Troubles Alimentaires et
Diabète type 1
Jessica Moramarco, résidente en pédiatrie
Section Diabète
CHU Ste-Justine
Montréal, Canada
Décembre 2013
Éventail des troubles alimentaires
 Anorexie nerveuse
 Boulimie
 Trouble du comportement alimentaire non
spécifié
 Trouble du comportement alimentaire
subclinique
Prévalence des troubles alimentaires –
population générale
 Prévalence à vie de trouble alimentaire:
Femmes Hommes
Anorexie nerveuse 0,9 % 0,3 %
Boulimie 1,5 % 0,5 %
Tr alimentaire avec
hyperphagie
3,5 % 2,0 %
1. Hudson JI et Al. 2007
Patients avec Db T1 plus à risque de
trouble alimentaire
 Prévalence des troubles alimentaires varie selon
les études entre 10 et 49%2
 Dans la majorité des cas le diabète survient en 1er
11
2. Wisting, L. et Al. 2013
11. Marcus MD et Al 1990
QUEL TYPE DE TROUBLE
ALIMENTAIRE?
 Selon Colton 2007 (cohorte de 98 ptes suivies 5
ans)3
 13,3% de trouble du comportement alimentaire diagnostiqué
 43,9% de restreinte alimentaire active
 6,1% d’épisodes d’hyperphagie
 3,1% de vomissements auto-induits
 25,5% d’exercice intense dans le but de perdre du poids
 3,1% d’omission d’insuline
 Anorexie nerveuse classique plus rare
 Moins d’usage de laxatifs, moins de
vomissements provoqués
POURQUOI?
 Facteurs de risque de développer un trouble
alimentaire:
- Atcd de diète(s)
- Personnalité anxieuse ou perfectionniste
- Atcd familial de trouble alimentaire
- Pression sociale, activités sportives et artistiques
encourageant minceur
- Détresse familiale
- etc
4. Up to Date Eating disorders: Epidemiology, pathogenesis, clinical features, and course of illness
Pourquoi les patients avec DB t1 sont
plus à risque?
 Environnement facilitateur:
• Diète contrôlée (quantité de sucre, horaire….)
• Préoccupation de la nourriture et de l’effet sur la
santé
• Attention au poids
• Stress personnel et familial par le diabète
• Surveillance des parents de la diète
• Relation parents-enfant avec défis supplémentaires
 Moyen disponible pour perde du poids
Rôle probable de la fluctuation du poids
entourant diagnostic du diabète
 Perte de poids précédent le diagnostic de diabète
perçue comme étant désirable
 Reprise de poids avec début du traitement
mécontentement
image corporelle négative
 Possible développement de comportements
alimentaires malsains pour contrôler le poids
chez individu susceptible
5. Rodin GM et Daneman D. Diabetes care 1992
STEEL JM ET AL 1990
CHANGES IN EATING ATTITUDES
DURING THE FIRST YEAR OF
TREATMENT FOR DIABETES
Questionnaires passés peu après dx diabète et 12
mois après:
-Prise de 6,9kg/ 8,6kg
-↑ score questionnaire EAT
-↑ score de d'insatisfaction corporelle
-↑ score de désir de minceur
Plus haute prévalence de troubles du
comportement alimentaire chez
patientes avec diabète type 1
 3X + de boulimie
 2X + de TCA non spécifiés
 2X + de TCA subcliniques
6. Nielsen S. Eur Eat Disord Rev 2002
Les garçons seraient aussi plus à risque
 Les garçons avec diabète type 1 accordent plus
d’importance/ sont plus poussés vers la minceur
en comparaison avec des garçons du même âge7
 1 garçon pour 20 filles dans une série de patients
diabétique t1 avec TCA diagnostiqué11
7. Svensson, M. et Al 2003 Higher drive for thinness
in adolescent males with IDDM (…) Acta Paediatrica
Impacts sur la santé
 Troubles alimentaires associés à
 Moins bonne HbA1C
11,1% vs 8,6% (highly vs non disordered eating)
 Incidence de rétinopathie plus élevée à 4ans
43% vs 24% (highly vs non disordered eating)
 Développement de plusieurs complications du diabète
 Admissions à l’hôpital pour acidocétose
8. Rydall AC et Al N Engl J Med 1997
9. Peveler RC et Al Diabetes Care 2005
Prédicteurs du développement de tr.
