Note de conjoncture avril 2012

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Note de conjoncture avril 2012

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Note de conjoncture avril 2012

  1. 1. 182Note de Conjoncture N° Avril 2012 VUE D’ENSEMBLE Perspectives économiques globalement positives pour le Maroc, malgré un contexte international encore empreint d’incertitudes Les perspectives économiques mondiales se sont améliorées récemment. Le FMI a révisé à la hausse ses prévisions de la croissance mondiale pour 2012 à 3,5% contre 3,3% attendu en Direction des Etudes et des janvier. La consolidation de la croissance aux Etats-Unis (2,1%) et au Japon (2,0%) contraste avec Prévisions Financières la faiblesse dans la zone euro (-0,3%). La reprise ralentit mais reste encore solide dans les pays émergents (5,7%), notamment la Chine (8,2%). Cependant, les perspectives sont menacées par des risques liés à la flambée des cours de pétrole et à la situation financière de la zone euro. Aux États-Unis, les indicateurs conjoncturels signalent une croissance soutenue, tirée par le regain de la confiance des consommateurs et la reprise de lemploi. Au Japon, lactivité économique devrait se redresser fortement au premier trimestre, en lien avec la baisse du yen et la reprise de la production industrielle. La politique monétaire reste très accommodante dans les deux pays. Sommaire Dans la zone euro, l’activité économique devrait se contracter au premier trimestre 2012, avant de marquer un redressement modéré au deuxième trimestre. Les rythmes de croissance restent divergents selon les pays. L’économie allemande est soutenue par la consommation interne, en ligne avec la baisse du taux de chômage. La France devrait enregistrer une reprise modérée, après une stagnation attendue du PIB en début dannée. En revanche, l’Italie, l’Espagne, les Pays- Bas, le Portugal et la Grèce s’enfonceraient dans la récession. Dans les pays émergents, les indicateurs conjoncturels signalent un renforcement de la croissance au Brésil, en Inde et en Russie, tirée par la demande intérieure. En revanche, la croissanceVue d’ensemble 1 chinoise a ralenti à 8,1% au premier trimestre 2012 après 8,9% au trimestre précédent, affectée par l’affaiblissement des exportations vers l’Europe. Les pays émergents disposent d’importantesEnvironnement marges de manœuvre budgétaires et monétaires pour soutenir leurs économies.international 3 Les prix des matières premières ont enregistré une nette hausse début 2012, tirés par un regain d’optimisme sur la reprise mondiale et par des contraintes diverses sur l’offre. Les prix moyens de pétrole ont atteint 118 dollars en mars, en hausse de 13% depuis décembre, suite à des craintesContexte national 6 sur la production dans la région MENA, avant de reculer à 112 dollars le 19 avril. La modération récente des prix des produits de base devrait se poursuivre sur les prochains mois, selon le FMI. Au niveau national, les indicateurs conjoncturels récents attestent d’une bonne tenue de l’activité1. Croissance sectorielle économique hors agriculture dans sa globalité.2. Eléments de la demande Sur le plan des activités primaires, les dernières données publiées par le Centre Royal de3. Echanges extérieurs Télédétection Spatiale révèlent que la régression de l’activité chlorophyllienne de la végétation,4. Finances publiques constatée en février, s’est accentuée à fin mars. Toutefois, suite aux dernières précipitations, le5. Financement de l’économie taux de remplissage des barrages a atteint 68,8% au 5 avril selon le Ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement. Quoiqu’en baisse par rapport au niveau à la même date de l’année précédente (80,4%), ce taux a connu une amélioration de 1 point en l’espace d’une semaine. En attendant des données plus précises, à fin avril, pour avoir une évaluation objective de la campagne agricole, ces précipitations ne manqueraient pas d’avoir des retombées positives sur les cultures du printemps et sur le cheptel. Les activités secondaires montrent, quant à elles, une bonne orientation. Le secteur du BTP affiche une évolution favorable, en ligne avec le renforcement de la consommation de ciment de 25,9% à fin février. La consommation d’électricité de haute tension par les abonnés autres que les distributeurs s’est consolidée de 17%, témoignant de la bonne dynamique de l’activité économique dans son ensemble, particulièrement celle industrielle. Pour cette dernière, les opérateurs, interrogés dans le cadre de l’enquête de conjoncture réalisée par le HCP, s’attendent à une stabilité en glissement trimestriel. Ceux interrogés par Bank Al-Maghrib signalent une progression de la production industrielle en février 2012 après une baisse en janvier, donnant lieu à un taux d’utilisation des capacités de production de 72,5% à fin février. S’agissant du secteur minier, le groupe OCP a abaissé sa production de phosphate roche et de ses dérivés de 7,2% et 21,4% respectivement en janvier 2012. Toutefois, l’activité à l’export de ce groupe a généré près de 10,4 milliards de dirhams à fin mars, en progression de 2,4% en glissement annuel. Concernant les activités tertiaires, les données relatives aux deux premiers mois de l’année 2012,Direction des Etudes et des Prévisions Financières Ministère de l’Economie et des Finances publiées par le Département du Tourisme, augurent d’une orientation négative de ce secteur. Les Quartier administratif, Entrée D, Rabat-Chellah arrivées touristiques et les nuitées, réalisées dans les établissements d’hébergement classés, ont Tél. : 05.37. 67.74.15/16 enregistré des baisses respectives de 7% et 12% en glissement annuel. En outre, les recettes Fax : 05.37.67.75.33 E-mail : depf@depf.finances.gov.ma touristiques accusent un tournant avec une baisse de 0,6% à fin mars 2012. Pour le secteur des télécommunications, ses principaux baromètres se sont globalement bien comportés en 2011. Les parcs des abonnés au mobile et à Internet ont connu des hausses respectives de 14,3% et 70,4%, celui de la téléphonie fixe s’étant replié de 4,9%.
