Chapitre 2 : Le choix optimal du producteur.

Le producteur est rationnel. Un des ses objectifs ça va être de maximiser son
profit. Minimiser ses coûts pour une production donnée.


I : La maximisation du profit.
    1) Qu’est-ce que le profit ?
       Le profit c’est la différence entre la recette totale de l’entreprise et le coût
       total de cette même entreprise.

      Hyp : 2 inputs x1 et x2 → p1, p2.
            1 output : y → p : prix de vente du produit.




      Recette totale :
      RT = prix de vente × quantité produite
      RT = p × y

      Le coût d’une entreprise :
      CT = coût d’utilisation de l’input 1 + coût d’utilisation de l’input 2
      CT = p1x1 + p2x2

      Profit :
      Π = py – (p1x1 + p2x2)
      Π = py – p1x1 – p2x2

   2) Maximisation du profit.
        a) Cas où on a un input x1.
           Π = py – p1x1
Objectif du producteur : atteindre le profit le plus grand possible
compte tenu de sa contrainte technologique qui est donnée par sa
fonction de production.

MAX Π
s.c y = f(x1)

MAX Π : Π = py – p1x1             (1)
s.c y = f(x1)                     (2)
1→2

Max Π = p . f(x1) – p1x1

Si on veut le maximum d’une fonction : si Π’x1 = 0

dΠ / dx1 = 0 ⇒ df(x1) / dx1 = 0

df(x1) / dx1 = Pm1

Condition : p × Pm1 = p1

p × Pm1 : valeur de la Pm
p : valeur du bien 1

⇔ Pm1 = p1 / p

Approche graphique :
Courbe d’iso profit : une courbe d’iso profit c’est l’ensemble des
combinaisons d’inputs et de production qui permettent d’atteindre
le même profit. Ce sont des droites.
On fixe un niveau de profit .
Si on veut atteindre     2   >    1




Est-ce que   1   est le profit maximal ? Non, on peut aussi atteindre

   2   .
3  : niveau de profit maximum compte tenu de sa contrainte
technologique.

Au point E, la pente de la courbe d’iso profit est égale à la pente de
la fonction de production.

Pente de la droite d’iso profit : p1 / p
Pm1 : pente de la fonction de production.

Pour atteindre le profit maximum : Pm1 = p1 / p.

Que se passe-t-il si le prix de l’input varie ?
Si le prix augmente, on aura une modification de la pente de la
droite d’iso profit : p1’ / p > p1 / p. La pente augmente.




Si le prix de l’input augmente et si l’entreprise veut conserver le
même profit maximum, alors elle va réduire sa production (y’* <
y*) et sa demande d’inputs (x1’* < x1*).
       '
   3         3
Si p1 augmente on aura 3 effets :
   - diminution de la production
   - diminution de la quantité de facteurs x1
   - diminution de profit maximum
b) Fonction de demande de facteurs avec un seul facteur.
   Fonction de demande de facteurs : c’est la quantité optimale
   demandée en fonction du prix du facteur lorsque l’entreprise
   maximise son profit.
   On part de la condition d’optimisation :
   Pm1 × p = p1
   x1 en fonction de p1 ?

  Ex : y =
  Pm1 ×p = p1          Pm1 = dy / dx1 = 4 ×1/2 x11/2-1
                       Pm1 = 2x1-1/2
  2 / x11/2 = p1 / p

  x11/2 ×p1 = 2p
  x11/2 = 2p / p1
  x1 = 4p² / p1²       ← fonction de demande de facteur
C’est la quantité d’inputs qui permet d’atteindre le profit maximum.

  y* = f(x1*)
  y* =

   Π* = py* - p1x1* → ΠMax
c) La maximisation du profit avec 2 variables.
   Π = RT – CT
   x1 → input 1, p1
   x2 → input 2, p2
   y = output
   p = prix output

  Π = p × y – (p1x1 + p2x2)

  Objectif :    Max Π
                Sc : y = f(x1, x2)

  Max py – (p1x1 + p2x2)             (1)
  Sc y = f(x1, x2)                   (2)

  (2) → (1)

  Max Π = pf(x1, x2) – (p1x1 + p2x2)

  Condition 1er ordre :
  dΠ / dx1 = 0
  dΠ / dx2 = 0

  p × df(x1, x2) / dx1 – p1 = 0
  p × df(x1, x2) / dx2 – p2 = 0

  p × Pm1 – p1 = 0
  p ×Pm2 – p2 = 0

  2 conditions :
  p × Pm1 = p1
  p × Pm2 = p2

  Exemple :
  y = f(K, L) = K1/2L1/4
K : capital → pK
L : travail → pL

Π = p ×y – (pKK + pLL)


Max Π                      (1)
sc y = K1/2L1/4            (2)

Max Π = p(K1/2L1/4) – (pKK + pLL)

p × PmK = pK
p × PmL = pL

PmK = df(K, L) / dK = (K1/2L1/4)’K = 1/2K1/2-1L1/4
PmK = 1/2K-1/2L1/4

PmL = df(K, L) / dL = (K1/2L1/4)’L = 1/4K1/2L1/4-1
PmL = 1/4K1/2L-3/4

On suppose p = 10.

