1
Département de la géographie
Licence professionnelle Tourisme Rural et Culturel
Sous la directionde
Mme AsmaeBouaouinate
Année universitaire : 2013-2014
Mémoire
En vu de l’obtention de la Licence Professionnelle Tourisme Rural et Culturel
L’ancienne Médina de Casablanca : une Richesse
Culturelle et Touristique diversifiée mal exploitée.
Réalisé par :
AbderrahimJABBAR
2
Je dédie ce travail :
A ceux qui ont veillé à me donner la meilleur éduction,
à m’entourer de leur attention et qui ont tous fait pour
réussir ma vie j’espère sincèrement être à la hauteur de ce
que vous espérez de moi : à vous mes parents, dont les mots ne
seraient pas suffisant pour exprimer ma gratitude et mon
amour à votre égard.
A mes frères, mes tantes et oncles et à toute la famille
JABBAR au Maroc et à l’étranger.
A l’ensemble des étudiants de la licence professionnelle
Tourisme Rural et Culturel 2011-2014.
Abderrahim JABBAR
3
Remerciements
Je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à mon Directeur de mémoire Madame
Asmae BOUAOUINATE. Je la remercie de m’avoir encadré, orienté, aidé et
conseillé et je leur dis que Dieu te préserve et te guérir.
J’adresse mes sincères remerciements à tous les professeurs, intervenants de la
licence professionnelle Tourisme Rural et Culturel et toutes les personnes qui par
leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidé mes réflexions
et ont accepté à me rencontrer et répondre à mes questions durant mes recherches.
Je remercie mes très chères parents qui ont toujours été là pour moi, « Vous avez
tout sacrifié pour vos enfants n’épargnant ni santé ni efforts. Vous m’avez donné un
magnifique modèle de labeur et de persévérance. Je suis redevable d’une éducation
dont je suis fier.
Je remercie très spécialement Mme Rabha Zahid, Mr chaaban et Mme fatma
Louaman pour leurs encouragements.
Je tiens à remercier Mon oncle Ahmed JABBAR pour son encouragement et ses
précieux conseils et son soutien inconditionnel.
Enfin, je remercie tous mes ami(e)s est très spécialement mon cher frère
Mustapha ZINE et je leur dis je vous aime tous.
À tous ces intervenants, je présente mes remerciements, mon respect et ma
gratitude. Allah ytoul lina fi aamarkoum
Enfin, je demande à dieu la miséricorde pour mon ami youness et nous sommes à
dieu lui retournons.
4
Résumé :
L’activité touristique constitue aujourd’hui à la fois une activité économique
importante, génératrice de revenu et un facteur de développement local du territoire
d’accueil.
Dans ce mémoire, nous avons abordé un type de tourisme à savoir le tourisme
culturel illustré par l’ancienne médina de Casablanca, à travers lequel nous avons
étudié les potentialités dont dispose cette Médina.
Après l’analyse des données recueillies, nous sommes arrivés aux constats
suivants : l’ancienne médina de la ville de Casablanca, passage obligé des
différentes destinations, recèle des trésors historiques, culturels.
Ce patrimoine mis en exergue grâce notamment aux activités culturels de
dimension locale; ainsi qu’aux différents établissements chargés de la région et de
la sauvegarde du patrimoine matériel dont dispose l’ancienne médina à savoir les
mosquées, Les églises, les musées….
Tous ces facteurs réunis permettront à l’ancienne médina un décollage rapide de
l’activité touristique.
Néanmoins, le tourisme culturel au sein de l’ancienne médina a connu quelques
lacunes aussi bien au niveau des infrastructures d’accueil, ainsi qu’au niveau du
problème de sécurité.
Enfin, les bonnes pratiques de gestion, de coordination et de coopération entre les
différents acteurs de l’activité touristique permettront un tourisme culturel de
qualité et un développement mutuel avec des retombées positives pour la
communauté.
Mots-clés :
Maroc, ville de Casablanca, ancienne médina, Patrimoine, tourisme culturel.
5
Sommaire
Remerciements………………………………………………………………..2
Introduction et problématique..............................................................8
Méthodologie…………………………………………..……...9
Concepts de base sur le tourisme ..........................................................13
1.1. Patrimoine et heritage ……………………………………..14
1.2. Tourisme et culture : essais de définition ………………....15
1.3. L’histoire du tourisme culturel…………………………..…...16
1.4. Définitions actuelles du tourisme culturel ……………..…….18
1.5. Les touristes culturels …………………………………..……18
Chapitre I : Présentation de la ville de Casablanca .....................21
Introduction....................................................................................21
Section1: les caractéristiques géographiques etHumaines de la ville de Casablanca.
1.1.Localisation géographique .........................................................21
1.2.Superficie .................................................................................21
1.3.Relief......................................................................................21
1.4.Climat ...................................................................................23
1.5.Pêche maritime............................................................26
Section2 : les caractéristiques humaines ................................................27
1.6. L’évolution de la population.................................................29
1.7. Activités économiques………………………………………..30
1.8. Activité Touristique ………………………………………….…30
1.9. Histoire de Casablanca de 1889 à nos jours…………………….....33
6
Chapitre II : l’offre et la demande touristiques de la ville de Casablanca.
Introduction……………………………………………………….38
Section1 : L’OFFRE ORIGENELLE ……………................................39
1.1. Définition de L'offre touristique…………………………………………………………..39
2.1. Un climat méditerrané…………………………………………………….39
2.2. Les forêts de la ville de Casablanca. ……………………………………..40
2.3. L’offre dérivée ……………………………………...………….41
2.4. Aéroport international …………………………………………..……41
2.5. Morocco Mall………………………………………………………….…41
2.6. Offre préhistorique ………………………………………………….…42
2.7. Offre culturelle………………………………………..………………42
Section2: la demande touristique………………………………………...44
3.1. Définition de la demande touristique …………………………..……...44
3.2. Une demande touristique en évolution permanente…………..45
3.3. Les arrivées touristiques par Nationalité……………………...47
3.4. Positionnement par rapport à la demande des touristes……...49
3.5. CAPACITÉ D’HÉBERGEMENT TOURISTIQUEDE LA VILLE DE CASABLNCA
PAR TYPE …………………………………………………50
3.6. Agences de voyages …………………………………………………….55
3.7. Les infrastructures d’accueil touristiques……………………..…………57
3.8. La durée du séjour ………………………………………………………………..57
Conclusion...........................................................................................61
7
Chapitre III : l’ancienne médina de Casablanca richesse historique et culturel.
Section 1 : Historique de l’ancienne médina ........................................
Introduction ………………………………......................................63
Aperçu Historique sur l’ancienne médina…………………………….…64
Les portes de l’ancienne Medina…………………………………………………..66
Typologie de l’architecture des sites culturels par type .................66
1.1.1. Architecture militaire ...................................................66
1.1.2. Architecture religieuse..................................................75
1.1.3. Architecture civile ...........................................……...82
1.1.4. Architecture hydraulique .............................................86
1.1.5. Architecture funéraire..................................................84
Section 2: l’exploitation de ces sites par le tourisme culturel……….91
1.1.1. Site d’Architecture à caractère hydraulique ..............................79
1.1.2. Site d’Architecture à caractère religieuse................................. 92
1.1.3. Site d’Architecture à caractère civil .......................................93
1.1.4. Site d’Architecture à caractère militaire ...................................94
1.1.5. Site d’Architecture à caractère funéraire...................................94
Conclusion...........................................................................................95
Conclusion générale............................................................................97
Références Bibliographique......................………………………....99
Annexes .............................................................................................101
8
Introduction et problématique du mémoire
Le tourisme est depuis quelques années l’objet d’une attention toute particulière de la part des
pouvoirs publics, des expertes, et des médias, de par son impact important sur l’économie
nationale.
Le Maroc, pays non pétrolier, devrait favoriser le secteur touristique, dans la mesure où il est
doté d’un potentiel touristique riche et varié (deux façades maritimes, montagnes, Sahara).
En 2000 ,l’OMT1
évalue le nombre des touristes internationaux 2
à 698 millions de personnes et
les dépenses du touristes international à 477 Milliards de dollars .durant la décennie 1980,dans
le cadre d’une conjoncture économique mondiale (Le Tourisme international p :25)souvent
morose, la progression a été d’environ 6% l’an pour le nombre de touriste et de 15 % l’an en
monnaie courante pour les recettes .dans les années 1990,les chiffres ont respectivement atteint
4,6%,la forte croissance économique de la seconde moitié de la décennie compensant la
mauvaise conjoncture des années 1990-1995.
le tourisme apparaît donc comme un des secteurs économique les plus dynamique et un
pourvoyeur essentiel de devises.
La région du Grand Casablanca est située sur la côte atlantique, au centre ouest du Maroc et
s’inscrit dans le Maroc atlantique selon la vision 2020 (Carte N° :1). A l’instar des autres
régions du Maroc, Casablanca, capitale économique instaurée par Lyautey3
dès l’établissement
du Protectorat français au Maroc lui permet de disposer d’une certaine ouverture sur l’Europe et
le monde grâce à sonport et son aéroport, qui sont notamment les plus importants du Royaume.
De plus, la ville regorge d’un patrimoine4
architectural important de bâtiments art déco,
fonctionnalistes et modernistes d’avant-garde les frères Perret en 1917.
1
OMT : organisation mondialede tourisme : www.world.tourism.org
2
Le Tourisme international p : 25.
3
Hubert Lyautey (Louis Hubert Gonzalve Lyautey) né le 17 novembre 1854 à Nancy et mort le 27 juillet1934 à Thorey) est un
militairefrançais,officier pendantles guerres coloniales,premier résidentgénéral du protectorat français au Maroc en 1912.
4
http://www.visitcasablanca.ma/casablanca/patrimoine-architectural.html
http://www.h24info.ma/maroc/casablanca-bientot-patrimoine-mondial-de-lunesco/20070
http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120429172700/
9
Casablanca dispose donc d’une richesse architecturale et urbaine, la mettant au même rang des
grandes métropoles du XXe
siècle : Brasilia (Brésil), Chandigarh (Inde), à titre d’exemple. On y
trouve tous les courants architecturaux d’avant-garde qui ont été testés entre 1920 et 1975 : art
nouveau, néo-classicisme, art déco, fonctionnalisme, hygiénisme, immeuble à redans,
brutalisme, et, pour l’urbanisme : le zoning, les grands boulevards, le permis de construire,
l’aménagement urbain, les grands ensembles.
Casablanca est donc une école à ciel ouvert, fréquemment visitée par des architectes et des
urbanistes du monde entier pour son patrimoine et son histoire, C’est un patrimoine culturel
important constituant une curiosité touristique.
Face au nombre d’atouts matériels dont dispose cette ville, l’attractivité touristique est un enjeu
important afin de les revaloriser.
Dans ce contexte nous avons choisi l’étude du thème « le patrimoine architectural urbain de
Casablanca quel impact dans la promotion du tourisme culturel ? (Cas de l’ancienne
médina) qui sera analysé à travers la problématique suivantes : « est ce que le patrimoine
architectural urbain contribue au développement du tourisme culturel dans la ville de
Casablanca ? ».
La ville de Casablanca dispose-t-elle des composants culturels pour concurrencer les autres
villes ?
Les interrogations auxquelles le présent travail va essayer de répondre sont :
Quelle est l’offre touristique de la ville de Casablanca ?
Quelle sont les points d’attractivité touristiques da la ville de Casablanca ?
Mais Ce patrimoine peut-il être une opportunité pour la valorisation et le développement du
tourisme culturel de Casablanca ?
Choix du sujet :
Notre choix de ce sujet vient après 3 ans d’Eudes en Licence professionnelle Tourisme Rural et
Culturel, j’ai constaté qu’il y a peu voir absence d'études touristiques sur la ville Casablanca et
plus particulièrement sur son âme l’ancienne Médina, L’intérêt du patrimoine culturel pour le
tourisme culturel et aussi je voudrais valoriser le patrimoine culturel de l’ancienne Médina de
Casablanca.
10
Méthodologie
Pour répondre à toutes ces questions, nous avons d’une part effectué une enquête sur terrain,
des entretiens, des visites à l’inspection régionale et des sites et monuments historiques de
Casablanca et à la délégation régionale du tourisme de Casablanca et d’autre part nous avons
consulté une série de mémoires, thèses, articles de journaux, des revues en arabe et en français,
des rapports, des ouvrages, traitant tous ce thèmes (voir la bibliographie).
Nous avons utilisé un ensemble des techniques et les outils concernant le montage et l’analyse
des données que ce soit des tableaux des graphiques et des cartes :
Des programmes (MAPINFO) pour dessiner des cartes et pourlocaliser quelques donnes sur le
tourisme à Casablanca.
EXCEL : pour transformer des tableaux en graphiques.
Le profil sociodémographique
Avant d'entamer en profondeur l'analyse de nos résultats, il est judicieux d'indiquer que notre
échantillon s'élève à 41 répondants.
L'échantillon comporte trente-six hommes (88%) et cinq femmes (12%).
La prédominance des hommes envers les femmes peut se justifier par la tendance des premiers
à voyager plus à destination du Maroc en raison de sonadhérence à la culture arabo-
musulmane.
Répartition de l'échantillon en fonction du sexe (graphe : N° :1)
Source : enquête de terrain 05 /05/2014.
Tableau : 1
Répartition de l'échantillon en fonction du sexe
Groupes Fréquence Pourcentage
Homme 36 88%
88%
12%
homme femme
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
11
Femme 5 12%
Total 41 100%
La mise en relation et la synthèse de ces sources d’information nous ont permis d’approfondir
notre étude.
En essayant de répondre à la problématique ainsi énoncée, notre mémoire de recherche sera
construit autour de trois chapitres :
Le premier chapitre porte sur la présentation du territoire dans lequel s’inscrit notre étude, la
ville de Casablanca, en donnant un aperçu global sur différents aspects : géographique,
historique, économique et social. Nous considérons qu’il est indispensable de bien connaître le
territoire dans lequel s’inscrit notre étude.
Dans le deuxième chapitre, nous allons exposer l’offre que propose la ville de Casablanca :
l’offre naturel et culturel et analyser la demande touristique de la ville de Casablanca.
Enfin, dans le troisième chapitre nous traitons de l’offre et l’architecture des sites culturels de
cette ancienne Médina et essayant de répondre à notre problématique.
12
Source : la vision 2020, élaboration personnelle ,2010.
La région de Casablanca selon le nouveau découpage Touristique la vision 2020 au Maroc (carte N° :1)
13
Concepts de base sur le
Tourisme Culturel :
14
1. Concepts de base sur le tourisme :
Afin de bien comprendre le tourisme culturel, il nous a semblé important de consacrercet
avant-propos aux concepts liés au tourisme culturel, à savoir le patrimoine et heritage ,le
tourisme et la culture ,le tourisme ,le touriste culturel lié au tourisme.
1.1. Patrimoine et heritage :
« Pour certains, le patrimoineexiste de toute éternité, pour d’autres, il remplit une fonction,
pour d’autres encore il nourrit le récit national, ou incarne essentiellement la modernité »
(Poulot, 2003, p. 36).
La notion de patrimoine5
a été élaborée dans la culture de l’Europe occidentale. Sachant que la
France et l’Angleterre sont (Choay (1992) les premiers à avoir parlé de restauration et de
conservation du patrimoine, j’ai décidé de me concentrer en particulier sur la notion
francophone de patrimoine et anglophone d’heritageet de mettre en évidence les nuances
d’usage de ces termes.
À l’origine, le terme « patrimoine » était employé dans le sens de patrimoine familial, et
désignait les héritages familiaux, matériels ou immatériels.
Venant du latin patrimonium, il faisait référence à l’héritage du père et à ce qui devait être
légué aux générations suivantes.
Le terme a ensuite été utilisé pour désigner plus particulièrement les vestiges archéologiques,
les édifices religieux et lieux de pouvoir.
Plus tard, il désignait également les lieux de mémoire, les savoir-faire et certaines
caractéristiques de la culture - chants, récits, danses, ou le patrimoine immatériel.
Au fil des années, la notion de patrimoine a inclus des bâtisses individuelles, puis des sites
voire des quartiers entiers, elle concernait la ville, puis la nature et l’environnement.
Elle s’estdonc appliquée à d’autres domaines, menant ainsi à des notions telles que «
patrimoine historique », « patrimoine naturel » ou « héritage naturel » (Choay, 1992).
Certains auteurs appréhendent cette évolution comme un « éclatement de la notion [de
patrimoine] » (Audrerie, 1997, p. 6), voire un élargissement aussi bien spatial, chronologique
que thématique de celle-ci (Babelon et Chastel, 1994 ; Gravari-Barbas et Guichard-Anguis,
2003a) et affirment que le terme « patrimoine » désigne aujourd’hui tous les biens du passé.
5
L’Italie et l’Autriche font également partie des premiers pays à avoir abordé le sujet, par contre, les études sur le patrimoine en
font moins référence que de la France et de l’Angleterre.
15
Ainsi, le « patrimoine » peut être défini comme un bien matériel ou immatériel ainsi étiqueté
dans un but de conservation et de protection (Choay, 1992) ou comme « ce que nous décidons
de préserver, de réutiliser ou de transmettre ».
De plus, certains auteurs affirment que « Si tout n’est pas patrimoine, tout, potentiellement,
peut le devenir, dès lors qu’une communauté voit dans ce legs du passé - aussi modeste soit-il -
un "bien commun"[…] » (Kneubühler, 2010, p. 2).
1.2. Tourisme et culture : essais de définition :
Avant d’expliquer le phénomène de tourisme culturel, il est important de rappeler la définition
du tourisme. Plusieurs définitions existent : le tourisme peut être défini comme la « Pratiquedu
voyage d’agrément ».6
Ouencore comme l’« Action de voyager, de visiter un site pour son
plaisir » (LAROUSSE, 1999, p 1020). On retrouve à travers ces deux définitions deux notions
importantes : le déplacement et le loisir.
Cependant, bien que le déplacement ait toujours été une constante dans le tourisme, la notion de
loisir n’y a pas toujours été associée. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT7
), quant à
elle, en donne la définition suivante : « Les activités déployées par les personnes au cours de
leurs voyages et de leurs séjours dansles lieux situés en dehors de leur environnement habituel,
à des fins de loisirs, pour affaires et autres motifs ». L’OMT élargit donc la définition du
tourisme, en ne la limitant pas aux loisirs, mais en y ajoutant d’autres finalités.
Le tourisme est un phénomène très ancien, dontles prémices remontent à l’Antiquité – lorsque
les jeunes grecs, instruits quant à l’histoire de leur ville, visitaient les autres cités afin d’en
découvrir le passé – puis au Moyen Âge.
Les voyages médiévaux se faisaient principalement pour des motifs religieux, comme les
pèlerinages, mais s’enrichissaient également de dimensions commerciales ou diplomatiques. Au
cours des siècles, le tourisme a subi de nombreuses évolutions. Pourtant, ce phénomène est
resté pendant longtemps réservé à une élite sociale, avant de se démocratiser dans la seconde
moitié du XXème siècle, grâce à l’apparition des congés payés instaurés en 1936 par le
gouvernement du Front Populaire. Le tourisme devient alors un fait de société, car plus de 60 %
des français partent alors en vacances, et le tourisme de masse apparaît.
À l’origine, le tourisme désignait presque automatiquement du tourisme culturel. Puis, dans les
années 30, le phénomène a cesséd’être lié systématiquement à la culture et l’on a vu apparaître
d’autres formes de tourisme. Il existe aujourd'hui différents types de tourisme : le tourisme
6
AMIROU Rachid. Imaginaire du tourisme culturel. Paris :PUF, 2000, 160 p.
7
OMT : L’Organisation mondiale du tourisme est une institution spécialisée du système des Nations unies et la principale
organisation internationale dans son domaine de compétences.
16
balnéaire, le tourisme d’affaires, le tourisme urbain, le tourisme sportif... Nous nous
intéresserons à travers ce mémoire à un type particulier de tourisme : le tourisme culturel.
Dans le tourisme culturel, la culture est une notion prépondérante.
Avant d’expliquer ce conceptde tourisme culturel, il semble donc pertinent d’essayer de donner
une définition de la culture. Le dictionnaire Larousse définit la culture comme « l’ensemble des
phénomènesmatériels et idéologiques qui caractérisent un groupe ethniqueou une nation, une
civilisation, par opposition à un autre groupeou à uneautre nation ».
L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO8
) a, lors
de sa conférence mondiale de Mexico de1982 concernant les politiques culturelles, donné une
définition un peu plus précise de la culture :
« L'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui
caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les
modes de vie, les droits fondamentauxdel'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions
et les croyances ».
À travers ces définitions, il nous est possible de décrire la culture comme l’ensemble des
productions, des pratiques sociales, des actions qui sont propres à une société ou un groupe
social.
Grâce à ces définitions de culture et de tourisme, et au rappel des origines de ce dernier, il nous
est maintenant possible d’aborderle tourisme culturel.
Nous allons dans un premier temps effectuer un bref historique de ce tourisme, avant d’en
rappeler les définitions usuelles, puis nous détaillerons les différents acteurs impliqués dans le
tourisme culturel, pour terminer sur les enjeux liés à ce type de tourisme.
1.3. L’histoire du tourisme culturel :
À l’origine, et jusqu’au XXème siècle, le tourisme était considéré comme tourisme culturel.
À partir de ce siècle, d’autres types de tourisme ont émergé.
Le tourisme de découverte a commencé au Moyen Âge, avec les pèlerinages.
Des hommes, pour des motifs religieux, parcouraient des centaines, voire des milliers de
kilomètres, afin de se rendre à un sanctuaire.
8
L’UNESCO : (United NationsEducational,Scientific and Cultural Organisation).
17
Nous pouvons ici citer l’exemple des villes de Lourdes, Rome, Jérusalem, ou encore le célèbre
Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, lieu de pèlerinage classé au Patrimoine mondial de
l’humanité par l’UNESCO.
Les pèlerinages s’effectuent par étape, avec de nombreuses haltes, où les pèlerins s’arrêtent
pour visiter des vestiges historiques, pour découvrir des reliques.
Aux XVIIIème et XIXème siècles, le tourisme culturel était pratiqué par de jeunes aristocrates
britanniques, qui étaient envoyés par leur famille à la découverte de l’Europe : ce phénomène
est appelé « Grand Tour ». C’estde ce Grand Tour que vient le terme « tourisme », et c’estce
Tour qui a poséles bases des pratiques du tourisme culturel actuel.
Depuis la Grande-Bretagne, le phénomène s’estensuite étendu à l’ensemble de l’Europe.
Le but de ces voyages était de découvrir le continent européen, afin de parfaire l’éducation des
jeunes de la haute société.
Il s’agissait ici non pas de voyages de loisir, mais véritablement de voyages de labeur,
d’apprentissage et de découverte.
Cette forme de voyage associait séjours, rencontres, visites et échanges, et est à l’origine des
circuits touristiques organisés actuels.
Le Grand Tour était cependant plus long que les circuits d’aujourd'hui, car il durait plusieurs
mois, voire plusieurs années.
Seule une minorité aisée de la population pratiquait alors le tourisme, malgré l’apparition des
premiers voyagistes, tels que Thomas Cook9
.
Par la suite, le XXème siècle a vu le tourisme culturel s’ouvrir à un plus grand nombre de
personnes.
Dans les années 30, avec la diversification du tourisme que nous avons abordéeplus haut, le
tourisme culturel a également subi une évolution. Il s’estdiversifié, tant au niveau des
destinations que des thèmes et du public ciblé.
Le tourisme culturel englobe aujourd'hui divers types de tourisme : religieux, historique,
artistique, gastronomique, linguistique, artisanal...
9
Thomas Cook : est une entreprise anglaise du secteurtouristique, qui fait originelle créée vers le milieu du XIX siècle à
l’Angleterre.
18
1.4. Définitions actuelles du tourisme culturel :
Contrairement à certains autres types de tourisme, comme le tourisme balnéaire ou de
montagne, le tourisme culturel n’est pas lié à un type de territoire spécifique, mais peut se
pratiquer partout.
ORIGET DU CLUZEAU Claude, 126p10
définit le tourisme culturel comme
« un déplacement(d’au moins unenuitée) dont la motivation principaleest d’élargir ses
horizons, de rechercher des connaissances et des émotions au travers de la découverte d’un
patrimoine et de son territoire ».
Elle ajoute que la notion de déplacement est primordiale dans le tourisme culturel, car c’est
cette notion qui différencie le tourisme culturel des pratiques culturelles des habitants d’un
territoire.
L’auteur étend le tourisme culturel à d’autres types de tourisme avec la notion de tourisme «
occasionnellement culturel », c’est-à-dire un tourisme contenant des « séquences culturelles »,
mais n’ayant pas pour but principal la recherche de connaissances.
Il est possible d’affirmer également que le tourisme culturel est une quête à la fois de
connaissance et de sens (AMIROU11
, 2000, p 12). En effet, ce tourisme consacreles choses qui
nous sont lointaines, que ce soit dans l’espace, dans le temps, ou au niveau de notre
entendement.
Si plusieurs définitions existent pour définir le tourisme culturel, toutes s’accordentà dire qu’il
s’agit d’un déplacement afin de découvrir et d’apprendreà connaître, que ce soit le territoire
d’accueil, sonpatrimoine, sa population, sa culture, etc.
Après avoir précisé la notion de tourisme culturel, nous allons maintenant nous intéresser aux
différents acteurs qui y jouent un rôle, avant de traiter des enjeux de ce type de tourisme.
1.5. Les touristes culturels :
Au cours du siècle dernier, on a assisté à une désacralisation du tourisme culturel.
Autrefois réservé à une élite, ce tourisme est aujourd'hui pratiqué par de plus en plus de
personnes. La démocratisation du tourisme culturel est en partie due au fait que ce n’est pas une
10
ORIGET DU CLUZEAU Claude, Le tourisme culturel, Paris :PUF, 2000, 12p.
11
AMIROU Rachid. Imaginaire du tourisme culturel. Paris :PUF, 2000, 12 p.
19
forme de tourisme au coût démesurément élevé, qui resterait donc réservé à une élite financière,
mais un tourisme qui est abordable par un grand nombre (LANQUAR12
, 1994, p. 46-54).
En effet, de nombreuses politiques existent pour rendre abordables les pratiques culturelles :
tarifs préférentiels pour les étudiants, les chômeurs, les personnes âgées, les groupes scolaires,
les familles, les personnes handicapées... Il est à noter également que le développement des
modes de transport a également eu un impact sur le tourisme culturel, lui attirant un nombre
croissant de visiteurs.
Il existe plusieurs types de touristes culturels :
ORIGET DU CLUZEAU définit trois types de touristes culturels.
Le premier concerne les « monomaniaques », qui sont passionnés par un sujet précis, le second
les « boulimiques », qui s'intéressent fortement à tout ce qui est culture, au sens général, qui
souhaitent tout découvrir sur tout, et le dernier les « occasionnels », qui ont une pratique
culturelle occasionnelle, sur des thèmes divers.
C'estla clientèle touristique la plus nombreuse. Ces touristes font le choix de réaliser une «
séquence culturelle », comme ils choisiraient une autre offre au cours de leurs vacances. Ils se
concentrent plus sur le divertissement que sur le savoir. Ces touristes se focalisent sur les offres
culturelles situées dans un périmètre relativement proche de leur lieu d'hébergement (ORIGET
DU CLUZEAU13
, 2000, p 9).
Le colloque Tourisme et culture au cœur de l’identité urbaine, qui s’estdéroulé à Montréal en
novembre 2008, classe les touristes culturels en trois catégories : les touristes motivés par la
culture, qui s’intéressent à l’apprentissage et à l’éducation et pour qui la culture est la
motivation principale du voyage ; les touristes inspirés par la culture, qui visitent des sites
culturels de grande renommée et s’intéressent moins aux sites moins connus ; et les touristes
attirés par la culture, qui visitent une exposition, un musée, qui assistent à une manifestation
culturelle, sans que ce soit le but principal de leur voyage.
12
LANQUAR Robert. Articuler le coupletourisme-culture, Les Cahiers Espaces, L’AFIT, 1994,n°37.
13
ORIGET DU CLUZEAU Claude, Le tourisme culturel, Paris :PUF, 2000, p 9.
20
Chapitre 1
La présentation de la
zone d’étude : la ville de
Casablanca.
21
Chapitre I : Présentation de la ville de Casablanca
Introduction :
1.1. : localisation géographique :
La région du Casablanca est située14
sur la côte atlantique ; au centre ouest du Maroc, elle est
délimitée par l’océan atlantique à l’ouest ; la région de chaouia-ourdigha au nord à l’est et au
sud province de Settat à l’est et au sud et province ben Slimane au (carte N°: 2).
Dotée d’une superficie de 1140,40 km, la superficie urbanise est de 227,82km, soit 18,8%au
début des années 1980.
Elle est localisée sur la plaine de la Chawiya, région étant historiquement la principale région
agricole du Maroc, et comptant toujours de nos jours comme étant l’un des principaux pôles de
l’activité agricole du pays.
Sa position sur la côte atlantique lui permet l’accès aux ressources maritimes (principalement
relatives à la pêche). La ville avoisinante « Bouskoura » disposed’une étendue forestière se
composantprincipalement d’Eucalyptus, de Pins et de Palmiers.
Elle appartient à la région du Grand Casablanca qui, sur 1 615 km², regroupe également les
villes de Mohammedia (120 000 hab.), Ain Harrouda, les deux provinces Mediouna et
Nouasser et compte environ 5,6 millions d’habitants en 2005. Ces habitants sont appelés
Casablancais ou Casablancaise.
Cette croissance remarquable est due à une énorme concentration d’activités qui a fait de la
ville de Casablanca, la métropole économique du Maroc, éclipsant l’ancienne capitale
économique, Fès.
Elle regroupe huit préfectures d’arrondissements : Aïn Chock, Aïn Sebaâ – Hay Mohammadi,
Casablanca – Anfa, Ben M’Sick, Sidi Bernoussi, Al Fida-Mers Sultan, Hay Hassani, Moulay
Rachid
14
Annuaire statistiquerégional du grand Casablanca,2011 (version arabeet fran+ºaise).pdf.
22
Source: Direction régionale du tourisme15
, Casablanca, élaboration personnel
15
Direction régionaledu tourisme
La localisation de la ville de Casablanca sur la carte du Maroc (N° :2)
23
1.2. Climat méditerranéenà forte tendance océanique
La ville de Casablanca possèdeun climat16
méditerranéen à forte tendance océanique qui est
particulièrement agréable.
Sa localisation en bordure d’OcéanAtlantique lui confère des hivers doux et relativement
humides, ainsi que des étés modérément chauds mais sans précipitations. La température
moyenne annuelle y est de 18,88 °C, et le cumul annuel des précipitations s’élève à 426,1 mm.
Pendant l’hiver, le gel est quasiment absent : la température la plus bassejamais enregistrée est
de -2,7 °C. L’été, les températures sont généralement agréables lorsque le vent souffle de la
mer. En revanche, lors des épisodes de vent de terre, la ville peut enregistrer des températures
caniculaires pendant quelques jours. Enfin, la ville enregistre de forts écarts de températures
que l’on peut observer en été entre les quartiers de bord de mer (tempérés par l’océan), et les
quartiers périphériques, plus chauds car moins exposés aux brises marines.
Quant à la pluviométrie, elle est variable d’une année à l’autre. Son évolution durant les
dernières années était comme suit (en mm):
Station
métrologiques
2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07 2007-08
Casablanca
Variation en %
337,5
+27,6
368,2
+9,1
484,8
+31,7
485,1
+0,06
248,6
-48,7
432,5
+73,9
307,2
-28,9
274,1
- 10,8
Source : service national de métrologie
16
Annuaire statistiquerégionaledu grand Casablanca,2011 (version arabeet fran+ºaise).pdf
24
Source: Haut-commissariatauxeaux et forêts et à la lutte contre la désertification
élaboration personnelle, 2014.