  2. 2. Dans un contexte de ralentissement de la demande extérieure, l’activité économique nationale continue de bénéficier dudynamisme de la demande intérieure. En phase avec la bonne tenue des recettes de la TVA intérieure, la consommationdes ménages se serait positivement orientée au début de l’année 2012, tirant profit de la maîtrise de l’évolution des prixd’une part, et de l’amélioration des revenus de l’autre. Cette dernière est intervenue dans un contexte national favorablecaractérisé par l’évolution positive de l’encours des crédits à la consommation (+11,8% à fin février) et des transferts desmarocains résidant à l’étranger (+8,1% à fin février et +5,5% à fin mars), conjuguée aux effets positifs du dialogue social, setraduisant, notamment, par des augmentations salariales. De son côté, l’effort d’investissement se maintiendrait, en ligneavec la bonne tenue de la valeur des importations des biens d’équipement industriel (+9,1%) et des demi-produits (+15,6%).Les recettes des investissements et prêts privés étrangers ont atteint 4,7 milliards de dirhams, en hausse de 4,9% englissement annuel. Ces recettes sont constituées à hauteur de 88,1% d’investissements directs étrangers (IDE).Au titre des deux premiers mois de l’année 2012, les échanges extérieurs du Maroc, impactés par la conjonctureinternationale peu favorable, ont donné lieu à une baisse du taux de couverture des biens et services de 5,1 points parrapport à fin février 2011 pour se situer à 68,5%, en rapport avec l’augmentation de la valeur des exportations des biens etservices (+6,4%) à un rythme inférieur à celui enregistré par les importations (+14,3%). Du côté des biens, la valeur desexportations (FOB) et celle des importations (CAF) ont progressé de 4,4% et de 14,5% respectivement après une haussede 33,3% et de 33,2% un an auparavant. Selon les données préliminaires de l’Office des Changes, cette tendance s’estglobalement poursuivie à fin mars 2012. En effet, la valeur des exportations (FOB) et des importations (CAF) s’est accruede 4,3% et de 8,8% respectivement, donnant lieu à un taux de couverture de 47,6%, en baisse de 2 points par rapport à finmars 2011. La hausse des importations s’explique à hauteur de 64% par la facture énergétique qui a progressé de 25,3%.Les échanges de services ont généré un excédent de 6,7 milliards de dirhams à fin février 2012, en hausse de 5%.La situation des charges et ressources du Trésor a été marquée, au titre de la même période, par une augmentation desrecettes fiscales de 11,8% en glissement annuel, en lien, notamment, avec le comportement favorable des recettes desimpôts directs et de celles des impôts indirects qui ont progressé de 19,1% et de 14,9% respectivement. Pour leur part, lesdépenses ordinaires hors compensation se sont repliées de 2,8%, suite particulièrement à la baisse des dépenses desautres biens et services de 34,2%. Les dépenses de compensation ont augmenté d’une façon alarmante (+39,3%) pouratteindre 9,7 milliards de dirhams. De leur côté, les dépenses d’investissement se sont établies à 7 milliards de dirhamscontre 11,1 milliards au titre de la même période de l’année 2011. Compte tenu de ces évolutions, le déficit budgétaire s’estchiffré à 11,3 milliards de dirhams, en allègement de 2,1 milliards de dirhams par rapport à l’année passée.Selon les dernières données publiées par Bank Al-Maghrib, la masse monétaire s’est accrue de 5,3% en glissement annuelà fin février 2012, après +4,2% un an auparavant. Cette tendance a résulté, d’une part de l’accélération des créances surl’économie qui ont augmenté de 8,3% (ou +60,4 milliards de dirhams), après +5,3% à fin février 2011. D’autre part, elle adécoulé de la hausse des créances nettes sur l’administration centrale de 29,1%, en lien avec l’augmentation des recoursde ladministration centrale aux autres institutions de dépôt (AID) de 29,6%. Les avoirs extérieurs nets se sont repliés, englissement annuel, de 15% ou 28,6 milliards de dirhams après une hausse de 4,1% ou 7,4 milliards un an auparavant. Cetteévolution recouvre la contraction des avoirs extérieurs de BAM de 14,4% et de ceux des AID de 48,3%.Au niveau du marché interbancaire, l’insuffisance des trésoreries bancaires s’est creusée au cours du premier trimestre2012 comparativement au quatrième trimestre 2011, en lien avec l’effet restrictif de l’évolution des facteurs autonomes de laliquidité bancaire, notamment celui induit par la contraction des avoirs extérieurs nets. De ce fait, Bank Al-Maghrib aaugmenté le volume de ses interventions d’injection de liquidités, essentiellement à travers les avances à 7 jours sur appeld’offres dont le volume moyen a atteint environ 31,1 milliards de dirhams par semaine contre 26,6 milliards le trimestreprécédent. Dans ce contexte, le taux interbancaire moyen pondéré (TIMP) a évolué à des niveaux proches du taux directeur(3,25%). Il s’est établi en moyenne trimestrielle à 3,30%, en hausse de 1 pb par rapport au trimestre précédent. Il y a lieu designaler que Bank Al-Maghrib a décidé, lors de son conseil du 27 mars 2012, de ramener le taux directeur de 3,25% à 3%.Du côté du marché primaire des bons du Trésor, les levées brutes du Trésor ont atteint 32,7 milliards de dirhams au termedu premier trimestre 2012, en baisse de 10,3% par rapport au quatrième trimestre 2011, mais en hausse de 24,1% parrapport à la même période de l’année précédente. En termes de structure, ces levées ont été prédominées par lesémissions à moyen terme à hauteur de 64,3% contre 61,7% le trimestre précédent, suivies par les maturités à long termedont la part s’est renforcée, passant de 13,4% à 20,8%. Les remboursements du Trésor se sont chiffrés à 15,8 milliards dedirhams, en augmentation de 1,2% par rapport au quatrième trimestre 2011. De ce fait, l’encours des bons du Trésor émispar adjudication s’est apprécié par rapport à son niveau de fin décembre 2011 de 5,4% pour s’établir à 331,1 milliards dedirhams à fin mars 2012. Concernant les taux moyens pondérés primaires des bons du Trésor au titre du premier trimestre2012, ils ont poursuivi leur tendance haussière, en glissement trimestriel, entamée au quatrième trimestre 2011 et à desrythmes plus importants, à l’exception des taux des bons à 15 ans qui ont quasiment stagné. Ils ont enregistré des haussescomprises entre 7 pb et 22 pb contre des augmentations allant