12015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
2015-2016 Dr. Latifa Berrezouga 2
Objectifs
Quels sont les virus des hépatites ?
Quels sont les modes de transmission de ces virus ?
Quels sont les marqueurs biologiques ?
Quels sont les moyens de prévention ?
Quel rôle peut jouer le médecin dentiste ?
2015-2016 Dr. Latifa Berrezouga 3
QUELS SONT LES VIRUS DES HÉPATITES ?
Hépatites: atteinte inflammatoire du foie,
Signes cliniques et biologiques
plusieurs origines :
 Virales: 95%
 Toxiques ou médicamenteuses: 4%
 Bactériennes: 1%
42015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
52015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Virus des hépatites
Virus hépatotropes
VHA, VHB, VHC, VHD, VHE, VHG
Ne sont pas cultivables (en culture cellulaire)
Hépatites aigües
Hépatites chroniques
vaccins
62015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Virus à transmission entérale: virus A , E
⇒ hépatites aiguës
Virus à transmission parentérale et/ou
sexuelle et/ou materno-fœtale: virus B C D
⇒ hépatites aiguës et chroniques
→ cirrhose
→ carcinome hépato cellulaire (CHC)
72015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Virus nouveaux: virus G
Autres virus ⇒ hépatites secondaires
virus groupe Herpès: HSV EBV CMV VZV HHV6
virus de la fièvre jaune, v. Ebola…
82015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
2015-2016 Dr. Latifa Berrezouga 9
VIRUS DE L’HÉPATITE A
Virus de l’hépatite A
Famille des Picornaviridae
Genre Hépatovirus
Virus nu
28-30 nm
ARN monocaténaire (7,5 kb)
polarité positive
3 génotypes (I, II, III)
Un seul sérotype: pas de
réinfection d’un sujet
immunisé
102015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
112015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
L’Homme infecté : le seul réservoir de virus
(excrétion dans les selles).
VHA: très résistant aux conditions
environnementales,
Infectieux plusieurs semaines : dans les eaux usées
contaminées et sur les produits de l’agriculture
irrigués par écoulement ou aspersion.
122015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Maladie « des mains sales »,
Transmission interhumaine par voie féco-orale
(directe)
Contamination par ingestion d’eau ou d’aliments
contaminés (indirecte)
Toxi-infections alimentaires
Collectives: des coquillages ou des végétaux crus,
contaminés sur leurs lieux de production.
Pays en voie de développement
132015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
142015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
152015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Hépatite virale A: la plus fréquente des hépatites
aiguës dans le monde.
Sujet asymptomatique dans 90% des cas (enfant).
Incubation: 10 -70 j, silencieuse
Phase pré ictérique:
- Manifestations pseudo-grippales: fièvre, frissons,
céphalées, asthénie, anorexie, myalgies, arthralgies.
- ± troubles digestifs ( vomissements, diarrhée).
- ± éruption cutanée ( érythème maculo-papuleux ou
urticaire).
162015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Phase ictérique: ictère + urines foncées ±
selles décolorées
évolution favorable,
asthénie prolongée (adulte).
Formes anictériques
Formes fulminantes
sujet âgé: l’infection / HAV est d’autant
plus symptomatique que l’âge est avancé.
172015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Non spécifique: transaminases élevés
Bilirubine élevée
Spécifique: sérologie (ELISA)
182015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
192015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
202015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
se laver mains fréquemment, en particulier avant de
manger, après un passage aux toilettes
éviter les aliments crus (en particulier les
coquillages), le lait non pasteurisé (contaminé au
moment de la traite), les glaces, et les glaçons
ne consommer que des aliments cuits, bouillis ou
qu'on a épluché soi-même (?cook it, boil it, peel it or
forget it?, des anglo-saxons)
boire de l'eau minérale stérile encapsulée, des
sodas en boîte, filtrer l'eau, la faire bouillir ou la
désinfecter
212015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Deux vaccins :
HAVRIX enfant et nourrisson 720
ou HAVRIX adulte 1440 ;
AVAXIM (adulte). Une 2e dose doit être administrée à 6 mois ou 1 an.
