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La constitution, l'animation et la fidélisation
de communautés en ligne
dédiées aux initiatives citoyennes
Le Sommaire Page
Nicolas Lemonnier, fondateur du Run Eco
Team
Propos
recueillis par
Alice Menecier
3
https://twitter.com/runecoteam https://www.facebook.com/groups/466204943566316
Fabien Robert, association Combactive
Propos
recueillis par
Anaïs Schmitt
6
Laurence Lafarge, présidente de l’association
KelleFabrik
Propos
recueillis par
Jessica
Gérard
8
https://twitter.com/KelleFabriK https://www.facebook.com/KelleFabriK
Claire Mongeot, fondatrice de l’association
Ani’nomade
Propos
recueillis par
Léa Kehlaoui
11
https://fr-fr.facebook.com/associationaninomade
Marine Chaponnois, CM d’ORE
Propos
recueillis par
Olivier
Koenen
13
https://twitter.com/associationore https://fr-fr.facebook.com/AssociationORE
Emilie Gigoux, association Coup d’Pouce
Propos
recueillis par
Lise Lercier
16
https://twitter.com/assocoupdpouce https://www.facebook.com/Coupdepoucepourlavie
Maelyne Joibois, co-fondatrice de la
plateforme Youth Movement
Propos
recueillis par
Reine
Ombiono
18
https://www.facebook.com/Youth-Movement-1136369536374754
Interview de Nicolas Lemonnier :
Fondateur du RUN ECO TEAM
Être community manager dans les organisations citoyennes
groupe sur Facebook afin de pouvoir rassembler les
personnes sensibles à la protection de l’environne-
ment et intéressées par ce concept. L’objectif était
d’organiser ensemble des sorties running et parta-
ger les photos des déchets
ramassés.
La page Facebook a été créée le 5 janvier 2016. Très
rapidement elle a attiré beaucoup de personnes.
Nous avons ensuite créé l’association le 3 février
2016 qui nous permet de vendre des T-shirts et des
stickers RUN ECO TEAM.
Ces ventes de T-Shirt et de stickers ont deux rôles
importants : Communiquer sur notre initiative et
financer du matériel de running pour les personnes
en difficulté. Tous les bénéfices des ventes
R : Je me suis remis à courir il y a 1 an et
demi lorsque j’ai appris avec ma femme
que nous allions avoir un bébé.
Au fur et mesure de mes sorties running,
j’ai pu observer des quantités de déchets
de plus en plus importantes, je me suis
donc mis à les ramasser.
J’ai commencé par ramasser un paquet
de cigarettes, l’ai pris en photo et l’ai
postée sur Facebook. Je me suis rendu
compte que très vite, les photos des
déchets que je ramassais lors de mes
sorties running suscitaient beaucoup de
réactions.
Il m’est alors venue l’idée de créer un
R : Mon objectif est de rassembler le plus de
personnes possible tout en gardant les 2 valeurs
de base :
Q : Quel(s) objectif(s) poursuivez-vous à travers
ce groupe exactement ?
Q : Pouvez-vous me présenter votre
initiative ? D’où vous est venue l’idée de ce
concept ?
permettent d’envoyer en France et à l’étranger du
matériel de running pour les personnes dans le
besoin.
Le 14 juillet 2016, j’ai été contacté par Facebook
pour en savoir plus sur ce concept et ce qui m’a
amené à créer ce groupe. C’est là que Mark
Zuckerberg et son équipe se sont proposés pour
tourner un court métrage de présentation le 2
décembre 2016 à Nantes.
Être community manager dans les organisations citoyennes
R : Depuis que j’ai créé le groupe, des personnes
m’accompagnent dans la progression de cette
communauté.
Elles connaissent exactement les valeurs que le
groupe veut transmettre et partager. Ce sont en
partie des connaissances et des amis. Certains
d’entre eux sont administrateurs de la page.
Ces personnes m’aident et m’épaulent au quotidien
dans divers tâches :
gestion de l’affluence des membres du groupe,
organisation et gestion des événements : les
sorties run eco team, création et gestion du site
internet,
comptabilité de l’association, …
Le nombre de membres du groupe est passé de
1000 à 14 000 personnes en deux semaines. À ce
moment-là, la gestion s’est faite assez naturelle-
ment puisque chacun avait son rôle déjà bien défini
depuis la création de la page.
La seule différence s’est observée sur le nombre
de publications de ramassage des déchets qui a
explosé depuis le milieu du mois de décembre
2016.
Ma relation avec les membres du groupe repose
simplement sur le partage et la défense de valeurs
communes.
Il y a des personnes qui vont organiser et prendre
des décisions toujours en accord avec l’ensemble
des membres du groupe. Cela permet de travailler
Q : Quel est votre parcours professionnel ?
Q : Aujourd’hui, quelle relation pensez-vous
avoir avec les personnes engagées au sein de
votre groupe sur Facebook ?
Q : Vous avez été propulsé à la tête d’une com-
munauté de plus de 14 000 personnes en très
peu de temps, comment avez-vous géré dans
l’urgence votre rôle d’animateur de commu-
nauté ?
la passion pour le sport et la préservation de
l’environnement.
Si beaucoup de personnes ramassent des déchets,
indirectement, nous sensibiliserons d’autres à ne
pas en jeter.
Je suis ostéopathe en libéral pour sportifs de haut
niveau.
La stratégie est déjà en place. Elle se fait tous les
jours par les personnes compétentes définies.
Chacune a un rôle bien précis comme je le présen-
tais précédemment.
L’enjeu est bien réel puisqu’il s’agit de la protec-
tion de notre planète. Or pour mener à bien l’initia-
tive je pense qu’il suffit de protéger ce que l’on
souhaite faire et garder la même inspiration.
Les membres n’ont aucune obligation de courir 5
fois par semaine. Ils le font s'ils le souhaitent.
Il n’y a aucune pression et obligation à la réalisa-
tion de l’initiative puisqu’elle se fait au bon vouloir
des gens.
La seule contrainte que j’impose dans le dévelop-
pement de cette initiative est de garder les mêmes
valeurs de base.
Je ne souhaite pas que ce concept soit lié à des
positions politiques ou encore à des marques
voulant renforcer leur image commerciale.
Q : Envisagez-vous de mettre en place une
stratégie afin d’optimiser la gestion de cette
communauté ?
Pas du tout.
Q : Utilisez-vous des outils en ligne pour
gérer ce groupe ? (analyse des fans les +
actifs, hootsuite, … )
R : Je suis ostéopathe en libéral pour sportifs de
haut niveau.
Être community manager dans les organisations citoyennes
Q : Avez-vous des astuces de fidélisation des
personnes engagées sur votre groupe ?
Non car le but n’est pas que les membres de
l’association soient des clients.
Je ne cherche pas à les fidéliser. La participation à
l’initiative est très libre, il n’y a aucune obligation.
La communauté rassemble des personnes qui
courent et d’autres pas, mais tout de même
sensibles à la protection de la planète.
Le ramassage des déchets se fait aussi bien en
randonnée qu’en course à pied.
Je souhaite juste que nous ayons un même état
d’esprit et partager les mêmes valeurs.
Cela nous permet de faire des sorties runnings
ensemble, évènements de partage et de conviviali-
té.
tous ensemble, d’avoir une même ligne directrice
sans se disperser.
Rejoignez la Run Eco Team
dès maintenant !
https://www.facebook.com/groups/466204943566316/
Interview de Fabien Robert :
ASSOCIATION COMBACTIVE
Être community manager dans les organisations citoyennes
Depuis 2011 nous avons revu notre positionnement
en ayant une approche différente du public. Càd
que l'association apporte de l'information, mais de
manière pédagogique, en laissant le temps à
chacun d'évoluer vers une prise de conscience en
faveur du respect des animaux.
À ce jour, nous organisons des transports en auto-
car pour nous rendre sur les manifestations
partout en France. - Nous récupérons et redistri-
buons de la nourriture pour les propriétaires
d'animaux dans le besoin. - Nous faisons des cam-
pagnes de stérilisation de chats errants. - Nous
avons un service restauration grâce auquel nous
faisons découvrir l'alimentation végétale ou autre-
nommée "Vegan" (par exemple buffet de 300
personnes pour les assises des associations avec
la ville de Dijon) ; cela fait partie de la pédagogie
que nous mettons en place concernant le
traitement des animaux qui partent à l'abattoir. -Et
le dernier gros point, notre service juridique avec
des affaires de maltraitance chiens, chats,
chevaux et notre plus grosse affaire : un élevage
de visons près de Besançon pour lequel nous
avons permis de faire condamner l'éleveur à 1 an
de prison ferme.
R : Fabien ROBERT président de Combac-
tive depuis 2010. L'association entre
2008 (année de création) et 2010 réali-
sait des stands d'info "chocs" au
centre-ville de Dijon. Il y a eu 4 succes-
sions de présidence en 2 ans et ce genre
d'actions ne portait pas les fruits
escomptés... .
Q : Qui êtes-vous ?
Être community manager dans les organisations citoyennes
R : Pour relayer nos actions, trouver de nouveaux
adhérents et militants.
R : Relation de partage, mais par manque de temps
nous passons à côté de beaucoup de vues.
R : BTS force de vente
Q : Pourquoi avoir créé une page Facebook ?
Q : Quel a été votre parcours ?
R : Dernièrement nous avons tenté l'achat de spots
publicitaires. Quotidiennement nous relayons nos
actions, informons de ce qui se passe dans le
monde de la protection animale.
