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COMMUNICATION LIBRE, PHNOM PENH, CAMBODGE, LE 30 JANVIER 2016
Exercise de la chirurgie
ETUDE RETROSPECTIVE DE CRISE AIGUE THYROTOXIQUE
POSTOPERATOIRE DE THYROIDECTOMIE SUBTOTALE DE
REDUCTION POUR MALADIE DE BASEDOW, A PROPOS DE CINQ
PATIENTS RETENUS, A L’HOPITAL PREAH KOSSAMAK,
PHNOM PENH, DURANT ONZE ANS (2004-2014)
CHAN Tharith, TEK Chanserey, LONG Vanna, MEN Rarin, CHEA Lengkheng,
PLANG Samol, UY Viradeth, SIN Sargata
RESUME
Introduction : C’est une hyperthyroïdie grave postopératoire. La définition de cette crise
n’est donc pas biologique, mais clinique. Elle reconnait trois stades.
Objectifs : Le choix de notre étude est d’essayer montrer que les préventions de crise aiguë
thyrotoxique postopératoire à la chirurgie de réduction pour la maladie de Basedow, est
découvert pour discuter des plateaux techniques opératoires concernés avec les morbidités, les
mortalités et les fonctions hormonales.
Matériels et méthode : Notre étude rétrospective, en durant onze années (2004-2014) était
incluse consécutivement chez cinq patients de crise aiguë thyrotoxique postopératoire qui
avaient été pratiqués la thyroïdectomie subtotale de réduction pour la maladie de Basedow
bien préparée (165 cas), dont quatre femmes et un homme (sexe ratio : 4), d’âge moyen de 25
ans (extrêmes : 15-31). Les patients opérés étaient exclus de l’étude pour autres
thyroïdectomies totales, autres thyroïdectomies partielles et autres hyperthyroïdies graves. La
surveillance de paramètres vitaux et de trilogie hormonale était rapprochement.
Résultats : A la suite opératoire tardive, après les traitements et les surveillances, on avait
analysé les résultats suivants : la morbidité de quatre patients (80 %) et la mortalité chez un
patient (20 %) au stade III. Le pronostic vital de cette crise était fatal.
2
Conclusion : La maladie de Basedow considérée comme une maladie auto-immune est
dépendante d’un quelconque facteur stimulant, physiologique ou pathologique. Cette
complication (orage thyrotoxique) reste une urgence médicale extrême avec très sérieuse,
caractérisée par l’exacerbation rapide de toutes les manifestations cliniques et biologiques
d’hyperthyroïdie grave.
Mots-clés : Crise aiguë thyrotoxique postopératoire ; Hyperthyroïdie grave ; Maladie de
Basedow ; Morbidités ; Mortalités ; Thyroïdectomie subtotale de réduction ;
Urgence médical extrême
I- INTRODUCTION
C’est une maladie auto-immune caractérisée par un goitre diffus avec homogène, un
syndrome de thyréotoxicose et une exophtalmie ou un myxœdème prétibial, ce que, la
maladie de Basedow en 1840 [1-3]. Les trois options thérapeutiques méritent d’être discutées
après que soit posé le diagnostic de maladie de Basedow, opposant en fait deux stratégies :
• La stratégie médicale des antithyroïdiens de synthèse (ATS).
• Et la stratégie radicale de l’iode radio-actif ou de la chirurgie.
La crise thyroïdienne aiguë développe des manifestations métaboliques, cardiovasculaires,
neuropsychiques et digestives atteignant une intensité telle que le pronostic vital est en jeu [2,
4]. Au Cambodge, la maladie de Basedow est une affection assez fréquente. Au point de vue
d’efficacité, la chirurgie apporte une guérison définitive à presque tous les cas et laisse peu
d’inconvénient [5-7]. La thyroïdectomie subtotale de réduction pour la maladie de Basedow
est notre option. En principe, cette thyroïdectomie est indiquée lorsque l’euthyroïdie est
parfaite. La thyroïdectomie subtotale de réduction (bi, unilatérale ou à trois pôles : TSTRBL
et TSTRUL ou TSTR itérative) est le poids de thyroïde restante de 4 à 5 g. Il s’agit d’une
maladie potentiellement sévère : La plus aiguë la crise thyrotoxique [6-9]. Elle réalise une
urgence médicale extrême dont le facteur déclenchant peut être un stress, une intervention
chirurgicale, un traumatisme, une maladie intercurrente ou une infection sévère. Ce moment,
notre étude est seulement présentée une crise aiguë thyrotoxique postopératoire chez la
maladie de Basedow [10, 11].
3
II- OBJECTIFS
Notre collection comprend cinq dossiers au service de chirurgie endocrinienne de l’hôpital
Preah Kossamak durant onze années (2004-2014). La thyroïdectomie subtotale de réduction
bien préparée garde une place importante dans leur traitement, du fait que notre option
spécifique qui est de guérir à tout prix qui serait encore d’une crise aiguë thyrotoxique (orage
thyrotoxique).
III- MATERIEL ET METHODES
Notre étude rétrospective de type d’exercice de la chirurgie (complication postopératoire) est
réalisée la crise aiguë thyrotoxique en suite de thyroïdectomie subtotale de réduction chez la
maladie de Basedow bien préparée pratiquant en onze années (2004-2014). Cette recherche a
été effectuée dans le service de chirurgie endocrinienne à l’hôpital Preah Kossamak, Phnom
Penh, Cambodge. Notre étude était incluse consécutivement chez cinq patients de crise aiguë
thyrotoxique en période de suite opératoire pour maladie de Basedow.
IV- RESULTATS
Cette étude de cinq patients était quatre femmes et un homme (sexe ratio ou rapport de
femme/homme : 4), d’âge moyen de 25 ans (extrêmes : 15-31 ou écart de 16). La
thyroïdectomie subtotale de réduction était une chirurgie spécialisée, tant du plateau technique
que de la ressource matérielle. En pratique, la préparation de tous les patients avant
d’intervention était en euthyroïdies parfaites clinique et biologique pendant six semaines en
minimum pour diminuer les complications per et post-opératoires qui étaient analysées dans
une étroite collaboration entre l’endocrinologue et le chirurgien. Notre étude rétrospective, en
durant onze années (2004-2014) était incluse consécutivement chez cinq patients de crise
aiguë thyrotoxique postopératoire qui avaient été pratiqués la thyroïdectomie subtotale de
réduction pour la maladie de Basedow bien préparée (165 cas), dont quatre femmes et un
homme (sexe ratio ou rapport de femme/homme : 4), d’âge moyen de 25 ans (extrêmes : 15-
31 ou écart de 16). En principe, cette intervention thyroïdienne se déroulait sous anesthésie
générale et intubation standardisée de l’équipe expérimentée. On a pratiqué les modalités de
surveillances et de traitement postopératoires précoces :
4
• Bêta-bloquant, ATS, Solution de Lugol®
, correction des désordres hydro-
électrolytiques, corticothérapie, refroidissement progressif et traitement des causes
déclenchantes.
