Prospectives et regards croisés
sur le devenir du lait dans le Grand Ouest
Conférence présidée par
Loïc GUINES Président de la Chambre d’Agriculture d’Ille et Vilaine
Martial MARGUET Président de l’Institut de l’Elevage
15 septembre 2022
Au programme
• Un défi démographique inédit / Christophe PERROT
• Prospectives 2040 / Céline FAVE CRA Bretagne et Eliane MORET CRA des Pays de Loire
• Echange
• Points de vue des transformateurs:
• Yoann ARCHAMBEAU : Directeur collecte et relations producteurs à la Laiterie Saint Père)
• Guy LE BARS : Président de LAÏTA
• Echange
• Les défis à relever : Marie-Andrée LUHERNE (Administratrice du CNIEL)
Producteurs de lait de vache :
Un défi démographique inédit
Christophe Perrot, Institut de l’Elevage
Paradoxes apparents
• Particulièrement intensive en travail,
la production laitière bovine est le 1er secteur
pourvoyeur d’emplois agricoles non salariés en France
… mais les emplois y diminuent 2 à 3 fois plus vite que la moyenne générale
• Elle attire environ 2000 nouveaux producteurs par an.
1er secteur choisi par les moins de 40 ans (19%)
… un nombre pourtant très insuffisant pour remplacer les (nombreux) départs.
Avec 45% de taux de remplacement,
la production laitière est en dernière position de tous les secteurs agricoles.
• Effet des politiques publiques
• Sans Elevage ruminants, la situation est pire: 18%<40 ans, 62%>50ans
5
Eleveurs de vaches
allaitantes (>=20)
Eleveurs laitiers bovins
Eleveurs Ovins V >150 brebis
(hors bovins-ovins)
Eleveurs Ovins lait
Eleveurs Caprins
Source :
Agreste enquêtes structures
et Recensements agricoles
(yc 2020), MSA et SPIE-
BDNI [2011-2019] -
traitement Institut de
l’Elevage
51%>=50 ans
dont
33%>=55 ans
dont
12%>= 60 ans
24,7%<40 ans
Vieillissement des chefs d’exploitation
mais stabilisation du % éleveurs<40 ans
6
Des situations départementales contrastées
Beaucoup
d’éleveurs âgés
Très peu de JA
25-Doubs:
34%<40 ans,
25%>55 ans
29-Finistère:
20%<40 ans,
38%>55 ans
Bretagne:
20%<40 ans,
34%>55 ans
55%>50ans
• Pays de la
Loire:
26%<40 ans,
31%>55 ans
49%>50ans
•
•
•
•
•
Source :
Agreste Recensement
agricole 2020
- traitement Institut de
l’Elevage
C’est l’ampleur des départs et non la chute
des installations qui pose un défi
Nombre d’installations par an avec
Vaches laitières: ~2000/an
Bovins viande
Ovins-caprins • Des installations plutôt stables
Baisse en 2019 (et 2020)
• Flux et reflux des
installations à plus de 40 ans
• Avec bovins lait = 19% des installations
en agriculture à moins de 40 ans
• Nombre insuffisant pour compenser les
départs (BL et BV)
• Taux de remplacement des départs:
• France 45%
• Pays de la Loire 40%
• Bretagne 41%
2010 2015 2019
<40
ans
>=40
ans
2000
1000
Diversité des Installations avec Bovins lait
(toutes exploitations) en 2017 ou 2018
• 69% d’installations en GAEC.
• Plus jeunes: médiane 27 ans (25%<23 ans,
25%>33)
• Plus de MO: 3,2 UTA dont 2,7 coexploitants
+salariés dans 42% des cas (0,9 UTA)
• Plus grand: 80 VL (25%<57, 25%>110)
• 14% en EARL.
• 29 ans (25-32).
• 2,5 UTA (1 UTA salarié dans 40% des cas)
• 63 VL (46-81).
• 12% en individuel.
• 29 ans (25-32).
• 1,1 UTA (0,3 salariés dans 9% des cas).
• 40 VL (27-55).
8
source: MSA et SPIE-BDNI - traitement Institut de l'Elevage
1/3 des GAEC entre tiers éclatent au bout de 3 ans
170 insertions de tiers dans des GAEC: ~10% installations de moins de 40 ans
Projection tendancielle
(départs + installations + trajectoires):
la décapitalisation jusqu’où ?
-1%/an
-2%/an
La chute du nombre
d’actifs n’est pas
nouvelle, mais retrouve
un rythme inédit depuis
le début des quotas.
Les conséquences sur le
nombre de VL et la
collecte sont nouvelles
Projections
VL 2021/2030:
France -13%,
Bretagne -15%,
PdLoire -9%, Basse
Normandie -7%
Nombre d’éleveurs laitiers Nombre de vaches
Renouvellement ? Des générations ? Des actifs ?
