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LES BRULURES CUTANEES
GRAVES
Présenter par: Dr KOKO MUNJUZA Victoire
1
2
PLANS
1. Introduction
2. Classifications et catégories
3. Etiologies
4. Anatomie Pathologique
5. Etude clinique
6. Aspects particuliers
7. Prise en charge et Pronostic
8. Conclusion
3
I. INTRODUCTION
• Les brûlures cutanées réalisent une
lésion tissulaire provoquée par la
chaleur sous toutes ses formes. Par
leur fréquence, par les troubles
généraux qu'elles engendrent, par les
problèmes thérapeutiques généraux
et locaux qu'elles soulèvent
4
I. INTRODUCTION
• Une "brûlure cutanée grave": c'est toute brûlure
nécessitant une surveillance médicale du fait de
son étendue (plus de 10-15 % de surface brûlée),
de sa profondeur (II-IIIè degré) et de l'âge du
patient, soit par la présence d'autres lésions
concomittantes à l'accident ou antérieures
(lésions osseuses, contusion abdominale,
problèmes respiratoires,...); soit enfin, à cause
de la région atteinte (région articulaire, orifice
naturel,...).
!!!!!!!La brûlure électrique est d'emblée considérée
comme grave.
5
Définition
• Destruction du revêtement cutané et
parfois des structures sous-jacentes
par un agent thermique, électrique ou
chimique.
• Rupture de la barrière cutanée
protectrice.
6
STRUCTURE DE LA PEAU
7
Brûlure cutanée grave
• Exige une surveillance médicale pour des
raisons suivantes:
• -Etendue: 10-15 %
• -Profondeur: 2è ou 3è degré
• -Age
• -Présence des lésions associées
• -Siège
• -Brûlure électrique
8
II. CLASSIFICATIONS ET CATEGORIES
Il existe plusieurs façons de classifier les
brulures:
1. Selon DUPUYTREN décrivait six degrés
selon la profondeur :
• 1er degré: Erythème
• 2è degré: Phlycytènes
• 3è degré: Escarre
• 4è degré (aponévrose), 5è (muscles) et 6è
(os): CARBONISATION
9
Actuellement, on admet qu'en profondeur 3 degrés
méritent d'être retenus:
10
11
II. CLASSIFICATIONS ET CATEGORIES
• 2. Selon l’ouverture: brûlures fermées et
brûlures ouvertes
3. Selon l’évolution:
• 1er stade: Choc
• 2è stade: Intoxication
• 3è stade: Infection
• 4è stade: Cicatrisation
12
II. CLASSIFICATIONS ET CATEGORIES
• Catégories
Fréquence élevée: enfants, alcooliques, épileptiques et
diabétiques.
!!! ELEMENT CAPITAL DU PRONOSTIC: ETENDUE
13
LES ETIOLOGIES
Les agents physiques:
1. Chaleur:
• par rayonnements (soleil), par contact des
solides, liquides, gaz
• électricité
• -radiations: rayons x, U.V., Rayon gamma.
2. Le froid intense
3. Les agents chimiques: caustiques, les Acides
et les gaz toxiques.
14
ANATOMIE PATHOLOGIQUE
• LESIONS TEGUMENTAIRES
• LESIONS VISCERALES
15
DESCRIPTION DES LESIONS
TEGUMENTAIRES :
Premier degré: un érythème simple
• Il correspond à l'atteinte superficielle
de l'épiderme.
• caractérisé par une vasodilatation
cutanée avec tuméfaction et
diapédèse.
16
DESCRIPTION DES LESIONS
TEGUMENTAIRES :
Deuxième degré: phlyctènes
• Il se caractérise par la formation des phlyctènes
décollant l'épiderme entre la couche cornée et la
couche de Malpighi.
• Le liquide qu'elles contiennent est du plasma
exsudé.
Le fond des phlyctènes est formé par le corps
papillaire du derme qui a les formations
épidermiques intradermiques (glandes
sudoripares, appareils pilo-sébacés) qui sont
encore intactes.
17
18
DESCRIPTION DES LESIONS
TEGUMENTAIRES :
Troisième degré: escarres.
• Il se définit par une atteinte profonde de la peau
avec formation d'escarres.
• Toutes les formations épidermiques étant
détruites, toute l'épaisseur de la peau et des
tissus atteints se transforme en une escarre
• Après la chute de cette escarre la cicatrisation ne
peut se faire que de la périphérie vers le centre et
avec une grande lenteur.
