MASSO-KINÉSITHÉRAPIE
  MANUELLE VERTÉBRALE
          INTRODUCTION
                aux
MOBILISATIONS PASSIVES VERTÉBRALES
           GLOBALES & SPÉCIFIQUES


    Marc Messina, DIU MMOO, Université Bordeaux 2, MKO libéral, 64 Bidart
    Bernard Arla, DIU MMOO, Université Bordeaux 2, MKO libéral, 64 Bidart
    Philippe Indart, DIU MMOO, Université Bordeaux 2, MKO libéral, 64 Bidart
DÉFINITIONS
MANIPULATION
• Mobilisation passive forcée qui porte les
  éléments de l’articulation au delà de leur
  jeu volontaire et habituel (amplitude
  extrême) sans dépasser les limites
  anatomiques possibles de l’articulation.
• Docteurs en Médecine Manuelle,
  Ostéopathes.
P. VAUTRAVERS & AL. Manipulations du rachis, EMC, Kinésithérapie-Médecine Physique-Réadaptation,
26-080-A-10, 2001, 15 p.
PRINCIPES
• Mouvement bref, unique, exécuté à partir de la
  mise en tension. « THRUST »
• Règle de la non douleur et du mouvement
  contraire (Maigne).
• Manipulation dans la restriction du mouvement
  (Still, ostéopathie structurelle, USA) càd dans le
  sens opposé à la dysfonction (lésion).
• « HVLA » (faible amplitude, grande énergie cinétique)
SCHÉMA en ÉTOILE de MAIGNE (DIM)




6 directions possibles
Manip <=> 3 directions libres et indolores
Placement du signe x ou des signes « / » ; « // » ;
« /// » par rapport à la longueur du vecteur
Début, milieu, fin d’amplitude
« / » faible limitation douloureuse
« // » limitation douloureuse moyenne
« /// » forte limitation douloureuse
« x » blocage sans douleur
BUTS
• Restaurer une amplitude articulaire
  physiologique
  -> Lever une barrière musculaire (spasmes)
  -> Lever une barrière articulaire (restriction)
• Soulager les symptômes (libération du
  mouvement).
MODES d’ACTION
• Corps vertébraux
• Disque IV
• AIAP
• Muscles para-vertébraux
• Voies supra-segmentaires de la douleur
• Système neuro-végétatif
• Placebo & psychologique
Action sur les corps vertébraux
• Mobilisation des CV
• Action sur mouvement intervertébral
• Action focalisée sur un étage V.
• Action sur plusieurs étages V.
• Pas de « remise en place »
• Action d’étirements des tissus (M. Tend. Ligam.
  Annulus)
Action sur le disque IV

• Diminution de la pression intra-discale
  (mesurée)
• Réintégration nucléaire (hypothèse)
D’après Vautravers
Action sur les articulaires
          postérieures
• Craquement par phénomène de cavitation
• Étirement capsulaire, effet inhibiteur sur la
  contracture para-vertébrale
• Dégagement, frange synoviale, formation
  méniscoïde (hypothèse)
• Débridage adhérences intra-A. (dépôts de
  fibrine post poussées congestives)
Action sur les muscles para-vertébraux

  • Structures « relais » de la douleur vertébrale
  • Relâchement par étirement direct (Mev sur
    Golgi, Emg)
  • Relâchement indirect par étirement des
    capsules
Action sur la douleur
• Inhibition par activation des syst. descendants
  (inhibition au niv. de la substance grise péri-
  aqueducale)
• Effet par contre-stimulation (étirement brusque des
  structures innervées)
• Gate control système (Melzack et Wall)
Action par effet placebo
• Sensation de remise en place
• Craquement = vertèbre débloquée
• Soulager avant de faire de la science ?
• Évolution spontanée synd. douloureux vertébral
  = favorable ++
Action sur le syst. nerveux végétatif
 • Composante psycho-somatique végétative
   plus ou moins importante

 • Réactions viscérales non reproductibles

 • Pas de preuve scientifique du mode d’action
MOBILISATION PASSIVE
• Mouvement réalisé par une force
 extérieure (technique manuelle
 exécutée par le kinésithérapeute)
 sans participation musculaire du
 sujet, mais avec sa conscience
 (intégration réceptive).
PRINCIPES
• Mouvement exécuté soit :

-> dans toute l’amplitude permise (vitesse faible),
  jusqu’à la mise en tension et non au-delà (position de
  verrouillage articulaire physio. ou de fin de course
  patho.),
-> autour de la position de moindre tension (position
  de repos).