alimentaires chez pts avec db t113
Olmsted MP et al. 2008
 Percentile IMC élevé
 Soucis du poids et image corporelle
 Idées dépressives
 Estime de soi basée sur apparence
 Estime de soi globale plus basse
Modes de présentation5
 Mauvais contrôle métabolique
 Mauvais compliance
(gluco, insuline, diète, prises de sang, RV, etc…)
 Épisode d’acidocétose ou hypoglycémie
 Fluctuation du poids
IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC
 Détresse du patient
 Même trouble alimentaire subclinique (du point
de vue psychiatrique) peut avoir des
conséquences sur le contrôle métabolique
Comment identifier les patients diabétiques
avec trouble alimentaire?
 Méthodes traditionnelles d’évaluation des
troubles alimentaires ne sont pas appropriées
aux patients avec diabète type 1
 Sur diagnostiquer:
Exemple critères Eating attitudes test (EAT):
- Particularly avoid foods with high carbohydrate content
- Avoid foods with sugar in them
- Feel that food controls my life
- Display self-control around food
- Give too much time and thought to food
- Feel uncomfortable after eating sweets
 Sous diagnostiquer: omission insuline
THE DIABETES EATING PROBLEM
SURVEY- REVISED (DEPS-R)
 1er
outil DEPS développé chez les adultes et avant
l’ère de l’insulinothérapie intensive
 DEPS-Révisé établi et validé en pédiatrie en
2010 par l’équipe du Joslin Diabetes Center à
Boston
 Questionnaire de 16 items ( < 10 min)
0 à 6 pts par item
Disturbed eating behavior si ≥ 20 pts
10. J C Markowitz et Al Diabetes Care 2010
THE DIABETES EATING PROBLEM
SURVEY- REVISED (DEPS-R)10
 Losing weight is an important goal to me
 I skip meals and/or snacks
 Other people have told me that my eating is out of control
 When I overeat, I don’t take enough insulin to cover the food
 I eat more when I am alone than when I am with others
 I feel that it’s difficult to lose weight and control my diabetes at the
same time
 I avoid checking my blood sugar when I feel like it is out of range
 I make myself vomit
 I try to keep my blood sugar high so that I will lose weight
 I try to eat to the point of spilling ketones in my urine
 I feel fat when I take all of my insulin
 Other people tell me to take better care of my diabetes
 After I overeat, I skip my next insulin dose
 I feel that my eating is out of control
 I alternate between eating very little and eating huge amounts
 I would rather be thin than to have good control of my diabetes
Outil fiable de dépistage
 Excellente cohérence interne
 Bonne validité de construction
(corrélé avec HbA1C, âge, qualité de vie, fardeau
du diabète, émotions liées à la glycémie, conflits
familiaux liés au diabète, etc)
 Bonne validité externe
( corrélé avec impression du clinicien concernant
restriction/omission d’insuline)
10. J C Markowitz et Al Diabetes Care 2010
DISTURBED EATING BEHAVIOR AND
OMISSION OF INSULIN IN
ADOLESCENTS
RECEIVING INTENSIFIED INSULIN
TREATMENT
WISTING ET AL DIABETES CARE NOVEMBRE 2013
 Évaluation de la prévalence des comportements
alimentaires perturbés et omission d’insuline
 Population: adolescents (11 à 19 ans) avec
diabète T1 En Norvège
 710 participants ont participé (questionnaires et
évaluation poids et HbA1C)
Résultats
Wisting et al 2013
 27,7 % des filles et 9 % des garçons selon le DEPS-R
compatible avec des comportements alimentaires perturbés
Associé à:
•Être plus âgé ( pire 17-19 ans)
•IMC plus élevé ( pire si obésité)
•HbA1C plus élevée ( 9,2% vs 8,4%)
 26% des filles ont admis omettre insuline en raison d’avoir
trop mangé ( 4,5% des garçons)
