REX_Collaboratif Info_Zinc

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REX_Collaboratif Info_Zinc

  1. 1. C 'est une démarche qui a été apprenante. Au démarrage, il n'y avait aucune certitude. Seule­ ment la conviction que l'intelli­ gence collective pouvait être un levier de performance et d'inno­ vation, qu'il fallait casser les silos pour réfléchir différemment », se souvient Corinne Werner. Le Zinc, tel est le nom de la démarche de créativité que cette membre du département Inno­ vation de la Française des Jeux a eu l'opportunité de lancer. Zinc, pour Zone d'innovation et de créativité. Mais aussi en référence au zinc des bars, pour évoquer un endroit lié tant au partage et à la convivialité qu'au métier, puisque c'est notam­ ment dans les bars­tabac que les jeux sont proposés. Initiée voilà trois ans, dans un contexte d'ouverture du marché des jeux en ligne, un changement dans l'univers concurrentiel qui imposait de travailler différemment en interne, la démarche marquait aussi la volonté de prendre la main sur une dimension jusque­là déléguée à des prestataires. « Nous avions la conviction qu'il serait plus riche d'animer nos ateliers de créativité nous­mêmes, raconte Corinne Werner. Par notre connaissance de l'entreprise, nous serions en mesure de comprendre rapidement les problématiques et les attentes des clients internes et de faire, entre des sujets, des connexions qu’un prestataire ne ferait jamais. De plus, internaliser la démarche permettrait de limiter les coûts et les délais. » Avant toute chose, la respon­ sable innovation se formera donc à l'animation d'ateliers de créativité et à la facilitation. Une formation suivie auprès d'Emulsion Créative, société spécialisée dans le mana­ gement de projet par la créativité, qui contribuera aussi à formaliser les premiers ingrédients de la démarche Zinc. La Française des Jeux plus agile grâce à la créativité de tous Décloisonner l'entreprise et favoriser l'émergence d'idées et solutions innovantes à travers le dialogue entre les métiers, grâce à la créativité de chaque collaborateur, qu'il soit expert ou novice : c'est ce que permet depuis trois ans la démarche collaborative le Zinc, une démarche originale lancée par le département innovation de la Française des Jeux. Un pari réussi sur l'intelligence collective, devenu une pièce essentielle de la politique de motivation et de mobilisation des collaborateurs, au cœur de la transformation engagée par l'entreprise. Enquête réalisée par Stéphane Moracchini ►►► 1 « La réussite de ce type de démarche passe davantage par les qualités humaines et la pratique régulière que par les techniques de créativité. » Corinne Werner, responsable innovation www.collaboratif­info.fr © 2013 ­ Collaboratif­info ­ Tous droits réservés ­ www.collaboratif­info.fr
  2. 2. Bien que destinée à renforcer la capacité d'innovation des métiers de la Française des Jeux, c'est sur le bien­être au travail que la démarche fera ses premiers pas, en accompagnant la DRH qui planchait sur ce thème et avait constitué un observatoire composé d'un groupe de 12 collaborateurs de tous les secteurs de l'entreprise. Une démarche déployée en faisant la preuve de son efficacité Avec ces derniers, sera organisé un atelier visant à trouver des idées pour améliorer le bien­être selon trois axes, les relations mana­ gériales, les locaux et les liens entre collaborateurs. Au total, 81 idées seront produites en l'espace d'une une demi­journée, avec pour cha­ cune une vision opérationnelle indiquant le nombre de colla­ borateurs impactés et les difficultés à la réaliser, afin de faciliter le tri et la sélection. « Les résultats de ce premier atelier ont dépassé les espérances, indique la responsable innovation. Ils ont notamment débouché, dans les mois qui ont suivi, sur un important projet de réorga­ nisation de l'ensemble des sites de la Française des Jeux. ». Surtout, en faisant ses premières preuves, le Zinc a bénéficié de la promotion faite par son premier client interne, ce qui déclenchera un effet boule de neige. En 2011, c'est sur le point de vente du futur que la démarche aidera à innover. Puis, en 2012, elle montera en puissance dans le cadre d'un projet stratégique sur la numérisation du point de vente. Celui­ci conduira, d'ailleurs, à industrialiser la démarche afin qu'elle puisse répondre à des demandes plus fortes. A ►►► ►►► 2 La Française des Jeux plus agile grâce à la créativité de tous Lancée en mode Test & Learn, le Zinc a évolué au fur et à mesure, en fonction de ses résultats. Ses outils, notamment, se sont diversifiés. Sa philosophie, elle, est restée la même : coller aux besoins opérationnels des métiers afin que les idées se transforment en implantation. 