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La crise économique et financière mondiale : enjeux et perspectives

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Visio-conférence donnée par le Pr. Joseph Gemayel : http://www.agora.usj.edu.lb/?p=1227

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  • 1. La crise économique et financière mondiale : enjeux et perspectives Joseph GEMAYEL Professeur à la Faculté de Gestion et de Management - Université Saint-Joseph Docteur en Sciences Economiques
  • 2. Introduction
    • Le monde connaît une crise économique et financière majeure depuis septembre 2008. Cette crise était latente depuis l’été 2007, sachant que sa dynamique se mettait en place depuis le début de cette décennie.
  • 3. Introduction
    • La première question qui se pose à nous: quelle est cette dynamique qui a abouti à une crise aussi répandue et majeure ?
    • Une deuxième question : en quoi cette crise est-elle plus déterminante que les autres crises économiques ou financières qui ont secoué le monde, ou certaines régions du monde, durant les dernières décennies ?
    • La troisième et dernière question : quels en sont les enjeux notamment pour une économie ouverte de petite taille telle l’économie du Liban.
  • 4. I- La dynamique de la crise : endettement et risque
    • 2000-2005 : Début d’un cycle de récession économique au début des années 2000 dans les pays avancés, précédé par la crise des valeurs technologiques au printemps 2000 et amplifié par les attentats du 11 septembre 2001 à New-York ->…
  • 5. I- La dynamique de la crise : endettement et risque
    • 2000-2005 : …-> Mesures de relance de la croissance économique (augmentation des dépenses publiques, baisse des impôts et taxes, baisse des taux d’intérêt, facilités des crédits, nouveaux produits bancaires facilitant la consommation, …) -> Endettement généralisé de la part du secteur public, des entreprises et des ménages -> …
  • 6. I- La dynamique de la crise : endettement et risque
    • 2000-2005: … Augmentation de la demande surtout sur le marché immobilier et sur les marchés financiers -> Hausse considérable des prix de l’immobilier et des actifs financiers -> Amplification de l’endettement -> Augmentation des risques (en particulier du risque d’insolvabilité) -> Couverture du risque par des produits financiers (produits dérivés, titrisation,…) et des contrats d’assurance.
  • 7. I- La dynamique de la crise : endettement et risque
    • 2005-2008  : Hausse des taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation et limiter la spéculation financière -> Raréfaction de la liquidité et du crédit -> Chute de la demande, surtout de l’immobilier, et donc de leurs prix -> Insolvabilité croissante des ménages à faibles revenus et défaut de paiement ->…
  • 8. I- La dynamique de la crise : endettement et risque
    • 2005-2008  : … -> Crise des subprimes en été 2007 -> Chute des prix des produits financiers dérivés aux crédits immobiliers (Asset –backed securities, Residential mortgage – backed securities,…) -> Début des crises d’institutions financières (surtout celles qui détiennent des produits).
  • 9. I- La dynamique de la crise : endettement et risque
    • 2008-2009 : Extension de la crise à l’ensemble de la sphère financière : marché financiers, banques d’investissement, compagnies d’assurance,…-> Baisse de la liquidité, du crédit et de la demande ->…
  • 10. I- La dynamique de la crise : endettement et risque
    • 2008-2009 : … -> Extension de la crise aux secteurs d’activité économique -> Extension de la crise à l’ensemble des marchés mondiaux : financiers, des matières premières (surtout le pétrole) -> Volatilité sur le marché des changes.
  • 11. II- La nature de la crise
    • La crise actuelle est-elle une crise du capitalisme ? de la globalisation ? des deux à la fois ?
    • Est-elle une crise liée à un cycle conjoncturel ? ou une crise de nature structurelle ?
  • 12. II- La nature de la crise
    • Des réponses catégoriques à ces questions sont difficiles à fournir, néanmoins elles sont d’autant plus importantes qu’elles conditionnent les solutions à proposer.
    • Tout d’abord, en quoi cette crise est-elle différente de celles qui l’ont précéd ée depuis la fin de la 2ème guerre mondiale ?
  • 13. II- La nature de la crise
    • Les pays avancés ont connu cycliquement depuis 1945 des crises financières, notamment celle d’octobre 1987. Cependant, aucune d’entre elles n’a aboutit à une crise économique généralisée. De même, la plupart des pays émergents ont connu des crises globales (qu’on appelle systémiques), comme les pays du Sud-Est asiatique en 1997-1998, mais aucune d’entre elles ne s’est transformée en une crise mondiale.
  • 14. II- La nature de la crise
    • Qu’en est-il alors de la comparaison avec la crise de 1929-1933, qui était, à la fois économique et financière, et qui s’est répandue à l’échelle mondiale ? Peut-on assimiler la crise actuelle à celle de 29-33 et affirmer qu’il s’agit d’une crise des cycles longs, donc périodique et inhérente à l’économie de marché ?
