Formation ABF - Site de Paris et Noisy – 2017-2018
Flora Gousset – Bibliothécaire à Cœur d’Essonne agglomération
Informatique en bibliothèque
SIGB et autres logiciels de gestion
I. Introduction et repères
historiques
Informatique en bibliothèque : pourquoi ?
Avant l'informatisation : Le système manuel
En système manuel, si l'on reprend les étapes du circuit du document :
- préparation de la commande
- commande
- réception
- catalogage
- indexation
- équipement
- mise à disposition
On voit que les différentes étapes génèrent beaucoup de répétitions de tâches
et demandent de nombreuses vérifications dans le contrôle des normes.
Informatique en bibliothèque : pourquoi ?
Le système informatique a été organisé à partir du système manuel.
On peut les résumer par les aspects suivants :
• la saisie unique : lors de toutes les opérations effectuées dans le système, il
est possible de réutiliser une donnée stockée en mémoire, ce qui minimise le
risque d'erreur, la contrepartie étant que la saisie des informations doit être
effectuée de manière très précise, sous peine de voir une erreur se répercuter
immédiatement.
• lors de la saisie, le système peut assurer un contrôle de cohérence des
données (par exemple, respect des normes de catalogage, présence de
doublons)
• les capacités, propres à l'informatique, de traitement rapide de grandes
quantités d'informations et les possibilités de tri et de requête suppriment les
tâches de duplication et d'intercalation des fichiers.
Nouveau circuit du document
Le partage des données avec la dérivation de notices ou la récupération de
données change nos façons de travailler et redessine un nouveau circuit du
document.
Informatique en bibliothèque : pourquoi ?
Le système informatique a été organisé à partir du système manuel.
Nouveau circuit du document
Le partage des données avec la dérivation de notices ou la récupération de
données change nos façons de travailler et redessine un nouveau circuit du
document.
Informatique en bibliothèque : repères historiques
• Années 70 apparition des premiers systèmes intégrés comportant plusieurs modules
• En France, le premier système complet est mis en démonstration en 1970 : le système
GIBUS 24
• Fin des années 70 : premières offres commerciales clés en main (matériel et logiciel)
• Jusqu’au milieu des années 80 malgré tout, on constate une progression des outils
dédiés
Années 60 -70 :
• Première automatisation de tâches : prêt, édition
d’index et de biblio ; chacun développe son outil
• 1967: premier catalogue collectif par l’OCLC
• Création en France du Bureau national pour
l’Automatisation des Bibliothèques (BAB) au début
des années 70 pour coordonner les différentes
expériences.
Informatique en bibliothèque : repères historiques
Années 80 :
• Généralisation de l’usage de l’informatique à toutes les tâches de gestion avec des
systèmes indépendants
• Les SIGB gagnent du terrain à partir de la moitié des années 80
• Apparition des premiers OPAC
• Développement du catalogage partagé et des catalogues collectif et de la pratique du
travail en réseau
• Les premiers réseaux de
catalogage partagé
Informatique en bibliothèque : repères historiques
Années 90 :
• Création de l’ABES en 1994 pour mettre en œuvre le catalogue collectif SUDOC
(Système Universitaire de DOCumentation)
• Commercialisation large des SIGB
• Développement d’Internet
• Apparition d’interfaces plus conviviales
• Développement des OPAC
• Fin des années 90 : apparition des OPAC WEB
• Développement des bases de données en ligne
Informatique en bibliothèque : repères historiques
Années 2000 :
• Déploiement du SUDOC à partir de 2001
• Web 2.0 et OPAC 2.0
• Succès des logiciels libres
• Explosion de la documentation numérique
• Multiplication d’outils de signalement, de gestion et
d’accès à la documentation à côté du SIGB
• Développement des portails documentaires
• Développement de la RFID et automatisation des
prêts/retours
Les limites des systèmes sont de plus en plus évidentes
Informatique en bibliothèque : repères historiques
Années 2010 :
• Web de données (réseau global d'informations)
• Nouveaux formats et normes de catalogage
• Les types de solutions logicielles continuent de se
multiplier
• Apparition de systèmes de nouvelle génération
• Développement et prise en compte des supports
mobiles
Des logiciels pour quels usages ?
Gestion
Electronique des
Documents
Gestion des collections
Gestion des lecteurs
Gestion des postes multimédia
Gestion des OPAC
Gestion des tablettes
Gestion d’accès au wifi
Gestion du prêt d’ebooks
Gestion du portail
= site internet de la bibliothèque
Gestion de l’application mobile
de la bibliothèque
Gestion des accès aux différentes
ressources numériques en ligne
=> Autant d’usages pouvant être proposés soit par un seul logiciel, soit par plusieurs
logiciels, en fonction des besoins et exigences de la bibliothèque
Source :
II. SIGB, portails et autres logiciels
Source : Bibliotech : Bexar County Digital Library
SIGB : définition
Un système intégré de gestion de bibliothèque est un
logiciel qui permet de gérer les différentes tâches
d’une bibliothèque selon le principe d’un partage des
données par les différents « modules » du système.