La pluviométrie du Maroc (carte N° :3)
25
Les cours d’eau 17
qui drainent la région sont des rivières de faible importance quant au volume
d’eau apporté. On y trouve Oued El Malleh qui se déverse près de la ville de Mohammedia,
Oued N’fifikh à Mansouria et Oued Hassar dans la Commune Rurale d’ Echchlalate(carte N°
4).
Source : monographie2008, élaboration personnelle.
17
Monographie 2008
Carte de ressource en eau (carte N° :4)
26
1.3. Les Forêts de la région de Casablanca :
La Région du Grand-Casablanca disposed’une superficie de 3562 ha de forêts provenant en
totalité du reboisement.
La commune de Bouskoura disposede 1600 ha de forêts, soit 45,3 % du total et la commune
Mejjatia Oulad Taleb disposede 1500 ha, soit 42,4%. Le reste est localisé dans le territoire des
communes de Dar Bouazza et Ech Chellalatte.
La forêt couvre près de 4 000 ha dans la région du Grand Casablanca, soit moins de 4% du
territoire et environ 10 m2 par habitant.
1.4. Pêche maritime:
La Région du Grand-Casablanca disposed’un littoral d’environ 60 Km et bénéficie de deux
ports (le port de Casablanca et celui de Mohammedia) à vocation commerciale qui disposentde
deux pavillons réservés à la pêche et qui participent avec une quantité importante dans la
production nationale. La pêche fait employer aux environs de 22.000 marins pêcheurs.
27
SECTION 2 : la caractéristique humaine de la ville de Casablanca.
Ce présent point vise à présenter les caractéristiques et démographiques de la ville de
Casablanca :
1.1. Les caractéristiques humaines :
Source : Ministère du transport et des équipements, 2014.
Carte routière de la ville de Casablanca (carte N°5)
28
Les moyens de Transports utilisés par les touristes
55% des touristes utilisent des transports appartenant aux organisateurs pour
visiter la ville de Casablanca et 35% utiliser tramway ce qui nous explique que les
touristes 10% utiliser loyer des voiture pour visiter la ville.
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
35%
10%
55%
Tramway
voiture
Transport appartenant aux organisateurs
Les moyens de Transports utilisés par les touristes pour visiter la ville (graphe N°1)
29
1.2. Evolution de la population des provinces et préfectures :
L’évolution de la population 18
à l’intérieur des préfectures a été marquée par des rythmes
différents. Si certaines préfectures ont vu leur population se maintenir, telle que la préfecture
Ain Sebaa- Hay Mohammadi ou décroîtrelégèrement, cas de la préfecture Casa Anfa, d’autres
voyaient leur population s’accroîtreà un rythme plus accéléré.
Ce sont les préfectures et les provinces situées à la périphérie de la région qui réalisent les taux
de croissance les plus élevés. L’existence des réserves foncières sont les principales raisons de
cet accroissement.
1.3. Evolution de la populationpar provinces et préfectures
Préfectures et provinces 1994 2004 2008
Effectif % Effectif % effectif %
Ain Chock 188 118 253 600 7,0 274 000 7,3
Hay Hassani 235 134 7,5 323 944 8,9 328 000 8,7
Ain Sebaa – Hay Mohammadi 413 168 13,2 416 300 11,5 420 000 11,2
AL Fida Mers Sultan 386 700 12,4 332 682 9,1 335 500 8,9
Ben M’Sik 325 408 10,4 285 879 7,9 292 000 7,8
Casablanca- Anfa 525 722 16,8 494 851 13,6 497 000 13,3
Mechouar de Casablanca 3 956 0,1 3 365 0,1 3 000 0,1
Moulay Rachid 351 104 11,2 384 607 10,6 393 000 10,5
Sidi Bernoussi 287 815 9,2 454 577 12,5 469 000 12,5
Mohammedia 257 001 8,2 8,9 8,9 341 000 9,1
Médiouna 62 609 2 122 851 3,4 142 000 3,8
Nouaceur 90 050 2,9 236 119 6,5 256 000 6,8
Total Région 3 126 785 100 3 631 061 100 3 750 500 100
Sources: R.G.P.H. 1994 et R.G.P.H. 2004
18
Monographie 2008
30
1.4. Les activités économiques :
La ville de Casablanca, premier pôle industriel du pays avec plus d’untiers des établissements
industriels du pays, concentre 55 % des unités productives, et près de 60 % de la main-d’œuvre
industrielle. La ville de Casablanca réalise 50 % de la valeur ajoutée du Maroc, et attire 48 %
des investissements. À elle seule, elle emploie 39 % de la population active du Maroc,
représente 35 % de la consommation électrique nationale et absorbe1,231 million de tonnes de
ciment. Tandis que les ports de Casablanca et Mohammedia assurent 55 % des échanges
extérieurs. Son aéroport sert 51 % des passagers.
Forte de ce dynamisme, la région présente un attrait indéniable pourles investisseurs, ainsi que
pour les jeunes à la recherche d’un cadre de vie confortable et moderne.
Première place financière du Royaume du Maghreb, elle concentre 30 % du réseau bancaire et
la totalité des sièges des banques et assurances du Maroc ; elle est également le siège de
nombreuses entreprises nationales et internationales ainsi que de multinationales.
La ville de Casablanca constitue un centre urbain par excellence avec plus de 5 millions
d’habitants. Elle génère à elle seule 25% du PIB national. Il s’agit d’une des plus grandes
métropoles du continent.
Le Grand Casablanca, premier pôle industriel du 19
royaume, offre des atouts incontournables
avec sonimportant bassin d’emplois un large réseau de fournisseurs et de prestataires, des
infrastructures aux normes internationales, des points de connexion logistiques assurant
proximité et accessibilité, et la présence des plus importantes institutions économiques.
Avec ses 2.550 unités industrielles, la région du Grand Casablanca se taille la part de lion avec
32% des établissements industriels et 49% du chiffre d’affaires global.
En plus de sa suprématie industrielle et technologique, Casablanca représente également un
grand potentiel touristique.
1.5. Les activités touristiques :
Le tourisme d’affaires et de loisirs se développe aussi avec de grands projets attrayants comme
le Palais des congrès, en construction dans le projet de Casablanca Marina.
Pour sa part, le projet du Parc Sindibad viendra compléter l’offre villégiature. Par ailleurs, la
croissanceéconomique va de pair avec le développement démographique. La population de
Casablanca qui est de 4 millions d’habitants aujourd’hui, sera de 5 à 6 millions à l’horizon
2030, selon les urbanistes. Le besoin est croissant en termes d’habitat, de 20.000 logements/an
à 36.000 pour les années à venir, en raison de la dédensification ou de la délocalisation de
secteurs denses à Casablanca. Pour cela, les autorités locales prévoient l’aménagement de 2.500
ha pour la ville d'Errahma, 1.100 ha pourla ville verte de Bouskoura, une zone urbaine
19
Annuaire statistique de la wilaya de Casablanca 2010 ;
31
nouvelle à Lahraouiyine sur 1.200 ha, 1.600 ha pour la ville de Sidi Moumen et 1.800 ha pour
Nouaceur.
Tourisme, n.d.). Il représente un complément au tourisme d’affaires. En effet, le tourisme
d’affaires remplit les hôtels la semaine, tandis que le City Break se concentre plutôt sur les
week-ends (S. Mouhid, communication personnelle, 19 juillet 2010). Il s’agit d’inciter de cette
manière les touristes d’affaires à rester à Casablanca le week-end et à découvrir la ville en
dehors de leurs activités professionnelles. Le séjour d’affaires serait ainsi combiné avec un
City Break (Conseil Régional du Tourisme, n.d.).
Le PDRT prévoit également le développement des séjours de loisirs. Au Maroc, la clientèle de
ces types de séjours disposed’un pouvoir d’achatmoyen à élever et préfère généralement les
destinations balnéaires. Hormis la détente, elle recherche des destinations pouvant offrir des
animations diurnes et nocturnes ainsi que des équipements commerciaux.
Pour résumer, en plus du tourisme d’affaires et du tourisme de passage (escales
aéroportuaires, croisières et circuits) déjà représentés, le CRT a l’intention de développer le
tourisme combiné affaires/City Break, le City Break pur et d’orienter Casablanca comme
destination de loisirs, de détente et de shopping.
D’après une enquête menée par le Département du tourisme auprès des marchés italiens,
anglais, espagnols et allemands, 80 à 85% des touristes interrogés sont satisfaits de la qualité
des hébergements et des restaurants. Parmi les éléments déplaisants, 75% des touristes notent
l’état de la ville et des monuments, 18% de la circulation routière et 10% du manque d’activités
d’animation. Ainsi, le CRT proposeune amélioration de la qualité de la ville et de
la circulation, un renforcement de l’animation et une mise en valeur des monuments (Conseil
Régional du Tourisme, n.d.).
Dans le PDRT, cinq axes principaux ont été définis pour atteindre ces objectifs :
1. « Développer une offre hôtelière, diversifiée et de qualité » ;
2. « Réhabiliter l’âme culturelle de la destination Casablanca » ;
3. « Mettre en place des infrastructures et équipements pour le congrès » ;
4. « Faire de Casablanca un haut lieu d’animation et de vie permanente » ;
5. « Améliorer, de manière globale, la qualité urbaine de la destination » (Conseil
Régional du Tourisme, n.d., p. 38).
Ceux-ci ont donnés lieu à différents projets touristiques comme le projet de Casa City Center, la
Marina, l’aménagement des plages de Sidi Abderrahmane, d’Anfa et d’AïnSebaâ et les
différents projets participants à la réhabilitation de l’âme culturelle de la ville. Seul le projet du
futur tramway de Casablanca ne fait pas partie du PDRT. Toutefois, son rôle dans la mise en
tourisme de la ville est confirmé par l’amélioration des conditions de déplacement des
visiteurs qu’il apportera.
1.6. Casa City Center
Le projet appelé « Casa City Center » prévoit le développement d’un grand centre immobilier
d’affaires de Casablanca. Il a été lancé en 2005 par le groupe ACCOR. Situé près de la gare
ferroviaire de Casa Port47 (cf. Annexe 1.5), Casa City Center comprend la construction
32
d’hôtels avec une capacité totale de 1.500 lits, un centre commercial, des immeubles de
bureaux, des restaurants et cafés, ainsi que des parkings. La mise en exploitation du projet était
prévue pour fin 2009 et aujourd’hui, les trois hôtels prévus dans le projet (hôtel Novotel, Sofitel
et Ibis) sont ouverts et accueillent leurs premiers hôtes (Conseil Régional du Tourisme,
n.d.). Le Novotel est équipé de 281 chambres, cinq salles de réunions, un restaurant et un bar
(http://www.accorhotels.com/fr/hotel-6572-novotel-casablanca-city-center/index.shtml), le
Sofitel comprend 141 chambres, trente suites, quatre salles de réunion, deux restaurants, un bar
et un Spa (http://www.accorhotels.com/fr/hotel-6811-sofitel-casablanca-tourblanche/
index.shtml), et l’hôtel Ibis est doté de 266 chambres, deux salles de réunion, un bar
et un restaurant (http://www.accorhotels.com/fr/hotel-6573-ibis-casa-city-center/index.shtml).
1.7. Projetde la Marina de Casablanca
Le projet de la Marina est né de la volonté de (re)valoriser la côte atlantique et de développer le
tourisme de cette capitale économique. Il s’agit d’offrir aux habitants et aux touristes une
promenade allant du port à la Mosquée Hassan II (cf. Annexe 1.6) et de créer un pôle
d’animation. La Marina prévoit un port de plaisance qui accueillera les croisiéristes, un parc
d’attractions, des restaurants, cafés, commerces, un centre commercial, un multiplexe cinéma,
des immeubles de bureaux et de résidence, deux unités hôtelières et des espaces verts.
Ses segments cibles sont le tourisme d’affaires, le City Break, le tourisme combiné
affaires/CityBreak et le tourisme de loisirs (Conseil Régional du Tourisme, n.d. ; Barthel, 2010
; Ministère du tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale, 2005).
Ce projet est divisé en quatre secteurs majeurs (cf. Figure 3) :
a. La Marina se développe dans le secteur du portde plaisance et est dédié au tourisme, aux
animations et aux loisirs, comprenant un yacht club, des commerces et des équipements
pour les sports nautiques. Sur cette zone piétonne sera aménagé un palais des congrès, un
hôtel et des restaurants.
b. Les Ramblas se développent également à proximité du port de plaisance. Ce secteur,
tourné vers les affaires, les loisirs et les commerces, comprend un hôtel pour le tourisme
d’affaires, un centre commercial (le Morocco Mall, ouvert depuis le mois d’octobre
2011) et des espaces ruraux.
c. Les Portes Océanes représenteront la partie « affaires » du projet avec des immeubles de
bureaux et de résidence. Elles comprennent également des restaurants et commerces de
haut standing.
d. Les Jardins de la Mosquée se développent autour de la Mosquée Hassan II. Il s’agit d’une
zone de promenade piétonne et d’espaces verts (Barthel, 2010).
L’aménageur, Al Manar Development Company48, s’engage à requalifier les alentours de la
Marina en réaménageant les boulevards, en construisant des espaces verts entre le portde
plaisance et l’ancienne Médina. Il prévoit également d’intégrer un palais des congrès et un
aquarium, tous deux souhaités par la Ville. Finalement, il lance le projet de réhabilitation de
l’ancienne Médina en tenant comptede l’environnement construit, des jardins et de l’espace
public (Barthel, 2010).
Le palais des congrès, dont les travaux ont démarré en juin 2011 et prendront fin en juin 2014,
accueillera des séminaires, des manifestations et d’autres événements d’envergures nationales
et internationales.
33
Sa capacité sera de 5.000 places et il sera équipé de commerces, de restaurants et de parkings
(http://www.casablancamarina.ma/info.php?id=6; Conseil Régional
du Tourisme, n.d.). L’aquarium comprendra un bassin de phoques, divers aquariums, dontun
doté d’un tunnel, une forêt tropicale, un restaurant et une boutique de souvenirs. Les travaux du
futur aquarium ont pour leur part débuté en 2011 et se termineront en 2013
(http://www.casablancamarina.ma/news.php?id=11).
1.8. Histoire de Casablanca de 1889 à nos jours
L’abondancede gisements lithiques, la découverte de « l'homme de Sidi Abderrahmane20
»
attestent d’une implantation humaine très ancienne sur le site de l’actuelle Casablanca.
Cependant les origines de la ville et de sonnom primitif, Anfa, restent de nos jours très
imprécis.
D’après Léon l’Africain né en 1490, Anfa aurait été fondée par les romains.
Pour Marmol, son contemporain, son origine serait phénicienne. Rien cependant ne vient étayer
ces deux hypothèses. Pour Ezzayani, historien, homme d’Etat (1734-1833), la fondation de la
ville serait berbère : « les Zénata s’établirent à Tamesna et Tadla, les Senhadja en Doukkala.
Les émirs des Zénata bâtirent la ville d’Anfa dans le Tamesna et la ville de Day dans le Tadla ».
L’auteur ne précisant pas l’époque de cette fondation ni l’origine de ses sources d’information.
Le nom d’Anfa, qui apparaît sous des orthographes très diverses dans les portulans et chez les
cartographes du 14ème
et 15ème
siècle : Niffe, Anafé, Anife, Anafa, Nafé, est lui également très
controversé. Certains y voient le mot arabe Anf (nez, bec, promontoire), d’autres le mot berbère
Anfa (cime, colline, sommet).
Toujours selon Ezzayani, le conquérant Almoravide, Youssef Ibn Tachfin, se heurta en
Tamesna (région qui s’étendait alors de l’Oum-Er Rabia au Bou-Rgreg) au mouvement
hérétique berbère des Berghouata. Il assiégea et conquit Anfa en 1068.
Au 12ème
siècle, Anfa est décrit par le géographe Al Idrissi comme un portau commerce actif.
Du 13ème au 15ème
siècle, Anfa est un chef-lieu de province important que se disputeront les
Almohades et Mérinides, puis Mérinides et Ouattasides.
20
Il s’agit de restes osseuxde type Homo erectus, mais aussid’outils de pierres taillées (Sbihi-Alaoui et Raynal, 2004).
34
A la décadence de cette dernière dynastie, Anfa se rendra indépendante et formera une petite
république de corsaires.
Au début du 16ème
siècle, Léon l’Africain 21
écrit dans sa « description de l’Afrique » :
« A l’intérieur d’Anfa, nombreux étaient les temples, les belles boutiques, les hauts palais ainsi
qu’onpeut le voir et s’en rendre compte à présent d’après les restes que l’on en trouve ».
Ces restes sont ceux laissés par les Portugais, après le siège et la destruction de la ville en 1468,
en représailles du danger que faisaient courir à leurs navires marchands, les corsaires d’Anfa.
La ville subit alors une longue éclipse de trois siècles et dût attendre l’avènement du Sultan
Alaouite Sidi Mohamed Ben Abdellah (1757-1790) pour être relevée de ses ruines.
Sidi Mohamed Ben Abdellah y fit construire une mosquée, une médersa, un hammam et la
repeupla de berbères chleuhs des Haha (région sud d’Essaouira) et de Bouakher de Meknès.
Il accordaen outre à deux maisons espagnoles le monopole du commerce dans la région. En
1794, la ville sous le nom de Dar El-Beïda, « la maison blanche », devient la résidence du
gouverneur de la province des Chaouia.
En 1830, le Sultan Moulay Abderrahman (1822-1859) rouvre au commerce européen le port de
Dar El-Beïda, fermé par Moulay Slimane suite à la rébellion des autorités de la province.
Au milieu du 19ème
siècle, une crise d’approvisionnement en laine et en blé en Europe va
donner un nouvel essorà la ville et à son riche hinterland où français, anglais, allemands
viennent se ravitailler. Cet essordevra également beaucoup à l’avènement de la navigation à
vapeur qui permettra des liaisons plus rapides et plus fréquentes entre Casablanca et les
principaux ports européens. M. Hortus écrit en 1856 : « Nous avons 32 navires en rade dont 6 à
8 français, il y a en ce moment un mouvement comme on n’en a jamais vu à Casablanca ».
En 1871, un vice-consul souligne que le commerce « tend de plus en plus à se concentrer dans
cette dernière ville (Casablanca au détriment de Tanger) où nos négociants les plus sérieux ont
35
établi le siège de leurs affaires ».
A la fonction de portd’exportation s’ajoutent maintenant celles d’importation et de distribution
de produits manufacturés.
L’ensemble de ces activités entraîne une augmentation significative de la population : ruraux
des environs, agents du Makhzen, commerçants de Fès, Tanger ou Rabat auxquels s’ajoutent le
personnel des consulats, vice-consulats ou agences.
« Depuis une dizaine d’années Casablanca s’estcomplètement transformée… les huttes qui
couvraient son enceinte disparaissent tous les jours pour faire place à des maisons de pierre qui
servent d’habitations et de dépôts » note un observateur de l’époque.
De quelques centaines d’habitants en 1850, la ville en compteprès de huit mille en 1866, dont
6000 musulmans, 1800 israélites et plus d’une centaine d’européens.
Sous le règne de Moulay Hassan 1er
(1873-1894), Casablanca compte 20000 habitants, mais
l’absence de port entrave un réel développement du commerce.
En 1906, la conférence d’Algésiras attribue à la France les travaux d’aménagement du port de
Casablanca.
En 1907, durant ces travaux, de graves incidents, après ceux des confins algéro-marocains,
donneront à la France le prétexte d’une intervention militaire à Casablanca et dans l’oriental.
Cette situation débouchera, en 1912, sur la signature du protectorat.
A l'aube du 20ème
siècle, Casablanca se confondait avec ce qu'on appelle aujourd'hui l'ancienne
médina. C'était une ville d'une cinquantaine d'hectares en bordured'une rade rocheuse peu
hospitalière.
Elle était entourée d'une ceinture de remparts qui lui donnait une forme triangulaire.
36
Conclusion
Nous avons consacrécette première partie à la présentation du territoire de la ville de
Casablanca afin de montrer ses particularités.
Nous pensons qu’il est indispensable de connaître le contexte dans lequel s’inscrit notre étude.
Nous constatons ainsi que Casablanca est un pôle économique et culturel fort dans la région,
jouant un rôle important dans l’attractivité touristique et dans la renommée de la région.
Sa diversité de ses richesses, ses origines et son patrimoine font d’elle l’une des villes les plus
attractives du pays (3ème
ville touristique) dotée d’une façade maritime de 60 km et un
patrimoine culturel riche préhistorique et moderne.
Nous remarquons que la part importante de ses richesses naturelles et infrastructurelles (le port,
les hôtels,..) favorise la forme du tourisme la plus répandue dans le monde, à savoir le tourisme
urbain et culturel, la croissancede la ville a été si forte qu’elle a subi des mutations importante
aussi sur le plan social que spatial. Casablanca est devenu alors un grand pôle.
37
Chapitre 2
L’offre et la demande
touristique :
de la ville de Casablanca.
38
1.1. Introduction :
Le tourisme offre d’énormes possibilités d’échanges internationaux et peut contribue au
décollage économique des pays en développement .plusieurs facteurs ont permis le
développement du secteur touristique au plan mondial.
Le processus démarre d’abord dans les pays développés par innovations sociale (l’apparition
des congés payés accompagne des hausses des revenus salariaux), puis prennent le relais des
innovations techniques (le développement du transport aérien et l’abaissement de sonprix
grâce à la multiplication des chartes) et enfin, des innovations organisationnelles (l’émergence
de grands hôtels proposantdes prestations standardisées).
De nombreux facteurs autant naturels que culturels et humains ont contribué à faire de la ville
de Casablanca un espace attrayant d’une exceptionnelle beauté .elle dispose en effet
d’importante potentialités touristiques d’une grande variété qui font d’elle une destination
idéale .elle renferme un potentiel naturel alternat entre tourisme culturel (sites archéologique et
historique), balnéaire (région côtière).
La ville de Casablanca offre à la région un autre type de tourisme à savoir le tourisme culturel,
l’attractivité touristique est un enjeu important qui reposesur la capacité de cette ville à attirer
des visiteurs .elle résulte d’une combinaison complexe de divers éléments :
Le patrimoine culturel, les sites archéologiques, les sites de loisirs, les évènements et
animations, une accessibilité facile et une offre d’hébergement et de restauration adaptée.
39
1.2. Etat des lieux du tourisme à Casablanca
Avant toute étude marketing, il s'avère indispensable de faire un état des lieux.
Cet état des lieux se fera ici à travers les analyses de l'offre touristique et de la demande
touristique dans la ville de Casablanca, mais avant cela faut définir ce que c’estl’offre
touristique :
1.3. Définition de L'offre touristique
L'offre touristique incorpore un ensemble de biens matériels et prestations immatérielles
(climat, culture, valeurs morales ….) et services proposésau consommateur pour satisfaire ses
besoins (TINARD Yves 22
1994 P:7).d'ordre touristique. Elle se mesure en terme de capacité
d'hébergement et de transport touristique.
De ce fait on peut distinguer les ressources touristiques constituant la base même de l'activité
touristique d'une part, et d'autre part es infrastructures mises en place pour exploiter ces
ressources touristiques.
La ville de Casablanca proposeà leurs visiteurs un offre attrayant d’une beauté agréable qui
combine à la fois le naturel (forêts, les plages) et le culturel (sites archéologiques, patrimoine
architectural, sites de loisirs).
Le secteur touristique constitue pourla ville un des principaux piliers d’économie, de plus la
ville disposed’unénorme potentiel culturel préhistorique et religieux, qui se caractérise par s
richesse et sa très grande diversité : sites à l’occupation humaine très ancienne, médina
reconstruite au 18ème
siècle, et ville presque e entièrement édifiée en moins de cent ans.
Casablanca recèle d’un patrimoine architectural exceptionnel qui s’exprime à travers les
différents styles architecturaux.
1.4. L’offre originelle :
1.1. Un climat méditerrané
La ville possèdeun climat 23
méditerranéen à forte tendance océanique qui est particulièrement
agréable et cela grâce à sa localisation en bordure d’océanatlantique.
22
TINARD YVES : Le tourisme « économie et management »,2ème
Edition Ediscience international, France 1994.
23
Conseil Régional du Tourisme (CRT) de Casablanca
40
Ses plages, constituent une métropole balnéaire, Sonlarge littoral offre des plages publiques,
privées et des piscines d’eau de mer.
Le pavillon bleu flotte déjà sur trois plages, à savoir Sablette (Mohammedia), Ain Diab et Mme
Choual (Ain Diab Extension).
1.2. Les forêts de la ville de Casablanca
Casablanca offre à ses visiteurs environ trois cents jours de soleil par an et plus de 80
kilomètres de plages. Elle disposed’un port de commerce et d’accueil des croisières de
plaisance situé au cœur de la ville, pas loin des prestigieux établissements hôteliers.
Parmi les plages beaucoup fréquenté on trouve:
a)
b)
c) de AIN SEBAA;
d)
e)
Les forêts de la ville de Casablanca donnent à la ville les opportunités pour la pratique des
activités telles que la pêche touristique, la chasse touristique (graphe N° :1).
30%
3,40%
2,70%
2,10%
1,30% 0,50%
forêt Bouskoura
forêt oued nfifikh
forêt oued Melleh
forêt krouta
forêt dar bouaza et tamaris
forêt sidi abderrahman
Forêts dans la région du grand Casablanca (graphe N° :2)
41
Source : annuaire HCP 24
2011, élaborationpersonnelle,2014.
1.5. L’offre dérivée
1.1. Aéroport international
La ville de Casablanca est également desservie par l’aéroport le plus important du Maghreb,
l’aéroport25
Mohammed V, situé à près de 25 km au sud de la ville. Avec ses 4 terminaux d’une
capacité de 35 millions de passagers, l’aéroport est desservi par 55 compagnies aériennes et
relié à 180 destinations internationales. L’aéroportdisposeégalement de 4 terminaux frets
d’une capacité de 300 000 tonnes par an.
En plus de cet aéroport, la région du Grand Casablanca compte également l’aéroport
Casablanca – Tit Mellil, qui traite surtout des vols privés et régionaux.
1.2. MoroccoMall
Sur la Corniche de Casablanca ont été ouverts en décembre 2011 le « Morocco Mall », le plus
grand centre commercial d’Afrique, et un cinéma.
Ces deux infrastructures ne font pas partie intégrante du projet de la Marina, mais se situent à
proximité du site de la future Marina et participent au développement des aspects touristiques
(en développant Casablanca comme destination de shopping) et d’animation (en proposantun
cinéma en 3D). Le Morocco Mall comprend 350 enseignes internationales (parmi les plus
grandes, la FNAC et les Galeries Lafayette), un aquarium, le troisième plus grand du monde,
une patinoire, des jardins et un « Adventureland » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Morocco_Mall).
Aménagement des plages de Sidi Abderrahmane, d’Anfa et d’AïnSebaâ
Le projet de réaménagement des plages de Sidi Abderrahmane, d’Anfa et d’AïnSebaâ entre
dans la même lignée que le projet de la Marina. Il s’agit de participer à la cohérence globale de
la côte océanique en équipant les plages sans les privatiser, d’ajouter des zones dédiées au
sport, des zones piétonnes, des espaces de jeux et d’animation et des petits commerces de type
kiosques. À Aïn Sebaâ, une station d’épuration sera construite et les industries polluantes seront
délocalisées (Conseil Régional du Tourisme, n.d.).
1.3. Offre préhistorique
Casablanca n’est qu’une ville moderne et pourtant elle regorge de patrimoine historique
impressionnant. En effet, on a retrouvé dans certains quartiers de la ville des traces d’industrie
primitive. Les restes de »l’Homme de Casablanca» (un atlanthrope) ont été découvertes en
1955 par l’équipe de Leroy-Gourhan dans la carrière de pierres près du marabout Sidi
Abderrahman, à quelques kilomètres du centre-ville actuel.
Les dernières fouilles ont fait remonter la datation du lieu à plus 140.000 ans avant J.C.
24
HCP : Haut-commissariatau plan.
25
Annuaire statistique HCP 2010
42
La ville contient aussi d’autres sites encore plus anciens comme le site de Lissasfa qui date d’il
y a 5 Ma. Parmi d’autres lieux archéologiques on trouve aussi Plusieurs sites archéologiques
qu’ontété identifiés récemment dans la région. Ces lieux montrent l'existence des espèces
humaines qui datent de plusieurs millénaires d’années.
Ces sites sont:
a)
b)
c)
d) La grotte de Sidi Abderrahmane;
e)
1.4. Offre culturelle
Casablanca fascine par sa richesse et sa culture. Ses larges avenus et son architecture art-déco et
mauresque à la fois cachent des trésors : coupoles, belvédères, colonnes, mosquées.
Casablanca est la troisième ville touristique du Maroc et on y vient surtout pour les affaires.
Bien que la capitale économique n’a pas la même(CIR26
) vocation que ses consoeurs
(Marrakech, Agadir), la ville ambitionne de prolonger la durée de séjour de ses visiteurs qui
n’excède pas deux jours en moyenne. C’estdans ce but que le Conseil régional du tourisme a
lancé des plans spécifiques pour mettre en place les infrastructures adéquates, la construction
du Morocco Mall et des complexes littoraux (Anfa Place, Marina,...) s'inscrivant dans cette
volonté.
Casablanca est une ville moderne au riche patrimoine, qui sait faire cohabiter les différents arts,
cultures et traditions du passé.
1.5. L’ancienne médina En 1770, le sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah consolida les
remparts de la médina. La Sqala est le symbole de son règne. Ce bastion, aujourd’hui
réaménagé en restaurant, offre une vue (Casamémoire)
27
panoramique sur la médina et le port,
protégé par une jetée artificielle de 3 180 m construite au début du XXe siècle. Construit en
1920, le phare El Hank, qui facilitait l'accès au port, symbolise la réussite économique de la
ville. À l’ouest de la médina, la place de la Comédie, très animée, abrite un marché et un joli
square au centre duquel se trouve la koubba de Sidi Bou Smara. Avant de quitter la médina par
l’imposante Bab El Mersa, la porte de la marine, rendez-vous au sanctuaire de Sidi Kairouani,
près de la rue de Tnaker.
1.6. L’architecture des années 30 À l'est de la médina, se déploie le quartier Art déco qui
abrite plusieurs compositions monumentales qui contribuent au cachet particulier de la ville : la
place Mohammed V, le parc de la Ligue arabe, les larges boulevards plantés de palmiers…
Citons, entre autres, la Villa des Arts, une maison Art déco construite dans les années trente,
entourée d’un jardin de 2 500 m², et la Wilaya, la Préfecture, construite entre 1927 et 1936 par
26
CIR : conseil d’investissement régional.
27
Casamémoire : Association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXème siècle au Marochttp://casamemoire.org/
43
Marius Boyer, dontla récente restauration a permis de mettre en valeur les lambris de bois
rares, les zelliges multicolores et les ornements de cuir.
Les styles d'architecture dans le centre-ville
1.7.Néoclassique
Langage architectural du XIXe
siècle (casamemire)28
européen pour quelques immeubles du
centre-ville où l’on peut observer colonnes, balcons, loggias, ornés de décorations florales, de
guirlandes, de médaillons sculptés.
1.8. Néo-mauresque
Sont concernés principalement les premiers bâtiments importants construits en dehors de
l'ancienne médina, plutôt inspirés des réalisations d'Afrique du Nord au XIXe
siècle (Algérie,
Tunisie), comme l'hôtel Excelsior, caractérisés par l'emploi des arcs brisés, des azulejos
(carreaux de faïence) sur les façades, des pergolas, des tuiles vertes sur les toits et les auvents.