  • 15. II- La nature de la crise
    • La tentation de répondre par l’affirmative est forte, si ce n’étaient les deux dissemblances majeures entre l’environnement économique et financier actuel et celui d’il y a 80 ans.
    • La première dissemblance majeure est que l’environnement d’aujourd’hui est globalisé contrairement à celui de 29-33 où les économies même les plus ouvertes se régulaient à l’échelle nationale.
    • La deuxième dissemblance majeure est que les secteurs d’activité dominant l’économie mondiale sont tertiaires alors qu’à l’époque dominaient les activités industrielles.
  • 16. II- La nature de la crise
    • En conséquence, la crise actuelle est sans doute la première d’un monde post-industriel, où très probablement le concept de capitalisme, et encore moins celui de socialisme, ne serait plus vraiment adéquat.
    • La crise actuelle serait, dans une telle perspective, l’inadéquation des modes de régulation, élaborés à l’échelle nationale et applicables à des économies industrielles opérant à l’échelle nationale.
  • 17. II- La nature de la crise
    • Certains nostalgiques proposent le retour aux vieilles recettes du socialisme, c’est-à-dire à celles d’un étatisme industriel. D’autres, au contraire, estiment que le libéralisme a toujours les capacités de s’auto-réguler, à l’instar de ce qui se passait durant le 20ème siècle, d’où l’inutilité de réformes structurelles majeures. L’observation de la réalité ne semble pas leur donner raison.
  • 18. II- La nature de la crise
    • En effet, les solutions à l’échelle nationale (USA, GB,…) ou communautaire (UE) sont certes utiles, mais la crise actuelle nécessite principalement des réponses aux problèmes posés à un environnement mondial globalisé post-industriel, d’où la nécessité d’une régulation supranationale.
  • 19. III- Quels enjeux pour une économie ouverte de petite, comme l’économie libanaise ?
    • Conséquences de la crise :
    • Les conséquences de la crise sont jusqu’à présent :
      • limitées quant au rapatriement des Libanais installés dans les pays du Golfe, ainsi que sur les transferts de fonds vers le Liban (les transferts des expatriés se sont élevés à environ 6 milliards de $ en 2008)
      • limitées pour le commerce extérieur, même si les prévisions sont plutôt au ralentissement
  • 20. III- Quels enjeux pour une économie ouverte de petite, comme l’économie libanaise ?
      • limitées pour le secteur immobilier
      • favorables pour le tourisme (les chiffres sont cependant biaisés concernant les touristes asiatiques qui viennent en fait pour du travail)
      • très favorables pour le secteur bancaire dont les dépôts se sont sensiblement accrus.
  • 21. III- Quels enjeux pour une économie ouverte de petite, comme l’économie libanaise ?
    • Principaux atouts :
      • système bancaire : bien r églementé, diversification de l’épargne
      • ouverture et fortes relations avec les investisseurs étrangers (diaspora libanaise, investisseurs du Golfe)
      • infrastructures touristiques en développement
      • capital humain éduqué et bien formé.
  • 22. III- Quels enjeux pour une économie ouverte de petite, comme l’économie libanaise ?
    • Pour des organismes, comme le FMI, la durabilité de la crise et son ampleur n’épargneront pas le Liban pour l’année en cours, puisque le taux de croissance du PIB passera de 8,5% en 2008, à 3% en 2009, pour augmenter à 4% en 2010 (année où la récession connaîtra éventuellement un ralentissement), anticipant ainsi une baisse des transferts des Libanais, une baisse des mouvements des capitaux et un ralentissement des flux de touristes.
  • 23. III- Quels enjeux pour une économie ouverte de petite, comme l’économie libanaise ?
    • Concernant le secteur financier libanais, et en particulier le secteur bancaire, certaines questions demeurent : l’exposition au risque des banques d’investissement, les pertes subies par leurs clients, et peut- être même la régression des taux de solvabilité et de profitabilité des banques commerciales et des compagnies d’assurance.
  • 24. III- Quels enjeux pour une économie ouverte de petite, comme l’économie libanaise ?
    • De certains grands enjeux :
      • Premier enjeu majeur : après cette crise, la tentation au retour du protectionnisme existe de par le monde -> quel choix pour le Liban : s’intégrer dans ce nouvel environnement globalisé ou ne pas s’intégrer ? Or, si le fait de s’intégrer est certainement douloureux à court terme, ne pas s’intégrer serait fatal à long terme.
      • Deuxième enjeu majeur : quelles réformes n écessaires (et douloureuses) sommes-nous prêts à accepter ?
  • 25. III- Quels enjeux pour une économie ouverte de petite, comme l’économie libanaise ?
