, débutant ou chevronné, perd rapidement ses
repères. Assailli de mauvaises nouvelles, il ne regarde plus ses indicateurs habituels : P/E, P/B, P/CF,
EV/EBITDA*, etc. Et dans une folle course en avant, il vend tout ce qu’il peut, souvent avec assez peu de
discrimination, n’ayant qu’une seule chose à l’esprit : « cash is king ».
Alors bien sûr, avoir des liquidités offre un sentiment incomparable de sécurité… Mais quand le monétaire
ne rapporte plus rien, est-ce vraiment la bonne solution ?
D’autant que quand la tempête s’éloigne, les outils de valorisation retrouvent tout leur intérêt ; et c’est à
ce moment là que l’on découvre des trésors à prix cassés.
La tempête, la crise de la zone euro, n’est pas terminée. Les risques de défaut des Etats les plus fragiles
sont toujours bien présents ; les réformes structurelles nécessaires n’ont pas encore été adoptées ; la
croissance est quasi inexistante et de nombreux pays vont avoir du mal à sortir leur économie de la
récession. Néanmoins, force est de constater que les choses avancent… à un rythme de sénateur certes,
mais elles avancent. Le pouvoir politique montre sa détermination à sauver l’union monétaire ; la BCE sort
de sa rigidité toute germanique et se présente de plus en plus comme le dernier rempart capable de
soutenir cette union chancelante.
L’horizon s’éclaircit un peu. Suffisamment en tout cas, pour que l’investisseur s’intéresse à nouveau à ce
qu’il a tant négligé au cours des derniers mois : les valorisations. La valorisation globale des marchés bien
sûr ; mais surtout la valorisation des titres pris individuellement. Car c’est bien là que se trouvent les
aberrations actuellement… et de ce fait, les meilleures affaires.

Un fonds, deux moteurs

L’idée est de créer un fonds d’actions à « échéance ». A l’instar des fonds obligataires à échéance qui se
sont multipliés ces dernières années, PRIGEST a décidé de saisir cette opportunité… mais en s’appuyant
sur son savoir-faire : la gestion actions internationales.
Les marchés sont actuellement dans une phase d’excès… mais un excès de pessimisme !
Les dirigeants européens le martèlent dans les media, le Président de la Banque Centrale Européenne l’a
encore répété ces jours-ci, la zone Euro survivra à cette crise et l’Euro est irréversible. Dont acte !




*voir la définition de ces ratios en dernière page de ce document

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Analyse des marchés



L’aléa politique de la zone euro est responsable de la débâcle des marchés financiers, mais il crée aussi
une opportunité unique pour les investisseurs aussi opportunistes que Warren Buffett. Le gestionnaire
d’Omaha a fait fortune en achetant les actions quand les cours sont au plus bas. PRIGEST compte bien
profiter de ce contexte historique sur les marchés en lançant un nouveau fonds à échéance 2020 avec un
objectif de performance annuelle de 7% par an.
Pour réaliser cet objectif, PRIGEST qui a développé depuis plus de 30 ans une expertise internationale a
identifié sur chaque zone : Europe, Etats-Unis, Asie, en tout une quarantaine de titres qui offrent une
décote significative à partir d’un échantillon de 1600 valeurs. Par opposition aux fonds obligataires qui
s’intéressent à la décote par rapport au pair (valeur de remboursement), le fonds PRIGEST s’intéressera à
la décote par rapport à la valeur d’actifs. De la même manière, les fonds obligataires s’intéressent au
coupon ; le fonds PRIGEST s’intéressera au dividende.
Pour se convaincre de la pertinence des critères retenus, quelques chiffres : depuis 1995 la moyenne des
valeurs d’actifs du MSCI World est de 2.4x. Le portefeuille de valeurs sélectionnées a une valeur d’actif de
0.9x. Pour réaliser l’objectif de gestion, PRIGEST anticipe un retour à la moyenne historique.
Mais parce que ces critères n’étaient pas suffisants et conduisaient à une trop forte concentration
sectorielle du portefeuille, d’autres critères ont été apportés pour affiner la sélection de valeurs. Même si
les dividendes sont les principaux contributeurs de rendements des actions, une valeur de rendement
n’est pas toujours synonyme de rendements pérennes ; le dividende n’est tenable que par des sociétés qui
sont économiquement capables de le supporter.
Ainsi, pour être retenue dans la sélection de valeurs, un titre doit également répondre aux critères
suivants :
          Une marge opérationnelle en progression sur 5 ans
          Un P/E 2012 inférieur au P/E 2007
          Un rendement des actifs 2012 supérieur à celui de 2007

Ce travail quantitatif et qualitatif a permis de constituer un portefeuille de valeurs internationales de
grande qualité qui devraient démontrer aux souscripteurs qui seront à l’origine du fonds qu’ils avaient
raison de croire que le contexte de marché dans lequel nous évoluons est une anomalie. Au regard de
l’histoire, ces cinq années seront analysées comme elles se doivent ; c'est-à-dire comme un accident :
jamais la relation risque-rendement n’avait été autant déséquilibrée. Les investisseurs finiront par
retrouver la raison et refuseront les rendements réels négatifs. PRIGEST a son outil pour saisir
l’opportunité et souhaite réaffirmer la conviction qui l’anime depuis plus de 30 ans d’existence : avec un
peu de temps, les actions offrent le rendement le plus attractif.




