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UNIVERSITE SIDI MOHAMED BEN ABDELLAH
Les Couts Sociaux de Transport
Département : Science et Techniques de Gestion
Filière : Gestion Logistique et Transport
Projet de fin d’étude 2013 -2014
Réalisé par : Encadré par :
Aboubakr MOUBARAK Mr : Fouad JAWAB
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DEDICACES
Aucune dédicace ne saurait exprimer nos respects, nos
considérations et notre grande admirationpour vous.
Nous dédions ce modestetravail à nos parents, pour
leurs sacrifices et leurs patiences tout au long de nos études.
A nos familles qui sont, et resteront toujours
l’inspirationde nos joies et de la motivationde nos efforts.
A nos frères et nos sœurs, qui ont été nos meilleurs amis
et nos inséparables complices.
A nos meilleurs amis de la cinquième promotiongestion
logistiqueet transport
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REMERCIMENT
Sur l’effort d’un an que représente ce rapport ; les personnes qui d’une
façon ou d’une autre ont contribué a son achèvement sont nombreuse et nous
tenons à les remercier toutes.
On tient à remercier dans un premier temps, tous les professeurs qui nous
ont enseigné durant nos cursus d’étude à EST Fès. On remercie tout
particulièrement l’équipe pédagogique de la filière Gestion Logistique et
transport.
Nos vifs remerciement à notre encadrant, monsieur Fouad JAWAB,
d’avoir acceptée, d’encadrer ce présent projet de fin d’études et aussi pour la
qualité de son encadrement et son soutien tout au long du déroulement de ce
travail, ainsi que ces orientations, conseil pendant la préparation du projet.
Nos remerciements vont aussi aux membres du jury qui nous ont fait
l’honneur d’accepter de juger et d’évaluer notre travail.
Enfin on voudrait également remercie nos familles pour leur soutien et
leur encouragement tout au long de ca projet.
« Un seul mot, usé, mais qui brille comme une vieille pièce de monnaie : merci ! »
Pablo Neruda
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SOMMAIRE
Introduction 8
Chapitre 1 : le transport dans l’économie 10
Section 1 : Les caractéristiques du secteur de transport 11
Section2 : les différentsmodes de transport 17
Section 3 : Importance et rôles du secteur de transport dans plusieurs 31
domaines
Section 4 : La tarification des transports 36
Chapitre 2 : les couts sociaux du transport, sécurité et environnement 46
Section 1 : La congestion considérée comme une externalité
et valeur des économies de temps de déplacement 47
Section 2 : Cout des accidents 49
Section 3 : Cout du bruit 50
Section 4 : Cout de la pollution atmosphérique 53
Section 5 : La valorisation monétaire des couts externes 56
Chapitre 3 : Etude de cas 62
Section 1 : Cas de la France 63
Section 2 : Eléments des couts sociaux au Maroc 80
Conclusion Générale 81
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Liste des abréviations
Abréviation Désignation
CMR La convention relative au transport des marchandises
par la route.
LOTI La loi d’orientation du transport intérieur
COTIF Convention relative aux transports internationaux
ferroviaires
CIM Convention internationale sur le transport
IATA International air transport association
DTS Droits de triage spéciaux (1DTS = 1 ; 4 Euro par kilo)
LTA Lettre de transport aérien
PIB produit intérieur brute
CA chiffre d'affaires
CCTM Coût Complet de Transport Multimodal
VETD valeur des économies de temps de déplacement
CPM coûts privés marginaux
CSMo coût social moyen
CSM coût social marginal
DAP la disposition à payer
MEC méthodes d’évaluation contingente
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Quelques concepts du transport
Infrastructures mobiles : regroupent l'ensemble des véhicules, des engins, bref le
matériel roulant.
Infrastructures fixes : regroupent l'ensemble des voies, gares, ports, terminaux etc.
Le réseau de transport : c'est l'ensemble des infrastructures utilisées par un mode
transport sur un territoire donné.
Le mode de transport : est défini par une technique spéciale et uniforme de
propulsion du véhicule par rapport à l'infrastructure fixe.
Economie des transports : elle consiste à appliquer les méthodes de l'analyse
économiques aux problèmes soulevés par les transports. Notamment par la
distinction d'un bien privé et d'un bien public pur et bien public impur ou bien de
club.
Circulation : on attend par circulation la manifestation tangible sous forme de flux
de marchandises, personnes, capitaux, idées, informations des relations entre les
lieux.
Répartition modale : mesure l'importance relative de chaque mode (terrestre,
maritime, ferroviaire, aérien) dans l'ensemble de la demande de transport.
Point de rupture de charge : dans une chaîne de transport, lieu où les marchandises
doivent être transportées d'un mode de transport à un autre.
Conteneur : compartiment conçu pour faciliter le transport de marchandises sans
rupture de charge.
Coût de transport : correspondent aux coûts monétaires liés au franchissement
d'une distance.
Accessibilité : mesure de la facilité à atteindre un nœud.
Centralité : mesure la position d'un nœud dans le réseau.
Chaîne de transport : consiste à une utilisation successive des modes de transport
pour mener à bien une opération de transport.
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Un pavillon de complaisance : est un bateau battant pavillon d'un pays donné sans
pour autant que le pays en soit propriétaire.
Le coût social : est l’ensemble des coûts supportés, à l’occasion d’une activité
économique donné, par les agents, ceux qui en retirent les bénéfices comme les
autres.
Le transport multimodal : est défini comme l’acheminement d’une marchandise,
utilisant deux modes de transport ou plus, mais dans la même unité de chargement
ou le même véhicule routier, et sans empotage ni dépotage, c’est-à-dire sans qu’il y ait
manutention des marchandises elles-mêmes lors du changement de mode.
Transport mixte empilé : Les transports sont mixtes superposés lorsqu’un moyen
de transport est chargé sur un autre moyen de transport, un camion chargé dans un
navire par exemple.
Transport homogène : les transports sont homogènes lorsque tous les
transporteurs, pour une même opération, sont soumis à un même régime juridique :
le déplacement des marchandises réalisé par plusieurs transporteurs routier, sous le
même document de transport.
Transport pour compte d’autrui : Transport réalisé, pour un chargeur, par un
artisan ou une entreprise, dont l’activité principale ou secondaire est le transport de
marchandises.
Transport pour compte propre : transport réalisé, pour soi-même, par une
entreprise qui, bien que n’appartenait pas au secteur des transports, dispose d’un
parc de véhicules.
