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PRESS BOOK POURQUOI TU COURS

Septembre 2008




Pourquoi tu cours encadrera le 25 septembre la session "Social Shopping et
"me-commerce" : recommandations, avis des internautes : comment gérer le
bouche-à-oreille électronique ?"

Lieu : Porte de Versailles, Hall 7, niveau 1
 

Juin 2008 
 




                                                       
 
INSTITUT FRANçAIS DU DESIGN (Link ) 
Institut Français du Design :
Je crois que la structure de planning stratégique de pourquoi tu cours
s'appelle "l'agence des idées". Quelle place donnes-tu au design ?

Jérémy Dumont : Le design est la discipline qui aujourd'hui sert le mieux les
idées : celles qui viennent de nulle part et qui se diffusent partout. En effet,
le designer se place du côté de l'idée, de l'intention alors que les autres
métiers de la création cherchent des idées applicables, et peu importe
qu'elles soient utiles à l'utilisateur final...tant qu'elles répondent à des
besoins stratégiques.
De plus, les process des agences de design sont adaptés à la vie d'uneidée
depuis la phase d'observation préliminaire jusqu'à sa matérialisation concrète
en passant par le prototypage....Je viens du monde de la communication. Les
responsables marketing, média ou communication mettent au centre de leur
réflexion une même marque, parfois un même consommateur mais rarement
une même idée centrale permettant de créer du lien entre le produit et son
utilisateur quel que soit le point de contact.

IFD : Nous avons travaillé ensemble sur un rapport d'innovation sur le
Luxe....tu fais souvent intervenir des experts dans tes structures?

J.D : Pourquoi tu cours est une structure à plusieurs niveaux, semi
participative. Courts circuits est un cercle d'innovation mensuel qui permet
aux différents responsables de marque d'échanger leur expérience et de faire
avancer la réflexion plus vite ensemble. Au mois de février le thème devait
porter sur le luxe et j'ai souhaité l'aborder sous trois angles que tu connais
bien dans votreprofession : identité, culture et expérience.
Sans surprise, la plupart des membres de ce courts circuits avaient cette
fibre-là, que ce soit Bruno Auret de Raymond (groupe Saguez &Partners),
Maud Zilnyk (Responsable Mershandising aux Galeries Lafayettes), et les amis
que tu as invités à nous rejoindre comme Monique Large de Dezineo, ou Jean
Baptiste Sibertin-Blanc de Daum....

Le thème de ce mois-ci, c'est le marketing sportif, on va moins parler de
design au sens traditionnel du terme, mais plus de "dessein collectif "
puisque nous allons chercher à insuffler un nouvel état d'esprit dans la
pratique sportive et explorer comment les marques peuvent éventuellement
changer les règles... Cette réflexion sera ensuite mise à disposition de ceux
que ça intéresse.

IFD : qu'est-ce qui te fait vibrer en ce moment ?

J.D : Je conduis en ce moment une mission de planning stratégique pour le
crédit coopératif, c'est très intéressant mais je ne peux pas en parler, il va
falloir attendre quelques mois.
Je vibre au fil des matchs sportifs jusqu'à la présentation du rapport
d'innovation le 26 juin lors de "les aperos du jeudi" à la scène Bastille. Et je
cherche quelle corde faire vibrer à la rentrée de septembre pour donner envie
aux professionnels du marketing, de la communication, des médias et de la
création de regarder plus loin que le bout de leur nez.

Propos recueillis par Anne-Marie Sargueil




 

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Mai 2008



           :
Mai 2008




            
 




                
 

 
 
 

 
 
 

 
 
Mai 2008 

 




             




                 
 
 

 

 
Février 2008 




IDTGV remet Roméo et Juliette sur les rails
Pensé il y a trois ans comme un laboratoire, IDTGV est un incontestable
succès commercial. Pour installer la marque, No Good Industry a conçu une
campagne décalée reposant sur une série de fictions.

Êtes-vous plutôt Zap ou plutôt Zen ? Depuis le 28 janvier, il faut choisir son
camp. Lancée sur Internet (www.idtgv. com), la nouvelle campagne IDTGV
repose sur une série animée. Imaginée par No Good Industry, « Zen/Zap
Story » raconte l'histoire des amours contrariées d'un Zen et d'une Zap, du
nom des deux « tribus » qui se partagent les espaces ID Zap (ambiance
décontractée et ludique avec location de DVD, consoles de jeux et musique)
et ID Zen (silence et relaxation avec magazines, kits sommeil et massages)
composant les trains.

Autour des deux héros, une galerie de personnages plus hilarants les uns
que les autres : Yanni, gourou new age, Thierry, dont la vision du monde se
réduit à des Power Point, Fat Nikolai, concepteur de logiciels russe, Jurgen,
baba pas si cool, Candy, 100 % bimbo, etc. Les treize épisodes de quatre
minutes seront diffusés au rythme d'un par mois. Lancée comme un film -
teasing et bandes-annonces sur le Net, annonces presse (À nous Paris,
20Minutes, etc.), affichage tactique, Cart Com - « Zen/Zap Story » sera
relayée à bord des trains par une signalétique violette (Zen) et rose (Zap).




Concerts à bord

« Nous nous donnons un an pour que les gens s'approprient les
personnages. Ils pourront même créer leur avatar en choisissant leur tribu »,
raconte Nicolas Gayet, président et fondateur de No Good Industry, qui
insiste : « Ce n'est pas un programme court de marque, mais une
authentique fiction. » De fait, deux scénaristes anglo-saxons, Neil Bishrey
(qui a travaillé sur la série d'animation Daria) et John von Sothen, ont imaginé
ce Roméo et Juliette transposé dans l'univers du train.
 

 




                                                                                
http://www.idtgv.com/598i/zen-zap-story/accueil.html 
 

 
 
 
 

 
 
 

 
 
 

 
Janvier 2008 




                 




                     
 
 
 

 

 
 
Février, Mars, Avril et Mai  2008 (newsletter mensuel) 

 




                                              




                                                           
 




                                                               
 




     
 
Novembre 2007 




                                                           
Jérémy Dumont, directeur de pourquoitucours? (l'agence des idées) a réunit et 
animera l'après­midi du 28 novembre du cycle de conférences Stratégies qui se 
déroulera du 26 au 30 novembre prochain. 

14h00­ 14h45 
« On parle tous football » : la campagne 360 de Coca­Cola Grand Prix des Stratégies 
Média 2007 

➥ Michel Gotlib, directeur communication marketing, Coca­Cola France 
➥ Michel Teuliere, directeur général, Carat France Groupe Aegis Media 
14h45­ 17h15 

« On fait quoi pour vous aujourd’hui » : le contrat Monoprix d’amélioration de la 
qualité de vie quotidienne 
➥ Rémi Guigou, directeur de l’image et de la marque, Monoprix 

➥ Nathalie Daniel, directrice générale, Draft FCB 
Lancement du model 52.00 : le portable positionné musique de Nokia 
➥ Corinne Lévy­Melot, responsable communication et publicité Nokia France 

➥ Simon Bachelet, planneur stratégique, Mediacom 
Entreprise, Marque, produit : vers plus de cohérence, pourquoi, comment? 
· Communication cross média, multicanale, transversale, intégrée, 360°, globale : 
où en sommes nous ? 
· Comment annonceurs et agences se sont organisés pour gérer les marques de 
façon globale ? 
· Mass médias, hors médias, médias alternatifs : quel est le bon mix d’expression et 
comment arbitrer ses investissements ? Et internet dans tout ça ? 
Table ronde animée par Jérémy Dumont, directeur de pourquoitucours? (l'agence 
des idées) 

