GEOLITTERATIE
"Écrire, c’est dresser la carte de nos landes intérieures.« (Neil Jomunsi)
Florilège i-voix
2013-2014
Cartographie théâtrale
MISSION = Prendre une photo de Florence telle qu’aurait pu la regarder un
personnage de la pièce de...
Florence vue par Louise Strozzi (Camille)
- Cette photographie révèle la façon dont est perçue Louise Strozzi, c'est-à-dir...
Cartographie artistique
MISSION = Choisir à Florence une statue de la Renaissance, puis produire un
article qui réalisera ...
Décapitation d’une statue de Giambologna par Lorenzo (Léo)
Bon soir mon bel étalon, voudrais-tu de l'aide ? tu sembles en ...
Décapitation d’une statue de Michel-Ange par Lorenzo (Zoé)
Il fait nuit. Lorenzo entre en titubant.
Bonsoir, mignon ! Ô di...
Décapitation d’une statue de Giambologna par Lorenzo (Clémentine)
Florence. - Piazza della Signoria.
Entre Lorenzo.
"Que f...
Décapitation d’une statue de Flaminio Vacca par Lorenzo (Corentin)
ll fait nuit. Lorenzo s'approche de la statue.
Cesse do...
Cartographie poétique
MISSION = Ecrire un
kaléidoscope poétique du
voyage en Italie = pour
chaque jour et lieu du
voyage, ...
Ce sera un départ sur des notes salées.
Ce sera le vrombissement d'un
moteur et des cœurs qui, à
l'unisson, bruissent pend...
Ce sera un jour ou l'on dépassera la ville de
Gargantua, celle de Louise Labé et où l'on
franchira le "toit de l'Europe".
...
Ce serait une cité ramifiée par les veines
pleines d'eau de son histoire.
Ce sera une ville peuplée
d'histoires, d'amitié
...
Ce serait un immense damier noir et blanc
La mer qui s'étend à perte de vue
Un frêle bateau de pêcheur qui semble
lutter c...
Ce sera la rencontre avec
une dame dont la droiture a
traversé les âges. Ou pas.
Ce sera comme si on l'avait
déjà vue.
Ce ...
Ce serait une chasse aux trésors, même si les plus
beaux sont ceux dont regorge l'âme. On apprend qu'il
faut les chercher ...
Ce serait une étreinte de pierre
Le regard qui se perd dans celui de l'autre
L'amour et la tendresse à l'épreuve de la mor...
Ce sera sinueux comme les
ruelles, et ouvert, sur la
profondeur du vide.
Ce serait une longue marche,
sans but et sans poi...
Ce serait comme si de Médicis j'avais
trouvé mes dix "si"...
"Arno" me tiendra le cœur et
certaines statues
me parleront d...
Ce seront des pierres et des lumières,
Qui à leur guise font bien des manières.
Ce sera la puissance d'une louve sur une
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Ce sera les pieds le
cœur lourds.
Ce sera comme si
cette ville nous
avait dévoilé
ses secrets.
Ce sera un regard, le
tout ...
Ce seront des images, des paysages
qui défilent dans le mauvais sens,
L'envie que le temps s'étire à l'infini,
Et une cert...
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    1. 1. GEOLITTERATIE "Écrire, c’est dresser la carte de nos landes intérieures.« (Neil Jomunsi) Florilège i-voix 2013-2014
    2. 2. Cartographie théâtrale MISSION = Prendre une photo de Florence telle qu’aurait pu la regarder un personnage de la pièce de Musset (avec géolocalisation) Florence vue par Louise Strozzi
    3. 3. Florence vue par Louise Strozzi (Camille) - Cette photographie révèle la façon dont est perçue Louise Strozzi, c'est-à-dire claire et pure comme l'eau de cette petite cascade dans l'Arno (fleuve traversant la Toscane), voire même presque transparente. Car, en effet, elle est très peu présente dans la pièce. Et même quand elle l'est, sa présence est très peu considérée. C'est une cascade qui s'écoule et qui ne laisse rien paraître. - Contrairement à l'interprétation précédente, l'eau de cette cascade peut aussi ici matérialiser le poison avalé par Louise lors du grand souper organisé par son père et rassemblant près de quarante Strozzi. Preuve encore que Louise, en enlevant le fait que cet empoisonnement ait attisé de façon plus intense la colère de Philippe Strozzi face à Alexandre de Médicis, n'avait pas un rôle très important dans la pièce car ce n'est que vers le milieu de celle-ci (acte III - Scène VII), que Louise meurt. Tandis que les héros très importants dans une histoire tragique (ici Lorenzo), meurent souvent à la fin. Ce lieu est un miroir de son âme car elle est éphémère et à la fois essentielle, tout comme l'Arno, fleuve chargé d'histoire mais qui paraît presque inaperçu dans les grandeurs de Florence.
