ESSAIS CLINIQUES                                                                                         Dr B. DIQUET
Aventis
Internat    367             Principes méthodologiques et aspects éthiques de l’évaluation des thérapeutiques
                                                                                                                                                                              Pharmacologie clinique
                                                                                                                                                                                    Hôpital de la
                                                                                                                                                                              Pitié-Salpétrière, Paris
                          AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




                                                                                       ESSAIS CLINIQUES

                                                                          ⇒ évaluation de l’efficacité et de la tolérance
                                                                          d’un traitement dans une indication définie



                             ASPECTS ÉTHIQUES                                                                                        PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES
      ⇒ définie par la loi Huriet-Sérusclat (J.O. 22/12/1988 modifiée                                        • Le protocole décrit : les traitements, les sujets, le plan expérimental
      25/01/1990) relative à la protection des personnes qui se prêtent à                                    (groupes //, croisé, carré latin…), l’aveugle ou le double aveugle, le nombre
      des recherches biomédicales fixe le cadre juridique de la recherche.                                    de sujets nécessaires pour mettre en évidence l’effet recherché (calcul de
      • L’essai clinique doit toujours être précédé de la rédaction d’un                                     puissance), les critères de jugements de l’efficacité et la méthode statistique
        protocole détaillé précisant le Promoteur de l’essai et                                              d’analyse des résultats.
        l’Investigateur. Celui-ci est responsable de la soumission                                         • Deux types d’essais :
        du projet à un Comité Consultatif de Protection des Personnes                                         - l’essai d’efficacité classique cherche à déterminer si un traitement est plus
        participant à le Recherche Biomédicale (CCPPRB). L’aval                                                 efficace qu’un placebo ou qu’un traitement de référence (quand il existe
        du CCPPRB est nécessaire avant de débuter l’essai.                                                      dans l’indication évaluée). L’absence de différence statistique entre les
      • L’information et le consentement éclairé et signé du sujet sain                                         deux traitements n’est pas synonyme d’équivalence.
        (phase I) ou du patient (phase I, II et III) est indispensable.                                       - l’essai d’équivalence vise à démontrer qu’un traitement est équivalent à une
      • Le principe de base est la comparaison de différents traitements                                        référence et doit être conçu et défini a priori dans cette optique.
        ou modes de prévention attribués par tirage                                                           • Analyse des résultats : par ordre décroissant de conviction
        au sort (randomisation) garantissant que les facteurs autres que                                        1) analyse en Intention de Traitement (ITT), où tous les patients sont inclus dans
        les traitements sont contrôlés.                                                                            l’analyse pour le traitement qui leur a été attribué par la randomisation et les
                                                                                                                   manquants et perdus de vue sont considérés comme des échecs.
                                                                                                                2) Last Observation Carried Forward (LOCF) où la dernière observation
                                                                                                                   disponible est analysée comme si l’essai était allé à son terme.
                                                                                                                3) Per protocole où les données disponibles à la fin de l’essai rentrent dans la
                                                                                                                   comparaison quels que soient les sorties d’essai ou les perdus de vue.




                                                                                                                                                                                                 JUIN 1999
LA RELATION DOSE-EFFET                                                                                                                                                         Dr B. DIQUET
Aventis
Internat                   368                                            DANS LA PRESCRIPTION DU MÉDICAMENT
                                                                                                                                                                                                                                                         Pharmacologie clinique
                                                                                                                                                                                                                                                               Hôpital de la
                                                                                                                                                                                                                                                         Pitié-Salpétrière, Paris
                                                  AV E N T I S     I N T E R N AT    E S T      D I R I G É   PA R   :    W I L L I A M              B E R R E B I ,             PAT R I C K            G E P N E R ,     J E A N      N A U



               Pharmacocinétique                                                       Passage tissulaire                                                           Fixation réversible
                                                                                                                                                                      sur le récepteur                                  EFFET SECONDAIRE
 Absorption, distribution, métabolisme, élimination

                                                                                                                         CONCENTRATION
                                                             CONCENTRATION                                               AU SITE D’ACTION                                                                              EFFET
             DOSE                                              CIRCULANTE                                                                                                                                                                                       ex : modif. PA, glycémie
                                                                                                                            (récepteur)                                                                          PHARMACODYNAMIQUE

                                                                                                                                                                                                                                                            évalué sur :
                                                                                                                                                                                                                  EFFET THÉRAPEUTIQUE                        - marqueurs de substitution,
                                                                                                                                                                                                                                                             - clinique (ex : ↓ mortalité)


                                                                                                                 RELATION DOSE-EFFET

                                                                          RELATION HABITUELLE                                                           Emax . C                                                                        CAS PARTICULIERS
                                                                                                                                                    E = -----------------
                                                                                                                                                        CE50% + C
• Pour un effet donné, représentation                           • Chaque effet - thérapeutique                  où : E = effet                                                                                            • Fixation IRRÉVERSIBLE sur le récepteur
  par un modèle Emax                                                             - pharmacologique                   Emax = effet maximum                                                                                   Le modèle est différent
  (effet maximum)                                                                - indésirable                       CE50 = concentration d’agoniste produisant 50%                                                         (exemple : aspirine et inhibition de la
  - Courbe sigmoïde                                               a sa propre courbe concentration-                  de l’Emax                                                                                              cyclooxygénase plaquettaire).
  - Effet ↑ avec la concentration                                 effet (dose-effet)                                   = exposant exprimant la sigmoïdicité de la courbe,                                                   L’effet n’est plus relié à la dose ou à la
    puis plafonne                                               • plus la différence entre dose efficace             sans signification pharmacologique                                                                      concentration
                                                                  et dose toxique est grande plus la
                   Relation concentration-effet                   marge thérapeutique est grande                                                                                z = 2 x plus efficace que y
                                                                                                                                                                                                                          • Courbe en cloche (en U inversé)
  Max
                                                                                                                         Effet   100
                                                                                                                                                                                      z
             100                                                  Effet                                                                                                                                                                                 Effet
                                                                                                                                                                                          plus
                                                                                                                                                                                          efficace                        Quand la dose ↑ au-delà
             80                                                                                                                                                                                                           d’un seuil l’effet ↓
                                                                                thérapeutique                                    50                                                                                       (ex : nortryptiline)
                                                                                                                                       x et y           x                         y
                                              la relation est                                                                          même              y = 10 x moins
     (%)




                                              apparemment                                       indésirable                            efficacité        puissant que x
             50                     CE50      linéaire entre                                                                                         CE50                   CE50                                          conséquence thérapeutique
     Effet




                                    DE50      20% et 80%
                                              du max                                                                              0
                                                                             CE50          CE50                                                10                         100                1000                         Il faut tenter de ↓ la dose
                                                                             DE50          DE50                                               log concentration (ou dose)                                                 pour ↑ effet
             20                                                                                                                                                                                                                                                           Concentration / Dose
              0
                                                                                                                             !PUISSANCE ≠ EFFICACITÉ
                                         log concentration
                                         log dose                                                               La CE50 (DE50) traduit la puissance d’un agoniste :
                                                                                                                - très informatif de comparer les doses de différentes
 Courbe sigmoïde liant l’intensité de l’effet                                                                     molécules produisant la même amplitude d’effet
 au logarithme de la concentration (dose)
 plasmatique du médicament.                                                                                     - peu intéressant de comparer les effets produits
                                                                                                                  par les mêmes doses de différents agonistes




                                                                                                                                                                                                                                                                                   JUIN 1999
Dr M. MOLINIER-JASSON
                                                CRITÈRES D’IMPUTABILITÉ DES ACCIDENTS
Aventis
Internat       369                                    D’ORIGINE MÉDICAMENTEUSE
                                                                                                                                                                                               Centre Régional
                                                                                                                                                                                           de PharmacoVigilance
                                                                                                                                                                                         Hôpital de la Pitié-Salpétrière,
                              AV E N T I S   I N T E R N AT       E S T   D I R I G É     PA R    :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U                 Paris



• Imputabilité : probabilité de la relation de cause à                                     IMPUTABILITÉ                                                                               IMPUTABILITÉ
  effet entre un événement indésirable et un                                               INTRINSÈQUE                                                                               EXTRINSÈQUE
  médicament, définie par un score.
                                                                                                                                                                             varie dans le temps en fonction
• Sa détermination repose sur des critères : éléments                                                                                                                      de la connaissance du médicament
  objectifs, sensibles et reproductibles, totalement                                                                                                                              et de l’effet indésirable
  indépendants les uns des autres.
• Notification obligatoire de tous les effets indésirables
  d’origine médicamenteuse aux centres de
  pharmacovigilance




                     CRITÈRES CHRONOLOGIQUES                                                           CRITÈRES SÉMIOLOGIQUES                                             CRITÈRES BIBLIOGRAPHIQUES
       Éléments permettant de relier le médicament et l’effet                           Éléments permettant d’établir une éventuelle origine                          Probabilité à priori, indépendamment de la
       indésirable en fonction du délai d’apparition et/ou                              médicamenteuse à une pathologie, pour le malade                               chronologie et de la sémiologie, de la
       d’amélioration de l’évènement par rapport au médicament                          considéré.                                                                    relation entre l’évènement et le
                                                                                                                                                                      médicament.
       Cinétique du produit ou de ses métabolites (1/2 vie, VD,                         Eléments pathognomoniques pour le médicament (anticorps,
       élimination, etc…                                                                effet pharmacologique, etc)                                                   Livres de référence : Vidal, Meylers, Martindale.
       Evolution spontanée de la pathologie                                             Autres étiologies non médicamenteuses éliminées (s’appuie                     Publications isolées ou séries de cas dans
                                                                                        sur les consensus d’experts : voir ex.compl., avis spécialisés                littérature internationale (bases de données)
       C0 : médicament absent au moment de l’apparition de l’effet                      etc)                                                                          Notifications aux CRPV et au fabricant
            indésirable
       C1 : médicament présent au moment de l’effet indésirable,                        S0 : autre étiologie non médicamenteuse trouvée                               B0 : aucun cas retrouvé
            évolution inconnue ou pas d’amélioration à l’arrêt/ou bien C2               S1 : toutes les autres étiologies non éliminées (bilan sommaire)              B1 : quelques cas isolés
            + rechallenge négatif                                                       S2 : presque toutes les étiologies éliminées (bilan important                 B2 : séries de cas
       C2 : médicament présent au moment de l’effet et régression à                          mais incomplet)                                                          B3 : dans les livres de référence
            l’arrêt                                                                     S3 : toutes les étiologies éliminées (bilan exhaustif) ou bien
       C3 : C2 + rechallenge positif (même condition, même dose, même                        élément pathognomonique du médicament
            effet)




                                                               C0       C1       C2       C3                           I3 : vraisemblable
                                                      S0       I0       I0       I0       I0                           I2 : plausible
                                                      S1       I0       I1       I1       I3                           I1 : douteuse
                                                      S2       I0       I1       I2       I3                           Compatible
                                                      S3       I0       I2       I3       I4
                                                              Score d’imputabilité globale                             I0 Incompatible




                                                                                                                                                                                                                  JUIN 1999
Dr M. MOLINIER-JASSON
                                                              AFFECTIONS IATROGÉNIQUES
Aventis
Internat         370               liées à l’emploi des médicaments et du matériel à usage médical courant :
                                            principales causes, circonstances favorisantes, prévention
                                                                                                                                                                                           Centre Régional
                                                                                                                                                                                       de PharmacoVigilance
                                                                                                                                                                                     Hôpital de la Pitié-Salpétrière,
                              AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R    :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,     J E A N    N A U                Paris


 • Iatrogénèse = problème de santé publique                                     MÉCANISMES DE LA IATROGENESE
 • Un médicament = principe actif + métabolites + excipients
 • Prévention de la iatrogénie = pharmaco, hémo et matériovigilance


   PHARMACOLOGIQUE                           IMMUNO-ALLERGIQUE                                     TOXIQUE                                    INFECTIEUX                               THÉSAURISMOSE

• Par non sélectivité pour un           • Reconnu sur : début brutal,               • Souvent concentration ou dose                 • Par contamination exogène :                • Accumulation d’un
  récepteur ou un site de récepteur       atteinte polyviscérale,                     dépendante (toxicité directe,                   bactérienne, virale ou autre                 médicament ou d’un produit
  (ex : dyskinésies sous                  éosinophilie sanguine,                      phototoxicité, carence vitaminique)                                                          (ex : dépôts cornéens sous
  neuroleptiques)                         AC antimédicament, tests                                                                                                                 amiodarone)
• Pharmacodynamique : tolérance           cutanés positifs
  (tachyphylaxie)
• Pharmacocinétique (interaction,                        ⇓                                                ⇓                                          ⇓                                           ⇓
  facteur de risque)
• Pharmacodépendance (physique                   PRÉVENTION                                      PRÉVENTION                                   PRÉVENTION                                 PRÉVENTION
  et psychique), sevrage                                                                                                                                                         • Surveillance
                  ⇓                   • Interrogatoire +++                          • Préférer les marges thérapeutiques           • Matériel à usage unique
                                      • Pas de réintroduction de la même              larges                                       • Surveillance des produits d’origine         • Limitation de la dose totale
                                        classe chimique                             • Adaptation posologique                         humaine ou animale (retrait des               cumulée
           PRÉVENTION
                                      • Désensibilisation                           • Respect des contre-indications                 lots contaminés, traçabilité
• Médicaments sélectifs                                                                                                              obligatoire pour les dérivés du
• Réduction des interactions                                                         FACTEURS DE RISQUE                              sang...)
• Arrêt progressif des traitements...


       GROSSESSE                             ÂGES EXTRÊMES                            POLYMORPHISME                                   PATHOLOGIES                                     INTERACTIONS
                                                                                        GÉNÉTIQUE                                    SOUS-JACENTES
• Tératogénèse possible si                (nouveau-né, vieillard)                                                                                                           • Incompatibilités physico-
  passage trans-placentaire          • Immaturité et/ou                      • ATCD personnels et familiaux             • Insuffisance hépatique, rénale, cardiaque...        chimiques, métaboliques,
  pendant l’organogénèse               dépassement des systèmes              • Dépistage d’un éventuel déficit           • Glaucome, adénome prostatique...                    pharmacodynamiques (fixation
                                       de détoxification                        enzymatique (ex : G6PD)                  • Dialyse...                                          protéique, induction ou inhibition
                                                                                                                        • ATCD allergiques                                    enzymatique, élimination...)
             ⇓                                        ⇓                                           ⇓                                           ⇓                                               ⇓

        PRÉVENTION                             PRÉVENTION                                  PRÉVENTION                                   PRÉVENTION                                     PRÉVENTION

• Éviter les médicaments            • Adaptation posologique                  • Respect des contre-indications              • Respect des contre-indications                • Limiter le nombre des médicaments
  tératogènes                         selon les fonctions                                                                   • Connaissance des voies de                     • Surveillance et adaptation
• Éviter les médicaments récents                                                                                              métabolisation et d’élimination                 posologique
                                                                                                                            • Adaptation posologique                        • Respect des contre-indications
                                                                                                                            • Interrogatoire




                                                                                                                                                                                                             JUIN 1999
SUBSTANCES INOTROPES POSITIVES                                                                                               Dr J.F. PATRAT
Aventis
Internat       371                                                           (DIGITOXINE et DIGOXINE)
                                                                                     Diagnostic, évolution
                                                                                                                                                                                  Service de Cardiologie,
                                                                                                                                                                                  Hôpital Ambroise Paré,
                                                                                                                                                                                  Boulogne - Billancourt
                             AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




                                                                             GLUCOSIDES CARDIOTONIQUES
                                                                                       (inotropes ⊕)
                                                             • Inhibition de la pompe Na/K ATPase
                                                             • Diminution de la période réfractaire du myocarde
                                                             • Augmentation de la période réfractaire du tissu de conduction


                          CÉDILANIDE                                                        DIGOXINE                                                       DIGITOXINE
               • Action rapide                                                     • Action lente                                               • Action lente
               • 1/2 vie = 30 h                                                    • 1/2 vie = 36 h                                             • 1/2 vie = 4 à 6 jours
               • Début d'action = 30 mn                                            • Début d'action = 2 h                                       • Début d'action = 4 à 5 h
               • Elimination urinaire                                              • Elimination urinaire                                       • Elimination digestive (30 %) et urinaire (70 %)
               • Posologie : 1/2 à 1 ampoule x 3/j                                 • Métabolisme rénal à 80 %                                   • Métabolisme hépatique
                                                                                   • Posologie : 1/2 à 1 cp/j                                   • Posologie : 1/2 à 1 cp/j



                           INDICATIONS                                                 PRÉCAUTIONS                                                  CONTRE-INDICATIONS
           • Insuffisance cardiaque (surtout en AC / FA)         index thérapeutique faible                                               • BAV non appareillés
           • Troubles du rythme supra-ventriculaires             précautions si insuffisance rénale (digoxine)                            • TV et ESV polymorphes
             (AC / FA, flutter, TSA)                            • Adaptation au taux sanguins : - digoxine : 0,5 à 2,4 g/l                 • Syndrome de WOLF PARKINSON WHITE
                                                                                                 - digitoxine : 5 à 25 g/l                • Hypokaliémie, hypercalcémie
                                                               • Surveillance de la kaliémie                                              • CEE
                                                               • Arrêt du digitalique avant CEE                                           • CMO (+/-)




                                                                                   SURDOSAGE DIGITALIQUE                    troubles digestifs, neuro-sensoriels, conductifs et rythmiques
                                                                                                                            (TSA+++, ESV bigéminées)
                                                                                                                            conduite à tenir : - arrêt du digitalique et dosage sérique
                                                                                                                                                 - apport potassique (si hypokaliémie)
                                                                                                                                                 - sonde d'EES si BAV III
                                                                                                                                                 - DILANTIN® IV si hyper-excitabilité
                                                                                                                                                 - anticorps spécifique (si intoxication massive)




                                                                                                                                                                                                     JUIN 1999
Dr J.F. PATRAT
                                                                                     DIURÉTIQUES
Aventis
Internat       372                                                         Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                                     Service de Cardiologie,
                                                                                                                                                                                     Hôpital Ambroise Paré,
                                                                                                                                                                                     Boulogne - Billancourt
                             AV E N T I S     I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




                                                                                                 DIURÉTIQUES


                                     HYPOKALIÉMIANTS                                                                  ÉPARGNEURS POTASSIQUES                                      ASSOCIATIONS
                                                                                                                                                                          MODURETIC®
                                                                                                                                                                          (amiloride + thiazidique)
             DIURÉTIQUES DE L'ANSE                              THIAZIDIQUES                             SPIRONOLACTONES                  AUTRES
                                                                                                                                                                          ALDACTAZINE®
  • Diminution de la réabsorption de sodium             • Diminution de la                       • Anti-aldostérone = inhibition  • Action indépendante
                                                                                                                                                                          (spironolactone + thiazidique)
  • Vasodilatation périphérique                           réabsorption de sodium par               compétitive de la liaison        de l'aldactone
                                                                                                                                                                          CYCLOTERIAM®
    LASILIX® :                                            le segment de dilution                   aldostérone sur récepteur        TERIAM®
                                                                                                                                                                          (triamtérène + thiazidique)
      - cp à 20, 40 et 500 mg                           • Diminution de la calciurie               cellulaire                       MODAMIDE®
      - gel. à 60 mg (forme retard)                       ESIDREX® : cp à 25 mg                    augmentation de l'élimination
      - amp. à 20 et 250 mg                                                                        urinaire de sodium et de HCO3-
    BURINEX® (5 mg # 80 mg de LASILIX®)                                                            ALDACTONE® : cp à 50 et 75 mg
                                                                                                   SOLUDACTONE® : amp à 100 mg




                             INDICATIONS                                                                                                EFFETS SECONDAIRES


   INSUFFISANCE                    HTA               SYNDROME                            TROUBLES                                     TROUBLES                   OTOTOXICITÉ                ALLERGIES
     CARDIAQUE                 LASILIX® ,           NÉPHROTIQUE                 HYDRO-ÉLECTROLYTIQUES                             MÉTABOLIQUES                  LASILIX® à fortes
  • OAP LASILIX®             thiazidique ou                                 • Hypokaliémie (diurétiques de l'anse,           • Hyperglycémie (thiazidiques)           doses
  • IC chronique :            association                                     thiazidiques)                                  • Hyperuricémie (thiazidiques,
      - LASILIX® (± IEC)                                                    • Hyperkaliémie (spironolactones)                  LASILIX®)
      - Anti-aldostérone (+/-)                                              • Alcalose métabolique (LASILIX®,                • Hyperlipémie (thiazidiques)
                                                                              thiazidiques)
                                                                            • Acidose hyperchlorémique
               Si insuffisance rénale associée, seuls les                     (épargneurs potassiques)
                  diurétiques de l'anse sont utilisables                    • Hyponatrémie, déshydratation,
                                                                              insuffisance rénale fonctionnelle




                                                                                                                                                                                                           JUIN 1999
Dr J.F. PATRAT
                                                                                     HÉPARINES
Aventis
Internat    373a                Principes et règles d’utilisation. Posologie des héparines non fractionnées
                                                                                                                                                                                   Service de Cardiologie,
                                                                                                                                                                                   Hôpital Ambroise Paré,
                                                                                                                                                                                   Boulogne - Billancourt
                            AV E N T I S    I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,    J E A N   N A U




                           373b                                                                               HÉPARINES


                                                        NON FRACTIONNÉE (HNF)                                                         BAS POIDS MOLÉCULAIRE (HBPM)
           MODE D'ACTION
                                                    • HÉPARINE IV = héparinate de sodium
• Action anticoagulante par association à             ⇒ 1 ml = 5000 U                                     • LOVENOX® :                                        • INNOHEP® :
  l'antithrombine III (AT III)                                                                            - Préventif : 0,2 ml (2 000 UI Anti XA)             - Préventif :  0,25 ml (2 500 UI Anti XA)
                                                    • HÉPARINE SC = CALCIPARINE®
• Le complexe héparine/AT III a une                                                                                     0,4 ml (4 000 UI Anti XA)                            0,35 ml (3 500 UI Anti XA)
                                                      ⇒ 0,2 ml = 5000 U
  action instantanée                                                                                      - Curatif :   0,6 ml (6 000 UI Anti XA)                            0,45 ml (4 500 UI Anti XA)
• Effets :                                                                                                              0,8 ml (8 000 UI Anti XA)             - Curatif :    0,5 ml (10 000 UI Anti XA)
  Dose-dépendants                                                                                                       1 ml (10 000 UI Anti XA)                             0,7 et 0,9 ml
                                                                                                                                                              • FRAXIPARINE® : 0,3 ml = 3000 UI anti
  - Anti XA : même à faible concentration
                                                                                                                                                                XA (= 7 500 U. indice CHOAY)
  - Anti IIA : à fortes concentrations
                                                                                                                                                              • FRAGMINE® : 0,2 ml = 5000 UI anti XA
  Liés au poids moléculaire
  - HNF : effet anti XA = effet anti IIA
  - HBPM : effet anti XA > effet anti IIA                                                                     INDICATIONS


