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Tâche complexe Californie et développement durable

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Tâche complexe construite à partir d'une étude de cas d'un manuel de géo seconde. Utilisée en évaluation (sans doc vidéo).

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Tâche complexe Californie et développement durable

  1. 1. La mise en œuvre des principes d’un développement durable en Californie. Consigne : Journalistes spécialistes de l'environnement pour un quotidien généraliste, dans le contexte de la réunion prochaine à Paris de la COP21, vous avez été chargés par votre rédacteur en chef d'écrire un article sur la Californie. A quelques heures de la conférence de rédaction, vous réalisez un schéma de présentation de votre enquête pour convaincre le rédac'chef de publier votre article, auquel vous avez déjà trouvé un titre : La Californie est-elle un exemple à suivre en matière de développement durable? Capacités à l’œuvre dans ce travail : - utiliser différents langages (passer de textes/cartes à un schéma) - mettre en relation plusieurs parties du cours (mobilisation de données dans les 3 parties du chapitre) - organiser et synthétiser des informations (pour pouvoir communiquer clairement) - hiérarchiser et argumenter (être persuasif et démonstratif) - changer d’échelles (ici échelle d’une région d'un pays, mais utilisations de données sur les pays industrialisés en général) http://www.ina.fr/video/3469491001006
  2. 2. La mise en œuvre des principes d’un développement durable en Californie. La Californie est l’Etat le plus peuplé (38,8 millions d’hab.) et le plus riche des Etats-Unis, bénéficiant de la présence de centres de recherche, d’universités prestigieuses, de firmes de hautes technologies connues dans le monde entier (Apple, Google, Hewlett-Packard, etc.). La Californie dépose le quart des brevets déposés aux Etats-Unis. Sa réputation mondiale passe aussi par l’industrie du cinéma (Hollywood) et des loisirs (Disney). Sous l’impulsion de son gouverneur (de 2003 à 2011), Arnold Schwarzenegger, la Californie s’est engagée dans une ambitieuse politique environnementale. Document 1 : Le siège social de Google : Googleplex, le plus grand complexe industriel américain fonctionnant (en partie) à l’énergie solaire (9200 panneaux solaires afin de produire 1,6 mégawatts d’électricité aptes à couvrir les besoins de 1000 foyers californiens). Doc 2 : La Californie est en pointe dans la production de biogaz (issu de fermentation de matières organiques à l’abri de l’air, principalement dans les décharges). Il présente l’intérêt de réduire l’émission de gaz à effet de serre, notamment par son procédé de fabrication. Document 3 : Réduire les gaz à effet de serre. « Nous voici dans un superbe magasin pour la maison : structure de bois clair et haut plafond ouvert sur le ciel. LivinGreen (littéralement « vivre vert »), à Culver City, au coeur de l'agglomération de L. A., propose uniquement des produits « propres », c'est-à-dire recyclés et recyclables, durables et issus du commerce équitable (détergents pour le sol, lessives, matelas et oreillers, canapés et autres meubles). Ellen Strickland, la fondatrice de cette entreprise […] prévoit de passer à la vitesse supérieure en ouvrant de nouveaux magasins dans tout le pays. Selon Ellen, le documentaire d'Al Gore, « Une vérité qui dérange », a joué un rôle important pour lancer le mouvement : « Cela a aidé certaines personnes à prendre conscience de leur environnement. » Les Californiens sont-ils viscéralement écolos ou cèdent-ils à une mode ? Pour une fois, en tout cas, citoyens et politiques semblent sur la même longueur d'onde. Quand Arnold Schwarzenegger, le gouverneur de l'Etat, a annoncé, à l'été 2006, un plan de réduction massive des émissions de gaz à effet de serre, tout le monde a applaudi. Personne auparavant n'avait pourtant affiché d'objectif aussi ambitieux: 25 % de baisse à l'horizon 2020. L'annonce a été suivie par un acte symbolique : poursuivre en justice les plus grands fabricants automobiles (Ford, Chrysler, General Motors, Nissan, Toyota et Honda) pour atteinte à la santé publique. La plainte, déposée par le ministre de la Justice de l'Etat, suit son cours. Son issue est incertaine mais le signal demeure fort. […] Cette vague écolo, pourtant, ne convainc pas tout le monde. Ken Caldeira, directeur de recherche au département Ecologie de l'université Stanford, est à la fois un acteur (il cherche à sensibiliser les élus) et un analyste attentif de la situation. Il est plutôt sceptique. « Le programme Schwarzenegger constitue un progrès réel, même si cela fait partie d'une politique de communication, commence-t-il en faisant allusion au plan du gouverneur. […] Le chercheur pense qu'il faut revoir de fond en comble l'American way of life . « Près de chez moi, en Californie du Nord, je vois encore des lotissements pousser comme des champignons à des kilomètres des villes. Cela signifie de nouvelles routes et de nouvelles voitures !» s'emporte-t-il. Par Guillaume Serena, à Los Angeles, Le Point, 10/01/2010.