• « LVHA » (grande amplitude, faible énergie cinétique)
BUTS

• Restituer la mobilité du mouvement
  physiologique (restriction de mouvement).

• Diminuer les phénomènes douloureux (gate
  control).

• Lever les spasmes musculaires.
MODES d’ACTION
 • Idem Manipulations
AVANTAGES
• L’amplitude, la vitesse, la
 force, la durée des techniques,
 la qualité du mouvement sont
 directement sous le contrôle du
 kinésithérapeute.
INDICATIONS
• Dysfonctionnements mécaniques d’origine
  musculo-squelettique.

• Traitement de patients présentant des
  symptômes articulaires (douleur plus ou
  moins raideur) et des lésions des tissus
  mous péri-articulaires (++ tensions
  musculaires, fibrose, épaississement des
  éléments anatomiques passifs, des plans de
  glissements).
CONTRE INDICATIONS
• Pathologie inflammatoire ou infectieuse (PR,
  PSR, compression radiculaire aiguë…).
• Traumatisme récent.
• Compression médullaire ou queue de cheval.
• Ostéoporose, Paget.
• Néoplasme.
• AEG.
• États dépressifs.
CONCEPT MÉCANIQUE

• Il existe des mobilisations passives
  globales qui permettent un entretien du
  mouvement articulaire.
• Elles respectent les axes et les plans
  anatomiques conventionnels, le mouvement
  physiologique classique.
• Il existe des mobilisations passives spécifiques
  qui ont un effet localisé sur un segment articulaire
  (périphérique ou rachidien = « arthron »).

• Elles permettent un gain du mouvement articulaire
  (modelage tissulaire).

• Elles respectent la physiologie intime de
  l’articulation (glissé articulaire), en s’appuyant
  sur les composantes de roulement-glissement, de
  pivotement, de décompression voire de
  compression articulaire.

• Mouvements qui échappent au contrôle volontaire.
ARTHRON




• Segment Articulaire Rachidien
• Unité Fonctionnelle Rachidienne


                                    Junghans, 1956
VUE RADIOLOGIQUE de PROFIL




                D’après J. Castaing
DÉRANGEMENT ARTICULAIRE


 Mobilité physiologique globale (mvt majeur ->
  angulaire)
 Mobilité physiologique analytique, segmentaire
  ou « sectoriel » (mvt inter-vertébral)
 Mobilité spécifique, « accessoire », « joint play »
  (mvt mineur -> linéaire -> glissements)

                                 6° de liberté
6° de liberté




Klein P. Sommerfeld P. : Biomécanique des membres inférieurs, bases et concepts,
bassin, membres inférieurs, Elsevier-Masson, Paris, 2008.
Dispersion des locus CIR                     Harmonie Mvt Cervical




Klein P. Sommerfeld P. : Biomécanique des membres inférieurs, bases et concepts,
bassin, membres inférieurs, Elsevier-Masson, Paris, 2008.
D’après J. SÉNÉGAS, selon Seligmann & Pearcy
D’après R. Sohier
Dr J. Echinard, Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
Dr J. Echinard, Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
Dr J. Echinard, Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
Dr J. Echinard, Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
Dr J. Echinard, Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
TERMINOLOGIE


 DYSFONCTION = ÉTAT ARTICULAIRE (LÉSION)

 RESTRICTION = PERTE DE MOBILITÉ
BARRIERE ANATOMIQUE
                               POINT NEUTRE
Barrière élastique                                          Barrière élastique




                                Amplitude totale




                 Barrière physiologique   Barrière physiologique

Barrière                                                              Barrière
anatomique                                                         anatomique
DIFFERENCE
           entre
 MOBILITÉ PHYSIOLOGIQUE
 MOBILITÉ PATHOLOQIQUE
• NOTION DE RESTRICTION
• NOTION DE DEPLACEMENT DU
  POINT NEUTRE
BARRIERE PATHOLOGIQUE
        cas d’une dysfonction somatique sévère
                             Point neutre
                                             Barrière élastique
                           N pathologique