1.9. Les bâtiments publics
Ils reprennent les éléments décoratifs de l'architecture traditionnelle : arcades, frises et
panneaux recouvert de zelliges, tuiles vertes, plafond en bois, pierre sculptée. Cependant ils se
détachent nettement du style néo-mauresque par la simplicité de leurs volumes et leur
conception rationnelle. Ce style sera recommandé par les autorités du Protectorat, en particulier,
par le Général Lyautey très attaché à "la sobriété extérieure" des constructions locales.
Immeuble Assayag 1930 Marius Boyer
1 .10.Style Art Déco : exposition des Arts Décoratifs de 1925
Les formes et le décor deviennent géométriques, stylisés, débarrassés des ordonnances
classiques et des ornementations réalistes. Les zelliges seront utilisés à la place des carreaux de
céramique qui recouvrent les bâtiments de la même époque en Europe.
Style fonctionnaliste
Le mouvement moderne issu du cubisme connu à travers le constructivisme en URSS, puis le
BAUHAUS en Allemagne, est présent à Casablanca dès les années 20. Ces bâtiments aux
façades dépouillées façonneront l'image moderne de la ville.
28
(casamemoire) : Association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXème siècle au Marochttp://casamemoire.org/.
44
3.1. Définition de la demande touristique :
La demande touristique renvoie aux diverses (Ahmed TESSA p3429
) quantités de biens et
services touristiques que les consommateurs veulent acheter à un prix donné, Là demande
touristique internationale dans son acception globale mesure la clientèle
touristique qui se déplace périodiquement et de façon temporaire en dehors de
son environnement habituel pour des motifs de voyage touristique autre que pour
exercer une activité rémunérée. .
Cette demande touristique internationale peut
être appréhendée à travers les indicateurs suivants :
1. dans son expression physique par le nombre d'arrivées.
2. dans son expression monétaire par les recettes touristiques.
29
Ahmed TESSA « Economie touristique et aménagement du territoire » ; Ed O.P.U Alger 1993.
45
Les nuitées touristiques 30
ont connu une évolution rapide par exemple,
Pendant la période du 2007-2013 les nuitées touristiques ont connu une évolution dans
la ville de Casablanca avec un taux de 10% enregistré dans l’année 2012 d’environ
1674782 nuitées.
3.2. Une demande touristique en évolution permanente :
Source : conseil régional de tourisme de Casablanca ,2007/2013.
30
Annuaire statistique observatoire de tourisme.
L’évolution des Nuitées touristiques dans la ville de Casablanca entre les années
2007 et 2013 (graphe N° :3)
46
3.8. La durée du séjour :
La durée du séjour se répartit comme suit : le court séjour (2/3 journée) atteint 78
%, le moyen séjour (1,5 jour) domine avec 60 %, et le long séjour (plus d’une
semaine) 2 %. Le nombre de « long séjours » (4 jours et plus) est important et
montre que la richesse culturelle de la ville autorise des durées de séjour qui
dépassent la simple excursion (graphe N° :9).
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
78%
20 %
2%
de 2 Jours à 3 jours
de 4 à 7 jours
plus d'une semaine
La durée du séjour (graphe N°:4)
47
3.3. Les arrivées touristiques par Nationalité :
Les Français sont les touristes étrangers qui se rendent le plus souvent à
Casablanca suivi des Espagnols et des allemands ( graphe N° ).
La forte présence des touristes s'explique, entre autres, par la situation géographie
de la ville de Casablanca c’est lieu de passage incontournable avoisinant la ville
d’al Jadida et la ville de Rabat et proposant un offre touristique ‘’tourisme culturel
‘’répondant aux besoins pressants du touriste européen.
Source : conseille régionale de tourisme de Casablanca ,2014 .
70
55
30
15
17
22
13
8
23
0
10
20
30
40
50
60
70
80
France Espagnol Allemand Russe Chine Belge Arabe U.S.A Autre
Les arrivées touristiques par Nationalité (graphe N° :5)
48
Les touristes qui visitent l’ancienne médina selonl’âge :
Les touristes qui visitent l’ancienne médina dont l’âge est généralement supérieur à 35 ans
représentent 51%, pour les touristes âgé de plus de 45ans représente 29%, en ce qui concerne
les touristes âgé de plus de 55 ans, il représente 10%et plus de 65 ans représentant 2%
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
7%
51%
29%
10%
2%
25-34
35-44
45-54
55-64
65 et plus
Répartition de l'échantillon en fonction de l’âge (graphe : N° :6)
49
3.4. Positionnement par rapport à la demande des touristes :
CAPACITÉ D’HÉBERGEMENTTOURISTIQUE PAR RÉGION
Sur le plan régional, la région Marrakech Tensift Al- Haouz continue d’être la
première destination touristique du pays.
Elle représente 35% de la capacité litière et abrite la moitié du nombre
d’établissements classés avec plus de 67 000 lits et 1 287 établissements.
La région Souss Massa- Draa arrive en deuxième position avec une capacité litière
de presque 45 000 lits, soit 23% de la capacité litière nationale.
La région du Grand Casablanca, quant à elle, compte 16 400 lits dont la majorité est
offerte par des hôtels 4* (32%) et 5* (21%).
Concernant l’évolution de la capacité litière classée entre 2011 et 2012, les régions
Souss Massa- Draa et Marrakech Tensift Al- Haouz ont affiché une croissance de 2
680 lits et 2 533 lits additionnels, respectivement, enregistrant ainsi les meilleures
performances.
50
3.5. CAPACITÉ D’HÉBERGEMENT TOURISTIQUE DE LA VILLE DE
CASABLNCA PAR TYPE :
L’analyse par catégorie de l’offre d’hébergement touristique à Casablanca montre
que les hôtels classés constituent près la moitié du nombre d’établissements (45%),
alors que les non hôtels classés représentent que 34% de la capacité litière totale.
Par contre les maisons d’hôtes ne représentent que 13% des établissements
touristiques de la ville suivie de résidences touristiques de 8% de la capacité litière.
Source : conseil régional de tourisme de Casablanca, 2011/1012.
Evolution de la capacité d’hébergement par région entre 2011-2012 (Graphe:7)
51
L’offre d’hébergement touristique de la ville de Casablanca est marquée par la
prédominance des hôtels. Ces derniers représentent 79% de la capacité litière
offerte et 38% du nombre d’établissements classés.
Source : conseil régional de tourisme de Casablanca, 2013.
45%
8%
13%
34%
Hôtels classés
Résidences touristiques
Maisions d'hôtes
Hôtels non clasés
Capacité d’hébergement touristique de la ville de Casablanca par type (graphe N°: 8)
52
54% des touristes préfèrent se loger dans des hôtels classés dans la ville de Casablanca et 5%
préfèrent des hébergements non classés et 1% des touristes choisi les maisons d’hôtes
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
54%
5%
1%
Hôtel classé
Hôtel non classé
maison d'hôte
Répartition des touristes Selonleur hébergementpréférés (graphe N° : 9)
53
Porte de la marine (photo N° :1)
Source : photo de l’auteur, 04/04/2013.
54
En ce qui concerne les hébergements utilisés durant les séjours, on trouve 54% des touristes
utilisent des hôtels classés et 35% aiment loyer un appartement tandis que autres touristes
préfèrent se loger chez les familles en représentant 5% et 1% préfèrent les hôtels.
L’hébergement utilisé durant le séjour de touristes (graphe : N° :10)
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
54%
5%
1%
5%
35%
Hôtel classé Hôtel non classé maison d'hôte famille loyer un appartement
55
3.6. Agences de voyages :
Les agences de voyages sont un intermédiaire de haute importance pour le
développement du secteur touristique dans notre pays du fait qu’elles jouent un rôle
primordial dans la promotion et la commercialisation des produits touristiques.
En 2012, le tissu de distribution national était constitué de 1 022 agences et
succursales soit une augmentation de +5% par rapport à l’année précédente.
La région du Grand Casablanca accapare 27% de ces agences. Marrakech Tensift
Al Haouz compte pour sa part 198 agences, soit 19% du total national, suivie de
Souss Massa Draa avec 104 agences et succursales représentant ainsi une part de
10%.
Source : annuaire -statistique observatoire de tourisme 2012.
226
47
Agences
Succursales
Les agences de voyages et succursales de la ville de Casablanca (graphe N° :11)
56
Les moyens que vous utilisez pour visite la ville :
50% des touristes ont connu la ville de Casablanca à travers leurs amis et qui ont
déjà visité la ville et 25% ont utilisé les sites internet tandis que 10% ont connu la
ville via les agences de voyage ce qui signifie que le marketing touristique de ville
reste encore faible et demandant une intervention immédiate sachant que le
volet le marketing est un élément important pour attire des touristes.
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
50%
25%
5%
10%
10%
AMIS
SITE INTERNET
LIVRES
AGENCES DE VOYAGE
AUTRE
Les moyens que vous utilisez pour visite la ville (graphe : N°:12)
57
3.7. Les infrastructures d’accueil touristiques
L’offre touristique en matière d’hébergement et de restauration constitue la
première occupation des touristes, mais aussi des territoires d’accueil.
Source : délégation régionale du tourisme et annuaire statistique du Maroc 2012.
66 495
83 749
379 665
574 909
389718
1 Etoile
2 Etoiles
3 Etoiles
4 Etoiles
5 Etoiles
Nuitées touristiques réalisées par les catégories d’établissements classés selon la préfecture de
Casablanca année 2011 (graphe N° :13)
58
La répartition enregistres dans les destinations marocaines pendant l’année 2012,
en observant que la ville de Casablanca a enregistré un taux de 10% de l’ensemble
des nuitées enregistres d’environ 1674782 nuitées.
Source : conseil régional du tourisme, 2012, élaborations personnelle.
37%
28%
10%
5%
4%
4%
3%
2% 2%
3% 2%
MARRAKECH
AGADIR
CASABLANCA
TANGER
FES
RABAT
ESSAOUIRA
OUARZAZATE
TETOUAN
OUJDA
AL JADIDA
La Répartitiondes nuitéesenregistrées danslesétablissementsd’hébergementsclassés selonles
destinations touristiques au Maroc en 2012 (graphe N°:14)
59
Situation familiale des touristes :
On constate que Les touristes mariés représentent la moitié (50%) des touristes visitant la ville
de Casablanca, tandis que les célibataires représentent 20% et les divorcés et les veuves
représentant 5%.
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
50%
15%
20%
15%
marié divorcé celibataire veuve/veuf
Situation familiale des touristes (graphe N°:15)
60
Type des touristes selon la situation professionnelle:
La situation professionnelle des touristes visitant l’ancienne médina : on remarque que les
cadres ont atteint 56,10 % suivie des chefs d’entreprises 24,40 %, en ce qui concerne la
catégorie des professions libérales ont atteint 14,6 % pourles employées et les retraités sont
même pied d’égalité avec 2,40%.
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
2,4
2,4
14,6
24,4
56,4
0 10 20 30 40 50 60
retraité
employé
profession liberale
chef d'entreprise
cadre
Type des touristes selon leurs La situation professionnelle (graphe N°:16)
61
Conclusion
Le secteur du tourisme est devenu un pilier de l’économie de la ville de Casablanca
Qui englobe une offre naturelle et culturelle très importante, Elle met à la
disposition des touristes une panoplie de produits touristiques à fin de satisfaire la
demande touristique.
Vu l’impact positif du tourisme sur l’essor économique ,l’état s’est engagé à
booster l’activité touristique d ns ville ,cela à travers des projets de restauration et
de réalisation de nouveaux pôles offrant à la ville de Casablanca dans un futur très
proche à coup sur d’autres alternatives ajouté à celles déjà existantes.
Tout cela permettra un décollage touristique ajouté au décollage économique que
connu la ville de Casablanca.
62
Chapitre 3:
L’architecture des sites
culturels de l’ancienne
Médina
63
Introduction
Le patrimoine culturel que ce soit matériel31
ou immatériel32
constitue un élément
fondamental pour la promotion du produit touristique culturel pour beaucoup de
pays qui mettent le secteur touristique comme priorité pour le développement social
spatial et économique, sans oublie que aujourd’hui les voyageurs grâce au
développement de la conscience touristique chez eux et grâce à l’amélioration des
conditions de vie préfèrent de visiter les pays et les villes qui offrent des produits
culturels accompagnées de structures d’hébergement luxueuse et confortable
présentant l’animation
31
Le patrimoine Matériel : « Le Patrimoine matériel se réfère à dessites consacrés à la culture,réalisationsde la main
de l’homme : musées, monuments,villes et villages d’art ou de caractère, sites archéologiques et préhistoriques,jardins,
édifices religieux,militaires… » Claude Origet du Cluzeau, (2008) Le Tourisme culturel,« Que sais-je ? », éd. Presses
universitaires de France,.p.g 4
32
Le patrimoine immatériel : « On entend par patrimoine culturel immatériel ou patrimoine vivant les pratiques,
représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments,objets, artefacts et espaces
culturels qui leur sont associés – que les communautés, les groupes et,le cas échéant, les individusreconnaissent comme
faisant partie de leurpatrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération,est
recréé en permanence parles communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de
leur histoire, et leurprocure un sentiment d’identité et de continuité,contribuant ainsi à promouvoir le respect de la
diversité culturelle et la créativité humaine. Aux fins de la présente Convention, seul sera pris en considération le
patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifsaux droits de l’homme, ainsi
qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable. » Définition
donnée par la Convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ratifiée le 20 juin 2007 par
plus de 78 Etats.
64
Aperçu Historique sur l’ancienne médina :
Sur près de 50 ha ; l’ancienne médina 33
entouré de remparts en partie disparus, comptait, en
1900,20000 Habitants .depuis da renaissance à la fin du XVIIIe siècle, sous le règne du sultan
Mohammed ben Abdellah, sa population ne cessede croitre au royaume des diverse
immigrations ruraux de l’intérieur, commerçant de Fès, rabat, Meknès ou Essaouira, .européens
de toutes conditions.
Attiré par le développement du port devenu le plus important du Maroc .la vie dont la surface
construite, au début du siècle, ne représente que du territoire intra-muros. Est divisé en trois
quartiers.
Le Tnaker au nord-ouest, largement occupéede manière non permanente par des ruraux vivait
dans des noualas (hutte de roseaux).
Le Mellah au sud-ouest, réservé à la population Israelite. Dans le périmètre défini par le sultan
Moulay Slimane au début du XIXe siècle aux constructions modestes.
La médina le long du port et sur la rive sud-estde la muraille ou s’ouvre la porte bab souk vers
l’intérieur du pays c’estlà que se concentre les bâtiments occupés par les étrangers : consulats,
agence, hôtels, et pesions les maisons édifiées par les commerçants et les principaux
équipements construits par sidi Mohamed ben Abdellah fin XVIIe mosquées medersa,
hammams, sqala rapidement ,la ville réglée et administrée par les militaires français et
espagnoles depuis le depuis le débarquement de1907,se densifie.
Les nouvelles mosquées et Kissariats, les maisons de commerce des riches marocains, les
écoles (franciscains espagnols, Alliance israélite universelle), le cercle et l’église espagnols, le
club international d’anfa, les synagogues.
Les 15 consulats, dont les plus importants sont ceux d’Espagne, d’Angleterre, d’Allemagne et
de France, témoignent du mélange des cultures dans cette Médina, dont la population maitrisée,
33
La Médina, ou ancienne Médina est un quartier situé près du port de Casablanca et à l’intérieur des remparts construits au XVIIIème
siècle, elle concentre plusieurs marchés, échoppes,bijouteries, habitations et autres équipements publics (Casamémoire, 2010).
65
jeune et entreprenante, participera naturellement à l’essorde Casablanca extra-muros, à partir
de 1912.
Elle se distingue des sites anciennes préservées et séparées volontairement des extensions
planifiées par le service des plans des villes dirige par Henri Prostà partir de 1915 .avec ses
rues, ses plans, ses places, l’esthétiques de ses constructions, elle ressemble aux villes côtières,
comme Tanger ou Essaouira, cuvertes au commerce extérieur. Où se sontinstallés les étrangers
au XIX e siècle. contrairement aux habitations des médinas de l’intérieur du pays ,aveugles sur
l’extérieur, ici la plupart des façades présentent des fenêtres, portes et balcons ouvragés tandis
que les intérieurs conservent souvent des accents plus conformes à la tradition avec des patios,
salons marocains et lambris d’azulejes.
On y retrouve les éléments mélangés des styles du début du siècle :
Néo- mauresque, Néo-classique, Art-nouveau et Art-déco utilises alors à plus grande échelle
dans la ville nouvelle .la médina se videra peu à peu des grandes familles et des étrangers qui
deviendront les acteurs et promoteurs de la capitale économique, la densité étouffant du Tnaker
34
va provoquer sonextension à l’extérieur l’ouest, tandis que les habitants de Mellah, en partie
démoli en 1930 vont occuperle quartier Lusitania, proche.
Depuis les années 2000,sur la façade longeant le port ,quelques aménagements à vocation
touristique ont vu le jour ,tels les restaurants de la sqala et du Ricks café.la majorité des
habitants, environ 50 000 ,souffrent de l’insalubrité et du manque d’équipement de la médina
alors toujours le point de chute des migrants ruraux qui y trouvent leurs premiers emplois à
travers des réseaux constitues, alors qu’une opération d’envergure, la marina vient bordersa
trace nord-est, l’ancienne médina ,berceau de Casablanca , a reçu en Aout 2011,la visite
historique de S.M. LE ROI Mohammed VI qui a tracé le projet ambitieux de sa réhabilitation,
avec comme objectifs immédiats la restauration du patrimoine ainsi que le classement de site
34
Tnaker : Le Tnaker au nord-ouest,largement occupée de manière non permanente par des ruraux vivait dans des noualas (hutte de
roseaux).
66
Les types d’Architecture à l’ancienne médina :
a. Architecture militaire :
Quoique effritée dans certains endroits et non restaurée, celle-ci du 16ème
siècle selon une
citation du Grasset35
membre du corps expéditionnaire français au côté de général d’amade » la
ville est entourée de hautes murailles flanquées de grosses tours carrées et percées de quatre
portes : bab es-souk, bab Marrakech, Bâb Rha, bab el mersa « à cela s’ajoute bab lek Dim une
des anciennes portes comme sonnom l’indique et située à côtéde la prison dite portugaise.
La muraille renfermait jadis l’ensemble de l’ancienne médina de Casablanca, elle épousela
forme d’un trapèze à tracé irrégulier et s’étend sur une surface de cinquante hectare environ, sa
hauteur varie entre 8m et 10 m, tandis que dans certains endroits elle ne dépassepas 6 m de
hauteur .l’enchère est flaquée de tours place »es de distance en et munie de chemin de ronde
surmontée de créneaux tanguières dont il ne reste que quelques traces.
Lors de l’occupation française à Casablanca la muraille avait subi plusieurs modifications,
certains portes ont été démolies et remplacées par deux piliers par deux piliers telle bab es –
souk ou bab el-kebir, en plus 1922 on détruit une partie de la muraille donnant sur le boulevard
d’el-mouhaidine,et pour agrandir le boulevard houphout boigny (appelé bd du Ive zouave et
ensuite Bd Ahmed el-hanssali) on a rase toute la muraille situant entre bordjes –sebaa et bordj
el-oudayas.
La muraille a été construit essentiellement de pierres irréguliers de moellons et de
sable l’ensemble est liés au mortier de chaux la pierre de taille est utilisé dans le chainage des
angles de la muraille, les tours et les pieds droits des entêtées ainsi que les arcs.
A l’instar des médinas islamiques, la muraille de la médina de Casablanca était percée au départ
de quatre portes à savoir bab es-souk,bab Marrakech, Bâb Rha et bab el-mersa,à ces dernière
s’ajoutent d’autres ouvertures dontcertaines sontplus au moins récentes comme bab jdid,bab
el-arsa,bab el-qadim et d’autres.
35
Grasset : membre du corps expéditionnaire français au côté de général d’amade.
67
Le nombre restreint des portes bâties au départ marque un soucides sultanes alaouites vis-à-vis
la protection de la médina contre les attaques extérieurs, on procéda parfois à la fermeture de
certaine portes présentant un danger, ce qui nous indique une lettre chérifienne date de 1293
De l’hégire et portant le sceau du sultan mly el-Hassan, celle-ci fut envoyée à son caïd à sa
Casablanca Abdellah hassar, elle lui ordonna de renfermer une porte située non loin du port
malgré le problème de circulation déjà signalé par le caïd, surtout en période de l’hiver. Le
sultan affirme dans sa lettre que s’il était dans l’intérêt public d’ouvrir cette porte nos ancêtres
n’auraient pas hésité à le faire.
En 1955,les documents publiés par la mission français (villes et tribus du Maroc ) nous fournis
une description bien détaillée sur des portes de l’enceinte ainsi que leur emplacement
.l’enceinte de la médina de Casablanca est alors perce de huit portes ,dont trois sur le front de
mer :babel-mersa,ou porte du port,bab el qedim ou bab el arsa, ouvert en 1909 ,vers l’extrémité
ouest de la ville ,deux sur le front est :bab er-rah appelée également bab el djedid et bab es-
souq ;deux sue le front sud : bab Marrakech et bab el afia, ouvert en 1911,et sur le front
ouest :bab es-sour el-djedid (planN°1).
En 1908, une nouvelle porte a été ouverte à bab es-souq non loin de l’ancienne pour « faciliter
la circulation, très dense par suite de l’existence des marches ou se tiennent à l’extérieur, contre
les murs de la ville, et du camp des troupes françaises situe à proximité.
a. Bab el-mrissa ou porte de la marine, il s’agit d’une voute permettant aux piétons
d’accéderà l’intérieure de la médina cette dernière faisait communique le port de
Casablanca avec sa douane en fait durant le 19ème
siècle un grand nombre de consuls
pénétraient par cette porte pour arrive à leurs bureaux, et c’estl’accès principal des
migrants venant par la mer, en 5 aout 1907,c’est sous par cette voute que se déroule le
débarquement militaire ,préambule à la « pacification de Casablanca et ses environs.
la porte est située en contrebas de la place Ahmed bidaoui, anciennement dite place de
l’amiral philipert, elle est doté d’un arc en plein cintre surmonte d’une petite ouverture et
de deux médaillons.
À partir de l’entrée à un accèdeà un couloir étroit couvert de toiture en bois et dont ces
deux parements intérieurs sontmunis de deux grandes fêtes.
b. Bab el-kebir, il s’agit d’une porte monumentale construite récemment de manière très
différente de la porte initiale ,la porte côtoie l’horloge édifiée par les français en 910 par
le colonel dessigny, cette tour de l’horloge fut détruite en 1943,et reconstruite à endroit
prochedans les années 90.
En 1911, le commandant dessigny (administration militaire) ayant trouvé qu’il était
temps de mesurer le temps de se mettre à l’heure comme on se met au pas, avait fait
68
construire le minaret du progrès : la tour de l’horloge, désormais, l’heure occupera
une place de choix dans le spectacle de la ville .extrait de-là parle et trace –de
Mohamed dernouny et guy léonard.
c. Bab el –qadim situé au boulevard des almohades, il fut détruit par les
français et remplacée par deux piliers, de même la porte dite bab Marrakech,
située sur le boulevard tahar el-alaoui.
d. Bab el-gabas située au boulevard tahr el-Alaoui, elle fut construite, d’après la
tradition orale en 1907 par des français.
e. Bab el bahr : la porte de la mer séparait officiellement la cite de la mer. En
effet, les bureaux et entrepôts de douanes n’étaient pas loin, actuellement, les
bureaux ont disparus peut-être.
3.3. Les visiteurs de l’ancienne Médina par Nationalité :
D’après l’enquête de terrain que j’ai réalisé à l’ancienne médina j’ai constaté que
Les Français sont les touristes étrangers qui se rendent le plus souvent à
Casablanca suivi des Espagnols et des allemands
La forte présence des touristes s'explique, entre autres, par la situation géographie
de la ville de Casablanca c’est lieu de passage incontournable avoisinant la ville
d’al Jadida et la ville de Rabat et proposant un offre touristique ‘’tourisme culturel
‘’répondant aux besoins pressants du touriste européen.
69
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
46,30%
22,00%
14,60%
9,80%
2,40% 2,40% 2,40%0,00%
5,00%
10,00%
15,00%
20,00%
25,00%
30,00%
35,00%
40,00%
45,00%
50,00%
Français Espagnol Allemand algérien MRE Belge Tunisien
Les visiteurs de l’ancienne Médina par Nationalité (graphe N°:17)
70
Horloge de bab Marrakech (Photo N° :2)
Source : photo de l’auteur ,2014.
71
94% des touristes qui ont déjà visité l’ancienne médina ont la qualifié d’excellent
état (60%) et 35% en bon état et 5% mauvaise état.
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
94%
6%
0
0,1
0,2
0,3
0,4
0,5
0,6
0,7
0,8
0,9
1
1 2 3 4
oui
non
60%
35%
5%
Excellent état bon état mauvaise état
L’état de l’ancienne médina selon les touristes 19Les touristesdéjà visité l’ancienne Médinagraphe18
72
Source: agence urbaine de Casablanca, 2014.
Les portes de l’ancienne médina (plan N°1)
73
La porte présente des estrades aracées, un plafond supportant une chambre percée
de fenêtre pour observer le mouvement du port.
La muraille de l’ancienne médina de Casablanca était flanquée de sept tours de
guets de forme carrée. Celles-ci ont été construites par le sultan alaouite sidi
Mohamed ben Abdellah
a) Bordj El-oudayas à côte de mausolée de sis belyout.
b) Bordj es-sebaa pres de bab Marrakech.
c) Bordj El- mellah pres du jamaa es-souk.
d) Bordj bou_khouima à derb bou-khouima.
e) Bordj el-araiss(les mariées)à côte de arset zerktouni.
f) Bordj es-seghir à côte de bab el-merisa
g) Bordj El-Yazid à cote de sidi Allal el –Kairouan, à proximité de la zaouïa
derkaouia
Ces bordjs occupaient des points stratégiques 36
par rapport à l’ensemble de
l’ancienne médina, ils abritaient des soldats munis de canons et d’arilles afin
d’assurer la surveillance et la défense de la médina contre les attaques
extérieurs.
A l’arrivées des français, les tours ont perdus leur rôle militaire et défensif,
puisqu’on rapporte que « quelques-unes des tours de défense et deux bastions
faisait face à la mer étaient armes de veilles pièces d’artillerie servant à saluer
l’arrivée d’une lettre chérifienne ou d’un vaisseau de guerre européen, mais ne
pouvant plus en imposer aux tribus voisines.
Sur le plan architectural ces tours de forme carrée de conservation à l’exception
de bordj sidi allal el-kairaouani site à la sqala ce dernier a été restaure et ferme
au public.
Bastion fortifie datant du 18 siècle, grâce à sa position stratégique faisant face u
port, le monument assure la défense et menace les navires ennemis à l’aide de
ces canons multiples pointus et tournés vers la mer.
36
L’inspection régionale des sites et monuments historiques de Casablanca de Mise en Valeur du Patrimoine plan de l’ancienne
médina culturel
74
En effet, la réalisation du monument boulevard de almhades,la sqala se compose
d’une est faite sous l’ordre du sultan alaouite sidi Mohammed ben Abdellah, ce
dernier ,d’après des récits historiques, s’intéressait aux fortifications des villes
côtières exposées aux attaques chrétiennes ,le cas de la sqala de rabat, salé et
Essaouira.
Au niveau architectural, l’accès actuel à la sqala se fait des marches donnant sur le
boulevard des almohades, la sqala se compose d’une cour à ciel ouvert appelée
plateforme bordée des trois cotes d’un parapet perce de canonniers appelées
également embrasures, destinées à recevoir des canons, chaque embrasure devrait
recevoir un canon actuellement, il n’en reste que quelques-uns.
Comme toutes les sqalas datant de l’époque du sultan alaouite sidi Mohammed ben
Abdellah, on retrouve des échauguettes, celles-ci sont de petites constructions
encorbellement placées à l’angle de l’ouvrage fortifie pour recevoir le gutteur.
Ces corps circulaire ne dépassent pas un mètre de hauteur et sont percée de
meurtrières semble être disparu lors du bombardement de la ville de Casablanca et
par effet d’excision, et ne subsiste actuellement que deux parties inferieurs en salles
par rapport au mur extérieur faisant face à la mer.
La pierre constitue l’élément de base dans la construction de la sqalal de
Casablanca ce choix répond à plusieurs raisons.
La perte pierre est matériau le plus revisitant à l’humidité, elle résiste également
aux attaques d’artillerie par rapport au pisé ou à la brique.
aussi ; la pierre se trouve en abondance dans ce site, elle constitue un excellent
élément de décor.
La pierre taillée de très bel appareil est soigneusement disposée en assises réguliers
superposées et liées au mortier de chaux et de sable, elle constitue les parements
des murs porteurs des genbages et les arcs des portes.
La sqala est dotée d’une cellule, celle-ci devrait servir de logement pour les soldant
ou de magasin de stockage d’armes et de munitions, actuellement, elle a changé de
fonction pour remplir celle d’une galerie permanente, en effet, cet héritage
architectural datant du 18ème
a connu un abondant et un manque d’entretien
75
pendant longtemps ; et en 2002, il a été restauré et donne en gérance pour y faire un
restaurant et une galerie.
b. Architecture religieuse :
Architecture religieuse musulmane
a. Djamaa el-kebir (mosquée dar makhzen), construite par le sultan alaouite
sidi Mohammed ben Abdellah 2101 de l’hégire, elle s’élève dans le quartier
el-makhzen qui refermait des administrations importantes à savoir dar el-
makhzen, bureaux de la douane, maisons de Bourgois musulmans hauts
fonctionnaires ou commerçants, et aussi quelques demeures d’européens.
La mosquée possède de nombreux biens habous sous forme de boutiques, un
hammam.
b. Mosquée es-souq, si l’on se réfère aux récits historiques, celles-ci rapportent
que la mosquée es-souq et son hammam ont été construits sur l’ordre du
sultan Moulay Abderrahmane.
En effet, la médina de Casablanca avait connu à son époque une augmentation au
niveau de sa population et par conséquent le sultan s’est rendu compte de la
nécessite d’aménage de nouveaux lieux de culte musulman pour satisfaire les
besoin spirituelle des fidèles, ainsi il ordonna à son caïd Mohammed ben idriss el-
girari de construire la mosquée es-souq race aux revenus des habous de jamaa el-
kebir.
A cote de la mosquée s’est bâtie un hammam avec les revenus du makhzen (bay-el-
mal).
76
Mosquée esoq (Photo N° :3)
Source : photo de l’auteur, 04/04/2013.
77
En ce qui concerne le changement de l’ancienne Médina au niveau de la restauration 90 % des
touristes ont remarqué un changement beaucoup mieux et 8% ont estime un mieux et 2%
aucun changement
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
c. Djamaa ould el-hamra édifiée probablement par un habitant de dar el Beida
de ce nom, la mosquée fut achevée sous le règne du sultan alaouite Moulay el-
Hassan.
En fait, il existe un nombre considérable de correspondance touchant
essentiellement au problème d’aménagement de la toiture de la mosquée. parmi ces
lettres, on peut citer une portant le sceau du sultan Moulay el-Hassan, elle fut
envoyée à son caïd el-haj arbi berricha,lui ordonnant d’aménager la toiture de cette
90%
8%
2%
beaucoup mieux
mieux
aucun changement
Estimation d’état de l’ancienne médina N°18
78
mosquée. le caïd transmis à son tour la lettre au nadir des habous de Casablanca,
mais malheureusement ,la réponse de ce dernier fut déplaisante puisqu’il rapporte
dans sa lettre qu’il ne possède pas l’argent nécessaire pour cette opération ,et aussi
la loi lui interdit de créditer du nadir des habous d’une autre ville, et pour résoudre
à ce problème il faut chercher un charitable.
d. Djamaa chleuh, en fait, après la construction de la ville de Casablanca le
sultan sidi Mohammed ben Abdellah avait appelé plusieurs tribus berbères
haha pour lui servir de garnison.la mosquée située au quartier cheleuh fut
construite en 1317/1899-1900)par sidi Mohammed ben Abdellah sanhaji un
berbère originaire de souss.
