1
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2013
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Elus
Techniciens des collectivités
Urbanistes
Aménageurs
Architectes
Professionnels du développement
territorial
Proffessionels du numérique
C
o
m
p
r
e
n
d
r
e
Elus
Techniciens des
collectivités
Urbanistes
Construire
La ville numérique
durable
1
22
3
.
Construire
La ville numérique
durable
Comprendre
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AveC le soutien de :
3
4
editos
L
e numérique est aujourd’hui présent dans
toutes les villes et territoires de France.
Particuliers et professionnels de tous
horizons se sont en effet pleinement appropriés
les nouvelles technologies, outils incontournables
pour de nombreuses tâches du quotidien.
Mais au-delà de l’utilisation individuelle, le
numérique se révèle également être un enjeu
commun de développement sociétal et
territorial. Le déploiement des infrastructures
de télécommunication constitue aujourd’hui
une question à laquelle sont confrontés de
nombreux élus locaux. Au-delà des réseaux, des
applications de plus en plus performantes sont
développées avec comme objectif souhaité (et
souhaitable) l’amélioration du fonctionnement
urbain et des services apportés à la population
dans une perspective de développement
durable : renforcement du lien social, de
l’attractivité économique, de la préservation de
l’environnement.
Utilisé à bon escient, le numérique constitue ainsi
un véritable levier au service de l’émergence
d’une ville plus durable. Loin de se cantonner aux
seules mégalopoles, ces opportunités existent et
doivent également être saisies par les petites
et moyennes agglomérations ainsi que par les
territoires ruraux.
un regard neuf sur ce sujet,
l’Agence d’Urbanisme et de Développement
de la Région de Saint-Omer a collaboré avec le
cabinet I solutio pour élaborer ce guide destiné
aux élus et techniciens des collectivités et des
territoires.
Ou quand acteurs de la ville et acteurs du
numérique se rencontrent pour travailler
ensembleàlaconstructiond’unevillesouhaitable
pour demain …
Joël DUQUENOY
Président de la Communauté
d’Agglomération de Saint-Omer
(CASO)
et de l’Agence d’Urbanisme et de
Développement de la Région
de Saint-Omer (AUDRSO)
L
es nouvelles technologies constituent
un enjeu d’avenir, autant pour le
développement de l’économie et des
entreprises que pour l’accès à de nouveaux
services pour les usagers.
Conscient très tôt de ces enjeux, l’Etat n’a cessé
d’œuvrerpourfairedelaFranceunpaysenpointe
sur cette question. A travers les programmes
dédiés au développement numérique élaborés
et mis en œuvre ces dernières années, la France
contribue activement à l’ambition européenne
d’un continent demeurant une région du monde
leader sur l’innovation et la connaissance.
La récente feuille de route gouvernementale
sur le numérique arrête à ce titre le cadre
d’action pour l’enjeu de ces prochaines
années : le déploiement d’infrastructures Très
Haut Débit sur l’ensemble du territoire national.
Néanmoins, l’impulsion est également donnée
pour le développement d’usages innovants. Les
opportunités sont nombreuses, notamment au
sein de villes qui doivent devenir plus durables.
C’est tout le sens des lois « Grenelle » qui ont
d’ailleurs renforcé la prise en compte des enjeux
numériques dans l’aménagement.
L’initiative audomaroise témoigne de la capacité
de tous les territoires, grandes métropoles mais
aussi territoires plus ruraux qui demeurent une
force de notre pays, à faire preuve d’innovation.
Pour cette initiative comme pour de nombreuses
autres, l’Etat, et avec lui l’Union européenne, sont
dans leur rôle en accompagnant et soutenant les
collectivités locales
et un retour d’expérience qui se révélera précieux
pour de nombreux autres territoires.
Christian ABRARD
Sous-Préfet de l’arrondissement
de Saint-Omer
Editos
4
5
T
ous nos atouts, tous nos projets seraient
vains sans une grande ambition numérique.
L’objectif de « Nord-Pas-de-Calais, la Région
Numérique » est d’amener le Très Haut Débit
partout sur l’ensemble des territoires, à tous les
secteurs d’activités économiques et sociales,
à tous les habitants. C’est un devoir d’égalité
territoriale mais aussi d’égalité d’accès des
citoyens à la connaissance, à la formation, aux
services publics et privés.
Mais l’implication du Conseil Régional s’étend
également aux contenus et usages numériques.
L’arrivée du Très Haut Débit dans nos foyers laisse
entrevoir des effets prometteurs, des usages
Cette conquête est une révolution dont les
conséquences impacteront de manière
vertueuse l’ensemble de la société. La Région
Nord-Pas-de-Calais est au rendez-vous et y
participe notamment dans les secteurs de
l’éducation, de l’apprentissage et de l’emploi.
Le travail initié par le Pays de Saint-Omer dans le
cadre du concept de ville numérique durable est
exemplaire et précurseur.
Concrètement, à l’échelle d’un territoire de
120000 habitants, il cherche à apporter aux
faciliteront leur quotidien dans les domaines du
transport, de la culture, du logement, de l’emploi.
Le Conseil Régional y est particulièrement
attentif, à la veille des grands bouleversements
numériques qui s’annoncent.
Daniel PERCHERON
Président du Conseil Régional
du Nord-Pas de Calais
Y
okohama, San Francisco, Curitiba, Rio
de Janeiro, Vancouver, Stockholm, Nice,
Lyon,… De plus en plus nombreuses sont les
villes de tous les continents qui s’engagent dans
des processus de transformation urbaine alliant
numérique et développement durable.
La recherche de nouvelles économies
conscience d’un rôle utile des Technologies
de l’Information et de la Communication et la
volonté de résoudre des problèmes devenus
cruciaux pour les villes (étalement urbain,
souhait des usagers d’être associés à la décision
publique, …) fondent ces nouvelles politiques.
Pour autant, du chemin reste à parcourir pour
que l’ensemble des villes s’approprient ces
démarches. La taille du territoire n’est pas en
question. Depuis près de dix ans, le Pays de Saint-
Omer a pris à bras le corps la problématique
du numérique au service du développement
territorial, soutenu en cela par une volonté
politique forte, par le dynamisme de ses acteurs
et par une politique et des projets structurants.
Le résultat est là et ce guide en est la preuve :
voient le jour au service de la population, le Pays
de Saint-Omer devient l’un des leaders français
dans la mise en œuvre de ces nouvelles politiques
sources demain de compétitivité économique et
de bien-être social.
Christophe PANNETIER
Président
du Cabinet I SOLUTIO
Editos
5
6
Introduction
La ville numérique : Au-delà d’une utopie techniciste, des opportunités concrètes
Le numérique comme levier du développement durable
L’implication nécessaire des acteurs de la ville aux côtés de ceux du numérique
Un levier parmi d’autres, à appréhender de manière transversale
De la théorie à la pratique ...
FICHE 1 : Habitat et bâtiments
FICHE 2 : Mobilité et déplacements
FICHE 3 : Activités et commerces
FICHE 4 : Lien social
FICHE 5 : Espaces publics
FICHE 6 : Services publics
FICHE 7 : Tourisme
FICHE 8 : Culture et éducation
FICHE 9 : Santé
FICHE 10 : Sécurité et prévention des risques
Conclusion
sommaire
Sommaire
7
8
9
10
11
12
13
21
27
35
43
49
55
61
67
73
79
6
7
introduCtion
7
8
C
e nouvel adjectif souligne avant tout
une évolution de notre temps : le rôle
prépondérant pris ces dernières années
par les nouvelles technologies. Téléphonie
informatique destinée aux
Internet
suivi de l’Internet mobile, et bientôt Internet des
objets.
Sans nier l’exclusion encore persistante d’une
partie de la population de la révolution
numérique (les fameuses fractures numériques1
),
l’appropriation de ces outils par un grand
nombre d’habitants conduit logiquement à une
présence de fait du numérique dans la ville et
dans les territoires.
ne peut se limiter à une addition de « personnes
numériques ». Les nouvelles technologies doivent
pour cela être appréhendées de manière globale
et commune à l’échelle d’une agglomération.
Elles doivent également êtres inscrites dans le
réel et le concret, sans quoi la ville numérique se
limiterait à une modélisation virtuelle digne de
SimCity2
.
Est-il seulement souhaitable que la ville soit
numérique ? Mettre en avant ce terme à
dominante technique peut laisser à penser que
les technologies prendraient le pas sur l’humain,
alors que celui-ci doit demeurer au cœur même
de la pensée et de la conception urbaine. Le
risque de sombrer dans une utopie techniciste
est également réel : le numérique pourrait tout
et serait une solution à tous les problèmes, la ville
étant alors appréhendée comme un objet avant
terminaux, d’applications …
Une telle vision apparaît peu souhaitable, tout
comme elle semble peu réaliste. Les premiers
enjeux de la ville demeurent les questions de
logement, de transport, d’activités, de services
publics, …, qui sont les préoccupations premières
de ses habitants.
La ville doit également demeurer désirable et
être pensée pour l’ensemble des habitants,
quels que soient leurs âges, leurs professions, leurs
niveaux de formations, leurs classes sociales, leurs
moyens …
Le numérique n’est, et ne peut être, qu’un
levier. Néanmoins, les opportunités offertes pour
contribuer à relever certaines problématiques
urbaines et territoriales sont réelles, et il serait alors
dommage de les ignorer et de s’en priver.
Des outils concrets, parfois simples à mettre en
place et faciles d’utilisation,
manière souhaitable certains comportements ou
faciliter la vie dans nos agglomérations.
Enrichir la ville actuelle pour en faciliter son
fonctionnement et contribuer à l’amélioration
de la vie de ses habitants en utilisant les nouvelles
technologies, c’est l’émergence de cette ville
numérique qui peut être aujourd’hui favorisée.
La viLLe numérique :
Au-delà d’une utopie teChniCiste,
des opportunités ConCrètes
la ville serait aujourd’hui numérique !
DEFINITIONS:
1
Fractures numériques : Fractures territoriales,
sociales, générationnelles
2
SimCity : Célèbre jeu vidéo, où l’objectif
pour le joueur est de créer et de faire se
développer une ville virtuelle idéale
3
TIC : Technologies de l’Information et de la
Communication
Introduction
8
9
A
u-delà même de la durabilité dans le
temps de ces outils, qui pose question
pour un domaine aux évolutions si
rapides, technologies et développement durable
peuvent sembler s’opposer de prime abord.
Les dérives technicistes ne sont-elles pas
contraires à la recherche d’un mode de vie plus
proche des besoins premiers, d’une limitation
d’une croissance prédatrice en énergie et en
matières premières ?
L’utilisation des TIC3
pose parfois question
quant à ses impacts négatifs sur les enjeux
environnementaux (consommation d’énergie,
production de déchets informatiques) et sociaux
(virtualisation des contacts humains, isolement,
addictions parmi d’autres impacts sur la santé).
Seul le levier « économique » du développement
durable serait épargné par l’utilisation du
numérique, les nouvelles technologies favorisant
cependant une mondialisation économique
effrénée préjudiciable aux Hommes et à la
planète.
Comme souvent, la réalité semble plus mesurée.
Les nouvelles technologies se révèlent en
effet être de précieux outils pour limiter la
consommation de certaines matières premières,
avec par exemple la virtualisation des envois
de courriers. Elles permettent également une
réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre,
en raison de la limitation des déplacements
nécessaires (avec par exemple le recours à
la visio conférence) ou les réseaux intelligents
intégrés dans les bâtiments (permettant une
Internet constitue également un outil formidable
pour favoriser les échanges, l’accès à la
connaissance, l’expression des citoyens. Les
récents soulèvements qui se sont produits dans
le monde contre des régimes autoritaires ont eu
comme point commun d’être facilités ou relayés
par l’utilisation du Web, outil de revendication
permettant d’échapper à la censure.
constitue également un moyen de plus en plus
utilisé pour favoriser la démocratie participative.
Loin d’être dé-territorialisé, le Web permet
également à des personnes de se rencontrer via
les réseaux sociaux qui font une place de plus en
plus grande à la géo localisation et à la possibilité
de privilégier les rencontres avec des personnes
à proximité.
Leviers pour les activités et le commerce, les
nouvelles technologies peuvent notamment
servir au développement d’une économie
sociale, solidaire et de proximité.
De plus en plus de producteurs locaux aux
moyens de communication limités utilisent les
nouvelles technologies pour se faire connaître
d’une clientèle proche.
constante de tous les outils créés par l’Homme :
leurs impacts peuvent se révéler autant négatifs
qui en
est faite.
Il est donc indispensable que les acteurs
du numérique mais également ceux
du développement urbain et territorial
appréhendent ces différents aspects, et agissent
pour faire tendre le développement des TIC
vers une pour la société et
l’Homme.
Le numérique
Comme levier
du développement durAble
Introduction
9
10
Introduction
L
es opérateurs de télécommunication sont
responsables du socle du numérique, à
savoir les réseaux de télécommunication.
Relevant par le passé d’une administration
d’Etat, cette action dépend aujourd’hui de
plusieurs acteurs privés engagés dans le jeu de
la concurrence.
Les équipementiers ont eux comme fonction
de fournir les interfaces entre les réseaux et les
utilisateurs. Sont ainsi concernés les fabricants
d’ordinateurs, de téléphones, de tablettes mais
également ceux de capteurs, de mobiliers
urbains intelligents …
Le champ des services développés pour être
accessibles via les nouvelles technologies
concerne potentiellement toutes les entreprises,
de celles qui mettent en place un simple site
Web jusqu’à celles qui développent des outils
plus sophistiqués. Usagers et collectivités peuvent
également participer à ce mouvement en tant
que contributeurs ou développeurs.
Cependant, les pouvoirs publics, et notamment
les collectivités locales, ont un rôle à jouer sur
l’ensemble de ces champs. Leurs compétences
concernant l’aménagement du territoire, le
développement urbain, les services publics pour
la population, …, peuvent les conduire à agir
à la fois sur le déploiement d’infrastructures, la
création de services et l’accompagnement à
l’utilisation.
De par leurs responsabilités, Etat, Régions,
Départements, Intercommunalités, Communes
sont même les garants de cette prise en compte
des enjeux du développement durable dans
le déploiement et l’intégration du numérique
dans les territoires et les villes. Mobilisant les
autres acteurs incontournables du numérique,
les pouvoirs publics doivent ainsi prendre
conscience de leur responsabilité de donneurs
le développement des nouvelles technologies
dans leurs territoires.
La puissance publique peut pour cela s’appuyer
sur des cabinets conseils ou de grands groupes
industriels qui ont progressivement développé
une offre de services sur le champ de cette ville
intelligente de demain. Cependant, c’est aux
collectivités et aux administrations, légitimes
acteurs du développement des villes et des
territoires, de comprendre les enjeux pour donner
le cap qui devra être suivi4
.
L’impLication nécessaire
des acteurs de La viLLe
Aux Côtés de Ceux du numérique
A NOTER :
4
A titre d’exemple, le présent ouvrage a été
piloté par l’Agence d’Urbanisme et de Déve-
loppement de la Région de Saint-Omer. En
charge de l’animation et du pilotage tech-
nique de la stratégie numérique territoriale
du Pays de Saint-Omer, l’Agence d’Urba-
nisme permet via ses missions « classiques »
de garantir la bonne adéquation entre les
enjeux du développement et de l’aménage-
ment du territoire avec ceux du numérique.
Le domaine des nouvelles technologies se compose de plusieurs «briques»
complémentaires : infrastructures et réseaux, équipements, services et
usages. Ces différents aspects du numérique sous-tendent l’implication
d’une multitude d’acteurs aux intérêts divers et / ou complémentaires.
10
11
Introduction
Ppas additionner une thématique
supplémentaire, hermétique aux autres
enjeux du développement urbain. Transport,
habitat,commerces,…,lesnouvellestechnologies
se révèlent être un levier complémentaire
mobilisable pour chacune des problématiques
urbaines.
Le numérique doit ainsi être envisagé de manière
transversale et intégrée à l’ensemble des enjeux
des territoires.
Cette appréhension se traduit dans l’organisation
même du présent guide. Au cours de votre
lecture, vous constaterez ainsi que l’ouvrage ne
s’organise pas avec comme clefs d’entrée les
différentes technologies.
Le choix retenu a été de vous présenter les
enjeux et les concrétisations de la ville numérique
à travers les différentes problématiques urbaines
qui se posent aux collectivités, aux urbanistes,
aux aménageurs.
La ville et les territoires étant la conjonction de
multiples enjeux, la liste ci-dessous aurait pu être
enrichie de nombreux autres sujets. Cet ouvrage
n’a cependant pas pour objectif d’être exhaustif,
mais vise à illustrer cette diversité des enjeux
urbains pour lesquels le numérique peut être
envisagé comme une solution parmi d’autres.
Cette richesse traduit également la nécessité
pour les territoires de penser la mise en place
d’actions au sein d’une stratégie numérique
transversale et cohérente, elle-même inscrite
en lien avec le projet de développement du
Territoire. Une telle démarche peut être menée à
l’occasion de différents exercices, et notamment
lors de l’élaboration de documents stratégiques
Cohérence Territoriaux (SCoT) ou dans une
moindre mesure les Plans Locaux d’Urbanisme
(PLU).
un Levier parmi d’autres,
à Appréhender
de mAnière trAnsversAle
1 / Habitat & bâtiments
2 / Mobilité & déplacements
3 / Activités & commerces
4 / Lien social
5 / Espaces publics
6 / Services publics
7 / Tourisme
8 / Education & culture
9 / Santé
10 / Sécurité & prévention des risques.
11
12
Introduction
L
e sujet de la ville numérique est presque
aussi ancien que les nouvelles technologies
elles-mêmes. Cette thématique a donc fait
l’objet de plusieurs travaux de recherche depuis
plus d’une décennie, conduisant parfois à des
expérimentations concrètes.
Ces initiatives ont néanmoins connu un regain
d’intérêt, notamment avec le développement
fulgurant ces dernières années de nouvelles
technologies telles que l’Internet mobile. En
partenariat avec les organismes de recherche
et les entreprises, plusieurs villes et territoires ont
engagé des expérimentations, avec parfois, le
soutien de l’Etat à travers des appels à projets
consacrés à la ville numérique.
territoires souhaitent en effet agir concrètement
pour favoriser l’émergence de cette ville
numérique.
L’objectif du présent ouvrage est de contribuer
à ce mouvement. Ce guide n’a pas la
prétention de reprendre la somme des travaux
universitaires menés sur la ville numérique et le
recensement de toutes les initiatives conduites à
travers le monde. Plusieurs aspects ne sont ainsi
pas abordés dans cet ouvrage, aspects qu’il
convient néanmoins d’avoir présents à l’esprit :
les infrastructures, colonnes vertébrales des villes
et des territoires numériques et qui renvoient à de
véritables questions d’aménagement numérique
les usages, avec la nécessaire
préoccupation de favoriser l’accès de tous à
ces outils. Le présent guide se concentre ainsi
essentiellement sur la question des services qui
peuvent être développés.
L’objectif de l’ouvrage étant de favoriser une
appropriation du sujet par l’ensemble des acteurs
devant contribuer à construire la ville numérique
durable, chaque thème (problématiques
urbaines) est abordé de la même manière à
des
aspects théoriques et pratiques :
- Cadrage de la problématique urbaine /
territoriale au regard des enjeux de la ville
durable
- Les opportunités apportées par l’intégration
des nouvelles technologies
- Les acteurs clefs
- Les facteurs de succès
- Les points de vigilance
- Des exemples choisis
- Des focus sur certains aspects techniques.
pas exhaustifs, et pourraient être enrichis de
nombreux autres exemples. Néanmoins, à travers
cette rapide synthèse, ces quelques pages
permettront à la fois aux élus et responsables
de services des collectivités intéressés par les
enjeux globaux de la ville ainsi qu’aux agents
et professionnels travaillant sur les aspects
plus techniques du numérique de trouver les
informations qui les intéressent.
A travers cet ouvrage, nous espérons ainsi
susciter l’intérêt d’un public d’acteurs très divers
mais néanmoins tous concernés par ce sujet qui
demeure nouveau pour la plupart. Le souhait est
également d’illustrer concrètement les actions
qui peuvent relever de cette «ville numérique»,
sans perdre de vue le fait que les opportunités
offertes par les nouvelles technologies constituent
un levier pour chaque problématique urbaine qui
nécessite donc une vision globale et transversale.
de La théorie
à La pratique …
Espérant que ces quelques éléments susciteront votre intérêt,
nous vous souhaitons une bonne lecture.
12
13
hAbitAt et bâtiments
Fiche 1
13
14
L
es constructions et les bâtiments sont ainsi
la première traduction visible de la ville.
La fonction de logement est cependant
particulière.Au-delàdelasimpleoccupationd’un
d’un lieu, la création d’un véritable cocon ayant
vocation d’accueil, de refuge. Le lieu où l’on
habite constitue par exemple une des premières
informations qui caractérise chacun d’entre nous:
après avoir décliné son identité et sa profession,
l’information suivante que l’on communique le
plus souvent est celle de « j’habite à … ».
Dans une ville qui se veut durable, cette fonction
primordiale de l’habitat doit donc être traitée
avec la plus grande attention. L’épanouissement
des « habitants » de la ville passe par une qualité
de vie renforcée au sein même du logement.
Localisation de l’habitat, forme urbaine, qualité
architecturale et de construction … sont ainsi
autant de points de vigilance à prendre en
compte par les concepteurs des villes.
Habitat ou lieu de travail, les bâtiments sont
des lieux où nous passons dorénavant la
plupart de notre temps. Les nombreuses
fonctionnalités présentes dans ces endroits clos
sont ainsi fortement sollicitées : chauffage (ou
climatisation), éclairage, appareils électriques
divers,… Logiquement, l’habitat et plus
généralement les constructions sont donc un des
premiers secteurs de consommation énergétique
et donc d’émission de Gaz à Effet de Serre.
Au-delà de cet impact environnemental, le
volet social est également primordial. L’accès
pour tous à un logement de qualité apparaît
parler réellement de ville durable et souhaitable.
L‘intégration sociale et à la vie de la cité passe
le plus souvent par un accès digne à ce service
de base. L’importance croissante donnée à la
rénovation urbaine en est une illustration, et une
des solutions à mettre en œuvre.
Le développement économique peut également
plupart des activités productrices de richesses se
déroulant dans des lieux clos et bâtis. Le domaine
de la construction lui-même demeure un des
principaux secteurs économiques en France.
Toutes ces préoccupations sont prises en compte
dans les multiples initiatives qui émergent,
notamment à travers les projets stratégiques
d’ « éco cités » et les projets plus opérationnels
et localisés d’ « éco quartiers » qui portent une
grande attention à la conception du bâti.
Cependant, peu d’entre eux intègrent encore
aujourd’hui les opportunités offertes par les
nouvelles technologies.
Pourtant, pris en compte dès la conception des
bâtiments, le numérique peut permettre à la fois
de contribuer à une consommation énergétique
plus économe mais également à l’apport de
services à domicile permettant de mieux y vivre
et parfois d’y demeurer plus longtemps.
L’habitat et Les bâtiments
dAns lA ville numérique durAble
Se loger est probablement la première fonction de la ville. L’urbain est en effet une forme particulière de
sociabilité des Hommes qui se traduit par une concentration d’habitats dans un même endroit, avec des
densités plus ou moins importantes. Des mégalopoles millionnaires aux hameaux de quelques âmes, le point
commun demeure la proximité de plusieurs constructions dont une des vocations premières est de se loger.
LES ACTEURS INCONTOURNABLES (ISOLUTIO) :
de l’énergie et de l’automatisme du bâtiment
bâtiment)
Fiche 1 - Habitat et Bâtiments
14
15
Les réseaux électriques des villes vont
également subir des adaptations
importantes dans les années à venir
appelle les Smart Grids.
Le câblage et la box télécom
du logement deviennent les
dorsales d’informations du
logement.
Source : Bouygues Immobilier
Exemple d’un écran
tactile domotique
d’entrée de logement
au Fort d’Issy à Issy-les-
Moulineaux et de l’offre
proposée par Bouygues
Immobilier. Les Smart
Homes propulsés par la
domotique sont bel et
bien en développement.
Pour les bâtiments tertiaires, la Gestion
Technique de Bâtiment devient l’organe
indispensable de suivi et de contrôle des
équipements. Elle est la pierre angulaire des
Smart Buildings.
Source : Schneider Electric
Habitatetbâtiments
Effecteurs
Appareils électroménagers
Chauffage
Volets/Stores
Eclairage
Systèmes de télésurveillance
Systèmes de production décentralisés
Organes de commandes
contrôlés par l’intelligence
centralisée
Interrupteur
Commande par évènements extérieurs
Commandes par scénario
Passerelle
15
16
constructions à
la fois plus respectueuses de l’environnement et
offrant un plus grand confort de vie aux habitants
l’accès à tous à ce service de base
qu’est le logement, premier vecteur d’intégration
sociale et de sentiment d’appartenance à une
ville et un territoire
bonne intégration de la fonction
« habitat » dans des quartiers multifonctionnels,
évitant ainsi les conséquences dommageables
de la spécialisation spatiale (augmentation des
déplacements, appauvrissement architectural
…)
Agir sur les constructions neuves mais plus
encore sur la rénovation / réhabilitation des
bâtiments déjà existants, pour privilégier autant
que possible la reconversion (généralement
moins coûteuse, à l’impact environnemental
moindre, garante de l’histoire et du patrimoine)
mixité sociale, vecteur
de cohésion et de richesse de la ville
LES ENJEUx SPéCIFIQUES
ET COMPLéMENTAIRES
DU NUMéRIQUE POUR L’HABITAT
ET LES BâTIMENTS :
nouvelles technologies comme un des leviers
pour une des
bâtiments et notamment des logements
proposer de nouveaux services améliorant le
confort de vie et/ou le maintien à domicile
Les enjeux de La
thématique
hAbitAt et bâtiments
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS :
secteur de l’habitat (promoteurs, bailleurs, aménageurs,
constructeurs...) et avec les habitants, dans une logique
de coproduction et d’« urbanisme collaboratif » et où le
numérique sera pensé dès l’amont des projets urbains
des habitants et du taux d’équipement
en complémentarité (bureaux d’études, architectes,
fournisseurs de matériaux de la construction, industriels
de solutions intégrées...)
fonctions techniques du bâtiment
enveloppe thermiquement performante (première
étape dans la chasse au gaspillage énergétique)
LES POINTS DE VIgILANCE :
à un rejet de certaines technologies, pouvant être
perçues comme peu utiles, intrusives, nocives sur le
inciter l’intégration du numérique dans les opérations
acteurs du bâtiment au niveau régional et national
(FFB, CSTB...), les industriels de l’énergie et des
équipements techniques des bâtiments (souvent en
recherche de territoires d’expérimentation)
nécessaires du changement dans le cadre
des projets, pour faciliter l’appropriation par les
professionnels comme par les citoyens
Fiche 1 - Habitat et Bâtiments
16
17
HABITAT ET BâTIMENTS : ExEMPLES CHOISIS
Depuis quelques années, le numérique a fait son entrée dans nos lieux de vie, que ce soit à notre
domicile ou à notre travail. Nous découvrons ainsi progressivement de nouveaux systèmes qui nous
facilitent la vie. Pourtant, les aménageurs et les constructeurs de bâtiments ne connaissent ou ne
perçoivent pas toujours l’intérêt d’intégrer des équipements numériques dès la conception ou la
réhabilitation d’un bâtiment (tertiaire ou à usage d’habitation).
L’habitat est aujourd’hui l’un des terreaux les plus fertiles pour expérimenter les Technologies de
l’Information et de la Communication que le grand public, en premier lieu les jeunes, utilise de plus
en plus. Ceux-ci n’échappent pas à ce monde massivement connecté dans lequel nous évoluons
grâce à des équipements comme la télévision connectée, l’ordinateur, le téléphone mobile ou plus
récemment la tablette. Cet équipement des ménages est poussé par une demande croissante de
communication et de contenus multimédias.
attentes, les habitations doivent donc se moderniser. En France, le développement massif des box
multimédias des opérateurs de télécommunication a montré le chemin et a été largement adopté.
Des nouveaux usages autour du contrôle de son logement commencent également à voir le jour
avec le développement des solutions domotiques qui ouvrent la voie à de nouvelles façons de
vivre.
Le constat est identique pour les bâtiments tertiaires, où les équipements deviennent de plus en
dépenses énergétiques, gestion technique en temps réel du bâtiment…
tendances fortes de demain :
1. L’équipement en télécommunication des logements sociaux
2. La domotique dans l’habitat
3. La gestion Technique de Bâtiment dans le tertiaire.
1. EQUIPEMENT TELECOM
DES LOGEMENTS SOCIAUx
En 2011, le taux d’équipement des ménages
français en matériel informatique était de 76 %
(Source : OCDE, indicateurs clés des TIC 2010),
tout comme le taux de couverture Internet
en France lui aussi de 76 % (Source : Eurostat,
enquêtes communautaires sur les TIC 2011).
L’accès à ce média aujourd’hui incontournable
qu’est Internet doit être considéré comme
un service de base accessible par tous, et,
notamment au sein des foyers disposant des plus
faibles revenus.
Dans un premier temps, on a vu apparaître ces
dix dernières années des lieux d’accès publics
à l’Internet sous différentes dénominations
(cyber-bases, cyber-centres,…). Ces lieux
permettent aux citoyens de s’initier, s’informer
et pratiquer le numérique grâce à la mise à
disposition d’ordinateurs connectés à Internet
et la présence d’animateurs. Ces structures
ont souvent pour vocation complémentaire de
former à l’utilisation d’outils bureautiques, à la
recherche d’emploi, à la rédaction de CV ou
à des activités plus ludiques (retouche photos,
design créatif, musique,…), illustrant une grande
variété des pratiques d’accès à l’Internet.
La démocratisation de l’utilisation du matériel
informatique et de l’accès à l’Internet se faisant,
posséder un équipement et une connexion
Internet chez soi est devenu « la norme ». A
côté de l‘équipement en matériel neuf, on a vu
également se développer en France :
de matériels
informatiques (sous l’égide de l’organisation
nationale Ordi 2.0) qui fournissent des
ordinateurs reconditionnés à bas coûts.
proposant des offres sociales d’accès à
Habitatetbâtiments
17
18
des actions
peuvent être envisagées dans
certains quartiers de ville, par exemple dans le
Ces actions en faveur d’une meilleure accessibi-
lité au numérique doivent impérativement s’ac-
compagner de sessions d’information et de for-
mation à l’utilisation de ces outils, permettant aux
utilisateurs de s’approprier et de comprendre les
pratiques et les usages liés à l’apprentissage des
TIC. Il est fortement recommandé dans ce cas de
s’appuyer sur les structures relais comme les lieux
d’accès publics à l’Internet.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : Chèque égalité-internet
PORTEUR DU PROJET : Région Poitou-Charentes
DESCRIPTION : Faciliter l’accès à l’Internet dans
une perspective sociale dans 4 300 foyers en HLM.
MODALITéS DE L’ACTION :
Châtellerault.
Porteur en Ligne) dans les immeubles pour
apporter Internet à coût réduit (15€/mois) dans
chaque habitation.
pour se procurer un ordinateur à bas prix.
fournir des ordinateurs recyclés à 150 € maximum.
Le coût de revient des ordinateurs sera de 50 €
au plus.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : Fort d’Issy
PORTEURS DU PROJET : Issy-les-Moulineaux et Bouygues Immobilier
DESCRIPTION : Mise en place de solutions domotiques dans les logements neufs du quartier réhabilité du Fort d’Issy.
FONCTIONNALITéS DE L’éQUIPEMENT :
d’optimiser les coûts :
- Portier vidéo
- Régulation de la température et des heures de chauffage
- Pilotage de l’éclairage
- Adaptation du logement à différents scénarios de vie (absence, nuit…)
- Information en temps réel sur les consommations d’eau, d’électricité, de chaleur…
- Commande à distance des volets roulants
2. LA DOMOTIQUE
DANS L’HABITAT
La domotique est l’un des domaines numériques
les plus prometteurs pour les années futures. Elle
existe en France depuis les années 1980. Son
développement escompté n’a pas eu lieu, et
ce, pour plusieurs raisons : la faible diffusion des
outils numériques à cette époque ainsi que le
coût important de solutions propriétaires et non
communicantes. Aujourd’hui, grâce à l’évolution
fonctionnelle et tarifaire des solutions, la
domotique ressurgit et s’installe progressivement
dans l’habitat.
Ce terme désigne l’ensemble des nouvelles
technologies mises à disposition pour l’habitat.
Elle consiste en l’apport de fonctionnalités de :
Confort (gestion d’énergie, optimisation de
Sécurité des biens et des personnes (sys-
Communication (visualisation d’états, com-
mande à distance d’équipements, interac-
tion avec les systèmes multimédia,…).
Sur le marché de l’habitat (neuf en particulier),
ces équipements deviennent indispensables en
raison de la demande croissante de confort et
d’économie de l’énergie.
La domotique est également encouragée et
facilitée par la norme de mise en conformité
électrique
des installations électriques dans l’habitat neuf
et rénové en France. Cette norme traite de leur
et entretien. Elle est garante de la protection
de l’installation et des personnes habitant le
logement, et est régulièrement mise à jour pour
prendre en compte les évolutions des besoins
en électricité, du confort et de l’usage des
installations.
Cette norme est aujourd’hui le préalable
et la base de toute installation domotique,
équipement que l’on commence également à
trouver dans les marchés grands publics. Preuve
que la domotique devient un enjeu considérable
dans l’aménagement de logements neufs ou
anciens.
Fiche 1 - Habitat et Bâtiments
18
19
3. LA GESTION TECHNIQUE DE
BATIMENT DANS LE TERTIAIRE
La Gestion Technique de Bâtiment (GTB) permet
de «connecter» les équipements techniques
de confort, de chauffage, de sécurité, …, du
bâtiment dans un but général de maîtrise,
gestion réactive, sécurisation et économie du
bâtiment.
La notion de coût global dans le secteur du
bâtiment est en effet de plus en plus prégnante,
car on prend désormais en compte « la vie du
bâtiment », avec des coûts immédiats et des
coûts différés. Ainsi, lorsqu’on examine le cycle
de vie du bâtiment, on s’aperçoit que sur une
durée de vie de 50 ans, c’est l’exploitation du
bâtiment qui représente 80% du coût global, la
construction et l’installation seulement de 15% à
20%.
La GTB se pose donc en tant qu’élément central
de contrôle des coûts différés en gérant et en
anticipant les contraintes de fonctionnement,
d’exploitation, de maintenance durant la durée
de vie du bâtiment.
Elle répond à de nombreux besoins exprimés à la
fois par les usagers et les gestionnaires :
surveillance
maintien de la température et du
et le
surveillance
réduction des déplacements et
gestion énergétique
optimale du bâtiment.
Le schéma de base d’une installation GTB repose
sur le modèle suivant :
Ainsi, les équipements du bâtiment sont capables
de « dialoguer » entre eux, ce qui permet
d’envisager la création de scenarii d’usage du
bâtiment.
L’interconnexion du système de contrôle
d’accès avec la régulation du chauffage et
de l’éclairage permet par exemple la mise en
température d’un bureau uniquement lorsque
l’occupant est détecté par le contrôle d’accès.
De même, l’éclairage peut être éteint dès son
départ et la température de son bureau réduite.
La Gestion Technique de Bâtiment (comme
la domotique) entre progressivement dans
nos bâtiments et ouvre la voie à des lieux de
vie plus respectueux de l’environnement, plus
confortables et plus agréables à vivre.
ExEMPLES DE RéFéRENCE : gREEN OFFICE DE MEUDON
PORTEURS DU PROJET : Meudon et Bouygues Immobilier
DESCRIPTION : Création d’un bâtiment intelligent répondant aux nouvelles normes en matière
d’environnement et de réponse aux nouveaux usages d’entreprises tertiaires.
FONCTIONNALITéS DE L’éQUIPEMENT :
fonction de la mesure de :
d’éclairement et de contexte climatique.
des usages des utilisateurs du bâtiment.
Supervision Passerelle Automate
ThermostatCapteur
ChauffageEclairage
Habitatetbâtiments
19
20
gLOSSAIRE :
Ensemble des techniques
de l’électronique, de physique du bâtiment,
d’automatisme, de l’informatique et des
télécommunications utilisées dans les bâtiments et
permettant de centraliser le contrôle des différents
applicatifs de la maison (système de chauffage, volets
roulants, porte de garage, portail d’entrée, prises
électriques, etc.).
Réglementation des installations
électriques en basse tension en France. Elle porte
plus précisément sur la protection de l’installation
électrique et des personnes, ainsi que sur le confort de
gestion, d’usage et l’évolutivité de l’installation.
Programme national de lutte contre
la « fracture numérique » proposant que chaque
personne et foyer puissent disposer d’un ordinateur,
d’un accès individuel ou collectif à l’Internet et d’un
accompagnement aux usages de l’Internet.
Label français, géré par la Caisse
des Dépôts et Consignations (CDC). Il s’agit d’un
espace public numérique, lieu dédié à l’initiation aux
Technologies de l’Information et de la Communication
(TIC). Il existe plus de 800 Cyber-bases en France (DOM
TOM y compris).
Dispositif
permettant de mettre en communication deux
réseaux dont les protocoles sont différents. En anglais:
gateway.
Langage commun que doivent
connaître et utiliser 2 entités homologues.
Maintenance dans un
l’aide de consignes.