1/ La clarification du problème • « Le management de la créativité est d'abord un management du questionnement, alors que le réflexe est souvent de chercher la solution avant d'être certain de bien avoir cadré le problème », remarque Corinne Werner. Cette clarification de la problèmatique, qui s'effectue avec le client interne, est ainsi la première étape de la démarche Zinc. • Elle évite de se tromper et d'aboutir à un résultat inutile, même si ce dernier est en soi un super­livrable. Et elle empêche, du même coup, que les personnes qui ont donné de leur temps, se sont impliquées, se démobilisent faute de voir leur travail déboucher. • Clarifier le problème, c'est aussi donner du sens, afin que les participants arrivent à se projeter, en comprenant l'utilité de la démarche, sa finalité, la stratégie en jeu. • Enfin, cette première étape doit définir le niveau de livrable attendu, depuis la simple collecte d'idées jusqu'au simulateur. 2/ Les participants • Tous les collaborateurs peuvent participer aux ateliers de créativité. Mais le principe de participation est lui aussi variable, selon les besoins ou le contexte. Ainsi, lorsque des compétences particulières sont nécessaires, elles sont sollicitées. Dans d'autres cas, un appel à candidature peut être lancé, pour trouver des personnes intéressées par un sujet. Parfois, les groupes de travail sont au contraire déjà constitués. 3/ Les ateliers • Leur format est variable, en termes de durée, qui va d'une demi­journée à trois jours, comme de techniques utilisées. En fonction du sujet, l'atelier peut par exemple partir de zéro ou d'un mur d'inspiration. Certains ateliers jouent le décalage, à l'instar des pique­niques créatifs réalisés pour la Fondation d’entreprise de la Française des Jeux entre midi et deux. • Pour faciliter l'appropriation des sujets par les métiers, des ateliers de préparation peuvent être réalisés avec des experts pour sélectionner la matière de départ. Puis, se tiennent les ateliers d'idéation avec des novices, qui vont apporter de nouvelles idées. Enfin, de nouveaux ateliers s’appuyant sur les experts servent à trier les idées et décider celles que l'on va essayer d'incuber et d’implémenter. • En fonction des participants, différentes actions sont menées. Si les collaborateurs ne se connaissent pas, une phase initiale consiste à créer du lien, pour que tous se sentent à l'aise, que la confiance s'installe. Des conditions indispensables à l'envie de participer. Dans d'autres cas, il peut être nécessaire de décadrer, d'emmener les participants sur des territoires qu'ils ne connaissent pas, par exemple pour découvrir des thématiques, sur lesquelles ils pourront ensuite appliquer leur expertise. 4/ Les livrables • Depuis le début de la démarche, les livrables ont évolué. Des comptes­ rendus au format Powerpoint, avec un contenu pointu, une synthèse des idées et quelques photos, l'on est passé à des réalisations facilitant la visualisation de la pensée : storyboards, dessins pouvant être réalisés par un illustrateur, ou encore petits films où les participants d'un groupe mettent en scène un usage possible. Une façon d'éviter les erreurs d'interprétation du concept imaginé. Des réflexions sont par ailleurs en cours afin de s'appuyer sur le principe du FabLab pour prototyper de manière rapide. Quatre points clés de la démarche Zinc © 2013 ­ Collaboratif­info ­ Tous droits réservés ­ www.collaboratif­info.fr