19
20
• Quatrième degré: brûlures de l’aponévrose
• Cinquième degré: brûlures des muscles
• Sixième degré: brûlures des os
……..> CARBONISATION
En fait au stade initial, la profondeur de la brûlure
est souvent bien difficile à préciser.
21
2. Lésions viscérales:
Au niveau de la plupart des viscères, on trouve des
lésions assez semblables: hyperémie, congestion,
infarctus hémorragiques.
• Des lésions particulières ont été décrites au
niveau de certains organes:
- lésions gastroduodénales: ulcère de Curling
(2- 10jrs)
- lésions encéphaliques
- lésions rénales: lésions de néphrites.
22
ETUDE CLINIQUE
Cette étude pose deux problèmes distincts, chacun
d'eux étant évolutif:
- brûlure lésion locale
- brûlure maladie générale.
23
BRULURE: MALADIE LOCALE.
• 1) la profondeur
• 2) l'étendue: la règle des "neuf" de
Wallace est pratique (pour les
adultes):
• - 9 % tête et cou ou chaque membre
supérieur
• - 18 % pour chaque membre inférieur ou
chaque face du tronc
• - 1 % pour les organes génitaux externes
24
Règle de neuf de WALLACE
25
Pour les enfants
• Tête et cou: 4x7
• MS: 2x7
• Tronc: 2x7x2
• MI: 2x7x2
• Organes génitaux: 2
26
On utilise aussi la Table de Lund pour
calculer la surface brulée
27
3) le pronostic:
• les brûlures superficielles vont régresser en quelque
jours.
• les phlyctènes ont une régénération rapide; en 10 -
15 jours, un nouvel épiderme apparaît, mais il reste
le plus souvent blanchâtre, cicatriciel, trace
indélébile de la brûlure.
• les escarres: la réparation spontanée ne se fait que
par voie centripète; l'évolution locale est dominée
par l'infection, elle est pratiquement inévitable.
• En outre, ces brûlures profondes laissent des
cicatrices de très mauvaise qualité. Ces cicatrices ont
tendance à devenir chéloidiennes.
28
BRULURE : MALADIE GENERALE
Les phénomènes généraux des brûlures
graves évoluent en 3 périodes:
• Phase de choc
• Phase de toxémie
• Phase de réparation
29
1) La phase de CHOC
C'est un stade inconstant qui apparaît dans les 24
premières heures. Il présente 2 moments qui
peuvent être graves:
• - immédiatement après l'accident, favorisé par
une douleur excessive
• - après un intervalle libre durant lequel il est
masqué par des phénomènes compensateurs.
La caractéristique de cette période est la
perte liquidienne locale.
30
1) La phase de CHOC
Cliniquement:
• Le blessé présente un aspect grave: sueurs,
refroidissements, dyspnée importante. La
soif est intense et très souvent le sujet
vomit. La température est basse. Le pouls
petit et rapide. La tension artérielle est
basse ou quelque fois normale.
31
1) La phase de CHOC
Biologiquement:
• - Hématocrite : après chaque 3 heures ->
hémoconcentration
• Le problème essentiel est la diminution du sang
circulant due à la déperdition de plasma au
niveau des brûlures. Il existe en outre une
exsudation oedémateuse dans le tissu cellulaire
sous-cutané.
32
2) La phase de TOXEMIE
• C'est une véritable maladie des brûlés ou choc
secondaire des brûlés. Elle s'étend théoriquement
du 2è au 8è jour. C'est la période de réabsorption
des oedèmes.
Cliniquement:
A l'amélioration habituelle de l'état du blessé vers la
24è heure fait suite une aggravation progressive:
• torpeur ou somnolence pouvant aboutir au coma
• fièvre qui monte rapidement
• oligurie avec albuminurie et cylindrurie.
33
Biologiquement:
Il existe de graves perturbations dont la plus
importante est la DEPERDITION
PLASMATIQUE. L'hyperperméabilité capillaire au
niveau de la zone brûlée entraîne une perte d'eau
par les phlyctènes et un appel d'eau dans les zones
brûlées, ce qui se traduit par:
- des troubles du métabolisme azoté:
• * dans le sang: augmentation de tous les
composés azotés (polypeptides)
• * dans les urines: la perte azotée est souvent
importante, 25 à 30 g par jour, ce qui ajouté aux
déperditions de la brûlure entraîne des
spoliations énormes.
