Ayoub ELKADDOURI 
ayb.elk@gmail.com
 Generalités 
 Classification de SALTER 
 Rappels anatomiques 
 Types de fractures 
 -fracture de l’arriere pied 
 -fracture de l’avant pied 
 -fracture des phalanges 
 Diagnostic 
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 L’enfant possède une structure osseuse très 
différente de celle de l’adulte, car très 
cartilagineuse (en effet, les épiphyses supérieure et 
inférieure au niveau des os longs sont 
constituées de cartilage). 
 Attention: ce n’est pas du cartilage articulaire, mais 
du cartilage de croissance. 
 Il en existe 2 types, localisés : 
 - au niveau des épiphyses: responsable de la 
croissance de l’os en volume 
 - au niveau de la jonction métaphyse-épiphyse: 
responsable de la 
 croissance en longueur 
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SALTER 1 
 décollement épiphysaire pur (qui 
concerne donc les cellules germinales 
uniquement) 
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SALTER 2 
 décollement épiphysaire qui se prolonge 
sur la métaphyse 
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SALTER 3 
 décollement allant vers la région épiphysaire. 
 S’il y a une lésion des cellules germinales, un 
trouble de croissance ultérieur est possible. 
 S’il y a atteinte articulaire, il y aura 
enraidissement, arthrose. 
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SALTER 4 
 fracture qui part de la région métaphysaire 
et arrive jusqu’à l’articulation. 
 Il y a donc lésion des cellules germinales 
etde l’articulation. 
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SALTER 5 
 traumatisme appuyé sans fracture : 
écrasement (stérilisation des cellules 
germinales) 
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SALTER 
 Les salters 1 et 2 présentent un bon 
pronostic et un traitement orthopédique 
suffit. 
 Les 3 et 4 sont à réduire 
anatomiquement (placement d’une petite 
vis par exemple) pour éviter 
 des troubles de la croissance et des 
problèmes articulaires. 
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 Le pied contient 26 os en moyenne. 
 Il est composé de 3 éléments principaux : 
 le tarse, dont les os comprennent : 
 le calcanéum, qui compose le talon, 
 l'astragale sur laquelle s'appuient les os de la 
jambe (tibia, fibula), 
 les os cunéiformes, 
 et le scaphoïde. 
 le métatarse (composé de 5 os), 
 les phalanges : os des orteils. 
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 Elle concerne surtout le calcanéum, très rarement 
l’astragale. Ce sont des fractures qui surviennent à la 
suite d’un impact très important. On les rencontre 
surtout dans les chutes. 
 Le diagnostic n’est pas évident lorsqu’il n’existe qu’un 
trait de fracture sans déplacement. La 
personne marche parfois correctement, aussi c’est la 
notion de violence du choc qui doit faire songer à la 
radio systématique. 
 Sinon dans les fractures pluri-segmentaires nues, on 
remarque un affaissement de la voûte plantaire et une 
douleur à la mobilisation de l’arrière pied. Peu après 
l’incident, apparaît bien souvent une ecchymose au 
niveau du calcanéum. 
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La classification de Hawkins pour les 
fractures de la tête de l’astragale 
Type 1: = non déplacé 
Type 2: subluxation subastragalienne 
Type 3: luxation du corps de l’astragale 
Type 4: luxation du corps de l’astragale et distraction du ligament 
talonaviculaire. 
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 Orthopédique dans les fractures sans déplacement. 
 On immobilise de moins en moins sous Plâtre. 
 On préfère l’immobilisation simple allongée, le pied 
surélevé pendant 4 à 5 jours. Passé ce délai, le patient 
commence à mobiliser activement sa cheville dans tous 
les plans suivant un protocole établi. Béquillage sans 
appui à la fin de la 3e semaine. Au bout d’un mois et 
demi, appui progressif avec les cannes. Marche normale 
au 3e mois. 
 On n’a généralement recours à l’osteosynthése qu’en 
cas de déplacement important. 
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 Les métatarsiens sont des os longs, au nombre de 5, s’articulant 
en arrière avec les cunéiformes pour les 3 premiers et le cuboïde 
pour les 2 derniers. En avant, ce sont les phalanges des orteils 
qui les prolongent. 
 Le 1er qui est aussi le plus gros et le plus court est situé sur le 
bord interne du pied. 
 Le 2nd est quant à lui le moins mobile, enclavé à sa base entre 
le cunéiforme médial et latéral. 
