2ème séminaire-psychopatho-tcc-14.01.10

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psychopathology

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  • Processus primaires : l’énergie psychique s’écoule librement dans le but d’une décharge la plus rapide possible par les voies les plus courtes. Ces processus sont inconscients, et déterminés par le principe de plaisir. Leur but est la recherche de satisfaction.
    Processus secondaires : ils sont conscients et déterminées par le principe de réalité. On utilise alors des voies détournées pour satisfaire son désir.
  • Un renforcement va être positif lorsqu’il amène à consommer le produit pour en obtenir les effets positifs (plaisir, euphorie…)
    Un renforcement va être négatif lorsqu’il amène à consommer le produit pour éviter des effets négatifs ou une souffrance (douleur morale, anxiété, signes de sevrage…)
    On parle d’aversion ou de punition lorsque la présentation du stimulus aversif fait décroître l’intensité et la fréquence du comportement qui le précède. Par exemple, l’association éthanol-disulfiram vise à diminuer ou éliminer le comportement-problème, c’est à dire la consommation d’alcool.
  • C’est un apprentissage par observation ou modelage, c’est à dire que les comportements sont acquis par imitation de modèle, et sont fonction des attentes anticipées et pas seulement des conséquences directes. Ce type d’apprentissage est moins coûteux et plus rapide que l’apprentissage par essais / erreurs.
    On parle de modèle médiationnel, avec des interactions continues entre des déterminants cognitifs, comportementaux et environnementaux.
    L’attente d’efficacité et l’attente de résultats sont des processus de changement.
    Attente d’efficacité : conviction qu’a le sujet qu’il peut effectuer avec succès le comportement demandé de façon à produire le résultat attendu.
    Attente de résultat : évaluation faite par le sujet qu’un comportement donné déterminera un certain résultat.
    L’expérience vicariante : « s ’il y arrive, pourquoi pas moi ? »
    - Observer un modèle et vaincre ses comportements d’inhibition augmente les tentatives de maîtrise.
    - A l’inverse, choisir un modèle trop parfait diminue les attente de maîtrise.
    - Avoir plusieurs modèles avec des caractéristiques différentes est plus efficace qu’un seul, car l’identification sera plus aisée.
  • Le modelage est fortement impliqué dans le développement des conduites addictives à l’adolescence. L’observation des pairs, consommateurs de substance, avec lesquels ils sont en interaction forte et quotidienne, permet un apprentissage rapide du comportement de consommation.
    Le modelage intervient également dans le maintien de la conduite addictive, la consommation étant parfois une condition pour garder sa place dans un groupe de pairs.
    Les sujets souffrant de troubles addictives souffrent souvent d’un défaut d’affirmation de soi, d’une faible efficacité personnelle, leur offrant peu de ressources pour faire face à des situations qui peuvent déclencher la consommation.
  • L’organisme traite l’information (ou stimulus) en fonction de schémas, acquis par interaction entre les événements et les contraintes du SNC.
    Les schémas sont inconscients, stockés dans la mémoire à long terme, et fonctionnent automatiquement, hors de la volonté et de la conscience du sujet. Ils contiennent un ensemble de savoir acquis sur le monde et sont organisés en constellations (par exemple « vision de soi-même », « vision des autres », « vision du monde »…).
    Ils peuvent être activés par des émotions semblables à celles du moment où ils ont été imprimés.
    Ils régulent les comportements.
  • La cognition implique une compréhension de la connexion entre la cause et l’effet, entre l’action et sa conséquence.
    Les stratégies cognitives vont être les plans mentaux utilisés par un individu pour se comprendre lui-même et comprendre l’environnement.
    Le thérapeute va essentiellement analyser et tenter d’aider son patient à modifier ses attentes positives (consécutives aux comportements addictifs, par exemple : équilibre psychologique, bon fonctionnement social et intellectuel, plaisir, stimulation, réconfort, lutte contre l’ennui…) et négatives (consécutives au sevrage ou à l’abstinence), son efficacité personnelle et ses schémas dysfonctionnels.
  • La cognition implique une compréhension de la connexion entre la cause et l’effet, entre l’action et sa conséquence.
    Les stratégies cognitives vont être les plans mentaux utilisés par un individu pour se comprendre lui-même et comprendre l’environnement.
    Le thérapeute va essentiellement analyser et tenter d’aider son patient à modifier ses attentes positives (consécutives aux comportements addictifs, par exemple : équilibre psychologique, bon fonctionnement social et intellectuel, plaisir, stimulation, réconfort, lutte contre l’ennui…) et négatives (consécutives au sevrage ou à l’abstinence), son efficacité personnelle et ses schémas dysfonctionnels.