              Perte de
              mobilité




                                 Barrière physiologique


Barrière
               BARRIERE RESTRICTIVE
                                                         Barrière
anatomique                                            anatomique
PRINCIPES GÉNÉRAUX des MPV
     Feux vert des tissus sus-jacents :

-> Massothérapie,

-> Techniques Myofasciales,

-> Levées de tensions musculaires (techniques
   myotensives analytiques).
Ne pas forcer les blocages :

    -> Pas de mobilisation en force,

    -> Règle de la non-douleur.
Bilan complet :

-> Évaluation continue avant pendant et
  après le traitement (mesures reportées
  sur fiche bilan),

-> Pose les bases techniques du traitement,

-> Permet la justification des gestes
  techniques.
Conseils au patient :

   -> Suivi de l’évolution,

   -> Éducation thérapeutique.
PRINCIPES TECHNIQUES des MPV
• Pas de notion de « thrust ».
• Mobilisations spécifiques « analytiques ».
• Lentes et progressives.
• Plus ou moins rythmées.
• Début ou fin d’amplitude (selon dominante douleur ou
raideur).
• Respiration libre
    -> Pas de blocage en inspir. ou expir. (gêne à la réalisation du
   geste technique).
• Les techniques par prises courtes sont utilisées
  pour leurs précisions (++ mouvement spécifique).
  Elles utilisent les mains du thérapeute.

• Les techniques par prises longues sont utilisées
  pour leur grand bras de levier (++ mouvement
  global).
  Elles utilisent mains + membres sup. (les coudes
  sont le plus souvent tendus) + tronc = 3ième appui
  (notion d’étreinte avec le patient).

• Les prises longues et les prises courtes peuvent
  être combinées en prises mixtes.
« JEU CORPOREL »
            Position de départ rigoureuse :
        « tout patient » - « morceau de patient »
            « tout kiné » - « morceau kiné »

-> Toujours utiliser des fentes pour travailler, si
possible dans le sens du mouvement (permet
d’augmenter le polygone de sustentation du
kinésithérapeute ainsi qu’un verrouillage efficace de
son rachis lombaire).
Prévoir la stabilité permanente du sujet :

     -> s’adapter à la taille et au poids,

-> utiliser des tables (tabourets) réglables en
                    hauteur,

     -> éliminer les frottements (draps).
ÉLÉMENTS de BILAN
• Examen « subjectif »
   -> Écoute du patient.
   -> Son principal problème.
   -> Histoire actuelle et ancienne.
   -> Région des symptômes
   -> Manifestation des symptômes.
• Santé générale.
• Médications (! Corticothérapie, AK !)
• Radiographies.
• Examen « objectif ».
  -> Écoute de l’articulation.
  -> But = trouver un mouvement ou une
    combinaison de mouvements qui reproduisent
    les symptômes.


• 3 temps :
  -> mouvement actif physiologique,
  -> mouvement passif global,
  -> mouvement passif analytique, segmentaire
          « accessoire ».
TENUE de DOSSIER
ÉVALUATI ON OSTÉO                         DATE                    EXAM I NATEUR

NOM                                  PRÉNOM                       SEXE      LATÉRALITÉ

AGE                  PROF                            COORDONNÉES
T/P
                     LOISIRS
HDM


DOULEUR
TYPE
EVA

I MAGES


TTT MÉDI CAL
MED TTT
MED SPÉC

AVQ (EVA FONCTION)

ATCD
                                                       D                            G
SG
Tabac
CLI NI QUE

PODO SURAL
LMI
PELVIS
RACHIS
SCAPULAIRE
CERVICO CÉPHALIQUE

PALPATION



MOBILITÉS
DDS
STABILITÉ LOMBAIRE PASSIVE
RCS

MUSCULAIRE
STABILITÉ LOMB ACTIVE
HYPOEXTENSIBILITÉ Ch. Ant.
                   Ch. Post.

NEURO
AMYO                 TESTING              ROT        SENSIB
LASSÈGUE             IMPULS TOUX          VERTIGES   NAUSÉES
LÉRI

ATM                                                                   MFR

OCULO-MOT            Hypoconvergence      OD         OG

CONCLUSI ON & TRAI TEM ENT OSTÉO
TOG            MFR             RPI        IP         NEURO-MÉNING .