  3. 3. Doc 4 : La bio en Californie : la sécheresse perturbe la conquête de l’Ouest Les 9 derniers mois n’ont jamais été aussi secs dans le nord de la Californie. À la ferme de Bob et Noreen Camozzi, dans la vallée de Sonoma au nord de la baie de San Francisco, le paysage est jauni à perte de vue, l’herbe est brûlée et les animaux n’ont plus rien à pâturer depuis des semaines. « Heureusement, nous faisons toujours des réserves d’eau et de fourrages, mais cette année, nous en arrivons à bout, il est urgent qu’il pleuve », avoue Bob Camozzi, en bio depuis 2002. Cela fait 3 ans que cette sécheresse sévit et s’accentue dans cette région au climat plutôt méditerranéen, réputée pour ses cultures de fruits, légumes, vignes et ses élevages. Les chiffres du manque à gagner commencent à peser : au total, on estime cette année que la sécheresse va coûter 17 100 emplois et 2, 7 milliards d’euros à l’agriculture californienne. Elle impose à tous les producteurs de savoir s’adapter avec des espèces moins gourmandes en eau, une meilleure maîtrise du goutte à goutte, l’utilisation de couverts et de mulchs… Pourtant, la Californie est le paradis de l’agriculture bio, même si celle-ci ne couvre encore que 1 % de sa surface agricole : ses vallées fertiles, ses rivières et la chaleur favorisent les cultures bio qui ont le vent en poupe. À lui seul, cet État concentre 23 % des surfaces bio américaines, et la moitié est irriguée : 3 008 fermes et 563 000 ha sont certifiés bio. Et on est loin du mythe de l’immensité : 58 % des fermes ont moins de 20 ha et 8,6 % plus de 440 ha, pouvant dépasser le millier d’hectares. Les fruits et légumes dominent largement. […] Et le marché est à portée de main, comme autour de la mégalopole de San Francisco – 7 millions d’habitants dotés d’un fort pouvoir d’achat. « L’agriculture bio ne cesse de s’y étendre, et les entreprises de transformation affichent des progressions à deux chiffres. Les Californiens, sensibilisés à une alimentation plus saine, sans OGM et soucieux de respecter la planète, sont demandeurs. De nombreuses chaînes de magasins spécialisés ou non proposent des produits bio », s’enthousiasme Monique Marez, responsable internationale d’OTA (Organic Trade Association), association nationale de développement de la bio. Ce, d’autant plus que le pays renoue avec la croissance. http://www.biofil.fr/actualites/bio-en-californie-secheresse-perturbe-conquete-louest/ 2014 Doc 5 : « Les Californiens doivent comprendre que la période d’abondance de l’eau a disparu » LE MONDE | 24.05.2015 à 09h06 • Mis à jour le 24.05.2015 à 13h04 | Propos recueillis par Corine Lesnes (San Francisco, correspondante) Sur le campus de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), les plantes résistantes à la sécheresse entourent désormais la cafétéria. Mais Stephanie Pincetl, la directrice du Centre pour le développement durable (California Center for Sustainable Communities) de l’université, n’est pas particulièrement impressionnée. Entre 1976 et 1979, alors qu’elle travaillait au bureau du gouverneur – déjà le démocrate Jerry Brown – elle avait obtenu un financement pour exposer un jardin résistant à la sécheresse, à Sacramento. C’était une première. Quand la pluie est revenue, la Californie est retournée à ses habitudes d’Etat d’abondance où rien ne saurait résister au développement. La sécheresse actuelle, qui est entrée dans sa quatrième année, pose le même problème de répartition de l’eau mais avec plus d’acuité : les Californiens sont désormais 39 millions. Entre les riches et les pauvres, entre les agriculteurs qui consomment 80 % de l’eau et les habitants des zones urbaines, entre les poissons et les industries lourdement consommatrices, comme la haute technologie ou la fracturation hydraulique : qui a la priorité sur l’eau ? Pour la première fois, les habitants sont astreints à un rationnement obligatoire de l’eau. Est-ce que la Californie prend enfin la sécheresse au sérieux ? Le rationnement n’est pas une idée neuve. Après la sécheresse des années 1970, un grand programme de conservation a été mis en place. On a remplacé les toilettes qui utilisaient 30 litres par réservoir par des modèles qui n’en consomment que 9. Aujourd’hui, Los Angeles ne consomme pas plus d’eau qu’il y a quarante ans alors qu’elle a 1 million d’habitants de plus. En 2009, l’arrosage extérieur a été limité à deux jours par semaine, ce qui a permis d’économiser 23 % d’eau. Mais dès que la pluie est revenue les mauvaises habitudes ont repris le dessus. […] Est-ce que la Californie va en sortir changée ? Le développement sans limite est-il remis en question ? En fait, il est possible que nous soyons simplement en train de retourner à notre passé. A un territoire plus sec et plus brun. Il y a des raisons de penser que nous émergeons en fait d’une période relativement humide dans l’histoire de la région, où la sécheresse a été l’exception. Pendant cette période, la Californie a bâti des infrastructures énormes pour acheminer l’eau. En une centaine d’années, les hommes ont rendu le paysage de Californie beaucoup plus vert. […] Les gens ont oublié la nature de l’endroit où ils vivent. Il aurait fallu faire cette transition vers le développement durable depuis les années 1970. Maintenant, il faudra des mesures draconiennes pour continuer à vivre sous ce climat. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/05/24/les-californiens-doivent-comprendre-que-la- periode-d-abondance-de-l-eau-a-disparu_4639520_3244.html#6vXGdKA5Eivihpho.99

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