➥ François Banon, Vp communication europe, Disneyland 

 
➥ Jacques Olivier Broner, président, Rouge 
➥ Reza Ghaem­Maghami, directeur général, Proximity Bbdo 

➥ Damon Crepin­ Burr, associé, direction de création, Fullsix 
➥ Elisabeth Exertier, directrice associée, Site Marketing 
➥ Isabelle Le Roy, directrice innovation, Havas Media 

 
 
 
Novembre 2007 




                                




                                                                  
To listen : here 

 

 
 
 

Novembre 2007 




                  




                      
 
 
 

 
 

 
 

 
 
 

 
 

 
 
November 2007 




                  
 
 




     
 
 
 
 

 

 
 
 

 

Octobre 2007 




                 
 
 
 

 
 
 
 

 

 
Mai 2007 



             




                 
 
 

 
 
 
 

 
 
 

 
 
 
 

 
 
 

 
 
 
 

 

 

 
Juin 2007 


                




                    
 Avril 2007 




                                     
Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à jouer la carte du
développement durable pour attirer de nouveaux clients. (lire l'article ici : clic
ici)

JÉRÉMY DUMONT est le patron de Pourquoi tu cours ?, une « agence
d'idées », ainsi qu'il définit son entreprise. Pour lui, la décroissance est un
marché comme les autres. « Le mouchoir en tissu est décroissant : il est
réutilisable et respecte la nature. Le i-phone est décroissant : un seul
produit, plus de services », explique-t-il.

Il n'est pas seul à le penser. De plus en plus d'entreprises jouent le
développement durable pour attirer de nouveaux clients. La SNCF propose
sur son site Internet un éco-comparateur qui calcule l'impact sur
l'environnement du même voyage en train, en voiture ou en avion. EDF prône
la « consommation raisonnée » de l'électricité. La Poste a lancé au début de
l'année « l'éco-carnet », douze timbres au lieu de dix, imprimés sur la même
surface et sur du papier issu de « forêts gérées durablement ». Le
Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipements
ménagers (Gifam) offre une « éco-calculette » qui détermine le coût
d'utilisation de son matériel.

Consommer moins, consommer mieux, c'est devenu un argument
publicitaire. Mais la publicité est-elle compatible avec le développement
durable ? Novethic, le centre de recherche sur la responsabilité sociale
d'entreprise et l'investissement socialement responsable, s'est très
sérieusement posé la question. « Jusqu'où les messages publicitaires
destinés à vendre des produits et activités peuvent relayer des incitations au
respect de l'environnement et surtout quelles marques peuvent légitimement
utiliser ces codes ? », s'interroge-t-il. Les professionnels du marketing
démontrent qu'il n'y a pas de limite. La France, d'ailleurs, est plutôt en retard
par rapport à ses voisins européens.

Les deux Yotel qui ouvrent cette année en Grande-Bretagne - l'un à
l'aéroport de Gatwick, l'autre à Heathrow - le prouvent. Des cabines de 10
mètres carrés, inspirées des premières classes de la compagnie British
Airways et des hôtels-capsules japonais, suréquipées et louables pour quatre
heures. « La flexibilité totale pour un concept révolutionnaire qui offre la
solution aux hôtels chers et ennuyeux que l'on trouve tout autour du globe »,
affirme leur concepteur. « Un produit tout à fait décroissant : moins d'espace
et plus de design », confirme Jérémy Dumont. Avec son équipe, il a réalisé
une étude sur le sujet. Il estime que la décroissance « n'est pas l'opposé de la
croissance. C'est peut-être l'idée de remettre l'innovation aux commandes,
de ne plus produire des choses inutiles. »
Attention au « green washing »

Après Nature et Découvertes, nombreux sont les magasins qui ont mis en
rayon des produits équitables, ou qui proposent des aliments en vrac censés
protéger l'environnement parce qu'ils réduisent les emballages. Le client se
sert lui-même. L'idée est de faire passer un message de simplicité et de
convivialité que certaines marques poussent loin. Ainsi LG propose avec son
« washbar » à Paris un appartement-laverie où l'on peut boire un verre tout
en lavant son linge, tandis que la banque en ligne ING Direct a ouvert un
espace café dans le quartier de l'Opéra. « Plus de partage, de temps libre, de
collectivisme, d'équité, c'est cela la décroissance. Pour le consommateur, ce
qui compte ce n'est pas ce que le produit fait, mais ce qu'il aimerait en faire
», analyse Jérémy Dumont.

Avec une limite tout de même, le risque de tomber dans ce que les
défenseurs du développement durable appellent le « green washing », la
tentation de tout repeindre en vert, sous prétexte d'écologie.

Boutiquemieuxvivre

Modérés ou radicaux, les décroissants font un même constat : il faut vivre
autrement pour préserver la planète et remettre en question le rôle de la
consommation.
DR

Pas de télé, pas de voiture, refus des grandes surfaces... Les décroissants
pensent que la vie est plus facile quand on a moins de choses.

LA DÉCROISSANCE, c'est tendance. Limiter sa consommation pour préserver
la planète, vivre autrement, pas de voiture, pas de télévision, pas de frigo. Au
début des années 1970, le dessinateur Gébé avait inventé l'An 01. « On
arrête tout, on réfléchit et c'est pas triste », annonçait le premier numéro. Les
personnages portaient des chapeaux de paille et préféraient s'allonger dans
l'herbe plutôt que de travailler huit heures par jour pour acheter des objets
qui ne servent à rien. Sinon, « dans vingt ans, la fin du monde », prédisait
l'image d'une Terre en pleurs. Aujourd'hui l'idée revient à la mode, au point
que les publicitaires s'en emparent. Mais de quelle décroissance faut-il parler
? Décroissance soutenable ? Décroissance conviviale ? Sobriété heureuse ?
Simplicité volontaire ?

La logorrhée des théoriciens laisse pantois. Les partisans de la décroissance
soutenable prônent le passage d'un « modèle économique et social fondé sur
l'expansion permanente à une civilisation sobre ». Ceux de la décroissance
conviviale estiment que « le développement durable est l'un des concepts les
plus nuisibles » et soulignent que notre « surcroissance économique dépasse
déjà largement la capacité de charge de la Terre ».
Les défenseurs de la sobriété heureuse y voient un engagement pour « faire
face à la puissance de la frustration programmée sous l'injonction
obsessionnelle et quasi hystérique de la publicité ». Quant aux adeptes de la
simplicité volontaire, ils se réfèrent aux « communautés monastiques » qui
furent « les premières organisations de vie à choisir volontairement la
frugalité et à pratiquer l'autosuffisance ».

Les mouvements poussent comme des champignons. Plus ou moins politisés,
plus ou moins liés aux altermondialistes. Le Parti pour la décroissance, par
exemple, veut « participer à la déconstruction de cette idéologie folle et
irrationnelle d'une croissance et d'un développement économique sans
limites ».

Pour tous un même constat cependant : si tout le monde consommait comme
les Français, il faudrait trois planètes pour satisfaire la demande mondiale.
Véronique Gallais est la présidente du mouvement Action Consommation,
proche d'Attac. Elle n'aime pas le mot décroissance parce qu'elle le trouve
négatif. Mais elle estime qu'il est nécessaire de « remettre en question le rôle
central de la consommation dans la société ».

Elle a longtemps travaillé dans le commerce international, beaucoup voyagé.
Aujourd'hui, elle refuse d'acheter dans les grandes surfaces, elle s'alimente
dans les magasins Biocoop et ne renouvelle sa garde-robe que lorsque c'est
strictement nécessaire. « À partir d'un certain niveau de confort, le surplus
apporte du stress, pas du bonheur », dit-elle. Et d'ajouter : « Un
consommateur responsable, c'est une personne qui se pose des questions
sur les implications de son acte d'achat ou de non-achat ».