Restriction d’insuline associée à:
•Être plus âgé
•HbA1C plus élevée ( 9,0% vs 8,3%)
•Score plus élevé au DEPS-R ou autre questionnaire de trouble
alimentaire
Prévention
 Encourager estime de soi basée sur attributs non
liés au poids/nourriture
Mesures À Prendre
 Dépistage systématique
 Haute suspicion clinique avec seuil pour référer
bas
 Diagnostique clinique par entrevue par un
psychiatre
PRISE EN CHARGE5
 Flexibilité dans la prise en charge du diabète
( être trop strict pourrait ↑ binge)
 Intervention familiale
 Hospitalisation si anomalie métabolique sévère
ou si critère psychiatrique
 Psychothérapie de groupe et/ou individuelle
5. Rodin GM , Daneman D et Al 1992
Thérapie cognitivo-comportementale
 Monitorage: poids, insuline, hypoglycémie,
HbA1C
 Monitorage des émotions et comportements
alimentaires
 Plan alimentaire
 Enseignement
 Restructuration cognitive: modifier croyances
erronées sur le poids et l’image corporelle et
modifier comportements néfastes pour le diabète
5. Rodin GM , Daneman D et Al 1992
En résumé
 Haute prévalence de troubles alimentaires chez
patients avec diabète t1
 Présentation atypique, à suspecter chez patients avec
mauvais contrôle, fluctuation du poids, mauvaise
compliance
 Omission d’insuline est un moyen fréquemment
utilisé pour contrôler le poids
 Ces troubles alimentaires, même subcliniques,
engendrent un mauvais contrôle et un risque accru de
complications
 Une suspicion élevée est nécessaire pour identifier les
patients souffrant d’un trouble alimentaire
 Une évaluation par un équipe spécialisée en
psychiatrie et diabète est nécessaire pour le
diagnostic et la prise en charge
Références
1. Hudson JI et Al. The prevalence and correlates of eating disorders in the National Comorbidity
Survey Replication. Biol Psychiatry. 2007;61(3):348.
2. Wisting, L. et Al. Disturbed Eating Behavior and Omission of Insulin in Adolescents Receiving
Intensified Insulin Treatment. Diabetes Care 36:3382–3387, 2013.
3. Colton 2007
4. Up to Date Eating disorders: Epidemiology, pathogenesis, clinical features, and course of illness
5. Rodin GM, Daneman D: Eating disorders and IDDM: a problematic association. Diabetes Care
15:1402-1412, 1992
6. Nielsen S. Eur Eat Disord Rev 2002Eating disorders in females with type 1 diabetes: An update
of a metaanalysis. Eur Eat Disord Rev 2002;10: 241–254
7. Svensson, M., Engström, I. and Åman, J. (2003), Higher drive for thinness in adolescent males
with insulin-dependent diabetes mellitus compared with healthy controls. Acta Paediatrica,
92: 114–117.
8. Rydall AC, Daneman D et Al : Disordered eating behavior and microvascular complications in
young women with insulin-dependent diabetes mellitus. N Engl J Med 336:1849–1854, 1997
9. Peveler RC, Bryden KS, Neil HA, et al. The relationship of disordered eating habits and
attitudes to clinical outcomes in young adult females with type 1 diabetes. Diabetes Care
2005;28:84–88
10. J Markowitz et Al. Brief Screening Tool for Disordered Eating in Diabetes. Diabetes Care
33:495–500, 2010
11. Marcus MD, Wing RR: Eating disorders and diabetes. In: Neuropsychological and Behavioral
Aspects of Diabetes. Holmes CS, Ed. New York, Springer-Verlag,1990, p. 102-21
12. Steel JM et Al. Changes in eating attitudes during the first year of treatment for diabetes.
J Psychosom Res. 1990;34(3):313-8.
13. Olmsted MP et al. Prediction of the Onset of Disturbed Eating Behavior in Adolescent Girls
With Type 1 Diabetes. Diabetes Care 31:1978–1982, 2008

Troubles alimentaires et diabète

  • 1.
