Identifier les modalités optimales
pour l’administration des ACT
Proposer une stratégie effective
tant d’un point de vue social
qu’économique
Saholiarivony RANDRIAMANANA et Serge GOTTOT
La Recherche
Objectif principal
Déterminer les modalités les plus effectives pour
traiter les enfants de moins de cinq ans par
l’ACT, par les familles et à domicile
24 heures après l’apparition des symptômes et
pendant 3 jours
Méthode
Mesurer l’efficacité respective de deux stratégies
de distribution de l’ACT (ASC ou commerçants)
comparé au traitement standard (sans
intervention)
Objectifs spécifiques
Mesurer l’observance : 24H et 3 jours
Evaluer les connaissances et des pratiques de la
population concernant le traitement du paludisme
Evaluer la satisfaction et la motivation des
distributeurs
Evaluer les satisfactions des familles
Calculer le coût de prise en charge du
traitement
Pourquoi cette recherche
Le programme paludisme (OMS,
Madagascar)préconise le remplacement de
la chloroquine par l’artémisinine combinée
(ACT),
OR
Donner un antipaludique à l’enfant pendant
trois jours et en particulier dans les
premières 24h n’est pas une pratique
systématique même si elle a , semble t-il,
tendance à s’améliorer (PSI).
PSI 2006 milieu rural
chez l’enfant de moins de 5 ans
• 65,4% des femmes ont utilisé un
traitement antipaludique dans les 24h
après l’apparition des premiers signes
• 36,2% des femmes rapportent avoir
donné la dose de chloroquine préemballée
et pré dosée comme indiquée
Zone d’étude : District de Mahanoro
Communes :
• Masomeloka:
– 9 fokontany (ASC)
• Manjakandriana:
– 6 fokontany
(commerçants)
• Andovolalina:
– 7 fokontany (témoin)
Population d’étude
1000 enfants dans chaque
zone
1.Phase préalable à la recherche
Postulat :
L’introduction effective de l’ACT sera d’autant
plus facile que la famille pratique
l’automédication.
Objectif:
Identifier et quantifier les pratiques soignantes
familiales utilisées lors de la survenue d’un
épisode fébrile chez les enfants de moins de cinq
ans habitant en zone endémique enclavée.
2. Enquête quantitative formative
(Mahanoro en novembre et décembre 2006)
Objectif
Quantifier les pratiques effectuées
pendant les trois
premiers jours d’un épisode fébrile
Population d’étude
1585 mères
Méthode
- Utilisation des cartes illustrant les
différentes pratiques et les
différents acteurs dans le
traitement d’un épisode fébrile en
zone enclavée: mémorisation
complète et rapide du parcours
thérapeutique
- Sélection et classement assistés
des cartes pendant les trois
premiers jours de la maladie
- Formation en groupe de 8 à 10
mères sur le bon itinéraire
thérapeutique (antipaludéen,24 h,
trois jours)
Les différentes pratiques et leur évolution au
cours des trois jours pour toute la
population d’étude (N=1585)
244
Consultation
médicale
1211Tisane
1320Rafraîchir
1537Massage
101958
Début de
l’automédicati
on
3ème jour %2ème jour %1er jour %Pratiques
Fournisseurs de médicament le 1er jour et la prise
pendant 3 jours en fonction du type de fournisseurs
N= 926
575 mères
soit 62% ont
donné le
médicament
pendant trois
jours
926 mères ont
donné un
médicament le
premier jour
41%
49%
91%
0,4%
69%
25,7%
réserve
Réserve
commerCommer
ASCASC
% prise de 3 jours
selon fournisseurs
Fournisseurs de
médicament le 1er
jour
Personnes consultées des mères ayant fait
l’automédication le premier jour
- Matrone 7%
- Guérisseurs 3%
- Personnes âgées 4%
Les autres pratiques en même temps que le
médicament
- Massage 31%
- Rafraîchissement 24%
- Réchauffement 11,3%
- Tisane 6,2%
Conclusion
• Deux tiers des parents pratiquent
l’automédication dès le premier jour de la
maladie, mais quasiment aucun d’entre eux ne se
rendent au centre de santé de base dans les
zones enclavées.
• La place de la médecine traditionnelle
(guérisseur) est faible. L’automédication semble
être une pratique d’intégration aisée.
• Le traitement des épisodes fébriles pendant trois
jours est acquis pour deux tiers aussi des parents
Conclusion (suite)
• Le commerçant est le premier fournisseur de
médicament en zone enclavée tandis que le
meilleur score pour l’observance est du côté des
ASC (50 versus 92%)
• Le massage prend une grande place dans le
traitement de la fièvre en zone enclavée (37%)
Identifier les modalités optimales
pour l’administration des ACT
Proposer une stratégie effective
tant d’un point de vue social
qu’économique
Saholiarivony RANDRIAMANANA et Serge GOTTOT

Stratégies de distribution d'antipaludiques et automédication en zone enclavée

  • 1.
