De la gratuité au crowdfunding

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  • Tout peut se crowdfunder : des pornos, des transats en voile, des capteurs citoyens, des films d’anciens enseignants de Paris 3
  • Tricoterici un des récits possibles du crowdfundingHistoriciser le crowdfunding et le remettre en perspective au plan notamment technologies culturelles qui le sous-tendent et des hypothèses socio-économiques Qui l’ont rendus praticables le crowdfundingConcepts/techniques/pratiquesÉconomie résiliente : traverser une période de changements majeurs et d’en installer les conditions d’un développement durable (Jamais Cascio)
  • Longue tradition à l’IRCAV de penser financement et création. En 2003 déjà….problématique alors de la gratuité!
  • Ne pbeas oublier l’innovation disruptive du P2P
  • Voilà dans le contexte de l’époque comment culture de l’échange est d’un point de vue économique thématisée la culture de l’échange comme culture de la gratuité
  • En quoi consiste lecrowdsourcing? comment se manifeste t’il le plus aisément ? Wemake the content : conversation créative
  • Rôle joué par conceptualisations et pratiques des nouvelles articulations entre profit et non profit, notion «d’entrepreneur social », de rédéfinition du don qui peut être rentable dans le monde des fondations étatsuniennes –cf art Monde Diplomatique « Diplomatie du téléphone portable » : philanthropocapitalisme comme concept qui recouvre horizon de pratiques. Histoire des idées aussi.
  • Enrichir la notion de participation par la grammaire proposée par Joëlle ZaskDistinction chez Zask entre don/bénéfice : bénéfice = la part mise à disposition qui donne lieu à une participation (p.226) ou « part reçue ie ce que les individus recevoient de leur environnement afin qu’ils en deviennent membre à part entière et le demeurent toute leur vie » (p.235)Investissement dans start-ups aux USA : nouvelle législation 2012 JOBS Act aux Etats-Unis. Cette législation permettra aux investisseurs non-accrédités de participer au capital de start-ups. La loi ne sera pas mise en application avant janvier 2013.Les 3 types de crowdfunding1)    L’actionnariat : en donnant de l’argent, le particulier devient actionnaire de la société. En France, il existe plusieurs plateformes de ce type, comme par exemple Anaxago et Finance Utile.2)    Le prêt : l’argent du particulier est donné sous forme de prêt, remboursé au bout d’un certain temps avec des intérêts. C’est le cas, par exemple, de Prêt d’union, une plateforme de prêts entre particulier, ou de Spear, une plateforme coopérative de financement solidaire.3)    Le don contre don : le particulier verse l’argent au porteur de projet sous forme d’un don. Si le projet fonctionne, il recevra, en retour, un don (le remboursement de la somme, une participation aux bénéfices, une place de concert, etc.). C’est le modèle utilisé par Kickstarter aux Etats-unis, ou de Indiegogo et Ulule en France.  
  • Co-création déléguée : financer pour choisir le projet à aimer regarder / cfPresumers dans la consommation : financer et choisir le design ; aller plus loin que la customisation.Réduction des risques puisque communauté de spectateurs déjà pré formée
  • Du P2P technologique à la P2P Economy : Comment contribuer à inventer cette seconde économie : le laboratoire du crowdfunding
  • De la gratuité au crowdfunding

    1. 1. De la gratuité au crowdfundingdans le contexte du tournantparticipatif de la culture àl’heure du web(1999-2013) Laurence ALLARD, MCF, Sciences de la Communication, IRCAV-PARIS 3/LILLE 3 Culturesexpressives.fr ; @laurenceallard
    2. 2. 10 ANS ET 3 ACTES PLUS TARD… Culture, Numérique, Financement: une décennie de problématisation et de modèles d’affaires implicites sous des architectures technologiques différenciees. Acte I : P2P et Gratuité (1999) P2P : architecture technique distribuée avec Napster 1999 Débat sur la gratuité en 2003 à l’IRCAV-Paris 3 dans le séminaire «Nouvelles formes de l’échange culturel » Acte II : Web 2.0, Crowdsourcing et Audienciation (2004) Plates-formes de la participation dans des services en silos sociaux (Facebook, Youtube, Twitter…) Crowdsourcing : modèle d’affaire du Web 2.0 Audienciation : travail expressif de co-création/co-diffusion des contenus ou « Digital Labor cf Collin et Colin parlent de « Digital Labor » dans leur proposition de taxe sur données personnelles « La collecte des données par les GAFA révèle le phénomène du "travail gratuit« (Rapport sur la fiscalité numérique, 18 janvier 2013) Intermède : le Mécénat Global (2009) Le paradigme du libre contre l’Hadopi Acte III :Crowdfunding vs philantropocapitalisme ou comment le don peut devenir rentable (2009) P2P Economy dans l’architecture technique du web 2.0 et sous le modèle du crowdfunding. Problématiques de la consommation collaborative et de l’économie résiliente Praticiens du numérique occupent désormais toute la chaîne de la création
    3. 3. ACTE I : P2P ET GRATUITE (1999)
    4. 4. LES NOUVELLES FORMES DE L’ECHANGECULTUREL (2003) Laurence Allard, Sylvie Lindeperg, Franck Beau & Jean- Michel Frodon, Les nouvelles formes de l’échange culturel, séminaire IRCAV-Paris 3, septembre 2003.
