Partie 2 : L’Europe des Lumières: circulation des idées,
despotisme éclairé et contestation de l’absolutisme.
Définition des Lumières par un membre des Lumières:
Selon Emmanuel Kant, comment
pourrait-on définir les Lumières ?
Selon Kant, les Lumières permettent à l’homme de penser par lui-
même. L’homme était comme un enfant (« sa minorité ») qui ne peut
pas penser librement. Les Lumières condamnent l’encadrement
excessif des hommes à qui les dirigeants disent d’obéir et de ne pas
se poser de question (Armée, finance et religion). Les Lumières
incarnent une nouvelle forme de liberté.
Quels sont les
principaux foyers
des Lumières en
Europe ?
L’esprit des Lumières se diffuse en Europe au sein de plusieurs foyers
principaux et secondaires comme la France (autour de Paris),
l’actuelle Allemagne, le nord de l’Italie, une partie des actuels Pays-
Bas et Belgique et le sud de l’Angleterre.
Comment et pourquoi, au XVIIIème siècle, les
philosophes et savants européens remettent-ils en
question l’ordre social et politique ?
I. Le développement de l’esprit et du savoir scientifique :
Lavoisier et sa femme Marie-Anne Paulze, David.
Benjamin Franklin et son cerf-volant
Découverte de la composition de l’air
Franklin prouve que la foudre est un
phénomène électrique
Les savants des XVIIème et XVIIIème siècles basent leurs recherches
sur l’expérience et la raison. Les découvertes se multiplient et
témoignent de la curiosité scientifique. Les princes et les rois
témoignent de leur intérêt pour les sciences en finançant la
recherche dans le dessein de développer l’économie et répondre aux
besoins militaires accrus.
Scientifiques et pays d’origine : Découvertes et travaux :
Lavoisier
FRANCE
Composition de l’air
Découverte de l’oxydation
Travaux sur l’agronomie
Benjamin Franklin
COLONIES ANGLAISES-ETATS-UNIS
Invention du poêle à bois à combustion
Expérience du cerf-volant
Invention du paratonnerre
Calcul du poids des molécules
Idée du décalage horaire
Buffon
FRANCE
Travaux sur la botannique
Travaux sur la naissance de la Terre
Il s’agit pour les scientifiques de poser une hypothèse. Le scientifique
observe, analyse, fait des expériences et forment une conclusion. Il
s’agit d’établir des vérités scientifiques.
Pourquoi la chute du premier
ballon a-t-elle déclenché une
telle réaction chez les « bons
campagnards » ? Qu’est-ce
que ce texte nous dit sur la
façon de penser des hommes
du XVIIIème siècle ?
Réactions du peuple face aux nouvelles inventions:
Les « bons campagnards » sont souvent illettrés et n’ont d’autres
connaissances que celles qui leur ont été prodiguées par les clercs
(curé de la paroisse, moines). Voyant le ballon arrivé, les moines leur
disent ce que c’est : « un animal monstrueux ». Le ballon suscite la
crainte des habitants alimentée par l’Eglise.
Les découvertes permettent à
l’homme d’avoir le sentiment de
prendre le contrôle de l’univers, qui,
jusqu’ici, était considéré comme le
pouvoir de Dieu.
Les voyages maritimes sont plus fréquents et la cartographie se fait de
plus en plus précise. James Cook explore l’Océan pacifique entre 1768
et 1779.
II. Les philosophes et la victoire de la liberté :
Les philosophes veulent penser de manière libre :
Rousseau, Montesquieu, Diderot, Voltaire, Smith,
Lavoisier, Kant… aimeraient que l’homme parvienne
au bonheur par le savoir, le progrès et la raison.
« C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe », Candide
ou l’optimisme, Voltaire, 1787.
« Puisque la nature humaine se
trouve la même dans tous les
hommes, il est clair que selon le droit
naturel, chacun doit estimer et traiter
les autres comme autant d’êtres qui
lui sont naturellement égaux, c’est-à-
dire qui sont hommes aussi bien que
lui. Dans l’état de nature, les hommes
naissent bien dans l’égalité, mais il
n’y sauraient rester; la société la leur
fait perdre, et ils ne redeviennent
égaux que par la loi. »
Extraits de l’article « Egalité naturelle » de
l’Encyclopédie, écrit par le chevalier de Jaucourt,1766.