10 × 1/2K-1/2L1/4 = pK
10 × 1/4K1/2L-3/4 = pL

5K-1/2L1/4 = pK      (1)
5/2K1/2L-3/4 = pL    (2)

Objectif : trouver les fonctions de demande, de travail et de capital.

(1) × (2) :
25/2 × 1 × L1/4 – ¾ = pK × pL

25/2L-1/2 = pKpL

L-1/2 = 2pKpL / 25

L = (2pKpL / 25)-2 = (25 / 2pKpL)²

L = 625 / 4pK²pL² → fonction de demande de travail

C’est l’ensemble des quantités de travail qui permettent de
maximiser le profit.
Pour avoir K, on remplace L dans :
            5K-1/2L1/4 = pK

            5K-1/2(625 / 4pK²pL²)1/4 = pK

            K = 625 / 2pK3pL → fonction de demande de capital

            Si on fixe pK = 5 et pL = 5.

            L=¼          K=½

            On va produire y = 1/21/2 × 1/41/4 = ½

            Πmax = 10 × ½ - (1/2 × 5 + ¼ × 5)
                      RT             CT

            Πmax = 1,25 um


II : Minimisation du coût total pour un niveau de production donnée.
Problème : le producteur souhaite atteindre un niveau de production y .
             Le prix de l’output est donné par le marché : p.
             Max Π = p y - CT
             La RT est fixée.
             A RT fixée, si le producteur veut maximiser son profit, la seule
             solution est de minimiser son coût total.

            Min CT(x1, x2)
            sc f(x1, x2) = y

   1) Approche graphique.
        a) Droite d’iso-coût.
           Définition : c’est l’ensemble des combinaisons d’inputs qui
           permettent d’avoir le même coût total. Ce sont des droites qui
           s’appellent droites d’iso-coût.
           CT = c
           c = p1x1 + p2x2

            x1 et x2 sont deux inputs.

            p2x2 = c - p1x1
x2 = c / p2 – (p1 / p2)x1   droites d’iso-coût

Ordonnées à l’origine :
x1 = 0       x 2 = c / p2
x2 = 0       x 1 = c / p1
Pente = -p1 / p2




Min CT
y = f(x1, x2)
(x1*, x2*) → Min CT ⇒ Max Π

  Propriété :
  TMST(x1*, x2*) = pente de la tangente en chaque point de la
                               p1
  fonction de production =
                               p2

  A l’optimum : TMST = p1 / p2

  TMST = Pm1 / Pm2 = p1 / p2

  Conclusion :
  Min CT
  sc y = f(x1, x2)

  ⇔      TMST = p1 / p2
         sc y = f(x1, x2)

  ⇒ On atteint le profit maximum.

b) Sentier d’expansion.
   Définition : le sentier d’expansion représente l’ensemble des
   paniers d’inputs optimaux qui permettent de minimiser le coût total
   lorsque le niveau de production varie, les prix étant constants.
Pour avoir le sentier d’expansion :
   TMST = p1 / p2 ⇒ x2 = f(x1)



   Exemple : x1αx2β = f(x1, x2)

   TMST = αx2 / βx1

   αx2 / βx1 = p1 / p2 ⇒ αx2 = p1/p2 βx1

   x2 = (p1 / p2) • (β / α) x1

c) Exemple.
   f(K, L) = K1/2L1/4

   pK = 5        pL = 5

   Min CT
   sc y = f(K, L)
TMST = αx2 / βx1 = 1/2L / 1/4K = 4/2 L / K

TSMT = 2L / K

2L / K = pK / pL

2L / K = 1

2L = K

Contrainte : y = f(K, L) = K1/2L1/4
                     1/2 1/4      1/2 3/4
             y = 2L L = 2 L
             L3/4 = y / 21/2
             L = ( y / 21/2) 4/3
             L = y 4/3 / 21/2×4/3 = y 4/3 / 22/3
             L = y 4/3 × 2-2/3

              K = 21/3 y 4/3

               y   =½

              L = 1/24/32-2/3 = 2-4/32-2/3 = 2-6/3 = 2-2 = 1 / 2² = ¼

              K = 1/2

Conclusion :
Max Π
sc y = f(x1, x2)

⇔      Min CT
       y = f(x1, x2)

Dans le 1er programme, on cherche le niveau de production à
atteindre alors que dans le 2ème production, on fixe le niveau de
production à atteindre.
Dans les 2 cas, on obtient le profit maximum.