Le transport combiné est un transport multimodal dont les parcours principaux
s’effectuent par rail, voie navigable ou mer et dont les parcours initiaux et / ou
terminaux par route, sont les plus courts possible. C’est ce dernier point la faible
distance parcourue par route qui distingue le transport combiné du transport
multimodal.
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Introduction
De nombreux éléments entrent dans le coût social total des transports. Une partie
importante de ces éléments de coût est reconnue et assumée par les utilisateurs des
transports; ce sont par exemple les coûts des véhicules et de leur fonctionnement.
Certains coûts, par exemple le temps et l’effort consacrés par les automobilistes, sont
subjectifs, mais demeurent reconnus et assumés par les utilisateurs. Certains coûts,
par exemple les coûts de la pollution atmosphérique et les facteurs qui contribuent au
réchauffement du globe, sont imposés à l’ensemble de la société. Enfin, certains coûts,
comme les coûts des accidents de véhicules à moteur, sont assumés en partie par les
utilisateurs et en partie par la société. Tous ces coûts sont considérés comme des
externalités.
Les externalités sont les coûts ou les avantages issus d’une activité économique
qui touchent d’autres personnes que celles engagées dans l’activité économique et qui
ne sont pas reflétés entièrement dans les prix. Une externalité induit une divergence
entre le coût social et le coût privé. Le problème est que les participants au marché
considèrent uniquement que les coûts et avantages personnels lorsqu’ils prennent
des décisions et que, s’il y a des externalités, les résultats du marché (somme des
décisions individuelles) ne seront pas socialement optimaux.
On peut examiner le coût total des transports à deux fins distinctes, qui se
recoupent partiellement. On peut vouloir mesurer le coût total (y compris les coûts
environnementaux) des modes pour le comparer à la part assumée par les
utilisateurs.
Cela révélera le niveau de subvention implicite et permettra de voir comment il
diffère d’un mode à l’autre. Le concept du coût moyen est adéquat à cette fin; la
multiplication du coût moyen estimé par la production totale produira le coût total
estimé. À noter qu’il est possible qu’une partie du coût moyen estimé soit reconnue et
assumée par les utilisateurs et qu’une partie soit assumé par l’ensemble de la société.
On pourrait vouloir mesurer le coût social total des transports pour une
deuxième raison, soit pour déterminer quelles mesures, par exemple en matière de
réglementation ou de fixation des prix, il conviendrait de prendre au niveau des
pouvoirs publics pour améliorer l’efficacité de l’utilisation des transports et des
diverses combinaisons de modes de transport. Ici, il faut utiliser le concept du coût
marginal, c’est-à-dire le coût incrémental des externalités associé au niveau actuel de
la production de transport (qui différera selon les localités, par exemple comme le
degré de congestion routière dans une communauté). À noter que si le coût marginal
augmente – ce que l’on considère souvent comme une caractéristique des externalités
du transport – il serait incorrect d’estimer le coût total en multipliant le coût marginal
par la production totale, parce qu’on surestimerait alors le coût total. La plupart des
ouvrages dans le domaine négligent ce détail dans leurs estimations du coût total de
la pollution ou de celui d’autres externalités. La relation entre le coût moyen et le coût
marginal des externalités est bien connue en ce qui concerne la congestion routière,
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mais la distinction est moins claire en ce qui a trait aux autres catégories
d’externalités.
En plus d’estimer les coûts unitaires (moyens ou marginaux) des principales
catégories d’externalités, nous avons cherché à déterminer quelle portion des coûts
des externalités potentiels était assumée par les utilisateurs des transports. Cette
détermination est claire pour certaines catégories, comme les retards causés par la
congestion qui sont assumés à cent pour cent par les utilisateurs et les effets sur le
changement climatique qui seraient assumés par le monde entier plutôt que par les
seuls utilisateurs des transports. Mais ce qui est internalisé ou externe est moins clair
dans le cas du coût des accidents par exemple.
Cinq catégories d’externalités sont examinées dans ce rapport :
 congestion et valeur du temps de déplacement,
 évaluation de la vie et coût des accidents
 coût du bruit,
 coût de la pollution atmosphérique,
 coût des gaz à effet de serre.
Il y a d’autres catégories d’externalités qui sont moins importantes et que nous
n’avons pas examinées. Mentionnons entre autres la pollution de l’eau, les dommages
causés par la vibration aux structures adjacentes aux installations de transport,
l’intrusion visuelle (c’est-à-dire que les installations de transport ou leur
fonctionnement peuvent interférer avec la capacité des gens de jouir de leur
entourage ou du décor, les « effets de barrière », comme les perturbations sociales et
communautaires causées par les installations de transport, les risques pour la
sécurité (p. ex. les risques posés à la population en général par les actes terroristes
possibles) et les situations dans lesquelles, d’une part, les prix marchands en vigueur
dans d’autres secteurs ne reflètent pas les coûts marginaux sous-jacents et dans
lesquelles, d’autre part, les activités de transport pourraient intensifier ces
distorsions économiques, c’est-à-dire les questions de « second choix »
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Chapitre 1 : Les transports dans l’économie
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Section 1 : Les caractéristiques du secteur de transport
Le transport est l’élément de la chaîne logistique qui permet de faire parvenir
l’assistance à l’endroit où elle est demandée. Lorsque l’on définit la stratégie de
transport, il ne faut pas seulement prendre en compte les moyens et ressources
nécessaires pour la mobilisation mais il faut aussi déterminer les possibilités réelles
et les alternatives pour la livraison de l’assistance. Cela veut dire, aussi qu’il ne s’agit
pas seulement de faire parvenir les approvisionnements sans importer quand ni
comment, mais de les faire arriver d’une manière rapide et sûre. De plus, ce chapitre
inclut non seulement la mobilisation des approvisionnements à l’intérieur du pays ou
de la zone d’opérations mais aussi l’arrivée des biens de l’extérieur, qu’ils soient
envoyés par la communauté internationale ou acquis par les organisations pour leurs
activités d’attention de l’urgence. Très souvent, ces mouvements impliquent la
combinaison de divers moyens de transport - terrestres, aériens ou par voie
navigable.
I. Types de transport et caractéristiques
Les diverses voies et moyens de transport ont des caractéristiques et conditions
différentes qui comportent des avantages et des inconvénients en fonction de la
situation particulière de l’opération et qui vont dès leurs coûts jusqu’à leurs capacités.