• Et la surveillance de paramètres vitaux et de trilogie hormonale était rapprochement.
Au cours de suite opératoire tardive, après les traitements et les surveillances, on avait analysé
les résultats suivants :
• Morbidité de quatre patients (80 %).
• Mortalité chez un patient (20 %) : Par le stress, la menstruation postopératoire
immédiate et le taux des anticorps antirécepteurs de thyréostimuline pré-opératoire
étant très élevé (stade III).
En résumé, les résultats postopératoires de cette crise étaient liés les modes de thyroïdectomie
chez la maladie de Basedow (Tableau 1).
Tableau 1 : La morbidité et la mortalité liées les modes opératoires et les gravités
de crise thyréotoxicose aiguë
Modes opératoires et
gravités
TSTRBL TSTRUL TSTR itérative
Nombre :
Cinq patients
Stade I
Un patient
(20 %)
Deux patients
(40 %)
Trois patients
(60 %)
Stade II
Un patient
(20 %)
Un patient
(20 %)
Stade III
Un patient
(20 %)
Un patient
(20 %)
Morbidité
Deux patients
(40 %)
Deux patients
(40 %)
Quatre patients
(80 %)
Mortalité
Un patient
(20 %)
Un patient
(20 %)
A la suite opératoire de l’intervention thyroïdienne de réduction, ses morbidités spécifiques
postopératoires ont été liées à ce geste, au moyen de contrôles cliniques, des imageries et
biologiques systématiques à chaque trois mois, pendant un à onze ans.
5
V- DISCUSSION
La crise aiguë thyrotoxique de la thyroïdectomie subtotale de réduction pour la maladie de
Basedow se varie aux différentes situations, à la condition économique et à l’expérience de
l’équipe opératoire [6]. Cette maladie ont été d’abord traités médicalement par les
antithyroïdiens de synthèse pendant six semaines au minimum pour rendre l’euthyroïdie
parfaite. En plus, l’utilisation de Lugol pendant quinze jours peut inhiber la synthèse
hormonale et accélérer la dévascularisation de la glande thyroïde [1, 3]. Ensuite notre
thyroïdectomie est sous l’anesthésie générale et l’intubation à la technique standardisée. La
gravité de l’hyperthyroïdie dépend autant terrain sur laquelle elle survient (sujet âgé,
insuffisant cardiaque ou coronarien) que de l’importance de l’hypersécrétion hormonale. La
tolérance d’une hyperthyroïdie est très variable d’un sujet à l’autre [10]. La définition d’une
hyperthyroïdie grave n’est donc pas biologique, mais clinique. Les formes graves peuvent
révéler ou, au contraire, survenir à n’importe quel moment de l’évolution d’une
hyperthyroïdie connue. Elles peuvent s’observer quelle que soit l’étiologie de
l’hyperthyroïdie. Autrefois, les hyperthyroïdies graves étaient essentiellement représentées
par la crise aiguë toxique déclenchée par le traitement chirurgical d’une maladie de Basedow
insuffisamment préparée [7, 9]. Aujourd’hui, ce sont essentiellement les goitres nodulaires
toxiques (du fait de leur survenue fréquente chez le sujet âgé) ou, surtout, les hyperthyroïdies
dans un contexte de surcharge iodée (du fait de la fréquence de prescription de l’amiodarone
et de la présence d’une cardiopathie sous-jacente) qui sont à l’origine de la majorité des
hyperthyroïdies graves [2]. Au cours d’un traitement par amiodarone ou par un produit iodé
(Lugol) ou une supplémentation ou une fortification alimentaire (dans le cadre d’un
programme d’iodation visant à lutter contre une carence iodée endémique), la survenue d’une
hyperthyroïdie peur, en effet, de relever de deux mécanismes physiopathologiques différents :
• Une hyperthyroídie avec surcharge iodée au cours de laquelle une hyperthyroïdie
préexistante est aggravée, démasquée par la surcharge iodée (type 1).
• Une hyperthyroïdie par surcharge iodée, liée à une lésion thyroïdienne destructrice
induite par la surgarge iodée (processus de thyroïdite) sur une thyroïde antérieurement
(type 2).
Il est import de bien faire la distinction entre ces deux mécanismes physiopathologiques car la
prise en charge thérapeutique est différente. Tout doit donc être fait pour réaliser une
scintigraphie thyroïdienne. En pratique, notons cependant qu’il existe des formes
intermédiaires qu’il y a à distinguer le type 1 et le type 2. Toute surcharge iodée, qu’elles
6
qu’en soient l’importance, la durée ou l’origine, peut favoriser l’apparition d’une
hyperthyroïdie ou d’une hypothyroïdie, en dépit d’une autorégulation fondée sur le
symporteur et l’effet de Wolff-Chaikoff [2]. Les manifestations cliniques dépendent de
l’intensité de l’hypersécrétion, du terrain (âge du patient et pathologies associées) et de
l’étiologie de l’hyperthyroïdie grave (syndrome de thyrotoxicose). On a pratiqué la
thérapeutique des hyperthyroïdies (maladie de Basedow) [5] :
• Hyperthyroïdie chronique : Antithyroïdiens de synthèse.
• Hyperthyroïdie subaiguë : Iode minéral bloquant l’hydrolyse de la thyroglobuline, ou
parfois carbonate de lithium, en cas de contre-indication minéral.
• Hyperthyroïdie aiguë : bêta-bloquants oralement ou à la seringue autopulsée
contrôlant les effets périphériques des hormones, et bloquant partielle conversion de
T4 en T3 [11].