79
Mosquée Chleuh (Photo N° :4).
Source : photo de l’auteur, 04/04/2013.
80
Les zaouïas :
Plusieurs zaouïas sont situées en médina montrant la diversité confrérique de la
population.
a) Harrakia sise zanqat ahmed Ech-chraibi n1
b) Derqaouia
c) Naciria une zaouïa dotée d’une école coranique et un oratoire.
d) Zaouia el kadiria boudchichia-ruelle de la rue de Marrakech c’est
certainement l’ancienne école bouananiya restaurée par le sultan
Mohammed III.
Zaouïas :
Parmi les confréries les plus pratiquaient par les habitants de l’ancienne médina de
Casablanca, on note une importante présence des Derqawas, ces derniers sont
fidèles à la tariqa el-Jazoulia.
En fait es Derqaouas à Casablanca se répartissaient en trois grandes zaouïas ;à
savoir zaouïa 1-Mouly El-Arbi Ed-darqaoui ,zaouïa El-Harrakia et enfin zaouïa
sidi Fath erribatti, ses fidèles appartiennent aux différentes classes sociales, et se
réunissent chaque vendredi après la prière du « Asr »,ainsi que les jours de fêtes
pour pratiquaient leurs rituels.
2-zaoui el-harrakia, ou zaouïa de sidi Mohammed el-harraq, elle est située
proximité du consulat anglais, et possède une école et quelques habous.
3-zaouia en-nasiria, située dans la rue en-nasiria, non loin de la mosquée es-souq,
elle possède une école coranique et jouie des revenus des habous de quelques
maisons et boutiques.
81
Son influence religieuse dépassait les murailles de la médina de Casablanca
puisqu’elle avait des adeptes dans les différents régions de la Chaouia, à titre
d’exemple à Mzab,ouled-ziyan et zenata.
c. Architecture religieuse non musulmane
Églises :
a) Eglise espagnole buenafortuna, sise à la rue Tanger, elle fut fondée en 1890
(après J-C sur un terrain donne par le sultan Moulay El Hassan en 1877.
Cette église est fermée depuis 1968(après J-C).l’édifice a été rétrocède
récemment par l’état espagnole au Maroc.
Actuellement en mauvaise état de conservation à cause des ordures entasses
partout, et puis l’église est occupée par seize familles.il s’agit néanmoins d’une
belle opportunité foncière et d’un édifice patrimoine à restaurer.
Synagogues
Synagogue Ettedgui (de la région du todgha) sise à la rue de mission, la
synagogue a était construite en 1929 (après J-C), elle est en moyenne était de
conservation.
Synagogue souiriine, sise à coté bijoutiers à derb errabt, elle est fermée
Lieu de recueillement juif, il est marqué par une petite entrée au-dessus de
laquelle s’inscrit le nom du saint juif, « DAR RABBI HIM PINTO »elle date de
1895.
Il est à préciser que plusieurs synagogue de l’ancienne médina sont au fait des
parties ou niveaux de maisons individuelles modestes par leur aménagement, mais
qui permettait de rajuster des faux lieux de culte au besoin.
82
d. Architecture civile :
Tissu urbain quartier, Derb, impasses
La médina de Casablanca est voisine du port ,elle est bâtie suivant des principes
répandus dans la construction des villes islamique la médinas présente comme une
véritable masse urbaine dotée d’un noyau central, et dont sa croissance s’effectue
par la création des faubourgs plus rapidement intègres à l’ensemble urbain au
niveau structural, les masses se répartissent d’une façon concentrique auto d’un
noyau axial linaire, les souqs, à la fois centre et voie de pénétration ouverts sur
l’extérieur par les grandes portes de la ville .
La trame urbaine : malgré les transformations récentes qu’a subi le tissu de la
médina, on peut constater que son organisation urbaine demeure encore visible et à
conserver l’intégrer de ses principaux traits morphologiques.
Cette trame urbaine est constituée par des enceintes avec ses portes, les instituions
religieuse, d’autres à caractère économique, commercial et artisanal, en plus des
rues principales qui forment les artères de cette structure urbaine.
Quant aux axes principaux, ils partent des portes vers le centre pour desservir les
souqs et la grande mosquée et de de part et d’autres de ces voies axiales se
détachent des voies secondes et tertiaires puis des impasses.
Les quartiers : la division de la ville en quartiers plus au moins fermés est une
organisation très ancienne, les quartiers ont été créés pour héberges les groupes
ethniques qui vont participer par la suite à la création et à l’évolution de la vie.
La structure de ces quartiers est généralement constante dans la ville arabo-
musulmane ; il s’agit d’un réseau de rue étroite et tortueuse, hiérarchisé de la rue
principal pour aboutir aux impasses.
83
Au niveau des quartiers sont reparties diverses fonctions commerciales,
industrielles ou artisanales : souqs, quissarias et foundouqs de toutes sortes, toutes
ses activités ne sont pas places au hasard à travers les quartiers mais regroupés sur
l’axe principal ou sur le carrefour qui forme le centre de quartier avec d’autres
édifices publics.
Les services dans les quartiers sont toujours regroupés à faible distance, on retrouve
le hammam, l’oratoire, la zaouïa et l’école.
Les quartiers d’habitants la rue d’un quartier d’habitation est souvent considère à la
vie urbaine, elle ne sert que de passage, les maisons ne sont ouvertes sur la rue que
par une porte souvent en pierre taillee.au fil des temps, on a procède à l’ouverture
de fenêtres permettant de pénétrer l’air et la lumière à l’intérieur des maisons.
La médina de Casablanca représente une exception, puisqu’ ’on retrouvait quelques
maisons constitues à l’européenne voisinant. Dans certains quartiers, avec des
noualas.
Des baraques, des cabanes de roseaux et des gourbis aux toits de chaume posés sur
des murs en pisé. En dehors des murs de la médina, à côté de bab Marrakech
existait tout un amas de huttes et de tentes abritant la population de serviteurs et
petits métiers.
Parmi les quartiers reconnus à la médina de Casablanca on distingue :
Quartier al-Qansil (les consuls) : situe au centre de la ville de Casablanca, il a su
attirer les premiers européens venant s’y installer pour des raisons commerciales
Mellah ancien, quartier juif, se situe face à l’océan, contrairement aux autres
mellahs celui de l’ancienne médina de Casablanca n’était pas limité, il était détruit
84
dans certaines parties au cours des années trentaines du 20ème
siècle au cours des
aménagements de la place de France (actuellement place des nations unis).
Tnaker, quartier des laissés pour compte, et également quartier avec beaucoup de
construction en matériaux légers sous forme de noualas.
Quartier makhzen : c’est le quartier des bourgeois, il enferme la grande mosquée
constitue par le sultan sidi Mohamed ben Abdellah
e. Architecture funéraire
Marabouts et sanctuaires
Sidi Belyout est le saint le plus vénère à la ville de Casablanca son mausolée
se situe au nord l’ancienne médina de Casablanca, en dehors de son enceinte
et plus précisément à proximité de l’entrée du port et de cimetière qui
aujourd’hui n’existe plus. D’après la tradition orale Sidi Belyout dérive du
nom Sidi Abdo-Louyout qui signifie le père des lions ce nom, on le retrouve
déjà mentionné dans les correspondances du maghzen traitant les habous du
mausolée Sidi Belyout.
Une légende populaire suppose que Sidi Belyout se serait crevé les yeux et décida
de fuir dans les forêts au milieu des bêtes sauvages, des années après on retrouva sa
dépouille intacte et on décida de l’ensevelir sous le sol.
b) Une étude récente sur ce saint suppose qu’il s’agirait d’Abou Hafs Omar Ben
el-Mediouni mourut en 595 de l’hégire ce dernier avait certaines ‘’ karamat
‘’ et aimait se retirer des gens et errait dans les forêts et les cimetières .
Le mausolée était pour longtemps refuge pour les malades ; les pauvres et
les étranger s qui venait se procurer de la ‘’baraka ‘’ de Sidi Belyout ; et
profitaient de ses revenues ‘’ftouhs’’ Les revenues de Sidi Belyout étaient
gérées par le nadir des habous du mausolée.
Non loin du sanctuaire coule une source à eaux fraîches selon la légende
celui qui boit de cette eau revient toujours à Casablanca.
85
Sidi Bou Smara : le mausolée de Sidi Bou Smara est situé à l’Ouest de
l’ancienne médina de Casablanca, non loin du port. Le monument occupe un
point stratégique il s’agit d’un lieu fréquenté par un nombre assez important
de la population puisqu’il se trouve à la place dite ’’la comédie’’ bien animée
par son marchée populaire.
D’après une lettre adressée par les deux amines du port de Casablanca au
Sultan Mly el-Hassan on constate que le mausolée avait connu une
restauration pour consolider les murs de l’édifice ; cette opération effectuée
par la volonté du sultan a été financée grâce aux revenue ‘’ftouh’’ des deux
mausolées sidi Belyout et mausolée Sidi Allal Qairaouani. La deuxième partie
de lettre nous donne une idée sur l’importance de l’emplacement de ce
mausolée par rapport aux autres mausolées de l’ancienne médina de
Casablanca et c’est pour cette raison que les deux amines du port suggèrent au
sultan d’autres aménagements dans le sanctuaire de sidi bou Smara à savoir la
construction de dix silos pour abriter les malades et les pèlerins et aussi
l’agrandissement du Hus .
Ils lui proposèrent également que les rites funéraires soient accomplis au
mausolée sidi bou Smara au lieu de sidi Belyout afin de préserver l’intimité
des morts musulmans étrangers.
c) Sidi Allal al-Qairaouani, le mausolée se trouve à l’intérieur des murailles de
l’ancienne médina de Casablanca, face au port selon la tradition orale sidi
Allal-Qairaouani serait originaie de Qairaouin,il s’est installé à Casablanca au
14ème
siècle durant le règne du sultan mérinide Aboul_hassan Ali son
mausolée est doté d’une mosquée.
On peut également citer d’autres marabouts comme sidi fateh dans la rue des
kheddama,lalla taja ou encore sidi mbarek.
a) Sanctuaire de sidi Kairouani : à côté de rue de Tnaker,le sanctuaire abrite la
sépulture du premier patron de la ville, sidi Allal el-Kaurauani,et la tombe de
sa fille, lalla beida.la légende remonte au XIVe siècle :sidi Allal el-Kairaouani
serait parti de Kairaouan en bateau pour rejoindre le Sénégal son navire
s’échoua au large de Casablanca .il aurait été recueilli par des pêcheurs de la
ville .a la mort de sa femme, il demanda à sa fille unique de le rejoindre. À
86
son tour, elle fit naufrage et se noya. Sidi Allal l’enterra face à la mer et
demanda à être enseveli près d’elle. Le sanctuaire aurait pris le nom de
maison blanche en hommage à Lalla beida, réputée pour la blancheur de sa
peau
Cimetière :
Le cimetière le plus important de l’ancienne médina est le cimetière de sidi belyout,
situe à l’est de la ville, il occupait une surface importante, il fut complément détruit
lors des travaux d’aménagement du nouveau centre d’affaire de Casablanca dans
les années 40 (boulevard des FAR actuellement).
Le second cimetière est le cimetière israélite situe également extramuros au sud-
ouest nom loin de tahar Aloui, celui la existe encore.
A. Architecture hydraulique :
b) Fontaines murales :
Celles-ci en nombre de dix-sept réparties dans l’ensemble des quartiers de
l’ancienne médina de Casablanca.
A titre d’exemple, la fontaine murale sur le mur extérieur de l’hôtel London. Elle
est décorée de zellige et surmontée de tuiles sa construction succède au comblement
d’une entrée dont les traces de l’arc de l’imposte et de clef de la porte sont toujours
visibles.
f. Hôtels
L’ancienne médina de Casablanca renferme des foundouks anciens côtoyant
d’autres unités hôtelières non classés ou a qualité médiocre.
1-Hôtel central ; un des plus ancien hôtel de l’ancienne médina de
Casablanca situé sur la place Ahmed El Bidaoui.
2- Hôtel London ; une veille construction à deux étages dont chacun est
munis de trois fenêtres rectangulaires visible des deux façades du bâtiment.
Ce dernier est marqué par une fontaine murale se dessinant sur l’un de ses
87
parois extérieures.
Maison Traditionnelle
Nos premières observations sur les maisons fait apparaître de nombreux
points communs : certains éléments architecturaux caractéristiques forment la
base de ces demeures d’autres ; s’y rencontrent occasionnellement.
La porte d’entrée :
La porte donnant accès à la maison fait depuis la rue est un élément
important ; elle fait la transmission entre l’intérieur et l’extérieur ; c’est
pourquoi la porte reflète souvent l’importance de la maison qu’elle protège.
Cependant malgré quelques diversités dans les détails des portes existants à
l’ancienne médina de Casablanca un seul domine.
Il s’agit de la porte ornée d’encadrement en pierre composé de deux pilastres
que surmonte un arc en plein cintre. Sur la face de la clef de l’arc des
moulures s’empilent jusqu’à une corniche reposant sur des colonnettes qui
prennent appui au niveau des impostes ce type de portes est répandu dans
presque toutes les villes de la cote .
La cour
la cour est le centre vital de la maison c’est pourquoi chaque demeure quel
que soit son échelle d’appartenance sociale possède une cour dans
certaines demeure avant de franchir la cour il faut emprunter un vestibule
couloir étroit conçu pour préserver l’intimité intérieure de la demeure .
La cour centrale joue le rôle de distribution et de circulation au sein de la
maison généralement la plupart des maisons visitées possèdent des cours a
galeries sous portique le nombre de ces portique reflètent la classe sociale de
ces centrales :
a :La cour centrale sans portique
b :La cour centrale à une seule galerie sous portiques ou à multiples galeries
sous portique.
Les portiques offrent de belles façades avec des arcs reposant sur des
colonnes.
88
les Chambres
Autour de la cour s’ouvre un nombre de chambres d’habitation en nombre
variable selon les dimension de la demeure
Les chambres destinées à recevoir des invités sont souvent décorées de
zellige et de stuc
Les étages
La plupart des maisons visitées possèdent un étage . Il peut prendre toute la
surface bâtie du rez-de chaussée ou se contenter seulement à une de ses
quatre parties.
La multitude de ces ouvertures offre au bâtiment une façade extérieure à
décor riche et équilibre.
Les maisons traditionnelles que renferme l’ancienne médina de Casablanca
sont nombreuses la plupart d’entre-elles souffrent d’un mauvais état de
conservation elles sont en majorité abandonnées par leurs propriétaires,
d’autres supportent un grand locataire, des fois des groupes de travailleurs se
relaient sur les chambres, à savoir ceux du jour et ceux de la nuit.
g. Maisons à trait européen
Comme nous avons déjà signalé, la médina de Casablanca représente une
exception, puisqu’on retrouver quelques maisons constitue à l’européen voisinaient
dans certains quartiers, d’autres maisons traditionnelles classiques.
En fait, ce sont de belles maisons bourgeoise du fin 19ème –siècle influencées par
le styles art-déco européen.
Bâtiment à caractère administratif :
Consulat étrangers
Consulat d’Espagne le premier consulat espagnole fut ouvert probablement en
1861 ; son corps consulaire comprenait un consul ; un chancelier ; un greffier ; et
autres.
Lors de notre visite à l’ancienne médina ; nous avons constaté la présence de deux
demeures
la première aménagée comme consulat d’Espagne ; date 1891. Elle est dotée
89
comme la plupart des consulats d’une tour de guet pour le control ; après ; le
consulat a déménagé en 1894 vers une deuxième demeure non loin de la première
pour des raisons ignorées.
Consulat d’Allemand, ouvert en 1895, son corps consulaire renfermait au début du
20ème
siècle un consul, un vice consulat honoraire, et un secrétaire -interprète.
A une certaine époque, le consulat d’allemand avait comme siège la fameuse
maison dite ettazi, elle se situe à la place de Belgique, actuellement elle renferme
l’école Omar iben Abdelaziz.
La maison est dotée d’une façade importante.
Constat de France ouvert en 1865, son corps consulaire renferment au départ un
consul, un consul suppléant, quatre élevés vice-consuls et un interprète.
Elle se trouve à proximité du bab el qadim qui au boulevard el-mouahidin,
actuellement son emplacement abrite l’association dite »goutte de lait »
Poste chérifienne
La poste chérifienne rue Chakib Arsalane ex rue de Mazagan. elle fut construite à la
demande du makhzen en 1904, inaugurée en 1906 en grande pompe par le
représentant du makhzen en présence des membres du corps consulaire.
Les bureaux de poste Européens en ancienne médina
1886- ouverture d’un bureau de poste espagnol.
1889-ouvertur d’un bureau de poste anglaise
1899-ouverture d’un bureau de poste allemand, ferme en 1914
1900- ouverture du bureau de poste français.
Banque du Maroc, il s’agit d’une première banque du Maroc transformée
actuellement en foundouq et ahbab.
90
En terme de banques, il avait aussi : la banque allemande Carl Ficke, le comptoir
d’escompte de paris, banque commerciale, société générale, comptoir national
d’escompte de paris.
La résidence générale sise face à la mosquée ouled el-hamra, la résidence à était
construite sous le protectorat, il s’agit d’une construction à rez-de chaussée et d’un
étage a balcon, le bâtiment est muni de deux portes de types hispano-mauresque en
plus d’une galerie extérieure. Elle est destinée à accueillir lors de leur séjour à
Casablanca les résidences généraux de France venant de rabat. Elle est occupée
actuellement par UMT.
Maison de la douane :
Edifie ay début du 19ème
siècle probablement en 1836, sa superficie dans l’ancienne
médina es d’environ 200metres.sa façade principale donne sur la rue de la douane
et sa façade arrière donne sur le boulevard al-Mouahidine .au niveau architectural
celui-ci renferme un rez de chaussée et un étage partiel .les locaux actuels ont été
construits après 1912 en lieu de la douane chérifienne.
Et à partir de1918 de nouveau locaux ont été aménagée à l’intérieur du port, ce
bâtiment fait partie historiquement de l’ancienne médina.
Dar El-makhzen :
Parmi les premières administrations construites du temps de sidi Mohamed ben
Abdellah siège du pacha et des services administratifs du Makhzen, c’est toujours
un espace administratif important au niveau de la médina.
Bureaux de douane :
Les offices de la douane sont forts difficiles à discerner sur le terrain car selon la
carte de Weigerber de 1900, elle serait atterrée par la chaussez. Toutefois nous
soulignons avec réserve, un bâtiment de l’autre cote de la chaussez qui aurait un
caractère étranger aux constructions traditionnelles.
91
Place de Belgique :
Cette espace lie l’école d’Omar ben Abdelaziz et la rue de la douane ou se trouve
les entrepôts de la même institution. On peut également y observer une façade de
maison avec balcon.
Place El bidaoui : cette place joint la rue de la douane, Bâb bhar, les dépôts de la
même institution….la place représente pour la médina un point d’articulation avec
le port d’où l’ouverture sur l’étranger. Elle comprend un espace vert, fort
appréciable en zone de Medina.
Cet espace, ainsi que l’espace aménage par la commune en mini parcs de jeux et
crèche pour enfant, en un jardin ou on y organise des soirées de poésie, de musique
classique, d’exposition d’œuvre de sculpture etc.
Section2: l’exploitation actuelle et future de ces sites Ces sites Architecturaux par le
tourisme culturel.
92
Source : enquête de terrain, élaboration personnelle 2014.
Patrimoine architecturalde l’ancienne médina de Casablanca (N°:2)
93
60% des touristes qui ont déjà visité l’ancienne Médina ont qualifié l’état l’ancienne Médina
d’excellent état et 35% ont bon état tandis ce que 5% ont affirmé mauvaise Au niveau de la
restauration de l’ancienne Médina
Source : enquête de terrain, 05/05/2014.
60%
35%
5%
Excellent état bon état mauvaise état
La qualification de l’état De l’ancienne médina selon les touristes (Graphe N° 21)
94
L’ancienne Médina recèle d’un nombre important de patrimoine de différents
courants : Néo- mauresque, Néo-classique, Art-nouveau et Art-déco Constituera un
produit potentiel pour le tourisme culturel.
À conditionne que ce patrimoine soit valorise et met à la disposition des visiteurs.
Les sites les plus visité à L’ancienne médina de Casablanca selon l’étude du terrain (N° :3)
95
Source : enquête de terrain, élaboration personnelle 2014.
ce plan réalisé sur les sites les plus visité à l’ancienne médina de Casablanca en
lumière de l’enquête de terrain qu’on a réalisé nous avons constaté qu’il y a des
lieux beaucoup visités (25% Bab Marrakechet , Ancien Mellah et Mosquée esoq)
19% et d’autres moins visite 16% beunaventura et 14% mosquée ouled el hamra et
d’autres jamais visites (Tnaker et mosque sidi fath et mosquée dar el makhzen et
bab jdid ) (voir le graphe N° : 3).
96
Conclusion
L’ancienne médina est un immense gisement de pôles touristiques intégrant une
infinie variété de produits ; elle englobe des pôles touristiques, culturels, sportifs,
de loisirs et de culte dont ne disposent pas bon nombre de villes.
La médina de Casablanca constitue un produit potentiel pour un tourisme culturel.
En effet elle met et à la disposition une panoplie de destinations à même de
satisfaire les plus réticents.
Le développement du tourisme culturel est supposé apporter une nouvelle vie et
participer à la sauvegarde de la médina. Cela demande le déploiement de moyens
énormes en capitaux humain, technique et financier avec une implication des
autorités et des acteurs du tourisme et de la culture.
Vu l’impact positif du tourisme sur l’essor économique, l’état s’est engagé à
booster l’activité touristiques de la ville, cela à travers des projets de restauration et
de revalidations de nouveaux pôles offrent à la ville de Casablanca dans un futur
très proche à coup sur d’autres alternative ajoute à celle déjà existantes.
97
Conclusion générale
L’activité touristique constitue aujourd’hui à la fois une activité économique
importante, génératrice de revenu et d’importance richesse économiques et un
facteur de développement local du territoire d’accueil.
Casablanca est un pôle économique et culturel fort dans la région, jouant un rôle
important dans l’attractivité touristique, grâce à Sa diversité de ses richesses, ses
origines et son patrimoine et ses infrastructures (le port, les hôtels,..) favorisant la
forme du tourisme la plus répandue dans le monde, à savoir le tourisme urbain et
culturel, et font d’elle l’une des villes les plus attractives du pays (3ème
ville
touristique)
vu l’importance du secteur touristique l’état s’est engagé à booster l’activité
touristique dans ville ,cela à travers des projets de restauration et de réalisation de
nouveaux pôles offrant à la ville de Casablanca dans un futur très proche à coup
sur d’autres alternatives ajouté à celles déjà existantes, Tout cela permettra un
décollage touristique ajouté au décollage économique que connu la ville de
Casablanca.
Le thématique « tourisme culturel illustré par l’ancienne Médina la ville de
Casablanca » abordé dans ce mémoire permet des conclusions de différentes
natures.
L’analyse des données recueillies, nous sommes arrivés aux constats suivants :
l’ancienne médina de la ville de Casablanca, passage obligé des différentes
destinations, possède un véritable gisement d’atouts touristiques (culturels à savoir
les mosquées, les églises, les musées….) ; sa valorisation consiste à traduire les
atouts, culturels et historiques en offre touristique tout en veillant à bien
déterminer les formes de tourisme qu’on souhaite développer.
Ce patrimoine Constitue un élément essentiel du tourisme culturel, et il est donc
indispensable de le sauvegarder et de le valoriser, dans le but notamment d’élaborer
une offre touristique.
98
La mise en tourisme de ce patrimoine est de ce fait souvent un moteur de
sauvegarde de ce patrimoine.
Il faut cependant prendre garde à bien réfléchir aux impacts de la mise en tourisme
sur le patrimoine, de façon à ne pas dégrader celui-ci.
Néanmoins, le tourisme culturel au sein de l’ancienne médina connu quelques
lacunes dans les comme les déchets les sans-abris ainsi que le problème de
l’insécurité.
Enfin, les bonnes pratiques de gestion, de coordination et de coopération entre les
différents acteurs de l’activité touristique permettront un tourisme culturel de
qualité et un développement mutuel avec des retombées positives pour la
communauté.
99
Bibliographie :
AMIROU Rachid. Imaginaire du tourisme culturel. Paris : PUF, 2000, 160 p.
Ahmed TESSA « Economie touristique et aménagement du territoire » ; Ed O.P.U
Alger 1993.
Audrerie, D. (1997). La notion et la protection du patrimoine. Coll. Que sais-je ?
Paris : Presses Universitaires de France.
Audrerie, D. (2003). Questions sur le patrimoine. Bordeaux : Éditions Confluences.
Audrerie, D. (2009). De l’éthique touristique. Dans D. Audrerie (dir.), Patrimoine
et tourisme (p. 37-43). Talence : Presses Universitaires de Bordeaux.
Cohen, J.-L. et Eleb, M. (2004). Casablanca. Mythes et figures d’une aventure
urbaine. Paris : Éditions Hazan.
Choay, F. (1992). L’allégorie du patrimoine. Paris : Seuil.
Choay, F. (2009). Le patrimoine en questions : anthologie pour un combat. Paris :
Seuil.
Dalle, I. (2007). Maroc. Histoire, société, culture. Paris : Éditions La Découverte.
DU CLUZEAU Claude Origet, Le tourisme culturel, Que sais-je ? puf, Octobre
2007, p.8.
Kneubühler, M. (2010, avril). Tourisme et patrimoine : une tension féconde.
Communication présentée lors du séminaire « Tourisme et Patrimoine » par
Casamémoire, Casablanca, Maroc.
LAROUSSE. Le Petit Larousse. Paris : e. Larousse, 1999, 1870 p
LANQUAR Robert. Articuler le couple tourisme-culture, Les Cahiers Espaces,
L’AFIT, 1994, n°37.
LAZZAROTTI Olivier et VIOLIER Philippe, Tourisme et patrimoine, un moment
du monde, Presses de l’Université d’Angers, p.49.
100
ORIGET DU CLUZEAU Claude, Le tourisme culturel, Paris : PUF, 2000, 126p.
ORIGET DU CLUZEAU Claude, Le tourisme culturel, Paris : PUF, 2000, p 9.
Poulot, D. (2003). La naissance d’une tradition européenne du patrimoine. Dans M.
Gravari- Barbas et S. Guichard-Anguis (dir.) (2003). Regards croisés sur le
patrimoine à l’aube du XXème siècle (p. 29-43). Paris : Presses de l’Université de
Paris-Sorbonne.
TINARD YVES : Le tourisme « économie et management »,2ème
Edition
Ediscience international, France 1994.
Références institutionnelles :
- Association casamémoire de Sauvegarde de la Médina, publications. Fiche de
présentation de la médina.
- Agence urbaine de Casablanca.
-l’inspection régionale des sites et monuments historiques de Casablanca de Mise
en Valeur du Patrimoine plan de l’ancienne médina culturel,
Autre documents :
Annuaire statistique de la wilaya de Casablanca 2010 ;
Annuaire statistique HCP 2010
Annuaire statistique observatoire de tourisme 2012.
Sites internet
Casamémoire, Association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXème
siècle au Marochttp://casamemoire.org/
Conseil Régional du Tourisme (CRT) de Casablanca
http://www.visitcasablanca.ma/
Mutual Heritage
http://www. mutualheritage.net/
(http://www.casablancamarina.ma/news.php?id=11).
Journaux et revues:
http://www.h24info.ma/maroc/casablanca-bientot-patrimoine-mondial-de-
lunesco/20070
http://www.visitcasablanca.ma/casablanca/patrimoine-architectural.html
101
http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120429172700/
Tableaux des Cartes
N° Titre Page
1 La région de Casablanca selon le nouveau
découpage touristique Carte au Maroc
12
2 La localisation de la ville de Casablanca sur la
carte du Maroc Carte
22
3 Le pluviomètre du Maroc Carte 24
4 Carte de ressource en eau 25
5 Carte routière de la ville de Casablanca Carte 27
Tableaux des graphiques
N° Titre Page
1 Les moyens de Transports utilisés par les
touristes pour visiter la ville
28
2 Forêts dans la région du grand Casablanca 40
3
L’évolution des Nuitées touristiques dans la ville de
Casablanca entre les années 2007 et 2013
45
4 La durée du séjour 46
5 Les arrivées touristiques par Nationalité 47
6 Répartition de l'échantillon en fonction de l’âge 48
7 Evolution de la capacité d’hébergement par région entre
2011-2012
50
8 Capacité d’hébergement touristique de la ville de
Casablanca par type
51
9
Répartition des touristes Selon leur hébergement
préférés
52
102
10
L’hébergement utilisé durant le séjour de
touristes
53
11 Les agences de voyages et succursales de la
ville de Casablanca
54
12 Les moyens que vous utilisez pour visite la
ville
55
13 Nuitées touristiques réalisées par les catégories
d’établissements classés selon la préfecture de
Casablanca année 2011
56
N° Titre Page
14 La Répartition des nuitées enregistrées dans les
établissements d’hébergements classés selon les
destinations touristiques au Maroc en 2012
57
15 Situation familiale des touristes 58
16 Type des touristes selon leurs La situation
professionnelle
59
17
14 La Répartition des nuitées enregistrées dans les
établissements d’hébergements classés selon les
destinations touristiques au Maroc en 2012
57
15 Situation familiale des touristes 58
16 Type des touristes selon leurs La situation
professionnelle
59
17 Les visiteurs de l’ancienne Médina par Nationalité 67
18 Les touristes déjà visité l’ancienne Médina
69
19 L’état de l’ancienne médina selon les touristes 69
103
20 Estimation d’état de l’ancienne médina 75
21 La qualification de l’état De l’ancienne médina selon
les touristes
91
Les plans
N° Titre Page
1 Les portes de l’ancienne médina 70
2 Les sites les plus visité à l’ancienne médina
de Casablanca
90
3 Les sites les plus visité à L’ancienne médina
de Casablanca selon l’étude du terrain
92
Les photos
N° Titre Page
1 Porte de la marine 53
2 Bab marrakrch 68
3 Mosquée esoq 74
4 Mosquée cheleuh 77
104
Annexes
Annexe : N° :1 questionnaire
Faculté de lettre et science humaines
de Mohammedia
Licence professionnelle
Tourisme Rural et Culturel
Ce Questionnaire est destiné aux touristes
QuestionnaireN: ……… lieu …………………….Date: /Avril/2014
Bonjour Madame /Monsieur dans le cadre de notre mémoire de fin d’études pour
l’obtention d’une Licence professionnelle en Tourisme Rural et culturel, nous
réalisons une étude de terrain sur le patrimoine architectural urbain de Casablanca,
nous vous prions de bien vouloir répondre à nos questions et nous vous remercions
pour votre précieuse collaboration.
Sexe : Homme Femme
105
Q : 1 : Age entre 25-34 entre 35-44 entre 45-54
55-64 Entre 65 et plus
Q : 2 Lieu de naissance :…………………………….
Q : 3 Nationalité ……………………
Q : 4 Situation familiale : célibataire marié(e)
divorcé(e) veuve/veuf
Q : 5 Profession ……………………..