Mais au moment de la décision du type de transport à utiliser, d’autres variables liées
aux besoins identifiés et aux possibilités concrètes et accessibles, entrent en compte.
En voici quelques-unes:
Les besoins : l’urgence de la livraison, le type et les caractéristiques des
approvisionnements qui seront transportés, la quantité, taille et destination du
chargement, distance à parcourir, etc.
Les possibilités : transport disponible ; coûts et ressources disponibles, conditions
d’accès à la destination (état des routes, conditions du temps, etc.)
Par ailleurs, il n’y aura pas toujours les ressources nécessaires pour payer le
transport idéal ou encore, le transport idéal ne sera pas toujours disponible ou encore
les conditions d’accès à la zone ne permettront pas l’utilisation d’un type donné de
transport même s’il est possible de compter sur lui. Pour cette raison, le défi consiste,
non seulement à déterminer les besoins mais aussi à voir les possibilités réelles ainsi
que les alternatives.
Pour chaque moyen de transport planifié, il devra avoir un plan alternatif au cas où
les circonstances ne permettraient pas son utilisation.
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Aérien (avion)
Caractéristiques : Utilisé normalement lorsque les approvisionnements doivent être
livrés dans l’urgence ou quand l’accès a la région affectée ne permet pas l’utilisation
d’un autre moyen de transport
Avantages : Rapide et confiable, Permet de couvrir des zones situées à grande
distance, Facilite une plus grande approche aux zones des opérations.
Inconvénients : Cout élevé, Selon la taille de l’avion disponible, demande beaucoup
d’espace et Certaines conditions pour l’atterrissage et le décollage, Requiert des
combustibles spéciaux qu’il n’est pas toujours possible de trouver dans la zone des
opérations.
Aérien (hélicoptères)
Caractéristiques : Il est beaucoup plus versatile que les avions
Avantages : Peut accèdes a des zones difficiles
Inconvénients : en général dispose de peu de capacité de charge
Terrestre (chemins et routes)
Caractéristiques : Son utilisation dépend surtout des conditions de transit (physique et de
sécurité) des routes d’accès aux points de livraison
Avantages : très flexible, Economique et grande
Inconvénients : Les routes peuvent être en très mauvaise conditions ou ne pas exister,
Le déplacement sur des chemins en zones critiques ou de conflit peut être dangereux
(attaques, assaut, etc.)
Terrestre (ferroviaire)
Caractéristiques : Son utilisation dépend bien sur l’existence des voies ferrées et de
leurs conditions
Avantages : Grande capacité pour les charges lourdes, Les couts d’opération sont en
général assez bas
Inconvénients : Peu commode pour le chargement et déchargement des
approvisionnements sur les cours ferroviaires dans les gars, Nécessite l’utilisation
d’un autre mode de transport pour transborder le chargement jusqu’au site de
stockage ou lieu des opérations.
Maritime
Caractéristiques : Est en grande partie utilisé pour l’importation et a bien sur besoin
d’un port ou quai pour recevoir le charge
Avantages : Grande capacité de charge, Economique.
Inconvénients : Lent, Nécessite L’utilisation d’un autre mode de transport pour
transborder le chargement jusqu’au site de stockage ou lieu des opérations
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Fluvial
Caractéristiques : Utile pour approvisionner les communautés riveraines en quantité
modérées d’approvisionnement ou pour la mobilisation en cas d’inondations.
Avantages : Bas couts d’opérations, Permet l’accès aux zones difficiles aux autres
transports.
Inconvénients : Peu de capacité de charge selon la taille de l’embarcation, Son
utilisation dépend de la taille et des caractéristiques du fleuve ou de la voie
navigation
II. Les caractéristiques du transport de marchandises
Le secteur du transport et ses différents modes jouent un rôle essentiel dans le
commerce et la croissance économique.
En raison de sa nature très particulière et sa capacité à repartir ses coûts et
investissements entre plusieurs clients, les transports sont majoritairement fournis
par des tiers, qui sont indépendants des utilisateurs «chargeurs» et se distinguent
par :
 L’activité : transport ou/et prestations complémentaires
 La compétence : généraliste ou spécialiste
 La taille : d’une à plusieurs milliers de personnes
 L’organisation : un réseau nationale ou mondiale composé de filiales
 Le mode de transport : routier, ferroviaire, aérien, maritime,
 Le marché : régional, national, international
 Le statut juridique : commissionnaire, mandataire, les deux
 Les moyens : propres ou sous-traités
Les prestataires de services transport offrent la liberté aux entreprises de s’établir ou
bon leur semble. Ils font le lien entre fournisseurs, producteurs, distributeurs et
consommateurs en intervenant
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Dans les différentes phases de la Supply Chain ceci depuis l’approvisionnement
des matières premières jusqu'à la livraison de produit fini au client final.
Ils doivent à ce titre être considérés comme des fournisseurs de services clé de la
Supply Chain.
Le coût de transport est le deuxième en importance après le coût de production dans
l'industrie.
De part leur importance, l'impact des coûts de transport sur la performance globale
de la Supply Chain mérite d'être regardé d'une manière distinctive et contrôler avec
une extrême rigueur.
Contrairement à d'autres fournisseurs, toutes les formes de transport sont
homogènes dans leurs caractéristiques: prestation de service, produits non
stockables pour répondre à la demande et pas d’infrastructure de production.
Toutefois, l’industrie du transport nécessite des actifs spécifiques à long terme et ses
coûts fixes représentent une part importante du coût total.
Le transport est à ce titre une industrie principalement à coûts fixes donc l’activité est
liée à des contraintes de capacité.
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1. Les deuxcaractéristiques du marché du transportde marchandises
Le premier marché - "le marché contractualisé"
Habituellement, un chargeur est en relation sur le long terme avec plusieurs
transporteurs et s’engage sur des quantités fixes périodiques (Ex: 3 camions/jours),
une flexibilité limitée (le chargeur peut dépasser les capacités négociées par période
en payant des prix progressivement plus élevés), des horizons flexibles en fonction de
la fréquence de livraison, du volume, du prix, de la qualité de service et des pénalités
éventuelles ou des clauses de compensation. Pour le chargeur, ces transporteurs
représentent le noyau dur de son portefeuille fournisseurs.