    Troubles Alimentaires et Diabètetype 1 Jessica Moramarco, résidente en pédiatrie Section Diabète CHU Ste-Justine Montréal, Canada Décembre 2013
  • 2.
    Éventail des troublesalimentaires  Anorexie nerveuse  Boulimie  Trouble du comportement alimentaire non spécifié  Trouble du comportement alimentaire subclinique
  • 3.
    Prévalence des troublesalimentaires – population générale  Prévalence à vie de trouble alimentaire: Femmes Hommes Anorexie nerveuse 0,9 % 0,3 % Boulimie 1,5 % 0,5 % Tr alimentaire avec hyperphagie 3,5 % 2,0 % 1. Hudson JI et Al. 2007
  • 4.
    Patients avec DbT1 plus à risque de trouble alimentaire  Prévalence des troubles alimentaires varie selon les études entre 10 et 49%2  Dans la majorité des cas le diabète survient en 1er 11 2. Wisting, L. et Al. 2013 11. Marcus MD et Al 1990
  • 5.
    QUEL TYPE DETROUBLE ALIMENTAIRE?  Selon Colton 2007 (cohorte de 98 ptes suivies 5 ans)3  13,3% de trouble du comportement alimentaire diagnostiqué  43,9% de restreinte alimentaire active  6,1% d’épisodes d’hyperphagie  3,1% de vomissements auto-induits  25,5% d’exercice intense dans le but de perdre du poids  3,1% d’omission d’insuline  Anorexie nerveuse classique plus rare  Moins d’usage de laxatifs, moins de vomissements provoqués
  • 6.
    POURQUOI?  Facteurs derisque de développer un trouble alimentaire: - Atcd de diète(s) - Personnalité anxieuse ou perfectionniste - Atcd familial de trouble alimentaire - Pression sociale, activités sportives et artistiques encourageant minceur - Détresse familiale - etc 4. Up to Date Eating disorders: Epidemiology, pathogenesis, clinical features, and course of illness
  • 7.
    Pourquoi les patientsavec DB t1 sont plus à risque?  Environnement facilitateur: • Diète contrôlée (quantité de sucre, horaire….) • Préoccupation de la nourriture et de l’effet sur la santé • Attention au poids • Stress personnel et familial par le diabète • Surveillance des parents de la diète • Relation parents-enfant avec défis supplémentaires  Moyen disponible pour perde du poids
  • 8.
    Rôle probable dela fluctuation du poids entourant diagnostic du diabète  Perte de poids précédent le diagnostic de diabète perçue comme étant désirable  Reprise de poids avec début du traitement mécontentement image corporelle négative  Possible développement de comportements alimentaires malsains pour contrôler le poids chez individu susceptible 5. Rodin GM et Daneman D. Diabetes care 1992
  • 9.
    STEEL JM ETAL 1990 CHANGES IN EATING ATTITUDES DURING THE FIRST YEAR OF TREATMENT FOR DIABETES Questionnaires passés peu après dx diabète et 12 mois après: -Prise de 6,9kg/ 8,6kg -↑ score questionnaire EAT -↑ score de d'insatisfaction corporelle -↑ score de désir de minceur
  • 10.
    Plus haute prévalencede troubles du comportement alimentaire chez patientes avec diabète type 1  3X + de boulimie  2X + de TCA non spécifiés  2X + de TCA subcliniques 6. Nielsen S. Eur Eat Disord Rev 2002
  • 11.
    Les garçons seraientaussi plus à risque  Les garçons avec diabète type 1 accordent plus d’importance/ sont plus poussés vers la minceur en comparaison avec des garçons du même âge7  1 garçon pour 20 filles dans une série de patients diabétique t1 avec TCA diagnostiqué11 7. Svensson, M. et Al 2003 Higher drive for thinness in adolescent males with IDDM (…) Acta Paediatrica
  • 12.
    Impacts sur lasanté  Troubles alimentaires associés à  Moins bonne HbA1C 11,1% vs 8,6% (highly vs non disordered eating)  Incidence de rétinopathie plus élevée à 4ans 43% vs 24% (highly vs non disordered eating)  Développement de plusieurs complications du diabète  Admissions à l’hôpital pour acidocétose 8. Rydall AC et Al N Engl J Med 1997 9. Peveler RC et Al Diabetes Care 2005
  • 13.