                                                 HNF                                                                                               HBPM


                        CURATIF                                PRÉVENTIF                                       PRÉVENTIF                                                  CURATIF
                      ⇒ 500 UI/kg/j                 ⇒ CALCIPARINE® = 0,2 ml X 3/j SC                             chirurgie                                               phlébites
• Thrombose veineuse profonde ± EP                  • Prévention des thromboses                    • LOVENOX® 2 000 UI : 0,2 ml/j SC                    • LOVENOX® 1 000 UI : 0,1 ml/10 kg x 2 / 24 h)
• Ischémie aiguë des membres                          veineuses chez l'alité                         et 4 000 UI : 0,4 ml/j SC                          • FRAXIPARINE® : 0,1 ml/10 kg x 2 / 24 h)
• Infarctus du myocarde, arythmie complète par FA                                                  • FRAXIPARINE® : 0,3 ml/j SC                         • INNOHEP® : 175 UI/kg en 1 injection SC
• Evaluation de l'efficacité :                                                                     • FRAGMINE® : 0,1 à 0,2 ml/j SC
           - TCA = 2 x témoin                                                                                                                                         angor instable
           - Héparinémie anti IIA = 0,2 à 0,4 UI/ml                                                    affection médicale aiguë                         • LOVENOX® 1 000 UI : 0,1 ml/10 kg x 2 / 24 h)
                                                                                                   • LOVENOX® 4 000 UI : 0,4 ml/j SC                    • FRAXIPARINE® : 0,1 ml/10 kg x 2 / 24 h)


                                                                                                PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
                                                                 • Respect des précautions d'emploi : HTA mal contrôlée, ulcère gastro-duodénal évolutif
                                                                 • Adaptation au poids et aux contrôles biologiques (traitement curatif)
                                                                 • Surveillance des plaquettes +++ : thrombopénie à l'héparine survenant en majorité
                                                                   entre 5ème et 21ème jour de traitement (rare avec les HBPM)
                                                                 • Si hémorragie : neutralisation de l'héparine par sulfate de protamine




                                                                                                                                                                                                      JUIN 1999
Dr J.F. PATRAT
                                                                ANTI-VITAMINES K
Aventis
Internat   373b                                                Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                      Service de Cardiologie,
                                                                                                                                                                      Hôpital Ambroise Paré,
                                                                                                                                                                      Boulogne - Billancourt
                  AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T    D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




373a              373c                                                              ANTI-VITAMINE K                                                             MODE D'ACTION
                                                                                                                                                    Interférence dans le métabolisme de la
                                                                                                                                                    vitamine K, induisant la synthèse de
                                           DÉRIVÉS DE LA COUMADINE                                      DÉRIVÉS DE L'INDANEDIONE                    PIVKA, non fonctionnels, sans activité
                                                                                                                                                    anti-coagulante
                                                    ex : SINTROM®                                               ex : PREVISCAN®


                                                                                     INDICATIONS
                                                                Thrombose veineuse profonde et EP (en relais
                                                                d'une héparinothérapie)
                                                                Prévention des accidents emboliques :
                                                                         - Cardiopathies très dilatées
                                                                         - AC / FA isolée, RM avec AC / FA ++
                                                                         - Prothèse valvulaire mécanique
                                                                         - Thrombus intra-ventriculaire gauche
                                                                         - AVC d'origine embolique
                                                                Déficits constitutionnels en AT III ou en Protéine C


                                                          CONDUITE DU TRAITEMENT / PRÉCAUTIONS D'EMPLOI
                          Respect des contre-indications
                          En relais de l'héparine : période de chevauchement jusqu'à équilibration du TP
                          Proscrire toute injection IM
                          Education du patient :
                                   - Risques de potentialisation : insuffisance rénale, hypolipémiants, sulfamides, Allopurinol, Amiodarone…
                                   - Risques d'inhibition : Cholestyramine, barbituriques, Rifampicine, aliments riches en Vit K (choux …)
                          Surveillance biologique +++ : TP et INR (International Normalized Ratio)
                                   - TP efficace : 25 à 35 % - INR : 3 à 4
                                   - Prévention primaire : TP # 40 % - INR : 2 à 3
                          Hémorragie grave :         - TP en urgence et arrêt de l'AVK
                                                     - PPSB
                                                     - Vitamine K1 en IV lent (±)




                                                                                                                                                                                         JUIN 1999
Dr J.F. PATRAT
                                                                       THROMBOLYTIQUES
Aventis
Internat     373c                                                      Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                              Service de Cardiologie,
                                                                                                                                                                              Hôpital Ambroise Paré,
                                                                                                                                                                              Boulogne - Billancourt
                           AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




373b                                                                                    THROMBOLYTIQUES

                                                                    1ÈRE GÉNÉRATION                            2ÈME GÉNÉRATION
                                                            • Streptokinase : STREPTASE® *            • rt-PA : ACTILYSE®
                                                            • Urokinase :                             • APSAC : EMINASE® *
                                                              ACTOSOLV-UROKINASE®                     • Rétépelase : RAPILYSIN®

                                                                         * : substances immunogènes obtenues à partir
                                                                             d’enzymes d’origine streptococciques


              CONTRE-INDICATIONS                                                                                                                                  MÉCANISME D’ACTION
        ABSOLUES                    RELATIVES                                                                                                          • Enzymes activatrices du plasminogène
                                                                                                                                                       • Convertissant le plasminogène en plasmine
• Pathologie intracrânienne      • Âge > 70-80 ans                                                                                                     • Plasmine ⇒ lyse du fibrinogène et de la fibrine
• Péricardite                    • ATCD d’ulcère
                                                                                                                                                                  ⇒ ↓ fibrinogène, ↑ PDF
• HTA sévère                     • MCE violent
• Rétinopathie
• Chirurgie < 10 jours
• Ulcère évolutif
• Tumeur maligne
• Dissection aortique
• Ponction artérielle récente                                                               INDICATIONS
  non compressible
• Trouble de la crase sanguine                                                      • IDM à la phase aiguë
                                                                                    • EP massive
                                                                                    • Ischémie aiguë des membres inférieurs




                                                                                            COMPLICATIONS
                                                                            • Risque hémorragique
                                                                            • Allergie avec EMINASE® et STREPTASE®




                                                                                                                                                                                                 JUIN 1999
Dr J.F. PATRAT
                                                              INHIBITEURS CALCIQUES
Aventis
Internat    374a                                                       Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                               Service de Cardiologie,
                                                                                                                                                                               Hôpital Ambroise Paré,
                                                                                                                                                                               Boulogne - Billancourt
                           AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M    B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




                          374b                                                      INHIBITEURS CALCIQUES



                     DIHYDROPYRIDINES (DHP)                  BENZOTHIAZÉPINES (BTZ)                     PHÉNYLALKYLAMINES (PA)                                AUTRES
                      ADALATE® 10 et 20 LP                 TILDIEM® 60                                      ISOPTINE® 40                           (UNICORDIUM® 100, 200, 300)
                      CHRONADALATE® 30                     BI-TILDIEM® 90 et 120                            ISOPTINE® 120
                      LOXEN® 20 LP                         MONOTILDIEM® LP 200 et LP 300                    ISOPTINE® 240 LP
                      AMLOR®, FLODIL®
                      BAYPRESS® NIDREL®
                      CALDINE®, ICAZ®



                             MODE D'ACTION
          ⇒ Inhibition sélective des canaux calciques dépendants
                      du potentiel de membrane (V.O.C.)
      Sur le muscle lisse vasculaire ⇒ relaxation ⇒ vaso-dilatation
      coronaire et diminution des résistances périphériques
      Sur le myocarde : effets chronotrope et inotrope variables selon
      les produits, ralentissement de la conduction AV




                               INDICATIONS                                              CONTRE-INDICATIONS                                             EFFETS SECONDAIRES
  • Insuffisance coronaire (angor spastique +++)                                   • Grossesse et allaitement                           Communs :
  • HTA                                                                            • BAV de haut degré                                   - Céphalées, vertiges
  • Troubles du rythme supra-ventriculaires et jonctionnels (ISOPTINE®)            • Dysfonction sinusale                                - Œdèmes des MI
  • Syndrome de RAYNAUD                                                            • Insuffisance cardiaque non                          - Palpitations, flush, hypotension
                                                                                     compensée (sauf AMLOR®)                            Spécifiques :
  N.B. : • Pour ADALATE® 10 et 20 LP, il existe actuellement 3 indications :                                                             - Torsade de pointe (Bépridil), surtout si allongement
           - Angor spastique                                                                                                               de QT et hypokaliémie
           - Angor stable, en association aux -bloquants
           - Phénomène de RAYNAUD
         • UNICORDIUM®
           - seule indication : Angor




                                                                                                                                                                                                  JUIN 1999
Dr J.F. PATRAT
                                                                            DÉRIVÉS NITRÉS
Aventis
Internat     374b                                                        Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                                    Service de Cardiologie,
                                                                                                                                                                                    Hôpital Ambroise Paré,
                                                                                                                                                                                    Boulogne - Billancourt
                           AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,    PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N    N A U




374a                      374c                                                               DÉRIVÉS NITRÉS

           MODE D'ACTION
 ⇒ vasodilatateurs à prédominance
   veineuse → diminution du retour
veineux → diminution de la précharge          ISOSORBIDE MONONITRATE                    ISOSORBIDE DINITRATE                            TRINITRINE                         A part : SYDNONIMINES
Vasodilatation veineuse par                              MONICOR     ®
                                                                                        RISORDAN , DISORLON
                                                                                                     ®               ®
                                                                                                                              NATIROSE , ®
                                                                                                                                                                             CORVASAL® 2 et 4 mg
  ↑ synthèse de prostaglandines par                                                                                           LENITRAL®                                        (donneur d'EDRF
endothélium ⇒ :                                                                                                               Dispositifs transdermiques :                et antiagrégant plaquettaire)
  Insuffisance cardiaque : ↓ des                                                                                               - NITRIDERM®, TRINIPATCH®,
  pressions de remplissage du VG                                                                                                 DIAFUSOR®…
  Coronaropathies : action anti-
  spastique, vasodilatation coronaire
  et redistribution du débit vers les
  couches sous-endocardiques



                                        INDICATIONS                         CONTRE-INDICATIONS                                 PRÉCAUTIONS D'EMPLOI                              EFFETS SECONDAIRES
                              • Angine de poitrine                       • CMO (↑ l'obstacle éjectionnel)                Respect d'intervalles libres sans prise                • Céphalées, flush
                              • Insuffisance cardiaque                   • Infarctus du VD (collapsus)                   de nitrés, car phénomène de tolérance                  • Tachycardie réflexe
                              • OAP                                                                                       ⇒ inefficacité en cas de prises continues             • Hypotension orthostatique
                              • Poussée hypertensive                                                                         à fortes doses                                     • Méthémoglobinémie
                                                                                                                         Dans l'infarctus aigu : pas de TNT                     • Allergie de contact avec
                                                                                                                         si atteinte du VD (car ↓ du remplissage)                 certains dispositifs
                                                                                                                         TNT sublinguale (cp ou spray) :                          transdermiques
                                                                                                                         - à prendre en position allongée
                                                                                                                         - risque d'hypotension sévère si posologie
                                                                                                                            importante
                                                                                                                         - à croquer et laisser fondre sous la langue
                                                                                                                            (éducation ++)
                                                                                                                         Dispositifs transdermiques :
                                                                                                                         - varier les sites




                                                                                                                                                                                                       JUIN 1999
Dr J.F. PATRAT
                            INHIBITEURS DE L’ENZYME DE CONVERSION DE L’ANGIOTENSINE
Aventis
Internat     374c                                                       Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                                 Service de Cardiologie,
                                                                                                                                                                                 Hôpital Ambroise Paré,
                                                                                                                                                                                 Boulogne - Billancourt
                            AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




374b
             MODE D'ACTION                                              INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION
     IEC inhibition de la production                                      • LOPRIL® (25 ou 50 mg) :
     d'angiotensine II par blocage                                          - 50 mg/j pour HTA
     de l'enzyme de conversion                                              - jusqu'à 150 mg/j pour insuffisance cardiaque
     - ↓ production d'aldostérone                                         • RENITEC® (5 et 20 mg)
     - ↓ dégradation des bradykinines                                     • TRIATEC® (1,25 - 2,5 et 5 mg) …
       vasodilatatrices                                                   • Association IEC + diurétique :
                                                                            - CORENITEC®
                                                                            - CAPTEA®




                 INDICATIONS                                         CONTRE-INDICATIONS                                    PRÉCAUTIONS D'EMPLOI                           EFFETS SECONDAIRES
• HTA : diminution des résistances périphériques            • Grossesse et allaitement                              • Surveillance de la fonction rénale et             - Hypotension
  ⇒ vasodilatation                                          • Sténose bilatérale des artères rénales                  de la kaliémie                                    - Toux
• Insuffisance cardiaque :                                    (ou unilatérale sur rein unique)                      • Augmentation posologique progressive              - Altération de la fonction rénale
   - augmentation de l'index cardiaque                      • Allergie connue aux IEC                               • Eviter l'association aux diurétiques              - Agueusie
   - diminution de pré et post-charge                                                                                 hyperkaliémiants                                  - Eruption
• Infarctus avec fraction d'éjection basse (< 40 %)                                                                                                                     - Neutropénie, agranulocytose
                                                                                                                                                                        - Œdème de QUINCKE




                                                                                                                                                                                                     JUIN 1999
ANTIBIOTIQUES ANTIBACTÉRIENS
Aventis
Internat        375              Données générales sur les modes d’action et les mécanismes de résistance
                                                                                                                                                                                          Dr S. VIGNES
                                                                                                                                                                                     Service de Médecine Interne
                                                                                                                                                                                      Hôpital Saint-Louis, Paris
                               AV E N T I S    I N T E R N AT   E S T   D I R I G É    PA R   :    W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U



                               MODES D’ACTION                                                                                              MÉCANISMES DE RÉSISTANCE


        ACTION SUR LA PAROI                      ACTION SUR LE MÉTABOLISME                                       MODIFICATION DES CIBLES                                      ALTÉRATION
           BACTÉRIENNE                                 DE LA BACTÉRIE                                                 DE L’ANTIBIOTIQUE                                  DE LA PERMÉABILITÉ
• -lactamines : blocage de la synthèse                                                                   • -lactamines : diminution de l’affinité pour        • -lactamines : elles utilisent des canaux
  du peptidoglycane par des liaisons                                                                       la cible (PLP) (ex : apparition d’une nouvelle       transmembranaires des bactéries Gram
  covalentes aux PLP (protéines de liaison                                                                 PLP 2a des staphylocoques méthi-R)                   négatif, les porines, pour accéder aux
  à la pénicilline) avec mise en jeu de                                                                  • Macrolides et apparentés : méthylation               PLP. Une diminution de leur nombre,
  systèmes aboutissant à la mort cellulaire                                                                de la cible, sous-unité 50S ribosomale               combinée parfois à une -lactamase peut
• Glycopeptides (vancomycine,                                                                            • Quinolones : mutation de l’ADN gyrase                entraîner une résistance à l’antibiotique
  teicoplanine) : inhibition de la synthèse                                                              • Rifampicine : mutation de l’ARN
  du peptidoglycane
                                                                                                           polymérase                                ALTÉRATION
• Fosfomycine : inhibition de la synthèse
  des précurseurs du peptidoglycane                                                                                                                  DE L’ANTIBIOTIQUE
                                                                                                                                       • Hydrolyse chimique : -lactamines et
                                                                                                                                           -lactamases (dont l’activité est plus ou
                                                                                                                                         moins étendue, -lactamases à spectre
                       SYNTHÈSE                      SYNTHÈSE                         SYNTHÈSE                                           élargi). Elles peuvent être constitutives
                        DE L’ADN                   DES PROTÉINES                       DE L’ARN                                          (chromosomiques), acquises et
                                                                                                                                         transférables (plasmidiques)
                                                                                                                                       • Aminoglycosides : acétylation, adénylation
                                                                                                                                         ou phosphorylation enzymatiques
   Action sur l’ADN gyrase            Action sur                                    Action sur                                         • Phénicolés : acétylation de la molécule
 (topo-isomérase II : enzyme        l’hydrofolate                               l’ARN polymérase
permettant le surenroulement          réductase                                 • Rifampicine
          de l’ADN)                • Sulfamides
 • Quinolones et                   • Triméthoprime
   fluoroquinolones


      Sous-unité ribosomale 30S :         Sous-unité ribosomale 50S :              Sur la traduction
       blocage de l’élongation de la       blocage de l’élongation de la          des ARN messagers
            synthèse protéique                  synthèse protéique
                                                                                      • Fucidine
       • Aminoglycosides                      • Macrolides et apparentés
       • Cyclines                               (synergistines, lincosamides)
                                              • Phénicolés




                                                                                                                                                                                                         JUIN 1999
ANTIBIOTIQUES ANTIBACTÉRIENS
Aventis
Internat        376                                            Classification, principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                                              Dr S. VIGNES
                                                                                                                                                                                        Service de Médecine Interne
                                                                                                                                                                                         Hôpital Saint-Louis, Paris
                               AV E N T I S   I N T E R N AT     E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M    B E R R E B I ,   PAT R I C K    G E P N E R ,    J E A N   N A U




                                                                                                  CLASSIFICATIONS
                                                           Plusieurs types de classifications sont utilisées, reposant chacune sur un critère différent


        PAR FAMILLE                SUIVANT LA CIBLE                 EN FONCTION DU SPECTRE                                                          EN FONCTION DE L’ACTIVITÉ
                                                                           D’ACTION
Classification fondée sur la        Inhibition de la                                                               • Antibiotique bactériostatique : quand il inhibe après quelques heures la croissance
structure chimique de base         synthèse de la paroi,      • Étroite : pénicilline G : streptocoques,            bactérienne. Ex : cyclines, après incubation, l’inoculum bactérien reste identique.
ayant servi de support à           des protéines, de la         bacilles Gram positif,                            • Antibiotique bactéricide : entraînera une diminution de 99,9 % de l’inoculum bactérien
l’élaboration de molécules         synthèse des acides          glycopeptides : cocci Gram positifs                 initial (aminoglycosides). Ces deux notions de bactériostase et de bactéricidie dépendent
différentes, avec une              nucléiques…                • Large : céphalosporines de 3ème                     du micro-organisme en cause et de la concentration de l’antibiotique.
modification (élargissement) du                                  génération : bacilles Gram négatif,               • La vitesse de bactéricidie, c’est-à-dire la pente de décroissance de l’inoculum bactérien,
spectre de la molécule initiale.                                certains cocci Gram positif                         dépend de la concentration de l’antibiotique mais surtout de l’antibiotique lui-même.
Exemple :                                                     • La connaissance du spectre d’action                 On distingue les antibiotiques rapidement bactéricides comme les aminoglycosides ou
pénicilline G ⇒ céphalosporines,                                d’un antibiotique nécessite de préciser             les fluoroquinolones dont l’effet est concentration-dépendant (dépendant du pic sérique),
quinolones ⇒ fluoroquinolones                                    également les “trous du spectre” :                  des antibiotiques lentement bactéricides comme les -lactamines ou les glycopeptides dont
                                                                fluoroquinolones et streptocoques,                   l’effet est dit temps-dépendant (dépendant de la durée pendant laquelle la concentration de
                                                                anaérobies, céphalosporines et                      l’antibiotique est au-dessus de la concentration minimale inhibitrice). À cette notion est lié
                                                                Listeria monocytogénes.                             l’effet post-antibiotique, qui est la période d’inhibition persistante de la croissance bactérienne
                                                                                                                    après une brève exposition à l’antibiotique. Cet effet est essentiel pour les aminoglycosides et
                                                                                                                    permet, dans la plupart des utilisations, une administration unique quotidienne.


                                                                                          PRINCIPES D’UTILISATION
     • Accès de l’antibiotique au site infectieux : nécessité de concentrations suffisantes avec pénétration dans la bactérie pour atteindre la cible (ribosomes, PLP)
     • Action des antibiotiques sur les bactéries en phase de multiplication et non en phase quiescente
     • Prescription d’une antibiothérapie en fonction de la forte suspicion d’une infection bactérienne, du terrain (patient âgé, enfants), de la sévérité de l’infection (méningite, choc septique)
     • Antibiothérapie débutée après prélèvements bactériologiques : hémocultures, ECBU, ponction lombaire, pleurale,…
     • Adaptation au germe isolé après antibiogramme (détermination de la CMI = concentration minimale inhibitrice et CMB = concentration minimale bactéricide), ou supposé responsable
       de l’infection avec prescription probabiliste (empirique) telle que pneumopathies, infections ORL, urgence


                                                                                         RÈGLES D’ADMINISTRATION
      • Identification bactériologique si possible (lors des prélèvements)
      • Éléments pharmacocinétiques (en plus du spectre) : voie d’administration (absorption par voie orale nulle pour les aminoglycosides, glycopeptides), diffusion au site infectieux (barrière
        hémato-encéphalique, intraprostatique), activité intra-cellulaire pour bactéries à tropisme intra-cellulaire (Chlamydiæ, rickettsies), posologies adaptées à la voie d’élimination et au terrain
      • Éléments pharmacodynamiques : effet concentration ou temps-dépendant (voir plus haut) conditionnant le rythme d’administration
      • Association d’antibiotiques : infections sévères (septicémie, endocardite, péritonites), pour obtenir un effet synergique, élargir le spectre et diminuer l’émergence de mutants résistants
      • Durée variable suivant la localisation de l’infection, le germe en cause et le terrain
      • Surveillance de l’efficacité clinique (fièvre) et biologique (pouvoir bactéricide du sérum pour les endocardites, prélèvements bactériologiques négatifs) et de la tolérance (néphrotoxicité
        des aminoglycosides, réactions allergiques pour les -lactamines)




                                                                                                                                                                                                                JUIN 1999
ANTI-INFLAMMATOIRES NON STÉROÏDIENS
Aventis
Internat           377                                                               Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                                                       Dr P. GEPNER
                                                                                                                                                                                                 Service de Médecine Interne
                                                                                                                                                                                                   Hôpital Foch, Suresnes
                                     AV E N T I S       I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :    W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K    G E P N E R ,     J E A N   N A U