«Par peur de manquer, on accumule chez soi»

Sur Internet, les sites pullulent pour mieux économiser l'eau, l'énergie,
réapprendre à s'alimenter. « Souvent par peur de manquer, on accumule des
objets chez soi qui rassurent, s'entassent et finissent par encombrer notre
vie comme notre tête. La vie est plus facile quand on a moins de choses »,
écrit Flore.

Chacun y va de ses conseils pour fabriquer sa bière, son pain, utiliser des
noix de lavage du Népal plutôt que de la lessive, faire du thé avec des
pointes de ronces, du chocolat avec des graines de caroube. D'autres
s'interrogent non sans humour.

« Je suis décroissante depuis peu... Je fais de mon mieux pour vivre
autrement, mais une question revient sans cesse : comment faire pour vivre
sans électricité dans un appartement loué en pleine ville », demande
Christine.

Plus radicaux, les Casseurs de pub, qui publient le mensuel La Décroissance,
appellent à une « semaine sans télé » du 23 au 29 avril prochains. Ils
expliquent que « si la télévision est polluante à fabriquer, à faire fonctionner,
puis polluante comme déchet, elle est d'abord une terrible agression pour
notre psychisme ». Ils entendent se libérer de l'automobile et du téléphone
portable. Ils refusent de prendre l'avion en affirmant préférer « aller moins
loin, mais mieux, à pied, en roulotte à cheval, à bicyclette ou en train, en
bateau à voile, avec tous les véhicules sans moteur ». Ils boycottent la grande
distribution et souhaitent « privilégier la qualité de la relation à soi et aux
autres au détriment de la volonté de posséder des objets qui vous
posséderont à leur tour ».

Une mode ? Une autre manière de vivre ? La décroissance peut aussi se
révéler suspecte, voire dangereuse, quand certains de ses partisans, comme
les adeptes de la Deep Ecology, un mouvement développé aux États-Unis
dans les années 1970, professent la décroissance de l'humanité tout entière !
Rien de moins.
ARNAUD RODIER.
Publié le 07 avril 2007
Mai 2007




                        
Après les "bobos", voici les "créatifs culturels"

     LE MONDE | 22.05.07 | 15h42 • Mis à jour le 22.05.07 | 15h42

Son site Internet met en relation bénévoles et associations, il s'inquiète du
réchauffement climatique, il a repris des études de psychologie et se retire
deux fois par an dans un monastère : Tristan de Feuilhade, 52 ans, est le
prototype du "créatif culturel".

Selon Les Créatifs culturels en France, étude sociologique publiée en mars
aux éditions Yves Michel (131 p., 13,80 euros), 17 % des Français relèveraient
de cette tribu, composée pour l'essentiel de femmes (64 %) et de cadres
supérieurs (40 %). Sa particularité est de conjuguer six positionnements, tous
hérités des années 1960 : l'écologie, l'égalité des sexes, la révolte contre les
discriminations, le refus de la compétition et du règne de l'argent,
l'engagement sociétal, le développement personnel.

Le créatif culturel serait-il le nouvel avatar des bobos ? "Le bobo se définit
par son comportement ; les créatifs culturels, eux, se fédèrent autour de
valeurs", analyse Eric Seuillet, un des auteurs de l'étude.

Le concept est né aux Etats-Unis au terme d'une enquête menée par le
sociologue Paul Ray et la psychologue Sherry Anderson. En 2001, Eric
Seuillet, spécialiste des tendances émergentes, entreprend de mener une
étude similaire en France.

Depuis, la presse s'empare aussi du sujet. En février, le magazine
Psychologies consacre un article à ce groupe de personnes qui correspondent
assez bien à son lectorat, très impliqué dans le développement personnel,
l'écologie et la solidarité. "Autour de moi, en province comme à Paris, je
rencontre beaucoup de créatifs culturels qui s'ignorent", relève Erik Pigani,
journaliste à Psychologies. En mars, l'hebdomadaire chrétien La Vie
développe ce thème.

"UN FORMIDABLE LOBBY"

Ce concept remporte surtout un franc succès auprès de la presse
économique, d'Enjeux-Les Echos à La Tribune en passant par Stratégies. "Les
créatifs culturels sont en train de révolutionner notre approche marketing",
s'enthousiasme Jérémy Dumont, consultant en communication. Le 29 mars,
il a présenté, devant un public de professionnels de la publicité, du
marketing et de la communication, un projet de chaîne de télévision sur
Internet.

"Les marques vont devoir s'adapter à ces nouveaux consommateurs,
explique-t-il. Plutôt que de faire la promotion d'un produit, elles devront les
informer pour les impliquer dans leur démarche." A l'image de Voyage-
sncf.com, qui a mis en place un "éco-comparateur" pour mettre en évidence
les émissions de carbone propres à chaque moyen de transport. "Les créatifs
culturels représentent une cible que nous voulons atteindre", affirme Céline
Decoster, chargée de la responsabilité sociale et environnementale de ce site
Internet.

Même démarche du côté de l'association de défense de la nature WWF. "Leur
mobilisation représentera tôt ou tard un formidable lobby auprès des
pouvoirs publics", reconnaît Jacques-Olivier Barthes, directeur de la
communication de l'association.

Pour l'instant, les créatifs culturels ne se revendiquent pas comme tels et ont
surtout été repérés dans des milieux spécifiques (écologie, marketing,
management, consulting et développement personnel). Mais des réseaux
plus larges se dessinent. A commencer par celui de l'association Demain-
maintenant, créée par les auteurs de l'étude sociologique française. Reste à
savoir si les créatifs culturels qui s'ignorent, si rétifs à toute forme de
récupération, vont mordre à cet hameçon aux relents de marketing...

Marie Zawisza



 
 

 
 
 
 

 
 
 

 
Janvier 2007 
L'argument du « made in France »
refait surface [ 31/01/07 ]




                 
Le message du retour des produits fabriqués dans l'Hexagone passe à
nouveau auprès des consommateurs, plus enclins à privilégier la sphère
proche. Dans un grand magasin parisien, la vendeuse du rayon literie
cherche ses mots. Pour convaincre cette possible acheteuse d'une couette de
choisir un produit plutôt haut de gamme, elle finit par lui expliquer que la
marque n'a pas recours à la sous-traitance étrangère et fait fabriquer ses
produits uniquement dans l'Hexagone. Cette scène est symptomatique du
grand retour de l'argument « made in France » comme déclencheur de l'acte
d'achat.
Selon une étude réalisée cet automne par Ipsos pour le groupement
coopératif de lunettes, 60 % des Français estiment que celles sortant d'usines
françaises sont de meilleure qualité que les produits venant de l'étranger, et
plus de la moitié des personnes interrogées les jugent aussi plus esthétiques.
Enfin, six personnes sur dix se disent prêtes à payer un peu plus cher pour
cette fabrication, avec un surcoût d'environ 17 %. Moins surprenant, le
monde des bijoux s'avère également sensible à l'argument. Mais là, l'action
est collective. L'Union française de la bijouterie, de la joaillerie, de
l'orfèvrerie, des pierres et des perles (BJOP) a lancé le label d'origine de
fabrication « Joaillerie de France », qui garantit que chaque produit y a été
monté, serti et poli. Le poinçon spécifique forme d'ailleurs un hexagone. Le
bouche-à-oreille Plus globalement, dans l'esprit du consommateur, la notion
de « made in France » fait principalement mouche pour les catégories de
produits plutôt moyen-haut de gamme. Sur l'entrée, voire le milieu de
gamme, le public reste avant tout à la recherche du prix. « En revanche, sur
ce créneau moyen-haut de gamme, elle rencontre un véritable écho.