de 3 pb à 11 pb au quatrième trimestre 2011.Les indicateurs de la Bourse de Casablanca ont enregistré une évolution volatile au cours du premier trimestre 2012 dansun contexte marqué par la publication des résultats de l’exercice 2011 pour les sociétés cotées. Après une première phased’amélioration entamée en janvier jusqu’au 8 février, suivie d’une phase de quasi stagnation s’étalant jusqu’au 1er mars2012, les deux indices MASI et MADEX se sont inscrits en baisse sur le restant du trimestre (respectivement -4,3% et -4,4%par rapport au 1er mars), ramenant leur performance par rapport à fin décembre 2011 à -0,7% et -0,6% respectivement.Pour sa part, la capitalisation boursière a enregistré un repli de 4,2% par rapport au 1er mars 2012 et de 1,3% par rapport àfin décembre 2011 pour s’établir à 509,6 milliards de dirhams. Le volume des transactions au niveau des marchés central et deblocs a atteint 10,3 milliards de dirhams au terme du premier trimestre 2012, en baisse de 26,9% par rapport à fin mars 2011. Direction des Etudes et des Prévisions Financières 2
  3. 3. européenne. Le sentiment s’est amélioré en France (+2) ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL et en Italie (+3,5) mais s’est affaibli en Allemagne (-2,4)Zone euro : amélioration des perspectives de croissance et en Espagne (-1,1). Zone euro : indicateurs de confianceLa zone euro devrait enregistrer une croissance 120 20négative du PIB au premier trimestre 2012, après une 110 Confi ance économique 10contraction de 0,3% au quatrième trimestre 2011. 100 0 90Toutefois, l’activité devrait marquer un redressement -10 80 -20modéré au deuxième trimestre. Confian ce des consommateurs 70 (D ) -30La zone euro connaîtra en 2012 une récession (-0,3%), 60 Source : Commission europé enne -40moins forte que prévu initialement (-0,5%), selon le FMI. avr.-07 avr.-08 avr.-09 avr.-10 avr.-11 avr.-12Les perspectives de croissance restent fragiles, La confiance des consommateurs dans la zone euromenacées par de grands risques, liés notamment à la s’est améliorée sur le premier trimestre 2012 (+2,2dette souveraine et à la hausse des cours de pétrole. points), tirée par la France (+8,6), l’Italie (+4,7) etLes rythmes de croissance restent divergents selon les l’Allemagne (+1,6). En Espagne, le sentiment despays. L’économie allemande devrait marquer une consommateurs s’est fortement dégradé (-13,6). Lacroissance de 0,6%, soutenue par la consommation en confiance des consommateurs en zone euro restelien avec la baisse du taux de chômage. La France fragile, marquant un léger repli en avril (-0,7 point).devrait enregistrer une croissance de 0,5%, malgré une Les ventes de détail sont restées stables en février 1stagnation attendue du PIB en début dannée . En après une hausse 1,1% en janvier. La consommationrevanche, la récession devrait regagner l’Italie (-1,9%), des ménages est affaiblie par l’austérité budgétaire etl’Espagne (-1,8%), les Pays-Bas (-0,5%), la Grèce (- un taux de chômage record (10,8% en février).4,7%) et le Portugal (-3,3%). Evolution du taux de chômage (%) 12 Zone euro : prévision de la croissance pour 2012 11 Zo ne euro 10 20/12/2011 26/01/2012 22/02/2012 22/03/2012 9 Etats U nis 8 Zone euro 0,0 -0,5 -0,4 -0,4 7 Royaume U ni Allemagne 0,7 0,2 0,5 0,7 6 5 France 0,1 0,0 0,2 0,4 Jap on 4 Source : Eurostat Italie -0,8 -1,1 -1,4 -1,5 3 mars-07 mars-08 mars-09 mars-10 mars-1 1 mars-1 2 Espagne 0,4 -0,1 -0,7 -1,2Source : Consensus de Bloomberg Dans ce contexte, la BCE devrait maintenir sa politiqueLes indicateurs conjoncturels montrent des signes monétaire accommodante et ses mesures anticrise. Ellemitigés sur l’évolution de l’activité dans la zone euro en a accordé plus de 1.000 milliards d’euros de prêts à troisdébut 2012, malgré le retour graduel de confiance, ans aux établissements financiers, au cours de deuxl’amélioration des conditions de crédit et les progrès opérations menées en décembre et février, dans le butréalisés dans la résolution de la crise de la dette. déviter un assèchement du crédit (credit crunch). La BCE maintient ses taux directeurs à des niveauxLa production industrielle a augmenté de 0,5% en historiquement bas, soit 1% pour le taux defévrier, après une stagnation en janvier, tirée par la refinancement. L’inflation est restée stable en mars, àproduction de l’énergie (+7%). Toutefois, l’activité du 2,7% sur un an, et devrait demeurer supérieure à lasecteur privé a marqué une contraction pour le troisième cible de 2% sur les prochains mois, tirée par le rebondmois consécutif en avril, comme le montre l’indice PMI des cours de pétrole.flash composite (47,4 après 49,1 en mars). Lacroissance de l’activité ralentit en Allemagne (50,9 après 6 Evolution du taux dinflation (IPC,%) Royau me-Uni51,6), se replie en France pour le deuxième mois 5 E tats-Unis 4 Zone euroconsécutif (46,8 après 48,7) et reste déprimée en Italie 3 Japonet en Espagne. L’activité globale dans la zone euro est 2 1affectée par une baisse dans le secteur manufacturier 0 -1(46), plus forte que celle du secteur des services (47,9). -2 -3 S ources : B loom berg Indice PMI manufacturier 65 mars-09 mars-1 0 mars-11 mars-12 All emagn e 60 It al ie Les tensions sur les marchés financiers se sont Fran ce 55 atténuées début 2012, suite à l’assouplissement 50 monétaire de la BCE, aux progrès réalisés pour 45 renforcer le cadre de gouvernance de la zone euro et 40 S ou r ce : Ma r ki t aux efforts d’assainissement budgétaire dans plusieurs av r.-1 0 ao û t-1 0 d éc.-10 avr.-11 aoû t -1 1 d éc.-1 1 av r.-1 2 pays de la zone. Ainsi, l’indice boursier Eurostoxx 50 aLa confiance économique dans la zone euro est restée marqué une hausse de 7% sur le premier trimestrequasi-stable en mars (-0,1 point à 94,4), après deux 2012, avant d’annuler ses gains sur les deux premièresmois d’amélioration, selon l’indice de la Commission semaines d’avril, suite au regain d’inquiétudes sur la situation financière de l’Espagne. De son côté, l’euro a atteint 1,34 dollar fin mars, en hausse de 3,2% depuis1 La Banque de France estime que la croissance du PIB français début 2012, avant de se replier à 1,30 dollar la mi-avril.devrait rester stable au premier trimestre 2012. Direction des Etudes et des Prévisions Financières 3
