1
Les financements structurés dans
l’immobilier commercial
DEBELLUT Vianney,
ESC 2008
2
Sommaire
Synthèse de l’optimisation de la rentabilité des financements
structurés immobiliers
 Présentation et schéma classique d’un financement structuré immobilier
 Mesure de la rentabilité RAROC
 Analyse de risque
 Optimisation du RAROC par transaction et pour le portefeuille
 Difficultés d’une telle gestion
Perspectives immobilières et financements immobiliers
 Marchés émergents
 Fonds souverains et financements Sharia
 Dérivés immobiliers
 Construction Durable dans l’immobilier commercial
 Améliorations dans les modèles de gestion de portefeuille
13
I.a Schéma classique d’un financement
structuré immobilier
24
I.b Mesure de la rentabilité RAROC
 RAROC, mesure de la rentabilité ajustée au risque (≠RBO et ROE)
= (PNB attendu – Perte moyenne attendue) / Capital économique
=> importance de la marge et des commissions => Analyse de la relation clientèle,
analyse du coût de la gestion et analyse de risque
65
I.c Analyse de risque
 Risques liés au marché (offre/demande, perspectives, liquidité)
 Risques liés à l’actif (type d’actif, localisation, état, situation locative, valeur)
 Risques liés à la structure de financement (subordination, levier, profil
d’amortissement, ratios, scénarios)
⇒ Modèle de CF (model cash flow.xls, graphique model cash flow.xls)
⇒ Rating, définition de la PD…pertes attendues et RAROC (
rating projet Cologne.xls)
 Crise des subprimes, remise en cause des ratings et conséquences sur le
RAROC
76
I.d Optimisation du RAROC (1)
Nécessité d'une sélection des transactions en fonction de leur
rentabilité et de la relation clientèle
 Localisation attractive et gestionnaire (« Asset manager ») expérimenté
 Crédits bien notés avec anticipations positives (M ≤ 5 ans)
 Collatéraux liquides, LTV limitée et décroissante (amortissement conséquent).
 Revenus stables et ratios de solvabilités croissants
 Avec la distribution, le poids des commissions s’accentue => importance du
rôle de la banque (agent, arrangeur). Engagement ferme dans le montant prêté
puis syndication ou titrisation.
 Structurer le crédit et céder les tranches les moins profitables
 Clients et marchés ciblés
87
I.d Optimisation du RAROC (2)
Importance de la gestion de portefeuille pour l'obtention d'une
meilleure performance globale
 Adopter le modèle origination-distribution avec la titrisation, la syndication et les
dérivés de crédits pour accumuler les commissions.
 Eviter les concentrations et diversifier grâce à de faibles corrélations entre
pays, types d'actifs et stratégies d'investissements.
 Utiliser des dérivés comme les Basket to default swaps
98
I.e Difficultés d’une telle gestion
 Une telle gestion du portefeuille est difficile vu la confidentialité de l’activité et le
nombre restreint de transactions.
 Primauté de la relation clientèle et des marchés ciblés
 Interconnexion entre les risques de crédit, les risques de marchés et les risques
opérationnels. Ex: affaire Kerviel.
 Relations ambiguës entre « middle office » et « front office »
9
II.a Marchés émergents
 Russie, Turquie, Europe Centrale, Singapour, EAU, Brésil
1110
II.a Marchés émergents (2)
 Niches dans les types d’actifs:
– Appartements ou chambres pour étudiants,
– Maisons de retraites,
– Casinos.
 Niches dans certaines «infrastructures»:
– Prisons, Cours de justice,
– Hôpitaux,
– Parkings,
– Locaux municipaux,
– Ecoles.
11
Fonds souverains et les financements
Sharia
3 000 milliards de dollars d’actifs dont 1 300 milliards pour les fonds
islamiques en 2007.
Investment Corporation of
Dubaï (IDC) a lancé une
OPA sur le promoteur
espagnol Colonial
Arcapita et ses
investissements immobiliers
http://www.arcapita.com/real_e
1312
Fonds souverains et les financements
Sharia (2)
13
Dérivés immobiliers : principe
L'investisseur échange (swap) le rendement
immobilier basé sur l'indice de référence
choisi (rendements globaux, locatifs et en
capital de l'indice IPD en Europe) contre un
taux fixe ou flottant, basé sur le taux
interbancaire Euribor ou Libor. Les total
return swaps constituent le 1er vecteur sur ce
marché
=> Risque immobilier transformé en risque de
taux durant une période définie
Swaps entre types d’actifs: bureaux, centres
commerciaux, entrepôts, ….