 Les fractures du tarses sont très rares, ce qui n’est pas le cas de 
celles des métatarses qui sont très exposés à la chute d’objets 
lourds sur le pied 
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 Les fractures des métatarsiens sont relativement fréquentes, les 
plus rencontrées étant celles du 2e et du 5e, elles font suite à un 
excès de contrainte ou à un mouvement de varus exagéré. 
 Douleur localisée et précise qui apparait rapidement après l’effort 
ou immédiatement après le mouvement. Celle-ci est vive et 
responsable d’une boiterie avec esquive d’appui, réveillée par la 
palpation en un point exquis. L’oedème du dos du pied est 
quasiment constant ainsi que l’hématome qui se développe 
autour de la zone lésée. 
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 Le traitement est orthopédique : confection d’une 
botte plâtrée prenant la cheville à 90° et montant 
jusqu’au genou. La marche est immédiatement 
autorisée grâce à la confection d’une talonnette en 
caoutchouc située sous le calcanéum. L’idéal est de 
se faire confectionner une semelle compensatrice 
pour l’autre pied car le port du plâtre est d’un mois 
minimum. 
 Il est rare que l’on ait recours à l’ostéosynthèse 
(broches). Seulement en cas de déplacement dont la 
consolidation en mauvaise position pourrait 
compromettre la stabilité du pied 
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 Elles sont fréquentes et sans gravité. C’est le gros orteil qui 
est le plus souvent touché, que ce soit au cours d’un choc 
frontal ou au cours de la chute d’un objet. 
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Fracture de 
type SLTER 3: 
Fracture de la 
base du 
phalange 
proximale du 
pied droit. 
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 On a très rarement recours à l’immobilisation plâtrée, 
exceptionnellement à l’ostéosynthèse. On se contente dans 
99% des cas, de solidariser la phalange fracturée avec sa 
voisine à l’aide d’une bande d’élastoplaste et ce, pour 3 
semaines. 
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Il permet de préciser les circonstances et les modalités de l’accident. 
Inspection: 
Recherche une deformation, rougeur, ecchymose, oedeme... 
Palpation: 
Recherche l’existance de parties osseuse anormalement saillante. 
Recherche de pouls periphériques. 
Examen des mobilités: 
En raison de la douleur, il est le plus souvent impossible. 
Une radiographie de face et de profil est l'examen indispensable et souvent 
suffisant pour faire le diagnostic. Elle permettra de préciser le type de 
la fracture. 
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Fracture du pied chez l'enfant

  • 1.
  • 2.
     Generalités Classification de SALTER  Rappels anatomiques  Types de fractures  -fracture de l’arriere pied  -fracture de l’avant pied  -fracture des phalanges  Diagnostic Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 3.
     L’enfant possèdeune structure osseuse très différente de celle de l’adulte, car très cartilagineuse (en effet, les épiphyses supérieure et inférieure au niveau des os longs sont constituées de cartilage).  Attention: ce n’est pas du cartilage articulaire, mais du cartilage de croissance.  Il en existe 2 types, localisés :  - au niveau des épiphyses: responsable de la croissance de l’os en volume  - au niveau de la jonction métaphyse-épiphyse: responsable de la  croissance en longueur Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 4.
  • 5.
  • 6.
    SALTER 1 décollement épiphysaire pur (qui concerne donc les cellules germinales uniquement) Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 7.
    SALTER 2 décollement épiphysaire qui se prolonge sur la métaphyse Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 8.
    SALTER 3 décollement allant vers la région épiphysaire.  S’il y a une lésion des cellules germinales, un trouble de croissance ultérieur est possible.  S’il y a atteinte articulaire, il y aura enraidissement, arthrose. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 9.
    SALTER 4 fracture qui part de la région métaphysaire et arrive jusqu’à l’articulation.  Il y a donc lésion des cellules germinales etde l’articulation. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 10.
    SALTER 5 traumatisme appuyé sans fracture : écrasement (stérilisation des cellules germinales) Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 11.
    SALTER  Lessalters 1 et 2 présentent un bon pronostic et un traitement orthopédique suffit.  Les 3 et 4 sont à réduire anatomiquement (placement d’une petite vis par exemple) pour éviter  des troubles de la croissance et des problèmes articulaires. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 12.
     Le piedcontient 26 os en moyenne.  Il est composé de 3 éléments principaux :  le tarse, dont les os comprennent :  le calcanéum, qui compose le talon,  l'astragale sur laquelle s'appuient les os de la jambe (tibia, fibula),  les os cunéiformes,  et le scaphoïde.  le métatarse (composé de 5 os),  les phalanges : os des orteils. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 13.