Q : 6 Niveau scolaire : Lycéen Universitaire 1er
et 2ème
cycle
Universitaire 3ème
lycéen Pas de réponse
Universitaire (spécialité) ……………………..
Q7 : combien de jours passez-vous à la ville de Casablanca ?
2 à 3 jours De 4 à 7 jours plus d’une semaine
Q8 : Quel est l’hébergement que vous utilise ?
Hôtel classé hôtel non classé maison d’hôte
Loyer un appartement la famille autre (à préciser …………………….)
Q : 9 Quel sont les moyens que vous utilisez pour visite la ville
Site d’internet Agence de voyage ami livre autre (à préciser
…………………….)
106
Q 10 : Avez–vous déjà visité l’ancienne médina ?
Oui Non
Si oui
Q 11: Qu’avez-vous visités à la médina?
La mosquée Des musées Mellah la squala
Mosquée ouled el Hamra sanctuaire sidi belyout
Autre à préciser (………………………………………….)
Q : 12. Comment verrez-vous l’état de l’ancienne médina ?
Excellent état bon état mauvaise état
Q 13: quel moyen du transport utilisez–vous lors de votre visite de cette médina ?
Tramway voiture moyen de transport appartenant aux
organisateurs autre moyen (à préciser…………………………………)
Q 14 : Est-ce votre visite à ce patrimoine bâti est
Vos suggestions concernant ce patrimoine
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
107
Annexe : N° :2 Poster

Mémoire sur l’ancienne médina de casablanca une richesse culturelle et touristique diversifiée mal exploitée réalisé par abderrahim jabbar

  • 1.
    1 Département de lagéographie Licence professionnelle Tourisme Rural et Culturel Sous la directionde Mme AsmaeBouaouinate Année universitaire : 2013-2014 Mémoire En vu de l’obtention de la Licence Professionnelle Tourisme Rural et Culturel L’ancienne Médina de Casablanca : une Richesse Culturelle et Touristique diversifiée mal exploitée. Réalisé par : AbderrahimJABBAR
  • 2.
    2 Je dédie cetravail : A ceux qui ont veillé à me donner la meilleur éduction, à m’entourer de leur attention et qui ont tous fait pour réussir ma vie j’espère sincèrement être à la hauteur de ce que vous espérez de moi : à vous mes parents, dont les mots ne seraient pas suffisant pour exprimer ma gratitude et mon amour à votre égard. A mes frères, mes tantes et oncles et à toute la famille JABBAR au Maroc et à l’étranger. A l’ensemble des étudiants de la licence professionnelle Tourisme Rural et Culturel 2011-2014. Abderrahim JABBAR
  • 3.
    3 Remerciements Je tiens àexprimer toute ma reconnaissance à mon Directeur de mémoire Madame Asmae BOUAOUINATE. Je la remercie de m’avoir encadré, orienté, aidé et conseillé et je leur dis que Dieu te préserve et te guérir. J’adresse mes sincères remerciements à tous les professeurs, intervenants de la licence professionnelle Tourisme Rural et Culturel et toutes les personnes qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidé mes réflexions et ont accepté à me rencontrer et répondre à mes questions durant mes recherches. Je remercie mes très chères parents qui ont toujours été là pour moi, « Vous avez tout sacrifié pour vos enfants n’épargnant ni santé ni efforts. Vous m’avez donné un magnifique modèle de labeur et de persévérance. Je suis redevable d’une éducation dont je suis fier. Je remercie très spécialement Mme Rabha Zahid, Mr chaaban et Mme fatma Louaman pour leurs encouragements. Je tiens à remercier Mon oncle Ahmed JABBAR pour son encouragement et ses précieux conseils et son soutien inconditionnel. Enfin, je remercie tous mes ami(e)s est très spécialement mon cher frère Mustapha ZINE et je leur dis je vous aime tous. À tous ces intervenants, je présente mes remerciements, mon respect et ma gratitude. Allah ytoul lina fi aamarkoum Enfin, je demande à dieu la miséricorde pour mon ami youness et nous sommes à dieu lui retournons.
  • 4.
    4 Résumé : L’activité touristiqueconstitue aujourd’hui à la fois une activité économique importante, génératrice de revenu et un facteur de développement local du territoire d’accueil. Dans ce mémoire, nous avons abordé un type de tourisme à savoir le tourisme culturel illustré par l’ancienne médina de Casablanca, à travers lequel nous avons étudié les potentialités dont dispose cette Médina. Après l’analyse des données recueillies, nous sommes arrivés aux constats suivants : l’ancienne médina de la ville de Casablanca, passage obligé des différentes destinations, recèle des trésors historiques, culturels. Ce patrimoine mis en exergue grâce notamment aux activités culturels de dimension locale; ainsi qu’aux différents établissements chargés de la région et de la sauvegarde du patrimoine matériel dont dispose l’ancienne médina à savoir les mosquées, Les églises, les musées…. Tous ces facteurs réunis permettront à l’ancienne médina un décollage rapide de l’activité touristique. Néanmoins, le tourisme culturel au sein de l’ancienne médina a connu quelques lacunes aussi bien au niveau des infrastructures d’accueil, ainsi qu’au niveau du problème de sécurité. Enfin, les bonnes pratiques de gestion, de coordination et de coopération entre les différents acteurs de l’activité touristique permettront un tourisme culturel de qualité et un développement mutuel avec des retombées positives pour la communauté. Mots-clés : Maroc, ville de Casablanca, ancienne médina, Patrimoine, tourisme culturel.
  • 5.
    5 Sommaire Remerciements………………………………………………………………..2 Introduction et problématique..............................................................8 Méthodologie…………………………………………..……...9 Conceptsde base sur le tourisme ..........................................................13 1.1. Patrimoine et heritage ……………………………………..14 1.2. Tourisme et culture : essais de définition ………………....15 1.3. L’histoire du tourisme culturel…………………………..…...16 1.4. Définitions actuelles du tourisme culturel ……………..…….18 1.5. Les touristes culturels …………………………………..……18 Chapitre I : Présentation de la ville de Casablanca .....................21 Introduction....................................................................................21 Section1: les caractéristiques géographiques etHumaines de la ville de Casablanca. 1.1.Localisation géographique .........................................................21 1.2.Superficie .................................................................................21 1.3.Relief......................................................................................21 1.4.Climat ...................................................................................23 1.5.Pêche maritime............................................................26 Section2 : les caractéristiques humaines ................................................27 1.6. L’évolution de la population.................................................29 1.7. Activités économiques………………………………………..30 1.8. Activité Touristique ………………………………………….…30 1.9. Histoire de Casablanca de 1889 à nos jours…………………….....33
  • 6.
    6 Chapitre II :l’offre et la demande touristiques de la ville de Casablanca. Introduction……………………………………………………….38 Section1 : L’OFFRE ORIGENELLE ……………................................39 1.1. Définition de L'offre touristique…………………………………………………………..39 2.1. Un climat méditerrané…………………………………………………….39 2.2. Les forêts de la ville de Casablanca. ……………………………………..40 2.3. L’offre dérivée ……………………………………...………….41 2.4. Aéroport international …………………………………………..……41 2.5. Morocco Mall………………………………………………………….…41 2.6. Offre préhistorique ………………………………………………….…42 2.7. Offre culturelle………………………………………..………………42 Section2: la demande touristique………………………………………...44 3.1. Définition de la demande touristique …………………………..……...44 3.2. Une demande touristique en évolution permanente…………..45 3.3. Les arrivées touristiques par Nationalité……………………...47 3.4. Positionnement par rapport à la demande des touristes……...49 3.5. CAPACITÉ D’HÉBERGEMENT TOURISTIQUEDE LA VILLE DE CASABLNCA PAR TYPE …………………………………………………50 3.6. Agences de voyages …………………………………………………….55 3.7. Les infrastructures d’accueil touristiques……………………..…………57 3.8. La durée du séjour ………………………………………………………………..57 Conclusion...........................................................................................61
  • 7.
    7 Chapitre III :l’ancienne médina de Casablanca richesse historique et culturel. Section 1 : Historique de l’ancienne médina ........................................ Introduction ………………………………......................................63 Aperçu Historique sur l’ancienne médina…………………………….…64 Les portes de l’ancienne Medina…………………………………………………..66 Typologie de l’architecture des sites culturels par type .................66 1.1.1. Architecture militaire ...................................................66 1.1.2. Architecture religieuse..................................................75 1.1.3. Architecture civile ...........................................……...82 1.1.4. Architecture hydraulique .............................................86 1.1.5. Architecture funéraire..................................................84 Section 2: l’exploitation de ces sites par le tourisme culturel……….91 1.1.1. Site d’Architecture à caractère hydraulique ..............................79 1.1.2. Site d’Architecture à caractère religieuse................................. 92 1.1.3. Site d’Architecture à caractère civil .......................................93 1.1.4. Site d’Architecture à caractère militaire ...................................94 1.1.5. Site d’Architecture à caractère funéraire...................................94 Conclusion...........................................................................................95 Conclusion générale............................................................................97 Références Bibliographique......................………………………....99 Annexes .............................................................................................101
  • 8.
    8 Introduction et problématiquedu mémoire Le tourisme est depuis quelques années l’objet d’une attention toute particulière de la part des pouvoirs publics, des expertes, et des médias, de par son impact important sur l’économie nationale. Le Maroc, pays non pétrolier, devrait favoriser le secteur touristique, dans la mesure où il est doté d’un potentiel touristique riche et varié (deux façades maritimes, montagnes, Sahara). En 2000 ,l’OMT1 évalue le nombre des touristes internationaux 2 à 698 millions de personnes et les dépenses du touristes international à 477 Milliards de dollars .durant la décennie 1980,dans le cadre d’une conjoncture économique mondiale (Le Tourisme international p :25)souvent morose, la progression a été d’environ 6% l’an pour le nombre de touriste et de 15 % l’an en monnaie courante pour les recettes .dans les années 1990,les chiffres ont respectivement atteint 4,6%,la forte croissance économique de la seconde moitié de la décennie compensant la mauvaise conjoncture des années 1990-1995. le tourisme apparaît donc comme un des secteurs économique les plus dynamique et un pourvoyeur essentiel de devises. La région du Grand Casablanca est située sur la côte atlantique, au centre ouest du Maroc et s’inscrit dans le Maroc atlantique selon la vision 2020 (Carte N° :1). A l’instar des autres régions du Maroc, Casablanca, capitale économique instaurée par Lyautey3 dès l’établissement du Protectorat français au Maroc lui permet de disposer d’une certaine ouverture sur l’Europe et le monde grâce à sonport et son aéroport, qui sont notamment les plus importants du Royaume. De plus, la ville regorge d’un patrimoine4 architectural important de bâtiments art déco, fonctionnalistes et modernistes d’avant-garde les frères Perret en 1917. 1 OMT : organisation mondialede tourisme : www.world.tourism.org 2 Le Tourisme international p : 25. 3 Hubert Lyautey (Louis Hubert Gonzalve Lyautey) né le 17 novembre 1854 à Nancy et mort le 27 juillet1934 à Thorey) est un militairefrançais,officier pendantles guerres coloniales,premier résidentgénéral du protectorat français au Maroc en 1912. 4 http://www.visitcasablanca.ma/casablanca/patrimoine-architectural.html http://www.h24info.ma/maroc/casablanca-bientot-patrimoine-mondial-de-lunesco/20070 http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120429172700/
  • 9.
    9 Casablanca dispose doncd’une richesse architecturale et urbaine, la mettant au même rang des grandes métropoles du XXe siècle : Brasilia (Brésil), Chandigarh (Inde), à titre d’exemple. On y trouve tous les courants architecturaux d’avant-garde qui ont été testés entre 1920 et 1975 : art nouveau, néo-classicisme, art déco, fonctionnalisme, hygiénisme, immeuble à redans, brutalisme, et, pour l’urbanisme : le zoning, les grands boulevards, le permis de construire, l’aménagement urbain, les grands ensembles. Casablanca est donc une école à ciel ouvert, fréquemment visitée par des architectes et des urbanistes du monde entier pour son patrimoine et son histoire, C’est un patrimoine culturel important constituant une curiosité touristique. Face au nombre d’atouts matériels dont dispose cette ville, l’attractivité touristique est un enjeu important afin de les revaloriser. Dans ce contexte nous avons choisi l’étude du thème « le patrimoine architectural urbain de Casablanca quel impact dans la promotion du tourisme culturel ? (Cas de l’ancienne médina) qui sera analysé à travers la problématique suivantes : « est ce que le patrimoine architectural urbain contribue au développement du tourisme culturel dans la ville de Casablanca ? ». La ville de Casablanca dispose-t-elle des composants culturels pour concurrencer les autres villes ? Les interrogations auxquelles le présent travail va essayer de répondre sont : Quelle est l’offre touristique de la ville de Casablanca ? Quelle sont les points d’attractivité touristiques da la ville de Casablanca ? Mais Ce patrimoine peut-il être une opportunité pour la valorisation et le développement du tourisme culturel de Casablanca ? Choix du sujet : Notre choix de ce sujet vient après 3 ans d’Eudes en Licence professionnelle Tourisme Rural et Culturel, j’ai constaté qu’il y a peu voir absence d'études touristiques sur la ville Casablanca et plus particulièrement sur son âme l’ancienne Médina, L’intérêt du patrimoine culturel pour le tourisme culturel et aussi je voudrais valoriser le patrimoine culturel de l’ancienne Médina de Casablanca.
  • 10.
    10 Méthodologie Pour répondre àtoutes ces questions, nous avons d’une part effectué une enquête sur terrain, des entretiens, des visites à l’inspection régionale et des sites et monuments historiques de Casablanca et à la délégation régionale du tourisme de Casablanca et d’autre part nous avons consulté une série de mémoires, thèses, articles de journaux, des revues en arabe et en français, des rapports, des ouvrages, traitant tous ce thèmes (voir la bibliographie). Nous avons utilisé un ensemble des techniques et les outils concernant le montage et l’analyse des données que ce soit des tableaux des graphiques et des cartes : Des programmes (MAPINFO) pour dessiner des cartes et pourlocaliser quelques donnes sur le tourisme à Casablanca. EXCEL : pour transformer des tableaux en graphiques. Le profil sociodémographique Avant d'entamer en profondeur l'analyse de nos résultats, il est judicieux d'indiquer que notre échantillon s'élève à 41 répondants. L'échantillon comporte trente-six hommes (88%) et cinq femmes (12%). La prédominance des hommes envers les femmes peut se justifier par la tendance des premiers à voyager plus à destination du Maroc en raison de sonadhérence à la culture arabo- musulmane. Répartition de l'échantillon en fonction du sexe (graphe : N° :1) Source : enquête de terrain 05 /05/2014. Tableau : 1 Répartition de l'échantillon en fonction du sexe Groupes Fréquence Pourcentage Homme 36 88% 88% 12% homme femme 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
  • 11.
    11 Femme 5 12% Total41 100% La mise en relation et la synthèse de ces sources d’information nous ont permis d’approfondir notre étude. En essayant de répondre à la problématique ainsi énoncée, notre mémoire de recherche sera construit autour de trois chapitres : Le premier chapitre porte sur la présentation du territoire dans lequel s’inscrit notre étude, la ville de Casablanca, en donnant un aperçu global sur différents aspects : géographique, historique, économique et social. Nous considérons qu’il est indispensable de bien connaître le territoire dans lequel s’inscrit notre étude. Dans le deuxième chapitre, nous allons exposer l’offre que propose la ville de Casablanca : l’offre naturel et culturel et analyser la demande touristique de la ville de Casablanca. Enfin, dans le troisième chapitre nous traitons de l’offre et l’architecture des sites culturels de cette ancienne Médina et essayant de répondre à notre problématique.
  • 12.
    12 Source : lavision 2020, élaboration personnelle ,2010. La région de Casablanca selon le nouveau découpage Touristique la vision 2020 au Maroc (carte N° :1)
  • 13.
    13 Concepts de basesur le Tourisme Culturel :
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    14 1. Concepts debase sur le tourisme : Afin de bien comprendre le tourisme culturel, il nous a semblé important de consacrercet avant-propos aux concepts liés au tourisme culturel, à savoir le patrimoine et heritage ,le tourisme et la culture ,le tourisme ,le touriste culturel lié au tourisme. 1.1. Patrimoine et heritage : « Pour certains, le patrimoineexiste de toute éternité, pour d’autres, il remplit une fonction, pour d’autres encore il nourrit le récit national, ou incarne essentiellement la modernité » (Poulot, 2003, p. 36). La notion de patrimoine5 a été élaborée dans la culture de l’Europe occidentale. Sachant que la France et l’Angleterre sont (Choay (1992) les premiers à avoir parlé de restauration et de conservation du patrimoine, j’ai décidé de me concentrer en particulier sur la notion francophone de patrimoine et anglophone d’heritageet de mettre en évidence les nuances d’usage de ces termes. À l’origine, le terme « patrimoine » était employé dans le sens de patrimoine familial, et désignait les héritages familiaux, matériels ou immatériels. Venant du latin patrimonium, il faisait référence à l’héritage du père et à ce qui devait être légué aux générations suivantes. Le terme a ensuite été utilisé pour désigner plus particulièrement les vestiges archéologiques, les édifices religieux et lieux de pouvoir. Plus tard, il désignait également les lieux de mémoire, les savoir-faire et certaines caractéristiques de la culture - chants, récits, danses, ou le patrimoine immatériel. Au fil des années, la notion de patrimoine a inclus des bâtisses individuelles, puis des sites voire des quartiers entiers, elle concernait la ville, puis la nature et l’environnement. Elle s’estdonc appliquée à d’autres domaines, menant ainsi à des notions telles que « patrimoine historique », « patrimoine naturel » ou « héritage naturel » (Choay, 1992). Certains auteurs appréhendent cette évolution comme un « éclatement de la notion [de patrimoine] » (Audrerie, 1997, p. 6), voire un élargissement aussi bien spatial, chronologique que thématique de celle-ci (Babelon et Chastel, 1994 ; Gravari-Barbas et Guichard-Anguis, 2003a) et affirment que le terme « patrimoine » désigne aujourd’hui tous les biens du passé. 5 L’Italie et l’Autriche font également partie des premiers pays à avoir abordé le sujet, par contre, les études sur le patrimoine en font moins référence que de la France et de l’Angleterre.
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    15 Ainsi, le «patrimoine » peut être défini comme un bien matériel ou immatériel ainsi étiqueté dans un but de conservation et de protection (Choay, 1992) ou comme « ce que nous décidons de préserver, de réutiliser ou de transmettre ». De plus, certains auteurs affirment que « Si tout n’est pas patrimoine, tout, potentiellement, peut le devenir, dès lors qu’une communauté voit dans ce legs du passé - aussi modeste soit-il - un "bien commun"[…] » (Kneubühler, 2010, p. 2). 1.2. Tourisme et culture : essais de définition : Avant d’expliquer le phénomène de tourisme culturel, il est important de rappeler la définition du tourisme. Plusieurs définitions existent : le tourisme peut être défini comme la « Pratiquedu voyage d’agrément ».6 Ouencore comme l’« Action de voyager, de visiter un site pour son plaisir » (LAROUSSE, 1999, p 1020). On retrouve à travers ces deux définitions deux notions importantes : le déplacement et le loisir. Cependant, bien que le déplacement ait toujours été une constante dans le tourisme, la notion de loisir n’y a pas toujours été associée. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT7 ), quant à elle, en donne la définition suivante : « Les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et de leurs séjours dansles lieux situés en dehors de leur environnement habituel, à des fins de loisirs, pour affaires et autres motifs ». L’OMT élargit donc la définition du tourisme, en ne la limitant pas aux loisirs, mais en y ajoutant d’autres finalités. Le tourisme est un phénomène très ancien, dontles prémices remontent à l’Antiquité – lorsque les jeunes grecs, instruits quant à l’histoire de leur ville, visitaient les autres cités afin d’en découvrir le passé – puis au Moyen Âge. Les voyages médiévaux se faisaient principalement pour des motifs religieux, comme les pèlerinages, mais s’enrichissaient également de dimensions commerciales ou diplomatiques. Au cours des siècles, le tourisme a subi de nombreuses évolutions. Pourtant, ce phénomène est resté pendant longtemps réservé à une élite sociale, avant de se démocratiser dans la seconde moitié du XXème siècle, grâce à l’apparition des congés payés instaurés en 1936 par le gouvernement du Front Populaire. Le tourisme devient alors un fait de société, car plus de 60 % des français partent alors en vacances, et le tourisme de masse apparaît. À l’origine, le tourisme désignait presque automatiquement du tourisme culturel. Puis, dans les années 30, le phénomène a cesséd’être lié systématiquement à la culture et l’on a vu apparaître d’autres formes de tourisme. Il existe aujourd'hui différents types de tourisme : le tourisme 6 AMIROU Rachid. Imaginaire du tourisme culturel. Paris :PUF, 2000, 160 p. 7 OMT : L’Organisation mondiale du tourisme est une institution spécialisée du système des Nations unies et la principale organisation internationale dans son domaine de compétences.
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    16 balnéaire, le tourismed’affaires, le tourisme urbain, le tourisme sportif... Nous nous intéresserons à travers ce mémoire à un type particulier de tourisme : le tourisme culturel. Dans le tourisme culturel, la culture est une notion prépondérante. Avant d’expliquer ce conceptde tourisme culturel, il semble donc pertinent d’essayer de donner une définition de la culture. Le dictionnaire Larousse définit la culture comme « l’ensemble des phénomènesmatériels et idéologiques qui caractérisent un groupe ethniqueou une nation, une civilisation, par opposition à un autre groupeou à uneautre nation ». L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO8 ) a, lors de sa conférence mondiale de Mexico de1982 concernant les politiques culturelles, donné une définition un peu plus précise de la culture : « L'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentauxdel'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances ». À travers ces définitions, il nous est possible de décrire la culture comme l’ensemble des productions, des pratiques sociales, des actions qui sont propres à une société ou un groupe social. Grâce à ces définitions de culture et de tourisme, et au rappel des origines de ce dernier, il nous est maintenant possible d’aborderle tourisme culturel. Nous allons dans un premier temps effectuer un bref historique de ce tourisme, avant d’en rappeler les définitions usuelles, puis nous détaillerons les différents acteurs impliqués dans le tourisme culturel, pour terminer sur les enjeux liés à ce type de tourisme. 1.3. L’histoire du tourisme culturel : À l’origine, et jusqu’au XXème siècle, le tourisme était considéré comme tourisme culturel. À partir de ce siècle, d’autres types de tourisme ont émergé. Le tourisme de découverte a commencé au Moyen Âge, avec les pèlerinages. Des hommes, pour des motifs religieux, parcouraient des centaines, voire des milliers de kilomètres, afin de se rendre à un sanctuaire. 8 L’UNESCO : (United NationsEducational,Scientific and Cultural Organisation).
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    17 Nous pouvons iciciter l’exemple des villes de Lourdes, Rome, Jérusalem, ou encore le célèbre Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, lieu de pèlerinage classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Les pèlerinages s’effectuent par étape, avec de nombreuses haltes, où les pèlerins s’arrêtent pour visiter des vestiges historiques, pour découvrir des reliques. Aux XVIIIème et XIXème siècles, le tourisme culturel était pratiqué par de jeunes aristocrates britanniques, qui étaient envoyés par leur famille à la découverte de l’Europe : ce phénomène est appelé « Grand Tour ». C’estde ce Grand Tour que vient le terme « tourisme », et c’estce Tour qui a poséles bases des pratiques du tourisme culturel actuel. Depuis la Grande-Bretagne, le phénomène s’estensuite étendu à l’ensemble de l’Europe. Le but de ces voyages était de découvrir le continent européen, afin de parfaire l’éducation des jeunes de la haute société. Il s’agissait ici non pas de voyages de loisir, mais véritablement de voyages de labeur, d’apprentissage et de découverte. Cette forme de voyage associait séjours, rencontres, visites et échanges, et est à l’origine des circuits touristiques organisés actuels. Le Grand Tour était cependant plus long que les circuits d’aujourd'hui, car il durait plusieurs mois, voire plusieurs années. Seule une minorité aisée de la population pratiquait alors le tourisme, malgré l’apparition des premiers voyagistes, tels que Thomas Cook9 . Par la suite, le XXème siècle a vu le tourisme culturel s’ouvrir à un plus grand nombre de personnes. Dans les années 30, avec la diversification du tourisme que nous avons abordéeplus haut, le tourisme culturel a également subi une évolution. Il s’estdiversifié, tant au niveau des destinations que des thèmes et du public ciblé. Le tourisme culturel englobe aujourd'hui divers types de tourisme : religieux, historique, artistique, gastronomique, linguistique, artisanal... 9 Thomas Cook : est une entreprise anglaise du secteurtouristique, qui fait originelle créée vers le milieu du XIX siècle à l’Angleterre.
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    18 1.4. Définitions actuellesdu tourisme culturel : Contrairement à certains autres types de tourisme, comme le tourisme balnéaire ou de montagne, le tourisme culturel n’est pas lié à un type de territoire spécifique, mais peut se pratiquer partout. ORIGET DU CLUZEAU Claude, 126p10 définit le tourisme culturel comme « un déplacement(d’au moins unenuitée) dont la motivation principaleest d’élargir ses horizons, de rechercher des connaissances et des émotions au travers de la découverte d’un patrimoine et de son territoire ». Elle ajoute que la notion de déplacement est primordiale dans le tourisme culturel, car c’est cette notion qui différencie le tourisme culturel des pratiques culturelles des habitants d’un territoire. L’auteur étend le tourisme culturel à d’autres types de tourisme avec la notion de tourisme « occasionnellement culturel », c’est-à-dire un tourisme contenant des « séquences culturelles », mais n’ayant pas pour but principal la recherche de connaissances. Il est possible d’affirmer également que le tourisme culturel est une quête à la fois de connaissance et de sens (AMIROU11 , 2000, p 12). En effet, ce tourisme consacreles choses qui nous sont lointaines, que ce soit dans l’espace, dans le temps, ou au niveau de notre entendement. Si plusieurs définitions existent pour définir le tourisme culturel, toutes s’accordentà dire qu’il s’agit d’un déplacement afin de découvrir et d’apprendreà connaître, que ce soit le territoire d’accueil, sonpatrimoine, sa population, sa culture, etc. Après avoir précisé la notion de tourisme culturel, nous allons maintenant nous intéresser aux différents acteurs qui y jouent un rôle, avant de traiter des enjeux de ce type de tourisme. 1.5. Les touristes culturels : Au cours du siècle dernier, on a assisté à une désacralisation du tourisme culturel. Autrefois réservé à une élite, ce tourisme est aujourd'hui pratiqué par de plus en plus de personnes. La démocratisation du tourisme culturel est en partie due au fait que ce n’est pas une 10 ORIGET DU CLUZEAU Claude, Le tourisme culturel, Paris :PUF, 2000, 12p. 11 AMIROU Rachid. Imaginaire du tourisme culturel. Paris :PUF, 2000, 12 p.
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    19 forme de tourismeau coût démesurément élevé, qui resterait donc réservé à une élite financière, mais un tourisme qui est abordable par un grand nombre (LANQUAR12 , 1994, p. 46-54). En effet, de nombreuses politiques existent pour rendre abordables les pratiques culturelles : tarifs préférentiels pour les étudiants, les chômeurs, les personnes âgées, les groupes scolaires, les familles, les personnes handicapées... Il est à noter également que le développement des modes de transport a également eu un impact sur le tourisme culturel, lui attirant un nombre croissant de visiteurs. Il existe plusieurs types de touristes culturels : ORIGET DU CLUZEAU définit trois types de touristes culturels. Le premier concerne les « monomaniaques », qui sont passionnés par un sujet précis, le second les « boulimiques », qui s'intéressent fortement à tout ce qui est culture, au sens général, qui souhaitent tout découvrir sur tout, et le dernier les « occasionnels », qui ont une pratique culturelle occasionnelle, sur des thèmes divers. C'estla clientèle touristique la plus nombreuse. Ces touristes font le choix de réaliser une « séquence culturelle », comme ils choisiraient une autre offre au cours de leurs vacances. Ils se concentrent plus sur le divertissement que sur le savoir. Ces touristes se focalisent sur les offres culturelles situées dans un périmètre relativement proche de leur lieu d'hébergement (ORIGET DU CLUZEAU13 , 2000, p 9). Le colloque Tourisme et culture au cœur de l’identité urbaine, qui s’estdéroulé à Montréal en novembre 2008, classe les touristes culturels en trois catégories : les touristes motivés par la culture, qui s’intéressent à l’apprentissage et à l’éducation et pour qui la culture est la motivation principale du voyage ; les touristes inspirés par la culture, qui visitent des sites culturels de grande renommée et s’intéressent moins aux sites moins connus ; et les touristes attirés par la culture, qui visitent une exposition, un musée, qui assistent à une manifestation culturelle, sans que ce soit le but principal de leur voyage. 12 LANQUAR Robert. Articuler le coupletourisme-culture, Les Cahiers Espaces, L’AFIT, 1994,n°37. 13 ORIGET DU CLUZEAU Claude, Le tourisme culturel, Paris :PUF, 2000, p 9.
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    20 Chapitre 1 La présentationde la zone d’étude : la ville de Casablanca.
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    21 Chapitre I :Présentation de la ville de Casablanca Introduction : 1.1. : localisation géographique : La région du Casablanca est située14 sur la côte atlantique ; au centre ouest du Maroc, elle est délimitée par l’océan atlantique à l’ouest ; la région de chaouia-ourdigha au nord à l’est et au sud province de Settat à l’est et au sud et province ben Slimane au (carte N°: 2). Dotée d’une superficie de 1140,40 km, la superficie urbanise est de 227,82km, soit 18,8%au début des années 1980. Elle est localisée sur la plaine de la Chawiya, région étant historiquement la principale région agricole du Maroc, et comptant toujours de nos jours comme étant l’un des principaux pôles de l’activité agricole du pays. Sa position sur la côte atlantique lui permet l’accès aux ressources maritimes (principalement relatives à la pêche). La ville avoisinante « Bouskoura » disposed’une étendue forestière se composantprincipalement d’Eucalyptus, de Pins et de Palmiers. Elle appartient à la région du Grand Casablanca qui, sur 1 615 km², regroupe également les villes de Mohammedia (120 000 hab.), Ain Harrouda, les deux provinces Mediouna et Nouasser et compte environ 5,6 millions d’habitants en 2005. Ces habitants sont appelés Casablancais ou Casablancaise. Cette croissance remarquable est due à une énorme concentration d’activités qui a fait de la ville de Casablanca, la métropole économique du Maroc, éclipsant l’ancienne capitale économique, Fès. Elle regroupe huit préfectures d’arrondissements : Aïn Chock, Aïn Sebaâ – Hay Mohammadi, Casablanca – Anfa, Ben M’Sick, Sidi Bernoussi, Al Fida-Mers Sultan, Hay Hassani, Moulay Rachid 14 Annuaire statistiquerégional du grand Casablanca,2011 (version arabeet fran+ºaise).pdf.