De la production ? Des modèles de production ?
Un débat protéiforme qui cache un double décalage
• Entre les souhaits des nombreux « candidats à l’installation »
et l’offre de fermes ou de plus en plus souvent de places (dans une forme sociétaire) à
reprendre
• Entre les projets agricoles des installés récents
et les attentes des filières longues pour approvisionner les outils de transformation,
alimenter la population française, voire exporter.
 « Banalisation » du métier
installations tardives (>40ans: 19% en 2010-2015,  13% en 2019)
départs précoces (25%<57ans)
carrières courtes (10%<8 ans; 25%<19ans)
 Renouvellement des actifs:
une génération se retire, les entrants ont des projets plus variés
incluent salariés, 17% des ETP, qui peuvent devenir associés ou repreneurs
10
Prospectives lait en Pays de Loire et
Bretagne en 2040
Céline FAVE, Chambre d’agriculture de Bretagne
Eliane MORET, Chambre d’agriculture des Pays de Loire
Prospectives lait dans le
Grand Ouest
•Une étude prospective
•Des scénarios
•Quels impacts ?
Pourquoi une étude prospective ?
• De nombreuses incertitudes internes (renouvellement…), et externes
(changement climatique, attentes sociétales, …)
 d’où le besoin de se projeter à long terme
« Explorer les futurs possibles pour identifier les enjeux de demain
et éclairer les décisions d’aujourd’hui ».
• Une prospective construite avec une forte implication des responsables
professionnels (producteurs et transformateurs (associés ou enquêtés)) en
2020-2021 en Pays de Loire et Bretagne
Identification des facteurs d’influence
Plusieurs hypothèses
sur chacun des facteurs
Croissance
économique
Reprise plus ou
moins rapide
après la crise
Covid
Attentes
sociétales
Du statut quo à
la remise en
cause de
l’élevage
Adaptations au
changement
climatique
Un
accompagnement
plus ou moins
soutenu
Des scénarios possibles
et contrastés
Compétitivité
accrue,
Défi
technologique
maintien
export
Forte remise
en cause de
l’élevage
et
végétalisation
des territoires
Transition
écologique vers
neutralité carbone
Scénario tendanciel:
adaptation progressive
mais insuffisante vis-à-vis
des enjeux climatiques
Attentes
sociétales
Croissance économique /soutiens financiers
Stagnation économique
Scénario 1 :
« Neutralité carbone »
L’agriculture vise la neutralité carbone
Moins d’échanges commerciaux avec les pays tiers
Alimentation plus végétale
Production standard « bas carbone » de masse, côtoyant des
systèmes alternatifs de plus en plus nombreux.
Accompagnée par une PAC plus environnementale
Repli des volumes de productions animales
Scénario 1 :
« Neutralité carbone »
Impacts sur le paysage agricole
Agriculture plus autonome et des systèmes plus différenciés (bio,
pâturage)
Plus de productions végétales pour l’alimentation humaine et la
production d’énergie
Progression modérée des tailles d’exploitation et une meilleure
attractivité des systèmes de production
Charges mieux maîtrisées – un recours au salariat facilité
Pertes d’emploi dans la filière liées au recul des volumes produits
Scénario 2 :
« Compétitivité »
Priorité au rôle nourricier de l’agriculture
Répondre à une demande accrue de produits basiques à moindre prix
Volonté de conforter la vocation d’élevage du Grand Ouest
Pari sur l’innovation technologique au sein des élevages et des IAA
Assouplissements réglementaires
Scénario 2 :
« Compétitivité »
Impacts sur le paysage agricole
Une agriculture high tech
Des produits plus standards, moins différenciés
Des exploitations plus grandes, plus mécanisées et/ou employeuses de
salariés
Des besoins d’investissements importants
Des capitaux de moins en moins détenus par les agriculteurs
Scénarios prospectifs
Impact chiffré sur le Grand Ouest
Bretagne et Pays de Loire 2020
Scénario « Neutralité
Carbone » H. 2040
Scénario
« compétitivité »
H.2040
Nombre d’élevages 16 800 - 40 % - 50%
Volume produit
9,2 milliards de
litres
- 30 % - 13 %
Cheptel laitier 1 200 000 vaches - 25 % - 20 %
Scénarios prospectifs
Impact chiffré sur les exploitations
Bretagne et Pays de Loire 2020
Scénario
« Neutralité carbone »
H. 2040
Scénario
« compétitivité »
H.2040
Dimension laitière
(litrage/exploitation)
550 000 litres 650 000 litres 950 000 litres
Effectifs vaches 75 vaches 90 vaches 115 vaches
Actifs par exploitation 1,8 UTH 1,9 UTH 2,3 UTH
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15 septembre 2022
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[SPACE 2022] Prospectives et regards croisés sur le devenir du lait dans le Grand Ouest

  • 1.