PC à partir duquel l’utilisateur pilote
son installation GTB. C’est une passerelle entre
l’utilisateur et les installations. Il permet de connaître à
tout moment l’état du système.
Personne en charge des
services nécessaires au fonctionnement normal d’une
entreprise.
OUTILS ET SERVICES
DE L’HABITAT ET BâTIMENTS :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
l’équipement de logements
sociaux en télécommunication, des études préa-
lables de taux d’équipement doivent être réali-
sées. L’implication des usagers dans ce cycle
d’équipement est primordiale. Un accompagne-
ment à l’utilisation du matériel mis à disposition
doit également être prévu. La collectivité ou le
bailleur souhaitant mettre en place ce genre
d’action peut se rapprocher :
- de reconditionneurs locaux labellisés
Ordi 2.0 pour l’aspect fourniture de matériel
- des associations de médiation spé-
cialisées, d’éducation populaire ou des lieux
d’accès publics à l’Internet, lorsqu’ils existent
pour l’aspect «accompagnement à l’usage».
Les solutions domotiques doivent être étudiées
au cas par cas dans les programmes d’habitat.
En effet, elles seront différentes s’il s’agit de loge-
ments neufs ou de logements en réhabilitation.
Une attention particulière doit être portée sur
l’étude des usages des futurs habitants
calibrer une offre en adéquation avec les be-
soins.
La Gestion Technique de Bâtiment n’est pas ex-
plicitement rendue obligatoire dans la RT (Régle-
mentation Thermique) 2012, mais il paraît logique
qu’un bâtiment dont la construction ou la réno-
vation épouse des objectifs de réduction forte de
la consommation énergétique et s’inscrit dans le
cadre de la RT 2012, doive disposer d’un système
permettant la maîtrise de ces consommations. En
effet, la RT 2012 donne des consignes précises sur
la limitation de consommations sur cinq usages
clés : le chauffage, la climatisation, la production
d’eau chaude sanitaire, l’éclairage et les auxi-
liaires.
Pour aller plus loin, il est important de prendre en
compte et de gérer les usages complémentaires
non comptés dans la RT comme par exemple les
prises et usages électriques, les ordinateurs, les
TV, les appareils ménagers,…, et qui pèsent de
plus en plus sur les consommations globales du
bâtiment.
Fiche 1 - Habitat et Bâtiments
20
21
mobilité et déplACements
Fiche 2
21
22
L
a ville ne doit cependant pas être vue à
travers une vison trop technique, à savoir
un simple réseau d’axes de transport sur
lequel se superposerait une nappe bâtie. Les
interrelations entre transport et bâti / urbain sont
jusqu’à un niveau plus sensible. Les déplacements
peuvent ainsi se faire sur de grandes distances
via des moyens de locomotion motorisés, mais
également à des échelles très locales grâce à
une mobilité plus « douce » et « active ». Monter ou
descendre les étages d’un bâtiment en utilisant
les escaliers constitue ainsi le premier et dernier
maillon d’un parcours complet de mobilité qui est
le plus souvent multimodal.
L’utilisation de la voiture individuelle demeure
néanmoins incontournable pour les longs
déplacements, et elle est même souvent utilisée
pour de courts trajets. Cette démocratisation
visage des villes et des territoires. Son impact sur
l’environnement est également réel : le secteur des
transports est aujourd’hui un des plus importants
émetteurs de Gaz à Effet de Serre.
nécessairement réduire cet impact. La mobilité
ne peut cependant pas être empêchée. Elle
demeure une liberté fondamentale pour tous,
l’accessibilité étant notamment un enjeu de cette
ville durable. La solution est donc de chercher à
privilégier l’utilisation des modes de déplacement
pour la santé et moins impactant pour la
communauté. La nécessité dans certains cas de
l’usage de l’automobile ne doit cependant pas
être niée, l’objectif étant alors d’en favoriser une
utilisation plus rationnelle. Ce travail doit être mené
en continuant à penser le développement urbain
en lien avec la question des déplacements.
Cette ambition de rendre plus attractifs les
transports en commun et de mieux gérer les
déplacements motorisés individuels passe entre
autre par une gestion et un meilleur accès à
l’information.
grande lisibilité, couplées à l’adéquation de l’offre
de transports en commun, apparaissent comme
les clefs de cette mobilité plus durable.
Le domaine des transports et des déplacements
est ainsi un de ceux où les nouvelles technologies
ont d’ores et déjà permis de développer le plus
grand nombre de services. Ce développement
s’explique notamment par la possibilité offerte
d’avoir à disposition à tout moment et en tous
lieux un terminal (téléphone mobile, ordinateur
portable), permettant d’obtenir une information
dynamique et ciblée s’appuyant par exemple sur
la géolocalisation.
Au-delà des décisions et comportements indivi-
duels, les réseaux de capteurs déployés dans cer-
taines agglomérations ont également permis une
gestion collective plus appropriée des réseaux de
transports en commun, voire des déplacements
motorisés individuels. Parfois même, les nouvelles
technologies peuvent constituer une alternative
à un déplacement long et impactant (cas de la
visio conférence).
d’atouts que peuvent apporter les outils
numériques pour contribuer au développement
d’une mobilité plus « intelligente » contribuant au
caractère durable de nos agglomérations.
La mobiLité et Les dépLacements
dAns lA ville numérique durAble
Se déplacer est une nécessité, dans la ville ou en dehors. Mais cette fonction du transport est intimement liée
au développement urbain. Dans l’antiquité romaine (civilisation urbaine par excellence), le cœur des villes était
du cardo déterminait la localisation du forum, lieu de commerce, de sociabilité, de vie civique et cœur urbain
autour duquel se développait la cité.
LES ACTEURS INCONTOURNABLES :
(Région, Départements, Syndicats, Intercom-
munalités)
d’infrastructures et réseaux de transport
réseaux de transport en commun
des véhicules, de leur maintenance …)
Fiche 2 - Mobilité et Déplacements
22
23
Service Autolib’ déployé à Paris
Source : Autolib.fr
Renault Zoé et sa borne de recharge électrique
Source : wikipedia.org
Modélisation d’un véhicule
électrique
Source : Autolib.fr
Utilisation de la réalité
augmentée pour guider
le voyageur (donner une
direction)
Source : Application
iPhone de la RATP
Mobilitéetdéplacements
23
24
le droit à la mobilité et l’accessibilité
partout dans la ville durable
Privilégier les modes de déplacement plus
respectueux de l’environnement, plus favorables à
la santé et moins impactants pour la communauté
et le cadre de vie urbain
utilisation intelligente des véhicules
motorisés individuels
développement urbain et déplacements
LES ENJEUx SPéCIFIQUES
ET COMPLéMENTAIRES
DU NUMéRIQUE POUR LA MOBILITé
ET LES DéPLACEMENTS :
et l’accessibilité en ville, à travers la diffusion de
l’information
à
rendre les transports en commun plus attractifs et
faciles d’utilisation à travers un accès rapide et
facile à de l’information dynamique et ciblée
véhicules motorisés à travers notamment la gestion
en
développant des sercices en ligne et des lieux
adaptés au télétravail
Les enjeux de La
thématique
mobilité et déplACements
MOBILITE : ExEMPLES CHOISIS
Les moyens de transport dans les villes évoluent massivement grâce au développement des nouvelles
technologies : la motorisation électrique, les stations de recharge (liées à la problématique du SmartGrid),
d’Information de Transport, covoiturage, auto partage,...).
Ces technologies sont aujourd’hui considérées avec de plus en plus d’attention par les acteurs publics
dans un souci de préservation de l’environnement, de développement de villes plus vivables et plus
durables et de réduction des dépenses d’énergie.
Deux exemples témoignent de cette nouvelle façon de concevoir et d’appréhender la mobilité:
1. Les nouveaux modes de déplacement électriques ;
2. Les SIV (Système d’Informations Voyageur) en situation de mobilité.
LES POINTS DE VIgILANCE :
de recharge de véhicules électriques
et besoins des citoyens
-
rique avec les autres stratégies locales déployées
(développement économique, environnement,
concertation,…)
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS :
déplacements
les opérateurs de transports
investissements lourds
(géolocalisation)
seul du mode de déplacement le plus adéquat, et à
s’orienter de manière autonome
Fiche 2 - Mobilité et Déplacements
24
25
1. NOUVEAUx MODES
DE DEPLACEMENT ELECTRIQUES
A l’échelle mondiale, l’automobile constitue
aujourd’hui un véritable paradoxe : le parc ne
cesse d’augmenter, en particulier dans les pays
émergents, entraînant toujours plus d’émissions
de C02
, émissions que dans le même temps les
Etats s’efforcent de réduire drastiquement pour
limiter l’effet de serre. Dans ce contexte, le
véhicule électrique représente une alternative
possible.
Le développement du véhicule électrique
nécessite la mise à disposition d’infrastructures
de recharge. Il existe aujourd’hui deux types
d’architecture de recharge : les bornes
autonomes et les grappes de bornes avec
coffret de gestion de l’énergie.
Ces bornes assurent la recharge des véhicules
électriques de manière indépendante.
Chaque borne est directement raccordée à
un tableau électrique d’alimentation et de
protection.
Lorsque plusieurs bornes sont nécessaires,
celles-ci peuvent soit fonctionner de
manière indépendante comme des bornes
autonomes, soit être associées à un système
de distribution et de gestion centralisée
(coffret de gestion). Ce système a pour
principales fonctions d’assurer l’alimentation
électrique, la protection et la gestion du
fonctionnement de la grappe de bornes en
fonction des besoins des utilisateurs et de
l’installation.
D’autres services utilisant le véhicule électrique
commencent également à voir le jour. C’est, par
exemple, le cas pour le partage de véhicules
électriques comme ce fut le cas pour le
désormais bien connu service de vélo partagé.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : Projet SAVE
PORTEURS DU PROJET : Schneider Electric,
Renault Yvelines
DESCRIPTION : Le projet SAVE (Seine Aval
Véhicules Electriques) consiste en une mise en
situation de prototypes de véhicules électriques
fournis par Renault et d’une infrastructure de
charge avec plus de 150 points de recharge
dans le département des Yvelines (secteur
Seine Aval).
OBJECTIFS DU PROJET :
de recharge et d’information.
2
.
différents modèles d’affaires.
d’infrastructures de recharge dans les secteurs
privé et public.
2. LES SYSTEMES
D’INFORMATIONS VOYAGEUR
(SIV) EN SITUATION DE MOBILITE
L’une des principales activités des opérateurs de
transport, outre le fait de transporter un voyageur
d’un point A à un point B, est l’information de ses
voyageurs.
Pour cela, les SIV se sont développés ces dernières
années et sont accessibles dans les arrêts (de
bus, de trains, de tramways) ou dans les moyens
de transport. Ces SIV permettent à l’opérateur de
transport d’informer ses voyageurs sur des retards
éventuels, les raisons de ces retards, l’horaire du
prochain bus en temps réel, la position du bus sur
le réseau, ...
sur les données qu’il récolte et qu’il diffuse sur
les différents canaux dont il dispose. C’est au
niveau de la diffusion que le support mobile
peut jouer un rôle essentiel. En effet, la diffusion
des informations sur un service mobile accessible
par les utilisateurs du réseau de transport permet
à ces derniers d’accéder à une multitude de
services en temps réel (temps avant d’arriver à
destination, horaire en temps réel du passage
informations diverses,…).
Le SIV peut être complété par des fonctionnalités
de billettique avancée permettant le paiement
et la validation du titre de transport par
l’intermédiaire d’un support de type carte
sans contact. Des expérimentations sont en
cours (notamment à Nice avec Cityzi http://
www.cityzi.fr/) pour que ces fonctions soient
accessibles à partir d’un support mobile (grâce
à la technologie sans contact NFC).
Mobilitéetdéplacements
25
26
ExEMPLE DE RéFéRENCE : SNCF Direct
PORTEUR DU PROJET : SNCF
DESCRIPTION :
Service permettant aux clients de la SNCF de
retrouver l’ensemble des informations en temps
réel sur le prochain train ou sur les perturbations
sur le réseau.
FONCTIONNALITéS DU SERVICE :
commerces disponibles dans la gare de départ
ACCèS AU SERVICE :
iPhone Android
gLOSSAIRE :
2
:
explosif, le CO2
est produit par phénomène de
combustion. On peut distinguer des émissions de gaz
de deux natures différentes : soit d’origine naturelle,
soit d’origine anthropique. Produites de façon
naturelle, ces émissions sont le résultat de l’activité des
cellules vivantes, humaines, animales et végétales. La
production industrielle, l’élevage intensif ainsi que les
émissions des voitures posent un problème écologique
majeur et le débat sur l’effet de serre est récurrent,
d’autant plus que cette augmentation provoque
organismes marins, et qu’elle agit plus globalement
sur l’ensemble de l’environnement et sur la santé
humaine, combinée à d’autres polluants présents
dans l’atmosphère terrestre.
Une station de recharge, aussi
appelée station de recharge EV (Electric Vehicle),
ou EVSE (Electric Vehicle Supply Equipment), est une
infrastructure qui fournit de l’énergie pour la recharge
de véhicules électriques. Bien que la plupart des
véhicules électriques puissent être chargés à la maison
via une borne de recharge domestique, il y a une
demande grandissante pour des points de recharge
dans l’environnement quotidien.
La plupart des installations de recharge proposent des
solutions « Park & Charge » en Europe et «Better Place»
aux états-Unis. Beaucoup de stations de recharge
se trouvent sur la voirie et sont proposées par des
fournisseurs d’électricité.
Installation présente dans certains véhicules de
transport en commun permettant, de manière
automatique, d’informer les voyageurs visuellement
et/ou par un dispositif sonore sur le trajet (arrivée à
un arrêt, liste des arrêts, destination, ...) ou de donner
d’autres informations (commerciales, de sécurité, ...).
COMMUNICATION OU COMMUNICATION EN CHAMP
PROCHE) :
à courte portée et haute fréquence, permettant
l’échange d’informations entre des périphériques
jusqu’à une distance d’environ 10 cm. Bouygues
Telecom, NRJ Mobile, Orange et SFR (les quatre
en moins de deux ans plus d’un million de smartphones
compatibles NFC. Une quinzaine de smartphones
sont aujourd’hui équipés de la technologie NFC, à
l’exception des smartphones d’Apple, l’iPhone 5 ne
l’intégrant pas pour l’instant.
OUTILS ET SERVICES
DE LA MOBILITé :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
existent concernant les
types de prises de véhicules électriques selon
les pays. Cependant, le type 3 tend à devenir la
norme.
Les territoires doivent donc dès à présent
penser à ces infrastructures dans les nouveaux
aménagements (voies publiques, parkings,…).
simples à
mettre en œuvre si les données nécessaires à
l’alimentation du service (données en temps réel,
données cartographiques, ...) sont disponibles.
Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble
supports mobiles (utilisation du GPS pour le
guidage et la géolocalisation, utilisation de la
connectivité 3G pour rechercher et actualiser de
l’information,…).
Fiche 2 - Mobilité et Déplacements
26
27
ACtivités et CommerCes
Fiche 3
27
28
C
ette vision doit néanmoins être nuancée :
les lieux de productions industrielles sont le
plus souvent présents dans les aggloméra-
tions, même s’ils se situent à leurs marges. Les ar-
tisans sont également implantés dans les cœurs
urbains. La ville est aussi le lieu de création par
excellence du secteur dit « tertiaire », celui des
commerces et des services pour lequel des lieux
d’accueil adaptés doivent être disponibles.
La proximité et la concentration de la clientèle et
de partenaires commerciaux et professionnels, la
facilité théorique d’accès expliquent la présence
de ces nombreuses activités en ville.
Pourdemeurerattractive,lavilledurabledoitdonc
présence d’activités de production. La durabilité
doit également se traduire par l’accessibilité et la
proximité des lieux de consommation et de travail,
impactant les besoins ou non de déplacements
L’offre de locaux et de services adaptés pour les
professionnels doit également être garantie.
Lieu de consommation, la ville durable doit
favoriser l’émergence de productions et d’achats
raisonnés. Les clients doivent ainsi pouvoir devenir
des consommateurs responsables et avertis, libres
de pouvoir accéder facilement aux commerces
mais disposant également de la possibilité de
choisir leur mode de consommation.
Le développement croissant du e-commerce
témoigne de cet impact des nouvelles
technologies sur les modes de consommation.
Parfois décriées car encourageant les achats de
produits réalisés à l’autre bout de la planète dans
desconditionssocialesplusoumoinsacceptables,
les TIC peuvent également constituer un levier
rapprochant le consommateur et le producteur.
Diverses applications émergent, permettant aux
commerçants locaux de se faire connaître d’un
public de proximité.
Ces outil constituent notamment un levier pour les
entreprises de taille réduite, ne disposant que de
peu de moyens à consacrer à la communication.
La possibilité de développer des outils ludiques
et personnalisés à l’échelle d’un quartier
commerçant participe au renforcement de
l’attractivité d’un cœur urbain, l’acte d’achat
devenant un acte de loisir.
Ces outils peuvent également être gages de
transparence, transformant les clients passifs
en consommateurs avertis qui n’hésitent
pas à faire partager leur satisfaction ou leur
mécontentement.
Au-delà du commerce, le numérique permet
de développer des services attendus par les
entreprises tertiaires productrices de richesses et
favorisant le maintien ou les implantations dans
les villes concernées.
Les activités et Le commerce
dAns lA ville numérique durAble
Cet adage montre l’importance de l’activité commerciale dans le monde
urbain. La ville ne peut en effet se limiter au seul accueil de logements, et doit être multifonctionnelle à travers
notamment son rôle de pôle de services marchands ou non. La ville est ainsi un lieu de consommation de
richesses produites le plus souvent hors d’elle-même, telles que les denrées alimentaires provenant des espaces
ruraux (fonction originelle des premières cités de l’Histoire).
LES ACTEURS INCONTOURNABLES :
d’artisans et commerçants d’un territoire
Fiche 3 - Activités et Commerces
28
29
Exemples de tiers-lieux en France (La Cantine) et aux Pays-Bas (SmartWorkCenters)
Sources : Isolutio, achat-ville.com, greentiblog.cisco.fr, coworkinglille.com
Mise en avant des commerçants et des bonnes affaires
Source: Service achat-ville.com
Activitésetcommerces
29
30
offre commerciale de proximité,
accessible à tous
les lieux d’emploi
et de production (notamment dans le secteur
tertiaire) au sein des villes ou à proximité
aux clients de devenir des
consommateurs avertis, pouvant choisir librement
leurs modes de consommation
LES ENJEUx SPéCIFIQUES
ET COMPLéMENTAIRES
DU NUMéRIQUE POUR
LES ACTIVITéS ET LE COMMERCE
accès de
manière simple et rapide à de l’information sur
l’offre commerciale de proximité
armer les petits commerçants et petites
entreprises de proximité aux moyens limités, dans
un contexte de concurrence mondialisée
plus ludique l’acte d’achat, moyen d’attirer une
nouvelle clientèle
les entreprises implantées en ville, apporter
de nouveaux services répondant à leurs attentes
et leurs besoins
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS :
indépendants, petites entreprises, associations, re-
cherche,…
lieu, ou de télécentre et de l’offre de services physiques
et immatériels
son environnement
Le numérique pour des services mobiles (commerce)
commerçants et des acteurs culturels et touristiques
parties prenantes du projet (animateurs du commerce
de centre-ville par exemple)
informations publiées
accompagnement au changement des commerçants
Les enjeux de La
thématique
ACtivités et CommerCes
LES POINTS DE VIgILANCE :
professionnels
auto-entrepreneurs, indépendants, TPE, acteurs
associatifs,…, pour le développement d’un
télécentre ou d’un tiers-lieu et de l’offre de services
associée
Le numérique pour des services mobiles (commerce)
services
avec les stratégies territoriales (culture, tourisme,
commerce,…)
mise en œuvre des services (rue commerçante,
bourg, centre-ville)
des commerçants (50% seulement ont un accès à
Internet), de l’inexistence assez répandue de bases
de données clients.
Fiche 3 - Activités et Commerces
30
31
1. LES NOUVEAUx ESPACES
DE TRAVAIL
Le mouvement « tiers-lieu » (ou co-working en
anglais) est né aux Etats-Unis de la volonté
d’entrepreneurs et d’indépendants de se
réunir en un même lieu pour échanger et
travailler ensemble sur des sujets ou projets
communs. Ces nouveaux espaces de travail,
par nature protéiformes, recouvrent des réalités
différentes: espaces de travail partagés et
privatifs, équipements permettant de travailler
à distance, co-production d’outils comme dans
les « FabLab» (ex : imprimantes 3D, machines
à découpe laser, design collaboratif, hacking,
conférences, barcamps,…).
LES OBJECTIFS DE CES NOUVEAUx
LIEUx DE TRAVAIL HYBRIDES
SONT ENTRE AUTRES :
Gains de productivité pour les salariés nomades
Développement d’échanges, de synergies et
de projets entre les télétravailleurs (co-working)
Développement de l’activité économique
locale, installation d’entreprises
Création d’activités innovantes sur le plan
économique et social
Vitrine positive pour l’image du territoire.
Le développement de ces lieux est aujourd’hui
permis par les progrès associés de l’informatique,
des télécommunications et de la bureautique
ainsi que la baisse des coûts qui ont levé
progressivement les obstacles techniques et
économiques.
En outre, le développement du haut et du très
haut débit, la numérisation généralisée des
contenus, associés à la baisse des coûts des
télécommunications, permettent de localiser
des activités sur l’ensemble du territoire pour peu
que les réseaux soient accessibles et dotés d’un
La pratique professionnelle des télétravailleurs
nécessite des besoins importants en termes de
TIC (virtualisation, cloud computing, netbooks,
tablettes, smartphones, sécurisation des
données,…), obligeant les territoires à se doter
d’infrastructures d’accueil et à développer les
services appropriés.
ACTIVITéS ET COMMERCES : ExEMPLES CHOISIS
Changements des modes de consommation, des modes de travail, à l’importance croissante
des services et à l’émergence de nouvelles pratiques sociales et économiques … Les collectivités
doivent désormais se poser la question de l’aménagement de leur territoire en intégrant ces
multiples évolutions.
En effet, on constate depuis plusieurs années que la mobilité permise par le développement
numériques accentuent le nomadisme dans les façons de travailler et de consommer. L’enjeu des
territoires est donc d’être en mesure d’offrir aux populations de nouveaux cadres et de nouveaux
équipements pour lesquels le numérique joue un rôle structurant.
Deux exemples illustrent ces enjeux :
1/ Les nouveaux espaces de travail
Activitésetcommerces
31
32
2. LE M-COMMERCE
Le m-commerce (pour « mobile commerce »)
est une tendance de fond depuis l’avènement
des téléphones de nouvelle génération
(smartphones) qui permettent désormais une
connexion permanente entre le consommateur
et le commerçant et l’offre de services
personnalisés et contextualisés (services dits
«ubiquitaires »).
Les services mobiles en lien avec le commerce
rapidement (dématérialisation des
catalogue, géolocalisation des commerçants,
etc.). Néanmoins, une rapide analyse permet
de constater que
essentiellement aux acteurs dominants sur
le marché (notamment grands groupes de
distribution) et que les « petits » commerçants
et artisans ne sont que très peu présents sur ces
supports (leur présence étant également limitée
sur Internet).
Pourtant, ces services peuvent apporter une
réelle valeur ajoutée à ces professionnels en
contact régulier avec les habitants. En effet, il
semble aujourd’hui important de permettre aux
acteurs du commerce de renforcer les liens avec
leur clientèle et de par ces nouveaux
canaux de communication (site Web et services
mobiles).
Les services potentiels sont nombreux :
localisation,
La généralisation de nouvelles technologies
comme le NFC (Near Field Communication
ou communication en champ proche) dans
les smartphones dans les prochaines années,
rendue possible grâce aux appels à projet « Villes
NFC » de l’Etat dans le cadre du Programme des
Investissements d’Avenir et aux expérimentations
dans les grandes villes françaises (Lille, Strasbourg,
Caen, Marseille, Bordeaux,…), va inciter au
développement de nouveaux services liés à la
sphère du commerce.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : La coroutine
PORTEUR DU PROJET : Association Coworking Lille
DESCRIPTION : La Coroutine (Association 1901) est un
tiers-lieu convivial de coworking lillois. Les usagers sont
tous animés par l’esprit d’entraide, de création, de
partage et d’échanges.
Ce lieu propose une nouvelle façon de mélanger des
savoirs de personnes qui ne se fréquenteraient pas dans
des lieux de travail plus traditionnels. Parmi les utilisateurs,
on y retrouve des citoyens, entrepreneurs, associations,
salariés, étudiants, demandeurs d’emploi, hobbyistes…
ExEMPLE DE RéFéRENCE : Smart Work Centers
PORTEURS DU PROJET : Cisco et Amsterdam
DESCRIPTION : Dans le cadre du programme
Connected Urban Development, la ville
d’Amsterdam a mis en place, avec l’appui de Cisco,
un réseau d’une trentaine de télécentres appelés
Smart Work Centers.
Ces espaces sont conçus pour accueillir les
télétravailleurs dans un cadre design et apporter
des services numériques intégrés leur permettant
de travailler à distance avec leurs clients ou avec
leurs entreprises comme la télé présence, la
Fiche 3 - Activités et Commerces
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33
OUTILS ET SERVICES
DES ACTIVITéS
ET DU COMMERCE :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
Les lieux de travail « nouvelle génération »
doivent faire l’objet d’une étude d’implantation
poussée. En effet, le territoire est avant tout un lieu
de passage et d’accueil de travailleurs nomades.
les
formes sociales et économiques des tiers-lieux
peuvent recouvrir des réalités différentes. Des
enquêtes usagers auprès des indépendants, des
auto-entrepreneurs, des TPE et PME, des créatifs,
des acteurs de l’économie sociale et solidaire,
du monde de la recherche doivent être réalisées.
(télécentre, espace de co-working,…), des
campagnes de communication ciblées axées
sur la présence web ou réseaux sociaux doivent
être mises en œuvre.
Les services mobiles sont assez simples à mettre
en œuvre. Les prestataires spécialisés maîtrisent
l’ensemble des aspects technologiques
GPS pour le guidage et la géolocalisation, de
l’appareil photo pour la réalité augmentée, de
la connectivité 3G pour rechercher et actualiser
de l’information,…).
Cependant, une attention particulière doit être
portée sur le contenu et donc les informations
à diffuser par l’intermédiaire du support mobile.
Ces derniers doivent être créés, mis en ligne et
outildynamiqueetvivant.Danscetteperspective,
en place. Ces services mobiles doivent aussi
apporter une valeur ajoutée par rapport aux
canaux d’information traditionnels en offrant une
information fraîche, brève et d’actualité. Dans le
cas du commerce, il est important que le projet
soit porté par les associations de commerçants
développer son attractivité.
partout, y compris pour les territoires moins bien
couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à cer-
taines techniques maîtrisées par les prestataires
(services fonctionnant en mode « cache » par
exemple).
ExEMPLE DE RéFéRENCE :
PORTEUR DU PROJET : CCI
DESCRIPTION : site mobile, déclinaison d’un site Internet classique, recensant l’ensemble des
commerçants et des bonnes affaires disponibles sur la ville de Grenoble
FONCTIONNALITéS DU SERVICE :
localiser sur un plan, etc.)
ACCèS AU SERVICE :
Activitésetcommerces
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gLOSSAIRE :
Le cloud computing est un
concept de déportation sur des serveurs distants des
traitements informatiques traditionnellement localisés
sur le poste utilisateur. En clair, c’est demander
à un prestataire externe de stocker les données
de l’utilisateur et/ou traiter ses données, sur une
infrastructure (constituée par des milliers de machines)
dont on ne connaît ni le matériel ni la localisation, et
qu’on loue. L’accès au Cloud, et donc aux données
et applications, se fait grâce à un navigateur web
(la plupart du temps). L’usage du très haut débit
des services en Cloud. En français, ce concept est
également appelé « informatique dématérialisée » ou
« informatique dans les nuages ».
Un netbook est un ordinateur de très
petite taille, aux performances souvent plus faibles
qu’un ordinateur portable classique, et vendu à bas
prix.
Un smartphone est un téléphone
mobile disposant des fonctions d’un assistant
numérique personnel. La saisie des données se fait
par le biais d’un écran tactile ou d’un clavier. Il fournit
des fonctionnalités comme l’agenda, le calendrier,
la navigation sur le web, la consultation du courrier
électronique, de la messagerie instantanée, le GPS,
etc.
La virtualisation consiste à faire
fonctionner un ou plusieurs systèmes d’exploitation ou
applications sur un ou plusieurs ordinateurs – serveurs,
au lieu d’en installer un seul par machine. C’est
donc une technique de mutualisation des moyens
informatiques qui est à l’origine du concept de
virtualisation.
:Utilisation
regroupe l’ensemble des applications commerciales
liées aux terminaux mobiles et effectuées le plus
souvent en situation de mobilité. Le commerce mobile
ne se limite pas aux téléphones portables comme les
smartphones mais concerne aussi les tablettes tactiles
et PDA (exemple : réserver un billet de cinéma ou
de train à partir d’un téléphone mobile est un acte
de m-commerce). Il répond à un besoin croissant de
personnalisation et de contextualisation (lieu, temps)
des clients.
Fiche 3 - Activités et Commerces
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35
lien soCiAl
Fiche 4
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36
C
ette sociabilité est avant tout une
nécessité pour le bon fonctionnement
des villes. En l’absence de dialogues et
d’échanges entre des habitants nombreux
amenés à cohabiter ensemble dans un espace
réduit, les villes seraient confrontées à des
dysfonctionnements et des désordres.
Mais au-delà de la nécessité, cette possibilité de
créer des liens avec de nombreux semblables
peut être considérée comme une des aménités
urbaines.
Lieu d’épanouissement personnel, la ville est
également un lieu d’épanouissement collectif.
Dialoguer avec ses semblables permet de
faire naître de nouvelles aspirations, de porter
de nouvelles revendications. Le groupe peut
également permettre de protéger l’individu. Ne
disait-on pas au Moyen-âge que l’air de la ville
rendait libre ?
Cette vision idéaliste semble néanmoins quelque
peu éloignée de la réalité d’aujourd’hui. Nombre
de personnes qui vivent en ville sont confrontées
de manière plus ou moins marquée à la solitude,
peut-être plus prononcée encore dans les
très grandes villes. L’évolution de la société a
conduit à une individualisation progressive, voire
un renfermement sur soi. Loin d’être l’apanage
des villes, le lien social est peut-être plus présent
et plus facile à établir dans les villages et les
hameaux.
Une ville où plus personne ne se parle et ne se
rencontre, sauf par extrême nécessité … voici
peut-être un scénario sombre à éviter. La réalité
n’est cependant pas si noire. Le secteur associatif
demeure dense dans notre société, signe d’un
souhait de continuer à s’épanouir au contact de
ses semblables.
simplement évolué, et cette évolution doit être
ville.
Pour être réellement durable, la ville doit donc
contribuer autant qu’elle le peut à préserver
et renforcer le lien social. D’un point de vue
pragmatique, une meilleure information et un
meilleur dialogue avec et entre les citoyens sont
gages d’un meilleur fonctionnement urbain.
Mais cette sociabilité retrouvée et renforcée est
également un puissant levier d’épanouissement
personnel et de sentiment d’appartenance à
la cité. Renforcer le lien social, c’est également
favoriser l’implication des citoyens, leur
engagement pour co-construire la ville au sein
de laquelle ils vivent.
Les nouvelles technologies peuvent parfois être
pointées du doigt, comme un des facteurs ayant
contribué à ce délitement du dialogue et des
rencontres entre les personnes. Souvent est pris
comme exemple l’image d’une rame de métro
ou d’un bus bondé, dans lequel les gens ne se
parlent plus mais ont la tête baissée et l’esprit
plongé dans leur Smartphone.
Le numérique peut cependant se révéler une
des clefs pour proposer de nouveaux outils de
sociabilité.
A côté des services permettant de dialoguer
avec des personnes du monde entier, de plus
en plus de fonctionnalités se développent
autour de la possibilité d’échanger de manière
simple, souple et rapide avec de nouvelles
personnes se trouvant à proximité. Ainsi, au-
delà de l’opportunité pour les collectivités de
pouvoir communiquer et informer les habitants,
le numérique peut permettre aux habitants
d’échanger entre eux de manière autonome. Le
virtuel est alors utilisé comme prélude facilitateur
à des rencontres et des échanges plus nombreux
dans le monde réel.
Le Lien sociaL
dAns lA ville numérique durAble
La ville est (théoriquement) le lieu de sociabilité par excellence. Elle s’oppose ainsi à l’isolement physique de
l’habitat dispersé, en concentrant en un même lieu une population importante qui y vit, y travaille … et est
donc amenée à se croiser et à échanger.
LES ACTEURS INCONTOURNABLES :
intercommunalités et des départements
(services communication, affaires sociales …)
sociaux, associations d’éducation populaire,
lieux d’accès publics à l’Internet,…), du
secteur associatif et de l’économie sociale
et solidaire
Fiche 4 - Lien social
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Ma-residence.fr et Peuplade, deux réseaux sociaux de proximité
ReWorld, un réseau social
solidaire
Application iPhone « Agenda Bordeaux »
Liensocial
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LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS :
autonomes des citoyens entre eux
Les enjeux de La
thématique
lien soCiAl
LES POINTS DE VIgILANCE :
intercommunalité)
de l’utilité sociale des services)
gage du bon
fonctionnement urbain et de l’épanouissement
personnel
prévention de certains risques liés à l’isolement
LES ENJEUx SPéCIFIQUES
ET COMPLéMENTAIRES
DU NUMéRIQUE AU SERVICE
DU LIEN SOCIAL :
Proposer de nouveaux outils permettant aux
citoyens et habitants des villes de pouvoir faire
connaissance et échanger avec des personnes
proches géographiquement
Utiliser les nouvelles technologies pour permettre
aux collectivités d’informer les citoyens sur la vie
de la cité, et les amener à participer
Fiche 4 - Lien social
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1. RESEAU SOCIAL
DE QUARTIER
Le lien social et la vie en communauté ont
longtemps été des composantes centrales de la
vie des quartiers.
Pour que cette empreinte perdure dans les
quartiers et que les habitants continuent à
partager et dialoguer, la construction d’un
Réseau Social de Quartier (RSQ) peut être
envisagée comme un facilitateur.
Certes, il existe aujourd’hui des réseaux sociaux
globaux comme Facebook ou MySpace
qui permettent de constituer des groupes
d’échanges à l’échelle d’immeubles ou de
quartiers.
Cependant, ces réseaux suscitent souvent une
en raison de leur aspect plus
« communautariste » que communautaire et
de leur opacité concernant la protection des
données personnelles.
C’est la raison pour laquelle les citoyens se
tournent de plus en plus vers la constitution de
réseaux sociaux locaux qu’ils maîtrisent de bout
en bout.
Ces réseaux proposent souvent des bons
plans, des bonnes adresses avec des fonctions
de géolocalisation, et permettent de créer
et d’entretenir des liens, de développer les
échanges de savoirs et d’expériences, entre
voisins (www.maresidence.fr, www.peuplade.fr).
Avec l’utilisation des forums et du chat, les
utilisateurs peuvent consulter des informations
de quartier, proposer un évènement, trouver
un commerçant, échanger des services, des
astuces, des compétences,...
LIEN SOCIAL : ExEMPLES CHOISIS
Les TIC ont depuis toujours eu pour objectif premier de mettre en relation les êtres humains, du
fait de leur nature d’outils de communication. Cependant, le lien social est aujourd’hui ressenti
comme essentiel par chacun d’entre nous dans une société de plus en plus individualiste.
Cette importance est d’autant plus vraie pour les personnes les plus fragiles (personnes âgées,
handicapées, socialement et économiquement exclues,…).
Le numérique ne permet en aucun cas de se substituer aux relations sociales du monde «réel».
En revanche, il offre des possibilités nombreuses d’accès aux services, à la connaissance, à
l’information, aux personnes, que celles-ci vivent à l’autre bout du monde mais surtout si elles sont
géographiquement proches.
Les TIC contribuent ainsi à enrichir le lien social et démultiplient les possibilités de communication.
Deux services montrent la valeur ajoutée apportée par le numérique en faveur du développement
du lien social :
1. Les réseaux sociaux de quartier ;
2. L’information locale diffusée via les supports mobiles.
Liensocial
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40
D’autres services peuvent alimenter un RSQ :
hobbies : cuisine, couture,…
L’animation et la modération sont primordiales
pour faire vivre cet outil qui a pour but de devenir
la «boîte à outils » concernant l’organisation du
quotidien d’un quartier ou d’un immeuble.
Les objectifs pour les usagers de ce réseau social
de quartier sont mutiples :
Permettre aux usagers d’un même bâtiment,
quartier ou ville de partager facilement des
Connaître les personnes qui, dans leur
environnement proche, partagent des
Faciliter le dialogue et encourager le
partage d’informations, de biens et de
les bonnes
Découvrir et pratiquer de nouvelles
manières de consommer (circuits courts, « do
it yourself »,…).
Pour les collectivités et les bailleurs sociaux qui
souhaitent mettre en place un réseau social, les
objectifs sont non seulement d’encourager le
lien social et l’entraide, mais aussi de favoriser
une certaine forme de démocratie participative.
Ces outils permettent également de faire
connaître les acteurs économiques et sociaux du
quartier et de valoriser des initiatives individuelles
jusqu’alors peu visibles.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : De toit à toit
PORTEUR DU PROJET : Paris Habitat-OPH
DESCRIPTION :
« De toit à toit» est un réseau social accessible à l’ensemble des résidents du parc social de Paris Habitat-OPH. En favorisant
l’échange, la solidarité, l’information et la participation à la vie de la cité, ce réseau social de proximité met le numérique
au cœur de la ville.