    Identifier les modalitésoptimales pour l’administration des ACT Proposer une stratégie effective tant d’un point de vue social qu’économique Saholiarivony RANDRIAMANANA et Serge GOTTOT
  • 2.
    La Recherche Objectif principal Déterminerles modalités les plus effectives pour traiter les enfants de moins de cinq ans par l’ACT, par les familles et à domicile 24 heures après l’apparition des symptômes et pendant 3 jours Méthode Mesurer l’efficacité respective de deux stratégies de distribution de l’ACT (ASC ou commerçants) comparé au traitement standard (sans intervention)
  • 3.
    Objectifs spécifiques Mesurer l’observance: 24H et 3 jours Evaluer les connaissances et des pratiques de la population concernant le traitement du paludisme Evaluer la satisfaction et la motivation des distributeurs Evaluer les satisfactions des familles Calculer le coût de prise en charge du traitement
  • 4.
    Pourquoi cette recherche Leprogramme paludisme (OMS, Madagascar)préconise le remplacement de la chloroquine par l’artémisinine combinée (ACT), OR Donner un antipaludique à l’enfant pendant trois jours et en particulier dans les premières 24h n’est pas une pratique systématique même si elle a , semble t-il, tendance à s’améliorer (PSI).
  • 5.
    PSI 2006 milieurural chez l’enfant de moins de 5 ans • 65,4% des femmes ont utilisé un traitement antipaludique dans les 24h après l’apparition des premiers signes • 36,2% des femmes rapportent avoir donné la dose de chloroquine préemballée et pré dosée comme indiquée
  • 6.
    Zone d’étude :District de Mahanoro Communes : • Masomeloka: – 9 fokontany (ASC) • Manjakandriana: – 6 fokontany (commerçants) • Andovolalina: – 7 fokontany (témoin) Population d’étude 1000 enfants dans chaque zone
  • 7.
    1.Phase préalable àla recherche Postulat : L’introduction effective de l’ACT sera d’autant plus facile que la famille pratique l’automédication. Objectif: Identifier et quantifier les pratiques soignantes familiales utilisées lors de la survenue d’un épisode fébrile chez les enfants de moins de cinq ans habitant en zone endémique enclavée.
  • 8.
    2. Enquête quantitativeformative (Mahanoro en novembre et décembre 2006) Objectif Quantifier les pratiques effectuées pendant les trois premiers jours d’un épisode fébrile Population d’étude 1585 mères Méthode - Utilisation des cartes illustrant les différentes pratiques et les différents acteurs dans le traitement d’un épisode fébrile en zone enclavée: mémorisation complète et rapide du parcours thérapeutique - Sélection et classement assistés des cartes pendant les trois premiers jours de la maladie - Formation en groupe de 8 à 10 mères sur le bon itinéraire thérapeutique (antipaludéen,24 h, trois jours)
  • 9.
    Les différentes pratiqueset leur évolution au cours des trois jours pour toute la population d’étude (N=1585) 244 Consultation médicale 1211Tisane 1320Rafraîchir 1537Massage 101958 Début de l’automédicati on 3ème jour %2ème jour %1er jour %Pratiques
  • 10.
    Fournisseurs de médicamentle 1er jour et la prise pendant 3 jours en fonction du type de fournisseurs N= 926 575 mères soit 62% ont donné le médicament pendant trois jours 926 mères ont donné un médicament le premier jour 41% 49% 91% 0,4% 69% 25,7% réserve Réserve commerCommer ASCASC % prise de 3 jours selon fournisseurs Fournisseurs de médicament le 1er jour
  • 11.
    Personnes consultées desmères ayant fait l’automédication le premier jour - Matrone 7% - Guérisseurs 3% - Personnes âgées 4% Les autres pratiques en même temps que le médicament - Massage 31% - Rafraîchissement 24% - Réchauffement 11,3% - Tisane 6,2%
  • 12.
    Conclusion • Deux tiersdes parents pratiquent l’automédication dès le premier jour de la maladie, mais quasiment aucun d’entre eux ne se rendent au centre de santé de base dans les zones enclavées. • La place de la médecine traditionnelle (guérisseur) est faible. L’automédication semble être une pratique d’intégration aisée. • Le traitement des épisodes fébriles pendant trois jours est acquis pour deux tiers aussi des parents
  • 13.
    Conclusion (suite) • Lecommerçant est le premier fournisseur de médicament en zone enclavée tandis que le meilleur score pour l’observance est du côté des ASC (50 versus 92%) • Le massage prend une grande place dans le traitement de la fièvre en zone enclavée (37%)
  • 14.
    Identifier les modalitésoptimales pour l’administration des ACT Proposer une stratégie effective tant d’un point de vue social qu’économique Saholiarivony RANDRIAMANANA et Serge GOTTOT