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    22 Source: Direction régionaledu tourisme15 , Casablanca, élaboration personnel 15 Direction régionaledu tourisme La localisation de la ville de Casablanca sur la carte du Maroc (N° :2)
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    23 1.2. Climat méditerranéenàforte tendance océanique La ville de Casablanca possèdeun climat16 méditerranéen à forte tendance océanique qui est particulièrement agréable. Sa localisation en bordure d’OcéanAtlantique lui confère des hivers doux et relativement humides, ainsi que des étés modérément chauds mais sans précipitations. La température moyenne annuelle y est de 18,88 °C, et le cumul annuel des précipitations s’élève à 426,1 mm. Pendant l’hiver, le gel est quasiment absent : la température la plus bassejamais enregistrée est de -2,7 °C. L’été, les températures sont généralement agréables lorsque le vent souffle de la mer. En revanche, lors des épisodes de vent de terre, la ville peut enregistrer des températures caniculaires pendant quelques jours. Enfin, la ville enregistre de forts écarts de températures que l’on peut observer en été entre les quartiers de bord de mer (tempérés par l’océan), et les quartiers périphériques, plus chauds car moins exposés aux brises marines. Quant à la pluviométrie, elle est variable d’une année à l’autre. Son évolution durant les dernières années était comme suit (en mm): Station métrologiques 2000-01 2001-02 2002-03 2003-04 2004-05 2005-06 2006-07 2007-08 Casablanca Variation en % 337,5 +27,6 368,2 +9,1 484,8 +31,7 485,1 +0,06 248,6 -48,7 432,5 +73,9 307,2 -28,9 274,1 - 10,8 Source : service national de métrologie 16 Annuaire statistiquerégionaledu grand Casablanca,2011 (version arabeet fran+ºaise).pdf
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    24 Source: Haut-commissariatauxeaux etforêts et à la lutte contre la désertification élaboration personnelle, 2014. La pluviométrie du Maroc (carte N° :3)
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    25 Les cours d’eau17 qui drainent la région sont des rivières de faible importance quant au volume d’eau apporté. On y trouve Oued El Malleh qui se déverse près de la ville de Mohammedia, Oued N’fifikh à Mansouria et Oued Hassar dans la Commune Rurale d’ Echchlalate(carte N° 4). Source : monographie2008, élaboration personnelle. 17 Monographie 2008 Carte de ressource en eau (carte N° :4)
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    26 1.3. Les Forêtsde la région de Casablanca : La Région du Grand-Casablanca disposed’une superficie de 3562 ha de forêts provenant en totalité du reboisement. La commune de Bouskoura disposede 1600 ha de forêts, soit 45,3 % du total et la commune Mejjatia Oulad Taleb disposede 1500 ha, soit 42,4%. Le reste est localisé dans le territoire des communes de Dar Bouazza et Ech Chellalatte. La forêt couvre près de 4 000 ha dans la région du Grand Casablanca, soit moins de 4% du territoire et environ 10 m2 par habitant. 1.4. Pêche maritime: La Région du Grand-Casablanca disposed’un littoral d’environ 60 Km et bénéficie de deux ports (le port de Casablanca et celui de Mohammedia) à vocation commerciale qui disposentde deux pavillons réservés à la pêche et qui participent avec une quantité importante dans la production nationale. La pêche fait employer aux environs de 22.000 marins pêcheurs.
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    27 SECTION 2 :la caractéristique humaine de la ville de Casablanca. Ce présent point vise à présenter les caractéristiques et démographiques de la ville de Casablanca : 1.1. Les caractéristiques humaines : Source : Ministère du transport et des équipements, 2014. Carte routière de la ville de Casablanca (carte N°5)
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    28 Les moyens deTransports utilisés par les touristes 55% des touristes utilisent des transports appartenant aux organisateurs pour visiter la ville de Casablanca et 35% utiliser tramway ce qui nous explique que les touristes 10% utiliser loyer des voiture pour visiter la ville. Source : enquête de terrain, 05/05/2014. 35% 10% 55% Tramway voiture Transport appartenant aux organisateurs Les moyens de Transports utilisés par les touristes pour visiter la ville (graphe N°1)
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    29 1.2. Evolution dela population des provinces et préfectures : L’évolution de la population 18 à l’intérieur des préfectures a été marquée par des rythmes différents. Si certaines préfectures ont vu leur population se maintenir, telle que la préfecture Ain Sebaa- Hay Mohammadi ou décroîtrelégèrement, cas de la préfecture Casa Anfa, d’autres voyaient leur population s’accroîtreà un rythme plus accéléré. Ce sont les préfectures et les provinces situées à la périphérie de la région qui réalisent les taux de croissance les plus élevés. L’existence des réserves foncières sont les principales raisons de cet accroissement. 1.3. Evolution de la populationpar provinces et préfectures Préfectures et provinces 1994 2004 2008 Effectif % Effectif % effectif % Ain Chock 188 118 253 600 7,0 274 000 7,3 Hay Hassani 235 134 7,5 323 944 8,9 328 000 8,7 Ain Sebaa – Hay Mohammadi 413 168 13,2 416 300 11,5 420 000 11,2 AL Fida Mers Sultan 386 700 12,4 332 682 9,1 335 500 8,9 Ben M’Sik 325 408 10,4 285 879 7,9 292 000 7,8 Casablanca- Anfa 525 722 16,8 494 851 13,6 497 000 13,3 Mechouar de Casablanca 3 956 0,1 3 365 0,1 3 000 0,1 Moulay Rachid 351 104 11,2 384 607 10,6 393 000 10,5 Sidi Bernoussi 287 815 9,2 454 577 12,5 469 000 12,5 Mohammedia 257 001 8,2 8,9 8,9 341 000 9,1 Médiouna 62 609 2 122 851 3,4 142 000 3,8 Nouaceur 90 050 2,9 236 119 6,5 256 000 6,8 Total Région 3 126 785 100 3 631 061 100 3 750 500 100 Sources: R.G.P.H. 1994 et R.G.P.H. 2004 18 Monographie 2008
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    30 1.4. Les activitéséconomiques : La ville de Casablanca, premier pôle industriel du pays avec plus d’untiers des établissements industriels du pays, concentre 55 % des unités productives, et près de 60 % de la main-d’œuvre industrielle. La ville de Casablanca réalise 50 % de la valeur ajoutée du Maroc, et attire 48 % des investissements. À elle seule, elle emploie 39 % de la population active du Maroc, représente 35 % de la consommation électrique nationale et absorbe1,231 million de tonnes de ciment. Tandis que les ports de Casablanca et Mohammedia assurent 55 % des échanges extérieurs. Son aéroport sert 51 % des passagers. Forte de ce dynamisme, la région présente un attrait indéniable pourles investisseurs, ainsi que pour les jeunes à la recherche d’un cadre de vie confortable et moderne. Première place financière du Royaume du Maghreb, elle concentre 30 % du réseau bancaire et la totalité des sièges des banques et assurances du Maroc ; elle est également le siège de nombreuses entreprises nationales et internationales ainsi que de multinationales. La ville de Casablanca constitue un centre urbain par excellence avec plus de 5 millions d’habitants. Elle génère à elle seule 25% du PIB national. Il s’agit d’une des plus grandes métropoles du continent. Le Grand Casablanca, premier pôle industriel du 19 royaume, offre des atouts incontournables avec sonimportant bassin d’emplois un large réseau de fournisseurs et de prestataires, des infrastructures aux normes internationales, des points de connexion logistiques assurant proximité et accessibilité, et la présence des plus importantes institutions économiques. Avec ses 2.550 unités industrielles, la région du Grand Casablanca se taille la part de lion avec 32% des établissements industriels et 49% du chiffre d’affaires global. En plus de sa suprématie industrielle et technologique, Casablanca représente également un grand potentiel touristique. 1.5. Les activités touristiques : Le tourisme d’affaires et de loisirs se développe aussi avec de grands projets attrayants comme le Palais des congrès, en construction dans le projet de Casablanca Marina. Pour sa part, le projet du Parc Sindibad viendra compléter l’offre villégiature. Par ailleurs, la croissanceéconomique va de pair avec le développement démographique. La population de Casablanca qui est de 4 millions d’habitants aujourd’hui, sera de 5 à 6 millions à l’horizon 2030, selon les urbanistes. Le besoin est croissant en termes d’habitat, de 20.000 logements/an à 36.000 pour les années à venir, en raison de la dédensification ou de la délocalisation de secteurs denses à Casablanca. Pour cela, les autorités locales prévoient l’aménagement de 2.500 ha pour la ville d'Errahma, 1.100 ha pourla ville verte de Bouskoura, une zone urbaine 19 Annuaire statistique de la wilaya de Casablanca 2010 ;
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    31 nouvelle à Lahraouiyinesur 1.200 ha, 1.600 ha pour la ville de Sidi Moumen et 1.800 ha pour Nouaceur. Tourisme, n.d.). Il représente un complément au tourisme d’affaires. En effet, le tourisme d’affaires remplit les hôtels la semaine, tandis que le City Break se concentre plutôt sur les week-ends (S. Mouhid, communication personnelle, 19 juillet 2010). Il s’agit d’inciter de cette manière les touristes d’affaires à rester à Casablanca le week-end et à découvrir la ville en dehors de leurs activités professionnelles. Le séjour d’affaires serait ainsi combiné avec un City Break (Conseil Régional du Tourisme, n.d.). Le PDRT prévoit également le développement des séjours de loisirs. Au Maroc, la clientèle de ces types de séjours disposed’un pouvoir d’achatmoyen à élever et préfère généralement les destinations balnéaires. Hormis la détente, elle recherche des destinations pouvant offrir des animations diurnes et nocturnes ainsi que des équipements commerciaux. Pour résumer, en plus du tourisme d’affaires et du tourisme de passage (escales aéroportuaires, croisières et circuits) déjà représentés, le CRT a l’intention de développer le tourisme combiné affaires/City Break, le City Break pur et d’orienter Casablanca comme destination de loisirs, de détente et de shopping. D’après une enquête menée par le Département du tourisme auprès des marchés italiens, anglais, espagnols et allemands, 80 à 85% des touristes interrogés sont satisfaits de la qualité des hébergements et des restaurants. Parmi les éléments déplaisants, 75% des touristes notent l’état de la ville et des monuments, 18% de la circulation routière et 10% du manque d’activités d’animation. Ainsi, le CRT proposeune amélioration de la qualité de la ville et de la circulation, un renforcement de l’animation et une mise en valeur des monuments (Conseil Régional du Tourisme, n.d.). Dans le PDRT, cinq axes principaux ont été définis pour atteindre ces objectifs : 1. « Développer une offre hôtelière, diversifiée et de qualité » ; 2. « Réhabiliter l’âme culturelle de la destination Casablanca » ; 3. « Mettre en place des infrastructures et équipements pour le congrès » ; 4. « Faire de Casablanca un haut lieu d’animation et de vie permanente » ; 5. « Améliorer, de manière globale, la qualité urbaine de la destination » (Conseil Régional du Tourisme, n.d., p. 38). Ceux-ci ont donnés lieu à différents projets touristiques comme le projet de Casa City Center, la Marina, l’aménagement des plages de Sidi Abderrahmane, d’Anfa et d’AïnSebaâ et les différents projets participants à la réhabilitation de l’âme culturelle de la ville. Seul le projet du futur tramway de Casablanca ne fait pas partie du PDRT. Toutefois, son rôle dans la mise en tourisme de la ville est confirmé par l’amélioration des conditions de déplacement des visiteurs qu’il apportera. 1.6. Casa City Center Le projet appelé « Casa City Center » prévoit le développement d’un grand centre immobilier d’affaires de Casablanca. Il a été lancé en 2005 par le groupe ACCOR. Situé près de la gare ferroviaire de Casa Port47 (cf. Annexe 1.5), Casa City Center comprend la construction
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    32 d’hôtels avec unecapacité totale de 1.500 lits, un centre commercial, des immeubles de bureaux, des restaurants et cafés, ainsi que des parkings. La mise en exploitation du projet était prévue pour fin 2009 et aujourd’hui, les trois hôtels prévus dans le projet (hôtel Novotel, Sofitel et Ibis) sont ouverts et accueillent leurs premiers hôtes (Conseil Régional du Tourisme, n.d.). Le Novotel est équipé de 281 chambres, cinq salles de réunions, un restaurant et un bar (http://www.accorhotels.com/fr/hotel-6572-novotel-casablanca-city-center/index.shtml), le Sofitel comprend 141 chambres, trente suites, quatre salles de réunion, deux restaurants, un bar et un Spa (http://www.accorhotels.com/fr/hotel-6811-sofitel-casablanca-tourblanche/ index.shtml), et l’hôtel Ibis est doté de 266 chambres, deux salles de réunion, un bar et un restaurant (http://www.accorhotels.com/fr/hotel-6573-ibis-casa-city-center/index.shtml). 1.7. Projetde la Marina de Casablanca Le projet de la Marina est né de la volonté de (re)valoriser la côte atlantique et de développer le tourisme de cette capitale économique. Il s’agit d’offrir aux habitants et aux touristes une promenade allant du port à la Mosquée Hassan II (cf. Annexe 1.6) et de créer un pôle d’animation. La Marina prévoit un port de plaisance qui accueillera les croisiéristes, un parc d’attractions, des restaurants, cafés, commerces, un centre commercial, un multiplexe cinéma, des immeubles de bureaux et de résidence, deux unités hôtelières et des espaces verts. Ses segments cibles sont le tourisme d’affaires, le City Break, le tourisme combiné affaires/CityBreak et le tourisme de loisirs (Conseil Régional du Tourisme, n.d. ; Barthel, 2010 ; Ministère du tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale, 2005). Ce projet est divisé en quatre secteurs majeurs (cf. Figure 3) : a. La Marina se développe dans le secteur du portde plaisance et est dédié au tourisme, aux animations et aux loisirs, comprenant un yacht club, des commerces et des équipements pour les sports nautiques. Sur cette zone piétonne sera aménagé un palais des congrès, un hôtel et des restaurants. b. Les Ramblas se développent également à proximité du port de plaisance. Ce secteur, tourné vers les affaires, les loisirs et les commerces, comprend un hôtel pour le tourisme d’affaires, un centre commercial (le Morocco Mall, ouvert depuis le mois d’octobre 2011) et des espaces ruraux. c. Les Portes Océanes représenteront la partie « affaires » du projet avec des immeubles de bureaux et de résidence. Elles comprennent également des restaurants et commerces de haut standing. d. Les Jardins de la Mosquée se développent autour de la Mosquée Hassan II. Il s’agit d’une zone de promenade piétonne et d’espaces verts (Barthel, 2010). L’aménageur, Al Manar Development Company48, s’engage à requalifier les alentours de la Marina en réaménageant les boulevards, en construisant des espaces verts entre le portde plaisance et l’ancienne Médina. Il prévoit également d’intégrer un palais des congrès et un aquarium, tous deux souhaités par la Ville. Finalement, il lance le projet de réhabilitation de l’ancienne Médina en tenant comptede l’environnement construit, des jardins et de l’espace public (Barthel, 2010). Le palais des congrès, dont les travaux ont démarré en juin 2011 et prendront fin en juin 2014, accueillera des séminaires, des manifestations et d’autres événements d’envergures nationales et internationales.
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    33 Sa capacité serade 5.000 places et il sera équipé de commerces, de restaurants et de parkings (http://www.casablancamarina.ma/info.php?id=6; Conseil Régional du Tourisme, n.d.). L’aquarium comprendra un bassin de phoques, divers aquariums, dontun doté d’un tunnel, une forêt tropicale, un restaurant et une boutique de souvenirs. Les travaux du futur aquarium ont pour leur part débuté en 2011 et se termineront en 2013 (http://www.casablancamarina.ma/news.php?id=11). 1.8. Histoire de Casablanca de 1889 à nos jours L’abondancede gisements lithiques, la découverte de « l'homme de Sidi Abderrahmane20 » attestent d’une implantation humaine très ancienne sur le site de l’actuelle Casablanca. Cependant les origines de la ville et de sonnom primitif, Anfa, restent de nos jours très imprécis. D’après Léon l’Africain né en 1490, Anfa aurait été fondée par les romains. Pour Marmol, son contemporain, son origine serait phénicienne. Rien cependant ne vient étayer ces deux hypothèses. Pour Ezzayani, historien, homme d’Etat (1734-1833), la fondation de la ville serait berbère : « les Zénata s’établirent à Tamesna et Tadla, les Senhadja en Doukkala. Les émirs des Zénata bâtirent la ville d’Anfa dans le Tamesna et la ville de Day dans le Tadla ». L’auteur ne précisant pas l’époque de cette fondation ni l’origine de ses sources d’information. Le nom d’Anfa, qui apparaît sous des orthographes très diverses dans les portulans et chez les cartographes du 14ème et 15ème siècle : Niffe, Anafé, Anife, Anafa, Nafé, est lui également très controversé. Certains y voient le mot arabe Anf (nez, bec, promontoire), d’autres le mot berbère Anfa (cime, colline, sommet). Toujours selon Ezzayani, le conquérant Almoravide, Youssef Ibn Tachfin, se heurta en Tamesna (région qui s’étendait alors de l’Oum-Er Rabia au Bou-Rgreg) au mouvement hérétique berbère des Berghouata. Il assiégea et conquit Anfa en 1068. Au 12ème siècle, Anfa est décrit par le géographe Al Idrissi comme un portau commerce actif. Du 13ème au 15ème siècle, Anfa est un chef-lieu de province important que se disputeront les Almohades et Mérinides, puis Mérinides et Ouattasides. 20 Il s’agit de restes osseuxde type Homo erectus, mais aussid’outils de pierres taillées (Sbihi-Alaoui et Raynal, 2004).
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    34 A la décadencede cette dernière dynastie, Anfa se rendra indépendante et formera une petite république de corsaires. Au début du 16ème siècle, Léon l’Africain 21 écrit dans sa « description de l’Afrique » : « A l’intérieur d’Anfa, nombreux étaient les temples, les belles boutiques, les hauts palais ainsi qu’onpeut le voir et s’en rendre compte à présent d’après les restes que l’on en trouve ». Ces restes sont ceux laissés par les Portugais, après le siège et la destruction de la ville en 1468, en représailles du danger que faisaient courir à leurs navires marchands, les corsaires d’Anfa. La ville subit alors une longue éclipse de trois siècles et dût attendre l’avènement du Sultan Alaouite Sidi Mohamed Ben Abdellah (1757-1790) pour être relevée de ses ruines. Sidi Mohamed Ben Abdellah y fit construire une mosquée, une médersa, un hammam et la repeupla de berbères chleuhs des Haha (région sud d’Essaouira) et de Bouakher de Meknès. Il accordaen outre à deux maisons espagnoles le monopole du commerce dans la région. En 1794, la ville sous le nom de Dar El-Beïda, « la maison blanche », devient la résidence du gouverneur de la province des Chaouia. En 1830, le Sultan Moulay Abderrahman (1822-1859) rouvre au commerce européen le port de Dar El-Beïda, fermé par Moulay Slimane suite à la rébellion des autorités de la province. Au milieu du 19ème siècle, une crise d’approvisionnement en laine et en blé en Europe va donner un nouvel essorà la ville et à son riche hinterland où français, anglais, allemands viennent se ravitailler. Cet essordevra également beaucoup à l’avènement de la navigation à vapeur qui permettra des liaisons plus rapides et plus fréquentes entre Casablanca et les principaux ports européens. M. Hortus écrit en 1856 : « Nous avons 32 navires en rade dont 6 à 8 français, il y a en ce moment un mouvement comme on n’en a jamais vu à Casablanca ». En 1871, un vice-consul souligne que le commerce « tend de plus en plus à se concentrer dans cette dernière ville (Casablanca au détriment de Tanger) où nos négociants les plus sérieux ont
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    35 établi le siègede leurs affaires ». A la fonction de portd’exportation s’ajoutent maintenant celles d’importation et de distribution de produits manufacturés. L’ensemble de ces activités entraîne une augmentation significative de la population : ruraux des environs, agents du Makhzen, commerçants de Fès, Tanger ou Rabat auxquels s’ajoutent le personnel des consulats, vice-consulats ou agences. « Depuis une dizaine d’années Casablanca s’estcomplètement transformée… les huttes qui couvraient son enceinte disparaissent tous les jours pour faire place à des maisons de pierre qui servent d’habitations et de dépôts » note un observateur de l’époque. De quelques centaines d’habitants en 1850, la ville en compteprès de huit mille en 1866, dont 6000 musulmans, 1800 israélites et plus d’une centaine d’européens. Sous le règne de Moulay Hassan 1er (1873-1894), Casablanca compte 20000 habitants, mais l’absence de port entrave un réel développement du commerce. En 1906, la conférence d’Algésiras attribue à la France les travaux d’aménagement du port de Casablanca. En 1907, durant ces travaux, de graves incidents, après ceux des confins algéro-marocains, donneront à la France le prétexte d’une intervention militaire à Casablanca et dans l’oriental. Cette situation débouchera, en 1912, sur la signature du protectorat. A l'aube du 20ème siècle, Casablanca se confondait avec ce qu'on appelle aujourd'hui l'ancienne médina. C'était une ville d'une cinquantaine d'hectares en bordured'une rade rocheuse peu hospitalière. Elle était entourée d'une ceinture de remparts qui lui donnait une forme triangulaire.
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    36 Conclusion Nous avons consacrécettepremière partie à la présentation du territoire de la ville de Casablanca afin de montrer ses particularités. Nous pensons qu’il est indispensable de connaître le contexte dans lequel s’inscrit notre étude. Nous constatons ainsi que Casablanca est un pôle économique et culturel fort dans la région, jouant un rôle important dans l’attractivité touristique et dans la renommée de la région. Sa diversité de ses richesses, ses origines et son patrimoine font d’elle l’une des villes les plus attractives du pays (3ème ville touristique) dotée d’une façade maritime de 60 km et un patrimoine culturel riche préhistorique et moderne. Nous remarquons que la part importante de ses richesses naturelles et infrastructurelles (le port, les hôtels,..) favorise la forme du tourisme la plus répandue dans le monde, à savoir le tourisme urbain et culturel, la croissancede la ville a été si forte qu’elle a subi des mutations importante aussi sur le plan social que spatial. Casablanca est devenu alors un grand pôle.
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    37 Chapitre 2 L’offre etla demande touristique : de la ville de Casablanca.
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    38 1.1. Introduction : Letourisme offre d’énormes possibilités d’échanges internationaux et peut contribue au décollage économique des pays en développement .plusieurs facteurs ont permis le développement du secteur touristique au plan mondial. Le processus démarre d’abord dans les pays développés par innovations sociale (l’apparition des congés payés accompagne des hausses des revenus salariaux), puis prennent le relais des innovations techniques (le développement du transport aérien et l’abaissement de sonprix grâce à la multiplication des chartes) et enfin, des innovations organisationnelles (l’émergence de grands hôtels proposantdes prestations standardisées). De nombreux facteurs autant naturels que culturels et humains ont contribué à faire de la ville de Casablanca un espace attrayant d’une exceptionnelle beauté .elle dispose en effet d’importante potentialités touristiques d’une grande variété qui font d’elle une destination idéale .elle renferme un potentiel naturel alternat entre tourisme culturel (sites archéologique et historique), balnéaire (région côtière). La ville de Casablanca offre à la région un autre type de tourisme à savoir le tourisme culturel, l’attractivité touristique est un enjeu important qui reposesur la capacité de cette ville à attirer des visiteurs .elle résulte d’une combinaison complexe de divers éléments : Le patrimoine culturel, les sites archéologiques, les sites de loisirs, les évènements et animations, une accessibilité facile et une offre d’hébergement et de restauration adaptée.
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    39 1.2. Etat deslieux du tourisme à Casablanca Avant toute étude marketing, il s'avère indispensable de faire un état des lieux. Cet état des lieux se fera ici à travers les analyses de l'offre touristique et de la demande touristique dans la ville de Casablanca, mais avant cela faut définir ce que c’estl’offre touristique : 1.3. Définition de L'offre touristique L'offre touristique incorpore un ensemble de biens matériels et prestations immatérielles (climat, culture, valeurs morales ….) et services proposésau consommateur pour satisfaire ses besoins (TINARD Yves 22 1994 P:7).d'ordre touristique. Elle se mesure en terme de capacité d'hébergement et de transport touristique. De ce fait on peut distinguer les ressources touristiques constituant la base même de l'activité touristique d'une part, et d'autre part es infrastructures mises en place pour exploiter ces ressources touristiques. La ville de Casablanca proposeà leurs visiteurs un offre attrayant d’une beauté agréable qui combine à la fois le naturel (forêts, les plages) et le culturel (sites archéologiques, patrimoine architectural, sites de loisirs). Le secteur touristique constitue pourla ville un des principaux piliers d’économie, de plus la ville disposed’unénorme potentiel culturel préhistorique et religieux, qui se caractérise par s richesse et sa très grande diversité : sites à l’occupation humaine très ancienne, médina reconstruite au 18ème siècle, et ville presque e entièrement édifiée en moins de cent ans. Casablanca recèle d’un patrimoine architectural exceptionnel qui s’exprime à travers les différents styles architecturaux. 1.4. L’offre originelle : 1.1. Un climat méditerrané La ville possèdeun climat 23 méditerranéen à forte tendance océanique qui est particulièrement agréable et cela grâce à sa localisation en bordure d’océanatlantique. 22 TINARD YVES : Le tourisme « économie et management »,2ème Edition Ediscience international, France 1994. 23 Conseil Régional du Tourisme (CRT) de Casablanca
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    40 Ses plages, constituentune métropole balnéaire, Sonlarge littoral offre des plages publiques, privées et des piscines d’eau de mer. Le pavillon bleu flotte déjà sur trois plages, à savoir Sablette (Mohammedia), Ain Diab et Mme Choual (Ain Diab Extension). 1.2. Les forêts de la ville de Casablanca Casablanca offre à ses visiteurs environ trois cents jours de soleil par an et plus de 80 kilomètres de plages. Elle disposed’un port de commerce et d’accueil des croisières de plaisance situé au cœur de la ville, pas loin des prestigieux établissements hôteliers. Parmi les plages beaucoup fréquenté on trouve: a) b) c) de AIN SEBAA; d) e) Les forêts de la ville de Casablanca donnent à la ville les opportunités pour la pratique des activités telles que la pêche touristique, la chasse touristique (graphe N° :1). 30% 3,40% 2,70% 2,10% 1,30% 0,50% forêt Bouskoura forêt oued nfifikh forêt oued Melleh forêt krouta forêt dar bouaza et tamaris forêt sidi abderrahman Forêts dans la région du grand Casablanca (graphe N° :2)
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    41 Source : annuaireHCP 24 2011, élaborationpersonnelle,2014. 1.5. L’offre dérivée 1.1. Aéroport international La ville de Casablanca est également desservie par l’aéroport le plus important du Maghreb, l’aéroport25 Mohammed V, situé à près de 25 km au sud de la ville. Avec ses 4 terminaux d’une capacité de 35 millions de passagers, l’aéroport est desservi par 55 compagnies aériennes et relié à 180 destinations internationales. L’aéroportdisposeégalement de 4 terminaux frets d’une capacité de 300 000 tonnes par an. En plus de cet aéroport, la région du Grand Casablanca compte également l’aéroport Casablanca – Tit Mellil, qui traite surtout des vols privés et régionaux. 1.2. MoroccoMall Sur la Corniche de Casablanca ont été ouverts en décembre 2011 le « Morocco Mall », le plus grand centre commercial d’Afrique, et un cinéma. Ces deux infrastructures ne font pas partie intégrante du projet de la Marina, mais se situent à proximité du site de la future Marina et participent au développement des aspects touristiques (en développant Casablanca comme destination de shopping) et d’animation (en proposantun cinéma en 3D). Le Morocco Mall comprend 350 enseignes internationales (parmi les plus grandes, la FNAC et les Galeries Lafayette), un aquarium, le troisième plus grand du monde, une patinoire, des jardins et un « Adventureland » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Morocco_Mall). Aménagement des plages de Sidi Abderrahmane, d’Anfa et d’AïnSebaâ Le projet de réaménagement des plages de Sidi Abderrahmane, d’Anfa et d’AïnSebaâ entre dans la même lignée que le projet de la Marina. Il s’agit de participer à la cohérence globale de la côte océanique en équipant les plages sans les privatiser, d’ajouter des zones dédiées au sport, des zones piétonnes, des espaces de jeux et d’animation et des petits commerces de type kiosques. À Aïn Sebaâ, une station d’épuration sera construite et les industries polluantes seront délocalisées (Conseil Régional du Tourisme, n.d.). 1.3. Offre préhistorique Casablanca n’est qu’une ville moderne et pourtant elle regorge de patrimoine historique impressionnant. En effet, on a retrouvé dans certains quartiers de la ville des traces d’industrie primitive. Les restes de »l’Homme de Casablanca» (un atlanthrope) ont été découvertes en 1955 par l’équipe de Leroy-Gourhan dans la carrière de pierres près du marabout Sidi Abderrahman, à quelques kilomètres du centre-ville actuel. Les dernières fouilles ont fait remonter la datation du lieu à plus 140.000 ans avant J.C. 24 HCP : Haut-commissariatau plan. 25 Annuaire statistique HCP 2010
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    42 La ville contientaussi d’autres sites encore plus anciens comme le site de Lissasfa qui date d’il y a 5 Ma. Parmi d’autres lieux archéologiques on trouve aussi Plusieurs sites archéologiques qu’ontété identifiés récemment dans la région. Ces lieux montrent l'existence des espèces humaines qui datent de plusieurs millénaires d’années. Ces sites sont: a) b) c) d) La grotte de Sidi Abderrahmane; e) 1.4. Offre culturelle Casablanca fascine par sa richesse et sa culture. Ses larges avenus et son architecture art-déco et mauresque à la fois cachent des trésors : coupoles, belvédères, colonnes, mosquées. Casablanca est la troisième ville touristique du Maroc et on y vient surtout pour les affaires. Bien que la capitale économique n’a pas la même(CIR26 ) vocation que ses consoeurs (Marrakech, Agadir), la ville ambitionne de prolonger la durée de séjour de ses visiteurs qui n’excède pas deux jours en moyenne. C’estdans ce but que le Conseil régional du tourisme a lancé des plans spécifiques pour mettre en place les infrastructures adéquates, la construction du Morocco Mall et des complexes littoraux (Anfa Place, Marina,...) s'inscrivant dans cette volonté. Casablanca est une ville moderne au riche patrimoine, qui sait faire cohabiter les différents arts, cultures et traditions du passé. 1.5. L’ancienne médina En 1770, le sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah consolida les remparts de la médina. La Sqala est le symbole de son règne. Ce bastion, aujourd’hui réaménagé en restaurant, offre une vue (Casamémoire) 27 panoramique sur la médina et le port, protégé par une jetée artificielle de 3 180 m construite au début du XXe siècle. Construit en 1920, le phare El Hank, qui facilitait l'accès au port, symbolise la réussite économique de la ville. À l’ouest de la médina, la place de la Comédie, très animée, abrite un marché et un joli square au centre duquel se trouve la koubba de Sidi Bou Smara. Avant de quitter la médina par l’imposante Bab El Mersa, la porte de la marine, rendez-vous au sanctuaire de Sidi Kairouani, près de la rue de Tnaker. 1.6. L’architecture des années 30 À l'est de la médina, se déploie le quartier Art déco qui abrite plusieurs compositions monumentales qui contribuent au cachet particulier de la ville : la place Mohammed V, le parc de la Ligue arabe, les larges boulevards plantés de palmiers… Citons, entre autres, la Villa des Arts, une maison Art déco construite dans les années trente, entourée d’un jardin de 2 500 m², et la Wilaya, la Préfecture, construite entre 1927 et 1936 par 26 CIR : conseil d’investissement régional. 27 Casamémoire : Association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXème siècle au Marochttp://casamemoire.org/
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    43 Marius Boyer, dontlarécente restauration a permis de mettre en valeur les lambris de bois rares, les zelliges multicolores et les ornements de cuir. Les styles d'architecture dans le centre-ville 1.7.Néoclassique Langage architectural du XIXe siècle (casamemire)28 européen pour quelques immeubles du centre-ville où l’on peut observer colonnes, balcons, loggias, ornés de décorations florales, de guirlandes, de médaillons sculptés. 1.8. Néo-mauresque Sont concernés principalement les premiers bâtiments importants construits en dehors de l'ancienne médina, plutôt inspirés des réalisations d'Afrique du Nord au XIXe siècle (Algérie, Tunisie), comme l'hôtel Excelsior, caractérisés par l'emploi des arcs brisés, des azulejos (carreaux de faïence) sur les façades, des pergolas, des tuiles vertes sur les toits et les auvents. 1.9. Les bâtiments publics Ils reprennent les éléments décoratifs de l'architecture traditionnelle : arcades, frises et panneaux recouvert de zelliges, tuiles vertes, plafond en bois, pierre sculptée. Cependant ils se détachent nettement du style néo-mauresque par la simplicité de leurs volumes et leur conception rationnelle. Ce style sera recommandé par les autorités du Protectorat, en particulier, par le Général Lyautey très attaché à "la sobriété extérieure" des constructions locales. Immeuble Assayag 1930 Marius Boyer 1 .10.Style Art Déco : exposition des Arts Décoratifs de 1925 Les formes et le décor deviennent géométriques, stylisés, débarrassés des ordonnances classiques et des ornementations réalistes. Les zelliges seront utilisés à la place des carreaux de céramique qui recouvrent les bâtiments de la même époque en Europe. Style fonctionnaliste Le mouvement moderne issu du cubisme connu à travers le constructivisme en URSS, puis le BAUHAUS en Allemagne, est présent à Casablanca dès les années 20. Ces bâtiments aux façades dépouillées façonneront l'image moderne de la ville. 28 (casamemoire) : Association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXème siècle au Marochttp://casamemoire.org/.