1er programme :
Conditions de maximisation du profit :
p × Pm1 = p1
p × Pm2 = p2
2ème programme :
             Min CT
             TMST = p1 / p2
             Sc y = f(x1, x2)


III : Les fonctions de coût.
    1) Fonction de coût total.
       Définition : on va chercher la fonction de coût total, notée CT(y), qui,
       pour un ensemble de prix d’inputs donnés et pour tout niveau d’output,
       fait correspondre le coût minimum pour atteindre le niveau d’output y.

      y → CT(y) représente le coût minimum pour atteindre y.

      Min CT
      Sc y = f(x1, x2)

      Fonctions de demande de bien 1 et de bien 2 en fonction de y.

      A partir de CT(x1, x2) :
      CT = p1x1 + p2x2
      CT(y) = p1x1(y) + p2x2(y)



      Exemple : f(K, L) = K1/2L1/4

      L = 24/3y-2/3
      K = 21/3y4/3

      pK = pL = 5

      CT = 5 × 21/3y4/3 + 5 × 2-2/3y4/3

      CT = y4/3 (5 × 21/3 + 5 × 2-2/3)

      CT = 9,48y4/3

      Propriétés :
      • Si on a des rendements d’échelle constants, alors la fonction coût total
      sera linéaire.
• Si la fonction coût total est concave alors les rendements d’échelle sont
  croissants.
  • Si la fonction coût total est convexe alors les rendements d’échelle sont
  décroissants.

  Coûts variables : CV(y), c’est l’ensemble des coûts qui dépendent du
  niveau de production.

  Coûts fixes : CF qui eux sont indépendants du niveau de production.

  CT(t) = CV(y) + CF

2) Fonction coût moyen et coût marginal.
     a) Coûts moyens.
         CM(y) = CT(y) / y ⇒ coût en moyenne d’une unité produite.

         CT(y) = CF + CV(y)

         CM(y) = CF + CV(y) / y = CF / y + CV(y) / y

         CV(y) / y = CVM(y)

         CF / y = CFM

         CM(y) = CMV(y) + CFM
      b) Coût marginal.
         Définition : le coût marginal, Cm, c’est le coût engendré par la
         production d’une unité en plus d’output. Cm(y).

         Cm(y) = ΔCT(y) / Δy → cas discret

         Cas continu : on connaît les fonctions de coût.
         Cm(y) = dCT(y) / dy

         CT = CV(y) + CF ⇒ Cm(y) = CT’(y)
                                 = (CV(y) + CF)’y
                                 = CV’(y)
         Cm(y) = CV’(y)

         Ex : CT(y) = 1/6y3 – 3/2y² + 5y + 10
         Cm(y) = 1/2y² - 3y + 5
Propriétés :
• Cm coupe la courbe de coût moyen en son minimum.
      CM(y) = CT(y) / y
      CM’(y) = 0
      CM’y = (CT(y) / y)’y = 0

     u = CT(y)         v=y
     u’ = CT’(y)       v’ = 1
        = Cm(y)

     (Cm(y) × y – CT(y) × 1) / y² = 0
     yCm(y) – CT(y) = 0
     yCm(y) = CT(y)
     Cm(y) = CT(y) / y = CM(y)

     Conclusion : lorsque le coût moyen est minimum, Cm(y) =
     CM(y).

• Le Cm coupe la courbe de CVM en son minimum.
      (CVM)’ = 0        (CV / y)’ = 0
(CV’(y) – CVy’) / y² = 0
      CV’(y) – CV = 0
      Cm × y = CV
      Cm = CV / y = CVM

• CM et économie d’échelle :
Lorsque la production augmente, le coût unitaire diminue :
économies d’échelle.
Lorsque la production augmente, le coût unitaire augmente :
déséconomies d’échelle.




• Rendements d’échelle et Cm :
On peut montrer que lorsque le rendement d’échelle est constant, le
coût marginal est également constant.
Lorsque le rendement d’échelle est croissant, le coût marginal est
décroissant.
Lorsque le rendement d’échelle est décroissant, le coût marginal est
croissant.
3) Coût marginal et maximisation du profit.
   Objectif du producteur : MAX Π.
   Π = RT – CT(y)
   Π = py – CT(y)
   Max Π = py – CT(y)

   Π’y = 0
   (py – CT(y))’y = 0
   p – CT’(y) = 0
   p – Cm(y) = 0

   Le profit sera maximum lorsque p = Cm(y).

