Lire , analyser , interpréter l’image
 Le mot image vient du latin imago, qui désignait les masques
mortuaires
De Le Dictionnaire de notreTemps (Hachette).
I. Représentation d'une personne, d'une chose par la sculpture , le
dessin, la photographie
II. Représentation visuelle d'un objet donnée par une surface
réfléchissante
III. Représentation d'une réalité naturelle ou abstraite en termes
d'analogie, de similitude
IV. Représentation mentale d'une perception en l'absence de l'objet
perçu.
 La sémiologie visuelle étudie le langage des images, le
langage iconique.
 analyser un objet, une image, nécessite tout d’abord
de faire l’inventaire le plus objectivement possible de
ses composants, sans jamais l’interpréter. C’est ce
qu’on appelle la dénotation.
Analyser un objet, une image, c’est également
l’interpréter, chercher ses références, l’impression
qu’il donne, ses significations possibles. C’est ce que
l’on appelle la connotation.
 Polysémie de l’image
 Un travail sur la sémiologie de l’image doit
commencer par une réflexion sur l’image fixe
(tableau, photographie, ect ). Cette réflexion sur
l’image fixe s’organise autour de 7 points :
 1. Le cadre
 2. La composition
 3. Champ/hors-champ
 4. La profondeur
 5. L’angle de prise de vues
 6. L’échelle des plans
 7. La lumière
 8. La couleur, camaïeu, noir et blanc
 C’est l’espace dans lequel on donne l’image à regarder. Dans
notre civilisation occidentale ce cadre est pensé comme une
fenêtre par laquelle le monde est donné à voir.
 Ce cadre est majoritairement rectangulaire, horizontal ou vertical.
Le cadre horizontal est considéré comme synonyme de calme, de
distance, alors que le cadre vertical se situe plutôt du côté de la
proximité et de l’action.
L’organisation spatiale et temporelle :
L’axe vertical découpe l’image en deux parties, la partie de
gauche étant le présent ou un passé proche et la partie de droite
un futur proche.
 L’axe horizontal sépare l’image entre terre et
ciel mais aussi entre zone de matérialité et zone de
spiritualité.
 Dans la mesure où certains cadrages rejettent dans le « hors-champ » toute une
partie de la réalité, l’effet de l’image finale sur le destinataire peut être éloigné de
celui que la scène photographiée devait logiquement entraîner :
« Une photo, on peut lui faire dire ce qu’on veut ! Un texte, un film, un discours, c’est
la même chose – il suffit d’en découper un petit morceau, de le mettre à part, bien
proprement, sur une jolie page. L’« extrait » prend tout de suite une coloration
différente, quelquefois un sens totalement différent !Tout dépend de l’endroit où
l’on coupe.Tout dépend de celui qui tient la colle et les ciseaux.» Cl. Duneton, Anti-
manuel de français, Ed. du Seuil, 1978,
 La profondeur est suggérée par l’existence de plusieurs plans dans
la même photo/image : premier plan, second plan, arrière-plan.
C’est la distance perçue qui sépare cette succession. Dans la
perspective classique la profondeur implique aussi dans l’image
des lignes de fuite. Selon qu’elles se rencontrent dans l’espace de
l’image ou hors du champ, on parlera d‘espace fermé ou ouvert.
le sujet et l'arrière plan sont
nets tous les deux
le sujet est net et se détache
d'un arrière plan flou
 La position de l’appareil de prise de vue par rapport au sujet est
également productrice de sens. Une prise de vue de niveau
(frontal) sera synonyme d’objectivité (équivalente au regard du
spectateur). En plongée (l’appareil placé au-dessus), le sujet sera
écrasé alors qu’il prendra plus d’importance en contre
plongée (appareil placé en dessous).
 Du plan général au très gros plan, le cadrage des sujets est
déterminé par rapport à une échelle des plans. Cette échelle
purement descriptive, permet de se donner un référent commun
pour parler d’une même image. Elle a été établie en prenant pour
référence l’échelle humaine.
 Plan général : paysage ; Plan d’ensemble : le personnage dans
son environnement ; Plan moyen : le personnage en pied ; Plan
américain : le personnage coupé entre le genou et la taille ; Plan
rapproché : le personnage coupé entre la taille et la poitrine ; Gros
plan : visage ; Très gros plan : détail du visage .
 Le plan général et plan d’ensemble ont une valeur descriptive, les
plans moyen, américain et rapproché, une valeur narrative, et les
gros et très gros plans, une valeur " psychologique ".
 Lumière naturelle ou artificielle
 Une lumière diffuse détaille les ombres et donne du modelé au
sujet ; les traits d’un visage sont adoucis
 Une lumière directe durcit l’expression par le contraste et
l’intensité des ombres
 Une lumière haut placée rend un effet irréel, divin
 Une lumière située en contrebas donne un effet inquiétant
 Une prise de vue en noir et blanc traduit un choix esthétique ou une
volonté de situer l’action dans le passé.
 En couleur, un éclairage solaire crée une sensation de naturel alors
qu’un éclairage artificiel théâtralise la scène.
 De même, un traitement pastel descouleurs nuance une image qui
serait dynamisée par un contraste important ou une grande vivacité des
teintes. Le camaïeu : plusieurs nuances de la même couleur : une image
d’irréalité, de retour au passé.