FONCTIONNALITéS DE L’éQUIPEMENT :
Après une période de test auprès des locataires du 19ème arrondissement, Paris Habitat-OPH ouvre l’accès de son réseau
social à l’ensemble de son parc de 120 000 logements répartis sur Paris et la petite couronne.
ORgANISATION :
initier ensuite des comptes utilisateurs destinés aux personnes de son foyer.
annonces, échanger astuces et infos pratiques...
Fiche 4 - Lien social
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ExEMPLE DE RéFéRENCE : VIVRE à RENNES
PORTEUR DU PROJET : Ville de Rennes
DESCRIPTION : Application iPhone et site web mobile recensant l’ensemble des services et
évènements de la ville
FONCTIONNALITéS DE L’éQUIPEMENT : informations disponibles dans de nombreux domaines :
POUR ACCéDER AU SERVICE :
Site web mobile : App Store :
2. L’INFORMATION LOCALE
DIFFUSEE PAR LES
SUPPORTS MOBILES
Un des enjeux majeurs d’une collectivité
en matière de communication réside dans
sa capacité à s’adresser à l’ensemble des
citoyens, quel que soit leur mode d’utilisation de
l’information ou les canaux qu’ils privilégient.
En effet, le support papier reste encore le moyen
le plus largement utilisé pour effectuer des
campagnes de communication.
Les sites Web des collectivités se développent
néanmoins de manière croissante, et
l’actualisation régulière des informations et
l’interactivité que ces outils proposent trouvent
un écho auprès des citoyens.
Les supports mobiles représentent un nouveau
moyen de communication permettant de
conserver un contact quasi permanent avec le
citoyen. En effet, l’essor de ces outils illustre le
fait que les téléphones mobiles, et maintenant
les smartphones, occupent une place
prépondérante dans le quotidien des citoyens.
Il est aujourd’hui important de permettre à ces
derniersd’accéderentempsréelauxinformations
concernant la ville, ce que permettent les
téléphones de dernière génération.
On peut, par exemple, imaginer un service
informant les citoyens sur :
horaires d’ouverture des services de la
localisation des restaurants, commerces,
musées, centres culturels, services publics,
agenda
actualités
information
service d’alerte (couplé avec un système
d’alerte par SMS).
L’outil mobile peut aussi être un moyen de
collecte, de partage (par exemple à travers un
réseau social local) et de diffusion de l’information
par le citoyen (signalement d’incidents ou
d’anomalies sur la voie publique à la collectivité
dans le cadre d’un dispositif de gestion urbaine
de proximité).
Liensocial
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gLOSSAIRE :
Un Système d’Echange Local (ou SEL) est
un système d’échange de produits ou de services
construit à côté du système monétaire classique. Le
principe du SEL est fondé sur le constat selon lequel
tout individu possède des compétences, des moyens
ou du temps qu’il peut échanger avec les autres
sans utiliser d’argent. Chaque SEL est un groupe
de personnes vivant dans un même secteur, qui
souhaitent échanger des biens, des services et des
savoirs sans passer par la monnaie. Les échanges
sont comptabilisés au moyen d’une unité d’échange
choisie par les membres du SEL et le plus souvent
basée sur le temps.
La messagerie instantanée, le dialogue en
ligne, désigné par l’anglicisme « chat » (« bavardage»)
francisé en « tchat », permet l’échange instantané
ordinateurs connectés au même réseau informatique,
et plus communément celui d’Internet. Contrairement
au courrier électronique, ce moyen de communication
en quasi temps réel et permettent un dialogue
interactif.
OUTILS ET SERVICES
DU LIEN SOCIAL :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
Elaborer une stratégie dans le domaine des
réseaux sociaux est très important. On constate
souvent en effet une sous-utilisation de l’outil
après sa création. Deux hypothèses s’offrent à la
collectivité :
- soit elle crée elle-même un réseau
social et invite les citoyens à le rejoindre, ce qui
- soit elle accompagne la mise en
place de ce réseau par un soutien technique et
ou un acteur de la médiation sociale.
Ces deux scénarii ont des résultats différents en
termes de services offerts et de relations entre les
citoyens et la collectivité.
On observe que de nombreuses collectivités
s’inscrivent sur Facebook ou Twitter, suivant ainsi
un effet de « mode »,
sur leur positionnement stratégique (objectifs,
services offerts, moyens, cohérence avec les
outils de communication existants, implication
des citoyens,…).
La mise en œuvre d’un réseau social local
nécessite par ailleurs des compétences
celle de Community Manager ou
gestionnaire de communauté en charge de
l’animation des communautés, dont le métier
est de veiller à la cohérence dans la gestion des
outils de communication de la collectivité (Web,
mobile, réseaux sociaux).
d’information sont assez
simples à mettre en œuvre. Les prestataires
spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects
mobiles (utilisation du GPS pour le guidage et la
géolocalisation, utilisation de la connectivité 3G
pour rechercher et actualiser l’information,..).
Cependant, une attention particulière doit être
portée sur le contenu diffusé par l’intermédiaire
du support mobile. Les informations doivent
être créées, mises en ligne et actualisées
dynamique et vivant. Les services mobiles doivent
aussi apporter une valeur ajoutée par rapport
aux canaux d’information traditionnels en offrant
une information fraîche, brève et d’actualité.
les territoires, y compris pour les territoires moins
bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce
à certaines techniques bien connues des presta-
taires (services fonctionnant en mode « cache »
par exemple).
Fiche 4 - Lien social
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43
espACes publiCs
Fiche 5
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44
L
eur première fonction est celle d’interface
et de lieu de circulation, permettant d’aller
d’un bâtiment à un autre. Ce rôle qui leur
est dévolu explique parfois la négligence dont
ils font l’objet. Ils sont en effet trop souvent
considérés comme un « reliquat », un espace
jugé comme perdu une fois que l’on a disposé
des constructions sur un plan en optimisant au
maximum la consommation foncière.
Cette négligence peut également être due au
degré de fréquentation plus ou moins important,
à un propriétaire de l’espace plus ou moins
attentionné (un espace public n’étant pas
forcément une propriété publique).
Mais l’espace public, au-delà d’être un espace
de passage entre deux points, peut également
être un lieu existant pour lui-même. A travers
une identité forte, un traitement de qualité, la
présence de services originaux et recherchés … il
peut devenir un point d’intérêt et de destination.
Cet espace particulier de la ville accueille
souvent de nombreuses fonctions : espace de
circulation, présence d’éléments techniques des
réseaux urbains (l’espace public étant le lieu où
la collectivité agit au service de tous), activités
plus ou moins pérennes telles que le commerce …
Cet espace se révèle ainsi parfois très encombré
et convoité. Ce caractère précieux de l’espace
public s’explique par le grand nombre de
personnes qui y transitent ou s’y arrêtent,
permettant à toute activité qui y est implantée
de pouvoir toucher un public nombreux.
Ces lieux sont également ceux qui « font ville »,
là où peuvent se retrouver et se rassembler les
habitants / citoyens, là où ils peuvent échanger.
L’espace public est ainsi fortement lié au lien
social évoqué dans le chapitre précédent.
La ville durable doit donc apporter une attention
toute particulière aux espaces publics, avec
comme objectif de conjuguer les nombreuses
fonctions qui souhaitent y prendre place tout en
privilégiant la qualité, l’accessibilité, la lisibilité du
lieu et l’utilité des services présents. Plus qu’ailleurs
dans la ville, ces lieux doivent pouvoir croiser
l’utilité sociale, les échanges économiques et la
prise en compte de l’environnement. Cette prise
en compte est rendue possible d’autant plus
que, dans la plupart des cas, les espaces publics
sont propriétés des collectivités locales et que
celles-ci ont alors toute latitude pour agir.
Intégrées aux espaces publics, les nouvelles
technologies peuvent participer à cet effort.
Les mobiliers urbains font notamment partie des
éléments techniques de l’espace public qui
peuvent, grâce à des fonctionnalités numériques,
renforcer l’accès à l’information ou participer à
des consommations
énergétiques publiques. Le numérique peut
également venir enrichir ou apporter de manière
souple une dimension culturelle et artistique à
ces espaces ouverts à tous.
Si les enjeux de respect des libertés et du confort
de chacun sont pris en compte, les nouvelles
technologies pourront alors venir enrichir de
manière peu envahissante mais avec une réelle
utilité les espaces publics de nos villes.
Les espaces pubLics
dAns lA ville numérique durAble
Les espaces publics sont des lieux particuliers des villes. A la différence d’une habitation, d’un commerce,
d’une entreprise … ce sont des espaces qui sont (le plus souvent) ouverts à tous et où chacun peut déambuler
à sa guise.
LES ACTEURS INCONTOURNABLES :
et des communes
Fiche 5 - Espaces publics
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Détection de places de parking
Source : www smartgrains.com
Pavés lumineux intelligents
Source : pavegen.com
Abribus connecté à Paris
Maillage WiFi à Paris
Source : www.paris.fr
Espacespublics
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Les enjeux de La
thématique
espACes publiCs
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS :
des citoyens et des besoins des usagers (connectivité,
accès à l’information et aux services,…)
connectés dans l’environnement urbain dans le cadre
d’opérations de rénovation
et intervenants sur les espaces publics
ESPACES PUBLICS : ExEMPLES CHOISIS
L’espace public dans les villes a souvent été délaissé en termes de services aux usagers. Il existe pourtant un
grand nombre de mobiliers urbains présents dans différentes parties de la ville mais aujourd’hui inertes :
panneaux d’information, signalétique d’orientation…
abri-voyageurs, horodateurs, candélabres, panneaux publicitaires ou d’informations,
poubelles…
bancs, poubelles, panneaux informatifs…
La tendance est aujourd’hui à la mise en « utilité » et au respect de l’environnement de ces équipements. Les
Technologies de l’Information et de la Communication sont progressivement intégrées à ces équipements (QR
avec le citoyen. L’objectif est de proposer une nouvelle façon de vivre la ville par l’accès à de l’information
géolocalisée et contextualisée, locale ou générale, l’accès à des informations sur l’environnement proche ou
encore le divertissement par des contenus multimédias. L’interaction devient la norme et l’usager devient un
citoyen « augmenté ».
Deux exemples peuvent illustrer l’émergence de ces nouvelles formes d’urbanité :
1. L’abribus connecté
2. L’éclairage public intelligent
LES POINTS DE VIgILANCE :
et ergonomie des équipements, robustesse des
équipements)
équipements : penser à bâtir une action progressive,
homogène et raisonnée des équipements et services
pour la ville
en évitant la saturation d’objets / d’informations / de
sollicitations
lieux
privilégiés de rencontre des habitants et de
développement du lien social
Conjuguer les différentes fonctions accueillies
dans ces espaces
traitement
qualitatif des espaces publics
accessibilité
LES ENJEUx SPéCIFIQUES
ET COMPLéMENTAIRES
DU NUMéRIQUE
DANS LES ESPACES PUBLICS :
Enrichir les éléments techniques (mobiliers)
présents dans les espaces publics, pour faciliter
le fonctionnement urbain et la vie en ville
nouveaux services en ces lieux,
renforçant leur attractivité
valorisation des éléments
qualitatifs et patrimoniaux présents dans l’espace
public
Fiche 5 - Espaces publics
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2. L’ECLAIRAGE PUBLIC
INTELLIGENT
L’éclairage public comprend l’ensemble des
moyens d’éclairage mis en œuvre dans les
espaces publics, à l’intérieur et à l’extérieur des
villes, très généralement en bordure des voiries et
places, nécessaires à la sécurité ou à l’agrément
du citoyen.
Aujourd’hui, la majorité des villes sont équipées
et de nouveaux enjeux se posent, notamment
celui de la réduction de l’empreinte énergétique
préservant cependant un niveau de confort
acceptable.
Les entreprises d’équipements publics se sont
donc penchées sur la question et plusieurs types
d’innovation ont vu le jour dans ce domaine :
d’éclairage de type LED
(fortement réducteur de consommation
Eclairage public à puissance variable
(selon la détection d’une personne, l’intensité
Dalles de trottoir intégrant des capteurs de
mouvement transformant l’énergie cinétique
du passant en énergie permettant d’alimenter
des lampadaires (et/ou des batteries).
Certains lampadaires sont parfois même munis
de caméras détectant l’arrivée des cyclistes
ou des piétons pour commander l’éclairage
progressif des lanternes LED le long de la voie,
au fur et à mesure de l’avancée de l’usager.
L’utilisation de ce type de technologie permet
de graduer la puissance de l’éclairage point par
point en passant de 10 % en éclairage en veille,
à 100 % (ou à 50 % selon les horaires) lorsqu’une
présence est détectée. Le niveau d’éclairement
évolue en même temps que l’usager.
Face aux enjeux énergétiques et de sur-
éclairage dans certaines zones, des solutions
techniques existent et permettent de préserver
l’environnement naturel nocturne et la
biodiversité, en limitant la « pollution lumineuse»
tout en maintenant les conditions de sécurité
pour les habitants.
1. L’ABRIBUS CONNECTE
L’abribus a peu évolué depuis son apparition.
Aucune fonction supplémentaire n’est apparue
alors que le temps d’utilisation potentiel par les
usagers peut être assez important, notamment
lors de l’attente d’un bus.
Mais, depuis quelques temps, des constructeurs
ont investigué ce marché innovant qui passe par
l’étude des usages des voyageurs.
Les fonctionnalités développées autour de cet
équipement peuvent être encouragées aussi
bien par des collectivités que des compagnies
de transport, des acteurs du tourisme, de la
culture ou des commerces.
Il peut apporter des services tels que :
L’information localisée sur les services
environnants (commerces, restaurants, sorties,
culture, équipements publics…) de manière
L’information sur l’actualité locale et
L’information en temps réel sur les transports
Une connectivité Internet
La recharge d’appareils tels que les
smartphones par prise USB.
Grâce à ces évolutions,
véritables services innovants
recherche d’informations et facilitant l’accès
aux services. La collectivité, jouit quant à elle
d’une image de modernité en développant
une stratégie de services toujours connectés au
citoyen.
Ces équipements du futur ont bien évidemment
des coûts non négligeables. C’est pourquoi,
dans un premier temps, il est important de réaliser
des expérimentations dans des lieux phares de la
ville, possédant une fréquentation importante et
caractérisés par une mixité des utilisateurs, avant
d’envisager une généralisation.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : Concept Abribus,
place de la Bastille, Paris
PORTEUR DU PROJET : Ville de Paris
DESCRIPTION : Apporter du service au citoyen
dans un abribus. Installation par JC Decaux
d’un prototype d’abribus place de la Bastille,
à Paris.
MODALITéS DE L’ACTION :
à projet « mobilier urbain » lancé par la Ville de
Paris.
à Internet, dont 3 sont tactiles pour permettre
aux usagers d’accéder à des informations,
autant sur les transports de la RATP (bus, métro,
RER, etc…) et les Vélib’, que sur les commerces,
restaurants et services à proximité de l’arrêt.
Espacespublics
47
48
gLOSSAIRE :
Une diode électroluminescente, plus connue
sous l’appellation Del ou Led (light-emitting diode),
désigne un composant optoélectronique qui permet
l’émission de lumière monochromatique. Les Led font
partie des dispositifs d’éclairage les plus performants
du point de vue énergétique, car elles convertissent
très peu d’électricité en chaleur.
Littéralement «téléphone intelligent»,
les smartphones sont des téléphones évolués qui
possèdent des fonctions similaires à celles des assistants
personnels. Certains peuvent lire des vidéos, des MP3
OUTILS ET SERVICES
DU MOBILIER URBAIN :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
les abribus connectés,
des expérimentations dans les lieux de passages
fréquents (quartier de gare, gare routière…)
peuvent être mises en œuvre pour sensibiliser
dans un premier temps à ces nouveaux usages et
urbain innovant.
Le travail de concertation avec les commerces
-
d’intégrer le plus de fonctionnalités informatives,
le but étant de faire de cet équipement une vé-
ritable plateforme d’informations à forte valeur
ajoutée pour l’usager.
l’éclairage public intelligent,
le schéma consiste à moderniser les candélabres
existants en leur adjoignant par exemple des
fonctionnalités de détection de luminosité ou
existantes en lampes LED.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : système d’éclairage public intelligent (ETDE)
PORTEUR DU PROJET : ETDE
DESCRIPTION : ETDE, pôle énergies et Services de Bouygues Construction, vient d’équiper la ville de Vif, en Isère, d’un
système d’éclairage public intelligent à détection automatique sur une distance record : 1,5 km de voie piétonne et
cyclable.
EFFICACITé DE L’éQUIPEMENT :
besoin en énergie des sources LED (une puissance de 40 W au lieu de 100 W pour les sources traditionnelles) et grâce à
l’activation et la gradation de l’éclairage uniquement en cas de besoin.
- 60 % de consommation énergétique par rapport à des luminaires classiques pour un fonctionnement à 100 %
- 95 % de consommation énergétique par rapport à des luminaires classiques pour un fonctionnement à 10 %
au repos.
Fiche 5 - Espaces publics
48
49
serviCes publiCs
Fiche 6
49
50
D
ispenser des services publics est donc la
première mission des collectivités locales,
gestionnaires des villes. Services payants
ou non, de manière directe ou indirecte, les
services publics ont comme point commun
de ne pas rechercher en premier la rentabilité
mais au contraire de délivrer une prestation
indispensable pour le bon fonctionnement de la
vie en communauté.
Les habitants des villes et des territoires
développent le plus souvent un fort attachement
pour ces services publics, dont l’accessibilité
à tous est perçue comme étant au cœur de
l’égalité républicaine et du contrat social tacite
existant entre les citoyens et les pouvoirs publics.
Utilité sociale, la présence des services publics est
également gage d’attractivité économique. De
récentes recherches (« Tableau de bord 2011 de
l’attractivité de la France » – Centre d’analyse
stratégique) montrent que les investisseurs
critère incitatif
d’une implantation en France la présence en
nombre de services publics de qualité.
La présence, le maintien et le renforcement de
ces services publics est donc un des enjeux d’un
véritable développement durable dans les villes
et les territoires. Cet enjeu s’inscrit néanmoins
dans le contexte d’une société de plus en plus
confrontée aux contraintes économiques,
sont souvent mises
en avant comme un des moyens pour améliorer,
voire simplement maintenir, la présence de ces
services.
Les outils numériques sont ainsi de plus en plus
mis à contribution, à travers par exemple le
développement de la e-administration. Certains
services publics, et notamment des démarches
rendus accessibles de manière simple, rapide et
à toutes heures via Internet.
Les usagers peuvent également être invités
à devenir acteurs de l’amélioration des
services publics, en faisant remonter de
manière dynamique les doléances aux
services municipaux concernés. Les nouvelles
technologies peuvent également aider la
collectivité et les sociétés délégataires à optimiser
leurs fonctionnements.
et accessibles à tous est indissociable de la
possibilité, pour les usagers, de pouvoir accéder
à un interlocuteur physiquement présent et
pleinement disponible pour répondre à chaque
préoccupation. Néanmoins, utilisé de manière
complémentaire, le numérique constitue un
outil permettant de renforcer la présence et
l’accessibilité aux services publics5
.
Les services pubLics
dAns lA ville numérique durAble
, incarnant la mise en commun de
moyens visant à proposer des services accessibles à l’ensemble des citoyens.
LES ACTEURS INCONTOURNABLES :
locales et autres services publics
matériels informatiques
A NOTER :
5
Conduit de 2009à 2011 par le Kent County
Council (Royaume-Uni), le Conseil Général
du Pas-de-Calais, les Communautés
d’Agglomération de Saint-Omer et de
Communes du Canton de Fauquembergues,
l’Agence d’Urbanisme et de Développement
de la Région de Saint-Omer (France),
le programme européen INTERREG IVA
des 2 Mers «CBOOPSD» était consacré à
l’amélioration de l’accessibilité des services
publics des deux côtés de la Manche. A
l’occasion de cette démarche, plusieurs
critères et leviers d’accessibilité ont pu
être mis à jour, parmi lesquels le numérique
qui présentait de réelles opportunités et
qui a permis la mise en place de plusieurs
expérimentations.
Fiche 6 - Services publics
50
51
Carte d’adhérent multiservices (Coliséum - espace de loisirs
et sports - dans un premier temps, puis le zoo, le musée,
Tourisme et les transports)
Source : Amiens.fr
Fonctionnement de la pesée embarquée de déchets
Source : cc-ribeauville.fr
Schéma du
développement de la
matériel informatique
Source : ordi2-0.fr
Servicespublics
Chaque bac es équipé d’une puce qui permet
4 : Traitement des données
Les données sont rassemblées et communiquées
avec la facturation
3 : gestion des informations
Le système informatique du camion associe à
chaque ménage le poids d’ordures ramassées
2 : Pesée
Les bacs sont pesés de manière automa-
tique lors du levage avant d’être vidés
51
52
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS :
administrations et collectivités, pour favoriser
l’interopérabilité des systèmes et la simplicité d’accès et
d’utilisation par les usagers
publics dématérialisés
(agents des collectivités, citoyens)
Maintenir la présence des services publics au
sein des villes et des territoires, en optimisant les
moyens
l’accessibilité des services publics
LES ENJEUx SPéCIFIQUES
ET COMPLéMENTAIRES
DU NUMéRIQUE POUR
LES SERVICES PUBLICS :
de l’accessibilité
et à la facilité d’utilisation des services publics
Les enjeux de La
thématique
serviCes publiCs
SERVICES PUBLICS : ExEMPLES CHOISIS
Les citoyens sont des usagers des services publics rendus par les collectivités locales. En effet, chaque
dans un cadre harmonieux : transport, traitement des déchets, culture, tourisme, développement
économique…
Les services publics sur mobile commencent à apparaître dans les grandes villes. Avant l’avènement
de ces supports, de nombreux projets portant sur la mise en œuvre de Cartes de Vie Quotidienne
(CVQ) ont fait leur apparition dès 2003-2006. La déclinaison sur mobile des services portés par ces
cartes est aujourd’hui une actualité concrète grâce au développement de la technologie NFC et
fait l’objet du premier exemple présenté (1).
Un second exemple sur le réemploi du matériel informatique montre comment le numérique peut
LES POINTS DE VIgILANCE :
déployée avec les autres stratégies locales
(traitement des déchets, gestion de la relation
avec les citoyens dans les différents domaines de la
collectivité)
Fiche 6 - Services publics
52
53
1. LA CARTE DE VIE
QUOTIDIENNE (CVQ)
Au début des années 2000, de nombreux projets
expérimentaux ont été réalisés sur la mise en
place d’un support unique commun à un certain
nombre de services proposés par les collectivités
locales.
Ces projets portaient le nom de Carte de Vie
Quotidienne (CVQ). Pour la plupart magnétiques,
ces cartes permettaient entre autre de :
de certains services
(exemples : restauration scolaire, transport
notamment dans
les bibliothèques, médiathèques, centres
(visites de
publics
(piscines, centres sportifs, ...).
Ces expérimentations se sont révélées
complexes dans leur mise en œuvre, et leur
diffusion et se sont heurtées à un certain nombre
de problèmes : organisation des collectivités,
portage et implication des acteurs, mécanismes
services, accompagnement des utilisateurs,…
Cependant, la CVQ pourrait prochainement
prendre une nouvelle forme puisque son
évolution, de support physique à support
dématérialisé sur mobile, est en cours. En effet,
avec l’arrivée des smartphones équipés de NFC
(technologie sans contact), la transposition des
services portés par ces cartes est possible, ce qui
permet de faire évoluer la gamme de services.
Entre autres :
pour le
paiement de certains services et permettre
la consultation du solde directement depuis
le mobile de l’utilisateur. Le paiement est
également accessible pour l’ensemble
des achats de la vie quotidienne (courses,
boulangerie, ...). Le téléphone devient alors
une vraie « carte bancaire », à l’image de
l’expérimentation en cours d’expansion de
par exemple des places de
stockant
dématérialisé »
diverses en
lien avec les services auxquels aura souscrit
l’utilisateur.
2. LE REEMPLOI
INFORMATIQUE
Les Déchets d’Equipements Electriques et
Electroniques (DEEE) sont aujourd’hui présents
partout dans notre environnement en raison
de la profusion croissante des matériels
technologiques et de l’accélération des cycles
de production d’outils de plus en plus performants
et innovants : ordinateurs, serveurs, connecteurs,
téléphones mobiles, plus récemment tablettes,
puces RFID,….
L’une des catégories les plus importantes
(parmi les 10) de ces DEEE sont les produits dits
«produits gris », correspondant aux équipements
informatiques et de télécommunication.
Lorsque ces équipements issus des TIC deviennent
obsolètes, inopérants ou ne sont plus désirés,
ils peuvent encore représenter une valeur
économique et doivent être traités de manière
appropriée.
Après la collecte d’un ordinateur usagé auprès
de son ancien détenteur, le réemploi est l’option
de traitement prioritaire.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : Cityzi (Nice)
PORTEUR DU PROJET : Ville de Nice
DESCRIPTION : Mise à disposition de services
aux citoyens et touristes de la ville par
l’intermédiaire des téléphones mobiles sans
contact
MODALITéS DE L’ACTION :
(acheter, charger et valider les titres de
transport sur le mobile, accéder à l’information
en temps réel)
dans différentes locations (abris bus, magasins,
lieux touristiques/monuments historiques,
Musée d’Art Moderne de la Ville de Nice)
(vidéos, photos, commentaires audio)
VIDéO DE PRéSENTATION DU SERVICE :
Servicespublics
53
54
gLOSSAIRE :
Programme national de lutte contre
la « fracture numérique » proposant que chaque
personne et foyer puissent disposer d’un ordinateur,
d’un accès individuel ou collectif à l’Internet et d’un
accompagnement aux usages de l’Internet.
COMMUNICATION OU COMMUNICATION EN CHAMP
PROCHE) :
à courte portée et haute fréquence, permettant
l’échange d’informations entre des périphériques
jusqu’à une distance d’environ 10 cm. Bouygues
Telecom, NRJ Mobile, Orange et SFR (les quatre
en moins de deux ans plus d’un million de smartphones
compatibles NFC.
OUTILS ET SERVICES
DES SERVICES PUBLICS :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
et des professionnels concernant le réemploi de
matériel informatique sont primordiales pour pro-
mouvoir ce nouvel usage de nos DEEE. En effet,
dans la perception collective des déchets, peu
de personnes connaissent aujourd’hui ce circuit
de valorisation très important pour le développe-
ment de l’Economie Sociale et Solidaire.
être relativement complexe, dépendant forte-
ment de l’intégration ou non de la fonctionna-
lité permettant le paiement de prestations et de
la diversité des systèmes de billettique existants.
Il est conseillé d’expérimenter la mise en œuvre
d’une CVQ physique avant le déploiement des
services sur les mobiles sans contact.
Pour cela,
reconditionnement et de redistribution adaptées
au territoire se sont récemment développées, se
traduisant par la création de structures (souvent
de type associatives ou coopératives) qui
s’occupent de collecter et retraiter ces matériels.
En parallèle, des actions de sensibilisation auprès
du grand public et des entreprises sur l’intérêt et
les enjeux du reconditionnement ou du recyclage
du matériel numérique sont organisées pour
permettre aux reconditionneurs de trouver la
«matière première». Pour y parvenir, les territoires
et les structures de reconditionnement peuvent
s’appuyer sur des outils existants tels qu’Ordi 2.0,
en France.
Ce secteur du réemploi répond à l’intérêt
croissant des consommateurs pour les
puissantes, contribuant à rendre les équipements
rapidement obsolètes. Il permet aussi de créer
de nouveaux emplois dans les territoires.
il est envisageable de créer des opérations
d’équipement de foyers
demandeurs de s’initier à ces nouvelles
technologies grâce à la mise à disposition d’un
matériel informatique recyclé et fourni à moindre
coût.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : Ville d’Issy-les-
Moulineaux
PORTEURS DU PROJET : Issy-les-Moulineaux et
Communauté d’Agglomération Arc de Seine
DESCRIPTION :
informatique usagé auprès des résidents de la
résidant dans les communes partenaires en
fonction de critères sociaux (prix subventionné
d’une soixantaine d’euros inférieur en réalité au
coût réel du reconditionnement, estimé à une
assurés par HP France.
CôTé CHIFFRES :
avec les normes environnementales dans des
pour être redistribué aux ménages les plus en
de la mairie d’Issy-les-Moulineaux.
Fiche 6 - Services publics
54
55
tourisme
Fiche 7
55
56
L
e tourisme ne constitue cependant pas une
activité économique comme les autres.
Loin d’être « hors sol », son développement
s’appuie et se nourrit le plus souvent du patrimoine
et de l’identité d’un territoire.
Cette activité offre ainsi de réelles opportunités
pour préserver et valoriser les richesses et les par-
ticularités architecturales, naturelles et culturelles
d’une ville et d’un terroir.
Ce patrimoine ne doit cependant pas être
vu sous le seul angle économique, puisqu’il
constitue avant tout les fondements de la culture
d’un territoire, de son identité et du lien social
entre les habitants. C’est peut-être dans cette
complémentarité que repose le secret d’un
«tourisme durable » dans un pays dit «développé »
tel que la France : se préserver de la dénaturation
(« La Planète disneylandisée : chroniques d’un
tour du monde » – 2006 - Sylvie Brunel)mais
favoriser au contraire l’activité économique du
territoire en la conjuguant avec la préservation
des richesses patrimoniales.
Cette opportunité peut ainsi être saisie par
de nombreux territoires. En plus du tourisme
«classique» sur les littoraux ou dans les zones de
montagne, se sont ainsi développés ces dernières
années le tourisme « vert » à la campagne et le
tourisme urbain.
La ville elle-même devient ainsi un centre
d’attraction pour les touristes, à la condition
valeur et accessibles.
Dans ce contexte, les acteurs du tourisme
considèrent souvent que le numérique a
révolutionné les comportements à la fois des
clients et des offreurs.
Internet est ainsi devenu un des principaux
moyens pour la recherche d’une destination, la
réservation d’une prestation, la préparation d’un
voyage « avant ».
l’offre « une fois sur place », en permettant de
rendre plus accessible, valoriser ou enrichir
l’existant « pendant ». Le numérique offre
également des possibilités de penser à «l’après»,
avec par exemple le partage d’avis sur
l’expérience vécue.
Le tourisme
dAns lA ville numérique durAble
Le tourisme constitue aujourd’hui une activité économique majeure, notamment dans un pays comme la
France qui demeure une des premières destinations touristiques mondiales. Son poids dans l’économie s’avère
ainsi incontournable («Le poids économique et social du tourisme» – 2010 – Conseil National du Tourisme). Face
aux incertitudes provoquées par la dynamique de mondialisation de l’économie, le tourisme offre également
l’avantage de créer des emplois non délocalisables (« Economie résidentielle : du diagnostic à la stratégie » –
2011 - ETD) .
LES ACTEURS INCONTOURNABLES :
restaurateurs, gestionnaires d’équipements,
etc. …)
commerçants, artisans,...
Fiche 7 - Tourisme
56
57
Exemple de réalité augmentée sur mobile (application gratuite CultureClic)
Déclaration des interrogés
concernant l’usage du mobile
Source : Etude Google (2011)
Tourisme
57
58
développement économique
de la ville et du territoire, de manière directe ou
indirecte
valorisation et de
préservation du patrimoine et de l’identité,
dans une perspective économique, culturelle et
sociale
LES ENJEUx SPéCIFIQUES
ET COMPLéMENTAIRES
la promotion et l’accessibilité de
l’offre touristique par la fourniture d’un service
contextualisé et personnalisé (grâce à la
géolocalisation notamment)
d’enrichir
l’offre et le patrimoine existant
de valorisation touristique
tout en permettant éventuellement la
préservation d’un patrimoine fragile
nouvelles
«attractions »
Apporter de l’information au touriste tout au
long de son parcours sur le territoire (grâce
à un nouveau canal de communication
complémentaire de ceux existants)
Les enjeux de La
thématique tourisme
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS :
moyen de communication complémentaire de ceux
existants (assurer la continuité dans l’usage)
parties prenantes du projet et accompagnement dans
l’utilisation du service mobile
LES POINTS DE VIgILANCE :
attentes et besoins des citoyens
TOURISME : ExEMPLES CHOISIS
Les initiatives numériques sur le tourisme sont nombreuses (portails touristiques, vitrines marchandes mettant
en avant les savoir-faire locaux, propositions d’itinéraires de randonnée, chasses au trésor, jeux,….). L’accès
croissant aux nouvelles technologies mobiles grâce à l’évolution constante des terminaux mobiles et des réseaux
de communication permettant l’accès à Internet en situation de mobilité (couverture 3G, demain 4G/LTE)
permet l’émergence de nouvelles offres de services mobiles qui viennent compléter l’offre « classique » existante
(brochures, Web,...).
L’enjeu est aujourd’hui pour les territoires d’offrir au touriste la capacité de disposer de services de qualité,
ergonomiques, faciles à utiliser, « sans couture » (principe de continuité géographique), personnalisés en fonction
de ses besoins propres, contextualisés selon le lieu où il se trouve et au moment qu’il choisit, et intégrés (ex : offre
«loisir familial et hébergement », offre « patrimoine et restauration », offre « sport et hébergement de plein air »,…).
Les services mobiles présentés fournissent une illustration de ce qu’il est aujourd’hui possible dans les territoires en
matière numérique en faveur du développement du tourisme :
1. Service mobile permettant de recenser et de promouvoir l’offre touristique disponible sur le territoire ;
2. Service mobile permettant la découverte du territoire.
Fiche 7 - Tourisme
58
59
2. SERVICE MOBILE
PERMETTANT LA
DECOUVERTE DU TERRITOIRE
Un bon moyen de permettre aux touristes de
découvrir ou redécouvrir un territoire est la
réalisation de parcours touristiques.
Ces derniers peuvent être sportifs, thématiques
(culinaires, historiques, ...), pensés pour différents
moyens de déplacement (vélo, moto, voiture, à
pied, à cheval,...).
L’intégration d’aspects plus ludiques (notamment
le jeu) peut également constituer une piste
manière de mettre en avant les richesses d’un
territoire.
Ces outils accessibles sur mobile peuvent être :
tourisme) proposant la réalisation de parcours
faisant découvrir certains points d’intérêt
méconnus du territoire : l’utilisateur recherche
des « trésors » placés dans des caches en
utilisant la réalité augmentée et / ou les puces
intelligentes telles que les RFID par exemple.
Ces services peuvent être imaginés à plusieurs
échelles territoriales, en proposant néanmoins
une certaine diversité dans le choix des itinéraires
(par exemple sur un cœur urbain étendu, une
Communauté de Communes rurale).
1. SERVICE MOBILE
PERMETTANT DE RECENSER
ET DE PROMOUVOIR
L’OFFRE TOURISTIQUE
DISPONIBLE
SUR LE TERRITOIRE
La mise en œuvre de ce service doit permettre
à l’ensemble des prestataires touristiques qui
composent « l’offre touristique locale » de
communiquer avec les touristes en situation
de mobilité et ainsi de poursuivre une relation
potentiellement initiée par le biais d’un autre
Cette communication peut prendre plusieurs
formes :
(sportives,…)
disponibles dans un rayon donné autour de la
un évènement particulier qui aura lieu
prochainement sur le territoire.
Les exemples cités ci-contre doivent néanmoins
venir en complément d’outils de communication
traditionnels
soit le support utilisé par le touriste.
Ces services peuvent se développer à plusieurs
échelles territoriales. On peut, par exemple,
imaginer un service présentant un monument
remarquable du territoire ou encore un
service recensant l’ensemble des prestations
disponibles sur le territoire (échelle d’une
commune, Communauté de Communes, Pays,
Département, voire Région).
ExEMPLE DE RéFéRENCE : iRhône
PORTEUR DU PROJET : Rhône tourisme
DESCRIPTION :
tourisme rhodanien mettant à disposition
des informations touristiques thématiques et
géolocalisées.
FONCTIONNALITéS DU SERVICE :
position du touriste (issues du Système
d’Information Touristique de la région
informations importantes d’un point d’intérêt
PRéSENTATION VIDéO DU SERVICE :
Tourisme
59
60
OUTILS ET SERVICES
DU TOURISME :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
en œuvre. Les prestataires spécialisés maîtrisent
l’ensemble des aspects technologiques spéci-
pour le guidage et la géolocalisation, utilisation
de l’appareil photo pour la réalité augmentée,
utilisation de la connectivité 3G pour rechercher
et actualiser de l’information,…).
une attention particulière doit être
portée sur le contenu à promouvoir sur le sup-
port mobile. Les informations doivent être créées,
de disposer d’un outil dynamique et vivant.
Elles doivent aussi apporter une valeur ajoutée
par rapport aux canaux d’information tradition-
nels en offrant une information fraîche, brève et
d’actualité.
le plan technologique lorsqu’ils doivent se com-
biner avec d’autres technologies telles que les
puces RFID et lorsqu’ils doivent s’interfacer avec
les systèmes d’information touristique existants.
sur le plan de l’ergonomie, de la maniabilité et
du design. Il faut, en effet, qu’ils apportent une
réelle valeur ajoutée aux touristes et qu’ils soient
suppose que des touristes et des professionnels
du tourisme qui connaissent bien leurs pratiques,
soient impliqués dans la conception et la mise en
œuvre des services.
territoires, y compris pour les territoires moins bien
couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à cer-
taines techniques bien connues des prestataires
(services fonctionnant en mode « cache » par
exemple).
gLOSSAIRE :
Moyen utilisé par le mobile pour se
connecter à Internet. Débit théorique : 2 Mb/s.