Swaps entre zones géographiques
Foward/futures et options
14
15
Dérivés immobiliers (2): émergence
Lancé en 2005 en Grande-Bretagne,
Apparition en France en décembre
2006 entre AXA Reim et Merrill
Lynch
8 milliards de livres en nominal sur l’indice
IPD au T3 07. (* 3 dans 3 ans selon
Deloitte). Le nombre et le volume de
transactions ont considérablement
augmenté
En France, au T3 2007: 34 contrats pour un
volue notionnel de plus de 900 millions
d’euros… 7 banques ont acheté la licence d’
IPD France dont BNP Paribas (50% du
marché) et Calyon mais aussi Euro Hypo,
Goldman Sachs, JPMorgan, Merrill Lynch et
Morgan Stanley.
UK, USA, Pays Bas, France, Ireland,
Espagne, Suède, Allemagne, Suisse, Italie,
Japon, Australie
Barclays, Hermes
16
17
Dérivés immobiliers (3): avantages
 Prendre de se couvrir ou de vendre à découvert (« to short »)
 Couvrir un portefeuille existant pour une allocation optimale rapide ou pendant la vente d’actifs
 Diversifier le portefeuille en termes de géographie et de types d’actifs
 Créer des actifs multi usages ex hôtels
 Absence d’impôt sur les plus-values immobilières et sur les transactions immobilières
 Alternative attractive dans les marchés ayant des coûts de transactions élevés.
 Investissements hors de l’expertise géographique ou sectorielle facilités
 Accélération du processus de décision
 Contournement des tickets d’entée élevés sur les marchés étrangers
 Amélioration de la liquidité; la liquidité attirant la liquidité.
 Couverture du risque de volatilité mais possibilité de générer de la superformance (alpha)
=> Solide potentiel de croissance
Avantages:
18
Dérivés immobiliers (4): limites
 Manque de liquidité
 Problèmes d’évaluation (« pricing ») des dérivés
 Absence d’indices et de sous-jacents fiables et transparents
 Couverture insuffisante dans les différents types d’actifs ou zones
géographiques
 Indices lissés: variabilité de l’indice moindre que la variabilité réelle
des prix. Fréquence d’actualisation trop faible.
 Incorporation des fondamentaux avec retard car les évaluations des
portefeuilles sous-jacents ne sont pas réalisés au même moment.
1819
Dérivés immobiliers (5)
 Intérêts pour la banque:
– Réduction des risques (PD): augmentation de la diversité
des types d’actifs ou des régions géographiques
– Augmentation de la prédictibilité des revenus.
– Nouveaux produits bancaires
20
Développement Durable dans
l’immobilier commercial
•Immobilier: 46% consommation d’énergie, 25% gaz à effet de serre.
•Grenelle de l’environnement + élan mondial => nécessité d’une veille
environnementale.
•Seulement 7% des Bureaux se renouvelle par année en Ile de France
=> porter aussi sur le stock disponible
•Surcoût de 5% mais bénéfices:
•Moins de vices cachés, moins de sinistres
•Moins de charges: maintenance, énergie, eau
•Amélioration productivité et moins d’absentéisme et de dépenses
de santé
•Amélioration du taux d’occupation et facilité accrue de
commercialisation
21
Développement Durable dans
l’immobilier commercial (2)
•Rendements intéressants surcoût à l’achat compensé par la diminution des
charges, des loyers plus élevés et un prix de revente supérieur,
•Retours en termes d’image
•Ex: future Tour Signal, Tour Granite
=> Sur 30 ans, les gains cumulés
actualisés sont jusqu’à 10 * supérieurs
au surcoût.
Certification LEED (USA), HQE (France) et
code de la performance environnementale
de l’immobilier tertiaire d’IPD avec Bureau
Veritas, CBRE et Barclays
22
2323
Développement Durable dans
l’immobilier commercial (3)
.Intérêts pour la banque:
–Réduction des risques (PD et LGD): augmentation
taux d’occupation et de la liquidité et de la valeur de
l’actif.
–Nouveaux produits bancaires
–Amélioration de l’image et contribution à la neutralité
CO2 de la banque
2524
Evolutions dans la gestion du
portefeuille de crédit
 Risque d’illiquidité pris en compte
 Modèles améliorés:
– Modèles en « Mark to market »
– Périodicité des PD, LGD et EAD
– Corrélation entre les PD et les LGD
– Dépendance de défault
– Utilisation de l’ « Expected Shorfall » conjointement à la
VaR
 Risque de contreparties renforcé

Soutenance Vianney Debellut

  • 1.