Il est ainsi utilisé dans la gestion des collections
et des usagers : circulation des documents, des
acquisitions, édition de rapports statistiques.
Source : BSF Campus :
https://www.youtube.com/watch?v=0eicLBUqAXQ
SIGB : les logiciels propriétaires
http://www.biblioannuaire.fr/annuaire/consulter-l-annuaire-2/logiciels-de-bibliotheques-sigb-open-source-et-proprietaires?limitstart=0
Aloes - Syracuse Orphée
http://www.c3rb.org/
http://www.archimed.fr/
E-Biblio
http://www.dip-systemes.com/
Koha
http://www.progilone.fr/koha
Cassiopée
www.crescendo-systemes.com
www.colibris-biblio.net
https://www.biblixsystemes.com/
Biblix Systemes
absysNET
http://www.decalog.net/
Aleph
www.exlibrisgroup.com
SIGB : les logiciels libres
http://www.sigb.net /
Logiciel libre, de quoi s'agit-il ?
En résumé : 4 libertés accordées aux utilisateurs définissent un logiciel libre:
- Le droit d'exécuter le logiciel
- Le droit d'étudier le logiciel, ce qui suppose l'accès aux codes sources
- Le droit de modifier le logiciel
- Le droit de rediffuser le logiciel modifié ou non
Koha
http://www.biblibre.com/fr
https://mind-and-go.com/
http://waterbear.info/
http://www.karviservices.fr/
http://afi-sa.net/bibliotheque
SIGB : Module de circulation
des documents
Prêt / Retour / Réservations
– Gestion données usagers (respect règles données
personnelles)
– Gestion des transactions de prêt / retour selon des
paramètres correspondants aux règles de prêt
– Réclamations documents non restitués
– Gestion de pénalités
– Renouvellements
– Réservations
Module de catalogage
– Notices bibliographiques (respectant les normes AFNOR
et le format MARC)
Module de recherche
– A destination des professionnels
– Distinct de l’OPAC
– Permet d’effectuer des recherches sur différents types de
données (bibliographiques, usagers, commandes …)
SIGB : Module catalogue
• Notices d'exemplaires : A une notice bibliographique peuvent correspondre une ou
plusieurs notices d'exemplaires. La table permet d'identifier précisément et
séparément chacun des exemplaires (avec les éléments d'identification que sont le
numéro d'inventaire, le code-barres, la cote) et de connaître leur situation précise à
tout moment.
• Tables d'index : La table bibliographique est relié à des tables d'index ; il en existe au
moins autant que de types de points d'accès (titres, auteurs, sujets, éditeurs
commerciaux, ISBN, ISSN, titres de collections, etc...). Chaque clé d'index (alphabétique
ou numérique selon le cas) renvoie par, le biais du numéro de la notice concernée, aux
informations contenues dans la table bibliographique
• Tables d'autorité : En général, il s'agit des fichiers d'autorités auteurs (personnes
physiques et collectivités), matières, titres uniformes, collections. Il ne faut pas les
confondre avec les précédents ; leur présence assure une normalisation des accès aux
descriptions bibliographiques contenues dans le catalogue. On peut les récupérer de
réservoirs français (pour les personnes : la BNF, pour les matières : RAMEAU, ...)
SIGB : Module catalogue
SIGB : Module catalogue : normes et formats
La notice :
le pavé ISBD : En catalogage manuel, la normalisation de la description bibliographique
est définie par l'ISBD (International standard bibliographic description). Chaque type
d'information est décrit dans une zone et toujours dans le même ordre. Cette analyse de
l'information bibliographique restant insuffisante pour l'ordinateur, il faut introduire la
notion de format, c'est-à-dire un modèle de présentation structurée de l'information en
vue d'un traitement informatique : un logiciel peut en effet traiter et exploiter de
l'information structurée.
Récupération de notices :
Le catalogage étant soumis à des normes précises, et devant donc aboutir au même
résultat pour tous, il n'est pas utile de refaire ce que d'autres ont déjà réalisé. De
nombreuses bibliothèques peuvent donc récupérer des notices déjà créées par d'autres
établissements. Mais, que ce soit à partir d'un réservoir catalographique (SUDOC ou BN-
OPALE par exemple) ou d'un catalogue partagé en réseau (Recherche Z3950 dans les
modules catalogue).
SIGB : Module catalogue : normes et formats
Le format MARC (Machine Readable Cataloging) c'est-à-dire modèle de catalogage pour
une exploitation informatique date de 1965 et a été élaboré par la Bibliothèque du
Congrès aux États-Unis.