1 l’image

  • 1.
    Lire , analyser, interpréter l’image
  • 2.
     Le motimage vient du latin imago, qui désignait les masques mortuaires De Le Dictionnaire de notreTemps (Hachette). I. Représentation d'une personne, d'une chose par la sculpture , le dessin, la photographie II. Représentation visuelle d'un objet donnée par une surface réfléchissante III. Représentation d'une réalité naturelle ou abstraite en termes d'analogie, de similitude IV. Représentation mentale d'une perception en l'absence de l'objet perçu.
  • 3.
     La sémiologievisuelle étudie le langage des images, le langage iconique.  analyser un objet, une image, nécessite tout d’abord de faire l’inventaire le plus objectivement possible de ses composants, sans jamais l’interpréter. C’est ce qu’on appelle la dénotation. Analyser un objet, une image, c’est également l’interpréter, chercher ses références, l’impression qu’il donne, ses significations possibles. C’est ce que l’on appelle la connotation.  Polysémie de l’image
  • 4.
     Un travailsur la sémiologie de l’image doit commencer par une réflexion sur l’image fixe (tableau, photographie, ect ). Cette réflexion sur l’image fixe s’organise autour de 7 points :  1. Le cadre  2. La composition  3. Champ/hors-champ  4. La profondeur  5. L’angle de prise de vues  6. L’échelle des plans  7. La lumière  8. La couleur, camaïeu, noir et blanc
  • 5.
     C’est l’espacedans lequel on donne l’image à regarder. Dans notre civilisation occidentale ce cadre est pensé comme une fenêtre par laquelle le monde est donné à voir.  Ce cadre est majoritairement rectangulaire, horizontal ou vertical. Le cadre horizontal est considéré comme synonyme de calme, de distance, alors que le cadre vertical se situe plutôt du côté de la proximité et de l’action.
  • 6.
    L’organisation spatiale ettemporelle : L’axe vertical découpe l’image en deux parties, la partie de gauche étant le présent ou un passé proche et la partie de droite un futur proche.
  • 7.
     L’axe horizontalsépare l’image entre terre et ciel mais aussi entre zone de matérialité et zone de spiritualité.
  • 8.
     Dans lamesure où certains cadrages rejettent dans le « hors-champ » toute une partie de la réalité, l’effet de l’image finale sur le destinataire peut être éloigné de celui que la scène photographiée devait logiquement entraîner : « Une photo, on peut lui faire dire ce qu’on veut ! Un texte, un film, un discours, c’est la même chose – il suffit d’en découper un petit morceau, de le mettre à part, bien proprement, sur une jolie page. L’« extrait » prend tout de suite une coloration différente, quelquefois un sens totalement différent !Tout dépend de l’endroit où l’on coupe.Tout dépend de celui qui tient la colle et les ciseaux.» Cl. Duneton, Anti- manuel de français, Ed. du Seuil, 1978,
  • 10.
     La profondeurest suggérée par l’existence de plusieurs plans dans la même photo/image : premier plan, second plan, arrière-plan. C’est la distance perçue qui sépare cette succession. Dans la perspective classique la profondeur implique aussi dans l’image des lignes de fuite. Selon qu’elles se rencontrent dans l’espace de l’image ou hors du champ, on parlera d‘espace fermé ou ouvert. le sujet et l'arrière plan sont nets tous les deux le sujet est net et se détache d'un arrière plan flou
  • 11.
     La positionde l’appareil de prise de vue par rapport au sujet est également productrice de sens. Une prise de vue de niveau (frontal) sera synonyme d’objectivité (équivalente au regard du spectateur). En plongée (l’appareil placé au-dessus), le sujet sera écrasé alors qu’il prendra plus d’importance en contre plongée (appareil placé en dessous).
  • 12.
     Du plangénéral au très gros plan, le cadrage des sujets est déterminé par rapport à une échelle des plans. Cette échelle purement descriptive, permet de se donner un référent commun pour parler d’une même image. Elle a été établie en prenant pour référence l’échelle humaine.  Plan général : paysage ; Plan d’ensemble : le personnage dans son environnement ; Plan moyen : le personnage en pied ; Plan américain : le personnage coupé entre le genou et la taille ; Plan rapproché : le personnage coupé entre la taille et la poitrine ; Gros plan : visage ; Très gros plan : détail du visage .  Le plan général et plan d’ensemble ont une valeur descriptive, les plans moyen, américain et rapproché, une valeur narrative, et les gros et très gros plans, une valeur " psychologique ".
  • 14.
     Lumière naturelleou artificielle  Une lumière diffuse détaille les ombres et donne du modelé au sujet ; les traits d’un visage sont adoucis  Une lumière directe durcit l’expression par le contraste et l’intensité des ombres  Une lumière haut placée rend un effet irréel, divin  Une lumière située en contrebas donne un effet inquiétant
  • 15.
     Une prisede vue en noir et blanc traduit un choix esthétique ou une volonté de situer l’action dans le passé.  En couleur, un éclairage solaire crée une sensation de naturel alors qu’un éclairage artificiel théâtralise la scène.  De même, un traitement pastel descouleurs nuance une image qui serait dynamisée par un contraste important ou une grande vivacité des teintes. Le camaïeu : plusieurs nuances de la même couleur : une image d’irréalité, de retour au passé.