  4. 4. 1,50 Taux de change euro/dollar reste encore faible. La Fed devrait maintenir une 1,45 politique monétaire très accommodante, dans un 1,40 contexte d’inflation modérée (2,7% en mars). 1,35 Japon : croissance soutenue, tirée par la reconstruction 1,30 du pays et des politiques économiques accommodantes Source :BCE 1,25 avr.-11 juil.-11 oct.-11 janv.-12 avr.-12 Au Japon, après une contraction fin 2011, un net redressement de lactivité économique est prévu auEtats-Unis : reprise tirée par la consommation privée premier trimestre 2012, en lien avec une baisse du tauxAux Etats-Unis, après une croissance de 3% en rythme de change du yen et une plus forte reprise de laannualisé au quatrième trimestre 2011, la reprise devrait production industrielle. L’économie japonaise devraitse poursuivre à un rythme soutenu en 2012, en ligne croître de 2% en 2012, soutenue par la demande liée àavec la remontée des cours boursiers, au regain de la la reconstruction de lest du pays, frappé par le tsunami.confiance des consommateurs et à la reprise de La croissance de l’activité manufacturière se poursuit àdemploi. un rythme accéléré en mars, comme le montre l’indiceL’économie américaine a créé 635.000 emplois sur le PMI (51,1 après 50,5 en février), tirée par les nouvellespremier trimestre 2012, malgré une modération du commandes. L’indicateur composite avancé ESRI arythme de créations en mars. Le taux de chômage a atteint un plus haut depuis quatre ans en février (96,3baissé à son plus bas niveau depuis trois ans (8,2% en contre 94,6 en janvier). La confiance des ménages amars). La confiance des consommateurs reste atteint un plus haut d’un an en mars (+0,8 point à 40,3).soutenue, malgré une légère baisse récente liée à la 110 Japon : indicateurs conjoncturels 50hausse des prix d’essence, comme le montre l’indiceReuters/Université de Michigan (75,7 en lecture initiale 100 40 Indice de confianceen avril contre 76,2 en mars). Les ventes de détails ont des ménages (D)augmenté de 0,8% en mars après +1,0% en février. 90 30 Marché de lemploi aux Etats-Unis 60 0 11 80 Indicateur 20 Créatio n s n ettes d emp lo i Tau x d e ch ô mag e (%) avancé du climat 40 0 10 des affaires 20 0 9 Source : ESRI 70 10 0 8 mars-07 mars-08 mars-09 mars-10 mars-11 mars-12 En milliers -2 00 7 -4 00 La reprise économique au Japon est cependant 6 -6 00 5 menacée par les risques liés à une faiblesse de la -8 00 Source : Bureau of Labor 4 demande étrangère, à une appréciation du yen et à la mars-08 mars-09 mars-10 mars-11 mars-12 flambée des prix pétroliers. Dans ce contexte, laLa production industrielle est restée inchangée en mars politique monétaire reste accommodante, compensantpour le deuxième mois consécutif mais a augmenté à un la faiblesse des marges de manœuvre budgétaires.taux annuel de 5,4% au premier trimestre de 2012. Pays émergents : croissance ralentie mais encore 110 Production industrielle (base : 100 = 2008) robuste, tirée par la demande intérieure 105 100 Etats‐Unis Alle magne En Chine, la croissance du PIB a ralenti à 8,1% au 95 Japon premier trimestre 2012 contre 8,9% au quatrième 90 85 trimestre 2011, affectée par le resserrement de crédit 80 l’an passé pour contenir linflation et par l’affaiblissement 75 70 Sources nationales des exportations, en particulier vers la zone euro. mars‐07 mars‐08 mars ‐09 mars‐10 mars‐11 mars‐12 Chine: croissance du PIB trimestriel (glissement annuel, %)L’activité manufacturière poursuit sa croissance à un 12 10,7 11,9 10,3 9,8rythme soutenu, comme le montre la hausse de l’indice 10 7,9 9,1 9,6 9,7 9,5 9,1 8,9 8,1ISM du secteur en mars (+1 point à 53,4). La croissance 8 6,1 6de l’activité dans le secteur des services ralentit mais 4reste encore solide, comme le signale le repli de l’indice 2ISM du secteur (-1,3 point à 56). 0 2009 2010 2011 2012 Indice PMI manufacturier Source : National Bureau Of Statistics 65 La croissance chinoise devrait se poursuivre à un Etats-Unis 60 Monde rythme modéré en 2012, tirée par la demande intérieure zone euro mais entravée par la faiblesse de la demande étrangère. 55 Le FMI prévoit une croissance chinoise limitée à 8,2% 50 en 2012 contre une progression de 9,2% en 2011. Source : Markit, ISM L’inflation en Chine reste modérée, à 3,6% en mars 45 mars-10 juil.-10 nov.-10 mars-11 juil.-11 nov.-11 mars-12 contre 3,2% en février et 4,5% en janvier, offrant aux autorités chinoises une marge de manœuvre pourLa croissance américaine est cependant menacée par assouplir leurs politiques monétaires afin de maintenirles risques liés à la hausse des cours de pétrole et à la une croissance suffisante en 2012.crise de la zone euro. Le marché immobilier américain Direction des Etudes et des Prévisions Financières 4
  5. 5. En Inde, la croissance du PIB devrait se redresser au Evolution comparée des cours (2010 : 01 = 100)premier trimestre 2012, tirée par la consommation des 150ménages, après avoir ralenti à 6,1% au quatrième 140 Pétrole Indice S&P GSCItrimestre 2011, sous l’effet du resserrement monétaire. 130 Indice MSCI World Dollar / €La croissance de la production industrielle s’est 120accélérée en février (4,1% contre 1,1% en janvier). 110Toutefois, la progression de lactivité du secteur privé a 100nettement ralenti en mars, comme le montre l’indice PMI 90 Source: Bloombergcomposite (53,6 contre 57,8 en février). 80Pour soutenir la croissance, la Banque centrale (RBI) a janv.-10 juil.-10 janv.-11 juil.-11 janv.-12abaissé ses taux d’intérêt de 50 pb en avril. Elle avait Les prix du pétrole ont atteint 118 dollars le baril enréduit le ratio des réserves obligatoires des banques de moyenne en mars, en hausse de 13% depuis début50 pb en mars. Cependant, la marge de manœuvre de 2012, suite à des craintes sur la perturbation de l’offrela RBI s’est réduite par la remontée récente de l’inflation de certains pays de la région MENA. Toutefois, les prix(7,6% en février contre 5,3% en janvier), suite au rebond pétroliers ont marqué une modération à 112 dollars ledes cours du pétrole et des produits alimentaires. 19 avril, suite à la hausse de la production de l’OPEP, la remontée des stocks et l’annonce de la reprise des (%) Baisse des taux dintérêt directeurs 14 discussions sur le dossier nucléaire iranien. La 12 croissance de la demande mondiale de pétrole devrait 10 Brésil rester modérée, à 0,8 mbj en 2012 après +0,7 mbj en 8 6 2011, selon lAgence internationale de lénergie. Chine 4 Inde Cours moyens de pétrole ($/ba ril) 120 2 Sources : Bloomberg Chili 110 0 janv.