L’auteur cite un passage De l’esprit des Lois (1748) du
philosophe Montesquieu.
Que condamne Voltaire ?
Quel principe est défendu par
Montesquieu ?
Voltaire, dans Candide ou l’optimisme, condamne l’esclavage. Le
nègre de Suriname est un esclave qui a tenté de s’évader, il a la
jambe et le bras coupés.
Montesquieu, quant à lui, défend l’idée que les hommes naissent
tous égaux mais ne le sont pas à cause de la société. La loi doit les
rendre égaux.
« Servir son prochain pour l’amour de Dieu au
lieu de le persécuter, de l’égorger au nom de
Dieu. Une religion qui tolèrerait toutes les
autres et qui mériterait ainsi la bienveillance
de toutes serait capable de faire du genre
humain un peuple de frères »
Voltaire, Dictionnaire philosophique, article
« Religion ».
Quel principe est défendu par Voltaire dans ce texte ?
Voltaire défend l’idée de la tolérance religieuse. La religion ne justifie
pas, selon lui, les persécutions. Il voudrait une religion de frères et
non des religions de guerre.
Quel principe est défendu par Montesquieu dans ce texte ?
Quel principe est défendu par Rousseau dans ce texte ? Quel
évènement annonce-t-il ?Quel principe est défendu par Montesquieu dans ce texte ?
Montesquieu condamne la monarchie absolue, le despotisme et la
tyrannie. Tous les pouvoirs ne doivent pas être concentrés dans les
mains d’un seul homme.
Rousseau condamne la société d’ordre (Tiers-Etat, noblesse et
clergé). Il explique que l’homme noble ou l’homme paysan a les
mêmes besoins. Si cette société d’ordre n’est pas abolie, il annonce
des révolutions.
Montesquieu défend l’idée que la loi doit être établie par le peuple
et non par quelques hommes. Il veut un gouvernement qui
représente le peuple et non un gouvernement qui tiendrait son
pouvoir de Dieu.
Quel principe est défendu par Quesnay dans ce texte ?
Quesnay prône le libéralisme de l’économie. L’Etat ne doit pas
intervenir dans le commerce et les droits de douane doivent être
limités.
Quel modèle est défendu par Voltaire ? Pourquoi ?
Voltaire veut s’inspirer du modèle anglais. L’Angleterre est une
monarchie constitutionnelle. La justice est indépendante et il n’y a
que la loi qui peut permettre de juger. La religion est libre.
Résumé : quelles sont les principales revendications des Lumières ? En
quoi sont-elles novatrices au XVIIIème siècle ?
Les principales revendications touchent toutes les strates de la
société. Ils prônent plusieurs choses :
- L’égalité de tous les hommes : Les hommes naissent tous égaux et
pourtant la société ne permet pas cette égalité.
- Liberté d’expression et d’opinion: Les hommes doivent penser par
eux-mêmes.
- Le peuple souverain : Les loi doivent émaner du peuple et par les
représentants du peuple.
Ils condamnent la société de l’époque :
- La société d’ordres : Les privilèges accordés à une partie de la
population (noblesse et clergé) au détriment de la majorité du
peuple (le tiers-état) est intolérable pour les Lumières.
- La concentration des pouvoirs: Une personne ne peut pas avoir
tous les pouvoirs comme c’est le cas en France (monarchie
absolue).
- Une religion tolérante: Au nom de la religion et de Dieu, personne
ne peut et ne doit tuer ou torturer.
Les lieux de diffusion:Les succès des Lumières s’appuie sur une circulation des idées plus
rapide: savants et philosophes correspondent, se rencontrent,
logent à la cour des despotes éclairés. Paris est une grande capitale
intellectuelle et le français est la langue de l’Europe cultivée.
Les idées se partagent essentiellement dans les villes :
- Les académies : association qui rassemble des savants, des artistes,
des hommes de lettres…
- Les salons : Lieu de réunion organisée par des femmes de la haute
société où les élites cultivées se retrouvent afin d’échanger,
débattre et de se distraire.