    Prospectives et regardscroisés sur le devenir du lait dans le Grand Ouest Conférence présidée par Loïc GUINES Président de la Chambre d’Agriculture d’Ille et Vilaine Martial MARGUET Président de l’Institut de l’Elevage 15 septembre 2022
  • 2.
    Au programme • Undéfi démographique inédit / Christophe PERROT • Prospectives 2040 / Céline FAVE CRA Bretagne et Eliane MORET CRA des Pays de Loire • Echange • Points de vue des transformateurs: • Yoann ARCHAMBEAU : Directeur collecte et relations producteurs à la Laiterie Saint Père) • Guy LE BARS : Président de LAÏTA • Echange • Les défis à relever : Marie-Andrée LUHERNE (Administratrice du CNIEL)
  • 3.
    Producteurs de laitde vache : Un défi démographique inédit Christophe Perrot, Institut de l’Elevage
  • 4.
    Paradoxes apparents • Particulièrementintensive en travail, la production laitière bovine est le 1er secteur pourvoyeur d’emplois agricoles non salariés en France … mais les emplois y diminuent 2 à 3 fois plus vite que la moyenne générale • Elle attire environ 2000 nouveaux producteurs par an. 1er secteur choisi par les moins de 40 ans (19%) … un nombre pourtant très insuffisant pour remplacer les (nombreux) départs. Avec 45% de taux de remplacement, la production laitière est en dernière position de tous les secteurs agricoles.
  • 5.
    • Effet despolitiques publiques • Sans Elevage ruminants, la situation est pire: 18%<40 ans, 62%>50ans 5 Eleveurs de vaches allaitantes (>=20) Eleveurs laitiers bovins Eleveurs Ovins V >150 brebis (hors bovins-ovins) Eleveurs Ovins lait Eleveurs Caprins Source : Agreste enquêtes structures et Recensements agricoles (yc 2020), MSA et SPIE- BDNI [2011-2019] - traitement Institut de l’Elevage 51%>=50 ans dont 33%>=55 ans dont 12%>= 60 ans 24,7%<40 ans Vieillissement des chefs d’exploitation mais stabilisation du % éleveurs<40 ans
  • 6.
    6 Des situations départementalescontrastées Beaucoup d’éleveurs âgés Très peu de JA 25-Doubs: 34%<40 ans, 25%>55 ans 29-Finistère: 20%<40 ans, 38%>55 ans Bretagne: 20%<40 ans, 34%>55 ans 55%>50ans • Pays de la Loire: 26%<40 ans, 31%>55 ans 49%>50ans • • • • • Source : Agreste Recensement agricole 2020 - traitement Institut de l’Elevage
  • 7.
    C’est l’ampleur desdéparts et non la chute des installations qui pose un défi Nombre d’installations par an avec Vaches laitières: ~2000/an Bovins viande Ovins-caprins • Des installations plutôt stables Baisse en 2019 (et 2020) • Flux et reflux des installations à plus de 40 ans • Avec bovins lait = 19% des installations en agriculture à moins de 40 ans • Nombre insuffisant pour compenser les départs (BL et BV) • Taux de remplacement des départs: • France 45% • Pays de la Loire 40% • Bretagne 41% 2010 2015 2019 <40 ans >=40 ans 2000 1000
  • 8.
    Diversité des Installationsavec Bovins lait (toutes exploitations) en 2017 ou 2018 • 69% d’installations en GAEC. • Plus jeunes: médiane 27 ans (25%<23 ans, 25%>33) • Plus de MO: 3,2 UTA dont 2,7 coexploitants +salariés dans 42% des cas (0,9 UTA) • Plus grand: 80 VL (25%<57, 25%>110) • 14% en EARL. • 29 ans (25-32). • 2,5 UTA (1 UTA salarié dans 40% des cas) • 63 VL (46-81). • 12% en individuel. • 29 ans (25-32). • 1,1 UTA (0,3 salariés dans 9% des cas). • 40 VL (27-55). 8 source: MSA et SPIE-BDNI - traitement Institut de l'Elevage 1/3 des GAEC entre tiers éclatent au bout de 3 ans 170 insertions de tiers dans des GAEC: ~10% installations de moins de 40 ans
  • 9.
    Projection tendancielle (départs +installations + trajectoires): la décapitalisation jusqu’où ? -1%/an -2%/an La chute du nombre d’actifs n’est pas nouvelle, mais retrouve un rythme inédit depuis le début des quotas. Les conséquences sur le nombre de VL et la collecte sont nouvelles Projections VL 2021/2030: France -13%, Bretagne -15%, PdLoire -9%, Basse Normandie -7% Nombre d’éleveurs laitiers Nombre de vaches
  • 10.