Le but d'UNIMARC, élaboré dans le cadre de l'IFLA en 1976, est l'échange d'information
bibliographique entre formats MARC, mais souvent utilisé en France comme format de
saisie.
Caractéristiques du format MARC : On compte 10 blocs fonctionnels, dans lesquels on
trouve un certain nombre de champs (ou zones), qui se composent d'une étiquette à 3
chiffres, 2 indicateurs servant à introduire des précisions, et des sous-zones introduits
par le caractère “ $ ”.
EXEMPLE :
010 ** $a 2-253-03268-9 $b Br. $d 24 F [ISBN, reliure, prix]
200 1* $a Les Champignons $f Jean C. Keller [Titre, auteur]
210 *0 $a Paris $c le Livre de poche $d 1983 [Edition]
215 ** $a 127 p. $c ill. $d 17 cm [Collation]
225 2* $a Le Livre de poche $v 7847 [Collection]
606 ** $3 $a Champignons [Vedette matière]
676 ** $a 589.2 [Indice Dewey]
700 1* $a Keller $b Jean [Vedette auteur]
995 ** $f 5777008954 $k 589.2 KEL
SIGB : Module de gestion des acquisitions
– Edition des bons de commande à l'intention des fournisseurs
– Suivi de commande et réception : attribution automatique d'un numéro de code à
barres lors de la réception et après vérification de la livraison selon logiciel. Savoir à
tout moment ce qui a été commandé, reçu, livré partiellement ou en attente de
livraison ; en cas de retard, il permet l'édition automatique de lettres ou courriels de
réclamations au fournisseur
– Relances auprès des fournisseurs
– La suggestion d'acquisition puis la reprise de la notice pour sa validation lors de la
décision de commande
– Suivi budgétaire : les montants des sommes engagées, et le solde disponible
– Création de notices bib et ex / Données de commande visibles à l’OPAC
SIGB : Module de gestion des acquisitions
Les notices de commande :
Dériver les notices - Constitution d'un panier
Si vous passez les commandes en ligne auprès de votre fournisseur ou d'Electre, vous
avez la possibilité de verser ces notices commerciales dans votre base (mais cela
nécessite un abonnement payant.)
Sinon, vous pouvez le faire par vous même sur la base de MOCCAM qui interroge la
base d'Amazon pour les nouveautés et celle de la BNF pour les reste.
Bien que moins complètes que celles de la BNF, les notices Amazon sont largement
suffisantes pour faire un bon de commande.
Souvent les outils proposent d'écraser les notices commerciales par les notices BNF
lorsqu'elles paraissent.
http://www.moccam-en-ligne.fr/
http://www.electre.com/
SIGB : Module de gestion des acquisitions
– Edition des bons de commande à l'intention des fournisseurs
– Suivi de commande et réception : attribution automatique d'un numéro de code à
barres lors de la réception et après vérification de la livraison selon logiciel. Savoir à
tout moment ce qui a été commandé, reçu, livré partiellement ou en attente de
livraison ; en cas de retard, il permet l'édition automatique de lettres ou courriels de
réclamations au fournisseur
– Relances auprès des fournisseurs
– La suggestion d'acquisition puis la reprise de la notice pour sa validation lors de la
décision de commande
– Suivi budgétaire : les montants des sommes engagées, et le solde disponible
– Création de notices bib et ex / Données de commande visibles à l’OPAC
SIGB : Module d’éditions
-
Editer les lettres de rappel et de réservations
-
Editer des factures / titres de recettes au Trésor Public
-
Editer des relances aux fournisseurs
-
Editer des listes de documents, tableaux de collections
-
Editer des bibliographies
-
Editer des listes de nouveautés
-
Editer des listes de pilons
-
Editer des listes d’adhérents
SIGB : Module de statistiques
-
Statistiques sur les documents
-
Statistiques sur l’activité (prêts, retours,
réservations)
-
Statistiques sur le public (adhérents actifs,
nouvelles adhésions, genre, âge, quartiers)
-
Statistiques sur l’utilisation de l’OPAC (interne et
externe, pré-inscriptions, etc…) Source : BSF Campus :
https://www.youtube.com/watch?v=0eicLBUqAXQ
Portail / OPAC
Le portail c'est quoi ? « un site web qui offre une porte d'entrée commune à un large
éventail de ressources et de services accessibles sur l'Internet et centrés sur un domaine
d'intérêt ou une communauté particulière. » (Wikipedia)
En bibliothèque, il donne accès :
- au catalogue (recherche titre, auteur, sujet, mots clés, etc...)
- au compte adhérent (prêts en cours, réservations, suggestions d'achat...)