Q : Quelles sont vos missions quotidennes et
les outils que vous utilisez pour animer votre
communauté en ligne ?
R : Nous sommes 2, + tous les relais qui nous
connaissent
Q : Y a-t-il d'autres personnes que vous en
charge de la page Facebook ?
R : Avoir un maximum de visibilité.
Q : Quels sont vos objectifs vis-à-vis de la
création de cette page Facebook ?
Q : Quelles relations entretenez-vous avec vos
fans ?
R : pour l'association (toutes nos actions ainsi que
notre boutique en ligne y sont stipulées).
Q : Quelle utilisation faites-vous des réseaux
sociaux dans le cadre professionnel ?
R : Nous sommes loin d'être de grands spécia-
listes de FB, ne maitrisons quasiment pas Twitter
et malheureusement n'avons même pas de compte
instagram
Nous cherchons donc des bénévoles compétents,
pour nous soutenir.
Q : Avez- vous des astuces pour fidéliser vos
fans ?
Interview de Laurence Lafarge:
PRESIDENTE DE L’ASSOCIATION
KELLE FABRIK
Être community manager dans les organisations citoyennes
outils de veille (Netvibes) et gestion documentaire
(Evernote), et tous les outils de gestion de l'infor-
mation type bureautique, plus la mise à jour des
sites internet de temps en temps, sont utilisés au
quotidien.
Je suis Laurence Berthoud-
Lafarge, présidente de l'associa-
tion et responsable de la commu-
nication. Kelle Fabric est un fablab
qui a été créé en 2012. C’est un lieu
où l’on va mettre à disposition des
gens, avant tout une communauté
de personnes, et les mettre en lien
sur des projets qu’ils amènent.
La gestion de la communauté est répartie sur
plusieurs personnes. On est 4 à être actifs quoti-
diennement. D’autres sont administrateurs des
comptes Facebook et Twitter mais publient moins
régulièrement. Il y a l’animation de la communauté
du fablab en lui-même et la communication
Q : Quels outils utilisez-vous dans le cadre de
vos missions quotidiennes ?
Q : Quelle est la place du community mana-
gement dans l’association ? Comment est-il
intégré ?
Q : Tout d’abord pouvez-vous
vous présenter ainsi que les
missions que vous effectuez au
sein de KelleFabric?
Le lieu et la communauté sont à disposition ainsi
que les machines de conception numérique, de
manière à ce que les gens puissent développer leur
projet et partager ensemble leurs connaissances
et leurs compétences. On est vraiment dans la
notion d’intelligence collective.
Pour faire vivre la communauté, les réseaux
sociaux et internet ont une place primordiale. A la
création du projet, nous avons créé une page Face-
book. Ensuite, on a investi d’autres média sociaux
(twitter, Linkedin, et moins souvent Instagram,
Pinterest et ScoopIt). En parallèle , les mails, les
Réalisé par Jessica Gérard
Être community manager dans les organisations citoyennes
C'est exactement la même chose , tout doit être
maîtrisé et préparé. On ne mise pas sur un objectif
de fréquence mais plutôt sur un objectif de conte-
nu, puisqu’il faut savoir communiquer sur les
évènements qu’on a fait et qu’on va faire, sur notre
participation à des évènements organisés par les
institutionnels et qu’on fasse aussi de la veille et
de la transmission de veille par rapport aux tech-
nologies qu’on a ici. On est sur des technologies
que les gens ne peuvent pas avoir chez eux, il faut
donc leur montrer et leur expliquer notre activité
et les évolutions qui peut y avoir. Il y a aussi la
partie connexion au réseau national et internatio-
nal des fablabs car on fait partie de ce réseau et il
faut savoir le faire vivre à travers nos publications
et les informations qu’on va pouvoir transmettre.
La différence avec une entreprise c’est que nous
ne sommes pas dans une démarche de placement
de produits ou de services, notre but est de mon-
trer aux gens qu’ils peuvent créer des choses et
être portés dans leur projet par la communauté.
externe, où j’interviens directement. La communi-
cation est encore balbutiante et très « politique »
, tout doit être maîtrisé. C'est pour cela que je ne
peux pas confier ce rôle et notamment la ligne
éditoriale, à quelqu'un d'autre pour l’instant.
Parallèlement Cindy, en service civique, effectue
des publications sur Facebook notamment en ce
qui concerne les ateliers organisés dans nos
locaux. Elle a également proposé l’idée de créer un
compte Instagram. Fiona, une bénévole, commence
à écrire des articles pour le site internet.
Q : On imagine que les objectifs du community
management ne sont pas les mêmes pour une
association que pour une entreprise ou une
marque. Quels sont-ils selon vous?
Q : Y a-t-il une part d’achat média dans votre
stratégie de community management, ou
est-ce utilisé ponctuellement voire pas du tout
?
Quand on fait une publication sur Facebook, on
s’aperçoit qu’à peine 20% des gens la voit. On a
beau avoir pas mal de fans, statistiquement il ne se
passe pas grand chose. Etant donné qu’on mise
beaucoup sur le local, Facebook est un outil impor-
tant puisqu’il nous permet de cibler une publicité
quand on fait un évènement avec des gens qui
habitent en Bourgogne. Ca engendre plus d’impact,
beaucoup de gens ont entendu parler de nous, qui
ont vu passer des publications, qui savent ce qu’on
fait, qui nous suivent même si ils ne sont jamais
venus dans nos locaux. Donc pour nous, ça nous
permet de montrer que le fablab est accessible à
tout le monde. En postant par exemple des photos
d’enfants ou de personnes âgées, les gens peuvent
plus facilement s’identifier et se dire ‘c’est
peut-être pour moi’. Le fablab est encore perçu
comme un endroit élitiste pour geeks technophiles
et ce n’est pas forcément le cas.
Q : Est-ce que vous pouvez me donner quelques
trucs et astuces que vous utilisez sur Facebook
pour crer de l’engagement (fréquence de publi-
cations, type de contenus, utilisation pro/per-
so, relation avec les fans) ?
Avec Facebook, l’intérêt c’est vraiment le côté
local qui est super intéressant. Il y a aussi la partie
réseau national et international puisque ça nous
permet d’être en lien avec les autres fablabs. On a
notamment un groupe privé ,Le réseau français
des fablabs, qui nous permet de communiquer
directement même si on a d’autres moyens de
communiquer comme Mattermost, beaucoup plus
puissant et ouvert. Normalement, on s’est fixé à 2
publications par jour. C’est plus ou moins atteint.
Être community manager dans les organisations citoyennes
On a un compte Twitter qui est assez actif et un
compte Instagram va bientôt être créé. Les photos
sur Facebook plusieurs fois par jour ce n’est pas
gérable .Il est donc préférable de privilégier une
plateforme sociale dédiée à ce format. On avait un
compte ScoopIt auparavant qui nous permettait
d’alimenter le blog qu’on tenait, mais il a été
supprimé au profit d’un site internet sous
Wordpress, encore en construction.
Q: En plus de Facebook, l’association est-elle
présente sur d’autres réseaux sociaux ? Si non,
envisagez-vous d’élargir votre utilisation de ces
derniers pour mettre en avant votre actualité et
recruter de nouveaux membres?
Après, si on en met trop de toute façon elles ne
sont pas vues, donc ça ne sert à rien. Créer un
évènement pour ne pas mettre d’invités et ne pas
le diffuser, ça n’a aucun intérêt. Ca fait partie des
choses à savoir maitriser, c’est vrai qu’entre
gérer un profil perso et une page pro, c’est com-
plètement différent. Je fais aussi appel aux
influenceurs que je connais et qui, sur demande,
poussent nos événements ou nos publications.
Quand j’utilise les publicités payantes Facebook,
j’effectue une surveillance aussitôt après pour
voir le taux d’engagement et voir si c’est utile.
Q: Aujourd’hui, pour une association, est-il
indispensable d’investir les médias sociaux ?
Ca fait partie de notre ADN, si on n’était pas
présents sur les réseaux sociaux on n’existerait
pas. Notre première communauté de base, notre
noyau, ce sont quand même des technophiles, une
communauté réseau. En temps normal, le réseau
des fablabs se fait énormément sur les wiki, mais
nous n’en avons pas encore, ça reste compliqué
pour moi.
https://twitter.com/KelleFabriK
https://www.facebook.com/KelleFabriK/?fref=ts
https://kellefabrik.wordpress.com
Retrouvez-les sur:
Interview de Claire Mongeot :
Fondatrice de l’association Ani’nomade
Être community manager dans les organisations citoyennes
déplacions donc avec une vingtaine d’animaux
pour proposer aux résidents de prendre soin des
animaux, les nourrir, les brosser...
Cette association a commencé avec beaucoup de
difficultés : pas de financement, peu de crédibilité
(méthode peu connue), … mais finalement l’équipe
bénévole a continué son projet pour arriver à ce
jour à:
- 62 bénévoles
- 850 établissements en contrat à l’année
- 110 animaux
- soutien financier (mairie, conseil général,
fondation, club service, …)
- de nouveaux projets : création d’une structure
d’accueil, éveil à l’environnement...
L’association a vu le jour en juin
2010 grâce à une petite équipe de
bénévoles motivés par ce projet.