    1 Les financements structurésdans l’immobilier commercial DEBELLUT Vianney, ESC 2008
  • 2.
    2 Sommaire Synthèse de l’optimisationde la rentabilité des financements structurés immobiliers  Présentation et schéma classique d’un financement structuré immobilier  Mesure de la rentabilité RAROC  Analyse de risque  Optimisation du RAROC par transaction et pour le portefeuille  Difficultés d’une telle gestion Perspectives immobilières et financements immobiliers  Marchés émergents  Fonds souverains et financements Sharia  Dérivés immobiliers  Construction Durable dans l’immobilier commercial  Améliorations dans les modèles de gestion de portefeuille
  • 3.
    13 I.a Schéma classiqued’un financement structuré immobilier
  • 4.
    24 I.b Mesure dela rentabilité RAROC  RAROC, mesure de la rentabilité ajustée au risque (≠RBO et ROE) = (PNB attendu – Perte moyenne attendue) / Capital économique => importance de la marge et des commissions => Analyse de la relation clientèle, analyse du coût de la gestion et analyse de risque
  • 5.
    65 I.c Analyse derisque  Risques liés au marché (offre/demande, perspectives, liquidité)  Risques liés à l’actif (type d’actif, localisation, état, situation locative, valeur)  Risques liés à la structure de financement (subordination, levier, profil d’amortissement, ratios, scénarios) ⇒ Modèle de CF (model cash flow.xls, graphique model cash flow.xls) ⇒ Rating, définition de la PD…pertes attendues et RAROC ( rating projet Cologne.xls)  Crise des subprimes, remise en cause des ratings et conséquences sur le RAROC
  • 6.
    76 I.d Optimisation duRAROC (1) Nécessité d'une sélection des transactions en fonction de leur rentabilité et de la relation clientèle  Localisation attractive et gestionnaire (« Asset manager ») expérimenté  Crédits bien notés avec anticipations positives (M ≤ 5 ans)  Collatéraux liquides, LTV limitée et décroissante (amortissement conséquent).  Revenus stables et ratios de solvabilités croissants  Avec la distribution, le poids des commissions s’accentue => importance du rôle de la banque (agent, arrangeur). Engagement ferme dans le montant prêté puis syndication ou titrisation.  Structurer le crédit et céder les tranches les moins profitables  Clients et marchés ciblés
  • 7.
    87 I.d Optimisation duRAROC (2) Importance de la gestion de portefeuille pour l'obtention d'une meilleure performance globale  Adopter le modèle origination-distribution avec la titrisation, la syndication et les dérivés de crédits pour accumuler les commissions.  Eviter les concentrations et diversifier grâce à de faibles corrélations entre pays, types d'actifs et stratégies d'investissements.  Utiliser des dérivés comme les Basket to default swaps
  • 8.
    98 I.e Difficultés d’unetelle gestion  Une telle gestion du portefeuille est difficile vu la confidentialité de l’activité et le nombre restreint de transactions.  Primauté de la relation clientèle et des marchés ciblés  Interconnexion entre les risques de crédit, les risques de marchés et les risques opérationnels. Ex: affaire Kerviel.  Relations ambiguës entre « middle office » et « front office »
  • 9.
    9 II.a Marchés émergents Russie, Turquie, Europe Centrale, Singapour, EAU, Brésil
  • 10.
    1110 II.a Marchés émergents(2)  Niches dans les types d’actifs: – Appartements ou chambres pour étudiants, – Maisons de retraites, – Casinos.  Niches dans certaines «infrastructures»: – Prisons, Cours de justice, – Hôpitaux, – Parkings, – Locaux municipaux, – Ecoles.
  • 11.
    11 Fonds souverains etles financements Sharia 3 000 milliards de dollars d’actifs dont 1 300 milliards pour les fonds islamiques en 2007. Investment Corporation of Dubaï (IDC) a lancé une OPA sur le promoteur espagnol Colonial Arcapita et ses investissements immobiliers http://www.arcapita.com/real_e
  • 12.
    1312 Fonds souverains etles financements Sharia (2)
  • 13.
    13 Dérivés immobiliers :principe L'investisseur échange (swap) le rendement immobilier basé sur l'indice de référence choisi (rendements globaux, locatifs et en capital de l'indice IPD en Europe) contre un taux fixe ou flottant, basé sur le taux interbancaire Euribor ou Libor. Les total return swaps constituent le 1er vecteur sur ce marché => Risque immobilier transformé en risque de taux durant une période définie Swaps entre types d’actifs: bureaux, centres commerciaux, entrepôts, …. Swaps entre zones géographiques Foward/futures et options
  • 14.