  3. 3. travers une trentaine d'ateliers, ce sont 70 collaborateurs qui seront impliqués dans un délai très court de 3 mois. « Aujourd'hui, le Zinc accom­ pagne tous les métiers : digital, marketing, DSI, ressources humaines, communication et développement durable, etc. Et plus de 300 collaborateurs ont contribué à des ateliers », se réjouit Corinne Werner. Une vision renouvelée de l'entreprise et de l'innovation Outre d'être due à la preuve de son efficacité et au bouche­à­oreille qui en a découlé, la réussite de la démarche tient aussi à la satis­ faction apportée aux participants. Beaucoup ont ainsi découvert, grâce à elle, qu'ils pouvaient être créatifs, y compris sur des domaines qui ne sont pas leur spécialité. Et, inversement, elle leur a appris des techniques de créativité qu'ils peuvent utiliser aussi lorsqu'ils butent sur un problème. Grâce à la transversalité de la démarche, les collaborateurs découvrent également d'autres domaines que le leurs, une connaissance qui peut contribuer à améliorer leur propre performance. « Beaucoup de liens informels se créent, précise la responsable innovation. Cela génère de l'empathie : les collaborateurs acquièrent une compréhension des problèmes rencontrés par leurs collègues, ce qui modifie leur perception des choses. » Enfin, le succès du Zinc repose également sur la possibilité pour les collaborateurs d'avoir du temps libéré pour participer, même si cette participation concerne des problématiques hors de leurs objectifs métiers. Un acquis désormais, notamment fruit de la reconnaissance de la valeur ajoutée de la démarche par les managers. Sur le plan de l'innovation, au­ delà de sortir des processus en place en misant sur l'intelligence collective, la démarche a aussi contribué à casser certains dogmes, tel celui du processus parfait. A l'opposé de la tendance classique à vouloir rechercher le résultat parfait, quel que soit le temps que cela peut prendre, le principe du Zinc est en effet de faire peut­être moins parfait, mais de manière plus fréquente. Quant aux échecs, loin d'être considérés comme graves, ils sont au contraire l'occasion d'apprendre. ►►► 3 ►►► Mathilde Chaise, Chargée d'acquisition sur l'offre digitale « J'ai déjà participé à cinq ateliers, après avoir été sollicitée. A chaque fois, il s'agissait de sujets transverses. Les ateliers sont composés de manière à rassembler des personnes aux compétences diffé­ rentes, ce qui crée de l'émulation. C'est aussi l'occasion de rencontrer des personnes avec lesquelles nous n'aurions pas l'occasion d'échanger ou de travailler, et d'avoir une vision de leur point de vue métier. Nous voyons donc les problématiques sous un autre angle, c'est intéressant. » « Se libérer pour participer à des ateliers de créativité se fait sans difficulté car ils sont anticipés, ce qui permet de s'organiser en consé­ quence. Surtout, c'est une démarche reconnue au sein de l'entreprise. L'on sait que c'est bénéfique pour l'ensemble des projets. Tout le monde fait donc en sorte que les collaborateurs puissent se rendre disponibles. Mais c'est de toute façon une activité à côté de notre fonction, très ponctuelle, qui arrive 2­3 fois par an. » « La démarche Zinc nous remet dans une dynamique plus innovante au quotidien. Nous prenons connaissance des problématiques des uns et des autres, et nous nous sentons davantage impliqués dans le projet auquel nous contribuons, même si nous ne sommes pas liés directement à lui. Avoir participé à l'élaboration de solutions et avoir un suivi de l'ensemble du projet (des résultats des différents ateliers jusqu'à la mise en place) crée de l'attachement par rapport au projet. C'est nettement plus stimulant que proposer des idées et ne plus avoir de nouvelles. » « Zinc est une méthode beaucoup plus aboutie que le brainstorming. Au sein de ma direction, nous recourons souvent au brainstorming pour trouver des idées ou des solutions. Mais la démarche Zinc permet de faire ressortir bien davantage de choses qu'un simple brainstorming d'équipe. Il est d'ailleurs question de faciliter l'usage de la méthode du Zinc au sein de chaque direction et de former des personnes en conséquence. S'il y a un appel à candidature, j'y postulerai volontiers, car c'est une chose qui m'intéresserait beaucoup. » « Je ne connaissais pas ce type de démarche de créativité, mais je suis tout de suite rentrée dans le jeu. C'est motivant car cela change du quotidien. Nous sommes dans le cadre du travail, mais dans un autre lieu, et les méthodes sont hyper­ludiques. C'est entre le jeu et le travail, ce qui est rare. De plus, cela modifie les rapports entre les personnes et crée du lien. Avec des personnes que nous côtoyons comme avec celles d'autres sites de l'entreprise. C'est très positif. » Paroles de participante... La Française des Jeux plus agile grâce à la créativité de tous © 2013 ­ Collaboratif­info ­ Tous droits réservés ­ www.collaboratif­info.fr
