PME & ETI, repenser la croissance

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Conférence de presse du 30 mai 2016

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PME & ETI, repenser la croissance

  1. 1. Quel modèle de croissance pour les PME-ETI françaises ? Conférence de presse 30 mai 2016 Faut-il à tout prix croître en taille ?
  2. 2. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 2 BPCE L’OBSERVATOIRE  BPCE L’Observatoire a pour vocation d’apporter une contribution au débat public sur des sujets de société en relation avec nos clientèles cœur > Son originalité est de croiser une approche économique et statistique avec une analyse comportementale (associer les variables « dures » ou quantitatives et « molles » ou qualitatives) afin de proposer un éclairage spécifique > Après une première édition dédiée au « nouvel âge des retraites », les comportements des Français face à l’allongement de la vie ont été approfondis dans la 3ème édition avec « Toute une vie : prévoir, aider, transmettre dans une société de longue vie ». > Dans l’intervalle, le deuxième numéro dédié à la cession-transmission des PME a conduit à développer une méthodologie novatrice de ce phénomène qui fait aujourd’hui référence. Ces travaux sont réactualisés chaque année avec les « Carnets de BPCE L’Observatoire »  Aujourd’hui, avec la publication de cette quatrième édition, nous prolongeons les travaux entrepris fin 2014 avec « les ateliers de BPCE L’Observatoire » sur la croissance des PME et ETI françaises pour mieux en comprendre les contraintes et les leviers par des travaux approfondis : > une analyse démographique menée sur toutes les PME de 2003 à 2014 > une enquête quantitative menée en janvier 2015 par Audirep auprès de 902 dirigeants de PME de 10 à 999 salariés > une enquête qualitative réalisée par Sorgem en juin 2015 sous la forme de 22 entretiens individuels approfondis > une modélisation dynamique de la croissance et du cycle de vie des PME et ETI par la constitution d’un panel inédit et exclusif de 48000 entreprises en activité de 2004 à 2014 INTRODUCTIONINTRODUCTION
  3. 3. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 3 Sommaire 1. Un paradoxe stagnation / transformation 2. Repenser la croissance 3. Dépasser la taille, investir de nouveaux modèles
  4. 4. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 4 1.1 Les paradoxes de la démographie des PME & ETI Un écosystème en profond renouvellement  20 à 25% de nouvelles PME tous les 3 ans  Mais aussi 20 à 25% de flux sortants tous les 3 ans
  5. 5. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 5 1.1 Les paradoxes de la démographie des PME & ETI Des changements de taille fréquents  Au sein des classes de taille, 30 à 35% des PME changent de catégorie en flux entrants … et sortants
  6. 6. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 6 1.1 les paradoxes de la démographie des PME & ETI Les PME à la pointe de la désindustrialisation ?  Un processus qui n’est pas compensé par un phénomène de concentration
  7. 7. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 7 1.2 les paradoxes de la démographie des PME & ETI Une grande stabilité du parc  Pourtant, un diagnostic de grande stabilité du parc > En nombre (+ 3,7%), en effectifs (+1,1%) et en structure
  8. 8. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 8 1.2 les paradoxes de la démographie des PME & ETI Une grande stabilité du parc  Quelques premières conclusions : > Le dynamisme de la création alimente surtout les entreprises unipersonnelles mais peu les PME, ni même les TPE avec salariés > Même si les flux internes sont considérables, • Les contributions aux flux sont très stables (25% de créations vs 75% de passage de TPE à PME ou 50% de disparitions vs 50% de TPE à PME) • Les flux entrants et sortants s’équilibrent peu ou prou à chaque période à la fois globalement et par taille • Une logique implicitement malthusienne est à l’œuvre… > Les montées en taille parmi les entreprises pérennes sont plus fréquentes que les baisses en taille mais le solde n’équilibre pas les disparitions, notamment pour les ME > Les fusions /absorptions représenterait environ 36% des montées en taille selon nos estimations > Il est difficile de transformer la structure du parc, même en une décennie : • Certes 200 ETI ont été gagnées mais la taille moyenne des PME a baissé et ce sont les 10 à 19 salariés qui ont connu la plus forte progression