Réseau mobile de nouvelle
génération permettant au mobile de se connecter
à Internet avec des débits importants et donc une
meilleure qualité de service. Débit théorique : 100
Mb/s.
Il permet au mobile d’utiliser des
données stockées directement dans le téléphone,
sans avoir à « charger » des données depuis Internet.
Adapté aux territoires ayant une couverture 3G
incomplète ou faible, il permet à l’utilisateur d’accéder
aux informations présentes dans l’application sans
avoir besoin d’une connexion Internet.
Superposition d’une image
virtuelle (2D ou 3D) sur une image réelle en temps réel.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : ESCAPADO
PORTEURS DU PROJET : Comité d’Expansion Touristique et Economique de la Drôme Provençale et Association pour
le Développement Touristique du Haut-Vaucluse
DESCRIPTION : Application permettant la consultation et le téléchargement des balades et randonnées en Drôme
Provençale et Haut-Vaucluse.
FONCTIONNALITéS DU SERVICE :
PRéSENTATION VIDéO DU SERVICE :
Fiche 7 - Tourisme
60
61
Culture et eduCAtion
Fiche 8
61
62
C
ette culture peut prendre différentes
formes
parfois de culture des élites à des formes
de culture plus populaires ou informelles.
La culture peut même devenir le moteur
d’un projet de développement urbain et
territorial, pensé autour de la création et du
rayonnement d’un grand équipement ou d’une
les cas de Bilbao avec le musée Gugenheim,
Metz avec le centre Pompidou, Lens avec le
Louvre ou Lille avec le dynamisme né du label
«capitale européenne de la culture ». Au-delà de
l’aspect social, la culture est ainsi également un
levier d’attractivité pour des villes qui souhaitent
se positionner comme « créatives ».
La ville est également un lieu d’éducation
et d’enseignement, à travers notamment la
présence des lieux de formation. Les universités
se sont ainsi historiquement développées dans les
grands centres urbains, leur apportant parfois un
sont conduites pour ouvrir l’université sur la ville,
en renforçant les liens et les porosités physiques (à
travers les formes urbaines et architecturales des
campus) mais également invisibles (ouverture
des cours au grand public, création d’universités
populaires …).
Pour la ville durable, l’enjeu principal semble
devoir être la préservation de cette richesse
culturelle mais aussi le renforcement de son
accessibilité et de sa diffusion à l’ensemble
de la population. Cela peut passer par un
accès renforcé aux lieux dédiés à la culture
et l’éducation, mais également à une facilité
offerte de pouvoir lire la richesse culturelle dans
la ville elle-même.
Les habitants peuvent également être incités à
devenir acteurs de cette production artistique,
étant ainsi progressivement sensibilisés à la
richesse de leur ville.
Au-delà des grands équipements, la ville durable
doit faire une place à l’ensemble de la culture qui
l’ensemble de la ville, et lui offre une richesse et
une diversité précieuse.
Les nouvelles technologies sont mises à
contribution de ce mouvement au service de
la connaissance, de l’enseignement et de la
culture. Initiatives de collectivités, d’artistes ou
de citoyens, des projets sont menés pour outiller
découvrent d’une nouvelle manière la richesse
culturelle de leur environnement proche et
deviennent parfois des artistes à travers des
créations virtuelles rattachées à un lieu physique.
Le monde de l’éducation s’appuie également
sur les TIC pour favoriser une diffusion et un plus
grand accès au savoir, que ce soit sur le fond
(accès à des ressources) ou la forme (accès
facilité au monde des études et aux lieux de
formation).
La cuLture et L’éducation
dAns lA ville numérique durAble
Au-delà d’être un objet technique, la ville est également un objet culturel. Son bâti, son histoire, ses traditions,
créations culturelles.
LES ACTEURS INCONTOURNABLES :
l’Enseignement Supérieur et de la Recherche,
de la Culture)
étudiantes)
sportives, activités culturelles,….)
-
ments, Intercommunalités, Communes)
Fiche 8 - Culture et éducation
62
63
Site web mobile de la région Rhône
Alpes concernant la formation et
l’entreprenariat
Portail étudiant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Informations sur le logement, l’orientation, la vie associative,….
Cultureetéducation
63
64
culture et
au savoir
présence d’une offre culturelle
Favoriser de nouvelles formes d’accès, rendant
la culture et la connaissance plus attractives
LES ENJEUx SPéCIFIQUES
ET COMPLéMENTAIRES
POUR LA CULTURE ET L’EDUCATION :
renforcement de l’accessibilité
culturelle et de l’offre de connaissances
nouveaux outils ludiques permettant
aux citoyens de devenir des acteurs de la
création culturelle et artistique
Les enjeux de La
thématique
Culture et eduCAtion
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS :
partenariat avec les collectivités territoriales dans
le cadre des PRES, et potentiellement par les
prestataires de services concernés par le projet
projet (professeurs, étudiants, professionnels du
logement, de l’emploi,…)
besoins réels des élèves
LES POINTS DE VIgILANCE :
avec les stratégies locales en matière d’éducation et de
formation et les attentes et besoins des étudiants et des
professionnels
de traitement des données personnelles (application de
l’opt-in) locales à l’échelle du territoire et les attentes et
besoins des citoyens
touristes) dans la conception des services
EDUCATION : ExEMPLES CHOISIS
thématique sur laquelle le développement de services mobiles se fait encore attendre. En effet, à part quelques
grandes universités pour lesquelles l’offre de services numériques fait partie des projets de « campus numérique
», les services mobiles pour les étudiants et les acteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur ne sont pas
encore répandus et les bouquets de services sont rares.
Néanmoins, les exemples de services qu’il serait envisageable de porter sur mobile sont nombreux. L’enjeu est
en effet d’offrir aux élèves comme aux enseignants et au personnel de l’éducation, un accès à de l’information
sur la vie éducative et la vie quotidienne qui puisse être contextualisée et personnalisée selon leurs besoins. Le
lycée, le campus deviennent ainsi « ubiquitaires » en répondant aux exigences de la vie quotidienne des acteurs
du monde éducatif.
d’un territoire ;
quotidien.
Fiche 8 - Culture et éducation
64
65
ExEMPLE DE RéFéRENCE : UNIVMOBILE
PORTEUR DU PROJET : Université numérique Paris
Ile-de-France
DESCRIPTION : Application et site mobile
permettant aux étudiants d’accéder à
certaines informations concernant leur
université.
FONCTIONNALITéS DU SERVICE : L’application
regroupe au sein d’une même interface
quelques services numériques mobiles :
-
ACCèS AU SERVICE :
2. SERVICE MOBILE
PERMETTANT A UN
ETABLISSEMENT DE FOURNIR
A SES ETUDIANTS DES
INFORMATIONS RELATIVES
A SON QUOTIDIEN
étudiants, les établissements scolaires se sont
régulièrement appuyés sur les Environnements
Numériques de Travail (ENT). Ces ENT, véritables
« compagnons » des élèves et supports de
travail des professeurs, offrent de nombreuses
fonctionnalités, plus ou moins poussées en
fonction du cursus de l’élève (depuis l’école
primaire jusqu’aux études supérieures).
On retrouve notamment des fonctionnalités
comme :
et la localisation des salles et des
pour les échanges
(ressources
en ligne
de l’élève (carnet de
notes, relevé des absences,…).
Certaines de ces fonctionnalités pourraient tout
quotidien de l’étudiant. On peut, par exemple,
imaginer un service permettant de consulter en
permanence son agenda, recevoir ses dernières
notes sur son mobile ou encore accéder à sa
messagerie, à son bureau personnel,....
L’intégration de moyens de paiement sur les
nouvelles générations de mobile grâce au NFC
pourrait aussi permettre à l’étudiant de régler
certains services comme la restauration par
l’intermédiaire de son mobile.
1. SERVICE MOBILE
PERMETTANT DE RECENSER DES
INFORMATIONS EN LIEN AVEC
LA FORMATION/VIE ETUDIANTE
A L’ECHELLE D’UN TERRITOIRE
L’offre liée à l’éducation sur un territoire peut
et sa famille. Bien souvent les informations
disponibles sont propres à une université, une
école, un lycée, plus rarement aux situations de
vie de l’étudiant. Les informations nécessaires
et utiles sont variées suivant la provenance de
l’étudiant (local ou hors région, voire étranger),
sa formation (école spécialisée, lycée, université),
ses ressources (aide au logement, nécessité de
trouver un emploi), …
La mise en œuvre d’un service mobile pourrait
représenterunnouveaucanaldecommunication
d’un projet de plus grande ampleur qui viserait
à créer un site Internet portail en tant que porte
d’entrée unique centralisant l’ensemble des
informations nécessaires à un étudiant lorsque
celui-ci démarre son cursus dans une structure
éducative présente sur le territoire.
Les informations présentées pourraient porter sur:
-
savoir-faire,…
ExEMPLE DE RéFéRENCE : Le portail des étudiants
azuréens
PORTEUR DU PROJET : Mission sur la Recherche
et l’Enseignement Supérieur de la ville de Nice
DESCRIPTION : Service offrant une porte
d’entrée unique à tous les étudiants azuréens
souhaitant s’informer sur la vie étudiante au
sens large
FONCTIONNALITéS DU SERVICE :
aides au logement, ….
l’intermédiaire d’une page Facebook
LIEN : http://etudiants.nice.fr
Cultureetéducation
65
66
OUTILS ET SERVICES
DE LA CULTURE
ET DE L’EDUCATION :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
en œuvre. Les prestataires spécialisés maîtrisent
l’ensemble des aspects technologiques spéci-
pour le guidage et la géolocalisation, utilisation
de la connectivité 3G pour rechercher et actua-
liser de l’information,…). L’interfaçage d’un ser-
vice mobile avec le système d’informations d’un
technique d’un tel projet.
Par ailleurs, la personnalisation et la contextuali-
sation, au-delà du simple accès à l’information,
obligent à mettre en place des technologies qui
imposent de respecter la vie privée de l’informa-
tion (respect de la règle de l’opt-in par laquelle
la personne déclare expressément qu’elle ac-
cepte de recevoir de l’information et/ou d’être
géolocalisée).
-
tée sur le contenu à promouvoir sur le support
mobile. Les informations doivent être créées,
de disposer d’un outil dynamique et vivant. Elles
doivent aussi apporter une valeur ajoutée par
rapport aux canaux d’information traditionnels
en offrant une information fraîche, brève et d’ac-
tualité.
L’ergonomie et le design doivent être de qualité
et adaptés à un public – les jeunes – qui sont déjà
très consommateurs des services numériques et
sont d’autant plus exigeants. L’implication de
panels d’élèves ou d’étudiants pour la construc-
tion du service est essentielle pour disposer d’un
outil qui ne soit pas en décalage par rapport aux
aspirations des jeunes.
les territoires, y compris pour les territoires moins
bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce
à certaines techniques bien connues des presta-
taires (services fonctionnant en mode « cache »
par exemple).
gLOSSAIRE :
Développement réalisé
en fonction des systèmes d’exploitation des
mobiles (les applications développées ne sont
pas multiplateformes). Exemple : une application
développée pour un iPhone (système d’exploitation
iOS d’Apple) sera inexécutable sur un Smartphone
fonctionnant grâce au système d’exploitation de
Google (Android). Cette disparité entre les systèmes
soit développée par système (multiplication des coûts).
Déclinaison du site Internet classique
pour le rendre accessible depuis les navigateurs
Internet disponibles sur les téléphones de nouvelle
génération. Ce type de site permet de s’affranchir
du système d’exploitation sur lequel fonctionne le
Smartphone et donc d’optimiser les coûts. Un site
mobile fonctionne quel que soit le type de téléphone
sur lequel il est consulté. Le seul impératif étant qu’il
dispose d’une connexion Internet et d’un navigateur,
ce qui est le cas pour tous les téléphones de nouvelle
génération vendus dans le commerce.
Plateforme de travail collaboratif respectant un
cahier des charges réalisé dans le cadre des TICE par
le Ministère français de l’éducation nationale. Celui-
ci s’est développé d’abord dans l’enseignement
secondaire et commence à être étendu au sein des
universités. Les fonctionnalités de ces ENT sont diverses.
On retrouve en général :
notes et bulletins, espace de travail
et stockage, absences et retards, agendas,
punitions et sanctions, emplois du temps, relation
avec les parents…
cahier de textes, ressources
pédagogiques, suivi individuel et tutorat, validation
des compétences…
messagerie, forums, listes de
diffusion, blogs, messagerie instantanée, actualités,
annuaire…
ressources numériques, signets,
réservation de matériel, tutorat, gestion du LPC
(livret personnel de compétences), cahier de texte
de la classe, enseignement à distance…
moteur de recherche, gestion des
données personnelles, aide en ligne, tutoriels…
voyages scolaires,
activités associatives et périscolaires
accès aux annuaires de
l’établissement et de l’académie, à un carnet
privés, à un agenda personnel, etc.
Fiche 8 - Culture et éducation
66
67
sAnté
Fiche 9
67
68
L
a ville peut ainsi constituer un facteur
favorable ou non pour la santé de
ses habitants. La forme urbaine peut
favoriser les déplacements actifs et ainsi inciter
à pratiquer une activité physique régulière,
l’architecture peut favoriser un ensoleillement
et une luminosité favorable, la conception des
axes de déplacement et la présence de la
nature peuvent jouer sur les pollutions sonores,
aériennes, …
En ville vivent des personnes dont la santé diffère,
et qui nécessite donc une conception des lieux
et des services adéquats pour être adaptés à
tous.
Cette adaptation se pose également à l’échelle
des bâtiments, qu’il s’agisse de ceux dédiés à
l’accueil d’équipements de santé ou de ceux
ayant comme vocation le logement individuel.
Même en situation de dépendance et de
handicap, de nombreuses personnes souhaitent
en effet pouvoir demeurer chez elles et dans leur
quartier, où elles ont leurs habitudes et où elles
ont développé une sociabilité qu’elles souhaitent
conserver (celle-ci étant souvent déjà fragilisée
par la maladie).
Penser la ville durable, c’est donc penser une
ses habitants. Cela passe par une conception
raisonnée des bâtiments quelle que soit leur
vocation, des infrastructures de transport (des
plus importantes aux plus locales), de l’intégration
d’aménités environnementales et paysagères …
La ville durable doit être accessible pour
l’ensemble des personnes, mais également
permettre un accès aisé à la fois aux offres de
prévention et de promotion (anticiper et éviter
les problèmes de santé) ainsi qu’au système de
soins (traiter les problèmes lorsqu’ils surviennent).
Dans un contexte de vieillissement
disponibles pour répondre aux enjeux de
santé, les nouvelles technologies sont de plus
en plus envisagées comme une des solutions
mobilisables. Elles peuvent ainsi venir outiller
les professionnels de santé, et favoriser ainsi un
Elles peuvent également être présentes dans
le cadre de vie des personnes, dans l’espace
public ou à domicile.
Certains outils TIC peuvent ainsi contribuer à une
meilleure vie à domicile, voire à un maintien dans
le logement qui aura été rendu plus adapté aux
différentes dépendances.
La santé
dAns lA ville numérique durAble
Etre en bonne santé ne se limite pas au fait de ne pas avoir de maladies. Cela renvoie à un état de bien-être
global de la personne. Les déterminants de la santé sont ainsi nombreux et variés : à l’offre de soins s’ajoutent
besoins matériels …
LES ACTEURS INCONTOURNABLES :
(CCAS,…)
-
dantes
de santé
Fiche 9 - Santé
68
69
Exemple de logement équipé en domotique d’assistance aux personnes âgées
Source : promotelec
Webinage, solution de
communication et de
maintien à domicile pour les
personnes dépendantes
Source : webinage
Robot Kompai
Source : itandco.wordpresse.com
Santé
69
70
pour la santé de ses habitants, à travers sa
conception et son fonctionnement
une vie normale au sein de la
ville pour toutes les personnes, quel que soit leur
état de santé
l’accessibilité à l’offre de promotion
et prévention ainsi qu’à l’offre de soins
LES ENJEUx SPéCIFIQUES
ET COMPLéMENTAIRES
AU SERVICE DE LA SANTé :
Développer des équipements adéquats
permettant une meilleure vie dans l’espace
public et à domicile
Mieux outiller les professionnels de santé
Les enjeux de La
thématique
sAnté
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS :
en lien avec le public cible
bailleurs sociaux
publics d’aide aux personnes dépendantes à
la démarche ainsi que les sociétés de services
spécialisées.
LES POINTS DE VIgILANCE :
la part d’un public de personnes dépendantes (protection
de la vie privée, caractère intrusif de certaines technologies,
en termes d’usabilité et d’ergonomie
ergothérapeutes, médecins libéraux), des professionnels
solutions et services
SANTé : ExEMPLES CHOISIS
Les personnes à mobilité réduite représentent une population importante et croissante en France : les personnes
en situation de handicap sont aujourd’hui environ 6 millions, 1/3 de la population aura plus de 60 ans en 2050, 11
millions de personnes auront plus de 75 ans en 2050 (contre 5 millions en 2005), 4 millions auront plus de 85 ans en
2050 (contre 1 million en 2005, sources : Insee, projection de population 2007-2060 ).
Comment assurer aux personnes qui souffrent de dépendance et dont le nombre s’accroît, une condition de vie
de nouveaux établissements d’accueil est limitée ?
Fiche 9 - Santé
70
71
2. TECHNOLOGIES
AUxILIAIRES DE VIE
Les robots sont des technologies encore
expérimentales dans le monde, mais relèvent le
par le vieillissement de la population.
Conçus pour l’assistance à domicile des
personnes âgées, malades ou handicapées, en
perte d’autonomie, ils sont capables de parler,
d’obéir à des ordres, de se déplacer dans la
maison et d’accéder à des services sur Internet.
Ils mémorisent les rendez-vous, enregistrent la
liste des courses et peuvent même organiser des
vidéoconférences en ligne pour permettre aux
utilisateurs de consulter leur médecin.
Ces projets d’auxiliaires de vie ne sont pas
encore généralisés. En effet, ce sont des projets
complexes alliant des acteurs (industriels et de
recherche) encore peu nombreux sur le marché.
Les potentialités offertes par la robotique sont
immenses, mais les retours d’expériences sont
également peu nombreux et les modèles
économiques permettant une diffusion sur le
marché n’existent pas.
posé par le vieillissement de la population par
l’innovation d’usage (introduction du robot dans
la sphère de la personne dépendante en tant
qu’interface de médiation et de maintien du
contact avec l’environnement) et l’innovation
technologique forte (technologie de rupture).
1. LES PLATEFORMES
D’INFORMATION ADAPTEES
Par l’intermédiaire de sites web et de plateformes
multimédia adaptées, les Technologies de
l’Information et de la Communication offrent des
solutions pour vivre chez soi, tout en restant en
contact avec l’extérieur. Ce besoin de proximité
et d’ouverture vers le monde est particulièrement
demandé par les personnes dépendantes.
Les supports technologiques se sont largement
développés ces dernières années, en particulier
les supports tactiles (comme les tablettes),
facilitant ainsi l’usage du numérique pour des
ordinateur.
Sur le contenu, ces plateformes proposent
l’accès à à l’usage
de personnes dépendantes (réseau de proximité,
jeux, calendrier, pilulier, sites web adaptés...) et
de conversations ergonomiquement adaptées
(mails, appels téléphoniques et visiophoniques).
Les principaux enjeux de ces solutions sont de :
des personnes
dépendantes avec leur entourage (famille,
de
avec l’extérieur par la
visioconférence, vecteur de « présence »
séjourner plus longtemps chez elles et en leur
apportant davantage d’autonomie.
Ces plateformes sont accessibles dans des
logements destinés aux personnes âgées
(EPHAD, lieux de béguinage et domicile des
personnes âgées...) ainsi que pour le grand
public qui souhaite garder le contact avec ses
proches en situation de mobilité réduite.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : WEBINAGE
PORTEUR DU PROJET : Entreprise privée
DESCRIPTION :
les personnes âgées, en fournissant des contenus personnalisables et des bouquets de services tels que : information,
veille des personnes fragiles, lien avec la famille et l’entourage (mail, visioconférence,…), organisation des animations
et interventions à domicile, accès aux commerces et services de proximité,….
professionnels du secteur médico-social.
la distance, et à l’ergonomie pour tous (adaptable à chaque utilisateur : enfant, adulte, senior jeune ou âgé, sur PC
tactile ou non, Mac, tablette Android…).
Santé
71
72
ExEMPLE DE RéFéRENCE : KOMPAï
PORTEURS DU PROJET :
du programme AAL (Ambient Assisted Living) et Agence nationale française de la recherche (ANR)).
DESCRIPTION :
âgées.
est également connecté à Internet et est en mesure d’envoyer un courrier électronique par simple commande
vocale. Il est aussi un robot divertissant : jeux et chants sont parmi ses fonctions ludiques.
intéressant montre déjà l’avenir des robots dans la société de demain.
OUTILS ET SERVICES
DE LA SANTé :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
-
chent aujourd’hui l’humain de manière plus ou
Lorsque
ces technologies deviennent de véritables « au-
xiliaires de vie » pour une catégorie complète de
la population,
primordiale et nécessite des études d’ergono-
mie, d’usabilité et d’acceptation des technolo-
gies poussées.
Ces études, qui consistent à travailler avec des
personnes à mobilité réduite, avec leurs familles
et avec les professionnels qui les entourent (mé-
-
sonnels des services à domicile,…), reposent sur
la prise en compte de parcours d’usage pour
mieux comprendre les pratiques des personnes
et leurs aspirations, et visent à mettre en situation
pour tester l’adaptabilité des produits et services
numériques.
Elles peuvent être engagées dès la conception
en amont des services et se poursuivre tout au
long de leur développement jusqu’à leur mise en
œuvre. Ces analyses doivent être menées par
des professionnels de différentes compétences
(psychologues, cogniticiens, ergonomes, ergo-
thérapeutes, designers,…) souvent issus de labo-
ratoires d’usages.
gLOSSAIRE :
On désigne ici par « Personnes à Mobilité
Réduite », les personnes qui peuvent être empêchées
de leurs mouvements ou de leurs déplacements:
personnes âgées, personnes handicapées, personnes
accidentées, personnes malades.
et industriels en rapport avec la conception et la
réalisation de robots. Dans le domaine industriel,
la robotique produit des automates réalisant des
fonctions précises sur des chaînes de montage. Les
robots peuvent être aussi des engins capables de se
mouvoir dans différents milieux : dangereux (pollués,
radioactifs…), aériens, sous-marins, spatiaux… Outre
l’industrie, la robotique concerne aujourd’hui la
activités de défense militaire ou de maintien de
l’ordre. Elle intéresse également le secteur médical,
pour les prothèses, les assistances aux chirurgiens
du jeu ou de l’agrément (robot ludique). Parmi ses
interaction, information, assistance aux personnes,…
Android est un système d’exploitation
open source utilisant le noyau Linux, pour smartphones,
tablettes tactiles, assistants personnels et terminaux
mobiles, conçu par Android, une start-up rachetée
par Google. D’autres types d’appareils possédant
ce système d’exploitation existent, par exemple des
téléviseurs et des tablettes.
La tablette est un outil numérique avec
lequel l’utilisateur peut surfer sur Internet, lire ses mails,
regarder des vidéos et écouter de la musique. Elle est
en général dotée d’un écran tactile permettant une
3G et/ou du Wi-Fi, la tablette permet d’accéder plus
facilement aux contenus multimédia du foyer à tout
moment et partout dans la maison. Compacte, elle se
transporte plus facilement qu’un ordinateur portable.
On nomme visioconférence
la combinaison de deux techniques : La visiophonie
ou vidéo téléphonie, permettant de voir et dialoguer
avec son interlocuteur. La conférence multipoints
ou conférence à plusieurs permet d’effectuer
une réunion avec plus de deux terminaux. Dans la
pratique, le terme reste toutefois utilisé même lorsque
les interlocuteurs ne sont que deux.
Fiche 9 - Santé
72
73
séCurité et prévention
des risques
Fiche 10
73
74
M
ais au-delà des situations les plus
extrêmes, les questions de sécurité sont
une réalité quotidienne dans les villes :
de l’insécurité aux légères incivilités, des risques
naturels, industriels, des dysfonctionnements liés
aux différents réseaux urbains …
La question est d’autant plus importante qu’un
risque peut avoir des conséquences beaucoup
plus importantes en ville, qui se caractérise par
une concentration élevée de population et donc
de personnes potentiellement impactées. Cette
concentration de population dans un même lieu,
et les activités qui en résultent, sont elles mêmes
potentiellement génératrices de risques.
Le droit à la sécurité, gage d’épanouissement
personnel et enjeu à la fois économique,
social et environnemental, doit donc être posé
dans la perspective de la ville durable. Cette
sécurité doit être assurée sans toutefois créer un
environnement anxiogène et un cadre de vie
aseptisé sous constante surveillance.
Les risques ne pouvant jamais être totalement
maîtrisés, il semble donc préférable :
différentes natures (liés à l’homme, à la
technique, à l’environnement) autant que
possible pour éviter qu’ils ne surviennent :
cette prévention peut passer entre autre par
la conception urbaine et architecturale ainsi
que celle des réseaux urbains, la localisation
des activités, la prise en compte des
contraintes naturelles … Au-delà des actions
« lourdes » et physiquement visibles dans la
ville, une grande importance doit également
être donnée à des actions de prévention et
de sensibilisation qui s’avèrent toutes aussi
importantes.
cela
passe par l’anticipation et la préparation de
plans d’actions d’urgence, comprenant
des populations.
Le numérique peut permettre de développer des
outils favorisant la sécurité. Sans tomber dans des
excès dignes de « big brother » (Dans le célèbre
roman « 1984 » de Georges Orwell, la population
est placée sous constante surveillance du
pouvoir), des technologies telles que la vidéo
surveillance ou la détection de présence peuvent
être installées dans des sites jugés sensibles et où
l’intrusion présenterait une réelle menace pour le
plus grand nombre.
Ces technologies de la communication sont
également un outil précieux pour pouvoir
informer rapidement, si cela s’avère nécessaire,
une situation de crise.
La sécurité et
La prévention des risques
dAns lA ville numérique durAble
Parler de sécurité en ville peut renvoyer à certaines images de ghettos urbains en proie à l’insécurité et à la
violence quotidienne. Loin d’être une généralité, ces situations existent cependant bel et bien dans certaines
agglomérations. Cette question de la sécurité s’avère ainsi sensible, revenant d’ailleurs de manière cyclique
dans le débat public.
LES ACTEURS INCONTOURNABLES :
gestionnaires de sites sensibles ou de réseaux
urbains majeurs
du bâtiment (GTB) et de sécurité
Fiche 10 - Sécurité et Prévention des risques
74
75
Service StreetCare permettant une localisation et une caractérisation des incidents relevés par
l’intermédiaire d’une photographie
Possibilité pour les citoyens de remonter des alertes depuis leur mobile et de suivre le traitement des
travaux par les services de la ville
Application iPhone ALERTES C!TOYENS
dont l’objectif est d’avertir les utilisateurs
concernant des risques potentiels (qualité de
l’air, risque d’inondations, rappel de produits,
etc.)
Possibilité de recevoir des alertes émises sur un
déplacement enregistré (exemple sur le trajet
domicile - travail)
Source : alerte citoyens
Sécuritéetpréventiondesrisques
75
76
facteur
d’épanouissement personnel et collectif
Appréhender la totalité des risques, pouvant
être générés par l’homme, la technique ou la
nature
ne pas créer de
cadre de vie anxiogène et appauvri
leviers offerts par une bonne
conception urbaine, architecturale, une
… sans oublier
l’importance de la prévention et de l’information
LES ENJEUx SPéCIFIQUES
ET COMPLéMENTAIRES
AU SERVICE DE LA SéCURITé ET DE LA
PRéVENTION DES RISQUES :
prévenir les
risques et de participer à la sensibilisation ou à la
bonne réaction des populations lors de situations
de crise
mais offrant
également des garanties quant au respect des
libertés individuelles
Les enjeux de La
thématique séCurité et
prévention des risques
LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS :
comme parties prenantes du projet
cahiers des charges des opérations de bâtiments
sensibles
LES POINTS DE VIgILANCE :
protection des données personnelles (CNIL etc...)
(notamment couverture 3G, utilisation des services par les
SéCURITé ET PRéVENTION DES RIQUES : ExEMPLES CHOISIS
Le mobile peut être un support très utile dans le domaine de la gestion des risques et de la remontée d’alertes
par les services techniques de la collectivité et par les citoyens. En effet, avec un taux de pénétration supérieur
à 100%, l’outil mobile équipe aujourd’hui une très grande majorité de la population et peut donc permettre à
la collectivité de rester en contact quasi-permanent avec les citoyens, ce qui est très utile lors d’intempéries par
exemple, pour une diffusion massive et rapide de l’information. Un exemple de service mobile reposant sur la
remontée d’informations relatives à la gestion des infrastructures de la ville est ainsi présenté ci-après(1).
La sécurité et la prévention dans le domaine du bâtiment sont quant à elles appelées sécurité électronique des
bâtiments. Ce secteur se développe de manière importante ces dernières années grâce à la démocratisation
d’intrusion, le contrôle d’accès et la télé/vidéosurveillance. Ces trois sections représentent aujourd’hui la majeure
partie des systèmes de sécurité présents dans nos bâtiments (2).
Fiche 10 - Sécurité et Prévention des risques
76
77
2. SECURITE ELECTRONIQUE
DU BATIMENT
La malveillance à l’égard des personnes et des
car il
se présente sous de multiples formes (intrusions,
cambriolages, vandalisme, dérangements
intempestifs…) et évolue en permanence avec
l’apparition perpétuelle de nouveaux risques
conditionnés par le développement de notre
cadre de vie.
L’évolution des systèmes électroniques participe
activement à la réduction de ces risques. Trois
types de système existent, utilisés seuls ou d’une
manière combinée (par une Gestion Technique
de Bâtiment performante par exemple) :
LA DéTECTION D’INTRUSION : Le principe d’une
installation de détection d’intrusion est de repérer
l’approche, la pénétration et la présence d’un
intrus dans des sites, bâtiments ou locaux.
pour sa
mise en place sont : Quelles sont les zones à
surveiller et comment y accéder ? Choix du
mode de détection : extérieure périmétrique
ou intérieure, ou les deux ? Après détection,
comment l’alarme est-elle donnée/traitée?
Quels processus d’intervention mettre en
place ? (lien avec les équipes de sécurité, de
pour
ce domaine sont les détecteurs (contact
magnétique, infra-rouge, hyper-fréquences
radars) et les technologies d’avertissement
1. COLLECTE ET REMONTEE
D’INFORMATIONS
Le mobile est aujourd’hui un outil possédé par
une grande majorité de la population.
Cette proximité permanente de l’outil avec
son utilisateur ouvre des horizons importants
concernant la capacité à récupérer des
informations
dans le glossaire) : à n’importe quel moment,
où qu’il soit, le citoyen peut utiliser son mobile
pour collecter et remonter une information
qui peut intéresser la collectivité (par exemple
en cas d’incidents ou de dégradations sur la
voie ou sur les équipements publics).
La ville de Londres a par exemple expérimenté
la mise en place d’un tel outil avec un gain
notable.
En effet, elle a évalué à 40% le gain de temps
des équipes techniques chargées de recenser
désormais utilisé pour faire disparaître ces
dégradations.
Ce gain relève des informations envoyées par les
citoyens (description de la dégradation, photo
avec données de localisation,...) et directement
intégrées dans le système de gestion des
incidents de la ville.
Un service équivalent peut être envisagé à
l’échelled’unecollectivité.Ensusdel’optimisation
des tournées des services techniques chargés de
relever les dégradations, la mise en œuvre de ce
service implique le citoyen et le rend acteur et
responsable du bien vivre dans sa ville.
ExEMPLE DE RéFéRENCE : STREETCARE
PORTEUR DU PROJET : Société privée Spenta
DESCRIPTION : Système de crowdsourcing permettant la centralisation et le recensement d’incidents sur la voie
publique.
FONCTIONNALITéS DU SERVICE :
PRéSENTATION DU SERVICE : http://www.streetcare.com
Sécuritéetpréventiondesrisques
77
78
LE CONTRôLE D’ACCèS : Le principe d’une
(autoriser ou refuser) l’entrée dans des sites,
bâtiments ou locaux.
mise en place sont : Qui sont les accédants?
Quels sont les accès à contrôler et les lieux
à sécuriser prioritairement ? Après effraction
(ou tentative), comment l’information est-elle
traitée/gérée ? Quels processus d’intervention
mettre en place ? (lien avec les équipes de
pour ce domaine sont les technologies de
contrôle d’accès et de commande de
systèmes (transmission son-image, claviers à
code, badges et clés à lecture de proximité
(sans contact), télécommandes radio et
badges mains libres pour accès véhicules,
technologies biométriques (empreintes,
réseau veineux, iris…)).
LA TéLé/VIDéOSURVEILLANCE : Une installation
de télé/vidéosurveillance est un ensemble
d’équipements et de systèmes permettant
d’analyser des séquences de données et/
ou d’images et de mettre à disposition des
informations qui permettent de déclencher les
actions appropriées liées principalement à la
sécurité des biens et des personnes.
mise en place sont : Quelles sont les zones à
couvrir et à visualiser ? Comment les images
sont-elles gérées (en local sur réseau interne
LAN ou à distance via internet) ? Comment
le système est-il géré et organisé? Quels
processus d’intervention mettre en place?
(lien avec les équipes de sécurité, de
pour ce
à distance (par écoute audio-phonique, par
OUTILS ET SERVICES
DE LA SéCURITé ET DE LA
PRéVENTION DES RISQUES :
Quelques aspects de méthodes
et de techniques
doivent
être conçus en respectant les règles de protec-
tion de la vie privée dont la mise en œuvre est
garantie par la Commission Nationale Informa-
tique et Libertés (CNIL) en application de la lé-
gislation en vigueur. Ces règles concernent no-
tamment les précautions d’usages à prendre lors
de l’installation des dispositifs, le droit de consul-
tation des images et la durée de conservation de
ces mêmes images.
en œuvre. Les prestataires spécialisés maîtrisent
l’ensemble des aspects technologiques spéci-
pour le guidage et la géolocalisation, utilisation
de la connectivité 3G pour rechercher et actua-
liser de l’information, couplage photo/localisa-
tion,…).
territoires, y compris dans les territoires moins bien
couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à cer-
taines techniques bien connues des prestataires
(services fonctionnant en mode « cache » par
exemple).
gLOSSAIRE :
La Commission Nationale de l’Informatique
et des Libertés (CNIL) est une autorité administrative
indépendante française, chargée de veiller à ce que
l’informatique soit au service du citoyen et qu’elle ne
porte pas atteinte à l’identité humaine, aux droits de
l’homme, à la vie privée, aux libertés individuelles ou
publiques.
: La GTB désigne la Gestion Technique du
Bâtiment, soit un système électronique et numérique
permettant de gérer les équipements techniques du
bâtiment tels que le chauffage, la climatisation, la
ventilation, l’électricité, et tous les équipements tels
que les ascenseurs, les alarmes, le contrôle d’accès, la
vidéosurveillance, ….
UnréseaulocalLAN(LocalAreaNetwork)
est un système de communication permettant de relier
des ordinateurs et des périphériques souvent dans un
espace commun (dans un même bâtiment).
Gestion des connaissances d’un
grand nombre de personnes, en « sous-traitance», pour
réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées
par un employé ou un entrepreneur.
Fiche 10 - Sécurité et Prévention des risques
78
79
ConClusion
79
80
Aappréhender la multiplicité des thèmes
urbains pour lesquels le numérique peut
offrir des opportunités d’actions.
Car c’est bien cet aspect transversal qui
transparaît lorsque l’on évoque la ville numérique.
Les nouvelles technologies ne constituent pas
une thématique supplémentaire, mais bien un
levier au service de ces diverses problématiques
urbaines et territoriales.
La volonté de concevoir un ouvrage synthétique
a nécessairement conduit à faire des choix
en termes d’exemples ou de clefs d’analyse.
De nombreuses autres actions menées ailleurs
en France et dans le monde auraient pu être
citées. Des pages supplémentaires auraient pu
être notamment consacrées à la question de
l’évaluation.
Sur un tel sujet encore nouveau, cette évaluation
s’avère en effet nécessaire. La recherche amont
conduite ces dernières années devra ainsi
se poursuivre et accompagner la réalisation
des expérimentations concrètes,
chercheurs en urbanisme, sociologie, numérique,
…, tirent tous les enseignements et puissent
éclairer les pouvoirs publics et leurs partenaires
dans les futurs choix à réaliser pour poursuivre
au service d’une ville souhaitable pour demain.
Néanmoins, cet ouvrage aura permis de mettre
en lumière la diversité des actions concrètes
pouvant être réalisées, de la plus simple à la plus
complexe.
Portant sur le développement de services
numériques accessibles sur des supports
mobiles, sur l’intégration de fonctionnalités dans
l’espace public ou les bâtiments,…, le focus
réalisé témoigne de la diversité des acteurs
impliqués. Les pouvoirs publics et notamment
les collectivités locales ne disposent pas de
l’ensemble des compétences, et n’en ont
pas vocation, pour construire seuls cette ville
numérique. A l’inverse, les acteurs du numérique
ne peuvent pas prétendre quant à eux bâtir seuls
la ville de demain à travers le prisme unique des
nouvelles technologies.