On ne devrait ainsi plus jamais avoir à traiter une hyperthyroïdie suraiguë plasmaphérèse [3]
et à thyroïdectomiser en urgence le patient entre deux séances. En observant, la possibilité des
patients et de l’hôpital est très limitée : ainsi nous manquons d’arguments en faveur d’une
bonne conduite thérapeutique devant tous les maladies de Basedow. Il n’a été pratiqué un
examen pré-opératoire des cordes vocales qu’en cas de chirurgie itérative. Dans 0,8 % des cas
les patients avaient une lésion récurrentielle pré-opératoire d’après l’examen d’oto-rhino-
laryngologie pré-opératoire systématique [2]. L’installation du malade en hyperextension
cervicale, cette position est souhaitée par la plupart des opérateurs [8]. Tous les malades de
notre étude étaient bien préparés lors de cette thyroïdectomie et la bonne installation
cervicale. Il serait impardonnable de provoquer une crise aiguë thyrotoxique, et pourtant peut
encore se produire à différentes occasions. Angiographie ou angioscanner, en effet,
l’angioscanner injecte entre 30 et 46 g d’iode minéral. Cette contamination iodée massive
d’un goitre connu ou méconnu, potentiellement autonome (iod-basedow) doit faire engager un
traitement médical énergique. L’échec de celui-ci peut exceptionnellement conduire à une
thyroïdectomie subtotale en semi-urgence dans les pires conditions [5]. Prise d’amiodarone,
plus sournoise, à la dose de 6 à 36 mg d’iode minéral par jour, elle peut induire une
hyperthyroïdie chez des sujets carencés en iode. Dans les cas les plus sévères, la
corticothérapie est indiquée, qui bloque la conversion de T4 en T3, mais parfois son échec
pourra conduire à une intervention en semi-urgence [11]. Administration thérapeutique d’iode
131, elle ne doit s’envisager que l’hyperthyroïdie a été préalablement contrôlée par les
antithyroïdiens de synthèse. Administrer une dose thérapeutique d’iode 131 chez un
hyperthyroïdien peut induire une poussée de thyrotoxicose aiguë parfois mortelle. Parker a
7
revu tous les décès survenus dans les hôpitaux écossais entre 1961 et 1970, avec le diagnostic
d’hyperthyroïdie. Il en a relevé 33 cas dans les trois semaines suivant l’administration d’une
dose thérapeutique d’iode 131. Vieux test de stimulation à la Thyroid Stimulating Hormone
(TSH), il était jadis recommandé pour réanimer le parenchyme thyroïdien éteint par un nodule
autonome, satisfaction quasi iconolatrique. Elle peut être déclenchée par un stress ou un
traumatique psychique, une infection intercurrente, une infection sévère ou une affection
médicale, un accouchement, un post-partum, une césarienne, une intervention chirurgicale
extrathyroïdienne et une stimulation physiologique ou pathologique. Pour notre collection,
cette crise apparait au moment de stress, de pharyngite et la stimulation physiologique
(menstruation postopératoire immédiate chez un patient soit 20 %), parce que la maladie de
Basedow est une maladie auto-immune [2, 8, 9, 11]. En pratique, on avait vérifié les résultats
tels que :
• Le taux des anticorps antirécepteurs de la TSH était très élevé chez un patient (20 %)
parmi les quatre patients (80 %) dont le taux de ces anticorps était élevé.
• Le taux de ces anticorps était normal pour un patient (20 %).
Pour notre terrain, la crise aiguë thyrotoxique est aussi corrélée au titrage des anticorps
antithyroïdiens, cette crise étant plus élevé chez les patients dont le taux d’anticorps
antirécepteurs de la TSH était très élevé avant la chirurgie. N’importe quelle thyroïdectomie
subtotale de réduction est provoquée la crise aiguë thyrotoxique avec la stimulation
physiologique ou pathologique imprévisible [9]. En règlement, on a observé les TSTR
suivantes :
• TSTR intérative (deuxième TSTR) pour deux patients (40 %).
• Première TSTR pour trois patients (60 %).
• Le moignon restant de cette thyroïdectomie était compris de 4 à 5 g dépendant les
méthodes pesées.
Cette crise peut survenir la manipulation de chirurgien sur la glande thyroïde hypertrophiée,
hyperplasique et hyperfonctionnelle en provoquant la propagation brutale et la libération
excessives hormonales dans la circulation sanguine. Elle est relativement rare, elle survient au
cours d’une maladie de Basedow ou d’un goitre multinodulaire toxique évoluant depuis
plusieurs mois. Elle est de toute façon liée à une inondation de l’organisme par les hormones
thyroïdiennes libérées par un traitement agressif sur la thyroïde. Les notions de base
anatomique des parathyroïdes sont intéressantes en chirurgie de thyroïde hyperfonctionnelle
8
pour le chirurgien. En effet, pour éviter l’hypocalcémie parathyréoprive en cas de
thyroïdectomie subtotale (à trois pôles), nous avons proposé l’autotransplantation
parathyroïdienne immédiate lors même de l’intervention [10]. S.Sin [4] : A l’hôpital de
l’antiquaille (Lyon, France), on n’avait pas vu de crise aiguë thyrotoxique après la
thyroïdectomie totale chez la maladie de Basedow de 47 patients durant un an (2000). Induite
par les facteurs iatrogènes précités ou spontanée, cette d’expression aussi classique que grave
[2]. Elle ne devrait plus jamais son expression majeure, eu égard à nos moyens thérapeutiques
adaptés à relative de chaque cas d’hyperthyroïdie (maladie de Basedow). La crise aiguë
thyrotoxique peut faire suite à la chirurgie thyroïdienne pratiquée inconsidérément chez un
patient non parfaitement ramené à la normothyroïdie ; jamais il ne faudra opérer un
hyperthyroïdien dont le pouls est supérieur à 90. Elle peut être précipitée par une infection
intercurrente chez un hyperthyroïdien sous traitement, par la prise de salicylés qui libèrent les
formes libres hormones. Notre malade était provoqué en suite opératoire par :
• Le stress et pharyngites subaiguë de trois patients (60 %).
• Le stress et la pharyngite de Duguet chez le porteur sain de fièvre typhoïde chez un
patient (20 %).
• Le stress et la menstruation postopératoire immédiate pour un patient (20 %).
Cette crise reste une urgence médicale très sérieuse, caractérisée par l’exacerbation de toutes
les manifestations d’hyperthyroïdie. Elle reconnaît trois stades [5] :
• Stade I : tachycardie supérieure à 130/mn, hyperthermie majeure, sueurs profuses,
déshydratation, tremblement intense.
• Stade II : s’ajoutent aux symptômes précédents la désorientation, la puis la
somnolence.
• Stade III : coma hyperthermique et hyperkinétique.
L’ophtalmopathie basedowienne aiguë est fréquente mais non directement corrélée à
l’intensité des signes de thyrotoxicose [1, 5]. En notre pratique, parmi les cinq patients de
cette crise étaient subdivisantes :
• Stade I : Trois patients (60 %).
• Stade II : un patient (20 %).
• Stade III : un patient (20 %).
Pour la facilité de pratique, on a subdivisé la suite opératoire en :
9
• Immédiate.
• Et tardive.
En urgence, pas question de thyroïdectomie, ni moins encore de réintervention si elle survient
dans les suites d’une thyroïdectomie subtotale de réduction chez un patient mal préparé. Seul
le traitement médical est de mise qui fait appel [2] :
• Aux antithyroïdiens de synthèse, administrés à dose massive, éventuelle par sonde
nasogastrique.
• A l’iode minéral, administré 2 ou 3 heures après les ATS : Iode de potassium
éventuellement intraveineux.
• Surtout au propranolol administré à la seringue autopulsée sous monitoring cardiaque.
• Eventuellement aux corticostéroïdes : 300 mg d’hydrocortisone par jour.
• Parallèlement à la réfrigération, à l’oxygénothérapie et à la correction des désordres
hydro-électrolytiques.
• Dans les situations vraiment suraiguës, à la plasmaphérèse introduite par Askar en
1970. Si on se rappelle que la tri-iodo-thyronine libre ne représente que moins de 0,5
pour cent et la thyroxine libre moins de 0,3 % de l’hormonémie totale, on comprend
que l’efficacité des séances de plasmaphérèse soit extrêmement brève, d’où la
nécessité de les répéter toutes les 48 heures et de thyroïdectomiser le patient entre
deux séances.