    5. 5. LA GRATUITE AU PROGRAMME
    6. 6. 1999, NAPSTER : LA MATRICE DU PEERING Tout un ensemble de problématiques économiques (gratuité..), esthétiques (la mise en crise du régime auctorial...) et sociologiques (léchange, le partage, le transfert de fichiers) se sont expérimentées avec le développement du P2P Napster (1999-2001) comme innovation culturelle disruptive.
    7. 7. P2P COMME TECHNOLOGIE DE LA SINGULARISATION DE LACONSOMMATION CULTURELLE Appropriation personnelle des flux médiatiques ou des biens culturels. Pépites du P2P ou « réseau des hommes-fims.» Ex : Fahrenheit 9/11 (2004) de Michael Moore sous-titré par « Mammadou en direct live de Noisy 93 » avec son « message personnel.»
    8. 8. P2P COMME TECHNOLOGIE DE LA SINGULARISATION DE LACONSOMMATION CULTURELLE Pas de copies brutes de films sur le P2P  « Bonjour, vu que sur le net il n’y avait que des versions mal faites de traduction Objets filmiques signés par ceux qui les automatique ou incomplète du film " encodent, sous-titrent, mettent en Fahrenheit 911 " j’ai décidé, moi téléchargement et donnent à partager Mammadou, de faire ces sous-titres en dans le cadre d’une culture de l’échange Français. Partageons le savoir, je pouvais revendiquée comme telle à l’époque. très bien garder ces sous-titres pour moi ou essayer de les monnayer mais je ne crois Fichier « Lisez-moi » en plus du .srt des pas en ces idées, alors je préfère distribuer sous-titres de Fahrenheit 9/11 (2004) de ces sous-titres gratuitement. Pour faire ces Michael Moore sous-titré par « Mammadou sous-titres j’ai fait des recherches, consulté en direct live de Noisy 93 » les sous-titresincomplets disponibles sur le net et ça m’a pris beaucoup de temps, 1 semaine dont 2 ou 3 jour à plein temps. Si les gens étaient mieux organisés, on aurait fait chacun par exemple 20 minutes du film et tout aurait pu être terminé en 1 jour, vive le web libre et à bas le web mercantile. » Mammadou in da House en direct Live de Noisy 93 !
    9. 9. LE P2P OU LA CULTURE DE L’ECHANGE Passage à une culture de la distribution marchande de biens matériels à une culture de léchange de biens immatériels Passage de la « culture comme bien » à la « culture comme lien.» « Culture de léchange » : 2 sens du terme1. Pratiques culturelles digitales ont en point de mire les échanges et les interactions quelles permettent ; nourries et nourissent des dynamiques sociales ; support de sociabilités diverses et de performances identitaires.2. Echanges des rôles culturels institués ;3. réversibilité des rôles auteur/diffuseur/programmeur
    10. 10. LA CULTURE DE L’ECHANGE COMME CULTURE DE LA GRATUITE L’immatériel, André Gorz, Galliée, 2003, p.47 Avec l’immatériel, nouvelle ressource qui fait passer d’une « économie de la rareté » à une « économie de l’abondance. » « Economie de l’abondance qui tend elle- même vers une économie de la gratuité et vers des formes de production, de coopération, d’échanges et de consommation fondées sur la réciprocité et la mise en commun. »
    11. 11. DE LA CULTURE DE L’ÉCHANGE A LA FREE CULTURE L’immatériel, André Gorz, Galliée, 2003, p.93 « Les logiciels sont à la fois un moyen de création de réseaux et de moyens de transmission, de communication, de mise en commun, d’échange et de production. Le commandement du capital n’est plus désormais inscrit dans et garantit par la matérialité et la propriété privée d’un des principaux moyens de production et d’échange. Le logiciel se prête non seulement à l’appropriation collective, à la mise en commun et à la mise à disposition gratuite mais il le réclame quasiment puisque son efficacité et son utilité s’en trouve majorées. » Ambiguïté congénitale «free software/free culture » : pas tant gratuité qu’ouverture informationnelle qui fait loi (« Code is law », Lawrence Lessig, Code, and Other Laws of Cyberspace (Basic Books, 2000, co- inventeur des Creative Commons, licences d’usages des productions numériques, 2002)
    12. 12. ACTE II : WEB 2.O, CROWDSOURCING ET AUDIENCIATION(2004)