    Renouvellement ? Desgénérations ? Des actifs ? De la production ? Des modèles de production ? Un débat protéiforme qui cache un double décalage • Entre les souhaits des nombreux « candidats à l’installation » et l’offre de fermes ou de plus en plus souvent de places (dans une forme sociétaire) à reprendre • Entre les projets agricoles des installés récents et les attentes des filières longues pour approvisionner les outils de transformation, alimenter la population française, voire exporter.  « Banalisation » du métier installations tardives (>40ans: 19% en 2010-2015,  13% en 2019) départs précoces (25%<57ans) carrières courtes (10%<8 ans; 25%<19ans)  Renouvellement des actifs: une génération se retire, les entrants ont des projets plus variés incluent salariés, 17% des ETP, qui peuvent devenir associés ou repreneurs 10
  • 11.
    Prospectives lait enPays de Loire et Bretagne en 2040 Céline FAVE, Chambre d’agriculture de Bretagne Eliane MORET, Chambre d’agriculture des Pays de Loire
  • 12.
    Prospectives lait dansle Grand Ouest •Une étude prospective •Des scénarios •Quels impacts ?
  • 13.
    Pourquoi une étudeprospective ? • De nombreuses incertitudes internes (renouvellement…), et externes (changement climatique, attentes sociétales, …)  d’où le besoin de se projeter à long terme « Explorer les futurs possibles pour identifier les enjeux de demain et éclairer les décisions d’aujourd’hui ». • Une prospective construite avec une forte implication des responsables professionnels (producteurs et transformateurs (associés ou enquêtés)) en 2020-2021 en Pays de Loire et Bretagne
  • 14.
  • 15.
    Plusieurs hypothèses sur chacundes facteurs Croissance économique Reprise plus ou moins rapide après la crise Covid Attentes sociétales Du statut quo à la remise en cause de l’élevage Adaptations au changement climatique Un accompagnement plus ou moins soutenu
  • 16.
    Des scénarios possibles etcontrastés Compétitivité accrue, Défi technologique maintien export Forte remise en cause de l’élevage et végétalisation des territoires Transition écologique vers neutralité carbone Scénario tendanciel: adaptation progressive mais insuffisante vis-à-vis des enjeux climatiques Attentes sociétales Croissance économique /soutiens financiers Stagnation économique
  • 17.
    Scénario 1 : «Neutralité carbone » L’agriculture vise la neutralité carbone Moins d’échanges commerciaux avec les pays tiers Alimentation plus végétale Production standard « bas carbone » de masse, côtoyant des systèmes alternatifs de plus en plus nombreux. Accompagnée par une PAC plus environnementale Repli des volumes de productions animales
  • 18.
    Scénario 1 : «Neutralité carbone » Impacts sur le paysage agricole Agriculture plus autonome et des systèmes plus différenciés (bio, pâturage) Plus de productions végétales pour l’alimentation humaine et la production d’énergie Progression modérée des tailles d’exploitation et une meilleure attractivité des systèmes de production Charges mieux maîtrisées – un recours au salariat facilité Pertes d’emploi dans la filière liées au recul des volumes produits
  • 19.
    Scénario 2 : «Compétitivité » Priorité au rôle nourricier de l’agriculture Répondre à une demande accrue de produits basiques à moindre prix Volonté de conforter la vocation d’élevage du Grand Ouest Pari sur l’innovation technologique au sein des élevages et des IAA Assouplissements réglementaires
  • 20.
    Scénario 2 : «Compétitivité » Impacts sur le paysage agricole Une agriculture high tech Des produits plus standards, moins différenciés Des exploitations plus grandes, plus mécanisées et/ou employeuses de salariés Des besoins d’investissements importants Des capitaux de moins en moins détenus par les agriculteurs
  • 21.
    Scénarios prospectifs Impact chiffrésur le Grand Ouest Bretagne et Pays de Loire 2020 Scénario « Neutralité Carbone » H. 2040 Scénario « compétitivité » H.2040 Nombre d’élevages 16 800 - 40 % - 50% Volume produit 9,2 milliards de litres - 30 % - 13 % Cheptel laitier 1 200 000 vaches - 25 % - 20 %
  • 22.
    Scénarios prospectifs Impact chiffrésur les exploitations Bretagne et Pays de Loire 2020 Scénario « Neutralité carbone » H. 2040 Scénario « compétitivité » H.2040 Dimension laitière (litrage/exploitation) 550 000 litres 650 000 litres 950 000 litres Effectifs vaches 75 vaches 90 vaches 115 vaches Actifs par exploitation 1,8 UTH 1,9 UTH 2,3 UTH
  • 23.
    Merci de votreattention 15 septembre 2022 Retrouvez les diaporamas de nos conférences sur idele.fr Venez échanger avec nos ingénieurs sur notre stand A39 (Hall 4)