ECE 5 : CONCOURS BLANC 2008
                     EPREUVE ECRICOME
1     Exercice
                                  
                             b a b
    1. Soit l’ensemble E = {a b a, (a, b) ∈ R2 }.
                             b a b
       (a) Montrer que E est un sous-espace vectoriel de M3 (R).
       (b) D´terminer une base de E et la dimension de E.
            e
    2. On introduit l’application f : M3,1 (R) →  3,1 (R)
                                               M            
                                           x      2x + y + 2z
                                       y  →  x + 2y + z .
                                           z      2x + y + 2z
       (a) Montrer que f est un endomorphisme de M3,1 (R).
       (b) D´terminer sa matrice M associ´e et v´rifier que M ∈ E.
            e                            e      e
        (c) D´terminer le noyau de f et sa dimension.
             e
       (d) D´terminer l’image de f et sa dimension.
            e
        (e) V´rifier le th´or`me du rang.
             e           e e


2     Exercice :          ESLSCA 2006

                            3 2
    Soit la matrice A =         .
                            2 3
    1. Trouver la matrice J ∈ M2 (R) telle que A = I + J.
    2. Montrer que ∀k ≥ 1, J k = 4k−1 J. Que vaut J 0 ?
                                    n
                                        k
    3. (a) Soit n ≥ 1. Calculer         n
                                            4k−1 .
                                  k=1
                                                     5n − 1
                                                     n
       (b) Montrer que pour tout n ≥ 1, A = I +             J.
                                                        4
    4. On dispose de deux boˆ U et V :
                              ıtes
       U contient 3 boules blanches et 2 boules noires
       V contient 2 boules blanches et 3 boules noires
      On tire des boules une ` une, chaque boule ´tant remise imm´diatement dans la boˆ d’o` elle
                                 a                     e                  e                      ıte   u
      provient avant le tirage suivant. La premi`re boule est tir´e de U. Si elle est blanche, la seconde
                                                   e                 e
      boule est tir´e de U ; si la premi`re boule tir´e est noire, la seconde boule est tir´e de V. A chaque
                   e                    e            e                                     e
      ´tape si le n-i`me tirage donne une boule blanche alors le (n + 1)-i`me tirage s’effectuera dans U,
      e               e                                                      e
      alors que si le n-i`me tirage donne une boule noire alors le (n + 1)-i`me tirage s’effectuera dans V.
                          e                                                   e
      On d´finit les ´v´nements suivants, pour tout entier n 1 :
            e          e e
      Bn : «le n-i`me tirage donne une boule blanche »
                  e
      Nn : « le n-i`me tirage donne une boule noire »
                    e
                                                      pn
      On pose pn = P (Bn ), qn = P (Nn ) et Xn =           .
                                                       qn
       (a) Donner les valeurs de p1 et q1 .

                                                         1
(b)   Calculer, par une m´thode clairement justifi´e, p2 et q2 .
                                 e                           e
       (c)   Pour tout n, exprimer pn+1 et qn+1 en fonction de pn et qn .
                                   1
       (d)   Montrer que Xn+1 = 5 AXn . En d´duire Xn en fonction de n, A et X1 .
                                                 e
       (e)   En d´duire le calcul de pn et qn . (utiliser la question 3.b))
                 e
    5. On consid`re encore la suite de tirage de la question 3. On d´finit la variable al´atoire T ´gale au
                 e                                                  e                   e         e
       temps d’attente de la premi`re boule blanche : pour tout n 1, l’´v´nement (T = n) signifie que
                                   e                                      e e
       la premi`re boule blanche est apparue au n-i`me tirage.
               e                                    e
       (a) Montrer que P (T = 1) = 3 puis que pour tout n ≥ 2, P (T = n) = ( 5 )2 ( 3 )n−2 .
                                   5
                                                                             2
                                                                                    5
       (b) V´rifier que la somme des probabilit´s des ´v´nements (T = n) vaut bien 1.
            e                                 e      e e
       (c) Montrer que T admet une esp´rance et la calculer.
                                       e