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    44 3.1. Définition dela demande touristique : La demande touristique renvoie aux diverses (Ahmed TESSA p3429 ) quantités de biens et services touristiques que les consommateurs veulent acheter à un prix donné, Là demande touristique internationale dans son acception globale mesure la clientèle touristique qui se déplace périodiquement et de façon temporaire en dehors de son environnement habituel pour des motifs de voyage touristique autre que pour exercer une activité rémunérée. . Cette demande touristique internationale peut être appréhendée à travers les indicateurs suivants : 1. dans son expression physique par le nombre d'arrivées. 2. dans son expression monétaire par les recettes touristiques. 29 Ahmed TESSA « Economie touristique et aménagement du territoire » ; Ed O.P.U Alger 1993.
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    45 Les nuitées touristiques30 ont connu une évolution rapide par exemple, Pendant la période du 2007-2013 les nuitées touristiques ont connu une évolution dans la ville de Casablanca avec un taux de 10% enregistré dans l’année 2012 d’environ 1674782 nuitées. 3.2. Une demande touristique en évolution permanente : Source : conseil régional de tourisme de Casablanca ,2007/2013. 30 Annuaire statistique observatoire de tourisme. L’évolution des Nuitées touristiques dans la ville de Casablanca entre les années 2007 et 2013 (graphe N° :3)
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    46 3.8. La duréedu séjour : La durée du séjour se répartit comme suit : le court séjour (2/3 journée) atteint 78 %, le moyen séjour (1,5 jour) domine avec 60 %, et le long séjour (plus d’une semaine) 2 %. Le nombre de « long séjours » (4 jours et plus) est important et montre que la richesse culturelle de la ville autorise des durées de séjour qui dépassent la simple excursion (graphe N° :9). Source : enquête de terrain, 05/05/2014. 78% 20 % 2% de 2 Jours à 3 jours de 4 à 7 jours plus d'une semaine La durée du séjour (graphe N°:4)
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    47 3.3. Les arrivéestouristiques par Nationalité : Les Français sont les touristes étrangers qui se rendent le plus souvent à Casablanca suivi des Espagnols et des allemands ( graphe N° ). La forte présence des touristes s'explique, entre autres, par la situation géographie de la ville de Casablanca c’est lieu de passage incontournable avoisinant la ville d’al Jadida et la ville de Rabat et proposant un offre touristique ‘’tourisme culturel ‘’répondant aux besoins pressants du touriste européen. Source : conseille régionale de tourisme de Casablanca ,2014 . 70 55 30 15 17 22 13 8 23 0 10 20 30 40 50 60 70 80 France Espagnol Allemand Russe Chine Belge Arabe U.S.A Autre Les arrivées touristiques par Nationalité (graphe N° :5)
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    48 Les touristes quivisitent l’ancienne médina selonl’âge : Les touristes qui visitent l’ancienne médina dont l’âge est généralement supérieur à 35 ans représentent 51%, pour les touristes âgé de plus de 45ans représente 29%, en ce qui concerne les touristes âgé de plus de 55 ans, il représente 10%et plus de 65 ans représentant 2% Source : enquête de terrain, 05/05/2014. 7% 51% 29% 10% 2% 25-34 35-44 45-54 55-64 65 et plus Répartition de l'échantillon en fonction de l’âge (graphe : N° :6)
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    49 3.4. Positionnement parrapport à la demande des touristes : CAPACITÉ D’HÉBERGEMENTTOURISTIQUE PAR RÉGION Sur le plan régional, la région Marrakech Tensift Al- Haouz continue d’être la première destination touristique du pays. Elle représente 35% de la capacité litière et abrite la moitié du nombre d’établissements classés avec plus de 67 000 lits et 1 287 établissements. La région Souss Massa- Draa arrive en deuxième position avec une capacité litière de presque 45 000 lits, soit 23% de la capacité litière nationale. La région du Grand Casablanca, quant à elle, compte 16 400 lits dont la majorité est offerte par des hôtels 4* (32%) et 5* (21%). Concernant l’évolution de la capacité litière classée entre 2011 et 2012, les régions Souss Massa- Draa et Marrakech Tensift Al- Haouz ont affiché une croissance de 2 680 lits et 2 533 lits additionnels, respectivement, enregistrant ainsi les meilleures performances.
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    50 3.5. CAPACITÉ D’HÉBERGEMENTTOURISTIQUE DE LA VILLE DE CASABLNCA PAR TYPE : L’analyse par catégorie de l’offre d’hébergement touristique à Casablanca montre que les hôtels classés constituent près la moitié du nombre d’établissements (45%), alors que les non hôtels classés représentent que 34% de la capacité litière totale. Par contre les maisons d’hôtes ne représentent que 13% des établissements touristiques de la ville suivie de résidences touristiques de 8% de la capacité litière. Source : conseil régional de tourisme de Casablanca, 2011/1012. Evolution de la capacité d’hébergement par région entre 2011-2012 (Graphe:7)
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    51 L’offre d’hébergement touristiquede la ville de Casablanca est marquée par la prédominance des hôtels. Ces derniers représentent 79% de la capacité litière offerte et 38% du nombre d’établissements classés. Source : conseil régional de tourisme de Casablanca, 2013. 45% 8% 13% 34% Hôtels classés Résidences touristiques Maisions d'hôtes Hôtels non clasés Capacité d’hébergement touristique de la ville de Casablanca par type (graphe N°: 8)
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    52 54% des touristespréfèrent se loger dans des hôtels classés dans la ville de Casablanca et 5% préfèrent des hébergements non classés et 1% des touristes choisi les maisons d’hôtes Source : enquête de terrain, 05/05/2014. 54% 5% 1% Hôtel classé Hôtel non classé maison d'hôte Répartition des touristes Selonleur hébergementpréférés (graphe N° : 9)
  • 53.
    53 Porte de lamarine (photo N° :1) Source : photo de l’auteur, 04/04/2013.
  • 54.
    54 En ce quiconcerne les hébergements utilisés durant les séjours, on trouve 54% des touristes utilisent des hôtels classés et 35% aiment loyer un appartement tandis que autres touristes préfèrent se loger chez les familles en représentant 5% et 1% préfèrent les hôtels. L’hébergement utilisé durant le séjour de touristes (graphe : N° :10) Source : enquête de terrain, 05/05/2014. 54% 5% 1% 5% 35% Hôtel classé Hôtel non classé maison d'hôte famille loyer un appartement
  • 55.
    55 3.6. Agences devoyages : Les agences de voyages sont un intermédiaire de haute importance pour le développement du secteur touristique dans notre pays du fait qu’elles jouent un rôle primordial dans la promotion et la commercialisation des produits touristiques. En 2012, le tissu de distribution national était constitué de 1 022 agences et succursales soit une augmentation de +5% par rapport à l’année précédente. La région du Grand Casablanca accapare 27% de ces agences. Marrakech Tensift Al Haouz compte pour sa part 198 agences, soit 19% du total national, suivie de Souss Massa Draa avec 104 agences et succursales représentant ainsi une part de 10%. Source : annuaire -statistique observatoire de tourisme 2012. 226 47 Agences Succursales Les agences de voyages et succursales de la ville de Casablanca (graphe N° :11)
  • 56.
    56 Les moyens quevous utilisez pour visite la ville : 50% des touristes ont connu la ville de Casablanca à travers leurs amis et qui ont déjà visité la ville et 25% ont utilisé les sites internet tandis que 10% ont connu la ville via les agences de voyage ce qui signifie que le marketing touristique de ville reste encore faible et demandant une intervention immédiate sachant que le volet le marketing est un élément important pour attire des touristes. Source : enquête de terrain, 05/05/2014. 50% 25% 5% 10% 10% AMIS SITE INTERNET LIVRES AGENCES DE VOYAGE AUTRE Les moyens que vous utilisez pour visite la ville (graphe : N°:12)
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    57 3.7. Les infrastructuresd’accueil touristiques L’offre touristique en matière d’hébergement et de restauration constitue la première occupation des touristes, mais aussi des territoires d’accueil. Source : délégation régionale du tourisme et annuaire statistique du Maroc 2012. 66 495 83 749 379 665 574 909 389718 1 Etoile 2 Etoiles 3 Etoiles 4 Etoiles 5 Etoiles Nuitées touristiques réalisées par les catégories d’établissements classés selon la préfecture de Casablanca année 2011 (graphe N° :13)
  • 58.
    58 La répartition enregistresdans les destinations marocaines pendant l’année 2012, en observant que la ville de Casablanca a enregistré un taux de 10% de l’ensemble des nuitées enregistres d’environ 1674782 nuitées. Source : conseil régional du tourisme, 2012, élaborations personnelle. 37% 28% 10% 5% 4% 4% 3% 2% 2% 3% 2% MARRAKECH AGADIR CASABLANCA TANGER FES RABAT ESSAOUIRA OUARZAZATE TETOUAN OUJDA AL JADIDA La Répartitiondes nuitéesenregistrées danslesétablissementsd’hébergementsclassés selonles destinations touristiques au Maroc en 2012 (graphe N°:14)
  • 59.
    59 Situation familiale destouristes : On constate que Les touristes mariés représentent la moitié (50%) des touristes visitant la ville de Casablanca, tandis que les célibataires représentent 20% et les divorcés et les veuves représentant 5%. Source : enquête de terrain, 05/05/2014. 50% 15% 20% 15% marié divorcé celibataire veuve/veuf Situation familiale des touristes (graphe N°:15)
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    60 Type des touristesselon la situation professionnelle: La situation professionnelle des touristes visitant l’ancienne médina : on remarque que les cadres ont atteint 56,10 % suivie des chefs d’entreprises 24,40 %, en ce qui concerne la catégorie des professions libérales ont atteint 14,6 % pourles employées et les retraités sont même pied d’égalité avec 2,40%. Source : enquête de terrain, 05/05/2014. 2,4 2,4 14,6 24,4 56,4 0 10 20 30 40 50 60 retraité employé profession liberale chef d'entreprise cadre Type des touristes selon leurs La situation professionnelle (graphe N°:16)
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    61 Conclusion Le secteur dutourisme est devenu un pilier de l’économie de la ville de Casablanca Qui englobe une offre naturelle et culturelle très importante, Elle met à la disposition des touristes une panoplie de produits touristiques à fin de satisfaire la demande touristique. Vu l’impact positif du tourisme sur l’essor économique ,l’état s’est engagé à booster l’activité touristique d ns ville ,cela à travers des projets de restauration et de réalisation de nouveaux pôles offrant à la ville de Casablanca dans un futur très proche à coup sur d’autres alternatives ajouté à celles déjà existantes. Tout cela permettra un décollage touristique ajouté au décollage économique que connu la ville de Casablanca.
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    62 Chapitre 3: L’architecture dessites culturels de l’ancienne Médina
  • 63.
    63 Introduction Le patrimoine culturelque ce soit matériel31 ou immatériel32 constitue un élément fondamental pour la promotion du produit touristique culturel pour beaucoup de pays qui mettent le secteur touristique comme priorité pour le développement social spatial et économique, sans oublie que aujourd’hui les voyageurs grâce au développement de la conscience touristique chez eux et grâce à l’amélioration des conditions de vie préfèrent de visiter les pays et les villes qui offrent des produits culturels accompagnées de structures d’hébergement luxueuse et confortable présentant l’animation 31 Le patrimoine Matériel : « Le Patrimoine matériel se réfère à dessites consacrés à la culture,réalisationsde la main de l’homme : musées, monuments,villes et villages d’art ou de caractère, sites archéologiques et préhistoriques,jardins, édifices religieux,militaires… » Claude Origet du Cluzeau, (2008) Le Tourisme culturel,« Que sais-je ? », éd. Presses universitaires de France,.p.g 4 32 Le patrimoine immatériel : « On entend par patrimoine culturel immatériel ou patrimoine vivant les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments,objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – que les communautés, les groupes et,le cas échéant, les individusreconnaissent comme faisant partie de leurpatrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération,est recréé en permanence parles communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leurprocure un sentiment d’identité et de continuité,contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. Aux fins de la présente Convention, seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifsaux droits de l’homme, ainsi qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable. » Définition donnée par la Convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, ratifiée le 20 juin 2007 par plus de 78 Etats.
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    64 Aperçu Historique surl’ancienne médina : Sur près de 50 ha ; l’ancienne médina 33 entouré de remparts en partie disparus, comptait, en 1900,20000 Habitants .depuis da renaissance à la fin du XVIIIe siècle, sous le règne du sultan Mohammed ben Abdellah, sa population ne cessede croitre au royaume des diverse immigrations ruraux de l’intérieur, commerçant de Fès, rabat, Meknès ou Essaouira, .européens de toutes conditions. Attiré par le développement du port devenu le plus important du Maroc .la vie dont la surface construite, au début du siècle, ne représente que du territoire intra-muros. Est divisé en trois quartiers. Le Tnaker au nord-ouest, largement occupéede manière non permanente par des ruraux vivait dans des noualas (hutte de roseaux). Le Mellah au sud-ouest, réservé à la population Israelite. Dans le périmètre défini par le sultan Moulay Slimane au début du XIXe siècle aux constructions modestes. La médina le long du port et sur la rive sud-estde la muraille ou s’ouvre la porte bab souk vers l’intérieur du pays c’estlà que se concentre les bâtiments occupés par les étrangers : consulats, agence, hôtels, et pesions les maisons édifiées par les commerçants et les principaux équipements construits par sidi Mohamed ben Abdellah fin XVIIe mosquées medersa, hammams, sqala rapidement ,la ville réglée et administrée par les militaires français et espagnoles depuis le depuis le débarquement de1907,se densifie. Les nouvelles mosquées et Kissariats, les maisons de commerce des riches marocains, les écoles (franciscains espagnols, Alliance israélite universelle), le cercle et l’église espagnols, le club international d’anfa, les synagogues. Les 15 consulats, dont les plus importants sont ceux d’Espagne, d’Angleterre, d’Allemagne et de France, témoignent du mélange des cultures dans cette Médina, dont la population maitrisée, 33 La Médina, ou ancienne Médina est un quartier situé près du port de Casablanca et à l’intérieur des remparts construits au XVIIIème siècle, elle concentre plusieurs marchés, échoppes,bijouteries, habitations et autres équipements publics (Casamémoire, 2010).
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    65 jeune et entreprenante,participera naturellement à l’essorde Casablanca extra-muros, à partir de 1912. Elle se distingue des sites anciennes préservées et séparées volontairement des extensions planifiées par le service des plans des villes dirige par Henri Prostà partir de 1915 .avec ses rues, ses plans, ses places, l’esthétiques de ses constructions, elle ressemble aux villes côtières, comme Tanger ou Essaouira, cuvertes au commerce extérieur. Où se sontinstallés les étrangers au XIX e siècle. contrairement aux habitations des médinas de l’intérieur du pays ,aveugles sur l’extérieur, ici la plupart des façades présentent des fenêtres, portes et balcons ouvragés tandis que les intérieurs conservent souvent des accents plus conformes à la tradition avec des patios, salons marocains et lambris d’azulejes. On y retrouve les éléments mélangés des styles du début du siècle : Néo- mauresque, Néo-classique, Art-nouveau et Art-déco utilises alors à plus grande échelle dans la ville nouvelle .la médina se videra peu à peu des grandes familles et des étrangers qui deviendront les acteurs et promoteurs de la capitale économique, la densité étouffant du Tnaker 34 va provoquer sonextension à l’extérieur l’ouest, tandis que les habitants de Mellah, en partie démoli en 1930 vont occuperle quartier Lusitania, proche. Depuis les années 2000,sur la façade longeant le port ,quelques aménagements à vocation touristique ont vu le jour ,tels les restaurants de la sqala et du Ricks café.la majorité des habitants, environ 50 000 ,souffrent de l’insalubrité et du manque d’équipement de la médina alors toujours le point de chute des migrants ruraux qui y trouvent leurs premiers emplois à travers des réseaux constitues, alors qu’une opération d’envergure, la marina vient bordersa trace nord-est, l’ancienne médina ,berceau de Casablanca , a reçu en Aout 2011,la visite historique de S.M. LE ROI Mohammed VI qui a tracé le projet ambitieux de sa réhabilitation, avec comme objectifs immédiats la restauration du patrimoine ainsi que le classement de site 34 Tnaker : Le Tnaker au nord-ouest,largement occupée de manière non permanente par des ruraux vivait dans des noualas (hutte de roseaux).
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    66 Les types d’Architectureà l’ancienne médina : a. Architecture militaire : Quoique effritée dans certains endroits et non restaurée, celle-ci du 16ème siècle selon une citation du Grasset35 membre du corps expéditionnaire français au côté de général d’amade » la ville est entourée de hautes murailles flanquées de grosses tours carrées et percées de quatre portes : bab es-souk, bab Marrakech, Bâb Rha, bab el mersa « à cela s’ajoute bab lek Dim une des anciennes portes comme sonnom l’indique et située à côtéde la prison dite portugaise. La muraille renfermait jadis l’ensemble de l’ancienne médina de Casablanca, elle épousela forme d’un trapèze à tracé irrégulier et s’étend sur une surface de cinquante hectare environ, sa hauteur varie entre 8m et 10 m, tandis que dans certains endroits elle ne dépassepas 6 m de hauteur .l’enchère est flaquée de tours place »es de distance en et munie de chemin de ronde surmontée de créneaux tanguières dont il ne reste que quelques traces. Lors de l’occupation française à Casablanca la muraille avait subi plusieurs modifications, certains portes ont été démolies et remplacées par deux piliers par deux piliers telle bab es – souk ou bab el-kebir, en plus 1922 on détruit une partie de la muraille donnant sur le boulevard d’el-mouhaidine,et pour agrandir le boulevard houphout boigny (appelé bd du Ive zouave et ensuite Bd Ahmed el-hanssali) on a rase toute la muraille situant entre bordjes –sebaa et bordj el-oudayas. La muraille a été construit essentiellement de pierres irréguliers de moellons et de sable l’ensemble est liés au mortier de chaux la pierre de taille est utilisé dans le chainage des angles de la muraille, les tours et les pieds droits des entêtées ainsi que les arcs. A l’instar des médinas islamiques, la muraille de la médina de Casablanca était percée au départ de quatre portes à savoir bab es-souk,bab Marrakech, Bâb Rha et bab el-mersa,à ces dernière s’ajoutent d’autres ouvertures dontcertaines sontplus au moins récentes comme bab jdid,bab el-arsa,bab el-qadim et d’autres. 35 Grasset : membre du corps expéditionnaire français au côté de général d’amade.
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    67 Le nombre restreintdes portes bâties au départ marque un soucides sultanes alaouites vis-à-vis la protection de la médina contre les attaques extérieurs, on procéda parfois à la fermeture de certaine portes présentant un danger, ce qui nous indique une lettre chérifienne date de 1293 De l’hégire et portant le sceau du sultan mly el-Hassan, celle-ci fut envoyée à son caïd à sa Casablanca Abdellah hassar, elle lui ordonna de renfermer une porte située non loin du port malgré le problème de circulation déjà signalé par le caïd, surtout en période de l’hiver. Le sultan affirme dans sa lettre que s’il était dans l’intérêt public d’ouvrir cette porte nos ancêtres n’auraient pas hésité à le faire. En 1955,les documents publiés par la mission français (villes et tribus du Maroc ) nous fournis une description bien détaillée sur des portes de l’enceinte ainsi que leur emplacement .l’enceinte de la médina de Casablanca est alors perce de huit portes ,dont trois sur le front de mer :babel-mersa,ou porte du port,bab el qedim ou bab el arsa, ouvert en 1909 ,vers l’extrémité ouest de la ville ,deux sur le front est :bab er-rah appelée également bab el djedid et bab es- souq ;deux sue le front sud : bab Marrakech et bab el afia, ouvert en 1911,et sur le front ouest :bab es-sour el-djedid (planN°1). En 1908, une nouvelle porte a été ouverte à bab es-souq non loin de l’ancienne pour « faciliter la circulation, très dense par suite de l’existence des marches ou se tiennent à l’extérieur, contre les murs de la ville, et du camp des troupes françaises situe à proximité. a. Bab el-mrissa ou porte de la marine, il s’agit d’une voute permettant aux piétons d’accéderà l’intérieure de la médina cette dernière faisait communique le port de Casablanca avec sa douane en fait durant le 19ème siècle un grand nombre de consuls pénétraient par cette porte pour arrive à leurs bureaux, et c’estl’accès principal des migrants venant par la mer, en 5 aout 1907,c’est sous par cette voute que se déroule le débarquement militaire ,préambule à la « pacification de Casablanca et ses environs. la porte est située en contrebas de la place Ahmed bidaoui, anciennement dite place de l’amiral philipert, elle est doté d’un arc en plein cintre surmonte d’une petite ouverture et de deux médaillons. À partir de l’entrée à un accèdeà un couloir étroit couvert de toiture en bois et dont ces deux parements intérieurs sontmunis de deux grandes fêtes. b. Bab el-kebir, il s’agit d’une porte monumentale construite récemment de manière très différente de la porte initiale ,la porte côtoie l’horloge édifiée par les français en 910 par le colonel dessigny, cette tour de l’horloge fut détruite en 1943,et reconstruite à endroit prochedans les années 90. En 1911, le commandant dessigny (administration militaire) ayant trouvé qu’il était temps de mesurer le temps de se mettre à l’heure comme on se met au pas, avait fait
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    68 construire le minaretdu progrès : la tour de l’horloge, désormais, l’heure occupera une place de choix dans le spectacle de la ville .extrait de-là parle et trace –de Mohamed dernouny et guy léonard. c. Bab el –qadim situé au boulevard des almohades, il fut détruit par les français et remplacée par deux piliers, de même la porte dite bab Marrakech, située sur le boulevard tahar el-alaoui. d. Bab el-gabas située au boulevard tahr el-Alaoui, elle fut construite, d’après la tradition orale en 1907 par des français. e. Bab el bahr : la porte de la mer séparait officiellement la cite de la mer. En effet, les bureaux et entrepôts de douanes n’étaient pas loin, actuellement, les bureaux ont disparus peut-être. 3.3. Les visiteurs de l’ancienne Médina par Nationalité : D’après l’enquête de terrain que j’ai réalisé à l’ancienne médina j’ai constaté que Les Français sont les touristes étrangers qui se rendent le plus souvent à Casablanca suivi des Espagnols et des allemands La forte présence des touristes s'explique, entre autres, par la situation géographie de la ville de Casablanca c’est lieu de passage incontournable avoisinant la ville d’al Jadida et la ville de Rabat et proposant un offre touristique ‘’tourisme culturel ‘’répondant aux besoins pressants du touriste européen.
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    69 Source : enquêtede terrain, 05/05/2014. 46,30% 22,00% 14,60% 9,80% 2,40% 2,40% 2,40%0,00% 5,00% 10,00% 15,00% 20,00% 25,00% 30,00% 35,00% 40,00% 45,00% 50,00% Français Espagnol Allemand algérien MRE Belge Tunisien Les visiteurs de l’ancienne Médina par Nationalité (graphe N°:17)
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    70 Horloge de babMarrakech (Photo N° :2) Source : photo de l’auteur ,2014.
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    71 94% des touristesqui ont déjà visité l’ancienne médina ont la qualifié d’excellent état (60%) et 35% en bon état et 5% mauvaise état. Source : enquête de terrain, 05/05/2014. 94% 6% 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 1 2 3 4 oui non 60% 35% 5% Excellent état bon état mauvaise état L’état de l’ancienne médina selon les touristes 19Les touristesdéjà visité l’ancienne Médinagraphe18
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    72 Source: agence urbainede Casablanca, 2014. Les portes de l’ancienne médina (plan N°1)
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    73 La porte présentedes estrades aracées, un plafond supportant une chambre percée de fenêtre pour observer le mouvement du port. La muraille de l’ancienne médina de Casablanca était flanquée de sept tours de guets de forme carrée. Celles-ci ont été construites par le sultan alaouite sidi Mohamed ben Abdellah a) Bordj El-oudayas à côte de mausolée de sis belyout. b) Bordj es-sebaa pres de bab Marrakech. c) Bordj El- mellah pres du jamaa es-souk. d) Bordj bou_khouima à derb bou-khouima. e) Bordj el-araiss(les mariées)à côte de arset zerktouni. f) Bordj es-seghir à côte de bab el-merisa g) Bordj El-Yazid à cote de sidi Allal el –Kairouan, à proximité de la zaouïa derkaouia Ces bordjs occupaient des points stratégiques 36 par rapport à l’ensemble de l’ancienne médina, ils abritaient des soldats munis de canons et d’arilles afin d’assurer la surveillance et la défense de la médina contre les attaques extérieurs. A l’arrivées des français, les tours ont perdus leur rôle militaire et défensif, puisqu’on rapporte que « quelques-unes des tours de défense et deux bastions faisait face à la mer étaient armes de veilles pièces d’artillerie servant à saluer l’arrivée d’une lettre chérifienne ou d’un vaisseau de guerre européen, mais ne pouvant plus en imposer aux tribus voisines. Sur le plan architectural ces tours de forme carrée de conservation à l’exception de bordj sidi allal el-kairaouani site à la sqala ce dernier a été restaure et ferme au public. Bastion fortifie datant du 18 siècle, grâce à sa position stratégique faisant face u port, le monument assure la défense et menace les navires ennemis à l’aide de ces canons multiples pointus et tournés vers la mer. 36 L’inspection régionale des sites et monuments historiques de Casablanca de Mise en Valeur du Patrimoine plan de l’ancienne médina culturel
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    74 En effet, laréalisation du monument boulevard de almhades,la sqala se compose d’une est faite sous l’ordre du sultan alaouite sidi Mohammed ben Abdellah, ce dernier ,d’après des récits historiques, s’intéressait aux fortifications des villes côtières exposées aux attaques chrétiennes ,le cas de la sqala de rabat, salé et Essaouira. Au niveau architectural, l’accès actuel à la sqala se fait des marches donnant sur le boulevard des almohades, la sqala se compose d’une cour à ciel ouvert appelée plateforme bordée des trois cotes d’un parapet perce de canonniers appelées également embrasures, destinées à recevoir des canons, chaque embrasure devrait recevoir un canon actuellement, il n’en reste que quelques-uns. Comme toutes les sqalas datant de l’époque du sultan alaouite sidi Mohammed ben Abdellah, on retrouve des échauguettes, celles-ci sont de petites constructions encorbellement placées à l’angle de l’ouvrage fortifie pour recevoir le gutteur. Ces corps circulaire ne dépassent pas un mètre de hauteur et sont percée de meurtrières semble être disparu lors du bombardement de la ville de Casablanca et par effet d’excision, et ne subsiste actuellement que deux parties inferieurs en salles par rapport au mur extérieur faisant face à la mer. La pierre constitue l’élément de base dans la construction de la sqalal de Casablanca ce choix répond à plusieurs raisons. La perte pierre est matériau le plus revisitant à l’humidité, elle résiste également aux attaques d’artillerie par rapport au pisé ou à la brique. aussi ; la pierre se trouve en abondance dans ce site, elle constitue un excellent élément de décor. La pierre taillée de très bel appareil est soigneusement disposée en assises réguliers superposées et liées au mortier de chaux et de sable, elle constitue les parements des murs porteurs des genbages et les arcs des portes. La sqala est dotée d’une cellule, celle-ci devrait servir de logement pour les soldant ou de magasin de stockage d’armes et de munitions, actuellement, elle a changé de fonction pour remplir celle d’une galerie permanente, en effet, cet héritage architectural datant du 18ème a connu un abondant et un manque d’entretien
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    75 pendant longtemps ;et en 2002, il a été restauré et donne en gérance pour y faire un restaurant et une galerie. b. Architecture religieuse : Architecture religieuse musulmane a. Djamaa el-kebir (mosquée dar makhzen), construite par le sultan alaouite sidi Mohammed ben Abdellah 2101 de l’hégire, elle s’élève dans le quartier el-makhzen qui refermait des administrations importantes à savoir dar el- makhzen, bureaux de la douane, maisons de Bourgois musulmans hauts fonctionnaires ou commerçants, et aussi quelques demeures d’européens. La mosquée possède de nombreux biens habous sous forme de boutiques, un hammam. b. Mosquée es-souq, si l’on se réfère aux récits historiques, celles-ci rapportent que la mosquée es-souq et son hammam ont été construits sur l’ordre du sultan Moulay Abderrahmane. En effet, la médina de Casablanca avait connu à son époque une augmentation au niveau de sa population et par conséquent le sultan s’est rendu compte de la nécessite d’aménage de nouveaux lieux de culte musulman pour satisfaire les besoin spirituelle des fidèles, ainsi il ordonna à son caïd Mohammed ben idriss el- girari de construire la mosquée es-souq race aux revenus des habous de jamaa el- kebir. A cote de la mosquée s’est bâtie un hammam avec les revenus du makhzen (bay-el- mal).
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    76 Mosquée esoq (PhotoN° :3) Source : photo de l’auteur, 04/04/2013.
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    77 En ce quiconcerne le changement de l’ancienne Médina au niveau de la restauration 90 % des touristes ont remarqué un changement beaucoup mieux et 8% ont estime un mieux et 2% aucun changement Source : enquête de terrain, 05/05/2014. c. Djamaa ould el-hamra édifiée probablement par un habitant de dar el Beida de ce nom, la mosquée fut achevée sous le règne du sultan alaouite Moulay el- Hassan. En fait, il existe un nombre considérable de correspondance touchant essentiellement au problème d’aménagement de la toiture de la mosquée. parmi ces lettres, on peut citer une portant le sceau du sultan Moulay el-Hassan, elle fut envoyée à son caïd el-haj arbi berricha,lui ordonnant d’aménager la toiture de cette 90% 8% 2% beaucoup mieux mieux aucun changement Estimation d’état de l’ancienne médina N°18
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    78 mosquée. le caïdtransmis à son tour la lettre au nadir des habous de Casablanca, mais malheureusement ,la réponse de ce dernier fut déplaisante puisqu’il rapporte dans sa lettre qu’il ne possède pas l’argent nécessaire pour cette opération ,et aussi la loi lui interdit de créditer du nadir des habous d’une autre ville, et pour résoudre à ce problème il faut chercher un charitable. d. Djamaa chleuh, en fait, après la construction de la ville de Casablanca le sultan sidi Mohammed ben Abdellah avait appelé plusieurs tribus berbères haha pour lui servir de garnison.la mosquée située au quartier cheleuh fut construite en 1317/1899-1900)par sidi Mohammed ben Abdellah sanhaji un berbère originaire de souss.
