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Communication et bibliothèques hors de nos frontières 2012

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Communication et bibliothèques hors de nos frontières 2012

  1. 1. Communication et bibliothèques : quelques exemples hors de nos frontières.A la demande de bibliothèque(s), je me suis intéressée aux actions de communication menéeshors de nos frontières. Ce ne fut pas si évident. Certes, mes voyages et mes intérêts m’ontamenée à prêter attention à la communication dans chaque pays que je traverse, mais si jerelève régulièrement certaines actions, cest souvent par hasard et au gré des rencontres. Sibien quau moment décrire cet article, je me rends compte que je n’ai pas une vision assezlarge pour pouvoir tenir un véritable discours « scientifique » sur les modèles decommunication en rapport avec des modèles de bibliothèques. Au lieu de cela, je suis doncpartie comme en expédition, de site en site, de contacts en contacts, pour trouver des actionsqui me semblaient intéressantes. Et comme les expéditions ont surtout pour but de nousapprendre sur nous-mêmes, jen viens à me dire quil nous serait nécessaire en France departager nos supports de communication, à la façon du wiki sur Libqual1 ; nous pourrions yvoir évoluer les sujets et les objets de nos communications et à la fin les étudier. En attendantque ceci existe en France et à létranger, voici déjà quelques exemples de communicationsmenées hors de notre territoire, présentées non pas pays par pays mais media par media. Lemédia « dans les pays anglo-saxons, désigne un « véhicule », un « support de lacommunication » »2. Il peut être unilatéral et transmettre une information ou multilatéral etfavoriser ainsi les échanges3. La photographie, la vidéo et les produits dérivés sont les troismédias sélectionnés ici. Dautres médias utilisés en communication seront évoqués en findarticle.La photographie est utilisée par un bon nombre de bibliothèques pour communiquer. Ontrouve ainsi des photographies des espaces, des collections, des bibliothécaires eux-mêmes.Elles sont diffusées :  sur la page daccueil du site web. La bibliothèque universitaire Mohamed Sekkat à Casablanca, Maroc, propose ainsi une visite virtuelle de ses lieux4,  sur les pages Facebook, dans longlet photo, sur le bandeau ou au fil de la timeline. La bibliothèque universitaire et fédérale de Hamburg, Allemagne, valorise ainsi son architecture5,  sur des plateformes de type Flickr. La bibliothèque publique de Sellon, Finlande, y dépose ses albums souvenirs danimations culturelles6.Parmi tous ces usages, assez usuels de la photographie comme objet de communication, labibliothèque universitaire du Vermont, Etats-Unis en a fait un usage particulièrementintéressant. En 2008, pour promouvoir leur service «Ask a librarian», celle-ci a réalisé desphotos de 89 de leurs étudiants, jouant sur un phénomène de société, le "party photophenomenon», qui touche sévèrement les Etats-Unis7 et commence à toucher la France. LeCNIL vient d’ailleurs de lancer une campagne sur le partage via les réseaux sociaux quis’appuie complètement sur ce phénomène8. Ce « Party photo phenomenon » consiste pour les1 http://libqual-fr.pbworks.com/w/page/11288882/communication2 Laurence CORROY, Jacques GONNET, article « Média », in Dictionnaire d’initiation à l’info-com, Libraire Vuibert, 2008, Paris, p 189.3 http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9dia4 http://bums.univcasa.ma/5 http://www.facebook.com/stabihh6 http://www.flickr.com/photos/sellonkirjasto7 Voir lépisode 1.3 de la série Awkward qui en est un exemple type.8 http://www.les-infostrateges.com/actu/12031405/la-cnil-lance-une-campagne-sur-les-dangers-des-reseaux-sociauxRaphaëlle Bats, mars 2012