    Prédicteurs du développementde tr. alimentaires chez pts avec db t113 Olmsted MP et al. 2008  Percentile IMC élevé  Soucis du poids et image corporelle  Idées dépressives  Estime de soi basée sur apparence  Estime de soi globale plus basse
  • 14.
    Modes de présentation5 Mauvais contrôle métabolique  Mauvais compliance (gluco, insuline, diète, prises de sang, RV, etc…)  Épisode d’acidocétose ou hypoglycémie  Fluctuation du poids
  • 15.
    IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC Détresse du patient  Même trouble alimentaire subclinique (du point de vue psychiatrique) peut avoir des conséquences sur le contrôle métabolique
  • 16.
    Comment identifier lespatients diabétiques avec trouble alimentaire?  Méthodes traditionnelles d’évaluation des troubles alimentaires ne sont pas appropriées aux patients avec diabète type 1  Sur diagnostiquer: Exemple critères Eating attitudes test (EAT): - Particularly avoid foods with high carbohydrate content - Avoid foods with sugar in them - Feel that food controls my life - Display self-control around food - Give too much time and thought to food - Feel uncomfortable after eating sweets  Sous diagnostiquer: omission insuline
  • 17.
    THE DIABETES EATINGPROBLEM SURVEY- REVISED (DEPS-R)  1er outil DEPS développé chez les adultes et avant l’ère de l’insulinothérapie intensive  DEPS-Révisé établi et validé en pédiatrie en 2010 par l’équipe du Joslin Diabetes Center à Boston  Questionnaire de 16 items ( < 10 min) 0 à 6 pts par item Disturbed eating behavior si ≥ 20 pts 10. J C Markowitz et Al Diabetes Care 2010
  • 18.
    THE DIABETES EATINGPROBLEM SURVEY- REVISED (DEPS-R)10  Losing weight is an important goal to me  I skip meals and/or snacks  Other people have told me that my eating is out of control  When I overeat, I don’t take enough insulin to cover the food  I eat more when I am alone than when I am with others  I feel that it’s difficult to lose weight and control my diabetes at the same time  I avoid checking my blood sugar when I feel like it is out of range  I make myself vomit  I try to keep my blood sugar high so that I will lose weight  I try to eat to the point of spilling ketones in my urine  I feel fat when I take all of my insulin  Other people tell me to take better care of my diabetes  After I overeat, I skip my next insulin dose  I feel that my eating is out of control  I alternate between eating very little and eating huge amounts  I would rather be thin than to have good control of my diabetes
  • 19.
    Outil fiable dedépistage  Excellente cohérence interne  Bonne validité de construction (corrélé avec HbA1C, âge, qualité de vie, fardeau du diabète, émotions liées à la glycémie, conflits familiaux liés au diabète, etc)  Bonne validité externe ( corrélé avec impression du clinicien concernant restriction/omission d’insuline) 10. J C Markowitz et Al Diabetes Care 2010
  • 20.
    DISTURBED EATING BEHAVIORAND OMISSION OF INSULIN IN ADOLESCENTS RECEIVING INTENSIFIED INSULIN TREATMENT WISTING ET AL DIABETES CARE NOVEMBRE 2013  Évaluation de la prévalence des comportements alimentaires perturbés et omission d’insuline  Population: adolescents (11 à 19 ans) avec diabète T1 En Norvège  710 participants ont participé (questionnaires et évaluation poids et HbA1C)
  • 21.
    Résultats Wisting et al2013  27,7 % des filles et 9 % des garçons selon le DEPS-R compatible avec des comportements alimentaires perturbés Associé à: •Être plus âgé ( pire 17-19 ans) •IMC plus élevé ( pire si obésité) •HbA1C plus élevée ( 9,2% vs 8,4%)  26% des filles ont admis omettre insuline en raison d’avoir trop mangé ( 4,5% des garçons) Restriction d’insuline associée à: •Être plus âgé •HbA1C plus élevée ( 9,0% vs 8,3%) •Score plus élevé au DEPS-R ou autre questionnaire de trouble alimentaire
  • 22.