L'argument du « made in France » devrait donc continuer à prendre du poids
et gagner en visibilité.
« C'est un croisement entre le retour du local et la prise de conscience de
l'usage que l'on peut faire de son pouvoir d'achat. Dans un monde de plus en
plus complexe, il s'agit de privilégier la sphère proche et de se demander : à
qui je donne mon argent ? » souligne Jérémy Dumont, planneur
stratégique et créateur de Pourquoitucours, une structure de conseil en
gestion de marque. A l'heure où les experts se réunissent autour du climat,
et tandis que les préoccupations environnementales montent parmi la
population, une fabrication de proximité peut aussi tirer partie de la
réduction des dépenses d'énergie liées au transport et devenir aussi un
argument écologique.
CLOTILDE BRIARD pour les Échos
Octobre 2006 




                                
Le planning stratégique à l'heure anglaise

Face à un consommateur plus difficile à décrypter et à des annonceurs
exigeant des résultats rapides, le planning stratégique revient en grâce dans
les agences de publicité. Exit les gourous, le planneur 2006 allie culture
latine et pragmatisme à l'anglaise...

Evoquez auprès des patrons d'agences de publicité un « renouveau du
planning stratégique » et vous déclencherez au mieux une moue
interrogative, au pire une franche rigolade. La question est pourtant tout sauf
saugrenue. D'abord parce que les agences, dont certaines ont tenté ces
dernières années de se passer des planneurs en raison de la crise
économique, semblent remettre à l'honneur une fonction dont les contours
sont parfois flous mais dont l'importance redevient évidente. Publiée il y a un
an, l'étude Ballester plaçait la stratégie au premier rang des demandes
exprimées par les clients des agences, bien avant la créativité (lire Stratégies
n°1367).

« Un consommateur zappeur, des annonceurs plus exigeants sur l'efficacité
publicitaire, des marchés qui se sont complexifiés avec davantage de
marques, de produits et de messages : tout plaide pour un planning fort,
remarque Luc Wise, directeur du planning stratégique de l'agence V. Et
pourtant, les agences ne semblent toujours pas convaincues. Le planning en
est encore à sa préhistoire en France. Aujourd'hui, les meilleurs avocats du
planning sont les annonceurs, pas les agences. »

Plusieurs mouvements récents semblent démontrer que les choses sont en
train de changer. Publicis Conseil vient de débaucher Marie-Christine Dax
chez CLM pour lui confier le nouveau poste de directrice de la stratégie. Et en
quittant CLM pour aller fonder La Chose, Pascal Grégoire a pris soin
d'emmener son planneur, Morgan Faivre. La toute nouvelle vice-présidente
de CLM BBDO, Bertille Toledano, confirme ce retour en grâce : « Les agences
sont conscientes que le problème ne se limite pas aux supports médias mais
qu'il faut enrichir les contenus, et qu'on ne peut plus laisser les chefs de pub
en contact direct avec des commerciaux. »

Le planneur 2006 ? Il n'a plus grand-chose à voir avec l'image d'Épinal du
gourou illuminé au sabir incompréhensible. « L'ancienne génération s'est
laissée doubler par les cabinets d'études, constate Bertille Toledano. Les
planneurs d'aujourd'hui sont des opérationnels, qui ont une vision
transversale et sont capables de faire très vite la synthèse d'un marché. »
Quant à la répartition des rôles entre commercial, créatif et planneur, vieux
talon d'Achille du planning français, elle pose moins de problèmes, chacun
ayant mis de l'eau dans son ego.

Culture du problème contre culte de la solution

C'est que le pragmatisme à l'anglaise semble faire son chemin en France,
même si l'on reste encore loin du modèle britannique (lire l'entretien ci-
dessous). Outre-Manche, l'agence Mother a même supprimé les
commerciaux au profit de « strategists » et de créatifs qui accouchent
ensemble des campagnes. En France, Leagas Delaney en son temps, Leg,
Devarrieuxvillaret ou Marcel aujourd'hui, se rattachent à cette tradition.

« Remettre tout à plat sur les marques est une priorité, explique Benoit
Devarrieux, coprésident de Devarrieuxvillaret, agence qui a récemment
musclé son planning avec l'arrivée de Philippe Strouk. Ici, le travail de
planneur est naturel. Le planning ne peut s'épanouir que là où l'on cultive la
culture du problème plus que le culte de la solution, c'est notre credo. Le
travail de planneur lutte contre notre tendance naturelle à la paresse, à la
répétition, aux préjugés. » Une conception qui fait des émules. Est-ce
vraiment un hasard si nombre de planneurs dans les agences françaises sont
passés chez Devarrieuxvillaret ?

Pour Xavier Charpentier, directeur général de Lowe Paris, « l'écart avec le
planning anglais s'est réduit ». « On semble avoir compris que le planning est
un métier dont les techniques et les outils s'apprennent », ajoute-t-il. Un
message qu'il délivre également au sein de l'APG, l'antenne française de
l'Account Planning Group britannique (www.apg.org.uk), créée en 2001 et
dont les promoteurs songent à créer un « Award » du planning. Lowe Paris
met ainsi la dernière main à un réseau international de planneurs, une
structure d'échanges calquée sur les « planning communities » anglo-
saxonnes.

Un planning à l'anglaise en France ? Voilà qui conforte Bertrand Suchet et
Jean-Luc Bravi, les deux présidents de DDB Paris. « Avoir un planning fort,
c'est un signe de volontarisme de la part d'une agence. C'est un
investissement militant », considère Bertrand Suchet. Patrick Faure, directeur
général adjoint en charge des stratégies, chapeaute les douze planneurs de
DDB Paris. « Le métier du planneur, c'est d'accoucher d'idées de marques,
celui des créatifs de trouver des campagnes, explique-t-il. Il ne faut pas
confondre le planneur avec un commercial marketing, et l'exécution n'est pas
son problème. Si le planning est réussi, les gens sentent que la publicité n'est
pas un artifice. »

Remettre l'idée au centre

Autre tendance lourde : le planning stratégique n'est plus l'apanage des
agences de publicité. Il gagne le marketing direct, les agences interactives,
les agences médias. Et jusqu'aux annonceurs. « C'est une évolution très
encourageante pour le métier, mais qui est un peu préoccupante si l'on se
place du point de vue des agences », commente Xavier Charpentier. Suivant
là encore l'exemple britannique, de nombreuses structures de conseil en
gestion de marques, centrées sur le planning stratégique, ont vu le jour ces
derniers mois. C'est le cas de la version française de Naked, installée fin
2005, avec Grégory Duquesne, ancien directeur du planning stratégique de
FCB. Ou de Reload, agence de communication planning, émanation de
Publicis Group Media, avec Thomas Jamet, ancien de Deep Blue (Aegis).

Il faudra aussi compter avec les électrons libres, tels les dix-sept planneurs
du collectif Pourquoi tu cours ( www. pourquoitucours.fr), créé en avril
dernier par Jérémy Dumont. Après plusieurs mois chez Arnell Group aux
États-Unis et cinq ans chez Lowe Paris, le constat de cette fine lame est clair :
« Il faut remettre l'idée au centre, et elle sera ensuite déclinée sur le produit,
le choix des médias, la communication, etc. » Les planneurs partout ? « Cela
ne fait que commencer », prédit Benoit Devarrieux. Pour le publicitaire, les
médias classiques n'étant plus les seuls véhicules du message des marques,
« la question du point de contact avec le client devient centrale. » Un
boulevard pour les planneurs.