   • Si le prix (ce que rapporte une unité de bien) est inférieur au coût
   marginal (coût d’une unité supplémentaire produite)
   ⇒ il faut produire jusqu’à ce que p = Cm
p* → Q* → Max Π


IV : La fonction d’offre du producteur.
Définition : la fonction d’offre va exprimer les quantités offertes par l’entreprise
par rapport au prix lorsque l’entreprise maximise son profit.
              Y = S(p)

   1) Détermination de la fonction d’offre.
      Pour avoir la fonction d’offre du producteur :
      Max Π ⇒p = Cm(y)
             ⇒y = S(p) = Cm-1(y)
      Cm-1(y) : fonction inverse de Cm

      Ex : CT = 1/4y² + 2
      Cm = (1/4y² + 2)’y ⇒ Cm = 1/2y

      Max Π : Cm = p
               1/2y = p ⇒ la fonction d’offre est y = S(p).
               1/2y = p ⇒ y = 2p
La fonction d’offre est une droite qui passe par 0 et qui est croissante.




   La fonction d’offre est une fonction croissante des prix.

2) Seuil de rentabilité.
   Définition : le seuil de rentabilité correspond au prix en dessous duquel le
   profit de l’entreprise devient négatif ou le prix pour lequel le profit de
   l’entreprise est nul.
   On veut le prix de l’output tel que Π = 0.
   RT – CT = 0
   py – CT(y) = 0
   py = CT(y)
   p = CM(y)

   SR est atteint lorsque le prix de l’output devient égal au coût moyen de
   l’entreprise.
   Si pour p = CM(y) ⇒ MAX Π ⇒ p = Cm
   SR : Cm = CM(y) pour le minimum de CM.

   Le SR c’est le prix qui égalise le Cm et le CM ou encore c’est le
   minimum du coût moyen.
Pour que l’entreprise fasse du profit, il est nécessaire que le prix proposé
   par le marché soit supérieur au seuil de rentabilité.

3) Seuil de fermeture.
   Définition : c’est le prix en dessous duquel l’entreprise décide d’arrêter la
   production.

   Π = RT – CT = RT(y) – (CV(y) + CF)
               = RT(y) – CV(y) – CF
               = 0 – 0 – CF
        Π = - CF

   Il va produire si Π(y, p) > -CF

   py – CV(y) – CF > -CF
   py – CV(y) > 0
   py > CV(y)
   p > CV(y) / y
   p > CVM(y)

   Le SF est atteint lorsque p = CVM(y)
   Le profit maximum est atteint pour p = Cm.
   SF est donné pour Cm(y) = CVM(y)

   L’offre du producteur est définie à partir du seuil de fermeture.
   Si p < SF y = S(p) = 0
   Si p > SF y = S(p)
CM(y) ≥ CVM
      CT(y) = CV(y) + CF
      CM(y) = CV(y) + CF / y = CVF(y) + CFM ≥ CVM(y)

      CVM(y) = CM(y) : si l’entreprise n’a pas de CF

      Dans ce cas SF = SR

      La fonction d’offre c’est la partie croissante de la courbe de coût marginal
      située au-dessus du seuil de fermeture.


V : Exemple.
CT(y) = y3 – 8y² + 30y + 5

CM(y) = CT(y) / y = y² - 8y + 30 + 5/y
y² - 8y + 30 = CVM
5/y = CFM

CVM = y² - 8y + 30
SF : min CVM ou Cm = CVM

CVM’y = 0
(y² - 8y + 30)’y = 2y – 8 = 0 ⇔ 2y = 8 ⇔ y = 4 → quantité produite par
l’entreprise qui permet d’atteindre le seuil de fermeture.

p = Cm(y)
p = Cm(4) : SF
  = CVM(4)

CVM(4) = 4² - 8 × 4 + 30 = 16 – 32 + 30 = 14 → prix qui correspond au SF.

La fonction d’offre sera définie pour tout p ≥ 14
p = Cm(y)

Cm(y) = Ct’y = (y3 - 8y² + 30y + 5)’y
      = 3y² - 16y + 30

p = Cm(y) ⇒ y = S(p) ?