En effet nous travaillons avec des
publics en situation de handicap
lourd (grave maladie, hospitalisa-
tion lourde, polyhandicapés, …). La
difficulté pour ces publics étaient
qu’ils ne pouvaient pas se déplacer
dans d’autres structures (trop
fatigables, structures non adap-
tées, …). Face à ce constat, nous
avons donc décidé de proposer
nos activités directement dans
leur structure. Nous nous
Ani’Nomade est une équipe d’intervenants en
médiation animale, tous diplômés, qui pratique des
activités d’animation et/ou de thérapie associant
des animaux familiers, en direction des publics en
situation de dépendance. Nous travaillons sur la
base de la zoothérapie définie comme thérapie à
médiation qui permet avec des animaux spécifi-
quement éduqués, de maintenir ou d’améliorer un
état de bien-être physique , mental et social. Cette
association a pour finalité de venir en aide aux
personnes en souffrance, en situation d’isolement
ou exclues, par la mise à disposition d’animaux
comme médiateurs et facilitateurs thérapeutiques
en vue d’une meilleure autonomie, de favoriser le
Q : Pouvez-vous nous décrire votre association ?
Q : Quand avez-vous créé votre association ?
Nous publions 2 à 3 fois par semaine, vous savez
avec un quotidien tel que le nôtre, il se passe
toujours quelque chose ici
Être community manager dans les organisations citoyennes
2 responsables sur les réseaux sociaux plus une
personne pour le site internet.
était compliqué. Nous avons fait le choix de n’en
utiliser qu’un mais correctement et régulière-
ment. Nous avons essayé Twitter jusqu’à 2013 mais
nous n'arrivons pas à être régulier dans les publi-
cations.
lien social ou d’apporter du soutien psychologique,
mais également la restauration de l’estime de soi
dans le but de favoriser une
insertion/réinsertion qu’elle soit sociale ou
professionnelle. Afin de favoriser le vivre
ensemble, de développer du lien social et de l’inte-
raction entre les participants, nous organisons
des séances ludiques de thérapie à médiation par
l’animal au service des personnes (Centres
sociaux, Maisons de retraite, Centres de loisirs..).
Nous avons remarqué que les photos de notre
quotidien sont beaucoup plus aimées que des
informations. Les gens veulent voir des animaux,
les nouveautés, les bébés...
Q : Combien de personnes s’occupent des
réseaux sociaux dans votre association ?
Q : Quelles publications marchent le plus et
quelles sont celles qui fonctionnent moins
(j’aime, commentaires, impressions) ?
Savez-vous d’où cela peut venir ?
Q : Y a-t-il une personne en charge des
réseaux sociaux ou est-ce fait lorsque vous
avez du temps libre ?
Une chargée de communication qui gère la régula-
rité et une personne sur le terrain qui donne les
informations / photos / événements …
Q : Votre page Facebook a été créée en février
2016. A-t-elle été créée car aucune page n’
existait ou était-ce pour remplacer une
ancienne page ? Si une ancienne page existait
pourquoi cette nouvelle page ?
Nous avons souhaité devenir une page car aupara-
vant nous avions un profil, nous avons trouvé cela
plus judicieux de devenir une page de communauté
pour donner des informations, les horaires,
prendre les avis, …
Q : Pourquoi privilégiez-vous Facebook à
Twitter ?
Les personnes qui gèrent les réseaux sociaux
n’aiment pas trop Twitter et multiplier les comptes
Q : Publiez-vous seulement lorsque quelque
chose vous semble important à communiquer
avec vos abonnés ou au contraire, faites-vous
des recherches approfondies pour trouver du
contenu et publier régulièrement ?
Nous publions 2 à 3 fois par semaine, vous savez
avec un quotidien tel que le nôtre, il se passe
toujours quelque chose ici
Q : Envisagez-vous de créer des comptes sur
d’autres réseaux sociaux comme Instagram
ou YouTube ? Pourquoi ?
Pas actuellement. Nous sommes avant tout des
éducateurs spécialisés. Notre métier est d’être au
contact du public. Même si je sais que c’est impor-
tant, il est difficile de rester derrière un ordina-
teur ou penser à prendre des photos...
Q : Utilisez-vous des outils particuliers pour
gérer vos réseaux sociaux ?
Non aucun
Interview de Marine Champonnois :
COMMUNITY MANAGER D’ORE
Être community manager dans les organisations citoyennes
R : Nous commençons par regarder s’il y a eu des
interactions avec les utilisateurs. Ensuite, si nous
devons communiquer sur un évènement ou par
exemple montrer ce que l’on a fait lors d’une
activité avec des parents et des enfants, nous
postons des photos. C’est un peu ça notre travail
quotidien.
activité avec des parents et des enfants, nous
postons des photos. C’est un peu ça notre travail
quotidien.
L’association ORE est une associa-
tion de soutien scolaire, d’aide aux
devoirs personnels, de stages de
révisions ou encore de cours
d’arabe. Elle fut créée en 1994 à
Quetigny et pour encadrer ses
activités, l’association peut compter
sur des professeurs, des bénévoles
ou encore des étudiants. Je suis allé
interviewer Marie, jeune étudiante
qui travaille à l’association, et qui
gère en partie les réseaux sociaux
de celle-ci, pour lui demander com-
ment elle constitue, anime et fidélise
sa communauté en ligne.
Contacter les parents, en toucher un maximum.
Lorsque nous faisons les stages de révisions pour
les jeunes, notre but avec Facebook est de toucher
le maximum de parents possibles, avant l’opéra-
tion. De ça dépend le déroulement de l’opération.
Et après l’opération, il est important de communi-
quer sur ce que l’on a fait. On fait ça aussi pour que
les financeurs de l’association voient ce qu’on fait,
pour que la ville voit ce qui se passe à
Q : En quoi consiste le travail quotidien de
Community Manager ?
Quels sont les objectifs de l’association sur les
réseaux sociaux ?
Quels outils utilisez-vous ?
Nous commençons par regarder s’il y a eu des
interactions avec les utilisateurs. Ensuite, si nous
devons communiquer sur un évènement ou par
exemple montrer ce que l’on a fait lors d’une
Être community manager dans les organisations citoyennes
On aime bien faire des affiches. On les voit bien,
elles sont assez pertinentes. On essaye de faire de
plus en plus des affiches les plus belles possible
pour qu’on se rende compte que c’est important.
Quand on les distribue aux jeunes, il faut que ça
tape à l’œil.
que je voulais faire ! Voilà comment je me suis
retrouvée ici. Je n’ai pas du tout suivi de formation
pour devenir community manager !
ORE ! Et aussi pour qu’on puisse voir ce qu’on fait
de l’argent public… Il y a les élus aussi ! Nous avons
souvent des likes ou commentaires des élus, qui
regardent peut être même plus les posts Facebook
que les bilans que nous leur envoyons après l’acti-
vité.
On a un peu de contact avec les jeunes. On leur
montre les photos qu’on a prises d’eux lors des
activités, ils aiment bien. On fait aussi des vidéos
maintenant et on les publie ensuite sur Facebook
pour que les jeunes commentent. Je pense que
parfois c’est eux qui utilisent le compte de leurs
parents pour liker ou regarder les post et les
photos.
Y a-t-il des « opérations spéciales » que vous
mettez en place lorsque vous voulez communi-
quer sur un évènement important ?
Rencontrez-vous des échecs à ce niveau ?
J’ai bien envie de parler de Snapchat ! Il n’y a pas
encore beaucoup d’utilisateurs et c’est essentiel-
lement le même public que Facebook. L’impact de
Facebook surpasse largement Snapchat actuelle-
ment. Facebook touche plus les parents et les élus,
une tranche d’âge moyenne ou âgée, alors que
Snapchat est plus utilisé par les jeunes. Peut-être
qu’il faut laisser le temps pour que Snapchat s’ins-
talle, nous l’avons lancé il y a quelques mois alors
que la page Facebook existe depuis 5 ans mainte-
nant. On s’attendait à plus d’impact pour ce réseau
social à la mode. Mais on sait qu’on a un Facebook
qui marche bien.
Quelles ont été vos études, votre parcours
pour exercer cette activité ?
J’ai fait un Bac S au lycée Carnot à Dijon. L’année
dernière, j’ai fait une prépa orthophoniste. Par le
bouche à oreille, j’ai entendu parler de l’associa-
tion d’ORE. Je trouvais que c’était en lien avec ce
Quelle est la relation que vous entretenez
avec les utilisateurs ?
Avez-vous des astuces de fidélisation ? Pour
recruter des fans.
Toujours les photos. On sait que les jeunes vont
forcément aller les voir. On essaye de faire un post
par semaine pour les tenir au courant. Pour le «
recrutement des fans », je pense que ça se fait
plutôt naturellement. Les nouveaux apprennent
par eux mêmes que la page Facebook existe, et
nous le montrons également sur les affiches, les
banderoles et aussi sur le site. Nous envoyons
parfois des mails pour inviter les personnes adhé-
rant à l’association à liker nos réseaux sociaux.
Pensez-vous que les réseaux sociaux ont un
réel impact sur la communication de l’asso-
ciation ou avez-vous d’autres moyens ?
Je pense que les réseaux passent quand même
après les mails dans notre association, mais bien
sur Facebook nous aide beaucoup. Les sms et
appels aussi. Mais on n’oublie jamais Facebook, on
n’oublie jamais d’y publier les informations.
Être community manager dans les organisations citoyennes
Pas vraiment. Si on fait un réseau social on peut
aussi faire les autres ! On y publie les mêmes
choses, on ne fait pas de publications spécifiques
pour chaque réseau social. C’est une perte de
temps pour nous et pas d’une très grande utilité.