-08 janv.-09 janv.-10 janv.-11 janv.-12 100 90La croissance économique indienne devrait ralentir à 806,9% en 2012 contre 7,2% en 2011 et 10,6% en 2010, 70 Source: Bloombergselon le FMI, affectée par la faiblesse de 60 avr.-10 oct.-10 avr.-11 oct.-11 avr.-12l’investissement, malgré la solidité de la consommationdes ménages. Le défi pour les autorités indiennes est de Les prix des phosphates sont restés stables à 192,5maintenir une croissance suffisante, tout en maitrisant dollars la tonne en mars, marquant une hausse de 20%linflation et en résorbant les importants déficits sur un an. Les prix des engrais phosphatés DAP et TSPbudgétaire et commercial. ont enregistré des baisses mensuelles respectives deAu Brésil, après une croissance ralentie à 1,4% au 2,9% et 0,8% en mars.quatrième trimestre, les indicateurs conjoncturels Cours des engrais ($/t) 700signalent une reprise de l’activité début 2012, soutenue 600par laccélération de l’investissement et la réduction des 500 DAPtaux dintérêt. Le rythme de la reprise de l’activité du 400 TSP Potas s esecteur privé ralentit en mars mais reste solide, selon 300 Uréel’indice PMI composite (53,4 contre 55,5 en février). 200 Phos phate 100La banque centrale du Brésil poursuit l’assouplissement So u rce : Ba nq u e m o nd iale 0de sa politique, dans un contexte de modération de mars -10 sept.-10 mars -11 sept.-11 mars -12l’inflation (5,2% en mars contre 5,8% en février). Elle a Selon la Banque mondiale, les cours des produitsréduit de nouveau son taux directeur de 75 pb à 9,0% alimentaires ont augmenté de 8,3% sur le premieren avril, soit une baisse cumulée de 350 pb depuis trimestre 2012, tirés par le blé (6,2%), le maïs (8,5 %), leseptembre 2011. Les fondamentaux macroéconomiques soja (14,6%) et le sucre (4,6%), suite à une sécheresserestent solides et les marges de manœuvre budgétaires en Amérique latine et en Europe. Toutefois, la récolteimportantes, permettant de soutenir l’activité en 2012. mondiale de blé devrait atteindre un record de 696Matières premières : perspectives de modérations des millions de tonnes en 2011/2012. De même, le marchécours, après la hausse enregistrée en début 2012 sucrier mondial devrait rester excédentaire cette année.Les cours des produits de base ont enregistré une nette Cours des céréales ($/t) 400 600hausse en début 2012, tirés par des craintes sur l’offre 550 350et un regain d’optimisme sur la reprise économique 500 300mondiale. Lindice S&P GSCI des prix des matières Soja (D) 450 250premières a augmenté de 7% depuis début 2012 pour 400 200 Blés’établir à 697,6 points début avril, tiré par le pétrole, le Source: Banque mondiale 350 Maïscuivre, les métaux précieux, le soja et le sucre. 150 300 mars -10 s ept.-10 mars-11 sept.-11 mars -12Toutefois, la modération récente des cours des matièrespremières devrait se poursuivre sur les prochains mois,en raison de la faiblesse de la demande mondiale, selonle FMI. Direction des Etudes et des Prévisions Financières 5
  6. 6. CONTEXTE NATIONAL Les stocks des céréales, détenus par les opérateurs déclarés à l’ONICL et au niveau des silos portuaires, ontDans un contexte caractérisé par la décélération de la totalisé 18,7 millions de quintaux au titre de la mêmedemande extérieure, l’activité économique nationale période, soit une progression de 3% par rapport au moiscontinue de bénéficier du dynamisme de la demande précédent. Il est à rappeler que la suspension des droitsdomestique. de douane à l’importation du blé tendre et du blé dur aLes échanges extérieurs du Maroc à fin février 2012 se été prolongée jusqu’au 30 avril 2012.sont traduits par une baisse du taux de couverture des Inauguration de plusieurs projets de développement dubiens et services en glissement annuel, en rapport avec secteur agricole dans la province de Khouribgal’augmentation de la valeur des exportations des biens Sa Majesté le Roi Mohammed VI a procédé, le 6 avril, à laet services à un rythme inférieur à celui enregistré par commune rurale Tachrafte à Bejaâd (Province deles importations. Khouribga), à linauguration de plusieurs projets dePar ailleurs, la consommation des ménages, en phase développement du secteur agricole dans la province,avec la bonne tenue des recettes de la TVA intérieure, mobilisant des investissements de lordre de 111,2 millionsse serait positivement orientée au début de l’année de dirhams (MDH). Lancés dans le cadre du Plan Maroc2012, tirant profit de la maîtrise de l’évolution des prix Vert, ces projets sont destinés au développement de lad’une part, et de l’amélioration des revenus de l’autre. filière des viandes rouges, de la filière oléicole, et deDe son côté, l’effort d’investissement se maintiendrait, lélevage caprin laitier dans le cercle de Bejaâd.en ligne avec la bonne tenue de la valeur des Le programme de développement de la filière desimportations des biens d’équipement industriel et des viandes rouges porte sur deux projets qui bénéficient àdemi-produits en plus des investissements directs 2.477 éleveurs appartenant à 18 communes rurales. Dotéétrangers. dune enveloppe budgétaire globale de 71,25 millions DH, ce programme vise laugmentation de la productivité desGlobalement, les indicateurs conjoncturels récents viandes, lamélioration du revenu de lagriculteur et laattestent d’une bonne tenue de l’activité économique création de 176 emplois.hors agriculture au niveau national. Quant au programme de développement de la filière1. Croissance sectorielle oléicole, il bénéficie à plus de 1.430 agriculteursActivités primaires appartenant à neuf communes. Dun coût de 37,35Amélioration du taux de remplissage des barrages millions de dirhams, ce programme porte sur 2.250 ha et vise, pour lessentiel, la production de 6.750 tonnes dolivesgrâce aux dernières précipitations et de 972 tonnes dhuiles dolives supplémentaires,Les dernières données publiées par le Centre Royal de lamélioration du revenu de lagriculteur de 7.400 à 14.000Télédétection Spatiale révèlent que la régression de DH/ha, et la création de 237 emplois.l’activité chlorophyllienne de la végétation, constatée en Le troisième programme est relatif au développement defévrier, s’est accentuée à fin mars 2012, et a touché lélevage caprin laitier dans le cercle de Bejaâd, d’unoutre le sud d’Essaouira, les régions de Doukkala, de la investissement global de 2,69 