Vaccin combiné avec celui de la typhoïde(TYAVAX),
Vaccin combiné avec celui de l'hépatite B (TWINRIX) en 3 injections
(schéma 0, 1, 6 mois).
Vacciner les voyageurs en zone d'endémie, à
partir de l'âge de 1 an, par voie intramusculaire
(deltoïde) au moins 15 jours avant le départ
222015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
2015-2016 Dr. Latifa Berrezouga 23
VIRUS DE L’HÉPATITE B
242015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Maladie aiguë ou chronique.
Le virus se transmet par contact avec le sang ou d’autres
fluides corporels provenant d’une personne infectée.
Infection: Deux milliards de personnes dans le monde
environ 600 000 meurent chaque année de l’hépatite B.
Le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux
que le VIH.
L’hépatite B est un danger professionnel important pour
le personnel de santé.
Prévention : vaccin sûr et efficace.
252015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Enveloppe, de 42 nm (particule de
Dane)
famille des Hepadnavirus.
ADN de 3 200 nucléotides,
circulaire double brin (incomplet)
quatre gènes appelés S, C, P et X.
S: protéine majeure de l’enveloppe:
antigénicité HBs
P code pour l’enzyme ADN
polymérase
La région C code pour un
polypeptide portant les
déterminants antigéniques HBc et
HBe.
Le meilleur marqueur de
multiplication virale est la
détection de l’ADN viral (ADN
VHB) dans le sérum (PCR).
262015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Dans les pays en développement, les modes de
transmission courants sont:
 la voie périnatale (de la mère à l’enfant
pendant l’accouchement);
 les infections pendant la petite enfance
(infections asymptomatiques résultant du contact
étroit avec des proches infectés);
 les pratiques d’injection à risque;
 les transfusions sanguines à risque
 les rapports sexuels non protégés.
272015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Dans les pays développés:
 Jeune adulte, à travers l’activité sexuelle ou la
consommation de drogues injectables.
L’hépatite B représente un risque professionnel
d’infection majeur pour le personnel de santé.
Le virus de l’hépatite B n’est pas propagé par les
aliments ou l’eau contaminés et ne se transmet pas
par simple contact sur le lieu de travail.
282015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
 Période d’incubation: 90 jours en moyenne,
( 30 à 180 jours).
 Le virus peut être détecté 30 à 60 jours
après l’infection et persiste sur des durées
variables.
292015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Aigue: asymptomatique
Symptomatique: parmi lesquels un jaunissement
de la peau et des yeux (ictère), une coloration
foncée des urines, une extrême fatigue, des
nausées, des vomissements et des douleurs
abdominales.
Chronique évolue vers la cirrhose et cancer du
foie
302015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
312015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
L’hépatite B fait partie des infections sexuellement
transmissibles et doit faire rechercher
systématiquement une infection par le virus VIH et
la syphilis.
322015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
332015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
342015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
352015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
 Personnes ayant un comportement sexuel à haut risque;
 Partenaires et les personnes partageant le foyer des
personnes infectées par le virus de l’hépatite B;
 Consommateurs de drogues injectables;
 Personnes qui ont besoin fréquemment de transfusions ou
de produits sanguins;
 Receveurs de transplantations d’organes;
 Personnes exposées à un risque professionnel d’infection
par l’hépatite B, dont le personnel de santé;
 Voyageurs se rendant dans des pays où il y a un taux élevé
d’infection par l’hépatite B.
362015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Interféron pégylé qui a deux mécanismes d’action : un
effet antiviral et un effet immuno-modulateur.
durée limitée, réponse prolongée
Analogues nucléosidiques ou nucléotidiques
(lamivudine, adéfovir, entecavir, ténofovir)
Effet antiviral
Risque de résistance
372015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Vaccin produit par génie génétique portant
les déterminants uniquement HBs (Engerix ®)
ou HBs (+) pré S2 (Genhévac B®).
