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Article paru dans Pharmaceutiques : Les patients mis à l'honneur au Festival de la Communication Sante

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La 28e
édition du Festival de la Communication Santé a récompensé les meilleures opérations de communication santé des institutions, des associations et des entreprises, destinées à l’ensemble des professions de santé, des patients et du grand public. Une place importante était accordée à l’expérience patient.

Publié dans : Santé
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Article paru dans Pharmaceutiques : Les patients mis à l'honneur au Festival de la Communication Sante

  1. 1. Industrie Communication 62 pharmaceutiques - février 2018 C omme chaque année, la présidente du Festival, Dominique Noël, et son équipe ont tenu à placer les patients au cœur de la program- mation. C’était le cas, par exemple, avec les “speed visions”, des formats courts et percutants, où des patients et leur famille font entendre leur voix sur les épreuves de leur quotidien, les difficultés à traverser, mais aussi les moments plus joyeux. Ainsi, le père de Noé, Frédéric Lemos – en campagne avec Gustave Roussy pour lever des fonds et développer la recherche pour guérir les cancers des enfants – a témoigné du parcours de son fils, décédé à sept ans d’un cancer rare du cerveau. Athénaïs de Truchis de Lays, greffée trois fois du foie, a raconté son expérience dans l’émission Secret Story, une incursion dans la télé-réalité destinée à sensibiliser le grand public au don d’organes. Aujourd’hui, elle s’investit dans l’association des mala- dies du foie de l’enfant (AMFE), dont l’objectif est de soutenir la création de chambres mère-enfant. Alice Rivières, pour sa part, s’implique dans la plate- forme Ding Ding Dong, un « institut de coproduction de savoir sur la maladie de Huntington ». Un support inédit pour faire connaître cette maladie neuro- évolutive rare et héréditaire, qui touche 8 000 personnes en France et pour laquelle il n’existe pas de traitement. Diffuser une information fiable Outre la voix des patients, cette édi- tion 2017 a également permis d’abor- der les conséquences dues à une dif- fusion rapide de l’information auprès du grand public, que ce soit lors de dérives médiatiques, d’infodémies (épidémies de rumeurs) ou encore dans la relation médecin-patient. Ainsi, Stéphanie Chevrel, directrice de Capital Image et fondatrice de l’Observatoire de l’information san- té, qu’elle a créé avec le soutien de la Chaire Santé de Sciences Po, a analysé les conséquences d’une dérive média- tique intervenue après la publication d’une étude scientifique dans la revue Science, expliquant pourquoi certains organes sont plus susceptibles que d’autres de développer une tumeur. En 48 heures, l’étude va être défor- mée par les médias, avec des titres du type « Le cancer : c’est la faute à pas de chance »… « Ce modèle d’informa- tion tronquée et spectaculaire, reprise instantanément dans le monde entier et sans vérification, est de plus en plus fréquent », estime-t-elle. Avec l’émer- gence des nouveaux médias et des réseaux sociaux, il est donc important de réfléchir aux moyens de contrer ces emballements. «  Le journaliste doit remonter à la source, mais aussi plus que jamais distinguer la vraie infor- mation de ses nombreux reflets pour demeurer le garant d’une information scientifique, authentique et fiable  », rappelle Stéphanie Chevrel. Le Dr Sylvie Briand, directrice de Festival de la Communication Santé 2017 Les patients mis à l’honneur La 28e édition du Festival de la Communication Santé a récompensé les meilleures opérations de communication santé des institutions, des associations et des entreprises, destinées à l’ensemble des professions de santé, des patients et du grand public. Une place importante était accordée à l’expérience patient. La 28e édition du Festival de la Com- munication Santé a réuni plus de 500 participants, à Deauville, les 24 et 25 novembre derniers. DR
  2. 2. 63 février 2018 - pharmaceutiques la gestion des risques infectieux à l’OMS, mais aussi du programme de gestion des situations d’urgence sanitaire porté par l’organisation, a ensuite indiqué la conduite à tenir pour lutter contre les infodémies. Ces dernières sont tout aussi nuisibles pour la santé que les épidémies, avec leurs dérives de communication et leurs lots de “fake news”. D’où l’im- portance d’adopter des comporte- ments qui vont permettre de stopper la transmission de ces rumeurs. Enfin, Philippe Denormandie, chirurgien et directeur des relations santé à la MNH, a pointé du doigt la difficulté des relations soignants/soignés due à la rapidité d’accès à l’information. Une évolution radicale qu’il faut « très vite intégrer pour repenser notre sys- tème de soins et la formation des pra- ticiens ». Des tables rondes de haut niveau Plusieurs tables rondes ont permis d’échanger sur des sujets de société comme la transparence de l’informa- tion santé, la prévention du stress, le choix des mots pour parler du bien vieillir. Trois thématiques qui peuvent concerner tout un chacun. La table ronde sur « la transparence et ses limites  », animée par Eric de Branche, directeur de la communica- tion du Leem, a été fort appréciée de l’auditoire. Il en ressort que le public plaide globalement pour une plus grande transparence, que ce soit dans l’information médicale donnée par le médecin au patient ou celle délivrée par les autorités de santé. S’agissant de l’information médicale du patient, Magali Leo, responsable du plaidoyer Renaloo, invite les autorités et les pro- fessionnels de santé à « se pencher sur les réseaux sociaux qui permettent de remonter des signaux avant qu’une crise ne se déclare et à mieux infor- mer les patients ». Et de regretter « la tétanie des autorités sanitaires » dans l’affaire du Lévothyrox®. Autre ques- tion soulevée  : jusqu’où aller dans l’information médicale à délivrer au patient, en cas de maladie grave ? Doit-on tout dire ? « Il faut toujours dire la vérité, mais en rassurant le patient, et non de manière brutale », répond le Dr Fabien Guez, cardio- logue et journaliste à BFM Business, qui prône une transparence « positive et porteuse d’espoir pour le malade ». La table ronde sur la prévention du stress, animée par Nicolas Bohuon, et réalisée en partenariat avec Pharma- ceutiques et la FNIM, a présenté les résultats d’une étude Opinion Way – Fondation Ramsay Générale de Santé – #FCSanté – FNIM. Elle montre que 9 Français sur 10 éprouvent du stress, à la source d’un certain nombre de pathologies. Les jeunes générations sont plus stressées qu’autrefois. 46 % des 25-34 ans disent que leur niveau de stress a augmenté ces dernières années, contre 30 % chez les plus de 65 ans. S’agissant des personnes at- teintes de maladies dermatologiques (psoriasis, dermatite atopique), 55 % des personnes interrogés déclarent que le stress a augmenté au cours des trois dernières années. 8 personnes sur 10 estiment que ce stress peut avoir des conséquences à long terme sur leur santé. Dans le détail, 70 % des son- dés pensent que le stress engendre des problèmes de sommeil à long terme, 57 % des problèmes psychologiques et 51 % des problèmes cardiaques. Pour lutter contre ce stress, 39 % font du sport, 15 % du yoga ou de la méditation, tandis que 28 % ne font rien. La Fondation Ramsay Générale de Santé, avec Kap Code, a également analysé les publications scientifiques de ces dix dernières années en lien avec le stress. Il en ressort que 24 % des recherches sur le stress traitent de ses impacts sur la santé mentale (in- somnie, souffrance émotionnelle…), 20 % sur les maladies métaboliques (diabète, surpoids…) et 14 % sur les affections cardiovasculaires. La troisième table ronde, intitu- lée «  Les bons mots pour le dire  », était organisée en partenariat avec la Fondation Korian. Animée par Eric Phélippeau, président de By Agency Group, elle s’est focalisée sur la manière de s’adresser aux seniors. L’enquête « Changeons les mots pour transformer le regard sur les aînés », pilotée par la Fondation Korian, a permis d’identifier les champs sé- mantiques utilisés pour parler des personnes âgées. De cette étude, on retient que les mots utilisés se révèlent souvent techniques et inappropriés, voire parfois blessants. Un guide pra- tique précise ainsi les mots à bannir et ceux à privilégier pour parler posi- tivement du grand-âge, de la dépen- dance, de la maladie et des maisons de retraite. Le « guide des mots du bien vieillir » veut ainsi sensibiliser et convaincre les professionnels de santé, les institutionnels et la société fran- çaise dans son ensemble de l’intérêt de changer les mots et les regards sur le vieillissement. Leo Pharma et Merck à l’honneur Comme chaque année, des prix ont été décernés. Parmi les gagnants, le Grand Prix du Festival est revenu à Leo Pharma pour sa campagne #31cestTrop (Agence Plan.net/Capi- tal Image). Cette étude, basée sur les résultats de l’enquête Pso Happy, a été menée par le Happiness Research Institute et Leo Innovation Lab, en partenariat avec les associations de patients française et belge. Elle avait pour but d’évaluer l’impact du psoria- sis sur le bonheur. Résultat : les pa- tients atteints de psoriasis sévère ont 31 % de bonheur en moins par rap- port à la population générale. Cette approche d’une maladie affichante, évaluant les conséquences d’une maladie chronique sur ceux qui en souffrent, a séduit l’ensemble du jury, car elle propose une représentation plus sensible et concrète des attentes des patients. Le coup de cœur du Festival a salué le lancement par les laboratoires Merck du programme connecté On StEPs, dédié au sport et au bien-être (Agence Capital Image). Outre ces deux cham- pions, le Festival compte plusieurs ga- gnants dans dix catégories. Parmi les projets primés qui ont reçu un coup de cœur dans la catégorie commu- nication santé publique, figurent les sessions organisées par MSD en pré- sence d’un mentaliste auprès de mé- decins généralistes et de pharmaciens d’officine, destinées à permettre à ces professionnels de mieux détecter les réticences et mensonges des patients à propos de l’observance. n Brigitte Postel L’ensemble du palmarès est à retrouver sur le site du Festival : www.festivalcommunicationsante.fr

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