La stratégie est uniforme !
L’arrivée de nouveaux réseaux comme
Snapchat a-t-il changé votre méthode de
travail ?
Une dernière question, est-ce que vous
utilisez personnellement les réseaux sociaux
?
Moi oui, c’est presque tous les réseaux sociaux !
Facebook, Snapchat, Twitter, Instagram, je les
utilise au quotidien !
Interview de Emilie Gigoux
- association Coup d’Pouce
Être community manager dans les organisations citoyennes
- D’améliorer les conditions de vie des enfants
malades à l’hôpital (mise à disposition dans la
chambre de TV, Playstation + jeux, ordinateur, Wifi,
Meuble, un lit accompagnant pour qu’un des
parents puisse dormir à ses côtés) et à domicile
matériellement ou financièrement.
- Organiser des événements (sportif, culturel,
voyage… ) tout au long de l’année pour leur faire
oublier la maladie le temps d’un instant, d’une
soirée, d’un jour, d’une semaine...
- Apporter un soutien aux familles (création d’une
salle des parents (cuisine) pour se sentir « comme
à la maison », mise à disposition d’une machine à
laver et sèche-linge
- Représenter les familles face aux différents
organismes.
- Aider la recherche médicale
Je m’appelle Emilie Gigoux.
Nous sommes 2 infirmières.
Q : Combien de personnes s’occupent des
réseaux sociaux dans votre association ?
Q : Qui êtes-vous ?
Q : Que faites-vous ?
Je suis Infirmière en Hématologie
Oncologie Pédiatrique.
Q : Pouvez-vous nous décrire
votre association ?
C’est une association venant en
aide aux enfants et leurs familles
en Bourgogne.Elle a été créée en
2001 par plusieurs parents
d’enfants malades. Le Président
est forcément un parent d’enfant
malade.
Elle a pour but :
Q : Que vous a apporté la création de page
Facebook et Twitter depuis 2015 ?
Une certaine visibilité se faire connaître, pouvoir
informer les parents et enfants des différentes
manifestations à venir, partager des photos, mon-
trer aux différents donateurs les actions menées,
remercier toutes les personnes nous aidant à
faire rêver les enfants.
Être community manager dans les organisations citoyennes
Les publications qui marchent le plus : les publica-
tions pendant les fêtes de fin d’année, carnaval,
avec des sportifs ou artistes, les photos des tous
petits.
Les publications qui marchent le moins : les
remerciements aux personnes moins connues
Non je ne connais pas.
Q : Quelles publications marchent le plus et
quelles sont celles qui marchent le moins ?
Savez- vous d’où cela peut venir ?
Q : Utilisez-vous des outils pour gérer vos
réseaux sociaux et/ou programmer des publi-
cations ? (Hootsuite, Tweetdeck)
Q : Publiez-vous seulement lorsque quelque
chose vous semble important à communiquer
à vos abonnés ou au contraire, faites-vous des
recherches approfondies pour trouver du
contenu et publier régulièrement ?
Je partage des publications quand cela me semble
intéressant, important. Je publie des
remerciements, les différentes actions menées ;
crée des événements.
Q : Pourquoi avez-vous choisi Facebook pour
publier toutes vos actualités et pas Instagram ?
Je publie des photos avec des textes, Facebook me
semble donc plus approprié. Surtout que Facebook
est utilisé par un grand nombre de personnes.
Q : Vos publications ciblent-elles un public en
particulier ? (âge, sexe…)
Non, elles concernent tout le monde.
Q : Quels sont les objectifs que vous souhaite-
riez atteindre via les réseaux sociaux ?
Nous souhaiterions augmenter les donations, nos
actions, donner envie à des personnes de nous
rejoindre dans notre famille de bénévoles.
Interview de Maelyne Jolibois
Community manager pour Youth Movement
Être community manager dans les organisations citoyennes
Youth Movement est une plateforme créée en janvier 2015,
dans le but de gérer la communication et la logistique de
certains évènements organisés pour les jeunes chrétiens.
Le but est de répondre aux besoins des différents groupes
qui nous contactent. Nous apportons notre aide dans la
création d’identité visuelle, la construction et la mise en
route de stratégie de communication, la recherche de
partenariats, la promotion et l’organisation d’événement
Cette plateforme est née du désir de fédérer la jeunesse
chrétienne et de leur donner accès à une multitude de
services afin de les soutenir dans leurs projets. A long
terme, Youth Movement se dirige vers le mentorat.
R: Bonjour, je m’appelle Maelyne
Jolibois. J’ai 21 ans et je suis en
2ème année Info com Métiers du
Livre et du Patrimoine à l’IUT de
Dijon. Je suis la fondatrice de la
plate-forme Youth Movement.
R: Dans le cadre personnel. Bien sûr des relations
professionnelles vont être créées mais le but
n’est pas d’en faire mon métier ni ma source de
revenu. D’autre part, à travers Youth je développe
des compétences utiles pour mon projet profes-
sionnel.
Q : Justement, Youth Movement ,
qu’est-ce-que c’est ?
Q : Dans quel cadre es-tu investie au sein de
Youth Movement ?
Q : Bonjour Maelyne, peux-tu nous
dire en quelques mots qui tu es ?
Q : Quel est ton parcours ?
R: J’ai un Baccalauréat Littéraire et j’ai fait une
année de DUT ( Diplôme Universitaire de Technolo-
gie) Métiers du Multimédia et de l’Internet (MMI).
Être community manager dans les organisations citoyennes
R: Facebook est un des outils de communication les
plus importants et le plus simple à utiliser de nos
jours. Tout le monde utilise Facebook. A travers ce
réseau nous voulons faire connaître Youth au
maximum de jeunes possibles. On ne veut pas que
les gens nous aiment, mais qu’ils puissent être au
contact des encouragements, des informations
nécessaires à leurs projets et qu’ils puissent
grandir à travers nos publications.
Je me suis ensuite redirigée vers un DUT Info-com
où je suis actuellement en deuxième année. En plus
de mes stages scolaires, j’ai été technicienne
réseau pour l’opérateur mobile SFR. Je souhaite
exercer le métier de webmaster en bibliothèque.
R: Youth Movement s’adresse à des jeunes
ordinaires qui ont des projets extraordinaires.
Notre créneau c’est de faire participer les jeunes.
C’est au travers d’évènements, de visuels que
notre fidélisation se fait. Le contact physique est
aussi important pour nous. Mais surtout, de la
façon dont je suis sur mon profil personnel, c’est
de la même façon que je m’adresse à la commu-
nauté Facebook
Q : Pourquoi Youth Movement a choisi d’être
présent sur Facebook et quels sont les objec-
tifs que vous souhaitez atteindre à travers ce
média social ?
Q : En tant que Community Manager (béné-
vole) pour Youth Movement, quelles sont tes
missions quotidiennes ?
Nous sommes une équipe en construction, donc
pour l’instant je gère “seule” l’animation de la page
Facebook de Youth. Deux fois par semaine je fais
une publication sur la page : photo, vidéo, message
d’encouragement, invitation aux évènements,
partage de post et d’évènement. Toutes les deux
semaines je change la photo de couverture de la
page pour garder un certain dynamisme.
Je conçois également des campagnes de commu-
nication pour promouvoir les jeunes et leurs
talents. En ce moment, je publie tous les jeudi un
profil (page Facebook, site web, blog…) pour
présenter ce qu’il fait : c’est la campagne AYWAYD
(And You What Are You Doing = Et toi qu’est-ce que
tu sais faire). Le mercredi je fais une publication
pour rappeler l'intérêt de la campagne.
Q : Quelles sont les ressources que tu utilises
pour alimenter ta page et maintenir le lien
avec les abonnés ?
R: J’utilise des photos et des vidéos prises et/ou
retouchées par les jeunes qui adhèrent à la plate-
forme, ou par moi même. Je relaie les informa-
tions et les évènements à venir d’autres pages, qui
pourraient intéresser les abonnés.
Q : Lors d'événements spéciaux comment
gères-tu ta communication ?
R: J’arrête ou je restreins mes campagnes de
communication en cours. Je fais des publications
régulières (avec des visuels), j’utilise l’option
“évènement” de Facebook. A côté de ça je fais de
l’emailing, j’appelle directement les jeunes suscep-
tibles d’être intéressés, j’utilise mes relations
pour relayer les informations.
Q : Comment tu t’y prends pour augmenter le
nombre de likes et de commentaires sur ta
page ?
Être community manager dans les organisations citoyennes
R: Nous n’avons pas assez de personne pour générer
du contenu et faire une bonne gestion. Nous ne
voulons pas non plus nous imposer ni être envahis-
sant. C’est bien d’avoir de l’information, de voir que la
page est régulièrement alimentée. Mais trop d’infor-
mation et sur toutes les plateformes finit par “saou-
ler” les internautes. Néanmoins un profil instagram
est en cours création, il fera office de répertoire de
photos de nos différents évènements.
de Youth. On a pas vraiment d’astuce de fidélisa-
tion, les jeunes qui nous suivent sont pour la
plupart des personnes qui nous ont déjà rencon-
trés au moins une fois et croient en notre projet.
Merci pour cette riche interview, je te
souhaite beaucoup de courage et bonne
continuation.
Q : Est-ce-que tu surveilles ce que font
d’autres pages du même style ? Et quelles
outils de veilles tu utilises ?