    13. 13. WEB2.0 ET PARTICIPATORY CULTURE Le web 2.0 : plates-formes participatives des réseaux (silos) sociaux vs P2P distribué. Henry Jenkins « La convergence culturelle à l’âge digital », trad. In Cultural Studies, Anthologie, 2008 « Ces dix dernières années, le Web a fait passer ces consommateurs qui se tenaient sur le devant de la scène…La participation est considérée comme l’un des modes opératoires normaux de médias et l’on débat désormais des conditions dans lesquelles cette participation peut s’accomplir. » Définition du web 2.0 par Jenkins :« You make the content, we take money » =Crowdsourcing
    14. 14. CROWDSOURCING : MODELE D’AFFAIRE DU WEB 2.0 Jeff Howe (Wired, 2006) : travailleur expressif blanc gratuit moins cher que chinois mal payé : «Constatons que des avancées technologiques, dans tous les domaines, ont abaissé les coûts d’entrée, depuis les logiciels aux caméras vidéo, qui séparaient les amateurs et les professionnels. Les hobbyistes, les curieux, les travailleurs intermittents ont désormais un marché pour leurs efforts, tout comme des petites sociétés dans des secteurs aussi disparates que l’industrie pharmaceutique ou la télévision découvrent les voies pour s’ouvrir au talent latent de la foule. Le travail n’est pas toujours gratuit mais cela coûtera toujours moins que de payer des employés traditionnels. Ce n’est plus de l’outsourcing mais du crowdsourcing (…) »
    15. 15. LE CROWDSOURCING À L’ŒUVRE : LA CONVERSATION DIGITALE Les usagers expressifs font le contenu du web sous le mode du remix de contenus; Sur les réseaux sociaux, l’on s’exprime et on interagit à travers des contenus venus d’autrui - amis famille ou sites de confiance – que l’on a fait sien, que l’on s’approprie symboliquement par exemple en les partageant. Ce qu’on peut désigner comme des « conversations créatives . » Etude Pew Internet (sept 2013) pour quantifier cette observation aux USA : 46% des adultes sur Internet postent des photos ou des vidéos originales ; 41% des adultes en ligne poste des photos qu’ils ont trouvées et les partagent sur les sites de réseaux sociaux (fb, pinterest, tumblr…) Etude CNIL/TNS (déc 2012) : 86% chez les 18-24 ans partagent photos ou vidéos sur Internet . 58% pour l’ensemble des français ; 54% indiquent prendre des photos "dabord dans le but de les publier sur les réseaux sociaux.). Etude Nielsen/AOL (mai 2011) : C’est entre amis ou avec la famille que sont échangés des liens vers des contenus autour d’informations touchant d’abord à la pop culture (35%).
    16. 16. UN ASPECT MÉCONNU DU CROWDSOURCING : L’AUDIENCIATION Audienciation : audience qui se co- produit elle-même à travers les différents procédés de la conversation créative (liker, partager; commenter). Pratiques d’audienciation à travers lesquelles les contenus du web sont diffusés, promus et popularisés gracieusement de par les expressions et interactions des internautes
    17. 17. L’AUDIENCIATION COMME CO-DIFFUSION GRACIEUSE : DE BRITNEYSPEARS A GAGNAM STYLE YouTube : 72 heures de vidéos chargées par minute (jan. 2013). Gagnam Style : record de vues avec plus d’un 1 milliard (29 janvier 2013) depuis sa mise en ligne le 15 juillet 2012. Stratégie du « Laisser remixer » de PSY et son label YG avec intéressement aux revenus publicitaires de YouTube. Historicité de l’audienciation par le remix : Britney Remix remixée malgré elle ; Lady Gaga qui propose concours de remixes de « Born this way » en mai 2011 et PSY qui donne au fair use toute sa portée créative. Top 10 des remixes « Gagnam Style » : production quasi autonomisée Audienciation comme l’un des piliers du marketing 2.0 de la pop culture aujourd’hui
    18. 18. LE TRAVAIL EXPRESSIF GRATUIT DU CONSOMMATEUR Usagers du web génèrent une mine de contenus mis en marché grâce au traitement des données personnelles exprimées. Proposition de Collin/Colin (jan.2013) de « taxe sur les données personnelles » : Prendre au sérieux travail expressif gratuit des internautes permettant à Google de vendre ses liens publicitaires sponsorisés grâce à lhistorique de navigation Web, à Amazon de mixer des millions de listes de courses pour émettre des recommandations dachats, à Facebook de profiter des statuts de 1 milliard dinternautes et à Apple d’enrichir iTunes de 800.000 applications développées gratuitement. Ambivalence tendancielle du web dit 2.0 hautement participatif se nourrisant de l’expressivité sociale. Mais tous les secteurs de la consommation reposent en partie sur le « travail du consommateur. » Cf Marie Anne Dujarier, Le travail du consommateur, La découverte, 2008.