Marie Maudieu
 
 

________________________________ 
 
 

 
 
 
 

 
 
 

 

 
 

 
Septembre 2006 




                                                     
Planneur stratégique

De 40 000 à 280 000 euros par an.

Le métier

Dans une agence de pub, son rôle est de définir l'univers de la marque, sa
culture, afi n de la développer grâce à une analyse du marché et une veille
économique et marketing constante. Interface entre commerciaux et créatifs,
il les nourrit de ses réflexions, et doit être intuitif et rationnel.
La formation

Métier polyvalent qui réclame une grande culture générale, il peut concerner
les littéraires, les philosophes comme les sémiologues ou les sociologues, les
diplômés de l'école Boulle et d'écoles de design ou de mode ( Esmod ). Un
brin de marketing ( Celsa ) est recommandé.

Les stars

    Jérémy Dumont ( Pourquoi tu cours ), Delphine Quelin ( Brainstorming ).

Notre avis

Indispensable mais invisible, le planneur doit savoir faire preuve d'humilité
en ayant des convictions fortes pour emporter l'adhésion.
 

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La sobriété sous contrainte
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Pressbook Pourquoi Tu Cours Juillet 2008

  • 1. PRESS BOOK POURQUOI TU COURS Septembre 2008 Pourquoi tu cours encadrera le 25 septembre la session "Social Shopping et "me-commerce" : recommandations, avis des internautes : comment gérer le bouche-à-oreille électronique ?" Lieu : Porte de Versailles, Hall 7, niveau 1   Juin 2008        INSTITUT FRANçAIS DU DESIGN (Link )  Institut Français du Design : Je crois que la structure de planning stratégique de pourquoi tu cours s'appelle "l'agence des idées". Quelle place donnes-tu au design ? Jérémy Dumont : Le design est la discipline qui aujourd'hui sert le mieux les idées : celles qui viennent de nulle part et qui se diffusent partout. En effet, le designer se place du côté de l'idée, de l'intention alors que les autres métiers de la création cherchent des idées applicables, et peu importe qu'elles soient utiles à l'utilisateur final...tant qu'elles répondent à des besoins stratégiques. De plus, les process des agences de design sont adaptés à la vie d'uneidée depuis la phase d'observation préliminaire jusqu'à sa matérialisation concrète en passant par le prototypage....Je viens du monde de la communication. Les
  • 2. responsables marketing, média ou communication mettent au centre de leur réflexion une même marque, parfois un même consommateur mais rarement une même idée centrale permettant de créer du lien entre le produit et son utilisateur quel que soit le point de contact. IFD : Nous avons travaillé ensemble sur un rapport d'innovation sur le Luxe....tu fais souvent intervenir des experts dans tes structures? J.D : Pourquoi tu cours est une structure à plusieurs niveaux, semi participative. Courts circuits est un cercle d'innovation mensuel qui permet aux différents responsables de marque d'échanger leur expérience et de faire avancer la réflexion plus vite ensemble. Au mois de février le thème devait porter sur le luxe et j'ai souhaité l'aborder sous trois angles que tu connais bien dans votreprofession : identité, culture et expérience. Sans surprise, la plupart des membres de ce courts circuits avaient cette fibre-là, que ce soit Bruno Auret de Raymond (groupe Saguez &Partners), Maud Zilnyk (Responsable Mershandising aux Galeries Lafayettes), et les amis que tu as invités à nous rejoindre comme Monique Large de Dezineo, ou Jean Baptiste Sibertin-Blanc de Daum.... Le thème de ce mois-ci, c'est le marketing sportif, on va moins parler de design au sens traditionnel du terme, mais plus de "dessein collectif " puisque nous allons chercher à insuffler un nouvel état d'esprit dans la pratique sportive et explorer comment les marques peuvent éventuellement changer les règles... Cette réflexion sera ensuite mise à disposition de ceux que ça intéresse. IFD : qu'est-ce qui te fait vibrer en ce moment ? J.D : Je conduis en ce moment une mission de planning stratégique pour le crédit coopératif, c'est très intéressant mais je ne peux pas en parler, il va falloir attendre quelques mois. Je vibre au fil des matchs sportifs jusqu'à la présentation du rapport d'innovation le 26 juin lors de "les aperos du jeudi" à la scène Bastille. Et je cherche quelle corde faire vibrer à la rentrée de septembre pour donner envie aux professionnels du marketing, de la communication, des médias et de la création de regarder plus loin que le bout de leur nez. Propos recueillis par Anne-Marie Sargueil   ____________________________________________________________________ 
  • 4. Mai 2008                      
  • 5.   Mai 2008               
  • 6. Février 2008  IDTGV remet Roméo et Juliette sur les rails Pensé il y a trois ans comme un laboratoire, IDTGV est un incontestable succès commercial. Pour installer la marque, No Good Industry a conçu une campagne décalée reposant sur une série de fictions. Êtes-vous plutôt Zap ou plutôt Zen ? Depuis le 28 janvier, il faut choisir son camp. Lancée sur Internet (www.idtgv. com), la nouvelle campagne IDTGV repose sur une série animée. Imaginée par No Good Industry, « Zen/Zap Story » raconte l'histoire des amours contrariées d'un Zen et d'une Zap, du nom des deux « tribus » qui se partagent les espaces ID Zap (ambiance décontractée et ludique avec location de DVD, consoles de jeux et musique) et ID Zen (silence et relaxation avec magazines, kits sommeil et massages) composant les trains. Autour des deux héros, une galerie de personnages plus hilarants les uns que les autres : Yanni, gourou new age, Thierry, dont la vision du monde se réduit à des Power Point, Fat Nikolai, concepteur de logiciels russe, Jurgen, baba pas si cool, Candy, 100 % bimbo, etc. Les treize épisodes de quatre minutes seront diffusés au rythme d'un par mois. Lancée comme un film - teasing et bandes-annonces sur le Net, annonces presse (À nous Paris, 20Minutes, etc.), affichage tactique, Cart Com - « Zen/Zap Story » sera relayée à bord des trains par une signalétique violette (Zen) et rose (Zap). Concerts à bord « Nous nous donnons un an pour que les gens s'approprient les personnages. Ils pourront même créer leur avatar en choisissant leur tribu », raconte Nicolas Gayet, président et fondateur de No Good Industry, qui
  • 7. insiste : « Ce n'est pas un programme court de marque, mais une authentique fiction. » De fait, deux scénaristes anglo-saxons, Neil Bishrey (qui a travaillé sur la série d'animation Daria) et John von Sothen, ont imaginé ce Roméo et Juliette transposé dans l'univers du train.       http://www.idtgv.com/598i/zen-zap-story/accueil.html                         
  • 8. Janvier 2008               
  • 10.      
  • 11. Novembre 2007    Jérémy Dumont, directeur de pourquoitucours? (l'agence des idées) a réunit et  animera l'après­midi du 28 novembre du cycle de conférences Stratégies qui se  déroulera du 26 au 30 novembre prochain.  14h00­ 14h45  « On parle tous football » : la campagne 360 de Coca­Cola Grand Prix des Stratégies  Média 2007  ➥ Michel Gotlib, directeur communication marketing, Coca­Cola France  ➥ Michel Teuliere, directeur général, Carat France Groupe Aegis Media  14h45­ 17h15  « On fait quoi pour vous aujourd’hui » : le contrat Monoprix d’amélioration de la  qualité de vie quotidienne  ➥ Rémi Guigou, directeur de l’image et de la marque, Monoprix  ➥ Nathalie Daniel, directrice générale, Draft FCB  Lancement du model 52.00 : le portable positionné musique de Nokia  ➥ Corinne Lévy­Melot, responsable communication et publicité Nokia France  ➥ Simon Bachelet, planneur stratégique, Mediacom  Entreprise, Marque, produit : vers plus de cohérence, pourquoi, comment?  · Communication cross média, multicanale, transversale, intégrée, 360°, globale :  où en sommes nous ?  · Comment annonceurs et agences se sont organisés pour gérer les marques de  façon globale ?  · Mass médias, hors médias, médias alternatifs : quel est le bon mix d’expression et  comment arbitrer ses investissements ? Et internet dans tout ça ?  Table ronde animée par Jérémy Dumont, directeur de pourquoitucours? (l'agence  des idées)  ➥ François Banon, Vp communication europe, Disneyland   