A notre étude, en 48 heures postopératoires, on était pratiqué pour cette crise de tous les
malades :
• Bêta-bloquant, ATS, Lugol®
, correction des désordres hydro-électrolytiques avec
bilan d’ionogramme, corticothérapie, refroidissement progressif et traitement des
causes déclenchantes physiologiques et pathologiques.
• La surveillance clinique et la trilogie hormonale.
La mortalité spontanée de la crise aiguë thyrotoxique était de 70 % avant l’introduction
minérale en thérapeutique, de 5 % avant les antithyroïdiens de synthèse [2]. La crise aiguë
thyrotoxique ou hyperthyroïdie aiguë, ressemble à l’encéphalopathie thyroroxique.
L’encéphalopathie thyrotoxique a été décrite en 1945 par Waldenström. Elle traduit une
exagération soudaine de toutes les manifestations de l’hyperthyroïdie. L’électro-
encéphalogramme peut être normal ou révéler des ondes triphasique. Dans le passé, cette
10
complication dramatique était toujours mortelle. Les traitements et la restauration de
l’euthyroïdie pré-opératoire ont fait disparaître cette complication [1-5]. Les circonstances de
survenues des facteurs déclenchants postopératoires sont retrouvées dans au moins 50 % des
cas chez la maladie de Basedow qui fait pratiquer la chirurgie de réduction. L’hospitalisation
en unité de soins intensifs ou en réanimation est la mortalité de 10 à 30 %. Elle constitue la
manifestation la plus dramique de l’hyperthyroïdie. Son pronostic demeure grave. En
conséquence, on avait analysé les résultats suivants :
• Morbidité de quatre patients (80 %).
• Mortalité chez un patient (20 %) : par le stress, la menstruation postopératoire
immédiate et le taux des anticorps antirécepteurs de thyréostimuline pré-opératoire
étant très élevé au stade III.
En effet, ses morbidités spécifiques postopératoires de quatre patients restants (80 %) ont été
liées à ce geste, au moyen de contrôles cliniques, des imageries et biologiques systématiques à
chaque trois mois, pendant un à onze ans. Au total, en comparant, on a retrouvé les autres
études telles que :
• L’orage thyrotoxique des séries ci-dessous était respectivement de 0,25 à 7,5 %
(Tableau 2).
Tableau 2 : Crise aiguë thyrotoxique postopératoire selon les autres séries
Séries Orage thyrotoxique
Chanson P et Young J [2], 2007 7,5 %
Proye C et al. [5], 1991, 33 patients (0,25 %)
Gardner DG [6], 2007 2 %
Phillips DIW [11], 1968-78, 2 448 patients 333 patients (13,6 %)
Notre série, 2004-14, 165 patients Cinq patients (3 %)
• Malheureusement, la mortalité était respectivement de 10 à 20 % et tout le même
chiffre dans les études (Tableau 3).
11
Tableau 3 : Mortalité de crise aiguë thyrotoxique postopératoire selon les autres séries
Séries Mortalités
Chanson P et Young J [2], 2007 20 %
Gardner DG [6], 2007 30 %
Proye C et al. [5], 1991 20 % (7/33 patients)
Phillips DIW [11], 1968-78 10 % (33/333 patients)
Notre série, 2004-14 20 % (1/5 patients)
VI- CONCLUSION
Cette maladie est fréquente chez les sujets jeunes et de sexe féminin dans notre série. Le stress
y joue un rôle prépondérant notable représentant le total. L’inefficacité des traitements
médicaux, et de la première thyroïdectomie subtotale nous a amené à opter cette
thyroïdectomie, celle après une préparation adéquate pour obtenir une euthyroïdie stable lors
de cette chirurgie. Histologiquement, les masses goitreuses extirpées sont pour une grande
partie de nature bénigne, ayant un volume ou un poids variable. Après l’opération, les
complications relevées sont ces crises et l’ablation accidentelle de parathyroïde méconnue
dans la pièce opératoire. Evidemment, ces résultats qui sont remarquables dans l’ensemble
reflètent bien les gestes expérimentés et l’attention vigilante de nos chirurgiens, comme il
l’est partout de Monde. Cependant, de tels avantages se voient dans les autres parties du
Cambodge. On a signalé que dans les pays ou le Cambodge comme ailleur où l’économie est
défavorable et/ou la ressource humaine est défectueuse, alors même que l’intervention
chirurgicale puisse se pratiquer en cas de cette maladie, les complications postopératoires sont
fréquentes et qui devraient être résolues par une technique chirurgicale rigoureuse. Le risque
de crise aiguë thyréotoxique postopératoire (orage thyrotoxique), inférieure à 25 %, doit être
totalement évité en opérant des malades rendus euthyroïdiens par le traitement médical à la
maladie de Basedow. La maladie de Basedow considérée comme une maladie auto-immune
dans laquelle des immunoglobulines stimulant la thyroïde sont à l’origine d’une hypertrophie
et d’une hyperplasie glandulaire avec hypersécrétion hormonale, dépendante d’un quelconque
facteur stimulant, physiologique ou pathologique.
Considérations éthiques (tous droits réservés) : Toutes les idées de notre recherche n’ont
déclaré aucun conflit d’intérêt en relation avec cette étude.
12
VII- REFERENCES
1. MambriniA. Nouveaux dossiers d’anatomie : Cou. 2ème
éd. Paris : Heures de France ;
1994.
2. Chanson P, Young J. Traité d’endocrinologie. Paris : Flammarion Médecine-Sciences;
2007.
3. Hazard J, Perlemuter L, Abramovici Y, Bourgeon M, Kahal Z, Kretz S, et al. Abrégés
d’endocrinologie. 4ème éd. Paris : Masson ; 2000.
4. Sin S. Chirurgie de la maladie de Basedow et du goitre basedowifié à l’hôpital de
l’Antiquaille (Lyon/France). Lyon : Université Claude Bernard-Lyon I ; 2002.
5. Proye C, Dubost C. Endocrinologie chirurgicale. Paris : MEDSI-McGraw-Hill ; 1991.
6. Gardner DG, Shoback D. Greenspan’s basic & clinical endocrinology. 8th
ed. New York:
McGraw-Hill ; 2007. p. 911-57.
7. Dorosz. Guide pratique des médicaments. Endocrinologie. Antithyroïdiens de synthèse.
Maloine ; 34ème
édition ; 2015 : 794-5.
8. Kim Lyerly H. Hyperthyroidism. In: Courtney M, Townsend, Jr., Sixteenth Edition.
Sabiston Textbook of Surgery. Printed in The United States of America: W.B. Saunders
Company; 2001. p. 614-9.
9. Bilosi M, Binguet C, Gaudet P, Lalanne-Mistrih ML, Brun JM, Cougard P. La
thyroïdectomie subtotale bilatérale de réduction reste-t-elle indiquée dans la maladie de
Basedow ?. Ann Chir 2002 ; 127 : 115-20. Editions scientifiques et médicales Elsevier
SAS.