            CLASSIFICATION DES AINS
         (source : Dictionnaire VIDAL 1999)                       PRÉCAUTIONS ET CRITÈRES DE CHOIX                                  AINS                                    ACTIVITÉ ET MODE D’ACTION
AINS INDOLIQUES ET DÉRIVÉS
 Indométacine                                               • Choix = fonction des habitudes propres, car                                            • Propriétés pharmacologiques communes :
 Chrono-indocid® gél, Indocid ® gél                           efficacité et tolérance sont superposables pour                                          - anti-inflammatoire
 Sulindac                                                     tous les AINS                                                                            - antalgique
 Arthrocine® cp séc.                                                                                                                                   - antipyrétique
                                                            • Précautions d’utilisation :
AINS ARYLCARBOXYLIQUES                                                                                                                                 - antiagrégante plaquettaire
 Acide tiaprofénique                                           - recherche d’effets indésirables antérieurs
 Surgam® cp séc.                                               - éviter les associations AINS/AINS, AINS/corticoïdes,                                • Mode d’action :
 Alminoprofène                                                   AINS/anticoagulants                                                                   - inhibition de la cyclo-oxygénase (cox) dont il existe 2 types :
 Minalfène® cp enrobé                                          - recherche de la dose minimale efficace                                                   . la cox-1, enzyme constitutionnelle, qui produit les
 Diclofénac                                                                                                                                                 prostaglandines (PG) cytoprotectrices de la muqueuse
 - Diclofénac seul                                             - éviter les prescriptions prolongées
 Voltarène® cp gastrorésistant, sol inj IM, suppos             - éviter les AINS chez les sujets à risque de                                                gastrique
 Voltarène® LP cp enrobé LP                                      complications gastroduodénales (> 65 ans,                                                . la cox-2, enzyme inductible, qui produit les PG pro-inflammatoires
 - Diclofénac associé au misoprostol                             antécédents ulcéreux). Si prescription nécessaire :           INDICATIONS                ⇒ recherche des AINS inhibant la cox-2 en respectant le plus
 Artotec® cp à double noyau gastrorésistant                                                                                                                 possible la cox-1
 Étodolac                                                        association à l’oméprazole ou au misoprostol                THÉRAPEUTIQUES
 Lodine® cp enrobé, Lodine® LP cp LP                           - surveillance clinique et biologique +++                                               - action sur les polynucléaires neutrophiles
 Flurbiprofène
 Antadys® cp enrobé
 Cébutid® cp enrobé, suppos, Cébutid® LP cp LP
 Ibuprofène
 Brufen® cp enrobé, suppos                                                                                EN RHUMATOLOGIE                                                                              AUTRES
 Nureflex® susp buv, Nureflex® LP gél                                                                                                                                                     • ORL : sinusites, angines …
 Kétoprofène
 Bi-Profénid® cp séc                                                         AU LONG COURS                                              COURTE DURÉE                                    • Stomatologie
 Profénid® cp enrobé, gél, pdre et solv p sol inj IM,                                                                                                                                   • Traumatologie : entorses …
   pdre p sol p perf IV, sol inj IM (CC), suppos                 • Rhumatismes inflammatoires chroniques :            • Poussées douloureuses d’arthrose                                 • Gynécologie : dysménorrhées,
 Profénid® LP cp enrobé LP, gél LP                                 PR, SPA, rhumatisme psoriasique,                  • Lombalgies et lombo-sciatiques                                     ménorragies …
 Topfena® gél, pdre et solv p sol inj IM, Topfena® LP              arthrites réactionnelles                          • Problèmes abarticulaires (tendinites, bursites)
   gél (microganules LP)                                                                                                                                                                • Phlébologie : phlébites superficielles
 Naproxène                                                       • Arthroses douloureuses et invalidantes            • Arthrites microcristallines (goutte, CCA)                        • Urologie : colique néphrétique
 Apranax® cp enrobé, cp enrobé séc, granulé p                      (genou et hanche ++)                                                                                                 • Cancérologie
   susp buv, suppos
 Naprosyne® cp, suppos
AINS DÉRIVÉS OXICAM                                                                                                   EFFETS SECONDAIRES
 Meloxicam
 Mobic® cp, cp séc, suppos
 Piroxicam                                                                     LIÉS À L’INHIBITION DES PROSTAGLANDINES                                                NON PROSTAGLANDINES DÉPENDANTS
 Brexin® cp séc, pdre p susp buv
 Cycladol® cp séc, pdre p susp buv                          • Digestifs :                                                                                             = Accidents d’hypersensibilité (type I, II et III
 Feldène® gél, sol inj IM, suppos, Feldène®                   - Bénins : épigastralgies, nausées, douleurs abdominales, troubles du transit                               dans la classification de GELL et COOMBS)
   Dispersible cp dispersible séc
 Ténoxicam
                                                              - Sévères : ulcères ± hémorragie ± perforation ⇒ prévention ++ par oméprazole                 • Cutanés :
 Tilcotil® cp enrobé séc, pdre et solv p sol inj IM,             (MOPRAL ® 20) ou misoprostol (CYTOTEC ®) si facteurs de risque                               - Bénins : urticaire, rash, éruptions prurigineuses
   suppos                                                   • Bronchospasme (chez sujets asthmatiques)                                                        - Sévères : érythème polymorphe, STEVENS JOHNSON, LYELL
AINS FÉNAMATES                                              • Rénaux :                                                                                      • Hématologiques :
 Nifluril® gél, suppos, suppos séc                             - Insuffisance rénale fonctionnelle d’origine hémodynamique                                     - Périphériques : thrombopénie ++, anémie, leuconeutropénie
AINS PYRAZOLÉS                                                - Nécrose papillaire (rare)
 Phénylbutazone                                                                                                                                               - Centraux (+ fréquents avec pyrazolés) : atteinte d’une ou
 Butazolidine® cp enrobé, suppos                              - Troubles ioniques : hyponatrémie, hyperkaliémie                                               plusieurs lignées
AUTRES AINS                                                   - d’une HTA pré-existante                                                                     • Hépatiques : hépatite cytolytique, cholestatique ou mixte
 Nexen® cp                                                  • Effets toxiques : ototoxicité, céphalées, vertiges                                            • Rénaux : néphropathies immunocellulaires




                                                                                                                                                                                                                         JUIN 1999
CORTICOSTÉROÏDES
Aventis
Internat      378                                     (y compris en topiques cutanés et en inhalations)
                                                               Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                                    Dr P. GEPNER
                                                                                                                                                                               Service de Médecine Interne
                                                                                                                                                                                 Hôpital Foch, Suresnes
                            AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




   QUELQUES RÈGLES IMPORTANTES                                         COMMENT DÉBUTER UNE CORTICOTHÉRAPIE ?
• Toute corticothérapie doit être précédée d’un              • Avant toute prescription, rechercher : HTA, diabète, antécédents                                         COMPLICATIONS
  bilan complet puis surveillée régulièrement,                 psychiatriques, infections évolutives (tuberculose, varicelle,
  tant pour l’efficacité que pour la tolérance                 anguillulose), ulcère gastro-duodénal, ostéoporose, syndrome                                   En cas de corticothérapie prolongée
  (PA, poids, glycémie, iono, NFS ...), surtout                néphrotique, ophtalmopathie, vaccination récente par vaccin vivant                            • Métaboliques :
  chez les sujets âgés                                       • La prednisone est le produit de référence                                                       - rétention hydrosodée (œdèmes,
• La dose d’attaque varie avec la pathologie                 • Initialement : une prise unique quotidienne le matin - Ultérieurement,                             prise de poids, HTA)
  traitée (de 0,5 mg à 2 mg/kg/jour)                           fractionnement éventuel si contrôle insuffisant                                                 - hypokaliémie ± alcalose
• Respecter les mesures hygiéno-diététiques                                                                                                                       métabolique (surtout si diurétiques)
                                                             • Mesures hygiéno-diététiques : régime sans sel et sans sucres
  associées                                                    d’absorption rapide (mais régime normo-calorique, sauf si obèse ou                            • Effet gluco-corticoïde :
• En cas de stress : augmenter la posologie à                  diabétique), supplémentation potassique, calcique et vitaminique D                              - syndrome cushingoïde constant
  un palier minimum de 20 mg/j de prednisone                                                                                                                      (obésité facio-tronculaire, signes
                                                             • Si nécessaire : traitement anti-HTA, anti-ulcéreux, antibiotique,
• Ne jamais arrêter brutalement une                                                                                                                               cutanés, amyotrophie)
                                                               antiparasitaire (Antillais, Africains)
  corticothérapie au long cours. L’arrêt est                                                                                                                   - diabète
  d’autant plus progressif que le traitement                                                                                                                   - ostéoporose, ostéonécroses, retard
  a été prolongé                                                                                                                                                  de croissance chez l’enfant
                                                                       COMMENT ARRÊTER UNE CORTICOTHÉRAPIE ?                                                 • Digestives : gastrites, ulcères
                                                                                                                                                             • Neuro-psychiatriques (chez le sujet
                                                             • Arrêt brutal possible si traitement < 7 jours et dose < 40 mg/j                                 âgé +++)
       MODES D’ADMINISTRATION                                • Sinon, arrêt progressif pour éviter le phénomène de rebond et                                 • Oculaires : glaucome, cataracte
          (autres que orale)                                   l’insuffisance surrénale aiguë                                                                • Infectieuses (favorisées par
                                                               - À partir de 0,5 mg/kg/j, baisse de 10 % par semaine en surveillant                            l’immuno-dépression cellulaire et
• IV à fortes doses (méthylprédnisolone =
                                                                  ionogramme sanguin et PA                                                                     humorale)
  SOLUMÉDROL ®, en bolus de 500 mg à 1 g
                                                               - À 5 mg/j de prednisone, remplacer par 20 mg d’hydrocortisone                                • Modifications de la NFS :
  sur 60’, 1 à 3 jours de suite)
                                                                  le matin pendant 1 mois, puis doser la cortisolémie :                                        hyperleucocytose à PN, éosinopénie,
• Percutanée (dermocorticoïdes) : eczéma,                          . si > 10 µg : arrêt du traitement, mais prévention du stress et                            lymphopénie, hyperplaquettose
  psoriasis…                                                         carte d’addisonien si test au SYNACTHÈNE ® (TS) négatif
• Intraarticulaire (arthrose, arthrites                            . si < 10 µg : continuer le traitement avec diminution de HC de
  inflammatoires), péritendineuse                                     2,5 mg/semaine. À 10 mg : nouvelle cortisolémie ⇒ insuffisance
  (épicondylite, tendinite d’Achille…),                              surrénale définitive si cortisol < 10 µg et TS négatif
  épidurale (sciatique discale)                              • Pour certains, le test au SYNACTHÈNE ® à l’arrêt n’est pas
• En inhalation (asthme)                                       nécessaire, de même que la substitution par HC.




                                                                                                                                                                                                    JUIN 1999
NEUROLEPTIQUES                                                                                                 Dr D. MISDRAHI
Aventis
Internat       379                                                       Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                                         Centre H. Rouselle
                                                                                                                                                                                       Hôpital Saint-Anne, Paris
                             AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,     PAT R I C K    G E P N E R ,      J E A N   N A U



                         HALLUCINATIONS, DÉLIRE                          AUTISME, APRAGMATISME                                             ANXIÉTÉ, AGITATION


              CONTRE-INDICATIONS                                            NEUROLEPTIQUES                                                                  MOLÉCULES
  • Glaucome             • Grossesse (à discuter)                                                                                               LARGACTIL (P), NOZINAN® (S), TERCIAN® (S), NEULEPTIL® (S),
                                                                                                                                                           ®

  • Adénome prostatique  • Porphyrie                                                                                    Phénothiazines
                                                                                                                                                              MELLERIL® (S), MODITEN® (P)
  • Allergie
                                                                                                                       Butyrophénones                              HALDOL® (P), DROLEPTAN® (S)
                                                                                                                         Benzamides                                 DOGMATIL® (D), SOLIAN® (D)
                     RÈGLES D’UTILISATION                                       SURVEILLANCE
 • Per os avec posologie progressive, ou voie IM si nécessaire        • Prévenir et corriger les effets                 Thioxanthènes                               CLOPIXOL® (P), FLUANXOL®
 • Choix du produit : fonction du symptôme cible :                      secondaires :                               Neuroleptiques retard HALDOL DECANOAS®, PIPORTIL® L4, MODÉCATE®, CLOPIXOL® AP
   - Hallucinations, délire : incisifs                                  - DUPHALAC®, HEPT-A-MYL®,
                                                                                                                                                LEPONEX® (schizophrénie résistante, risque d'agranulocytose)
   - Autisme, apragmatisme : désinhibiteurs                               anticholinergiques, ARTISIAL®…                        Divers
                                                                                                                                                   RISPERDAL® (neuroleptique “atypique”), LOXAPAC® (S)
   - Anxiété, agitation : sédatifs                                    • Symptômes cibles, interactions
 • Traitement d'entretien                                               médicamenteuses, effets                                                                    P = polyvalent, S = sédatif, D = désinhibiteur
   - Préférer la monothérapie                                           indésirables (++ neurologiques)
   - Neuroleptiques à action prolongée (observance assurée)           • Pouls, tension, température ++                    PHARMACOLOGIE                                           PROPRIÉTÉS
 • Arrêt immédiat du traitement si fièvre                                (syndrome malin)                           - Augmentation de la prolactinémie            - Création d'un état d'indifférence psychomotrice
 • Eviter l'exposition solaire, arrêt de l'alcool                                                                  - Blocages des systèmes                       - Antipsychotique
 • Prudence si : sujet âgé, Parkinson, SEP, épilepsie, affection                                                     dopaminergiques centraux                    - Désinhibiteur (= incisif), sédatif, anxiolytique
   CV, insuffisance rénale ou hépatique                                               EFFETS                       - Action sous corticale dominante             - Antiémétisant
                                                                                   INDÉSIRABLES


PSYCHIATRIQUES                                         NEUROLOGIQUES                                                  NEURO-             ENDOCRINIENS
                                                                                                                                            SYNDROME                                             DIVERS
   → sédation,        • Aggravation d'une comitialité                                                               VÉGÉTATIFS
                                                                                                                      → Prise de poids,        MALIN                                      • Peau :
                                                                                                                                          (mortalité : 20%)
   somnolence,        • Court terme = dyskinésies aiguës : crises dystoniques : trismus, contractures,   → HypoTA         aménorrhée,                                                       photosensibilisation,
    indifférence        torticolis, opisthotonos, protraction linguale, crises oculogyres, mouvement                     galactorrhée,     → Fièvre à 40°,                                  pigmentation,
                                                                                                       orthostatique,
 psychomotrice,         d'enroulement, blépharospasme → dose indépendant, traitement par                                                        pâleur,                                     réactions allergiques
                                                                                                        tachycardie, hyper–prolactinémie,
    dépression,         anticholinergiques en IM, réversible                                                            gynécomastie,        sueurs ++,                                   • Hépatite cholestatique
                                                                                                            effets
     angoisse,        • Moyen terme - syndrome extra-pyramidal : akinésie, hypertonie plastique,                         impuissance,         polypnée,                                     (LARGACTIL®),
                                                                                                        atropiniques
     syndrome                                tremblements → traitement anticholinergique                                    frigidité        TA instable,                                   dépôts cornéens,
   confusionnel                           - syndrome hyperkinétique (akinéto-hypertonique), akathisie,                                      tachycardie,                                    cristalliniens,
 (éviter Lithium +                           tasikinésie, hyperkinésie → traitement par benzodiazépine                                       hypertonie                                     rétinite pigmentaire,
  neuroleptique)                                                                                                                          musculaire (CPK),                                 leucopénie,
                      • Long terme = dyskinésies tardives (10%), femme 50 ans ++ : balancements du tronc,
                                                                                                                                             conscience                                     agranulocytose
                        dyskinésies bucco-linguo-faciales (Rabbit syndrome), mouvements choréiformes
                                                                                                                                               normale
                        → aggravées par les anticholinergiques, persistent après l'arrêt du traitement




                                                                                                                                                                                                            JUIN 1999
Dr G. MASSE
                                                                             ANXIOLYTIQUES
Aventis
Internat       380                                                      Principes et règles d’utilisaton
                                                                                                                                                                                 Mission Nationale
                                                                                                                                                                                Appui Santé Mentale
                                                                                                                                                                                       Paris
                           AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É    PA R    :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




                            PRÉSENTATION                   DEMI-VIE               POSOLOGIE                                             PRESCRIPTION : POURQUOI ET COMMENT ?
                                                                                                                            • La prescription d’anxiolytiques n’est pas un geste systématique en
Diazepam                 comprimés à 2, 5 et 10 mg             longue                    2 à 30 mg                            présence d’une “anxiété-symptôme”
(VALIUM®)                                                                                                                   • Elle vise à réduire une symtomatologie paroxystique ou pénible, pour
Clorazepate                    gélules à 5 et 10 mg                                                                           permettre la prise en compte des problèmes sous-jacents
(TRANXÈNE®)                    comprimés à 50 mg               longue                10 à 50 mg                             • Posologies initiales modérées puis progressivement croissantes
                            ampoules à 20 et 50 mg                                                                          • Répartition des prises selon la demi-vie
                                                                                                                            • Limitation de la durée du traitement à quelques semaines
Oxazepam                  comprimés à 10 et 50 mg              courte               15 à 150 mg
(SÉRESTA®)                      ampoules à 10 mg                                                                            • Se méfier des potentialisations : alcool, neuroleptiques, hypnotiques...


Lorazepam                  comprimés à 1 et 2,5 mg             courte                    4 à 12 mg
(TÉMESTA®)

Clobazam                  comprimés à 10 et 20 mg                                    10 à 60 mg
(URBANYL®)                                                                                                                                                    INCIDENTS
                                                                                                                            • Somnolence et insomnie
Meprobamate             comprimés à 250 et 400 mg                                1200 à 1600 mg
                                                                                                                            • Dépendance psychique (auto-médication)
(EQUANIL®)                     ampoules à 400 mg
                                                                                                                            • Dépendance physique (abus toxicomaniaques)




                                CONTRE-INDICATIONS
• Myasthénie                                                                                                                                                  ACCIDENTS
• Insuffisance respiratoire décompensée                                                                                     = Intoxication aiguë dans un contexte suicidaire (risque plus important
• Sujet âgé : prudence car risque de somnolence, hypotonie et incoordination                                                  avec les carbamates : collapsus)




                                                                                                                                                                                                 JUIN 1999
LITHIUM                                                                                    Dr D. MISDRAHI
Aventis
Internat    381a                                                      Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                                  Centre H. Rouselle
                                                                                                                                                                                Hôpital Saint-Anne, Paris
                          AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :    W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K    G E P N E R ,   J E A N   N A U




                          381b             ACCÈS MANIAQUES                                    PRÉVENTION DE LA MALADIE
                                                                                                MANIACO-DÉPRESSIVE
                                                                                                                                                             SCHIZOPHRÉNIE
                                                                                                                                                              DYSTHYMIQUE

                      CONTRE-INDICATIONS                                                                    LITHIUM
• Grossesse                      • Hypothyroïdie
• Insuffisance rénale            • Insuffisance cardiaque
• Déplétion hydro-sodée,         • Compliance impossible
  régime hyposodé, diurétique
                                                                                                  RÈGLES D’UTILISATION


                                      BILAN PRÉTHÉRAPEUTIQUE                                             SURVEILLANCE                                           MODALITÉS
                                 • Ionogramme sanguin (natrémie++)                         • Clinique ++                                         • TÉRALITHE : - cp. séc. 250mg :
                                                                                                                                                              ®


                                 • Urée, créatinine, ECBU, HLM                             • Lithiémie : le matin à jeûn jusqu’à                   à dose progressive 3 cp/j en 2–3 prises
                                 • S'assurer de l'absence de grossesse                       équilibre (0,6-1,2 mmol/l), mensuel                   aux repas puis augmenter par palier de
                                 • Bilan thyroïdien : T3-T4-TSH                              pendant un an puis tous les 3 mois                    1 cp/semaine jusqu’à posologie efficace
                                 • ECG                                                     • Dosage intra-érythrocytaire (N=1/2 taux               non toxique (taux thérapeutiques sur
                                                                                             plasmatique) : marqueur précoce de                    3 prélèvements à 8 j d’intervalle)
                                                                                             l’intoxication
                                                                                           • Bilan rénal, T3-T4-TSH/an


                                         EFFETS INDÉSIRABLES                                                                                                   SURDOSAGE
             Neuro-psychiatriques :                                                                                                         Prodromes (1,5 à 2 mmol/l) :
             • Abattement, passivité, indifférence, amnésie,                                                                                • Asthénie, somnolence, troubles digestifs +++
             • Tremblement digital, dysarthrie                                                                                                (vomissements, diarrhées), tremblements
             Endocriniens :                                                                                                                 Etat :
             • Prise de poids (70%)                                                                                                         • Syndrome cérébelleux (ataxie, vertiges), dysarthrie
             • Goître euthyroïdien (15%), hypothyroïdie                                                                                     • Confusion, coma hyperéflexique, crises comitiales
             • Polyuro-polydipsie                                                                                                           • ECG : troubles de la repolarisation et du rythme
             Cardiologiques :                                                                                                                 (élargissement QRS)
             • ESV, bradycardie sinusale, aplatissement des ondes T, myocardite (exceptionnel)                                              • Oligoanurie (2 mmol/l) => EER
             Digestifs (++) :
             • Nausées, goût métallique, sécheresse buccale, diarrhée, gastralgies
             Divers
             • Syndrome néphrotique (G.E.M.), éruption acnéiforme, alopécie, psoriasis,
               hyperleucocytose, lymphopénie




                                                                                                                                                                                                    JUIN 1999
ANTIDÉPRESSEURS                                                                                          Dr D. MISDRAHI
Aventis
Internat     381b                                                        Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                                  Centre H. Rouselle
                                                                                                                                                                                Hôpital Saint-Anne, Paris
                             AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




381a                           INDICATIONS
               • États dépressifs        • Douleurs rebelles,
                                                                         ANTIDÉPRESSEURS                                                            CONTRE-INDICATIONS
                                                                                                                  • Tricycliques (ANAFRANIL , TOFRANIL®, LAROXYL®)
                                                                                                                                                ®
                                                                                                                                                                                • Autres :
               • TOC                       migraine, névralgie                                                      - glaucome à angle fermé, adénome                             PROZAC®, STABLON®,
               • Prévention des            du VII, douleurs                                                         - grossesse (1er trimestre)                                   ATHYMIL®, VIVALAN®,
                 attaques de panique,      post-zostérienne                                                         - IMAO non sélectif (wash-out de 3 semaines)                  MOCLAMINE® :
                 névrose d'angoisse      • Éjaculation précoce,                                                     - épilepsie                                                   grossesse, allaitement,
               • Énurésie, terreurs        certaines obésités                                                       - trouble du rythme, infarctus récent, insuffisance           < 15 ans, association
                 nocturnes                                                                                             cardiaque                                                  IMAO non sélectif


              BILAN PRÉTHÉRAPEUTIQUE                                               SURVEILLANCE                                                            MODALITÉS
                   (pour les tricycliques)                           • Clinique (évolution de la symptomatologie)                 • Débuter à dose progressive (posologie minimale efficace)
• Recherche d'un glaucome                                            • Pouls, PA, transit, diurèse, sommeil                       • Prévenir et corriger les effets secondaires : DUPHALAC®,
• Recherche d'un adénome prostatique                                 • Dosage plasmatique des tricycliques                          HEPT-A-MYL®, anticholinergiques, ARTISIAL®…
• Bilan cardio-vasculaire (ECG)                                                                                                   • Délai d'action 15 jours, en cas d'inefficacité attendre
• Prudence si :                                                                                                                     au moins 3 semaines avant de changer de produit
  - sujet âgé, épilepsie
  - insuffisance cardiaque, coronaire, hépatique, rénale
  - tendance suicidaire +++


                  EFFETS INDÉSIRABLES                                                                                                                     SURDOSAGE
Psychiatriques (commun à tous les antidépresseurs)                                                                                Intoxication aux tricycliques
Réactivation anxieuse ou délirante, levée d'inhibition avec risque de raptus suicidaire, inversion de l'humeur                    • Convulsions, coma hypertonique peu profond, mydriase,
Avec les tricycliques                                                                                                               myoclonies, tremblements
• Effets atropiniques                                                                                                             • Sécheresse de la bouche, rétention urinaire
• Effets centraux : insomnie, anxiété, somnolence diurne, asthénie, confusion (++ âgé), convulsions,                              • Cardio-vasculaires :
  tremblement digital                                                                                                               - hypotension, tachycardie, choc cardiogénique
• Divers                                                                                                                            - ECG : tachycardie sinusale, troubles de la repolarisation
  - bouffées vasomotrices, sueurs                                                                                                     et de la conduction, torsades de pointe
  - impuissance, retard d'éjaculation, frigidité, prise de poids                                                                  Autres
  - sueurs, rash cutané, paresthésies                                                                                             Syndrome sérotoninergique : agitation, confusion ;
  - troubles du rythme, de la conduction et de la repolarisation                                                                  tachycardie, hyperthermie ; myoclonies ; tremblements,
Avec les autres antidépresseurs                                                                                                   hyperactivité ; diarrhée
• PROZAC® : nausées, nervosité, insomnie, tremblements, anorexie, SIADH (rare)
• STABLON® : douleurs abdominales, anorexie, cauchemars
• ATHYMIL® : somnolence, constipation, agranulocytose (rare)