3      Exercice :        Ecricome 2007

    Soucieux d’am´liorer le flux de sa client`le lors du passage en caisse, un g´rant de magasin a r´alis´
                   e                        e                                  e                   e e
les observations suivantes :
   1. L’´tude du mode de paiement en fonction du montant des achats a permis d’´tablir les probabilit´s
        e                                                                          e                   e
      suivantes :
                                           P [S = 0 ∩ U = 0] = 0.4
                                           P [S = 0 ∩ U = 1] = 0.3
                                           P [S = 1 ∩ U = 0] = 0.2
                                           P [S = 1 ∩ U = 1] = 0.1
      o` S repr´sente la variable al´atoire prenant la valeur 0 si le montant des achats est inf´rieur ou
        u        e                   e                                                               e
      ´gal ` 50 euros, prenant la valeur 1 sinon, et U la variable al´atoire prenant la valeur 0 si la somme
      e    a                                                         e
      est r´gl´e par carte bancaire, prenant la valeur 1 sinon.
           e e
       (a) D´terminer les lois de S et U et v´rifier que la probabilit´ que le client r`gle par carte bancaire
             e                               e                        e               e
                            3
           est ´gale ` p = .
               e     a
                            5
       (b) Calculer la covariance du couple (S, U ). On rappelle que Cov(S, U ) = E(SU ) − E(S)E(U ).
       (c) Quelle est la probabilit´ que la somme r´gl´e soit sup´rieure strictement ` 50 euros sachant
                                    e                e e            e                     a
           que le client utilise un autre moyen de paiement que la carte bancaire ?
    2. On suppose de plus que les modes de r`glement sont ind´pendants entre les individus.
                                                 e                  e
       Une caissi`re re¸oit n clients dans sa journ´e (n 2).
                  e      c                           e
       On d´finit trois variables al´atoires Cn , L1 , L2 par :
             e                       e
       -Cn comptabilise le nombre de clients qui paient par carte bancaire.
       -L1 (resp.L2 ) est ´gale au rang du 1er (resp.du 2eme ) client utilisant la carte bancaire comme moyen
                          e                               `

       de paiement, s’il y en a au moins un (resp.au moins deux) et ` z´ro sinon.
                                                                           a e
       (a) Reconnaˆ la loi de Cn , rappeler la valeur de l’esp´rance et de la variance de cette variable
                    ıtre                                        e
           al´atoire.
             e
       (b) D´terminer la loi de L1 . (on distinguera le cas L1 = 0)
             e
       (c) V´rifier que :
             e
                                                    n
                                                         P [L1 = k] = 1
                                                   k=0

       (d) D´terminer la loi du couple (L1 , L2 ).
            e
       (e) En d´duire la loi marginale de L2 . (traiter le cas L2 = 0 ` part)
               e                                                      a

                                                        2
4      Exercice :             EML 2007

Pr´liminaire
  e
On donne : 0, 69 < ln 2 < 0, 70.
On consid`re l’application :
         e
                                   g : ]0; +∞[ → R,       x → g (x) = x2 + ln x
 (a) Montrer que g est continue et strictement croissante sur ]0; +∞[ et d´terminer les limites de
                                                                          e
     g en 0 et en +∞
 (b) Montrer que l’´quation g (x) = 0, d’inconnue x ∈ ]0; +∞[, admet une solution et une seule.
                   e
On note α l’unique solution de cette ´quation.
                                     e
                   1
 (c) Montrer :     2
                     <α<1

Partie A
                   1
On note I =        2
                     ,1   et on consid`re l’application :
                                      e
                                                                  1    1
                                  f : I → R,       x → f (x) = x − x2 − ln x
                                                                  4    4
 (a)   i. Montrer que f est strictement croissante sur I.
      ii. Montrer : 2 < f 1 < f (1) < 1.
                    1
                           2
     iii. En d´duire : ∀x ∈ I, f (x) ∈ I.
              e
 (b) On consid`re la suite r´elle (un )n∈N d´finie par u0 = 1 et, pour tout n ∈ N, un+1 = f (un ).
               e            e               e
         i.   Calculer u1
        ii.   Montrer : ∀n ∈ N, un ∈ I
       iii.   Montrer que la suite (un )n∈N est d´croissante.
                                                 e
       iv.    Montrer que la suite (un )n∈N converge et que sa limite est le r´el α.
                                                                              e