Sans un travail commun mené par les acteurs
de la ville et ceux du numérique, la ville ne serait
alors dans un cas pas ou peu numérique et
passerait à côté de réelles opportunités, ou dans
l’autre cas serait numérique sans être durable et
souhaitable.
Donneurs d’ordre ayant la responsabilité du
développement des villes et des territoires,
Etat, collectivités locales et l’ensemble
des professionnels de l’aménagement et
du développement urbain doivent donc
garants d’une bonne intégration du numérique
au service de la ville durable : soucieuse de la
préservation de l’environnement, favorisant
l’attractivité et le dynamisme économique,
renforçant le lien social et la place de l’habitant
au cœur de la conception urbaine et du
développement des services.
concLusion
Habitat, mobilité, lien social, activités et commerces, espaces
publics, services publics, tourisme, éducation, santé, sécurité …
Conclusion
80
8181
8282
83
Château Lutun - 1 rue de Colmar - BP 80096 - 62507 arques cedex
Tél : 03 21 38 01 62 - Fax : 03 21 88 47 58 - Mail : accueil@aud-stomer.fr - www.aud-stomer.fr
Rédaction du guide : Laurent RENAVAND, chargé de mission
Cabinet I Solutio
Groupe CM International
141 Boulevard de Valmy - Entrée B 3ème
étage - 59650 VILLENEUVE D’ASCQ
Rédaction du guide : Cyril NEVEU et Etienne BETHOUART, Consultants
: Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région de Saint-Omer
et Cabinet I Solutio - 2013 83
84
.
Applications accessibles sur Smartphones, équipe-
ments intégrés aux bâtiments ou mobiliers intelligents
installés dans l’espace public … les services numé
riques peuvent être nombreux et divers.
De multiples problématiques urbaines peuvent ainsi
-
bilité, commerce, lien social, culture … . Car loin d’être
numérique doit être appréhendé comme un des leviers
mobilisables pour chacune de ces problématiques ur-
baines et territoriales. Une vision cohérente, pleinement
intégrée au projet global de développement du terri-
toire, doit donc être mise en place notamment par les
collectivités locales.
Celles-ci sont en effet des acteurs qui doivent prendre
toute leur place dans la construction de la ville numé-
rique. Ne remplaçant pas l’action des sociétés spécia
de l’intégration du numérique au service des enjeux
environnementaux, sociaux et économiques de leur
territoire.
C’est sous réserve de cette bonne appropriation du
sujet par les acteurs du développement urbain que la
ville numérique sera durable.
Ambitionnant de contribuer à cette acculturation, le
présent guide présente de manière synthétique des
exemples d’opportunités offertes par le numérique à
travers différentes grandes problématiques urbaines et
territoriales.
Pour chaque thème sont détaillés les enjeux pour l’ave-
nir de la ville et des territoires, les opportunités offertes
par le numérique, les acteurs concernés, des exemples
d’actions menées dans divers territoires, les facteurs
clefs de réussite, les points de vigilance, des focus tech-
niques.
Alliant théorie et concret, ces présentations synthé
urbain de trouver des réponses aux questions qui les
intéressent et ainsi appréhender les tenants et aboutis-
sants de ce sujet innovant, complexe, mais porteur de
réelles opportunités.
Le présent ouvrage a été co-rédigé par l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région
de Saint-Omer (AUDRSO) et le cabinet I Solutio. Ce projet s’inscrit dans une démarche plus vaste
de mise en œuvre d’une stratégie numérique territoriale à l’échelle du Pays de Saint-Omer, com-
prenant des actions sur l’aménagement numérique du territoire ainsi que sur le développement de
services numériques intégrés à la ville.
-
ment Régional (FEDER), le Conseil Régional du Nord - Pas-de-Calais et les intercommunalités du Pays
de Saint-Omer (Communauté d’Agglomération de Saint-Omer, Communautés de Communes du
Pays de Lumbres, du Pays d’Aire, du Canton de Fauquembergues, de la Morinie).
Loin d’être un mirage ou une utopie techniciste, la ville numérique peut
se traduire par la mise en place de services urbains simples et concrets
s’appuyant sur les nouvelles technologies.
Construire
La ville numérique
durable
Guid
84

LILLE 8 Guide ville numerique (pièce jointe)

  • 1.
    1 Guide Découvrir Comprendre Agir Agir 2013 Découvrir Elus Techniciens des collectivités Urbanistes Aménageurs Architectes Professionnelsdu développement territorial Proffessionels du numérique C o m p r e n d r e Elus Techniciens des collectivités Urbanistes Construire La ville numérique durable 1
  • 2.
  • 3.
  • 4.
    4 editos L e numérique estaujourd’hui présent dans toutes les villes et territoires de France. Particuliers et professionnels de tous horizons se sont en effet pleinement appropriés les nouvelles technologies, outils incontournables pour de nombreuses tâches du quotidien. Mais au-delà de l’utilisation individuelle, le numérique se révèle également être un enjeu commun de développement sociétal et territorial. Le déploiement des infrastructures de télécommunication constitue aujourd’hui une question à laquelle sont confrontés de nombreux élus locaux. Au-delà des réseaux, des applications de plus en plus performantes sont développées avec comme objectif souhaité (et souhaitable) l’amélioration du fonctionnement urbain et des services apportés à la population dans une perspective de développement durable : renforcement du lien social, de l’attractivité économique, de la préservation de l’environnement. Utilisé à bon escient, le numérique constitue ainsi un véritable levier au service de l’émergence d’une ville plus durable. Loin de se cantonner aux seules mégalopoles, ces opportunités existent et doivent également être saisies par les petites et moyennes agglomérations ainsi que par les territoires ruraux. un regard neuf sur ce sujet, l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région de Saint-Omer a collaboré avec le cabinet I solutio pour élaborer ce guide destiné aux élus et techniciens des collectivités et des territoires. Ou quand acteurs de la ville et acteurs du numérique se rencontrent pour travailler ensembleàlaconstructiond’unevillesouhaitable pour demain … Joël DUQUENOY Président de la Communauté d’Agglomération de Saint-Omer (CASO) et de l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région de Saint-Omer (AUDRSO) L es nouvelles technologies constituent un enjeu d’avenir, autant pour le développement de l’économie et des entreprises que pour l’accès à de nouveaux services pour les usagers. Conscient très tôt de ces enjeux, l’Etat n’a cessé d’œuvrerpourfairedelaFranceunpaysenpointe sur cette question. A travers les programmes dédiés au développement numérique élaborés et mis en œuvre ces dernières années, la France contribue activement à l’ambition européenne d’un continent demeurant une région du monde leader sur l’innovation et la connaissance. La récente feuille de route gouvernementale sur le numérique arrête à ce titre le cadre d’action pour l’enjeu de ces prochaines années : le déploiement d’infrastructures Très Haut Débit sur l’ensemble du territoire national. Néanmoins, l’impulsion est également donnée pour le développement d’usages innovants. Les opportunités sont nombreuses, notamment au sein de villes qui doivent devenir plus durables. C’est tout le sens des lois « Grenelle » qui ont d’ailleurs renforcé la prise en compte des enjeux numériques dans l’aménagement. L’initiative audomaroise témoigne de la capacité de tous les territoires, grandes métropoles mais aussi territoires plus ruraux qui demeurent une force de notre pays, à faire preuve d’innovation. Pour cette initiative comme pour de nombreuses autres, l’Etat, et avec lui l’Union européenne, sont dans leur rôle en accompagnant et soutenant les collectivités locales et un retour d’expérience qui se révélera précieux pour de nombreux autres territoires. Christian ABRARD Sous-Préfet de l’arrondissement de Saint-Omer Editos 4
  • 5.
    5 T ous nos atouts,tous nos projets seraient vains sans une grande ambition numérique. L’objectif de « Nord-Pas-de-Calais, la Région Numérique » est d’amener le Très Haut Débit partout sur l’ensemble des territoires, à tous les secteurs d’activités économiques et sociales, à tous les habitants. C’est un devoir d’égalité territoriale mais aussi d’égalité d’accès des citoyens à la connaissance, à la formation, aux services publics et privés. Mais l’implication du Conseil Régional s’étend également aux contenus et usages numériques. L’arrivée du Très Haut Débit dans nos foyers laisse entrevoir des effets prometteurs, des usages Cette conquête est une révolution dont les conséquences impacteront de manière vertueuse l’ensemble de la société. La Région Nord-Pas-de-Calais est au rendez-vous et y participe notamment dans les secteurs de l’éducation, de l’apprentissage et de l’emploi. Le travail initié par le Pays de Saint-Omer dans le cadre du concept de ville numérique durable est exemplaire et précurseur. Concrètement, à l’échelle d’un territoire de 120000 habitants, il cherche à apporter aux faciliteront leur quotidien dans les domaines du transport, de la culture, du logement, de l’emploi. Le Conseil Régional y est particulièrement attentif, à la veille des grands bouleversements numériques qui s’annoncent. Daniel PERCHERON Président du Conseil Régional du Nord-Pas de Calais Y okohama, San Francisco, Curitiba, Rio de Janeiro, Vancouver, Stockholm, Nice, Lyon,… De plus en plus nombreuses sont les villes de tous les continents qui s’engagent dans des processus de transformation urbaine alliant numérique et développement durable. La recherche de nouvelles économies conscience d’un rôle utile des Technologies de l’Information et de la Communication et la volonté de résoudre des problèmes devenus cruciaux pour les villes (étalement urbain, souhait des usagers d’être associés à la décision publique, …) fondent ces nouvelles politiques. Pour autant, du chemin reste à parcourir pour que l’ensemble des villes s’approprient ces démarches. La taille du territoire n’est pas en question. Depuis près de dix ans, le Pays de Saint- Omer a pris à bras le corps la problématique du numérique au service du développement territorial, soutenu en cela par une volonté politique forte, par le dynamisme de ses acteurs et par une politique et des projets structurants. Le résultat est là et ce guide en est la preuve : voient le jour au service de la population, le Pays de Saint-Omer devient l’un des leaders français dans la mise en œuvre de ces nouvelles politiques sources demain de compétitivité économique et de bien-être social. Christophe PANNETIER Président du Cabinet I SOLUTIO Editos 5
  • 6.
    6 Introduction La ville numérique: Au-delà d’une utopie techniciste, des opportunités concrètes Le numérique comme levier du développement durable L’implication nécessaire des acteurs de la ville aux côtés de ceux du numérique Un levier parmi d’autres, à appréhender de manière transversale De la théorie à la pratique ... FICHE 1 : Habitat et bâtiments FICHE 2 : Mobilité et déplacements FICHE 3 : Activités et commerces FICHE 4 : Lien social FICHE 5 : Espaces publics FICHE 6 : Services publics FICHE 7 : Tourisme FICHE 8 : Culture et éducation FICHE 9 : Santé FICHE 10 : Sécurité et prévention des risques Conclusion sommaire Sommaire 7 8 9 10 11 12 13 21 27 35 43 49 55 61 67 73 79 6
  • 7.
  • 8.
    8 C e nouvel adjectifsouligne avant tout une évolution de notre temps : le rôle prépondérant pris ces dernières années par les nouvelles technologies. Téléphonie informatique destinée aux Internet suivi de l’Internet mobile, et bientôt Internet des objets. Sans nier l’exclusion encore persistante d’une partie de la population de la révolution numérique (les fameuses fractures numériques1 ), l’appropriation de ces outils par un grand nombre d’habitants conduit logiquement à une présence de fait du numérique dans la ville et dans les territoires. ne peut se limiter à une addition de « personnes numériques ». Les nouvelles technologies doivent pour cela être appréhendées de manière globale et commune à l’échelle d’une agglomération. Elles doivent également êtres inscrites dans le réel et le concret, sans quoi la ville numérique se limiterait à une modélisation virtuelle digne de SimCity2 . Est-il seulement souhaitable que la ville soit numérique ? Mettre en avant ce terme à dominante technique peut laisser à penser que les technologies prendraient le pas sur l’humain, alors que celui-ci doit demeurer au cœur même de la pensée et de la conception urbaine. Le risque de sombrer dans une utopie techniciste est également réel : le numérique pourrait tout et serait une solution à tous les problèmes, la ville étant alors appréhendée comme un objet avant terminaux, d’applications … Une telle vision apparaît peu souhaitable, tout comme elle semble peu réaliste. Les premiers enjeux de la ville demeurent les questions de logement, de transport, d’activités, de services publics, …, qui sont les préoccupations premières de ses habitants. La ville doit également demeurer désirable et être pensée pour l’ensemble des habitants, quels que soient leurs âges, leurs professions, leurs niveaux de formations, leurs classes sociales, leurs moyens … Le numérique n’est, et ne peut être, qu’un levier. Néanmoins, les opportunités offertes pour contribuer à relever certaines problématiques urbaines et territoriales sont réelles, et il serait alors dommage de les ignorer et de s’en priver. Des outils concrets, parfois simples à mettre en place et faciles d’utilisation, manière souhaitable certains comportements ou faciliter la vie dans nos agglomérations. Enrichir la ville actuelle pour en faciliter son fonctionnement et contribuer à l’amélioration de la vie de ses habitants en utilisant les nouvelles technologies, c’est l’émergence de cette ville numérique qui peut être aujourd’hui favorisée. La viLLe numérique : Au-delà d’une utopie teChniCiste, des opportunités ConCrètes la ville serait aujourd’hui numérique ! DEFINITIONS: 1 Fractures numériques : Fractures territoriales, sociales, générationnelles 2 SimCity : Célèbre jeu vidéo, où l’objectif pour le joueur est de créer et de faire se développer une ville virtuelle idéale 3 TIC : Technologies de l’Information et de la Communication Introduction 8
  • 9.
    9 A u-delà même dela durabilité dans le temps de ces outils, qui pose question pour un domaine aux évolutions si rapides, technologies et développement durable peuvent sembler s’opposer de prime abord. Les dérives technicistes ne sont-elles pas contraires à la recherche d’un mode de vie plus proche des besoins premiers, d’une limitation d’une croissance prédatrice en énergie et en matières premières ? L’utilisation des TIC3 pose parfois question quant à ses impacts négatifs sur les enjeux environnementaux (consommation d’énergie, production de déchets informatiques) et sociaux (virtualisation des contacts humains, isolement, addictions parmi d’autres impacts sur la santé). Seul le levier « économique » du développement durable serait épargné par l’utilisation du numérique, les nouvelles technologies favorisant cependant une mondialisation économique effrénée préjudiciable aux Hommes et à la planète. Comme souvent, la réalité semble plus mesurée. Les nouvelles technologies se révèlent en effet être de précieux outils pour limiter la consommation de certaines matières premières, avec par exemple la virtualisation des envois de courriers. Elles permettent également une réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre, en raison de la limitation des déplacements nécessaires (avec par exemple le recours à la visio conférence) ou les réseaux intelligents intégrés dans les bâtiments (permettant une Internet constitue également un outil formidable pour favoriser les échanges, l’accès à la connaissance, l’expression des citoyens. Les récents soulèvements qui se sont produits dans le monde contre des régimes autoritaires ont eu comme point commun d’être facilités ou relayés par l’utilisation du Web, outil de revendication permettant d’échapper à la censure. constitue également un moyen de plus en plus utilisé pour favoriser la démocratie participative. Loin d’être dé-territorialisé, le Web permet également à des personnes de se rencontrer via les réseaux sociaux qui font une place de plus en plus grande à la géo localisation et à la possibilité de privilégier les rencontres avec des personnes à proximité. Leviers pour les activités et le commerce, les nouvelles technologies peuvent notamment servir au développement d’une économie sociale, solidaire et de proximité. De plus en plus de producteurs locaux aux moyens de communication limités utilisent les nouvelles technologies pour se faire connaître d’une clientèle proche. constante de tous les outils créés par l’Homme : leurs impacts peuvent se révéler autant négatifs qui en est faite. Il est donc indispensable que les acteurs du numérique mais également ceux du développement urbain et territorial appréhendent ces différents aspects, et agissent pour faire tendre le développement des TIC vers une pour la société et l’Homme. Le numérique Comme levier du développement durAble Introduction 9
  • 10.
    10 Introduction L es opérateurs detélécommunication sont responsables du socle du numérique, à savoir les réseaux de télécommunication. Relevant par le passé d’une administration d’Etat, cette action dépend aujourd’hui de plusieurs acteurs privés engagés dans le jeu de la concurrence. Les équipementiers ont eux comme fonction de fournir les interfaces entre les réseaux et les utilisateurs. Sont ainsi concernés les fabricants d’ordinateurs, de téléphones, de tablettes mais également ceux de capteurs, de mobiliers urbains intelligents … Le champ des services développés pour être accessibles via les nouvelles technologies concerne potentiellement toutes les entreprises, de celles qui mettent en place un simple site Web jusqu’à celles qui développent des outils plus sophistiqués. Usagers et collectivités peuvent également participer à ce mouvement en tant que contributeurs ou développeurs. Cependant, les pouvoirs publics, et notamment les collectivités locales, ont un rôle à jouer sur l’ensemble de ces champs. Leurs compétences concernant l’aménagement du territoire, le développement urbain, les services publics pour la population, …, peuvent les conduire à agir à la fois sur le déploiement d’infrastructures, la création de services et l’accompagnement à l’utilisation. De par leurs responsabilités, Etat, Régions, Départements, Intercommunalités, Communes sont même les garants de cette prise en compte des enjeux du développement durable dans le déploiement et l’intégration du numérique dans les territoires et les villes. Mobilisant les autres acteurs incontournables du numérique, les pouvoirs publics doivent ainsi prendre conscience de leur responsabilité de donneurs le développement des nouvelles technologies dans leurs territoires. La puissance publique peut pour cela s’appuyer sur des cabinets conseils ou de grands groupes industriels qui ont progressivement développé une offre de services sur le champ de cette ville intelligente de demain. Cependant, c’est aux collectivités et aux administrations, légitimes acteurs du développement des villes et des territoires, de comprendre les enjeux pour donner le cap qui devra être suivi4 . L’impLication nécessaire des acteurs de La viLLe Aux Côtés de Ceux du numérique A NOTER : 4 A titre d’exemple, le présent ouvrage a été piloté par l’Agence d’Urbanisme et de Déve- loppement de la Région de Saint-Omer. En charge de l’animation et du pilotage tech- nique de la stratégie numérique territoriale du Pays de Saint-Omer, l’Agence d’Urba- nisme permet via ses missions « classiques » de garantir la bonne adéquation entre les enjeux du développement et de l’aménage- ment du territoire avec ceux du numérique. Le domaine des nouvelles technologies se compose de plusieurs «briques» complémentaires : infrastructures et réseaux, équipements, services et usages. Ces différents aspects du numérique sous-tendent l’implication d’une multitude d’acteurs aux intérêts divers et / ou complémentaires. 10
  • 11.
    11 Introduction Ppas additionner unethématique supplémentaire, hermétique aux autres enjeux du développement urbain. Transport, habitat,commerces,…,lesnouvellestechnologies se révèlent être un levier complémentaire mobilisable pour chacune des problématiques urbaines. Le numérique doit ainsi être envisagé de manière transversale et intégrée à l’ensemble des enjeux des territoires. Cette appréhension se traduit dans l’organisation même du présent guide. Au cours de votre lecture, vous constaterez ainsi que l’ouvrage ne s’organise pas avec comme clefs d’entrée les différentes technologies. Le choix retenu a été de vous présenter les enjeux et les concrétisations de la ville numérique à travers les différentes problématiques urbaines qui se posent aux collectivités, aux urbanistes, aux aménageurs. La ville et les territoires étant la conjonction de multiples enjeux, la liste ci-dessous aurait pu être enrichie de nombreux autres sujets. Cet ouvrage n’a cependant pas pour objectif d’être exhaustif, mais vise à illustrer cette diversité des enjeux urbains pour lesquels le numérique peut être envisagé comme une solution parmi d’autres. Cette richesse traduit également la nécessité pour les territoires de penser la mise en place d’actions au sein d’une stratégie numérique transversale et cohérente, elle-même inscrite en lien avec le projet de développement du Territoire. Une telle démarche peut être menée à l’occasion de différents exercices, et notamment lors de l’élaboration de documents stratégiques Cohérence Territoriaux (SCoT) ou dans une moindre mesure les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU). un Levier parmi d’autres, à Appréhender de mAnière trAnsversAle 1 / Habitat & bâtiments 2 / Mobilité & déplacements 3 / Activités & commerces 4 / Lien social 5 / Espaces publics 6 / Services publics 7 / Tourisme 8 / Education & culture 9 / Santé 10 / Sécurité & prévention des risques. 11
  • 12.
    12 Introduction L e sujet dela ville numérique est presque aussi ancien que les nouvelles technologies elles-mêmes. Cette thématique a donc fait l’objet de plusieurs travaux de recherche depuis plus d’une décennie, conduisant parfois à des expérimentations concrètes. Ces initiatives ont néanmoins connu un regain d’intérêt, notamment avec le développement fulgurant ces dernières années de nouvelles technologies telles que l’Internet mobile. En partenariat avec les organismes de recherche et les entreprises, plusieurs villes et territoires ont engagé des expérimentations, avec parfois, le soutien de l’Etat à travers des appels à projets consacrés à la ville numérique. territoires souhaitent en effet agir concrètement pour favoriser l’émergence de cette ville numérique. L’objectif du présent ouvrage est de contribuer à ce mouvement. Ce guide n’a pas la prétention de reprendre la somme des travaux universitaires menés sur la ville numérique et le recensement de toutes les initiatives conduites à travers le monde. Plusieurs aspects ne sont ainsi pas abordés dans cet ouvrage, aspects qu’il convient néanmoins d’avoir présents à l’esprit : les infrastructures, colonnes vertébrales des villes et des territoires numériques et qui renvoient à de véritables questions d’aménagement numérique les usages, avec la nécessaire préoccupation de favoriser l’accès de tous à ces outils. Le présent guide se concentre ainsi essentiellement sur la question des services qui peuvent être développés. L’objectif de l’ouvrage étant de favoriser une appropriation du sujet par l’ensemble des acteurs devant contribuer à construire la ville numérique durable, chaque thème (problématiques urbaines) est abordé de la même manière à des aspects théoriques et pratiques : - Cadrage de la problématique urbaine / territoriale au regard des enjeux de la ville durable - Les opportunités apportées par l’intégration des nouvelles technologies - Les acteurs clefs - Les facteurs de succès - Les points de vigilance - Des exemples choisis - Des focus sur certains aspects techniques. pas exhaustifs, et pourraient être enrichis de nombreux autres exemples. Néanmoins, à travers cette rapide synthèse, ces quelques pages permettront à la fois aux élus et responsables de services des collectivités intéressés par les enjeux globaux de la ville ainsi qu’aux agents et professionnels travaillant sur les aspects plus techniques du numérique de trouver les informations qui les intéressent. A travers cet ouvrage, nous espérons ainsi susciter l’intérêt d’un public d’acteurs très divers mais néanmoins tous concernés par ce sujet qui demeure nouveau pour la plupart. Le souhait est également d’illustrer concrètement les actions qui peuvent relever de cette «ville numérique», sans perdre de vue le fait que les opportunités offertes par les nouvelles technologies constituent un levier pour chaque problématique urbaine qui nécessite donc une vision globale et transversale. de La théorie à La pratique … Espérant que ces quelques éléments susciteront votre intérêt, nous vous souhaitons une bonne lecture. 12
  • 13.
  • 14.
    14 L es constructions etles bâtiments sont ainsi la première traduction visible de la ville. La fonction de logement est cependant particulière.Au-delàdelasimpleoccupationd’un d’un lieu, la création d’un véritable cocon ayant vocation d’accueil, de refuge. Le lieu où l’on habite constitue par exemple une des premières informations qui caractérise chacun d’entre nous: après avoir décliné son identité et sa profession, l’information suivante que l’on communique le plus souvent est celle de « j’habite à … ». Dans une ville qui se veut durable, cette fonction primordiale de l’habitat doit donc être traitée avec la plus grande attention. L’épanouissement des « habitants » de la ville passe par une qualité de vie renforcée au sein même du logement. Localisation de l’habitat, forme urbaine, qualité architecturale et de construction … sont ainsi autant de points de vigilance à prendre en compte par les concepteurs des villes. Habitat ou lieu de travail, les bâtiments sont des lieux où nous passons dorénavant la plupart de notre temps. Les nombreuses fonctionnalités présentes dans ces endroits clos sont ainsi fortement sollicitées : chauffage (ou climatisation), éclairage, appareils électriques divers,… Logiquement, l’habitat et plus généralement les constructions sont donc un des premiers secteurs de consommation énergétique et donc d’émission de Gaz à Effet de Serre. Au-delà de cet impact environnemental, le volet social est également primordial. L’accès pour tous à un logement de qualité apparaît parler réellement de ville durable et souhaitable. L‘intégration sociale et à la vie de la cité passe le plus souvent par un accès digne à ce service de base. L’importance croissante donnée à la rénovation urbaine en est une illustration, et une des solutions à mettre en œuvre. Le développement économique peut également plupart des activités productrices de richesses se déroulant dans des lieux clos et bâtis. Le domaine de la construction lui-même demeure un des principaux secteurs économiques en France. Toutes ces préoccupations sont prises en compte dans les multiples initiatives qui émergent, notamment à travers les projets stratégiques d’ « éco cités » et les projets plus opérationnels et localisés d’ « éco quartiers » qui portent une grande attention à la conception du bâti. Cependant, peu d’entre eux intègrent encore aujourd’hui les opportunités offertes par les nouvelles technologies. Pourtant, pris en compte dès la conception des bâtiments, le numérique peut permettre à la fois de contribuer à une consommation énergétique plus économe mais également à l’apport de services à domicile permettant de mieux y vivre et parfois d’y demeurer plus longtemps. L’habitat et Les bâtiments dAns lA ville numérique durAble Se loger est probablement la première fonction de la ville. L’urbain est en effet une forme particulière de sociabilité des Hommes qui se traduit par une concentration d’habitats dans un même endroit, avec des densités plus ou moins importantes. Des mégalopoles millionnaires aux hameaux de quelques âmes, le point commun demeure la proximité de plusieurs constructions dont une des vocations premières est de se loger. LES ACTEURS INCONTOURNABLES (ISOLUTIO) : de l’énergie et de l’automatisme du bâtiment bâtiment) Fiche 1 - Habitat et Bâtiments 14
  • 15.
    15 Les réseaux électriquesdes villes vont également subir des adaptations importantes dans les années à venir appelle les Smart Grids. Le câblage et la box télécom du logement deviennent les dorsales d’informations du logement. Source : Bouygues Immobilier Exemple d’un écran tactile domotique d’entrée de logement au Fort d’Issy à Issy-les- Moulineaux et de l’offre proposée par Bouygues Immobilier. Les Smart Homes propulsés par la domotique sont bel et bien en développement. Pour les bâtiments tertiaires, la Gestion Technique de Bâtiment devient l’organe indispensable de suivi et de contrôle des équipements. Elle est la pierre angulaire des Smart Buildings. Source : Schneider Electric Habitatetbâtiments Effecteurs Appareils électroménagers Chauffage Volets/Stores Eclairage Systèmes de télésurveillance Systèmes de production décentralisés Organes de commandes contrôlés par l’intelligence centralisée Interrupteur Commande par évènements extérieurs Commandes par scénario Passerelle 15
  • 16.
    16 constructions à la foisplus respectueuses de l’environnement et offrant un plus grand confort de vie aux habitants l’accès à tous à ce service de base qu’est le logement, premier vecteur d’intégration sociale et de sentiment d’appartenance à une ville et un territoire bonne intégration de la fonction « habitat » dans des quartiers multifonctionnels, évitant ainsi les conséquences dommageables de la spécialisation spatiale (augmentation des déplacements, appauvrissement architectural …) Agir sur les constructions neuves mais plus encore sur la rénovation / réhabilitation des bâtiments déjà existants, pour privilégier autant que possible la reconversion (généralement moins coûteuse, à l’impact environnemental moindre, garante de l’histoire et du patrimoine) mixité sociale, vecteur de cohésion et de richesse de la ville LES ENJEUx SPéCIFIQUES ET COMPLéMENTAIRES DU NUMéRIQUE POUR L’HABITAT ET LES BâTIMENTS : nouvelles technologies comme un des leviers pour une des bâtiments et notamment des logements proposer de nouveaux services améliorant le confort de vie et/ou le maintien à domicile Les enjeux de La thématique hAbitAt et bâtiments LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS : secteur de l’habitat (promoteurs, bailleurs, aménageurs, constructeurs...) et avec les habitants, dans une logique de coproduction et d’« urbanisme collaboratif » et où le numérique sera pensé dès l’amont des projets urbains des habitants et du taux d’équipement en complémentarité (bureaux d’études, architectes, fournisseurs de matériaux de la construction, industriels de solutions intégrées...) fonctions techniques du bâtiment enveloppe thermiquement performante (première étape dans la chasse au gaspillage énergétique) LES POINTS DE VIgILANCE : à un rejet de certaines technologies, pouvant être perçues comme peu utiles, intrusives, nocives sur le inciter l’intégration du numérique dans les opérations acteurs du bâtiment au niveau régional et national (FFB, CSTB...), les industriels de l’énergie et des équipements techniques des bâtiments (souvent en recherche de territoires d’expérimentation) nécessaires du changement dans le cadre des projets, pour faciliter l’appropriation par les professionnels comme par les citoyens Fiche 1 - Habitat et Bâtiments 16
  • 17.