- Les cafés : Lieu de réunion où l’on aborde les thèmes de littérature
et d’idées nouvelles notamment.
Ces lieux sont essentiellement fréquentés par les élites urbaines
(noblesse, clergé et bourgeoisie). Le peuple, quant à lui, grâce au
progrès de l’alphabétisation, peut commencer à avoir accès à ses
idées nouvelles. L’Encyclopédie, la presse et la rue participent elles
aussi à cette diffusion toutefois limitée.
L’Encyclopédie :
ouvrage de
savoirs universels,
17 volumes écrits,
11 volumes de
planches. Réalisée
avec 150
collaborateurs.
III. LES PRINCESFACE aux idées nouvelles :
DIDEROT, conseiller de Catherine de Russie :
« Un prince prusse s’émerveille des relations
entre le philosophe et l’impératrice.
Enfin, j’ai lu ce Dialogue d’une impératrice
avec un philosophe. C’est le moment où j’ai
été convaincu que la philosophie s’est
emparée du trône. Les questions sont
hardies, les réponses charmantes et souvent
lumineuses. C’est un vrai trésor. Je trouve que
l’Impératrice l’épargne trop. Si dans les
siècles à venir il s’en trouve un où tous les
Etats soient gouvernés par l’esprit de
Catherine, c’est alors que les hommes seront
heureux, c’est dans ce siècle que vous ne
serez pas un homme rare, mais il y aura un
empressement général à se rendre des
services réciproques. N’ayant pas le bonheur
de vivre dans ce siècle chimérique
(imaginaire), j’ai toujours celui de vous
connaître. »
Lettre du prince Henri de Prusse à Friedrich
Melchior Grimm, Berlin, 21 janvier 1775.
Les idées des Lumières s’étendent
dans toute l’Europe jusque dans
les cours princières. Certains
monarques adhèrent à ces
nouvelles idées ; ce sont les
despotes éclairés. En Russie,
Catherine II entretient une
correspondance écrite avec
Diderot. Celui-ci va même se
rendre à la cour de Russie. En
Prusse, Frédéric II reçoit Voltaire.
Certains despotes éclairés lancent des réformes. Joseph II, empereur
d’Autriche, abolit le servage, la torture, les corvées et les droits de
douanes à l’intérieur de l’empire mais autorise aussi les religions
chrétiennes. Il entreprend aussi une réforme de l’impôt.
Pourquoi le roi condamne les deux premiers tomes de l’Encyclopédie ?
Les deux premiers de l’Encyclopédie sont condamnés par le roi car
ils remettent en cause le pouvoir royal, les principes de la religion
catholique. L’Encyclopédie risque de mettre à mal l’ordre public.
Pourquoi l’Encyclopédie est-elle condamnée ?
L’Encyclopédie remet en cause les fondements de la société de
l’époque : l’existence de Dieu, la monarchie absolue, la création du
monde… Toutes ces raisons poussent le Parlement à condamner
l’Encyclopédie.
Que nous raconte cette caricature ?
Nous voyons la main d’un moine franciscain tenant un objet qui sert
à menacer un rédacteur de l’Encyclopédie qui court pour échapper à
cette main. Les deux premiers volumes de l’Encyclopédie sont à
terre. Certaines Lumières sont forcées de se réfugier à l’étranger.
Toutes ces idées vont faire naître des idées de révoltes, l’opinion
publique commence à germer, les idées des Lumières se propagent et
sèment le terreau dans les années 1780 de la Révolution française.
CONCLUSION:
Au XVIIIème siècle, les savants et les
philosophes remettent en question l’ordre social,
politique et religieux en développant la science,
en s’émancipant de la tutelle religieuse et
absolutiste, et en diffusant leurs idées nouvelles.
Les Lumières qui ébranlent l’ordre établi, sont
victimes de censure, mais l’Encyclopédie, les arts
et la presse leur permettent de toucher une large
population. Les idées de la Révolution française
sont nées.
Voltaire : un philosophe des Lumières
sur tous les fronts.
Voltaire : un philosophe des Lumières
sur tous les fronts.
