Prise en charge diététique  et TCA  Langage et comportements
I/ L’importance du style relationnel
L’influence du langage  dans les TCA Les règles verbales rigides « il faut toujours/jamais… »
Exemples de règles verbales rigides Règles rigides Exemples Comportements associés Règles associées au perfectionnisme « Je dois toujours montrer que je suis la meilleure » Surinvestissement dans le travail Règles associées au contrôle pondéral « je ne dois pas prendre de poids » Restriction calorique Sport à outrance Conduite de « purge » Règles alimentaires « il ne faut jamais manger de glucides après midi » « il ne faut  jamais associer viande et féculents » Exclusion de groupe d’aliments Non respect des sensations alimentaires
Ces règles verbales rigides contribuent à la perte de flexibilité psychologique des patients TCA = persistance de comportements inefficaces  (notamment les conduites restrictives)
L’attitude à adopter par le nutritionniste Souligner ces règles et leur caractère rigide et tyrannique Inviter le patient à les identifier Mettre en évidence leurs influences sur les comportements problématiques
Le piège: générer de nouvelles règles Importance ++ du style relationnel
Attitude rigide Imposer des comportements/ Prescrire des comportements Utiliser des « il faut » Ex: « il faut absolument prendre un petit déjeuner le matin » « il ne faut absolument pas sauter de repas » Proposer des comportements non conforme aux valeurs du patient
Attitude flexible Proposer des comportements/Inviter à l’expérimentation Valider avec le patient que le comportement est conforme à ses valeurs Préférer des phrases du type: « je peux vous inviter à prendre une collation l’après-midi » Ou encore « beaucoup de mes patients tirent un vrai bénéfice de la prise d’une collation dans l’après-midi » Souligner la bienveillance du comportement proposé « il me semble bon pour vous de manger un peu de féculents sur les repas, qu’en pensez-vous? »
Le plus important… n’est pas de mettre en place le comportement ou non mais  d’observer ce qui se passe autour « de faire » ou de « ne pas faire » le comportement
MOI
II/ Redonner du contrôle L’impulsivité alimentaire est la résultante de deux facteurs : Faim Emotions désagréables Impulsivité alimentaire
Ceci explique que les crises alimentaires ont majoritairement lieu à distance des repas
La principale erreur  : proposer une collation légère Cette amorce calorique joue souvent le rôle de déclencheur de crise
La collation de 17h : un repas indispensable Exemples 3 abricots secs Laitage Pain et chocolat Ou Pain et fromage une pomme OU Un bol de flocons d’avoine, lait et miel Compote
Ce type de goûter riche en glucides favorise également la synthèse de sérotonine    réduction de l’impulsivité Wurtman RJ, Wurtman JJ. Brain serotonin, carbohydrate-craving, obesity and depression.  Obes Res . 1995 Nov;3 Suppl 4:477S-480S.

langage et comportements

  • 1.
    Prise en chargediététique et TCA Langage et comportements
  • 2.
    I/ L’importance dustyle relationnel
  • 3.
    L’influence du langage dans les TCA Les règles verbales rigides « il faut toujours/jamais… »
  • 4.
    Exemples de règlesverbales rigides Règles rigides Exemples Comportements associés Règles associées au perfectionnisme « Je dois toujours montrer que je suis la meilleure » Surinvestissement dans le travail Règles associées au contrôle pondéral « je ne dois pas prendre de poids » Restriction calorique Sport à outrance Conduite de « purge » Règles alimentaires « il ne faut jamais manger de glucides après midi » « il ne faut jamais associer viande et féculents » Exclusion de groupe d’aliments Non respect des sensations alimentaires
  • 5.
    Ces règles verbalesrigides contribuent à la perte de flexibilité psychologique des patients TCA = persistance de comportements inefficaces (notamment les conduites restrictives)
  • 6.
    L’attitude à adopterpar le nutritionniste Souligner ces règles et leur caractère rigide et tyrannique Inviter le patient à les identifier Mettre en évidence leurs influences sur les comportements problématiques
  • 7.
    Le piège: générerde nouvelles règles Importance ++ du style relationnel
  • 8.
    Attitude rigide Imposerdes comportements/ Prescrire des comportements Utiliser des « il faut » Ex: « il faut absolument prendre un petit déjeuner le matin » « il ne faut absolument pas sauter de repas » Proposer des comportements non conforme aux valeurs du patient
  • 9.
    Attitude flexible Proposerdes comportements/Inviter à l’expérimentation Valider avec le patient que le comportement est conforme à ses valeurs Préférer des phrases du type: « je peux vous inviter à prendre une collation l’après-midi » Ou encore « beaucoup de mes patients tirent un vrai bénéfice de la prise d’une collation dans l’après-midi » Souligner la bienveillance du comportement proposé « il me semble bon pour vous de manger un peu de féculents sur les repas, qu’en pensez-vous? »
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    Le plus important…n’est pas de mettre en place le comportement ou non mais d’observer ce qui se passe autour « de faire » ou de « ne pas faire » le comportement
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    II/ Redonner ducontrôle L’impulsivité alimentaire est la résultante de deux facteurs : Faim Emotions désagréables Impulsivité alimentaire
  • 13.
    Ceci explique queles crises alimentaires ont majoritairement lieu à distance des repas
  • 14.
    La principale erreur : proposer une collation légère Cette amorce calorique joue souvent le rôle de déclencheur de crise
  • 15.
    La collation de17h : un repas indispensable Exemples 3 abricots secs Laitage Pain et chocolat Ou Pain et fromage une pomme OU Un bol de flocons d’avoine, lait et miel Compote
  • 16.
    Ce type degoûter riche en glucides favorise également la synthèse de sérotonine  réduction de l’impulsivité Wurtman RJ, Wurtman JJ. Brain serotonin, carbohydrate-craving, obesity and depression. Obes Res . 1995 Nov;3 Suppl 4:477S-480S.