  • 15.
    15 Dérivés immobiliers (2):émergence Lancé en 2005 en Grande-Bretagne, Apparition en France en décembre 2006 entre AXA Reim et Merrill Lynch 8 milliards de livres en nominal sur l’indice IPD au T3 07. (* 3 dans 3 ans selon Deloitte). Le nombre et le volume de transactions ont considérablement augmenté En France, au T3 2007: 34 contrats pour un volue notionnel de plus de 900 millions d’euros… 7 banques ont acheté la licence d’ IPD France dont BNP Paribas (50% du marché) et Calyon mais aussi Euro Hypo, Goldman Sachs, JPMorgan, Merrill Lynch et Morgan Stanley. UK, USA, Pays Bas, France, Ireland, Espagne, Suède, Allemagne, Suisse, Italie, Japon, Australie Barclays, Hermes
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    17 Dérivés immobiliers (3):avantages  Prendre de se couvrir ou de vendre à découvert (« to short »)  Couvrir un portefeuille existant pour une allocation optimale rapide ou pendant la vente d’actifs  Diversifier le portefeuille en termes de géographie et de types d’actifs  Créer des actifs multi usages ex hôtels  Absence d’impôt sur les plus-values immobilières et sur les transactions immobilières  Alternative attractive dans les marchés ayant des coûts de transactions élevés.  Investissements hors de l’expertise géographique ou sectorielle facilités  Accélération du processus de décision  Contournement des tickets d’entée élevés sur les marchés étrangers  Amélioration de la liquidité; la liquidité attirant la liquidité.  Couverture du risque de volatilité mais possibilité de générer de la superformance (alpha) => Solide potentiel de croissance Avantages:
  • 18.
    18 Dérivés immobiliers (4):limites  Manque de liquidité  Problèmes d’évaluation (« pricing ») des dérivés  Absence d’indices et de sous-jacents fiables et transparents  Couverture insuffisante dans les différents types d’actifs ou zones géographiques  Indices lissés: variabilité de l’indice moindre que la variabilité réelle des prix. Fréquence d’actualisation trop faible.  Incorporation des fondamentaux avec retard car les évaluations des portefeuilles sous-jacents ne sont pas réalisés au même moment.
  • 19.
    1819 Dérivés immobiliers (5) Intérêts pour la banque: – Réduction des risques (PD): augmentation de la diversité des types d’actifs ou des régions géographiques – Augmentation de la prédictibilité des revenus. – Nouveaux produits bancaires
  • 20.
    20 Développement Durable dans l’immobiliercommercial •Immobilier: 46% consommation d’énergie, 25% gaz à effet de serre. •Grenelle de l’environnement + élan mondial => nécessité d’une veille environnementale. •Seulement 7% des Bureaux se renouvelle par année en Ile de France => porter aussi sur le stock disponible •Surcoût de 5% mais bénéfices: •Moins de vices cachés, moins de sinistres •Moins de charges: maintenance, énergie, eau •Amélioration productivité et moins d’absentéisme et de dépenses de santé •Amélioration du taux d’occupation et facilité accrue de commercialisation
  • 21.
    21 Développement Durable dans l’immobiliercommercial (2) •Rendements intéressants surcoût à l’achat compensé par la diminution des charges, des loyers plus élevés et un prix de revente supérieur, •Retours en termes d’image •Ex: future Tour Signal, Tour Granite => Sur 30 ans, les gains cumulés actualisés sont jusqu’à 10 * supérieurs au surcoût. Certification LEED (USA), HQE (France) et code de la performance environnementale de l’immobilier tertiaire d’IPD avec Bureau Veritas, CBRE et Barclays
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    2323 Développement Durable dans l’immobiliercommercial (3) .Intérêts pour la banque: –Réduction des risques (PD et LGD): augmentation taux d’occupation et de la liquidité et de la valeur de l’actif. –Nouveaux produits bancaires –Amélioration de l’image et contribution à la neutralité CO2 de la banque
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    2524 Evolutions dans lagestion du portefeuille de crédit  Risque d’illiquidité pris en compte  Modèles améliorés: – Modèles en « Mark to market » – Périodicité des PD, LGD et EAD – Corrélation entre les PD et les LGD – Dépendance de défault – Utilisation de l’ « Expected Shorfall » conjointement à la VaR  Risque de contreparties renforcé