  • 13.     Novembre 2007                               
  • 15.                  
  • 16.       Octobre 2007                     
  • 17. Mai 2007                                                   
  • 18. Juin 2007       
  • 19.  Avril 2007    Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à jouer la carte du développement durable pour attirer de nouveaux clients. (lire l'article ici : clic ici) JÉRÉMY DUMONT est le patron de Pourquoi tu cours ?, une « agence d'idées », ainsi qu'il définit son entreprise. Pour lui, la décroissance est un marché comme les autres. « Le mouchoir en tissu est décroissant : il est réutilisable et respecte la nature. Le i-phone est décroissant : un seul produit, plus de services », explique-t-il. Il n'est pas seul à le penser. De plus en plus d'entreprises jouent le développement durable pour attirer de nouveaux clients. La SNCF propose sur son site Internet un éco-comparateur qui calcule l'impact sur l'environnement du même voyage en train, en voiture ou en avion. EDF prône la « consommation raisonnée » de l'électricité. La Poste a lancé au début de l'année « l'éco-carnet », douze timbres au lieu de dix, imprimés sur la même surface et sur du papier issu de « forêts gérées durablement ». Le Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipements ménagers (Gifam) offre une « éco-calculette » qui détermine le coût d'utilisation de son matériel. Consommer moins, consommer mieux, c'est devenu un argument publicitaire. Mais la publicité est-elle compatible avec le développement durable ? Novethic, le centre de recherche sur la responsabilité sociale d'entreprise et l'investissement socialement responsable, s'est très sérieusement posé la question. « Jusqu'où les messages publicitaires destinés à vendre des produits et activités peuvent relayer des incitations au respect de l'environnement et surtout quelles marques peuvent légitimement utiliser ces codes ? », s'interroge-t-il. Les professionnels du marketing démontrent qu'il n'y a pas de limite. La France, d'ailleurs, est plutôt en retard par rapport à ses voisins européens. Les deux Yotel qui ouvrent cette année en Grande-Bretagne - l'un à l'aéroport de Gatwick, l'autre à Heathrow - le prouvent. Des cabines de 10 mètres carrés, inspirées des premières classes de la compagnie British Airways et des hôtels-capsules japonais, suréquipées et louables pour quatre heures. « La flexibilité totale pour un concept révolutionnaire qui offre la solution aux hôtels chers et ennuyeux que l'on trouve tout autour du globe », affirme leur concepteur. « Un produit tout à fait décroissant : moins d'espace et plus de design », confirme Jérémy Dumont. Avec son équipe, il a réalisé une étude sur le sujet. Il estime que la décroissance « n'est pas l'opposé de la croissance. C'est peut-être l'idée de remettre l'innovation aux commandes, de ne plus produire des choses inutiles. »
  • 20. Attention au « green washing » Après Nature et Découvertes, nombreux sont les magasins qui ont mis en rayon des produits équitables, ou qui proposent des aliments en vrac censés protéger l'environnement parce qu'ils réduisent les emballages. Le client se sert lui-même. L'idée est de faire passer un message de simplicité et de convivialité que certaines marques poussent loin. Ainsi LG propose avec son « washbar » à Paris un appartement-laverie où l'on peut boire un verre tout en lavant son linge, tandis que la banque en ligne ING Direct a ouvert un espace café dans le quartier de l'Opéra. « Plus de partage, de temps libre, de collectivisme, d'équité, c'est cela la décroissance. Pour le consommateur, ce qui compte ce n'est pas ce que le produit fait, mais ce qu'il aimerait en faire », analyse Jérémy Dumont. Avec une limite tout de même, le risque de tomber dans ce que les défenseurs du développement durable appellent le « green washing », la tentation de tout repeindre en vert, sous prétexte d'écologie. Boutiquemieuxvivre Modérés ou radicaux, les décroissants font un même constat : il faut vivre autrement pour préserver la planète et remettre en question le rôle de la consommation. DR Pas de télé, pas de voiture, refus des grandes surfaces... Les décroissants pensent que la vie est plus facile quand on a moins de choses. LA DÉCROISSANCE, c'est tendance. Limiter sa consommation pour préserver la planète, vivre autrement, pas de voiture, pas de télévision, pas de frigo. Au début des années 1970, le dessinateur Gébé avait inventé l'An 01. « On arrête tout, on réfléchit et c'est pas triste », annonçait le premier numéro. Les personnages portaient des chapeaux de paille et préféraient s'allonger dans l'herbe plutôt que de travailler huit heures par jour pour acheter des objets qui ne servent à rien. Sinon, « dans vingt ans, la fin du monde », prédisait l'image d'une Terre en pleurs. Aujourd'hui l'idée revient à la mode, au point que les publicitaires s'en emparent. Mais de quelle décroissance faut-il parler ? Décroissance soutenable ? Décroissance conviviale ? Sobriété heureuse ? Simplicité volontaire ? La logorrhée des théoriciens laisse pantois. Les partisans de la décroissance soutenable prônent le passage d'un « modèle économique et social fondé sur l'expansion permanente à une civilisation sobre ». Ceux de la décroissance conviviale estiment que « le développement durable est l'un des concepts les plus nuisibles » et soulignent que notre « surcroissance économique dépasse déjà largement la capacité de charge de la Terre ».
  • 21. Les défenseurs de la sobriété heureuse y voient un engagement pour « faire face à la puissance de la frustration programmée sous l'injonction obsessionnelle et quasi hystérique de la publicité ». Quant aux adeptes de la simplicité volontaire, ils se réfèrent aux « communautés monastiques » qui furent « les premières organisations de vie à choisir volontairement la frugalité et à pratiquer l'autosuffisance ». Les mouvements poussent comme des champignons. Plus ou moins politisés, plus ou moins liés aux altermondialistes. Le Parti pour la décroissance, par exemple, veut « participer à la déconstruction de cette idéologie folle et irrationnelle d'une croissance et d'un développement économique sans limites ». Pour tous un même constat cependant : si tout le monde consommait comme les Français, il faudrait trois planètes pour satisfaire la demande mondiale. Véronique Gallais est la présidente du mouvement Action Consommation, proche d'Attac. Elle n'aime pas le mot décroissance parce qu'elle le trouve négatif. Mais elle estime qu'il est nécessaire de « remettre en question le rôle central de la consommation dans la société ». Elle a longtemps travaillé dans le commerce international, beaucoup voyagé. Aujourd'hui, elle refuse d'acheter dans les grandes surfaces, elle s'alimente dans les magasins Biocoop et ne renouvelle sa garde-robe que lorsque c'est strictement nécessaire. « À partir d'un certain niveau de confort, le surplus apporte du stress, pas du bonheur », dit-elle. Et d'ajouter : « Un consommateur responsable, c'est une personne qui se pose des questions sur les implications de son acte d'achat ou de non-achat ». «Par peur de manquer, on accumule chez soi» Sur Internet, les sites pullulent pour mieux économiser l'eau, l'énergie, réapprendre à s'alimenter. « Souvent par peur de manquer, on accumule des objets chez soi qui rassurent, s'entassent et finissent par encombrer notre vie comme notre tête. La vie est plus facile quand on a moins de choses », écrit Flore. Chacun y va de ses conseils pour fabriquer sa bière, son pain, utiliser des noix de lavage du Népal plutôt que de la lessive, faire du thé avec des pointes de ronces, du chocolat avec des graines de caroube. D'autres s'interrogent non sans humour. « Je suis décroissante depuis peu... Je fais de mon mieux pour vivre autrement, mais une question revient sans cesse : comment faire pour vivre sans électricité dans un appartement loué en pleine ville », demande Christine. Plus radicaux, les Casseurs de pub, qui publient le mensuel La Décroissance, appellent à une « semaine sans télé » du 23 au 29 avril prochains. Ils expliquent que « si la télévision est polluante à fabriquer, à faire fonctionner,