  4. 4. Autre intérêt reconnu de la démarche, elle met tout le monde autour de la table afin d'aboutir à des solutions partagées et appropriées. « Une bonne idée imposée est une très mauvaise idée, reprend la responsable innovation. Mieux vaut une moins bonne idée mais qu'elle soit partagée par tout le monde, car les personnes seront alors prêtes à aider à sa mise en œuvre. » Dernière difficulté à surmonter, réussir à s'engager individuelle­ ment au service de la collectivité, à être partie prenante de l'édifice sans se soucier de la brique appor­ tée par chacun. « C'est le plus difficile à lâcher, admet Corinne Werner. Ne pas être propriétaire de l'idée que l'on apporte. Je dis souvent : ne tombez pas amoureux de votre idée ! » Former pour diffuser en profondeur la démarche Ce message, elle le diffuse d'ailleurs depuis mai dans le cadre du module de formation qu'elle dispense aujourd'hui en colla­ boration avec Véronique Bonnet, la dirigeante d’Emulsion Créative, dans le cadre de l'université des talents développée par la DRH. Un module intitulé « Le meilleur levier créatif, c'est vous ». L'objectif est, à terme, de former des facilitateurs animateurs internes pour faire face à la demande croissante des métiers de recourir au Zinc. Grâce à ce module, durant une journée, les collaborateurs apprennent comment fonctionne la démarche de créativité. Ils abordent toutes les questions : la divergence­convergence, comment sortir du mode de pensée habituel pour se décaler, apprendre à demander de l'aide à son voisin de table lorsqu'on bloque même s'il n'est pas expert du sujet, un œil de candide pouvant trouver des solutions, voire remettre en cause une manière de procéder... « La réussite de ce type de démarche passe davantage par les qualités humaines et par la pratique régulière que par les techniques de créativité que l'on apprend, souligne Corinne Werner. Nous formons donc égale­ ►►► ►►► 4 Pierre­Marie Argouarc'h, Directeur des ressources humaines de la Française des Jeux « La démarche Zinc s'inscrit dans une politique globale, initiée depuis trois ans, qui vise à décloisonner l'entreprise et mise sur le travail collaboratif. La dernière illustration de cette politique est le lancement, il y a deux mois, de notre réseau social d'entreprise, FDJ+, qui est un autre outil pour que s'exprime l'intelligence collective. » « Cette dimension collaborative était déjà présente, au niveau des ressources humaines, dans notre Observatoire du bien­être au travail, créé voici trois ans. Composé de collaborateurs, il vise à capter les idées de tous pour améliorer le bien­être au travail. Il a d'ailleurs reçu, en 2012, le Prix de l'initiative RH notamment pour cet aspect collaboratif et collectif. Autre exemple, le projet de redéploiement des équipes des différents sites de la Française des Jeux, Campus, qui s'est fait en mode participatif, les collaborateurs allant jusqu'à co­construire les espaces cafétérias. Le Zinc était d'ailleurs au carrefour de toutes ces démarches. » « L'une des missions de la DRH étant de mobiliser et motiver les collaborateurs, nous travaillons en très bonne intelligence avec le dépar­ tement innovation, qui a mis en avant le travail collaboratif. Celui­ci est, pour moi, la forme de mobilisation des collaborateurs la plus forte. Il permet à ces derniers d'adhérer et d'aller plus loin. Alors que si vous cherchez à imposer vos idées, qu'ils soient d'accord ou pas, ils agissent contraints et forcés. » « Nous comptons d'ailleurs nous appuyer sur l'expertise du Zinc dans le cadre d'un module de formation sur l'accompagnement au changement que nous