  • La cognition implique une compréhension de la connexion entre la cause et l’effet, entre l’action et sa conséquence.
    Les stratégies cognitives vont être les plans mentaux utilisés par un individu pour se comprendre lui-même et comprendre l’environnement.
    Le thérapeute va essentiellement analyser et tenter d’aider son patient à modifier ses attentes positives (consécutives aux comportements addictifs, par exemple : équilibre psychologique, bon fonctionnement social et intellectuel, plaisir, stimulation, réconfort, lutte contre l’ennui…) et négatives (consécutives au sevrage ou à l’abstinence), son efficacité personnelle et ses schémas dysfonctionnels.
  • La cognition implique une compréhension de la connexion entre la cause et l’effet, entre l’action et sa conséquence.
    Les stratégies cognitives vont être les plans mentaux utilisés par un individu pour se comprendre lui-même et comprendre l’environnement.
    Le thérapeute va essentiellement analyser et tenter d’aider son patient à modifier ses attentes positives (consécutives aux comportements addictifs, par exemple : équilibre psychologique, bon fonctionnement social et intellectuel, plaisir, stimulation, réconfort, lutte contre l’ennui…) et négatives (consécutives au sevrage ou à l’abstinence), son efficacité personnelle et ses schémas dysfonctionnels.
  • La cognition implique une compréhension de la connexion entre la cause et l’effet, entre l’action et sa conséquence.
    Les stratégies cognitives vont être les plans mentaux utilisés par un individu pour se comprendre lui-même et comprendre l’environnement.
    Le thérapeute va essentiellement analyser et tenter d’aider son patient à modifier ses attentes positives (consécutives aux comportements addictifs, par exemple : équilibre psychologique, bon fonctionnement social et intellectuel, plaisir, stimulation, réconfort, lutte contre l’ennui…) et négatives (consécutives au sevrage ou à l’abstinence), son efficacité personnelle et ses schémas dysfonctionnels.
  • La cognition implique une compréhension de la connexion entre la cause et l’effet, entre l’action et sa conséquence.
    Les stratégies cognitives vont être les plans mentaux utilisés par un individu pour se comprendre lui-même et comprendre l’environnement.
    Le thérapeute va essentiellement analyser et tenter d’aider son patient à modifier ses attentes positives (consécutives aux comportements addictifs, par exemple : équilibre psychologique, bon fonctionnement social et intellectuel, plaisir, stimulation, réconfort, lutte contre l’ennui…) et négatives (consécutives au sevrage ou à l’abstinence), son efficacité personnelle et ses schémas dysfonctionnels.
  • La cognition implique une compréhension de la connexion entre la cause et l’effet, entre l’action et sa conséquence.
    Les stratégies cognitives vont être les plans mentaux utilisés par un individu pour se comprendre lui-même et comprendre l’environnement.
    Le thérapeute va essentiellement analyser et tenter d’aider son patient à modifier ses attentes positives (consécutives aux comportements addictifs, par exemple : équilibre psychologique, bon fonctionnement social et intellectuel, plaisir, stimulation, réconfort, lutte contre l’ennui…) et négatives (consécutives au sevrage ou à l’abstinence), son efficacité personnelle et ses schémas dysfonctionnels.
  • La cognition implique une compréhension de la connexion entre la cause et l’effet, entre l’action et sa conséquence.
    Les stratégies cognitives vont être les plans mentaux utilisés par un individu pour se comprendre lui-même et comprendre l’environnement.
    Le thérapeute va essentiellement analyser et tenter d’aider son patient à modifier ses attentes positives (consécutives aux comportements addictifs, par exemple : équilibre psychologique, bon fonctionnement social et intellectuel, plaisir, stimulation, réconfort, lutte contre l’ennui…) et négatives (consécutives au sevrage ou à l’abstinence), son efficacité personnelle et ses schémas dysfonctionnels.
  • La cognition implique une compréhension de la connexion entre la cause et l’effet, entre l’action et sa conséquence.
    Les stratégies cognitives vont être les plans mentaux utilisés par un individu pour se comprendre lui-même et comprendre l’environnement.
    Le thérapeute va essentiellement analyser et tenter d’aider son patient à modifier ses attentes positives (consécutives aux comportements addictifs, par exemple : équilibre psychologique, bon fonctionnement social et intellectuel, plaisir, stimulation, réconfort, lutte contre l’ennui…) et négatives (consécutives au sevrage ou à l’abstinence), son efficacité personnelle et ses schémas dysfonctionnels.
  • Hasard : tout événement imprévu ou imprévisible sur lequel un sujet n ’a aucun pouvoir.