- à des infos sur la bibliothèque (infos pratiques, services, collections, agenda…)
- à des ressources numériques (internes et/ou externes : sitographies)
- à des contenus multimédias (blog, vidéo Youtube, réseaux sociaux…)
Lorsque l'accès se fait au sein de la bibliothèque, on parle plutôt d'OPAC (Online Public
Access Catalogue.)
Le SIGB et le portail doivent communiquer pour
fonctionner en parallèle. Pour cela, le portail
documentaire utilise les données fournies par
le SIGB. Les fournisseurs de SIGB proposent
ainsi de plus en plus l'option portail
documentaire.
La recherche pour le public est directement liée au module catalogage, avec les index
et tables d'autorités.
Le lecteur peut rechercher directement sur le catalogue, il aura accès à une
recherche simple (sur index) ou avancée (sur plusieurs champs), et pourra
restreindre sa recherche sur une bibliothèque ou une section, sur un type de
document, ou encore sur un sujet.
Par exemple, on pourra choisir de faire la recherche soit sur tous les champs ou sur le
nom de l'auteur ou sur le titre.
Par exemple : on sélectionne le type de champ zone par zone.
Et /ou / sauf Auteur : ___________
Et /ou / sauf Titre : ___________
Et /ou / sauf Collection : ___________
Et /ou / sauf Sujet : ___________
OPAC : accès au catalogue
Portail : exemples
http://www.e-mediatheque.sqy.fr/
Portail : exemples
http://www.mediatheques-plainecommune.fr/
Portail : exemples
Portail : exemples
http://mediatheques.portesessonne.fr/
SGTP / EPN
Définition : Système de Gestion des Terminaux Publics, soit pour gérer les EPN (Espace
Public Numérique) / Espaces multimédias.
Les fonctionnalités attendues sont les suivantes :
- Gestion des postes (connexion, déconnexion, ajout de temps, prise de main, ou envoi
de messages) et de sa sécurité
- Contrôle des accès internet et de l’identification des usagers et de leurs droits : en
général avec son numéro de carte d'adhérent, d'où le besoin d'associer SIGB et SGTP,
sans pour autant qu'il s'agisse d'une même fournisseur. 
- Gestion des impressions, des réservations, des quotas, etc.
- Statistiques d'utilisation des postes publics
III. Informatisation et automatisation
Offrant une plus grande disponibilité du personnel pour l’accueil du public, la
valorisation et la médiation des collections, l'informatisation et l'automatisation
permettent d’améliorer les services rendus aux usagers.
Informatiser à tout prix ?
Cette opération a un coût non négligeable quel qu’en soit le projet. De ce fait,
l’opportunité d’une informatisation se pose en fonction de différents critères :
- importance du fonds,
- volume des prêts,
- amplitude d’ouverture,
- capacité du lieu « à s’adapter aux
contraintes liées »,
- formation des personnels,
- budget d’acquisition.
Informatiser la bibliothèque
Source : BSF Campus :
https://www.youtube.com/watch?v=0eicLBUqAXQ
Informatiser la bibliothèque
Eléments déclencheurs de l’informatisation :
- Projet d’ouverture d’un nouvel équipement,
- Nécessité de gestion (modernisation du fonctionnement de la structure).
Les étapes de l'informatisation : - associer bibliothécaires, élus,
bibliothèque départementale dans la
réflexion du projet
- évaluer les coûts en amont et les
partenaires financiers (subventions)
- communiquer auprès des fournisseurs
Puis dépouillement des offres afin de
définir le fournisseur retenu.
Délibération du Conseil
municipal/communautaire qui prévoit
le plan de financement et sollicite les
subventions nécessaires auprès du
Conseil général ,de l’Etat et du Conseil
régional,
Source : BSF Campus :
https://www.youtube.com/watch?v=0eicLBUqAXQ
Automatisation et RFID
Définition : Radio Frequency Identification ou identification par radio fréquence.
L’équipement des documents des bibliothèques avec des étiquettes RFID permet de
disposer d’un outil à triple fonction : identification, gestion des transactions et
sécurisation.
Les éléments essentiels d'un système de
RFID sont :
- Une puce
- Une platine de lecture / écriture
- Un portique antivol
- Un automate de prêt / retour
- Un lecteur portable (recolement)
Fournisseurs principaux :
Nedap / Bibliotheca / 3M
De nos jours, lorsqu'on envisage l'informatisation, ou plutôt la réinformatisation, on
prévoit dans le même coup la possibilité d'automatiser les prêts retours, soit sous
RFID , ou en conservant les codes barres adhérents / documents.
Automatisation : exemple
http://www.bibliotheca.com/3/index.php/fr-fr/
http://www.nedap.fr/contenu/bibliothque-rfid/1366/m
Pour aller plus loin ...
