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GUIDE POUR
LE SUIVI
ET
L’EVALUATION
DES PROGRAMMES
DE LUTTE CONTRE
LE VIH/SIDA,
LA TUBERCULOSE
ET
LE PALUDISME
Annexes:
Choix d’indicateurs pour le VIH/SIDA,
la tuberculose et le paludisme
Juin 2004
Guide pour le suivi et l'évaluation des programmes
3
Sommaire
ANNEXE A: Description des indicateurs de VIH/SIDA .................................................... 5
ANNEXE B: Description des indicateurs de tuberculose ................................................ 31
ANNEXE C: Description des indicateurs TB/VIH ........................................................... 37
ANNEXE D: Description des indicateurs de paludisme .................................................. 47
Annexes: Choix d’indicateurs pour le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme
ANNEXE A:
Description des indicateurs de VIH/SIDA
6 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
Note: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et plus
complet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter à la
liste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludisme pour
un aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition.
7
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 1:
CCC
Connaissance par les jeunes de la prévention VIH
Pourcentage de jeunes de 15-24 ans qui identifient correctement les manières de prévenirg la transmission
sexuelle du VIH et qui rejettent les principales idées fausses sur la transmission du VIH.
JUSTIFICATION
Cet indicateur combine les mesures de connaissance de la transmission du VIH et de la prévention avec la prévalence
des idées reçues les plus communes au sujet du VIH.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de répondants qui ont donné les réponses correctes aux cinq questions concernant la trans-
mission du VIH et les idées fausses au sujet du VIH
Dénominateur: Tous les jeunes
Note: Analyse et rapport ventilé en pourcentage des hommes et des femmes selon leur lieu de résidence
ville/campagne.
MESURE
Construction des indicateurs essentiels; sont utilisés pour construire cet indicateur:
1. Le risque de transmission VIH peut-il est réduit par des relations sexuelles avec un et un seul partenaire fidèle et non
infecté?
2. Le risque de transmission VIH peut-il être réduit par l’utilisation de préservatifs?
3. Une personne en bonne santé peut-elle avoir le VIH?
4. Une personne peut-elle attraper le VIH par une piqûre de moustique?
5. Une personne peut-elle attraper le VIH en partageant un repas avec quelqu’un d’infecté?
Les points 4 et 5 peuvent être remplacés par les deux idées fausses locales (nationales) les plus courantes sur la trans-
mission ou la prévention du VIH. Par exemple, «Le VIH peut-il être guéri chez un homme porteur du VIH si ce dernier a
eu des relations avec une jeune fille vierge?»
Les points 1 et 2 mesurent la connaissance exacte de la prévention de la transmission du VIH. Le point 3 mesure une
idée fausse courante que les personnes bien portantes ne peuvent être atteintes par le VIH. C’est une idée fausse parmi
les jeunes et elle peut conduire à des relations sexuelles sans protection avec un(e) partenaire infecté(e). Les points 4 et
5 renvoient à deux autres idées fausses sur la transmission du VIH.
Dans son ensemble, l’indicateur fournit aux gestionnaires du programme une mesure de la connaissance générale
qu’ont les jeunes de la manière de se protéger du VIH. Les précédents indicateurs de connaissance avaient inclus l’absti-
nence comme une méthode de prévention «correcte». L’abstinence est un choix de prévention extrêmement important
pour les jeunes.
La recherche dans de nombreux environnements montre que les personnes déjà actives sexuellement utilisent rare-
ment l’abstinence comme la principale méthode de prévention du VIH; les jeunes en particulier peuvent toutefois
pratiquer une «abstinence secondaire» – à savoir une période d’inactivité sexuelle prolongée et volontaire après une
initiation sexuelle. Des réponses négatives à cette question peuvent dès lors provenir de personnes qui croient que
l’abstinence n’est pas possible, plutôt que l’abstinence ne constitue pas une protection efficace. Dans les enquêtes
parmi les adolescents, les questions sur l’abstinence demeurent toutefois importantes. Les programmes qui visent à
➪
8 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
retarder l’âge des premières relations sexuelles chez les adolescents (10–19 ans) peuvent vouloir ajouter un indicateur
de connaissance qui inclut des réponses correctes à une question sur l’abstinence comme méthode de prévention dans
le numérateur. Une question sur l’abstinence pourrait être: «Le risque de transmission du VIH peut-il être réduit en
s’abstenant de relations sexuelles?»
Cet indicateur devrait être présenté comme un pourcentage séparé pour les garçons et les filles par tranche d’âge:
10–14 15–19, 20–24 et 10–24 (huit catégories). En outre, cet indicateur particulier peut également être présenté pour
le groupe d’âge 15-24, car les Objectifs de développement pour le millénaire et les objectifs VIH de UNGASS sont indi-
qués pour cette tranche d’âge en particulier.
L’indicateur peut également être ventilé par question pour mettre en évidence les lacunes de connaissances et la préva-
lence des idées fausses.
Plate-forme: Etude démographique générale représentative du pays
Fréquence: bisannuelle
REFERENCES
• WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes for
Young People. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en
9
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 2:
EDUCATION DES JEUNES
Offre de formations en dynamique de la vie sur le VIH/SIDA dans les écoles
Pourcentage d’écoles avec au moins un professeur formé à l’enseignement de la prévention du VIH/SIDA par
la dynamique de la vie et qui a enseigné cette matière au cours de la dernière année scolairer.
JUSTIFICATION
Cet indicateur est une mesure des progrès dans la mise en place de formations sur le VIH/SIDA basées sur la dynamique
de la vie dans les écoles. C’est une mesure de la couverture par l’école – à savoir l’estimation de la proportion d’écoles
qui signalent de tels programmes. Ce n’est pas une mesure de la qualité de ces programmes. Pour que cet indicateur
soit significatif, il doit être combiné à des mesures de qualité.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: nombre d’écoles avec au moins un professeur formé et enseignant régulièrement la prévention du
VIH/SIDA par la dynamique de la vie.
Dénominateur: nombre d’écoles
Note: les populations cibles pour cet indicateur sont les écoles primaires et secondaires. Il est recommandé
d’opérer une distinction par tranches d’âge: 15-19, 20-24 ans.
MESURE
Les directeurs/instituteurs en chef d’un échantillon national représentatif des écoles (comprenant les écoles privées et
publiques, primaires et secondaires) sont informés sur la signification de la formation sur le VIH/SIDA par la dyna-
mique de la vie et sont ensuite interrogés:
1. Votre école possède-t-elle au moins un professeur qualifié qui a été formé à l’enseignement participatif de la préven-
tion du VIH/SIDA par la dynamique de la vie au cours des cinq dernières années?
2. Si la réponse à la question 1 est «oui»: cette personne enseigne-t-elle régulièrement la prévention du VIH/SIDA par
la dynamique de la vie dans votre école tout au long de la dernière année scolaire? («tout au long» signifie au moins
5–15 heures de formation à la prévention du VIH/SIDA par an et par classe)
Un professeur qualifié est un enseignant qui a participé et terminé avec succès un cycle de formation centré sur les
compétences nécessaires pour conduire des expériences de formation participative qui visent à développer les connais-
sances, les attitudes positives et les aptitudes (par ex., la communication interpersonnelle, la négociation, la prise de
décision et la réflexion critique et les stratégies de pilotage) qui aident les jeunes à conserver des styles de vie caractérisés
par la sécurité.
Le critère d’enseignement régulier se fonde sur les conclusions de recherches montrant que des programmes de haute
qualité peuvent atteindre des bons résultats avec des programmes de 5–15 heures de formation sur le VIH/SIDA par an
et par classe au moyen des méthodes de dynamique de la vie.
La dimension temporelle de dernière année scolaire sera définie dans chaque pays selon le calendrier éducatif national
(généralement 9-10 mois dans une année civile permettent aux élèves de terminer une étape pédagogique).
Si l’échantillon a été choisi pour représenter différentes couches, les résultats peuvent être ventilés par type d’école (à
savoir, filles et garçons, grandes et petites, urbaines et rurales, privées et publiques et primaires et secondaires). Quand
une école est à la fois primaire et secondaire, les informations doivent être collectées et faire l’objet d’un rapport séparé
pour chaque niveau.
➪
10 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
En outre, les taux de scolarisation primaire et secondaire pour l’année scolaire la plus récente doivent être précisés.
Si les ressources le permettent, les quatre questions supplémentaires suivantes peuvent être posées (si la réponse à la
question 1 ci-dessus est «oui»):
3. Combien de professeurs de votre école ont-ils suivi un enseignement participatif de la prévention du VIH/SIDA par
la dynamique de la vie au cours des cinq dernières années?
4. Combien de ces professeurs ont enseigné la prévention du VIH/SIDA par la dynamique de la vie dans votre école au
cours de la dernière année scolaire?
5. Combien de classes et d’élèves dans chaque cycle de votre école ont-ils bénéficié de cet enseignement à la préven-
tion du VIH/SIDA par la dynamique de la vie l’an dernier?
6. Quelle était la durée du programme/cours à chaque niveau en heures?
Avec les informations sur la population générale des jeunes en âge scolaire et les questions ci-dessus, il est possible
d’estimer la part de jeunes, ainsi que la part de jeunes écoliers, qui bénéficient réellement d’un enseignement à la
prévention du VIH/SIDA par la dynamique de la vie..
Pour un guide sur les aspects qualitatifs d’un enseignement par la dynamique de la vie, voir le site Internet de l’UNICEF:
http://www.unicef.org/lifeskills/
Plate-forme: enquête auprès des écoles
Fréquence: bisannuelle
REFERENCES
• WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes for
Young People. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en
11
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 3:
DISTRIBUTION DE PRESERVATIFS
Préservatifs disponibles au détail et sites de fourniture de service avec stock
de préservatifs
La proportion de magasins de vente au détail et points de distribution choisis au hasard qui disposent de
stocks de préservatifs au moment d’une étude, par rapport au total de magasins de vente au détail et de
points de distribution choisis pour l’étude.
JUSTIFICATION
Cet indicateur traduit le succès des tentatives d’élargissement de la distribution de préservatifs, de manière qu’ils soient
plus largement à disposition aux lieux et au moment où les personnes sont susceptibles d’en avoir besoin. Il mesure la
distribution réelle de préservatifs à des points donnés, à un moment donné.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de magasins de vente au détail et de points de distribution qui ont des préservatifs en stock
au moment de l’étude.
Dénominateur: Nombre total de magasins de vente au détail et de points de distribution qui ont été choisis pour
l’étude
Note: Il convient de choisir des points dans des zones urbaines et rurales.
MESURE
Un certain nombre de sites de divers types (pharmacies, dispensaires, bars et clubs) sont choisis au hasard pour une
étude de détail parmi une liste normale de lieux où des préservatifs sont accessibles, dont des bars et des cabarets,
divers types de magasins de vente au détail, centres IST et autres points de distribution. Même si l’indicateur ne fournit
qu’une donnée sommaire unique, les données peuvent être ventilées par type d’installation.
Plate-forme: Etudes de détail (protocole PSI pour évaluer les programmes de marketing social, indicateur de préven-
tion 3 OMS/GPA)
Fréquence: trimestrielle
REFERENCES
• Programmes SIDA nationaux ONUSIDA/MEASURE Evaluation (2000): Guide de suivi et d’évaluation. Genève:
ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
12 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 4:
PROGRAMMES DESTINES A DES GROUPES SPECIFIQUES
Usagers de drogues par injection atteints par les services de prévention
Pourcentage d’usagers de drogues par injection qui sont atteints par les services de prévention du VIH/SIDA
JUSTIFICATION
La fourniture de services tels que l’assistance, les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues et les traitements
de la dépendance, y compris les thérapies de substitution, aux usagers de drogues par injection est essentielle, en
particulier dans les pays subissant une épidémie de VIH importante ou croissante en relation avec la drogue. L’objectif
de cet indicateur est d’évaluer dans quelle mesure des services de prévention du VIH/SIDA sont fournis aux usagers de
drogues par injection.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre d’usagers de drogues par injection réguliers qui ont bénéficié au cours du mois passé de
services de prévention (assistance sur le terrain) plus le nombre d’usagers de drogues par injection
qui suivent un traitement contre la dépendance, qu’il s’agisse de sevrage à long terme ou de thérapie
de substitution.
Dénominateur: Nombre total estimé d’usagers de drogues par injection
Note: Une ventilation par âge et sexe est recommandée. Pour les jeunes, cette ventilation sera idéalement:
15-19 et 20-24 ans.
MESURE
La sélection des informations utiles pour calculer l’indicateur est une procédure consultative entre tous les acteurs
dans le domaine de la prévention du VIH/SIDA parmi les utilisateurs de drogues par injection. Il est dès lors nécessaire
de discuter de la collecte des informations et planifier la collecte future des données au sein d’un groupe de travail
technique spécialement consacré au VIH/SIDA et à l’utilisation de drogues par injection. Si un tel groupe de travail
n’existe pas, il est vivement recommandé de le fonder et de le faire fonctionner, par exemple, dans le cadre du UN
Theme Group sur le VIH/SIDA. De même, le groupe de travail doit convenir de la taille du numérateur et du dénomina-
teur. Souvent, il constatera que les informations essentielles font défaut, ou que celles qui existent ne sont pas fiables.
Dans de tels cas, le groupe de travail devra mettre au point des mécanismes et normes pour le suivi et la collecte des
données dans l’avenir.
Pour déterminer le numérateur, il sera nécessaire d’examiner les données de tous les programmes et projets de traite-
ment et d’intervention gouvernementaux et non gouvernementaux du pays. Généralement, il faudra un inventaire de
tous les projets et programmes gouvernementaux et non gouvernementaux permanents qui fournissent des services
personnalisés (soit d’information et de conseil uniquement, ou d’information, de conseil en plus d’aiguilles/seringues
propres, ou des thérapies de dépendance à la drogue comme le traitement à la méthadone et les programmes à base
de sevrage); il faudra également que les données de ces programmes et projets soient collationnés. Si le pays ne
possède pas un tel inventaire des programmes et projets en cours, il est vivement recommandé de constituer rapide-
ment une telle base de données à l’aide, par exemple, du UNAIDS Country Response Information System, souvent
appelé CRIS ou d’une autre méthode.
Les données de tous les services concernés sont combinées afin de calculer le numérateur de cet indicateur; néan-
moins, lors de l’utilisation de cet indicateur sur une base nationale, il convient de spécifier les types de services dispo-
nibles (et les types inclus dans le numérateur).
Il pourrait s’avérer problématique de demander une ventilation par âge qui débouche sur des enquêtes au sujet d’ac-
tivités potentiellement illégales. Une tranche d’âge générale des moins de 25 ans est dès lors recommandée comme
indicateur essentiel et une ventilation additionnelle des moins de 18 ans est suggérée le cas échéant.
➪
13
Un certain nombre de méthodes peuvent être utilisées pour estimer la taille réelle d’une population spécifique exposée
à l’infection au VIH, en l’espèce, le nombre d’utilisateurs de drogues par injection d’un pays. Ces méthodes sont
conçues pour produire des estimations de la taille des populations cachées ou difficiles à atteindre.
Plate-forme: suivi de programme (statistiques de service des projets et programmes de proximité, et centres de traite-
ment pour le numérateur)
Fréquence: Bisannuelle
REFERENCES
• UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of Core
Indicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
• WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes for Young
People. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en
14 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 5:
PROGRAMMES DESTINES A DES GROUPES SPECIFIQUES
Usagers de drogues par injection: injections et pratiques sexuelles protégées
Pourcentage d’usagers de drogues par injection qui ont adopté des comportements qui réduisent la
transmission du VIH, à savoir qui évitent de partager du matériel d’injection et utilisent des préservatifs
JUSTIFICATION
Une injection et des pratiques sexuelles protégées parmi les usagers de drogues par injection sont essentielles, même
dans les pays où d’autres modes de transmission du VIH prédominent, car: (I) le risque de transmission VIH parmi
les usagers de drogue utilisant du matériel d’injection contaminé est extrêmement élevé; et (ii) les usagers de drogues
peuvent constituer un réservoir d’infection où le VIH se propage (par ex., par la transmission sexuelle) à une plus large
population.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de répondants qui reconnaissent ne jamais avoir partagé de matériel d’injection au cours
du dernier mois et qui reconnaissent qu’un préservatif a été utilisé lors des dernières relations
sexuelles
Dénominateur: Nombre de répondants qui reconnaissent l’injection de drogues au cours du dernier mois et avoir eu
des relations sexuelles au cours du dernier mois
Note: Analyse et rapport ventilé par âge: nous recommandons les moins de 25 ans et les plus de 25 ans
MESURE
Il est demandé aux sondés de répondre aux questions suivantes:
1. Vous êtes-vous injecté des drogues au cours du dernier mois?
2. Si la réponse est «oui»: Avez-vous partagé du matériel d’équipement à un moment quelconque le mois dernier?
3. Avez-vous eu des relations sexuelles le mois dernier?
4. Si les réponses aux questions 1 et 3 sont toutes deux «oui»: Avez-vous (ou votre partenaire) utilisé un préservatif
lors de vos derniers rapports?
Plate-forme: Echantillon agrégé dans l’espace/temps ou échantillon boule de neige ciblé (voir le manuel de Behavioural
surveillance survey (BSS))
Fréquence: bisannuelle
REFERENCES
• UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of Core
Indicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
• FHI (2000) Behavioral Surveillance Surveys (BSS): guidelines for the repeated behavioral surveys in Populations at
risk of HIV
15
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 6:
PROGRAMMES DESTINES A DES GROUPES SPECIFIQUES
Utilisation du préservatif par les jeunes avec des partenaires occasionnels
Pourcentage de jeunes qui ont eu des relations à haut risque au cours de la dernière année et ont utilisé un
préservatif à cette occasion.
JUSTIFICATION
Cet indicateur est un indicateur UNGASS VIH/SIDA, ainsi qu’un indicateur Objectif de développement pour le millé-
naire. Il illustre la mesure dans laquelle les préservatifs sont utilisés par les jeunes qui ont des relations sexuelles irré-
gulières.
Lors de l’interprétation des tendances de cet indicateur, il faut noter que des changements peuvent traduire des varia-
tions du nombre de personnes qui ont des pratiques sexuelles à haut risque et pas nécessairement une variation de
l’utilisation du préservatif pendant ces relations à haut risque. Pour comprendre les implications pour le programme,
cet indicateur doit donc être analysé prudemment en ce qui concerne les changements de la proportion de jeunes qui
ont des relations à haut risque (avec un(e) partenaire non cohabitant(e)).
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: le nombre de répondants âgés de 15 à 24 ans qui ont eu des relations sexuelles avec un(e) partenaire
non cohabitant(e) au cours des 12 derniers mois et ont utilisé un préservatif à cette dernière occasion
Dénominateur: répondants âgés de 15 à 24 ans qui ont eu des relations sexuelles avec un(e) partenaire non
cohabitant(e) au cours des 12 derniers mois
Note: La population cible pour cet indicateur est le groupe des 15-24 ans. Une analyse et un rapport par
sexe et âge est nécessaire. Les tranches d’âge doivent être: 15-19 et 20-24 ans.
MESURE
Il est d’abord demandé aux répondants s’ils ont déjà eu des relations sexuelles. En cas de réponse positive, des ques-
tions sont posées sur les trois derniers partenaires: des informations sur le type de partenaire (époux(se), partenaire
habituel, petit(e) ami(e), connaissance, prostitué(e)s) et si un préservatif a été utilisé lors des dernières relations avec
chacun des trois derniers partenaires au cours des 12 derniers mois.
Cet indicateur devrait être présenté comme un pourcentage, séparément pour les garçons et les filles, en trois groupes
d’âge: 15–19, 20–24 et 15–24 ans. Pour les progrès par rapport aux objectifs de UNGASS, les résultats pour la tranche
d’âge 15–24 ans doivent faire l’objet d’un rapport distinct pour les résidents urbains et ruraux.
Plate-forme: Etude démographique générale représentative du pays
Fréquence: de préférence bisannuelle; au minimum tous les 4-5 ans
REFERENCES
• WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes for Young
People. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en
• UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of Core
Indicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
16 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 7:
CONSEIL ET TEST
Districts avec services de conseil et de test
Pourcentage de districts avec au moins un site opérationnel de conseil et de test.
JUSTIFICATION
Cet indicateur est important pour mesurer la couverture des services de conseil et de test dans un pays en examinant le
nombre de districts où ces services sont disponibles au grand public.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de districts disposant d’au moins un site de conseil opérationnel et de dépistage.
Dénominateur: nombre total de districts
Note: Une analyse et un rapport par district sont recommandés
MESURE
Le numérateur comprendra différents types d’organisations non gouvernementales ou de centres nationaux selon le
niveau de participation de ces secteurs dans l’offre de conseils et de services de dépistage.
Les informations peuvent être obtenues auprès du ministère de la Santé.
Les données sur la population du district et la prévalence VIH, il est utile de comparer la manière dont la disponibilité
des services répond aux besoins.