    Jeux d’adresse : requiert des habilités ou de la dextérité. Lorsqu’il pratique ces jeux, le sujet peut améliorer sa technique et modifier le résultat en sa faveur (billard).
    Jeux de hasard : le calcul et l’habileté n’ont aucune part. Il est impossible de s’améliorer.
    Situations à risque : « je reçois mon chèque de paie »  pensée spontanée « je pourrais prendre une petite partie pour jouer et ainsi le faire fructifier »  conséquence « je vais jouer… je mets plus d ’argent que prévu… je perds tout ».
    Chaîne des comportements : c’est l’instauration d’un cercle vicieux.
  • Espérance de gain négative : l’espérance de gain correspond à la somme d’argent redistribuée entre les joueurs sur la somme totale de leurs mises. Pour que les exploitant fassent de l’argent, ils doivent forcément en redistribuer moins qu ’ils n ’en récoltent. Pour les sujets, il y a des erreur d’interprétation concernant cette espérance de gain négative.
    Indépendance des tours : chaque tour est nouveau. Il faut donc pour le joueur renoncer à l’observation et à l’adresse.
    Illusion de contrôle : toutes les actions du joueur sont inutiles…
    Espoir de se refaire : c’est la principale source de motivation des joueurs excessifs.
  • 2ème séminaire-psychopatho-tcc-14.01.10

    1. 1. séminaire de psychopathologie 14 janvier 2010 implications du modèle cognitivo-comportemental en psychopathologie Marie Bronnec (et Valérie Sabran)
    2. 2. • les troubles anxieux • la dépression • les conduites addictives • les troubles de personnalité
    3. 3. Les troubles anxieux • Analyse fonctionnelle • Information • Objectif de la thérapie • Hiérarchie des comportements problèmes • Évaluation quantitative
    4. 4. Les troubles anxieux : information • Boucle de l’anxiété : modèle cognitif • Règles de base de l’anxiété - plateau - finit par décroître - diminue quand on s’expose
    5. 5. Les troubles anxieux : information • TCC efficaces ( OMS, NIMH ) • BZD : dépendance (composante psychologique et composante physique : tolérance et sevrage) • L’anxiété fait partie de la vie • Le stress augmente les performances • Normal / pathologique
    6. 6. Les troubles anxieux : évaluation • Du comportement problème • Méthodes de mesure – Aide au diagnostic – Suivre l’évolution = évaluation du changement • Évaluation externe (thérapeute) • Auto-évaluation (patient)
    7. 7. Les troubles anxieux : évaluation • Évaluation externe : HAMILTON, 1959 – 14 items, trad. Pichot 1981 – Score global + 2 sous scores • Auto-évaluation : échelles des peurs de WOLPE et LANG FSS III – Trad. COTTRAUX, 1982 – 72 items en 4 groupes
    8. 8. L’anxiété sociale : évaluation • auto-évaluation : échelle d’Affirmation de Soi de RATHUS, 1973 – 30 items – Score entre –90 et + 90 • Évaluation externe : jeux de rôle
    9. 9. Les troubles anxieux : objectif de la thérapie  choix du comportement problème  comportements annexes
    10. 10. Techniques Thérapeutiques C & C • Relaxation • Exposition • Affirmation de soi
    11. 11. Tb anxieux : formes principales 1. Attaque de panique 2. Agoraphobie +/- TP 3. Phobie sociale 4. Phobie simple 5. Anxiété généralisée 6. TOC 7. Stress post-traumatique
    12. 12. PHOBIE SOCIALE « peur irrationnelle des situations où le sujet est exposé au regard d’autrui » INHIBE AFFIRME AGRESSIF
    13. 13. PHOBIE SOCIALE • Inhibé : nie ses droits au profit des autres • Agressif : fait valoir ses droits au détriment des autres • Affirmé : fait valoir ses droits en respectant ceux des autres
    14. 14. PHOBIE SOCIALE Croyances de base : • Inhibé : « je dois toujours être d’accord avec les autres pour être aimé » • Agressif : « je dois dominer les autres » • Affirmé : « dans la vie, il faut négocier, nous sommes tous égaux »
    15. 15. PHOBIE SOCIALE • Manifestations somatiques • Cognitions fortes : peur d’être jugé, ridicule • Comportements d’évitement ++ • Pas de renforcement positif : famille, école • Renforcement - : évitements • Auto-renforcement cognitif: faible estime de soi
    16. 16. PHOBIE SOCIALE Déroulement de la thérapie 1. A F, cible 2. Relaxation 3. Exposition imagination, in vitro 4. Affirmation de soi : seul ou en groupe
    17. 17. 1. Situations cibles • Précises • Quotidiennes • Hiérarchisées
    18. 18. 2. Relaxation : conditions • Thérapeute formé • Environnement calme, tranquille • Attitude passive • Concentration 10 min • Diminution tonus musculaire • Schultz ou Jacobson • Apprentissage
    19. 19. 2. Relaxation : résultats 1. Relâchement musculaire 2. Respiration ralentie 3. Rythme cardiaque ralenti 4. Chaleur, dilatation des vaisseaux + respiration profonde à l’apparition d’une manifestation anxieuse