10. Henry JF, Denizot A, Audiffret J. Obligatory parathyroid autotransplantation in thyroid
surgery. Ann Chir. 1990; 44(5): 378-81.
11. Phillips DIW, Barker DJ, Winter PD, Osmond C. Mortality from thyrotoxicosis in
England and Wales and it is association with the previous prevalence of endemic goiter.
Journal of Epidemiology and Community Health; 1983; 37: 305-9.

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  • 1. 1 COMMUNICATION LIBRE, PHNOM PENH, CAMBODGE, LE 30 JANVIER 2016 Exercise de la chirurgie ETUDE RETROSPECTIVE DE CRISE AIGUE THYROTOXIQUE POSTOPERATOIRE DE THYROIDECTOMIE SUBTOTALE DE REDUCTION POUR MALADIE DE BASEDOW, A PROPOS DE CINQ PATIENTS RETENUS, A L’HOPITAL PREAH KOSSAMAK, PHNOM PENH, DURANT ONZE ANS (2004-2014) CHAN Tharith, TEK Chanserey, LONG Vanna, MEN Rarin, CHEA Lengkheng, PLANG Samol, UY Viradeth, SIN Sargata RESUME Introduction : C’est une hyperthyroïdie grave postopératoire. La définition de cette crise n’est donc pas biologique, mais clinique. Elle reconnait trois stades. Objectifs : Le choix de notre étude est d’essayer montrer que les préventions de crise aiguë thyrotoxique postopératoire à la chirurgie de réduction pour la maladie de Basedow, est découvert pour discuter des plateaux techniques opératoires concernés avec les morbidités, les mortalités et les fonctions hormonales. Matériels et méthode : Notre étude rétrospective, en durant onze années (2004-2014) était incluse consécutivement chez cinq patients de crise aiguë thyrotoxique postopératoire qui avaient été pratiqués la thyroïdectomie subtotale de réduction pour la maladie de Basedow bien préparée (165 cas), dont quatre femmes et un homme (sexe ratio : 4), d’âge moyen de 25 ans (extrêmes : 15-31). Les patients opérés étaient exclus de l’étude pour autres thyroïdectomies totales, autres thyroïdectomies partielles et autres hyperthyroïdies graves. La surveillance de paramètres vitaux et de trilogie hormonale était rapprochement. Résultats : A la suite opératoire tardive, après les traitements et les surveillances, on avait analysé les résultats suivants : la morbidité de quatre patients (80 %) et la mortalité chez un patient (20 %) au stade III. Le pronostic vital de cette crise était fatal.
  • 2. 2 Conclusion : La maladie de Basedow considérée comme une maladie auto-immune est dépendante d’un quelconque facteur stimulant, physiologique ou pathologique. Cette complication (orage thyrotoxique) reste une urgence médicale extrême avec très sérieuse, caractérisée par l’exacerbation rapide de toutes les manifestations cliniques et biologiques d’hyperthyroïdie grave. Mots-clés : Crise aiguë thyrotoxique postopératoire ; Hyperthyroïdie grave ; Maladie de Basedow ; Morbidités ; Mortalités ; Thyroïdectomie subtotale de réduction ; Urgence médical extrême I- INTRODUCTION C’est une maladie auto-immune caractérisée par un goitre diffus avec homogène, un syndrome de thyréotoxicose et une exophtalmie ou un myxœdème prétibial, ce que, la maladie de Basedow en 1840 [1-3]. Les trois options thérapeutiques méritent d’être discutées après que soit posé le diagnostic de maladie de Basedow, opposant en fait deux stratégies : • La stratégie médicale des antithyroïdiens de synthèse (ATS). • Et la stratégie radicale de l’iode radio-actif ou de la chirurgie. La crise thyroïdienne aiguë développe des manifestations métaboliques, cardiovasculaires, neuropsychiques et digestives atteignant une intensité telle que le pronostic vital est en jeu [2, 4]. Au Cambodge, la maladie de Basedow est une affection assez fréquente. Au point de vue d’efficacité, la chirurgie apporte une guérison définitive à presque tous les cas et laisse peu d’inconvénient [5-7]. La thyroïdectomie subtotale de réduction pour la maladie de Basedow est notre option. En principe, cette thyroïdectomie est indiquée lorsque l’euthyroïdie est parfaite. La thyroïdectomie subtotale de réduction (bi, unilatérale ou à trois pôles : TSTRBL et TSTRUL ou TSTR itérative) est le poids de thyroïde restante de 4 à 5 g. Il s’agit d’une maladie potentiellement sévère : La plus aiguë la crise thyrotoxique [6-9]. Elle réalise une urgence médicale extrême dont le facteur déclenchant peut être un stress, une intervention chirurgicale, un traumatisme, une maladie intercurrente ou une infection sévère. Ce moment, notre étude est seulement présentée une crise aiguë thyrotoxique postopératoire chez la maladie de Basedow [10, 11].
  • 3. 3 II- OBJECTIFS Notre collection comprend cinq dossiers au service de chirurgie endocrinienne de l’hôpital Preah Kossamak durant onze années (2004-2014). La thyroïdectomie subtotale de réduction bien préparée garde une place importante dans leur traitement, du fait que notre option spécifique qui est de guérir à tout prix qui serait encore d’une crise aiguë thyrotoxique (orage thyrotoxique). III- MATERIEL ET METHODES Notre étude rétrospective de type d’exercice de la chirurgie (complication postopératoire) est réalisée la crise aiguë thyrotoxique en suite de thyroïdectomie subtotale de réduction chez la maladie de Basedow bien préparée pratiquant en onze années (2004-2014). Cette recherche a été effectuée dans le service de chirurgie endocrinienne à l’hôpital Preah Kossamak, Phnom Penh, Cambodge. Notre étude était incluse consécutivement chez cinq patients de crise aiguë thyrotoxique en période de suite opératoire pour maladie de Basedow. IV- RESULTATS Cette étude de cinq patients était quatre femmes et un homme (sexe ratio ou rapport de femme/homme : 4), d’âge moyen de 25 ans (extrêmes : 15-31 ou écart de 16). La thyroïdectomie subtotale de réduction était une chirurgie spécialisée, tant du plateau technique que de la ressource matérielle. En pratique, la préparation de tous les patients avant d’intervention était en euthyroïdies parfaites clinique et biologique pendant six semaines en minimum pour diminuer les complications per et post-opératoires qui étaient analysées dans une étroite collaboration entre l’endocrinologue et le chirurgien. Notre étude rétrospective, en durant onze années (2004-2014) était incluse consécutivement chez cinq patients de crise aiguë thyrotoxique postopératoire qui avaient été pratiqués la thyroïdectomie subtotale de réduction pour la maladie de Basedow bien préparée (165 cas), dont quatre femmes et un homme (sexe ratio ou rapport de femme/homme : 4), d’âge moyen de 25 ans (extrêmes : 15- 31 ou écart de 16). En principe, cette intervention thyroïdienne se déroulait sous anesthésie générale et intubation standardisée de l’équipe expérimentée. On a pratiqué les modalités de surveillances et de traitement postopératoires précoces :
  • 4. 4 • Bêta-bloquant, ATS, Solution de Lugol® , correction des désordres hydro- électrolytiques, corticothérapie, refroidissement progressif et traitement des causes déclenchantes. • Et la surveillance de paramètres vitaux et de trilogie hormonale était rapprochement. Au cours de suite opératoire tardive, après les traitements et les surveillances, on avait analysé les résultats suivants : • Morbidité de quatre patients (80 %). • Mortalité chez un patient (20 %) : Par le stress, la menstruation postopératoire immédiate et le taux des anticorps antirécepteurs de thyréostimuline pré-opératoire étant très élevé (stade III). En résumé, les résultats postopératoires de cette crise étaient liés les modes de thyroïdectomie chez la maladie de Basedow (Tableau 1). Tableau 1 : La morbidité et la mortalité liées les modes opératoires et les gravités de crise thyréotoxicose aiguë Modes opératoires et gravités TSTRBL TSTRUL TSTR itérative Nombre : Cinq patients Stade I Un patient (20 %) Deux patients (40 %) Trois patients (60 %) Stade II Un patient (20 %) Un patient (20 %) Stade III Un patient (20 %) Un patient (20 %) Morbidité Deux patients (40 %) Deux patients (40 %) Quatre patients (80 %) Mortalité Un patient (20 %) Un patient (20 %) A la suite opératoire de l’intervention thyroïdienne de réduction, ses morbidités spécifiques postopératoires ont été liées à ce geste, au moyen de contrôles cliniques, des imageries et biologiques systématiques à chaque trois mois, pendant un à onze ans.