                                                                                                                                                                                                    JUIN 1999
Dr A. GEPNER-DEBRUN
                                                        AGONISTES BÊTA-ADRÉNERGIQUES                                                                                                 Service de Réanimation polyvalente
Aventis
Internat     382a 382b                           (adrenaline, dopamine, dobutamine, salbutamol)
                                                                                 Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                                           Hôpital de Saint-Cloud
                                                                                                                                                                                            Dr L. GALICIER
                                                                                                                                                                                        Service de Médecine Interne
                                                                                                                                                                                      Centre hospitalier intercommunal
                             AV E N T I S   I N T E R N AT     E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,    J E A N   N A U                 de Créteil


                                 EFFETS                                                                                                                           CONTRE-                   ASSOCIATIONS
    MÉDICAMENTS                                                             GALÉNIQUE                                    INDICATIONS
                            PHARMACOLOGIQUES                                                                                                                    INDICATIONS                  PROSCRITES
                     Agoniste α et β                                                                    • Chocs
                     - inotrope ⊕                                                                         - anaphylacique
                                          ⇒ ↑ débit                                                                                                      • Angor
                     - chronotrope ⊕                                                                      - septique
                                             cardiaque           • Ampoule 0,25 ; 1 et 5 mg                                                              • HTA                        • Halogénés
    ADRÉNALINE       - dronotrope ⊕                                                                       - cardiogénique
                                                                 • Posologie selon indications                                                           • CMO                        • IMAO
                     - bathmotrope ⊕                                                                    • Arrêt cardiaque
                                                                                                                                                         • Trouble du rythme          • Tricycliques
                     - bronchodilatation                                                                • Œdème de QUINCKE
                     - vasoconstriction ⇒ ↑ PA                                                          • Laryngite obstructive de l’enfant (aérosol)      grave

                     Agoniste β1 pur
                     - inotrope ⊕            ⇒ ↑ débit
                     - chronotrope faible      cardiaque         • Ampoule 250 mg                       • Choc cardiogénique
    DOBUTAMINE       - bathmotrope faible                                                                                                                • CMO
                                               et VO2            • Posologie 5 à 10 γ/kg/mn             • IVG aiguë
                     - vasodilatation
                     ⇒ • ↑ PA seulement si bas débit
                         • ↓ PA si hypovolémie
                     • 2 à 5 γ/kg/mn
                      = Agoniste δ : ↑ du débit de perfusion                                                                                             • Phéochronocytome
                        rénal, mésentérique, coronaire                                                                                                   • Tachycardie                • Halogénés
                                                                                                        • États de chocs, surtout septique mais
     DOPAMINE        • 5 à 15 γ/kg/mn                            • Ampoule 200 et 50 mg                                                                    ventriculaire              • IMAO
                                                                                                          aussi cardiogénique
                      = Agoniste β1                                                                                                                      • ESV nombreuses             • Tricycliques
                     • 15 à 25 γ/kg/mn                                                                                                                   • CMO si > 5 j/kg/mn
                      = Agoniste α + β1
      Précautions d’emploi communes au médicaments des états de chocs : - patient scopé, monitoring de la PA
                                                                        - posologie progressive jusqu’à la dose minimale efficace, sevrage progressif
                                                                        - correction de toute hypovolémie
                                                                        - pas de dilution dans les solutés alcalins (inactivation)
A                                                                • Spray
N   INHALÉS                                                                                             • Bronchospasme
G                                                                • Poudre (turbuhaler)                                                                                                • Halogénés
    - BRICANYL ®     - bronchodilatation                                                                  - asthme
I                                                                  ⇒ s’assurer de la bonne                                                               Allergie aux constituants
O   - VENTOLINE ®    - vasoconstriction locale                                                            - asthme aigu grave                                                         • IMAO
N                                                                  technique de l’administration          - BPCO
I   - MAXAIR ®
                                                                 • Aérosols (ampoule)
S
T                    - bronchodilatation                                                                                                                 • IDM
E   IV ou SC                                                     • Ampoule                                                                               • Angor instable
                     - vasoconstriction
S   - BRICANYL ®                                                 ⇒ voie SC 1amp à 0,5 mg/4 à 6 h • Asthme aigu grave                                     • Angor sévère               • Halogénés
                     - initrope faible
2
    - SALBUTAMOL ®                                               ⇒ voie IV 0,2 γ/kg/mn en        • Tocolyse
P                    - dromotrope ⊕                                                                                                                      • Infection amniotique       • IMAO
U   - VENTOLINE ®    - chronotrope ⊕                               attaque, puis 0,5 à 1,5 mg/h, • Certaines dystocies                                   • Trouble du rythme
R
                     - bathmotrope ⊕                               patient scopé                                                                           ± hyperthyroïdie
S




                                                                                                                                                                                                               JUIN 1999
Dr L. GALICIER
                                                                         BÊTA-BLOQUEURS
Aventis
Internat   382b                                                        Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                               Service de Médecine Interne
                                                                                                                                                                                    Centre hospitalier
                                                                                                                                                                                intercommunal de Créteil
                           AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R    :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U



382a                             MODE D’ACTION
                           Antagonisme compétitif des
                                                                                             BÊTA-BLOQUEURS                                                   PHARMACOLOGIE
                                                                                                                                        • Liposolubles (élimination hépatique) ou hydrosolubles
                           catécholamines au niveau des                                                                                   (élimination rénale)
                           récepteurs -adrénergiques                                                                                    • Avec ou sans activité sympatique intrinsèque (ASI)
                                                                                                                                        • Cardiosélectifs ( 1 sélectif) ou non

                                                   Produit             ASI         Sélectivité -1            Élimination            Spécialité
                                                 Acébutolol             +                 +                     mixte               SECTRAL ®
                                                 Métoprolol             0                 +                      foie              SÉLOKEN ®
                                                   Aténolol             0               ++                       rein             TÉNORMINE ®
                                                 Propranolol            0                 0                      foie            AVLOCARDYL ®
                                                   Pindolol            +++                0                     mixte                VISKEN ®
                                                  Labétolol             0                 0                     mixte              TRANDATE ®
                                                   Sotalol              0                 0                      rein               SOTALEX ®
                                                  Carvédilol            0                 0                      foie               KREDEX ®


                            INDICATIONS                                             PRÉCAUTIONS D’EMPLOI                                         CONTRE-INDICATIONS
  • HTA                                   • VO grade II                          • Ne jamais arrêter brutalement                        RELATIVES                   FORMELLES
  • Insuffisance coronarienne             • Algodystrophie                         chez le sujet coronarien.     • BPCO,                               • Asthme,
  • CMO                                   • Glaucome à angle ouvert              • Introduire progressivement    • Diabète traité par                  • Bradycardie < 45 mn,
  • Ralentir flutter et ACFA                 (collyre)                              jusqu’à ce que la FC soit       hypoglycémiant,                     • Insuffisance cardiaque congestive
  • Prévenir les tachycardies             • Indications particulières :            diminuée de 25 %              • Phéochromocytome,                      non contrôlée,
    jonctionnelles                          - Sotalol (activité amiodarone-
                                              like) : arythmie supra-                                            • Risque de choc anaphylactique, • BAV de haut degré non appareillé,
  • Hyperthyroïdie : manifestations
                                              ventriculaire et ventriculaire                                     • Insuffisance rénale : choisir un    • RAYNAUD (si cardiosélectif et sans ASI)
    cardio-vasculaires
                                            - Carvedilol (introduction                                             produit à élimination hépatique
  • Migraine
                                              hospitalière) : insuffisance                                       • Insuffisance hépatique : choisir un produit à élimination rénale
  • Algie faciale
  • Tremblement essentiel, trac               cardiaque                                                          • Grossesse : surveiller le nouveau-né pendant 5 jours
                                                                                                                 • Allaitement : seul le propranolol est autorisé


                                                                                        EFFETS SECONDAIRES
                                      • Bradycardie            • Crise d’asthme          • Troubles digestifs • Aggravation des              • Cauchemars
                                      • BAV                    • RAYNAUD                 • Hypoglycémie         chocs                        • Insomnie
                                      • IVG                    • Éruption                • Sécheresse           anaphylactiques              • Impuissance
                                      • Hypotension              psoriasiforme             lacrymale




                                                                                                                                                                                                   JUIN 1999
ATROPINE                                                                                    Dr A. GEPNER-DEBRUN
Aventis
Internat   383                                               Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                       Service de Réanimation
                                                                                                                                                                             polyvalente
                                                                                                                                                                       Hôpital de Saint-Cloud
                 AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R    :   W I L L I A M    B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




                                                                                     ATROPINE                                                        GALÉNIQUE
                                                                                                                                    • Comprimés, ampoules, collyres
                                                                                                                                    • Posologie : 1/4 à 1 mg SC, per os ou IV


                                                                                                                                               CONTRE-INDICATIONS
                                                                                                                                    • Glaucome à angle fermé
                                                                                                                                    • Adénome prostatique




                                EFFETS PHARMACOLOGIQUES                                                                  INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES
                             ⇒ Inhibition compétitive des récepteurs                               • Anesthésiologie : prémédication pour réduire l’hypersécrétion bronchique
                                  muscariniques de l’acétylcholine                                   et digestive, réduction des réflexes vagaux, diminution du réflexe oculo-
                   • Mydriase, paralysie de l’accomodation, augmentation                             cardiaque chez l’enfant (chirurgie du strabisme)
                     de la pression oculaire                                                       • Gastro-entérologie : anti-sécrétoire gastrique (ulcère)
                   • Tachycardie sinusale                                                          • Pneumologie : bronchodilatateur et antisécrétoire
                   • Dilatation bronchique                                                         • Ophtalmologie : mydriatique (Mydriaticum®)
                   • Réduction des sécrétions, (bronchiques, digestives …)                         • Cardiologie : antagonisme des bradycardies sous ß-bloquants et de
                   • Contraction du sphincter vésical                                                l’hypertonie vagale, bradycardie sinusale, BSA
                   • Sédatifs                                                                      • Neurologie : Maladie de PARKINSON (Artane®, Akineton®), antagoniste des
                                                                                                     effets secondaires des neuroleptiques
                                                                                                   • Antidote des intoxications aux organo-phosphorés anticholinestérasiques



                                                                              EFFETS SECONDAIRES
                                                          • Bouchon muqueux bronchique
                                                          • Hyposialie, constipation
                                                          • Dysurie, rétention vésicale
                                                          • Troubles de l’accomodation, glaucome aigu
                                                          • Tachycardie
                                                          • Intoxication : convulsions, coma, paralysie respiratoire
                                                            ⇒ antidotes : pilocarpine et anticholinestérasiques




                                                                                                                                                                                         JUIN 1999
ANTAGONISTES DES RÉCEPTEURS H2                                                                                                        Dr W. BERREBI
Aventis
Internat    384a                                                     Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                             Service de Gastro-entérologie
                                                                                                                                                                                Hôpital Cochin, Paris
                         AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




                         384b
      MODE D'ACTION                                        Antagonisme des récepteurs histaminiques H2 entraînant une inhibition de la sécrétion acide gastrique


                                 Ranitidine (AZANTAC®, RANIPLEX®)              Famotidine (PEPDINE®)                        Nizatidine (NIZAXID®)                   Cimétidine (TAGAMET®)
       PRINCIPE ACTIF            Per os : cps 150 et 300 mg                    Per os : cps 20 et 40 mg                     Per os : gel. 150 et 300 mg             Per os : cps 400 et 800 mg
   VOIE D'ADMINISTRATION         Inj. : 50 mg iv, im                           Inj. : 20 mg iv                              Inj. : 100 mg iv                        Inj. : 200 mg iv, im

                                 Ulcère gastrique ou duodénal                  Ulcère gastrique ou duodénal                 Ulcère gastrique ou duodénal            Ulcère gastrique ou duodénal
                                 300 mg/j 4 à 6 semaines (1 prise)             40 mg/j 4 à 8 semaines                       300 mg/j (1 prise)                      800 mg/j
                                 Œsophagite par RGO (stades I et II)           Œsophagite par RGO (stades III et IV)        Œsophagite par RGO                      Tt d'entretien de l'ulcère duodénal
           INDICATIONS           300 mg/j (2 prises)                           40 mg/j (2 prises)                           300 mg/j (2 prises)                     400 mg/j
           POSOLOGIES            Tt d'entretien de l'ulcère duodénal           Tt d'entretien de l'ulcère duodénal          Tt d'entretien de l'ulcère duodénal     Syndrome de Zollinger-Ellison
                                 150 mg/j                                      20 mg/j                                      150 mg/j                                800 à 1600 mg/j
                                 Syndrome de Zollinger-Ellison                 Syndrome de Zollinger-Ellison                Syndrome de ZEZ :                       Syndrome de ZEZ :
                                 600 à 1200 mg/j                               80 à 480 mg/j                                600 à 1200 mg/j                         600 à 1200 mg/j


    CONTRE-INDICATION                                                                          Hypersensibilité aux différentes molécules


                                                                      Grossesse, allaitement, insuffisance rénale (réduire la posologie selon la créatininémie)
       PRÉCAUTIONS
         D'EMPLOI                Insuffisance hépatique                                                                     Insuffisance hépatique                  Insuffisance hépatique
                                 Prise d'anti-acides (à distance)                                                                                                   Sujet âgé

                                                 Céphalées, vertiges, confusion mentale (sujet âgé, insuffisance rénale), troubles digestifs, hépatite, bradycardie sinusale,
                                                                                          perturbations de la formule sanguine
     PRINCIPAUX EFFETS
       INDÉSIRABLES                                                                                                                                                 Galactorrhée
                                                                                                                                                                    Impuissance
                                                                                                                                                                    Gynécomastie




                                                                                                                                                                                                   JUIN 1999
INHIBITEURS DE LA POMPE A PROTONS                                                                                                       Dr W. BERREBI
Aventis
Internat    384b                                                     Principes et règles d’utilisation
                                                                                                                                                                            Service de Gastro-entérologie
                                                                                                                                                                               Hôpital Cochin, Paris
                         AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




384a
      MODE D'ACTION                                                 Inhibition spécifique de la pompe à protons H+K+ ATPase de la cellule pariétale gastrique


                                 Oméprazole (MOPRAL®, ZOLTUM®)                              Lanzoprazole (LANZOR®, OGAST®)                          Pantoprazole (INIPOMP®, EUPANTOL®)
       PRINCIPE ACTIF            Per os : gél à 10 et 20 mg                                 Per os : gél à 15 et 30 mg                              Per os : cps à 40 mg
   VOIE D'ADMINISTRATION         Inj. : 40 mg iv

                                 Reflux gastro-œsophagien : 10 mg/j                          Reflux gastro-œsophagien : 15 mg/j                       Reflux gastro-œsophagien :
                                 Œsophagite par reflux : 20 mg/j                             Œsophagite par reflux : 30 mg/j                          Œsophagite par reflux : 40 mg/j
                                 Œsophagite III et IV (tt entretien) : 10 à 20 mg/j         Ulcère gastrique ou duodénal : 30 mg/j
                                                                                                                                                    Ulcère gastrique ou duodénal : 40 mg/j
                                                                                            Prévention des complications des AINS : 30 mg/j
           INDICATIONS           Ulcère gastrique ou duodénal : 20 mg/j                                                                             Prévention des complications des AINS : 30 mg/j
                                                                                            Eradication d'Helicobacter pylori : 60 mg/j
           POSOLOGIES            Prévention des complications des AINS : 20 mg/j                                                                    Eradication d'HP : 60 mg/j
                                                                                            Maladie ulcéreuse duodénale (tt entretien) :
                                 Eradication d’Helicobacter pylori : 40 mg/j                                                                        Maladie ulcéreuse duodénale (tt entretien) :
                                                                                            15 mg/j
                                                                                                                                                    15 mg/j
                                 Syndrome de Zollinger-Ellison : 60 mg/j voire              Syndrome de Zollinger-Ellison : 60 mg/j
                                 plus (40 mg/j iv si voie orale impossible)                 voire plus                                              Syndrome de ZE : 60 mg/j voire plus


    CONTRE-INDICATION                                Allaitement                                                  Allaitement                                          Allaitement


       PRÉCAUTIONS
                                                      Grossesse                                                   Grossesse                                            Grossesse
         D'EMPLOI

                                                                                                            Rares
                                                                       Troubles du transit, nausées, vomissements, céphalées, vertiges, éruption cutanée

     PRINCIPAUX EFFETS
                                 Troubles hématologiques                                    Troubles hématologiques
       INDÉSIRABLES
                                 Elévation des transaminases                                Elévation des transaminases
                                 Confusion mentale, syndrome hallucinatoire
                                 (sujet âgé, insuffisance hépatique)




                                                                                                                                                                                                  JUIN 1999
Dr L. GALICIER
                                                                                         ANALGÉSIQUES
Aventis
Internat              385                 Principes et règles d’utilisation, posologie de la morphine et de ses dérivés
                                                                                                                                                                                               Service de Médecine Interne
                                                                                                                                                                                                    Centre hospitalier
                                                                                                                                                                                                intercommunal de Créteil
                                       AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :    W I L L I A M    B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,    J E A N    N A U


                    PRODUIT                                 PRESCRIPTION                                  PROPRIÉTÉS             CENTRAL / PÉRIPHÉRIQUE            CONTRE-INDICATIONS                 EFFETS SECONDAIRES
                                                                                                        Analgésique                                           • Insuffisance hépatique                • Hépatotoxicité
                    Paracétamol                        DAFALGAN ® 500 : 1 g x 3/j
                                                                                                        Antipyrétique                                         • Allergie au produit                     à dose élevée
                                                                                                                                                              • Allergie au produit
                                                                                                        Analgésique                                           • Ulcère gastro-duodénal                • Allergie
                                                           ASPEGIC ® 1000 :                             Antipyrétique                                         • Risque hémorragique                   • Gastrotoxicité
                     Salicylés
                                                              1 g x 3/j                                 Anti-inflammatoire                                     • Virose (Sd de REYE)                   • Allongement du TS
                                                                                                        à forte dose (> 3 g/j)                                • Grossesse 3ème trimestre              • Sd de REYE
                                                                                                                                                              • Association au Méthotrexate
                                                                                                                                             P                • ATCD d’agranulocytose                 • Agranulocytose
                                             Souvent en association à un antispasmodique
                                                                                                        Analgésique                                           • Allergie au produit ou à l’aspirine   • Allergie
                  Noramidopyrine              anticholinergique VISCERALGINE ® FORTE :
          I                                                                                             Antipyrétique                                         • Enfant < 15 ans                       • Coloration rouge des
                                                1 à 2 g x 3/j, 1 à 3 amp IM ou IVL x 3/j
                                                                                                                                                              • Déficit en G6PD                          urines
                                                                                                                                                              • Allergie au produit
                                                                                                                                                                                                      • Allergie
                                                                                                                                                              • Association aux -
                                                           IDARAC ® 200 mg :                                                                                                                          • Troubles digestifs
                    Floctafénine                                                                        Analgésique                                           • Angor
                                                              1 à 2 g x 3/j                                                                                                                           • Hypotension
                                                                                                                                                              • IVG
                                                                                                                                                                                                      • Insuffisance rénale
                                                                                                                                                              • Déficit en G6PD
                                                                                                                                                              • Épilepsie
                                                                                                                                                                                                      • Somnolence, sueurs
NIVEAU




                                                           ACUPAN ® 20 mg :                             Analgésique                                           • Glaucome à angle fermé
                     Néfopam                                                                                                                 C                                                        • Nausées
                                                          1 amp IM ou IVL/4 h                           Antipyrétique                                         • Adénome de la prostate
                                                                                                                                                                                                      • Effets atropiniques
                                                                                                                                                              • Enfant < 15 ans
                      Codéine                   DAFALGAN ® CODÉINE 500 : 1 à 2 x 3/j                                                                                                                  • Constipation
                                                                                                                                                                                                      • Nausées
         IIa      Dihydrocodéine                      DICODIN ® LP 60 mg : 1 x 2/j                      Analgésique                          C                                                        • Somnolence
                                                        ANTALVIC ® : 3 à 6/j                                                                                                                           idem + hypoglycémie,
                Dextropropoxyphène                                                                                                                            • Insuffisance respiratoire
                                               DIANTALVIC ® (+ paracétamol) : 1 à 2 x 3/j                                                                                                                   cholestase
                                                                                                                                                                (sauf dextropropoxyphène)
                     Tramadol                 TOPALGIC ® : 1 à 2 gél ou 1 amp IVL/4 à 6 h                                                                     • Insuffisance hépatique                • Constipation
         IIb    Agoniste-antagoniste           Règle des 7 jours, ordonnance sécurisée                  Analgésique                          C                • Sd abdominal sans étiologie           • Nausées
                   morphinique              DOLOSAL ®, TEMGESIC ®, PALFIUM ®, NUBAIN ®                                                                        • TC, HTIC, convulsions                 • Sédation
                                                                                                                                                              • Alcool, DT                            • Dysphonie
                                               Règle des 28 jours, ordonnance sécurisée                                                                                                               • Confusion
         IIIa     Morphine orale             En 2 prises/j espacées de 12 h, MOSCOTIN ®,                                                                      • Allergie au produit
                                                                                                                                                              • 2ème partie du travail,               • Vertige
                                               SKENAN ® LP, dose double de la voie SC                                                                                                                 • Hypotension
                                                                                                                                                                allaitement
                                                Règle des 7 jours, ordonnance sécurisée                                                                       • Insuffisance rénale                   • Bradycardie
                                          Voie SC : 10 mg/4 à 6 h, augmenter par paliers de 30%         Analgésique                          C                                                        + pour niveau III :
                                                                                                                                                                (dextropropoxyphène)
                Morphine parentérale          Voie IV : débuter par un bolus de 1 mg/10 kg                                                                                                              dépendance, ↑ PIC,
         IIIb
                                                          puis relais SC ou IV/SE                                                                                                                       du tonus du sphincter
                                                     Voie percutanée : DUROGÉSIC ®                                                                                                                      d’Oddi et risque de
                                                0,1 mg de fentanyl = 10 mg de morphine                                                                                                                  globe vésical




                                                                                                                                                                                                                         JUIN 1999
Dr J.N. MUNCK
                                                                                      LA DOULEUR
Aventis
Internat       386                                                     Moyens et stratégie thérapeutiques
                                                                                                                                                                                       Service d’Hématologie
                                                                                                                                                                                      Institut Gustave Roussy
                                                                                                                                                                                                Villejuif
                              AV E N T I S    I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :    W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N    N A U




  LOCALISER LA DOULEUR                         PRÉCISER LA PÉRIODE                     CATÉGORISER LA DOULEUR                            ÉTABLIR LA CAUSE                           ÉVALUER LA DOULEUR
                                                  DOULOUREUSE
• Douleur localisée à une lésion                                                       • Excès de nociception                        • Conséquence de la maladie               • Échelles globales (visuelle,
• Douleur projetée                             • Douleur continue                      • Défaut d’inhibition                         • Iatrogénie                                analogique, verbale,…)
• Douleur référée                              • Rythmicité                                                                                                                    • Suivi évolutif sous traitement




           ÉTIOLOGIQUE                                                                           TRAITEMENT                                                                          DE SOUTIEN
ll s’applique à la douleur aiguë                                                                                                                                           • Écoute
qui peut constituer l’expression                                                                                                                                           • Soutien psychologique
                                                                                                                                                                           • Psychotropes
initiale isolée d’une pathologie.            • Voie orale préférentielle                                                              • Espacement des prises
Elle déclenche la recherche de               • Paliers successifs (sauf si                                                              adapté à la demi-vie
sa cause mais cette recherche                  douleur intense d’emblée)                        SYMPTOMATIQUE                           (pas de traitement à la
ne justifie pas de ne pas la traiter.         • Doses déterminées                                                                        demande)
La douleur chronique pose surtout              individuellement                                                                       • Prévention des effets
le problème du traitement
                                                                                                                                        indésirables
symptomatique et du soutien.