    20. 20. 3. Exposition • En imagination ou in vitro • Aux scénarii catastrophes • Les répéter jusqu’à diminution significative de la peur • Continuer régulièrement l’exposition
    21. 21. 4.Travail cognitif, exemple : Pour intervenir sur les pensées automatiques : 1. Relier émotion, comportement et souci (S) 2. Mettre au jour les pensées automatiques 3. Questionner les pensées automatiques 4. Reconnaître et modifier les postulats
    22. 22. Flèche descendante Erreur minime ou un seul retard Dispute avec chef Renvoi Chômage Pauvreté Maladie « je meurs seule à l’hôpital »
    23. 23. 5. Affirmation de soi • Travailler les 3 dimensions – Le comportement non verbal : dans la relation, les attitudes – La communication : écouter, parler, dialoguer. Importance de l’empathie – Le cognitif
    24. 24. 5. Affirmation de soi : stratégie comportementale • Entraînement : préparer l’exposition • Application : la vivre • Evaluation : auto renforcement, critique • Correction
    25. 25. 5. Affirmation de soi : les grands thèmes • Engager une conversation • Maintenir une conversation • Faire une demande • Faire un refus • Faire une critique • Répondre à une critique
    26. 26. • les troubles anxieux • la dépression • les conduites addictives • les troubles de personnalité
    27. 27. la dépression rappel sur le conditionnement opérant : S → O → R → C + / - • le stimulus ne déclenche pas une réponse mais l’évoque • la réponse est sélectionnée par les conséquences sur l’organisme et sur l’environnement, conséquences propres à chaque organisme • le conditionnement opérant présuppose un être actif dans son environnement
    28. 28. la dépression modèles dérivés du conditionnement opérant : • « impuissance apprise » • absence d’événements plaisants  disparition des renforcements sociaux positifs  extinction des comportements  perte de motivation, aréactivité…
    29. 29. la dépression modèles dérivés du conditionnement opérant : • « impuissance apprise » • Seligman (1975) : « la dépression résulterait de la perte par le sujet de la possibilité de faire une liaison entre l’action et le renforcement positif ». • analogue expérimental de la dépression humaine : – boîte à deux compartiments, dont l’un électrifié – les chiens apprennent à sauter du côté non électrifié pour être à l’abri – puis la moitié des chiens est soumise à des chocs inévitables. Ils sont ensuite replacés dans la boîte à deux compartiments. 2/3 d’entre eux ont « désappris » qu’ils pouvaient sauter du côté non électrifié. L’impuissance apprise disparaît avec les AD. – la moitié « contrôle » conserve l’apprentissage de l’échappement aux chocs – ajout d’une dimension cognitive : ils ne peuvent agir sur l’environnement
    30. 30. la dépression modèles dérivés du conditionnement opérant : • « impuissance apprise » reformulée • Abramson, Seligman et Teasdale (1978) : le rôle des attributions • un déprimé face à un échec a un jugement de causalité : – internal : le sujet s’attribue toute la responsabilité de l’échec – stable : l’échec est définitif – global : l’échec s’étend à tous les domaines de l’existence du sujet • un déprimé face à un succès a un jugement de causalité : – external : le hasard ou les autres sont la cause du succès – instable : cela ne durera pas – spécifique : l’événement est isolé
    31. 31. la dépression modèles cognitifs : Ellis • il ne présente pas un modèle expérimental, mais de pensée clinique • la dépression, comme tous les autres états émotionnels, est la conséquence de pensées irrationnelles ayant un fondement biologique • modèle ABC : – A : activating event (événement) – B : belief (croyance) – C : consequence (émotion ou comportement) (dépend de B)
    32. 32. la dépression modèles cognitifs : Ellis les implications thérapeutiques • objectifs : – modifier le système de croyances – augmenter la confiance et l’estime de soi – apprendre au patient qu’il peut choisir d’aller mieux… ou pas • démarche : – rechercher les croyances irrationnelles
    33. 33. la dépression modèles cognitifs : Ellis les 10 croyances irrationnelles • « vous devez avoir du talent et être capable de  vous réaliser dans quelque chose d’important » • « vous devez être aimé et approuvé en tout et  toujours par tout le monde » • « ceux qui vous font du mal sont mauvais et  doivent être punis »…
    34. 34. la dépression modèles cognitifs : Ellis les implications thérapeutiques • modèle A B C D E : Rational Emotive Therapy – A : activating event – B : belief – C : consequence – D : • débattre (le patient doit prouver ce qu’il dit) • discriminer (il apprend à distinguer envie/besoin, inconvénients/avantages) • définir (il doit préciser ce qu’il veut dire, concrètement) – E : effet de la thérapie (nouvelle philosophie de vie)