  • 5. 5 V- DISCUSSION La crise aiguë thyrotoxique de la thyroïdectomie subtotale de réduction pour la maladie de Basedow se varie aux différentes situations, à la condition économique et à l’expérience de l’équipe opératoire [6]. Cette maladie ont été d’abord traités médicalement par les antithyroïdiens de synthèse pendant six semaines au minimum pour rendre l’euthyroïdie parfaite. En plus, l’utilisation de Lugol pendant quinze jours peut inhiber la synthèse hormonale et accélérer la dévascularisation de la glande thyroïde [1, 3]. Ensuite notre thyroïdectomie est sous l’anesthésie générale et l’intubation à la technique standardisée. La gravité de l’hyperthyroïdie dépend autant terrain sur laquelle elle survient (sujet âgé, insuffisant cardiaque ou coronarien) que de l’importance de l’hypersécrétion hormonale. La tolérance d’une hyperthyroïdie est très variable d’un sujet à l’autre [10]. La définition d’une hyperthyroïdie grave n’est donc pas biologique, mais clinique. Les formes graves peuvent révéler ou, au contraire, survenir à n’importe quel moment de l’évolution d’une hyperthyroïdie connue. Elles peuvent s’observer quelle que soit l’étiologie de l’hyperthyroïdie. Autrefois, les hyperthyroïdies graves étaient essentiellement représentées par la crise aiguë toxique déclenchée par le traitement chirurgical d’une maladie de Basedow insuffisamment préparée [7, 9]. Aujourd’hui, ce sont essentiellement les goitres nodulaires toxiques (du fait de leur survenue fréquente chez le sujet âgé) ou, surtout, les hyperthyroïdies dans un contexte de surcharge iodée (du fait de la fréquence de prescription de l’amiodarone et de la présence d’une cardiopathie sous-jacente) qui sont à l’origine de la majorité des hyperthyroïdies graves [2]. Au cours d’un traitement par amiodarone ou par un produit iodé (Lugol) ou une supplémentation ou une fortification alimentaire (dans le cadre d’un programme d’iodation visant à lutter contre une carence iodée endémique), la survenue d’une hyperthyroïdie peur, en effet, de relever de deux mécanismes physiopathologiques différents : • Une hyperthyroídie avec surcharge iodée au cours de laquelle une hyperthyroïdie préexistante est aggravée, démasquée par la surcharge iodée (type 1). • Une hyperthyroïdie par surcharge iodée, liée à une lésion thyroïdienne destructrice induite par la surgarge iodée (processus de thyroïdite) sur une thyroïde antérieurement (type 2). Il est import de bien faire la distinction entre ces deux mécanismes physiopathologiques car la prise en charge thérapeutique est différente. Tout doit donc être fait pour réaliser une scintigraphie thyroïdienne. En pratique, notons cependant qu’il existe des formes intermédiaires qu’il y a à distinguer le type 1 et le type 2. Toute surcharge iodée, qu’elles
  • 6. 6 qu’en soient l’importance, la durée ou l’origine, peut favoriser l’apparition d’une hyperthyroïdie ou d’une hypothyroïdie, en dépit d’une autorégulation fondée sur le symporteur et l’effet de Wolff-Chaikoff [2]. Les manifestations cliniques dépendent de l’intensité de l’hypersécrétion, du terrain (âge du patient et pathologies associées) et de l’étiologie de l’hyperthyroïdie grave (syndrome de thyrotoxicose). On a pratiqué la thérapeutique des hyperthyroïdies (maladie de Basedow) [5] : • Hyperthyroïdie chronique : Antithyroïdiens de synthèse. • Hyperthyroïdie subaiguë : Iode minéral bloquant l’hydrolyse de la thyroglobuline, ou parfois carbonate de lithium, en cas de contre-indication minéral. • Hyperthyroïdie aiguë : bêta-bloquants oralement ou à la seringue autopulsée contrôlant les effets périphériques des hormones, et bloquant partielle conversion de T4 en T3 [11]. On ne devrait ainsi plus jamais avoir à traiter une hyperthyroïdie suraiguë plasmaphérèse [3] et à thyroïdectomiser en urgence le patient entre deux séances. En observant, la possibilité des patients et de l’hôpital est très limitée : ainsi nous manquons d’arguments en faveur d’une bonne conduite thérapeutique devant tous les maladies de Basedow. Il n’a été pratiqué un examen pré-opératoire des cordes vocales qu’en cas de chirurgie itérative. Dans 0,8 % des cas les patients avaient une lésion récurrentielle pré-opératoire d’après l’examen d’oto-rhino- laryngologie pré-opératoire systématique [2]. L’installation du malade en hyperextension cervicale, cette position est souhaitée par la plupart des opérateurs [8]. Tous les malades de notre étude étaient bien préparés lors de cette thyroïdectomie et la bonne installation cervicale. Il serait impardonnable de provoquer une crise aiguë thyrotoxique, et pourtant peut encore se produire à différentes occasions. Angiographie ou angioscanner, en effet, l’angioscanner injecte entre 30 et 46 g d’iode minéral. Cette contamination iodée massive d’un goitre connu ou méconnu, potentiellement autonome (iod-basedow) doit faire engager un traitement médical énergique. L’échec de celui-ci peut exceptionnellement conduire à une thyroïdectomie subtotale en semi-urgence dans les pires conditions [5]. Prise d’amiodarone, plus sournoise, à la dose de 6 à 36 mg d’iode minéral par jour, elle peut induire une hyperthyroïdie chez des sujets carencés en iode. Dans les cas les plus sévères, la corticothérapie est indiquée, qui bloque la conversion de T4 en T3, mais parfois son échec pourra conduire à une intervention en semi-urgence [11]. Administration thérapeutique d’iode 131, elle ne doit s’envisager que l’hyperthyroïdie a été préalablement contrôlée par les antithyroïdiens de synthèse. Administrer une dose thérapeutique d’iode 131 chez un hyperthyroïdien peut induire une poussée de thyrotoxicose aiguë parfois mortelle. Parker a