Partie B
On consid`re l’application :
         e
                             F : R∗ × R → R,
                                  +                 (x, y) → F (x, y) = x ey + y ln x
 (a) Calculer les d´riv´es partielles premi`res de F en tout point (x, y) de R∗ × R.
                   e e                     e                                   +
 (b) Montrer que F admet un point critique et un seul que l’on exprimera ` l’aide du r´el α.
                                                                             a        e

Partie C
                                               e
On pose pour tout entier n ∈ N, In = 1 (ln x)n dx.
 (a) Calculer I0 et I1 .
(b) Montrer que pour tout n ∈ N, In ≥ 0.
 (c) Etablir que pour tout n ∈ N, In+1 = e − (n + 1)In .
                                 e
(d) En d´duire que 0 ≤ In ≤ n+1 . Quelle est la limite de la suite (In ) ?
          e
                                                  e
 (e) A l’aide de la question c), montrer que In ∼ n .


                                                      3

Cb08

  • 1.
    ECE 5 :CONCOURS BLANC 2008 EPREUVE ECRICOME 1 Exercice   b a b 1. Soit l’ensemble E = {a b a, (a, b) ∈ R2 }. b a b (a) Montrer que E est un sous-espace vectoriel de M3 (R). (b) D´terminer une base de E et la dimension de E. e 2. On introduit l’application f : M3,1 (R) →  3,1 (R)   M  x 2x + y + 2z y  →  x + 2y + z . z 2x + y + 2z (a) Montrer que f est un endomorphisme de M3,1 (R). (b) D´terminer sa matrice M associ´e et v´rifier que M ∈ E. e e e (c) D´terminer le noyau de f et sa dimension. e (d) D´terminer l’image de f et sa dimension. e (e) V´rifier le th´or`me du rang. e e e 2 Exercice : ESLSCA 2006 3 2 Soit la matrice A = . 2 3 1. Trouver la matrice J ∈ M2 (R) telle que A = I + J. 2. Montrer que ∀k ≥ 1, J k = 4k−1 J. Que vaut J 0 ? n k 3. (a) Soit n ≥ 1. Calculer n 4k−1 . k=1 5n − 1 n (b) Montrer que pour tout n ≥ 1, A = I + J. 4 4. On dispose de deux boˆ U et V : ıtes U contient 3 boules blanches et 2 boules noires V contient 2 boules blanches et 3 boules noires On tire des boules une ` une, chaque boule ´tant remise imm´diatement dans la boˆ d’o` elle a e e ıte u provient avant le tirage suivant. La premi`re boule est tir´e de U. Si elle est blanche, la seconde e e boule est tir´e de U ; si la premi`re boule tir´e est noire, la seconde boule est tir´e de V. A chaque e e e e ´tape si le n-i`me tirage donne une boule blanche alors le (n + 1)-i`me tirage s’effectuera dans U, e e e alors que si le n-i`me tirage donne une boule noire alors le (n + 1)-i`me tirage s’effectuera dans V. e e On d´finit les ´v´nements suivants, pour tout entier n 1 : e e e Bn : «le n-i`me tirage donne une boule blanche » e Nn : « le n-i`me tirage donne une boule noire » e pn On pose pn = P (Bn ), qn = P (Nn ) et Xn = . qn (a) Donner les valeurs de p1 et q1 . 1
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    (b) Calculer, par une m´thode clairement justifi´e, p2 et q2 . e e (c) Pour tout n, exprimer pn+1 et qn+1 en fonction de pn et qn . 1 (d) Montrer que Xn+1 = 5 AXn . En d´duire Xn en fonction de n, A et X1 . e (e) En d´duire le calcul de pn et qn . (utiliser la question 3.b)) e 5. On consid`re encore la suite de tirage de la question 3. On d´finit la variable al´atoire T ´gale au e e e e temps d’attente de la premi`re boule blanche : pour tout n 1, l’´v´nement (T = n) signifie que e e e la premi`re boule blanche est apparue au n-i`me tirage. e e (a) Montrer que P (T = 1) = 3 puis que pour tout n ≥ 2, P (T = n) = ( 5 )2 ( 3 )n−2 . 