    35. 35. la dépression modèles cognitifs : Ellis le style du thérapeute • actif et directif • pédagogue • utilise la confrontation et la rééducation • utilise le renforcement positif • n’exploite pas les phénomènes du transfert • utilise l’humour
    36. 36. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) • c’était initialement un psychanalyste • héritage fort dans sa conceptualisation de la dépression • la dépression est le résultat d’un système cognitif « primitif », où sont regroupés des concepts de manière globale et absolue, ainsi que des pensées irrationnelles, des rêves et des fantasmes • les processus primaires dominent chez le déprimé ; à l’inverse, le sujet non déprimé traite les informations de façon plus mature, plus logique, plus nuancée, en faisant appel aux processus secondaires • la dépression est une maladie de la pensée, où le sujet perd ses facultés de raisonnement
    37. 37. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) la triade cognitive : filtre biaisé • vision de soi : « je suis nul » (issue d’expériences traumatiques et de critiques ) • vision du monde : « la vie est difficile » (les obstacles sont permanents…il interprète tout en termes d’erreurs) • vision de l’avenir : « bouché » (continuation, voire confirmation de sa souffrance)
    38. 38. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) • « le déprimé ignore l’information positive et/ou ne retient que l’information négative » • « le déprimé se maltraite en traitant mal l’information » • le déprimé présente des schémas cognitifs inconscients, stockés dans la MLT, qui filtrent l’information en ne retenant que les aspects négatifs de l’expérience vécue • les schémas contiennent un ensemble de règles inflexibles (postulats silencieux), présentés sous une forme impérative : – « je dois tout le temps et toujours tout réussir » – « je dois tout le temps et toujours être aimé de tout le monde » 
    39. 39. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) • les schémas sont latents et silencieux, mais activables par des stimuli environnementaux spécifiques • ce sont des anticipations : ils marquent l’action du passé sur le présent • ils traitent automatiquement l’information, selon un fonctionnement inconscient • ils sont acquis au cours d’expérience précoces • ils résultent de l’interaction entre apprentissage et contraintes du SNC, et sont probablement couplés à des structures neuronales
    40. 40. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) SCHEMAS COGNITIFS (STRUCTURES PROFONDES)   FILTRE DES PROCESSUS COGNITIFS DISTORSION perturbation profonde et stable des mécanismes de la pensée logique   EVENEMENTS COGNITIFS (STRUCTURES SUPERFICIELLES) monologues intérieurs : « tu ne vaux rien, tu ne feras jamais rien… »
    41. 41. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) les distorsions cognitives (ou erreurs logiques) • inférence arbitraire : tirer des conclusions sans preuves, sur la base d’informations inadéquates « Si je parle beaucoup à la réunion, les autres vont me rejeter à cause de mon  excès de pouvoir. Si je ne parle pas, ils vont penser que je ne leur apporte rien  et ne suis d’aucune aide » • abstraction sélective : se centrer sur un détail hors du contexte, de sorte que la forme et la signification globale de la situation ne sont pas perçues « Elle ne m’a pas dit bonjour ce matin. Même si elle m’a parlé durant la  journée, je pense qu’elle me fait la tête et finalement que personne ne m’aime »
    42. 42. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) les distorsions cognitives (ou erreurs logiques) • surgénéralisation : étendre à toutes les situations possibles une expérience malheureuse isolée « J’ai échoué au travail, c’est le signe que je vais échoué à l’avenir pour tout » • maximalisation/minimisation : attribuer une plus grande valeur aux échecs et dévaloriser les réussites • personnalisation : surestimer les relations entre les événements indésirables et l’individu
    43. 43. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) les distorsions cognitives (ou erreurs logiques) • style de pensée dichotomique • le sujet s’enferme dans l’alternative du tout ou rien et se soumet à un ensemble d’impératifs catégoriques tyranniques : – « il n’est rien s’il n’est pas tout ce qu’il devrait être » – « il ne vaut rien s’il n’a pas tout ce qu’il devrait avoir » • il n’y a pas de modulation entre des idéaux grandioses et souvent vagues, et le sentiment d’impuissance à les atteindre. Le sujet s’enferme dans l’inaction.