3y² - 16y + 30 = p
3y² - 16y + (30 – p) = 0

Δ = 16² - 4 × 3 × (30 - p) = 16² - 12(30 – p)

y1 = (16 + sqrt(16² - 12(30 – p)) / 6 = (16 + sqrt(256 – 12(30 – p)) / 6
                                        = (16 + sqrt(256 – 360 + 12p)) / 6
                                        = (16 + sqrt(4(3p – 26))) / 6
                                        = (16 + 2sqrt(3p-26)) / 6


y2 = (16 - sqrt(16² - 12(30 – p)) / 6 = (16 - 2sqrt(3p-26)) / 6

y = (16 + sqrt(3p – 26)) / 6 → production la plus grande

Si p < 14           y=0
Si p ≥ 14           y = (8 + sqrt(3p - 26)) / 3

Chapitre 2 partie-2

  • 1.
    Chapitre 2 :Le choix optimal du producteur. Le producteur est rationnel. Un des ses objectifs ça va être de maximiser son profit. Minimiser ses coûts pour une production donnée. I : La maximisation du profit. 1) Qu’est-ce que le profit ? Le profit c’est la différence entre la recette totale de l’entreprise et le coût total de cette même entreprise. Hyp : 2 inputs x1 et x2 → p1, p2. 1 output : y → p : prix de vente du produit. Recette totale : RT = prix de vente × quantité produite RT = p × y Le coût d’une entreprise : CT = coût d’utilisation de l’input 1 + coût d’utilisation de l’input 2 CT = p1x1 + p2x2 Profit : Π = py – (p1x1 + p2x2) Π = py – p1x1 – p2x2 2) Maximisation du profit. a) Cas où on a un input x1. Π = py – p1x1
  • 2.
    Objectif du producteur: atteindre le profit le plus grand possible compte tenu de sa contrainte technologique qui est donnée par sa fonction de production. MAX Π s.c y = f(x1) MAX Π : Π = py – p1x1 (1) s.c y = f(x1) (2) 1→2 Max Π = p . f(x1) – p1x1 Si on veut le maximum d’une fonction : si Π’x1 = 0 dΠ / dx1 = 0 ⇒ df(x1) / dx1 = 0 df(x1) / dx1 = Pm1 Condition : p × Pm1 = p1 p × Pm1 : valeur de la Pm p : valeur du bien 1 ⇔ Pm1 = p1 / p Approche graphique : Courbe d’iso profit : une courbe d’iso profit c’est l’ensemble des combinaisons d’inputs et de production qui permettent d’atteindre le même profit. Ce sont des droites. On fixe un niveau de profit .
  • 3.
    Si on veutatteindre 2 > 1 Est-ce que 1 est le profit maximal ? Non, on peut aussi atteindre 2 .
  • 4.
    3 :niveau de profit maximum compte tenu de sa contrainte technologique. Au point E, la pente de la courbe d’iso profit est égale à la pente de la fonction de production. Pente de la droite d’iso profit : p1 / p Pm1 : pente de la fonction de production. Pour atteindre le profit maximum : Pm1 = p1 / p. Que se passe-t-il si le prix de l’input varie ? Si le prix augmente, on aura une modification de la pente de la droite d’iso profit : p1’ / p > p1 / p. La pente augmente. Si le prix de l’input augmente et si l’entreprise veut conserver le même profit maximum, alors elle va réduire sa production (y’* < y*) et sa demande d’inputs (x1’* < x1*). ' 3 3
  • 5.
    Si p1 augmenteon aura 3 effets : - diminution de la production - diminution de la quantité de facteurs x1 - diminution de profit maximum b) Fonction de demande de facteurs avec un seul facteur. Fonction de demande de facteurs : c’est la quantité optimale demandée en fonction du prix du facteur lorsque l’entreprise maximise son profit. On part de la condition d’optimisation : Pm1 × p = p1 x1 en fonction de p1 ? Ex : y = Pm1 ×p = p1 Pm1 = dy / dx1 = 4 ×1/2 x11/2-1 Pm1 = 2x1-1/2 2 / x11/2 = p1 / p x11/2 ×p1 = 2p x11/2 = 2p / p1 x1 = 4p² / p1² ← fonction de demande de facteur