Voltaire : un philosophe des Lumières
sur tous les fronts.
Voltaire : un philosophe des Lumières
sur tous les fronts.

L'Europe des Lumières

  • 1.
    Partie 2 :L’Europe des Lumières: circulation des idées, despotisme éclairé et contestation de l’absolutisme.
  • 2.
    Définition des Lumièrespar un membre des Lumières: Selon Emmanuel Kant, comment pourrait-on définir les Lumières ? Selon Kant, les Lumières permettent à l’homme de penser par lui- même. L’homme était comme un enfant (« sa minorité ») qui ne peut pas penser librement. Les Lumières condamnent l’encadrement excessif des hommes à qui les dirigeants disent d’obéir et de ne pas se poser de question (Armée, finance et religion). Les Lumières incarnent une nouvelle forme de liberté. Quels sont les principaux foyers des Lumières en Europe ? L’esprit des Lumières se diffuse en Europe au sein de plusieurs foyers principaux et secondaires comme la France (autour de Paris), l’actuelle Allemagne, le nord de l’Italie, une partie des actuels Pays- Bas et Belgique et le sud de l’Angleterre. Comment et pourquoi, au XVIIIème siècle, les philosophes et savants européens remettent-ils en question l’ordre social et politique ?
  • 3.
    I. Le développementde l’esprit et du savoir scientifique :
  • 4.
    Lavoisier et safemme Marie-Anne Paulze, David. Benjamin Franklin et son cerf-volant Découverte de la composition de l’air Franklin prouve que la foudre est un phénomène électrique Les savants des XVIIème et XVIIIème siècles basent leurs recherches sur l’expérience et la raison. Les découvertes se multiplient et témoignent de la curiosité scientifique. Les princes et les rois témoignent de leur intérêt pour les sciences en finançant la recherche dans le dessein de développer l’économie et répondre aux besoins militaires accrus. Scientifiques et pays d’origine : Découvertes et travaux : Lavoisier FRANCE Composition de l’air Découverte de l’oxydation Travaux sur l’agronomie Benjamin Franklin COLONIES ANGLAISES-ETATS-UNIS Invention du poêle à bois à combustion Expérience du cerf-volant Invention du paratonnerre Calcul du poids des molécules Idée du décalage horaire Buffon FRANCE Travaux sur la botannique Travaux sur la naissance de la Terre Il s’agit pour les scientifiques de poser une hypothèse. Le scientifique observe, analyse, fait des expériences et forment une conclusion. Il s’agit d’établir des vérités scientifiques.
  • 5.
    Pourquoi la chutedu premier ballon a-t-elle déclenché une telle réaction chez les « bons campagnards » ? Qu’est-ce que ce texte nous dit sur la façon de penser des hommes du XVIIIème siècle ? Réactions du peuple face aux nouvelles inventions: Les « bons campagnards » sont souvent illettrés et n’ont d’autres connaissances que celles qui leur ont été prodiguées par les clercs (curé de la paroisse, moines). Voyant le ballon arrivé, les moines leur disent ce que c’est : « un animal monstrueux ». Le ballon suscite la crainte des habitants alimentée par l’Eglise. Les découvertes permettent à l’homme d’avoir le sentiment de prendre le contrôle de l’univers, qui, jusqu’ici, était considéré comme le pouvoir de Dieu. Les voyages maritimes sont plus fréquents et la cartographie se fait de plus en plus précise. James Cook explore l’Océan pacifique entre 1768 et 1779.
  • 6.
    II. Les philosopheset la victoire de la liberté : Les philosophes veulent penser de manière libre : Rousseau, Montesquieu, Diderot, Voltaire, Smith, Lavoisier, Kant… aimeraient que l’homme parvienne au bonheur par le savoir, le progrès et la raison.
  • 7.