Deux injections à 1 mois d’intervalle
puis rappel à 6 mois. Efficacité de 95 %.
382015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
En juillet 2011, 179 pays vaccinaient les
nourrissons contre l’hépatite B dans le
cadre de leur calendrier de vaccination
L’OMS : 28 juillet de chaque année la
Journée mondiale de l’hépatite pour
sensibiliser l’opinion et mieux faire
comprendre la maladie.
392015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Petit virus, ARN (1,7kb)
Défectif
Se réplique par l’enveloppe
et l’AgHBs de HBV
Co-infection
Surinfection
Recherche des Ac totaux
ou Anti-HDV
Par ELISA
Protection: vaccin anti HBV
402015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
*Avant le vaccin: Risque important pour le personnel de
santé et de laboratoire
*Avec la vaccination (1983): le % de dentistes à
sérologie positive a diminué
*Risque persiste toujours
Exposition percutanée: Ag HBs et Ag Hbe positifs:
Risque=30%
Ag HBs positive, Ag Hbe négatif: Risque: 1-6%
HBV: capacité à survivre et rester infectieux dans du sang séché pdt 1 semaine ou plus
412015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
High Moderate Low/Not Detectable
Blood Semen Urine
Serum Vaginal Fluid Feces
Wound exudates Saliva Sweat
Tears
Breast Milk
422015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Cas de transmission
Patient à patient: chirurgie orale
Une femme a eu une hépatite B aigue
2 mois après une chirurgie orale
Matériel contaminé
432015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Source: Cleveland et al., JADA 1996;127:1385-90.
Personal communication ADA, Chakwan Siew, PhD, 2005.
Percent
Infection par le VHB: Dentistes
USA
Year
0
2
4
6
8
10
12
14
16
1983 1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1999 2001 2003
442015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
2015-2016 Dr. Latifa Berrezouga 45
VIRUS DE L’HÉPATITE C
La gravité de l’hépatite C est variable: elle peut aller d’une maladie
bénigne durant quelques semaines à une maladie grave sur la vie
entière, pouvant évoluer vers la cirrhose ou le cancer du foie.
Le virus de l’hépatite C se transmet par contact avec le sang d’une
personne infectée.
Environ 150 millions de personnes sont infectées chroniquement
par le virus de l’hépatite C et plus de 350 000 individus meurent
chaque année de pathologies hépatiques liées à l’hépatite C.
L’hépatite C peut être guérie avec des antiviraux.
Il n’existe actuellement aucun vaccin contre l’hépatite C.
462015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Chaque année, 3 à 4 millions de personnes sont
infectées par le virus de l’hépatite C.
Environ 150 millions d’individus sont porteurs
chroniques et encourent le risque que leur
atteinte hépatique évolue vers la cirrhose et/ou
le cancer du foie.
l’Égypte (15%), le Pakistan (4,8%) et la
Chine (3,2%) l’utilisation de matériel
d’injection contaminé.
472015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
482015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Structure du virus de l’hépatite C
sang infectieux dans les situations suivantes:
Par le sang: Transfusion de sang ou de produits
sanguins: , hémophiles, polytransfusés, hémodialysé,
transplanté
Injections réalisées avec des seringues contaminées
(toxicomane IV) ou blessures par piqûre d’aiguille en
milieu de soins (AES); tatouages, percements (oreilles,
langue..), fibroscopie avec biopsie
Naissance chez une mère infectée par l’hépatite C.
492015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Rapports sexuels avec une personne infectée
Partage d’objets personnels contaminés par du sang infectieux
(rasoir, brosse à dent, moins courant).
L’hépatite C n’est pas propagée par le lait maternel, les
aliments ou l’eau ou par un simple contact tel qu’une étreinte,
un baiser ou le partage de nourriture ou de boissons avec une
personne infectée.
Infection nosocomiale: Dentistes !