De son côté, chaque transporteur se lie à plusieurs chargeurs sur la base des
conditions ci-dessus mentionnées. Ces chargeurs représentent pour le transporteur le
noyau dur de son portefeuille clients et la base de sa capacité. Ce type de relation
commerciale généralement contractualisée représente le premier marché.
Le deuxième marché - "le Spot Market"
En plus de vendre sa capacité aux Chargeurs via des accords cadre, le
transporteur utilise le «Spot Market» pour vendre son excédent de capacité. On
assiste alors à un deuxième marché où la capacité disponible répond à une demande
incertaine. Les caractéristiques de ce deuxième marché sont: une relation à court
terme, des délais courts, pas de prix précontractuel.
Pour le chargeur, ces transporteurs représentent une infime partie de son
portefeuille, leurs services ont souvent été utilisés dans le passé pour des tâches
spéciales ou pour combler des variations de la demande et leurs tarifs ont été
référencés. Ce «Spot Market» est composé de deux sous marchés où les tarifs varient
en fonction des contraintes de livraison et de la capacité à recharger sur le point de
chute :
Le chargeur paye un prix uniquement pour la livraison point A point B: délai de
livraison flexible et possibilité pour le transporteur de recharger sur le point de chute.
Le chargeur paye un prix pour la livraison point A point B y compris le retour à
vide: délai de livraison court et impossibilité pour le transporteur de recharger sur le
point de chute.
Le développement du "spot Market" est générateur de coûts, qui impactent
négativement le processus transport et donc la cause principale est l’absence
d'échange d’informations entre chargeur et transporteur sur les besoins globaux des
uns et les capacités globales des autres.
De plus l’émergence des places de marché électroniques «Online spot Market» dans le
secteur du transport a laissé croire que d’énormes capacités de transport pourraient
être mises en ligne à la disposition des chargeurs leur permettant de réduire leur coût
de transport via le principe «d’enchères inversés». Malheureusement de nombreuses
expériences prouvent que les transporteurs ne souhaitent pas être considérés comme
des candidats anonymes dans une impitoyable guerre des enchères. Nombre d’entre
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eux souhaitent évoluer vers une démarche de partenariat réel donc vers une
collaboration logistique forte.
2. Conclusion
Face à ces deux marchés, chargeur et transporteur doivent tenir compte du fait que
comme tout autre type d'achat, un bon acte d’achat transport est celui où chacune des
parties chargeur et transporteur trouvent «leur compte». Le partage de l’information,
la logique de collaboration, la qualité des relations entretenues dans l’instant et dans
le temps assurent la compétitivité des tarifs, la performance du service et la pérennité
de la relation.
Les enjeux du responsable achats transport face à cet environnement sont
triples: simplifier et standardiser les processus, collaborer et développer des
synergies, rechercher l’excellence opérationnelle afin d'améliorer la marge
opérationnelle et la compétitivité de son entreprise.
III. Transport commercial versus transport non commercial
Le transport non commercial ou gratuit, offert parfois par d’autres organisations
ou par des volontaires allège les frais d’opération, mais en général les propriétaires
des transports n’assument pas la responsabilité de la sécurité de la marchandise. Il
est important de profiter de ces services qui sont de plus parfois les seuls disponibles.
Mais dans ces cas, les mesures de sécurité pour protéger le chargement devront être
plus fermes. Même s’il est parfois possible de négocier un traitement préférentiel
pour les approvisionnements humanitaires, le transport commercial est un négoce
comme un autre. En signant un contrat il faut non seulement tenir compte du prix
mais aussi de la confiance et de la qualité de l’entreprise (rapidité, sécurité, sérieux,
etc.) et s’agissant d’un contrat de services contre lequel il faudra payer il est possible
d’exiger l’accomplissement de ce qui a été convenu.
Les modalités de contrat sont diverses et comportent des avantages et des
inconvénients ; pour cela il faut bien mesurer les conditions et intérêts et réviser
soigneusement ce qui est inclut dans les clauses et prix du contrat (par ex. : service de
chargement et déchargement, paiement du conducteur, etc.).
Le tableau suivant montre certains aspects à prendre en considération lors d’un
contrat de service de transport:
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Section 2 : Les différents modes de transport
Transport routier
Le transport routier est une activité réglementée de transports terrestres, qui
s'exerce sur la route. Elle englobe à la fois le transport routier de personnes, le
transport routier de marchandises, le déménagement. Ces activités commerciales
sont exercées par les transporteurs routiers. Aussi il présente comme principaux
avantages un cout relativement réduit et un service dit en ‘’ porte a porte ‘’ c'est-à-
dire sans rupture de charge. Et une possibilité de combiner ce transport avec d’autres
modes de transport
Transport ferroviaire
Le transport ferroviaire est un mode de transport distingué par une infrastructure
spécialisé et des matériels roulants, ainsi qu’il porte plusieurs avantages au niveau de
la combinaison avec le mode routier, et des avantages socioéconomique.
Modalités de contrat de transport
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Transport maritime
Le transport maritime consiste à déplacer des marchandises ou des hommes pour
l'essentiel par voie maritime Le transport maritime est le mode de transport le plus
important pour le transport de marchandises. Et 90% de marchandises mondiale est
transporté par la mer ; aussi il permet de desservir le monde entier. Et il utilise en
majorité des conteneurs car il permet des gains de temps et de sécurité non
négligeables
Transport aérien
Tout comme pour le transport maritime ; le transport aérien permet de desservir
beaucoup de destinations a travers le monde. Il est approprié pour les transports
nécessitant des délais rapides tout en assurant une sécurité maximale pour la
marchandise. L’utilisation massive des ULD (unit Load Devices) pour les opérations
de chargement de déchargement facilitent la manipulation de la marchandise : ce sont
en général des palettes et des conteneurs
I.Les Avantages et inconvénients
Transport routier
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Transport ferroviaire
Transport maritime
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Transport aérien
Les principaux modes de transport de marchandises
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Le transport combiné
Dans la majorité des cas, les exportateurs n’ont d’accès direct qu’à la route. Ils sont
donc obligés de recourir à plusieurs modes de transport. Les transports combinés (ou
« multimodaux », c’est-à-dire l’utilisation de plusieurs modes de transport)
permettent d’assurer l’acheminement sans rupture de charge.
Le ferroutage (rail + route).
Il permet aux compagnies ferroviaires d’offrir un service plus souple de prise en
charge de porte à porte.
Par des remorques chargées directement sur un wagon porte-remorque.