34
• - des troubles du métabolisme du sel:
• * hypochlorurémie
• * hypochlorurie
• - des troubles du métabolisme des glucides:
• * hyperglycémie
• - des troubles de la R.A (réserve alcaline):
abaissement avec légère baisse du pH.
L'évolution n'est pas favorable si l'étendue
dépasse 25 à 40 %.
35
3) La phase de REPARATION
• Les oedèmes sont réabsorbés souvent assez
lentement. Les phénomènes généraux liés à cette
période dépendent des complications locales et
de l'infection.
• L'infection des surfaces brûlées est liée à la
profondeur de la brûlure car l'élimination de
l'escarre est lente et l'infection marginale gagne
le derme profond.
• Les germes en cause sont variables:
staphylocoque, mais parfois pyocyanique ou
anaérobies. Le tétanos peut également venir
compliquer l'évolution d'une brûlure.
36
En l'absence d'un traitement correct s'établit une
suppuration interminable entraînant des troubles
de l'E.G. et réalisant le syndrome général tardif
des brûlures qui se caractérise par:
• des grandes oscillations thermiques avec parfois
une hémoculture positive.
• une anémie d'autant plus précoce et plus sévère
que la surface brûlée est plus étendue
• des oedèmes de type carentiel avec
amaigrissement, troubles digestifs et diarrhée.
• biologiquement: hypoprotéinémie et
hypovitaminose globale.
37
Quelques aspects cliniques des
brûlures
1) Suivant le siège: - face - cou - cuir chevelu
2) Suivant la cause: - électricité - rayons X
38
TRAITEMENT DES BRULURES ETENDUES
Le traitement doit viser:
• à réanimer le brûlé
• à prévenir l'infection
39
1. Le traitement général
Immédiatement:
• calmer la douleur et l'anxiété: morphine,
dolantine
• traiter le choc s'il existe
• examens de départ: G.S, Hb, urée, glycémie,
ionogrammes et taux des protides totaux.
• mise en place d'une sonde vésicale
• faire une S.A.T. (sérothérapie antitétanique)
• commencer d'emblée un traitement
antibiotique.
40
Les liquides employés:
Eau et les électrolytes apportés sous forme de:
• * Sérum glucosé à 10%
• * Sérum bicarbonaté
• * Sérum physiologique
• * KCl et chlorure de sodium (NaCl)
• *Le mixte
• *Lactate Ringer
• - Le plasma
• - Les albumines humaines en solution à 5 %
• - Le sang total isogroupe.
41
LA CONDUITE DE LA REANIMATION
1) Les premières 24 heures:
• Calcul de la quantité de liquide à administrer
(selon EVANS):
= 2 ml x poids x % de brûlure + 2.000 ml ration
de base (R.B.) +-1/2 macromolécules
• Un brûlé de 60 kg à 20% recevra 4.400 ml : (1/2
électrolytes +1/2 macromolécules)
• Se rappeler si la valeur de la surface
brûlée dépasse 50%.
• La première moitié est injectée dans les huit
premières heures et le reste plus lentement dans
les heures restantes.
42
43
• Surveillance du brûlé: pouls, température,
respiration, diurèse horaire.
44
2. Le traitement local
• apprécier d'abord l'étendue de la brûlure et faire
un schéma
• la profondeur est souvent difficile à apprécier
immédiatement. Le problème immédiat est
davantage celui de l'importance de l'exsudation
que celui de la réparation secondaire.
• localement: faire nettoyage et le pansement en
salle d'opération. Se contenter d'un simple
nettoyage au sérum physiologique d'abord, puis
avec une solution d'ammonium quaternaire.
45
Deux méthodes de traitement:
1) La méthode ouverte avec exposition
à l'air:
• Après poudrage avec un antibiotique,
le brûlé est couché nu dans des draps
stériles sous un cerceau
• - Air stérilisé dans la chambre :
difficile à obtenir
46
2) La méthode occlusive avec pansement:
• -cerner les brûlures avec un antiseptique type
mercurochrome
• -appliquer sur la brûlure soit un tulle gras, ou
mieux des compresses imprégnées de pommade
antibiotique.
• - par dessus, mettre une bonne épaisseur de
compresses
• -la contention est assurée par des bandes
velpeau. Pour les brûlures des membres,
immobiliser en position de fonction.