    « C’est àce prix que vous mangez du sucre en Europe », Candide ou l’optimisme, Voltaire, 1787. « Puisque la nature humaine se trouve la même dans tous les hommes, il est clair que selon le droit naturel, chacun doit estimer et traiter les autres comme autant d’êtres qui lui sont naturellement égaux, c’est-à- dire qui sont hommes aussi bien que lui. Dans l’état de nature, les hommes naissent bien dans l’égalité, mais il n’y sauraient rester; la société la leur fait perdre, et ils ne redeviennent égaux que par la loi. » Extraits de l’article « Egalité naturelle » de l’Encyclopédie, écrit par le chevalier de Jaucourt,1766. L’auteur cite un passage De l’esprit des Lois (1748) du philosophe Montesquieu. Que condamne Voltaire ? Quel principe est défendu par Montesquieu ? Voltaire, dans Candide ou l’optimisme, condamne l’esclavage. Le nègre de Suriname est un esclave qui a tenté de s’évader, il a la jambe et le bras coupés. Montesquieu, quant à lui, défend l’idée que les hommes naissent tous égaux mais ne le sont pas à cause de la société. La loi doit les rendre égaux.
  • 8.
    « Servir sonprochain pour l’amour de Dieu au lieu de le persécuter, de l’égorger au nom de Dieu. Une religion qui tolèrerait toutes les autres et qui mériterait ainsi la bienveillance de toutes serait capable de faire du genre humain un peuple de frères » Voltaire, Dictionnaire philosophique, article « Religion ». Quel principe est défendu par Voltaire dans ce texte ? Voltaire défend l’idée de la tolérance religieuse. La religion ne justifie pas, selon lui, les persécutions. Il voudrait une religion de frères et non des religions de guerre.
  • 9.
    Quel principe estdéfendu par Montesquieu dans ce texte ? Quel principe est défendu par Rousseau dans ce texte ? Quel évènement annonce-t-il ?Quel principe est défendu par Montesquieu dans ce texte ? Montesquieu condamne la monarchie absolue, le despotisme et la tyrannie. Tous les pouvoirs ne doivent pas être concentrés dans les mains d’un seul homme. Rousseau condamne la société d’ordre (Tiers-Etat, noblesse et clergé). Il explique que l’homme noble ou l’homme paysan a les mêmes besoins. Si cette société d’ordre n’est pas abolie, il annonce des révolutions. Montesquieu défend l’idée que la loi doit être établie par le peuple et non par quelques hommes. Il veut un gouvernement qui représente le peuple et non un gouvernement qui tiendrait son pouvoir de Dieu.
  • 10.
    Quel principe estdéfendu par Quesnay dans ce texte ? Quesnay prône le libéralisme de l’économie. L’Etat ne doit pas intervenir dans le commerce et les droits de douane doivent être limités. Quel modèle est défendu par Voltaire ? Pourquoi ? Voltaire veut s’inspirer du modèle anglais. L’Angleterre est une monarchie constitutionnelle. La justice est indépendante et il n’y a que la loi qui peut permettre de juger. La religion est libre.
  • 11.
    Résumé : quellessont les principales revendications des Lumières ? En quoi sont-elles novatrices au XVIIIème siècle ? Les principales revendications touchent toutes les strates de la société. Ils prônent plusieurs choses : - L’égalité de tous les hommes : Les hommes naissent tous égaux et pourtant la société ne permet pas cette égalité. - Liberté d’expression et d’opinion: Les hommes doivent penser par eux-mêmes. - Le peuple souverain : Les loi doivent émaner du peuple et par les représentants du peuple. Ils condamnent la société de l’époque : - La société d’ordres : Les privilèges accordés à une partie de la population (noblesse et clergé) au détriment de la majorité du peuple (le tiers-état) est intolérable pour les Lumières. - La concentration des pouvoirs: Une personne ne peut pas avoir tous les pouvoirs comme c’est le cas en France (monarchie absolue). - Une religion tolérante: Au nom de la religion et de Dieu, personne ne peut et ne doit tuer ou torturer.
  • 12.
