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Rosemoor (Pilkington Cob Shelter)-fr

  1. 1. 26 Un refuge circulaire en bois et bauge édifié dans un jardin somptueux Rosemoor (Pilkington Cob Shelter) est un chantier récent dont la construction a fait appel à des techniques et matériaux traditionnels. Il s’intègre harmonieusement dans ce jardin superbe, aménagé par la Société Royale d’Horticulture (Royal Horticultural Society). Ce pavillon en bois et bauge est un havre de fraicheur en cas de température élevée et permet de s’abriter de la pluie, lorsque la météo devient plus maussade. Les matériaux utilisés pour sa construction proviennent du site lui-même. Présentation Truro Exeter Great Torrington Rosemoor Chronologie : Permis de construire obtenu en 2011. Construction de 2011 à 2012. Photo © Jan and Jerry Sharpe - J&J Sharpe
  2. 2. www.libnam.eu 2 Les terres du jardin ont été léguées à la Société Royale d’Horticulture en 1988, par Lady Anne Palmer, une grande passionnée d’horticulture qui a parcouru le monde entier à la découverte de nouvelles plantes pour sa collection personnelle. La propriété s’étend sur 16 hectares et comprend un ensemble ravissant de jardins à l’anglaise et à la française. Elle abrite un arboretum bicentenaire ainsi qu’un lieu de formation, d’information mais surtout d’agrément, propice à l’organisation évènementielle. Contexte Lorsque le maître d’ouvrage a imaginé l’édification d’un refuge destiné aux visiteurs du jardin, il lui paraissait primordial d’envisager une œuvre esthétique, fonctionnelle et se fondant dans le paysage. Il a fait confiance à l’architecte Peter Hall, qui a envisagé un toit en bois, des courbes douces et des teintes naturelles pour répondre à l’ambition esthétique et paysagère du projet. Dans son travail, il s’est inspiré des travaux de l’autrichien Rudolf Steiner. Dessin © Jan and Jerry Sharpe - J&J Sharpe
  3. 3. Collectif franco-britannique Libnam3 Le refuge de Rosemoor atteint 5m de hauteur, pour une surface au sol de 25 m². Il a été réalisé à partir de matériaux provenant majoritairement du site lui-même. Le bois, par exemple, a été prélevé dans la forêt avoisinante et la terre argileuse, utilisée pour la bauge, a été mise de côté lors des travaux de fondation ou bien extraite des jardins. L’emplacement du bâtiment a fait l’objet d’un drainage périphérique en pierres sèches, positionnées dans une tranchée, elle-même tapissée d’une membrane géotextile afin Système constructif d’empêcher la présence de terre dans le drain. Un tuyau de drainage perforé a été placé au fond de la tranchée pour récupérer puis évacuer les eaux circulant dans le sol. Ce bâtiment en bauge, de plein pied, est monté sur des tranchées de fondation, Ces dernières ont été comblées avec du béton armé puis surmontées par un soubassement en pierre de 500 mm de large, construit avec des pierres locales et lié avec du mortier à base de chaux. Les murs en bauge et les 4 fenêtres en forme de trapèze sont montés sur le solin. Les fenêtres ont été installées à l’aide d’un gabarit en contreplaqué, servant de coffrage. Une fois la Photo © Jan and Jerry Sharpe - J&J Sharpe
  4. 4. www.libnam.eu 4 construction des murs terminée, le coffrage a été enlevé et des tablettes en ardoise ont été posées, faisant usage de rebords. Le sol a été réalisé avec du béton de chaux, composé de chaux hydraulique naturelle NHL5, de sable grossier du Somerset, de granulats et d’eau. Avant la mise en œuvre du béton de chaux, le sol a d’abord été compacté puis nivelé avec du sable, avant d’être couvert par un film géotextile. Le toit du refuge, pour sa part, est formé de 7 pans. Tim Mills et Jack Bennett, des charpentiers-couvreurs locaux, ont employé du bois de mélèze local pour la couverture. Le toit est fixé sur de larges sablières, elles-mêmes posées directement sur les murs en bauge. Deux fermes viennent s’appuyer sur la sablière reliées entre elles par des pannes, jusqu’au faîtage. Des chevrons, reliant les fermes aux sablières, ainsi qu’un voligeage en Mélèze achèvent de donner sa forme au toit. Pour les finitions, les murs ont été recouverts de chaque côté par un enduit à la chaux, qui permet aux murs en bauge de « respirer », c’est-à- dire d’évacuer leur excès d’humidité. Sans cette gestion hygrométrique naturelle du mur, sa pérennité serait remise en cause. Photo © Jan and Jerry Sharpe - J&J Sharpe
  5. 5. Collectif franco-britannique Libnam5 Focus technique : La bauge comme matériau de construction L’utilisation de la bauge pour la construction du Pilkington Shelter à Rosemoor a parfaitement répondu aux objectifs initiaux du maître d’ouvrage. Elle s’harmonise très bien avec le paysage environnant. La bauge est une technique de construction traditionnelle largement répandue dans le sud-ouest de l’Angleterre. De nombreuses maisons et granges en bauge sont répertoriées dans la région du Devon. Certaines d’entre elles ont vu le jour il y a 500, voire 600 ans. La terre, extraite lors des travaux de fondation ou prélevée dans les jardins, a été mélangée à de la paille d’orge hachée et de l’eau. Ce mélange peut s’effectuer à la main mais, compte- tenu des volumes à travailler ainsi que de la planification du chantier « Rosemoor », une pelleteuse a ici été utilisée. La météo est un enjeu important dans la construction en bauge, puisque la pluie abîme les élévations en terre non protégées, a fortiori lorsqu’elles n’ont pas eu le temps de sécher. Or, le Devon connaît des taux de précipitation parmi les plus élevés de Grande-Bretagne. L’utilisation d’une pelleteuse permet de raccourcir les temps de mise en œuvre pour le mélange des matériaux et, par conséquent, de mieux gérer les aléas climatiques. Photo © Jan and Jerry Sharpe - J&J Sharpe
  6. 6. 6 L’édification du mur se fait progressivement, par couches successives appelées « levées » : une couche est préparée, posée, puis laissée à sécher. Ce temps de séchage par couches assure la robustesse finale de l’ouvrage. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour calculer le temps nécessaire au séchage  : l’ensoleillement, le taux d’humidité, le vent, la taille du mur et la qualité du mélange. Dans le cas du refuge de Rosemoor, le coordinateur des travaux a estimé que les levées devaient présenter une hauteur de 400 mm. Chacune d’elles a été montée à la fourche et compactée selon la tradition, en marchant sur le mur. Intervenants Architectes : Peter Hall Dip Arch, RIBA AABC of Van Der Steen Hall Entreprise de construction : J&J Sharpe Ltd Charpentiers : Tim Mills and Jack Bennett Coûts 50 800 € TTC, recueillis auprès de donateurs suite à une souscription de la Royal Horticulture Society. Chaque levée devait sécher, après quoi les bords étaient découpés afin d’obtenir la forme souhaitée. Le chantier a été coordonné par Jerry Sharpe, un entrepreneur local, spécialiste des projets patrimoniaux. Il a fait appel à des artisans locaux pour la charpente et la couverture, ce qui a permis de réduire à la fois les coûts d’intervention, de diminuer l’impact environnemental du chantier et de bénéficier d’un savoir-faire local. Dessin © Jan and Jerry Sharpe - J&J Sharpe Contact Petroc www.petroc.ac.uk

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