47
2) Le lendemain
• Faire effectuer de nouveaux examens
biologiques, en particulier un ionogramme
et une R.A.
• En principe, réduire l'apport en liquides et
électrolytes de la moitié, se baser sur la
diurèse:
- Diurèse aux environs de 50cc/h: réduire
de moitié
- Diurèse > 100cc/h : ralentir
- Diurèse < 30cc/h : augmenter
48
3) Le 3è jour
• Dans les cas favorables, la crise urinaire doit se
produire.
• Etablissement minutieux du bilan hydrique en
comparant les entrées et les sorties.
• Nouveau dosage des électrolytes.
• Diminuer au maximum l'apport hydrique car
risque de surcharge et d'oedèmes.
• Surveiller: T.A, peau, langue, veines.
• L'alimentation est très importante et doit prendre
la relève en fournissant au brûlé une ration
calorique et protéique suffisante: 2-3000
calories.
49
4) Du 3è - 7è jour
•Réanimation légère
•Faire vers le 6è jour un bilan
électrolytique et suivant les
résultats corriger les défaillances
ou s'abstenir.
50
5) A partir du 8è jour
• Le problème redevient local.
• Déterger et greffer le plus rapidement possible
• Pansement sous anesthésie générale simple et
préparation des zones à greffer.
• En attendant la greffe qui sera faite précocement
et en même temps si possible, hydrater
correctement le brûlé.
• Suralimentation et au besoin petites
transfusions.
51
52
Le pronostic de la brûlure
53
• Séquelles : cicatrice rétractile
54
55
• Prévention: immoboliser le malade dans
la position de fonction.
Bien positionner le malade
56
BIBLIOGRAPHIE
• Prof. Dr. AHUKA ONA LONGOMBE, MD,
PhD, MHPE (Maastr), COURS DE
CHIRURGIE GENERALE Pour les étudiants
de Médecine République Démocratique
du Congo
• Médecins Sans Frontières. Guide clinique et
thérapeutique. Edition 2019.ISBN 978-2-37585-
042-8
• WWW. Encrypted-tbn0.gstatic.com
• WWW.Google.Com/brulure
57
MERCI
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LES BRULURES CUTANEES GRAVES ET LEUR PRISE EN CHARGE PDF

  • 1. LES BRULURES CUTANEES GRAVES Présenter par: Dr KOKO MUNJUZA Victoire 1
  • 2. 2
  • 3. PLANS 1. Introduction 2. Classifications et catégories 3. Etiologies 4. Anatomie Pathologique 5. Etude clinique 6. Aspects particuliers 7. Prise en charge et Pronostic 8. Conclusion 3
  • 4. I. INTRODUCTION • Les brûlures cutanées réalisent une lésion tissulaire provoquée par la chaleur sous toutes ses formes. Par leur fréquence, par les troubles généraux qu'elles engendrent, par les problèmes thérapeutiques généraux et locaux qu'elles soulèvent 4
  • 5. I. INTRODUCTION • Une "brûlure cutanée grave": c'est toute brûlure nécessitant une surveillance médicale du fait de son étendue (plus de 10-15 % de surface brûlée), de sa profondeur (II-IIIè degré) et de l'âge du patient, soit par la présence d'autres lésions concomittantes à l'accident ou antérieures (lésions osseuses, contusion abdominale, problèmes respiratoires,...); soit enfin, à cause de la région atteinte (région articulaire, orifice naturel,...). !!!!!!!La brûlure électrique est d'emblée considérée comme grave. 5
  • 6. Définition • Destruction du revêtement cutané et parfois des structures sous-jacentes par un agent thermique, électrique ou chimique. • Rupture de la barrière cutanée protectrice. 6
  • 8. Brûlure cutanée grave • Exige une surveillance médicale pour des raisons suivantes: • -Etendue: 10-15 % • -Profondeur: 2è ou 3è degré • -Age • -Présence des lésions associées • -Siège • -Brûlure électrique 8
  • 9. II. CLASSIFICATIONS ET CATEGORIES Il existe plusieurs façons de classifier les brulures: 1. Selon DUPUYTREN décrivait six degrés selon la profondeur : • 1er degré: Erythème • 2è degré: Phlycytènes • 3è degré: Escarre • 4è degré (aponévrose), 5è (muscles) et 6è (os): CARBONISATION 9
  • 10. Actuellement, on admet qu'en profondeur 3 degrés méritent d'être retenus: 10
  • 11. 11