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    79 Mosquée Chleuh (PhotoN° :4). Source : photo de l’auteur, 04/04/2013.
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    80 Les zaouïas : Plusieurszaouïas sont situées en médina montrant la diversité confrérique de la population. a) Harrakia sise zanqat ahmed Ech-chraibi n1 b) Derqaouia c) Naciria une zaouïa dotée d’une école coranique et un oratoire. d) Zaouia el kadiria boudchichia-ruelle de la rue de Marrakech c’est certainement l’ancienne école bouananiya restaurée par le sultan Mohammed III. Zaouïas : Parmi les confréries les plus pratiquaient par les habitants de l’ancienne médina de Casablanca, on note une importante présence des Derqawas, ces derniers sont fidèles à la tariqa el-Jazoulia. En fait es Derqaouas à Casablanca se répartissaient en trois grandes zaouïas ;à savoir zaouïa 1-Mouly El-Arbi Ed-darqaoui ,zaouïa El-Harrakia et enfin zaouïa sidi Fath erribatti, ses fidèles appartiennent aux différentes classes sociales, et se réunissent chaque vendredi après la prière du « Asr »,ainsi que les jours de fêtes pour pratiquaient leurs rituels. 2-zaoui el-harrakia, ou zaouïa de sidi Mohammed el-harraq, elle est située proximité du consulat anglais, et possède une école et quelques habous. 3-zaouia en-nasiria, située dans la rue en-nasiria, non loin de la mosquée es-souq, elle possède une école coranique et jouie des revenus des habous de quelques maisons et boutiques.
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    81 Son influence religieusedépassait les murailles de la médina de Casablanca puisqu’elle avait des adeptes dans les différents régions de la Chaouia, à titre d’exemple à Mzab,ouled-ziyan et zenata. c. Architecture religieuse non musulmane Églises : a) Eglise espagnole buenafortuna, sise à la rue Tanger, elle fut fondée en 1890 (après J-C sur un terrain donne par le sultan Moulay El Hassan en 1877. Cette église est fermée depuis 1968(après J-C).l’édifice a été rétrocède récemment par l’état espagnole au Maroc. Actuellement en mauvaise état de conservation à cause des ordures entasses partout, et puis l’église est occupée par seize familles.il s’agit néanmoins d’une belle opportunité foncière et d’un édifice patrimoine à restaurer. Synagogues Synagogue Ettedgui (de la région du todgha) sise à la rue de mission, la synagogue a était construite en 1929 (après J-C), elle est en moyenne était de conservation. Synagogue souiriine, sise à coté bijoutiers à derb errabt, elle est fermée Lieu de recueillement juif, il est marqué par une petite entrée au-dessus de laquelle s’inscrit le nom du saint juif, « DAR RABBI HIM PINTO »elle date de 1895. Il est à préciser que plusieurs synagogue de l’ancienne médina sont au fait des parties ou niveaux de maisons individuelles modestes par leur aménagement, mais qui permettait de rajuster des faux lieux de culte au besoin.
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    82 d. Architecture civile: Tissu urbain quartier, Derb, impasses La médina de Casablanca est voisine du port ,elle est bâtie suivant des principes répandus dans la construction des villes islamique la médinas présente comme une véritable masse urbaine dotée d’un noyau central, et dont sa croissance s’effectue par la création des faubourgs plus rapidement intègres à l’ensemble urbain au niveau structural, les masses se répartissent d’une façon concentrique auto d’un noyau axial linaire, les souqs, à la fois centre et voie de pénétration ouverts sur l’extérieur par les grandes portes de la ville . La trame urbaine : malgré les transformations récentes qu’a subi le tissu de la médina, on peut constater que son organisation urbaine demeure encore visible et à conserver l’intégrer de ses principaux traits morphologiques. Cette trame urbaine est constituée par des enceintes avec ses portes, les instituions religieuse, d’autres à caractère économique, commercial et artisanal, en plus des rues principales qui forment les artères de cette structure urbaine. Quant aux axes principaux, ils partent des portes vers le centre pour desservir les souqs et la grande mosquée et de de part et d’autres de ces voies axiales se détachent des voies secondes et tertiaires puis des impasses. Les quartiers : la division de la ville en quartiers plus au moins fermés est une organisation très ancienne, les quartiers ont été créés pour héberges les groupes ethniques qui vont participer par la suite à la création et à l’évolution de la vie. La structure de ces quartiers est généralement constante dans la ville arabo- musulmane ; il s’agit d’un réseau de rue étroite et tortueuse, hiérarchisé de la rue principal pour aboutir aux impasses.
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    83 Au niveau desquartiers sont reparties diverses fonctions commerciales, industrielles ou artisanales : souqs, quissarias et foundouqs de toutes sortes, toutes ses activités ne sont pas places au hasard à travers les quartiers mais regroupés sur l’axe principal ou sur le carrefour qui forme le centre de quartier avec d’autres édifices publics. Les services dans les quartiers sont toujours regroupés à faible distance, on retrouve le hammam, l’oratoire, la zaouïa et l’école. Les quartiers d’habitants la rue d’un quartier d’habitation est souvent considère à la vie urbaine, elle ne sert que de passage, les maisons ne sont ouvertes sur la rue que par une porte souvent en pierre taillee.au fil des temps, on a procède à l’ouverture de fenêtres permettant de pénétrer l’air et la lumière à l’intérieur des maisons. La médina de Casablanca représente une exception, puisqu’ ’on retrouvait quelques maisons constitues à l’européenne voisinant. Dans certains quartiers, avec des noualas. Des baraques, des cabanes de roseaux et des gourbis aux toits de chaume posés sur des murs en pisé. En dehors des murs de la médina, à côté de bab Marrakech existait tout un amas de huttes et de tentes abritant la population de serviteurs et petits métiers. Parmi les quartiers reconnus à la médina de Casablanca on distingue : Quartier al-Qansil (les consuls) : situe au centre de la ville de Casablanca, il a su attirer les premiers européens venant s’y installer pour des raisons commerciales Mellah ancien, quartier juif, se situe face à l’océan, contrairement aux autres mellahs celui de l’ancienne médina de Casablanca n’était pas limité, il était détruit
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    84 dans certaines partiesau cours des années trentaines du 20ème siècle au cours des aménagements de la place de France (actuellement place des nations unis). Tnaker, quartier des laissés pour compte, et également quartier avec beaucoup de construction en matériaux légers sous forme de noualas. Quartier makhzen : c’est le quartier des bourgeois, il enferme la grande mosquée constitue par le sultan sidi Mohamed ben Abdellah e. Architecture funéraire Marabouts et sanctuaires Sidi Belyout est le saint le plus vénère à la ville de Casablanca son mausolée se situe au nord l’ancienne médina de Casablanca, en dehors de son enceinte et plus précisément à proximité de l’entrée du port et de cimetière qui aujourd’hui n’existe plus. D’après la tradition orale Sidi Belyout dérive du nom Sidi Abdo-Louyout qui signifie le père des lions ce nom, on le retrouve déjà mentionné dans les correspondances du maghzen traitant les habous du mausolée Sidi Belyout. Une légende populaire suppose que Sidi Belyout se serait crevé les yeux et décida de fuir dans les forêts au milieu des bêtes sauvages, des années après on retrouva sa dépouille intacte et on décida de l’ensevelir sous le sol. b) Une étude récente sur ce saint suppose qu’il s’agirait d’Abou Hafs Omar Ben el-Mediouni mourut en 595 de l’hégire ce dernier avait certaines ‘’ karamat ‘’ et aimait se retirer des gens et errait dans les forêts et les cimetières . Le mausolée était pour longtemps refuge pour les malades ; les pauvres et les étranger s qui venait se procurer de la ‘’baraka ‘’ de Sidi Belyout ; et profitaient de ses revenues ‘’ftouhs’’ Les revenues de Sidi Belyout étaient gérées par le nadir des habous du mausolée. Non loin du sanctuaire coule une source à eaux fraîches selon la légende celui qui boit de cette eau revient toujours à Casablanca.
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    85 Sidi Bou Smara: le mausolée de Sidi Bou Smara est situé à l’Ouest de l’ancienne médina de Casablanca, non loin du port. Le monument occupe un point stratégique il s’agit d’un lieu fréquenté par un nombre assez important de la population puisqu’il se trouve à la place dite ’’la comédie’’ bien animée par son marchée populaire. D’après une lettre adressée par les deux amines du port de Casablanca au Sultan Mly el-Hassan on constate que le mausolée avait connu une restauration pour consolider les murs de l’édifice ; cette opération effectuée par la volonté du sultan a été financée grâce aux revenue ‘’ftouh’’ des deux mausolées sidi Belyout et mausolée Sidi Allal Qairaouani. La deuxième partie de lettre nous donne une idée sur l’importance de l’emplacement de ce mausolée par rapport aux autres mausolées de l’ancienne médina de Casablanca et c’est pour cette raison que les deux amines du port suggèrent au sultan d’autres aménagements dans le sanctuaire de sidi bou Smara à savoir la construction de dix silos pour abriter les malades et les pèlerins et aussi l’agrandissement du Hus . Ils lui proposèrent également que les rites funéraires soient accomplis au mausolée sidi bou Smara au lieu de sidi Belyout afin de préserver l’intimité des morts musulmans étrangers. c) Sidi Allal al-Qairaouani, le mausolée se trouve à l’intérieur des murailles de l’ancienne médina de Casablanca, face au port selon la tradition orale sidi Allal-Qairaouani serait originaie de Qairaouin,il s’est installé à Casablanca au 14ème siècle durant le règne du sultan mérinide Aboul_hassan Ali son mausolée est doté d’une mosquée. On peut également citer d’autres marabouts comme sidi fateh dans la rue des kheddama,lalla taja ou encore sidi mbarek. a) Sanctuaire de sidi Kairouani : à côté de rue de Tnaker,le sanctuaire abrite la sépulture du premier patron de la ville, sidi Allal el-Kaurauani,et la tombe de sa fille, lalla beida.la légende remonte au XIVe siècle :sidi Allal el-Kairaouani serait parti de Kairaouan en bateau pour rejoindre le Sénégal son navire s’échoua au large de Casablanca .il aurait été recueilli par des pêcheurs de la ville .a la mort de sa femme, il demanda à sa fille unique de le rejoindre. À
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    86 son tour, ellefit naufrage et se noya. Sidi Allal l’enterra face à la mer et demanda à être enseveli près d’elle. Le sanctuaire aurait pris le nom de maison blanche en hommage à Lalla beida, réputée pour la blancheur de sa peau Cimetière : Le cimetière le plus important de l’ancienne médina est le cimetière de sidi belyout, situe à l’est de la ville, il occupait une surface importante, il fut complément détruit lors des travaux d’aménagement du nouveau centre d’affaire de Casablanca dans les années 40 (boulevard des FAR actuellement). Le second cimetière est le cimetière israélite situe également extramuros au sud- ouest nom loin de tahar Aloui, celui la existe encore. A. Architecture hydraulique : b) Fontaines murales : Celles-ci en nombre de dix-sept réparties dans l’ensemble des quartiers de l’ancienne médina de Casablanca. A titre d’exemple, la fontaine murale sur le mur extérieur de l’hôtel London. Elle est décorée de zellige et surmontée de tuiles sa construction succède au comblement d’une entrée dont les traces de l’arc de l’imposte et de clef de la porte sont toujours visibles. f. Hôtels L’ancienne médina de Casablanca renferme des foundouks anciens côtoyant d’autres unités hôtelières non classés ou a qualité médiocre. 1-Hôtel central ; un des plus ancien hôtel de l’ancienne médina de Casablanca situé sur la place Ahmed El Bidaoui. 2- Hôtel London ; une veille construction à deux étages dont chacun est munis de trois fenêtres rectangulaires visible des deux façades du bâtiment. Ce dernier est marqué par une fontaine murale se dessinant sur l’un de ses
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    87 parois extérieures. Maison Traditionnelle Nospremières observations sur les maisons fait apparaître de nombreux points communs : certains éléments architecturaux caractéristiques forment la base de ces demeures d’autres ; s’y rencontrent occasionnellement. La porte d’entrée : La porte donnant accès à la maison fait depuis la rue est un élément important ; elle fait la transmission entre l’intérieur et l’extérieur ; c’est pourquoi la porte reflète souvent l’importance de la maison qu’elle protège. Cependant malgré quelques diversités dans les détails des portes existants à l’ancienne médina de Casablanca un seul domine. Il s’agit de la porte ornée d’encadrement en pierre composé de deux pilastres que surmonte un arc en plein cintre. Sur la face de la clef de l’arc des moulures s’empilent jusqu’à une corniche reposant sur des colonnettes qui prennent appui au niveau des impostes ce type de portes est répandu dans presque toutes les villes de la cote . La cour la cour est le centre vital de la maison c’est pourquoi chaque demeure quel que soit son échelle d’appartenance sociale possède une cour dans certaines demeure avant de franchir la cour il faut emprunter un vestibule couloir étroit conçu pour préserver l’intimité intérieure de la demeure . La cour centrale joue le rôle de distribution et de circulation au sein de la maison généralement la plupart des maisons visitées possèdent des cours a galeries sous portique le nombre de ces portique reflètent la classe sociale de ces centrales : a :La cour centrale sans portique b :La cour centrale à une seule galerie sous portiques ou à multiples galeries sous portique. Les portiques offrent de belles façades avec des arcs reposant sur des colonnes.
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    88 les Chambres Autour dela cour s’ouvre un nombre de chambres d’habitation en nombre variable selon les dimension de la demeure Les chambres destinées à recevoir des invités sont souvent décorées de zellige et de stuc Les étages La plupart des maisons visitées possèdent un étage . Il peut prendre toute la surface bâtie du rez-de chaussée ou se contenter seulement à une de ses quatre parties. La multitude de ces ouvertures offre au bâtiment une façade extérieure à décor riche et équilibre. Les maisons traditionnelles que renferme l’ancienne médina de Casablanca sont nombreuses la plupart d’entre-elles souffrent d’un mauvais état de conservation elles sont en majorité abandonnées par leurs propriétaires, d’autres supportent un grand locataire, des fois des groupes de travailleurs se relaient sur les chambres, à savoir ceux du jour et ceux de la nuit. g. Maisons à trait européen Comme nous avons déjà signalé, la médina de Casablanca représente une exception, puisqu’on retrouver quelques maisons constitue à l’européen voisinaient dans certains quartiers, d’autres maisons traditionnelles classiques. En fait, ce sont de belles maisons bourgeoise du fin 19ème –siècle influencées par le styles art-déco européen. Bâtiment à caractère administratif : Consulat étrangers Consulat d’Espagne le premier consulat espagnole fut ouvert probablement en 1861 ; son corps consulaire comprenait un consul ; un chancelier ; un greffier ; et autres. Lors de notre visite à l’ancienne médina ; nous avons constaté la présence de deux demeures la première aménagée comme consulat d’Espagne ; date 1891. Elle est dotée
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    89 comme la plupartdes consulats d’une tour de guet pour le control ; après ; le consulat a déménagé en 1894 vers une deuxième demeure non loin de la première pour des raisons ignorées. Consulat d’Allemand, ouvert en 1895, son corps consulaire renfermait au début du 20ème siècle un consul, un vice consulat honoraire, et un secrétaire -interprète. A une certaine époque, le consulat d’allemand avait comme siège la fameuse maison dite ettazi, elle se situe à la place de Belgique, actuellement elle renferme l’école Omar iben Abdelaziz. La maison est dotée d’une façade importante. Constat de France ouvert en 1865, son corps consulaire renferment au départ un consul, un consul suppléant, quatre élevés vice-consuls et un interprète. Elle se trouve à proximité du bab el qadim qui au boulevard el-mouahidin, actuellement son emplacement abrite l’association dite »goutte de lait » Poste chérifienne La poste chérifienne rue Chakib Arsalane ex rue de Mazagan. elle fut construite à la demande du makhzen en 1904, inaugurée en 1906 en grande pompe par le représentant du makhzen en présence des membres du corps consulaire. Les bureaux de poste Européens en ancienne médina 1886- ouverture d’un bureau de poste espagnol. 1889-ouvertur d’un bureau de poste anglaise 1899-ouverture d’un bureau de poste allemand, ferme en 1914 1900- ouverture du bureau de poste français. Banque du Maroc, il s’agit d’une première banque du Maroc transformée actuellement en foundouq et ahbab.
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    90 En terme debanques, il avait aussi : la banque allemande Carl Ficke, le comptoir d’escompte de paris, banque commerciale, société générale, comptoir national d’escompte de paris. La résidence générale sise face à la mosquée ouled el-hamra, la résidence à était construite sous le protectorat, il s’agit d’une construction à rez-de chaussée et d’un étage a balcon, le bâtiment est muni de deux portes de types hispano-mauresque en plus d’une galerie extérieure. Elle est destinée à accueillir lors de leur séjour à Casablanca les résidences généraux de France venant de rabat. Elle est occupée actuellement par UMT. Maison de la douane : Edifie ay début du 19ème siècle probablement en 1836, sa superficie dans l’ancienne médina es d’environ 200metres.sa façade principale donne sur la rue de la douane et sa façade arrière donne sur le boulevard al-Mouahidine .au niveau architectural celui-ci renferme un rez de chaussée et un étage partiel .les locaux actuels ont été construits après 1912 en lieu de la douane chérifienne. Et à partir de1918 de nouveau locaux ont été aménagée à l’intérieur du port, ce bâtiment fait partie historiquement de l’ancienne médina. Dar El-makhzen : Parmi les premières administrations construites du temps de sidi Mohamed ben Abdellah siège du pacha et des services administratifs du Makhzen, c’est toujours un espace administratif important au niveau de la médina. Bureaux de douane : Les offices de la douane sont forts difficiles à discerner sur le terrain car selon la carte de Weigerber de 1900, elle serait atterrée par la chaussez. Toutefois nous soulignons avec réserve, un bâtiment de l’autre cote de la chaussez qui aurait un caractère étranger aux constructions traditionnelles.
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    91 Place de Belgique: Cette espace lie l’école d’Omar ben Abdelaziz et la rue de la douane ou se trouve les entrepôts de la même institution. On peut également y observer une façade de maison avec balcon. Place El bidaoui : cette place joint la rue de la douane, Bâb bhar, les dépôts de la même institution….la place représente pour la médina un point d’articulation avec le port d’où l’ouverture sur l’étranger. Elle comprend un espace vert, fort appréciable en zone de Medina. Cet espace, ainsi que l’espace aménage par la commune en mini parcs de jeux et crèche pour enfant, en un jardin ou on y organise des soirées de poésie, de musique classique, d’exposition d’œuvre de sculpture etc. Section2: l’exploitation actuelle et future de ces sites Ces sites Architecturaux par le tourisme culturel.
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    92 Source : enquêtede terrain, élaboration personnelle 2014. Patrimoine architecturalde l’ancienne médina de Casablanca (N°:2)
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    93 60% des touristesqui ont déjà visité l’ancienne Médina ont qualifié l’état l’ancienne Médina d’excellent état et 35% ont bon état tandis ce que 5% ont affirmé mauvaise Au niveau de la restauration de l’ancienne Médina Source : enquête de terrain, 05/05/2014. 60% 35% 5% Excellent état bon état mauvaise état La qualification de l’état De l’ancienne médina selon les touristes (Graphe N° 21)
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    94 L’ancienne Médina recèled’un nombre important de patrimoine de différents courants : Néo- mauresque, Néo-classique, Art-nouveau et Art-déco Constituera un produit potentiel pour le tourisme culturel. À conditionne que ce patrimoine soit valorise et met à la disposition des visiteurs. Les sites les plus visité à L’ancienne médina de Casablanca selon l’étude du terrain (N° :3)
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    95 Source : enquêtede terrain, élaboration personnelle 2014. ce plan réalisé sur les sites les plus visité à l’ancienne médina de Casablanca en lumière de l’enquête de terrain qu’on a réalisé nous avons constaté qu’il y a des lieux beaucoup visités (25% Bab Marrakechet , Ancien Mellah et Mosquée esoq) 19% et d’autres moins visite 16% beunaventura et 14% mosquée ouled el hamra et d’autres jamais visites (Tnaker et mosque sidi fath et mosquée dar el makhzen et bab jdid ) (voir le graphe N° : 3).
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    96 Conclusion L’ancienne médina estun immense gisement de pôles touristiques intégrant une infinie variété de produits ; elle englobe des pôles touristiques, culturels, sportifs, de loisirs et de culte dont ne disposent pas bon nombre de villes. La médina de Casablanca constitue un produit potentiel pour un tourisme culturel. En effet elle met et à la disposition une panoplie de destinations à même de satisfaire les plus réticents. Le développement du tourisme culturel est supposé apporter une nouvelle vie et participer à la sauvegarde de la médina. Cela demande le déploiement de moyens énormes en capitaux humain, technique et financier avec une implication des autorités et des acteurs du tourisme et de la culture. Vu l’impact positif du tourisme sur l’essor économique, l’état s’est engagé à booster l’activité touristiques de la ville, cela à travers des projets de restauration et de revalidations de nouveaux pôles offrent à la ville de Casablanca dans un futur très proche à coup sur d’autres alternative ajoute à celle déjà existantes.
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    97 Conclusion générale L’activité touristiqueconstitue aujourd’hui à la fois une activité économique importante, génératrice de revenu et d’importance richesse économiques et un facteur de développement local du territoire d’accueil. Casablanca est un pôle économique et culturel fort dans la région, jouant un rôle important dans l’attractivité touristique, grâce à Sa diversité de ses richesses, ses origines et son patrimoine et ses infrastructures (le port, les hôtels,..) favorisant la forme du tourisme la plus répandue dans le monde, à savoir le tourisme urbain et culturel, et font d’elle l’une des villes les plus attractives du pays (3ème ville touristique) vu l’importance du secteur touristique l’état s’est engagé à booster l’activité touristique dans ville ,cela à travers des projets de restauration et de réalisation de nouveaux pôles offrant à la ville de Casablanca dans un futur très proche à coup sur d’autres alternatives ajouté à celles déjà existantes, Tout cela permettra un décollage touristique ajouté au décollage économique que connu la ville de Casablanca. Le thématique « tourisme culturel illustré par l’ancienne Médina la ville de Casablanca » abordé dans ce mémoire permet des conclusions de différentes natures. L’analyse des données recueillies, nous sommes arrivés aux constats suivants : l’ancienne médina de la ville de Casablanca, passage obligé des différentes destinations, possède un véritable gisement d’atouts touristiques (culturels à savoir les mosquées, les églises, les musées….) ; sa valorisation consiste à traduire les atouts, culturels et historiques en offre touristique tout en veillant à bien déterminer les formes de tourisme qu’on souhaite développer. Ce patrimoine Constitue un élément essentiel du tourisme culturel, et il est donc indispensable de le sauvegarder et de le valoriser, dans le but notamment d’élaborer une offre touristique.
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    98 La mise entourisme de ce patrimoine est de ce fait souvent un moteur de sauvegarde de ce patrimoine. Il faut cependant prendre garde à bien réfléchir aux impacts de la mise en tourisme sur le patrimoine, de façon à ne pas dégrader celui-ci. Néanmoins, le tourisme culturel au sein de l’ancienne médina connu quelques lacunes dans les comme les déchets les sans-abris ainsi que le problème de l’insécurité. Enfin, les bonnes pratiques de gestion, de coordination et de coopération entre les différents acteurs de l’activité touristique permettront un tourisme culturel de qualité et un développement mutuel avec des retombées positives pour la communauté.
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    99 Bibliographie : AMIROU Rachid.Imaginaire du tourisme culturel. Paris : PUF, 2000, 160 p. Ahmed TESSA « Economie touristique et aménagement du territoire » ; Ed O.P.U Alger 1993. Audrerie, D. (1997). La notion et la protection du patrimoine. Coll. Que sais-je ? Paris : Presses Universitaires de France. Audrerie, D. (2003). Questions sur le patrimoine. Bordeaux : Éditions Confluences. Audrerie, D. (2009). De l’éthique touristique. Dans D. Audrerie (dir.), Patrimoine et tourisme (p. 37-43). Talence : Presses Universitaires de Bordeaux. Cohen, J.-L. et Eleb, M. (2004). Casablanca. Mythes et figures d’une aventure urbaine. Paris : Éditions Hazan. Choay, F. (1992). L’allégorie du patrimoine. Paris : Seuil. Choay, F. (2009). Le patrimoine en questions : anthologie pour un combat. Paris : Seuil. Dalle, I. (2007). Maroc. Histoire, société, culture. Paris : Éditions La Découverte. DU CLUZEAU Claude Origet, Le tourisme culturel, Que sais-je ? puf, Octobre 2007, p.8. Kneubühler, M. (2010, avril). Tourisme et patrimoine : une tension féconde. Communication présentée lors du séminaire « Tourisme et Patrimoine » par Casamémoire, Casablanca, Maroc. LAROUSSE. Le Petit Larousse. Paris : e. Larousse, 1999, 1870 p LANQUAR Robert. Articuler le couple tourisme-culture, Les Cahiers Espaces, L’AFIT, 1994, n°37. LAZZAROTTI Olivier et VIOLIER Philippe, Tourisme et patrimoine, un moment du monde, Presses de l’Université d’Angers, p.49.
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    100 ORIGET DU CLUZEAUClaude, Le tourisme culturel, Paris : PUF, 2000, 126p. ORIGET DU CLUZEAU Claude, Le tourisme culturel, Paris : PUF, 2000, p 9. Poulot, D. (2003). La naissance d’une tradition européenne du patrimoine. Dans M. Gravari- Barbas et S. Guichard-Anguis (dir.) (2003). Regards croisés sur le patrimoine à l’aube du XXème siècle (p. 29-43). Paris : Presses de l’Université de Paris-Sorbonne. TINARD YVES : Le tourisme « économie et management »,2ème Edition Ediscience international, France 1994. Références institutionnelles : - Association casamémoire de Sauvegarde de la Médina, publications. Fiche de présentation de la médina. - Agence urbaine de Casablanca. -l’inspection régionale des sites et monuments historiques de Casablanca de Mise en Valeur du Patrimoine plan de l’ancienne médina culturel, Autre documents : Annuaire statistique de la wilaya de Casablanca 2010 ; Annuaire statistique HCP 2010 Annuaire statistique observatoire de tourisme 2012. Sites internet Casamémoire, Association de sauvegarde du patrimoine architectural du XXème siècle au Marochttp://casamemoire.org/ Conseil Régional du Tourisme (CRT) de Casablanca http://www.visitcasablanca.ma/ Mutual Heritage http://www. mutualheritage.net/ (http://www.casablancamarina.ma/news.php?id=11). Journaux et revues: http://www.h24info.ma/maroc/casablanca-bientot-patrimoine-mondial-de- lunesco/20070 http://www.visitcasablanca.ma/casablanca/patrimoine-architectural.html
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    101 http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120429172700/ Tableaux des Cartes N°Titre Page 1 La région de Casablanca selon le nouveau découpage touristique Carte au Maroc 12 2 La localisation de la ville de Casablanca sur la carte du Maroc Carte 22 3 Le pluviomètre du Maroc Carte 24 4 Carte de ressource en eau 25 5 Carte routière de la ville de Casablanca Carte 27 Tableaux des graphiques N° Titre Page 1 Les moyens de Transports utilisés par les touristes pour visiter la ville 28 2 Forêts dans la région du grand Casablanca 40 3 L’évolution des Nuitées touristiques dans la ville de Casablanca entre les années 2007 et 2013 45 4 La durée du séjour 46 5 Les arrivées touristiques par Nationalité 47 6 Répartition de l'échantillon en fonction de l’âge 48 7 Evolution de la capacité d’hébergement par région entre 2011-2012 50 8 Capacité d’hébergement touristique de la ville de Casablanca par type 51 9 Répartition des touristes Selon leur hébergement préférés 52
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    102 10 L’hébergement utilisé durantle séjour de touristes 53 11 Les agences de voyages et succursales de la ville de Casablanca 54 12 Les moyens que vous utilisez pour visite la ville 55 13 Nuitées touristiques réalisées par les catégories d’établissements classés selon la préfecture de Casablanca année 2011 56 N° Titre Page 14 La Répartition des nuitées enregistrées dans les établissements d’hébergements classés selon les destinations touristiques au Maroc en 2012 57 15 Situation familiale des touristes 58 16 Type des touristes selon leurs La situation professionnelle 59 17 14 La Répartition des nuitées enregistrées dans les établissements d’hébergements classés selon les destinations touristiques au Maroc en 2012 57 15 Situation familiale des touristes 58 16 Type des touristes selon leurs La situation professionnelle 59 17 Les visiteurs de l’ancienne Médina par Nationalité 67 18 Les touristes déjà visité l’ancienne Médina 69 19 L’état de l’ancienne médina selon les touristes 69
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    103 20 Estimation d’étatde l’ancienne médina 75 21 La qualification de l’état De l’ancienne médina selon les touristes 91 Les plans N° Titre Page 1 Les portes de l’ancienne médina 70 2 Les sites les plus visité à l’ancienne médina de Casablanca 90 3 Les sites les plus visité à L’ancienne médina de Casablanca selon l’étude du terrain 92 Les photos N° Titre Page 1 Porte de la marine 53 2 Bab marrakrch 68 3 Mosquée esoq 74 4 Mosquée cheleuh 77
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    104 Annexes Annexe : N°:1 questionnaire Faculté de lettre et science humaines de Mohammedia Licence professionnelle Tourisme Rural et Culturel Ce Questionnaire est destiné aux touristes QuestionnaireN: ……… lieu …………………….Date: /Avril/2014 Bonjour Madame /Monsieur dans le cadre de notre mémoire de fin d’études pour l’obtention d’une Licence professionnelle en Tourisme Rural et culturel, nous réalisons une étude de terrain sur le patrimoine architectural urbain de Casablanca, nous vous prions de bien vouloir répondre à nos questions et nous vous remercions pour votre précieuse collaboration. Sexe : Homme Femme
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    105 Q : 1: Age entre 25-34 entre 35-44 entre 45-54 55-64 Entre 65 et plus Q : 2 Lieu de naissance :……………………………. Q : 3 Nationalité …………………… Q : 4 Situation familiale : célibataire marié(e) divorcé(e) veuve/veuf Q : 5 Profession …………………….. Q : 6 Niveau scolaire : Lycéen Universitaire 1er et 2ème cycle Universitaire 3ème lycéen Pas de réponse Universitaire (spécialité) …………………….. Q7 : combien de jours passez-vous à la ville de Casablanca ? 2 à 3 jours De 4 à 7 jours plus d’une semaine Q8 : Quel est l’hébergement que vous utilise ? Hôtel classé hôtel non classé maison d’hôte Loyer un appartement la famille autre (à préciser …………………….) Q : 9 Quel sont les moyens que vous utilisez pour visite la ville Site d’internet Agence de voyage ami livre autre (à préciser …………………….)
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    106 Q 10 :Avez–vous déjà visité l’ancienne médina ? Oui Non Si oui Q 11: Qu’avez-vous visités à la médina? La mosquée Des musées Mellah la squala Mosquée ouled el Hamra sanctuaire sidi belyout Autre à préciser (………………………………………….) Q : 12. Comment verrez-vous l’état de l’ancienne médina ? Excellent état bon état mauvaise état Q 13: quel moyen du transport utilisez–vous lors de votre visite de cette médina ? Tramway voiture moyen de transport appartenant aux organisateurs autre moyen (à préciser…………………………………) Q 14 : Est-ce votre visite à ce patrimoine bâti est Vos suggestions concernant ce patrimoine ……………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………
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