    44. 44. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) la thérapie repose sur : – l’analyse du discours à la recherche de pensées négatives et d’erreurs cognitives – le questionnement socratique pour mettre à jour les schémas et la prise de distance vis à vis d’eux
    45. 45. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) identifier les pensées négatives : – questions directes – monitoring des pensées négatives – échelles des pensées négatives – jeux de rôle
    46. 46. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) modifier les pensées négatives : – rechercher des preuves – rechercher des pensées alternatives – évaluer la probabilité ou la véracité de chaque pensée – tester les hypothèses du sujet au travers d’expériences – décentrer (« que dirait un ami dans cette situation ? »)
    47. 47. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) identifier les schémas : – souligner les « il faut… », « je devrais… » – généraliser à partir de situations précises : « avez-vous  la même attitude à d’autres moments ? » – technique de le flèche descendante : « et alors… » – aider le sujet à tirer les conclusions lui-même
    48. 48. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) modifier les schémas : – identifier les avantages et les inconvénients – identifier les preuves pour ou contre les schémas – remettre en cause ses schémas par expériences – admettre la nature arbitraire de ses schémas
    49. 49. la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) le style du thérapeute : – humaniste – empathique – capable de susciter l’expression de l’émotion, sans juger ni réprimer – capable de créer un climat de confiance, une alliance thérapeutique
    50. 50. • les troubles anxieux • la dépression •les conduites addictives
    51. 51. les conduites addictives rappel sur le conditionnement répondant : • théorie qui s’intéresse aux résultats d’un apprentissage dû à l’association entre des stimuli de l’environnement et les réactions automatiques de l’organisme • 3 grandes variables : – l’environnement qui stimule (S) – l’organisme ou l’individu qui est stimulé (O) – la réponse ou le comportement de l’organisme suite à la stimulation (R) S → O → R
    52. 52. les conduites addictives stimulus inconditionnel NOURRITURE interaction sociale présence d’alcool présence d’héroïne / injection réponse inconditionnelle stimulus neutre → conditionnel CLOCHE boisson alcoolisée ami buveur attirail / injection placebo réponse conditionnelle le conditionnement répondant : SALIVATION satisfaction, convivialité craving symptômes de sevrage / effets de défonce  
    53. 53. les conduites addictives le conditionnement répondant : il est à l’origine d’au moins quatre types de traitements comportementaux des addictions : - exposition au stimulus - contrôle du stimulus - relaxation - thérapies aversives
    54. 54. les conduites addictives le conditionnement opérant : sensation de manque émotions négatives renforcement - CONSOMMATION ← renforcement + → sensations agréables bénéfices sociaux (Loi de l’effet de Thorndike)
    55. 55. les conduites addictives Stimulus ↓ Organisme ↓ Réponse ↓ Conséquence Modèle ↓ Attention / rétention mnésique ↓ Réalisation du comportement ↓ Motivation externe (renforcement) (Bandura) rappel sur l’apprentissage social :
    56. 56. les conduites addictives l’apprentissage social : PERSONNE (cognitions, émotions)     ENVIRONNEMENT   COMPORTEMENT (modèle bidirectionnel de Bandura)
    57. 57. les conduites addictives l’apprentissage social : Les mesures thérapeutiques reposant sur la théorie de l’apprentissage social sont : - l’entraînement à l’affirmation de soi - l’entraînement aux compétences pour faire face aux situations à haut risque
    58. 58. les conduites addictives rappel sur les théories cognitives : – s’occupent des processus de pensées – cognition : acquisition de savoirs sur le monde, par la perception, l’attention, la mémoire – traitement de l’information : stimulus → schéma cognitif → pensées automatiques → comportement
    59. 59. les conduites addictives les théories cognitives : stimulus interne ou externe  schéma cognitif (attentes, croyances)  pensées automatiques  craving  croyances permissives  recherche de la substance  poursuite / reprise de la consommation modèle cognitif de maintien de la conduite addictive de Beck