502015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Incubation : 2 semaines à 6 mois (2 mois)
80% environ des individus sont asymptomatiques
512015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
PCR: ARN viral 522015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Dépistage:
sujets ayant reçu du sang, des produits sanguins ou des
organes
consommateurs de drogues par injection, actuels ou anciens
personnes sous hémodialyse à long terme; personnels de santé;
personnes vivant avec le VIH;
sujets présentant des tests hépatiques anormaux ou une
maladie du foie;
nourrissons nés de mères infectées.
532015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
les injections inutiles ou à risque;
les produits sanguins à risque;
la collecte et l’élimination dans des conditions dangereuses des
objets tranchants ou piquants;
la consommation de drogues illicites et le partage du matériel
d’injection;
les rapports sexuels non protégés avec des personnes infectées
par le VHC;
le partage d’objets personnels tranchants ou piquants pouvant
être contaminés par du sang infecté;
les tatouages, les piercings et les actes d’acuponcture pratiqués
avec du matériel contaminé.
542015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Hépatite chronique à HCV:
Interféron α pégylé ± ribavirine 6-12 mois
en fonction du génotype et de la charge
virale
552015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Transmission HCV du personnel médical au patient
11 HCV positifs ont infecté 38 patients entre 1991 et 2005
Les dentistes n’étaient pas impliqués
La chirurgie orale expose le dentiste à un risque plus élevé d’avoir
des Anti-HCV dans le sang
Ce risque est seulement attribué à une exposition professionnelle
562015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
J Gastrointestin Liver Dis. 2013 Mar;22(1):79-86.
Dental treatment as a risk factor for hepatitis B and
C viral infection. A review of the recent literature.
Mahboobi N, Porter SR, Karayiannis P, Alavian SM.
Les traitements dentaires: facteurs de risques de l’infection
par le virus de l’hépatite B et C.
Le respect des moyens de prévention standard élimine ce risque.
572015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Détection ARN-HCV dans la salive et les
glandes salivaires de patients ayant une sialadénite
77% des patients: taux d’ARN-HCV plus élevés
dans le sulcus gingival que dans La salive
ARN-HCV: dans des brosses à dents de patients HCV positifs:
Risque théorique de transmission par le partage
des brosses à dents (Leao et al)
582015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Échantillon: 328 (PCR)
Air de la turbine, pièces à main, fraises, miroirs,
ARN-HCV positif: 6,1%
Risque de transmission si contrôle inadéquat de la
chaine d’asepsie
(Piazza M et al. J Med Virol 1995:45; 40-2.
592015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
HCV: survie pendant 16h dans l’environnement
Dans l’eau: jusqu’à 5 mois
Dans la salive
602015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Maladies parodontales, l’hémorragie et la mauvaise hygiène: risque accrue de VHB
Étude Égyptienne: Taux d’AgHBs, Anti HBC , Anti HCV plus élevés dans la salive
non stimulée des patients ayant une pathologie parodontale (par rapport au contrôle)
612015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
622015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
Co-infecte des patients seulement HBV positifs
Absence de cas dans la littérature dentaire
632015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
2015-2016 Dr. Latifa Berrezouga 64
Le médecin dentiste doit
demander un bilan infectieux
chez un patient hémodialysé
À la recherche d’infection ou
de marqueurs d’une infection
par les VHC, VHB et HIV
Chez un patient atteint d’hépatite:
Le médecin dentiste doit demander un CRO
(compte rendu opératoire) du dossier du patient comportant
-Le type et la forme de l’hépatite, avec les marqueurs
biologiques
-Les traitements en cours
2015-2016 Dr. Latifa Berrezouga 65
Les virus des hépatites (B et C) se transmettent
lors des soins dentaires et actes chirurgicaux:
infections liées aux soins (nosocomiales)
Respect de la chaine d’asepsie
Quelque soit le type de patients
2015-2016 Dr. Latifa Berrezouga 66
Do not forget…………!
Think smart
Plan smart
Act smart

Les virus des hépatites

  • 1.