  • 6.
    C’est la quantitéd’inputs qui permet d’atteindre le profit maximum. y* = f(x1*) y* = Π* = py* - p1x1* → ΠMax c) La maximisation du profit avec 2 variables. Π = RT – CT x1 → input 1, p1 x2 → input 2, p2 y = output p = prix output Π = p × y – (p1x1 + p2x2) Objectif : Max Π Sc : y = f(x1, x2) Max py – (p1x1 + p2x2) (1) Sc y = f(x1, x2) (2) (2) → (1) Max Π = pf(x1, x2) – (p1x1 + p2x2) Condition 1er ordre : dΠ / dx1 = 0 dΠ / dx2 = 0 p × df(x1, x2) / dx1 – p1 = 0 p × df(x1, x2) / dx2 – p2 = 0 p × Pm1 – p1 = 0 p ×Pm2 – p2 = 0 2 conditions : p × Pm1 = p1 p × Pm2 = p2 Exemple : y = f(K, L) = K1/2L1/4
  • 7.
    K : capital→ pK L : travail → pL Π = p ×y – (pKK + pLL) Max Π (1) sc y = K1/2L1/4 (2) Max Π = p(K1/2L1/4) – (pKK + pLL) p × PmK = pK p × PmL = pL PmK = df(K, L) / dK = (K1/2L1/4)’K = 1/2K1/2-1L1/4 PmK = 1/2K-1/2L1/4 PmL = df(K, L) / dL = (K1/2L1/4)’L = 1/4K1/2L1/4-1 PmL = 1/4K1/2L-3/4 On suppose p = 10. 10 × 1/2K-1/2L1/4 = pK 10 × 1/4K1/2L-3/4 = pL 5K-1/2L1/4 = pK (1) 5/2K1/2L-3/4 = pL (2) Objectif : trouver les fonctions de demande, de travail et de capital. (1) × (2) : 25/2 × 1 × L1/4 – ¾ = pK × pL 25/2L-1/2 = pKpL L-1/2 = 2pKpL / 25 L = (2pKpL / 25)-2 = (25 / 2pKpL)² L = 625 / 4pK²pL² → fonction de demande de travail C’est l’ensemble des quantités de travail qui permettent de maximiser le profit.
  • 8.
    Pour avoir K,on remplace L dans : 5K-1/2L1/4 = pK 5K-1/2(625 / 4pK²pL²)1/4 = pK K = 625 / 2pK3pL → fonction de demande de capital Si on fixe pK = 5 et pL = 5. L=¼ K=½ On va produire y = 1/21/2 × 1/41/4 = ½ Πmax = 10 × ½ - (1/2 × 5 + ¼ × 5) RT CT Πmax = 1,25 um II : Minimisation du coût total pour un niveau de production donnée. Problème : le producteur souhaite atteindre un niveau de production y . Le prix de l’output est donné par le marché : p. Max Π = p y - CT La RT est fixée. A RT fixée, si le producteur veut maximiser son profit, la seule solution est de minimiser son coût total. Min CT(x1, x2) sc f(x1, x2) = y 1) Approche graphique. a) Droite d’iso-coût. Définition : c’est l’ensemble des combinaisons d’inputs qui permettent d’avoir le même coût total. Ce sont des droites qui s’appellent droites d’iso-coût. CT = c c = p1x1 + p2x2 x1 et x2 sont deux inputs. p2x2 = c - p1x1
  • 9.
    x2 = c/ p2 – (p1 / p2)x1 droites d’iso-coût Ordonnées à l’origine : x1 = 0 x 2 = c / p2 x2 = 0 x 1 = c / p1 Pente = -p1 / p2 Min CT y = f(x1, x2)
  • 11.
    (x1*, x2*) →Min CT ⇒ Max Π Propriété : TMST(x1*, x2*) = pente de la tangente en chaque point de la p1 fonction de production = p2 A l’optimum : TMST = p1 / p2 TMST = Pm1 / Pm2 = p1 / p2 Conclusion : Min CT sc y = f(x1, x2) ⇔ TMST = p1 / p2 sc y = f(x1, x2) ⇒ On atteint le profit maximum. b) Sentier d’expansion. Définition : le sentier d’expansion représente l’ensemble des paniers d’inputs optimaux qui permettent de minimiser le coût total lorsque le niveau de production varie, les prix étant constants.
  • 12.
    Pour avoir lesentier d’expansion : TMST = p1 / p2 ⇒ x2 = f(x1) Exemple : x1αx2β = f(x1, x2) TMST = αx2 / βx1 αx2 / βx1 = p1 / p2 ⇒ αx2 = p1/p2 βx1 x2 = (p1 / p2) • (β / α) x1 c) Exemple. f(K, L) = K1/2L1/4 pK = 5 pL = 5 Min CT sc y = f(K, L)
  • 13.