R: Il m’arrive de contacter directement les admi-
nistrateurs d’une page pour en savoir plus sur leur
community management. Sinon ma veille se fait
principalement sur Facebook, via le mon fil
d’actualités personnalisé, mais aussi en parcou-
rant des articles de blogs tels que Progressif
Media.
Q : En tant que Community manager quelles
sont les échecs que tu as pu rencontrer ?
R : Ce qui me vient à l’esprit c’est la mauvaise com-
préhension des consignes ou le non-respect de
ces dernières pour la création et/ou la mise en
forme des ressources. Lorsque ça se produit je
dois rattraper le travail. Je perds du temps et mon
planning de publication en est affecté.
Q : Pourquoi YM n’est pas sur d’autres
réseaux ?
R : Merci à vous de m’avoir donné l’occasion de
parler d’un projet qui me tient à coeur.
Page Facebook Youth Movement
https://www.facebook.com/Youth-Move-
ment-1136369536374754/
Profil Maelyne Jolibois https://www.face-
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Interviews de CM initiatives citoyennes - Com'enVrai

  • 1. La constitution, l'animation et la fidélisation de communautés en ligne dédiées aux initiatives citoyennes
  • 2. Le Sommaire Page Nicolas Lemonnier, fondateur du Run Eco Team Propos recueillis par Alice Menecier 3 https://twitter.com/runecoteam https://www.facebook.com/groups/466204943566316 Fabien Robert, association Combactive Propos recueillis par Anaïs Schmitt 6 Laurence Lafarge, présidente de l’association KelleFabrik Propos recueillis par Jessica Gérard 8 https://twitter.com/KelleFabriK https://www.facebook.com/KelleFabriK Claire Mongeot, fondatrice de l’association Ani’nomade Propos recueillis par Léa Kehlaoui 11 https://fr-fr.facebook.com/associationaninomade Marine Chaponnois, CM d’ORE Propos recueillis par Olivier Koenen 13 https://twitter.com/associationore https://fr-fr.facebook.com/AssociationORE Emilie Gigoux, association Coup d’Pouce Propos recueillis par Lise Lercier 16 https://twitter.com/assocoupdpouce https://www.facebook.com/Coupdepoucepourlavie Maelyne Joibois, co-fondatrice de la plateforme Youth Movement Propos recueillis par Reine Ombiono 18 https://www.facebook.com/Youth-Movement-1136369536374754
  • 3. Interview de Nicolas Lemonnier : Fondateur du RUN ECO TEAM Être community manager dans les organisations citoyennes groupe sur Facebook afin de pouvoir rassembler les personnes sensibles à la protection de l’environne- ment et intéressées par ce concept. L’objectif était d’organiser ensemble des sorties running et parta- ger les photos des déchets ramassés. La page Facebook a été créée le 5 janvier 2016. Très rapidement elle a attiré beaucoup de personnes. Nous avons ensuite créé l’association le 3 février 2016 qui nous permet de vendre des T-shirts et des stickers RUN ECO TEAM. Ces ventes de T-Shirt et de stickers ont deux rôles importants : Communiquer sur notre initiative et financer du matériel de running pour les personnes en difficulté. Tous les bénéfices des ventes R : Je me suis remis à courir il y a 1 an et demi lorsque j’ai appris avec ma femme que nous allions avoir un bébé. Au fur et mesure de mes sorties running, j’ai pu observer des quantités de déchets de plus en plus importantes, je me suis donc mis à les ramasser. J’ai commencé par ramasser un paquet de cigarettes, l’ai pris en photo et l’ai postée sur Facebook. Je me suis rendu compte que très vite, les photos des déchets que je ramassais lors de mes sorties running suscitaient beaucoup de réactions. Il m’est alors venue l’idée de créer un R : Mon objectif est de rassembler le plus de personnes possible tout en gardant les 2 valeurs de base : Q : Quel(s) objectif(s) poursuivez-vous à travers ce groupe exactement ? Q : Pouvez-vous me présenter votre initiative ? D’où vous est venue l’idée de ce concept ? permettent d’envoyer en France et à l’étranger du matériel de running pour les personnes dans le besoin. Le 14 juillet 2016, j’ai été contacté par Facebook pour en savoir plus sur ce concept et ce qui m’a amené à créer ce groupe. C’est là que Mark Zuckerberg et son équipe se sont proposés pour tourner un court métrage de présentation le 2 décembre 2016 à Nantes.
  • 4. Être community manager dans les organisations citoyennes R : Depuis que j’ai créé le groupe, des personnes m’accompagnent dans la progression de cette communauté. Elles connaissent exactement les valeurs que le groupe veut transmettre et partager. Ce sont en partie des connaissances et des amis. Certains d’entre eux sont administrateurs de la page. Ces personnes m’aident et m’épaulent au quotidien dans divers tâches : gestion de l’affluence des membres du groupe, organisation et gestion des événements : les sorties run eco team, création et gestion du site internet, comptabilité de l’association, … Le nombre de membres du groupe est passé de 1000 à 14 000 personnes en deux semaines. À ce moment-là, la gestion s’est faite assez naturelle- ment puisque chacun avait son rôle déjà bien défini depuis la création de la page. La seule différence s’est observée sur le nombre de publications de ramassage des déchets qui a explosé depuis le milieu du mois de décembre 2016. Ma relation avec les membres du groupe repose simplement sur le partage et la défense de valeurs communes. Il y a des personnes qui vont organiser et prendre des décisions toujours en accord avec l’ensemble des membres du groupe. Cela permet de travailler Q : Quel est votre parcours professionnel ? Q : Aujourd’hui, quelle relation pensez-vous avoir avec les personnes engagées au sein de votre groupe sur Facebook ? Q : Vous avez été propulsé à la tête d’une com- munauté de plus de 14 000 personnes en très peu de temps, comment avez-vous géré dans l’urgence votre rôle d’animateur de commu- nauté ? la passion pour le sport et la préservation de l’environnement. Si beaucoup de personnes ramassent des déchets, indirectement, nous sensibiliserons d’autres à ne pas en jeter. Je suis ostéopathe en libéral pour sportifs de haut niveau. La stratégie est déjà en place. Elle se fait tous les jours par les personnes compétentes définies. Chacune a un rôle bien précis comme je le présen- tais précédemment. L’enjeu est bien réel puisqu’il s’agit de la protec- tion de notre planète. Or pour mener à bien l’initia- tive je pense qu’il suffit de protéger ce que l’on souhaite faire et garder la même inspiration. Les membres n’ont aucune obligation de courir 5 fois par semaine. Ils le font s'ils le souhaitent. Il n’y a aucune pression et obligation à la réalisa- tion de l’initiative puisqu’elle se fait au bon vouloir des gens. La seule contrainte que j’impose dans le dévelop- pement de cette initiative est de garder les mêmes valeurs de base. Je ne souhaite pas que ce concept soit lié à des positions politiques ou encore à des marques voulant renforcer leur image commerciale. Q : Envisagez-vous de mettre en place une stratégie afin d’optimiser la gestion de cette communauté ? Pas du tout. Q : Utilisez-vous des outils en ligne pour gérer ce groupe ? (analyse des fans les + actifs, hootsuite, … )
  • 5. R : Je suis ostéopathe en libéral pour sportifs de haut niveau. Être community manager dans les organisations citoyennes Q : Avez-vous des astuces de fidélisation des personnes engagées sur votre groupe ? Non car le but n’est pas que les membres de l’association soient des clients. Je ne cherche pas à les fidéliser. La participation à l’initiative est très libre, il n’y a aucune obligation. La communauté rassemble des personnes qui courent et d’autres pas, mais tout de même sensibles à la protection de la planète. Le ramassage des déchets se fait aussi bien en randonnée qu’en course à pied. Je souhaite juste que nous ayons un même état d’esprit et partager les mêmes valeurs. Cela nous permet de faire des sorties runnings ensemble, évènements de partage et de conviviali- té. tous ensemble, d’avoir une même ligne directrice sans se disperser. Rejoignez la Run Eco Team dès maintenant ! https://www.facebook.com/groups/466204943566316/
  • 6. Interview de Fabien Robert : ASSOCIATION COMBACTIVE Être community manager dans les organisations citoyennes Depuis 2011 nous avons revu notre positionnement en ayant une approche différente du public. Càd que l'association apporte de l'information, mais de manière pédagogique, en laissant le temps à chacun d'évoluer vers une prise de conscience en faveur du respect des animaux. À ce jour, nous organisons des transports en auto- car pour nous rendre sur les manifestations partout en France. - Nous récupérons et redistri- buons de la nourriture pour les propriétaires d'animaux dans le besoin. - Nous faisons des cam- pagnes de stérilisation de chats errants. - Nous avons un service restauration grâce auquel nous faisons découvrir l'alimentation végétale ou autre- nommée "Vegan" (par exemple buffet de 300 personnes pour les assises des associations avec la ville de Dijon) ; cela fait partie de la pédagogie que nous mettons en place concernant le traitement des animaux qui partent à l'abattoir. -Et le dernier gros point, notre service juridique avec des affaires de maltraitance chiens, chats, chevaux et notre plus grosse affaire : un élevage de visons près de Besançon pour lequel nous avons permis de faire condamner l'éleveur à 1 an de prison ferme. R : Fabien ROBERT président de Combac- tive depuis 2010. L'association entre 2008 (année de création) et 2010 réali- sait des stands d'info "chocs" au centre-ville de Dijon. Il y a eu 4 succes- sions de présidence en 2 ans et ce genre d'actions ne portait pas les fruits escomptés... . Q : Qui êtes-vous ?