    19. 19. LA TÉLÉVISION SOCIALE OU L’AUDIENCIATION COMME NOUVELAUDIMAT Tv sociale suppose d’articuler deux écrans (tv/smartphone) ou deux onglets (site chaîne/hashtag twitter) en double screening et de faire parler de l’émission par l’intermédiaire de son public s’exprimant sur l’émission. 140 millions de Twittos qui échangent plus de 340 millions de messages par jour dans le monde entier. En France, c’est plus de 7 millions de Twittos. Selon Médiamétrie, au 3e trimestre de l’année 2012, il faut compter 23,8 millions de personnes équipées de smartphone. Le top 5 des émissions à la plus forte audience sociale de la semaine du 14 décembre 2012 (record d’audienciation) 1. Élection de Miss France 2013 (TF1 – Samedi 8 décembre) : 420 574 tweets 2. Star Academy : le prime (NRJ 12 – Jeudi 6 décembre) : 200 000 tweets 3. Qui veut épouser mon fils ? (TF1 – Vendredi 7 décembre) : 105 036 tweets 4. Koh-Lanta (TF1 – Vendredi 7 décembre) : 47 255 tweets 5. La France a un incroyable talent (M6 – Mercredi 5 décembre): 44 534 tweets + vote par SMS :la Killer App de la TV 2.0 / 3 M euros pour The Voice Dans certaines opéras aux USA, sièges du fond de l’orchestre vendus avec permission de tweeter .
    20. 20. LA TÉLÉVISION SOCIALE : L’AUDIENCIATION EN DOUBLESCREENING
    21. 21. INTERMEDE DU MECENAT GLOBAL (2009) Acteurs du paradigme du libre au moment du vote de la loi de protection pénale de la propriété intellectuelle mettant en place l’Hadopi en septembre 2009. Proposer un nouveau mécanisme de financement des créateurs par les internautes devenant « mècènes. » Site du « mécénat global « de Richard Stallman –père de la licence Linux (GPL) et de Francis Muguet – coordinateur du groupe Société Civile au Sommet Mondial sur la Société de lInformation http://stallman.org/mecenat/global-patronage.fr.html « Les internautes versent une somme contractuelle fixe (ni une redevance, ni une taxe) qui est collectée par les Fournisseurs dAccès Internet ( FAI ) et versée aux différentes sociétés de perception et de répartition des droits dauteur ( SPRD ) ou aux Sociétés dAcceptation et de Répartition des Dons ( SARD ) pour enfin le donner aux auteurs et artistes. « Les internautes déterminent la clef de répartition de la somme fixe, selon leurs appréciations des oeuvres, et non pas selon leurs utilisations des œuvres ». « Chacun devient donc un mécène. « « Il ny a donc pas besoin de surveillance intrusive (coûteuse et pratiquement impossible) des flux de données internet, attentatoire aux libertés individuelles.»
    22. 22. ACTE III : LE CROWDFUNDING OU COMMENT LE DONPEUT DEVENIR RENTABLE (2009)
    23. 23. LE CONTEXTE DU PHILANTHROPOCAPITALISME (2008) La rencontre Bill Gates/Warren Buffet a inspiré à Mattew Bishop, chef du bureau du journal The Economist à New York, la notion clé de «philanthrocapitalisme » pour formaliser une nouvelle définition du don et les nouvelles articulations entre profif/non profit. Selon l’auteur de l’ouvrage rédigé avec Michael Green, Philanthrocapitalism : How the Rich Can Save the World (Bloomsbury Press, 2008), Buffet et Gates imposent une nouvelle approche de la philanthropie dans leurs actions sociales, culturelles et humanitaires. Philanthropocapitalisme basé sur un partenariat entre le monde des affaires, les organisations caritatives et les gouvernements. Il s’agit de montrer que l’entreprise peut être « la plus grande force du bien dans le monde" au moment où les états réduisent leurs budgets sociaux ou culturels et prennent souvent moins de risque que ne peuvent le supporter ces nouvelles organisations philanthropiques. « Donner » pourrait ainsi devenir le plus grand levier du changement dans le monde. » Ces nouveaux philanthropes doivent être compris comme des investisseurs sociaux au sens propre du terme : rendre profitable le non profit. Ils se détachent de l’action de charité qui animait les premiers industriels créateurs des fondations étatsuniennes comme Andrew Carnegie ou John D. Rockfeller. Carte des projets aidés par la BMGF, 2010 . Cf le site consacré à l’ouvrage : http://www.philanthrocapitalism.net/ Rencontre entre Crowdsourcing et Philanthropocapitalisme : CrowdFlower/Samasource : deux micro-tâches dans camps de réfugiés pour légender photos ou traduire (« localisation ») noms des rues dans langues d’Afrique.