  • 2.
    2015-2016 Dr. LatifaBerrezouga 2 Objectifs Quels sont les virus des hépatites ? Quels sont les modes de transmission de ces virus ? Quels sont les marqueurs biologiques ? Quels sont les moyens de prévention ? Quel rôle peut jouer le médecin dentiste ?
  • 3.
    2015-2016 Dr. LatifaBerrezouga 3 QUELS SONT LES VIRUS DES HÉPATITES ?
  • 4.
    Hépatites: atteinte inflammatoiredu foie, Signes cliniques et biologiques plusieurs origines :  Virales: 95%  Toxiques ou médicamenteuses: 4%  Bactériennes: 1% 42015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 5.
  • 6.
    Virus des hépatites Virushépatotropes VHA, VHB, VHC, VHD, VHE, VHG Ne sont pas cultivables (en culture cellulaire) Hépatites aigües Hépatites chroniques vaccins 62015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 7.
    Virus à transmissionentérale: virus A , E ⇒ hépatites aiguës Virus à transmission parentérale et/ou sexuelle et/ou materno-fœtale: virus B C D ⇒ hépatites aiguës et chroniques → cirrhose → carcinome hépato cellulaire (CHC) 72015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 8.
    Virus nouveaux: virusG Autres virus ⇒ hépatites secondaires virus groupe Herpès: HSV EBV CMV VZV HHV6 virus de la fièvre jaune, v. Ebola… 82015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 9.
    2015-2016 Dr. LatifaBerrezouga 9 VIRUS DE L’HÉPATITE A
  • 10.
    Virus de l’hépatiteA Famille des Picornaviridae Genre Hépatovirus Virus nu 28-30 nm ARN monocaténaire (7,5 kb) polarité positive 3 génotypes (I, II, III) Un seul sérotype: pas de réinfection d’un sujet immunisé 102015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 11.
  • 12.
    L’Homme infecté :le seul réservoir de virus (excrétion dans les selles). VHA: très résistant aux conditions environnementales, Infectieux plusieurs semaines : dans les eaux usées contaminées et sur les produits de l’agriculture irrigués par écoulement ou aspersion. 122015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 13.
    Maladie « desmains sales », Transmission interhumaine par voie féco-orale (directe) Contamination par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés (indirecte) Toxi-infections alimentaires Collectives: des coquillages ou des végétaux crus, contaminés sur leurs lieux de production. Pays en voie de développement 132015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 14.
  • 15.
  • 16.
    Hépatite virale A:la plus fréquente des hépatites aiguës dans le monde. Sujet asymptomatique dans 90% des cas (enfant). Incubation: 10 -70 j, silencieuse Phase pré ictérique: - Manifestations pseudo-grippales: fièvre, frissons, céphalées, asthénie, anorexie, myalgies, arthralgies. - ± troubles digestifs ( vomissements, diarrhée). - ± éruption cutanée ( érythème maculo-papuleux ou urticaire). 162015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 17.
    Phase ictérique: ictère+ urines foncées ± selles décolorées évolution favorable, asthénie prolongée (adulte). Formes anictériques Formes fulminantes sujet âgé: l’infection / HAV est d’autant plus symptomatique que l’âge est avancé. 172015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 18.
    Non spécifique: transaminasesélevés Bilirubine élevée Spécifique: sérologie (ELISA) 182015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 19.
  • 20.
  • 21.
    se laver mainsfréquemment, en particulier avant de manger, après un passage aux toilettes éviter les aliments crus (en particulier les coquillages), le lait non pasteurisé (contaminé au moment de la traite), les glaces, et les glaçons ne consommer que des aliments cuits, bouillis ou qu'on a épluché soi-même (?cook it, boil it, peel it or forget it?, des anglo-saxons) boire de l'eau minérale stérile encapsulée, des sodas en boîte, filtrer l'eau, la faire bouillir ou la désinfecter 212015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 22.