Retrouvez ce cours ici : https://fr.slideshare.net/floragousset/
Vous pouvez également me contacter à ce mail : f.gousset@laposte.net
Cours ABF Midi-Pyrénnées « informatiser une bibliothèque » :
http://www.abf.asso.fr/fichiers/file/Midi-Pyrenees/2014%2011%2004%20CRAYSSAC%20Informatisation%20d'une%20biblioth%C3%A8que.pdf
Cours médiadix « informatique en bibliothèque » :
http://mediadix.parisnanterre.fr/cours/informatique/chap1/co/info_chap1_web.html

Informatique en bibliothèque

  • 1.
    Formation ABF -Site de Paris et Noisy – 2017-2018 Flora Gousset – Bibliothécaire à Cœur d’Essonne agglomération Informatique en bibliothèque SIGB et autres logiciels de gestion
  • 2.
    I. Introduction etrepères historiques
  • 3.
    Informatique en bibliothèque: pourquoi ? Avant l'informatisation : Le système manuel En système manuel, si l'on reprend les étapes du circuit du document : - préparation de la commande - commande - réception - catalogage - indexation - équipement - mise à disposition On voit que les différentes étapes génèrent beaucoup de répétitions de tâches et demandent de nombreuses vérifications dans le contrôle des normes.
  • 4.
    Informatique en bibliothèque: pourquoi ? Le système informatique a été organisé à partir du système manuel. On peut les résumer par les aspects suivants : • la saisie unique : lors de toutes les opérations effectuées dans le système, il est possible de réutiliser une donnée stockée en mémoire, ce qui minimise le risque d'erreur, la contrepartie étant que la saisie des informations doit être effectuée de manière très précise, sous peine de voir une erreur se répercuter immédiatement. • lors de la saisie, le système peut assurer un contrôle de cohérence des données (par exemple, respect des normes de catalogage, présence de doublons) • les capacités, propres à l'informatique, de traitement rapide de grandes quantités d'informations et les possibilités de tri et de requête suppriment les tâches de duplication et d'intercalation des fichiers. Nouveau circuit du document Le partage des données avec la dérivation de notices ou la récupération de données change nos façons de travailler et redessine un nouveau circuit du document.
  • 5.
    Informatique en bibliothèque: pourquoi ? Le système informatique a été organisé à partir du système manuel. Nouveau circuit du document Le partage des données avec la dérivation de notices ou la récupération de données change nos façons de travailler et redessine un nouveau circuit du document.
  • 6.
    Informatique en bibliothèque: repères historiques • Années 70 apparition des premiers systèmes intégrés comportant plusieurs modules • En France, le premier système complet est mis en démonstration en 1970 : le système GIBUS 24 • Fin des années 70 : premières offres commerciales clés en main (matériel et logiciel) • Jusqu’au milieu des années 80 malgré tout, on constate une progression des outils dédiés Années 60 -70 : • Première automatisation de tâches : prêt, édition d’index et de biblio ; chacun développe son outil • 1967: premier catalogue collectif par l’OCLC • Création en France du Bureau national pour l’Automatisation des Bibliothèques (BAB) au début des années 70 pour coordonner les différentes expériences.
  • 7.
    Informatique en bibliothèque: repères historiques Années 80 : • Généralisation de l’usage de l’informatique à toutes les tâches de gestion avec des systèmes indépendants • Les SIGB gagnent du terrain à partir de la moitié des années 80 • Apparition des premiers OPAC • Développement du catalogage partagé et des catalogues collectif et de la pratique du travail en réseau • Les premiers réseaux de catalogage partagé
  • 8.
    Informatique en bibliothèque: repères historiques Années 90 : • Création de l’ABES en 1994 pour mettre en œuvre le catalogue collectif SUDOC (Système Universitaire de DOCumentation) • Commercialisation large des SIGB • Développement d’Internet • Apparition d’interfaces plus conviviales • Développement des OPAC • Fin des années 90 : apparition des OPAC WEB • Développement des bases de données en ligne
  • 9.
    Informatique en bibliothèque: repères historiques Années 2000 : • Déploiement du SUDOC à partir de 2001 • Web 2.0 et OPAC 2.0 • Succès des logiciels libres • Explosion de la documentation numérique • Multiplication d’outils de signalement, de gestion et d’accès à la documentation à côté du SIGB • Développement des portails documentaires • Développement de la RFID et automatisation des prêts/retours Les limites des systèmes sont de plus en plus évidentes
  • 10.
    Informatique en bibliothèque: repères historiques Années 2010 : • Web de données (réseau global d'informations) • Nouveaux formats et normes de catalogage • Les types de solutions logicielles continuent de se multiplier • Apparition de systèmes de nouvelle génération • Développement et prise en compte des supports mobiles
  • 11.