5 2 5 (b) V´rifier que la somme des probabilit´s des ´v´nements (T = n) vaut bien 1. e e e e (c) Montrer que T admet une esp´rance et la calculer. e 3 Exercice : Ecricome 2007 Soucieux d’am´liorer le flux de sa client`le lors du passage en caisse, un g´rant de magasin a r´alis´ e e e e e les observations suivantes : 1. L’´tude du mode de paiement en fonction du montant des achats a permis d’´tablir les probabilit´s e e e suivantes : P [S = 0 ∩ U = 0] = 0.4 P [S = 0 ∩ U = 1] = 0.3 P [S = 1 ∩ U = 0] = 0.2 P [S = 1 ∩ U = 1] = 0.1 o` S repr´sente la variable al´atoire prenant la valeur 0 si le montant des achats est inf´rieur ou u e e e ´gal ` 50 euros, prenant la valeur 1 sinon, et U la variable al´atoire prenant la valeur 0 si la somme e a e est r´gl´e par carte bancaire, prenant la valeur 1 sinon. e e (a) D´terminer les lois de S et U et v´rifier que la probabilit´ que le client r`gle par carte bancaire e e e e 3 est ´gale ` p = . e a 5 (b) Calculer la covariance du couple (S, U ). On rappelle que Cov(S, U ) = E(SU ) − E(S)E(U ). (c) Quelle est la probabilit´ que la somme r´gl´e soit sup´rieure strictement ` 50 euros sachant e e e e a que le client utilise un autre moyen de paiement que la carte bancaire ? 2. On suppose de plus que les modes de r`glement sont ind´pendants entre les individus. e e Une caissi`re re¸oit n clients dans sa journ´e (n 2). e c e On d´finit trois variables al´atoires Cn , L1 , L2 par : e e -Cn comptabilise le nombre de clients qui paient par carte bancaire. -L1 (resp.L2 ) est ´gale au rang du 1er (resp.du 2eme ) client utilisant la carte bancaire comme moyen e ` de paiement, s’il y en a au moins un (resp.au moins deux) et ` z´ro sinon. a e (a) Reconnaˆ la loi de Cn , rappeler la valeur de l’esp´rance et de la variance de cette variable ıtre e al´atoire. e (b) D´terminer la loi de L1 . (on distinguera le cas L1 = 0) e (c) V´rifier que : e n P [L1 = k] = 1 k=0 (d) D´terminer la loi du couple (L1 , L2 ). e (e) En d´duire la loi marginale de L2 . (traiter le cas L2 = 0 ` part) e a 2
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    4 Exercice : EML 2007 Pr´liminaire e On donne : 0, 69 < ln 2 < 0, 70. On consid`re l’application : e g : ]0; +∞[ → R, x → g (x) = x2 + ln x (a) Montrer que g est continue et strictement croissante sur ]0; +∞[ et d´terminer les limites de e g en 0 et en +∞ (b) Montrer que l’´quation g (x) = 0, d’inconnue x ∈ ]0; +∞[, admet une solution et une seule. e On note α l’unique solution de cette ´quation. e 1 (c) Montrer : 2 <α<1 Partie A 1 On note I = 2 ,1 et on consid`re l’application : e 1 1 f : I → R, x → f (x) = x − x2 − ln x 4 4 (a) i. Montrer que f est strictement croissante sur I. ii. Montrer : 2 < f 1 < f (1) < 1. 1 2 iii. En d´duire : ∀x ∈ I, f (x) ∈ I. e (b) On consid`re la suite r´elle (un )n∈N d´finie par u0 = 1 et, pour tout n ∈ N, un+1 = f (un ). e e e i. Calculer u1 ii. Montrer : ∀n ∈ N, un ∈ I iii. Montrer que la suite (un )n∈N est d´croissante. e iv. Montrer que la suite (un )n∈N converge et que sa limite est le r´el α. e Partie B On consid`re l’application : e F : R∗ × R → R, + (x, y) → F (x, y) = x ey + y ln x (a) Calculer les d´riv´es partielles premi`res de F en tout point (x, y) de R∗ × R. e e e + (b) Montrer que F admet un point critique et un seul que l’on exprimera ` l’aide du r´el α. a e Partie C e On pose pour tout entier n ∈ N, In = 1 (ln x)n dx. (a) Calculer I0 et I1 . (b) Montrer que pour tout n ∈ N, In ≥ 0. (c) Etablir que pour tout n ∈ N, In+1 = e − (n + 1)In . e (d) En d´duire que 0 ≤ In ≤ n+1 . Quelle est la limite de la suite (In ) ? e e (e) A l’aide de la question c), montrer que In ∼ n . 3