millions de dirhams. CeChaouia du Haut et du Moyen Atlas, de Khouribga, du programme triennal (2011-2013), bénéficiant à 200Haouz et de la frange méditerranéenne entre Al éleveurs, ambitionne laugmentation de la productivitéHoceima et Nador. Les autres régions du nord ouest du laitière annuelle de 80 à 200 litres par unité zootechniquepays ont connu une régression limitée dans l’espace et (uz), lamélioration du revenu annuel des éleveurs de 400en intensité. à 1.500 DH/uz et la création de 10 emplois stables.Toutefois, suite aux dernières précipitations qu’a Bonne orientation du Plan Maroc Vertconnues le Maroc, les retenues des principaux barrages Selon le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime,du Royaume, tous usages confondus, se sont la production agricole a augmenté de 40% depuis la miseaméliorées, atteignant 10,84 milliards de m3 au 5 avril, en place du Plan Maroc vert, témoignant de la bonneselon le Ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et orientation de cette stratégie.de l’Environnement, soit l’équivalent d’un taux de Les projets lancés à fin 2011 dans le cadre du deuxièmeremplissage de 68,8%, en hausse de 1 point de pilier du plan à fin 2011 ont concerné :pourcentage en l’espace d’une semaine. A signaler que • la filière oléicole par le lancement de 63 projets avecce taux reste inférieur à celui atteint à la même date de une enveloppe totale de 2,21 milliards de dirhams,l’année précédente, soit 80,4%. • la filière céréalière par le lancement de 3 projets pourPar ailleurs, la collecte des céréales a atteint 22,2 un investissement total de 158 millions de dirhams.millions de quintaux à fin mars 2012, d’après l’Office • la filière des amandiers par le lancement de 17 projetsNational Interprofessionnel des Céréales et des pour un investissement de 797 millions de dirhamsLégumineuses (ONICL). Elle est constituée à hauteur de (MDH).99,3% par le blé tendre. De leur côté, les importations • la filière arboricole : 29 projets pour 481 MDH.de céréales ont diminué de 20% par rapport à la même • la filière viandes rouges : 34 projets pour 610 MDH.date de la campagne précédente, pour se chiffrer à 43,6millions de quintaux dont 45% ont concerné le blé • la filière apicole : 19 projets pour 195 MDH.tendre, 35% le maïs, 11% le blé dur et 9% l’orge. La • la filière lait : 11 projets pour 274 MDH.transformation industrielle des céréales a utilisé 55,4millions de quintaux, en légère hausse de 0,4% parrapport à la même période de la campagne précédente. Direction des Etudes et des Prévisions Financières 6
  7. 7. Activités de la pêche : Bonne tenue des exportations des linvestissement de lOCP.produits de la mer Cette laverie permettra une récupération maximale de gisement par lextraction de toute la série phosphatée etA fin février 2012, la valeur des exportations des un enrichissement de toutes les couches à basses teneursproduits de la mer s’est établie à 2,5 milliards de en phosphore, ainsi quun recyclage de plus de 80%dirhams, en hausse de 24,3% en glissement annuel, en deau de procédé. Avec une capacité de production delien avec la bonne tenue des exportations des 12 millions de tonnes par an, la laverie permettra lacrustacés, mollusques et coquillages et des conserves création de 250 emplois permanents. Lentrée ende poissons, augmentant de 66,7% et de 18,7% production de ses installations est programmée pour létérespectivement. 2013.Au titre de la même période, les débarquements de la Le même jour, SM le Roi Mohammed VI, a procédé danspêche côtière et artisanale ont baissé de 3,1%, en lien, la commune rurale de MFassis (province de Khouribga), àprincipalement, avec le recul de ceux de la linauguration de la laverie des phosphates Merah-sardine (-7,4%) et de ceux des céphalopodes (-30,6%), Lahrach, réalisée pour un investissement global de 2,5selon les dernières données publiées par l’Office milliards de dirhams. Le projet est destiné à enrichir leNational des Pêches. Parallèlement, la valeur de ces phosphate et à le préparer pour le transport via undébarquements s’est repliée de 8,2% par rapport à fin minéroduc (Slurry Pipeline). Cette nouvelle laverie faitfévrier 2011, tirée, essentiellement, par la baisse de la partie intégrante de la stratégie Eau de lOCP dans lavaleur des débarquements des céphalopodes (-20,8%). mesure où 87% des eaux utilisées sont recyclées et 70%Cette dernière trouve son origine, quasi-exclusivement, des besoins annuels en eau sont couverts par la station dépuration des eaux usées de la ville de Khouribga.dans le recul de la valeur de poulpe de 31,4%, enrelation avec le repli du volume débarqué de 41,6%, La laverie de Merah-Lahrach est dune capacité deconjugué à une augmentation du prix moyen de 17,6% traitement de 7,2 millions de tonnes de minerai par an,par rapport à l’année précédente. elle devra contribuer à laugmentation de la capacité de production du site de Khouribga et à la préservation desActivités secondaires ressources en phosphates.Comportement positif de l’activité à l’export du groupe La réalisation des deux laveries sinscrit dans le cadre deOCP la stratégie industrielle-mines de lOCP dans le bassin de Ouled Abdoune qui mobilise un budget global de lordreAu titre des trois premiers mois de l’année en cours, de 18 milliards de dirhams. Cette stratégie prévoitl’activité à l’export du groupe OCP a généré près de louverture de trois nouvelles mines représentant une10,4 milliards de dirhams de recettes contre 10,2 augmentation de 20 millions de tonnes supplémentairesmilliards de dirhams un an auparavant, soit un surplus de phosphate à lhorizon 2020 et portant la capacitéde près de 250 millions de dirhams. dextraction à 38 millions de tonnes/an contre 18 millionsPar ailleurs, la production des dérivés de phosphate a actuellement, tout en conciliant développement économique et préservation de lenvironnement.baissé, à fin janvier 2012, de 21,4% en glissementannuel, en lien avec la régression de la production Consolidation de la consommation d’électricitéd’acide phosphorique de 32,9% et d’engrais de 9,8%.Pour sa part, la production marchande du phosphate Au titre des deux premiers mois de l’année en cours, laroche s’est repliée de 7,2%. consommation de l’énergie électrique s’est renforcée de Evolution de la production des dérivés de phosphate en janvier 12,6% en glissement annuel après une