                                                ANALGÉSIQUES                                                                              AUTRES TRAITEMENTS
 • Palier I (antalgiques périphériques)   • Palier III (morphiniques, prescription sur carnet à souche)                            Co-analgésiques
 Aspirine : 4 g/j max inj, 6 g/j max p.o. Agonistes purs : morphine chlorydrate (p.o., iv, sc, toutes les 4h),                     Tricycliques, anti-épileptiques
 Paracétamol +++ : 3g/j                   morphine sulfate (p.o., toutes les 12h)                                                  (carbamazépine) : douleurs neurogènes.
 AINS à action antalgique :               Dose : 60 à 240 mg voire plus                                                            Corticoïdes, AINS
 propioniques, anthraniliques             Effets ind. : constipation, nausées, vomissements, sédation,                             Myorelaxants, antispasmodiques
                                          confusion, myosis                                                                        Blocs nerveux (anesthésiques)
 • Palier II (opioïdes mineurs)
                                          Surdosage : hallucinations, dépression respiratoire, coma                                Morphine épidurale
 Codéine : dihydrocodéine ou codéine-
                                          Antidote : naloxone                                                                      Neurochirurgie
 paracétamol (effets ind. : constipation,
                                          Autres agonistes : péthidine, dextromoramide
 nausées, somnolence)
                                          Agoniste partiel : buprénorphine (im, sc, p.o. ; toutes les 8 h)
 Dextropropoxyphène : seul ou
                                          Agonistes-antagonistes : nalbuphine, pentazocine
 associé au paracétamol
                                          (Respecter un intervale libre si prescription d’agonistes purs
 (effets ind. : allergies, nausées)
                                          avant ou après)




                                                                                                                                                                                                         JUIN 1999
Dr J.N. MUNCK
                                         LES SOINS PALLIATIFS ET DE CONFORT
Aventis
Internat     387                                                  Mise en œuvre et aspects éthiques
                                                                                                                                                                               Service d’Hématologie
                                                                                                                                                                              Institut Gustave Roussy
                                                                                                                                                                                        Villejuif
                          AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




                        PRISE EN CHARGE GLOBALE du malade (et de son entourage) en phase terminale de l’évolution d’une pathologie
                         non curable en complément du traitement symptômatique selon une logique éthique, médicale et économique



    L’ENTOURAGE                                                                             LE MALADE                                                                        LES SOIGNANTS
• Réaction de défense                                                                                                                                                  • Discours adapté au malade
• É tapes du deuil                                                                                                                                                     • Privilégier la communication
• Aspects sociaux


       SOUFFRANCE PSYCHOLOGIQUE                                         TRAITEMENT SYMPTÔMATIQUE ET MAINTIEN                                                 SOUFFRANCE SOCIALE
                                                                               DES GRANDES FONCTIONS
     • Respect des réactions de défense                                                                                                                    • Perturbation sociale
       (révolte, déni, demande de                  • Traitement d’une douleur physique. Rechercher son origine si d’apparition                               liée à la maladie
       traitements)                                  récente (métastase osseuse, épidurite)
     • Visites non médicales                       • Traitement d’une constipation
     • Traitement psychotrope                      • Traitement d’un syndrome occlusif (évacuation d’un fécalome, voire dérivation
                                                     si en rapport avec la pathologie initiale)
                                                   • Traitement local d’escarres
                                                   • Correction de troubles métaboliques (hypercalcémie, deshydratation…)
                                                   • Sondage urinaire si rétention
                                                   • Soins buccaux et nutrition adaptée
                                                   • Traitement d’une fièvre
                                                   • Traitement de troubles digestifs (nausées, vomissements).
                                                     Origine iatrogène ?
                                                   • Aide à la mobilité si possible




                                            CONFORT DE SURVIE DU MALADE SANS INVESTIGATION OU TRAITEMENT INUTILE EN
                                            CONSIDÉRANT LA MORT COMME UN PHÉNOMÈNE NATUREL À NE PAS PROVOQUER




                                                                                                                                                                                                JUIN 1999
Dr J.N. MUNCK
Aventis
Internat   388a           CHIMIOTHÉRAPIES ANTICANCÉREUSES (hormonothérapie incluse)                                                                                             Service d’Hématologie
                                                                                                                                                                               Institut Gustave Roussy
                                                                                         Classification
                                                                                                                                                                                         Villejuif
                           AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É    PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




                          388b
                                                                                         CYTOTOXIQUES
                                                                                     (en DCI, selon le site d’action)


           ACTIFS SUR LA SYNTHÈSE D’ADN                                             ACTIFS SUR L’ADN CONSTITUÉ                                         ACTIFS SUR LE FUSEAU MITOTIQUE
                  = antimétabolites                                                                                                                             = antimitotiques
                                                                       • Agents alkylants :
      • Analogue de l’acide folique :                                     → création de ponts covalents intra ou interbrins                   • Inhibiteurs de la polymérisation de la tubuline :
         = Méthotrexate (inhibition de la thymidilate                     - Moutardes : Cyclophosphamide, Melphalan,                             Vincristine, Vinblastine, Vinorelbine
           synthétase)                                                      Chlorméthine…                                                     • Inhibiteurs de la dépolymérisation de la tubuline :
      • Analogues des bases pyrimidiques :                                - Nitroso-urées : Carmustine                                           Taxanes : Docétaxel, Paclitaxel
         - de la cytidine : Cytarabine, Gemcitabine                       - Sels de platine : Cisplatine, Carboplatine,
         - de l’uracile : 5 fluoro-uracile                                   Oxaliplatine
      • Analogues des bases puriques :                                 • Inducteurs de coupures de l’ADN :
         - de la guanine : Mercaptopurine                                 - Antitopoisomérase I : Irinotécan, Topotecan
         - de l’adénime : Fludarabine, Cladribine                         - Antitopoisomérase II : Doxorubicine,
      • Inhibiteur de la ribonucléotide réductase :                         Daunorubicine, Etoposide
         = Hydroxy-urée                                                   - Autres : Bléomycine




                                               HORMONOTHÉRAPIE                                                                                               INTERFÉRON ALPHA
                                                                                                                                                                   (ALPHA 2A et 2B))
                                                                                                                                                 • Effet anti-prolifératif = cytostatique
                    CANCER DU SEIN                                                     CANCER DE LA PROSTATE
                                                                                                                                                 • Effet immunomodulateur (sur les cellules NK ++)
            • Anti-œstrogène = Tamoxigène                                        • Anti-androgènes = Flutamide
            • Progestatifs                                                       • Œstrogènes = Diéthylstilbestrol
            • Inhibiteurs de l’aromatase =                                       • Analogues de la LH-RH = Triptoréline
              Aminoglutéthimide




                                                                                                                                                                                                 JUIN 1999
Dr J.N. MUNCK
Aventis
Internat    388b           CHIMIOTHÉRAPIES ANTICANCÉREUSES (hormonothérapie incluse)                                                                                            Service d’Hématologie
                                                                                                                                                                               Institut Gustave Roussy
                                                                        Principaux effets secondaires
                                                                                                                                                                                         Villejuif
                           AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R   :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U




388a
                                                                                  EFFETS SECONDAIRES


                                      COMMUNS                                                                                                 PARTICULIERS



      IMMÉDIATS                        RAPIDES                           RETARDÉS OU                           IMMÉDIATS                         RAPIDES                          RETARDÉS OU
                                    = hématotoxicité                      PROLONGÉS                     • Fièvre : Bléomycine,        • Insuffisance rénale :                      PROLONGÉS
• Nausées/vomissements
  → prévention et                                                                                         Cytarabine                    Cisplatine (hyperhydratation          liés à la dose cumulée
                            • Survenue en 8 à 15 jours              • Stérilité
  traitement par sétrons    • Constante                             • Ménopause précoce                 • Choc : Paclitaxel             avant chaque cure)                • Insuffisance cardiaque :
  et métoclopramide         • Dose dépendante                       • Myélodysplasies                   • Œdèmes : Docétaxel          • Diarrhées : Irinotécan,             Doxorubicine (si dose totale
• Syndrome de lyse :        • Traitement curatif :                  • Leucémies secondaires             • Angor, mort subite :          Topotécan, 5 FU                     > 550 mg/m2)
  hyperuricémie et            - PN < 500 et fièvre :                   (délai = 1-5 ans)                   5 FU en perfusion           • Mucite : 5 FU, Doxorubicine       • Fibrose pulmonaire :
  insuffisance rénale           hémoculture puis AB                                                       continue                                                          Bléomycine (si dose totale
  (hématologie aiguë)           à large spectre                                                                                                                             > 250 mg/m2)
                              - plaquettes < 10 000 et/ou                                                                                                                 • Insuffisance rénale
                                syndrome hémorragique :                                                                                                                     chronique : Cisplatine
                                transfusions                                                                                                                              • Polynévrite sensitivo-motrice :
                            • Traitement préventif :                                                                                                                        - tous les antimitotiques
                              - Pas de chimiothérapie                                                                                                                       - sels de platine
                                si PN < 2 000 et/ou                                                                                                                         - taxanes
                                plaquettes < 100 000
                              - G-CSF ou GM-CSF si :
                               . aplasie fébrile à la cure
                                 précédente
                               . chimiothérapie à
                                 fortes doses




                                                                                                                                                                                                   JUIN 1999
Dr J.N. MUNCK
                                                                               RADIOTHÉRAPIE
Aventis
Internat    389                                   Notions radiobiologiques, principaux effets secondaires
                                                                                                                                                                                     Service d’Hématologie
                                                                                                                                                                                    Institut Gustave Roussy
                                                                                                                                                                                              Villejuif
                              AV E N T I S   I N T E R N AT   E S T   D I R I G É   PA R    :   W I L L I A M   B E R R E B I ,   PAT R I C K   G E P N E R ,   J E A N   N A U



                                         OUTILS                                                                                                      MOYENS
                   • Electrons (accélérateur linéaire)                                                                                 • Dose en grays (joules/kg)
                   • Rayonnement X (cobalt 60) ou γ (accélérateur)                                                                     • Fractionnement - étalement des doses




                                                                           Effet photoélectrique (excitation des électrons)
                                                                                  Effet Compton (diffusion de photons)

                                                                                    Ionisation (éjections des électrons)
Organes                   Effets
                                                                                                                                                                  FACTEURS DE RADIOSENSIBILITÉ
               Aigus               Tardifs                Effet indirect                                                               Effet direct
                                                                                                                                                                • Cellules en division
Epiderme    Epithélite        Fibrose                                                                                                                           • Phase G/M du cycle
                                                                                           ALTÉRATION DE L’ADN                                                  • Type histologique
Muqueuses   Mucite            Sclérose                                                                                                                          • Radiosensibilisants (chimio)
            Ulcérations                                                                                                                                         • Hyperthermie
Foie        Cytolyse          Thrombose                                                                                                                         • Augmentation de la dose
                              veine                                                                                                                             • Diminution de l’étalement
                                                                                            MORT CELLULAIRE
                              centrolobulaire
                                                                                            Immédiate et différée
Rein                          Atrophie
                                                                                        Touchant surtout les cellules
Poumon      Œdème             Fibrose                                                      malignes mais aussi
                                                                                            les cellules saines
Cœur        Péricardite       Tr. du rythme,
                              de conduction
                              Coronaropathie                                                                                                                     FACTEURS DE RADIOPROTECTION
Moëlle      Aplasie           Aplasie                                                                                                                           • Fractionnement (réparation de
                                                                                         EFFETS INDÉSIRABLES                                                      lésions non létales dans le tissu sain)
osseuse                       définitive
                                                                                                                                                                • Groupements thiols (radicaux libres)
SNC         Œdème             Démyélinisation
            HIC               Nécrose