  • 22. puis polluante comme déchet, elle est d'abord une terrible agression pour notre psychisme ». Ils entendent se libérer de l'automobile et du téléphone portable. Ils refusent de prendre l'avion en affirmant préférer « aller moins loin, mais mieux, à pied, en roulotte à cheval, à bicyclette ou en train, en bateau à voile, avec tous les véhicules sans moteur ». Ils boycottent la grande distribution et souhaitent « privilégier la qualité de la relation à soi et aux autres au détriment de la volonté de posséder des objets qui vous posséderont à leur tour ». Une mode ? Une autre manière de vivre ? La décroissance peut aussi se révéler suspecte, voire dangereuse, quand certains de ses partisans, comme les adeptes de la Deep Ecology, un mouvement développé aux États-Unis dans les années 1970, professent la décroissance de l'humanité tout entière ! Rien de moins. ARNAUD RODIER. Publié le 07 avril 2007
  • 23. Mai 2007   Après les "bobos", voici les "créatifs culturels" LE MONDE | 22.05.07 | 15h42 • Mis à jour le 22.05.07 | 15h42 Son site Internet met en relation bénévoles et associations, il s'inquiète du réchauffement climatique, il a repris des études de psychologie et se retire deux fois par an dans un monastère : Tristan de Feuilhade, 52 ans, est le prototype du "créatif culturel". Selon Les Créatifs culturels en France, étude sociologique publiée en mars aux éditions Yves Michel (131 p., 13,80 euros), 17 % des Français relèveraient de cette tribu, composée pour l'essentiel de femmes (64 %) et de cadres supérieurs (40 %). Sa particularité est de conjuguer six positionnements, tous hérités des années 1960 : l'écologie, l'égalité des sexes, la révolte contre les discriminations, le refus de la compétition et du règne de l'argent, l'engagement sociétal, le développement personnel. Le créatif culturel serait-il le nouvel avatar des bobos ? "Le bobo se définit par son comportement ; les créatifs culturels, eux, se fédèrent autour de valeurs", analyse Eric Seuillet, un des auteurs de l'étude. Le concept est né aux Etats-Unis au terme d'une enquête menée par le sociologue Paul Ray et la psychologue Sherry Anderson. En 2001, Eric Seuillet, spécialiste des tendances émergentes, entreprend de mener une étude similaire en France. Depuis, la presse s'empare aussi du sujet. En février, le magazine Psychologies consacre un article à ce groupe de personnes qui correspondent assez bien à son lectorat, très impliqué dans le développement personnel, l'écologie et la solidarité. "Autour de moi, en province comme à Paris, je rencontre beaucoup de créatifs culturels qui s'ignorent", relève Erik Pigani, journaliste à Psychologies. En mars, l'hebdomadaire chrétien La Vie développe ce thème. "UN FORMIDABLE LOBBY" Ce concept remporte surtout un franc succès auprès de la presse économique, d'Enjeux-Les Echos à La Tribune en passant par Stratégies. "Les
  • 24. créatifs culturels sont en train de révolutionner notre approche marketing", s'enthousiasme Jérémy Dumont, consultant en communication. Le 29 mars, il a présenté, devant un public de professionnels de la publicité, du marketing et de la communication, un projet de chaîne de télévision sur Internet. "Les marques vont devoir s'adapter à ces nouveaux consommateurs, explique-t-il. Plutôt que de faire la promotion d'un produit, elles devront les informer pour les impliquer dans leur démarche." A l'image de Voyage- sncf.com, qui a mis en place un "éco-comparateur" pour mettre en évidence les émissions de carbone propres à chaque moyen de transport. "Les créatifs culturels représentent une cible que nous voulons atteindre", affirme Céline Decoster, chargée de la responsabilité sociale et environnementale de ce site Internet. Même démarche du côté de l'association de défense de la nature WWF. "Leur mobilisation représentera tôt ou tard un formidable lobby auprès des pouvoirs publics", reconnaît Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication de l'association. Pour l'instant, les créatifs culturels ne se revendiquent pas comme tels et ont surtout été repérés dans des milieux spécifiques (écologie, marketing, management, consulting et développement personnel). Mais des réseaux plus larges se dessinent. A commencer par celui de l'association Demain- maintenant, créée par les auteurs de l'étude sociologique française. Reste à savoir si les créatifs culturels qui s'ignorent, si rétifs à toute forme de récupération, vont mordre à cet hameçon aux relents de marketing... Marie Zawisza                    
  • 25. Janvier 2007  L'argument du « made in France » refait surface [ 31/01/07 ]   Le message du retour des produits fabriqués dans l'Hexagone passe à nouveau auprès des consommateurs, plus enclins à privilégier la sphère proche. Dans un grand magasin parisien, la vendeuse du rayon literie cherche ses mots. Pour convaincre cette possible acheteuse d'une couette de choisir un produit plutôt haut de gamme, elle finit par lui expliquer que la marque n'a pas recours à la sous-traitance étrangère et fait fabriquer ses produits uniquement dans l'Hexagone. Cette scène est symptomatique du grand retour de l'argument « made in France » comme déclencheur de l'acte d'achat. Selon une étude réalisée cet automne par Ipsos pour le groupement coopératif de lunettes, 60 % des Français estiment que celles sortant d'usines françaises sont de meilleure qualité que les produits venant de l'étranger, et plus de la moitié des personnes interrogées les jugent aussi plus esthétiques. Enfin, six personnes sur dix se disent prêtes à payer un peu plus cher pour cette fabrication, avec un surcoût d'environ 17 %. Moins surprenant, le monde des bijoux s'avère également sensible à l'argument. Mais là, l'action est collective. L'Union française de la bijouterie, de la joaillerie, de l'orfèvrerie, des pierres et des perles (BJOP) a lancé le label d'origine de fabrication « Joaillerie de France », qui garantit que chaque produit y a été monté, serti et poli. Le poinçon spécifique forme d'ailleurs un hexagone. Le bouche-à-oreille Plus globalement, dans l'esprit du consommateur, la notion de « made in France » fait principalement mouche pour les catégories de produits plutôt moyen-haut de gamme. Sur l'entrée, voire le milieu de gamme, le public reste avant tout à la recherche du prix. « En revanche, sur ce créneau moyen-haut de gamme, elle rencontre un véritable écho. L'argument du « made in France » devrait donc continuer à prendre du poids et gagner en visibilité. « C'est un croisement entre le retour du local et la prise de conscience de l'usage que l'on peut faire de son pouvoir d'achat. Dans un monde de plus en plus complexe, il s'agit de privilégier la sphère proche et de se demander : à qui je donne mon argent ? » souligne Jérémy Dumont, planneur stratégique et créateur de Pourquoitucours, une structure de conseil en gestion de marque. A l'heure où les experts se réunissent autour du climat, et tandis que les préoccupations environnementales montent parmi la population, une fabrication de proximité peut aussi tirer partie de la réduction des dépenses d'énergie liées au transport et devenir aussi un argument écologique. CLOTILDE BRIARD pour les Échos