  2. 2. adolescents à s’immortaliser pendant les fêtes et à en diffuser les images pour prouver etassurer leur popularité ; ils affichent ainsi un rapport au privé bien différent des générationsprécédentes. Très à laise face à lappareil, investis dans la campagne, les étudiants ont été deparfaits modèles et dexcellents relais, via leurs pages Facebook notamment. Ils ont permisune plus large diffusion de la campagne et participé à transmettre un message positif et ouvertsur la bibliothèque9. La photographie pour la bibliothèque joue ainsi un rôle de promotion,d’affichage mais aussi de lien visuel fort avec son public : rappel des bâtiments, desévénements ou des usagers-mêmes. source : article de Benson et Colburn10.La vidéo est aussi un outil de communication largement utilisé par les bibliothèques qui proposent :  les habituelles visites filmées. La bibliothèque publique de Des Plaines, Etats-Unis, a notamment réalisé un parfait exemple de vidéo institutionnelle11,  des vidéos promotionnelles de présentation des services. La bibliothèque publique de Sellon, Finlande, promeut ainsi ses services pour la jeunesse avec une insistance particulière sur ses jeux vidéo12,  des vidéos souvenirs. La bibliothèque publique de New Dehli a ainsi diffusé des vidéos de son inauguration13,  des vidéos instructives et néanmoins amusantes. Les étudiants en sciences de linformation de luniversité de Washington, États-Unis, ont mis en scène et en chanson une introduction à la recherche dinformations14,9 Plus dinformations sur cette campagne via mon blog : http://crieurspublics.blogspot.fr/2011/10/party-photo- phenomenon.html10 Daisy Benson, Selene Colburn, Party photo phenomenon: Students collaborate to promote reference service,Coll. res. libr. news April 2008 69:208-21111 http://www.youtube.com/watch?v=iX0sKP7OJC812 http://www.youtube.com/watch?v=fi04PRji3Bo&list=UUXxG-XmnNe97ZMaHULRwgCw&index=2&feature=plcp)13 http://www.youtube.com/user/delhipubliclibrary14 http://www.youtube.com/watch?v=a_uzUh1VT98
  3. 3. Communication et bibliothèques : quelques exemples hors de nos frontières.  et même des séries vidéo, comme vient de le faire la bibliothèque universitaire de Tsinghua à Pékin15, sur le thème « Tomber amoureux à la bibliothèque ».Quant à l’OBA, à Amsterdam, Pays-Bas, leur démarche est très active et plurielle en matière de vidéo.Au départ, il s’agissait d’enregistrer les rencontres littéraires dans différents lieux de la bibliothèquepour promouvoir à la fois le nouveau bâtiment et les animations culturelles. Plus tard, c’est unevéritable émission politique et culturelle et en live dans la bibliothèque que propose l’OBA (tous lesjours de 19h à 20h sur Radio 516). Aujourd’hui, en plus de cette émission radio, l’OBA propose desvidéos de promotion de ses événements, services et nouveautés présentées sur la page d’accueil de leursite web17. En d’autres termes, la vidéo est à la fois animation, promotion et fil dactualités. Bien sûr,une telle importance donnée à la vidéo a un coût : d’abord en terme de personnel. En effet, pourréaliser ces vidéos, une petite équipe en interne suffit habituellement, mais en revanche, pour de plusgrand événements, il faut près de 15 personnes, avec l’assistance de professionnels. D’autre part, lecoût est également financier ; il varie en fonction de la taille de la vidéo et de l’équipe sans compter lalocation du matériel et la conservation des vidéos qui leur coûte 800 euros mensuellement. Mais lerésultat est là ; ils affichent un site web dynamique qui joue sur l’intérêt du public à visionner decourtes vidéos, sur Youtube notamment. Au final, ils réalisent entre 25 et 35 vidéos par mois,hébergées sur le site de l’OBA et comptent 26.000 visiteurs en 2010 et 37.500 en 2011.Evénementdans l’événement, ils organisent deux soirées live pour tous les lycéens du pays et à cette occasioncomptent 1000 visionneurs et 1000 chargements de vidéo à la demande18.Dernier média de cet article, le produit dérivé, ou goodies, se fait plus rare dans nos bibliothèquesfrançaises, mais pourrait prendre de l’essor, notamment dans les universités. En effet, un certainnombre de celles-ci19 ont ouvert des boutiques