  • 7. Être community manager dans les organisations citoyennes R : Pour relayer nos actions, trouver de nouveaux adhérents et militants. R : Relation de partage, mais par manque de temps nous passons à côté de beaucoup de vues. R : BTS force de vente Q : Pourquoi avoir créé une page Facebook ? Q : Quel a été votre parcours ? R : Dernièrement nous avons tenté l'achat de spots publicitaires. Quotidiennement nous relayons nos actions, informons de ce qui se passe dans le monde de la protection animale. Q : Quelles sont vos missions quotidennes et les outils que vous utilisez pour animer votre communauté en ligne ? R : Nous sommes 2, + tous les relais qui nous connaissent Q : Y a-t-il d'autres personnes que vous en charge de la page Facebook ? R : Avoir un maximum de visibilité. Q : Quels sont vos objectifs vis-à-vis de la création de cette page Facebook ? Q : Quelles relations entretenez-vous avec vos fans ? R : pour l'association (toutes nos actions ainsi que notre boutique en ligne y sont stipulées). Q : Quelle utilisation faites-vous des réseaux sociaux dans le cadre professionnel ? R : Nous sommes loin d'être de grands spécia- listes de FB, ne maitrisons quasiment pas Twitter et malheureusement n'avons même pas de compte instagram Nous cherchons donc des bénévoles compétents, pour nous soutenir. Q : Avez- vous des astuces pour fidéliser vos fans ?
  • 8. Interview de Laurence Lafarge: PRESIDENTE DE L’ASSOCIATION KELLE FABRIK Être community manager dans les organisations citoyennes outils de veille (Netvibes) et gestion documentaire (Evernote), et tous les outils de gestion de l'infor- mation type bureautique, plus la mise à jour des sites internet de temps en temps, sont utilisés au quotidien. Je suis Laurence Berthoud- Lafarge, présidente de l'associa- tion et responsable de la commu- nication. Kelle Fabric est un fablab qui a été créé en 2012. C’est un lieu où l’on va mettre à disposition des gens, avant tout une communauté de personnes, et les mettre en lien sur des projets qu’ils amènent. La gestion de la communauté est répartie sur plusieurs personnes. On est 4 à être actifs quoti- diennement. D’autres sont administrateurs des comptes Facebook et Twitter mais publient moins régulièrement. Il y a l’animation de la communauté du fablab en lui-même et la communication Q : Quels outils utilisez-vous dans le cadre de vos missions quotidiennes ? Q : Quelle est la place du community mana- gement dans l’association ? Comment est-il intégré ? Q : Tout d’abord pouvez-vous vous présenter ainsi que les missions que vous effectuez au sein de KelleFabric? Le lieu et la communauté sont à disposition ainsi que les machines de conception numérique, de manière à ce que les gens puissent développer leur projet et partager ensemble leurs connaissances et leurs compétences. On est vraiment dans la notion d’intelligence collective. Pour faire vivre la communauté, les réseaux sociaux et internet ont une place primordiale. A la création du projet, nous avons créé une page Face- book. Ensuite, on a investi d’autres média sociaux (twitter, Linkedin, et moins souvent Instagram, Pinterest et ScoopIt). En parallèle , les mails, les Réalisé par Jessica Gérard
  • 9. Être community manager dans les organisations citoyennes C'est exactement la même chose , tout doit être maîtrisé et préparé. On ne mise pas sur un objectif de fréquence mais plutôt sur un objectif de conte- nu, puisqu’il faut savoir communiquer sur les évènements qu’on a fait et qu’on va faire, sur notre participation à des évènements organisés par les institutionnels et qu’on fasse aussi de la veille et de la transmission de veille par rapport aux tech- nologies qu’on a ici. On est sur des technologies que les gens ne peuvent pas avoir chez eux, il faut donc leur montrer et leur expliquer notre activité et les évolutions qui peut y avoir. Il y a aussi la partie connexion au réseau national et internatio- nal des fablabs car on fait partie de ce réseau et il faut savoir le faire vivre à travers nos publications et les informations qu’on va pouvoir transmettre. La différence avec une entreprise c’est que nous ne sommes pas dans une démarche de placement de produits ou de services, notre but est de mon- trer aux gens qu’ils peuvent créer des choses et être portés dans leur projet par la communauté. externe, où j’interviens directement. La communi- cation est encore balbutiante et très « politique » , tout doit être maîtrisé. C'est pour cela que je ne peux pas confier ce rôle et notamment la ligne éditoriale, à quelqu'un d'autre pour l’instant. Parallèlement Cindy, en service civique, effectue des publications sur Facebook notamment en ce qui concerne les ateliers organisés dans nos locaux. Elle a également proposé l’idée de créer un compte Instagram. Fiona, une bénévole, commence à écrire des articles pour le site internet. Q : On imagine que les objectifs du community management ne sont pas les mêmes pour une association que pour une entreprise ou une marque. Quels sont-ils selon vous? Q : Y a-t-il une part d’achat média dans votre stratégie de community management, ou est-ce utilisé ponctuellement voire pas du tout ? Quand on fait une publication sur Facebook, on s’aperçoit qu’à peine 20% des gens la voit. On a beau avoir pas mal de fans, statistiquement il ne se passe pas grand chose. Etant donné qu’on mise beaucoup sur le local, Facebook est un outil impor- tant puisqu’il nous permet de cibler une publicité quand on fait un évènement avec des gens qui habitent en Bourgogne. Ca engendre plus d’impact, beaucoup de gens ont entendu parler de nous, qui ont vu passer des publications, qui savent ce qu’on fait, qui nous suivent même si ils ne sont jamais venus dans nos locaux. Donc pour nous, ça nous permet de montrer que le fablab est accessible à tout le monde. En postant par exemple des photos d’enfants ou de personnes âgées, les gens peuvent plus facilement s’identifier et se dire ‘c’est peut-être pour moi’. Le fablab est encore perçu comme un endroit élitiste pour geeks technophiles et ce n’est pas forcément le cas. Q : Est-ce que vous pouvez me donner quelques trucs et astuces que vous utilisez sur Facebook pour crer de l’engagement (fréquence de publi- cations, type de contenus, utilisation pro/per- so, relation avec les fans) ? Avec Facebook, l’intérêt c’est vraiment le côté local qui est super intéressant. Il y a aussi la partie réseau national et international puisque ça nous permet d’être en lien avec les autres fablabs. On a notamment un groupe privé ,Le réseau français des fablabs, qui nous permet de communiquer directement même si on a d’autres moyens de communiquer comme Mattermost, beaucoup plus puissant et ouvert. Normalement, on s’est fixé à 2 publications par jour. C’est plus ou moins atteint.
  • 10. Être community manager dans les organisations citoyennes On a un compte Twitter qui est assez actif et un compte Instagram va bientôt être créé. Les photos sur Facebook plusieurs fois par jour ce n’est pas gérable .Il est donc préférable de privilégier une plateforme sociale dédiée à ce format. On avait un compte ScoopIt auparavant qui nous permettait d’alimenter le blog qu’on tenait, mais il a été supprimé au profit d’un site internet sous Wordpress, encore en construction. Q: En plus de Facebook, l’association est-elle présente sur d’autres réseaux sociaux ? Si non, envisagez-vous d’élargir votre utilisation de ces derniers pour mettre en avant votre actualité et recruter de nouveaux membres? Après, si on en met trop de toute façon elles ne sont pas vues, donc ça ne sert à rien. Créer un évènement pour ne pas mettre d’invités et ne pas le diffuser, ça n’a aucun intérêt. Ca fait partie des choses à savoir maitriser, c’est vrai qu’entre gérer un profil perso et une page pro, c’est com- plètement différent. Je fais aussi appel aux influenceurs que je connais et qui, sur demande, poussent nos événements ou nos publications. Quand j’utilise les publicités payantes Facebook, j’effectue une surveillance aussitôt après pour voir le taux d’engagement et voir si c’est utile. Q: Aujourd’hui, pour une association, est-il indispensable d’investir les médias sociaux ? Ca fait partie de notre ADN, si on n’était pas présents sur les réseaux sociaux on n’existerait pas. Notre première communauté de base, notre noyau, ce sont quand même des technophiles, une communauté réseau. En temps normal, le réseau des fablabs se fait énormément sur les wiki, mais nous n’en avons pas encore, ça reste compliqué pour moi. https://twitter.com/KelleFabriK https://www.facebook.com/KelleFabriK/?fref=ts https://kellefabrik.wordpress.com Retrouvez-les sur:
  • 11. Interview de Claire Mongeot : Fondatrice de l’association Ani’nomade Être community manager dans les organisations citoyennes déplacions donc avec une vingtaine d’animaux pour proposer aux résidents de prendre soin des animaux, les nourrir, les brosser... Cette association a commencé avec beaucoup de difficultés : pas de financement, peu de crédibilité (méthode peu connue), … mais finalement l’équipe bénévole a continué son projet pour arriver à ce jour à: - 62 bénévoles - 850 établissements en contrat à l’année - 110 animaux - soutien financier (mairie, conseil général, fondation, club service, …) - de nouveaux projets : création d’une structure d’accueil, éveil à l’environnement... L’association a vu le jour en juin 2010 grâce à une petite équipe de bénévoles motivés par ce projet. En effet nous travaillons avec des publics en situation de handicap lourd (grave maladie, hospitalisa- tion lourde, polyhandicapés, …). La difficulté pour ces publics étaient qu’ils ne pouvaient pas se déplacer dans d’autres structures (trop fatigables, structures non adap- tées, …). Face à ce constat, nous avons donc décidé de proposer nos activités directement dans leur structure. Nous nous Ani’Nomade est une équipe d’intervenants en médiation animale, tous diplômés, qui pratique des activités d’animation et/ou de thérapie associant des animaux familiers, en direction des publics en situation de dépendance. Nous travaillons sur la base de la zoothérapie définie comme thérapie à médiation qui permet avec des animaux spécifi- quement éduqués, de maintenir ou d’améliorer un état de bien-être physique , mental et social. Cette association a pour finalité de venir en aide aux personnes en souffrance, en situation d’isolement ou exclues, par la mise à disposition d’animaux comme médiateurs et facilitateurs thérapeutiques en vue d’une meilleure autonomie, de favoriser le Q : Pouvez-vous nous décrire votre association ? Q : Quand avez-vous créé votre association ?