AUTRE(S)
EXEMPLES
PRATIQUE COURANTE
  message du lundi…
Selon MAITLAND

MANŒUVRES SANS IMPULSION
Évaluation-Traitement
mouvements accessoires
Pression Vertébrale Dirigée (PVD)
            post-ant.
Pression Vertébrale Dirigée (PVD)
            latérale.
Selon SOHIER

MANŒUVRES SANS IMPULSION
TEST CONVERGENCE
      C2C7
CORRECTION en       TECHNIQUE
  BAILLEMENT       REAXATION en
+ TEMPS VIBRANT   DIVERGENCE C2C7
REMODELAGE DOUBLE APPUI POSTÉRIEUR
Techniques OSTÉOPATHIQUES
       (structurelles)

 MANŒUVRES AVEC IMPULSION
CONVERGENCE : LATÉROFLEX° & ROT°
                 OPPOSÉES




       Mise en tension                 Manipulation (thrust)

F. LE CORRE, E. RAGEOT, Manipulations vertébrales, Abrégés, Masson, 1992.
ARTÈRE
VERTÉBRALE

 Trajet coudé
 Occiput C1 C2
  Segment V3




   D’après J. Castaing
POUR EN SAVOIR PLUS…
AUTEURS…
 • Cyriax (GB)
 • Menell (USA, GB)
 • Still (USA)… Sutherland, Mitchell, Jones…
 • Maigne (français) -> DIM & Synd. TCM
 • Maitland (australien)
 • Kaltenborn (norvégien)
 • McKenzie (néo-zélandais)
 • Sohier (belge)
2009
2009
2006
2006
1996
1992
VF, 1986
1986
ANNEXES
SÉMANTIQUE

• VERTÈBRE = du latin « vertere », tourner.

• RACHIS = du grec « rhakkis », épine dorsale
Lois de FRYETTE
LOI n°1
       NEUTRALITÉ VERTÉBRALE
         (courbures physiologiques)

Latéroflex° et rotations se font en sens opposés
                 (découplage)
       Vertèbres thoraciques et lombales
         Vertèbres cervicales : loi n°2
LOI n°2
           POSITION NON NEUTRE
          (courbures en flex° ou ext°)

Latéroflex° et rotations se font dans le même sens
                    (couplage)
   Vertèbres cervicales, thoraciques et lombales
INCLINAISON + ROTATION CONTROLAT. !! + EXT°




Risque d’insuffisance Vertébro-Basilaire sur amplitudes extrêmes
MANIPULATION Crânio-Rachidienne