    24. 24. CROWDFUNDING: PARTICIPATION & GRATIFICATIONS Grammaire de la participation (Joëlle Zask, Participer. ed. Le Bord de l’eau, 2011) Prendre part Apporter une part (contribuer) Recevoir une part (bénéfice permettant en retour le prendre part vs « don qui tue ») O1.Net, 29-01-2013 Trois formes de Crowdfunding : Donner/Recevoir Prêter (micro-crédit) Investir (actionnariat)
    25. 25. CROWDFUNDING: PAYER POUR VOIR CE QUE L’ON VEUT VOIRPlateforme Kickstater fondée en 2009 Janvier 2013 :100 milliards de dons pour 8000 films indépendants réalisés. Au Sundance Festival de Janvier 2012 :10% de la sélection « Me @ the zoo, portrait de Chris Crocker, star de Youtube avec l’une des vidéos les plus remixées : Leave Britney Alone Du remix au crowdfunfing : nouveau rôle culturel donné au public par rapport à une œuvre «source .»
    26. 26. KICKSTARTER STATS Total des Projets Postés : 84 502. Total des Projets complètement Financés : 35 405. Total des Donations depuis 2009: $470 million Genre le plus financé : Danse (70.12%). Genre le moins financé : Mode (27.42%). Projets financés à plus de $1 Million: 20. Plus haut financement: $10 266 845 (Pebble E-Paper Watch). Projets qui n’ont pas été financés même une fois : 9 265. Films financés au Sundance Film Festival in 2013: 17 Films financés et récompensés : 5 5% sur le montant /Paiement quand somme atteinte
    27. 27. DEUX USAGES DU CROWDFUNDING1 -Incubateur de publics 2-Financement complémentaire Intermédiaire aménageant rencontre  Le crowdfunding est aussi une source de entre une intention créative et un financement complémentaire pour les public aussi « petit » soit-il. films documentaires et longs métrages notamment Effet de réduction des risques dans l’innovation culturelle par pré-  Intermédiaire aménageant une rencontre construction de communautés de pacifiée entre les acteurs du web et le spectateurs mobilisés. monde des industries culturelles. Lever des fonds c’est aussi se faire  Fin de la crise de la gratuité : le lever des hommes et des femmes (cf crowdfunding montrant que les publics les mobilisations par la levée de fond sont prêts à payer. dans les campagnes Obama) .  Diversité créative (Alain Rallet/Fabrice Consommateur culturel devient Rochalandet) qui peut en résulter.? Presumer, associé à la conception même d’un projet artistique. A suivre….
    28. 28. VERS UNE P2P ECONOMY ? « Internet nous a rappelé que nous ne vivons pas dans une seule et unique économie, mais au minium dans deux. L’une est la traditionnelle “économie commerciale”, régulée par le quid pro quo : je vais exercer une activité (travailler, écrire, chanter, etc.) contre de l’argent. Une autre est (les noms abondent) : a) l’économie amateur, b) l’économie de partage, c) l’économie de production sociale, d) l’économie non-commerciale, ou e) l’économie p2p. Cette seconde économie (…) est celle de Wikipedia, de la plupart des développements de FLOSS, du travail des astronomes amateurs, etc. Tenter de traduire l’ensemble des interactions qu’elle recouvre dans les termes de l’économie commerciale reviendrait à la tuer. »(Lawrence Lessig, Remix : Making Art and Commerce Thrive in the Hybrid Economy, New York, Penguin, 2008, p.177.) Comment continuer à stimuler la force créative de cette seconde économie ? Le laboratoire du Crowdfunding pour répondre à ces questions qui engagent problématiques plus générales d’innovations sociales et économiques.

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