    17 HABITAT ET BâTIMENTS: ExEMPLES CHOISIS Depuis quelques années, le numérique a fait son entrée dans nos lieux de vie, que ce soit à notre domicile ou à notre travail. Nous découvrons ainsi progressivement de nouveaux systèmes qui nous facilitent la vie. Pourtant, les aménageurs et les constructeurs de bâtiments ne connaissent ou ne perçoivent pas toujours l’intérêt d’intégrer des équipements numériques dès la conception ou la réhabilitation d’un bâtiment (tertiaire ou à usage d’habitation). L’habitat est aujourd’hui l’un des terreaux les plus fertiles pour expérimenter les Technologies de l’Information et de la Communication que le grand public, en premier lieu les jeunes, utilise de plus en plus. Ceux-ci n’échappent pas à ce monde massivement connecté dans lequel nous évoluons grâce à des équipements comme la télévision connectée, l’ordinateur, le téléphone mobile ou plus récemment la tablette. Cet équipement des ménages est poussé par une demande croissante de communication et de contenus multimédias. attentes, les habitations doivent donc se moderniser. En France, le développement massif des box multimédias des opérateurs de télécommunication a montré le chemin et a été largement adopté. Des nouveaux usages autour du contrôle de son logement commencent également à voir le jour avec le développement des solutions domotiques qui ouvrent la voie à de nouvelles façons de vivre. Le constat est identique pour les bâtiments tertiaires, où les équipements deviennent de plus en dépenses énergétiques, gestion technique en temps réel du bâtiment… tendances fortes de demain : 1. L’équipement en télécommunication des logements sociaux 2. La domotique dans l’habitat 3. La gestion Technique de Bâtiment dans le tertiaire. 1. EQUIPEMENT TELECOM DES LOGEMENTS SOCIAUx En 2011, le taux d’équipement des ménages français en matériel informatique était de 76 % (Source : OCDE, indicateurs clés des TIC 2010), tout comme le taux de couverture Internet en France lui aussi de 76 % (Source : Eurostat, enquêtes communautaires sur les TIC 2011). L’accès à ce média aujourd’hui incontournable qu’est Internet doit être considéré comme un service de base accessible par tous, et, notamment au sein des foyers disposant des plus faibles revenus. Dans un premier temps, on a vu apparaître ces dix dernières années des lieux d’accès publics à l’Internet sous différentes dénominations (cyber-bases, cyber-centres,…). Ces lieux permettent aux citoyens de s’initier, s’informer et pratiquer le numérique grâce à la mise à disposition d’ordinateurs connectés à Internet et la présence d’animateurs. Ces structures ont souvent pour vocation complémentaire de former à l’utilisation d’outils bureautiques, à la recherche d’emploi, à la rédaction de CV ou à des activités plus ludiques (retouche photos, design créatif, musique,…), illustrant une grande variété des pratiques d’accès à l’Internet. La démocratisation de l’utilisation du matériel informatique et de l’accès à l’Internet se faisant, posséder un équipement et une connexion Internet chez soi est devenu « la norme ». A côté de l‘équipement en matériel neuf, on a vu également se développer en France : de matériels informatiques (sous l’égide de l’organisation nationale Ordi 2.0) qui fournissent des ordinateurs reconditionnés à bas coûts. proposant des offres sociales d’accès à Habitatetbâtiments 17
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    18 des actions peuvent êtreenvisagées dans certains quartiers de ville, par exemple dans le Ces actions en faveur d’une meilleure accessibi- lité au numérique doivent impérativement s’ac- compagner de sessions d’information et de for- mation à l’utilisation de ces outils, permettant aux utilisateurs de s’approprier et de comprendre les pratiques et les usages liés à l’apprentissage des TIC. Il est fortement recommandé dans ce cas de s’appuyer sur les structures relais comme les lieux d’accès publics à l’Internet. ExEMPLE DE RéFéRENCE : Chèque égalité-internet PORTEUR DU PROJET : Région Poitou-Charentes DESCRIPTION : Faciliter l’accès à l’Internet dans une perspective sociale dans 4 300 foyers en HLM. MODALITéS DE L’ACTION : Châtellerault. Porteur en Ligne) dans les immeubles pour apporter Internet à coût réduit (15€/mois) dans chaque habitation. pour se procurer un ordinateur à bas prix. fournir des ordinateurs recyclés à 150 € maximum. Le coût de revient des ordinateurs sera de 50 € au plus. ExEMPLE DE RéFéRENCE : Fort d’Issy PORTEURS DU PROJET : Issy-les-Moulineaux et Bouygues Immobilier DESCRIPTION : Mise en place de solutions domotiques dans les logements neufs du quartier réhabilité du Fort d’Issy. FONCTIONNALITéS DE L’éQUIPEMENT : d’optimiser les coûts : - Portier vidéo - Régulation de la température et des heures de chauffage - Pilotage de l’éclairage - Adaptation du logement à différents scénarios de vie (absence, nuit…) - Information en temps réel sur les consommations d’eau, d’électricité, de chaleur… - Commande à distance des volets roulants 2. LA DOMOTIQUE DANS L’HABITAT La domotique est l’un des domaines numériques les plus prometteurs pour les années futures. Elle existe en France depuis les années 1980. Son développement escompté n’a pas eu lieu, et ce, pour plusieurs raisons : la faible diffusion des outils numériques à cette époque ainsi que le coût important de solutions propriétaires et non communicantes. Aujourd’hui, grâce à l’évolution fonctionnelle et tarifaire des solutions, la domotique ressurgit et s’installe progressivement dans l’habitat. Ce terme désigne l’ensemble des nouvelles technologies mises à disposition pour l’habitat. Elle consiste en l’apport de fonctionnalités de : Confort (gestion d’énergie, optimisation de Sécurité des biens et des personnes (sys- Communication (visualisation d’états, com- mande à distance d’équipements, interac- tion avec les systèmes multimédia,…). Sur le marché de l’habitat (neuf en particulier), ces équipements deviennent indispensables en raison de la demande croissante de confort et d’économie de l’énergie. La domotique est également encouragée et facilitée par la norme de mise en conformité électrique des installations électriques dans l’habitat neuf et rénové en France. Cette norme traite de leur et entretien. Elle est garante de la protection de l’installation et des personnes habitant le logement, et est régulièrement mise à jour pour prendre en compte les évolutions des besoins en électricité, du confort et de l’usage des installations. Cette norme est aujourd’hui le préalable et la base de toute installation domotique, équipement que l’on commence également à trouver dans les marchés grands publics. Preuve que la domotique devient un enjeu considérable dans l’aménagement de logements neufs ou anciens. Fiche 1 - Habitat et Bâtiments 18
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    19 3. LA GESTIONTECHNIQUE DE BATIMENT DANS LE TERTIAIRE La Gestion Technique de Bâtiment (GTB) permet de «connecter» les équipements techniques de confort, de chauffage, de sécurité, …, du bâtiment dans un but général de maîtrise, gestion réactive, sécurisation et économie du bâtiment. La notion de coût global dans le secteur du bâtiment est en effet de plus en plus prégnante, car on prend désormais en compte « la vie du bâtiment », avec des coûts immédiats et des coûts différés. Ainsi, lorsqu’on examine le cycle de vie du bâtiment, on s’aperçoit que sur une durée de vie de 50 ans, c’est l’exploitation du bâtiment qui représente 80% du coût global, la construction et l’installation seulement de 15% à 20%. La GTB se pose donc en tant qu’élément central de contrôle des coûts différés en gérant et en anticipant les contraintes de fonctionnement, d’exploitation, de maintenance durant la durée de vie du bâtiment. Elle répond à de nombreux besoins exprimés à la fois par les usagers et les gestionnaires : surveillance maintien de la température et du et le surveillance réduction des déplacements et gestion énergétique optimale du bâtiment. Le schéma de base d’une installation GTB repose sur le modèle suivant : Ainsi, les équipements du bâtiment sont capables de « dialoguer » entre eux, ce qui permet d’envisager la création de scenarii d’usage du bâtiment. L’interconnexion du système de contrôle d’accès avec la régulation du chauffage et de l’éclairage permet par exemple la mise en température d’un bureau uniquement lorsque l’occupant est détecté par le contrôle d’accès. De même, l’éclairage peut être éteint dès son départ et la température de son bureau réduite. La Gestion Technique de Bâtiment (comme la domotique) entre progressivement dans nos bâtiments et ouvre la voie à des lieux de vie plus respectueux de l’environnement, plus confortables et plus agréables à vivre. ExEMPLES DE RéFéRENCE : gREEN OFFICE DE MEUDON PORTEURS DU PROJET : Meudon et Bouygues Immobilier DESCRIPTION : Création d’un bâtiment intelligent répondant aux nouvelles normes en matière d’environnement et de réponse aux nouveaux usages d’entreprises tertiaires. FONCTIONNALITéS DE L’éQUIPEMENT : fonction de la mesure de : d’éclairement et de contexte climatique. des usages des utilisateurs du bâtiment. Supervision Passerelle Automate ThermostatCapteur ChauffageEclairage Habitatetbâtiments 19
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    20 gLOSSAIRE : Ensemble destechniques de l’électronique, de physique du bâtiment, d’automatisme, de l’informatique et des télécommunications utilisées dans les bâtiments et permettant de centraliser le contrôle des différents applicatifs de la maison (système de chauffage, volets roulants, porte de garage, portail d’entrée, prises électriques, etc.). Réglementation des installations électriques en basse tension en France. Elle porte plus précisément sur la protection de l’installation électrique et des personnes, ainsi que sur le confort de gestion, d’usage et l’évolutivité de l’installation. Programme national de lutte contre la « fracture numérique » proposant que chaque personne et foyer puissent disposer d’un ordinateur, d’un accès individuel ou collectif à l’Internet et d’un accompagnement aux usages de l’Internet. Label français, géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Il s’agit d’un espace public numérique, lieu dédié à l’initiation aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Il existe plus de 800 Cyber-bases en France (DOM TOM y compris). Dispositif permettant de mettre en communication deux réseaux dont les protocoles sont différents. En anglais: gateway. Langage commun que doivent connaître et utiliser 2 entités homologues. Maintenance dans un l’aide de consignes. PC à partir duquel l’utilisateur pilote son installation GTB. C’est une passerelle entre l’utilisateur et les installations. Il permet de connaître à tout moment l’état du système. Personne en charge des services nécessaires au fonctionnement normal d’une entreprise. OUTILS ET SERVICES DE L’HABITAT ET BâTIMENTS : Quelques aspects de méthodes et de techniques l’équipement de logements sociaux en télécommunication, des études préa- lables de taux d’équipement doivent être réali- sées. L’implication des usagers dans ce cycle d’équipement est primordiale. Un accompagne- ment à l’utilisation du matériel mis à disposition doit également être prévu. La collectivité ou le bailleur souhaitant mettre en place ce genre d’action peut se rapprocher : - de reconditionneurs locaux labellisés Ordi 2.0 pour l’aspect fourniture de matériel - des associations de médiation spé- cialisées, d’éducation populaire ou des lieux d’accès publics à l’Internet, lorsqu’ils existent pour l’aspect «accompagnement à l’usage». Les solutions domotiques doivent être étudiées au cas par cas dans les programmes d’habitat. En effet, elles seront différentes s’il s’agit de loge- ments neufs ou de logements en réhabilitation. Une attention particulière doit être portée sur l’étude des usages des futurs habitants calibrer une offre en adéquation avec les be- soins. La Gestion Technique de Bâtiment n’est pas ex- plicitement rendue obligatoire dans la RT (Régle- mentation Thermique) 2012, mais il paraît logique qu’un bâtiment dont la construction ou la réno- vation épouse des objectifs de réduction forte de la consommation énergétique et s’inscrit dans le cadre de la RT 2012, doive disposer d’un système permettant la maîtrise de ces consommations. En effet, la RT 2012 donne des consignes précises sur la limitation de consommations sur cinq usages clés : le chauffage, la climatisation, la production d’eau chaude sanitaire, l’éclairage et les auxi- liaires. Pour aller plus loin, il est important de prendre en compte et de gérer les usages complémentaires non comptés dans la RT comme par exemple les prises et usages électriques, les ordinateurs, les TV, les appareils ménagers,…, et qui pèsent de plus en plus sur les consommations globales du bâtiment. Fiche 1 - Habitat et Bâtiments 20
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    22 L a ville nedoit cependant pas être vue à travers une vison trop technique, à savoir un simple réseau d’axes de transport sur lequel se superposerait une nappe bâtie. Les interrelations entre transport et bâti / urbain sont jusqu’à un niveau plus sensible. Les déplacements peuvent ainsi se faire sur de grandes distances via des moyens de locomotion motorisés, mais également à des échelles très locales grâce à une mobilité plus « douce » et « active ». Monter ou descendre les étages d’un bâtiment en utilisant les escaliers constitue ainsi le premier et dernier maillon d’un parcours complet de mobilité qui est le plus souvent multimodal. L’utilisation de la voiture individuelle demeure néanmoins incontournable pour les longs déplacements, et elle est même souvent utilisée pour de courts trajets. Cette démocratisation visage des villes et des territoires. Son impact sur l’environnement est également réel : le secteur des transports est aujourd’hui un des plus importants émetteurs de Gaz à Effet de Serre. nécessairement réduire cet impact. La mobilité ne peut cependant pas être empêchée. Elle demeure une liberté fondamentale pour tous, l’accessibilité étant notamment un enjeu de cette ville durable. La solution est donc de chercher à privilégier l’utilisation des modes de déplacement pour la santé et moins impactant pour la communauté. La nécessité dans certains cas de l’usage de l’automobile ne doit cependant pas être niée, l’objectif étant alors d’en favoriser une utilisation plus rationnelle. Ce travail doit être mené en continuant à penser le développement urbain en lien avec la question des déplacements. Cette ambition de rendre plus attractifs les transports en commun et de mieux gérer les déplacements motorisés individuels passe entre autre par une gestion et un meilleur accès à l’information. grande lisibilité, couplées à l’adéquation de l’offre de transports en commun, apparaissent comme les clefs de cette mobilité plus durable. Le domaine des transports et des déplacements est ainsi un de ceux où les nouvelles technologies ont d’ores et déjà permis de développer le plus grand nombre de services. Ce développement s’explique notamment par la possibilité offerte d’avoir à disposition à tout moment et en tous lieux un terminal (téléphone mobile, ordinateur portable), permettant d’obtenir une information dynamique et ciblée s’appuyant par exemple sur la géolocalisation. Au-delà des décisions et comportements indivi- duels, les réseaux de capteurs déployés dans cer- taines agglomérations ont également permis une gestion collective plus appropriée des réseaux de transports en commun, voire des déplacements motorisés individuels. Parfois même, les nouvelles technologies peuvent constituer une alternative à un déplacement long et impactant (cas de la visio conférence). d’atouts que peuvent apporter les outils numériques pour contribuer au développement d’une mobilité plus « intelligente » contribuant au caractère durable de nos agglomérations. La mobiLité et Les dépLacements dAns lA ville numérique durAble Se déplacer est une nécessité, dans la ville ou en dehors. Mais cette fonction du transport est intimement liée au développement urbain. Dans l’antiquité romaine (civilisation urbaine par excellence), le cœur des villes était du cardo déterminait la localisation du forum, lieu de commerce, de sociabilité, de vie civique et cœur urbain autour duquel se développait la cité. LES ACTEURS INCONTOURNABLES : (Région, Départements, Syndicats, Intercom- munalités) d’infrastructures et réseaux de transport réseaux de transport en commun des véhicules, de leur maintenance …) Fiche 2 - Mobilité et Déplacements 22
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    23 Service Autolib’ déployéà Paris Source : Autolib.fr Renault Zoé et sa borne de recharge électrique Source : wikipedia.org Modélisation d’un véhicule électrique Source : Autolib.fr Utilisation de la réalité augmentée pour guider le voyageur (donner une direction) Source : Application iPhone de la RATP Mobilitéetdéplacements 23
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    24 le droit àla mobilité et l’accessibilité partout dans la ville durable Privilégier les modes de déplacement plus respectueux de l’environnement, plus favorables à la santé et moins impactants pour la communauté et le cadre de vie urbain utilisation intelligente des véhicules motorisés individuels développement urbain et déplacements LES ENJEUx SPéCIFIQUES ET COMPLéMENTAIRES DU NUMéRIQUE POUR LA MOBILITé ET LES DéPLACEMENTS : et l’accessibilité en ville, à travers la diffusion de l’information à rendre les transports en commun plus attractifs et faciles d’utilisation à travers un accès rapide et facile à de l’information dynamique et ciblée véhicules motorisés à travers notamment la gestion en développant des sercices en ligne et des lieux adaptés au télétravail Les enjeux de La thématique mobilité et déplACements MOBILITE : ExEMPLES CHOISIS Les moyens de transport dans les villes évoluent massivement grâce au développement des nouvelles technologies : la motorisation électrique, les stations de recharge (liées à la problématique du SmartGrid), d’Information de Transport, covoiturage, auto partage,...). Ces technologies sont aujourd’hui considérées avec de plus en plus d’attention par les acteurs publics dans un souci de préservation de l’environnement, de développement de villes plus vivables et plus durables et de réduction des dépenses d’énergie. Deux exemples témoignent de cette nouvelle façon de concevoir et d’appréhender la mobilité: 1. Les nouveaux modes de déplacement électriques ; 2. Les SIV (Système d’Informations Voyageur) en situation de mobilité. LES POINTS DE VIgILANCE : de recharge de véhicules électriques et besoins des citoyens - rique avec les autres stratégies locales déployées (développement économique, environnement, concertation,…) LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS : déplacements les opérateurs de transports investissements lourds (géolocalisation) seul du mode de déplacement le plus adéquat, et à s’orienter de manière autonome Fiche 2 - Mobilité et Déplacements 24
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    25 1. NOUVEAUx MODES DEDEPLACEMENT ELECTRIQUES A l’échelle mondiale, l’automobile constitue aujourd’hui un véritable paradoxe : le parc ne cesse d’augmenter, en particulier dans les pays émergents, entraînant toujours plus d’émissions de C02 , émissions que dans le même temps les Etats s’efforcent de réduire drastiquement pour limiter l’effet de serre. Dans ce contexte, le véhicule électrique représente une alternative possible. Le développement du véhicule électrique nécessite la mise à disposition d’infrastructures de recharge. Il existe aujourd’hui deux types d’architecture de recharge : les bornes autonomes et les grappes de bornes avec coffret de gestion de l’énergie. Ces bornes assurent la recharge des véhicules électriques de manière indépendante. Chaque borne est directement raccordée à un tableau électrique d’alimentation et de protection. Lorsque plusieurs bornes sont nécessaires, celles-ci peuvent soit fonctionner de manière indépendante comme des bornes autonomes, soit être associées à un système de distribution et de gestion centralisée (coffret de gestion). Ce système a pour principales fonctions d’assurer l’alimentation électrique, la protection et la gestion du fonctionnement de la grappe de bornes en fonction des besoins des utilisateurs et de l’installation. D’autres services utilisant le véhicule électrique commencent également à voir le jour. C’est, par exemple, le cas pour le partage de véhicules électriques comme ce fut le cas pour le désormais bien connu service de vélo partagé. ExEMPLE DE RéFéRENCE : Projet SAVE PORTEURS DU PROJET : Schneider Electric, Renault Yvelines DESCRIPTION : Le projet SAVE (Seine Aval Véhicules Electriques) consiste en une mise en situation de prototypes de véhicules électriques fournis par Renault et d’une infrastructure de charge avec plus de 150 points de recharge dans le département des Yvelines (secteur Seine Aval). OBJECTIFS DU PROJET : de recharge et d’information. 2 . différents modèles d’affaires. d’infrastructures de recharge dans les secteurs privé et public. 2. LES SYSTEMES D’INFORMATIONS VOYAGEUR (SIV) EN SITUATION DE MOBILITE L’une des principales activités des opérateurs de transport, outre le fait de transporter un voyageur d’un point A à un point B, est l’information de ses voyageurs. Pour cela, les SIV se sont développés ces dernières années et sont accessibles dans les arrêts (de bus, de trains, de tramways) ou dans les moyens de transport. Ces SIV permettent à l’opérateur de transport d’informer ses voyageurs sur des retards éventuels, les raisons de ces retards, l’horaire du prochain bus en temps réel, la position du bus sur le réseau, ... sur les données qu’il récolte et qu’il diffuse sur les différents canaux dont il dispose. C’est au niveau de la diffusion que le support mobile peut jouer un rôle essentiel. En effet, la diffusion des informations sur un service mobile accessible par les utilisateurs du réseau de transport permet à ces derniers d’accéder à une multitude de services en temps réel (temps avant d’arriver à destination, horaire en temps réel du passage informations diverses,…). Le SIV peut être complété par des fonctionnalités de billettique avancée permettant le paiement et la validation du titre de transport par l’intermédiaire d’un support de type carte sans contact. Des expérimentations sont en cours (notamment à Nice avec Cityzi http:// www.cityzi.fr/) pour que ces fonctions soient accessibles à partir d’un support mobile (grâce à la technologie sans contact NFC). Mobilitéetdéplacements 25
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    26 ExEMPLE DE RéFéRENCE: SNCF Direct PORTEUR DU PROJET : SNCF DESCRIPTION : Service permettant aux clients de la SNCF de retrouver l’ensemble des informations en temps réel sur le prochain train ou sur les perturbations sur le réseau. FONCTIONNALITéS DU SERVICE : commerces disponibles dans la gare de départ ACCèS AU SERVICE : iPhone Android gLOSSAIRE : 2 : explosif, le CO2 est produit par phénomène de combustion. On peut distinguer des émissions de gaz de deux natures différentes : soit d’origine naturelle, soit d’origine anthropique. Produites de façon naturelle, ces émissions sont le résultat de l’activité des cellules vivantes, humaines, animales et végétales. La production industrielle, l’élevage intensif ainsi que les émissions des voitures posent un problème écologique majeur et le débat sur l’effet de serre est récurrent, d’autant plus que cette augmentation provoque organismes marins, et qu’elle agit plus globalement sur l’ensemble de l’environnement et sur la santé humaine, combinée à d’autres polluants présents dans l’atmosphère terrestre. Une station de recharge, aussi appelée station de recharge EV (Electric Vehicle), ou EVSE (Electric Vehicle Supply Equipment), est une infrastructure qui fournit de l’énergie pour la recharge de véhicules électriques. Bien que la plupart des véhicules électriques puissent être chargés à la maison via une borne de recharge domestique, il y a une demande grandissante pour des points de recharge dans l’environnement quotidien. La plupart des installations de recharge proposent des solutions « Park & Charge » en Europe et «Better Place» aux états-Unis. Beaucoup de stations de recharge se trouvent sur la voirie et sont proposées par des fournisseurs d’électricité. Installation présente dans certains véhicules de transport en commun permettant, de manière automatique, d’informer les voyageurs visuellement et/ou par un dispositif sonore sur le trajet (arrivée à un arrêt, liste des arrêts, destination, ...) ou de donner d’autres informations (commerciales, de sécurité, ...). COMMUNICATION OU COMMUNICATION EN CHAMP PROCHE) : à courte portée et haute fréquence, permettant l’échange d’informations entre des périphériques jusqu’à une distance d’environ 10 cm. Bouygues Telecom, NRJ Mobile, Orange et SFR (les quatre en moins de deux ans plus d’un million de smartphones compatibles NFC. Une quinzaine de smartphones sont aujourd’hui équipés de la technologie NFC, à l’exception des smartphones d’Apple, l’iPhone 5 ne l’intégrant pas pour l’instant. OUTILS ET SERVICES DE LA MOBILITé : Quelques aspects de méthodes et de techniques existent concernant les types de prises de véhicules électriques selon les pays. Cependant, le type 3 tend à devenir la norme. Les territoires doivent donc dès à présent penser à ces infrastructures dans les nouveaux aménagements (voies publiques, parkings,…). simples à mettre en œuvre si les données nécessaires à l’alimentation du service (données en temps réel, données cartographiques, ...) sont disponibles. Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble supports mobiles (utilisation du GPS pour le guidage et la géolocalisation, utilisation de la connectivité 3G pour rechercher et actualiser de l’information,…). Fiche 2 - Mobilité et Déplacements 26
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    28 C ette vision doitnéanmoins être nuancée : les lieux de productions industrielles sont le plus souvent présents dans les aggloméra- tions, même s’ils se situent à leurs marges. Les ar- tisans sont également implantés dans les cœurs urbains. La ville est aussi le lieu de création par excellence du secteur dit « tertiaire », celui des commerces et des services pour lequel des lieux d’accueil adaptés doivent être disponibles. La proximité et la concentration de la clientèle et de partenaires commerciaux et professionnels, la facilité théorique d’accès expliquent la présence de ces nombreuses activités en ville. Pourdemeurerattractive,lavilledurabledoitdonc présence d’activités de production. La durabilité doit également se traduire par l’accessibilité et la proximité des lieux de consommation et de travail, impactant les besoins ou non de déplacements L’offre de locaux et de services adaptés pour les professionnels doit également être garantie. Lieu de consommation, la ville durable doit favoriser l’émergence de productions et d’achats raisonnés. Les clients doivent ainsi pouvoir devenir des consommateurs responsables et avertis, libres de pouvoir accéder facilement aux commerces mais disposant également de la possibilité de choisir leur mode de consommation. Le développement croissant du e-commerce témoigne de cet impact des nouvelles technologies sur les modes de consommation. Parfois décriées car encourageant les achats de produits réalisés à l’autre bout de la planète dans desconditionssocialesplusoumoinsacceptables, les TIC peuvent également constituer un levier rapprochant le consommateur et le producteur. Diverses applications émergent, permettant aux commerçants locaux de se faire connaître d’un public de proximité. Ces outil constituent notamment un levier pour les entreprises de taille réduite, ne disposant que de peu de moyens à consacrer à la communication. La possibilité de développer des outils ludiques et personnalisés à l’échelle d’un quartier commerçant participe au renforcement de l’attractivité d’un cœur urbain, l’acte d’achat devenant un acte de loisir. Ces outils peuvent également être gages de transparence, transformant les clients passifs en consommateurs avertis qui n’hésitent pas à faire partager leur satisfaction ou leur mécontentement. Au-delà du commerce, le numérique permet de développer des services attendus par les entreprises tertiaires productrices de richesses et favorisant le maintien ou les implantations dans les villes concernées. Les activités et Le commerce dAns lA ville numérique durAble Cet adage montre l’importance de l’activité commerciale dans le monde urbain. La ville ne peut en effet se limiter au seul accueil de logements, et doit être multifonctionnelle à travers notamment son rôle de pôle de services marchands ou non. La ville est ainsi un lieu de consommation de richesses produites le plus souvent hors d’elle-même, telles que les denrées alimentaires provenant des espaces ruraux (fonction originelle des premières cités de l’Histoire). LES ACTEURS INCONTOURNABLES : d’artisans et commerçants d’un territoire Fiche 3 - Activités et Commerces 28
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    29 Exemples de tiers-lieuxen France (La Cantine) et aux Pays-Bas (SmartWorkCenters) Sources : Isolutio, achat-ville.com, greentiblog.cisco.fr, coworkinglille.com Mise en avant des commerçants et des bonnes affaires Source: Service achat-ville.com Activitésetcommerces 29
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    30 offre commerciale deproximité, accessible à tous les lieux d’emploi et de production (notamment dans le secteur tertiaire) au sein des villes ou à proximité aux clients de devenir des consommateurs avertis, pouvant choisir librement leurs modes de consommation LES ENJEUx SPéCIFIQUES ET COMPLéMENTAIRES DU NUMéRIQUE POUR LES ACTIVITéS ET LE COMMERCE accès de manière simple et rapide à de l’information sur l’offre commerciale de proximité armer les petits commerçants et petites entreprises de proximité aux moyens limités, dans un contexte de concurrence mondialisée plus ludique l’acte d’achat, moyen d’attirer une nouvelle clientèle les entreprises implantées en ville, apporter de nouveaux services répondant à leurs attentes et leurs besoins LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS : indépendants, petites entreprises, associations, re- cherche,… lieu, ou de télécentre et de l’offre de services physiques et immatériels son environnement Le numérique pour des services mobiles (commerce) commerçants et des acteurs culturels et touristiques parties prenantes du projet (animateurs du commerce de centre-ville par exemple) informations publiées accompagnement au changement des commerçants Les enjeux de La thématique ACtivités et CommerCes LES POINTS DE VIgILANCE : professionnels auto-entrepreneurs, indépendants, TPE, acteurs associatifs,…, pour le développement d’un télécentre ou d’un tiers-lieu et de l’offre de services associée Le numérique pour des services mobiles (commerce) services avec les stratégies territoriales (culture, tourisme, commerce,…) mise en œuvre des services (rue commerçante, bourg, centre-ville) des commerçants (50% seulement ont un accès à Internet), de l’inexistence assez répandue de bases de données clients. Fiche 3 - Activités et Commerces 30
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    31 1. LES NOUVEAUxESPACES DE TRAVAIL Le mouvement « tiers-lieu » (ou co-working en anglais) est né aux Etats-Unis de la volonté d’entrepreneurs et d’indépendants de se réunir en un même lieu pour échanger et travailler ensemble sur des sujets ou projets communs. Ces nouveaux espaces de travail, par nature protéiformes, recouvrent des réalités différentes: espaces de travail partagés et privatifs, équipements permettant de travailler à distance, co-production d’outils comme dans les « FabLab» (ex : imprimantes 3D, machines à découpe laser, design collaboratif, hacking, conférences, barcamps,…). LES OBJECTIFS DE CES NOUVEAUx LIEUx DE TRAVAIL HYBRIDES SONT ENTRE AUTRES : Gains de productivité pour les salariés nomades Développement d’échanges, de synergies et de projets entre les télétravailleurs (co-working) Développement de l’activité économique locale, installation d’entreprises Création d’activités innovantes sur le plan économique et social Vitrine positive pour l’image du territoire. Le développement de ces lieux est aujourd’hui permis par les progrès associés de l’informatique, des télécommunications et de la bureautique ainsi que la baisse des coûts qui ont levé progressivement les obstacles techniques et économiques. En outre, le développement du haut et du très haut débit, la numérisation généralisée des contenus, associés à la baisse des coûts des télécommunications, permettent de localiser des activités sur l’ensemble du territoire pour peu que les réseaux soient accessibles et dotés d’un La pratique professionnelle des télétravailleurs nécessite des besoins importants en termes de TIC (virtualisation, cloud computing, netbooks, tablettes, smartphones, sécurisation des données,…), obligeant les territoires à se doter d’infrastructures d’accueil et à développer les services appropriés. ACTIVITéS ET COMMERCES : ExEMPLES CHOISIS Changements des modes de consommation, des modes de travail, à l’importance croissante des services et à l’émergence de nouvelles pratiques sociales et économiques … Les collectivités doivent désormais se poser la question de l’aménagement de leur territoire en intégrant ces multiples évolutions. En effet, on constate depuis plusieurs années que la mobilité permise par le développement numériques accentuent le nomadisme dans les façons de travailler et de consommer. L’enjeu des territoires est donc d’être en mesure d’offrir aux populations de nouveaux cadres et de nouveaux équipements pour lesquels le numérique joue un rôle structurant. Deux exemples illustrent ces enjeux : 1/ Les nouveaux espaces de travail Activitésetcommerces 31
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    32 2. LE M-COMMERCE Lem-commerce (pour « mobile commerce ») est une tendance de fond depuis l’avènement des téléphones de nouvelle génération (smartphones) qui permettent désormais une connexion permanente entre le consommateur et le commerçant et l’offre de services personnalisés et contextualisés (services dits «ubiquitaires »). Les services mobiles en lien avec le commerce rapidement (dématérialisation des catalogue, géolocalisation des commerçants, etc.). Néanmoins, une rapide analyse permet de constater que essentiellement aux acteurs dominants sur le marché (notamment grands groupes de distribution) et que les « petits » commerçants et artisans ne sont que très peu présents sur ces supports (leur présence étant également limitée sur Internet). Pourtant, ces services peuvent apporter une réelle valeur ajoutée à ces professionnels en contact régulier avec les habitants. En effet, il semble aujourd’hui important de permettre aux acteurs du commerce de renforcer les liens avec leur clientèle et de par ces nouveaux canaux de communication (site Web et services mobiles). Les services potentiels sont nombreux : localisation, La généralisation de nouvelles technologies comme le NFC (Near Field Communication ou communication en champ proche) dans les smartphones dans les prochaines années, rendue possible grâce aux appels à projet « Villes NFC » de l’Etat dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir et aux expérimentations dans les grandes villes françaises (Lille, Strasbourg, Caen, Marseille, Bordeaux,…), va inciter au développement de nouveaux services liés à la sphère du commerce. ExEMPLE DE RéFéRENCE : La coroutine PORTEUR DU PROJET : Association Coworking Lille DESCRIPTION : La Coroutine (Association 1901) est un tiers-lieu convivial de coworking lillois. Les usagers sont tous animés par l’esprit d’entraide, de création, de partage et d’échanges. Ce lieu propose une nouvelle façon de mélanger des savoirs de personnes qui ne se fréquenteraient pas dans des lieux de travail plus traditionnels. Parmi les utilisateurs, on y retrouve des citoyens, entrepreneurs, associations, salariés, étudiants, demandeurs d’emploi, hobbyistes… ExEMPLE DE RéFéRENCE : Smart Work Centers PORTEURS DU PROJET : Cisco et Amsterdam DESCRIPTION : Dans le cadre du programme Connected Urban Development, la ville d’Amsterdam a mis en place, avec l’appui de Cisco, un réseau d’une trentaine de télécentres appelés Smart Work Centers. Ces espaces sont conçus pour accueillir les télétravailleurs dans un cadre design et apporter des services numériques intégrés leur permettant de travailler à distance avec leurs clients ou avec leurs entreprises comme la télé présence, la Fiche 3 - Activités et Commerces 32
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    33 OUTILS ET SERVICES DESACTIVITéS ET DU COMMERCE : Quelques aspects de méthodes et de techniques Les lieux de travail « nouvelle génération » doivent faire l’objet d’une étude d’implantation poussée. En effet, le territoire est avant tout un lieu de passage et d’accueil de travailleurs nomades. les formes sociales et économiques des tiers-lieux peuvent recouvrir des réalités différentes. Des enquêtes usagers auprès des indépendants, des auto-entrepreneurs, des TPE et PME, des créatifs, des acteurs de l’économie sociale et solidaire, du monde de la recherche doivent être réalisées. (télécentre, espace de co-working,…), des campagnes de communication ciblées axées sur la présence web ou réseaux sociaux doivent être mises en œuvre. Les services mobiles sont assez simples à mettre en œuvre. Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects technologiques GPS pour le guidage et la géolocalisation, de l’appareil photo pour la réalité augmentée, de la connectivité 3G pour rechercher et actualiser de l’information,…). Cependant, une attention particulière doit être portée sur le contenu et donc les informations à diffuser par l’intermédiaire du support mobile. Ces derniers doivent être créés, mis en ligne et outildynamiqueetvivant.Danscetteperspective, en place. Ces services mobiles doivent aussi apporter une valeur ajoutée par rapport aux canaux d’information traditionnels en offrant une information fraîche, brève et d’actualité. Dans le cas du commerce, il est important que le projet soit porté par les associations de commerçants développer son attractivité. partout, y compris pour les territoires moins bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à cer- taines techniques maîtrisées par les prestataires (services fonctionnant en mode « cache » par exemple). ExEMPLE DE RéFéRENCE : PORTEUR DU PROJET : CCI DESCRIPTION : site mobile, déclinaison d’un site Internet classique, recensant l’ensemble des commerçants et des bonnes affaires disponibles sur la ville de Grenoble FONCTIONNALITéS DU SERVICE : localiser sur un plan, etc.) ACCèS AU SERVICE : Activitésetcommerces 33
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    34 gLOSSAIRE : Le cloudcomputing est un concept de déportation sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur le poste utilisateur. En clair, c’est demander à un prestataire externe de stocker les données de l’utilisateur et/ou traiter ses données, sur une infrastructure (constituée par des milliers de machines) dont on ne connaît ni le matériel ni la localisation, et qu’on loue. L’accès au Cloud, et donc aux données et applications, se fait grâce à un navigateur web (la plupart du temps). L’usage du très haut débit des services en Cloud. En français, ce concept est également appelé « informatique dématérialisée » ou « informatique dans les nuages ». Un netbook est un ordinateur de très petite taille, aux performances souvent plus faibles qu’un ordinateur portable classique, et vendu à bas prix. Un smartphone est un téléphone mobile disposant des fonctions d’un assistant numérique personnel. La saisie des données se fait par le biais d’un écran tactile ou d’un clavier. Il fournit des fonctionnalités comme l’agenda, le calendrier, la navigation sur le web, la consultation du courrier électronique, de la messagerie instantanée, le GPS, etc. La virtualisation consiste à faire fonctionner un ou plusieurs systèmes d’exploitation ou applications sur un ou plusieurs ordinateurs – serveurs, au lieu d’en installer un seul par machine. C’est donc une technique de mutualisation des moyens informatiques qui est à l’origine du concept de virtualisation. :Utilisation regroupe l’ensemble des applications commerciales liées aux terminaux mobiles et effectuées le plus souvent en situation de mobilité. Le commerce mobile ne se limite pas aux téléphones portables comme les smartphones mais concerne aussi les tablettes tactiles et PDA (exemple : réserver un billet de cinéma ou de train à partir d’un téléphone mobile est un acte de m-commerce). Il répond à un besoin croissant de personnalisation et de contextualisation (lieu, temps) des clients. Fiche 3 - Activités et Commerces 34
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    36 C ette sociabilité estavant tout une nécessité pour le bon fonctionnement des villes. En l’absence de dialogues et d’échanges entre des habitants nombreux amenés à cohabiter ensemble dans un espace réduit, les villes seraient confrontées à des dysfonctionnements et des désordres. Mais au-delà de la nécessité, cette possibilité de créer des liens avec de nombreux semblables peut être considérée comme une des aménités urbaines. Lieu d’épanouissement personnel, la ville est également un lieu d’épanouissement collectif. Dialoguer avec ses semblables permet de faire naître de nouvelles aspirations, de porter de nouvelles revendications. Le groupe peut également permettre de protéger l’individu. Ne disait-on pas au Moyen-âge que l’air de la ville rendait libre ? Cette vision idéaliste semble néanmoins quelque peu éloignée de la réalité d’aujourd’hui. Nombre de personnes qui vivent en ville sont confrontées de manière plus ou moins marquée à la solitude, peut-être plus prononcée encore dans les très grandes villes. L’évolution de la société a conduit à une individualisation progressive, voire un renfermement sur soi. Loin d’être l’apanage des villes, le lien social est peut-être plus présent et plus facile à établir dans les villages et les hameaux. Une ville où plus personne ne se parle et ne se rencontre, sauf par extrême nécessité … voici peut-être un scénario sombre à éviter. La réalité n’est cependant pas si noire. Le secteur associatif demeure dense dans notre société, signe d’un souhait de continuer à s’épanouir au contact de ses semblables. simplement évolué, et cette évolution doit être ville. Pour être réellement durable, la ville doit donc contribuer autant qu’elle le peut à préserver et renforcer le lien social. D’un point de vue pragmatique, une meilleure information et un meilleur dialogue avec et entre les citoyens sont gages d’un meilleur fonctionnement urbain. Mais cette sociabilité retrouvée et renforcée est également un puissant levier d’épanouissement personnel et de sentiment d’appartenance à la cité. Renforcer le lien social, c’est également favoriser l’implication des citoyens, leur engagement pour co-construire la ville au sein de laquelle ils vivent. Les nouvelles technologies peuvent parfois être pointées du doigt, comme un des facteurs ayant contribué à ce délitement du dialogue et des rencontres entre les personnes. Souvent est pris comme exemple l’image d’une rame de métro ou d’un bus bondé, dans lequel les gens ne se parlent plus mais ont la tête baissée et l’esprit plongé dans leur Smartphone. Le numérique peut cependant se révéler une des clefs pour proposer de nouveaux outils de sociabilité. A côté des services permettant de dialoguer avec des personnes du monde entier, de plus en plus de fonctionnalités se développent autour de la possibilité d’échanger de manière simple, souple et rapide avec de nouvelles personnes se trouvant à proximité. Ainsi, au- delà de l’opportunité pour les collectivités de pouvoir communiquer et informer les habitants, le numérique peut permettre aux habitants d’échanger entre eux de manière autonome. Le virtuel est alors utilisé comme prélude facilitateur à des rencontres et des échanges plus nombreux dans le monde réel. Le Lien sociaL dAns lA ville numérique durAble La ville est (théoriquement) le lieu de sociabilité par excellence. Elle s’oppose ainsi à l’isolement physique de l’habitat dispersé, en concentrant en un même lieu une population importante qui y vit, y travaille … et est donc amenée à se croiser et à échanger. LES ACTEURS INCONTOURNABLES : intercommunalités et des départements (services communication, affaires sociales …) sociaux, associations d’éducation populaire, lieux d’accès publics à l’Internet,…), du secteur associatif et de l’économie sociale et solidaire Fiche 4 - Lien social 36