    60. 60. les conduites addictives stimulus interne ou externe  schéma cognitif (attentes, croyances)  pensées automatiques  craving  croyances permissives  recherche de la substance  poursuite / reprise de la consommation tristesse  « on se sent moins triste avec un  shoot »  « un shoot me fera du bien »  craving  « juste un, ça ne me fera pas de mal »  recherche d’argent  achat et consommation d’héroïne modèle cognitif de maintien de la conduite addictive de Beck
    61. 61. les conduites addictives les théories cognitives : mécanismes cognitifs de maintien des boulimies faible estime de soi  préoccupations concernant le poids et la silhouette  restriction alimentaire  crises d’hyperphagie incontrôlées  vomissements provoqués Fairburn, Marcus et Wilson (1993)
    62. 62. les conduites addictives les théories cognitives : les distorsions cognitives les plus fréquentes dans les TCA • raisonnement dichotomique : bonne/mauvaise graisse, bons/mauvais aliments… • inférence arbitraire : « cet aliment se transforme immédiatement en graisse », « les  aliments jaunes font grossir », « il vaut mieux manger une tartelette  aux fruits qu’un gâteau au chocolat » • maximalisation : « si je prends 1 kg, je vais être grosse, c’est bien la preuve que je  n’arrive pas à me contrôler »
    63. 63. les conduites addictives les techniques pour traiter les boulimies : – arrêt de la restriction alimentaire, en ré-instaurant un rythme régulier de repas – auto-évaluation des comportements alimentaires – information nutritionnelle – relaxation – exposition avec prévention de la réponse (« pour éviter l’évitement ») – résolution de problème, avec adoption de comportements alternatifs aux boulimies (renforcements positifs immédiats) – restructuration cognitive concernant le poids, la nourriture, l’image corporelle, l’estime de soi… – amélioration des compétences sociales
    64. 64. les conduites addictives les techniques pour traiter l’anorexie : La priorité est de supprimer les comportements les plus dangereux pour le sujet. – 1er objectif : diminution des comportements inadaptés (restriction, ritualisation, durée des repas, erreurs cognitives, anxiété…) – 2ème objectif : augmentation de la fréquence des comportements adaptés (réintroduire les aliments évités, recommencer à manger avec les autres…) – 3ème objectif : instaurer de nouveaux comportements
    65. 65. les conduites addictives l’exemple du jeu pathologique : le conditionnement répondant • champ des classiques “réflexes conditionnés” • des mécanismes de ce type sont évoqués pour expliquer certains aspects de la dépendance, et notamment l’importance du contexte, du cadre, des “rituels” associés à la conduite addictive • les programmes de traitement d’inspiration comportementaliste font une grande part à ce versant de conditionnement répondant : notamment lorsqu’ils insistent sur la nécessité, pour un sujet, d’éviter les lieux, les ambiances, les rituels, qui sont rattachés au jeu lui-même
    66. 66. les conduites addictives l’exemple du jeu pathologique : le conditionnement opérant • tout comportement émis régulièrement à une fréquence élevée peut être lui-même utilisé comme renforçateur • les “machines à produire du hasard” (machines à sous, cartes à gratter, etc) ont alors valeur de programmes de renforcement aléatoires • si le jeu est assimilé à un comportement, il est tentant de voir dans l’argent du gain un renforçateur. C’est ainsi que les machines sont traitées par les concepteurs, qui visent par définition à renforcer le comportement-cible “mettre de l’argent dans la machine”…
    67. 67. les conduites addictives l’exemple du jeu pathologique : l’approche cognitive • la première motivation des joueurs est de gagner de l’argent. Cet aspect de la conduite est renforcé en cas de gains initiaux (phase de gain ou “big win”) • on remarque un rapport particulier que le joueur entretient avec le hasard : conviction en sa propre capacité à influencer le cours du jeu • exemples : – entre des jeux où les probabilités objectives de gain sont les mêmes, et totalement indépendantes de l’activité du joueur, celui-ci aura d’autant plus tendance à s’attribuer le résultat qu’il aura exercé une part active dans le déroulement de la séquence de jeu. – les joueurs pathologiques entretiennent plus que d’autres une conception non conforme aux logiques mathématiques, qui leur fait nier ou sous-estimer la part du hasard dans le déroulement du jeu.