en ligne et l’enssib prépare d’ailleurs l’ouverture de lasienne pour 2012. Le produit dérivé peut-être :  distribué gratuitement sur les stands des bibliothèques lors des journées de rentrée,  utilisé dans des campagnes spécifiques. Ainsi les Amis de la bibliothèque de Preston, Royaume-Uni, proposent des t-shirts « Save our six libraries »20,  vendu. La Bibliothèque universitaire de Manoa, Etats-Unis, améliore ainsi son quotidien tout en rendant un service aux étudiants en proposant des articles utiles pour travailler : clé usb, stylos…et des articles plus triviaux (mugs, mini-Darwin) pour ceux qui veulent faire des pauses21.Le produit dérivé peut aussi être plus qu’un rappel du nom de la bibliothèque, il peut être une entrée enmatière pour obtenir des financements. C’est en ce sens, que la bibliothèque universitaire de SantaCruz22, Etats-Unis a produit un très bel objet pour promouvoir et financer sa collection des archivesdes Grateful Dead : un faux disque vinyle qui souvre comme les livres denfants, avec un pop-upfoisonnant de références au groupe et au cœur de tout cela, un disque dur contenant près de 200chansons des Grateful Dead. Certes, ce produit dérivé a dû couter une petite fortune et n’a certes pas15 http://www.youku.com/playlist_show/id_16919888.html16 www.obalive.nl17 http://www.oba.nl/18 Je remercie Rob Visser, responsable des services de la bibliothèque numérique de l’OBA, pour avoir accepté de répondre à mes questions pratiques.19 Pour exemples : l’université Bordeaux 2 Segalen, l’université Sorbonne, l’université Lyon 1….20 http://brentlibraries.wordpress.com/2011/07/04/brent-sos-t-shirts-on-sale-now/21 http://guides.library.manoa.hawaii.edu/content.php?pid=194662&sid=185045922 La bibliothèque : http://library.ucsc.edu/ et les archives des Grateful Dead : http://library.ucsc.edu/gratefuldeadarchive/gda-homeRaphaëlle Bats, mars 2012
  4. 4. été réalisé en interne. Mais le résultat est là ; la bibliothèque a récolté la modique somme de 1 379 674dollars de donation. Il est intéressant de noter que la campagne joue sur la notion de don/cadeau : donde la collection à la bibliothèque, don de ce bel objet aux financeurs pressentis, et finalement don desentreprises ou personnes influentes à la bibliothèque. Peut-être en effet est-il plus facile de convaincrede donner quand on a un objet en main, plutôt que sur des affiches et autres documents decommunication. Cette campagne a reçu le prix John Cotton Dana Library Public Relations, décernépar lALA chaque année depuis 194623.D’autres medias auraient mérités d’être abordés : les évènements qui participent à la promotion de labibliothèque (La New York Public Library organise des manifestives24 pour alerter sur sa situationbudgétaire, public et médias25), les échanges de type conversationnels qui permettent une réelleinteraction avec le public (La bibliothèque Mohamed Sekkat26, à Casablanca, et la bibliothèqueuniversitaire et fédérale de Hamburg27 réussissent ainsi à enclencher de véritables échanges sur leurspages Facebook), les textes, portés par les blogs, les courriels ou les lettres d’information quiparticipent à une information détaillée et précise sur la bibliothèque... Il y aurait tant d’actions àévoquer. Malgré laspect succinct de cet article, jespère que vous trouverez dans ces quelquesréférences de quoi inspirer vos prochaines actions de communication.23 Plus d’informations sur cette campagne, via mon blog : http://crieurspublics.blogspot.fr/2011/11/chaque- annee-depuis-1946-lala-american.html24 Manifestation déguisée, accompagnée de musique…dont le mot d’ordre est faisons de cet événement une fête.25 voir article grassroots advocacy, putting yourself out there, Lauren comito, Aliqae geraci, cristian Zabriskie, American libraries, nov-dec 2011, p 34-3626 http://www.facebook.com/pages/Biblioth%C3%A8que-Universitaire-Mohamed-Sekkat/11068790232821327 http://www.facebook.com/stabihh

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