lancerons en 2014, à destination des 200 managers de la Française des Jeux. Nous avons en effet la chance, à la DRH, d'avoir un département accompagnement au changement, ce qui est assez novateur. Sa vocation est d'aider les directions et les managers dans tous les changements qu'ils ont à porter. L'idée serait que la pilote de Zinc, Corinne Werner, intervienne au cours de cette formation, sur le thème du travail collaboratif et de l'intelligence collective, pour diffuser ce savoir­ faire. Il est diffusé auprès directeurs, mais nous souhaitons toucher tous les managers. » « Beaucoup d'opérationnels sont déjà demandeurs d'acquérir ce savoir­faire, afin de bien faire travailler ensemble des collaborateurs issus de directions différentes, de décloisonner l'entreprise. Mais lorsque je pense au Zinc, c'est aussi la phrase du philosophe américain Emerson qui me vient : nos meilleures idées viennent des autres. C'est tout l'esprit du Zinc. Un des premiers ateliers mené par le Zinc était avec les membres de l'Observatoire du bien­être au travail. Il a permis de leur montrer que personne n'avait l'idée géniale, mais que, en travaillant et débattant ensemble en mode collaboratif, les idées rebondissaient les unes sur les autres pour aboutir à un résultat intéressant. C'était assez puissant. » Le point de vue de... La Française des Jeux plus agile grâce à la créativité de tous © 2013 ­ Collaboratif­info ­ Tous droits réservés ­ www.collaboratif­info.fr
  5. 5. ment à adopter la bonne posture : être à l'écoute, dans la bienveillance, capable de connecter les choses et les gens entre eux, capable de douter aussi. » Dans le courant de ce mois de novembre, un deuxième module va être lancé, d'une durée de deux jours. Les apprenants ayant suivi le premier module seront amenés à animer de manière créative un atelier consacré à la résolution d'un problème simple ou à une recherche de solutions, dans le cadre de la demande faite par leur métier ou un autre. Et, en 2014, l’ambition est de concevoir un troisième module, portant sur la facilitation. « Au­ jourd'hui, l'enjeu est de former des personnes que l'on puisse solliciter en fonction des besoins. A terme, l'idée serait d'avoir un pool de facilitateurs experts, dont certains pourraient être amenés, en plus de leur métier, à intervenir sur des réflexions stratégiques ou inno­ vantes, avec un accompagnement sur plusieurs ateliers», précise la responsable innovation. De nouveaux terrains à explorer Dans l'immédiat, cette dernière va profiter du récent lancement de FDJ+, le réseau social interne de la Française des Jeux, pour y consti­ tuer une communauté destinée aux personnes formées à l'animation, afin qu'elles puissent partager leurs expériences en la matière et s'enri­ chir mutuellement. Cette commu­ nauté sera complétée d'une boîte à outil sur l'animation créative. Côté innovation, les chantiers en cours sont nombreux. Parmi les derniers menés, le Zinc a aidé la DSI et le marketing à concevoir une nouvelle démarche, dénommée FastLabs, qui permet de développer l’agilité. Sur le terrain de l'innovation collaborative, des ateliers sont par ailleurs menés avec d'autres entreprises, en mode Open Innovation, avec des défis croisés. « C'est une démarche très riche, remarque Corinne Werner. Chaque entreprise propose un défi et nous essayons ensemble de trouver des réponses innovantes. » Quant à la démarche Zinc, au­ delà de son succès interne, ou même de la reconnaissance externe de son caractère innovant, puisqu'elle figurait parmi les finalistes de l'édition 2013 des Trophées du management de l'innovation organisés, entre autres, par le cabinet BearingPoint, il lui reste d'autres territoires à explorer. « Nous réfléchissons à la façon dont nous pouvons intégrer les distributeurs, les fournisseurs ou encore les joueurs », confirme Corinne Werner. De quoi aller plus loin dans l'intelligence collective, après avoir déjà contribué à décloisonner les métiers de l'entreprise. ►►► 5 © 2013 ­ Collaboratif­info ­ Tous droits réservés ­ www.collaboratif­info.fr I La Française des Jeux plus agile grâce à la créativité de tous

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