    68. 68. les conduites addictives l’exemple du jeu pathologique : « un programme canadien d’évaluation et de traitement des joueurs excessifs »
    69. 69. les conduites addictives Évaluation initiale : • Objectifs : – Établir un premier contact. Faire naître une relation de confiance – Écouter le joueur pour bien comprendre ce qui l’amène à consulter – Faire une évaluation quantitative et qualitative de ses pb liés au jeu – Mesurer la perception d’efficacité personnelle dans les situations à risque, ainsi que la perception de contrôle sur le jeu – Évaluer différentes variables liées directement ou indirectement aux habitudes de jeu – Évaluer les comorbidités
    70. 70. les conduites addictives Dimension cognitive du traitement : • Analyse de la séance de jeu : – Identifier les pensées erronées du joueur par rapport au jeu (conviction de gagner et tendance à prédire l’issue du jeu) – Déterminer ce qui déclenche l’envie de jouer, ainsi que les pensées et les émotions qui l’accompagnent – Préciser le style de jeu spécifique du joueur – Comprendre comment il joue et pourquoi il ne peut arrêter → décrire en détail la dernière séance de jeu
    71. 71. les conduites addictives Dimension cognitive du traitement : • définition du hasard et situation à risque : – Clarifier avec le joueur la définition du hasard – Faire la distinction entre jeux d’adresse et jeux de hasard – Sensibiliser le joueur aux situations à risque et à son discours intérieur, et faire en sorte qu’il puisse le reconnaître – Démontrer au joueur l’influence de ce discours intérieur sur sa décision de jouer – Prendre connaissance de la chaîne des comportements liés au jeu excessif
    72. 72. les conduites addictives Dimension cognitive du traitement : • les erreurs de pensées : – Informer le joueur des différents pièges des jeux de hasard et d’argent afin qu’il puisse reconnaître ses erreurs de pensée – Semer un doute chez le joueur en ce qui concerne ses croyances par rapport au jeu
    73. 73. les conduites addictives Dimension cognitive du traitement : • les exercices « à moi de jouer » : – Aider le joueur à remettre en question ses pensées erronées concernant le jeu – Faire prendre conscience au joueur qu’il a le pouvoir de jouer ou non
    74. 74. les conduites addictives Dimension cognitive du traitement : • les exercices « à moi de jouer » : Situation à risque Pensées automatiques qui me donnent envie de jouer Pensées qui me donnent un contrôle sur mon envie de jouer Qu’est ce que je choisis de vivre ?
    75. 75. les conduites addictives Prévention de la rechute : – Préparer le joueur à l’éventualité d’une rechute – Discuter de la rechute – Donner le texte : « les mesures d’urgence » • « je reste calme… » • « j’identifie les pensées qui m’ont mené au jeu » • « je me rappelle les principes du hasard » • «  je me rappelle de tous les efforts faits… » • « je me rappelle des avantages à arrêter » • « je demande de l’aide »
    76. 76. les conduites addictives Dimension comportementale du traitement : (facultative) • Identification des situations à risque et des problèmes associés (exposition au jeu, problèmes financiers ou relationnels, manque d’occupation…) • Établissement de l’ordre de priorité des divers problèmes à régler • Choix et mise en application des diverses stratégies comportementales (entraînement à la résolution de problèmes, aux compétences sociales) • Exposition au jeu...
    77. 77. les conduites addictives Évaluation post-traitement : • Faire le point sur ce qui a été acquis pendant le traitement • Prendre des mesures quantitatives et qualitatives des habitudes de jeu et sa façon de percevoir les jeux de hasard et d’argent • Mesurer la perception d’efficacité personnelle devant les situations à risque, ainsi que sa perception de contrôle sur le jeu • Évaluer l’impact de la modification des habitudes de jeu sur les différents aspects de la vie du joueur
    78. 78. les conduites addictives Suivi : (minimum un an) • Vérifier le maintien dans le temps des améliorations • Prendre des mesures quantitatives et qualitatives des habitudes de jeu et sa façon de percevoir les jeux de hasard et d’argent • Mesurer la perception d’efficacité personnelle devant les situations à risque, ainsi que sa perception de contrôle sur le jeu • Évaluer l’impact de la modification des habitudes de jeu sur les différents aspects de la vie du joueur
    79. 79. • les troubles anxieux • la dépression • les conduites addictives • les troubles de personnalité
    80. 80. Troubles de personnalité • Plusieurs modèles théoriques : • Kelly, 1955 • La personnalité est définie par l’ensemble des constructions mentales personnelles que nous établissons pour interpréter le monde • Kaléidoscope • Insatisfaction et souffrance • Consulte quand dépression, addiction
    81. 81. Troubles de personnalité 2 Buts de la thérapie: identifier les pensées dysfonctionnelles et remonter aux postulats ou schémas profonds – Technique questionnement socratique – Colonnes de Beck
    82. 82. Troubles de personnalité 3 On évalue aussi : • estime de soi • degré d’affirmation • axe I • Facteurs de maintien • Retentissement vie professionnelle, affective
    83. 83. Troubles de personnalité 4 • Le patient va définir ses objectifs de thérapie • Pointillisme thérapeutique
    84. 84. Troubles de personnalité5 • Vision de soi • Vision des autres • Le monde est • Ma vie est  croyance de base
    85. 85. Troubles de personnalité 6 • Vision de soi : je suis incomprise, différente, les  autres me trouvent faible, bête • Vision des autres : sont méchants, mal intentionnés,  les relations sont risquées • Le monde est : hostile • Ma vie est : pauvre, insatisfaisante, triste
    86. 86. Troubles de personnalité 7 « si je me laisse approcher par les autres, je  cours un risque, je vais me faire avoir »

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