    4. 4. Cartographie artistique MISSION = Choisir à Florence une statue de la Renaissance, puis produire un article qui réalisera plusieurs objectifs : cartographier, informer, analyser, créer, oraliser. Décapitation de statues par Lorenzo
    5. 5. Décapitation d’une statue de Giambologna par Lorenzo (Léo) Bon soir mon bel étalon, voudrais-tu de l'aide ? tu sembles en bien mauvaise posture face à la taille de son bâton, et de ces muscles, Ô ces muscles ! Mais quel talent avaient ces artistes d'autrefois ! ... Je pourrais t'aider c'est sûr, mais je trouve fort dommage de retirer un si beau visage à de si splendides formes ! Pour un grand courage, je te saisirai le cou ! Et pour la gloire je te casse le genou ! Ciel ! voilà que le vin me fait faire des vers, et s'ils sont justes c'est que je ne suis pas encore assez gris ! Il boit dans sa bouteille - Héraclès... n'en as-tu pas assez fait ! Terrasser des monstres et des monstres, cela doit être épuisant ! Au fond, je t'envie tu sais, pas pour ta force ni pour ton courage, mais pour ta gloire, pour la trace indélébile que tu as ancrée dans l'histoire ! En fin de compte, nous ne sommes pas si différents tous les deux, je vais moi même laisser une marque de mon passage sur terre, mais je commencerai par toi ! Il lui coupe la tête.
    6. 6. Décapitation d’une statue de Michel-Ange par Lorenzo (Zoé) Il fait nuit. Lorenzo entre en titubant. Bonsoir, mignon ! Ô dieu ! Quel pâle figure tu montres là ! Comme tes yeux paraissent vides ! Est-ce donc cela que la perfection ? Ce vide est-il reflet de ta pureté ? Ah, tu sembles prendre un malin plaisir à me toiser du haut de ton piédestal, figé dans ton instant de gloire, ta fronde à la main, avant que tu ne terrasses le terrible Goliath. De ta beauté d'éphèbe, de tes muscles fins et puissants tu me méprises, jeune roi, moi qui ne suis plus que le reflet de ma gloire passée. Mais dis-moi, ô David, toi qui sembles si parfait, ton esprit n'a-t-il jamais été traversé par de sombres pensées ? Quand tu songes à l'instant où ton épée tranche le cou de Goliath, revois-tu le sang qui gicle ? Qu'est-ce que cela fait d'ôter la vie ? Mais parle ! Réponds-moi ! Je veux le savoir, je dois le savoir ! Diable, sais-tu que devant toi se tient l'assassin d'un tyran ? Griserie que toute cette perfection, qui ne nourrit chez moi qu'une affreuse jalousie, qui ne fait qu'ajouter au vice qui me ronge ! Je te parle, j'ose me prendre pour ton égal, je rêve même de te trancher la tête ... (Il pose son épée sur le cou de la statue) Mais tout cela est ridicule. Je ne suis plus rien. Adieu. Il sort..
    7. 7. Décapitation d’une statue de Giambologna par Lorenzo (Clémentine) Florence. - Piazza della Signoria. Entre Lorenzo. "Que fais-tu là, ami ?! Crois-tu qu'on ne discerne point ton ombre, se glissant dans la pénombre pour ravir à ses nobles familles leurs jeunes filles ? Lumière du ciel ! Toi, Romain, symbole de courage et de hardiesse. Quelle folie t'habite, quel esprit malin parcourt ton corps de marbre ? Quoi ? Que dis-tu ? Non, non... Tu ne parles pas, tes muscles, figés, pour l'éternité, tes bras tendus et enlaçant la mère d'hommes libres, tout, jusqu'à la plus infime partie de ton être est crispée dans cet élan. Tu ne peux te défendre, face à moi, moi que le vice a déjà gagné, corrompu jusqu'à la moelle, cependant je peux t'aider l'ami. Faire tomber cette tête serait une si bonne chose ! Une bonne action, qui pourrait me délivrer. Oui, ton regard me semble si froid, tu tiens en tes bras la faiblesse des Hommes et à tes pieds gît le désespoir mêlé d'horreur. Il suffit ! Sang du christ, j'en perdrai la tête... ô romain ! Le temps est venu pour toi de perdre la tienne. Il le décapite.