Par des conteneurs chargés du camion sur un wagon porte-conteneur.
Le Roll on - Roll off (« RO-RO », route ou fer + mer).
Il évite les ruptures de charge, en chargeant directement sur le navire une remorque
de camion, un wagon, voire un camion entier
(Navires rouliers et porte-wagons, ferry-boats).
Actuellement, les navires utilisent surtout la technique « RO-RO + conteneurs ». Elle
permet le transport par conteneurs et le déchargement par roulage lorsqu’un port
n’est pas équipé du matériel.
II. Les conventions
Transport routier
Les transports routiers internationaux sont réglementés par la convention de
Genève du 19 mai 1956, signée par 24 Etats : toute l’Europe occidentale (sauf
l’Irlande), et les pays d’Europe centrale. La convention CMR « Convention relative au
transport des Marchandises par la Route »
Elle concerne l’établissement du document de transport routiers, et les
responsabilités en cas de dommages.
La convention ne s’applique pas :
Au poids et la dimension des véhicules, à la sécurité, au transport de marchandises
dangereuses, à la tarification des transports
Elle est complétée au niveau national par la Loi d’Orientation des Transports
Intérieurs (L.O.T.I) du 30 décembre 1982
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Transport ferroviaire
La COTIF (Convention relative aux Transports Internationaux Ferroviaires) est la
convention qui régit les transports ferroviaires internationaux. Entrée en vigueur le
1er mai 1985, c’est une nouvelle actualisation de la CIM (Convention Internationale
sur le transport des Marchandises signée en 1890 à Berne).
Elle a été adoptée par 34 pays européens et méditerranéens : tous les Etats d’Europe
occidentale et centrale, la Tunisie, le Maroc et l’Algérie, la Syrie, le Liban, l’Iran, l’Irak,
la Turquie.
La COTIF régit :
 Principalement les règles uniformes relatives au contrat de transport international
ferroviaire (les RU - CIM) : modalités d’une expédition, responsabilité du
transporteur, indemnisation de l’expéditeur.
 En annexes, la réglementation des marchandises dangereuses (RID), des wagons de
particuliers (RIP), des conteneurs (RICO), et des colis express (RIEX).
 La COTIF ne régit pas la tarification.
Transport maritime
Les transports par voie maritime sont encadrés
Par la convention de Bruxelles du 25 août 1924, ratifiée par 78 Etats, et élargie
par deux protocoles en 1968 et 1978 ;
Il faut toutefois l’exclure pour les cas prévus par la loi française du 18 juin 1966
(clause PARAMOUNT)
Par la convention de l’ONU ou règles de Hambourg du 31 mars 1978, ratifiée par
21 Etats (mais pas la France);
Par des conférences maritimes (organisation des grandes compagnies entre
elles).
Transport aérien
Les transports internationaux par voie aérienne sont régis par la convention de
Varsovie de 1929, partiellement modifiée par le protocole de la Haye du 28
septembre 1955 et de Montréal (25 septembre 1975 Parallèlement, les grandes
compagnies de transport aérien se sont regroupées en une conférence aérienne,
l’IATA - International Air Transport Association - pour ajuster leurs prestations sur
les grandes lignes régulières d’acheminement de marchandises.
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III. La responsabilité du transporteur
Transport routier
La CMR pose comme principe la présomption de responsabilité du transporteur.
C’est au transporteur de fournir la preuve de son innocence.
Cependant, le principe de responsabilité du transporteur ne s’applique pas au
chargement et déchargement de la marchandise.
Expéditeur et transporteur doivent donc préciser sur le contrat de transport qui sera
responsable de ces opérations.
En cas de silence, c’est la législation de l’Etat où se situe l’opération qui est applicable.
le transporteur n’est responsable que dans le cas d’envois de détail : il doit vérifier le
poids et le nombre des colis, leur état apparent (extérieur), puis signer la lettre de
transport.
En outre, la CMR prévoit des motifs d’exonérations au principe, si le transporteur a
Émis des réserves concernant la marchandise, inscrites sur le document de transport,
motivées et acceptées par le chargeur. Ces réserves ne constituent pas pour autant
une preuve d’innocence en cas de dommage.
Apporté la preuve d’un vice de la marchandise, ou d’un cas de force majeure.
Apporté la preuve que le dommage a résulte de causes particulières :
- transport en wagons découverts ;
- défectuosité d’emballage ;
- chargement non effectué par lui, ou signalé défectueux ;
- marchandises exclues du transport ou intrinsèquement exposées à perte totale ou
partielle.
Pour toutes ces exonérations, il y a renversement de la preuve : ce sera alors à
l’exportateur d’apporter la preuve de la responsabilité du transporteur
La convention prévoit l’indemnisation de l’expéditeur en cas de perte ou d’avarie.
• Quel que soit le dommage, l’ayant-droit à la marchandise (le propriétaire) doit au
moment de la livraison dresser un constat ou exprimer ses réserves sur l’état des
marchandises.
• Si les dommages ne sont pas apparents, il a alors un délai de sept jours pour agir.
• Si l’ayant-droit omet de constater la perte ou l’avarie, la livraison est considérée
comme bien accomplie. Ce sera alors à lui de prouver qu’il y a eu dommages
(renversement de la preuve).
L’indemnisation du préjudice couvre :
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- les frais du transport ;
- les droits de douane ;
- la valeur de la marchandise telle qu’exprimée au départ.
- mais aucun dommages-intérêts n’est prévu, et l’indemnisation est limitée à 8,33 DTS
‘’Droits de tirage spéciaux 1DTS = 1,4 euros ‘’par kilo.
Transport ferroviaire
La CIM pose comme principe la présomption de responsabilité du transporteur (RU
- CIM article 36). C’est donc au transporteur de faire la preuve de son innocence, pour
ne pas se voir imputé la responsabilité.
Par contre la loi française prévoit :
Une distinction entre les envois complets et les envois de détail :
 le transporteur n’est responsable que dans le cas d’envois de détail : il vérifie le
poids et le nombre des colis, et appose le timbre daté de la gare expéditrice.
 Le chargement d’un envoi complet est par contre de la responsabilité du
chargeur : le transporteur ne vérifie que l’état apparent (extérieur) de l’envoi et
appose le timbre de la gare.
Néanmoins, le transporteur peut être exonéré de sa responsabilité
(convention) :
• S’il a émis des réserves concernant les marchandises, inscrites sur le document de
transport, motivées et acceptées par le chargeur.