Plate-forme: archives des systèmes de santé, ministère de la Santé
Fréquence: annuelle
REFERENCES
• Programmes SIDA nationaux ONUSIDA/MEASURE Evaluation (2000): Guide de suivi et d’évaluation. Genève:
ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
• Programmes de SIDA nationaux ONUSIDA (2004). Guide de suivi et d’évaluation des soins et du soutien
VIH/SIDA. Genève: ONUSIDA (en préparation).
17
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 8:
CONSEIL ET DEPISTAGE
Personnes demandant des conseils et un test
Le pourcentage de la population générale recevant un test VIH, les résultats et des conseils après le test au
cours des 12 derniers mois
JUSTIFICATION
Le dépistage VIH et les conseils sont des points d’entrée importants pour la prévention et les besoins de soins. Il est dès
lors important de mesurer le nombre de personnes qui accèdent à ces services, comme un indicateur du nombre de
personnes qui pourraient potentiellement bénéficier de la prévention et des soins.
Cet indicateur est conçu pour montrer combien de personnes ont subi un test et bénéficié de services de conseil après
le dépistage.
Pour le gestionnaire du programme, cet indicateur se présentera en cascade afin d’identifier:
1. le nombre d’individus qui ont bénéficié de conseils antérieurs au dépistage et/ou des informations suffisantes afin
de garantir une approbation bien informée
2. le pourcentage de ceux testés qui ont bénéficié de conseils antérieurs au test et ont réellement subi le test
3. le pourcentage de ceux qui ont subi le test et reçu les résultats
4. le pourcentage de ceux qui ont subi le test et reçu des conseils après le test
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: le nombre de personnes qui ont passé un test VIH, reçu et les résultats et des conseils après le test au
cours des 12 derniers mois.
Dénominateur: nombre de personnes interrogées ou population totale selon la méthode de collecte des données
Note: l’analyse et le rapport par composante et sexe sont recommandés. On suggère de récolter également
les informations sur ceux qui demandent un dépistage VIH, le reçoivent et reçoivent les résultats au
cours des 12 derniers mois. Il est aussi recommandé de ventiler les données pour les moins de 25 ans:
15-19 et 20-24 ans.
MESURE
Les méthodologies suivantes sont recommandées:
1. Enquête sur les ménages
En demandant aux sondés s’ils ont procédé à un dépistage et ensuite s’ils ont subi un test au cours des 12 derniers
mois, cet indicateur peut être établi d’une manière représentative au niveau national.
2. Systèmes d’information sur la gestion de la santé (SIGS)
Idéalement, les informations pour cet indicateur peuvent être récoltées en examinant les données rassemblées au niveau
local et disponibles à travers le SIGS au niveau national.
3. Enquête sur les centres de santé
Si le SIGS n’est pas entièrement opérationnel, l’utilisation d’enquêtes sur les centres de santé proposant un dépistage
et des conseils dans les unités/départements concernés peut s’avérer nécessaire.
➪
18 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
Il faut ventiler cet indicateur en fonction de la manière dont ces services sont fournis. En particulier, on veillera à inté-
grer la fourniture de services horizontalement (à savoir le dépistage à des fins de diagnostic) et verticalement (à savoir
des CTV autonomes).
Le dénominateur, la population totale, peut être obtenu dans le dernier recensement.
Fréquence: annuelle
REFERENCES
• UNAIDS/MEASURE (2000) National AIDS Programs: A guide to monitoring and evaluation. Geneva: UNAIDS.
http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
• UNAIDS (2004) National AIDS programmes. A guide to monitoring and evaluating HIV/AIDS care and support.
Geneva: UNAIDS (in preparation).
19
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 9:
PREVENTION DE LA TRANSMISSION MERE-ENFANT
Services comportant une série minimum de prestations
Pourcentage de consultations dans les structures du secteur public, les missions ou sur le lieu de travail
(planning familial et dispensaires, CP/SMI, maternités) proposant une série minimum de prestations de
prévention de l’infection VIH chez les nourrissons et les jeunes enfants au cours des 12 derniers mois.
JUSTIFICATION
Cet indicateur fournit une information critique sur les efforts de prévention et de soins pour les femmes et les nourris-
sons au niveau national. Il est utile de prévoir des planificateurs afin de déterminer où des prestations sont nécessaires
et où les services déploient un éventail complet de mesures de prévention de l’infection VIH chez les femmes et les
nourrissons.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de consultations dans les structures du secteur public, des missions ou du lieu de travail
(planning familial et dispensaires, CP/SMI, maternités) proposant une série minimum de presta-
tions de prévention de l’infection VIH chez les nourrissons et les jeunes enfants au cours des 12
derniers mois.
Dénominateur: Total des consultations dans les structures du secteur public, des missions ou du lieu de travail
(planning familial et dispensaires, CP/SMI, maternités)
Note: Une analyse et rapport par type de service est recommandée
MESURE
Les informations requises pour cet indicateur peuvent être collectées via différentes méthodes et dépendent de la dispo-
nibilité des ressources comme de la quantité de détails recherchés. Il est concentré sur la série minimum de prestations
qui est définie par le type d’environnement médical (voir référence ci-dessous). Une option consiste à envoyer un
questionnaire à toutes les structures du secteur public, des missions ou du lieu de travail (planning familial et dispen-
saires, CP/SMI, maternités). Il est également possible de rassembler des informations adéquates en adaptant d’autres
instruments déjà existants.
Plate-forme: enquêtes sur les services sanitaires
Fréquence: 2-3 ans
REFERENCES
• Guide de suivi et d’évaluation des programmes nationaux pour la prévention VIH chez les nourrissons et les jeunes
enfants, OMS (2004). Genève: OMS (en préparation).
20 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 10:
PREVENTION DE LA TRANSMISSION MERE-ENFANT
Femmes enceintes infectées par le VIH qui reçoivent une prophylaxie antirétrovirale
complète pour réduire le risque de TME
Pourcentage de femmes enceintes infectées par le VIH qui reçoivent un traitement antirétroviral complet pour
réduire le risque de TME selon le protocole de traitement approuvé au niveau national (ou les normes
OMS/ONUSIDA) au cours des 12 derniers mois.
JUSTIFICATION
Cet indicateur révèle les progrès accomplis dans la prévention de la transmission mère-enfant du VIH par des mesures
de prophylaxie ARV.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de femmes enceintes séropositives recevant un traitement antirétroviral complet pour
réduire les risques de TME conformément au protocole de traitement approuvé à l’échelle nationale
(ou répondant aux normes OMS/ONUSIDA) au cours des 12 derniers mois.
Dénominateur: Nombre estimé de femmes enceintes séropositives ayant accouché au cours des 12 derniers mois.
Note: Une ventilation par type de service est recommandée
MESURE
Le nombre de femmes enceintes séropositives ayant reçu un traitement de prévention antirétrovirale afin de réduire le
risque de TME au cours des 12 derniers mois est obtenu à partir des statistiques de suivi des programmes. Seules les
femmes qui sont allées jusqu’au bout de leur traitement doivent être prises en compte. Le nombre de femmes enceintes
séropositives à qui un traitement antirétroviral pour réduire le risque de TME aurait éventuellement pu être donné peut
être estimé en multipliant le nombre total de femmes ayant accouché au cours des 12 derniers mois (estimations des
naissances du bureau central des statistiques) par l’estimation nationale la plus récente de prévalence du VIH parmi les
femmes enceintes (estimations des enquêtes de surveillance sentinelle du VIH dans les dispensaires prénatals).
Plate-forme: Suivi des programmes
Estimations des naissances du bureau central des statistiques
Fréquence: 2-3 ans
REFERENCES
• ONUSIDA (2002) Suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA: Directives pour l’élaboration d’indica-
teurs de base. Genève: ONUSIDA. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
21
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 11:
DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DES IST
Prise en charge complète des cas d’IST
Pourcentage de patients atteints d’IST dans des centres de soins qui ont fait l’objet d’un diagnostic
approprié, ont été traités et conseillés.
JUSTIFICATION
L’existence et le recours à des services pour traiter et endiguer la propagation des IST peut réduire le taux de transmis-
sion du VIH au sein d’une population. L’un des fondements du contrôle des IST est une gestion des cas intégrale des
patients présentant les symptômes d’IST. Cet indicateur composite reflète le taux de réussite des prestataires de services
sanitaires à fournir correctement ces services ainsi que la qualité des services fournis.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de patients atteints d’IST pour lesquels les procédures correctes ont été suivies concernant:
(i) le recueil des antécédents; (ii) l’examen; (iii) le diagnostic et le traitement; et (iv) un conseil effi-
cace sur l’information au partenaire, l’utilisation de préservatifs et le test VIH
Dénominateur: Nombre de patients atteints d’IST pour lesquels des interactions prestataire-client ont été observées
Note: La distinction des scores pour les hommes et pour les femmes, et pour les patients âgés de moins
et de plus de 25 ans est recommandée. Idéalement, les moins de 25 ans devraient être distingués
comme suit: 15-19 et 20-24 ans.
Les résultats de chacune des composantes de l’indicateur (recueil des antécédents, examen,
diagnostic et traitement, et conseil) doivent être indiqués en plus du score global de l’indicateur.
MESURE
Les données sont collectées lors d’observations et d’entretiens avec les prestataires dans un échantillon de centres
de soins proposant des services de traitement des IST. Les prestataires sont évalués sur le recueil des antécédents du
patient, l’examen, le diagnostic et le traitement approprié ainsi qu’un conseil efficace comprenant l’information au
partenaire, l’utilisation de préservatifs et le test VIH. On considère comme «appropriés» un diagnostic et des procé-
dures de conseil tels que spécifiés dans les directives des services nationaux de lutte contre les IST.
Plate-forme: Enquête des services sanitaires – basée sur les directives révisées de l’OMS/ONUSIDA relatives à l’évalua-
tion des services IST et/ou Evaluation des prestations de Services MEASURE (EPS)
Fréquence: bisannuelle
REFERENCES
• ONUSIDA (2002) Suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA: Directives pour l’élaboration d’indica-
teurs de base. Genève: ONUSIDA. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
22 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 12:
SECURITE TRANSFUSIONNELLE ET PRECAUTIONS UNIVERSELLES
Districts avec accès au recrutement de donneurs de sang et centres de transfusion
sanguine
Pourcentage de districts ou de régions ayant accès à des services de transfusion sanguine qui ne paient pas
les donneurs de sang et ne recrutent pas les donneurs dans la parenté des patients.
JUSTIFICATION
De nombreux pays oeuvrant pour l’amélioration de la sécurité transfusionnelle et sanguine ont créé des services de
transfusion incluant des banques du sang au niveau des régions ou des districts. Ils tentent de promouvoir le recru-
tement de donneurs volontaires et de réduire ou éliminer la dépendance par rapport aux dons de la famille et des
donneurs rémunérés. Cet indicateur évalue dans quelle mesure ces principes ont été mis en oeuvre au niveau imposé
par la politique nationale.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de districts ou de régions ayant accès à des services de transfusion sanguine qui ne paient
pas les donneurs de sang et ne recrutent pas les donneurs dans la parenté des patients
Dénominateur: Nombre total de districts ou de régions
MESURE
Un district ou une région est considéré comme ayant obtenu un bon score par rapport à cet indicateur si au moins 95%
du sang transfusé a été fourni par un service de transfusion régional ou local qui dépiste les donneurs aux comporte-
ments à risques et exclut les dons issus de la parenté et de donneurs rémunérés.
Plate-forme: MEASURE Evaluation Draft Blood Safety Protocol
Fréquence: trimestrielle
REFERENCES
• Programmes de SIDA nationaux ONUSIDA/MEASURE Evaluation (2000): Guide de suivi et d’évaluation. Genève:
ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
23
INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 13:
SECURITE TRANSFUSIONNELLE ET PRECAUTIONS UNIVERSELLES
Unités de sang transfusées testées contre le VIH
Pourcentage d’unités de sang transfusé au cours des 12 derniers mois ayant fait l’objet d’un test VIH
adéquat, conformément à des directives nationales ou de l’OMS.
JUSTIFICATION
Les programmes de sécurité transfusionnelle visent à assurer le dépistage du VIH de la grande majorité des unités de
sang (idéalement 100%), ainsi qu’à garantir que les unités de sang faisant partie de la réserve nationale ne sont pas
contaminées. Cet indicateur donne une idée du pourcentage global d’unités de sang ayant été testées selon des normes
suffisamment strictes pour qu’elles puissent être considérées comme non infectées par le VIH.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre d’unités de sang transfusées au cours des 12 derniers mois ayant fait l’objet d’un test VIH
conforme à des directives nationales ou de l’OMS.
Dénominateur: Nombre total d’unités de sang transfusées au cours des 12 derniers mois
Note: Une ventilation par composante de l’indicateur est recommandée
MESURE
Le nombre d’unités de sang transfusées ainsi que la proportion d’unités de sang ayant fait l’objet d’un dépistage du VIH
devraient être disponibles auprès des systèmes d’information sanitaires. La qualité du dépistage peut être déterminée à
partir d’une étude spécifique testant à nouveau un échantillon de sang déjà contrôlé, ou à partir d’une évaluation des
conditions dans lesquelles le dépistage a été effectué. Lorsque cette démarche n’est pas possible, on évalue si le sang a
été dépisté de manière adéquate pour cet indicateur d’après le pourcentage de centres ayant un historique satisfaisant
de dépistages et de transfusions, et n’ayant pas eu de rupture de stock des nécessaires de test.
Plate-forme: MEASURE Evaluation Draft Blood Safety Protocol
Fréquence: tous les 2-3 ans
REFERENCES
• ONUSIDA/MEASURE (2000) Programmes de SIDA nationaux: Guide de suivi et d’évaluation. Genève:
ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
24 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
INDICATEUR DE TRAITEMENT(VIH – IT) 1:
TRAITEMENT ANTIRETROVIRAL ET SUIVI
Pourcentage de personnes ayant une infection à VIH avancée qui reçoivent une
thérapie basée sur une association d’antirétroviraux
Personnes ayant une infection à VIH avancée qui reçoivent une thérapie antirétrovirale
JUSTIFICATION
A mesure que la pandémie de VIH arrive à maturité, un nombre croissant de personnes atteint des stades avancés de
l’infection. Les traitements basés sur une association d’antirétroviraux ont permis de réduire la mortalité parmi les
personnes infectées et des efforts sont faits pour qu’ils soient plus abordables d’un point de vue économique, même
dans les pays les moins développés. Le traitement basé sur une association d’antirétroviraux doit être fourni conjoin-
tement avec des services plus larges de soins et d’appui, y compris de conseil pour ceux qui fournissent des soins aux
familles et les prennent en charge.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de personnes ayant une infection à VIH avancée qui reçoivent une thérapie basée sur une
association d’antirétroviraux conformément au protocole de traitement approuvé au niveau national
(ou aux normes OMS/ONUSIDA)
Dénominateur: Nombre de personnes ayant une infection à VIH avancée
Note: Il convient de distinguer les scores entre services du secteur public/secteur privé
MESURE
Le numérateur de cet indicateur comprend le nombre de personnes recevant un traitement en début d’année plus le
nombre de personnes qui ont commencé un traitement au cours des 12 derniers mois, moins le nombre de personnes
dont le traitement s’est achevé au cours des 12 derniers mois (y compris les personnes décédées). Le nombre de
personnes ayant une infection à VIH avancée est supposé être égal à 15% du nombre total des personnes actuellement
infectées (pour les besoins de cet indicateur). Ce dernier chiffre est estimé à partir des données des études nationales
de surveillance sentinelle les plus récentes. Les dates de début et de fin de la période pendant laquelle une association
d’antirétroviraux est donnée doivent être indiquées. Il convient, autant que possible, d’éviter les chevauchements entre
les périodes.
Plate-forme: suivi de programme
Fréquence: bisannuelle
REFERENCES
• ONUSIDA (2002) Suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA: Directives pour l’élaboration d’indica-
teurs de base. Genève: ONUSIDA. http:/www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
25
INDICATEUR DE TRAITEMENT (VIH – IT) 2:
TRAITEMENT ANTIRETROVIRAL ET SUIVI
Centres de santé qui sont en mesure de fournir des soins médicaux avancés ainsi que
des services de soutien aux personnes atteintes du VIH/SIDA
Pourcentage d’établissements en mesure de fournir des soins avancés pour l’infection à VIH ainsi que des
services de soutien, y compris la fourniture de traitements ARV
JUSTIFICATION
Cet indicateur mesure la compétence des services fournis aux personnes atteintes du VIH/SIDA. On admet que les
systèmes et unités mesurés dans cet indicateur nécessitent un apport substantiel et une formation du personnel allant
au-delà de la formation usuelle dans la plupart des systèmes sanitaires.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur:
1. Nombre de centres possédant un certain nombre de composantes formant une liste de services avancés (voir liste
de services ci-après)
2. Nombre de centres possédant toutes les composantes pour tous les services
Dénominateur:
1. Nombre total d’établissements de soins examinés
2. Nombre total d’établissements dans lesquels les services identifiés sont proposés ou appropriés
Note: Les composantes propres à chaque service doivent être présentées individuellement
MESURE
L’aptitude à fournir des soins VIH/SIDA avancés d’un niveau élevé suppose: des systèmes et mesures visant à soutenir
la gestion des infections opportunistes et la fourniture de soins palliatifs aux patients infectés par le VIH/SIDA; des
systèmes et mesures visant à promouvoir des services de soins avancés VIH/SIDA; des systèmes et mesures visant à
soutenir les services de traitements ARV; des conditions de fourniture de soins avancés pour les malades hospitalisés
infectés par le VIH/SIDA; des conditions pour encourager les services de soins à domicile ainsi que la prophylaxie post-
exposition.
Plate-forme: enquêtes des services sanitaires
Fréquence: tous les 2-4 ans
REFERENCES
• Programmes SIDA nationaux ONUSIDA (2004). Guide de suivi et d’évaluation des soins et du soutien VIH/SIDA.
Genève: ONUSIDA (en préparation).
26 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
INDICATEUR DE TRAITEMENT (VIH – IT) 3:
PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT POUR INFECTIONS OPPORTUNISTES
Centres de santé avec capacité de fournir des conseils et services médicaux de base
en matière de VIH/SIDA
Pourcentage d’établissements de soins disposant des capacités et des conditions pour fournir un dépistage
VIH de base ainsi qu’une prise en charge clinique du VIH/SIDA
JUSTIFICATION
De nombreux établissements fournissant des soins généraux proposent également des services liés au VIH/SIDA et
prennent en charge les patients infectés au VIH. Il est donc essentiel d’évaluer l’état des capacités existantes.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur:
3. Nombre de centres possédant un certain nombre de composantes formant une liste de services de base (voir liste de
services ci-après)
4. Nombre de centres possédant toutes les composantes pour tous les services
Dénominateur:
3. Nombre total d’établissements de soins faisant l’objet de l’enquête
4. Nombre total d’établissements dans lesquels les services identifiés sont proposés ou appropriés
Note: Les composantes propres à chaque service doivent être présentées individuellement
MESURE
L’aptitude à fournir un conseil VIH de base ainsi que des services médicaux suppose: un système de test VIH/SIDA
et de communication des résultats; des infrastructures et un personnel qualifié pour le conseil pré- et post-test; des
services médicaux spécifiques liés au VIH/SIDA comprenant les ressources nécessaires à la fourniture de ces services;
des éléments de prévention des infections nosocomiales; un personnel formé et les ressources nécessaires à la réalisa-
tion d’interventions de base pour la prévention et le traitement médical des personnes infectées au VIH.
Plate-forme: enquêtes des services sanitaires
Fréquence: tous les 2-4 ans
REFERENCES
• Programmes SIDA nationaux ONUSIDA (2004). Guide de suivi et d’évaluation des soins et du soutien VIH/SIDA.
Genève: ONUSIDA (en préparation).
27
SOINS ET SOUTIEN (VIH – SS) 1:
SOUTIEN AUX ORPHELINS
Orphelins et enfants vulnérables dont les foyers ont reçu gratuitement un soutien
externe de base
Pourcentage d’orphelins et d’enfants vulnérables dont les foyers ont reçu gratuitement un soutien externe de
base pour s’occuper de l’enfant.
JUSTIFICATION
Cet indicateur mesure le soutien venant d’une source autre que la famille, les amis ou les voisins (sauf s’ils travaillent
pour un groupement ou une organisation à vocation communautaire) fourni gratuitement aux foyers comptant des
orphelins et des enfants vulnérables.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: nombre d’orphelins et d’enfants vulnérables résidant dans des foyers qui ont bénéficié d’au moins
un des services suivants:
• d’un soutien médical au cours des 12 derniers mois;
• d’un soutien psychologique au cours des 3 derniers mois;
• d’une assistance scolaire au cours des 12 derniers mois;
• d’autres appuis sociaux, y compris matériels, au cours des 3 derniers mois;
Dénominateur: nombre total d’orphelins et enfants vulnérables
Note: les données doivent être analysées et rapportées par tranches d’âge (0–5, 6–9, 10–14 et 15–17 ans)
et par sexe lorsque la taille de l’échantillon le permet. En fonction de la situation épidémiologique
et des ressources disponibles, les directeurs de programme peuvent décider de ventiler les données
relatives aux âges par tranches plus larges (0–9, 10–14 et 15–17 ans).