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Prigest - Commentaire JUILLET 2012

  • 1.
    Analyse des marchés Warren Buffett : « si la bourse fermait pendant 5 ans, est-ce que j'achèterais maintenant ces actions ?» Cécile Imbert et Matthieu Rolin Gérants de PRIGEST Europe et PRIGEST US Lorsque les marchés financiers tanguent, l’investisseur, débutant ou chevronné, perd rapidement ses repères. Assailli de mauvaises nouvelles, il ne regarde plus ses indicateurs habituels : P/E, P/B, P/CF, EV/EBITDA*, etc. Et dans une folle course en avant, il vend tout ce qu’il peut, souvent avec assez peu de discrimination, n’ayant qu’une seule chose à l’esprit : « cash is king ». Alors bien sûr, avoir des liquidités offre un sentiment incomparable de sécurité… Mais quand le monétaire ne rapporte plus rien, est-ce vraiment la bonne solution ? D’autant que quand la tempête s’éloigne, les outils de valorisation retrouvent tout leur intérêt ; et c’est à ce moment là que l’on découvre des trésors à prix cassés. La tempête, la crise de la zone euro, n’est pas terminée. Les risques de défaut des Etats les plus fragiles sont toujours bien présents ; les réformes structurelles nécessaires n’ont pas encore été adoptées ; la croissance est quasi inexistante et de nombreux pays vont avoir du mal à sortir leur économie de la récession. Néanmoins, force est de constater que les choses avancent… à un rythme de sénateur certes, mais elles avancent. Le pouvoir politique montre sa détermination à sauver l’union monétaire ; la BCE sort de sa rigidité toute germanique et se présente de plus en plus comme le dernier rempart capable de soutenir cette union chancelante. L’horizon s’éclaircit un peu. Suffisamment en tout cas, pour que l’investisseur s’intéresse à nouveau à ce qu’il a tant négligé au cours des derniers mois : les valorisations. La valorisation globale des marchés bien sûr ; mais surtout la valorisation des titres pris individuellement. Car c’est bien là que se trouvent les aberrations actuellement… et de ce fait, les meilleures affaires. Un fonds, deux moteurs L’idée est de créer un fonds d’actions à « échéance ». A l’instar des fonds obligataires à échéance qui se sont multipliés ces dernières années, PRIGEST a décidé de saisir cette opportunité… mais en s’appuyant sur son savoir-faire : la gestion actions internationales. Les marchés sont actuellement dans une phase d’excès… mais un excès de pessimisme ! Les dirigeants européens le martèlent dans les media, le Président de la Banque Centrale Européenne l’a encore répété ces jours-ci, la zone Euro survivra à cette crise et l’Euro est irréversible. Dont acte ! *voir la définition de ces ratios en dernière page de ce document 3
  • 2.
    Analyse des marchés L’aléapolitique de la zone euro est responsable de la débâcle des marchés financiers, mais il crée aussi une opportunité unique pour les investisseurs aussi opportunistes que Warren Buffett. Le gestionnaire d’Omaha a fait fortune en achetant les actions quand les cours sont au plus bas. PRIGEST compte bien profiter de ce contexte historique sur les marchés en lançant un nouveau fonds à échéance 2020 avec un objectif de performance annuelle de 7% par an. Pour réaliser cet objectif, PRIGEST qui a développé depuis plus de 30 ans une expertise internationale a identifié sur chaque zone : Europe, Etats-Unis, Asie, en tout une quarantaine de titres qui offrent une décote significative à partir d’un échantillon de 1600 valeurs. Par opposition aux fonds obligataires qui s’intéressent à la décote par rapport au pair (valeur de remboursement), le fonds PRIGEST s’intéressera à la décote par rapport à la valeur d’actifs. De la même manière, les fonds obligataires s’intéressent au coupon ; le fonds PRIGEST s’intéressera au dividende. Pour se convaincre de la pertinence des critères retenus, quelques chiffres : depuis 1995 la moyenne des valeurs d’actifs du MSCI World est de 2.4x. Le portefeuille de valeurs sélectionnées a une valeur d’actif de 0.9x. Pour réaliser l’objectif de gestion, PRIGEST anticipe un retour à la moyenne historique. Mais parce que ces critères n’étaient pas suffisants et conduisaient à une trop forte concentration sectorielle du portefeuille, d’autres critères ont été apportés pour affiner la sélection de valeurs. Même si les dividendes sont les principaux contributeurs de rendements des actions, une valeur de rendement n’est pas toujours synonyme de rendements pérennes ; le dividende n’est tenable que par des sociétés qui sont économiquement capables de le supporter. Ainsi, pour être retenue dans la sélection de valeurs, un titre doit également répondre aux critères suivants :  Une marge opérationnelle en progression sur 5 ans  Un P/E 2012 inférieur au P/E 2007  Un rendement des actifs 2012 supérieur à celui de 2007 Ce travail quantitatif et qualitatif a permis de constituer un portefeuille de valeurs internationales de grande qualité qui devraient démontrer aux souscripteurs qui seront à l’origine du fonds qu’ils avaient raison de croire que le contexte de marché dans lequel nous évoluons est une anomalie. Au regard de l’histoire, ces cinq années seront analysées comme elles se doivent ; c'est-à-dire comme un accident : jamais la relation risque-rendement n’avait été autant déséquilibrée. Les investisseurs finiront par retrouver la raison et refuseront les rendements réels négatifs. PRIGEST a son outil pour saisir l’opportunité et souhaite réaffirmer la conviction qui l’anime depuis plus de 30 ans d’existence : avec un peu de temps, les actions offrent le rendement le plus attractif. 4