• S’il apporte la preuve d’un vice de la marchandise, ou d’un cas de force majeure («
circonstances que le chemin de fer ne pouvait pas éviter, et auxquelles il ne pouvait
obvier »).
• S’il apporte la preuve que le dommage résulte de causes particulières :
- transport en wagons découverts
- défectuosité d’emballage
- chargement non effectué par lui, ou signalé défectueux
- marchandises exclues du transport ou intrinsèquement exposées à perte totale ou
partielle.
Si la responsabilité du transporteur est établie, celui-ci doit payer une
indemnité à l’expéditeur. Des indemnités sont prévues pour les cas de perte ou
d’avarie de la marchandise, ou pour un retard de livraison.
Les règles uniformes de la CIM prévoient les cas d’indemnisation des pertes et avaries
(articles 40).
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• Toute avarie à destination doit être mentionnée immédiatement sur un procès-
verbal dressé par le chemin de fer, ou dans la semaine en cas de dommages non
apparents.
• Le procès-verbal doit être demandé par l’expéditeur, et mentionner la cause et le
lieu du dommage; il n’est pas signé par le destinataire, mais peut être contesté en
exigeant une expertise de contrôle.
• L’indemnité correspond, en cas de perte, à la valeur de la marchandise, au frais de
transport et de douane ; en cas d’avarie, elle correspond à la dépréciation de la
marchandise.
• Dans tous les cas, elle est limitée à 16,67 DTS par kilo, et s’établit à l’exclusion de
tout dommage et intérêt
Les retards de livraisons sont également inscrits dans la CIM, qui prévoit des délais
maximum d’acheminement (RU - CIM, article 43).
• L’indemnité équivaut au montant du préjudice occasionné, qui doit être prouvé par
l’expéditeur, et ne peut en aucun cas dépasser le triple du prix du transport.
• Les délais d’expédition sont de 24 heures pour les envois de détails, de 12 heures
pour les wagons complets.
• Pour les envois de détail, les délais de livraison sont de 24 heures pour les 200
premiers km, puis par fraction de 300 km ; pour les wagons complets, de 24 heures
pour les 300 premiers km puis par fraction de 400 km.
• Les délais sont suspendus les dimanches et jours fériés, et les délais de douanes ne
sont pas pris en compte.
Transport maritime
Les textes réglementant les transports par voie maritime posent comme principe la
responsabilité présumée du transporteur. Mais celui-ci peut dans de nombreux cas se
dégager de sa responsabilité.
La convention de Bruxelles, défini un certain nombre de motifs d’exonération :
Dommage résultant du navire lui-même = avaries communes:
- vice caché du navire (l’armateur doit prouver qu’un examen avait bien eu lieu avant
le départ) ;
- faute de navigation (bien différent de la faute commerciale, c’est-à-dire concernant
directement la marchandise).
Dommage résultant d’un événement imprévisible = avaries communes :
- opération de sauvetage ou d’assistance en mer ;
- accident maritime, guerre...
Dommage résultant directement de la marchandise :
- défaut de l’emballage ou du marquage ;
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- vice intrinsèque des marchandises (il appartient au transporteur de prouver le lien
direct avec le dommage).
• La responsabilité du transporteur joue s’il n’a pas émis au départ de réserves sur
l’état des marchandises.
• Si cela n’est pas le cas, il faut établir immédiatement un constat d’avarie ou de perte.
• L’indemnité est :
- calculée sur la base de la valeur de la marchandise (ou à sa dépréciation en cas
d’avarie) ;
- limitée à 2 DTS par kilo de poids brut ou 666,67 DTS (env. 935 euros) par colis ou
unité de charge avariée ou manquante. La limitation la plus favorable au chargeur
s’applique.
- établie à l’exclusion de tous dommages-intérêts.
Transport aérien
La responsabilité du transporteur joue depuis la prise en charge de la marchandise
jusqu'à la livraison. Elle est définie par la convention de Varsovie. En cas de litige,
c’est au transporteur d’apporter la preuve qu’il n’est pas responsable.
La responsabilité du transporteur est :
• Automatique pour le poids et le nombre des colis, dès qu’il a signé la lettre de
transport aérien (LTA).
• Conditionnée pour la quantité, la nature et l’état des marchandises : il faut que
l’expéditeur ait demandé une vérification préalable, apposée sur la LTA (celle-ci est
donc recommandée).
• Théorique, concernant les retards de livraisons: aucun délai maximal n’est en effet
défini, et c’est à l’expéditeur d’en fixer un avec le transporteur.
La convention énumère cependant des cas d’exonération du principe de
responsabilité.
• Cas de force majeure : le transporteur doit cependant avoir pris les mesures
nécessaires pour éviter le dommage, ou que celui-ci ait été inévitable (article 20 de la
convention).
• Faute de la part de la personne lésée : le transporteur aura à prouver qu’un lien
existe entre cette faute et le dommage subi (article 21 de la convention).
Dès lors que sa responsabilité est établie, le transporteur doit payer une indemnité,
qui correspond :
• En cas de perte : à la valeur de la marchandise et aux frais de transport et de
douane.
• En cas d’avarie : à la dépréciation de la marchandise.
• Dans tous les cas, l’indemnité s’établit à l’exclusion de tout dommages-intérêts.
L’indemnisation de l’expéditeur est généralement limitée.
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• Cette limitation est fixée par les Etats (17 DTS par kilo en France, 20 DTS aux USA...),
en attendant la ratification du protocole de Montréal.
• La limitation peut être levée :
- en cas de « faute inexcusable » du transporteur.
- si l’expéditeur fait une déclaration de valeur sur le document de transport:
l’indemnisation sera alors calculée d’après cette base.
Déplafonnement des limitations de responsabilité
Le dépassement des limitations courantes de responsabilité du transporteur peut
s’obtenir par un accord contractuel ou devra être recherché par une action en justice,
fondée sur une faute lourde, faute inexcusable ou dol.
La déclaration de valeur de la marchandise au transporteur et sa mention sur le titre
de transport permettent, en contrepartie d’une majoration de prix du transport,
d’obtenir une réparation au delà des limitations de responsabilité.