MESURE
En tant que partie intégrantes des enquêtes sur les ménages, les fichiers sur les foyers peuvent être utilisés pour identifier
tous les orphelins et enfants vulnérables (de moins de 18 ans). Une série de questions sur les types et la fréquence des
appuis reçus et la source principale d’aide est posée à chaque foyer comptant des orphelins et des enfants vulnéra-
bles. Cet indicateur se concentre sur les ménages avec OEV et non sur les enfants à titre personnel. Cet instrument de
sondage peut également être utilisé dans des conditions de faible prévalence ou pour des populations ciblées avec les
mêmes méthodes, en les adaptant.
Plate-forme: enquêtes sur les ménages
Fréquence: tous les 2-4 ans
REFERENCES
• UNAIDS/UNICEFF (2004). Guide to monitoring and evaluation of the national response for children orphaned
and made vulnerable by HIV/AIDS. (en préparation)
• UNAIDS (2004) National AIDS programmes. A guide to monitoring and evaluating HIV/AIDS care and support.
Geneva: UNAIDS (en préparation)
SOINS ET SOUTIEN (VIH – SS) 2:
SOUTIEN AUX ORPHELINS
Taux de scolarisation des orphelins
Taux de scolarisation des orphelins par rapport au non orphelins.
JUSTIFICATION
Le VIH/SIDA frappe un nombre croissant d’adultes au moment où ils fondent une famille et commencent à élever leurs
enfants. Par conséquent, la prévalence d’orphelins ne cesse de croître régulièrement dans de nombreux pays alors que
moins de parents à l’âge adulte signifie que l’avenir des orphelins est incertain. L’état d’orphelin s’accompagne souvent
de facteurs défavorables et d’une pauvreté qui met en danger la chance des enfants de terminer l’école et peut mener
à l’adoption de stratégies de survie qui augmentent la vulnérabilité au VIH. Il est donc important de suivre la mesure
dont les programmes de soutien réussissent à garantir les possibilités d’éducation des orphelins.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Taux de scolarisation des orphelins (1):
Numérateur: Nombre d’enfants (10-14 ans) qui ont perdu leurs deux parents et sont encore à l’école
Dénominateur: Nombre d’enfants (10-14 ans) qui ont perdu leurs deux parents
Taux de scolarisation des non orphelins (2):
Numérateur: Nombre d’enfants, dont les deux parents sont encore en vie, qui vivent avec au moins un parent et
vont encore à l’école
Dénominateur: Nombre d’enfants dont les deux parents sont encore en vie et qui vivent avec au moins un parent
Calcul du ratio de (1) à (2)
Note: L’indicateur est requis pour tous les enfants âgés de 10-14 ans et pour les garçons comme pour
les filles séparément. Si possible, l’indicateur devrait également être calculé par année d’âge. Le
nombre minimum d’orphelins de 10-14 ans nécessaire pour calculer cet indicateur est de 50.
MESURE
Etudes démographiques comme DHS, UNICEF MICS ou autres études représentatives
Plate-forme: N/A
Fréquence: de préférence bisannuelle, mais au minimum tous les 4-5 ans.
REFERENCES
• UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of Core
Indicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
28 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
29
ENVIRONNEMENT DE SOUTIEN (VIH – ES )1:
LIEU DE TRAVAIL
Grandes entreprises qui ont des politiques et programmes VIH/SIDA
sur les lieux de travail
Pourcentage de grandes entreprises qui ont des politiques et programmes VIH/SIDA sur les lieux de travail.
JUSTIFICATION
Le lieu de travail est souvent un environnement très recommandé et favorable à des activités de maîtrise du VIH et
les interventions sur les lieux de travail se sont avérées être très efficaces. L’indicateur est utile même dans les pays où
la prévalence VIH est faible car une action précoce en matière de VIH dans l’éducation des travailleurs est essentielle
quand il s’agit d’éviter les conséquences économiques et sociales désastreuses du VIH/SIDA.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre d’employeurs qui ont des politiques et règles VIH/SIDA qui répondent à tous* les critères
Dénominateur: Nombre d’employeurs sondés
Note: Analyse et rapport par secteur privé/public et chiffres combinés
MESURE
Les employeurs du secteur privé sont choisis sur la base de leur effectif. Les employeurs du secteur public devraient être
les ministères du transport, du travail, du tourisme, de l’éducation et de la santé. Il est demandé aux employeurs s’ils
mettent actuellement en oeuvre des politiques du personnel et des procédures qui couvrent un minimum des aspects
spécifiés (*voir la référence pour les détails). Copies des politiques du personnel et procédures écrites devraient être
obtenues et évaluées si possible.
Plate-forme: Etude des 30 plus grands employeurs – 25 du secteur privé; 5 du secteur public
Fréquence: bisannuelle
REFERENCES
• UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of Core
Indicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
Guide pour le suivi et l'évaluation des programmes
ANNEXE B:
Description des indicateurs de tuberculose
32 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe B : Description des indicateurs de TB
Note: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et plus
complet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter à
la liste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludisme
pour un aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition..
33
INDICATEUR DE PREVENTION (TB – IP) 1:
IDENTIFICATION DES CAS D’INFECTION
Nouveaux cas de détection TB à frottis positif selon DOTS
Proportion des nouveaux cas de TB à frottis positif détectés parmi la totalité estimée des nouveaux cas de TB
à frottis positif par an.
JUSTIFICATION
Cet indicateur mesure l’aptitude du programme DOTS à détecter et identifier les cas à frottis positif. Si un pays
présente une faible détection des cas, il peut s’agir d’un problème de rapports incomplets, de couverture limitée ou
d’utilisation des centres qui fournissent une aide DOTS, ou encore d’une consultation insuffisante des cas suspects en
vue d’un diagnostic. Un taux de détection faible peut signifier qu’il faut trouver de nouvelles approches pour détecter
les nouveaux cas. Ce pays pourrait, par exemple, tenter de mettre en place un DOTS dans le secteur privé et auprès
des ONG ainsi que dans d’autres domaines où les cas pourraient se présenter. Il est possible que le taux de détection
dépasse 100% en raison d’une détection active des cas dans un secteur répertorié comme présentant des cas chroni-
ques, de l’over-reporting, de la sur-diagnostication et de la sous-estimation de l’incidence. Un taux de détection de 70%
ou plus est l’objectif national ou général.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: nombre annuel de nouveaux cas de TB à frottis positif détectés
Dénominateur: nombre annuel total de nouveaux cas de TB à frottis positif (incidence)
MESURE
La mesure de cet indicateur est effectuée au niveau national uniquement sur une base annuelle.
Le numérateur est le nombre de cas à frottis positif signalés au programme de contrôle national de la tuberculose (les
rapports proviennent du Registre TB de chaque unité opérationnelle). Le dénominateur repose sur le nombre de frottis
positifs à l’échelle nationale , une estimation effectuée par l’OMS. (Ces estimations sont communiquées tous les ans
par l’OMS dans le rapport mondial sur le contrôle de la tuberculose («Global Tuberculosis Control»)).
Plate-forme: rapports trimestriels, estimations de l’OMS sur l’incidence pour les pays
Fréquence: annuelle
Niveau: national
REFERENCES
• WHO. Compendium for monitoring TB control activities (en préparation)
INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB – IT) 1:
DETECTION ET TRAITEMENT OPPORTUNS
Population couverte par le DOTS
Proportion de la population vivant dans des zones administratives définies comme zones DOTS.
JUSTIFICATION
Cet indicateur est une simple mesure aisée de la disponibilité de DOTS au sein d’un pays, particulièrement utile aux
premières étapes de la mise en oeuvre de DOTS. Il mesure uniquement la disponibilité des services DOTS dans une zone
administrative; il ne mesure pas l’accès ou l’égalité d’accès à ces services.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de personnes vivant dans une zone administrative définie comme une zone DOTS conformé-
ment aux directives nationales.
Dénominateur: Ensemble de la population de toutes les zones administratives
MESURE
L’indicateur peut être calculé trimestriellement ou annuellement. Idéalement, un programme national de contrôle de
la tuberculose aura consigné chaque année/trimestre quand une zone administrative est devenue une unité DOTS
conformément aux directives nationales, et ce programme disposera également (via le ministère concerné) des chiffres
de population de ces unités administratives.
Plate-forme: rapport du PNT; recensement
Fréquence: cet indicateur devrait être évalué sur une base annuelle.
Objectif: l’objectif est de rendre DOTS disponible pour 100% de la population
REFERENCES
• WHO. Global Tuberculosis Report 2004.
http://www.who.int/gtb/publications/globrep/index.html
34 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe B : Description des indicateurs de TB
35
INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB – IT) 2:
DETECTION ET TRAITEMENT EN TEMPS OPPORTUN
Cas de TB à frottis positif recensés via DOTS et traités avec succès
Pourcentage de cas de TB pulmonaire à frottis positif qui ont été soignés.
JUSTIFICATION
L’évaluation des issues du traitement des nouveaux patients à frottis positif est utilisée pour déterminer la qualité et
l’efficacité de la mise en œuvre de DOTS à tous les niveaux.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de cas de TB à frottis pulmonaire positif recensés via DOTS sur une période donnée qui ont
été soignés (total des catégories OMS ‘guéri’ et ‘traitement achevé’).
Dénominateur: Nombre total de cas de TB à frottis pulmonaire positif recensés via DOTS sur la même période
MESURE
Chaque cas de TB à frottis d’expectoration positif se voit attribuer un résultat de traitement dans le registre TB. Le résultat
de tous les cas est consigné dans le rapport de la période d’enregistrement (généralement le trimestre) un an après le
début de l’enregistrement initial.
Plate-forme: Registre TB; rapports trimestriels sur les résultats du traitement (TB-08)
Fréquence: trimestrielle ou annuelle
Objectif: un taux de traitement de 85% ou plus est l’objectif général.
REFERENCES
• WHO. Compendium for monitoring TB control activities (en préparation)
INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB – IT) 3:
CONTROLE DE LA PHARMACORESISTANCE
Nouveaux cas à frottis positif enregistrés sous DOTS
qui ont cessé le traitement
Pourcentage de nouveaux cas de TB pulmonaire à frottis positif.
JUSTIFICATION
Outre le suivi du résultat du traitement, il est important d’examiner les résultats indésirables du traitement de la tuber-
culose, surtout en cas d’échec. Le taux d’échec du traitement est disponible pour tous les programmes et peut consti-
tuer un indicateur utile de la résistance aux multimédicaments lorsque une grande proportion de cas présente ensuite
une expectoration à la fin ou vers la fin du traitement.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de nouveaux cas de TB à frottis positif recensés sur une certaine période qui répondent à la
définition de l’OMS d’un échec de traitement (frottis positif après 5 mois ou plus de traitement TB)
lorsque le résultat est signalé
Dénominateur: Nombre total de cas de TB à frottis d’expectoration positif recensés sur la même période
MESURE
A la fin du traitement, on attribue à chaque cas de TB à frottis d’expectoration positif une mention qui est consignée
dans le registre TB.
Plate-forme: rapports trimestriels sur les issues du traitement (TB-08)
Fréquence: trimestrielle ou annuelle
REFERENCES
• WHO. Compendium for monitoring TB control activities (en préparation)
36 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe B : Description des indicateurs de TB
ANNEXE C:
Description des indicateurs TB/VIH
38 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIH
Note: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et plus
complet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter à
la liste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludisme
pour un aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition.
39
INDICATEUR DE PREVENTION (TB/VIH – IP) 1:
PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PARMI LES PERSONNES ATTEINTES DU SIDA
Séroprévalence VIH parmi les patients TB
Nombre de nouveaux patients TB admis qui sont positifs au VIH, exprimé par rapport à tous les nouveaux
patients TB.
JUSTIFICATION
La surveillance de la prévalence VIH parmi les patients TB donnera des informations sur l’épidémie de TB et de VIH.
Plus particulièrement, elle donnera une indication du degré de chevauchement des épidémies dans un environnement
donné et, quand elle sera comparée à la prévalence VIH dans la population en général, elle donnera une indication de
la contribution faite par le VIH à l’épidémie de TB dans un environnement donné. Si des données du dépistage normal
du VIH sont utilisées dans le service TB, voir l’indicateur de traitement TB IT1.
DEFINITION DE L’ INDICATEUR
Numérateur: nombre total de nouveaux patients TB admis qui sont positifs au VIH, sur une certaine période
Dénominateur: nombre total de nouveaux patients TB admis (admis pendant une certaine période) qui ont été testés
contre le VIH et inclus dans le système de surveillance.
MESURE
1
: le choix de la stratégie appropriée pour la surveillance VIH parmi les patients TB dépendra principalement
du système de surveillance en place et de l’état de l’épidémie de VIH dans un pays. Il existe trois grandes méthodes de
surveillance du VIH parmi les patients TB:
Les Données de test HIV régulières peuvent constituer la base d’un système de surveillance fiable à tous les niveaux
d’une épidémie de VIH (faible, concentré, généralisé
2
), à condition d’atteindre une bonne couverture (plus de 80%
de tous les patients TB qui approuvent et sont testés). Ces données régulières peuvent être encadrées par des études
périodiques (spéciales) ou sentinelles. Une Surveillance sentinelle récolte les informations d’une manière régulière et
cohérente auprès d’un nombre prédéterminé de personnes d’un lieu spécifique et de groupes de population qui sont
d’un intérêt particulier ou sont représentatifs d’une plus grande population. La difficulté d’une surveillance sentinelle
est de déterminer à quel point ils sont représentatifs de la population dont ils proviennent et de la population totale de
patients TB. Les systèmes de Surveillance sentinelle sont généralement basés sur des méthodes de test anonymes hété-
roclites, souvent par des échantillons sanguins prélevés à d’autres fins et dépourvus de toute identification. Les études
spéciales ont un rôle spécifiques lorsque la prévalence du VIH parmi les patients TB n’a pas été estimée auparavant et
constitue une partie essentielle de l’évaluation initiale de la situation. Les études utilisant des méthodes d’échantillon-
nage représentatif et des tailles d’échantillons appropriés peuvent fournir des estimations précises du taux de VIH chez
les patients TB. Cette information peuvent attirer l’attention des programmes TB sur un problème HIV potentiel et
permettre de prendre des mesures, comme l’instauration d’une surveillance plus systématique.
Idéalement, la surveillance de la prévalence VIH devrait inclure tous les nouveaux patients TB, examinés selon les normes
internationales3
. Toutefois, si des études périodiques spéciales ou des méthodes sentinelle sont utilisées et si les ressources
sont limitées, les pays peuvent préférer inclure uniquement les patients adultes positifs au frottis pulmonaire, à savoir
ceux où la TB a été diagnostiquée. Les pays aux ressources rares où l’état épidémique VIH est soit faible, soit concentré
peuvent également vouloir inclure un sous-groupe plus réduit de patients TB, par ex. les adultes âgés de 15 à 59 ans.
1
Plus de détails sur la surveillance VIH parmi les patients TB se trouvent dans les WHO Revised guidelines for the surveillance of
HIV among people with TB (en préparation)
2
Classé selon les définitions de l’OMS Faible niveau d’épidémie VIH: la prévalence VIH n’a pas dépassé en permanence 5% dans
toute sous-population définie comme un risque VIH. Concentré: prévalence VIH en permanence au-dessus de 5% dans au moins
une sous-population définie mais prévalence VIH au dessous de 1% chez les femmes enceintes en zones urbaines. Généralisé:
prévalence VIH en permanence au-dessus de 1% chez les femmes enceintes en zones urbaines. World Health Organization
/UNAIDS. Guidelines for second generation HIV surveillance. Geneva: World Health Organization and the Joint United Nations
Programme on HIV/AIDS; 2000. WHO document WHO/CDS/CSR/EDC/2000.5 & UNAIDS/00.03E.
3
World Health Organization. WHO Treatment of tuberculosis guidelines for National programmes, 2003. WHO document
WHO/CDS/TB 2003.313
➪
40 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIH
Les cas de rechute devraient être exclus des systèmes de surveillance car le risque de surveiller deux fois le même patient
existe, à moins d’identifier les patients comme tels et d’analyser les résultats séparément. Toutefois, les cas de rechute
peuvent être inclus et ne doivent pas être identifiés comme tels si la surveillance s’appuie sur des méthodes d’enquête
et que ces enquêtes sont effectuées sur une courte période, idéalement moins de 2 -3 mois.
Tous les pays victimes d’un état épidémique généralisé de VIH doivent viser à garantir une offre de conseil et de test VIH
et de la promouvoir auprès de tous les patients TB, en relation avec les ART si possible, et ces données régulières doivent
être utilisées comme base pour la surveillance, si >80% des patients TB sont testés. Ces données régulières peuvent être
encadrées par des études périodiques ou sentinelles. En l’absence d’un accès universel au test VIH et au conseil à tous
les patients TB, des études spéciales ou sentinelles sont des solutions alternatives. Dans les pays à épidémie concentrée,
le conseil et le test VIH pour tous les patients TB devrait être la base de la surveillance. Si ce système n’est pas encore
en place, des études périodiques (spéciales) ou des études sentinelles sont des solutions alternatives. Dans les pays à
faible niveau d’épidémie VIH où le test VIH n’est pas effectué normalement sur les patients TB, des études spéciales ou
sentinelles peuvent être réalisées tous les 2-3 ans.
A ce jour, il n’y a pas de raison suffisante de recommander l’utilisation du test d’expectoration pour le VIH comme une
alternative valable aux tests sérologiques de surveillance VIH.
Plate-forme: données régulières des conseils et tests VIH parmi les patients TB récoltées en permanence dans un
registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé, une surveillance sentinelle ou des études spéciales.
Fréquence: en l’absence d’un système d’enregistrement et de rapport national où les données sont récoltés en perma-
nence et des rapports remis trimestriellement, les données doivent être récoltées tous les 2-3 ans. Dans les pays où
la prévalence VIH chez les patients TB est faible (<5%) et qui ont un taux d’épidémie VIH et un taux TB faibles dans
la population générale, des études périodiques peuvent être répétée à intervalle de 5 ans. Dans les pays à faibles
ressources, où le taux de VIH et de TB dans la population générale peuvent être concentrés ou généralisés, mais où
l’instauration de méthodes de surveillance plus systématique n’est pas possible, des études spéciales doivent être entre-
prises au moins tous les 3- 5 ans.
REFERENCES
• WHO. Guidelines for the HIV in tuberculosis patients (WHO/HTM/TB/2004.339, WHO/HIV/2004.06,
UNAIDS/04.30E)
• World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities
(WHO/HTM/TB/2004.342)
41
INDICATEUR DE PREVENTION (TB/VIH – IP) 2:
PREVENTION DE LA TB CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DU SIDA
Traitement d’infection TB latente chez les personnes atteintes du SIDA
Nombre de nouveaux patients VIH diagnostiqués qui reçoivent un traitement d’infection TB latente (thérapie
TB préventive) exprimés par rapport au nombre total de nouveaux cas de VIH.
JUSTIFICATION
Cet indicateur est utilisé pour garantir que les individus diagnostiqués VIH reçoivent un traitement d’infection TB
latente et réduire ainsi l’incidence de la TB chez les patients atteints du SIDA.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: nombre total de nouveaux cas de VIH positif chez qui la TB active a été exclue et qui commencent
(en recevant au moins une dose) un traitement de l’infection TB latente.
Dénominateur: nombre total de nouveaux cas de VIH positif.
MESURE
Les données nécessaires pour cet indicateur peuvent être récoltées dans tous les cas où le conseil et le test VIH est
effectué, par ex. les centres CTV, les sites PTME, les services médicaux aux patients hospitalisés ou les services de soin
VIH, selon le lieu d’administration de la thérapie TB préventive (TTBP) est administrée. Dans toutes ces situations, les
clients VIH positifs doivent être testés pour le TB, comme le suggère par l’indicateur B1.1. Ces clients pour lesquelles
il n’y a PAS de trace de TB active recevront un traitement selon les directives nationales. Ceux acceptant un TPI et
recevant au moins la première dose de traitement doivent être enregistrés. Ces informations peuvent être enregistrées
dans une colonne supplémentaire du registre VIH. Pour prévoir avec précision les besoins de médicaments, des infor-
mations plus détaillées devront être récoltées. A cet effet, un registre TTBP est nécessaire où la collecte d’autres fourni-
tures médicales (généralement mensuellement) est enregistrée. A partir de ce registre, les centres seront en mesure de
signaler les nouveaux cas, les cas en cours et les cas terminés tous les trimestres. Si une telle information est récoltée
de manière régulière, l’indicateur choisi sera le ‘nombre de cas VIH positifs terminant le traitement de l’infection TB
latente, par rapport au nombre total de cas VIH positifs qui ont commencé un traitement. Des sites de test pilotes font
apparaître qu’entre 10 et 50% des clients VIH positifs commenceront un TTBP, certains ne répondront pas aux critères,
certains refuseront et certains abandonneront pendant la procédure d’examen. La proportion qui commencera le
TTBP dépend de la méthode d’examen utilisée (par ex., l’utilisation du test dermatologique à la tuberculine comme
outil d’examen réduit le nombre de patients éligibles), et également du type d’installation CTV. Si un centre CTV reçoit
principalement des patients d’hôpitaux ou de cliniques, une plus grande part de patients sera malade et ne pourra
recevoir un traitement pour TB latente. Des proportions plus élevées seront affichées par des centres liés à la PTME
ou des centres CTV autonomes. La plupart des programmes viseront un taux de 30 à 50% selon le type de centres de
conseil et de test VIH disponibles.