    Des logiciels pourquels usages ? Gestion Electronique des Documents Gestion des collections Gestion des lecteurs Gestion des postes multimédia Gestion des OPAC Gestion des tablettes Gestion d’accès au wifi Gestion du prêt d’ebooks Gestion du portail = site internet de la bibliothèque Gestion de l’application mobile de la bibliothèque Gestion des accès aux différentes ressources numériques en ligne => Autant d’usages pouvant être proposés soit par un seul logiciel, soit par plusieurs logiciels, en fonction des besoins et exigences de la bibliothèque Source :
  • 12.
    II. SIGB, portailset autres logiciels Source : Bibliotech : Bexar County Digital Library
  • 13.
    SIGB : définition Unsystème intégré de gestion de bibliothèque est un logiciel qui permet de gérer les différentes tâches d’une bibliothèque selon le principe d’un partage des données par les différents « modules » du système. Il est ainsi utilisé dans la gestion des collections et des usagers : circulation des documents, des acquisitions, édition de rapports statistiques. Source : BSF Campus : https://www.youtube.com/watch?v=0eicLBUqAXQ
  • 14.
    SIGB : leslogiciels propriétaires http://www.biblioannuaire.fr/annuaire/consulter-l-annuaire-2/logiciels-de-bibliotheques-sigb-open-source-et-proprietaires?limitstart=0 Aloes - Syracuse Orphée http://www.c3rb.org/ http://www.archimed.fr/ E-Biblio http://www.dip-systemes.com/ Koha http://www.progilone.fr/koha Cassiopée www.crescendo-systemes.com www.colibris-biblio.net https://www.biblixsystemes.com/ Biblix Systemes absysNET http://www.decalog.net/ Aleph www.exlibrisgroup.com
  • 15.
    SIGB : leslogiciels libres http://www.sigb.net / Logiciel libre, de quoi s'agit-il ? En résumé : 4 libertés accordées aux utilisateurs définissent un logiciel libre: - Le droit d'exécuter le logiciel - Le droit d'étudier le logiciel, ce qui suppose l'accès aux codes sources - Le droit de modifier le logiciel - Le droit de rediffuser le logiciel modifié ou non Koha http://www.biblibre.com/fr https://mind-and-go.com/ http://waterbear.info/ http://www.karviservices.fr/ http://afi-sa.net/bibliotheque
  • 16.
    SIGB : Modulede circulation des documents Prêt / Retour / Réservations – Gestion données usagers (respect règles données personnelles) – Gestion des transactions de prêt / retour selon des paramètres correspondants aux règles de prêt – Réclamations documents non restitués – Gestion de pénalités – Renouvellements – Réservations
  • 17.
    Module de catalogage –Notices bibliographiques (respectant les normes AFNOR et le format MARC) Module de recherche – A destination des professionnels – Distinct de l’OPAC – Permet d’effectuer des recherches sur différents types de données (bibliographiques, usagers, commandes …) SIGB : Module catalogue
  • 18.
    • Notices d'exemplaires :A une notice bibliographique peuvent correspondre une ou plusieurs notices d'exemplaires. La table permet d'identifier précisément et séparément chacun des exemplaires (avec les éléments d'identification que sont le numéro d'inventaire, le code-barres, la cote) et de connaître leur situation précise à tout moment. • Tables d'index : La table bibliographique est relié à des tables d'index ; il en existe au moins autant que de types de points d'accès (titres, auteurs, sujets, éditeurs commerciaux, ISBN, ISSN, titres de collections, etc...). Chaque clé d'index (alphabétique ou numérique selon le cas) renvoie par, le biais du numéro de la notice concernée, aux informations contenues dans la table bibliographique • Tables d'autorité : En général, il s'agit des fichiers d'autorités auteurs (personnes physiques et collectivités), matières, titres uniformes, collections. Il ne faut pas les confondre avec les précédents ; leur présence assure une normalisation des accès aux descriptions bibliographiques contenues dans le catalogue. On peut les récupérer de réservoirs français (pour les personnes : la BNF, pour les matières : RAMEAU, ...) SIGB : Module catalogue
  • 19.
    SIGB : Modulecatalogue : normes et formats La notice : le pavé ISBD : En catalogage manuel, la normalisation de la description bibliographique est définie par l'ISBD (International standard bibliographic description). Chaque type d'information est décrit dans une zone et toujours dans le même ordre. Cette analyse de l'information bibliographique restant insuffisante pour l'ordinateur, il faut introduire la notion de format, c'est-à-dire un modèle de présentation structurée de l'information en vue d'un traitement informatique : un logiciel peut en effet traiter et exploiter de l'information structurée. Récupération de notices : Le catalogage étant soumis à des normes précises, et devant donc aboutir au même résultat pour tous, il n'est pas utile de refaire ce que d'autres ont déjà réalisé. De nombreuses bibliothèques peuvent donc récupérer des notices déjà créées par d'autres établissements. Mais, que ce soit à partir d'un réservoir catalographique (SUDOC ou BN- OPALE par exemple) ou d'un catalogue partagé en réseau (Recherche Z3950 dans les modules catalogue).