POSITION PRÉMANIPULATIVE CENTRÉE SUR C1C2
LIENS

http://filex.u-bordeaux2.fr/get?k=v1nJBoQu9gf95Z3zvyh


              Jusqu’au : 07/02/2011

Messina jfk2011

  • 1.
    MASSO-KINÉSITHÉRAPIE MANUELLEVERTÉBRALE INTRODUCTION aux MOBILISATIONS PASSIVES VERTÉBRALES GLOBALES & SPÉCIFIQUES Marc Messina, DIU MMOO, Université Bordeaux 2, MKO libéral, 64 Bidart Bernard Arla, DIU MMOO, Université Bordeaux 2, MKO libéral, 64 Bidart Philippe Indart, DIU MMOO, Université Bordeaux 2, MKO libéral, 64 Bidart
  • 2.
  • 3.
    MANIPULATION • Mobilisation passiveforcée qui porte les éléments de l’articulation au delà de leur jeu volontaire et habituel (amplitude extrême) sans dépasser les limites anatomiques possibles de l’articulation. • Docteurs en Médecine Manuelle, Ostéopathes.
  • 4.
    P. VAUTRAVERS &AL. Manipulations du rachis, EMC, Kinésithérapie-Médecine Physique-Réadaptation, 26-080-A-10, 2001, 15 p.
  • 5.
    PRINCIPES • Mouvement bref,unique, exécuté à partir de la mise en tension. « THRUST » • Règle de la non douleur et du mouvement contraire (Maigne). • Manipulation dans la restriction du mouvement (Still, ostéopathie structurelle, USA) càd dans le sens opposé à la dysfonction (lésion). • « HVLA » (faible amplitude, grande énergie cinétique)
  • 6.
    SCHÉMA en ÉTOILEde MAIGNE (DIM) 6 directions possibles Manip <=> 3 directions libres et indolores
  • 7.
    Placement du signex ou des signes « / » ; « // » ; « /// » par rapport à la longueur du vecteur Début, milieu, fin d’amplitude « / » faible limitation douloureuse « // » limitation douloureuse moyenne « /// » forte limitation douloureuse « x » blocage sans douleur
  • 10.
    BUTS • Restaurer uneamplitude articulaire physiologique -> Lever une barrière musculaire (spasmes) -> Lever une barrière articulaire (restriction) • Soulager les symptômes (libération du mouvement).
  • 11.
    MODES d’ACTION • Corpsvertébraux • Disque IV • AIAP • Muscles para-vertébraux • Voies supra-segmentaires de la douleur • Système neuro-végétatif • Placebo & psychologique
  • 12.
    Action sur lescorps vertébraux • Mobilisation des CV • Action sur mouvement intervertébral • Action focalisée sur un étage V. • Action sur plusieurs étages V. • Pas de « remise en place » • Action d’étirements des tissus (M. Tend. Ligam. Annulus)
  • 13.
    Action sur ledisque IV • Diminution de la pression intra-discale (mesurée) • Réintégration nucléaire (hypothèse)
  • 14.
  • 15.
    Action sur lesarticulaires postérieures • Craquement par phénomène de cavitation • Étirement capsulaire, effet inhibiteur sur la contracture para-vertébrale • Dégagement, frange synoviale, formation méniscoïde (hypothèse) • Débridage adhérences intra-A. (dépôts de fibrine post poussées congestives)
  • 16.
    Action sur lesmuscles para-vertébraux • Structures « relais » de la douleur vertébrale • Relâchement par étirement direct (Mev sur Golgi, Emg) • Relâchement indirect par étirement des capsules
  • 17.
    Action sur ladouleur • Inhibition par activation des syst. descendants (inhibition au niv. de la substance grise péri- aqueducale) • Effet par contre-stimulation (étirement brusque des structures innervées) • Gate control système (Melzack et Wall)
  • 18.
    Action par effetplacebo • Sensation de remise en place • Craquement = vertèbre débloquée • Soulager avant de faire de la science ? • Évolution spontanée synd. douloureux vertébral = favorable ++
  • 19.
    Action sur lesyst. nerveux végétatif • Composante psycho-somatique végétative plus ou moins importante • Réactions viscérales non reproductibles • Pas de preuve scientifique du mode d’action
  • 20.
    MOBILISATION PASSIVE • Mouvementréalisé par une force extérieure (technique manuelle exécutée par le kinésithérapeute) sans participation musculaire du sujet, mais avec sa conscience (intégration réceptive).
  • 21.
    PRINCIPES • Mouvement exécutésoit : -> dans toute l’amplitude permise (vitesse faible), jusqu’à la mise en tension et non au-delà (position de verrouillage articulaire physio. ou de fin de course patho.), -> autour de la position de moindre tension (position de repos). • « LVHA » (grande amplitude, faible énergie cinétique)
  • 22.