    Deux vaccins : HAVRIXenfant et nourrisson 720 ou HAVRIX adulte 1440 ; AVAXIM (adulte). Une 2e dose doit être administrée à 6 mois ou 1 an. Vaccin combiné avec celui de la typhoïde(TYAVAX), Vaccin combiné avec celui de l'hépatite B (TWINRIX) en 3 injections (schéma 0, 1, 6 mois). Vacciner les voyageurs en zone d'endémie, à partir de l'âge de 1 an, par voie intramusculaire (deltoïde) au moins 15 jours avant le départ 222015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 23.
    2015-2016 Dr. LatifaBerrezouga 23 VIRUS DE L’HÉPATITE B
  • 24.
  • 25.
    Maladie aiguë ouchronique. Le virus se transmet par contact avec le sang ou d’autres fluides corporels provenant d’une personne infectée. Infection: Deux milliards de personnes dans le monde environ 600 000 meurent chaque année de l’hépatite B. Le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH. L’hépatite B est un danger professionnel important pour le personnel de santé. Prévention : vaccin sûr et efficace. 252015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 26.
    Enveloppe, de 42nm (particule de Dane) famille des Hepadnavirus. ADN de 3 200 nucléotides, circulaire double brin (incomplet) quatre gènes appelés S, C, P et X. S: protéine majeure de l’enveloppe: antigénicité HBs P code pour l’enzyme ADN polymérase La région C code pour un polypeptide portant les déterminants antigéniques HBc et HBe. Le meilleur marqueur de multiplication virale est la détection de l’ADN viral (ADN VHB) dans le sérum (PCR). 262015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 27.
    Dans les paysen développement, les modes de transmission courants sont:  la voie périnatale (de la mère à l’enfant pendant l’accouchement);  les infections pendant la petite enfance (infections asymptomatiques résultant du contact étroit avec des proches infectés);  les pratiques d’injection à risque;  les transfusions sanguines à risque  les rapports sexuels non protégés. 272015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 28.
    Dans les paysdéveloppés:  Jeune adulte, à travers l’activité sexuelle ou la consommation de drogues injectables. L’hépatite B représente un risque professionnel d’infection majeur pour le personnel de santé. Le virus de l’hépatite B n’est pas propagé par les aliments ou l’eau contaminés et ne se transmet pas par simple contact sur le lieu de travail. 282015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 29.
     Période d’incubation:90 jours en moyenne, ( 30 à 180 jours).  Le virus peut être détecté 30 à 60 jours après l’infection et persiste sur des durées variables. 292015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 30.
    Aigue: asymptomatique Symptomatique: parmilesquels un jaunissement de la peau et des yeux (ictère), une coloration foncée des urines, une extrême fatigue, des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales. Chronique évolue vers la cirrhose et cancer du foie 302015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 31.
  • 32.
    L’hépatite B faitpartie des infections sexuellement transmissibles et doit faire rechercher systématiquement une infection par le virus VIH et la syphilis. 322015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 33.
  • 34.
  • 35.
  • 36.
     Personnes ayantun comportement sexuel à haut risque;  Partenaires et les personnes partageant le foyer des personnes infectées par le virus de l’hépatite B;  Consommateurs de drogues injectables;  Personnes qui ont besoin fréquemment de transfusions ou de produits sanguins;  Receveurs de transplantations d’organes;  Personnes exposées à un risque professionnel d’infection par l’hépatite B, dont le personnel de santé;  Voyageurs se rendant dans des pays où il y a un taux élevé d’infection par l’hépatite B. 362015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 37.
    Interféron pégylé quia deux mécanismes d’action : un effet antiviral et un effet immuno-modulateur. durée limitée, réponse prolongée Analogues nucléosidiques ou nucléotidiques (lamivudine, adéfovir, entecavir, ténofovir) Effet antiviral Risque de résistance 372015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 38.
    Vaccin produit pargénie génétique portant les déterminants uniquement HBs (Engerix ®) ou HBs (+) pré S2 (Genhévac B®). Deux injections à 1 mois d’intervalle puis rappel à 6 mois. Efficacité de 95 %. 382015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 39.