                                                                                                                                                                                                        JUIN 1999

thérapeutique

  • 1.
    ESSAIS CLINIQUES Dr B. DIQUET Aventis Internat 367 Principes méthodologiques et aspects éthiques de l’évaluation des thérapeutiques Pharmacologie clinique Hôpital de la Pitié-Salpétrière, Paris AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U ESSAIS CLINIQUES ⇒ évaluation de l’efficacité et de la tolérance d’un traitement dans une indication définie ASPECTS ÉTHIQUES PRINCIPES MÉTHODOLOGIQUES ⇒ définie par la loi Huriet-Sérusclat (J.O. 22/12/1988 modifiée • Le protocole décrit : les traitements, les sujets, le plan expérimental 25/01/1990) relative à la protection des personnes qui se prêtent à (groupes //, croisé, carré latin…), l’aveugle ou le double aveugle, le nombre des recherches biomédicales fixe le cadre juridique de la recherche. de sujets nécessaires pour mettre en évidence l’effet recherché (calcul de • L’essai clinique doit toujours être précédé de la rédaction d’un puissance), les critères de jugements de l’efficacité et la méthode statistique protocole détaillé précisant le Promoteur de l’essai et d’analyse des résultats. l’Investigateur. Celui-ci est responsable de la soumission • Deux types d’essais : du projet à un Comité Consultatif de Protection des Personnes - l’essai d’efficacité classique cherche à déterminer si un traitement est plus participant à le Recherche Biomédicale (CCPPRB). L’aval efficace qu’un placebo ou qu’un traitement de référence (quand il existe du CCPPRB est nécessaire avant de débuter l’essai. dans l’indication évaluée). L’absence de différence statistique entre les • L’information et le consentement éclairé et signé du sujet sain deux traitements n’est pas synonyme d’équivalence. (phase I) ou du patient (phase I, II et III) est indispensable. - l’essai d’équivalence vise à démontrer qu’un traitement est équivalent à une • Le principe de base est la comparaison de différents traitements référence et doit être conçu et défini a priori dans cette optique. ou modes de prévention attribués par tirage • Analyse des résultats : par ordre décroissant de conviction au sort (randomisation) garantissant que les facteurs autres que 1) analyse en Intention de Traitement (ITT), où tous les patients sont inclus dans les traitements sont contrôlés. l’analyse pour le traitement qui leur a été attribué par la randomisation et les manquants et perdus de vue sont considérés comme des échecs. 2) Last Observation Carried Forward (LOCF) où la dernière observation disponible est analysée comme si l’essai était allé à son terme. 3) Per protocole où les données disponibles à la fin de l’essai rentrent dans la comparaison quels que soient les sorties d’essai ou les perdus de vue. JUIN 1999
  • 2.
    LA RELATION DOSE-EFFET Dr B. DIQUET Aventis Internat 368 DANS LA PRESCRIPTION DU MÉDICAMENT Pharmacologie clinique Hôpital de la Pitié-Salpétrière, Paris AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U Pharmacocinétique Passage tissulaire Fixation réversible sur le récepteur EFFET SECONDAIRE Absorption, distribution, métabolisme, élimination CONCENTRATION CONCENTRATION AU SITE D’ACTION EFFET DOSE CIRCULANTE ex : modif. PA, glycémie (récepteur) PHARMACODYNAMIQUE évalué sur : EFFET THÉRAPEUTIQUE - marqueurs de substitution, - clinique (ex : ↓ mortalité) RELATION DOSE-EFFET RELATION HABITUELLE Emax . C CAS PARTICULIERS E = ----------------- CE50% + C • Pour un effet donné, représentation • Chaque effet - thérapeutique où : E = effet • Fixation IRRÉVERSIBLE sur le récepteur par un modèle Emax - pharmacologique Emax = effet maximum Le modèle est différent (effet maximum) - indésirable CE50 = concentration d’agoniste produisant 50% (exemple : aspirine et inhibition de la - Courbe sigmoïde a sa propre courbe concentration- de l’Emax cyclooxygénase plaquettaire). - Effet ↑ avec la concentration effet (dose-effet) = exposant exprimant la sigmoïdicité de la courbe, L’effet n’est plus relié à la dose ou à la puis plafonne • plus la différence entre dose efficace sans signification pharmacologique concentration et dose toxique est grande plus la Relation concentration-effet marge thérapeutique est grande z = 2 x plus efficace que y • Courbe en cloche (en U inversé) Max Effet 100 z 100 Effet Effet plus efficace Quand la dose ↑ au-delà 80 d’un seuil l’effet ↓ thérapeutique 50 (ex : nortryptiline) x et y x y la relation est même y = 10 x moins (%) apparemment indésirable efficacité puissant que x 50 CE50 linéaire entre CE50 CE50 conséquence thérapeutique Effet DE50 20% et 80% du max 0 CE50 CE50 10 100 1000 Il faut tenter de ↓ la dose DE50 DE50 log concentration (ou dose) pour ↑ effet 20 Concentration / Dose 0 !PUISSANCE ≠ EFFICACITÉ log concentration log dose La CE50 (DE50) traduit la puissance d’un agoniste : - très informatif de comparer les doses de différentes Courbe sigmoïde liant l’intensité de l’effet molécules produisant la même amplitude d’effet au logarithme de la concentration (dose) plasmatique du médicament. - peu intéressant de comparer les effets produits par les mêmes doses de différents agonistes JUIN 1999
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    Dr M. MOLINIER-JASSON CRITÈRES D’IMPUTABILITÉ DES ACCIDENTS Aventis Internat 369 D’ORIGINE MÉDICAMENTEUSE Centre Régional de PharmacoVigilance Hôpital de la Pitié-Salpétrière, AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U Paris • Imputabilité : probabilité de la relation de cause à IMPUTABILITÉ IMPUTABILITÉ effet entre un événement indésirable et un INTRINSÈQUE EXTRINSÈQUE médicament, définie par un score. varie dans le temps en fonction • Sa détermination repose sur des critères : éléments de la connaissance du médicament objectifs, sensibles et reproductibles, totalement et de l’effet indésirable indépendants les uns des autres. • Notification obligatoire de tous les effets indésirables d’origine médicamenteuse aux centres de pharmacovigilance CRITÈRES CHRONOLOGIQUES CRITÈRES SÉMIOLOGIQUES CRITÈRES BIBLIOGRAPHIQUES Éléments permettant de relier le médicament et l’effet Éléments permettant d’établir une éventuelle origine Probabilité à priori, indépendamment de la indésirable en fonction du délai d’apparition et/ou médicamenteuse à une pathologie, pour le malade chronologie et de la sémiologie, de la d’amélioration de l’évènement par rapport au médicament considéré. relation entre l’évènement et le médicament. Cinétique du produit ou de ses métabolites (1/2 vie, VD, Eléments pathognomoniques pour le médicament (anticorps, élimination, etc… effet pharmacologique, etc) Livres de référence : Vidal, Meylers, Martindale. Evolution spontanée de la pathologie Autres étiologies non médicamenteuses éliminées (s’appuie Publications isolées ou séries de cas dans sur les consensus d’experts : voir ex.compl., avis spécialisés littérature internationale (bases de données) C0 : médicament absent au moment de l’apparition de l’effet etc) Notifications aux CRPV et au fabricant indésirable C1 : médicament présent au moment de l’effet indésirable, S0 : autre étiologie non médicamenteuse trouvée B0 : aucun cas retrouvé évolution inconnue ou pas d’amélioration à l’arrêt/ou bien C2 S1 : toutes les autres étiologies non éliminées (bilan sommaire) B1 : quelques cas isolés + rechallenge négatif S2 : presque toutes les étiologies éliminées (bilan important B2 : séries de cas C2 : médicament présent au moment de l’effet et régression à mais incomplet) B3 : dans les livres de référence l’arrêt S3 : toutes les étiologies éliminées (bilan exhaustif) ou bien C3 : C2 + rechallenge positif (même condition, même dose, même élément pathognomonique du médicament effet) C0 C1 C2 C3 I3 : vraisemblable S0 I0 I0 I0 I0 I2 : plausible S1 I0 I1 I1 I3 I1 : douteuse S2 I0 I1 I2 I3 Compatible S3 I0 I2 I3 I4 Score d’imputabilité globale I0 Incompatible JUIN 1999
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    Dr M. MOLINIER-JASSON AFFECTIONS IATROGÉNIQUES Aventis Internat 370 liées à l’emploi des médicaments et du matériel à usage médical courant : principales causes, circonstances favorisantes, prévention Centre Régional de PharmacoVigilance Hôpital de la Pitié-Salpétrière, AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U Paris • Iatrogénèse = problème de santé publique MÉCANISMES DE LA IATROGENESE • Un médicament = principe actif + métabolites + excipients • Prévention de la iatrogénie = pharmaco, hémo et matériovigilance PHARMACOLOGIQUE IMMUNO-ALLERGIQUE TOXIQUE INFECTIEUX THÉSAURISMOSE • Par non sélectivité pour un • Reconnu sur : début brutal, • Souvent concentration ou dose • Par contamination exogène : • Accumulation d’un récepteur ou un site de récepteur atteinte polyviscérale, dépendante (toxicité directe, bactérienne, virale ou autre médicament ou d’un produit (ex : dyskinésies sous éosinophilie sanguine, phototoxicité, carence vitaminique) (ex : dépôts cornéens sous neuroleptiques) AC antimédicament, tests amiodarone) • Pharmacodynamique : tolérance cutanés positifs (tachyphylaxie) • Pharmacocinétique (interaction, ⇓ ⇓ ⇓ ⇓ facteur de risque) • Pharmacodépendance (physique PRÉVENTION PRÉVENTION PRÉVENTION PRÉVENTION et psychique), sevrage • Surveillance ⇓ • Interrogatoire +++ • Préférer les marges thérapeutiques • Matériel à usage unique • Pas de réintroduction de la même larges • Surveillance des produits d’origine • Limitation de la dose totale classe chimique • Adaptation posologique humaine ou animale (retrait des cumulée PRÉVENTION • Désensibilisation • Respect des contre-indications lots contaminés, traçabilité • Médicaments sélectifs obligatoire pour les dérivés du • Réduction des interactions FACTEURS DE RISQUE sang...) • Arrêt progressif des traitements... GROSSESSE ÂGES EXTRÊMES POLYMORPHISME PATHOLOGIES INTERACTIONS GÉNÉTIQUE SOUS-JACENTES • Tératogénèse possible si (nouveau-né, vieillard) • Incompatibilités physico- passage trans-placentaire • Immaturité et/ou • ATCD personnels et familiaux • Insuffisance hépatique, rénale, cardiaque... chimiques, métaboliques, pendant l’organogénèse dépassement des systèmes • Dépistage d’un éventuel déficit • Glaucome, adénome prostatique... pharmacodynamiques (fixation de détoxification enzymatique (ex : G6PD) • Dialyse... protéique, induction ou inhibition • ATCD allergiques enzymatique, élimination...) ⇓ ⇓ ⇓ ⇓ ⇓ PRÉVENTION PRÉVENTION PRÉVENTION PRÉVENTION PRÉVENTION • Éviter les médicaments • Adaptation posologique • Respect des contre-indications • Respect des contre-indications • Limiter le nombre des médicaments tératogènes selon les fonctions • Connaissance des voies de • Surveillance et adaptation • Éviter les médicaments récents métabolisation et d’élimination posologique • Adaptation posologique • Respect des contre-indications • Interrogatoire JUIN 1999
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    SUBSTANCES INOTROPES POSITIVES Dr J.F. PATRAT Aventis Internat 371 (DIGITOXINE et DIGOXINE) Diagnostic, évolution Service de Cardiologie, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne - Billancourt AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U GLUCOSIDES CARDIOTONIQUES (inotropes ⊕) • Inhibition de la pompe Na/K ATPase • Diminution de la période réfractaire du myocarde • Augmentation de la période réfractaire du tissu de conduction CÉDILANIDE DIGOXINE DIGITOXINE • Action rapide • Action lente • Action lente • 1/2 vie = 30 h • 1/2 vie = 36 h • 1/2 vie = 4 à 6 jours • Début d'action = 30 mn • Début d'action = 2 h • Début d'action = 4 à 5 h • Elimination urinaire • Elimination urinaire • Elimination digestive (30 %) et urinaire (70 %) • Posologie : 1/2 à 1 ampoule x 3/j • Métabolisme rénal à 80 % • Métabolisme hépatique • Posologie : 1/2 à 1 cp/j • Posologie : 1/2 à 1 cp/j INDICATIONS PRÉCAUTIONS CONTRE-INDICATIONS • Insuffisance cardiaque (surtout en AC / FA) index thérapeutique faible • BAV non appareillés • Troubles du rythme supra-ventriculaires précautions si insuffisance rénale (digoxine) • TV et ESV polymorphes (AC / FA, flutter, TSA) • Adaptation au taux sanguins : - digoxine : 0,5 à 2,4 g/l • Syndrome de WOLF PARKINSON WHITE - digitoxine : 5 à 25 g/l • Hypokaliémie, hypercalcémie • Surveillance de la kaliémie • CEE • Arrêt du digitalique avant CEE • CMO (+/-) SURDOSAGE DIGITALIQUE troubles digestifs, neuro-sensoriels, conductifs et rythmiques (TSA+++, ESV bigéminées) conduite à tenir : - arrêt du digitalique et dosage sérique - apport potassique (si hypokaliémie) - sonde d'EES si BAV III - DILANTIN® IV si hyper-excitabilité - anticorps spécifique (si intoxication massive) JUIN 1999
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    Dr J.F. PATRAT DIURÉTIQUES Aventis Internat 372 Principes et règles d’utilisation Service de Cardiologie, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne - Billancourt AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U DIURÉTIQUES HYPOKALIÉMIANTS ÉPARGNEURS POTASSIQUES ASSOCIATIONS MODURETIC® (amiloride + thiazidique) DIURÉTIQUES DE L'ANSE THIAZIDIQUES SPIRONOLACTONES AUTRES ALDACTAZINE® • Diminution de la réabsorption de sodium • Diminution de la • Anti-aldostérone = inhibition • Action indépendante (spironolactone + thiazidique) • Vasodilatation périphérique réabsorption de sodium par compétitive de la liaison de l'aldactone CYCLOTERIAM® LASILIX® : le segment de dilution aldostérone sur récepteur TERIAM® (triamtérène + thiazidique) - cp à 20, 40 et 500 mg • Diminution de la calciurie cellulaire MODAMIDE® - gel. à 60 mg (forme retard) ESIDREX® : cp à 25 mg augmentation de l'élimination - amp. à 20 et 250 mg urinaire de sodium et de HCO3- BURINEX® (5 mg # 80 mg de LASILIX®) ALDACTONE® : cp à 50 et 75 mg SOLUDACTONE® : amp à 100 mg INDICATIONS EFFETS SECONDAIRES INSUFFISANCE HTA SYNDROME TROUBLES TROUBLES OTOTOXICITÉ ALLERGIES CARDIAQUE LASILIX® , NÉPHROTIQUE HYDRO-ÉLECTROLYTIQUES MÉTABOLIQUES LASILIX® à fortes • OAP LASILIX® thiazidique ou • Hypokaliémie (diurétiques de l'anse, • Hyperglycémie (thiazidiques) doses • IC chronique : association thiazidiques) • Hyperuricémie (thiazidiques, - LASILIX® (± IEC) • Hyperkaliémie (spironolactones) LASILIX®) - Anti-aldostérone (+/-) • Alcalose métabolique (LASILIX®, • Hyperlipémie (thiazidiques) thiazidiques) • Acidose hyperchlorémique Si insuffisance rénale associée, seuls les (épargneurs potassiques) diurétiques de l'anse sont utilisables • Hyponatrémie, déshydratation, insuffisance rénale fonctionnelle JUIN 1999
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    Dr J.F. PATRAT HÉPARINES Aventis Internat 373a Principes et règles d’utilisation. Posologie des héparines non fractionnées Service de Cardiologie, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne - Billancourt AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 373b HÉPARINES NON FRACTIONNÉE (HNF) BAS POIDS MOLÉCULAIRE (HBPM) MODE D'ACTION • HÉPARINE IV = héparinate de sodium • Action anticoagulante par association à ⇒ 1 ml = 5000 U • LOVENOX® : • INNOHEP® : l'antithrombine III (AT III) - Préventif : 0,2 ml (2 000 UI Anti XA) - Préventif : 0,25 ml (2 500 UI Anti XA) • HÉPARINE SC = CALCIPARINE® • Le complexe héparine/AT III a une 0,4 ml (4 000 UI Anti XA) 0,35 ml (3 500 UI Anti XA) ⇒ 0,2 ml = 5000 U action instantanée - Curatif : 0,6 ml (6 000 UI Anti XA) 0,45 ml (4 500 UI Anti XA) • Effets : 0,8 ml (8 000 UI Anti XA) - Curatif : 0,5 ml (10 000 UI Anti XA) Dose-dépendants 1 ml (10 000 UI Anti XA) 0,7 et 0,9 ml • FRAXIPARINE® : 0,3 ml = 3000 UI anti - Anti XA : même à faible concentration XA (= 7 500 U. indice CHOAY) - Anti IIA : à fortes concentrations • FRAGMINE® : 0,2 ml = 5000 UI anti XA Liés au poids moléculaire - HNF : effet anti XA = effet anti IIA - HBPM : effet anti XA > effet anti IIA INDICATIONS HNF HBPM CURATIF PRÉVENTIF PRÉVENTIF CURATIF ⇒ 500 UI/kg/j ⇒ CALCIPARINE® = 0,2 ml X 3/j SC chirurgie phlébites • Thrombose veineuse profonde ± EP • Prévention des thromboses • LOVENOX® 2 000 UI : 0,2 ml/j SC • LOVENOX® 1 000 UI : 0,1 ml/10 kg x 2 / 24 h) • Ischémie aiguë des membres veineuses chez l'alité et 4 000 UI : 0,4 ml/j SC • FRAXIPARINE® : 0,1 ml/10 kg x 2 / 24 h) • Infarctus du myocarde, arythmie complète par FA • FRAXIPARINE® : 0,3 ml/j SC • INNOHEP® : 175 UI/kg en 1 injection SC • Evaluation de l'efficacité : • FRAGMINE® : 0,1 à 0,2 ml/j SC - TCA = 2 x témoin angor instable - Héparinémie anti IIA = 0,2 à 0,4 UI/ml affection médicale aiguë • LOVENOX® 1 000 UI : 0,1 ml/10 kg x 2 / 24 h) • LOVENOX® 4 000 UI : 0,4 ml/j SC • FRAXIPARINE® : 0,1 ml/10 kg x 2 / 24 h) PRÉCAUTIONS D'EMPLOI • Respect des précautions d'emploi : HTA mal contrôlée, ulcère gastro-duodénal évolutif • Adaptation au poids et aux contrôles biologiques (traitement curatif) • Surveillance des plaquettes +++ : thrombopénie à l'héparine survenant en majorité entre 5ème et 21ème jour de traitement (rare avec les HBPM) • Si hémorragie : neutralisation de l'héparine par sulfate de protamine JUIN 1999
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    Dr J.F. PATRAT ANTI-VITAMINES K Aventis Internat 373b Principes et règles d’utilisation Service de Cardiologie, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne - Billancourt AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 373a 373c ANTI-VITAMINE K MODE D'ACTION Interférence dans le métabolisme de la vitamine K, induisant la synthèse de DÉRIVÉS DE LA COUMADINE DÉRIVÉS DE L'INDANEDIONE PIVKA, non fonctionnels, sans activité anti-coagulante ex : SINTROM® ex : PREVISCAN® INDICATIONS Thrombose veineuse profonde et EP (en relais d'une héparinothérapie) Prévention des accidents emboliques : - Cardiopathies très dilatées - AC / FA isolée, RM avec AC / FA ++ - Prothèse valvulaire mécanique - Thrombus intra-ventriculaire gauche - AVC d'origine embolique Déficits constitutionnels en AT III ou en Protéine C CONDUITE DU TRAITEMENT / PRÉCAUTIONS D'EMPLOI Respect des contre-indications En relais de l'héparine : période de chevauchement jusqu'à équilibration du TP Proscrire toute injection IM Education du patient : - Risques de potentialisation : insuffisance rénale, hypolipémiants, sulfamides, Allopurinol, Amiodarone… - Risques d'inhibition : Cholestyramine, barbituriques, Rifampicine, aliments riches en Vit K (choux …) Surveillance biologique +++ : TP et INR (International Normalized Ratio) - TP efficace : 25 à 35 % - INR : 3 à 4 - Prévention primaire : TP # 40 % - INR : 2 à 3 Hémorragie grave : - TP en urgence et arrêt de l'AVK - PPSB - Vitamine K1 en IV lent (±) JUIN 1999
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    Dr J.F. PATRAT THROMBOLYTIQUES Aventis Internat 373c Principes et règles d’utilisation Service de Cardiologie, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne - Billancourt AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 373b THROMBOLYTIQUES 1ÈRE GÉNÉRATION 2ÈME GÉNÉRATION • Streptokinase : STREPTASE® * • rt-PA : ACTILYSE® • Urokinase : • APSAC : EMINASE® * ACTOSOLV-UROKINASE® • Rétépelase : RAPILYSIN® * : substances immunogènes obtenues à partir d’enzymes d’origine streptococciques CONTRE-INDICATIONS MÉCANISME D’ACTION ABSOLUES RELATIVES • Enzymes activatrices du plasminogène • Convertissant le plasminogène en plasmine • Pathologie intracrânienne • Âge > 70-80 ans • Plasmine ⇒ lyse du fibrinogène et de la fibrine • Péricardite • ATCD d’ulcère ⇒ ↓ fibrinogène, ↑ PDF • HTA sévère • MCE violent • Rétinopathie • Chirurgie < 10 jours • Ulcère évolutif • Tumeur maligne • Dissection aortique • Ponction artérielle récente INDICATIONS non compressible • Trouble de la crase sanguine • IDM à la phase aiguë • EP massive • Ischémie aiguë des membres inférieurs COMPLICATIONS • Risque hémorragique • Allergie avec EMINASE® et STREPTASE® JUIN 1999
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    Dr J.F. PATRAT INHIBITEURS CALCIQUES Aventis Internat 374a Principes et règles d’utilisation Service de Cardiologie, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne - Billancourt AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 374b INHIBITEURS CALCIQUES DIHYDROPYRIDINES (DHP) BENZOTHIAZÉPINES (BTZ) PHÉNYLALKYLAMINES (PA) AUTRES ADALATE® 10 et 20 LP TILDIEM® 60 ISOPTINE® 40 (UNICORDIUM® 100, 200, 300) CHRONADALATE® 30 BI-TILDIEM® 90 et 120 ISOPTINE® 120 LOXEN® 20 LP MONOTILDIEM® LP 200 et LP 300 ISOPTINE® 240 LP AMLOR®, FLODIL® BAYPRESS® NIDREL® CALDINE®, ICAZ® MODE D'ACTION ⇒ Inhibition sélective des canaux calciques dépendants du potentiel de membrane (V.O.C.) Sur le muscle lisse vasculaire ⇒ relaxation ⇒ vaso-dilatation coronaire et diminution des résistances périphériques Sur le myocarde : effets chronotrope et inotrope variables selon les produits, ralentissement de la conduction AV INDICATIONS CONTRE-INDICATIONS EFFETS SECONDAIRES • Insuffisance coronaire (angor spastique +++) • Grossesse et allaitement Communs : • HTA • BAV de haut degré - Céphalées, vertiges • Troubles du rythme supra-ventriculaires et jonctionnels (ISOPTINE®) • Dysfonction sinusale - Œdèmes des MI • Syndrome de RAYNAUD • Insuffisance cardiaque non - Palpitations, flush, hypotension compensée (sauf AMLOR®) Spécifiques : N.B. : • Pour ADALATE® 10 et 20 LP, il existe actuellement 3 indications : - Torsade de pointe (Bépridil), surtout si allongement - Angor spastique de QT et hypokaliémie - Angor stable, en association aux -bloquants - Phénomène de RAYNAUD • UNICORDIUM® - seule indication : Angor JUIN 1999
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    Dr J.F. PATRAT DÉRIVÉS NITRÉS Aventis Internat 374b Principes et règles d’utilisation Service de Cardiologie, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne - Billancourt AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 374a 374c DÉRIVÉS NITRÉS MODE D'ACTION ⇒ vasodilatateurs à prédominance veineuse → diminution du retour veineux → diminution de la précharge ISOSORBIDE MONONITRATE ISOSORBIDE DINITRATE TRINITRINE A part : SYDNONIMINES Vasodilatation veineuse par MONICOR ® RISORDAN , DISORLON ® ® NATIROSE , ® CORVASAL® 2 et 4 mg ↑ synthèse de prostaglandines par LENITRAL® (donneur d'EDRF endothélium ⇒ : Dispositifs transdermiques : et antiagrégant plaquettaire) Insuffisance cardiaque : ↓ des - NITRIDERM®, TRINIPATCH®, pressions de remplissage du VG DIAFUSOR®… Coronaropathies : action anti- spastique, vasodilatation coronaire et redistribution du débit vers les couches sous-endocardiques INDICATIONS CONTRE-INDICATIONS PRÉCAUTIONS D'EMPLOI EFFETS SECONDAIRES • Angine de poitrine • CMO (↑ l'obstacle éjectionnel) Respect d'intervalles libres sans prise • Céphalées, flush • Insuffisance cardiaque • Infarctus du VD (collapsus) de nitrés, car phénomène de tolérance • Tachycardie réflexe • OAP ⇒ inefficacité en cas de prises continues • Hypotension orthostatique • Poussée hypertensive à fortes doses • Méthémoglobinémie Dans l'infarctus aigu : pas de TNT • Allergie de contact avec si atteinte du VD (car ↓ du remplissage) certains dispositifs TNT sublinguale (cp ou spray) : transdermiques - à prendre en position allongée - risque d'hypotension sévère si posologie importante - à croquer et laisser fondre sous la langue (éducation ++) Dispositifs transdermiques : - varier les sites JUIN 1999
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    Dr J.F. PATRAT INHIBITEURS DE L’ENZYME DE CONVERSION DE L’ANGIOTENSINE Aventis Internat 374c Principes et règles d’utilisation Service de Cardiologie, Hôpital Ambroise Paré, Boulogne - Billancourt AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 374b MODE D'ACTION INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION IEC inhibition de la production • LOPRIL® (25 ou 50 mg) : d'angiotensine II par blocage - 50 mg/j pour HTA de l'enzyme de conversion - jusqu'à 150 mg/j pour insuffisance cardiaque - ↓ production d'aldostérone • RENITEC® (5 et 20 mg) - ↓ dégradation des bradykinines • TRIATEC® (1,25 - 2,5 et 5 mg) … vasodilatatrices • Association IEC + diurétique : - CORENITEC® - CAPTEA® INDICATIONS CONTRE-INDICATIONS PRÉCAUTIONS D'EMPLOI EFFETS SECONDAIRES • HTA : diminution des résistances périphériques • Grossesse et allaitement • Surveillance de la fonction rénale et - Hypotension ⇒ vasodilatation • Sténose bilatérale des artères rénales de la kaliémie - Toux • Insuffisance cardiaque : (ou unilatérale sur rein unique) • Augmentation posologique progressive - Altération de la fonction rénale - augmentation de l'index cardiaque • Allergie connue aux IEC • Eviter l'association aux diurétiques - Agueusie - diminution de pré et post-charge hyperkaliémiants - Eruption • Infarctus avec fraction d'éjection basse (< 40 %) - Neutropénie, agranulocytose - Œdème de QUINCKE JUIN 1999