  • 7. 7 revu tous les décès survenus dans les hôpitaux écossais entre 1961 et 1970, avec le diagnostic d’hyperthyroïdie. Il en a relevé 33 cas dans les trois semaines suivant l’administration d’une dose thérapeutique d’iode 131. Vieux test de stimulation à la Thyroid Stimulating Hormone (TSH), il était jadis recommandé pour réanimer le parenchyme thyroïdien éteint par un nodule autonome, satisfaction quasi iconolatrique. Elle peut être déclenchée par un stress ou un traumatique psychique, une infection intercurrente, une infection sévère ou une affection médicale, un accouchement, un post-partum, une césarienne, une intervention chirurgicale extrathyroïdienne et une stimulation physiologique ou pathologique. Pour notre collection, cette crise apparait au moment de stress, de pharyngite et la stimulation physiologique (menstruation postopératoire immédiate chez un patient soit 20 %), parce que la maladie de Basedow est une maladie auto-immune [2, 8, 9, 11]. En pratique, on avait vérifié les résultats tels que : • Le taux des anticorps antirécepteurs de la TSH était très élevé chez un patient (20 %) parmi les quatre patients (80 %) dont le taux de ces anticorps était élevé. • Le taux de ces anticorps était normal pour un patient (20 %). Pour notre terrain, la crise aiguë thyrotoxique est aussi corrélée au titrage des anticorps antithyroïdiens, cette crise étant plus élevé chez les patients dont le taux d’anticorps antirécepteurs de la TSH était très élevé avant la chirurgie. N’importe quelle thyroïdectomie subtotale de réduction est provoquée la crise aiguë thyrotoxique avec la stimulation physiologique ou pathologique imprévisible [9]. En règlement, on a observé les TSTR suivantes : • TSTR intérative (deuxième TSTR) pour deux patients (40 %). • Première TSTR pour trois patients (60 %). • Le moignon restant de cette thyroïdectomie était compris de 4 à 5 g dépendant les méthodes pesées. Cette crise peut survenir la manipulation de chirurgien sur la glande thyroïde hypertrophiée, hyperplasique et hyperfonctionnelle en provoquant la propagation brutale et la libération excessives hormonales dans la circulation sanguine. Elle est relativement rare, elle survient au cours d’une maladie de Basedow ou d’un goitre multinodulaire toxique évoluant depuis plusieurs mois. Elle est de toute façon liée à une inondation de l’organisme par les hormones thyroïdiennes libérées par un traitement agressif sur la thyroïde. Les notions de base anatomique des parathyroïdes sont intéressantes en chirurgie de thyroïde hyperfonctionnelle
  • 8. 8 pour le chirurgien. En effet, pour éviter l’hypocalcémie parathyréoprive en cas de thyroïdectomie subtotale (à trois pôles), nous avons proposé l’autotransplantation parathyroïdienne immédiate lors même de l’intervention [10]. S.Sin [4] : A l’hôpital de l’antiquaille (Lyon, France), on n’avait pas vu de crise aiguë thyrotoxique après la thyroïdectomie totale chez la maladie de Basedow de 47 patients durant un an (2000). Induite par les facteurs iatrogènes précités ou spontanée, cette d’expression aussi classique que grave [2]. Elle ne devrait plus jamais son expression majeure, eu égard à nos moyens thérapeutiques adaptés à relative de chaque cas d’hyperthyroïdie (maladie de Basedow). La crise aiguë thyrotoxique peut faire suite à la chirurgie thyroïdienne pratiquée inconsidérément chez un patient non parfaitement ramené à la normothyroïdie ; jamais il ne faudra opérer un hyperthyroïdien dont le pouls est supérieur à 90. Elle peut être précipitée par une infection intercurrente chez un hyperthyroïdien sous traitement, par la prise de salicylés qui libèrent les formes libres hormones. Notre malade était provoqué en suite opératoire par : • Le stress et pharyngites subaiguë de trois patients (60 %). • Le stress et la pharyngite de Duguet chez le porteur sain de fièvre typhoïde chez un patient (20 %). • Le stress et la menstruation postopératoire immédiate pour un patient (20 %). Cette crise reste une urgence médicale très sérieuse, caractérisée par l’exacerbation de toutes les manifestations d’hyperthyroïdie. Elle reconnaît trois stades [5] : • Stade I : tachycardie supérieure à 130/mn, hyperthermie majeure, sueurs profuses, déshydratation, tremblement intense. • Stade II : s’ajoutent aux symptômes précédents la désorientation, la puis la somnolence. • Stade III : coma hyperthermique et hyperkinétique. L’ophtalmopathie basedowienne aiguë est fréquente mais non directement corrélée à l’intensité des signes de thyrotoxicose [1, 5]. En notre pratique, parmi les cinq patients de cette crise étaient subdivisantes : • Stade I : Trois patients (60 %). • Stade II : un patient (20 %). • Stade III : un patient (20 %). Pour la facilité de pratique, on a subdivisé la suite opératoire en :
  • 9. 9 • Immédiate. • Et tardive. En urgence, pas question de thyroïdectomie, ni moins encore de réintervention si elle survient dans les suites d’une thyroïdectomie subtotale de réduction chez un patient mal préparé. Seul le traitement médical est de mise qui fait appel [2] : • Aux antithyroïdiens de synthèse, administrés à dose massive, éventuelle par sonde nasogastrique. • A l’iode minéral, administré 2 ou 3 heures après les ATS : Iode de potassium éventuellement intraveineux. • Surtout au propranolol administré à la seringue autopulsée sous monitoring cardiaque. • Eventuellement aux corticostéroïdes : 300 mg d’hydrocortisone par jour. • Parallèlement à la réfrigération, à l’oxygénothérapie et à la correction des désordres hydro-électrolytiques. • Dans les situations vraiment suraiguës, à la plasmaphérèse introduite par Askar en 1970. Si on se rappelle que la tri-iodo-thyronine libre ne représente que moins de 0,5 pour cent et la thyroxine libre moins de 0,3 % de l’hormonémie totale, on comprend que l’efficacité des séances de plasmaphérèse soit extrêmement brève, d’où la nécessité de les répéter toutes les 48 heures et de thyroïdectomiser le patient entre deux séances. A notre étude, en 48 heures postopératoires, on était pratiqué pour cette crise de tous les malades : • Bêta-bloquant, ATS, Lugol® , correction des désordres hydro-électrolytiques avec bilan d’ionogramme, corticothérapie, refroidissement progressif et traitement des causes déclenchantes physiologiques et pathologiques. • La surveillance clinique et la trilogie hormonale. La mortalité spontanée de la crise aiguë thyrotoxique était de 70 % avant l’introduction minérale en thérapeutique, de 5 % avant les antithyroïdiens de synthèse [2]. La crise aiguë thyrotoxique ou hyperthyroïdie aiguë, ressemble à l’encéphalopathie thyroroxique. L’encéphalopathie thyrotoxique a été décrite en 1945 par Waldenström. Elle traduit une exagération soudaine de toutes les manifestations de l’hyperthyroïdie. L’électro- encéphalogramme peut être normal ou révéler des ondes triphasique. Dans le passé, cette