Plate-forme: registre de test VIH modifié, registre de soins VIH ou registre TTBP.
Fréquence: les données doivent être récoltées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimestriel.
REFERENCES
• WHO. A guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities (en préparation)
1
La thérapie TB préventive (TTBP) est administrée à des individus présentant une infection latente au Mycobacterium tuberculosis afin de
prévenir la progression vers la maladie active. Plusieurs traitements médicamenteux sont efficaces dans le traitement de la TB latente;
toutefois, la thérapie préventive à l’isoniazide (TPI) s’est révélée plus sûre et plus efficace que les autres et est actuellement le seul
traitement recommandé dans le Policy statement on preventive therapy against tuberculosis in people living with HIV: report of a meeting held in
Geneva 18-20 February 1998. Geneva, World Health Organisation, WHO/TB/98.225; UNAIDS/98.34.
42 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIH
INDICATEUR DE TRAITEMENT (IT) 1:
VIH/TB
Diagnostic TB accru parmi les personnes atteintes du SIDA
Nombre de personnes atteintes du VIH, soumis à un dépistage du VIH et recevant des conseils ou un
traitement VIH et des soins, qui ont été examinés suite à des symptômes de TB, exprimé par rapport à toutes
les personnes atteintes de VIH/SIDA qui ont subi un dépistage VIH et reçoivent des conseils ou un traitement
VIH et des soins.
JUSTIFICATION
Il s’agit d’un indicateur de processus pour une activité visant à réduire l’impact de la TB parmi les personnes atteintes
du VIH/SIDA. Il prouvera le niveau de mise en oeuvre de la recommandation que les personnes atteintes seront exami-
nées pour la présence de TB ainsi qu’aux consultations ultérieures.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: nombre de personnes atteintes du VIH/SIDA qui se présentent au dépistage VIH et conseils ou sont
traités et soignés dans un centre VIH où la présence de TB est examinée, sur une période de temps
donnée
Dénominateur: nombre total de personnes atteintes du VIH/SIDA qui se présentent au dépistage VIH et conseils sont
traités et soignés dans un centre VIH, sur une période de temps donnée.
Il peut s’agir d’un rapport total ou séparé par type de centre pour chaque situation où les soins et l’assistance VIH sont
fournis ou des conseils et tests VIH proposés, par ex. le nombre de clients VIH positifs récemment dépistés dans un
centre CTV ou le nombre de clients VIH positifs qui se présentent au check up annuel et subisse un test TB.
MESURE
Les données doivent être collectées régulièrement dans tous les centres de conseil et de test VIH (par ex. les centres CTV,
les prestataires TPME, les salles d’hospitalisation, le secteur privé) et toute situation où des soins et un soutien VIH
régulier sont proposés (par ex. cliniques ART, les cliniques de soin VIH, les groupes de soutien aux personnes atteintes
du VIH/SIDA).
Une méthode suggérée pour effectuer l’examen est de demander aux clients VIH positifs s’ils suivent actuellement un
traitement TB. Sinon, les interroger sur les symptômes premiers de la TB (par ex. toux, fièvre, sueurs nocturnes, pertes
de poids récentes, lymphadenopathie). Une simple liste de contrôle peut être utilisée et toute réponse positive indi-
querait que l’individu peut être porteur de TB. Les protocoles de programmes de contrôle de la TB devraient définir les
critères d’identification d’un patient suspect de TB. Si lors de l’interrogatoire il est défini comme un patient suspect de
TB (selon les protocoles nationaux), le traitement de l’infection TB latente ne doit pas être donné et il faut la présence
de TB doit être examinée (ou le patient renvoyé au service TB pour examen) et traité en conséquence.
Plate-forme: test VIH modifié et registre de conseil ou traitement VIH et registre de soin.
Fréquence: les données doivent être collectées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimestriel.
REFERENCES
• Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330
43
INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB/VIH – IT) 2:
VIH/TB
Conseil et test pour patients TB
Nombre de patients TB admis soumis au test VIH, après approbation, par rapport à l’ensemble des cas de
TB admis
JUSTIFICATION
Evaluer le taux de dépistage VIH chez les patients TB.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: nombre total de patients TB, admis pendant une période donnée, qui subissent un dépistage VIH
(après approbation) pendant leur traitement TB.
Dénominateur: nombre total de patients TB, admis pendant la même période donnée.
MESURE
Idéalement, tous les patients TB devraient se voir proposer un test VIH et il est préférable que cette offre se fasse dans
le contexte du prestataire TB, auquel cas le test VIH peut être enregistré dans le dossier du patient et un registre TB
modifié et faire l’objet d’un rapport trimestriel avec les résultats. Toutefois, dans certaines circonstances, le conseil et
test VIH seront offerts dans une autre partie du même centre ou même dans un centre distant. Dans ce cas, un système
de consultation devra être établi de telle sorte que le programme TB enregistre quand un patient TB a consulté pour un
test VIH et est informé lorsqu’un patient TB se présente pour des conseils et si des tests VIH sont effectués ou non. De
telles informations doivent être récoltées au niveau du centre TB et enregistrées par le centre ou le registre TB de district.
La confidentialité doit être conservée. Il est préférable que les clients TB passent le test au début du traitement TB de
sorte qu’ils puissent bénéficier de soins appropriés pendant tout le traitement TB. Toutefois, certains patients renâclent
à subir un test VIH au début de traitement TB quand ils sont encore faibles. Un système d’enregistrement et de rapport
doit être capable de consigner ces derniers tests sinon le nombre total de patients TB connaissant leur statut VIH sera
insuffisant. Bien que cet indicateur soit similaire au VIH/TB-IP1 qui mesure la prévalence VIH par la surveillance, cet
indicateur mesure la capacité des services à encourager le dépistage VIH chez les patients TB selon les conditions du
programme. Si une grande proportion de patients TB sont testés (>80%), ils constituent une estimation suffisamment
solide de la véritable prévalence VIH chez les patients TB qui peut être utilisées à des fins de surveillance.
Plate-forme: registre TB modifié, registre TB/VIH séparé ou conseil et test VIH modifiés avec analyse et rapports
trimestriel. Un mécanisme de consultation et de rapport des résultats entre les services de TB et de conseil et test VIH
sera nécessaire si le dépistage VIH est effectué sur un site séparé de la clinique TB.
Fréquence: les données doivent être enregistrées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimes-
triel sur les résultats du traitement TB. Le rapport à la fin du traitement TB permet d’effectuer le test VIH et d’enregis-
trer les résultats à tout moment du traitement TB.
Objectif: tous les patients TB devraient se voir offrir un test VIH et, idéalement, une proportion élevée (>80%) devrait
réellement se soumettre au dépistage VIH.
REFERENCES
• World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities
(WHO/HTM/TB/2004.342)
• «Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330
44 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIH
INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB/VIH – IT) 3:
VIH/TB
Fourniture de CDT aux patients
Nombre de patients TB positifs au VIH qui reçoivent (au moins une dose) du CDT au cours de leur traitement
TB par rapport au nombre total de patients TB positifs au VIH.
JUSTIFICATION
Suivre l’engagement et la capacité de programmes à fournir un CDT aux patients TB positifs au VIH. Il est important
pour les programmes de connaître la proportion de patients TB positifs au VIH qui reçoivent cette thérapie potentiel-
lement salvatrice.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: nombre de patients TB positifs au VIH, admis pendant une période donnée, qui suivent (reçoivent au
moins une dose) un CDT au cours de leur traitement TB
Dénominateur: nombre total de patients TB positifs au VIH admis au cours de la même période
MESURE
Tous les patients TB positifs au VIH devraient recevoir un CDT pendant leur traitement TB et pendant toute leur vie
ensuite
4
sauf contre-indication ou s’ils reçoivent un ART et que leur taux de CD4 dépasse 500/mm3. Les patients TB
peuvent avoir été identifiés comme VIH positifs et avoir un CDT avant que la TB soit diagnostiquée; ils doivent pour-
suivre le CDT pendant le traitement TB et être inclus dans le dénominateur. Pour en tirer le plus grand profit, les patients
TB doivent commencer le CDT aussi rapidement que possible après le diagnostic de l’infection VIH car la mortalité est
plus élevée au début du traitement TB. Toutefois, les patients TB peuvent ne pas avoir accès au dépistage VIH immédia-
tement après le diagnostic de la TB ou peuvent ne pas vouloir être testés avant un stade ultérieur du traitement TB. Afin
d’inclure tous les patients TB positifs au VIH qui ont commencé un CDT pendant le traitement TB, il sera nécessaire
d’évaluer les circonstances et de faire rapport à la fin du traitement TB. On pourra utiliser un registre TB modifié ou un
registre TB/VIH séparé dans lequel consigner le statut VIH et le CDT. Ces données peuvent ensuite être jointes aux résul-
tats trimestriels de du groupe. L’utilisation dans la définition d’une déclaration explicative – donner au moins une dose
– sert à consigner tous les patients qui ont été évalués et ont commencé le traitement; elle ne suppose pas qu’une dose
de CDT soit suffisante. Si le CDT n’est pas fourni par le programme TB mais par les soins VIH ou d’autres services, un
mécanisme devrait être mise en place pour garantir que les informations sur le début du CDT sont bien communiquées
et enregistrées dans le PNT, encore une fois dans un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé.
Plate-forme: registre TB modifié, registre TB/VIH séparé, ou un système de transfert des données vers le programme
TB si le CDT est fourni hors du service TB.
Fréquence: les données doivent être collectées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimestriel
à la fin du traitement TB avec les résultats du traitement TB.
REFERENCES
• Provisional WHO/UNAIDS Secretariat recommendations on the use of cotrimoxazole prophylaxis in adults
and children living with HIV/AIDS in Africa (www.unaids.org/publications/documents/care/general/
recommendations-eng.pdf)
• World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities
(WHO/HTM/TB/2004.342)
• «Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330
4
Provisional WHO/ UNAIDS secretariat recommendations on the use of co-trimoxazole prophylaxis in adults and children living with
HIV/AIDS in Africa. Geneva, Joint United Nations Programme on HIV/AIDS and WHO.
http://www.unaids.org/en/other/functionalities/ViewDocument.asp?href=http://gva-doc-owl/WEBcontent/Documents/pub/
Publications/IRC-pub04/recommendation_en%26%2346;pdf (accessed 24/05/04).
45
INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB/VIH – IT) 4:
VIH/TB
Fourniture de ART aux patients TB
Nombre de patients TB positifs au VIH qui reçoivent, commencent ou poursuivent un ART commencé
auparavant au cours ou à la fin du traitement TB par rapport à tous les patients TB positifs au VIH admis
JUSTIFICATION
Indicateur d’effet qui mesure l’engagement et la capacité d’un service TB à garantir que les patients TB positifs au VIH
sont en mesure de recevoir un traitement aux ART.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: tous les patients TB positifs au VIH, admis pendant une certaine période, qui reçoivent un traite-
ment ART (commencent ou poursuivent un ART commencé auparavant)
Dénominateur: tous les patients TB positifs au VIH admis pendant la même période
MESURE
La méthode de collecte des données dépendra de qui fournit l’ART aux patients TB. Dans le cas où les patients TB
sont évalués quant à leur éligibilité par le personnel du programme TB et ont commencé un ART, les données pour
cet indicateur peuvent être consignées dans un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé. Les données doivent
faire l’objet d’un rapport à la fin du traitement TB afin d’inclure tous les patients TB qui ont commencé un ART à un
moment quelconque de leur traitement TB. Dans les cas où les patients TB sont renvoyés à des services VIH ou autres
en vue d’un diagnostic et du début d’un ART, un système doit être établi pour garantir que le programme TB est bien
informé du résultat de l’examen, à savoir si les patients TB ont commencé ou non un ART, et que cette information est
enregistrée dans un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé. C’est non seulement important pour la gestion
du programme, mais aussi pour les soins à chaque patient. Le personnel TB doit savoir si un patient TB a commencé
un ART de manière à gérer correctement la réaction aux médicaments et les interactions. Les patients TB peuvent
avoir commencé un ART à un moment quelconque de leur traitement TB. La prescription d’un ART peut être reportée
en raison d’un retard du dépistage VIH ou afin de réduire le risque d’interaction de médicaments pendant la phase
intensive. Les méthodes de collecte de données doivent être en mesure de consigner un traitement ART qui commence
à tout moment pendant le traitement TB.
Plate-forme: registre TB modifié, registre de soins VIH modifié ou registre TB/VIH séparé avec système de consulta-
tion (le cas échéant).
Fréquence: les données doivent être collectées en permanence et faire l’objet d’un rapport trimestriel avec les résul-
tats du groupe.
REFERENCES
• World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities
(WHO/HTM/TB/2004.342)
• Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330
Guide pour le suivi et l'évaluation des programmes
ANNEXE D:
Description des indicateurs de paludisme
48 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe D : Description des indicateurs de paludisme
Note: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et plus
complet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter à la
liste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludisme pour
un aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition.
49
INDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 1:
MOUSTIQUAIRES TRAITEES A L’INSECTICIDE
Ménages possédant des MTI
Proportion de ménages possédant au moins une moustiquaire traitée à l’insecticide.
JUSTIFICATION
Il a été démontré que les MTI sont utiles à la réduction de la mortalité infantile quelle qu’en soit la cause, à la morbi-
dité due au paludisme et l’insuffisance de poids à la naissance dans les régions de l’Afrique sub-saharienne où sévit un
paludisme endémique. Il existe également quelques témoignages d’un ‘effet communautaire’ par lequel les MTI sont
rapidement associées aux réductions de la mortalité infantile et de la morbidité due au paludisme chez les enfants non
protégés dans le voisinage immédiat des familles qui possèdent des MTI. En outre, il existe une corrélation prouvée
entre la possession et l’utilisation des moustiquaires. Cet indicateur relève le nombre de ménages possédant une MTI
parmi la population générale au niveau national.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de ménages interrogés possédant au moins une moustiquaire traitée à l’aide d’un insecticide
agréé au cours des 6 derniers mois
Dénominateur: Nombre total de ménages interrogés
Note: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandés
MESURE
Cet indicateur exige la collecte des données au niveau des ménages par des enquêtes représentatives au niveau national.
Le nombre limité de questions posées pour établir les données de cet indicateur peut aisément être ajouté à tout
recensement national des ménages. Il est important que ces données soient récoltées sur le questionnaire du ménage
plutôt que sur un questionnaire personnel car les individus peuvent ne pas être représentatifs des biens d’un ménage.
Il importe également que les enquêtes soient d’une ampleur et d’une conception qui permettent une comparaison
entre les provinces et les environnements urbains/ruraux au niveau des ménages.
Le numérateur de cet indicateur est obtenu en demandant au ménage s’il y a des moustiquaires dans la maison qui
peuvent être utilisées pour éviter de se faire piquer pendant le sommeil, et si elles ont été traitées au cours des 6 derniers
mois. Le dénominateur est simplement mesuré par le nombre total de ménages interrogés.
Questions suggérées: 1.1, 1.3 et 1.4 de l’enquête paludisme sur les ménages dans les Directives pour l’élaboration d’indi-
cateurs de base pour l’évaluation de la couverture de l’intervention paludisme dans les enquêtes auprès des ménages.
Outils: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexe’ à des enquêtes nationales représentatives
Fréquence: tous les 2-3 ans
REFERENCES
• Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage from
household surveys. 2004. (En préparation).
• Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation)
• UNICEF MICS: http://www.unicef.org/reseval/micsr.html
• MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com/
50 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe D : Description des indicateurs de paludisme
INDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 2:
MOUSTIQUAIRES TRAITEES A L’INSECTICIDE
Enfants de moins de 5 ans utilisant des MTI
Proportion d’enfants <5 ans qui ont dormi sous une MTI la nuit dernière.
JUSTIFICATION
L’utilisation de MTI dans les régions où la transmission est rapide est d’une importance particulière car leur effet sur la
réduction de la mortalité pour toute cause et de la morbidité due au paludisme est concentrée parmi les jeunes. C’est
pourquoi la couverture des enfants possédant des MTI est une composante essentielle de la stratégie technique pour la
prévention de la transmission et le contrôle des vecteurs prônés par RBM. Cet indicateur relève le niveau d’utilisation
des MTI par les enfants <5 ans au niveau national.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre d’enfants de moins de cinq ans qui ont dormi la nuit précédente sous une moustiquaire
traitée à l’aide d’un insecticide agréé au cours des 6 derniers mois
Dénominateur Nombre total d’enfants de moins de cinq ans qui ont dormi sous une moustiquaire parmi les
ménages interrogés
Note: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandés
MESURE
Cet indicateur exige la collecte des données au niveau des ménages par des enquêtes représentatives au niveau national.
Le nombre limité de questions posées pour établir les données de cet indicateur peut aisément être ajouté à tout recen-
sement national des ménages. Toutefois, il est important que l’enquête contienne la liste de tous les enfants de moins
de cinq ans du ménage interrogé. De telles enquêtes doivent être d’une ampleur et d’une conception qui permettent
une comparaison entre les provinces et les environnements urbains/ruraux au niveau individuel.
• Les données du dénominateur sont obtenues lors de l’établissement du questionnaire quand tous les enfants de
moins de cinq ans qui ont dormi dans la maison la nuit précédente sont identifiés. Les données du numérateur sont
obtenues de la liste des enfants de la maison qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédente, en combi-
naison avec l’information sur le traitement de la moustiquaire au cours des 6 derniers mois
Questions suggérées: 1.1 et 1.3-1.6 de l’enquête paludisme sur les ménages dans les Directives pour l’élaboration d’indica-
teurs de base pour l’évaluation de la couverture de l’intervention paludisme dans les enquêtes auprès des ménages
Plate-forme: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexe’ à d’autres enquêtes nationales représentatives
Fréquence: tous les 2-3 ans
REFERENCES
• Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage from
household surveys. 2004. (En préparation).
• Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation).
• UNICEF MICS: http://www.unicef.org/reseval/micsr.html
• MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com/
51
INDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 3:
PALUDISME PENDANT LA GROSSESSE
Femmes enceintes utilisant des MTI
Proportion de femmes enceintes qui ont dormi sous une MTI la nuit dernière.
JUSTIFICATION
Il a été démontré que l’utilisation de MTI par les femmes enceintes allait de pair avec des réductions de la morbidité
maternelle due au paludisme ainsi qu’avec une amélioration des naissances, y compris la réduction de l’insuffisance de
poids à la naissance. Pour ces raisons, la couverture des femmes enceintes par des MTI est une composante clé de la
stratégie technique pour le contrôle et la prévention du paludisme pendant la grossesse telle que prônée par RBM. Cet
indicateur relève le niveau d’utilisation des MTI par les femmes enceintes au niveau national.
DEFINITION DE L’INDICATEUR
Numérateur: Nombre de femmes enceintes qui ont dormi la nuit précédente sous une moustiquaire traitée à l’aide
d’un insecticide agréé au cours des 6 derniers mois
Dénominateur: Nombre total de femmes enceintes qui résident au sein des ménages interrogés
Note: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandés
MESURE
Cet indicateur exige la collecte des données au niveau des ménages par des enquêtes représentatives au niveau national.
Le nombre limité de questions posées pour établir les données de cet indicateur peut aisément être ajouté à tout
recensement national des ménages. Toutefois, en raison du nombre réduit de femmes enceintes à un moment donné,
une enquête destinée à collecter ces données devrait avoir un échantillon général ≥5000 femmes (afin d’être compa-
rable avec MICS et DHS). Si les questions sont ajoutées comme ‘annexe’ à une enquête, il est important que l’enquête
contienne un recensement du ménage qui englobe toutes les femmes en âge de reproduction au sein de la famille
interrogée. De telles enquêtes doivent être d’une ampleur et d’une conception qui permettent une comparaison entre
les provinces et les environnements urbains/ruraux au niveau individuel.
Les données pour le dénominateur sont obtenues d’une série de questions posées à toutes les femmes en âge de repro-
duction au sein du ménage quant à leur état de grossesse. Les données pour le numérateur sont ensuite obtenues à
partir d’une liste de ces femmes qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédente, en combinaison avec l’infor-
mation sur le traitement de la moustiquaire au cours des 6 derniers mois.
Questions suggérées: 1.1, 1.3-1.6, et 2.1 de l’enquête paludisme sur les ménages dans les Directives pour l’élaboration
d’indicateurs de base pour l’évaluation de la couverture de l’intervention paludisme dans les enquêtes auprès des
ménages
Plate-forme: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexer’ à d’autres enquêtes nationales représentatives
Fréquence: tous les 2-3 ans
REFERENCES
• Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage from
household surveys. 2004. (En préparation).
• Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation).
• UNICEF MICS: http://www.unicef.org/reseval/micsr.html
• MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com/
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  • 3. 3 Sommaire ANNEXE A: Description des indicateurs de VIH/SIDA .................................................... 5 ANNEXE B: Description des indicateurs de tuberculose ................................................ 31 ANNEXE C: Description des indicateurs TB/VIH ........................................................... 37 ANNEXE D: Description des indicateurs de paludisme .................................................. 47 Annexes: Choix d’indicateurs pour le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme
  • 4. ANNEXE A: Description des indicateurs de VIH/SIDA
  • 5. 6 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA Note: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et plus complet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter à la liste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludisme pour un aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition.
  • 6. 7 INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 1: CCC Connaissance par les jeunes de la prévention VIH Pourcentage de jeunes de 15-24 ans qui identifient correctement les manières de prévenirg la transmission sexuelle du VIH et qui rejettent les principales idées fausses sur la transmission du VIH. JUSTIFICATION Cet indicateur combine les mesures de connaissance de la transmission du VIH et de la prévention avec la prévalence des idées reçues les plus communes au sujet du VIH. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de répondants qui ont donné les réponses correctes aux cinq questions concernant la trans- mission du VIH et les idées fausses au sujet du VIH Dénominateur: Tous les jeunes Note: Analyse et rapport ventilé en pourcentage des hommes et des femmes selon leur lieu de résidence ville/campagne. MESURE Construction des indicateurs essentiels; sont utilisés pour construire cet indicateur: 1. Le risque de transmission VIH peut-il est réduit par des relations sexuelles avec un et un seul partenaire fidèle et non infecté? 2. Le risque de transmission VIH peut-il être réduit par l’utilisation de préservatifs? 3. Une personne en bonne santé peut-elle avoir le VIH? 4. Une personne peut-elle attraper le VIH par une piqûre de moustique? 5. Une personne peut-elle attraper le VIH en partageant un repas avec quelqu’un d’infecté? Les points 4 et 5 peuvent être remplacés par les deux idées fausses locales (nationales) les plus courantes sur la trans- mission ou la prévention du VIH. Par exemple, «Le VIH peut-il être guéri chez un homme porteur du VIH si ce dernier a eu des relations avec une jeune fille vierge?» Les points 1 et 2 mesurent la connaissance exacte de la prévention de la transmission du VIH. Le point 3 mesure une idée fausse courante que les personnes bien portantes ne peuvent être atteintes par le VIH. C’est une idée fausse parmi les jeunes et elle peut conduire à des relations sexuelles sans protection avec un(e) partenaire infecté(e). Les points 4 et 5 renvoient à deux autres idées fausses sur la transmission du VIH. Dans son ensemble, l’indicateur fournit aux gestionnaires du programme une mesure de la connaissance générale qu’ont les jeunes de la manière de se protéger du VIH. Les précédents indicateurs de connaissance avaient inclus l’absti- nence comme une méthode de prévention «correcte». L’abstinence est un choix de prévention extrêmement important pour les jeunes. La recherche dans de nombreux environnements montre que les personnes déjà actives sexuellement utilisent rare- ment l’abstinence comme la principale méthode de prévention du VIH; les jeunes en particulier peuvent toutefois pratiquer une «abstinence secondaire» – à savoir une période d’inactivité sexuelle prolongée et volontaire après une initiation sexuelle. Des réponses négatives à cette question peuvent dès lors provenir de personnes qui croient que l’abstinence n’est pas possible, plutôt que l’abstinence ne constitue pas une protection efficace. Dans les enquêtes parmi les adolescents, les questions sur l’abstinence demeurent toutefois importantes. Les programmes qui visent à ➪
  • 7. 8 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA retarder l’âge des premières relations sexuelles chez les adolescents (10–19 ans) peuvent vouloir ajouter un indicateur de connaissance qui inclut des réponses correctes à une question sur l’abstinence comme méthode de prévention dans le numérateur. Une question sur l’abstinence pourrait être: «Le risque de transmission du VIH peut-il être réduit en s’abstenant de relations sexuelles?» Cet indicateur devrait être présenté comme un pourcentage séparé pour les garçons et les filles par tranche d’âge: 10–14 15–19, 20–24 et 10–24 (huit catégories). En outre, cet indicateur particulier peut également être présenté pour le groupe d’âge 15-24, car les Objectifs de développement pour le millénaire et les objectifs VIH de UNGASS sont indi- qués pour cette tranche d’âge en particulier. L’indicateur peut également être ventilé par question pour mettre en évidence les lacunes de connaissances et la préva- lence des idées fausses. Plate-forme: Etude démographique générale représentative du pays Fréquence: bisannuelle REFERENCES • WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes for Young People. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en
  • 8. 9 INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 2: EDUCATION DES JEUNES Offre de formations en dynamique de la vie sur le VIH/SIDA dans les écoles Pourcentage d’écoles avec au moins un professeur formé à l’enseignement de la prévention du VIH/SIDA par la dynamique de la vie et qui a enseigné cette matière au cours de la dernière année scolairer. JUSTIFICATION Cet indicateur est une mesure des progrès dans la mise en place de formations sur le VIH/SIDA basées sur la dynamique de la vie dans les écoles. C’est une mesure de la couverture par l’école – à savoir l’estimation de la proportion d’écoles qui signalent de tels programmes. Ce n’est pas une mesure de la qualité de ces programmes. Pour que cet indicateur soit significatif, il doit être combiné à des mesures de qualité. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: nombre d’écoles avec au moins un professeur formé et enseignant régulièrement la prévention du VIH/SIDA par la dynamique de la vie. Dénominateur: nombre d’écoles Note: les populations cibles pour cet indicateur sont les écoles primaires et secondaires. Il est recommandé d’opérer une distinction par tranches d’âge: 15-19, 20-24 ans. MESURE Les directeurs/instituteurs en chef d’un échantillon national représentatif des écoles (comprenant les écoles privées et publiques, primaires et secondaires) sont informés sur la signification de la formation sur le VIH/SIDA par la dyna- mique de la vie et sont ensuite interrogés: 1. Votre école possède-t-elle au moins un professeur qualifié qui a été formé à l’enseignement participatif de la préven- tion du VIH/SIDA par la dynamique de la vie au cours des cinq dernières années? 2. Si la réponse à la question 1 est «oui»: cette personne enseigne-t-elle régulièrement la prévention du VIH/SIDA par la dynamique de la vie dans votre école tout au long de la dernière année scolaire? («tout au long» signifie au moins 5–15 heures de formation à la prévention du VIH/SIDA par an et par classe) Un professeur qualifié est un enseignant qui a participé et terminé avec succès un cycle de formation centré sur les compétences nécessaires pour conduire des expériences de formation participative qui visent à développer les connais- sances, les attitudes positives et les aptitudes (par ex., la communication interpersonnelle, la négociation, la prise de décision et la réflexion critique et les stratégies de pilotage) qui aident les jeunes à conserver des styles de vie caractérisés par la sécurité. Le critère d’enseignement régulier se fonde sur les conclusions de recherches montrant que des programmes de haute qualité peuvent atteindre des bons résultats avec des programmes de 5–15 heures de formation sur le VIH/SIDA par an et par classe au moyen des méthodes de dynamique de la vie. La dimension temporelle de dernière année scolaire sera définie dans chaque pays selon le calendrier éducatif national (généralement 9-10 mois dans une année civile permettent aux élèves de terminer une étape pédagogique). Si l’échantillon a été choisi pour représenter différentes couches, les résultats peuvent être ventilés par type d’école (à savoir, filles et garçons, grandes et petites, urbaines et rurales, privées et publiques et primaires et secondaires). Quand une école est à la fois primaire et secondaire, les informations doivent être collectées et faire l’objet d’un rapport séparé pour chaque niveau. ➪
  • 9. 10 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA En outre, les taux de scolarisation primaire et secondaire pour l’année scolaire la plus récente doivent être précisés. Si les ressources le permettent, les quatre questions supplémentaires suivantes peuvent être posées (si la réponse à la question 1 ci-dessus est «oui»): 3. Combien de professeurs de votre école ont-ils suivi un enseignement participatif de la prévention du VIH/SIDA par la dynamique de la vie au cours des cinq dernières années? 4. Combien de ces professeurs ont enseigné la prévention du VIH/SIDA par la dynamique de la vie dans votre école au cours de la dernière année scolaire? 5. Combien de classes et d’élèves dans chaque cycle de votre école ont-ils bénéficié de cet enseignement à la préven- tion du VIH/SIDA par la dynamique de la vie l’an dernier? 6. Quelle était la durée du programme/cours à chaque niveau en heures? Avec les informations sur la population générale des jeunes en âge scolaire et les questions ci-dessus, il est possible d’estimer la part de jeunes, ainsi que la part de jeunes écoliers, qui bénéficient réellement d’un enseignement à la prévention du VIH/SIDA par la dynamique de la vie.. Pour un guide sur les aspects qualitatifs d’un enseignement par la dynamique de la vie, voir le site Internet de l’UNICEF: http://www.unicef.org/lifeskills/ Plate-forme: enquête auprès des écoles Fréquence: bisannuelle REFERENCES • WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes for Young People. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en
  • 10. 11 INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 3: DISTRIBUTION DE PRESERVATIFS Préservatifs disponibles au détail et sites de fourniture de service avec stock de préservatifs La proportion de magasins de vente au détail et points de distribution choisis au hasard qui disposent de stocks de préservatifs au moment d’une étude, par rapport au total de magasins de vente au détail et de points de distribution choisis pour l’étude. JUSTIFICATION Cet indicateur traduit le succès des tentatives d’élargissement de la distribution de préservatifs, de manière qu’ils soient plus largement à disposition aux lieux et au moment où les personnes sont susceptibles d’en avoir besoin. Il mesure la distribution réelle de préservatifs à des points donnés, à un moment donné. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de magasins de vente au détail et de points de distribution qui ont des préservatifs en stock au moment de l’étude. Dénominateur: Nombre total de magasins de vente au détail et de points de distribution qui ont été choisis pour l’étude Note: Il convient de choisir des points dans des zones urbaines et rurales. MESURE Un certain nombre de sites de divers types (pharmacies, dispensaires, bars et clubs) sont choisis au hasard pour une étude de détail parmi une liste normale de lieux où des préservatifs sont accessibles, dont des bars et des cabarets, divers types de magasins de vente au détail, centres IST et autres points de distribution. Même si l’indicateur ne fournit qu’une donnée sommaire unique, les données peuvent être ventilées par type d’installation. Plate-forme: Etudes de détail (protocole PSI pour évaluer les programmes de marketing social, indicateur de préven- tion 3 OMS/GPA) Fréquence: trimestrielle REFERENCES • Programmes SIDA nationaux ONUSIDA/MEASURE Evaluation (2000): Guide de suivi et d’évaluation. Genève: ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
  • 11. 12 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 4: PROGRAMMES DESTINES A DES GROUPES SPECIFIQUES Usagers de drogues par injection atteints par les services de prévention Pourcentage d’usagers de drogues par injection qui sont atteints par les services de prévention du VIH/SIDA JUSTIFICATION La fourniture de services tels que l’assistance, les programmes d’échange d’aiguilles et de seringues et les traitements de la dépendance, y compris les thérapies de substitution, aux usagers de drogues par injection est essentielle, en particulier dans les pays subissant une épidémie de VIH importante ou croissante en relation avec la drogue. L’objectif de cet indicateur est d’évaluer dans quelle mesure des services de prévention du VIH/SIDA sont fournis aux usagers de drogues par injection. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre d’usagers de drogues par injection réguliers qui ont bénéficié au cours du mois passé de services de prévention (assistance sur le terrain) plus le nombre d’usagers de drogues par injection qui suivent un traitement contre la dépendance, qu’il s’agisse de sevrage à long terme ou de thérapie de substitution. Dénominateur: Nombre total estimé d’usagers de drogues par injection Note: Une ventilation par âge et sexe est recommandée. Pour les jeunes, cette ventilation sera idéalement: 15-19 et 20-24 ans. MESURE La sélection des informations utiles pour calculer l’indicateur est une procédure consultative entre tous les acteurs dans le domaine de la prévention du VIH/SIDA parmi les utilisateurs de drogues par injection. Il est dès lors nécessaire de discuter de la collecte des informations et planifier la collecte future des données au sein d’un groupe de travail technique spécialement consacré au VIH/SIDA et à l’utilisation de drogues par injection. Si un tel groupe de travail n’existe pas, il est vivement recommandé de le fonder et de le faire fonctionner, par exemple, dans le cadre du UN Theme Group sur le VIH/SIDA. De même, le groupe de travail doit convenir de la taille du numérateur et du dénomina- teur. Souvent, il constatera que les informations essentielles font défaut, ou que celles qui existent ne sont pas fiables. Dans de tels cas, le groupe de travail devra mettre au point des mécanismes et normes pour le suivi et la collecte des données dans l’avenir. Pour déterminer le numérateur, il sera nécessaire d’examiner les données de tous les programmes et projets de traite- ment et d’intervention gouvernementaux et non gouvernementaux du pays. Généralement, il faudra un inventaire de tous les projets et programmes gouvernementaux et non gouvernementaux permanents qui fournissent des services personnalisés (soit d’information et de conseil uniquement, ou d’information, de conseil en plus d’aiguilles/seringues propres, ou des thérapies de dépendance à la drogue comme le traitement à la méthadone et les programmes à base de sevrage); il faudra également que les données de ces programmes et projets soient collationnés. Si le pays ne possède pas un tel inventaire des programmes et projets en cours, il est vivement recommandé de constituer rapide- ment une telle base de données à l’aide, par exemple, du UNAIDS Country Response Information System, souvent appelé CRIS ou d’une autre méthode. Les données de tous les services concernés sont combinées afin de calculer le numérateur de cet indicateur; néan- moins, lors de l’utilisation de cet indicateur sur une base nationale, il convient de spécifier les types de services dispo- nibles (et les types inclus dans le numérateur). Il pourrait s’avérer problématique de demander une ventilation par âge qui débouche sur des enquêtes au sujet d’ac- tivités potentiellement illégales. Une tranche d’âge générale des moins de 25 ans est dès lors recommandée comme indicateur essentiel et une ventilation additionnelle des moins de 18 ans est suggérée le cas échéant. ➪
  • 12. 13 Un certain nombre de méthodes peuvent être utilisées pour estimer la taille réelle d’une population spécifique exposée à l’infection au VIH, en l’espèce, le nombre d’utilisateurs de drogues par injection d’un pays. Ces méthodes sont conçues pour produire des estimations de la taille des populations cachées ou difficiles à atteindre. Plate-forme: suivi de programme (statistiques de service des projets et programmes de proximité, et centres de traite- ment pour le numérateur) Fréquence: Bisannuelle REFERENCES • UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of Core Indicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf • WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes for Young People. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en
  • 13. 14 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 5: PROGRAMMES DESTINES A DES GROUPES SPECIFIQUES Usagers de drogues par injection: injections et pratiques sexuelles protégées Pourcentage d’usagers de drogues par injection qui ont adopté des comportements qui réduisent la transmission du VIH, à savoir qui évitent de partager du matériel d’injection et utilisent des préservatifs JUSTIFICATION Une injection et des pratiques sexuelles protégées parmi les usagers de drogues par injection sont essentielles, même dans les pays où d’autres modes de transmission du VIH prédominent, car: (I) le risque de transmission VIH parmi les usagers de drogue utilisant du matériel d’injection contaminé est extrêmement élevé; et (ii) les usagers de drogues peuvent constituer un réservoir d’infection où le VIH se propage (par ex., par la transmission sexuelle) à une plus large population. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de répondants qui reconnaissent ne jamais avoir partagé de matériel d’injection au cours du dernier mois et qui reconnaissent qu’un préservatif a été utilisé lors des dernières relations sexuelles Dénominateur: Nombre de répondants qui reconnaissent l’injection de drogues au cours du dernier mois et avoir eu des relations sexuelles au cours du dernier mois Note: Analyse et rapport ventilé par âge: nous recommandons les moins de 25 ans et les plus de 25 ans MESURE Il est demandé aux sondés de répondre aux questions suivantes: 1. Vous êtes-vous injecté des drogues au cours du dernier mois? 2. Si la réponse est «oui»: Avez-vous partagé du matériel d’équipement à un moment quelconque le mois dernier? 3. Avez-vous eu des relations sexuelles le mois dernier? 4. Si les réponses aux questions 1 et 3 sont toutes deux «oui»: Avez-vous (ou votre partenaire) utilisé un préservatif lors de vos derniers rapports? Plate-forme: Echantillon agrégé dans l’espace/temps ou échantillon boule de neige ciblé (voir le manuel de Behavioural surveillance survey (BSS)) Fréquence: bisannuelle REFERENCES • UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of Core Indicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf • FHI (2000) Behavioral Surveillance Surveys (BSS): guidelines for the repeated behavioral surveys in Populations at risk of HIV
  • 14. 15 INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 6: PROGRAMMES DESTINES A DES GROUPES SPECIFIQUES Utilisation du préservatif par les jeunes avec des partenaires occasionnels Pourcentage de jeunes qui ont eu des relations à haut risque au cours de la dernière année et ont utilisé un préservatif à cette occasion. JUSTIFICATION Cet indicateur est un indicateur UNGASS VIH/SIDA, ainsi qu’un indicateur Objectif de développement pour le millé- naire. Il illustre la mesure dans laquelle les préservatifs sont utilisés par les jeunes qui ont des relations sexuelles irré- gulières. Lors de l’interprétation des tendances de cet indicateur, il faut noter que des changements peuvent traduire des varia- tions du nombre de personnes qui ont des pratiques sexuelles à haut risque et pas nécessairement une variation de l’utilisation du préservatif pendant ces relations à haut risque. Pour comprendre les implications pour le programme, cet indicateur doit donc être analysé prudemment en ce qui concerne les changements de la proportion de jeunes qui ont des relations à haut risque (avec un(e) partenaire non cohabitant(e)). DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: le nombre de répondants âgés de 15 à 24 ans qui ont eu des relations sexuelles avec un(e) partenaire non cohabitant(e) au cours des 12 derniers mois et ont utilisé un préservatif à cette dernière occasion Dénominateur: répondants âgés de 15 à 24 ans qui ont eu des relations sexuelles avec un(e) partenaire non cohabitant(e) au cours des 12 derniers mois Note: La population cible pour cet indicateur est le groupe des 15-24 ans. Une analyse et un rapport par sexe et âge est nécessaire. Les tranches d’âge doivent être: 15-19 et 20-24 ans. MESURE Il est d’abord demandé aux répondants s’ils ont déjà eu des relations sexuelles. En cas de réponse positive, des ques- tions sont posées sur les trois derniers partenaires: des informations sur le type de partenaire (époux(se), partenaire habituel, petit(e) ami(e), connaissance, prostitué(e)s) et si un préservatif a été utilisé lors des dernières relations avec chacun des trois derniers partenaires au cours des 12 derniers mois. Cet indicateur devrait être présenté comme un pourcentage, séparément pour les garçons et les filles, en trois groupes d’âge: 15–19, 20–24 et 15–24 ans. Pour les progrès par rapport aux objectifs de UNGASS, les résultats pour la tranche d’âge 15–24 ans doivent faire l’objet d’un rapport distinct pour les résidents urbains et ruraux. Plate-forme: Etude démographique générale représentative du pays Fréquence: de préférence bisannuelle; au minimum tous les 4-5 ans REFERENCES • WHO-UNAIDS (2004) Guide to Monitoring and Evaluating National HIV/AIDS Prevention Programmes for Young People. Geneva. http://www.who.int/hiv/pub/epidemiologu/me_prev_yp/en • UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of Core Indicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
  • 15. 16 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 7: CONSEIL ET TEST Districts avec services de conseil et de test Pourcentage de districts avec au moins un site opérationnel de conseil et de test. JUSTIFICATION Cet indicateur est important pour mesurer la couverture des services de conseil et de test dans un pays en examinant le nombre de districts où ces services sont disponibles au grand public. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de districts disposant d’au moins un site de conseil opérationnel et de dépistage. Dénominateur: nombre total de districts Note: Une analyse et un rapport par district sont recommandés MESURE Le numérateur comprendra différents types d’organisations non gouvernementales ou de centres nationaux selon le niveau de participation de ces secteurs dans l’offre de conseils et de services de dépistage. Les informations peuvent être obtenues auprès du ministère de la Santé. Les données sur la population du district et la prévalence VIH, il est utile de comparer la manière dont la disponibilité des services répond aux besoins. Plate-forme: archives des systèmes de santé, ministère de la Santé Fréquence: annuelle REFERENCES • Programmes SIDA nationaux ONUSIDA/MEASURE Evaluation (2000): Guide de suivi et d’évaluation. Genève: ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html • Programmes de SIDA nationaux ONUSIDA (2004). Guide de suivi et d’évaluation des soins et du soutien VIH/SIDA. Genève: ONUSIDA (en préparation).