  • 12. II. CLASSIFICATIONS ET CATEGORIES • 2. Selon l’ouverture: brûlures fermées et brûlures ouvertes 3. Selon l’évolution: • 1er stade: Choc • 2è stade: Intoxication • 3è stade: Infection • 4è stade: Cicatrisation 12
  • 13. II. CLASSIFICATIONS ET CATEGORIES • Catégories Fréquence élevée: enfants, alcooliques, épileptiques et diabétiques. !!! ELEMENT CAPITAL DU PRONOSTIC: ETENDUE 13
  • 14. LES ETIOLOGIES Les agents physiques: 1. Chaleur: • par rayonnements (soleil), par contact des solides, liquides, gaz • électricité • -radiations: rayons x, U.V., Rayon gamma. 2. Le froid intense 3. Les agents chimiques: caustiques, les Acides et les gaz toxiques. 14
  • 15. ANATOMIE PATHOLOGIQUE • LESIONS TEGUMENTAIRES • LESIONS VISCERALES 15
  • 16. DESCRIPTION DES LESIONS TEGUMENTAIRES : Premier degré: un érythème simple • Il correspond à l'atteinte superficielle de l'épiderme. • caractérisé par une vasodilatation cutanée avec tuméfaction et diapédèse. 16
  • 17. DESCRIPTION DES LESIONS TEGUMENTAIRES : Deuxième degré: phlyctènes • Il se caractérise par la formation des phlyctènes décollant l'épiderme entre la couche cornée et la couche de Malpighi. • Le liquide qu'elles contiennent est du plasma exsudé. Le fond des phlyctènes est formé par le corps papillaire du derme qui a les formations épidermiques intradermiques (glandes sudoripares, appareils pilo-sébacés) qui sont encore intactes. 17
  • 18. 18
  • 19. DESCRIPTION DES LESIONS TEGUMENTAIRES : Troisième degré: escarres. • Il se définit par une atteinte profonde de la peau avec formation d'escarres. • Toutes les formations épidermiques étant détruites, toute l'épaisseur de la peau et des tissus atteints se transforme en une escarre • Après la chute de cette escarre la cicatrisation ne peut se faire que de la périphérie vers le centre et avec une grande lenteur. 19
  • 20. 20
  • 21. • Quatrième degré: brûlures de l’aponévrose • Cinquième degré: brûlures des muscles • Sixième degré: brûlures des os ……..> CARBONISATION En fait au stade initial, la profondeur de la brûlure est souvent bien difficile à préciser. 21
  • 22. 2. Lésions viscérales: Au niveau de la plupart des viscères, on trouve des lésions assez semblables: hyperémie, congestion, infarctus hémorragiques. • Des lésions particulières ont été décrites au niveau de certains organes: - lésions gastroduodénales: ulcère de Curling (2- 10jrs) - lésions encéphaliques - lésions rénales: lésions de néphrites. 22
  • 23. ETUDE CLINIQUE Cette étude pose deux problèmes distincts, chacun d'eux étant évolutif: - brûlure lésion locale - brûlure maladie générale. 23
  • 24. BRULURE: MALADIE LOCALE. • 1) la profondeur • 2) l'étendue: la règle des "neuf" de Wallace est pratique (pour les adultes): • - 9 % tête et cou ou chaque membre supérieur • - 18 % pour chaque membre inférieur ou chaque face du tronc • - 1 % pour les organes génitaux externes 24
  • 25. Règle de neuf de WALLACE 25
  • 26. Pour les enfants • Tête et cou: 4x7 • MS: 2x7 • Tronc: 2x7x2 • MI: 2x7x2 • Organes génitaux: 2 26
  • 27. On utilise aussi la Table de Lund pour calculer la surface brulée 27
  • 28. 3) le pronostic: • les brûlures superficielles vont régresser en quelque jours. • les phlyctènes ont une régénération rapide; en 10 - 15 jours, un nouvel épiderme apparaît, mais il reste le plus souvent blanchâtre, cicatriciel, trace indélébile de la brûlure. • les escarres: la réparation spontanée ne se fait que par voie centripète; l'évolution locale est dominée par l'infection, elle est pratiquement inévitable. • En outre, ces brûlures profondes laissent des cicatrices de très mauvaise qualité. Ces cicatrices ont tendance à devenir chéloidiennes. 28
  • 29. BRULURE : MALADIE GENERALE Les phénomènes généraux des brûlures graves évoluent en 3 périodes: • Phase de choc • Phase de toxémie • Phase de réparation 29