hausse de 9,4% (mille tonnes) au terme de la même période de l’année écoulée. Cette 371 370 317 334 bonne performance est à lier à la bonne tenue des 253 275 271 270 ventes de l’énergie de très haute, haute et moyenne 249 tension de 13% (après 10,3% l’an dernier), 183 particulièrement au niveau des autres abonnés dont la consommation a affiché un raffermissement de 17% après 21,2% à fin février 2011. La consommation de 0 0 l’énergie électrique à basse tension a, pour sa part, augmenté de 10,9% après une hausse de 5,7% un an 2007 2008 2009 2010 2011 2012 Acide phosphorique Engrais auparavant. Elaboration DEPF En parallèle, l’énergie électrique appelée nette aInauguration de deux laveries de phosphate dans le maintenu son trend haussier, augmentant de 13,2%cadre de la stratégie industrielle-mines de lOCP après une hausse de 10,1% l’an passé. Cette évolutionAu sein de la commune rurale de Beni Oukil-El Halassa découle, essentiellement, de la hausse de la production(province de Fquih Ben Salah), Sa Majesté le Roi de l’énergie électrique d’origine thermique et desMohammed VI a procédé, le 21 mars, à la pose de la importations de l’énergie électrique en provenance depremière pierre pour la construction de la plus grande l’Algérie et de l’Espagne de 40,6% et de 16,8%laverie des phosphates au monde. Cet investissement est respectivement. La production de l’énergie électriquedoté d’une enveloppe de plus de 3,4 milliards de dirhams. d’origine hydraulique a baissé de 51,9% après un reculLe projet est destiné à augmenter la capacité de de 51,4% à fin février 2011.production du site de Khouribga et à prolonger aumaximum la durée de vie des mines exploitées (mines deSidi Chennane et dEl Halassa) en rentabilisant Direction des Etudes et des Prévisions Financières 7
  8. 8. Variation annuelle de la consommation délectricité à haute tension à fin février celles de cokéfaction et raffinage (+8,7%), de celles des Haute tension (HT) HT_Régies HT_Autres abonnés 21,2% 17,0% produits minéraux non métalliques (+7,4%) et des 13,0% industries automobile (+3,7%), ce qui a largement 7,8% 7,5% 8,3% 10,3% 9,8% permis de compenser la baisse accusée au niveau des 6,2% industries des machines et équipements (-3,5%) et des 3,1% 2,5% 3,0% 0,3% instruments médicaux, de précision, d’optique et horlogerie (-3,7%). ‐2,6% 2008 2009 2010 2011 2012 S’agissant du premier trimestre de l’année en cours, les ‐10,5% opérateurs du secteur, interrogés dans le cadre deElaboration DEPF l’enquête de conjoncture réalisée par le HCP,Pour sa part, l’activité du raffinage s’oriente s’attendent à une stabilité de l’activité industrielle enfavorablement au titre de la même période. Le volume glissement trimestriel. Cette tendance résulterait,des entrées de la raffinerie a atteint 1.158.255 tonnes principalement, des perspectives positives des(dont 896.660 sous forme de pétrole brut), en industries de la chimie et de la parachimie, de celles duaugmentation de 27,4% par rapport à fin février 2011. matériel du transport et de celles des produits deNette amélioration de la consommation de ciment l’industrie métallique de base, ce qui permettrait de neutraliser les baisses au niveau des autres produitsA fin février 2012, les ventes de ciment, principal des industries alimentaires et au niveau des boissons etbaromètre du secteur du BTP, s’est inscrite en tabacs.progression de 25,9% après un renforcement de 11,5%un an auparavant. Par ailleurs, le taux d’utilisation des capacités dePar région, le Grand Casablanca continue de production a atteint 72,5% en moyenne à fin févrierconsommer la plus grande partie de cet intrant principal 2012, d’après les résultats de l’enquête de conjoncturedu secteur du BTP (13,7% de la consommation totale), dans l’industrie élaborée par Bank Al-Maghrib, soit unesuivie de la région de Tanger-Tétouan (11,6%), de baisse de 0,5 point par rapport à fin février 2011, et ceMarrakech-Tensift-Haouz (10,1%), de l’Oriental (9%), du malgré le gain de 9,5 points au niveau des industriesSouss-Massa-Daraa (8,9%) et de Rabat-Salé-Zemmour- mécaniques et métallurgiques (passage à 66,5%). LeZaer (7,2%). Ces six régions ont canalisé près de 61% recul du taux global s’explique essentiellement par lade la consommation de ciment courant les deux perte de 4,5 points au niveau des industries électriquespremiers mois de l’année 2012. et électroniques et de 4 points au titre des industries chimiques. Evolution de la consommation de ciment à fin février (millions de tonnes) 2,9 Taux moyen dutilisation des capacités de production à fin février 76,5% 72,5% 73,0% 72,5% 2,3 2,3 2,2 70,0% 2,1 1,8 64,5% 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2007 2008 2009 2010 2011 2012 Elaboration DEPFElaboration DEPF sur la base des données publiées par lAPC Activités tertiairesDu côté du financement des opérations immobilières, Orientation négative des indicateurs touristiquesl’encours des crédits immobiliers s’est situé, à fin février2012, à près de 209 milliards de dirhams, en hausse de Au terme des deux premiers mois de l’année 2012, les8,8% en glissement annuel. Dans le cadre du fonds de arrivées touristiques ont accusé une baisse de 7% engarantie FOGARIM, le montant total des crédits glissement annuel, atteignant 1,1 million de touristesoctroyés a atteint, au titre des deux premiers mois de après une hausse de 13% un an auparavant. Cettel’année 2012, environ 448,5 millions de dirhams pour un baisse est en relation avec le recul des arrivées destotal de 2.813 bénéficiaires. Depuis la création du fonds, touristes étrangers de 12%, légèrement compensé parle montant des prêts accordés s’est élevé à près de 11,3 une augmentation de celles des marocains résidant àmilliards de dirhams (76.922 bénéficiaires). Concernant l’étranger (MRE) de 1%, sous l’effet d’une conjoncturele fonds FOGALOGE, le montant des prêts attribués économique peu favorable dans les principaux payss’est établi à 166 millions de dirhams en faveur de 553 partenaires du Maroc, notamment au titre du premierbénéficiaires. Depuis sa création, ce fonds a octroyé trimestre 2012. Cette évolution couvre un repli desprès de 2,4 milliards de dirhams de prêts au profit de arrivées de l’ensemble des marchés émetteurs,7.209 bénéficiaires. principalement, celles en provenance du marché français (-9%), suivies de celles du marché italienBonne tenue de l’activité industrielle (-26%) et de celles du marché espagnol (-2%).Au terme de l’année 2011, l’indice de production des Toutefois, en comparaison avec l’année 2010, lesindustries manufacturières a affiché une hausse de arrivées touristiques ont montré un bon comportement,2,5% par rapport à 2010. Cette tendance s’explique, progressant de 5%. Hormis les arrivées italiennes quiprincipalement, par l’évolution positive des industries ont baissé de 3% et celles françaises qui ont stagné, lesalimentaires (+4%), de celles du tabac (+7,7%), de Direction des Etudes et des Prévisions Financières 8