    8. 8. Décapitation d’une statue de Flaminio Vacca par Lorenzo (Corentin) ll fait nuit. Lorenzo s'approche de la statue. Cesse donc de me dévisager ainsi, Lion. Tu portes sur moi un regard que tu as volé à tes maîtres, tu n'es qu'un animal enchaîné par la tyrannie et la crédulité, exactement comme ce pauvre peuple de Florence. Tu ne sembles pas voir plus loin que le bout de ton museau. Sâche que, dans mon esprit, ta tête de marbre jonche déjà le sol... mais je ne suis pas mauvais, Lion. La débauche ne m'a pas rendu aussi cruel que le temps, c'est de lui que tu dois te méfier, il est ton véritable ennemi. Il t'aura à l'usure, et, avec le plus malin des plaisirs, te délestera de cette énorme tête que tu portes sur tes épaules. Quant à moi, je m'occupe de celle d'Alexandre. Il serait très amusant que la tête du despote tombe en même temps que celle de la statue qui le symbolise. Mon vrai visage apparaîtra pendant que le tien s'écrasera sur les pavés. Enfin, tout ceci n'est qu'une question d'heures. Tâche de profiter de celles qu'il te reste...
    9. 9. Cartographie poétique MISSION = Ecrire un kaléidoscope poétique du voyage en Italie = pour chaque jour et lieu du voyage, écrire au moins une note qui fixera poétiquement un souvenir du voyage. Kaléidoscope Dans une rue, au cœur d'une ville de rêve Ce sera comme quand on a déjà vécu : Un instant à la fois très vague et très aigu... Ô ce soleil parmi la brume qui se lève ! Ô ce cri sur la mer, cette voix dans les bois ! Ce sera comme quand on ignore des causes ; Un lent réveil après bien des métempsycoses : Les choses seront plus les mêmes qu'autrefois (…) Ce sera comme quand on rêve et qu'on s'éveille, Et que l'on se rendort et que l'on rêve encor De la même féerie et du même décor, L'été, dans l'herbe, au bruit moiré d'un vol d'abeille. Paul Verlaine, Jadis et Naguère, 1885
    10. 10. Ce sera un départ sur des notes salées. Ce sera le vrombissement d'un moteur et des cœurs qui, à l'unisson, bruissent pendant que les corps se dessoudent les uns des autres. Ce serait des mains qui s'agitent au- delà des vitres Des sacs rassemblés à la hâte Une dernière étreinte et enfin, salvateur, Le ronronnement du moteur qui démarre. Ce sera une voiture noire et familière qui s'éloigne.
    11. 11. Ce sera un jour ou l'on dépassera la ville de Gargantua, celle de Louise Labé et où l'on franchira le "toit de l'Europe". Ce sera un tunnel frais jus- qu'aux montagnes piquantes. Ce serait une aire d'autoroute, il fait nuit Une lumière rouge clignote au loin Et cet instant magique, en une seconde, Une heure qui disparait. Ce sera le magnétisme de l'inconnu et l'attente d'une découverte, le tout sous le regard lumineux des étoiles et des grands sommets attentifs, comme nous. Ce sera comme quand on plane au dessus des nuages, Au dessus de cette neige qui nous colle aux souvenirs.
    12. 12. Ce serait une cité ramifiée par les veines pleines d'eau de son histoire. Ce sera une ville peuplée d'histoires, d'amitié Des mots nouveaux, une langue à partager Quelques moments uniques, découverte éveillée Et l'accueil bienveillant d'inconnus familiers. Ce serait plaisant de suivre le cours de l'eau, le cours des architectures, le cours des gens heureux.
    13. 13. Ce serait un immense damier noir et blanc La mer qui s'étend à perte de vue Un frêle bateau de pêcheur qui semble lutter contre les cargos à l'horizon Et une tache de glace à la fraise. Ce sera comme si je reprenais à nouveau ma brise salée mais de la couleur de la Méditerranée. Ce seraient des noms se reflétant sur les eaux : Larrone, Filomena, Cesarino, Gesa, Anaise, Marco Polo ... Ce sera dans les rues aux maisons colorées, Où Anglais, Hollandais ou Prusses se sont croisés, Que l'on pourra rêver et s'envoler Au côté de gens toujours pressés. Ce sera comme une longue plume qui frôle l'eau.