  9. 9. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 9 1.3 Un déficit avéré et durable d’ETI et de ME Dépasser l’opposition entre les modèles « méditerranéen » et « nord-européen »  Deux modèles opposés > TPE contre ETI ? > La France dans la moyenne ? > Une coupure nord-sud mais aussi l’effet métropolisation  Une faiblesse sur les PME et les ETI > Un déficit dès le seuil des 50 salariés… > … amplifié pour les ETI > Le 23ème rang européen sur 25 pays !  Un handicap pour le pays > Résilience et efficacité > Innovation et exportation
  10. 10. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 10 Sommaire 1. Un paradoxe stagnation / transformation 2. Repenser la croissance 3. Dépasser la taille, investir de nouveaux modèles
  11. 11. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 11 2.1 Une rationalité de la non-croissance ? Une stratégie de long terme de consolidation et d’autonomie  60% des dirigeants préfèrent « stabiliser et consolider la situation financière de leur entreprise »… > … plutôt que «  d’engager des investissements afin d’assurer son  développement  futur »  … qui fait écho à une stratégie d’autonomie financière des PME > Une consolidation financière par l’accumulation de fonds propres > Par la stabilisation de la dette en % de la VA et donc par la réduction du levier d’endettement > La réponse à une tendance longue à la fragilisation des comptes des PME via la baisse des taux de marge
  12. 12. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 12 2.1 Une rationalité de la non-croissance ? Une préférence durable pour ne pas dépasser une certaine taille : 62% des dirigeants en 2015 (et 67% en 2006)  Des raisons variées et structurelles à la limite de taille (seuils sociaux, implications financières et humaines pour le dirigeant) mais aussi et surtout une crainte générale de faire prendre un risque vital à l’entreprise 24% 41% 46% 49% 50% 55% 58% 68% 67% 19% 30% 38% 47% 46% 46% 43% 51% 66% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Changer le contenu du métier de dirigeant Devoir chercher des financements supplémentaires nécessaires à la… Perdre le contrôle de l'entreprise Prendre des risques financiers personnels trop importants pour les actionnaires Préserver votre vie personnelle S'éloigner du terrain, des équipes Passer à une organisation de l'entreprise trop complexe Passer des seuils réglementaires ou sociaux contraignants Mettre en risque les acquis ou la solidité l'entreprise En % des dirigeants interrogés Freins à dépasser une certaine taille pour les dirigeants de PME et ETI selon leur souhait de dépasser ou non une certaine taille Il n y a pas de limite de taille a priori, l'objectif est de se développer le plus possible Il vaut mieux ne pas dépasser une certaine taille
  13. 13. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 13 2.1 Une rationalité de la non-croissance ? La crise financière a renforcé cette logique  Une rupture durable du rythme de croissance du CA des PME (de 5,9% de 1998 à 2008 à 1,9% de 2009 à 2014)  Une dégradation générale des taux de marge (-4 points pour le taux de marge médian des PME entre 2004 et 2013) et une tendance à préserver le capital humain qui pèse sur les profits
  14. 14. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 14 2.1 Une rationalité de la non-croissance ? La crise financière a renforcé cette logique  Une fragilisation plus marquée des petites entreprises qui ont répondu par une hausse plus importante de leurs fonds propres et un recul plus marqué de leur investissement  Une hétérogénéité croissante des performances d’activité mais surtout de la rentabilité  La réévaluation du seuil à partir duquel l’entreprise prend un risque vital n’est donc pas seulement une perception subjective des dirigeants, c’est aussi l’expression d’une imprévisibilité effective  Un régime de croissance collectivement sous-optimal mais rationnel du point de vue de chaque dirigeant > Compte tenu de son âge, avec l’approche de la cession-transmission, > Compte tenu de la faiblesse et de l’incertitude des perspectives futures, > Il est rationnel pour lui de ne pas ou de peu réinvestir s’il a déjà atteint une taille critique sur son marché… > … au risque de limiter le potentiel futur de l’entreprise, voire de compromettre son avenir avec un risque de logique auto-entretenue de non- croissance (les plus âgés et les moins enclins à investir sont aussi ceux dont les performances de croissance sont les moins bonnes)