  • 14.
  • 15.
     Elle concernesurtout le calcanéum, très rarement l’astragale. Ce sont des fractures qui surviennent à la suite d’un impact très important. On les rencontre surtout dans les chutes.  Le diagnostic n’est pas évident lorsqu’il n’existe qu’un trait de fracture sans déplacement. La personne marche parfois correctement, aussi c’est la notion de violence du choc qui doit faire songer à la radio systématique.  Sinon dans les fractures pluri-segmentaires nues, on remarque un affaissement de la voûte plantaire et une douleur à la mobilisation de l’arrière pied. Peu après l’incident, apparaît bien souvent une ecchymose au niveau du calcanéum. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 16.
    La classification deHawkins pour les fractures de la tête de l’astragale Type 1: = non déplacé Type 2: subluxation subastragalienne Type 3: luxation du corps de l’astragale Type 4: luxation du corps de l’astragale et distraction du ligament talonaviculaire. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 17.
  • 18.
  • 19.
  • 20.
     Orthopédique dansles fractures sans déplacement.  On immobilise de moins en moins sous Plâtre.  On préfère l’immobilisation simple allongée, le pied surélevé pendant 4 à 5 jours. Passé ce délai, le patient commence à mobiliser activement sa cheville dans tous les plans suivant un protocole établi. Béquillage sans appui à la fin de la 3e semaine. Au bout d’un mois et demi, appui progressif avec les cannes. Marche normale au 3e mois.  On n’a généralement recours à l’osteosynthése qu’en cas de déplacement important. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 21.
     Les métatarsienssont des os longs, au nombre de 5, s’articulant en arrière avec les cunéiformes pour les 3 premiers et le cuboïde pour les 2 derniers. En avant, ce sont les phalanges des orteils qui les prolongent.  Le 1er qui est aussi le plus gros et le plus court est situé sur le bord interne du pied.  Le 2nd est quant à lui le moins mobile, enclavé à sa base entre le cunéiforme médial et latéral.  Les fractures du tarses sont très rares, ce qui n’est pas le cas de celles des métatarses qui sont très exposés à la chute d’objets lourds sur le pied Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 22.
     Les fracturesdes métatarsiens sont relativement fréquentes, les plus rencontrées étant celles du 2e et du 5e, elles font suite à un excès de contrainte ou à un mouvement de varus exagéré.  Douleur localisée et précise qui apparait rapidement après l’effort ou immédiatement après le mouvement. Celle-ci est vive et responsable d’une boiterie avec esquive d’appui, réveillée par la palpation en un point exquis. L’oedème du dos du pied est quasiment constant ainsi que l’hématome qui se développe autour de la zone lésée. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 23.
  • 24.
     Le traitementest orthopédique : confection d’une botte plâtrée prenant la cheville à 90° et montant jusqu’au genou. La marche est immédiatement autorisée grâce à la confection d’une talonnette en caoutchouc située sous le calcanéum. L’idéal est de se faire confectionner une semelle compensatrice pour l’autre pied car le port du plâtre est d’un mois minimum.  Il est rare que l’on ait recours à l’ostéosynthèse (broches). Seulement en cas de déplacement dont la consolidation en mauvaise position pourrait compromettre la stabilité du pied Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 25.
  • 26.
     Elles sontfréquentes et sans gravité. C’est le gros orteil qui est le plus souvent touché, que ce soit au cours d’un choc frontal ou au cours de la chute d’un objet. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 27.
    Fracture de typeSLTER 3: Fracture de la base du phalange proximale du pied droit. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 28.
     On atrès rarement recours à l’immobilisation plâtrée, exceptionnellement à l’ostéosynthèse. On se contente dans 99% des cas, de solidariser la phalange fracturée avec sa voisine à l’aide d’une bande d’élastoplaste et ce, pour 3 semaines. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 29.
    Il permet depréciser les circonstances et les modalités de l’accident. Inspection: Recherche une deformation, rougeur, ecchymose, oedeme... Palpation: Recherche l’existance de parties osseuse anormalement saillante. Recherche de pouls periphériques. Examen des mobilités: En raison de la douleur, il est le plus souvent impossible. Une radiographie de face et de profil est l'examen indispensable et souvent suffisant pour faire le diagnostic. Elle permettra de préciser le type de la fracture. Ayoub ELKADDOURI ayb.elk@gmail.com
  • 30.