  • 12. Nous publions 2 à 3 fois par semaine, vous savez avec un quotidien tel que le nôtre, il se passe toujours quelque chose ici Être community manager dans les organisations citoyennes 2 responsables sur les réseaux sociaux plus une personne pour le site internet. était compliqué. Nous avons fait le choix de n’en utiliser qu’un mais correctement et régulière- ment. Nous avons essayé Twitter jusqu’à 2013 mais nous n'arrivons pas à être régulier dans les publi- cations. lien social ou d’apporter du soutien psychologique, mais également la restauration de l’estime de soi dans le but de favoriser une insertion/réinsertion qu’elle soit sociale ou professionnelle. Afin de favoriser le vivre ensemble, de développer du lien social et de l’inte- raction entre les participants, nous organisons des séances ludiques de thérapie à médiation par l’animal au service des personnes (Centres sociaux, Maisons de retraite, Centres de loisirs..). Nous avons remarqué que les photos de notre quotidien sont beaucoup plus aimées que des informations. Les gens veulent voir des animaux, les nouveautés, les bébés... Q : Combien de personnes s’occupent des réseaux sociaux dans votre association ? Q : Quelles publications marchent le plus et quelles sont celles qui fonctionnent moins (j’aime, commentaires, impressions) ? Savez-vous d’où cela peut venir ? Q : Y a-t-il une personne en charge des réseaux sociaux ou est-ce fait lorsque vous avez du temps libre ? Une chargée de communication qui gère la régula- rité et une personne sur le terrain qui donne les informations / photos / événements … Q : Votre page Facebook a été créée en février 2016. A-t-elle été créée car aucune page n’ existait ou était-ce pour remplacer une ancienne page ? Si une ancienne page existait pourquoi cette nouvelle page ? Nous avons souhaité devenir une page car aupara- vant nous avions un profil, nous avons trouvé cela plus judicieux de devenir une page de communauté pour donner des informations, les horaires, prendre les avis, … Q : Pourquoi privilégiez-vous Facebook à Twitter ? Les personnes qui gèrent les réseaux sociaux n’aiment pas trop Twitter et multiplier les comptes Q : Publiez-vous seulement lorsque quelque chose vous semble important à communiquer avec vos abonnés ou au contraire, faites-vous des recherches approfondies pour trouver du contenu et publier régulièrement ? Nous publions 2 à 3 fois par semaine, vous savez avec un quotidien tel que le nôtre, il se passe toujours quelque chose ici Q : Envisagez-vous de créer des comptes sur d’autres réseaux sociaux comme Instagram ou YouTube ? Pourquoi ? Pas actuellement. Nous sommes avant tout des éducateurs spécialisés. Notre métier est d’être au contact du public. Même si je sais que c’est impor- tant, il est difficile de rester derrière un ordina- teur ou penser à prendre des photos... Q : Utilisez-vous des outils particuliers pour gérer vos réseaux sociaux ? Non aucun
  • 13. Interview de Marine Champonnois : COMMUNITY MANAGER D’ORE Être community manager dans les organisations citoyennes R : Nous commençons par regarder s’il y a eu des interactions avec les utilisateurs. Ensuite, si nous devons communiquer sur un évènement ou par exemple montrer ce que l’on a fait lors d’une activité avec des parents et des enfants, nous postons des photos. C’est un peu ça notre travail quotidien. activité avec des parents et des enfants, nous postons des photos. C’est un peu ça notre travail quotidien. L’association ORE est une associa- tion de soutien scolaire, d’aide aux devoirs personnels, de stages de révisions ou encore de cours d’arabe. Elle fut créée en 1994 à Quetigny et pour encadrer ses activités, l’association peut compter sur des professeurs, des bénévoles ou encore des étudiants. Je suis allé interviewer Marie, jeune étudiante qui travaille à l’association, et qui gère en partie les réseaux sociaux de celle-ci, pour lui demander com- ment elle constitue, anime et fidélise sa communauté en ligne. Contacter les parents, en toucher un maximum. Lorsque nous faisons les stages de révisions pour les jeunes, notre but avec Facebook est de toucher le maximum de parents possibles, avant l’opéra- tion. De ça dépend le déroulement de l’opération. Et après l’opération, il est important de communi- quer sur ce que l’on a fait. On fait ça aussi pour que les financeurs de l’association voient ce qu’on fait, pour que la ville voit ce qui se passe à Q : En quoi consiste le travail quotidien de Community Manager ? Quels sont les objectifs de l’association sur les réseaux sociaux ? Quels outils utilisez-vous ? Nous commençons par regarder s’il y a eu des interactions avec les utilisateurs. Ensuite, si nous devons communiquer sur un évènement ou par exemple montrer ce que l’on a fait lors d’une
  • 14. Être community manager dans les organisations citoyennes On aime bien faire des affiches. On les voit bien, elles sont assez pertinentes. On essaye de faire de plus en plus des affiches les plus belles possible pour qu’on se rende compte que c’est important. Quand on les distribue aux jeunes, il faut que ça tape à l’œil. que je voulais faire ! Voilà comment je me suis retrouvée ici. Je n’ai pas du tout suivi de formation pour devenir community manager ! ORE ! Et aussi pour qu’on puisse voir ce qu’on fait de l’argent public… Il y a les élus aussi ! Nous avons souvent des likes ou commentaires des élus, qui regardent peut être même plus les posts Facebook que les bilans que nous leur envoyons après l’acti- vité. On a un peu de contact avec les jeunes. On leur montre les photos qu’on a prises d’eux lors des activités, ils aiment bien. On fait aussi des vidéos maintenant et on les publie ensuite sur Facebook pour que les jeunes commentent. Je pense que parfois c’est eux qui utilisent le compte de leurs parents pour liker ou regarder les post et les photos. Y a-t-il des « opérations spéciales » que vous mettez en place lorsque vous voulez communi- quer sur un évènement important ? Rencontrez-vous des échecs à ce niveau ? J’ai bien envie de parler de Snapchat ! Il n’y a pas encore beaucoup d’utilisateurs et c’est essentiel- lement le même public que Facebook. L’impact de Facebook surpasse largement Snapchat actuelle- ment. Facebook touche plus les parents et les élus, une tranche d’âge moyenne ou âgée, alors que Snapchat est plus utilisé par les jeunes. Peut-être qu’il faut laisser le temps pour que Snapchat s’ins- talle, nous l’avons lancé il y a quelques mois alors que la page Facebook existe depuis 5 ans mainte- nant. On s’attendait à plus d’impact pour ce réseau social à la mode. Mais on sait qu’on a un Facebook qui marche bien. Quelles ont été vos études, votre parcours pour exercer cette activité ? J’ai fait un Bac S au lycée Carnot à Dijon. L’année dernière, j’ai fait une prépa orthophoniste. Par le bouche à oreille, j’ai entendu parler de l’associa- tion d’ORE. Je trouvais que c’était en lien avec ce Quelle est la relation que vous entretenez avec les utilisateurs ? Avez-vous des astuces de fidélisation ? Pour recruter des fans. Toujours les photos. On sait que les jeunes vont forcément aller les voir. On essaye de faire un post par semaine pour les tenir au courant. Pour le « recrutement des fans », je pense que ça se fait plutôt naturellement. Les nouveaux apprennent par eux mêmes que la page Facebook existe, et nous le montrons également sur les affiches, les banderoles et aussi sur le site. Nous envoyons parfois des mails pour inviter les personnes adhé- rant à l’association à liker nos réseaux sociaux. Pensez-vous que les réseaux sociaux ont un réel impact sur la communication de l’asso- ciation ou avez-vous d’autres moyens ? Je pense que les réseaux passent quand même après les mails dans notre association, mais bien sur Facebook nous aide beaucoup. Les sms et appels aussi. Mais on n’oublie jamais Facebook, on n’oublie jamais d’y publier les informations.
  • 15. Être community manager dans les organisations citoyennes Pas vraiment. Si on fait un réseau social on peut aussi faire les autres ! On y publie les mêmes choses, on ne fait pas de publications spécifiques pour chaque réseau social. C’est une perte de temps pour nous et pas d’une très grande utilité. La stratégie est uniforme ! L’arrivée de nouveaux réseaux comme Snapchat a-t-il changé votre méthode de travail ? Une dernière question, est-ce que vous utilisez personnellement les réseaux sociaux ? Moi oui, c’est presque tous les réseaux sociaux ! Facebook, Snapchat, Twitter, Instagram, je les utilise au quotidien !