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    37 Ma-residence.fr et Peuplade,deux réseaux sociaux de proximité ReWorld, un réseau social solidaire Application iPhone « Agenda Bordeaux » Liensocial 37
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    38 LES FACTEURS CLEFSDE SUCCèS : autonomes des citoyens entre eux Les enjeux de La thématique lien soCiAl LES POINTS DE VIgILANCE : intercommunalité) de l’utilité sociale des services) gage du bon fonctionnement urbain et de l’épanouissement personnel prévention de certains risques liés à l’isolement LES ENJEUx SPéCIFIQUES ET COMPLéMENTAIRES DU NUMéRIQUE AU SERVICE DU LIEN SOCIAL : Proposer de nouveaux outils permettant aux citoyens et habitants des villes de pouvoir faire connaissance et échanger avec des personnes proches géographiquement Utiliser les nouvelles technologies pour permettre aux collectivités d’informer les citoyens sur la vie de la cité, et les amener à participer Fiche 4 - Lien social 38
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    39 1. RESEAU SOCIAL DEQUARTIER Le lien social et la vie en communauté ont longtemps été des composantes centrales de la vie des quartiers. Pour que cette empreinte perdure dans les quartiers et que les habitants continuent à partager et dialoguer, la construction d’un Réseau Social de Quartier (RSQ) peut être envisagée comme un facilitateur. Certes, il existe aujourd’hui des réseaux sociaux globaux comme Facebook ou MySpace qui permettent de constituer des groupes d’échanges à l’échelle d’immeubles ou de quartiers. Cependant, ces réseaux suscitent souvent une en raison de leur aspect plus « communautariste » que communautaire et de leur opacité concernant la protection des données personnelles. C’est la raison pour laquelle les citoyens se tournent de plus en plus vers la constitution de réseaux sociaux locaux qu’ils maîtrisent de bout en bout. Ces réseaux proposent souvent des bons plans, des bonnes adresses avec des fonctions de géolocalisation, et permettent de créer et d’entretenir des liens, de développer les échanges de savoirs et d’expériences, entre voisins (www.maresidence.fr, www.peuplade.fr). Avec l’utilisation des forums et du chat, les utilisateurs peuvent consulter des informations de quartier, proposer un évènement, trouver un commerçant, échanger des services, des astuces, des compétences,... LIEN SOCIAL : ExEMPLES CHOISIS Les TIC ont depuis toujours eu pour objectif premier de mettre en relation les êtres humains, du fait de leur nature d’outils de communication. Cependant, le lien social est aujourd’hui ressenti comme essentiel par chacun d’entre nous dans une société de plus en plus individualiste. Cette importance est d’autant plus vraie pour les personnes les plus fragiles (personnes âgées, handicapées, socialement et économiquement exclues,…). Le numérique ne permet en aucun cas de se substituer aux relations sociales du monde «réel». En revanche, il offre des possibilités nombreuses d’accès aux services, à la connaissance, à l’information, aux personnes, que celles-ci vivent à l’autre bout du monde mais surtout si elles sont géographiquement proches. Les TIC contribuent ainsi à enrichir le lien social et démultiplient les possibilités de communication. Deux services montrent la valeur ajoutée apportée par le numérique en faveur du développement du lien social : 1. Les réseaux sociaux de quartier ; 2. L’information locale diffusée via les supports mobiles. Liensocial 39
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    40 D’autres services peuventalimenter un RSQ : hobbies : cuisine, couture,… L’animation et la modération sont primordiales pour faire vivre cet outil qui a pour but de devenir la «boîte à outils » concernant l’organisation du quotidien d’un quartier ou d’un immeuble. Les objectifs pour les usagers de ce réseau social de quartier sont mutiples : Permettre aux usagers d’un même bâtiment, quartier ou ville de partager facilement des Connaître les personnes qui, dans leur environnement proche, partagent des Faciliter le dialogue et encourager le partage d’informations, de biens et de les bonnes Découvrir et pratiquer de nouvelles manières de consommer (circuits courts, « do it yourself »,…). Pour les collectivités et les bailleurs sociaux qui souhaitent mettre en place un réseau social, les objectifs sont non seulement d’encourager le lien social et l’entraide, mais aussi de favoriser une certaine forme de démocratie participative. Ces outils permettent également de faire connaître les acteurs économiques et sociaux du quartier et de valoriser des initiatives individuelles jusqu’alors peu visibles. ExEMPLE DE RéFéRENCE : De toit à toit PORTEUR DU PROJET : Paris Habitat-OPH DESCRIPTION : « De toit à toit» est un réseau social accessible à l’ensemble des résidents du parc social de Paris Habitat-OPH. En favorisant l’échange, la solidarité, l’information et la participation à la vie de la cité, ce réseau social de proximité met le numérique au cœur de la ville. FONCTIONNALITéS DE L’éQUIPEMENT : Après une période de test auprès des locataires du 19ème arrondissement, Paris Habitat-OPH ouvre l’accès de son réseau social à l’ensemble de son parc de 120 000 logements répartis sur Paris et la petite couronne. ORgANISATION : initier ensuite des comptes utilisateurs destinés aux personnes de son foyer. annonces, échanger astuces et infos pratiques... Fiche 4 - Lien social 40
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    41 ExEMPLE DE RéFéRENCE: VIVRE à RENNES PORTEUR DU PROJET : Ville de Rennes DESCRIPTION : Application iPhone et site web mobile recensant l’ensemble des services et évènements de la ville FONCTIONNALITéS DE L’éQUIPEMENT : informations disponibles dans de nombreux domaines : POUR ACCéDER AU SERVICE : Site web mobile : App Store : 2. L’INFORMATION LOCALE DIFFUSEE PAR LES SUPPORTS MOBILES Un des enjeux majeurs d’une collectivité en matière de communication réside dans sa capacité à s’adresser à l’ensemble des citoyens, quel que soit leur mode d’utilisation de l’information ou les canaux qu’ils privilégient. En effet, le support papier reste encore le moyen le plus largement utilisé pour effectuer des campagnes de communication. Les sites Web des collectivités se développent néanmoins de manière croissante, et l’actualisation régulière des informations et l’interactivité que ces outils proposent trouvent un écho auprès des citoyens. Les supports mobiles représentent un nouveau moyen de communication permettant de conserver un contact quasi permanent avec le citoyen. En effet, l’essor de ces outils illustre le fait que les téléphones mobiles, et maintenant les smartphones, occupent une place prépondérante dans le quotidien des citoyens. Il est aujourd’hui important de permettre à ces derniersd’accéderentempsréelauxinformations concernant la ville, ce que permettent les téléphones de dernière génération. On peut, par exemple, imaginer un service informant les citoyens sur : horaires d’ouverture des services de la localisation des restaurants, commerces, musées, centres culturels, services publics, agenda actualités information service d’alerte (couplé avec un système d’alerte par SMS). L’outil mobile peut aussi être un moyen de collecte, de partage (par exemple à travers un réseau social local) et de diffusion de l’information par le citoyen (signalement d’incidents ou d’anomalies sur la voie publique à la collectivité dans le cadre d’un dispositif de gestion urbaine de proximité). Liensocial 41
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    42 gLOSSAIRE : Un Systèmed’Echange Local (ou SEL) est un système d’échange de produits ou de services construit à côté du système monétaire classique. Le principe du SEL est fondé sur le constat selon lequel tout individu possède des compétences, des moyens ou du temps qu’il peut échanger avec les autres sans utiliser d’argent. Chaque SEL est un groupe de personnes vivant dans un même secteur, qui souhaitent échanger des biens, des services et des savoirs sans passer par la monnaie. Les échanges sont comptabilisés au moyen d’une unité d’échange choisie par les membres du SEL et le plus souvent basée sur le temps. La messagerie instantanée, le dialogue en ligne, désigné par l’anglicisme « chat » (« bavardage») francisé en « tchat », permet l’échange instantané ordinateurs connectés au même réseau informatique, et plus communément celui d’Internet. Contrairement au courrier électronique, ce moyen de communication en quasi temps réel et permettent un dialogue interactif. OUTILS ET SERVICES DU LIEN SOCIAL : Quelques aspects de méthodes et de techniques Elaborer une stratégie dans le domaine des réseaux sociaux est très important. On constate souvent en effet une sous-utilisation de l’outil après sa création. Deux hypothèses s’offrent à la collectivité : - soit elle crée elle-même un réseau social et invite les citoyens à le rejoindre, ce qui - soit elle accompagne la mise en place de ce réseau par un soutien technique et ou un acteur de la médiation sociale. Ces deux scénarii ont des résultats différents en termes de services offerts et de relations entre les citoyens et la collectivité. On observe que de nombreuses collectivités s’inscrivent sur Facebook ou Twitter, suivant ainsi un effet de « mode », sur leur positionnement stratégique (objectifs, services offerts, moyens, cohérence avec les outils de communication existants, implication des citoyens,…). La mise en œuvre d’un réseau social local nécessite par ailleurs des compétences celle de Community Manager ou gestionnaire de communauté en charge de l’animation des communautés, dont le métier est de veiller à la cohérence dans la gestion des outils de communication de la collectivité (Web, mobile, réseaux sociaux). d’information sont assez simples à mettre en œuvre. Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects mobiles (utilisation du GPS pour le guidage et la géolocalisation, utilisation de la connectivité 3G pour rechercher et actualiser l’information,..). Cependant, une attention particulière doit être portée sur le contenu diffusé par l’intermédiaire du support mobile. Les informations doivent être créées, mises en ligne et actualisées dynamique et vivant. Les services mobiles doivent aussi apporter une valeur ajoutée par rapport aux canaux d’information traditionnels en offrant une information fraîche, brève et d’actualité. les territoires, y compris pour les territoires moins bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à certaines techniques bien connues des presta- taires (services fonctionnant en mode « cache » par exemple). Fiche 4 - Lien social 42
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    44 L eur première fonctionest celle d’interface et de lieu de circulation, permettant d’aller d’un bâtiment à un autre. Ce rôle qui leur est dévolu explique parfois la négligence dont ils font l’objet. Ils sont en effet trop souvent considérés comme un « reliquat », un espace jugé comme perdu une fois que l’on a disposé des constructions sur un plan en optimisant au maximum la consommation foncière. Cette négligence peut également être due au degré de fréquentation plus ou moins important, à un propriétaire de l’espace plus ou moins attentionné (un espace public n’étant pas forcément une propriété publique). Mais l’espace public, au-delà d’être un espace de passage entre deux points, peut également être un lieu existant pour lui-même. A travers une identité forte, un traitement de qualité, la présence de services originaux et recherchés … il peut devenir un point d’intérêt et de destination. Cet espace particulier de la ville accueille souvent de nombreuses fonctions : espace de circulation, présence d’éléments techniques des réseaux urbains (l’espace public étant le lieu où la collectivité agit au service de tous), activités plus ou moins pérennes telles que le commerce … Cet espace se révèle ainsi parfois très encombré et convoité. Ce caractère précieux de l’espace public s’explique par le grand nombre de personnes qui y transitent ou s’y arrêtent, permettant à toute activité qui y est implantée de pouvoir toucher un public nombreux. Ces lieux sont également ceux qui « font ville », là où peuvent se retrouver et se rassembler les habitants / citoyens, là où ils peuvent échanger. L’espace public est ainsi fortement lié au lien social évoqué dans le chapitre précédent. La ville durable doit donc apporter une attention toute particulière aux espaces publics, avec comme objectif de conjuguer les nombreuses fonctions qui souhaitent y prendre place tout en privilégiant la qualité, l’accessibilité, la lisibilité du lieu et l’utilité des services présents. Plus qu’ailleurs dans la ville, ces lieux doivent pouvoir croiser l’utilité sociale, les échanges économiques et la prise en compte de l’environnement. Cette prise en compte est rendue possible d’autant plus que, dans la plupart des cas, les espaces publics sont propriétés des collectivités locales et que celles-ci ont alors toute latitude pour agir. Intégrées aux espaces publics, les nouvelles technologies peuvent participer à cet effort. Les mobiliers urbains font notamment partie des éléments techniques de l’espace public qui peuvent, grâce à des fonctionnalités numériques, renforcer l’accès à l’information ou participer à des consommations énergétiques publiques. Le numérique peut également venir enrichir ou apporter de manière souple une dimension culturelle et artistique à ces espaces ouverts à tous. Si les enjeux de respect des libertés et du confort de chacun sont pris en compte, les nouvelles technologies pourront alors venir enrichir de manière peu envahissante mais avec une réelle utilité les espaces publics de nos villes. Les espaces pubLics dAns lA ville numérique durAble Les espaces publics sont des lieux particuliers des villes. A la différence d’une habitation, d’un commerce, d’une entreprise … ce sont des espaces qui sont (le plus souvent) ouverts à tous et où chacun peut déambuler à sa guise. LES ACTEURS INCONTOURNABLES : et des communes Fiche 5 - Espaces publics 44
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    45 Détection de placesde parking Source : www smartgrains.com Pavés lumineux intelligents Source : pavegen.com Abribus connecté à Paris Maillage WiFi à Paris Source : www.paris.fr Espacespublics 45
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    46 Les enjeux deLa thématique espACes publiCs LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS : des citoyens et des besoins des usagers (connectivité, accès à l’information et aux services,…) connectés dans l’environnement urbain dans le cadre d’opérations de rénovation et intervenants sur les espaces publics ESPACES PUBLICS : ExEMPLES CHOISIS L’espace public dans les villes a souvent été délaissé en termes de services aux usagers. Il existe pourtant un grand nombre de mobiliers urbains présents dans différentes parties de la ville mais aujourd’hui inertes : panneaux d’information, signalétique d’orientation… abri-voyageurs, horodateurs, candélabres, panneaux publicitaires ou d’informations, poubelles… bancs, poubelles, panneaux informatifs… La tendance est aujourd’hui à la mise en « utilité » et au respect de l’environnement de ces équipements. Les Technologies de l’Information et de la Communication sont progressivement intégrées à ces équipements (QR avec le citoyen. L’objectif est de proposer une nouvelle façon de vivre la ville par l’accès à de l’information géolocalisée et contextualisée, locale ou générale, l’accès à des informations sur l’environnement proche ou encore le divertissement par des contenus multimédias. L’interaction devient la norme et l’usager devient un citoyen « augmenté ». Deux exemples peuvent illustrer l’émergence de ces nouvelles formes d’urbanité : 1. L’abribus connecté 2. L’éclairage public intelligent LES POINTS DE VIgILANCE : et ergonomie des équipements, robustesse des équipements) équipements : penser à bâtir une action progressive, homogène et raisonnée des équipements et services pour la ville en évitant la saturation d’objets / d’informations / de sollicitations lieux privilégiés de rencontre des habitants et de développement du lien social Conjuguer les différentes fonctions accueillies dans ces espaces traitement qualitatif des espaces publics accessibilité LES ENJEUx SPéCIFIQUES ET COMPLéMENTAIRES DU NUMéRIQUE DANS LES ESPACES PUBLICS : Enrichir les éléments techniques (mobiliers) présents dans les espaces publics, pour faciliter le fonctionnement urbain et la vie en ville nouveaux services en ces lieux, renforçant leur attractivité valorisation des éléments qualitatifs et patrimoniaux présents dans l’espace public Fiche 5 - Espaces publics 46
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    47 2. L’ECLAIRAGE PUBLIC INTELLIGENT L’éclairagepublic comprend l’ensemble des moyens d’éclairage mis en œuvre dans les espaces publics, à l’intérieur et à l’extérieur des villes, très généralement en bordure des voiries et places, nécessaires à la sécurité ou à l’agrément du citoyen. Aujourd’hui, la majorité des villes sont équipées et de nouveaux enjeux se posent, notamment celui de la réduction de l’empreinte énergétique préservant cependant un niveau de confort acceptable. Les entreprises d’équipements publics se sont donc penchées sur la question et plusieurs types d’innovation ont vu le jour dans ce domaine : d’éclairage de type LED (fortement réducteur de consommation Eclairage public à puissance variable (selon la détection d’une personne, l’intensité Dalles de trottoir intégrant des capteurs de mouvement transformant l’énergie cinétique du passant en énergie permettant d’alimenter des lampadaires (et/ou des batteries). Certains lampadaires sont parfois même munis de caméras détectant l’arrivée des cyclistes ou des piétons pour commander l’éclairage progressif des lanternes LED le long de la voie, au fur et à mesure de l’avancée de l’usager. L’utilisation de ce type de technologie permet de graduer la puissance de l’éclairage point par point en passant de 10 % en éclairage en veille, à 100 % (ou à 50 % selon les horaires) lorsqu’une présence est détectée. Le niveau d’éclairement évolue en même temps que l’usager. Face aux enjeux énergétiques et de sur- éclairage dans certaines zones, des solutions techniques existent et permettent de préserver l’environnement naturel nocturne et la biodiversité, en limitant la « pollution lumineuse» tout en maintenant les conditions de sécurité pour les habitants. 1. L’ABRIBUS CONNECTE L’abribus a peu évolué depuis son apparition. Aucune fonction supplémentaire n’est apparue alors que le temps d’utilisation potentiel par les usagers peut être assez important, notamment lors de l’attente d’un bus. Mais, depuis quelques temps, des constructeurs ont investigué ce marché innovant qui passe par l’étude des usages des voyageurs. Les fonctionnalités développées autour de cet équipement peuvent être encouragées aussi bien par des collectivités que des compagnies de transport, des acteurs du tourisme, de la culture ou des commerces. Il peut apporter des services tels que : L’information localisée sur les services environnants (commerces, restaurants, sorties, culture, équipements publics…) de manière L’information sur l’actualité locale et L’information en temps réel sur les transports Une connectivité Internet La recharge d’appareils tels que les smartphones par prise USB. Grâce à ces évolutions, véritables services innovants recherche d’informations et facilitant l’accès aux services. La collectivité, jouit quant à elle d’une image de modernité en développant une stratégie de services toujours connectés au citoyen. Ces équipements du futur ont bien évidemment des coûts non négligeables. C’est pourquoi, dans un premier temps, il est important de réaliser des expérimentations dans des lieux phares de la ville, possédant une fréquentation importante et caractérisés par une mixité des utilisateurs, avant d’envisager une généralisation. ExEMPLE DE RéFéRENCE : Concept Abribus, place de la Bastille, Paris PORTEUR DU PROJET : Ville de Paris DESCRIPTION : Apporter du service au citoyen dans un abribus. Installation par JC Decaux d’un prototype d’abribus place de la Bastille, à Paris. MODALITéS DE L’ACTION : à projet « mobilier urbain » lancé par la Ville de Paris. à Internet, dont 3 sont tactiles pour permettre aux usagers d’accéder à des informations, autant sur les transports de la RATP (bus, métro, RER, etc…) et les Vélib’, que sur les commerces, restaurants et services à proximité de l’arrêt. Espacespublics 47
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    48 gLOSSAIRE : Une diodeélectroluminescente, plus connue sous l’appellation Del ou Led (light-emitting diode), désigne un composant optoélectronique qui permet l’émission de lumière monochromatique. Les Led font partie des dispositifs d’éclairage les plus performants du point de vue énergétique, car elles convertissent très peu d’électricité en chaleur. Littéralement «téléphone intelligent», les smartphones sont des téléphones évolués qui possèdent des fonctions similaires à celles des assistants personnels. Certains peuvent lire des vidéos, des MP3 OUTILS ET SERVICES DU MOBILIER URBAIN : Quelques aspects de méthodes et de techniques les abribus connectés, des expérimentations dans les lieux de passages fréquents (quartier de gare, gare routière…) peuvent être mises en œuvre pour sensibiliser dans un premier temps à ces nouveaux usages et urbain innovant. Le travail de concertation avec les commerces - d’intégrer le plus de fonctionnalités informatives, le but étant de faire de cet équipement une vé- ritable plateforme d’informations à forte valeur ajoutée pour l’usager. l’éclairage public intelligent, le schéma consiste à moderniser les candélabres existants en leur adjoignant par exemple des fonctionnalités de détection de luminosité ou existantes en lampes LED. ExEMPLE DE RéFéRENCE : système d’éclairage public intelligent (ETDE) PORTEUR DU PROJET : ETDE DESCRIPTION : ETDE, pôle énergies et Services de Bouygues Construction, vient d’équiper la ville de Vif, en Isère, d’un système d’éclairage public intelligent à détection automatique sur une distance record : 1,5 km de voie piétonne et cyclable. EFFICACITé DE L’éQUIPEMENT : besoin en énergie des sources LED (une puissance de 40 W au lieu de 100 W pour les sources traditionnelles) et grâce à l’activation et la gradation de l’éclairage uniquement en cas de besoin. - 60 % de consommation énergétique par rapport à des luminaires classiques pour un fonctionnement à 100 % - 95 % de consommation énergétique par rapport à des luminaires classiques pour un fonctionnement à 10 % au repos. Fiche 5 - Espaces publics 48
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    50 D ispenser des servicespublics est donc la première mission des collectivités locales, gestionnaires des villes. Services payants ou non, de manière directe ou indirecte, les services publics ont comme point commun de ne pas rechercher en premier la rentabilité mais au contraire de délivrer une prestation indispensable pour le bon fonctionnement de la vie en communauté. Les habitants des villes et des territoires développent le plus souvent un fort attachement pour ces services publics, dont l’accessibilité à tous est perçue comme étant au cœur de l’égalité républicaine et du contrat social tacite existant entre les citoyens et les pouvoirs publics. Utilité sociale, la présence des services publics est également gage d’attractivité économique. De récentes recherches (« Tableau de bord 2011 de l’attractivité de la France » – Centre d’analyse stratégique) montrent que les investisseurs critère incitatif d’une implantation en France la présence en nombre de services publics de qualité. La présence, le maintien et le renforcement de ces services publics est donc un des enjeux d’un véritable développement durable dans les villes et les territoires. Cet enjeu s’inscrit néanmoins dans le contexte d’une société de plus en plus confrontée aux contraintes économiques, sont souvent mises en avant comme un des moyens pour améliorer, voire simplement maintenir, la présence de ces services. Les outils numériques sont ainsi de plus en plus mis à contribution, à travers par exemple le développement de la e-administration. Certains services publics, et notamment des démarches rendus accessibles de manière simple, rapide et à toutes heures via Internet. Les usagers peuvent également être invités à devenir acteurs de l’amélioration des services publics, en faisant remonter de manière dynamique les doléances aux services municipaux concernés. Les nouvelles technologies peuvent également aider la collectivité et les sociétés délégataires à optimiser leurs fonctionnements. et accessibles à tous est indissociable de la possibilité, pour les usagers, de pouvoir accéder à un interlocuteur physiquement présent et pleinement disponible pour répondre à chaque préoccupation. Néanmoins, utilisé de manière complémentaire, le numérique constitue un outil permettant de renforcer la présence et l’accessibilité aux services publics5 . Les services pubLics dAns lA ville numérique durAble , incarnant la mise en commun de moyens visant à proposer des services accessibles à l’ensemble des citoyens. LES ACTEURS INCONTOURNABLES : locales et autres services publics matériels informatiques A NOTER : 5 Conduit de 2009à 2011 par le Kent County Council (Royaume-Uni), le Conseil Général du Pas-de-Calais, les Communautés d’Agglomération de Saint-Omer et de Communes du Canton de Fauquembergues, l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région de Saint-Omer (France), le programme européen INTERREG IVA des 2 Mers «CBOOPSD» était consacré à l’amélioration de l’accessibilité des services publics des deux côtés de la Manche. A l’occasion de cette démarche, plusieurs critères et leviers d’accessibilité ont pu être mis à jour, parmi lesquels le numérique qui présentait de réelles opportunités et qui a permis la mise en place de plusieurs expérimentations. Fiche 6 - Services publics 50
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    51 Carte d’adhérent multiservices(Coliséum - espace de loisirs et sports - dans un premier temps, puis le zoo, le musée, Tourisme et les transports) Source : Amiens.fr Fonctionnement de la pesée embarquée de déchets Source : cc-ribeauville.fr Schéma du développement de la matériel informatique Source : ordi2-0.fr Servicespublics Chaque bac es équipé d’une puce qui permet 4 : Traitement des données Les données sont rassemblées et communiquées avec la facturation 3 : gestion des informations Le système informatique du camion associe à chaque ménage le poids d’ordures ramassées 2 : Pesée Les bacs sont pesés de manière automa- tique lors du levage avant d’être vidés 51
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    52 LES FACTEURS CLEFSDE SUCCèS : administrations et collectivités, pour favoriser l’interopérabilité des systèmes et la simplicité d’accès et d’utilisation par les usagers publics dématérialisés (agents des collectivités, citoyens) Maintenir la présence des services publics au sein des villes et des territoires, en optimisant les moyens l’accessibilité des services publics LES ENJEUx SPéCIFIQUES ET COMPLéMENTAIRES DU NUMéRIQUE POUR LES SERVICES PUBLICS : de l’accessibilité et à la facilité d’utilisation des services publics Les enjeux de La thématique serviCes publiCs SERVICES PUBLICS : ExEMPLES CHOISIS Les citoyens sont des usagers des services publics rendus par les collectivités locales. En effet, chaque dans un cadre harmonieux : transport, traitement des déchets, culture, tourisme, développement économique… Les services publics sur mobile commencent à apparaître dans les grandes villes. Avant l’avènement de ces supports, de nombreux projets portant sur la mise en œuvre de Cartes de Vie Quotidienne (CVQ) ont fait leur apparition dès 2003-2006. La déclinaison sur mobile des services portés par ces cartes est aujourd’hui une actualité concrète grâce au développement de la technologie NFC et fait l’objet du premier exemple présenté (1). Un second exemple sur le réemploi du matériel informatique montre comment le numérique peut LES POINTS DE VIgILANCE : déployée avec les autres stratégies locales (traitement des déchets, gestion de la relation avec les citoyens dans les différents domaines de la collectivité) Fiche 6 - Services publics 52
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    53 1. LA CARTEDE VIE QUOTIDIENNE (CVQ) Au début des années 2000, de nombreux projets expérimentaux ont été réalisés sur la mise en place d’un support unique commun à un certain nombre de services proposés par les collectivités locales. Ces projets portaient le nom de Carte de Vie Quotidienne (CVQ). Pour la plupart magnétiques, ces cartes permettaient entre autre de : de certains services (exemples : restauration scolaire, transport notamment dans les bibliothèques, médiathèques, centres (visites de publics (piscines, centres sportifs, ...). Ces expérimentations se sont révélées complexes dans leur mise en œuvre, et leur diffusion et se sont heurtées à un certain nombre de problèmes : organisation des collectivités, portage et implication des acteurs, mécanismes services, accompagnement des utilisateurs,… Cependant, la CVQ pourrait prochainement prendre une nouvelle forme puisque son évolution, de support physique à support dématérialisé sur mobile, est en cours. En effet, avec l’arrivée des smartphones équipés de NFC (technologie sans contact), la transposition des services portés par ces cartes est possible, ce qui permet de faire évoluer la gamme de services. Entre autres : pour le paiement de certains services et permettre la consultation du solde directement depuis le mobile de l’utilisateur. Le paiement est également accessible pour l’ensemble des achats de la vie quotidienne (courses, boulangerie, ...). Le téléphone devient alors une vraie « carte bancaire », à l’image de l’expérimentation en cours d’expansion de par exemple des places de stockant dématérialisé » diverses en lien avec les services auxquels aura souscrit l’utilisateur. 2. LE REEMPLOI INFORMATIQUE Les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) sont aujourd’hui présents partout dans notre environnement en raison de la profusion croissante des matériels technologiques et de l’accélération des cycles de production d’outils de plus en plus performants et innovants : ordinateurs, serveurs, connecteurs, téléphones mobiles, plus récemment tablettes, puces RFID,…. L’une des catégories les plus importantes (parmi les 10) de ces DEEE sont les produits dits «produits gris », correspondant aux équipements informatiques et de télécommunication. Lorsque ces équipements issus des TIC deviennent obsolètes, inopérants ou ne sont plus désirés, ils peuvent encore représenter une valeur économique et doivent être traités de manière appropriée. Après la collecte d’un ordinateur usagé auprès de son ancien détenteur, le réemploi est l’option de traitement prioritaire. ExEMPLE DE RéFéRENCE : Cityzi (Nice) PORTEUR DU PROJET : Ville de Nice DESCRIPTION : Mise à disposition de services aux citoyens et touristes de la ville par l’intermédiaire des téléphones mobiles sans contact MODALITéS DE L’ACTION : (acheter, charger et valider les titres de transport sur le mobile, accéder à l’information en temps réel) dans différentes locations (abris bus, magasins, lieux touristiques/monuments historiques, Musée d’Art Moderne de la Ville de Nice) (vidéos, photos, commentaires audio) VIDéO DE PRéSENTATION DU SERVICE : Servicespublics 53
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    54 gLOSSAIRE : Programme nationalde lutte contre la « fracture numérique » proposant que chaque personne et foyer puissent disposer d’un ordinateur, d’un accès individuel ou collectif à l’Internet et d’un accompagnement aux usages de l’Internet. COMMUNICATION OU COMMUNICATION EN CHAMP PROCHE) : à courte portée et haute fréquence, permettant l’échange d’informations entre des périphériques jusqu’à une distance d’environ 10 cm. Bouygues Telecom, NRJ Mobile, Orange et SFR (les quatre en moins de deux ans plus d’un million de smartphones compatibles NFC. OUTILS ET SERVICES DES SERVICES PUBLICS : Quelques aspects de méthodes et de techniques et des professionnels concernant le réemploi de matériel informatique sont primordiales pour pro- mouvoir ce nouvel usage de nos DEEE. En effet, dans la perception collective des déchets, peu de personnes connaissent aujourd’hui ce circuit de valorisation très important pour le développe- ment de l’Economie Sociale et Solidaire. être relativement complexe, dépendant forte- ment de l’intégration ou non de la fonctionna- lité permettant le paiement de prestations et de la diversité des systèmes de billettique existants. Il est conseillé d’expérimenter la mise en œuvre d’une CVQ physique avant le déploiement des services sur les mobiles sans contact. Pour cela, reconditionnement et de redistribution adaptées au territoire se sont récemment développées, se traduisant par la création de structures (souvent de type associatives ou coopératives) qui s’occupent de collecter et retraiter ces matériels. En parallèle, des actions de sensibilisation auprès du grand public et des entreprises sur l’intérêt et les enjeux du reconditionnement ou du recyclage du matériel numérique sont organisées pour permettre aux reconditionneurs de trouver la «matière première». Pour y parvenir, les territoires et les structures de reconditionnement peuvent s’appuyer sur des outils existants tels qu’Ordi 2.0, en France. Ce secteur du réemploi répond à l’intérêt croissant des consommateurs pour les puissantes, contribuant à rendre les équipements rapidement obsolètes. Il permet aussi de créer de nouveaux emplois dans les territoires. il est envisageable de créer des opérations d’équipement de foyers demandeurs de s’initier à ces nouvelles technologies grâce à la mise à disposition d’un matériel informatique recyclé et fourni à moindre coût. ExEMPLE DE RéFéRENCE : Ville d’Issy-les- Moulineaux PORTEURS DU PROJET : Issy-les-Moulineaux et Communauté d’Agglomération Arc de Seine DESCRIPTION : informatique usagé auprès des résidents de la résidant dans les communes partenaires en fonction de critères sociaux (prix subventionné d’une soixantaine d’euros inférieur en réalité au coût réel du reconditionnement, estimé à une assurés par HP France. CôTé CHIFFRES : avec les normes environnementales dans des pour être redistribué aux ménages les plus en de la mairie d’Issy-les-Moulineaux. Fiche 6 - Services publics 54
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    56 L e tourisme neconstitue cependant pas une activité économique comme les autres. Loin d’être « hors sol », son développement s’appuie et se nourrit le plus souvent du patrimoine et de l’identité d’un territoire. Cette activité offre ainsi de réelles opportunités pour préserver et valoriser les richesses et les par- ticularités architecturales, naturelles et culturelles d’une ville et d’un terroir. Ce patrimoine ne doit cependant pas être vu sous le seul angle économique, puisqu’il constitue avant tout les fondements de la culture d’un territoire, de son identité et du lien social entre les habitants. C’est peut-être dans cette complémentarité que repose le secret d’un «tourisme durable » dans un pays dit «développé » tel que la France : se préserver de la dénaturation (« La Planète disneylandisée : chroniques d’un tour du monde » – 2006 - Sylvie Brunel)mais favoriser au contraire l’activité économique du territoire en la conjuguant avec la préservation des richesses patrimoniales. Cette opportunité peut ainsi être saisie par de nombreux territoires. En plus du tourisme «classique» sur les littoraux ou dans les zones de montagne, se sont ainsi développés ces dernières années le tourisme « vert » à la campagne et le tourisme urbain. La ville elle-même devient ainsi un centre d’attraction pour les touristes, à la condition valeur et accessibles. Dans ce contexte, les acteurs du tourisme considèrent souvent que le numérique a révolutionné les comportements à la fois des clients et des offreurs. Internet est ainsi devenu un des principaux moyens pour la recherche d’une destination, la réservation d’une prestation, la préparation d’un voyage « avant ». l’offre « une fois sur place », en permettant de rendre plus accessible, valoriser ou enrichir l’existant « pendant ». Le numérique offre également des possibilités de penser à «l’après», avec par exemple le partage d’avis sur l’expérience vécue. Le tourisme dAns lA ville numérique durAble Le tourisme constitue aujourd’hui une activité économique majeure, notamment dans un pays comme la France qui demeure une des premières destinations touristiques mondiales. Son poids dans l’économie s’avère ainsi incontournable («Le poids économique et social du tourisme» – 2010 – Conseil National du Tourisme). Face aux incertitudes provoquées par la dynamique de mondialisation de l’économie, le tourisme offre également l’avantage de créer des emplois non délocalisables (« Economie résidentielle : du diagnostic à la stratégie » – 2011 - ETD) . LES ACTEURS INCONTOURNABLES : restaurateurs, gestionnaires d’équipements, etc. …) commerçants, artisans,... Fiche 7 - Tourisme 56
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    57 Exemple de réalitéaugmentée sur mobile (application gratuite CultureClic) Déclaration des interrogés concernant l’usage du mobile Source : Etude Google (2011) Tourisme 57
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    58 développement économique de laville et du territoire, de manière directe ou indirecte valorisation et de préservation du patrimoine et de l’identité, dans une perspective économique, culturelle et sociale LES ENJEUx SPéCIFIQUES ET COMPLéMENTAIRES la promotion et l’accessibilité de l’offre touristique par la fourniture d’un service contextualisé et personnalisé (grâce à la géolocalisation notamment) d’enrichir l’offre et le patrimoine existant de valorisation touristique tout en permettant éventuellement la préservation d’un patrimoine fragile nouvelles «attractions » Apporter de l’information au touriste tout au long de son parcours sur le territoire (grâce à un nouveau canal de communication complémentaire de ceux existants) Les enjeux de La thématique tourisme LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS : moyen de communication complémentaire de ceux existants (assurer la continuité dans l’usage) parties prenantes du projet et accompagnement dans l’utilisation du service mobile LES POINTS DE VIgILANCE : attentes et besoins des citoyens TOURISME : ExEMPLES CHOISIS Les initiatives numériques sur le tourisme sont nombreuses (portails touristiques, vitrines marchandes mettant en avant les savoir-faire locaux, propositions d’itinéraires de randonnée, chasses au trésor, jeux,….). L’accès croissant aux nouvelles technologies mobiles grâce à l’évolution constante des terminaux mobiles et des réseaux de communication permettant l’accès à Internet en situation de mobilité (couverture 3G, demain 4G/LTE) permet l’émergence de nouvelles offres de services mobiles qui viennent compléter l’offre « classique » existante (brochures, Web,...). L’enjeu est aujourd’hui pour les territoires d’offrir au touriste la capacité de disposer de services de qualité, ergonomiques, faciles à utiliser, « sans couture » (principe de continuité géographique), personnalisés en fonction de ses besoins propres, contextualisés selon le lieu où il se trouve et au moment qu’il choisit, et intégrés (ex : offre «loisir familial et hébergement », offre « patrimoine et restauration », offre « sport et hébergement de plein air »,…). Les services mobiles présentés fournissent une illustration de ce qu’il est aujourd’hui possible dans les territoires en matière numérique en faveur du développement du tourisme : 1. Service mobile permettant de recenser et de promouvoir l’offre touristique disponible sur le territoire ; 2. Service mobile permettant la découverte du territoire. Fiche 7 - Tourisme 58
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    59 2. SERVICE MOBILE PERMETTANTLA DECOUVERTE DU TERRITOIRE Un bon moyen de permettre aux touristes de découvrir ou redécouvrir un territoire est la réalisation de parcours touristiques. Ces derniers peuvent être sportifs, thématiques (culinaires, historiques, ...), pensés pour différents moyens de déplacement (vélo, moto, voiture, à pied, à cheval,...). L’intégration d’aspects plus ludiques (notamment le jeu) peut également constituer une piste manière de mettre en avant les richesses d’un territoire. Ces outils accessibles sur mobile peuvent être : tourisme) proposant la réalisation de parcours faisant découvrir certains points d’intérêt méconnus du territoire : l’utilisateur recherche des « trésors » placés dans des caches en utilisant la réalité augmentée et / ou les puces intelligentes telles que les RFID par exemple. Ces services peuvent être imaginés à plusieurs échelles territoriales, en proposant néanmoins une certaine diversité dans le choix des itinéraires (par exemple sur un cœur urbain étendu, une Communauté de Communes rurale). 1. SERVICE MOBILE PERMETTANT DE RECENSER ET DE PROMOUVOIR L’OFFRE TOURISTIQUE DISPONIBLE SUR LE TERRITOIRE La mise en œuvre de ce service doit permettre à l’ensemble des prestataires touristiques qui composent « l’offre touristique locale » de communiquer avec les touristes en situation de mobilité et ainsi de poursuivre une relation potentiellement initiée par le biais d’un autre Cette communication peut prendre plusieurs formes : (sportives,…) disponibles dans un rayon donné autour de la un évènement particulier qui aura lieu prochainement sur le territoire. Les exemples cités ci-contre doivent néanmoins venir en complément d’outils de communication traditionnels soit le support utilisé par le touriste. Ces services peuvent se développer à plusieurs échelles territoriales. On peut, par exemple, imaginer un service présentant un monument remarquable du territoire ou encore un service recensant l’ensemble des prestations disponibles sur le territoire (échelle d’une commune, Communauté de Communes, Pays, Département, voire Région). ExEMPLE DE RéFéRENCE : iRhône PORTEUR DU PROJET : Rhône tourisme DESCRIPTION : tourisme rhodanien mettant à disposition des informations touristiques thématiques et géolocalisées. FONCTIONNALITéS DU SERVICE : position du touriste (issues du Système d’Information Touristique de la région informations importantes d’un point d’intérêt PRéSENTATION VIDéO DU SERVICE : Tourisme 59