  15. 15. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 15 2.2 La croissance en question Croître ou ne pas croître ? S’adapter et se transformer !  Une préoccupation commune et centrale de compétitivité  L’investissement est une ligne de partage  La quasi-totalité sont dans une logique de transformation/adaptation 12% 18% 41% 43% 43% 55% 50% 59% 64% 75% 73% 86% 92% 13% 27% 38% 49% 51% 45% 72% 76% 76% 69% 78% 78% 82% 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Trouver des investisseurs extérieurs Développer son ouverture à l'international Trouver des financements Adapter ou renforcer l'équipe managériale Diversifier ses activités Accroître ses fonds propres Développer les investissements Développer l'innovation, acquérir de nouveaux savoir faire Faire monter en gamme son offre de produits et services Rendre les prix de ses produits et services plus compétitifs Conquérir de nouveaux marchés Restaurer ou accroître ses marges bénéficiaires Baisser les coûts de production et les charges En % des dirigeants interrogés Objectifs constituant une "préoccupation prioritaire" pour les dirigeants de PME et ETI selon la stratégie globale de l'entreprise Plutôt engager des investissements pour développer son potentiel de croissance Plutôt stabiliser et consolider sa situation financière
  16. 16. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 16  La croissance, une raison d’être ambigüe pour l’entreprise > D’une logique quantitative qui va de soi… • Une évidence… dans un univers économique en perpétuelle expansion  une représentation spontanée : « La croissance « pure et dure » c’est la croissance du chiffre  d’affaires. »; « Si vous me dites croissance, je pense à chiffre d'affaires et marges. » • Mais la croissance globale de l’économie, voire sectorielle, n’est plus acquise • Une posture nécessaire : « Ne pas croître c’est synonyme de déclin » « Dans le contexte  actuel si on veut rester, il faut de la croissance : pour survivre, rester stable. » > … À des stratégies qualitatives de développement • Une notion multiforme : marges, CA, effectifs, valorisation mais aussi notoriété, qualité, compétences, diversification o « La croissance, c’est mieux traiter vos employés aussi, c’est fournir un meilleur service  clients, c’est gagner des parts de marché, prendre des positions sur les concurrents, fournir  le bon service au bon prix… » • L’accélération du changement rend nécessaire le processus de transformation : o « il y a 10 ans, si vous n’avanciez pas, vous faisiez du surplace mais aujourd’hui, si vous  n’avancez pas, vous reculez ! Pour faire le même CA, ça demande le double d’énergie d’il y a  4 ans. » • Gérer le dilemme survie / risques de la croissance sans cesser de s’adapter o « Donc, la vertu du manque de croissance, la vertu de la crise, c’est de nous forcer à penser  différemment et de pousser chacun dans ses limites. Il faut que ça reste acceptable. Il faut  trouver le bon équilibre entre ne pas exploser en vol et puis en sortir quelque chose de  positif. » 2.2 La croissance en question Croître ou ne pas croître ? S’adapter et se transformer !
  17. 17. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 17 2.3 Une typologie des trajectoires de développement sur la base des attitudes de dirigeants de PME
  18. 18. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 18 Sommaire 1. Un paradoxe stagnation / transformation 2. Repenser la croissance 3. Dépasser la taille, investir de nouveaux modèles
  19. 19. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 19 3.1 Taille et modèles de croissance La taille ne fait pas la croissance ! 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% 10 à 19 20 à 49 50 à 99 100 à 249 250 à 499 500 à 4999 10 à 19 20 à 49 50 à 99 100 à 249 250 à 499 500 à 4999 EFFECTIF EBITDA Hormis les grandes ETI, sur l'emploi comme sur l'EBITDA, la même proportion d'entreprises est en croissance ou en contraction, quelle que soit la taille contraction stabilité croissance modérée croissance forte
  20. 20. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 20 3.1 Taille et modèles de croissance Quelles sont les entreprises en hypercroissance ?