  • 20.
    SIGB : Modulecatalogue : normes et formats Le format MARC (Machine Readable Cataloging) c'est-à-dire modèle de catalogage pour une exploitation informatique date de 1965 et a été élaboré par la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis. Le but d'UNIMARC, élaboré dans le cadre de l'IFLA en 1976, est l'échange d'information bibliographique entre formats MARC, mais souvent utilisé en France comme format de saisie. Caractéristiques du format MARC : On compte 10 blocs fonctionnels, dans lesquels on trouve un certain nombre de champs (ou zones), qui se composent d'une étiquette à 3 chiffres, 2 indicateurs servant à introduire des précisions, et des sous-zones introduits par le caractère “ $ ”. EXEMPLE : 010 ** $a 2-253-03268-9 $b Br. $d 24 F [ISBN, reliure, prix] 200 1* $a Les Champignons $f Jean C. Keller [Titre, auteur] 210 *0 $a Paris $c le Livre de poche $d 1983 [Edition] 215 ** $a 127 p. $c ill. $d 17 cm [Collation] 225 2* $a Le Livre de poche $v 7847 [Collection] 606 ** $3 $a Champignons [Vedette matière] 676 ** $a 589.2 [Indice Dewey] 700 1* $a Keller $b Jean [Vedette auteur] 995 ** $f 5777008954 $k 589.2 KEL
  • 21.
    SIGB : Modulede gestion des acquisitions – Edition des bons de commande à l'intention des fournisseurs – Suivi de commande et réception : attribution automatique d'un numéro de code à barres lors de la réception et après vérification de la livraison selon logiciel. Savoir à tout moment ce qui a été commandé, reçu, livré partiellement ou en attente de livraison ; en cas de retard, il permet l'édition automatique de lettres ou courriels de réclamations au fournisseur – Relances auprès des fournisseurs – La suggestion d'acquisition puis la reprise de la notice pour sa validation lors de la décision de commande – Suivi budgétaire : les montants des sommes engagées, et le solde disponible – Création de notices bib et ex / Données de commande visibles à l’OPAC
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    SIGB : Modulede gestion des acquisitions Les notices de commande : Dériver les notices - Constitution d'un panier Si vous passez les commandes en ligne auprès de votre fournisseur ou d'Electre, vous avez la possibilité de verser ces notices commerciales dans votre base (mais cela nécessite un abonnement payant.) Sinon, vous pouvez le faire par vous même sur la base de MOCCAM qui interroge la base d'Amazon pour les nouveautés et celle de la BNF pour les reste. Bien que moins complètes que celles de la BNF, les notices Amazon sont largement suffisantes pour faire un bon de commande. Souvent les outils proposent d'écraser les notices commerciales par les notices BNF lorsqu'elles paraissent. http://www.moccam-en-ligne.fr/ http://www.electre.com/
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    SIGB : Modulede gestion des acquisitions – Edition des bons de commande à l'intention des fournisseurs – Suivi de commande et réception : attribution automatique d'un numéro de code à barres lors de la réception et après vérification de la livraison selon logiciel. Savoir à tout moment ce qui a été commandé, reçu, livré partiellement ou en attente de livraison ; en cas de retard, il permet l'édition automatique de lettres ou courriels de réclamations au fournisseur – Relances auprès des fournisseurs – La suggestion d'acquisition puis la reprise de la notice pour sa validation lors de la décision de commande – Suivi budgétaire : les montants des sommes engagées, et le solde disponible – Création de notices bib et ex / Données de commande visibles à l’OPAC
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    SIGB : Moduled’éditions - Editer les lettres de rappel et de réservations - Editer des factures / titres de recettes au Trésor Public - Editer des relances aux fournisseurs - Editer des listes de documents, tableaux de collections - Editer des bibliographies - Editer des listes de nouveautés - Editer des listes de pilons - Editer des listes d’adhérents
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    SIGB : Modulede statistiques - Statistiques sur les documents - Statistiques sur l’activité (prêts, retours, réservations) - Statistiques sur le public (adhérents actifs, nouvelles adhésions, genre, âge, quartiers) - Statistiques sur l’utilisation de l’OPAC (interne et externe, pré-inscriptions, etc…) Source : BSF Campus : https://www.youtube.com/watch?v=0eicLBUqAXQ
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    Portail / OPAC Leportail c'est quoi ? « un site web qui offre une porte d'entrée commune à un large éventail de ressources et de services accessibles sur l'Internet et centrés sur un domaine d'intérêt ou une communauté particulière. » (Wikipedia) En bibliothèque, il donne accès : - au catalogue (recherche titre, auteur, sujet, mots clés, etc...) - au compte adhérent (prêts en cours, réservations, suggestions d'achat...) - à des infos sur la bibliothèque (infos pratiques, services, collections, agenda…) - à des ressources numériques (internes et/ou externes : sitographies) - à des contenus multimédias (blog, vidéo Youtube, réseaux sociaux…) Lorsque l'accès se fait au sein de la bibliothèque, on parle plutôt d'OPAC (Online Public Access Catalogue.) Le SIGB et le portail doivent communiquer pour fonctionner en parallèle. Pour cela, le portail documentaire utilise les données fournies par le SIGB. Les fournisseurs de SIGB proposent ainsi de plus en plus l'option portail documentaire.