    En juillet 2011,179 pays vaccinaient les nourrissons contre l’hépatite B dans le cadre de leur calendrier de vaccination L’OMS : 28 juillet de chaque année la Journée mondiale de l’hépatite pour sensibiliser l’opinion et mieux faire comprendre la maladie. 392015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 40.
    Petit virus, ARN(1,7kb) Défectif Se réplique par l’enveloppe et l’AgHBs de HBV Co-infection Surinfection Recherche des Ac totaux ou Anti-HDV Par ELISA Protection: vaccin anti HBV 402015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 41.
    *Avant le vaccin:Risque important pour le personnel de santé et de laboratoire *Avec la vaccination (1983): le % de dentistes à sérologie positive a diminué *Risque persiste toujours Exposition percutanée: Ag HBs et Ag Hbe positifs: Risque=30% Ag HBs positive, Ag Hbe négatif: Risque: 1-6% HBV: capacité à survivre et rester infectieux dans du sang séché pdt 1 semaine ou plus 412015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 42.
    High Moderate Low/NotDetectable Blood Semen Urine Serum Vaginal Fluid Feces Wound exudates Saliva Sweat Tears Breast Milk 422015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 43.
    Cas de transmission Patientà patient: chirurgie orale Une femme a eu une hépatite B aigue 2 mois après une chirurgie orale Matériel contaminé 432015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 44.
    Source: Cleveland etal., JADA 1996;127:1385-90. Personal communication ADA, Chakwan Siew, PhD, 2005. Percent Infection par le VHB: Dentistes USA Year 0 2 4 6 8 10 12 14 16 1983 1985 1987 1989 1991 1993 1995 1997 1999 2001 2003 442015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 45.
    2015-2016 Dr. LatifaBerrezouga 45 VIRUS DE L’HÉPATITE C
  • 46.
    La gravité del’hépatite C est variable: elle peut aller d’une maladie bénigne durant quelques semaines à une maladie grave sur la vie entière, pouvant évoluer vers la cirrhose ou le cancer du foie. Le virus de l’hépatite C se transmet par contact avec le sang d’une personne infectée. Environ 150 millions de personnes sont infectées chroniquement par le virus de l’hépatite C et plus de 350 000 individus meurent chaque année de pathologies hépatiques liées à l’hépatite C. L’hépatite C peut être guérie avec des antiviraux. Il n’existe actuellement aucun vaccin contre l’hépatite C. 462015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 47.
    Chaque année, 3à 4 millions de personnes sont infectées par le virus de l’hépatite C. Environ 150 millions d’individus sont porteurs chroniques et encourent le risque que leur atteinte hépatique évolue vers la cirrhose et/ou le cancer du foie. l’Égypte (15%), le Pakistan (4,8%) et la Chine (3,2%) l’utilisation de matériel d’injection contaminé. 472015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 48.
    482015-2016 Dr. LatifaBerrezouga Structure du virus de l’hépatite C
  • 49.
    sang infectieux dansles situations suivantes: Par le sang: Transfusion de sang ou de produits sanguins: , hémophiles, polytransfusés, hémodialysé, transplanté Injections réalisées avec des seringues contaminées (toxicomane IV) ou blessures par piqûre d’aiguille en milieu de soins (AES); tatouages, percements (oreilles, langue..), fibroscopie avec biopsie Naissance chez une mère infectée par l’hépatite C. 492015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 50.
    Rapports sexuels avecune personne infectée Partage d’objets personnels contaminés par du sang infectieux (rasoir, brosse à dent, moins courant). L’hépatite C n’est pas propagée par le lait maternel, les aliments ou l’eau ou par un simple contact tel qu’une étreinte, un baiser ou le partage de nourriture ou de boissons avec une personne infectée. Infection nosocomiale: Dentistes ! 502015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 51.
    Incubation : 2semaines à 6 mois (2 mois) 80% environ des individus sont asymptomatiques 512015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 52.