    Prévention  Encourager estimede soi basée sur attributs non liés au poids/nourriture
  • 23.
    Mesures À Prendre Dépistage systématique  Haute suspicion clinique avec seuil pour référer bas  Diagnostique clinique par entrevue par un psychiatre
  • 24.
    PRISE EN CHARGE5 Flexibilité dans la prise en charge du diabète ( être trop strict pourrait ↑ binge)  Intervention familiale  Hospitalisation si anomalie métabolique sévère ou si critère psychiatrique  Psychothérapie de groupe et/ou individuelle 5. Rodin GM , Daneman D et Al 1992
  • 25.
    Thérapie cognitivo-comportementale  Monitorage:poids, insuline, hypoglycémie, HbA1C  Monitorage des émotions et comportements alimentaires  Plan alimentaire  Enseignement  Restructuration cognitive: modifier croyances erronées sur le poids et l’image corporelle et modifier comportements néfastes pour le diabète 5. Rodin GM , Daneman D et Al 1992
  • 26.
    En résumé  Hauteprévalence de troubles alimentaires chez patients avec diabète t1  Présentation atypique, à suspecter chez patients avec mauvais contrôle, fluctuation du poids, mauvaise compliance  Omission d’insuline est un moyen fréquemment utilisé pour contrôler le poids  Ces troubles alimentaires, même subcliniques, engendrent un mauvais contrôle et un risque accru de complications  Une suspicion élevée est nécessaire pour identifier les patients souffrant d’un trouble alimentaire  Une évaluation par un équipe spécialisée en psychiatrie et diabète est nécessaire pour le diagnostic et la prise en charge
  • 27.
    Références 1. Hudson JIet Al. The prevalence and correlates of eating disorders in the National Comorbidity Survey Replication. Biol Psychiatry. 2007;61(3):348. 2. Wisting, L. et Al. Disturbed Eating Behavior and Omission of Insulin in Adolescents Receiving Intensified Insulin Treatment. Diabetes Care 36:3382–3387, 2013. 3. Colton 2007 4. Up to Date Eating disorders: Epidemiology, pathogenesis, clinical features, and course of illness 5. Rodin GM, Daneman D: Eating disorders and IDDM: a problematic association. Diabetes Care 15:1402-1412, 1992 6. Nielsen S. Eur Eat Disord Rev 2002Eating disorders in females with type 1 diabetes: An update of a metaanalysis. Eur Eat Disord Rev 2002;10: 241–254 7. Svensson, M., Engström, I. and Åman, J. (2003), Higher drive for thinness in adolescent males with insulin-dependent diabetes mellitus compared with healthy controls. Acta Paediatrica, 92: 114–117. 8. Rydall AC, Daneman D et Al : Disordered eating behavior and microvascular complications in young women with insulin-dependent diabetes mellitus. N Engl J Med 336:1849–1854, 1997 9. Peveler RC, Bryden KS, Neil HA, et al. The relationship of disordered eating habits and attitudes to clinical outcomes in young adult females with type 1 diabetes. Diabetes Care 2005;28:84–88 10. J Markowitz et Al. Brief Screening Tool for Disordered Eating in Diabetes. Diabetes Care 33:495–500, 2010 11. Marcus MD, Wing RR: Eating disorders and diabetes. In: Neuropsychological and Behavioral Aspects of Diabetes. Holmes CS, Ed. New York, Springer-Verlag,1990, p. 102-21 12. Steel JM et Al. Changes in eating attitudes during the first year of treatment for diabetes. J Psychosom Res. 1990;34(3):313-8. 13. Olmsted MP et al. Prediction of the Onset of Disturbed Eating Behavior in Adolescent Girls With Type 1 Diabetes. Diabetes Care 31:1978–1982, 2008

Notes de l'éditeur

  • #18 Internal consistency: It measures whether several items that propose to measure the same general construct produce similar scores Construct validity : the degree to which a test measures what it claims, or purports, to be measuring