  • 27.
    La recherche pourle public est directement liée au module catalogage, avec les index et tables d'autorités. Le lecteur peut rechercher directement sur le catalogue, il aura accès à une recherche simple (sur index) ou avancée (sur plusieurs champs), et pourra restreindre sa recherche sur une bibliothèque ou une section, sur un type de document, ou encore sur un sujet. Par exemple, on pourra choisir de faire la recherche soit sur tous les champs ou sur le nom de l'auteur ou sur le titre. Par exemple : on sélectionne le type de champ zone par zone. Et /ou / sauf Auteur : ___________ Et /ou / sauf Titre : ___________ Et /ou / sauf Collection : ___________ Et /ou / sauf Sujet : ___________ OPAC : accès au catalogue
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    SGTP / EPN Définition :Système de Gestion des Terminaux Publics, soit pour gérer les EPN (Espace Public Numérique) / Espaces multimédias. Les fonctionnalités attendues sont les suivantes : - Gestion des postes (connexion, déconnexion, ajout de temps, prise de main, ou envoi de messages) et de sa sécurité - Contrôle des accès internet et de l’identification des usagers et de leurs droits : en général avec son numéro de carte d'adhérent, d'où le besoin d'associer SIGB et SGTP, sans pour autant qu'il s'agisse d'une même fournisseur.  - Gestion des impressions, des réservations, des quotas, etc. - Statistiques d'utilisation des postes publics
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    Offrant une plusgrande disponibilité du personnel pour l’accueil du public, la valorisation et la médiation des collections, l'informatisation et l'automatisation permettent d’améliorer les services rendus aux usagers. Informatiser à tout prix ? Cette opération a un coût non négligeable quel qu’en soit le projet. De ce fait, l’opportunité d’une informatisation se pose en fonction de différents critères : - importance du fonds, - volume des prêts, - amplitude d’ouverture, - capacité du lieu « à s’adapter aux contraintes liées », - formation des personnels, - budget d’acquisition. Informatiser la bibliothèque Source : BSF Campus : https://www.youtube.com/watch?v=0eicLBUqAXQ
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    Informatiser la bibliothèque Elémentsdéclencheurs de l’informatisation : - Projet d’ouverture d’un nouvel équipement, - Nécessité de gestion (modernisation du fonctionnement de la structure). Les étapes de l'informatisation : - associer bibliothécaires, élus, bibliothèque départementale dans la réflexion du projet - évaluer les coûts en amont et les partenaires financiers (subventions) - communiquer auprès des fournisseurs Puis dépouillement des offres afin de définir le fournisseur retenu. Délibération du Conseil municipal/communautaire qui prévoit le plan de financement et sollicite les subventions nécessaires auprès du Conseil général ,de l’Etat et du Conseil régional, Source : BSF Campus : https://www.youtube.com/watch?v=0eicLBUqAXQ
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    Automatisation et RFID Définition :Radio Frequency Identification ou identification par radio fréquence. L’équipement des documents des bibliothèques avec des étiquettes RFID permet de disposer d’un outil à triple fonction : identification, gestion des transactions et sécurisation. Les éléments essentiels d'un système de RFID sont : - Une puce - Une platine de lecture / écriture - Un portique antivol - Un automate de prêt / retour - Un lecteur portable (recolement) Fournisseurs principaux : Nedap / Bibliotheca / 3M De nos jours, lorsqu'on envisage l'informatisation, ou plutôt la réinformatisation, on prévoit dans le même coup la possibilité d'automatiser les prêts retours, soit sous RFID , ou en conservant les codes barres adhérents / documents.
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    Pour aller plusloin ... Retrouvez ce cours ici : https://fr.slideshare.net/floragousset/ Vous pouvez également me contacter à ce mail : f.gousset@laposte.net Cours ABF Midi-Pyrénnées « informatiser une bibliothèque » : http://www.abf.asso.fr/fichiers/file/Midi-Pyrenees/2014%2011%2004%20CRAYSSAC%20Informatisation%20d'une%20biblioth%C3%A8que.pdf Cours médiadix « informatique en bibliothèque » : http://mediadix.parisnanterre.fr/cours/informatique/chap1/co/info_chap1_web.html