  • 16. Interview de Emilie Gigoux - association Coup d’Pouce Être community manager dans les organisations citoyennes - D’améliorer les conditions de vie des enfants malades à l’hôpital (mise à disposition dans la chambre de TV, Playstation + jeux, ordinateur, Wifi, Meuble, un lit accompagnant pour qu’un des parents puisse dormir à ses côtés) et à domicile matériellement ou financièrement. - Organiser des événements (sportif, culturel, voyage… ) tout au long de l’année pour leur faire oublier la maladie le temps d’un instant, d’une soirée, d’un jour, d’une semaine... - Apporter un soutien aux familles (création d’une salle des parents (cuisine) pour se sentir « comme à la maison », mise à disposition d’une machine à laver et sèche-linge - Représenter les familles face aux différents organismes. - Aider la recherche médicale Je m’appelle Emilie Gigoux. Nous sommes 2 infirmières. Q : Combien de personnes s’occupent des réseaux sociaux dans votre association ? Q : Qui êtes-vous ? Q : Que faites-vous ? Je suis Infirmière en Hématologie Oncologie Pédiatrique. Q : Pouvez-vous nous décrire votre association ? C’est une association venant en aide aux enfants et leurs familles en Bourgogne.Elle a été créée en 2001 par plusieurs parents d’enfants malades. Le Président est forcément un parent d’enfant malade. Elle a pour but : Q : Que vous a apporté la création de page Facebook et Twitter depuis 2015 ? Une certaine visibilité se faire connaître, pouvoir informer les parents et enfants des différentes manifestations à venir, partager des photos, mon- trer aux différents donateurs les actions menées, remercier toutes les personnes nous aidant à faire rêver les enfants.
  • 17. Être community manager dans les organisations citoyennes Les publications qui marchent le plus : les publica- tions pendant les fêtes de fin d’année, carnaval, avec des sportifs ou artistes, les photos des tous petits. Les publications qui marchent le moins : les remerciements aux personnes moins connues Non je ne connais pas. Q : Quelles publications marchent le plus et quelles sont celles qui marchent le moins ? Savez- vous d’où cela peut venir ? Q : Utilisez-vous des outils pour gérer vos réseaux sociaux et/ou programmer des publi- cations ? (Hootsuite, Tweetdeck) Q : Publiez-vous seulement lorsque quelque chose vous semble important à communiquer à vos abonnés ou au contraire, faites-vous des recherches approfondies pour trouver du contenu et publier régulièrement ? Je partage des publications quand cela me semble intéressant, important. Je publie des remerciements, les différentes actions menées ; crée des événements. Q : Pourquoi avez-vous choisi Facebook pour publier toutes vos actualités et pas Instagram ? Je publie des photos avec des textes, Facebook me semble donc plus approprié. Surtout que Facebook est utilisé par un grand nombre de personnes. Q : Vos publications ciblent-elles un public en particulier ? (âge, sexe…) Non, elles concernent tout le monde. Q : Quels sont les objectifs que vous souhaite- riez atteindre via les réseaux sociaux ? Nous souhaiterions augmenter les donations, nos actions, donner envie à des personnes de nous rejoindre dans notre famille de bénévoles.
  • 18. Interview de Maelyne Jolibois Community manager pour Youth Movement Être community manager dans les organisations citoyennes Youth Movement est une plateforme créée en janvier 2015, dans le but de gérer la communication et la logistique de certains évènements organisés pour les jeunes chrétiens. Le but est de répondre aux besoins des différents groupes qui nous contactent. Nous apportons notre aide dans la création d’identité visuelle, la construction et la mise en route de stratégie de communication, la recherche de partenariats, la promotion et l’organisation d’événement Cette plateforme est née du désir de fédérer la jeunesse chrétienne et de leur donner accès à une multitude de services afin de les soutenir dans leurs projets. A long terme, Youth Movement se dirige vers le mentorat. R: Bonjour, je m’appelle Maelyne Jolibois. J’ai 21 ans et je suis en 2ème année Info com Métiers du Livre et du Patrimoine à l’IUT de Dijon. Je suis la fondatrice de la plate-forme Youth Movement. R: Dans le cadre personnel. Bien sûr des relations professionnelles vont être créées mais le but n’est pas d’en faire mon métier ni ma source de revenu. D’autre part, à travers Youth je développe des compétences utiles pour mon projet profes- sionnel. Q : Justement, Youth Movement , qu’est-ce-que c’est ? Q : Dans quel cadre es-tu investie au sein de Youth Movement ? Q : Bonjour Maelyne, peux-tu nous dire en quelques mots qui tu es ? Q : Quel est ton parcours ? R: J’ai un Baccalauréat Littéraire et j’ai fait une année de DUT ( Diplôme Universitaire de Technolo- gie) Métiers du Multimédia et de l’Internet (MMI).
  • 19. Être community manager dans les organisations citoyennes R: Facebook est un des outils de communication les plus importants et le plus simple à utiliser de nos jours. Tout le monde utilise Facebook. A travers ce réseau nous voulons faire connaître Youth au maximum de jeunes possibles. On ne veut pas que les gens nous aiment, mais qu’ils puissent être au contact des encouragements, des informations nécessaires à leurs projets et qu’ils puissent grandir à travers nos publications. Je me suis ensuite redirigée vers un DUT Info-com où je suis actuellement en deuxième année. En plus de mes stages scolaires, j’ai été technicienne réseau pour l’opérateur mobile SFR. Je souhaite exercer le métier de webmaster en bibliothèque. R: Youth Movement s’adresse à des jeunes ordinaires qui ont des projets extraordinaires. Notre créneau c’est de faire participer les jeunes. C’est au travers d’évènements, de visuels que notre fidélisation se fait. Le contact physique est aussi important pour nous. Mais surtout, de la façon dont je suis sur mon profil personnel, c’est de la même façon que je m’adresse à la commu- nauté Facebook Q : Pourquoi Youth Movement a choisi d’être présent sur Facebook et quels sont les objec- tifs que vous souhaitez atteindre à travers ce média social ? Q : En tant que Community Manager (béné- vole) pour Youth Movement, quelles sont tes missions quotidiennes ? Nous sommes une équipe en construction, donc pour l’instant je gère “seule” l’animation de la page Facebook de Youth. Deux fois par semaine je fais une publication sur la page : photo, vidéo, message d’encouragement, invitation aux évènements, partage de post et d’évènement. Toutes les deux semaines je change la photo de couverture de la page pour garder un certain dynamisme. Je conçois également des campagnes de commu- nication pour promouvoir les jeunes et leurs talents. En ce moment, je publie tous les jeudi un profil (page Facebook, site web, blog…) pour présenter ce qu’il fait : c’est la campagne AYWAYD (And You What Are You Doing = Et toi qu’est-ce que tu sais faire). Le mercredi je fais une publication pour rappeler l'intérêt de la campagne. Q : Quelles sont les ressources que tu utilises pour alimenter ta page et maintenir le lien avec les abonnés ? R: J’utilise des photos et des vidéos prises et/ou retouchées par les jeunes qui adhèrent à la plate- forme, ou par moi même. Je relaie les informa- tions et les évènements à venir d’autres pages, qui pourraient intéresser les abonnés. Q : Lors d'événements spéciaux comment gères-tu ta communication ? R: J’arrête ou je restreins mes campagnes de communication en cours. Je fais des publications régulières (avec des visuels), j’utilise l’option “évènement” de Facebook. A côté de ça je fais de l’emailing, j’appelle directement les jeunes suscep- tibles d’être intéressés, j’utilise mes relations pour relayer les informations. Q : Comment tu t’y prends pour augmenter le nombre de likes et de commentaires sur ta page ?
  • 20. Être community manager dans les organisations citoyennes R: Nous n’avons pas assez de personne pour générer du contenu et faire une bonne gestion. Nous ne voulons pas non plus nous imposer ni être envahis- sant. C’est bien d’avoir de l’information, de voir que la page est régulièrement alimentée. Mais trop d’infor- mation et sur toutes les plateformes finit par “saou- ler” les internautes. Néanmoins un profil instagram est en cours création, il fera office de répertoire de photos de nos différents évènements. de Youth. On a pas vraiment d’astuce de fidélisa- tion, les jeunes qui nous suivent sont pour la plupart des personnes qui nous ont déjà rencon- trés au moins une fois et croient en notre projet. Merci pour cette riche interview, je te souhaite beaucoup de courage et bonne continuation. Q : Est-ce-que tu surveilles ce que font d’autres pages du même style ? Et quelles outils de veilles tu utilises ? R: Il m’arrive de contacter directement les admi- nistrateurs d’une page pour en savoir plus sur leur community management. Sinon ma veille se fait principalement sur Facebook, via le mon fil d’actualités personnalisé, mais aussi en parcou- rant des articles de blogs tels que Progressif Media. Q : En tant que Community manager quelles sont les échecs que tu as pu rencontrer ? R : Ce qui me vient à l’esprit c’est la mauvaise com- préhension des consignes ou le non-respect de ces dernières pour la création et/ou la mise en forme des ressources. Lorsque ça se produit je dois rattraper le travail. Je perds du temps et mon planning de publication en est affecté. Q : Pourquoi YM n’est pas sur d’autres réseaux ? R : Merci à vous de m’avoir donné l’occasion de parler d’un projet qui me tient à coeur. Page Facebook Youth Movement https://www.facebook.com/Youth-Move- ment-1136369536374754/ Profil Maelyne Jolibois https://www.face- book.com/pro- file.php?id=100010834116010&fref=ts