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    60 OUTILS ET SERVICES DUTOURISME : Quelques aspects de méthodes et de techniques en œuvre. Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects technologiques spéci- pour le guidage et la géolocalisation, utilisation de l’appareil photo pour la réalité augmentée, utilisation de la connectivité 3G pour rechercher et actualiser de l’information,…). une attention particulière doit être portée sur le contenu à promouvoir sur le sup- port mobile. Les informations doivent être créées, de disposer d’un outil dynamique et vivant. Elles doivent aussi apporter une valeur ajoutée par rapport aux canaux d’information tradition- nels en offrant une information fraîche, brève et d’actualité. le plan technologique lorsqu’ils doivent se com- biner avec d’autres technologies telles que les puces RFID et lorsqu’ils doivent s’interfacer avec les systèmes d’information touristique existants. sur le plan de l’ergonomie, de la maniabilité et du design. Il faut, en effet, qu’ils apportent une réelle valeur ajoutée aux touristes et qu’ils soient suppose que des touristes et des professionnels du tourisme qui connaissent bien leurs pratiques, soient impliqués dans la conception et la mise en œuvre des services. territoires, y compris pour les territoires moins bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à cer- taines techniques bien connues des prestataires (services fonctionnant en mode « cache » par exemple). gLOSSAIRE : Moyen utilisé par le mobile pour se connecter à Internet. Débit théorique : 2 Mb/s. Réseau mobile de nouvelle génération permettant au mobile de se connecter à Internet avec des débits importants et donc une meilleure qualité de service. Débit théorique : 100 Mb/s. Il permet au mobile d’utiliser des données stockées directement dans le téléphone, sans avoir à « charger » des données depuis Internet. Adapté aux territoires ayant une couverture 3G incomplète ou faible, il permet à l’utilisateur d’accéder aux informations présentes dans l’application sans avoir besoin d’une connexion Internet. Superposition d’une image virtuelle (2D ou 3D) sur une image réelle en temps réel. ExEMPLE DE RéFéRENCE : ESCAPADO PORTEURS DU PROJET : Comité d’Expansion Touristique et Economique de la Drôme Provençale et Association pour le Développement Touristique du Haut-Vaucluse DESCRIPTION : Application permettant la consultation et le téléchargement des balades et randonnées en Drôme Provençale et Haut-Vaucluse. FONCTIONNALITéS DU SERVICE : PRéSENTATION VIDéO DU SERVICE : Fiche 7 - Tourisme 60
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    62 C ette culture peutprendre différentes formes parfois de culture des élites à des formes de culture plus populaires ou informelles. La culture peut même devenir le moteur d’un projet de développement urbain et territorial, pensé autour de la création et du rayonnement d’un grand équipement ou d’une les cas de Bilbao avec le musée Gugenheim, Metz avec le centre Pompidou, Lens avec le Louvre ou Lille avec le dynamisme né du label «capitale européenne de la culture ». Au-delà de l’aspect social, la culture est ainsi également un levier d’attractivité pour des villes qui souhaitent se positionner comme « créatives ». La ville est également un lieu d’éducation et d’enseignement, à travers notamment la présence des lieux de formation. Les universités se sont ainsi historiquement développées dans les grands centres urbains, leur apportant parfois un sont conduites pour ouvrir l’université sur la ville, en renforçant les liens et les porosités physiques (à travers les formes urbaines et architecturales des campus) mais également invisibles (ouverture des cours au grand public, création d’universités populaires …). Pour la ville durable, l’enjeu principal semble devoir être la préservation de cette richesse culturelle mais aussi le renforcement de son accessibilité et de sa diffusion à l’ensemble de la population. Cela peut passer par un accès renforcé aux lieux dédiés à la culture et l’éducation, mais également à une facilité offerte de pouvoir lire la richesse culturelle dans la ville elle-même. Les habitants peuvent également être incités à devenir acteurs de cette production artistique, étant ainsi progressivement sensibilisés à la richesse de leur ville. Au-delà des grands équipements, la ville durable doit faire une place à l’ensemble de la culture qui l’ensemble de la ville, et lui offre une richesse et une diversité précieuse. Les nouvelles technologies sont mises à contribution de ce mouvement au service de la connaissance, de l’enseignement et de la culture. Initiatives de collectivités, d’artistes ou de citoyens, des projets sont menés pour outiller découvrent d’une nouvelle manière la richesse culturelle de leur environnement proche et deviennent parfois des artistes à travers des créations virtuelles rattachées à un lieu physique. Le monde de l’éducation s’appuie également sur les TIC pour favoriser une diffusion et un plus grand accès au savoir, que ce soit sur le fond (accès à des ressources) ou la forme (accès facilité au monde des études et aux lieux de formation). La cuLture et L’éducation dAns lA ville numérique durAble Au-delà d’être un objet technique, la ville est également un objet culturel. Son bâti, son histoire, ses traditions, créations culturelles. LES ACTEURS INCONTOURNABLES : l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, de la Culture) étudiantes) sportives, activités culturelles,….) - ments, Intercommunalités, Communes) Fiche 8 - Culture et éducation 62
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    63 Site web mobilede la région Rhône Alpes concernant la formation et l’entreprenariat Portail étudiant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Informations sur le logement, l’orientation, la vie associative,…. Cultureetéducation 63
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    64 culture et au savoir présenced’une offre culturelle Favoriser de nouvelles formes d’accès, rendant la culture et la connaissance plus attractives LES ENJEUx SPéCIFIQUES ET COMPLéMENTAIRES POUR LA CULTURE ET L’EDUCATION : renforcement de l’accessibilité culturelle et de l’offre de connaissances nouveaux outils ludiques permettant aux citoyens de devenir des acteurs de la création culturelle et artistique Les enjeux de La thématique Culture et eduCAtion LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS : partenariat avec les collectivités territoriales dans le cadre des PRES, et potentiellement par les prestataires de services concernés par le projet projet (professeurs, étudiants, professionnels du logement, de l’emploi,…) besoins réels des élèves LES POINTS DE VIgILANCE : avec les stratégies locales en matière d’éducation et de formation et les attentes et besoins des étudiants et des professionnels de traitement des données personnelles (application de l’opt-in) locales à l’échelle du territoire et les attentes et besoins des citoyens touristes) dans la conception des services EDUCATION : ExEMPLES CHOISIS thématique sur laquelle le développement de services mobiles se fait encore attendre. En effet, à part quelques grandes universités pour lesquelles l’offre de services numériques fait partie des projets de « campus numérique », les services mobiles pour les étudiants et les acteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur ne sont pas encore répandus et les bouquets de services sont rares. Néanmoins, les exemples de services qu’il serait envisageable de porter sur mobile sont nombreux. L’enjeu est en effet d’offrir aux élèves comme aux enseignants et au personnel de l’éducation, un accès à de l’information sur la vie éducative et la vie quotidienne qui puisse être contextualisée et personnalisée selon leurs besoins. Le lycée, le campus deviennent ainsi « ubiquitaires » en répondant aux exigences de la vie quotidienne des acteurs du monde éducatif. d’un territoire ; quotidien. Fiche 8 - Culture et éducation 64
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    65 ExEMPLE DE RéFéRENCE: UNIVMOBILE PORTEUR DU PROJET : Université numérique Paris Ile-de-France DESCRIPTION : Application et site mobile permettant aux étudiants d’accéder à certaines informations concernant leur université. FONCTIONNALITéS DU SERVICE : L’application regroupe au sein d’une même interface quelques services numériques mobiles : - ACCèS AU SERVICE : 2. SERVICE MOBILE PERMETTANT A UN ETABLISSEMENT DE FOURNIR A SES ETUDIANTS DES INFORMATIONS RELATIVES A SON QUOTIDIEN étudiants, les établissements scolaires se sont régulièrement appuyés sur les Environnements Numériques de Travail (ENT). Ces ENT, véritables « compagnons » des élèves et supports de travail des professeurs, offrent de nombreuses fonctionnalités, plus ou moins poussées en fonction du cursus de l’élève (depuis l’école primaire jusqu’aux études supérieures). On retrouve notamment des fonctionnalités comme : et la localisation des salles et des pour les échanges (ressources en ligne de l’élève (carnet de notes, relevé des absences,…). Certaines de ces fonctionnalités pourraient tout quotidien de l’étudiant. On peut, par exemple, imaginer un service permettant de consulter en permanence son agenda, recevoir ses dernières notes sur son mobile ou encore accéder à sa messagerie, à son bureau personnel,.... L’intégration de moyens de paiement sur les nouvelles générations de mobile grâce au NFC pourrait aussi permettre à l’étudiant de régler certains services comme la restauration par l’intermédiaire de son mobile. 1. SERVICE MOBILE PERMETTANT DE RECENSER DES INFORMATIONS EN LIEN AVEC LA FORMATION/VIE ETUDIANTE A L’ECHELLE D’UN TERRITOIRE L’offre liée à l’éducation sur un territoire peut et sa famille. Bien souvent les informations disponibles sont propres à une université, une école, un lycée, plus rarement aux situations de vie de l’étudiant. Les informations nécessaires et utiles sont variées suivant la provenance de l’étudiant (local ou hors région, voire étranger), sa formation (école spécialisée, lycée, université), ses ressources (aide au logement, nécessité de trouver un emploi), … La mise en œuvre d’un service mobile pourrait représenterunnouveaucanaldecommunication d’un projet de plus grande ampleur qui viserait à créer un site Internet portail en tant que porte d’entrée unique centralisant l’ensemble des informations nécessaires à un étudiant lorsque celui-ci démarre son cursus dans une structure éducative présente sur le territoire. Les informations présentées pourraient porter sur: - savoir-faire,… ExEMPLE DE RéFéRENCE : Le portail des étudiants azuréens PORTEUR DU PROJET : Mission sur la Recherche et l’Enseignement Supérieur de la ville de Nice DESCRIPTION : Service offrant une porte d’entrée unique à tous les étudiants azuréens souhaitant s’informer sur la vie étudiante au sens large FONCTIONNALITéS DU SERVICE : aides au logement, …. l’intermédiaire d’une page Facebook LIEN : http://etudiants.nice.fr Cultureetéducation 65
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    66 OUTILS ET SERVICES DELA CULTURE ET DE L’EDUCATION : Quelques aspects de méthodes et de techniques en œuvre. Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects technologiques spéci- pour le guidage et la géolocalisation, utilisation de la connectivité 3G pour rechercher et actua- liser de l’information,…). L’interfaçage d’un ser- vice mobile avec le système d’informations d’un technique d’un tel projet. Par ailleurs, la personnalisation et la contextuali- sation, au-delà du simple accès à l’information, obligent à mettre en place des technologies qui imposent de respecter la vie privée de l’informa- tion (respect de la règle de l’opt-in par laquelle la personne déclare expressément qu’elle ac- cepte de recevoir de l’information et/ou d’être géolocalisée). - tée sur le contenu à promouvoir sur le support mobile. Les informations doivent être créées, de disposer d’un outil dynamique et vivant. Elles doivent aussi apporter une valeur ajoutée par rapport aux canaux d’information traditionnels en offrant une information fraîche, brève et d’ac- tualité. L’ergonomie et le design doivent être de qualité et adaptés à un public – les jeunes – qui sont déjà très consommateurs des services numériques et sont d’autant plus exigeants. L’implication de panels d’élèves ou d’étudiants pour la construc- tion du service est essentielle pour disposer d’un outil qui ne soit pas en décalage par rapport aux aspirations des jeunes. les territoires, y compris pour les territoires moins bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à certaines techniques bien connues des presta- taires (services fonctionnant en mode « cache » par exemple). gLOSSAIRE : Développement réalisé en fonction des systèmes d’exploitation des mobiles (les applications développées ne sont pas multiplateformes). Exemple : une application développée pour un iPhone (système d’exploitation iOS d’Apple) sera inexécutable sur un Smartphone fonctionnant grâce au système d’exploitation de Google (Android). Cette disparité entre les systèmes soit développée par système (multiplication des coûts). Déclinaison du site Internet classique pour le rendre accessible depuis les navigateurs Internet disponibles sur les téléphones de nouvelle génération. Ce type de site permet de s’affranchir du système d’exploitation sur lequel fonctionne le Smartphone et donc d’optimiser les coûts. Un site mobile fonctionne quel que soit le type de téléphone sur lequel il est consulté. Le seul impératif étant qu’il dispose d’une connexion Internet et d’un navigateur, ce qui est le cas pour tous les téléphones de nouvelle génération vendus dans le commerce. Plateforme de travail collaboratif respectant un cahier des charges réalisé dans le cadre des TICE par le Ministère français de l’éducation nationale. Celui- ci s’est développé d’abord dans l’enseignement secondaire et commence à être étendu au sein des universités. Les fonctionnalités de ces ENT sont diverses. On retrouve en général : notes et bulletins, espace de travail et stockage, absences et retards, agendas, punitions et sanctions, emplois du temps, relation avec les parents… cahier de textes, ressources pédagogiques, suivi individuel et tutorat, validation des compétences… messagerie, forums, listes de diffusion, blogs, messagerie instantanée, actualités, annuaire… ressources numériques, signets, réservation de matériel, tutorat, gestion du LPC (livret personnel de compétences), cahier de texte de la classe, enseignement à distance… moteur de recherche, gestion des données personnelles, aide en ligne, tutoriels… voyages scolaires, activités associatives et périscolaires accès aux annuaires de l’établissement et de l’académie, à un carnet privés, à un agenda personnel, etc. Fiche 8 - Culture et éducation 66
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    68 L a ville peutainsi constituer un facteur favorable ou non pour la santé de ses habitants. La forme urbaine peut favoriser les déplacements actifs et ainsi inciter à pratiquer une activité physique régulière, l’architecture peut favoriser un ensoleillement et une luminosité favorable, la conception des axes de déplacement et la présence de la nature peuvent jouer sur les pollutions sonores, aériennes, … En ville vivent des personnes dont la santé diffère, et qui nécessite donc une conception des lieux et des services adéquats pour être adaptés à tous. Cette adaptation se pose également à l’échelle des bâtiments, qu’il s’agisse de ceux dédiés à l’accueil d’équipements de santé ou de ceux ayant comme vocation le logement individuel. Même en situation de dépendance et de handicap, de nombreuses personnes souhaitent en effet pouvoir demeurer chez elles et dans leur quartier, où elles ont leurs habitudes et où elles ont développé une sociabilité qu’elles souhaitent conserver (celle-ci étant souvent déjà fragilisée par la maladie). Penser la ville durable, c’est donc penser une ses habitants. Cela passe par une conception raisonnée des bâtiments quelle que soit leur vocation, des infrastructures de transport (des plus importantes aux plus locales), de l’intégration d’aménités environnementales et paysagères … La ville durable doit être accessible pour l’ensemble des personnes, mais également permettre un accès aisé à la fois aux offres de prévention et de promotion (anticiper et éviter les problèmes de santé) ainsi qu’au système de soins (traiter les problèmes lorsqu’ils surviennent). Dans un contexte de vieillissement disponibles pour répondre aux enjeux de santé, les nouvelles technologies sont de plus en plus envisagées comme une des solutions mobilisables. Elles peuvent ainsi venir outiller les professionnels de santé, et favoriser ainsi un Elles peuvent également être présentes dans le cadre de vie des personnes, dans l’espace public ou à domicile. Certains outils TIC peuvent ainsi contribuer à une meilleure vie à domicile, voire à un maintien dans le logement qui aura été rendu plus adapté aux différentes dépendances. La santé dAns lA ville numérique durAble Etre en bonne santé ne se limite pas au fait de ne pas avoir de maladies. Cela renvoie à un état de bien-être global de la personne. Les déterminants de la santé sont ainsi nombreux et variés : à l’offre de soins s’ajoutent besoins matériels … LES ACTEURS INCONTOURNABLES : (CCAS,…) - dantes de santé Fiche 9 - Santé 68
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    69 Exemple de logementéquipé en domotique d’assistance aux personnes âgées Source : promotelec Webinage, solution de communication et de maintien à domicile pour les personnes dépendantes Source : webinage Robot Kompai Source : itandco.wordpresse.com Santé 69
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    70 pour la santéde ses habitants, à travers sa conception et son fonctionnement une vie normale au sein de la ville pour toutes les personnes, quel que soit leur état de santé l’accessibilité à l’offre de promotion et prévention ainsi qu’à l’offre de soins LES ENJEUx SPéCIFIQUES ET COMPLéMENTAIRES AU SERVICE DE LA SANTé : Développer des équipements adéquats permettant une meilleure vie dans l’espace public et à domicile Mieux outiller les professionnels de santé Les enjeux de La thématique sAnté LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS : en lien avec le public cible bailleurs sociaux publics d’aide aux personnes dépendantes à la démarche ainsi que les sociétés de services spécialisées. LES POINTS DE VIgILANCE : la part d’un public de personnes dépendantes (protection de la vie privée, caractère intrusif de certaines technologies, en termes d’usabilité et d’ergonomie ergothérapeutes, médecins libéraux), des professionnels solutions et services SANTé : ExEMPLES CHOISIS Les personnes à mobilité réduite représentent une population importante et croissante en France : les personnes en situation de handicap sont aujourd’hui environ 6 millions, 1/3 de la population aura plus de 60 ans en 2050, 11 millions de personnes auront plus de 75 ans en 2050 (contre 5 millions en 2005), 4 millions auront plus de 85 ans en 2050 (contre 1 million en 2005, sources : Insee, projection de population 2007-2060 ). Comment assurer aux personnes qui souffrent de dépendance et dont le nombre s’accroît, une condition de vie de nouveaux établissements d’accueil est limitée ? Fiche 9 - Santé 70
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    71 2. TECHNOLOGIES AUxILIAIRES DEVIE Les robots sont des technologies encore expérimentales dans le monde, mais relèvent le par le vieillissement de la population. Conçus pour l’assistance à domicile des personnes âgées, malades ou handicapées, en perte d’autonomie, ils sont capables de parler, d’obéir à des ordres, de se déplacer dans la maison et d’accéder à des services sur Internet. Ils mémorisent les rendez-vous, enregistrent la liste des courses et peuvent même organiser des vidéoconférences en ligne pour permettre aux utilisateurs de consulter leur médecin. Ces projets d’auxiliaires de vie ne sont pas encore généralisés. En effet, ce sont des projets complexes alliant des acteurs (industriels et de recherche) encore peu nombreux sur le marché. Les potentialités offertes par la robotique sont immenses, mais les retours d’expériences sont également peu nombreux et les modèles économiques permettant une diffusion sur le marché n’existent pas. posé par le vieillissement de la population par l’innovation d’usage (introduction du robot dans la sphère de la personne dépendante en tant qu’interface de médiation et de maintien du contact avec l’environnement) et l’innovation technologique forte (technologie de rupture). 1. LES PLATEFORMES D’INFORMATION ADAPTEES Par l’intermédiaire de sites web et de plateformes multimédia adaptées, les Technologies de l’Information et de la Communication offrent des solutions pour vivre chez soi, tout en restant en contact avec l’extérieur. Ce besoin de proximité et d’ouverture vers le monde est particulièrement demandé par les personnes dépendantes. Les supports technologiques se sont largement développés ces dernières années, en particulier les supports tactiles (comme les tablettes), facilitant ainsi l’usage du numérique pour des ordinateur. Sur le contenu, ces plateformes proposent l’accès à à l’usage de personnes dépendantes (réseau de proximité, jeux, calendrier, pilulier, sites web adaptés...) et de conversations ergonomiquement adaptées (mails, appels téléphoniques et visiophoniques). Les principaux enjeux de ces solutions sont de : des personnes dépendantes avec leur entourage (famille, de avec l’extérieur par la visioconférence, vecteur de « présence » séjourner plus longtemps chez elles et en leur apportant davantage d’autonomie. Ces plateformes sont accessibles dans des logements destinés aux personnes âgées (EPHAD, lieux de béguinage et domicile des personnes âgées...) ainsi que pour le grand public qui souhaite garder le contact avec ses proches en situation de mobilité réduite. ExEMPLE DE RéFéRENCE : WEBINAGE PORTEUR DU PROJET : Entreprise privée DESCRIPTION : les personnes âgées, en fournissant des contenus personnalisables et des bouquets de services tels que : information, veille des personnes fragiles, lien avec la famille et l’entourage (mail, visioconférence,…), organisation des animations et interventions à domicile, accès aux commerces et services de proximité,…. professionnels du secteur médico-social. la distance, et à l’ergonomie pour tous (adaptable à chaque utilisateur : enfant, adulte, senior jeune ou âgé, sur PC tactile ou non, Mac, tablette Android…). Santé 71
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    72 ExEMPLE DE RéFéRENCE: KOMPAï PORTEURS DU PROJET : du programme AAL (Ambient Assisted Living) et Agence nationale française de la recherche (ANR)). DESCRIPTION : âgées. est également connecté à Internet et est en mesure d’envoyer un courrier électronique par simple commande vocale. Il est aussi un robot divertissant : jeux et chants sont parmi ses fonctions ludiques. intéressant montre déjà l’avenir des robots dans la société de demain. OUTILS ET SERVICES DE LA SANTé : Quelques aspects de méthodes et de techniques - chent aujourd’hui l’humain de manière plus ou Lorsque ces technologies deviennent de véritables « au- xiliaires de vie » pour une catégorie complète de la population, primordiale et nécessite des études d’ergono- mie, d’usabilité et d’acceptation des technolo- gies poussées. Ces études, qui consistent à travailler avec des personnes à mobilité réduite, avec leurs familles et avec les professionnels qui les entourent (mé- - sonnels des services à domicile,…), reposent sur la prise en compte de parcours d’usage pour mieux comprendre les pratiques des personnes et leurs aspirations, et visent à mettre en situation pour tester l’adaptabilité des produits et services numériques. Elles peuvent être engagées dès la conception en amont des services et se poursuivre tout au long de leur développement jusqu’à leur mise en œuvre. Ces analyses doivent être menées par des professionnels de différentes compétences (psychologues, cogniticiens, ergonomes, ergo- thérapeutes, designers,…) souvent issus de labo- ratoires d’usages. gLOSSAIRE : On désigne ici par « Personnes à Mobilité Réduite », les personnes qui peuvent être empêchées de leurs mouvements ou de leurs déplacements: personnes âgées, personnes handicapées, personnes accidentées, personnes malades. et industriels en rapport avec la conception et la réalisation de robots. Dans le domaine industriel, la robotique produit des automates réalisant des fonctions précises sur des chaînes de montage. Les robots peuvent être aussi des engins capables de se mouvoir dans différents milieux : dangereux (pollués, radioactifs…), aériens, sous-marins, spatiaux… Outre l’industrie, la robotique concerne aujourd’hui la activités de défense militaire ou de maintien de l’ordre. Elle intéresse également le secteur médical, pour les prothèses, les assistances aux chirurgiens du jeu ou de l’agrément (robot ludique). Parmi ses interaction, information, assistance aux personnes,… Android est un système d’exploitation open source utilisant le noyau Linux, pour smartphones, tablettes tactiles, assistants personnels et terminaux mobiles, conçu par Android, une start-up rachetée par Google. D’autres types d’appareils possédant ce système d’exploitation existent, par exemple des téléviseurs et des tablettes. La tablette est un outil numérique avec lequel l’utilisateur peut surfer sur Internet, lire ses mails, regarder des vidéos et écouter de la musique. Elle est en général dotée d’un écran tactile permettant une 3G et/ou du Wi-Fi, la tablette permet d’accéder plus facilement aux contenus multimédia du foyer à tout moment et partout dans la maison. Compacte, elle se transporte plus facilement qu’un ordinateur portable. On nomme visioconférence la combinaison de deux techniques : La visiophonie ou vidéo téléphonie, permettant de voir et dialoguer avec son interlocuteur. La conférence multipoints ou conférence à plusieurs permet d’effectuer une réunion avec plus de deux terminaux. Dans la pratique, le terme reste toutefois utilisé même lorsque les interlocuteurs ne sont que deux. Fiche 9 - Santé 72
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    74 M ais au-delà dessituations les plus extrêmes, les questions de sécurité sont une réalité quotidienne dans les villes : de l’insécurité aux légères incivilités, des risques naturels, industriels, des dysfonctionnements liés aux différents réseaux urbains … La question est d’autant plus importante qu’un risque peut avoir des conséquences beaucoup plus importantes en ville, qui se caractérise par une concentration élevée de population et donc de personnes potentiellement impactées. Cette concentration de population dans un même lieu, et les activités qui en résultent, sont elles mêmes potentiellement génératrices de risques. Le droit à la sécurité, gage d’épanouissement personnel et enjeu à la fois économique, social et environnemental, doit donc être posé dans la perspective de la ville durable. Cette sécurité doit être assurée sans toutefois créer un environnement anxiogène et un cadre de vie aseptisé sous constante surveillance. Les risques ne pouvant jamais être totalement maîtrisés, il semble donc préférable : différentes natures (liés à l’homme, à la technique, à l’environnement) autant que possible pour éviter qu’ils ne surviennent : cette prévention peut passer entre autre par la conception urbaine et architecturale ainsi que celle des réseaux urbains, la localisation des activités, la prise en compte des contraintes naturelles … Au-delà des actions « lourdes » et physiquement visibles dans la ville, une grande importance doit également être donnée à des actions de prévention et de sensibilisation qui s’avèrent toutes aussi importantes. cela passe par l’anticipation et la préparation de plans d’actions d’urgence, comprenant des populations. Le numérique peut permettre de développer des outils favorisant la sécurité. Sans tomber dans des excès dignes de « big brother » (Dans le célèbre roman « 1984 » de Georges Orwell, la population est placée sous constante surveillance du pouvoir), des technologies telles que la vidéo surveillance ou la détection de présence peuvent être installées dans des sites jugés sensibles et où l’intrusion présenterait une réelle menace pour le plus grand nombre. Ces technologies de la communication sont également un outil précieux pour pouvoir informer rapidement, si cela s’avère nécessaire, une situation de crise. La sécurité et La prévention des risques dAns lA ville numérique durAble Parler de sécurité en ville peut renvoyer à certaines images de ghettos urbains en proie à l’insécurité et à la violence quotidienne. Loin d’être une généralité, ces situations existent cependant bel et bien dans certaines agglomérations. Cette question de la sécurité s’avère ainsi sensible, revenant d’ailleurs de manière cyclique dans le débat public. LES ACTEURS INCONTOURNABLES : gestionnaires de sites sensibles ou de réseaux urbains majeurs du bâtiment (GTB) et de sécurité Fiche 10 - Sécurité et Prévention des risques 74
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    75 Service StreetCare permettantune localisation et une caractérisation des incidents relevés par l’intermédiaire d’une photographie Possibilité pour les citoyens de remonter des alertes depuis leur mobile et de suivre le traitement des travaux par les services de la ville Application iPhone ALERTES C!TOYENS dont l’objectif est d’avertir les utilisateurs concernant des risques potentiels (qualité de l’air, risque d’inondations, rappel de produits, etc.) Possibilité de recevoir des alertes émises sur un déplacement enregistré (exemple sur le trajet domicile - travail) Source : alerte citoyens Sécuritéetpréventiondesrisques 75
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    76 facteur d’épanouissement personnel etcollectif Appréhender la totalité des risques, pouvant être générés par l’homme, la technique ou la nature ne pas créer de cadre de vie anxiogène et appauvri leviers offerts par une bonne conception urbaine, architecturale, une … sans oublier l’importance de la prévention et de l’information LES ENJEUx SPéCIFIQUES ET COMPLéMENTAIRES AU SERVICE DE LA SéCURITé ET DE LA PRéVENTION DES RISQUES : prévenir les risques et de participer à la sensibilisation ou à la bonne réaction des populations lors de situations de crise mais offrant également des garanties quant au respect des libertés individuelles Les enjeux de La thématique séCurité et prévention des risques LES FACTEURS CLEFS DE SUCCèS : comme parties prenantes du projet cahiers des charges des opérations de bâtiments sensibles LES POINTS DE VIgILANCE : protection des données personnelles (CNIL etc...) (notamment couverture 3G, utilisation des services par les SéCURITé ET PRéVENTION DES RIQUES : ExEMPLES CHOISIS Le mobile peut être un support très utile dans le domaine de la gestion des risques et de la remontée d’alertes par les services techniques de la collectivité et par les citoyens. En effet, avec un taux de pénétration supérieur à 100%, l’outil mobile équipe aujourd’hui une très grande majorité de la population et peut donc permettre à la collectivité de rester en contact quasi-permanent avec les citoyens, ce qui est très utile lors d’intempéries par exemple, pour une diffusion massive et rapide de l’information. Un exemple de service mobile reposant sur la remontée d’informations relatives à la gestion des infrastructures de la ville est ainsi présenté ci-après(1). La sécurité et la prévention dans le domaine du bâtiment sont quant à elles appelées sécurité électronique des bâtiments. Ce secteur se développe de manière importante ces dernières années grâce à la démocratisation d’intrusion, le contrôle d’accès et la télé/vidéosurveillance. Ces trois sections représentent aujourd’hui la majeure partie des systèmes de sécurité présents dans nos bâtiments (2). Fiche 10 - Sécurité et Prévention des risques 76
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    77 2. SECURITE ELECTRONIQUE DUBATIMENT La malveillance à l’égard des personnes et des car il se présente sous de multiples formes (intrusions, cambriolages, vandalisme, dérangements intempestifs…) et évolue en permanence avec l’apparition perpétuelle de nouveaux risques conditionnés par le développement de notre cadre de vie. L’évolution des systèmes électroniques participe activement à la réduction de ces risques. Trois types de système existent, utilisés seuls ou d’une manière combinée (par une Gestion Technique de Bâtiment performante par exemple) : LA DéTECTION D’INTRUSION : Le principe d’une installation de détection d’intrusion est de repérer l’approche, la pénétration et la présence d’un intrus dans des sites, bâtiments ou locaux. pour sa mise en place sont : Quelles sont les zones à surveiller et comment y accéder ? Choix du mode de détection : extérieure périmétrique ou intérieure, ou les deux ? Après détection, comment l’alarme est-elle donnée/traitée? Quels processus d’intervention mettre en place ? (lien avec les équipes de sécurité, de pour ce domaine sont les détecteurs (contact magnétique, infra-rouge, hyper-fréquences radars) et les technologies d’avertissement 1. COLLECTE ET REMONTEE D’INFORMATIONS Le mobile est aujourd’hui un outil possédé par une grande majorité de la population. Cette proximité permanente de l’outil avec son utilisateur ouvre des horizons importants concernant la capacité à récupérer des informations dans le glossaire) : à n’importe quel moment, où qu’il soit, le citoyen peut utiliser son mobile pour collecter et remonter une information qui peut intéresser la collectivité (par exemple en cas d’incidents ou de dégradations sur la voie ou sur les équipements publics). La ville de Londres a par exemple expérimenté la mise en place d’un tel outil avec un gain notable. En effet, elle a évalué à 40% le gain de temps des équipes techniques chargées de recenser désormais utilisé pour faire disparaître ces dégradations. Ce gain relève des informations envoyées par les citoyens (description de la dégradation, photo avec données de localisation,...) et directement intégrées dans le système de gestion des incidents de la ville. Un service équivalent peut être envisagé à l’échelled’unecollectivité.Ensusdel’optimisation des tournées des services techniques chargés de relever les dégradations, la mise en œuvre de ce service implique le citoyen et le rend acteur et responsable du bien vivre dans sa ville. ExEMPLE DE RéFéRENCE : STREETCARE PORTEUR DU PROJET : Société privée Spenta DESCRIPTION : Système de crowdsourcing permettant la centralisation et le recensement d’incidents sur la voie publique. FONCTIONNALITéS DU SERVICE : PRéSENTATION DU SERVICE : http://www.streetcare.com Sécuritéetpréventiondesrisques 77
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    78 LE CONTRôLE D’ACCèS: Le principe d’une (autoriser ou refuser) l’entrée dans des sites, bâtiments ou locaux. mise en place sont : Qui sont les accédants? Quels sont les accès à contrôler et les lieux à sécuriser prioritairement ? Après effraction (ou tentative), comment l’information est-elle traitée/gérée ? Quels processus d’intervention mettre en place ? (lien avec les équipes de pour ce domaine sont les technologies de contrôle d’accès et de commande de systèmes (transmission son-image, claviers à code, badges et clés à lecture de proximité (sans contact), télécommandes radio et badges mains libres pour accès véhicules, technologies biométriques (empreintes, réseau veineux, iris…)). LA TéLé/VIDéOSURVEILLANCE : Une installation de télé/vidéosurveillance est un ensemble d’équipements et de systèmes permettant d’analyser des séquences de données et/ ou d’images et de mettre à disposition des informations qui permettent de déclencher les actions appropriées liées principalement à la sécurité des biens et des personnes. mise en place sont : Quelles sont les zones à couvrir et à visualiser ? Comment les images sont-elles gérées (en local sur réseau interne LAN ou à distance via internet) ? Comment le système est-il géré et organisé? Quels processus d’intervention mettre en place? (lien avec les équipes de sécurité, de pour ce à distance (par écoute audio-phonique, par OUTILS ET SERVICES DE LA SéCURITé ET DE LA PRéVENTION DES RISQUES : Quelques aspects de méthodes et de techniques doivent être conçus en respectant les règles de protec- tion de la vie privée dont la mise en œuvre est garantie par la Commission Nationale Informa- tique et Libertés (CNIL) en application de la lé- gislation en vigueur. Ces règles concernent no- tamment les précautions d’usages à prendre lors de l’installation des dispositifs, le droit de consul- tation des images et la durée de conservation de ces mêmes images. en œuvre. Les prestataires spécialisés maîtrisent l’ensemble des aspects technologiques spéci- pour le guidage et la géolocalisation, utilisation de la connectivité 3G pour rechercher et actua- liser de l’information, couplage photo/localisa- tion,…). territoires, y compris dans les territoires moins bien couverts par les réseaux mobiles 3G grâce à cer- taines techniques bien connues des prestataires (services fonctionnant en mode « cache » par exemple). gLOSSAIRE : La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) est une autorité administrative indépendante française, chargée de veiller à ce que l’informatique soit au service du citoyen et qu’elle ne porte pas atteinte à l’identité humaine, aux droits de l’homme, à la vie privée, aux libertés individuelles ou publiques. : La GTB désigne la Gestion Technique du Bâtiment, soit un système électronique et numérique permettant de gérer les équipements techniques du bâtiment tels que le chauffage, la climatisation, la ventilation, l’électricité, et tous les équipements tels que les ascenseurs, les alarmes, le contrôle d’accès, la vidéosurveillance, …. UnréseaulocalLAN(LocalAreaNetwork) est un système de communication permettant de relier des ordinateurs et des périphériques souvent dans un espace commun (dans un même bâtiment). Gestion des connaissances d’un grand nombre de personnes, en « sous-traitance», pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employé ou un entrepreneur. Fiche 10 - Sécurité et Prévention des risques 78
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    80 Aappréhender la multiplicitédes thèmes urbains pour lesquels le numérique peut offrir des opportunités d’actions. Car c’est bien cet aspect transversal qui transparaît lorsque l’on évoque la ville numérique. Les nouvelles technologies ne constituent pas une thématique supplémentaire, mais bien un levier au service de ces diverses problématiques urbaines et territoriales. La volonté de concevoir un ouvrage synthétique a nécessairement conduit à faire des choix en termes d’exemples ou de clefs d’analyse. De nombreuses autres actions menées ailleurs en France et dans le monde auraient pu être citées. Des pages supplémentaires auraient pu être notamment consacrées à la question de l’évaluation. Sur un tel sujet encore nouveau, cette évaluation s’avère en effet nécessaire. La recherche amont conduite ces dernières années devra ainsi se poursuivre et accompagner la réalisation des expérimentations concrètes, chercheurs en urbanisme, sociologie, numérique, …, tirent tous les enseignements et puissent éclairer les pouvoirs publics et leurs partenaires dans les futurs choix à réaliser pour poursuivre au service d’une ville souhaitable pour demain. Néanmoins, cet ouvrage aura permis de mettre en lumière la diversité des actions concrètes pouvant être réalisées, de la plus simple à la plus complexe. Portant sur le développement de services numériques accessibles sur des supports mobiles, sur l’intégration de fonctionnalités dans l’espace public ou les bâtiments,…, le focus réalisé témoigne de la diversité des acteurs impliqués. Les pouvoirs publics et notamment les collectivités locales ne disposent pas de l’ensemble des compétences, et n’en ont pas vocation, pour construire seuls cette ville numérique. A l’inverse, les acteurs du numérique ne peuvent pas prétendre quant à eux bâtir seuls la ville de demain à travers le prisme unique des nouvelles technologies. Sans un travail commun mené par les acteurs de la ville et ceux du numérique, la ville ne serait alors dans un cas pas ou peu numérique et passerait à côté de réelles opportunités, ou dans l’autre cas serait numérique sans être durable et souhaitable. Donneurs d’ordre ayant la responsabilité du développement des villes et des territoires, Etat, collectivités locales et l’ensemble des professionnels de l’aménagement et du développement urbain doivent donc garants d’une bonne intégration du numérique au service de la ville durable : soucieuse de la préservation de l’environnement, favorisant l’attractivité et le dynamisme économique, renforçant le lien social et la place de l’habitant au cœur de la conception urbaine et du développement des services. concLusion Habitat, mobilité, lien social, activités et commerces, espaces publics, services publics, tourisme, éducation, santé, sécurité … Conclusion 80
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    83 Château Lutun -1 rue de Colmar - BP 80096 - 62507 arques cedex Tél : 03 21 38 01 62 - Fax : 03 21 88 47 58 - Mail : accueil@aud-stomer.fr - www.aud-stomer.fr Rédaction du guide : Laurent RENAVAND, chargé de mission Cabinet I Solutio Groupe CM International 141 Boulevard de Valmy - Entrée B 3ème étage - 59650 VILLENEUVE D’ASCQ Rédaction du guide : Cyril NEVEU et Etienne BETHOUART, Consultants : Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région de Saint-Omer et Cabinet I Solutio - 2013 83
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    84 . Applications accessibles surSmartphones, équipe- ments intégrés aux bâtiments ou mobiliers intelligents installés dans l’espace public … les services numé riques peuvent être nombreux et divers. De multiples problématiques urbaines peuvent ainsi - bilité, commerce, lien social, culture … . Car loin d’être numérique doit être appréhendé comme un des leviers mobilisables pour chacune de ces problématiques ur- baines et territoriales. Une vision cohérente, pleinement intégrée au projet global de développement du terri- toire, doit donc être mise en place notamment par les collectivités locales. Celles-ci sont en effet des acteurs qui doivent prendre toute leur place dans la construction de la ville numé- rique. Ne remplaçant pas l’action des sociétés spécia de l’intégration du numérique au service des enjeux environnementaux, sociaux et économiques de leur territoire. C’est sous réserve de cette bonne appropriation du sujet par les acteurs du développement urbain que la ville numérique sera durable. Ambitionnant de contribuer à cette acculturation, le présent guide présente de manière synthétique des exemples d’opportunités offertes par le numérique à travers différentes grandes problématiques urbaines et territoriales. Pour chaque thème sont détaillés les enjeux pour l’ave- nir de la ville et des territoires, les opportunités offertes par le numérique, les acteurs concernés, des exemples d’actions menées dans divers territoires, les facteurs clefs de réussite, les points de vigilance, des focus tech- niques. Alliant théorie et concret, ces présentations synthé urbain de trouver des réponses aux questions qui les intéressent et ainsi appréhender les tenants et aboutis- sants de ce sujet innovant, complexe, mais porteur de réelles opportunités. Le présent ouvrage a été co-rédigé par l’Agence d’Urbanisme et de Développement de la Région de Saint-Omer (AUDRSO) et le cabinet I Solutio. Ce projet s’inscrit dans une démarche plus vaste de mise en œuvre d’une stratégie numérique territoriale à l’échelle du Pays de Saint-Omer, com- prenant des actions sur l’aménagement numérique du territoire ainsi que sur le développement de services numériques intégrés à la ville. - ment Régional (FEDER), le Conseil Régional du Nord - Pas-de-Calais et les intercommunalités du Pays de Saint-Omer (Communauté d’Agglomération de Saint-Omer, Communautés de Communes du Pays de Lumbres, du Pays d’Aire, du Canton de Fauquembergues, de la Morinie). Loin d’être un mirage ou une utopie techniciste, la ville numérique peut se traduire par la mise en place de services urbains simples et concrets s’appuyant sur les nouvelles technologies. Construire La ville numérique durable Guid 84