  21. 21. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 21 3.1 Taille et modèles de croissance Que nous apprennent les Gazelles et Girafes ?  L’hypercroissance, deux modalités > En 2013, les gazelles comme les girafes sont moins de 5 % à croître A LA FOIS en effectif et en EBITDA • En d’autres termes, si la richesse produite n’est pas suffisante pour entretenir à la fois la croissance en effectifs et en actifs, alors un arbitrage se fait entre stratégie de taille et stratégie de valorisation. > Cet arbitrage va davantage s’opérer en fonction de l’âge de l’entreprise • Les jeunes entreprises choisissent de croitre d’abord en effectifs, une question de survie d’abord puis de coût. Par la suite, la croissance en effectifs laisse place à la croissance en EBITDA.  L’hypercroissance passée n’est pas un gage de croissance à long terme > les gazelles ont, toutes choses égales d’ailleurs 4 fois plus de chances de devenir girafes que les autres jeunes PME MAIS…une gazelle ou même une girafe, n’est pas une ETI en puissance • les cycles d’hypercroissance sont courts (3 à 6 ans) et ne garantissent pas la croissance, ni d’ailleurs la survie à long terme des entreprises. • Une PME devient une ETI 21 ans en moyenne après sa création  Un miroir déformé mais instructif des différents cycles de l’entreprise > Les gazelles et girafes sont le reflet d’un modèle plus général de croissance basé sur le cycle de vie des entreprise qui se nourrit d’une succession de trois cycles : croissance naturelle, consolidation et croissance stratégique
  22. 22. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 22  Âge, taille et cycle de croissance naturel > L’objectif premier d’une entreprise nouvellement créée est de survivre > Les jeunes entreprises croissent plus rapidement que leur ainées quelle que soit leur taille et l’âge est un facteur déterminant. • Toutes choses égales par ailleurs, une TPE âgée va croitre moins fort qu’une jeune TPE mais cet effet diminue quand les niveaux de 10, 50 et 250 salariés sont franchis. > Ce n’est que lorsque l’entreprise franchit le seuil des 250 salariés que la croissance en effectif est moitié moins coûteuse en EBITDA et que ni l’âge, ni le taux de croissance passé n’influent sur le taux de croissance futur. • Les PME dynamiques qui deviennent des ETI fournissent donc un effort et un coût en rentabilité plus élevé dans un premier temps que les autres ETI installées. • Cet effet s’estompe heureusement avec le temps à mesure que le taux de croissance des ETI s’émancipe de l’âge ou du taux de croissance passé. Effets sur le taux de croissance en effectifs TPE (0-10) PE (10-49) ME (50-249) ETI (250-499) Taux de croissance en effectifs passé (n-1) ++ + - Sans effet Âge de l’entreprise --- -- - Sans effet Rentabilité économique (taux de croissance de l’EBITDA) -- - - -- 3.1 Taille et modèles de croissance De la croissance « naturelle » à la croissance « stratégique »
  23. 23. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 23  Pour croître en taille, il faut renoncer, au moins à court terme, à la rentabilité > Grossir stratégiquement en taille implique de sacrifier, du moins temporairement une partie de sa rentabilité en particulier pour les moyennes entreprises qui deviennent des ETI > Dans un environnement très contraint (débouchés, rentabilité) ceci valide le dilemme pérennité / croissance des dirigeants  L’approche par le cycle de vie des entreprises fait donc apparaitre deux seuils sensibles : 50 et 250 salariés > Les moyennes entreprises subissent une double contrainte : • un effet d’essoufflement du cycle de croissance naturel (la croissance passée n’explique plus la croissance future) • Un impact élevé de la croissance en effectifs sur la rentabilité > Les ETI récentes consentent un sacrifice moindre en EBITDA mais supportent néanmoins un recul de leur productivité et de leur rentabilité > La démographie montre que le passage de ces seuils est ceteris paribus moins fréquent que pour les autres tranches et passe plus souvent par une fusion-absorption 3.1 Taille et modèles de croissance La croissance, un processus discontinu et fragilisant à C.T.
  24. 24. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 24 3.2 Taille et développement régional De fortes disparités régionales
  25. 25. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 25  Une diffusion de l’innovation peu discriminée  L’internationalisation est très sensible à un double effet secteur / taille 3.3 Taille et leviers de croissance Des économies d’échelle plus déterminantes pour l’internationalisation que pour l’innovation