  • 16. 17 INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 8: CONSEIL ET DEPISTAGE Personnes demandant des conseils et un test Le pourcentage de la population générale recevant un test VIH, les résultats et des conseils après le test au cours des 12 derniers mois JUSTIFICATION Le dépistage VIH et les conseils sont des points d’entrée importants pour la prévention et les besoins de soins. Il est dès lors important de mesurer le nombre de personnes qui accèdent à ces services, comme un indicateur du nombre de personnes qui pourraient potentiellement bénéficier de la prévention et des soins. Cet indicateur est conçu pour montrer combien de personnes ont subi un test et bénéficié de services de conseil après le dépistage. Pour le gestionnaire du programme, cet indicateur se présentera en cascade afin d’identifier: 1. le nombre d’individus qui ont bénéficié de conseils antérieurs au dépistage et/ou des informations suffisantes afin de garantir une approbation bien informée 2. le pourcentage de ceux testés qui ont bénéficié de conseils antérieurs au test et ont réellement subi le test 3. le pourcentage de ceux qui ont subi le test et reçu les résultats 4. le pourcentage de ceux qui ont subi le test et reçu des conseils après le test DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: le nombre de personnes qui ont passé un test VIH, reçu et les résultats et des conseils après le test au cours des 12 derniers mois. Dénominateur: nombre de personnes interrogées ou population totale selon la méthode de collecte des données Note: l’analyse et le rapport par composante et sexe sont recommandés. On suggère de récolter également les informations sur ceux qui demandent un dépistage VIH, le reçoivent et reçoivent les résultats au cours des 12 derniers mois. Il est aussi recommandé de ventiler les données pour les moins de 25 ans: 15-19 et 20-24 ans. MESURE Les méthodologies suivantes sont recommandées: 1. Enquête sur les ménages En demandant aux sondés s’ils ont procédé à un dépistage et ensuite s’ils ont subi un test au cours des 12 derniers mois, cet indicateur peut être établi d’une manière représentative au niveau national. 2. Systèmes d’information sur la gestion de la santé (SIGS) Idéalement, les informations pour cet indicateur peuvent être récoltées en examinant les données rassemblées au niveau local et disponibles à travers le SIGS au niveau national. 3. Enquête sur les centres de santé Si le SIGS n’est pas entièrement opérationnel, l’utilisation d’enquêtes sur les centres de santé proposant un dépistage et des conseils dans les unités/départements concernés peut s’avérer nécessaire. ➪
  • 17. 18 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA Il faut ventiler cet indicateur en fonction de la manière dont ces services sont fournis. En particulier, on veillera à inté- grer la fourniture de services horizontalement (à savoir le dépistage à des fins de diagnostic) et verticalement (à savoir des CTV autonomes). Le dénominateur, la population totale, peut être obtenu dans le dernier recensement. Fréquence: annuelle REFERENCES • UNAIDS/MEASURE (2000) National AIDS Programs: A guide to monitoring and evaluation. Geneva: UNAIDS. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html • UNAIDS (2004) National AIDS programmes. A guide to monitoring and evaluating HIV/AIDS care and support. Geneva: UNAIDS (in preparation).
  • 18. 19 INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 9: PREVENTION DE LA TRANSMISSION MERE-ENFANT Services comportant une série minimum de prestations Pourcentage de consultations dans les structures du secteur public, les missions ou sur le lieu de travail (planning familial et dispensaires, CP/SMI, maternités) proposant une série minimum de prestations de prévention de l’infection VIH chez les nourrissons et les jeunes enfants au cours des 12 derniers mois. JUSTIFICATION Cet indicateur fournit une information critique sur les efforts de prévention et de soins pour les femmes et les nourris- sons au niveau national. Il est utile de prévoir des planificateurs afin de déterminer où des prestations sont nécessaires et où les services déploient un éventail complet de mesures de prévention de l’infection VIH chez les femmes et les nourrissons. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de consultations dans les structures du secteur public, des missions ou du lieu de travail (planning familial et dispensaires, CP/SMI, maternités) proposant une série minimum de presta- tions de prévention de l’infection VIH chez les nourrissons et les jeunes enfants au cours des 12 derniers mois. Dénominateur: Total des consultations dans les structures du secteur public, des missions ou du lieu de travail (planning familial et dispensaires, CP/SMI, maternités) Note: Une analyse et rapport par type de service est recommandée MESURE Les informations requises pour cet indicateur peuvent être collectées via différentes méthodes et dépendent de la dispo- nibilité des ressources comme de la quantité de détails recherchés. Il est concentré sur la série minimum de prestations qui est définie par le type d’environnement médical (voir référence ci-dessous). Une option consiste à envoyer un questionnaire à toutes les structures du secteur public, des missions ou du lieu de travail (planning familial et dispen- saires, CP/SMI, maternités). Il est également possible de rassembler des informations adéquates en adaptant d’autres instruments déjà existants. Plate-forme: enquêtes sur les services sanitaires Fréquence: 2-3 ans REFERENCES • Guide de suivi et d’évaluation des programmes nationaux pour la prévention VIH chez les nourrissons et les jeunes enfants, OMS (2004). Genève: OMS (en préparation).
  • 19. 20 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 10: PREVENTION DE LA TRANSMISSION MERE-ENFANT Femmes enceintes infectées par le VIH qui reçoivent une prophylaxie antirétrovirale complète pour réduire le risque de TME Pourcentage de femmes enceintes infectées par le VIH qui reçoivent un traitement antirétroviral complet pour réduire le risque de TME selon le protocole de traitement approuvé au niveau national (ou les normes OMS/ONUSIDA) au cours des 12 derniers mois. JUSTIFICATION Cet indicateur révèle les progrès accomplis dans la prévention de la transmission mère-enfant du VIH par des mesures de prophylaxie ARV. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de femmes enceintes séropositives recevant un traitement antirétroviral complet pour réduire les risques de TME conformément au protocole de traitement approuvé à l’échelle nationale (ou répondant aux normes OMS/ONUSIDA) au cours des 12 derniers mois. Dénominateur: Nombre estimé de femmes enceintes séropositives ayant accouché au cours des 12 derniers mois. Note: Une ventilation par type de service est recommandée MESURE Le nombre de femmes enceintes séropositives ayant reçu un traitement de prévention antirétrovirale afin de réduire le risque de TME au cours des 12 derniers mois est obtenu à partir des statistiques de suivi des programmes. Seules les femmes qui sont allées jusqu’au bout de leur traitement doivent être prises en compte. Le nombre de femmes enceintes séropositives à qui un traitement antirétroviral pour réduire le risque de TME aurait éventuellement pu être donné peut être estimé en multipliant le nombre total de femmes ayant accouché au cours des 12 derniers mois (estimations des naissances du bureau central des statistiques) par l’estimation nationale la plus récente de prévalence du VIH parmi les femmes enceintes (estimations des enquêtes de surveillance sentinelle du VIH dans les dispensaires prénatals). Plate-forme: Suivi des programmes Estimations des naissances du bureau central des statistiques Fréquence: 2-3 ans REFERENCES • ONUSIDA (2002) Suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA: Directives pour l’élaboration d’indica- teurs de base. Genève: ONUSIDA. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
  • 20. 21 INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 11: DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DES IST Prise en charge complète des cas d’IST Pourcentage de patients atteints d’IST dans des centres de soins qui ont fait l’objet d’un diagnostic approprié, ont été traités et conseillés. JUSTIFICATION L’existence et le recours à des services pour traiter et endiguer la propagation des IST peut réduire le taux de transmis- sion du VIH au sein d’une population. L’un des fondements du contrôle des IST est une gestion des cas intégrale des patients présentant les symptômes d’IST. Cet indicateur composite reflète le taux de réussite des prestataires de services sanitaires à fournir correctement ces services ainsi que la qualité des services fournis. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de patients atteints d’IST pour lesquels les procédures correctes ont été suivies concernant: (i) le recueil des antécédents; (ii) l’examen; (iii) le diagnostic et le traitement; et (iv) un conseil effi- cace sur l’information au partenaire, l’utilisation de préservatifs et le test VIH Dénominateur: Nombre de patients atteints d’IST pour lesquels des interactions prestataire-client ont été observées Note: La distinction des scores pour les hommes et pour les femmes, et pour les patients âgés de moins et de plus de 25 ans est recommandée. Idéalement, les moins de 25 ans devraient être distingués comme suit: 15-19 et 20-24 ans. Les résultats de chacune des composantes de l’indicateur (recueil des antécédents, examen, diagnostic et traitement, et conseil) doivent être indiqués en plus du score global de l’indicateur. MESURE Les données sont collectées lors d’observations et d’entretiens avec les prestataires dans un échantillon de centres de soins proposant des services de traitement des IST. Les prestataires sont évalués sur le recueil des antécédents du patient, l’examen, le diagnostic et le traitement approprié ainsi qu’un conseil efficace comprenant l’information au partenaire, l’utilisation de préservatifs et le test VIH. On considère comme «appropriés» un diagnostic et des procé- dures de conseil tels que spécifiés dans les directives des services nationaux de lutte contre les IST. Plate-forme: Enquête des services sanitaires – basée sur les directives révisées de l’OMS/ONUSIDA relatives à l’évalua- tion des services IST et/ou Evaluation des prestations de Services MEASURE (EPS) Fréquence: bisannuelle REFERENCES • ONUSIDA (2002) Suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA: Directives pour l’élaboration d’indica- teurs de base. Genève: ONUSIDA. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
  • 21. 22 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 12: SECURITE TRANSFUSIONNELLE ET PRECAUTIONS UNIVERSELLES Districts avec accès au recrutement de donneurs de sang et centres de transfusion sanguine Pourcentage de districts ou de régions ayant accès à des services de transfusion sanguine qui ne paient pas les donneurs de sang et ne recrutent pas les donneurs dans la parenté des patients. JUSTIFICATION De nombreux pays oeuvrant pour l’amélioration de la sécurité transfusionnelle et sanguine ont créé des services de transfusion incluant des banques du sang au niveau des régions ou des districts. Ils tentent de promouvoir le recru- tement de donneurs volontaires et de réduire ou éliminer la dépendance par rapport aux dons de la famille et des donneurs rémunérés. Cet indicateur évalue dans quelle mesure ces principes ont été mis en oeuvre au niveau imposé par la politique nationale. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de districts ou de régions ayant accès à des services de transfusion sanguine qui ne paient pas les donneurs de sang et ne recrutent pas les donneurs dans la parenté des patients Dénominateur: Nombre total de districts ou de régions MESURE Un district ou une région est considéré comme ayant obtenu un bon score par rapport à cet indicateur si au moins 95% du sang transfusé a été fourni par un service de transfusion régional ou local qui dépiste les donneurs aux comporte- ments à risques et exclut les dons issus de la parenté et de donneurs rémunérés. Plate-forme: MEASURE Evaluation Draft Blood Safety Protocol Fréquence: trimestrielle REFERENCES • Programmes de SIDA nationaux ONUSIDA/MEASURE Evaluation (2000): Guide de suivi et d’évaluation. Genève: ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
  • 22. 23 INDICATEUR DE PREVENTION (VIH – IP) 13: SECURITE TRANSFUSIONNELLE ET PRECAUTIONS UNIVERSELLES Unités de sang transfusées testées contre le VIH Pourcentage d’unités de sang transfusé au cours des 12 derniers mois ayant fait l’objet d’un test VIH adéquat, conformément à des directives nationales ou de l’OMS. JUSTIFICATION Les programmes de sécurité transfusionnelle visent à assurer le dépistage du VIH de la grande majorité des unités de sang (idéalement 100%), ainsi qu’à garantir que les unités de sang faisant partie de la réserve nationale ne sont pas contaminées. Cet indicateur donne une idée du pourcentage global d’unités de sang ayant été testées selon des normes suffisamment strictes pour qu’elles puissent être considérées comme non infectées par le VIH. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre d’unités de sang transfusées au cours des 12 derniers mois ayant fait l’objet d’un test VIH conforme à des directives nationales ou de l’OMS. Dénominateur: Nombre total d’unités de sang transfusées au cours des 12 derniers mois Note: Une ventilation par composante de l’indicateur est recommandée MESURE Le nombre d’unités de sang transfusées ainsi que la proportion d’unités de sang ayant fait l’objet d’un dépistage du VIH devraient être disponibles auprès des systèmes d’information sanitaires. La qualité du dépistage peut être déterminée à partir d’une étude spécifique testant à nouveau un échantillon de sang déjà contrôlé, ou à partir d’une évaluation des conditions dans lesquelles le dépistage a été effectué. Lorsque cette démarche n’est pas possible, on évalue si le sang a été dépisté de manière adéquate pour cet indicateur d’après le pourcentage de centres ayant un historique satisfaisant de dépistages et de transfusions, et n’ayant pas eu de rupture de stock des nécessaires de test. Plate-forme: MEASURE Evaluation Draft Blood Safety Protocol Fréquence: tous les 2-3 ans REFERENCES • ONUSIDA/MEASURE (2000) Programmes de SIDA nationaux: Guide de suivi et d’évaluation. Genève: ONUSIDA. http://www.cpc.unc.edu/measure/guide/guide.html
  • 23. 24 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA INDICATEUR DE TRAITEMENT(VIH – IT) 1: TRAITEMENT ANTIRETROVIRAL ET SUIVI Pourcentage de personnes ayant une infection à VIH avancée qui reçoivent une thérapie basée sur une association d’antirétroviraux Personnes ayant une infection à VIH avancée qui reçoivent une thérapie antirétrovirale JUSTIFICATION A mesure que la pandémie de VIH arrive à maturité, un nombre croissant de personnes atteint des stades avancés de l’infection. Les traitements basés sur une association d’antirétroviraux ont permis de réduire la mortalité parmi les personnes infectées et des efforts sont faits pour qu’ils soient plus abordables d’un point de vue économique, même dans les pays les moins développés. Le traitement basé sur une association d’antirétroviraux doit être fourni conjoin- tement avec des services plus larges de soins et d’appui, y compris de conseil pour ceux qui fournissent des soins aux familles et les prennent en charge. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de personnes ayant une infection à VIH avancée qui reçoivent une thérapie basée sur une association d’antirétroviraux conformément au protocole de traitement approuvé au niveau national (ou aux normes OMS/ONUSIDA) Dénominateur: Nombre de personnes ayant une infection à VIH avancée Note: Il convient de distinguer les scores entre services du secteur public/secteur privé MESURE Le numérateur de cet indicateur comprend le nombre de personnes recevant un traitement en début d’année plus le nombre de personnes qui ont commencé un traitement au cours des 12 derniers mois, moins le nombre de personnes dont le traitement s’est achevé au cours des 12 derniers mois (y compris les personnes décédées). Le nombre de personnes ayant une infection à VIH avancée est supposé être égal à 15% du nombre total des personnes actuellement infectées (pour les besoins de cet indicateur). Ce dernier chiffre est estimé à partir des données des études nationales de surveillance sentinelle les plus récentes. Les dates de début et de fin de la période pendant laquelle une association d’antirétroviraux est donnée doivent être indiquées. Il convient, autant que possible, d’éviter les chevauchements entre les périodes. Plate-forme: suivi de programme Fréquence: bisannuelle REFERENCES • ONUSIDA (2002) Suivi de la Déclaration d’engagement sur le VIH/SIDA: Directives pour l’élaboration d’indica- teurs de base. Genève: ONUSIDA. http:/www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
  • 24. 25 INDICATEUR DE TRAITEMENT (VIH – IT) 2: TRAITEMENT ANTIRETROVIRAL ET SUIVI Centres de santé qui sont en mesure de fournir des soins médicaux avancés ainsi que des services de soutien aux personnes atteintes du VIH/SIDA Pourcentage d’établissements en mesure de fournir des soins avancés pour l’infection à VIH ainsi que des services de soutien, y compris la fourniture de traitements ARV JUSTIFICATION Cet indicateur mesure la compétence des services fournis aux personnes atteintes du VIH/SIDA. On admet que les systèmes et unités mesurés dans cet indicateur nécessitent un apport substantiel et une formation du personnel allant au-delà de la formation usuelle dans la plupart des systèmes sanitaires. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: 1. Nombre de centres possédant un certain nombre de composantes formant une liste de services avancés (voir liste de services ci-après) 2. Nombre de centres possédant toutes les composantes pour tous les services Dénominateur: 1. Nombre total d’établissements de soins examinés 2. Nombre total d’établissements dans lesquels les services identifiés sont proposés ou appropriés Note: Les composantes propres à chaque service doivent être présentées individuellement MESURE L’aptitude à fournir des soins VIH/SIDA avancés d’un niveau élevé suppose: des systèmes et mesures visant à soutenir la gestion des infections opportunistes et la fourniture de soins palliatifs aux patients infectés par le VIH/SIDA; des systèmes et mesures visant à promouvoir des services de soins avancés VIH/SIDA; des systèmes et mesures visant à soutenir les services de traitements ARV; des conditions de fourniture de soins avancés pour les malades hospitalisés infectés par le VIH/SIDA; des conditions pour encourager les services de soins à domicile ainsi que la prophylaxie post- exposition. Plate-forme: enquêtes des services sanitaires Fréquence: tous les 2-4 ans REFERENCES • Programmes SIDA nationaux ONUSIDA (2004). Guide de suivi et d’évaluation des soins et du soutien VIH/SIDA. Genève: ONUSIDA (en préparation).
  • 25. 26 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA INDICATEUR DE TRAITEMENT (VIH – IT) 3: PROPHYLAXIE ET TRAITEMENT POUR INFECTIONS OPPORTUNISTES Centres de santé avec capacité de fournir des conseils et services médicaux de base en matière de VIH/SIDA Pourcentage d’établissements de soins disposant des capacités et des conditions pour fournir un dépistage VIH de base ainsi qu’une prise en charge clinique du VIH/SIDA JUSTIFICATION De nombreux établissements fournissant des soins généraux proposent également des services liés au VIH/SIDA et prennent en charge les patients infectés au VIH. Il est donc essentiel d’évaluer l’état des capacités existantes. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: 3. Nombre de centres possédant un certain nombre de composantes formant une liste de services de base (voir liste de services ci-après) 4. Nombre de centres possédant toutes les composantes pour tous les services Dénominateur: 3. Nombre total d’établissements de soins faisant l’objet de l’enquête 4. Nombre total d’établissements dans lesquels les services identifiés sont proposés ou appropriés Note: Les composantes propres à chaque service doivent être présentées individuellement MESURE L’aptitude à fournir un conseil VIH de base ainsi que des services médicaux suppose: un système de test VIH/SIDA et de communication des résultats; des infrastructures et un personnel qualifié pour le conseil pré- et post-test; des services médicaux spécifiques liés au VIH/SIDA comprenant les ressources nécessaires à la fourniture de ces services; des éléments de prévention des infections nosocomiales; un personnel formé et les ressources nécessaires à la réalisa- tion d’interventions de base pour la prévention et le traitement médical des personnes infectées au VIH. Plate-forme: enquêtes des services sanitaires Fréquence: tous les 2-4 ans REFERENCES • Programmes SIDA nationaux ONUSIDA (2004). Guide de suivi et d’évaluation des soins et du soutien VIH/SIDA. Genève: ONUSIDA (en préparation).