  9. 9. autres marchés émetteurs se sont bien comportés. Selon des données de lOffice national marocain duAinsi, les arrivées en provenance du marché allemand tourisme (ONMT) à Lisbonne, près de 73 mille touristesont progressé de 17%, du marché hollandais de 13%, portugais se sont rendus au Maroc en 2011, en hausse deespagnol de 3%, belge de 12%, anglais de 11% et 16% par rapport à lannée précédente tandis que 152américain de 10%. Pour leur part, les arrivées des MRE mille nuitées ont été enregistrées, en progression de 14%ont augmenté de 6%. par rapport à 2010. Durant la même période, la ville de Saidia a enregistré le plus grand nombre de nuitées de Variation annuelle des arrivées touristiques et des nuitées dans les établissements dhébergement classés à fin février touristes portugais avec un total de 52.830 nuitées, en 13% 14% 14% 13% hausse de 119% par rapport à 2010, suivie de Marrakech avec 32.576 nuitées (+8,5%). 8% 7% Un plan d’action pour la promotion du tourisme rural dans la région de l’Oriental Un plan d’action pour le développement et la mise en place de gîtes ruraux dans la région de l’Oriental a été ‐4% ‐6% Nuitées Arrivées présenté, le 27 mars à Oujda, dans le cadre d’un atelier ‐7% organisé par l’Agence pour la promotion et le ‐12% développement économique et social de l’Oriental, dont 2008 2009 2010 2011 2012 Elaboration DEPF sur la base des données publiées par le Département du Tourisme lobjectif est de valider, selon une approche participative, les actions proposées.S’agissant des nuitées réalisées dans les Le plan, à mettre en œuvre à l’horizon 2015, fait ressortir leétablissements d’hébergement classés, elles ont atteint potentiel touristique, riche et diversifié, dont jouit la régionprès de 2,3 millions, en repli de 12% en glissement et les opportunités encore inexploitées pour leannuel après une hausse de 14% un an auparavant. développement touristique en milieu rural, formulé autourCette évolution est à lier avec le recul des nuitées de cinq axes d’intervention forts qui sont l’hébergement,réalisées par les non résidents de 17%, suite au repli l’équipement, la formation, la promotion-communicationdes nuitées des touristes français de 20%, des touristes et l’accompagnement. Le coût de réalisation de cesitaliens de 49%, des allemands de 20%, des anglais de actions est estimé à 28 millions de dirhams.8%, des belges de 13% et des espagnols de 11%. Enrevanche, le nombre de nuitées des touristes provenant Dynamique favorable du secteur desdes pays arabes et celui des résidents se sont télécommunicationsconsolidées de 7% chacun. Selon les dernières publications de l’Agence NationalePar ville, Tanger est la première contributrice avec de Réglementation des Télécommunications (ANRT),12.645 nuitées additionnelles, soit une progression de les principaux baromètres du secteur des12% du total de ses nuitées. Rabat est la deuxième télécommunications au Maroc ont clôturé l’année 2011contributrice, totalisant 2.782 nuitées additionnelles, sur une bonne orientation. Avec 36,6 millionssuivie de Tétouan qui a accueilli 1.620 nuitées d’abonnés, le parc global de la téléphonie mobile s’estsupplémentaires. En revanche, les autres principales inscrit en hausse de 14,3% par rapport à 2010. Celui dedestinations, notamment Agadir, Marrakech, l’internet, profitant du bon comportement du parc 3G,Ouarzazate, Fès et El Jadida Mazagan ont marqué des continue sa forte dynamique, en progression de 70,4%retraits de 153.635, 123.951, 20.470 et 14.660 et 10.773 pour se chiffrer à 3,2 millions d’abonnés. En revanche,nuitées respectivement. le parc de la téléphonie fixe, fortement concurrencé par la téléphonie mobile, a connu un léger recul de 4,9%,En comparaison avec l’année 2010, le nombre total des totalisant 3,6 millions d’abonnés.nuitées a enregistré une légère hausse de 1%, tirée parla consolidation de celles des résidents de 28%, Ces évolutions sont à lier, en grande partie, à la baisseconjuguée à une baisse de celles réalisées par les non continue des prix de communication qui a marquérésidents de 7%. l’année 2011. Le recul des prix moyens de la téléphonie mobile de 34% s’est traduit par une hausse de l’usagePar ailleurs, les recettes de voyages ont totalisé plus de mensuel moyen sortant par client mobile de 39%. La8 milliards de dirhams au titre de la même période, en baisse des prix a été également marquée au niveau deamélioration de 3,7% en glissement annuel après une l’internet et de la téléphonie fixe de 34% et 6%quasi-stagnation en janvier 2012. Toutefois, selon les respectivement.données préliminaires publiées par l’Office desChanges, ces recettes ont accusé une baisse de 0,6% à En 2012, les activités des centres d’appel installés aufin mars 2012. Maroc maintiennent leur dynamisme, générant à fin février des recettes de 758,2 millions de dirhams, enProgression des flux touristiques portugais vers le Maroc hausse de 15,3% par rapport à la même période deEn dépit d’une conjoncture économique difficile au 2011.Portugal, les flux touristiques portugais ont enregistré uneforte croissance vers le Maroc, eu égard à la proximité Evolution modeste des activités de transportgéographique du royaume, la qualité et la diversité de Au terme des deux premiers mois de l’année 2012,ses produits touristiques ainsi que ses potentialités et l’activité du transport aérien a été caractérisée par unerichesses culturelles et la stabilité dont il jouit, outre les baisse du nombre de passagers ayant transité par lesaffinités historiques et culturelles que partagent les aéroports marocains (2,1 millions de passagers) depeuples des deux pays. 8,5% en glissement annuel. Environ 48,3% de ces Direction des Etudes et des Prévisions Financières 9

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