    • Deux défis majeurs pour les acteurs économiques libanais :
      • restructuration de l’économie
      • et redéfinition du rôle économique de l’Etat.
  • 26. III- Quels enjeux pour une économie ouverte de petite, comme l’économie libanaise ?
    • Restructuration nécessaire de l’économie libanaise : dans le sens de la compétitivité certes, mais également de la qualité, de l’innovation et de la bonne gouvernance (le cadre légal, la modernisation des procédés de production, le respect de la propriété intellectuelle, l’application des normes de qualité, la modernisation de l’administration publique).
  • 27. III- Quels enjeux pour une économie ouverte de petite, comme l’économie libanaise ?
    • Redéfinition du rôle économique de l’Etat : restructuration du secteur public et meilleure définition des nouvelles lignes de partage entre le secteur privé et le secteur public, avec pour finalité l’ efficience et l’équité.
  • 28. III- Quels enjeux pour une économie ouverte de petite, comme l’économie libanaise ?
    • Pour le Liban à tradition libérale : le libéralisme d’aujourd’hui ≠ du laisser-aller d’hier.
    • Le libéralisme d’aujourd’hui -> une plus grande conformité à un ensemble de règles et de normes. C’est à un vrai changement de mentalités que nous les Libanais sommes appelés.
  • 29. Conclusion : et l’après-crise ?
    • Il serait difficile d’imaginer ce que sera le monde économique et financier pour la période d’après-crise. Néanmoins, c ’est à un vrai changement de culture économique et financière que les acteurs économiques et les décideurs politiques sont appelés (y compris ceux des économies de petite taille, comme le Liban).
  • 30. Conclusion : et l’après-crise ?
    • Pouvons-nous anticiper, de la part des dirigeants politiques de la planète, de nouveaux modes de régulation à l’échelle internationale, comme il en fut à l’échelle nationale aux Etats-Unis après la crise de 1929-1933 (« New Deal ») ?
  • 31. Conclusion : et l’après-crise ?
    • Pouvons-nous imaginer, de la part des acteurs économiques, de nouveaux procédés dans les pratiques économiques et financières qui dépasseraient les graves défaillances de la période récente ?
  • 32. Conclusion : et l’après-crise ?
    • Pouvons-nous enfin espérer de notre communauté académique l’émergence de nouveaux concepts théoriques qui permettraient d’adapter davantage nos outils d’analyse au monde de l’après-crise ?
  • 33. Conclusion : et l’après-crise ?
    • La crise actuelle appelle autant d’interrogations auxquelles, aussi bien le monde politique que le monde des affaires ou encore la communauté académique devraient faire face.
  • 34. Bibliographie indicative
    • AGIETTA, Michel, RIGOT, Sandra, « Crise et rénovation de la finance », Editions Odile Jacob, 2009.
    • ATTALI, Jacques, « La crise, et après ? », Editions Fayard, 2ème édition, 2009.
    • ARTUS, Patrick, VIRARD, Marie-Paule, « Globalisation, le pire est à venir », Editions La Découverte, 2008.
    • BAVEREZ, Nicolas, « En route vers l’inconnu », Editions Perrin, 2008.
    • BOURGUINAT, Henri, BRIYS, Eric, « L’arrogance de la finance », Editions La Découverte », 2009.
  • 35. Bibliographie indicative
    • CHAROLLES, Valérie, « Et si les chiffres ne disaient pas toute la vérité ? », Editions Fayard, 2008.
    • Economic Intelligence Unit, « Country Report – Lebanon », May 2009.
    • FINCHELSTEIN, Gilles, PIGASSE, Matthieu, « Le monde d’après, une crise sans précédent », Editions Plon, 2009.
    • GRÉAU, Jean-Luc, « La trahison des économistes », Editions Gallimard, 2008.
  • 36. Bibliographie indicative
    • INTERNATIONAL MONETARY FUND, « Staff Report for the 2009 Article IV – Consultation and Assessment of Performance Under the Program Supported by Emergency Post-Conflict Assistance », March 31, 2009.
    • LEBANON OPPORTUNITIES, « No Crisis – Survey Results », Issue 142, April 2009.
    • LECONTE, Pierre, « De la crise financière vers l’hyperinflation », Editions Jean-Cyrille Godefroy,2009.
  • 37. Bibliographie indicative
    • MISTRAL, Jacques, « La troisième révolution américaine », Editions Perrin, 2008.
    • PUEL, Jean-Marc, « Les fonds souverains : Instruments financiers ou armes politiques », Editions Autrement, 2009.
    • RAMONET, Ignacio, « Le Krach parfait », Editions Galilée, 2009.
    • TALEB, Nassim Nicholas, « Le cygne noir : la puissance de l’imprévisible », Editions Les Belles Lettres, Traduction française, 2008.