  • 26. 27 SOINS ET SOUTIEN (VIH – SS) 1: SOUTIEN AUX ORPHELINS Orphelins et enfants vulnérables dont les foyers ont reçu gratuitement un soutien externe de base Pourcentage d’orphelins et d’enfants vulnérables dont les foyers ont reçu gratuitement un soutien externe de base pour s’occuper de l’enfant. JUSTIFICATION Cet indicateur mesure le soutien venant d’une source autre que la famille, les amis ou les voisins (sauf s’ils travaillent pour un groupement ou une organisation à vocation communautaire) fourni gratuitement aux foyers comptant des orphelins et des enfants vulnérables. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: nombre d’orphelins et d’enfants vulnérables résidant dans des foyers qui ont bénéficié d’au moins un des services suivants: • d’un soutien médical au cours des 12 derniers mois; • d’un soutien psychologique au cours des 3 derniers mois; • d’une assistance scolaire au cours des 12 derniers mois; • d’autres appuis sociaux, y compris matériels, au cours des 3 derniers mois; Dénominateur: nombre total d’orphelins et enfants vulnérables Note: les données doivent être analysées et rapportées par tranches d’âge (0–5, 6–9, 10–14 et 15–17 ans) et par sexe lorsque la taille de l’échantillon le permet. En fonction de la situation épidémiologique et des ressources disponibles, les directeurs de programme peuvent décider de ventiler les données relatives aux âges par tranches plus larges (0–9, 10–14 et 15–17 ans). MESURE En tant que partie intégrantes des enquêtes sur les ménages, les fichiers sur les foyers peuvent être utilisés pour identifier tous les orphelins et enfants vulnérables (de moins de 18 ans). Une série de questions sur les types et la fréquence des appuis reçus et la source principale d’aide est posée à chaque foyer comptant des orphelins et des enfants vulnéra- bles. Cet indicateur se concentre sur les ménages avec OEV et non sur les enfants à titre personnel. Cet instrument de sondage peut également être utilisé dans des conditions de faible prévalence ou pour des populations ciblées avec les mêmes méthodes, en les adaptant. Plate-forme: enquêtes sur les ménages Fréquence: tous les 2-4 ans REFERENCES • UNAIDS/UNICEFF (2004). Guide to monitoring and evaluation of the national response for children orphaned and made vulnerable by HIV/AIDS. (en préparation) • UNAIDS (2004) National AIDS programmes. A guide to monitoring and evaluating HIV/AIDS care and support. Geneva: UNAIDS (en préparation)
  • 27. SOINS ET SOUTIEN (VIH – SS) 2: SOUTIEN AUX ORPHELINS Taux de scolarisation des orphelins Taux de scolarisation des orphelins par rapport au non orphelins. JUSTIFICATION Le VIH/SIDA frappe un nombre croissant d’adultes au moment où ils fondent une famille et commencent à élever leurs enfants. Par conséquent, la prévalence d’orphelins ne cesse de croître régulièrement dans de nombreux pays alors que moins de parents à l’âge adulte signifie que l’avenir des orphelins est incertain. L’état d’orphelin s’accompagne souvent de facteurs défavorables et d’une pauvreté qui met en danger la chance des enfants de terminer l’école et peut mener à l’adoption de stratégies de survie qui augmentent la vulnérabilité au VIH. Il est donc important de suivre la mesure dont les programmes de soutien réussissent à garantir les possibilités d’éducation des orphelins. DEFINITION DE L’INDICATEUR Taux de scolarisation des orphelins (1): Numérateur: Nombre d’enfants (10-14 ans) qui ont perdu leurs deux parents et sont encore à l’école Dénominateur: Nombre d’enfants (10-14 ans) qui ont perdu leurs deux parents Taux de scolarisation des non orphelins (2): Numérateur: Nombre d’enfants, dont les deux parents sont encore en vie, qui vivent avec au moins un parent et vont encore à l’école Dénominateur: Nombre d’enfants dont les deux parents sont encore en vie et qui vivent avec au moins un parent Calcul du ratio de (1) à (2) Note: L’indicateur est requis pour tous les enfants âgés de 10-14 ans et pour les garçons comme pour les filles séparément. Si possible, l’indicateur devrait également être calculé par année d’âge. Le nombre minimum d’orphelins de 10-14 ans nécessaire pour calculer cet indicateur est de 50. MESURE Etudes démographiques comme DHS, UNICEF MICS ou autres études représentatives Plate-forme: N/A Fréquence: de préférence bisannuelle, mais au minimum tous les 4-5 ans. REFERENCES • UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of Core Indicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf 28 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe A : Description des indicateurs de VIH/SIDA
  • 28. 29 ENVIRONNEMENT DE SOUTIEN (VIH – ES )1: LIEU DE TRAVAIL Grandes entreprises qui ont des politiques et programmes VIH/SIDA sur les lieux de travail Pourcentage de grandes entreprises qui ont des politiques et programmes VIH/SIDA sur les lieux de travail. JUSTIFICATION Le lieu de travail est souvent un environnement très recommandé et favorable à des activités de maîtrise du VIH et les interventions sur les lieux de travail se sont avérées être très efficaces. L’indicateur est utile même dans les pays où la prévalence VIH est faible car une action précoce en matière de VIH dans l’éducation des travailleurs est essentielle quand il s’agit d’éviter les conséquences économiques et sociales désastreuses du VIH/SIDA. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre d’employeurs qui ont des politiques et règles VIH/SIDA qui répondent à tous* les critères Dénominateur: Nombre d’employeurs sondés Note: Analyse et rapport par secteur privé/public et chiffres combinés MESURE Les employeurs du secteur privé sont choisis sur la base de leur effectif. Les employeurs du secteur public devraient être les ministères du transport, du travail, du tourisme, de l’éducation et de la santé. Il est demandé aux employeurs s’ils mettent actuellement en oeuvre des politiques du personnel et des procédures qui couvrent un minimum des aspects spécifiés (*voir la référence pour les détails). Copies des politiques du personnel et procédures écrites devraient être obtenues et évaluées si possible. Plate-forme: Etude des 30 plus grands employeurs – 25 du secteur privé; 5 du secteur public Fréquence: bisannuelle REFERENCES • UNAIDS (2002) Monitoring the Declaration of Commitment on HIV/AIDS: Guidelines on Construction of Core Indicators. Geneva: UNAIDS. http://www.unaids.org/UNGASS/docs/JC718-CoreIndic_en.pdf
  • 30. ANNEXE B: Description des indicateurs de tuberculose
  • 31. 32 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe B : Description des indicateurs de TB Note: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et plus complet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter à la liste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludisme pour un aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition..
  • 32. 33 INDICATEUR DE PREVENTION (TB – IP) 1: IDENTIFICATION DES CAS D’INFECTION Nouveaux cas de détection TB à frottis positif selon DOTS Proportion des nouveaux cas de TB à frottis positif détectés parmi la totalité estimée des nouveaux cas de TB à frottis positif par an. JUSTIFICATION Cet indicateur mesure l’aptitude du programme DOTS à détecter et identifier les cas à frottis positif. Si un pays présente une faible détection des cas, il peut s’agir d’un problème de rapports incomplets, de couverture limitée ou d’utilisation des centres qui fournissent une aide DOTS, ou encore d’une consultation insuffisante des cas suspects en vue d’un diagnostic. Un taux de détection faible peut signifier qu’il faut trouver de nouvelles approches pour détecter les nouveaux cas. Ce pays pourrait, par exemple, tenter de mettre en place un DOTS dans le secteur privé et auprès des ONG ainsi que dans d’autres domaines où les cas pourraient se présenter. Il est possible que le taux de détection dépasse 100% en raison d’une détection active des cas dans un secteur répertorié comme présentant des cas chroni- ques, de l’over-reporting, de la sur-diagnostication et de la sous-estimation de l’incidence. Un taux de détection de 70% ou plus est l’objectif national ou général. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: nombre annuel de nouveaux cas de TB à frottis positif détectés Dénominateur: nombre annuel total de nouveaux cas de TB à frottis positif (incidence) MESURE La mesure de cet indicateur est effectuée au niveau national uniquement sur une base annuelle. Le numérateur est le nombre de cas à frottis positif signalés au programme de contrôle national de la tuberculose (les rapports proviennent du Registre TB de chaque unité opérationnelle). Le dénominateur repose sur le nombre de frottis positifs à l’échelle nationale , une estimation effectuée par l’OMS. (Ces estimations sont communiquées tous les ans par l’OMS dans le rapport mondial sur le contrôle de la tuberculose («Global Tuberculosis Control»)). Plate-forme: rapports trimestriels, estimations de l’OMS sur l’incidence pour les pays Fréquence: annuelle Niveau: national REFERENCES • WHO. Compendium for monitoring TB control activities (en préparation)
  • 33. INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB – IT) 1: DETECTION ET TRAITEMENT OPPORTUNS Population couverte par le DOTS Proportion de la population vivant dans des zones administratives définies comme zones DOTS. JUSTIFICATION Cet indicateur est une simple mesure aisée de la disponibilité de DOTS au sein d’un pays, particulièrement utile aux premières étapes de la mise en oeuvre de DOTS. Il mesure uniquement la disponibilité des services DOTS dans une zone administrative; il ne mesure pas l’accès ou l’égalité d’accès à ces services. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de personnes vivant dans une zone administrative définie comme une zone DOTS conformé- ment aux directives nationales. Dénominateur: Ensemble de la population de toutes les zones administratives MESURE L’indicateur peut être calculé trimestriellement ou annuellement. Idéalement, un programme national de contrôle de la tuberculose aura consigné chaque année/trimestre quand une zone administrative est devenue une unité DOTS conformément aux directives nationales, et ce programme disposera également (via le ministère concerné) des chiffres de population de ces unités administratives. Plate-forme: rapport du PNT; recensement Fréquence: cet indicateur devrait être évalué sur une base annuelle. Objectif: l’objectif est de rendre DOTS disponible pour 100% de la population REFERENCES • WHO. Global Tuberculosis Report 2004. http://www.who.int/gtb/publications/globrep/index.html 34 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe B : Description des indicateurs de TB
  • 34. 35 INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB – IT) 2: DETECTION ET TRAITEMENT EN TEMPS OPPORTUN Cas de TB à frottis positif recensés via DOTS et traités avec succès Pourcentage de cas de TB pulmonaire à frottis positif qui ont été soignés. JUSTIFICATION L’évaluation des issues du traitement des nouveaux patients à frottis positif est utilisée pour déterminer la qualité et l’efficacité de la mise en œuvre de DOTS à tous les niveaux. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de cas de TB à frottis pulmonaire positif recensés via DOTS sur une période donnée qui ont été soignés (total des catégories OMS ‘guéri’ et ‘traitement achevé’). Dénominateur: Nombre total de cas de TB à frottis pulmonaire positif recensés via DOTS sur la même période MESURE Chaque cas de TB à frottis d’expectoration positif se voit attribuer un résultat de traitement dans le registre TB. Le résultat de tous les cas est consigné dans le rapport de la période d’enregistrement (généralement le trimestre) un an après le début de l’enregistrement initial. Plate-forme: Registre TB; rapports trimestriels sur les résultats du traitement (TB-08) Fréquence: trimestrielle ou annuelle Objectif: un taux de traitement de 85% ou plus est l’objectif général. REFERENCES • WHO. Compendium for monitoring TB control activities (en préparation)
  • 35. INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB – IT) 3: CONTROLE DE LA PHARMACORESISTANCE Nouveaux cas à frottis positif enregistrés sous DOTS qui ont cessé le traitement Pourcentage de nouveaux cas de TB pulmonaire à frottis positif. JUSTIFICATION Outre le suivi du résultat du traitement, il est important d’examiner les résultats indésirables du traitement de la tuber- culose, surtout en cas d’échec. Le taux d’échec du traitement est disponible pour tous les programmes et peut consti- tuer un indicateur utile de la résistance aux multimédicaments lorsque une grande proportion de cas présente ensuite une expectoration à la fin ou vers la fin du traitement. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de nouveaux cas de TB à frottis positif recensés sur une certaine période qui répondent à la définition de l’OMS d’un échec de traitement (frottis positif après 5 mois ou plus de traitement TB) lorsque le résultat est signalé Dénominateur: Nombre total de cas de TB à frottis d’expectoration positif recensés sur la même période MESURE A la fin du traitement, on attribue à chaque cas de TB à frottis d’expectoration positif une mention qui est consignée dans le registre TB. Plate-forme: rapports trimestriels sur les issues du traitement (TB-08) Fréquence: trimestrielle ou annuelle REFERENCES • WHO. Compendium for monitoring TB control activities (en préparation) 36 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe B : Description des indicateurs de TB
  • 36. ANNEXE C: Description des indicateurs TB/VIH
  • 37. 38 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIH Note: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et plus complet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter à la liste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludisme pour un aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition.
  • 38. 39 INDICATEUR DE PREVENTION (TB/VIH – IP) 1: PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PARMI LES PERSONNES ATTEINTES DU SIDA Séroprévalence VIH parmi les patients TB Nombre de nouveaux patients TB admis qui sont positifs au VIH, exprimé par rapport à tous les nouveaux patients TB. JUSTIFICATION La surveillance de la prévalence VIH parmi les patients TB donnera des informations sur l’épidémie de TB et de VIH. Plus particulièrement, elle donnera une indication du degré de chevauchement des épidémies dans un environnement donné et, quand elle sera comparée à la prévalence VIH dans la population en général, elle donnera une indication de la contribution faite par le VIH à l’épidémie de TB dans un environnement donné. Si des données du dépistage normal du VIH sont utilisées dans le service TB, voir l’indicateur de traitement TB IT1. DEFINITION DE L’ INDICATEUR Numérateur: nombre total de nouveaux patients TB admis qui sont positifs au VIH, sur une certaine période Dénominateur: nombre total de nouveaux patients TB admis (admis pendant une certaine période) qui ont été testés contre le VIH et inclus dans le système de surveillance. MESURE 1 : le choix de la stratégie appropriée pour la surveillance VIH parmi les patients TB dépendra principalement du système de surveillance en place et de l’état de l’épidémie de VIH dans un pays. Il existe trois grandes méthodes de surveillance du VIH parmi les patients TB: Les Données de test HIV régulières peuvent constituer la base d’un système de surveillance fiable à tous les niveaux d’une épidémie de VIH (faible, concentré, généralisé 2 ), à condition d’atteindre une bonne couverture (plus de 80% de tous les patients TB qui approuvent et sont testés). Ces données régulières peuvent être encadrées par des études périodiques (spéciales) ou sentinelles. Une Surveillance sentinelle récolte les informations d’une manière régulière et cohérente auprès d’un nombre prédéterminé de personnes d’un lieu spécifique et de groupes de population qui sont d’un intérêt particulier ou sont représentatifs d’une plus grande population. La difficulté d’une surveillance sentinelle est de déterminer à quel point ils sont représentatifs de la population dont ils proviennent et de la population totale de patients TB. Les systèmes de Surveillance sentinelle sont généralement basés sur des méthodes de test anonymes hété- roclites, souvent par des échantillons sanguins prélevés à d’autres fins et dépourvus de toute identification. Les études spéciales ont un rôle spécifiques lorsque la prévalence du VIH parmi les patients TB n’a pas été estimée auparavant et constitue une partie essentielle de l’évaluation initiale de la situation. Les études utilisant des méthodes d’échantillon- nage représentatif et des tailles d’échantillons appropriés peuvent fournir des estimations précises du taux de VIH chez les patients TB. Cette information peuvent attirer l’attention des programmes TB sur un problème HIV potentiel et permettre de prendre des mesures, comme l’instauration d’une surveillance plus systématique. Idéalement, la surveillance de la prévalence VIH devrait inclure tous les nouveaux patients TB, examinés selon les normes internationales3 . Toutefois, si des études périodiques spéciales ou des méthodes sentinelle sont utilisées et si les ressources sont limitées, les pays peuvent préférer inclure uniquement les patients adultes positifs au frottis pulmonaire, à savoir ceux où la TB a été diagnostiquée. Les pays aux ressources rares où l’état épidémique VIH est soit faible, soit concentré peuvent également vouloir inclure un sous-groupe plus réduit de patients TB, par ex. les adultes âgés de 15 à 59 ans. 1 Plus de détails sur la surveillance VIH parmi les patients TB se trouvent dans les WHO Revised guidelines for the surveillance of HIV among people with TB (en préparation) 2 Classé selon les définitions de l’OMS Faible niveau d’épidémie VIH: la prévalence VIH n’a pas dépassé en permanence 5% dans toute sous-population définie comme un risque VIH. Concentré: prévalence VIH en permanence au-dessus de 5% dans au moins une sous-population définie mais prévalence VIH au dessous de 1% chez les femmes enceintes en zones urbaines. Généralisé: prévalence VIH en permanence au-dessus de 1% chez les femmes enceintes en zones urbaines. World Health Organization /UNAIDS. Guidelines for second generation HIV surveillance. Geneva: World Health Organization and the Joint United Nations Programme on HIV/AIDS; 2000. WHO document WHO/CDS/CSR/EDC/2000.5 & UNAIDS/00.03E. 3 World Health Organization. WHO Treatment of tuberculosis guidelines for National programmes, 2003. WHO document WHO/CDS/TB 2003.313 ➪
  • 39. 40 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIH Les cas de rechute devraient être exclus des systèmes de surveillance car le risque de surveiller deux fois le même patient existe, à moins d’identifier les patients comme tels et d’analyser les résultats séparément. Toutefois, les cas de rechute peuvent être inclus et ne doivent pas être identifiés comme tels si la surveillance s’appuie sur des méthodes d’enquête et que ces enquêtes sont effectuées sur une courte période, idéalement moins de 2 -3 mois. Tous les pays victimes d’un état épidémique généralisé de VIH doivent viser à garantir une offre de conseil et de test VIH et de la promouvoir auprès de tous les patients TB, en relation avec les ART si possible, et ces données régulières doivent être utilisées comme base pour la surveillance, si >80% des patients TB sont testés. Ces données régulières peuvent être encadrées par des études périodiques ou sentinelles. En l’absence d’un accès universel au test VIH et au conseil à tous les patients TB, des études spéciales ou sentinelles sont des solutions alternatives. Dans les pays à épidémie concentrée, le conseil et le test VIH pour tous les patients TB devrait être la base de la surveillance. Si ce système n’est pas encore en place, des études périodiques (spéciales) ou des études sentinelles sont des solutions alternatives. Dans les pays à faible niveau d’épidémie VIH où le test VIH n’est pas effectué normalement sur les patients TB, des études spéciales ou sentinelles peuvent être réalisées tous les 2-3 ans. A ce jour, il n’y a pas de raison suffisante de recommander l’utilisation du test d’expectoration pour le VIH comme une alternative valable aux tests sérologiques de surveillance VIH. Plate-forme: données régulières des conseils et tests VIH parmi les patients TB récoltées en permanence dans un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé, une surveillance sentinelle ou des études spéciales. Fréquence: en l’absence d’un système d’enregistrement et de rapport national où les données sont récoltés en perma- nence et des rapports remis trimestriellement, les données doivent être récoltées tous les 2-3 ans. Dans les pays où la prévalence VIH chez les patients TB est faible (<5%) et qui ont un taux d’épidémie VIH et un taux TB faibles dans la population générale, des études périodiques peuvent être répétée à intervalle de 5 ans. Dans les pays à faibles ressources, où le taux de VIH et de TB dans la population générale peuvent être concentrés ou généralisés, mais où l’instauration de méthodes de surveillance plus systématique n’est pas possible, des études spéciales doivent être entre- prises au moins tous les 3- 5 ans. REFERENCES • WHO. Guidelines for the HIV in tuberculosis patients (WHO/HTM/TB/2004.339, WHO/HIV/2004.06, UNAIDS/04.30E) • World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities (WHO/HTM/TB/2004.342)
  • 40. 41 INDICATEUR DE PREVENTION (TB/VIH – IP) 2: PREVENTION DE LA TB CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DU SIDA Traitement d’infection TB latente chez les personnes atteintes du SIDA Nombre de nouveaux patients VIH diagnostiqués qui reçoivent un traitement d’infection TB latente (thérapie TB préventive) exprimés par rapport au nombre total de nouveaux cas de VIH. JUSTIFICATION Cet indicateur est utilisé pour garantir que les individus diagnostiqués VIH reçoivent un traitement d’infection TB latente et réduire ainsi l’incidence de la TB chez les patients atteints du SIDA. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: nombre total de nouveaux cas de VIH positif chez qui la TB active a été exclue et qui commencent (en recevant au moins une dose) un traitement de l’infection TB latente. Dénominateur: nombre total de nouveaux cas de VIH positif. MESURE Les données nécessaires pour cet indicateur peuvent être récoltées dans tous les cas où le conseil et le test VIH est effectué, par ex. les centres CTV, les sites PTME, les services médicaux aux patients hospitalisés ou les services de soin VIH, selon le lieu d’administration de la thérapie TB préventive (TTBP) est administrée. Dans toutes ces situations, les clients VIH positifs doivent être testés pour le TB, comme le suggère par l’indicateur B1.1. Ces clients pour lesquelles il n’y a PAS de trace de TB active recevront un traitement selon les directives nationales. Ceux acceptant un TPI et recevant au moins la première dose de traitement doivent être enregistrés. Ces informations peuvent être enregistrées dans une colonne supplémentaire du registre VIH. Pour prévoir avec précision les besoins de médicaments, des infor- mations plus détaillées devront être récoltées. A cet effet, un registre TTBP est nécessaire où la collecte d’autres fourni- tures médicales (généralement mensuellement) est enregistrée. A partir de ce registre, les centres seront en mesure de signaler les nouveaux cas, les cas en cours et les cas terminés tous les trimestres. Si une telle information est récoltée de manière régulière, l’indicateur choisi sera le ‘nombre de cas VIH positifs terminant le traitement de l’infection TB latente, par rapport au nombre total de cas VIH positifs qui ont commencé un traitement. Des sites de test pilotes font apparaître qu’entre 10 et 50% des clients VIH positifs commenceront un TTBP, certains ne répondront pas aux critères, certains refuseront et certains abandonneront pendant la procédure d’examen. La proportion qui commencera le TTBP dépend de la méthode d’examen utilisée (par ex., l’utilisation du test dermatologique à la tuberculine comme outil d’examen réduit le nombre de patients éligibles), et également du type d’installation CTV. Si un centre CTV reçoit principalement des patients d’hôpitaux ou de cliniques, une plus grande part de patients sera malade et ne pourra recevoir un traitement pour TB latente. Des proportions plus élevées seront affichées par des centres liés à la PTME ou des centres CTV autonomes. La plupart des programmes viseront un taux de 30 à 50% selon le type de centres de conseil et de test VIH disponibles. Plate-forme: registre de test VIH modifié, registre de soins VIH ou registre TTBP. Fréquence: les données doivent être récoltées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimestriel. REFERENCES • WHO. A guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities (en préparation) 1 La thérapie TB préventive (TTBP) est administrée à des individus présentant une infection latente au Mycobacterium tuberculosis afin de prévenir la progression vers la maladie active. Plusieurs traitements médicamenteux sont efficaces dans le traitement de la TB latente; toutefois, la thérapie préventive à l’isoniazide (TPI) s’est révélée plus sûre et plus efficace que les autres et est actuellement le seul traitement recommandé dans le Policy statement on preventive therapy against tuberculosis in people living with HIV: report of a meeting held in Geneva 18-20 February 1998. Geneva, World Health Organisation, WHO/TB/98.225; UNAIDS/98.34.