La déclaration d’intérêt spécial à la livraison vise à rendre opposable au transporteur,
les conséquences de son éventuelle défaillance (perte de marché, pénalités de
retard…)
IV. Les Documents
Transport routier
La lettre de voiture internationale (ou lettre CMR) est la matérialisation du contrat
de transport routier ; c’est à la fois un document d’accompagnement, et un titre
prouvant la prise en charge de marchandises par la compagnie routière
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La lettre de voiture CMR est facultative, aux risques et périls de l’expéditeur:
• Le transport est parfois réalisé avec un simple bordereau d’instructions au
transporteur.
• En cas de litige cependant, seule la lettre de voiture fait foi contre le transporteur.
La lettre de voiture doit être établie par l’expéditeur, en 3 exemplaires originaux :
• En pratique cependant, c’est souvent le transporteur qui émet la lettre de voiture.
Transport ferroviaire
La lettre de voiture internationale de chemin de fer est à établir en 5 exemplaires,
par l’expéditeur et la compagnie de chemin de fer, conformément aux dispositions
des RU - CIM :
Les trois premiers exemplaires sont destinés à accompagner la marchandise, le
quatrième est conservé par l’expéditeur, et le cinquième est gardé par la gare de
départ.
La lettre de voiture CIM est à la fois un document d’accompagnement, et un titre
faisant foi du contrat de transport. Elle prouve la prise en charge des marchandises
par la compagnie ferroviaire ; c’est également la base de référence des deux parties en
cas de litige ou de mésentente.
Transport maritime
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Le contrat de transport maritime est matérialisé par un document appelé «
connaissement » Défini par la convention de Bruxelles, il atteste la prise en charge
des marchandises par le capitaine du navire.
Le connaissement est un titre de propriété :
• L’expéditeur n’est plus responsable des marchandises une fois que le document a
été signé.
• Le document est cessible : « à ordre » (négociable et transmissible par
endossement) ou « à blanc » (permet à son porteur de retirer librement les
marchandises).
Transport aérien
La LTA est rédigée en trois exemplaires :
• En théorie par l’expéditeur, en fait par l’agent de transport aérien, d’après les
indications du chargeur.
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• Elle doit être signée par la compagnie aérienne, pour engager sa responsabilité.
• La LTA est non négociable : le nom du destinataire des marchandises est mentionné
sur le document.
• Elle peut servir à plusieurs acheminements aériens successifs : les marchandises
sont alors sous la responsabilité commune de différentes compagnies.
• Elle peut également servir à un acheminement combiné : le transport est alors
considéré comme intégralement aérien (application de la Convention de Varsovie
durant tout l’acheminement
La lettre de transport aérien est la preuve du contrat de transport. C’est une
reconnaissance par la compagnie de la prise en charge des marchandises.
Mais il ne s’agit que d’un titre de transport, non d’un titre de propriété.
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Section 3 : L’importance et rôles du secteur de transport
dans plusieurs domaines
Le transport joue un rôle essentiel dans le développement économique et
commercial des pays et, partant, dans le bien-être de leur population.
Pour produire des biens et des services les entreprises dépendent des transports qui
leur permettent d'obtenir des matières premières, des pièces détachées de la main
d'œuvre et de l'énergie et de faire parvenir les biens manufacturés, les produits
agricoles et les services aux consommateurs locaux et aux marchés internationaux.
Par delà et à travers sa tâche principale consistant à assurer le déplacement des
personnes et la circulation des biens, le transport a un impact considérable sur la vie
de nombreuses personnes en contribuant à la création d'emplois et à rendre plus
accessibles l'infrastructure et les services sociaux.
I. L'importance du transport dans le processus de développement
d'une économie:
La contribution des transports à l'économie est confirmée par des effets
bénéfiques d'une infrastructure et de services de transport convenables sur l'activité
économique qui sont:
 Le développement de l'industrie des transports
 La création et l'installation des entreprises d'aménagement et d'entretien des
infrastructures et autres pour le développement des services de la logistique.
 Déplacement des personnes et acheminement des marchandises.
 Développement direct et indirect d'autres secteurs.
 Désenclavement des populations.
 Création d'emplois directs et indirects.

Remarque1: chaque dollar investi dans l'infrastructure, en grande partie par les
pouvoirs publics, peut avoir un effet multiplicateur qui va bien au-delà des bénéfices
commerciaux immédiats inhérents au transport des personnes et des marchandises.
le tableau ci-dessous , met en évidence l'effet multiplicateur de l'investissement
dans l'infrastructure et son influence sur l'augmentation de la valeur ajoutée du
secteur de transport dans certain pays
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Pays
Investissement
dans l'infrastructure des
transports en % du PIB
Valeur ajoutée
du secteur des
transports en % du PIB
CHINE 4 5.7
RUSSIE 4.1 8.3
Inde 2.3 4.8
IRAN 1.6 6.7
JAPON 2 4.6
MONGOLIE 2.1 13
Remarque2:Services de transport (Facilitent la circulation des biens et services;
Améliorent l'accès au travail; à l'éducation ; à la santé ...) Permettent la
croissance économique (Accroissement d'activité industrielle; Accroissement du
devenu des ménages; Accroissement de la consommation) et améliorent
les conditions de vie et de travail (Qualité de la vie; Réduction de la pauvreté;
Équité; bien-être).
La croissance économique créée une incidence sur les transports (Hausse des
tarifs; motorisation; croissance urbaine) qui engendre des externalités
positives (Accroissement de la spécialisation extension du marché; perspectives
d'innovation; meilleur utilisation des sols; avantages liés aux infrastructures) et
des externalités négatives (émissions des gaz à effet de serre; acidification;
pollution atmosphérique locale; encombrement; accidents; bruit; problèmes
sanitaire ...etc.).
Externalités positives améliorent les services de transport ;
Externalités négatives entravent la croissance économique.
II. L'importance du transport dans le processus de développement
de l’économie marocaine :
Dans un environnement de plus en plus compétitif, le Maroc a plus que jamais
besoin d’un secteur de transport concurrentiel et dynamique en phase avec les
chantiers structurants engagés et les grandes réformes entamées, par notre pays,
dans la perspective d’améliorer la compétitivité et la productivité de son tissu
économique. En effet, L’importance de la branche du transport peut être appréciée
par la place qu’elle occupe au plan économique et social :
 Elle représente 6% du PIB et 9% de la valeur ajoutée du secteur tertiaire;
 Tous modes confondus, le transport absorbe 34% de la consommation
nationale de l’énergie;
 Il emploie 10% de la population active urbaine;
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 Le produit de sa fiscalité contribue aux recettes du Budget Général de l’Etat à
hauteur de 15%.