    Les lieux dediffusion:Les succès des Lumières s’appuie sur une circulation des idées plus rapide: savants et philosophes correspondent, se rencontrent, logent à la cour des despotes éclairés. Paris est une grande capitale intellectuelle et le français est la langue de l’Europe cultivée. Les idées se partagent essentiellement dans les villes : - Les académies : association qui rassemble des savants, des artistes, des hommes de lettres… - Les salons : Lieu de réunion organisée par des femmes de la haute société où les élites cultivées se retrouvent afin d’échanger, débattre et de se distraire. - Les cafés : Lieu de réunion où l’on aborde les thèmes de littérature et d’idées nouvelles notamment. Ces lieux sont essentiellement fréquentés par les élites urbaines (noblesse, clergé et bourgeoisie). Le peuple, quant à lui, grâce au progrès de l’alphabétisation, peut commencer à avoir accès à ses idées nouvelles. L’Encyclopédie, la presse et la rue participent elles aussi à cette diffusion toutefois limitée.
  • 13.
    L’Encyclopédie : ouvrage de savoirsuniversels, 17 volumes écrits, 11 volumes de planches. Réalisée avec 150 collaborateurs.
  • 14.
    III. LES PRINCESFACEaux idées nouvelles : DIDEROT, conseiller de Catherine de Russie : « Un prince prusse s’émerveille des relations entre le philosophe et l’impératrice. Enfin, j’ai lu ce Dialogue d’une impératrice avec un philosophe. C’est le moment où j’ai été convaincu que la philosophie s’est emparée du trône. Les questions sont hardies, les réponses charmantes et souvent lumineuses. C’est un vrai trésor. Je trouve que l’Impératrice l’épargne trop. Si dans les siècles à venir il s’en trouve un où tous les Etats soient gouvernés par l’esprit de Catherine, c’est alors que les hommes seront heureux, c’est dans ce siècle que vous ne serez pas un homme rare, mais il y aura un empressement général à se rendre des services réciproques. N’ayant pas le bonheur de vivre dans ce siècle chimérique (imaginaire), j’ai toujours celui de vous connaître. » Lettre du prince Henri de Prusse à Friedrich Melchior Grimm, Berlin, 21 janvier 1775. Les idées des Lumières s’étendent dans toute l’Europe jusque dans les cours princières. Certains monarques adhèrent à ces nouvelles idées ; ce sont les despotes éclairés. En Russie, Catherine II entretient une correspondance écrite avec Diderot. Celui-ci va même se rendre à la cour de Russie. En Prusse, Frédéric II reçoit Voltaire. Certains despotes éclairés lancent des réformes. Joseph II, empereur d’Autriche, abolit le servage, la torture, les corvées et les droits de douanes à l’intérieur de l’empire mais autorise aussi les religions chrétiennes. Il entreprend aussi une réforme de l’impôt.
  • 15.
    Pourquoi le roicondamne les deux premiers tomes de l’Encyclopédie ? Les deux premiers de l’Encyclopédie sont condamnés par le roi car ils remettent en cause le pouvoir royal, les principes de la religion catholique. L’Encyclopédie risque de mettre à mal l’ordre public. Pourquoi l’Encyclopédie est-elle condamnée ? L’Encyclopédie remet en cause les fondements de la société de l’époque : l’existence de Dieu, la monarchie absolue, la création du monde… Toutes ces raisons poussent le Parlement à condamner l’Encyclopédie. Que nous raconte cette caricature ? Nous voyons la main d’un moine franciscain tenant un objet qui sert à menacer un rédacteur de l’Encyclopédie qui court pour échapper à cette main. Les deux premiers volumes de l’Encyclopédie sont à terre. Certaines Lumières sont forcées de se réfugier à l’étranger. Toutes ces idées vont faire naître des idées de révoltes, l’opinion publique commence à germer, les idées des Lumières se propagent et sèment le terreau dans les années 1780 de la Révolution française.
  • 16.
    CONCLUSION: Au XVIIIème siècle,les savants et les philosophes remettent en question l’ordre social, politique et religieux en développant la science, en s’émancipant de la tutelle religieuse et absolutiste, et en diffusant leurs idées nouvelles. Les Lumières qui ébranlent l’ordre établi, sont victimes de censure, mais l’Encyclopédie, les arts et la presse leur permettent de toucher une large population. Les idées de la Révolution française sont nées.
  • 17.
    Voltaire : unphilosophe des Lumières sur tous les fronts.
  • 18.
    Voltaire : unphilosophe des Lumières sur tous les fronts.
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  • 20.
    Voltaire : unphilosophe des Lumières sur tous les fronts.