  26. 26. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 26  Un objectif largement partagé > Une relation directe à l’idée de pérennité : • « En fait, vous pouvez vous permettre de rester sur un marché de niche et vous  satisfaire d’un CA donné mais par contre il vous faut continuer à innover. Parce que  sinon, si vous arrêtez d’une certaine façon votre développement, quel que soit le  sens donné à ce mot développement, vous allez doucement vers la mort. » > L’innovation se situe en 3ème position (65%) des priorités « positives » des dirigeants derrière la conquête de nouveaux marchés et la montée en gamme  Des freins et des limites à l’innovation > Une prise en compte équivoque des nouvelles technologies • Ils insistent davantage sur les opportunités de développement que sur les menaces • Mais ils sous-estiment leurs effets structurants potentiels sur le modèle économique de leur entreprise comme menaces ou comme leviers de mutation > Une pratique très incrémentale d’amélioration en continu mais l’investissement dans l’innovation (recrutements, dépôts de brevets, produits nouveaux…) est moins fréquent  Une représentation collective trop stéréotypée > Un problème de mesure et de reconnaissance hors R&D et brevets > Des dépenses trop assimilées à des charges, et qui nécessiteraient d’être assimilées à un investissement ouvrant droit à amortissement 3.3 Taille et leviers de croissance L’innovation entre consensus et ambigüités
  27. 27. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 27  L’internationalisation, un choix minoritaire surtout dicté par le secteur et la taille… > Seuls 21% des dirigeants de PME & ETI la considèrent comme une priorité > Seuls 17% de ceux qui exportent peu ou pas souhaitent la développer  … mais aussi par l’état d’esprit du dirigeant > Les principaux freins à l’internationalisation cités par les entreprises non exportatrices sont des considérations générales à leur marché (faiblesse des perspectives extérieures et marché suffisant en France) > Les obstacles objectifs à l’internationalisation (risques spécifiques, adaptation de l’offre, difficultés juridiques, obstacle de la langue…) sont en revanche surtout cités par les firmes ouvertes à international  Des performances exportatrices en recul par rapport à 1998  Mais des formes variées pour celles qui ont franchi le pas > 50% sont en partenariat avec des entreprises étrangères > 34% ont des bureaux de représentation > 30% ont créé / acheté une filiale à l’étranger > Mais seules 26% la pratiquent en accompagnement d’autres entreprises 3.3 Taille et leviers de croissance L’internationalisation et le travail en réseau, deux faiblesses françaises
  28. 28. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 28  Un levier de compétitivité > Qui distingue les PME en forte croissance > Mais sous-utilisé : des relations d’affaires davantage que du partage entre PME ou au sein de structures organisées  Une démarche partenariale encore peu développée > Aucun domaine de partenariat ne dépasse 25% des PME & ETI (21% à 25% pour achats, distribution, promotion, RH) > Même pour l’innovation, seulement 20% des PME / ETI déclarent travailler en partenariat avec différents acteurs 3.3 Taille et leviers de croissance L’internationalisation et le travail en réseau, deux faiblesses françaises
  29. 29. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 29 Réinvestir la croissance des PME & ETI  La croissance en taille à tout prix est-elle réaliste ? > Un parc de PME & ETI plutôt marqué par la stabilité sur le long terme > Les dirigeants privilégient la pérennité et une stratégie financière de consolidation pour compenser la baisse et la volatilité de leur rentabilité économique > La croissance quantitative, si elle reste une aspiration, devient une modalité de développement parmi d’autres, plutôt qu’une finalité > La croissance est une nécessité pour les entreprises jeunes mais cette « croissance naturelle » disparaît au seuil des 50 salariés ou d’un premier niveau de taille critique > Au-delà de ce seuil ou lors du passage au stade d’ETI, les dirigeants peuvent faire le choix d’une « croissance stratégique » > Mais croître en taille induit une perte en rentabilité qui est d’autant plus critique en période d’instabilité des revenus et de volatilité des performances économiques  Concentrer les aides sur les jeunes entreprises en croissance fait courir un risque d’effet d’aubaine sans lendemain CONCLUSIONCONCLUSION
  30. 30. PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 30 Réinvestir la croissance des PME & ETI  Pour favoriser la croissance stratégique, et l’adoption de leviers de développement qualitatifs > Articuler des politiques structurelles non discriminantes pour poursuivre la restauration des comptes et lever l’inhibition à investir > Valoriser toutes les dépenses en capital immatériel comme un investissement préparant l’avenir plutôt que comme une charge pesant sur le présent > Promouvoir les écosystèmes entrepreneuriaux, des formes de coopération entre acteurs publics et privés dans la ligne des pôles de compétitivité  Des écosystèmes entrepreneuriaux pour pallier l’effet taille > Maximiser les gains de compétitivité liés aux interactions entre firmes et avec leurs différents partenaires > Développer un environnement de coopération et des échanges en réseau • Partage de ressources • Diffusion intersectorielle de l’innovation • Accompagnement dans l’internationalisation > Pour sortir du cercle vicieux de la taille à la fois finalité et contrainte du développement > Pour mieux tirer parti de « l’atout France » : 57% des dirigeants de PME & ETI considèrent leur implantation en France comme un atout contre 18% qui la voient comme un handicap CONCLUSIONCONCLUSION
  31. 31. 31 PME & ETI, REPENSER LA CROISSANCE Conférence de Presse, 30 mai 2016 Retrouvez nous sur www.observatoire.bpce.fr

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