  • 10. 10 complication dramatique était toujours mortelle. Les traitements et la restauration de l’euthyroïdie pré-opératoire ont fait disparaître cette complication [1-5]. Les circonstances de survenues des facteurs déclenchants postopératoires sont retrouvées dans au moins 50 % des cas chez la maladie de Basedow qui fait pratiquer la chirurgie de réduction. L’hospitalisation en unité de soins intensifs ou en réanimation est la mortalité de 10 à 30 %. Elle constitue la manifestation la plus dramique de l’hyperthyroïdie. Son pronostic demeure grave. En conséquence, on avait analysé les résultats suivants : • Morbidité de quatre patients (80 %). • Mortalité chez un patient (20 %) : par le stress, la menstruation postopératoire immédiate et le taux des anticorps antirécepteurs de thyréostimuline pré-opératoire étant très élevé au stade III. En effet, ses morbidités spécifiques postopératoires de quatre patients restants (80 %) ont été liées à ce geste, au moyen de contrôles cliniques, des imageries et biologiques systématiques à chaque trois mois, pendant un à onze ans. Au total, en comparant, on a retrouvé les autres études telles que : • L’orage thyrotoxique des séries ci-dessous était respectivement de 0,25 à 7,5 % (Tableau 2). Tableau 2 : Crise aiguë thyrotoxique postopératoire selon les autres séries Séries Orage thyrotoxique Chanson P et Young J [2], 2007 7,5 % Proye C et al. [5], 1991, 33 patients (0,25 %) Gardner DG [6], 2007 2 % Phillips DIW [11], 1968-78, 2 448 patients 333 patients (13,6 %) Notre série, 2004-14, 165 patients Cinq patients (3 %) • Malheureusement, la mortalité était respectivement de 10 à 20 % et tout le même chiffre dans les études (Tableau 3).
  • 11. 11 Tableau 3 : Mortalité de crise aiguë thyrotoxique postopératoire selon les autres séries Séries Mortalités Chanson P et Young J [2], 2007 20 % Gardner DG [6], 2007 30 % Proye C et al. [5], 1991 20 % (7/33 patients) Phillips DIW [11], 1968-78 10 % (33/333 patients) Notre série, 2004-14 20 % (1/5 patients) VI- CONCLUSION Cette maladie est fréquente chez les sujets jeunes et de sexe féminin dans notre série. Le stress y joue un rôle prépondérant notable représentant le total. L’inefficacité des traitements médicaux, et de la première thyroïdectomie subtotale nous a amené à opter cette thyroïdectomie, celle après une préparation adéquate pour obtenir une euthyroïdie stable lors de cette chirurgie. Histologiquement, les masses goitreuses extirpées sont pour une grande partie de nature bénigne, ayant un volume ou un poids variable. Après l’opération, les complications relevées sont ces crises et l’ablation accidentelle de parathyroïde méconnue dans la pièce opératoire. Evidemment, ces résultats qui sont remarquables dans l’ensemble reflètent bien les gestes expérimentés et l’attention vigilante de nos chirurgiens, comme il l’est partout de Monde. Cependant, de tels avantages se voient dans les autres parties du Cambodge. On a signalé que dans les pays ou le Cambodge comme ailleur où l’économie est défavorable et/ou la ressource humaine est défectueuse, alors même que l’intervention chirurgicale puisse se pratiquer en cas de cette maladie, les complications postopératoires sont fréquentes et qui devraient être résolues par une technique chirurgicale rigoureuse. Le risque de crise aiguë thyréotoxique postopératoire (orage thyrotoxique), inférieure à 25 %, doit être totalement évité en opérant des malades rendus euthyroïdiens par le traitement médical à la maladie de Basedow. La maladie de Basedow considérée comme une maladie auto-immune dans laquelle des immunoglobulines stimulant la thyroïde sont à l’origine d’une hypertrophie et d’une hyperplasie glandulaire avec hypersécrétion hormonale, dépendante d’un quelconque facteur stimulant, physiologique ou pathologique. Considérations éthiques (tous droits réservés) : Toutes les idées de notre recherche n’ont déclaré aucun conflit d’intérêt en relation avec cette étude.
  • 12. 12 VII- REFERENCES 1. MambriniA. Nouveaux dossiers d’anatomie : Cou. 2ème éd. Paris : Heures de France ; 1994. 2. Chanson P, Young J. Traité d’endocrinologie. Paris : Flammarion Médecine-Sciences; 2007. 3. Hazard J, Perlemuter L, Abramovici Y, Bourgeon M, Kahal Z, Kretz S, et al. Abrégés d’endocrinologie. 4ème éd. Paris : Masson ; 2000. 4. Sin S. Chirurgie de la maladie de Basedow et du goitre basedowifié à l’hôpital de l’Antiquaille (Lyon/France). Lyon : Université Claude Bernard-Lyon I ; 2002. 5. Proye C, Dubost C. Endocrinologie chirurgicale. Paris : MEDSI-McGraw-Hill ; 1991. 6. Gardner DG, Shoback D. Greenspan’s basic & clinical endocrinology. 8th ed. New York: McGraw-Hill ; 2007. p. 911-57. 7. Dorosz. Guide pratique des médicaments. Endocrinologie. Antithyroïdiens de synthèse. Maloine ; 34ème édition ; 2015 : 794-5. 8. Kim Lyerly H. Hyperthyroidism. In: Courtney M, Townsend, Jr., Sixteenth Edition. Sabiston Textbook of Surgery. Printed in The United States of America: W.B. Saunders Company; 2001. p. 614-9. 9. Bilosi M, Binguet C, Gaudet P, Lalanne-Mistrih ML, Brun JM, Cougard P. La thyroïdectomie subtotale bilatérale de réduction reste-t-elle indiquée dans la maladie de Basedow ?. Ann Chir 2002 ; 127 : 115-20. Editions scientifiques et médicales Elsevier SAS. 10. Henry JF, Denizot A, Audiffret J. Obligatory parathyroid autotransplantation in thyroid surgery. Ann Chir. 1990; 44(5): 378-81. 11. Phillips DIW, Barker DJ, Winter PD, Osmond C. Mortality from thyrotoxicosis in England and Wales and it is association with the previous prevalence of endemic goiter. Journal of Epidemiology and Community Health; 1983; 37: 305-9.