  • 26. Octobre 2006    Le planning stratégique à l'heure anglaise Face à un consommateur plus difficile à décrypter et à des annonceurs exigeant des résultats rapides, le planning stratégique revient en grâce dans les agences de publicité. Exit les gourous, le planneur 2006 allie culture latine et pragmatisme à l'anglaise... Evoquez auprès des patrons d'agences de publicité un « renouveau du planning stratégique » et vous déclencherez au mieux une moue interrogative, au pire une franche rigolade. La question est pourtant tout sauf saugrenue. D'abord parce que les agences, dont certaines ont tenté ces dernières années de se passer des planneurs en raison de la crise économique, semblent remettre à l'honneur une fonction dont les contours sont parfois flous mais dont l'importance redevient évidente. Publiée il y a un an, l'étude Ballester plaçait la stratégie au premier rang des demandes exprimées par les clients des agences, bien avant la créativité (lire Stratégies n°1367). « Un consommateur zappeur, des annonceurs plus exigeants sur l'efficacité publicitaire, des marchés qui se sont complexifiés avec davantage de marques, de produits et de messages : tout plaide pour un planning fort, remarque Luc Wise, directeur du planning stratégique de l'agence V. Et pourtant, les agences ne semblent toujours pas convaincues. Le planning en est encore à sa préhistoire en France. Aujourd'hui, les meilleurs avocats du planning sont les annonceurs, pas les agences. » Plusieurs mouvements récents semblent démontrer que les choses sont en train de changer. Publicis Conseil vient de débaucher Marie-Christine Dax chez CLM pour lui confier le nouveau poste de directrice de la stratégie. Et en quittant CLM pour aller fonder La Chose, Pascal Grégoire a pris soin d'emmener son planneur, Morgan Faivre. La toute nouvelle vice-présidente de CLM BBDO, Bertille Toledano, confirme ce retour en grâce : « Les agences sont conscientes que le problème ne se limite pas aux supports médias mais qu'il faut enrichir les contenus, et qu'on ne peut plus laisser les chefs de pub en contact direct avec des commerciaux. » Le planneur 2006 ? Il n'a plus grand-chose à voir avec l'image d'Épinal du gourou illuminé au sabir incompréhensible. « L'ancienne génération s'est laissée doubler par les cabinets d'études, constate Bertille Toledano. Les planneurs d'aujourd'hui sont des opérationnels, qui ont une vision transversale et sont capables de faire très vite la synthèse d'un marché. »
  • 27. Quant à la répartition des rôles entre commercial, créatif et planneur, vieux talon d'Achille du planning français, elle pose moins de problèmes, chacun ayant mis de l'eau dans son ego. Culture du problème contre culte de la solution C'est que le pragmatisme à l'anglaise semble faire son chemin en France, même si l'on reste encore loin du modèle britannique (lire l'entretien ci- dessous). Outre-Manche, l'agence Mother a même supprimé les commerciaux au profit de « strategists » et de créatifs qui accouchent ensemble des campagnes. En France, Leagas Delaney en son temps, Leg, Devarrieuxvillaret ou Marcel aujourd'hui, se rattachent à cette tradition. « Remettre tout à plat sur les marques est une priorité, explique Benoit Devarrieux, coprésident de Devarrieuxvillaret, agence qui a récemment musclé son planning avec l'arrivée de Philippe Strouk. Ici, le travail de planneur est naturel. Le planning ne peut s'épanouir que là où l'on cultive la culture du problème plus que le culte de la solution, c'est notre credo. Le travail de planneur lutte contre notre tendance naturelle à la paresse, à la répétition, aux préjugés. » Une conception qui fait des émules. Est-ce vraiment un hasard si nombre de planneurs dans les agences françaises sont passés chez Devarrieuxvillaret ? Pour Xavier Charpentier, directeur général de Lowe Paris, « l'écart avec le planning anglais s'est réduit ». « On semble avoir compris que le planning est un métier dont les techniques et les outils s'apprennent », ajoute-t-il. Un message qu'il délivre également au sein de l'APG, l'antenne française de l'Account Planning Group britannique (www.apg.org.uk), créée en 2001 et dont les promoteurs songent à créer un « Award » du planning. Lowe Paris met ainsi la dernière main à un réseau international de planneurs, une structure d'échanges calquée sur les « planning communities » anglo- saxonnes. Un planning à l'anglaise en France ? Voilà qui conforte Bertrand Suchet et Jean-Luc Bravi, les deux présidents de DDB Paris. « Avoir un planning fort, c'est un signe de volontarisme de la part d'une agence. C'est un investissement militant », considère Bertrand Suchet. Patrick Faure, directeur général adjoint en charge des stratégies, chapeaute les douze planneurs de DDB Paris. « Le métier du planneur, c'est d'accoucher d'idées de marques, celui des créatifs de trouver des campagnes, explique-t-il. Il ne faut pas confondre le planneur avec un commercial marketing, et l'exécution n'est pas son problème. Si le planning est réussi, les gens sentent que la publicité n'est pas un artifice. » Remettre l'idée au centre Autre tendance lourde : le planning stratégique n'est plus l'apanage des agences de publicité. Il gagne le marketing direct, les agences interactives,
  • 28. les agences médias. Et jusqu'aux annonceurs. « C'est une évolution très encourageante pour le métier, mais qui est un peu préoccupante si l'on se place du point de vue des agences », commente Xavier Charpentier. Suivant là encore l'exemple britannique, de nombreuses structures de conseil en gestion de marques, centrées sur le planning stratégique, ont vu le jour ces derniers mois. C'est le cas de la version française de Naked, installée fin 2005, avec Grégory Duquesne, ancien directeur du planning stratégique de FCB. Ou de Reload, agence de communication planning, émanation de Publicis Group Media, avec Thomas Jamet, ancien de Deep Blue (Aegis). Il faudra aussi compter avec les électrons libres, tels les dix-sept planneurs du collectif Pourquoi tu cours ( www. pourquoitucours.fr), créé en avril dernier par Jérémy Dumont. Après plusieurs mois chez Arnell Group aux États-Unis et cinq ans chez Lowe Paris, le constat de cette fine lame est clair : « Il faut remettre l'idée au centre, et elle sera ensuite déclinée sur le produit, le choix des médias, la communication, etc. » Les planneurs partout ? « Cela ne fait que commencer », prédit Benoit Devarrieux. Pour le publicitaire, les médias classiques n'étant plus les seuls véhicules du message des marques, « la question du point de contact avec le client devient centrale. » Un boulevard pour les planneurs. Marie Maudieu     ________________________________                           
  • 29. Septembre 2006    Planneur stratégique De 40 000 à 280 000 euros par an. Le métier Dans une agence de pub, son rôle est de définir l'univers de la marque, sa culture, afi n de la développer grâce à une analyse du marché et une veille économique et marketing constante. Interface entre commerciaux et créatifs, il les nourrit de ses réflexions, et doit être intuitif et rationnel. La formation Métier polyvalent qui réclame une grande culture générale, il peut concerner les littéraires, les philosophes comme les sémiologues ou les sociologues, les diplômés de l'école Boulle et d'écoles de design ou de mode ( Esmod ). Un brin de marketing ( Celsa ) est recommandé. Les stars Jérémy Dumont ( Pourquoi tu cours ), Delphine Quelin ( Brainstorming ). Notre avis Indispensable mais invisible, le planneur doit savoir faire preuve d'humilité en ayant des convictions fortes pour emporter l'adhésion.   ___________________________