    14. 14. Ce sera la rencontre avec une dame dont la droiture a traversé les âges. Ou pas. Ce sera comme si on l'avait déjà vue. Ce sera enfin mon tour. Ce seront un campanile, un monastère, un cimetière et une tour penchée, tout cela réuni en un jardin d'Eden blanchi, où la louve allaite ses petits. C'est à Pise que nous verrons la droiture des hommes... chancelante.
    15. 15. Ce serait une chasse aux trésors, même si les plus beaux sont ceux dont regorge l'âme. On apprend qu'il faut les chercher entre les murailles pour mieux les retrouver dans nos forts intérieurs. Ce serait le vertige qui nous prend, Devant l'immensité d'une mer de tuiles Puis un dédale de ruelles fraîches et ombragées Qui semblent jouer à nous perdre. Ce sera une recherche animée dans le silence des murs cuivrés. Un olivier perché dans une tour, feuillage sage, nous parlera de Lucques au passé. C'est Via Del Fosso que nous nous perdrons, dans cette ville encerclée par les murs de l'imaginaire. Ce sera à présent la beauté minérale D'une cité ouverte au frais parfum des fleurs Les murmures assourdis transpirent de ses dalles, Antiques, où sont-ce les statues dont on entend le cœur ?
    16. 16. Ce serait une étreinte de pierre Le regard qui se perd dans celui de l'autre L'amour et la tendresse à l'épreuve de la mort Prisonniers d'une vitre. Ce sera des pièces, des morceaux, des bouts, des bribes, des éclats du passé qu'il faut maintenant conjuguer au présent, pour mieux entendre ce qu'ils ont à nous dire. Ce seront des bijoux finement ornés, Appartenant à des hommes presque oubliés. Ce sera un village fortifié, et à l'entrée, Une antre abritera un inquiétant musée. Ce sera une arche d'une antique civilisation, les visages effacés nous dévisageront. Ce serait Volterra, qui vivra verra. Volte face, me voila nez à nez avec un charmant étrusque. Ce sera comme l'ombre du soir, s'étirant et enveloppant les maisons et les rues.
    17. 17. Ce sera sinueux comme les ruelles, et ouvert, sur la profondeur du vide. Ce serait une longue marche, sans but et sans point de départ dans la tranquillité d'un après- midi. Ce sera une libération que de s'évader Pour découvrir sur ces pavés Une sérénité dans les notes d'une harpe Qui aspire à une envie, qui s'échappe.
    18. 18. Ce serait comme si de Médicis j'avais trouvé mes dix "si"... "Arno" me tiendra le cœur et certaines statues me parleront d'ici. Ce serait un immense édifice qui s'élance Vers le ciel, une certaine idée de la perfection. Et de beaux postérieurs rebondis, En pierre, malheureusement. Ce sera une ville méconnue, si belle que le syndrome de Stendhal a bien failli m’attraper. Ce sera un coin de vie À perte de vue, tableau d'art Un instant véritable, L'envie de tout reconnaître et savoir.
    19. 19. Ce seront des pierres et des lumières, Qui à leur guise font bien des manières. Ce sera la puissance d'une louve sur une bannière Qui nous renvoie longtemps en arrière. Ce sera comme une course de chevaux et de touristes, une place où on retrouvera notre Luppa, l'histoire subsiste. Ce sera comme si la magie d'enfant devenait adulte ailleurs, Comme si une fontaine pouvait nous mouiller le cœur. Ce sera un corps vide mais une âme présente. Ce seraient les ombres et la musique du piétinement agité d'une horde de chevaux sur les pavés.
    20. 20. Ce sera les pieds le cœur lourds. Ce sera comme si cette ville nous avait dévoilé ses secrets. Ce sera un regard, le tout dernier... ce sera un au revoir, le tout premier...
    21. 21. Ce seront des images, des paysages qui défilent dans le mauvais sens, L'envie que le temps s'étire à l'infini, Et une certitude : je reviendrai. Ce sera aussi doux qu'une larme sur une joue, Et un pincement aussi saisissant que déroutant. Par delà les montagnes, les villes et les tremblements des roues, C'est à nouveau notre mer que l'on entend. Ce serait comme si le petit zef avait soufflé pour nous ramener Un battement de cils, nous voila arrivés. Et Brest ressemblerait, nostalgiquement, à l'Italie. Ce serait un retour au réel et à la grisaille.
    22. 22. http://www.i-voix.net/

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