    BUTS • Restituer lamobilité du mouvement physiologique (restriction de mouvement). • Diminuer les phénomènes douloureux (gate control). • Lever les spasmes musculaires.
  • 23.
    MODES d’ACTION •Idem Manipulations
  • 24.
    AVANTAGES • L’amplitude, lavitesse, la force, la durée des techniques, la qualité du mouvement sont directement sous le contrôle du kinésithérapeute.
  • 25.
    INDICATIONS • Dysfonctionnements mécaniquesd’origine musculo-squelettique. • Traitement de patients présentant des symptômes articulaires (douleur plus ou moins raideur) et des lésions des tissus mous péri-articulaires (++ tensions musculaires, fibrose, épaississement des éléments anatomiques passifs, des plans de glissements).
  • 26.
    CONTRE INDICATIONS • Pathologieinflammatoire ou infectieuse (PR, PSR, compression radiculaire aiguë…). • Traumatisme récent. • Compression médullaire ou queue de cheval. • Ostéoporose, Paget. • Néoplasme. • AEG. • États dépressifs.
  • 27.
    CONCEPT MÉCANIQUE • Ilexiste des mobilisations passives globales qui permettent un entretien du mouvement articulaire. • Elles respectent les axes et les plans anatomiques conventionnels, le mouvement physiologique classique.
  • 28.
    • Il existedes mobilisations passives spécifiques qui ont un effet localisé sur un segment articulaire (périphérique ou rachidien = « arthron »). • Elles permettent un gain du mouvement articulaire (modelage tissulaire). • Elles respectent la physiologie intime de l’articulation (glissé articulaire), en s’appuyant sur les composantes de roulement-glissement, de pivotement, de décompression voire de compression articulaire. • Mouvements qui échappent au contrôle volontaire.
  • 29.
    ARTHRON • Segment ArticulaireRachidien • Unité Fonctionnelle Rachidienne Junghans, 1956
  • 30.
    VUE RADIOLOGIQUE dePROFIL D’après J. Castaing
  • 32.
    DÉRANGEMENT ARTICULAIRE  Mobilitéphysiologique globale (mvt majeur -> angulaire)  Mobilité physiologique analytique, segmentaire ou « sectoriel » (mvt inter-vertébral)  Mobilité spécifique, « accessoire », « joint play » (mvt mineur -> linéaire -> glissements) 6° de liberté
  • 33.
    6° de liberté KleinP. Sommerfeld P. : Biomécanique des membres inférieurs, bases et concepts, bassin, membres inférieurs, Elsevier-Masson, Paris, 2008.
  • 34.
    Dispersion des locusCIR Harmonie Mvt Cervical Klein P. Sommerfeld P. : Biomécanique des membres inférieurs, bases et concepts, bassin, membres inférieurs, Elsevier-Masson, Paris, 2008.
  • 35.
    D’après J. SÉNÉGAS,selon Seligmann & Pearcy
  • 36.
  • 37.
    Dr J. Echinard,Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
  • 38.
    Dr J. Echinard,Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
  • 39.
    Dr J. Echinard,Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
  • 40.
    Dr J. Echinard,Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
  • 41.
    Dr J. Echinard,Laboratoire d’Anatomie, Université de Bordeaux 2
  • 42.
    TERMINOLOGIE  DYSFONCTION =ÉTAT ARTICULAIRE (LÉSION)  RESTRICTION = PERTE DE MOBILITÉ
  • 43.
    BARRIERE ANATOMIQUE POINT NEUTRE Barrière élastique Barrière élastique Amplitude totale Barrière physiologique Barrière physiologique Barrière Barrière anatomique anatomique
  • 44.
    DIFFERENCE entre MOBILITÉ PHYSIOLOGIQUE MOBILITÉ PATHOLOQIQUE • NOTION DE RESTRICTION • NOTION DE DEPLACEMENT DU POINT NEUTRE
  • 45.
    BARRIERE PATHOLOGIQUE cas d’une dysfonction somatique sévère Point neutre Barrière élastique N pathologique Perte de mobilité Barrière physiologique Barrière BARRIERE RESTRICTIVE Barrière anatomique anatomique
  • 46.
    PRINCIPES GÉNÉRAUX desMPV Feux vert des tissus sus-jacents : -> Massothérapie, -> Techniques Myofasciales, -> Levées de tensions musculaires (techniques myotensives analytiques).
  • 47.
    Ne pas forcerles blocages : -> Pas de mobilisation en force, -> Règle de la non-douleur.
  • 48.
    Bilan complet : ->Évaluation continue avant pendant et après le traitement (mesures reportées sur fiche bilan), -> Pose les bases techniques du traitement, -> Permet la justification des gestes techniques.
  • 49.
    Conseils au patient: -> Suivi de l’évolution, -> Éducation thérapeutique.
  • 50.