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    ANTIBIOTIQUES ANTIBACTÉRIENS Aventis Internat 375 Données générales sur les modes d’action et les mécanismes de résistance Dr S. VIGNES Service de Médecine Interne Hôpital Saint-Louis, Paris AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U MODES D’ACTION MÉCANISMES DE RÉSISTANCE ACTION SUR LA PAROI ACTION SUR LE MÉTABOLISME MODIFICATION DES CIBLES ALTÉRATION BACTÉRIENNE DE LA BACTÉRIE DE L’ANTIBIOTIQUE DE LA PERMÉABILITÉ • -lactamines : blocage de la synthèse • -lactamines : diminution de l’affinité pour • -lactamines : elles utilisent des canaux du peptidoglycane par des liaisons la cible (PLP) (ex : apparition d’une nouvelle transmembranaires des bactéries Gram covalentes aux PLP (protéines de liaison PLP 2a des staphylocoques méthi-R) négatif, les porines, pour accéder aux à la pénicilline) avec mise en jeu de • Macrolides et apparentés : méthylation PLP. Une diminution de leur nombre, systèmes aboutissant à la mort cellulaire de la cible, sous-unité 50S ribosomale combinée parfois à une -lactamase peut • Glycopeptides (vancomycine, • Quinolones : mutation de l’ADN gyrase entraîner une résistance à l’antibiotique teicoplanine) : inhibition de la synthèse • Rifampicine : mutation de l’ARN du peptidoglycane polymérase ALTÉRATION • Fosfomycine : inhibition de la synthèse des précurseurs du peptidoglycane DE L’ANTIBIOTIQUE • Hydrolyse chimique : -lactamines et -lactamases (dont l’activité est plus ou moins étendue, -lactamases à spectre SYNTHÈSE SYNTHÈSE SYNTHÈSE élargi). Elles peuvent être constitutives DE L’ADN DES PROTÉINES DE L’ARN (chromosomiques), acquises et transférables (plasmidiques) • Aminoglycosides : acétylation, adénylation ou phosphorylation enzymatiques Action sur l’ADN gyrase Action sur Action sur • Phénicolés : acétylation de la molécule (topo-isomérase II : enzyme l’hydrofolate l’ARN polymérase permettant le surenroulement réductase • Rifampicine de l’ADN) • Sulfamides • Quinolones et • Triméthoprime fluoroquinolones Sous-unité ribosomale 30S : Sous-unité ribosomale 50S : Sur la traduction blocage de l’élongation de la blocage de l’élongation de la des ARN messagers synthèse protéique synthèse protéique • Fucidine • Aminoglycosides • Macrolides et apparentés • Cyclines (synergistines, lincosamides) • Phénicolés JUIN 1999
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    ANTIBIOTIQUES ANTIBACTÉRIENS Aventis Internat 376 Classification, principes et règles d’utilisation Dr S. VIGNES Service de Médecine Interne Hôpital Saint-Louis, Paris AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U CLASSIFICATIONS Plusieurs types de classifications sont utilisées, reposant chacune sur un critère différent PAR FAMILLE SUIVANT LA CIBLE EN FONCTION DU SPECTRE EN FONCTION DE L’ACTIVITÉ D’ACTION Classification fondée sur la Inhibition de la • Antibiotique bactériostatique : quand il inhibe après quelques heures la croissance structure chimique de base synthèse de la paroi, • Étroite : pénicilline G : streptocoques, bactérienne. Ex : cyclines, après incubation, l’inoculum bactérien reste identique. ayant servi de support à des protéines, de la bacilles Gram positif, • Antibiotique bactéricide : entraînera une diminution de 99,9 % de l’inoculum bactérien l’élaboration de molécules synthèse des acides glycopeptides : cocci Gram positifs initial (aminoglycosides). Ces deux notions de bactériostase et de bactéricidie dépendent différentes, avec une nucléiques… • Large : céphalosporines de 3ème du micro-organisme en cause et de la concentration de l’antibiotique. modification (élargissement) du génération : bacilles Gram négatif, • La vitesse de bactéricidie, c’est-à-dire la pente de décroissance de l’inoculum bactérien, spectre de la molécule initiale. certains cocci Gram positif dépend de la concentration de l’antibiotique mais surtout de l’antibiotique lui-même. Exemple : • La connaissance du spectre d’action On distingue les antibiotiques rapidement bactéricides comme les aminoglycosides ou pénicilline G ⇒ céphalosporines, d’un antibiotique nécessite de préciser les fluoroquinolones dont l’effet est concentration-dépendant (dépendant du pic sérique), quinolones ⇒ fluoroquinolones également les “trous du spectre” : des antibiotiques lentement bactéricides comme les -lactamines ou les glycopeptides dont fluoroquinolones et streptocoques, l’effet est dit temps-dépendant (dépendant de la durée pendant laquelle la concentration de anaérobies, céphalosporines et l’antibiotique est au-dessus de la concentration minimale inhibitrice). À cette notion est lié Listeria monocytogénes. l’effet post-antibiotique, qui est la période d’inhibition persistante de la croissance bactérienne après une brève exposition à l’antibiotique. Cet effet est essentiel pour les aminoglycosides et permet, dans la plupart des utilisations, une administration unique quotidienne. PRINCIPES D’UTILISATION • Accès de l’antibiotique au site infectieux : nécessité de concentrations suffisantes avec pénétration dans la bactérie pour atteindre la cible (ribosomes, PLP) • Action des antibiotiques sur les bactéries en phase de multiplication et non en phase quiescente • Prescription d’une antibiothérapie en fonction de la forte suspicion d’une infection bactérienne, du terrain (patient âgé, enfants), de la sévérité de l’infection (méningite, choc septique) • Antibiothérapie débutée après prélèvements bactériologiques : hémocultures, ECBU, ponction lombaire, pleurale,… • Adaptation au germe isolé après antibiogramme (détermination de la CMI = concentration minimale inhibitrice et CMB = concentration minimale bactéricide), ou supposé responsable de l’infection avec prescription probabiliste (empirique) telle que pneumopathies, infections ORL, urgence RÈGLES D’ADMINISTRATION • Identification bactériologique si possible (lors des prélèvements) • Éléments pharmacocinétiques (en plus du spectre) : voie d’administration (absorption par voie orale nulle pour les aminoglycosides, glycopeptides), diffusion au site infectieux (barrière hémato-encéphalique, intraprostatique), activité intra-cellulaire pour bactéries à tropisme intra-cellulaire (Chlamydiæ, rickettsies), posologies adaptées à la voie d’élimination et au terrain • Éléments pharmacodynamiques : effet concentration ou temps-dépendant (voir plus haut) conditionnant le rythme d’administration • Association d’antibiotiques : infections sévères (septicémie, endocardite, péritonites), pour obtenir un effet synergique, élargir le spectre et diminuer l’émergence de mutants résistants • Durée variable suivant la localisation de l’infection, le germe en cause et le terrain • Surveillance de l’efficacité clinique (fièvre) et biologique (pouvoir bactéricide du sérum pour les endocardites, prélèvements bactériologiques négatifs) et de la tolérance (néphrotoxicité des aminoglycosides, réactions allergiques pour les -lactamines) JUIN 1999
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    ANTI-INFLAMMATOIRES NON STÉROÏDIENS Aventis Internat 377 Principes et règles d’utilisation Dr P. GEPNER Service de Médecine Interne Hôpital Foch, Suresnes AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U CLASSIFICATION DES AINS (source : Dictionnaire VIDAL 1999) PRÉCAUTIONS ET CRITÈRES DE CHOIX AINS ACTIVITÉ ET MODE D’ACTION AINS INDOLIQUES ET DÉRIVÉS Indométacine • Choix = fonction des habitudes propres, car • Propriétés pharmacologiques communes : Chrono-indocid® gél, Indocid ® gél efficacité et tolérance sont superposables pour - anti-inflammatoire Sulindac tous les AINS - antalgique Arthrocine® cp séc. - antipyrétique • Précautions d’utilisation : AINS ARYLCARBOXYLIQUES - antiagrégante plaquettaire Acide tiaprofénique - recherche d’effets indésirables antérieurs Surgam® cp séc. - éviter les associations AINS/AINS, AINS/corticoïdes, • Mode d’action : Alminoprofène AINS/anticoagulants - inhibition de la cyclo-oxygénase (cox) dont il existe 2 types : Minalfène® cp enrobé - recherche de la dose minimale efficace . la cox-1, enzyme constitutionnelle, qui produit les Diclofénac prostaglandines (PG) cytoprotectrices de la muqueuse - Diclofénac seul - éviter les prescriptions prolongées Voltarène® cp gastrorésistant, sol inj IM, suppos - éviter les AINS chez les sujets à risque de gastrique Voltarène® LP cp enrobé LP complications gastroduodénales (> 65 ans, . la cox-2, enzyme inductible, qui produit les PG pro-inflammatoires - Diclofénac associé au misoprostol antécédents ulcéreux). Si prescription nécessaire : INDICATIONS ⇒ recherche des AINS inhibant la cox-2 en respectant le plus Artotec® cp à double noyau gastrorésistant possible la cox-1 Étodolac association à l’oméprazole ou au misoprostol THÉRAPEUTIQUES Lodine® cp enrobé, Lodine® LP cp LP - surveillance clinique et biologique +++ - action sur les polynucléaires neutrophiles Flurbiprofène Antadys® cp enrobé Cébutid® cp enrobé, suppos, Cébutid® LP cp LP Ibuprofène Brufen® cp enrobé, suppos EN RHUMATOLOGIE AUTRES Nureflex® susp buv, Nureflex® LP gél • ORL : sinusites, angines … Kétoprofène Bi-Profénid® cp séc AU LONG COURS COURTE DURÉE • Stomatologie Profénid® cp enrobé, gél, pdre et solv p sol inj IM, • Traumatologie : entorses … pdre p sol p perf IV, sol inj IM (CC), suppos • Rhumatismes inflammatoires chroniques : • Poussées douloureuses d’arthrose • Gynécologie : dysménorrhées, Profénid® LP cp enrobé LP, gél LP PR, SPA, rhumatisme psoriasique, • Lombalgies et lombo-sciatiques ménorragies … Topfena® gél, pdre et solv p sol inj IM, Topfena® LP arthrites réactionnelles • Problèmes abarticulaires (tendinites, bursites) gél (microganules LP) • Phlébologie : phlébites superficielles Naproxène • Arthroses douloureuses et invalidantes • Arthrites microcristallines (goutte, CCA) • Urologie : colique néphrétique Apranax® cp enrobé, cp enrobé séc, granulé p (genou et hanche ++) • Cancérologie susp buv, suppos Naprosyne® cp, suppos AINS DÉRIVÉS OXICAM EFFETS SECONDAIRES Meloxicam Mobic® cp, cp séc, suppos Piroxicam LIÉS À L’INHIBITION DES PROSTAGLANDINES NON PROSTAGLANDINES DÉPENDANTS Brexin® cp séc, pdre p susp buv Cycladol® cp séc, pdre p susp buv • Digestifs : = Accidents d’hypersensibilité (type I, II et III Feldène® gél, sol inj IM, suppos, Feldène® - Bénins : épigastralgies, nausées, douleurs abdominales, troubles du transit dans la classification de GELL et COOMBS) Dispersible cp dispersible séc Ténoxicam - Sévères : ulcères ± hémorragie ± perforation ⇒ prévention ++ par oméprazole • Cutanés : Tilcotil® cp enrobé séc, pdre et solv p sol inj IM, (MOPRAL ® 20) ou misoprostol (CYTOTEC ®) si facteurs de risque - Bénins : urticaire, rash, éruptions prurigineuses suppos • Bronchospasme (chez sujets asthmatiques) - Sévères : érythème polymorphe, STEVENS JOHNSON, LYELL AINS FÉNAMATES • Rénaux : • Hématologiques : Nifluril® gél, suppos, suppos séc - Insuffisance rénale fonctionnelle d’origine hémodynamique - Périphériques : thrombopénie ++, anémie, leuconeutropénie AINS PYRAZOLÉS - Nécrose papillaire (rare) Phénylbutazone - Centraux (+ fréquents avec pyrazolés) : atteinte d’une ou Butazolidine® cp enrobé, suppos - Troubles ioniques : hyponatrémie, hyperkaliémie plusieurs lignées AUTRES AINS - d’une HTA pré-existante • Hépatiques : hépatite cytolytique, cholestatique ou mixte Nexen® cp • Effets toxiques : ototoxicité, céphalées, vertiges • Rénaux : néphropathies immunocellulaires JUIN 1999
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    CORTICOSTÉROÏDES Aventis Internat 378 (y compris en topiques cutanés et en inhalations) Principes et règles d’utilisation Dr P. GEPNER Service de Médecine Interne Hôpital Foch, Suresnes AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U QUELQUES RÈGLES IMPORTANTES COMMENT DÉBUTER UNE CORTICOTHÉRAPIE ? • Toute corticothérapie doit être précédée d’un • Avant toute prescription, rechercher : HTA, diabète, antécédents COMPLICATIONS bilan complet puis surveillée régulièrement, psychiatriques, infections évolutives (tuberculose, varicelle, tant pour l’efficacité que pour la tolérance anguillulose), ulcère gastro-duodénal, ostéoporose, syndrome En cas de corticothérapie prolongée (PA, poids, glycémie, iono, NFS ...), surtout néphrotique, ophtalmopathie, vaccination récente par vaccin vivant • Métaboliques : chez les sujets âgés • La prednisone est le produit de référence - rétention hydrosodée (œdèmes, • La dose d’attaque varie avec la pathologie • Initialement : une prise unique quotidienne le matin - Ultérieurement, prise de poids, HTA) traitée (de 0,5 mg à 2 mg/kg/jour) fractionnement éventuel si contrôle insuffisant - hypokaliémie ± alcalose • Respecter les mesures hygiéno-diététiques métabolique (surtout si diurétiques) • Mesures hygiéno-diététiques : régime sans sel et sans sucres associées d’absorption rapide (mais régime normo-calorique, sauf si obèse ou • Effet gluco-corticoïde : • En cas de stress : augmenter la posologie à diabétique), supplémentation potassique, calcique et vitaminique D - syndrome cushingoïde constant un palier minimum de 20 mg/j de prednisone (obésité facio-tronculaire, signes • Si nécessaire : traitement anti-HTA, anti-ulcéreux, antibiotique, • Ne jamais arrêter brutalement une cutanés, amyotrophie) antiparasitaire (Antillais, Africains) corticothérapie au long cours. L’arrêt est - diabète d’autant plus progressif que le traitement - ostéoporose, ostéonécroses, retard a été prolongé de croissance chez l’enfant COMMENT ARRÊTER UNE CORTICOTHÉRAPIE ? • Digestives : gastrites, ulcères • Neuro-psychiatriques (chez le sujet • Arrêt brutal possible si traitement < 7 jours et dose < 40 mg/j âgé +++) MODES D’ADMINISTRATION • Sinon, arrêt progressif pour éviter le phénomène de rebond et • Oculaires : glaucome, cataracte (autres que orale) l’insuffisance surrénale aiguë • Infectieuses (favorisées par - À partir de 0,5 mg/kg/j, baisse de 10 % par semaine en surveillant l’immuno-dépression cellulaire et • IV à fortes doses (méthylprédnisolone = ionogramme sanguin et PA humorale) SOLUMÉDROL ®, en bolus de 500 mg à 1 g - À 5 mg/j de prednisone, remplacer par 20 mg d’hydrocortisone • Modifications de la NFS : sur 60’, 1 à 3 jours de suite) le matin pendant 1 mois, puis doser la cortisolémie : hyperleucocytose à PN, éosinopénie, • Percutanée (dermocorticoïdes) : eczéma, . si > 10 µg : arrêt du traitement, mais prévention du stress et lymphopénie, hyperplaquettose psoriasis… carte d’addisonien si test au SYNACTHÈNE ® (TS) négatif • Intraarticulaire (arthrose, arthrites . si < 10 µg : continuer le traitement avec diminution de HC de inflammatoires), péritendineuse 2,5 mg/semaine. À 10 mg : nouvelle cortisolémie ⇒ insuffisance (épicondylite, tendinite d’Achille…), surrénale définitive si cortisol < 10 µg et TS négatif épidurale (sciatique discale) • Pour certains, le test au SYNACTHÈNE ® à l’arrêt n’est pas • En inhalation (asthme) nécessaire, de même que la substitution par HC. JUIN 1999
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    NEUROLEPTIQUES Dr D. MISDRAHI Aventis Internat 379 Principes et règles d’utilisation Centre H. Rouselle Hôpital Saint-Anne, Paris AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U HALLUCINATIONS, DÉLIRE AUTISME, APRAGMATISME ANXIÉTÉ, AGITATION CONTRE-INDICATIONS NEUROLEPTIQUES MOLÉCULES • Glaucome • Grossesse (à discuter) LARGACTIL (P), NOZINAN® (S), TERCIAN® (S), NEULEPTIL® (S), ® • Adénome prostatique • Porphyrie Phénothiazines MELLERIL® (S), MODITEN® (P) • Allergie Butyrophénones HALDOL® (P), DROLEPTAN® (S) Benzamides DOGMATIL® (D), SOLIAN® (D) RÈGLES D’UTILISATION SURVEILLANCE • Per os avec posologie progressive, ou voie IM si nécessaire • Prévenir et corriger les effets Thioxanthènes CLOPIXOL® (P), FLUANXOL® • Choix du produit : fonction du symptôme cible : secondaires : Neuroleptiques retard HALDOL DECANOAS®, PIPORTIL® L4, MODÉCATE®, CLOPIXOL® AP - Hallucinations, délire : incisifs - DUPHALAC®, HEPT-A-MYL®, LEPONEX® (schizophrénie résistante, risque d'agranulocytose) - Autisme, apragmatisme : désinhibiteurs anticholinergiques, ARTISIAL®… Divers RISPERDAL® (neuroleptique “atypique”), LOXAPAC® (S) - Anxiété, agitation : sédatifs • Symptômes cibles, interactions • Traitement d'entretien médicamenteuses, effets P = polyvalent, S = sédatif, D = désinhibiteur - Préférer la monothérapie indésirables (++ neurologiques) - Neuroleptiques à action prolongée (observance assurée) • Pouls, tension, température ++ PHARMACOLOGIE PROPRIÉTÉS • Arrêt immédiat du traitement si fièvre (syndrome malin) - Augmentation de la prolactinémie - Création d'un état d'indifférence psychomotrice • Eviter l'exposition solaire, arrêt de l'alcool - Blocages des systèmes - Antipsychotique • Prudence si : sujet âgé, Parkinson, SEP, épilepsie, affection dopaminergiques centraux - Désinhibiteur (= incisif), sédatif, anxiolytique CV, insuffisance rénale ou hépatique EFFETS - Action sous corticale dominante - Antiémétisant INDÉSIRABLES PSYCHIATRIQUES NEUROLOGIQUES NEURO- ENDOCRINIENS SYNDROME DIVERS → sédation, • Aggravation d'une comitialité VÉGÉTATIFS → Prise de poids, MALIN • Peau : (mortalité : 20%) somnolence, • Court terme = dyskinésies aiguës : crises dystoniques : trismus, contractures, → HypoTA aménorrhée, photosensibilisation, indifférence torticolis, opisthotonos, protraction linguale, crises oculogyres, mouvement galactorrhée, → Fièvre à 40°, pigmentation, orthostatique, psychomotrice, d'enroulement, blépharospasme → dose indépendant, traitement par pâleur, réactions allergiques tachycardie, hyper–prolactinémie, dépression, anticholinergiques en IM, réversible gynécomastie, sueurs ++, • Hépatite cholestatique effets angoisse, • Moyen terme - syndrome extra-pyramidal : akinésie, hypertonie plastique, impuissance, polypnée, (LARGACTIL®), atropiniques syndrome tremblements → traitement anticholinergique frigidité TA instable, dépôts cornéens, confusionnel - syndrome hyperkinétique (akinéto-hypertonique), akathisie, tachycardie, cristalliniens, (éviter Lithium + tasikinésie, hyperkinésie → traitement par benzodiazépine hypertonie rétinite pigmentaire, neuroleptique) musculaire (CPK), leucopénie, • Long terme = dyskinésies tardives (10%), femme 50 ans ++ : balancements du tronc, conscience agranulocytose dyskinésies bucco-linguo-faciales (Rabbit syndrome), mouvements choréiformes normale → aggravées par les anticholinergiques, persistent après l'arrêt du traitement JUIN 1999
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    Dr G. MASSE ANXIOLYTIQUES Aventis Internat 380 Principes et règles d’utilisaton Mission Nationale Appui Santé Mentale Paris AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U PRÉSENTATION DEMI-VIE POSOLOGIE PRESCRIPTION : POURQUOI ET COMMENT ? • La prescription d’anxiolytiques n’est pas un geste systématique en Diazepam comprimés à 2, 5 et 10 mg longue 2 à 30 mg présence d’une “anxiété-symptôme” (VALIUM®) • Elle vise à réduire une symtomatologie paroxystique ou pénible, pour Clorazepate gélules à 5 et 10 mg permettre la prise en compte des problèmes sous-jacents (TRANXÈNE®) comprimés à 50 mg longue 10 à 50 mg • Posologies initiales modérées puis progressivement croissantes ampoules à 20 et 50 mg • Répartition des prises selon la demi-vie • Limitation de la durée du traitement à quelques semaines Oxazepam comprimés à 10 et 50 mg courte 15 à 150 mg (SÉRESTA®) ampoules à 10 mg • Se méfier des potentialisations : alcool, neuroleptiques, hypnotiques... Lorazepam comprimés à 1 et 2,5 mg courte 4 à 12 mg (TÉMESTA®) Clobazam comprimés à 10 et 20 mg 10 à 60 mg (URBANYL®) INCIDENTS • Somnolence et insomnie Meprobamate comprimés à 250 et 400 mg 1200 à 1600 mg • Dépendance psychique (auto-médication) (EQUANIL®) ampoules à 400 mg • Dépendance physique (abus toxicomaniaques) CONTRE-INDICATIONS • Myasthénie ACCIDENTS • Insuffisance respiratoire décompensée = Intoxication aiguë dans un contexte suicidaire (risque plus important • Sujet âgé : prudence car risque de somnolence, hypotonie et incoordination avec les carbamates : collapsus) JUIN 1999
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    LITHIUM Dr D. MISDRAHI Aventis Internat 381a Principes et règles d’utilisation Centre H. Rouselle Hôpital Saint-Anne, Paris AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 381b ACCÈS MANIAQUES PRÉVENTION DE LA MALADIE MANIACO-DÉPRESSIVE SCHIZOPHRÉNIE DYSTHYMIQUE CONTRE-INDICATIONS LITHIUM • Grossesse • Hypothyroïdie • Insuffisance rénale • Insuffisance cardiaque • Déplétion hydro-sodée, • Compliance impossible régime hyposodé, diurétique RÈGLES D’UTILISATION BILAN PRÉTHÉRAPEUTIQUE SURVEILLANCE MODALITÉS • Ionogramme sanguin (natrémie++) • Clinique ++ • TÉRALITHE : - cp. séc. 250mg : ® • Urée, créatinine, ECBU, HLM • Lithiémie : le matin à jeûn jusqu’à à dose progressive 3 cp/j en 2–3 prises • S'assurer de l'absence de grossesse équilibre (0,6-1,2 mmol/l), mensuel aux repas puis augmenter par palier de • Bilan thyroïdien : T3-T4-TSH pendant un an puis tous les 3 mois 1 cp/semaine jusqu’à posologie efficace • ECG • Dosage intra-érythrocytaire (N=1/2 taux non toxique (taux thérapeutiques sur plasmatique) : marqueur précoce de 3 prélèvements à 8 j d’intervalle) l’intoxication • Bilan rénal, T3-T4-TSH/an EFFETS INDÉSIRABLES SURDOSAGE Neuro-psychiatriques : Prodromes (1,5 à 2 mmol/l) : • Abattement, passivité, indifférence, amnésie, • Asthénie, somnolence, troubles digestifs +++ • Tremblement digital, dysarthrie (vomissements, diarrhées), tremblements Endocriniens : Etat : • Prise de poids (70%) • Syndrome cérébelleux (ataxie, vertiges), dysarthrie • Goître euthyroïdien (15%), hypothyroïdie • Confusion, coma hyperéflexique, crises comitiales • Polyuro-polydipsie • ECG : troubles de la repolarisation et du rythme Cardiologiques : (élargissement QRS) • ESV, bradycardie sinusale, aplatissement des ondes T, myocardite (exceptionnel) • Oligoanurie (2 mmol/l) => EER Digestifs (++) : • Nausées, goût métallique, sécheresse buccale, diarrhée, gastralgies Divers • Syndrome néphrotique (G.E.M.), éruption acnéiforme, alopécie, psoriasis, hyperleucocytose, lymphopénie JUIN 1999