    TMST = αx2/ βx1 = 1/2L / 1/4K = 4/2 L / K TSMT = 2L / K 2L / K = pK / pL 2L / K = 1 2L = K Contrainte : y = f(K, L) = K1/2L1/4 1/2 1/4 1/2 3/4 y = 2L L = 2 L L3/4 = y / 21/2 L = ( y / 21/2) 4/3 L = y 4/3 / 21/2×4/3 = y 4/3 / 22/3 L = y 4/3 × 2-2/3 K = 21/3 y 4/3 y =½ L = 1/24/32-2/3 = 2-4/32-2/3 = 2-6/3 = 2-2 = 1 / 2² = ¼ K = 1/2 Conclusion : Max Π sc y = f(x1, x2) ⇔ Min CT y = f(x1, x2) Dans le 1er programme, on cherche le niveau de production à atteindre alors que dans le 2ème production, on fixe le niveau de production à atteindre. Dans les 2 cas, on obtient le profit maximum. 1er programme : Conditions de maximisation du profit : p × Pm1 = p1 p × Pm2 = p2
  • 14.
    2ème programme : Min CT TMST = p1 / p2 Sc y = f(x1, x2) III : Les fonctions de coût. 1) Fonction de coût total. Définition : on va chercher la fonction de coût total, notée CT(y), qui, pour un ensemble de prix d’inputs donnés et pour tout niveau d’output, fait correspondre le coût minimum pour atteindre le niveau d’output y. y → CT(y) représente le coût minimum pour atteindre y. Min CT Sc y = f(x1, x2) Fonctions de demande de bien 1 et de bien 2 en fonction de y. A partir de CT(x1, x2) : CT = p1x1 + p2x2 CT(y) = p1x1(y) + p2x2(y) Exemple : f(K, L) = K1/2L1/4 L = 24/3y-2/3 K = 21/3y4/3 pK = pL = 5 CT = 5 × 21/3y4/3 + 5 × 2-2/3y4/3 CT = y4/3 (5 × 21/3 + 5 × 2-2/3) CT = 9,48y4/3 Propriétés : • Si on a des rendements d’échelle constants, alors la fonction coût total sera linéaire.
  • 15.
    • Si lafonction coût total est concave alors les rendements d’échelle sont croissants. • Si la fonction coût total est convexe alors les rendements d’échelle sont décroissants. Coûts variables : CV(y), c’est l’ensemble des coûts qui dépendent du niveau de production. Coûts fixes : CF qui eux sont indépendants du niveau de production. CT(t) = CV(y) + CF 2) Fonction coût moyen et coût marginal. a) Coûts moyens. CM(y) = CT(y) / y ⇒ coût en moyenne d’une unité produite. CT(y) = CF + CV(y) CM(y) = CF + CV(y) / y = CF / y + CV(y) / y CV(y) / y = CVM(y) CF / y = CFM CM(y) = CMV(y) + CFM b) Coût marginal. Définition : le coût marginal, Cm, c’est le coût engendré par la production d’une unité en plus d’output. Cm(y). Cm(y) = ΔCT(y) / Δy → cas discret Cas continu : on connaît les fonctions de coût. Cm(y) = dCT(y) / dy CT = CV(y) + CF ⇒ Cm(y) = CT’(y) = (CV(y) + CF)’y = CV’(y) Cm(y) = CV’(y) Ex : CT(y) = 1/6y3 – 3/2y² + 5y + 10 Cm(y) = 1/2y² - 3y + 5
  • 16.
    Propriétés : • Cmcoupe la courbe de coût moyen en son minimum. CM(y) = CT(y) / y CM’(y) = 0 CM’y = (CT(y) / y)’y = 0 u = CT(y) v=y u’ = CT’(y) v’ = 1 = Cm(y) (Cm(y) × y – CT(y) × 1) / y² = 0 yCm(y) – CT(y) = 0 yCm(y) = CT(y) Cm(y) = CT(y) / y = CM(y) Conclusion : lorsque le coût moyen est minimum, Cm(y) = CM(y). • Le Cm coupe la courbe de CVM en son minimum. (CVM)’ = 0 (CV / y)’ = 0
  • 17.
    (CV’(y) – CVy’)/ y² = 0 CV’(y) – CV = 0 Cm × y = CV Cm = CV / y = CVM • CM et économie d’échelle : Lorsque la production augmente, le coût unitaire diminue : économies d’échelle. Lorsque la production augmente, le coût unitaire augmente : déséconomies d’échelle. • Rendements d’échelle et Cm : On peut montrer que lorsque le rendement d’échelle est constant, le coût marginal est également constant. Lorsque le rendement d’échelle est croissant, le coût marginal est décroissant. Lorsque le rendement d’échelle est décroissant, le coût marginal est croissant.
  • 18.