  • 41. 42 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIH INDICATEUR DE TRAITEMENT (IT) 1: VIH/TB Diagnostic TB accru parmi les personnes atteintes du SIDA Nombre de personnes atteintes du VIH, soumis à un dépistage du VIH et recevant des conseils ou un traitement VIH et des soins, qui ont été examinés suite à des symptômes de TB, exprimé par rapport à toutes les personnes atteintes de VIH/SIDA qui ont subi un dépistage VIH et reçoivent des conseils ou un traitement VIH et des soins. JUSTIFICATION Il s’agit d’un indicateur de processus pour une activité visant à réduire l’impact de la TB parmi les personnes atteintes du VIH/SIDA. Il prouvera le niveau de mise en oeuvre de la recommandation que les personnes atteintes seront exami- nées pour la présence de TB ainsi qu’aux consultations ultérieures. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: nombre de personnes atteintes du VIH/SIDA qui se présentent au dépistage VIH et conseils ou sont traités et soignés dans un centre VIH où la présence de TB est examinée, sur une période de temps donnée Dénominateur: nombre total de personnes atteintes du VIH/SIDA qui se présentent au dépistage VIH et conseils sont traités et soignés dans un centre VIH, sur une période de temps donnée. Il peut s’agir d’un rapport total ou séparé par type de centre pour chaque situation où les soins et l’assistance VIH sont fournis ou des conseils et tests VIH proposés, par ex. le nombre de clients VIH positifs récemment dépistés dans un centre CTV ou le nombre de clients VIH positifs qui se présentent au check up annuel et subisse un test TB. MESURE Les données doivent être collectées régulièrement dans tous les centres de conseil et de test VIH (par ex. les centres CTV, les prestataires TPME, les salles d’hospitalisation, le secteur privé) et toute situation où des soins et un soutien VIH régulier sont proposés (par ex. cliniques ART, les cliniques de soin VIH, les groupes de soutien aux personnes atteintes du VIH/SIDA). Une méthode suggérée pour effectuer l’examen est de demander aux clients VIH positifs s’ils suivent actuellement un traitement TB. Sinon, les interroger sur les symptômes premiers de la TB (par ex. toux, fièvre, sueurs nocturnes, pertes de poids récentes, lymphadenopathie). Une simple liste de contrôle peut être utilisée et toute réponse positive indi- querait que l’individu peut être porteur de TB. Les protocoles de programmes de contrôle de la TB devraient définir les critères d’identification d’un patient suspect de TB. Si lors de l’interrogatoire il est défini comme un patient suspect de TB (selon les protocoles nationaux), le traitement de l’infection TB latente ne doit pas être donné et il faut la présence de TB doit être examinée (ou le patient renvoyé au service TB pour examen) et traité en conséquence. Plate-forme: test VIH modifié et registre de conseil ou traitement VIH et registre de soin. Fréquence: les données doivent être collectées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimestriel. REFERENCES • Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330
  • 42. 43 INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB/VIH – IT) 2: VIH/TB Conseil et test pour patients TB Nombre de patients TB admis soumis au test VIH, après approbation, par rapport à l’ensemble des cas de TB admis JUSTIFICATION Evaluer le taux de dépistage VIH chez les patients TB. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: nombre total de patients TB, admis pendant une période donnée, qui subissent un dépistage VIH (après approbation) pendant leur traitement TB. Dénominateur: nombre total de patients TB, admis pendant la même période donnée. MESURE Idéalement, tous les patients TB devraient se voir proposer un test VIH et il est préférable que cette offre se fasse dans le contexte du prestataire TB, auquel cas le test VIH peut être enregistré dans le dossier du patient et un registre TB modifié et faire l’objet d’un rapport trimestriel avec les résultats. Toutefois, dans certaines circonstances, le conseil et test VIH seront offerts dans une autre partie du même centre ou même dans un centre distant. Dans ce cas, un système de consultation devra être établi de telle sorte que le programme TB enregistre quand un patient TB a consulté pour un test VIH et est informé lorsqu’un patient TB se présente pour des conseils et si des tests VIH sont effectués ou non. De telles informations doivent être récoltées au niveau du centre TB et enregistrées par le centre ou le registre TB de district. La confidentialité doit être conservée. Il est préférable que les clients TB passent le test au début du traitement TB de sorte qu’ils puissent bénéficier de soins appropriés pendant tout le traitement TB. Toutefois, certains patients renâclent à subir un test VIH au début de traitement TB quand ils sont encore faibles. Un système d’enregistrement et de rapport doit être capable de consigner ces derniers tests sinon le nombre total de patients TB connaissant leur statut VIH sera insuffisant. Bien que cet indicateur soit similaire au VIH/TB-IP1 qui mesure la prévalence VIH par la surveillance, cet indicateur mesure la capacité des services à encourager le dépistage VIH chez les patients TB selon les conditions du programme. Si une grande proportion de patients TB sont testés (>80%), ils constituent une estimation suffisamment solide de la véritable prévalence VIH chez les patients TB qui peut être utilisées à des fins de surveillance. Plate-forme: registre TB modifié, registre TB/VIH séparé ou conseil et test VIH modifiés avec analyse et rapports trimestriel. Un mécanisme de consultation et de rapport des résultats entre les services de TB et de conseil et test VIH sera nécessaire si le dépistage VIH est effectué sur un site séparé de la clinique TB. Fréquence: les données doivent être enregistrées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimes- triel sur les résultats du traitement TB. Le rapport à la fin du traitement TB permet d’effectuer le test VIH et d’enregis- trer les résultats à tout moment du traitement TB. Objectif: tous les patients TB devraient se voir offrir un test VIH et, idéalement, une proportion élevée (>80%) devrait réellement se soumettre au dépistage VIH. REFERENCES • World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities (WHO/HTM/TB/2004.342) • «Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330
  • 43. 44 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe C : Description des indicateurs TB/VIH INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB/VIH – IT) 3: VIH/TB Fourniture de CDT aux patients Nombre de patients TB positifs au VIH qui reçoivent (au moins une dose) du CDT au cours de leur traitement TB par rapport au nombre total de patients TB positifs au VIH. JUSTIFICATION Suivre l’engagement et la capacité de programmes à fournir un CDT aux patients TB positifs au VIH. Il est important pour les programmes de connaître la proportion de patients TB positifs au VIH qui reçoivent cette thérapie potentiel- lement salvatrice. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: nombre de patients TB positifs au VIH, admis pendant une période donnée, qui suivent (reçoivent au moins une dose) un CDT au cours de leur traitement TB Dénominateur: nombre total de patients TB positifs au VIH admis au cours de la même période MESURE Tous les patients TB positifs au VIH devraient recevoir un CDT pendant leur traitement TB et pendant toute leur vie ensuite 4 sauf contre-indication ou s’ils reçoivent un ART et que leur taux de CD4 dépasse 500/mm3. Les patients TB peuvent avoir été identifiés comme VIH positifs et avoir un CDT avant que la TB soit diagnostiquée; ils doivent pour- suivre le CDT pendant le traitement TB et être inclus dans le dénominateur. Pour en tirer le plus grand profit, les patients TB doivent commencer le CDT aussi rapidement que possible après le diagnostic de l’infection VIH car la mortalité est plus élevée au début du traitement TB. Toutefois, les patients TB peuvent ne pas avoir accès au dépistage VIH immédia- tement après le diagnostic de la TB ou peuvent ne pas vouloir être testés avant un stade ultérieur du traitement TB. Afin d’inclure tous les patients TB positifs au VIH qui ont commencé un CDT pendant le traitement TB, il sera nécessaire d’évaluer les circonstances et de faire rapport à la fin du traitement TB. On pourra utiliser un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé dans lequel consigner le statut VIH et le CDT. Ces données peuvent ensuite être jointes aux résul- tats trimestriels de du groupe. L’utilisation dans la définition d’une déclaration explicative – donner au moins une dose – sert à consigner tous les patients qui ont été évalués et ont commencé le traitement; elle ne suppose pas qu’une dose de CDT soit suffisante. Si le CDT n’est pas fourni par le programme TB mais par les soins VIH ou d’autres services, un mécanisme devrait être mise en place pour garantir que les informations sur le début du CDT sont bien communiquées et enregistrées dans le PNT, encore une fois dans un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé. Plate-forme: registre TB modifié, registre TB/VIH séparé, ou un système de transfert des données vers le programme TB si le CDT est fourni hors du service TB. Fréquence: les données doivent être collectées en permanence et faire l’objet d’une analyse et d’un rapport trimestriel à la fin du traitement TB avec les résultats du traitement TB. REFERENCES • Provisional WHO/UNAIDS Secretariat recommendations on the use of cotrimoxazole prophylaxis in adults and children living with HIV/AIDS in Africa (www.unaids.org/publications/documents/care/general/ recommendations-eng.pdf) • World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities (WHO/HTM/TB/2004.342) • «Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330 4 Provisional WHO/ UNAIDS secretariat recommendations on the use of co-trimoxazole prophylaxis in adults and children living with HIV/AIDS in Africa. Geneva, Joint United Nations Programme on HIV/AIDS and WHO. http://www.unaids.org/en/other/functionalities/ViewDocument.asp?href=http://gva-doc-owl/WEBcontent/Documents/pub/ Publications/IRC-pub04/recommendation_en%26%2346;pdf (accessed 24/05/04).
  • 44. 45 INDICATEUR DE TRAITEMENT (TB/VIH – IT) 4: VIH/TB Fourniture de ART aux patients TB Nombre de patients TB positifs au VIH qui reçoivent, commencent ou poursuivent un ART commencé auparavant au cours ou à la fin du traitement TB par rapport à tous les patients TB positifs au VIH admis JUSTIFICATION Indicateur d’effet qui mesure l’engagement et la capacité d’un service TB à garantir que les patients TB positifs au VIH sont en mesure de recevoir un traitement aux ART. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: tous les patients TB positifs au VIH, admis pendant une certaine période, qui reçoivent un traite- ment ART (commencent ou poursuivent un ART commencé auparavant) Dénominateur: tous les patients TB positifs au VIH admis pendant la même période MESURE La méthode de collecte des données dépendra de qui fournit l’ART aux patients TB. Dans le cas où les patients TB sont évalués quant à leur éligibilité par le personnel du programme TB et ont commencé un ART, les données pour cet indicateur peuvent être consignées dans un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé. Les données doivent faire l’objet d’un rapport à la fin du traitement TB afin d’inclure tous les patients TB qui ont commencé un ART à un moment quelconque de leur traitement TB. Dans les cas où les patients TB sont renvoyés à des services VIH ou autres en vue d’un diagnostic et du début d’un ART, un système doit être établi pour garantir que le programme TB est bien informé du résultat de l’examen, à savoir si les patients TB ont commencé ou non un ART, et que cette information est enregistrée dans un registre TB modifié ou un registre TB/VIH séparé. C’est non seulement important pour la gestion du programme, mais aussi pour les soins à chaque patient. Le personnel TB doit savoir si un patient TB a commencé un ART de manière à gérer correctement la réaction aux médicaments et les interactions. Les patients TB peuvent avoir commencé un ART à un moment quelconque de leur traitement TB. La prescription d’un ART peut être reportée en raison d’un retard du dépistage VIH ou afin de réduire le risque d’interaction de médicaments pendant la phase intensive. Les méthodes de collecte de données doivent être en mesure de consigner un traitement ART qui commence à tout moment pendant le traitement TB. Plate-forme: registre TB modifié, registre de soins VIH modifié ou registre TB/VIH séparé avec système de consulta- tion (le cas échéant). Fréquence: les données doivent être collectées en permanence et faire l’objet d’un rapport trimestriel avec les résul- tats du groupe. REFERENCES • World Health Organization (2004). Guide to monitoring and evaluation for collaborative TB/HIV activities (WHO/HTM/TB/2004.342) • Interim Policy on Collaborative TB/HIV Activities. WHO/HTM/HIV/2004.1 and WHO/HTM/TB/2004.330
  • 46. ANNEXE D: Description des indicateurs de paludisme
  • 47. 48 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe D : Description des indicateurs de paludisme Note: les indicateurs présentés dans cette annexe constituent une sélection parmi un ensemble plus large et plus complet d’indicateurs disponibles dans chaque domaine des maladies. Il est conseillé aux lecteurs de se reporter à la liste complète des indicateurs citée dans la section «Directives» des chapitres VIH/SIDA, tuberculose et paludisme pour un aperçu plus exhaustif de TOUS les indicateurs essentiels et additionnels à leur disposition.
  • 48. 49 INDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 1: MOUSTIQUAIRES TRAITEES A L’INSECTICIDE Ménages possédant des MTI Proportion de ménages possédant au moins une moustiquaire traitée à l’insecticide. JUSTIFICATION Il a été démontré que les MTI sont utiles à la réduction de la mortalité infantile quelle qu’en soit la cause, à la morbi- dité due au paludisme et l’insuffisance de poids à la naissance dans les régions de l’Afrique sub-saharienne où sévit un paludisme endémique. Il existe également quelques témoignages d’un ‘effet communautaire’ par lequel les MTI sont rapidement associées aux réductions de la mortalité infantile et de la morbidité due au paludisme chez les enfants non protégés dans le voisinage immédiat des familles qui possèdent des MTI. En outre, il existe une corrélation prouvée entre la possession et l’utilisation des moustiquaires. Cet indicateur relève le nombre de ménages possédant une MTI parmi la population générale au niveau national. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de ménages interrogés possédant au moins une moustiquaire traitée à l’aide d’un insecticide agréé au cours des 6 derniers mois Dénominateur: Nombre total de ménages interrogés Note: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandés MESURE Cet indicateur exige la collecte des données au niveau des ménages par des enquêtes représentatives au niveau national. Le nombre limité de questions posées pour établir les données de cet indicateur peut aisément être ajouté à tout recensement national des ménages. Il est important que ces données soient récoltées sur le questionnaire du ménage plutôt que sur un questionnaire personnel car les individus peuvent ne pas être représentatifs des biens d’un ménage. Il importe également que les enquêtes soient d’une ampleur et d’une conception qui permettent une comparaison entre les provinces et les environnements urbains/ruraux au niveau des ménages. Le numérateur de cet indicateur est obtenu en demandant au ménage s’il y a des moustiquaires dans la maison qui peuvent être utilisées pour éviter de se faire piquer pendant le sommeil, et si elles ont été traitées au cours des 6 derniers mois. Le dénominateur est simplement mesuré par le nombre total de ménages interrogés. Questions suggérées: 1.1, 1.3 et 1.4 de l’enquête paludisme sur les ménages dans les Directives pour l’élaboration d’indi- cateurs de base pour l’évaluation de la couverture de l’intervention paludisme dans les enquêtes auprès des ménages. Outils: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexe’ à des enquêtes nationales représentatives Fréquence: tous les 2-3 ans REFERENCES • Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage from household surveys. 2004. (En préparation). • Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation) • UNICEF MICS: http://www.unicef.org/reseval/micsr.html • MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com/
  • 49. 50 Guide pour le suivi et l’évaluation – Annexe D : Description des indicateurs de paludisme INDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 2: MOUSTIQUAIRES TRAITEES A L’INSECTICIDE Enfants de moins de 5 ans utilisant des MTI Proportion d’enfants <5 ans qui ont dormi sous une MTI la nuit dernière. JUSTIFICATION L’utilisation de MTI dans les régions où la transmission est rapide est d’une importance particulière car leur effet sur la réduction de la mortalité pour toute cause et de la morbidité due au paludisme est concentrée parmi les jeunes. C’est pourquoi la couverture des enfants possédant des MTI est une composante essentielle de la stratégie technique pour la prévention de la transmission et le contrôle des vecteurs prônés par RBM. Cet indicateur relève le niveau d’utilisation des MTI par les enfants <5 ans au niveau national. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre d’enfants de moins de cinq ans qui ont dormi la nuit précédente sous une moustiquaire traitée à l’aide d’un insecticide agréé au cours des 6 derniers mois Dénominateur Nombre total d’enfants de moins de cinq ans qui ont dormi sous une moustiquaire parmi les ménages interrogés Note: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandés MESURE Cet indicateur exige la collecte des données au niveau des ménages par des enquêtes représentatives au niveau national. Le nombre limité de questions posées pour établir les données de cet indicateur peut aisément être ajouté à tout recen- sement national des ménages. Toutefois, il est important que l’enquête contienne la liste de tous les enfants de moins de cinq ans du ménage interrogé. De telles enquêtes doivent être d’une ampleur et d’une conception qui permettent une comparaison entre les provinces et les environnements urbains/ruraux au niveau individuel. • Les données du dénominateur sont obtenues lors de l’établissement du questionnaire quand tous les enfants de moins de cinq ans qui ont dormi dans la maison la nuit précédente sont identifiés. Les données du numérateur sont obtenues de la liste des enfants de la maison qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédente, en combi- naison avec l’information sur le traitement de la moustiquaire au cours des 6 derniers mois Questions suggérées: 1.1 et 1.3-1.6 de l’enquête paludisme sur les ménages dans les Directives pour l’élaboration d’indica- teurs de base pour l’évaluation de la couverture de l’intervention paludisme dans les enquêtes auprès des ménages Plate-forme: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexe’ à d’autres enquêtes nationales représentatives Fréquence: tous les 2-3 ans REFERENCES • Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage from household surveys. 2004. (En préparation). • Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation). • UNICEF MICS: http://www.unicef.org/reseval/micsr.html • MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com/
  • 50. 51 INDICATEUR DE PREVENTION (Paludisme – IP) 3: PALUDISME PENDANT LA GROSSESSE Femmes enceintes utilisant des MTI Proportion de femmes enceintes qui ont dormi sous une MTI la nuit dernière. JUSTIFICATION Il a été démontré que l’utilisation de MTI par les femmes enceintes allait de pair avec des réductions de la morbidité maternelle due au paludisme ainsi qu’avec une amélioration des naissances, y compris la réduction de l’insuffisance de poids à la naissance. Pour ces raisons, la couverture des femmes enceintes par des MTI est une composante clé de la stratégie technique pour le contrôle et la prévention du paludisme pendant la grossesse telle que prônée par RBM. Cet indicateur relève le niveau d’utilisation des MTI par les femmes enceintes au niveau national. DEFINITION DE L’INDICATEUR Numérateur: Nombre de femmes enceintes qui ont dormi la nuit précédente sous une moustiquaire traitée à l’aide d’un insecticide agréé au cours des 6 derniers mois Dénominateur: Nombre total de femmes enceintes qui résident au sein des ménages interrogés Note: Analyse et rapport par province et selon l’environnement urbain/rural sont recommandés MESURE Cet indicateur exige la collecte des données au niveau des ménages par des enquêtes représentatives au niveau national. Le nombre limité de questions posées pour établir les données de cet indicateur peut aisément être ajouté à tout recensement national des ménages. Toutefois, en raison du nombre réduit de femmes enceintes à un moment donné, une enquête destinée à collecter ces données devrait avoir un échantillon général ≥5000 femmes (afin d’être compa- rable avec MICS et DHS). Si les questions sont ajoutées comme ‘annexe’ à une enquête, il est important que l’enquête contienne un recensement du ménage qui englobe toutes les femmes en âge de reproduction au sein de la famille interrogée. De telles enquêtes doivent être d’une ampleur et d’une conception qui permettent une comparaison entre les provinces et les environnements urbains/ruraux au niveau individuel. Les données pour le dénominateur sont obtenues d’une série de questions posées à toutes les femmes en âge de repro- duction au sein du ménage quant à leur état de grossesse. Les données pour le numérateur sont ensuite obtenues à partir d’une liste de ces femmes qui ont dormi sous une moustiquaire la nuit précédente, en combinaison avec l’infor- mation sur le traitement de la moustiquaire au cours des 6 derniers mois. Questions suggérées: 1.1, 1.3-1.6, et 2.1 de l’enquête paludisme sur les ménages dans les Directives pour l’élaboration d’indicateurs de base pour l’évaluation de la couverture de l’intervention paludisme dans les enquêtes auprès des ménages Plate-forme: DHS (USAID/MACRO), MICS (UNICEF), MIS, ‘annexer’ à d’autres enquêtes nationales représentatives Fréquence: tous les 2-3 ans REFERENCES • Roll Back Malaria/MEASURE. Guidelines for core indicators for assessing malaria intervention coverage from household surveys. 2004. (En préparation). • Roll Back Malaria. Malaria Indicator Survey (MIS). (En préparation). • UNICEF MICS: http://www.unicef.org/reseval/micsr.html • MEASURE Demographic and Health Surveys: http://www.measuredhs.com/