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    ANTIDÉPRESSEURS Dr D. MISDRAHI Aventis Internat 381b Principes et règles d’utilisation Centre H. Rouselle Hôpital Saint-Anne, Paris AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 381a INDICATIONS • États dépressifs • Douleurs rebelles, ANTIDÉPRESSEURS CONTRE-INDICATIONS • Tricycliques (ANAFRANIL , TOFRANIL®, LAROXYL®) ® • Autres : • TOC migraine, névralgie - glaucome à angle fermé, adénome PROZAC®, STABLON®, • Prévention des du VII, douleurs - grossesse (1er trimestre) ATHYMIL®, VIVALAN®, attaques de panique, post-zostérienne - IMAO non sélectif (wash-out de 3 semaines) MOCLAMINE® : névrose d'angoisse • Éjaculation précoce, - épilepsie grossesse, allaitement, • Énurésie, terreurs certaines obésités - trouble du rythme, infarctus récent, insuffisance < 15 ans, association nocturnes cardiaque IMAO non sélectif BILAN PRÉTHÉRAPEUTIQUE SURVEILLANCE MODALITÉS (pour les tricycliques) • Clinique (évolution de la symptomatologie) • Débuter à dose progressive (posologie minimale efficace) • Recherche d'un glaucome • Pouls, PA, transit, diurèse, sommeil • Prévenir et corriger les effets secondaires : DUPHALAC®, • Recherche d'un adénome prostatique • Dosage plasmatique des tricycliques HEPT-A-MYL®, anticholinergiques, ARTISIAL®… • Bilan cardio-vasculaire (ECG) • Délai d'action 15 jours, en cas d'inefficacité attendre • Prudence si : au moins 3 semaines avant de changer de produit - sujet âgé, épilepsie - insuffisance cardiaque, coronaire, hépatique, rénale - tendance suicidaire +++ EFFETS INDÉSIRABLES SURDOSAGE Psychiatriques (commun à tous les antidépresseurs) Intoxication aux tricycliques Réactivation anxieuse ou délirante, levée d'inhibition avec risque de raptus suicidaire, inversion de l'humeur • Convulsions, coma hypertonique peu profond, mydriase, Avec les tricycliques myoclonies, tremblements • Effets atropiniques • Sécheresse de la bouche, rétention urinaire • Effets centraux : insomnie, anxiété, somnolence diurne, asthénie, confusion (++ âgé), convulsions, • Cardio-vasculaires : tremblement digital - hypotension, tachycardie, choc cardiogénique • Divers - ECG : tachycardie sinusale, troubles de la repolarisation - bouffées vasomotrices, sueurs et de la conduction, torsades de pointe - impuissance, retard d'éjaculation, frigidité, prise de poids Autres - sueurs, rash cutané, paresthésies Syndrome sérotoninergique : agitation, confusion ; - troubles du rythme, de la conduction et de la repolarisation tachycardie, hyperthermie ; myoclonies ; tremblements, Avec les autres antidépresseurs hyperactivité ; diarrhée • PROZAC® : nausées, nervosité, insomnie, tremblements, anorexie, SIADH (rare) • STABLON® : douleurs abdominales, anorexie, cauchemars • ATHYMIL® : somnolence, constipation, agranulocytose (rare) JUIN 1999
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    Dr A. GEPNER-DEBRUN AGONISTES BÊTA-ADRÉNERGIQUES Service de Réanimation polyvalente Aventis Internat 382a 382b (adrenaline, dopamine, dobutamine, salbutamol) Principes et règles d’utilisation Hôpital de Saint-Cloud Dr L. GALICIER Service de Médecine Interne Centre hospitalier intercommunal AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U de Créteil EFFETS CONTRE- ASSOCIATIONS MÉDICAMENTS GALÉNIQUE INDICATIONS PHARMACOLOGIQUES INDICATIONS PROSCRITES Agoniste α et β • Chocs - inotrope ⊕ - anaphylacique ⇒ ↑ débit • Angor - chronotrope ⊕ - septique cardiaque • Ampoule 0,25 ; 1 et 5 mg • HTA • Halogénés ADRÉNALINE - dronotrope ⊕ - cardiogénique • Posologie selon indications • CMO • IMAO - bathmotrope ⊕ • Arrêt cardiaque • Trouble du rythme • Tricycliques - bronchodilatation • Œdème de QUINCKE - vasoconstriction ⇒ ↑ PA • Laryngite obstructive de l’enfant (aérosol) grave Agoniste β1 pur - inotrope ⊕ ⇒ ↑ débit - chronotrope faible cardiaque • Ampoule 250 mg • Choc cardiogénique DOBUTAMINE - bathmotrope faible • CMO et VO2 • Posologie 5 à 10 γ/kg/mn • IVG aiguë - vasodilatation ⇒ • ↑ PA seulement si bas débit • ↓ PA si hypovolémie • 2 à 5 γ/kg/mn = Agoniste δ : ↑ du débit de perfusion • Phéochronocytome rénal, mésentérique, coronaire • Tachycardie • Halogénés • États de chocs, surtout septique mais DOPAMINE • 5 à 15 γ/kg/mn • Ampoule 200 et 50 mg ventriculaire • IMAO aussi cardiogénique = Agoniste β1 • ESV nombreuses • Tricycliques • 15 à 25 γ/kg/mn • CMO si > 5 j/kg/mn = Agoniste α + β1 Précautions d’emploi communes au médicaments des états de chocs : - patient scopé, monitoring de la PA - posologie progressive jusqu’à la dose minimale efficace, sevrage progressif - correction de toute hypovolémie - pas de dilution dans les solutés alcalins (inactivation) A • Spray N INHALÉS • Bronchospasme G • Poudre (turbuhaler) • Halogénés - BRICANYL ® - bronchodilatation - asthme I ⇒ s’assurer de la bonne Allergie aux constituants O - VENTOLINE ® - vasoconstriction locale - asthme aigu grave • IMAO N technique de l’administration - BPCO I - MAXAIR ® • Aérosols (ampoule) S T - bronchodilatation • IDM E IV ou SC • Ampoule • Angor instable - vasoconstriction S - BRICANYL ® ⇒ voie SC 1amp à 0,5 mg/4 à 6 h • Asthme aigu grave • Angor sévère • Halogénés - initrope faible 2 - SALBUTAMOL ® ⇒ voie IV 0,2 γ/kg/mn en • Tocolyse P - dromotrope ⊕ • Infection amniotique • IMAO U - VENTOLINE ® - chronotrope ⊕ attaque, puis 0,5 à 1,5 mg/h, • Certaines dystocies • Trouble du rythme R - bathmotrope ⊕ patient scopé ± hyperthyroïdie S JUIN 1999
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    Dr L. GALICIER BÊTA-BLOQUEURS Aventis Internat 382b Principes et règles d’utilisation Service de Médecine Interne Centre hospitalier intercommunal de Créteil AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 382a MODE D’ACTION Antagonisme compétitif des BÊTA-BLOQUEURS PHARMACOLOGIE • Liposolubles (élimination hépatique) ou hydrosolubles catécholamines au niveau des (élimination rénale) récepteurs -adrénergiques • Avec ou sans activité sympatique intrinsèque (ASI) • Cardiosélectifs ( 1 sélectif) ou non Produit ASI Sélectivité -1 Élimination Spécialité Acébutolol + + mixte SECTRAL ® Métoprolol 0 + foie SÉLOKEN ® Aténolol 0 ++ rein TÉNORMINE ® Propranolol 0 0 foie AVLOCARDYL ® Pindolol +++ 0 mixte VISKEN ® Labétolol 0 0 mixte TRANDATE ® Sotalol 0 0 rein SOTALEX ® Carvédilol 0 0 foie KREDEX ® INDICATIONS PRÉCAUTIONS D’EMPLOI CONTRE-INDICATIONS • HTA • VO grade II • Ne jamais arrêter brutalement RELATIVES FORMELLES • Insuffisance coronarienne • Algodystrophie chez le sujet coronarien. • BPCO, • Asthme, • CMO • Glaucome à angle ouvert • Introduire progressivement • Diabète traité par • Bradycardie < 45 mn, • Ralentir flutter et ACFA (collyre) jusqu’à ce que la FC soit hypoglycémiant, • Insuffisance cardiaque congestive • Prévenir les tachycardies • Indications particulières : diminuée de 25 % • Phéochromocytome, non contrôlée, jonctionnelles - Sotalol (activité amiodarone- like) : arythmie supra- • Risque de choc anaphylactique, • BAV de haut degré non appareillé, • Hyperthyroïdie : manifestations ventriculaire et ventriculaire • Insuffisance rénale : choisir un • RAYNAUD (si cardiosélectif et sans ASI) cardio-vasculaires - Carvedilol (introduction produit à élimination hépatique • Migraine hospitalière) : insuffisance • Insuffisance hépatique : choisir un produit à élimination rénale • Algie faciale • Tremblement essentiel, trac cardiaque • Grossesse : surveiller le nouveau-né pendant 5 jours • Allaitement : seul le propranolol est autorisé EFFETS SECONDAIRES • Bradycardie • Crise d’asthme • Troubles digestifs • Aggravation des • Cauchemars • BAV • RAYNAUD • Hypoglycémie chocs • Insomnie • IVG • Éruption • Sécheresse anaphylactiques • Impuissance • Hypotension psoriasiforme lacrymale JUIN 1999
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    ATROPINE Dr A. GEPNER-DEBRUN Aventis Internat 383 Principes et règles d’utilisation Service de Réanimation polyvalente Hôpital de Saint-Cloud AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U ATROPINE GALÉNIQUE • Comprimés, ampoules, collyres • Posologie : 1/4 à 1 mg SC, per os ou IV CONTRE-INDICATIONS • Glaucome à angle fermé • Adénome prostatique EFFETS PHARMACOLOGIQUES INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES ⇒ Inhibition compétitive des récepteurs • Anesthésiologie : prémédication pour réduire l’hypersécrétion bronchique muscariniques de l’acétylcholine et digestive, réduction des réflexes vagaux, diminution du réflexe oculo- • Mydriase, paralysie de l’accomodation, augmentation cardiaque chez l’enfant (chirurgie du strabisme) de la pression oculaire • Gastro-entérologie : anti-sécrétoire gastrique (ulcère) • Tachycardie sinusale • Pneumologie : bronchodilatateur et antisécrétoire • Dilatation bronchique • Ophtalmologie : mydriatique (Mydriaticum®) • Réduction des sécrétions, (bronchiques, digestives …) • Cardiologie : antagonisme des bradycardies sous ß-bloquants et de • Contraction du sphincter vésical l’hypertonie vagale, bradycardie sinusale, BSA • Sédatifs • Neurologie : Maladie de PARKINSON (Artane®, Akineton®), antagoniste des effets secondaires des neuroleptiques • Antidote des intoxications aux organo-phosphorés anticholinestérasiques EFFETS SECONDAIRES • Bouchon muqueux bronchique • Hyposialie, constipation • Dysurie, rétention vésicale • Troubles de l’accomodation, glaucome aigu • Tachycardie • Intoxication : convulsions, coma, paralysie respiratoire ⇒ antidotes : pilocarpine et anticholinestérasiques JUIN 1999
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    ANTAGONISTES DES RÉCEPTEURSH2 Dr W. BERREBI Aventis Internat 384a Principes et règles d’utilisation Service de Gastro-entérologie Hôpital Cochin, Paris AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 384b MODE D'ACTION Antagonisme des récepteurs histaminiques H2 entraînant une inhibition de la sécrétion acide gastrique Ranitidine (AZANTAC®, RANIPLEX®) Famotidine (PEPDINE®) Nizatidine (NIZAXID®) Cimétidine (TAGAMET®) PRINCIPE ACTIF Per os : cps 150 et 300 mg Per os : cps 20 et 40 mg Per os : gel. 150 et 300 mg Per os : cps 400 et 800 mg VOIE D'ADMINISTRATION Inj. : 50 mg iv, im Inj. : 20 mg iv Inj. : 100 mg iv Inj. : 200 mg iv, im Ulcère gastrique ou duodénal Ulcère gastrique ou duodénal Ulcère gastrique ou duodénal Ulcère gastrique ou duodénal 300 mg/j 4 à 6 semaines (1 prise) 40 mg/j 4 à 8 semaines 300 mg/j (1 prise) 800 mg/j Œsophagite par RGO (stades I et II) Œsophagite par RGO (stades III et IV) Œsophagite par RGO Tt d'entretien de l'ulcère duodénal INDICATIONS 300 mg/j (2 prises) 40 mg/j (2 prises) 300 mg/j (2 prises) 400 mg/j POSOLOGIES Tt d'entretien de l'ulcère duodénal Tt d'entretien de l'ulcère duodénal Tt d'entretien de l'ulcère duodénal Syndrome de Zollinger-Ellison 150 mg/j 20 mg/j 150 mg/j 800 à 1600 mg/j Syndrome de Zollinger-Ellison Syndrome de Zollinger-Ellison Syndrome de ZEZ : Syndrome de ZEZ : 600 à 1200 mg/j 80 à 480 mg/j 600 à 1200 mg/j 600 à 1200 mg/j CONTRE-INDICATION Hypersensibilité aux différentes molécules Grossesse, allaitement, insuffisance rénale (réduire la posologie selon la créatininémie) PRÉCAUTIONS D'EMPLOI Insuffisance hépatique Insuffisance hépatique Insuffisance hépatique Prise d'anti-acides (à distance) Sujet âgé Céphalées, vertiges, confusion mentale (sujet âgé, insuffisance rénale), troubles digestifs, hépatite, bradycardie sinusale, perturbations de la formule sanguine PRINCIPAUX EFFETS INDÉSIRABLES Galactorrhée Impuissance Gynécomastie JUIN 1999
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    INHIBITEURS DE LAPOMPE A PROTONS Dr W. BERREBI Aventis Internat 384b Principes et règles d’utilisation Service de Gastro-entérologie Hôpital Cochin, Paris AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 384a MODE D'ACTION Inhibition spécifique de la pompe à protons H+K+ ATPase de la cellule pariétale gastrique Oméprazole (MOPRAL®, ZOLTUM®) Lanzoprazole (LANZOR®, OGAST®) Pantoprazole (INIPOMP®, EUPANTOL®) PRINCIPE ACTIF Per os : gél à 10 et 20 mg Per os : gél à 15 et 30 mg Per os : cps à 40 mg VOIE D'ADMINISTRATION Inj. : 40 mg iv Reflux gastro-œsophagien : 10 mg/j Reflux gastro-œsophagien : 15 mg/j Reflux gastro-œsophagien : Œsophagite par reflux : 20 mg/j Œsophagite par reflux : 30 mg/j Œsophagite par reflux : 40 mg/j Œsophagite III et IV (tt entretien) : 10 à 20 mg/j Ulcère gastrique ou duodénal : 30 mg/j Ulcère gastrique ou duodénal : 40 mg/j Prévention des complications des AINS : 30 mg/j INDICATIONS Ulcère gastrique ou duodénal : 20 mg/j Prévention des complications des AINS : 30 mg/j Eradication d'Helicobacter pylori : 60 mg/j POSOLOGIES Prévention des complications des AINS : 20 mg/j Eradication d'HP : 60 mg/j Maladie ulcéreuse duodénale (tt entretien) : Eradication d’Helicobacter pylori : 40 mg/j Maladie ulcéreuse duodénale (tt entretien) : 15 mg/j 15 mg/j Syndrome de Zollinger-Ellison : 60 mg/j voire Syndrome de Zollinger-Ellison : 60 mg/j plus (40 mg/j iv si voie orale impossible) voire plus Syndrome de ZE : 60 mg/j voire plus CONTRE-INDICATION Allaitement Allaitement Allaitement PRÉCAUTIONS Grossesse Grossesse Grossesse D'EMPLOI Rares Troubles du transit, nausées, vomissements, céphalées, vertiges, éruption cutanée PRINCIPAUX EFFETS Troubles hématologiques Troubles hématologiques INDÉSIRABLES Elévation des transaminases Elévation des transaminases Confusion mentale, syndrome hallucinatoire (sujet âgé, insuffisance hépatique) JUIN 1999
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    Dr L. GALICIER ANALGÉSIQUES Aventis Internat 385 Principes et règles d’utilisation, posologie de la morphine et de ses dérivés Service de Médecine Interne Centre hospitalier intercommunal de Créteil AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U PRODUIT PRESCRIPTION PROPRIÉTÉS CENTRAL / PÉRIPHÉRIQUE CONTRE-INDICATIONS EFFETS SECONDAIRES Analgésique • Insuffisance hépatique • Hépatotoxicité Paracétamol DAFALGAN ® 500 : 1 g x 3/j Antipyrétique • Allergie au produit à dose élevée • Allergie au produit Analgésique • Ulcère gastro-duodénal • Allergie ASPEGIC ® 1000 : Antipyrétique • Risque hémorragique • Gastrotoxicité Salicylés 1 g x 3/j Anti-inflammatoire • Virose (Sd de REYE) • Allongement du TS à forte dose (> 3 g/j) • Grossesse 3ème trimestre • Sd de REYE • Association au Méthotrexate P • ATCD d’agranulocytose • Agranulocytose Souvent en association à un antispasmodique Analgésique • Allergie au produit ou à l’aspirine • Allergie Noramidopyrine anticholinergique VISCERALGINE ® FORTE : I Antipyrétique • Enfant < 15 ans • Coloration rouge des 1 à 2 g x 3/j, 1 à 3 amp IM ou IVL x 3/j • Déficit en G6PD urines • Allergie au produit • Allergie • Association aux - IDARAC ® 200 mg : • Troubles digestifs Floctafénine Analgésique • Angor 1 à 2 g x 3/j • Hypotension • IVG • Insuffisance rénale • Déficit en G6PD • Épilepsie • Somnolence, sueurs NIVEAU ACUPAN ® 20 mg : Analgésique • Glaucome à angle fermé Néfopam C • Nausées 1 amp IM ou IVL/4 h Antipyrétique • Adénome de la prostate • Effets atropiniques • Enfant < 15 ans Codéine DAFALGAN ® CODÉINE 500 : 1 à 2 x 3/j • Constipation • Nausées IIa Dihydrocodéine DICODIN ® LP 60 mg : 1 x 2/j Analgésique C • Somnolence ANTALVIC ® : 3 à 6/j idem + hypoglycémie, Dextropropoxyphène • Insuffisance respiratoire DIANTALVIC ® (+ paracétamol) : 1 à 2 x 3/j cholestase (sauf dextropropoxyphène) Tramadol TOPALGIC ® : 1 à 2 gél ou 1 amp IVL/4 à 6 h • Insuffisance hépatique • Constipation IIb Agoniste-antagoniste Règle des 7 jours, ordonnance sécurisée Analgésique C • Sd abdominal sans étiologie • Nausées morphinique DOLOSAL ®, TEMGESIC ®, PALFIUM ®, NUBAIN ® • TC, HTIC, convulsions • Sédation • Alcool, DT • Dysphonie Règle des 28 jours, ordonnance sécurisée • Confusion IIIa Morphine orale En 2 prises/j espacées de 12 h, MOSCOTIN ®, • Allergie au produit • 2ème partie du travail, • Vertige SKENAN ® LP, dose double de la voie SC • Hypotension allaitement Règle des 7 jours, ordonnance sécurisée • Insuffisance rénale • Bradycardie Voie SC : 10 mg/4 à 6 h, augmenter par paliers de 30% Analgésique C + pour niveau III : (dextropropoxyphène) Morphine parentérale Voie IV : débuter par un bolus de 1 mg/10 kg dépendance, ↑ PIC, IIIb puis relais SC ou IV/SE du tonus du sphincter Voie percutanée : DUROGÉSIC ® d’Oddi et risque de 0,1 mg de fentanyl = 10 mg de morphine globe vésical JUIN 1999
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    Dr J.N. MUNCK LA DOULEUR Aventis Internat 386 Moyens et stratégie thérapeutiques Service d’Hématologie Institut Gustave Roussy Villejuif AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U LOCALISER LA DOULEUR PRÉCISER LA PÉRIODE CATÉGORISER LA DOULEUR ÉTABLIR LA CAUSE ÉVALUER LA DOULEUR DOULOUREUSE • Douleur localisée à une lésion • Excès de nociception • Conséquence de la maladie • Échelles globales (visuelle, • Douleur projetée • Douleur continue • Défaut d’inhibition • Iatrogénie analogique, verbale,…) • Douleur référée • Rythmicité • Suivi évolutif sous traitement ÉTIOLOGIQUE TRAITEMENT DE SOUTIEN ll s’applique à la douleur aiguë • Écoute qui peut constituer l’expression • Soutien psychologique • Psychotropes initiale isolée d’une pathologie. • Voie orale préférentielle • Espacement des prises Elle déclenche la recherche de • Paliers successifs (sauf si adapté à la demi-vie sa cause mais cette recherche douleur intense d’emblée) SYMPTOMATIQUE (pas de traitement à la ne justifie pas de ne pas la traiter. • Doses déterminées demande) La douleur chronique pose surtout individuellement • Prévention des effets le problème du traitement indésirables symptomatique et du soutien. ANALGÉSIQUES AUTRES TRAITEMENTS • Palier I (antalgiques périphériques) • Palier III (morphiniques, prescription sur carnet à souche) Co-analgésiques Aspirine : 4 g/j max inj, 6 g/j max p.o. Agonistes purs : morphine chlorydrate (p.o., iv, sc, toutes les 4h), Tricycliques, anti-épileptiques Paracétamol +++ : 3g/j morphine sulfate (p.o., toutes les 12h) (carbamazépine) : douleurs neurogènes. AINS à action antalgique : Dose : 60 à 240 mg voire plus Corticoïdes, AINS propioniques, anthraniliques Effets ind. : constipation, nausées, vomissements, sédation, Myorelaxants, antispasmodiques confusion, myosis Blocs nerveux (anesthésiques) • Palier II (opioïdes mineurs) Surdosage : hallucinations, dépression respiratoire, coma Morphine épidurale Codéine : dihydrocodéine ou codéine- Antidote : naloxone Neurochirurgie paracétamol (effets ind. : constipation, Autres agonistes : péthidine, dextromoramide nausées, somnolence) Agoniste partiel : buprénorphine (im, sc, p.o. ; toutes les 8 h) Dextropropoxyphène : seul ou Agonistes-antagonistes : nalbuphine, pentazocine associé au paracétamol (Respecter un intervale libre si prescription d’agonistes purs (effets ind. : allergies, nausées) avant ou après) JUIN 1999
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    Dr J.N. MUNCK LES SOINS PALLIATIFS ET DE CONFORT Aventis Internat 387 Mise en œuvre et aspects éthiques Service d’Hématologie Institut Gustave Roussy Villejuif AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U PRISE EN CHARGE GLOBALE du malade (et de son entourage) en phase terminale de l’évolution d’une pathologie non curable en complément du traitement symptômatique selon une logique éthique, médicale et économique L’ENTOURAGE LE MALADE LES SOIGNANTS • Réaction de défense • Discours adapté au malade • É tapes du deuil • Privilégier la communication • Aspects sociaux SOUFFRANCE PSYCHOLOGIQUE TRAITEMENT SYMPTÔMATIQUE ET MAINTIEN SOUFFRANCE SOCIALE DES GRANDES FONCTIONS • Respect des réactions de défense • Perturbation sociale (révolte, déni, demande de • Traitement d’une douleur physique. Rechercher son origine si d’apparition liée à la maladie traitements) récente (métastase osseuse, épidurite) • Visites non médicales • Traitement d’une constipation • Traitement psychotrope • Traitement d’un syndrome occlusif (évacuation d’un fécalome, voire dérivation si en rapport avec la pathologie initiale) • Traitement local d’escarres • Correction de troubles métaboliques (hypercalcémie, deshydratation…) • Sondage urinaire si rétention • Soins buccaux et nutrition adaptée • Traitement d’une fièvre • Traitement de troubles digestifs (nausées, vomissements). Origine iatrogène ? • Aide à la mobilité si possible CONFORT DE SURVIE DU MALADE SANS INVESTIGATION OU TRAITEMENT INUTILE EN CONSIDÉRANT LA MORT COMME UN PHÉNOMÈNE NATUREL À NE PAS PROVOQUER JUIN 1999
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    Dr J.N. MUNCK Aventis Internat 388a CHIMIOTHÉRAPIES ANTICANCÉREUSES (hormonothérapie incluse) Service d’Hématologie Institut Gustave Roussy Classification Villejuif AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 388b CYTOTOXIQUES (en DCI, selon le site d’action) ACTIFS SUR LA SYNTHÈSE D’ADN ACTIFS SUR L’ADN CONSTITUÉ ACTIFS SUR LE FUSEAU MITOTIQUE = antimétabolites = antimitotiques • Agents alkylants : • Analogue de l’acide folique : → création de ponts covalents intra ou interbrins • Inhibiteurs de la polymérisation de la tubuline : = Méthotrexate (inhibition de la thymidilate - Moutardes : Cyclophosphamide, Melphalan, Vincristine, Vinblastine, Vinorelbine synthétase) Chlorméthine… • Inhibiteurs de la dépolymérisation de la tubuline : • Analogues des bases pyrimidiques : - Nitroso-urées : Carmustine Taxanes : Docétaxel, Paclitaxel - de la cytidine : Cytarabine, Gemcitabine - Sels de platine : Cisplatine, Carboplatine, - de l’uracile : 5 fluoro-uracile Oxaliplatine • Analogues des bases puriques : • Inducteurs de coupures de l’ADN : - de la guanine : Mercaptopurine - Antitopoisomérase I : Irinotécan, Topotecan - de l’adénime : Fludarabine, Cladribine - Antitopoisomérase II : Doxorubicine, • Inhibiteur de la ribonucléotide réductase : Daunorubicine, Etoposide = Hydroxy-urée - Autres : Bléomycine HORMONOTHÉRAPIE INTERFÉRON ALPHA (ALPHA 2A et 2B)) • Effet anti-prolifératif = cytostatique CANCER DU SEIN CANCER DE LA PROSTATE • Effet immunomodulateur (sur les cellules NK ++) • Anti-œstrogène = Tamoxigène • Anti-androgènes = Flutamide • Progestatifs • Œstrogènes = Diéthylstilbestrol • Inhibiteurs de l’aromatase = • Analogues de la LH-RH = Triptoréline Aminoglutéthimide JUIN 1999
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    Dr J.N. MUNCK Aventis Internat 388b CHIMIOTHÉRAPIES ANTICANCÉREUSES (hormonothérapie incluse) Service d’Hématologie Institut Gustave Roussy Principaux effets secondaires Villejuif AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U 388a EFFETS SECONDAIRES COMMUNS PARTICULIERS IMMÉDIATS RAPIDES RETARDÉS OU IMMÉDIATS RAPIDES RETARDÉS OU = hématotoxicité PROLONGÉS • Fièvre : Bléomycine, • Insuffisance rénale : PROLONGÉS • Nausées/vomissements → prévention et Cytarabine Cisplatine (hyperhydratation liés à la dose cumulée • Survenue en 8 à 15 jours • Stérilité traitement par sétrons • Constante • Ménopause précoce • Choc : Paclitaxel avant chaque cure) • Insuffisance cardiaque : et métoclopramide • Dose dépendante • Myélodysplasies • Œdèmes : Docétaxel • Diarrhées : Irinotécan, Doxorubicine (si dose totale • Syndrome de lyse : • Traitement curatif : • Leucémies secondaires • Angor, mort subite : Topotécan, 5 FU > 550 mg/m2) hyperuricémie et - PN < 500 et fièvre : (délai = 1-5 ans) 5 FU en perfusion • Mucite : 5 FU, Doxorubicine • Fibrose pulmonaire : insuffisance rénale hémoculture puis AB continue Bléomycine (si dose totale (hématologie aiguë) à large spectre > 250 mg/m2) - plaquettes < 10 000 et/ou • Insuffisance rénale syndrome hémorragique : chronique : Cisplatine transfusions • Polynévrite sensitivo-motrice : • Traitement préventif : - tous les antimitotiques - Pas de chimiothérapie - sels de platine si PN < 2 000 et/ou - taxanes plaquettes < 100 000 - G-CSF ou GM-CSF si : . aplasie fébrile à la cure précédente . chimiothérapie à fortes doses JUIN 1999
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    Dr J.N. MUNCK RADIOTHÉRAPIE Aventis Internat 389 Notions radiobiologiques, principaux effets secondaires Service d’Hématologie Institut Gustave Roussy Villejuif AV E N T I S I N T E R N AT E S T D I R I G É PA R : W I L L I A M B E R R E B I , PAT R I C K G E P N E R , J E A N N A U OUTILS MOYENS • Electrons (accélérateur linéaire) • Dose en grays (joules/kg) • Rayonnement X (cobalt 60) ou γ (accélérateur) • Fractionnement - étalement des doses Effet photoélectrique (excitation des électrons) Effet Compton (diffusion de photons) Ionisation (éjections des électrons) Organes Effets FACTEURS DE RADIOSENSIBILITÉ Aigus Tardifs Effet indirect Effet direct • Cellules en division Epiderme Epithélite Fibrose • Phase G/M du cycle ALTÉRATION DE L’ADN • Type histologique Muqueuses Mucite Sclérose • Radiosensibilisants (chimio) Ulcérations • Hyperthermie Foie Cytolyse Thrombose • Augmentation de la dose veine • Diminution de l’étalement MORT CELLULAIRE centrolobulaire Immédiate et différée Rein Atrophie Touchant surtout les cellules Poumon Œdème Fibrose malignes mais aussi les cellules saines Cœur Péricardite Tr. du rythme, de conduction Coronaropathie FACTEURS DE RADIOPROTECTION Moëlle Aplasie Aplasie • Fractionnement (réparation de EFFETS INDÉSIRABLES lésions non létales dans le tissu sain) osseuse définitive • Groupements thiols (radicaux libres) SNC Œdème Démyélinisation HIC Nécrose JUIN 1999