    3) Coût marginalet maximisation du profit. Objectif du producteur : MAX Π. Π = RT – CT(y) Π = py – CT(y) Max Π = py – CT(y) Π’y = 0 (py – CT(y))’y = 0 p – CT’(y) = 0 p – Cm(y) = 0 Le profit sera maximum lorsque p = Cm(y). • Si le prix (ce que rapporte une unité de bien) est inférieur au coût marginal (coût d’une unité supplémentaire produite) ⇒ il faut produire jusqu’à ce que p = Cm
  • 19.
    p* → Q*→ Max Π IV : La fonction d’offre du producteur. Définition : la fonction d’offre va exprimer les quantités offertes par l’entreprise par rapport au prix lorsque l’entreprise maximise son profit. Y = S(p) 1) Détermination de la fonction d’offre. Pour avoir la fonction d’offre du producteur : Max Π ⇒p = Cm(y) ⇒y = S(p) = Cm-1(y) Cm-1(y) : fonction inverse de Cm Ex : CT = 1/4y² + 2 Cm = (1/4y² + 2)’y ⇒ Cm = 1/2y Max Π : Cm = p 1/2y = p ⇒ la fonction d’offre est y = S(p). 1/2y = p ⇒ y = 2p
  • 20.
    La fonction d’offreest une droite qui passe par 0 et qui est croissante. La fonction d’offre est une fonction croissante des prix. 2) Seuil de rentabilité. Définition : le seuil de rentabilité correspond au prix en dessous duquel le profit de l’entreprise devient négatif ou le prix pour lequel le profit de l’entreprise est nul. On veut le prix de l’output tel que Π = 0. RT – CT = 0 py – CT(y) = 0 py = CT(y) p = CM(y) SR est atteint lorsque le prix de l’output devient égal au coût moyen de l’entreprise. Si pour p = CM(y) ⇒ MAX Π ⇒ p = Cm SR : Cm = CM(y) pour le minimum de CM. Le SR c’est le prix qui égalise le Cm et le CM ou encore c’est le minimum du coût moyen.
  • 21.
    Pour que l’entreprisefasse du profit, il est nécessaire que le prix proposé par le marché soit supérieur au seuil de rentabilité. 3) Seuil de fermeture. Définition : c’est le prix en dessous duquel l’entreprise décide d’arrêter la production. Π = RT – CT = RT(y) – (CV(y) + CF) = RT(y) – CV(y) – CF = 0 – 0 – CF Π = - CF Il va produire si Π(y, p) > -CF py – CV(y) – CF > -CF py – CV(y) > 0 py > CV(y) p > CV(y) / y p > CVM(y) Le SF est atteint lorsque p = CVM(y) Le profit maximum est atteint pour p = Cm. SF est donné pour Cm(y) = CVM(y) L’offre du producteur est définie à partir du seuil de fermeture. Si p < SF y = S(p) = 0 Si p > SF y = S(p)
  • 22.
    CM(y) ≥ CVM CT(y) = CV(y) + CF CM(y) = CV(y) + CF / y = CVF(y) + CFM ≥ CVM(y) CVM(y) = CM(y) : si l’entreprise n’a pas de CF Dans ce cas SF = SR La fonction d’offre c’est la partie croissante de la courbe de coût marginal située au-dessus du seuil de fermeture. V : Exemple. CT(y) = y3 – 8y² + 30y + 5 CM(y) = CT(y) / y = y² - 8y + 30 + 5/y y² - 8y + 30 = CVM 5/y = CFM CVM = y² - 8y + 30
  • 23.
    SF : minCVM ou Cm = CVM CVM’y = 0 (y² - 8y + 30)’y = 2y – 8 = 0 ⇔ 2y = 8 ⇔ y = 4 → quantité produite par l’entreprise qui permet d’atteindre le seuil de fermeture. p = Cm(y) p = Cm(4) : SF = CVM(4) CVM(4) = 4² - 8 × 4 + 30 = 16 – 32 + 30 = 14 → prix qui correspond au SF. La fonction d’offre sera définie pour tout p ≥ 14 p = Cm(y) Cm(y) = Ct’y = (y3 - 8y² + 30y + 5)’y = 3y² - 16y + 30 p = Cm(y) ⇒ y = S(p) ? 3y² - 16y + 30 = p 3y² - 16y + (30 – p) = 0 Δ = 16² - 4 × 3 × (30 - p) = 16² - 12(30 – p) y1 = (16 + sqrt(16² - 12(30 – p)) / 6 = (16 + sqrt(256 – 12(30 – p)) / 6 = (16 + sqrt(256 – 360 + 12p)) / 6 = (16 + sqrt(4(3p – 26))) / 6 = (16 + 2sqrt(3p-26)) / 6 y2 = (16 - sqrt(16² - 12(30 – p)) / 6 = (16 - 2sqrt(3p-26)) / 6 y = (16 + sqrt(3p – 26)) / 6 → production la plus grande Si p < 14 y=0 Si p ≥ 14 y = (8 + sqrt(3p - 26)) / 3