  • 30. 1) La phase de CHOC C'est un stade inconstant qui apparaît dans les 24 premières heures. Il présente 2 moments qui peuvent être graves: • - immédiatement après l'accident, favorisé par une douleur excessive • - après un intervalle libre durant lequel il est masqué par des phénomènes compensateurs. La caractéristique de cette période est la perte liquidienne locale. 30
  • 31. 1) La phase de CHOC Cliniquement: • Le blessé présente un aspect grave: sueurs, refroidissements, dyspnée importante. La soif est intense et très souvent le sujet vomit. La température est basse. Le pouls petit et rapide. La tension artérielle est basse ou quelque fois normale. 31
  • 32. 1) La phase de CHOC Biologiquement: • - Hématocrite : après chaque 3 heures -> hémoconcentration • Le problème essentiel est la diminution du sang circulant due à la déperdition de plasma au niveau des brûlures. Il existe en outre une exsudation oedémateuse dans le tissu cellulaire sous-cutané. 32
  • 33. 2) La phase de TOXEMIE • C'est une véritable maladie des brûlés ou choc secondaire des brûlés. Elle s'étend théoriquement du 2è au 8è jour. C'est la période de réabsorption des oedèmes. Cliniquement: A l'amélioration habituelle de l'état du blessé vers la 24è heure fait suite une aggravation progressive: • torpeur ou somnolence pouvant aboutir au coma • fièvre qui monte rapidement • oligurie avec albuminurie et cylindrurie. 33
  • 34. Biologiquement: Il existe de graves perturbations dont la plus importante est la DEPERDITION PLASMATIQUE. L'hyperperméabilité capillaire au niveau de la zone brûlée entraîne une perte d'eau par les phlyctènes et un appel d'eau dans les zones brûlées, ce qui se traduit par: - des troubles du métabolisme azoté: • * dans le sang: augmentation de tous les composés azotés (polypeptides) • * dans les urines: la perte azotée est souvent importante, 25 à 30 g par jour, ce qui ajouté aux déperditions de la brûlure entraîne des spoliations énormes. 34
  • 35. • - des troubles du métabolisme du sel: • * hypochlorurémie • * hypochlorurie • - des troubles du métabolisme des glucides: • * hyperglycémie • - des troubles de la R.A (réserve alcaline): abaissement avec légère baisse du pH. L'évolution n'est pas favorable si l'étendue dépasse 25 à 40 %. 35
  • 36. 3) La phase de REPARATION • Les oedèmes sont réabsorbés souvent assez lentement. Les phénomènes généraux liés à cette période dépendent des complications locales et de l'infection. • L'infection des surfaces brûlées est liée à la profondeur de la brûlure car l'élimination de l'escarre est lente et l'infection marginale gagne le derme profond. • Les germes en cause sont variables: staphylocoque, mais parfois pyocyanique ou anaérobies. Le tétanos peut également venir compliquer l'évolution d'une brûlure. 36
  • 37. En l'absence d'un traitement correct s'établit une suppuration interminable entraînant des troubles de l'E.G. et réalisant le syndrome général tardif des brûlures qui se caractérise par: • des grandes oscillations thermiques avec parfois une hémoculture positive. • une anémie d'autant plus précoce et plus sévère que la surface brûlée est plus étendue • des oedèmes de type carentiel avec amaigrissement, troubles digestifs et diarrhée. • biologiquement: hypoprotéinémie et hypovitaminose globale. 37
  • 38. Quelques aspects cliniques des brûlures 1) Suivant le siège: - face - cou - cuir chevelu 2) Suivant la cause: - électricité - rayons X 38
  • 39. TRAITEMENT DES BRULURES ETENDUES Le traitement doit viser: • à réanimer le brûlé • à prévenir l'infection 39
  • 40. 1. Le traitement général Immédiatement: • calmer la douleur et l'anxiété: morphine, dolantine • traiter le choc s'il existe • examens de départ: G.S, Hb, urée, glycémie, ionogrammes et taux des protides totaux. • mise en place d'une sonde vésicale • faire une S.A.T. (sérothérapie antitétanique) • commencer d'emblée un traitement antibiotique. 40