    PRINCIPES TECHNIQUES desMPV • Pas de notion de « thrust ». • Mobilisations spécifiques « analytiques ». • Lentes et progressives. • Plus ou moins rythmées. • Début ou fin d’amplitude (selon dominante douleur ou raideur). • Respiration libre -> Pas de blocage en inspir. ou expir. (gêne à la réalisation du geste technique).
  • 51.
    • Les techniquespar prises courtes sont utilisées pour leurs précisions (++ mouvement spécifique). Elles utilisent les mains du thérapeute. • Les techniques par prises longues sont utilisées pour leur grand bras de levier (++ mouvement global). Elles utilisent mains + membres sup. (les coudes sont le plus souvent tendus) + tronc = 3ième appui (notion d’étreinte avec le patient). • Les prises longues et les prises courtes peuvent être combinées en prises mixtes.
  • 52.
    « JEU CORPOREL» Position de départ rigoureuse : « tout patient » - « morceau de patient » « tout kiné » - « morceau kiné » -> Toujours utiliser des fentes pour travailler, si possible dans le sens du mouvement (permet d’augmenter le polygone de sustentation du kinésithérapeute ainsi qu’un verrouillage efficace de son rachis lombaire).
  • 53.
    Prévoir la stabilitépermanente du sujet : -> s’adapter à la taille et au poids, -> utiliser des tables (tabourets) réglables en hauteur, -> éliminer les frottements (draps).
  • 54.
    ÉLÉMENTS de BILAN •Examen « subjectif » -> Écoute du patient. -> Son principal problème. -> Histoire actuelle et ancienne. -> Région des symptômes -> Manifestation des symptômes. • Santé générale. • Médications (! Corticothérapie, AK !) • Radiographies.
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    • Examen «objectif ». -> Écoute de l’articulation. -> But = trouver un mouvement ou une combinaison de mouvements qui reproduisent les symptômes. • 3 temps : -> mouvement actif physiologique, -> mouvement passif global, -> mouvement passif analytique, segmentaire « accessoire ».
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    ÉVALUATI ON OSTÉO DATE EXAM I NATEUR NOM PRÉNOM SEXE LATÉRALITÉ AGE PROF COORDONNÉES T/P LOISIRS HDM DOULEUR TYPE EVA I MAGES TTT MÉDI CAL MED TTT MED SPÉC AVQ (EVA FONCTION) ATCD D G SG Tabac CLI NI QUE PODO SURAL LMI PELVIS RACHIS SCAPULAIRE CERVICO CÉPHALIQUE PALPATION MOBILITÉS DDS STABILITÉ LOMBAIRE PASSIVE RCS MUSCULAIRE STABILITÉ LOMB ACTIVE HYPOEXTENSIBILITÉ Ch. Ant. Ch. Post. NEURO AMYO TESTING ROT SENSIB LASSÈGUE IMPULS TOUX VERTIGES NAUSÉES LÉRI ATM MFR OCULO-MOT Hypoconvergence OD OG CONCLUSI ON & TRAI TEM ENT OSTÉO TOG MFR RPI IP NEURO-MÉNING . AUTRE(S)
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    EXEMPLES PRATIQUE COURANTE message du lundi…
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    CORRECTION en TECHNIQUE BAILLEMENT REAXATION en + TEMPS VIBRANT DIVERGENCE C2C7
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    Techniques OSTÉOPATHIQUES (structurelles) MANŒUVRES AVEC IMPULSION
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    CONVERGENCE : LATÉROFLEX°& ROT° OPPOSÉES Mise en tension Manipulation (thrust) F. LE CORRE, E. RAGEOT, Manipulations vertébrales, Abrégés, Masson, 1992.
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    ARTÈRE VERTÉBRALE Trajet coudé Occiput C1 C2 Segment V3 D’après J. Castaing
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    AUTEURS… • Cyriax(GB) • Menell (USA, GB) • Still (USA)… Sutherland, Mitchell, Jones… • Maigne (français) -> DIM & Synd. TCM • Maitland (australien) • Kaltenborn (norvégien) • McKenzie (néo-zélandais) • Sohier (belge)
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    SÉMANTIQUE • VERTÈBRE =du latin « vertere », tourner. • RACHIS = du grec « rhakkis », épine dorsale
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    LOI n°1 NEUTRALITÉ VERTÉBRALE (courbures physiologiques) Latéroflex° et rotations se font en sens opposés (découplage) Vertèbres thoraciques et lombales Vertèbres cervicales : loi n°2
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    LOI n°2 POSITION NON NEUTRE (courbures en flex° ou ext°) Latéroflex° et rotations se font dans le même sens (couplage) Vertèbres cervicales, thoraciques et lombales
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    INCLINAISON + ROTATIONCONTROLAT. !! + EXT° Risque d’insuffisance Vertébro-Basilaire sur amplitudes extrêmes
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