    PCR: ARN viral522015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 53.
    Dépistage: sujets ayant reçudu sang, des produits sanguins ou des organes consommateurs de drogues par injection, actuels ou anciens personnes sous hémodialyse à long terme; personnels de santé; personnes vivant avec le VIH; sujets présentant des tests hépatiques anormaux ou une maladie du foie; nourrissons nés de mères infectées. 532015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 54.
    les injections inutilesou à risque; les produits sanguins à risque; la collecte et l’élimination dans des conditions dangereuses des objets tranchants ou piquants; la consommation de drogues illicites et le partage du matériel d’injection; les rapports sexuels non protégés avec des personnes infectées par le VHC; le partage d’objets personnels tranchants ou piquants pouvant être contaminés par du sang infecté; les tatouages, les piercings et les actes d’acuponcture pratiqués avec du matériel contaminé. 542015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 55.
    Hépatite chronique àHCV: Interféron α pégylé ± ribavirine 6-12 mois en fonction du génotype et de la charge virale 552015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 56.
    Transmission HCV dupersonnel médical au patient 11 HCV positifs ont infecté 38 patients entre 1991 et 2005 Les dentistes n’étaient pas impliqués La chirurgie orale expose le dentiste à un risque plus élevé d’avoir des Anti-HCV dans le sang Ce risque est seulement attribué à une exposition professionnelle 562015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 57.
    J Gastrointestin LiverDis. 2013 Mar;22(1):79-86. Dental treatment as a risk factor for hepatitis B and C viral infection. A review of the recent literature. Mahboobi N, Porter SR, Karayiannis P, Alavian SM. Les traitements dentaires: facteurs de risques de l’infection par le virus de l’hépatite B et C. Le respect des moyens de prévention standard élimine ce risque. 572015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 58.
    Détection ARN-HCV dansla salive et les glandes salivaires de patients ayant une sialadénite 77% des patients: taux d’ARN-HCV plus élevés dans le sulcus gingival que dans La salive ARN-HCV: dans des brosses à dents de patients HCV positifs: Risque théorique de transmission par le partage des brosses à dents (Leao et al) 582015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 59.
    Échantillon: 328 (PCR) Airde la turbine, pièces à main, fraises, miroirs, ARN-HCV positif: 6,1% Risque de transmission si contrôle inadéquat de la chaine d’asepsie (Piazza M et al. J Med Virol 1995:45; 40-2. 592015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 60.
    HCV: survie pendant16h dans l’environnement Dans l’eau: jusqu’à 5 mois Dans la salive 602015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 61.
    Maladies parodontales, l’hémorragieet la mauvaise hygiène: risque accrue de VHB Étude Égyptienne: Taux d’AgHBs, Anti HBC , Anti HCV plus élevés dans la salive non stimulée des patients ayant une pathologie parodontale (par rapport au contrôle) 612015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 62.
  • 63.
    Co-infecte des patientsseulement HBV positifs Absence de cas dans la littérature dentaire 632015-2016 Dr. Latifa Berrezouga
  • 64.
    2015-2016 Dr. LatifaBerrezouga 64 Le médecin dentiste doit demander un bilan infectieux chez un patient hémodialysé À la recherche d’infection ou de marqueurs d’une infection par les VHC, VHB et HIV Chez un patient atteint d’hépatite: Le médecin dentiste doit demander un CRO (compte rendu opératoire) du dossier du patient comportant -Le type et la forme de l’hépatite, avec les marqueurs biologiques -Les traitements en cours
  • 65.
    2015-2016 Dr. LatifaBerrezouga 65 Les virus des hépatites (B et C) se transmettent lors des soins dentaires et actes chirurgicaux: infections liées aux soins (nosocomiales) Respect de la chaine d’asepsie Quelque soit le type de patients
  • 66.
    2015-2016 Dr. LatifaBerrezouga 66 Do not forget…………! Think smart Plan smart Act smart