  • 41. Les liquides employés: Eau et les électrolytes apportés sous forme de: • * Sérum glucosé à 10% • * Sérum bicarbonaté • * Sérum physiologique • * KCl et chlorure de sodium (NaCl) • *Le mixte • *Lactate Ringer • - Le plasma • - Les albumines humaines en solution à 5 % • - Le sang total isogroupe. 41
  • 42. LA CONDUITE DE LA REANIMATION 1) Les premières 24 heures: • Calcul de la quantité de liquide à administrer (selon EVANS): = 2 ml x poids x % de brûlure + 2.000 ml ration de base (R.B.) +-1/2 macromolécules • Un brûlé de 60 kg à 20% recevra 4.400 ml : (1/2 électrolytes +1/2 macromolécules) • Se rappeler si la valeur de la surface brûlée dépasse 50%. • La première moitié est injectée dans les huit premières heures et le reste plus lentement dans les heures restantes. 42
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  • 44. • Surveillance du brûlé: pouls, température, respiration, diurèse horaire. 44
  • 45. 2. Le traitement local • apprécier d'abord l'étendue de la brûlure et faire un schéma • la profondeur est souvent difficile à apprécier immédiatement. Le problème immédiat est davantage celui de l'importance de l'exsudation que celui de la réparation secondaire. • localement: faire nettoyage et le pansement en salle d'opération. Se contenter d'un simple nettoyage au sérum physiologique d'abord, puis avec une solution d'ammonium quaternaire. 45
  • 46. Deux méthodes de traitement: 1) La méthode ouverte avec exposition à l'air: • Après poudrage avec un antibiotique, le brûlé est couché nu dans des draps stériles sous un cerceau • - Air stérilisé dans la chambre : difficile à obtenir 46
  • 47. 2) La méthode occlusive avec pansement: • -cerner les brûlures avec un antiseptique type mercurochrome • -appliquer sur la brûlure soit un tulle gras, ou mieux des compresses imprégnées de pommade antibiotique. • - par dessus, mettre une bonne épaisseur de compresses • -la contention est assurée par des bandes velpeau. Pour les brûlures des membres, immobiliser en position de fonction. 47
  • 48. 2) Le lendemain • Faire effectuer de nouveaux examens biologiques, en particulier un ionogramme et une R.A. • En principe, réduire l'apport en liquides et électrolytes de la moitié, se baser sur la diurèse: - Diurèse aux environs de 50cc/h: réduire de moitié - Diurèse > 100cc/h : ralentir - Diurèse < 30cc/h : augmenter 48
  • 49. 3) Le 3è jour • Dans les cas favorables, la crise urinaire doit se produire. • Etablissement minutieux du bilan hydrique en comparant les entrées et les sorties. • Nouveau dosage des électrolytes. • Diminuer au maximum l'apport hydrique car risque de surcharge et d'oedèmes. • Surveiller: T.A, peau, langue, veines. • L'alimentation est très importante et doit prendre la relève en fournissant au brûlé une ration calorique et protéique suffisante: 2-3000 calories. 49
  • 50. 4) Du 3è - 7è jour •Réanimation légère •Faire vers le 6è jour un bilan électrolytique et suivant les résultats corriger les défaillances ou s'abstenir. 50
  • 51. 5) A partir du 8è jour • Le problème redevient local. • Déterger et greffer le plus rapidement possible • Pansement sous anesthésie générale simple et préparation des zones à greffer. • En attendant la greffe qui sera faite précocement et en même temps si possible, hydrater correctement le brûlé. • Suralimentation et au besoin petites transfusions. 51
  • 52. 52
  • 53. Le pronostic de la brûlure 53
  • 54. • Séquelles : cicatrice rétractile 54
  • 55. 55
  • 56. • Prévention: immoboliser le malade dans la position de fonction. Bien positionner le malade 56
  • 57. BIBLIOGRAPHIE • Prof. Dr. AHUKA ONA LONGOMBE, MD, PhD, MHPE (Maastr), COURS DE CHIRURGIE GENERALE Pour les étudiants de Médecine République Démocratique du Congo • Médecins Sans Frontières. Guide clinique et thérapeutique. Edition 2019.ISBN 978-2-37585- 042-8 • WWW. Encrypted-tbn0.gstatic.com • WWW.Google.Com/brulure 57