Le transport routier au Maroc assure 90% de la mobilité des personnes et 75% des
flux des marchandises hors phosphate, sur un réseau routier long de 57500 Km dont
32.100 revêtus, en plus de près de 800 km d’autoroutes comprenant 6000 ouvrages
dont 56% de ponts et 35% de dalots. Ce réseau supporte la circulation de près de 50
millions de véhicules km/jour réalisée par un parc de 1,5 million de véhicules.
De son côté, le chemin de fer, long de près de 2000km assure le transport annuel de
plus de 30 millions de tonnes de marchandises et 1 million de voyageurs.
Bénéficiant d’un littoral long de 3500 km répartis sur l’Océan Atlantique et la Mer
méditerranée, le Maroc dispose de 27 cités portuaires et 30 ports auxquels s’ajoutera
le port de Tanger- Med, assurant un trafic de près de 60 Millions de tonnes et le
transport de 4 millions de personnes.
Le Maroc dispose, par ailleurs, d’une quinzaine d’aéroports à vocation nationale et
internationale qui assurent annuellement le transport de 7 millions ce voyageurs et
51 Millions de tonnes de fret.
Si les réformes politiques, économiques et sociales réalisées et celles en en cours de
réalisation au Maroc, assurent la visibilité des investisseurs nationaux et étrangers
qui constituent les principaux acteurs de la réalisation d’une croissance soutenue et
partant de la création d’emplois, les infrastructures et les équipements sus indiqués
constituent le socle d’une économie compétitive.
Ceci étant, l’ancrage de l’orientation libérale de la politique économique du Maroc,
son ouverture conséquente sur le monde extérieur et son arrimage à l’économie de
l’Union Européenne avec laquelle notre pays est lié par un accord de libre échange,
constituent un stimulant pour atteindre les objectifs des réformes sus indiquées et un
pari que les différentes composantes de la société Marocaine doivent gagner.
C’est dans ce cadre que s’inscrit l’action de la Fédération du Transport de la CGEM
(FT/CGEM) qui regroupe 16 organisations nationales de transport et de logistique
aux plans urbain, national et international, de personnes et de marchandises.
Sa principale mission consiste de manière générale, à contribuer au développement
du secteur du transport routier et à défendre les intérêts de ses membres, dans la
cadre de l’intérêt général, afin d’une part, en interne, de rendre compétitives les
différentes branches de l’économie et de rationaliser la distribution des biens et
d’autre part, à l’échelle internationale, de permettre aux produits marocains d’être
concurrentiels par la consolidation des positions acquises et la conquête de nouveaux
marchés.
La FT/CGEM veille pour que les activités des différentes fédérations et Associations
Nationales qui la composent s’intègrent dans le processus de modernisation de leur
exploitation dans le cadre d’un système de transport cohérent Cette action devra être
poursuivie et intensifiée du fait de :
> La proche exploitation du port de Tanger Med qui transformera la région du Nord
du Maroc en grande plateforme logistique, avec deux zones franches industrielle et
commerciale. Ce port permettra un gain de coût en logistique estimé à 40% par
rapport au port de Casablanca. Conjuguée aux efforts des opérateurs du transport,
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cette réalisation pourra ramener, en effet, le coût de la logistique de 20%
actuellement de la valeur ajoutée des exportations Marocaines à moins de 15%, afin
que les produits exportés par le Maroc soient concurrentiels par rapport à ceux de ses
voisins de la rive Nord de la Méditerranée ;
> L’entrée récente en vigueur de l’open-sky et la libéralisation du transport aérien,
ainsi que l’intégration de l’espace aérien Marocain à celui de l’union Européenne ;
> La libéralisation de l’activité de l’acconage dans les ports ;
> La réalisation de la rocade routière méditerranéenne de Tanger à Saîdia longue de
550 km et ses bénéfiques retombées économiques et sociales aux plans régional et
national,
> La prochaine réforme du système de transport routier de voyageurs prévus l’année
prochaine,
> le renforcement de la position du rail dans le marché national du transport en
pleine mutation et l'amélioration de ses performances économiques et financières qui
seront soutenus par la rationalisation de l'exploitation du réseau qui sera séparée des
opérations relatives aux investissements infrastructurels de maintenance et
d'extension.
> La poursuite de la réalisation du programme autoroutier, qui d’une part, irriguera
bientôt la quasi-totalité du territoire pour rapprocher les distances et d’autre part,
valorisera la proximité géographique et culturelle privilégiée du Maroc par rapport à
l'Europe, en reliant par voie routière rapide l’Europe à l’Afrique et au Moyen Orient,
> La volonté des pouvoirs publics de répondre aux attentes des opérateurs
économiques et notamment du transport d'intensifier le développement du transport
multimodal. Celui-ci est en effet, de nature à minimiser le coût susvisé de la logistique,
grâce à l'optimisation de l'exploitation des infrastructures routières ferroviaires,
portuaires et aériennes. La réalisation de cet objectif est liée au développement des
techniques adaptées aux caractéristiques des parcours, des volumes et des natures de
frets, des équipements des ports et des engins des différents modes de transport, des
moyens de manutention d'arrimage, et de transbordement. Ce qui nécessite le
développement de la palettisation et de la conteneurisation, du ferroutage, du trans-
roulage.
> L'entrée en vigueur des accords de libre échange entre d'une part le Maroc et
d'autre part les USA et des pays du moyen Orient, ainsi que celle programmée pour
2010 entre le Maroc et l'Union Européenne achèvera l'ouverture et l'intégration de
notre pays à l'économie mondiale
Les défis que la FT/CGEM et les organisations qui y sont affiliées s’emploient à
relever sont nombreux. Leurs actions doivent permettre aux entreprises de transport
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routier d’être concurrentielles dans un cadre libéralisé du secteur de transport
routier de marchandises par la loi n° 16/99 ayant modifié et complété le dahir n°1-
63-260 du 12 novembre 1963 relatif aux transports par véhicules automobiles sur
route. Elles doivent également les préparer à la compétitivité qui s’intensifiera avec
l’entrée en vigueur, en 2010 de la zone libre échange précitée entre, le Maroc et l’UE.
Pour gagner ces paris, la FT/CGEM incite les opérateurs du transport à s’équiper en
moyens modernes de gestion et d’échange d’information, en temps réel, avec les
différents partenaires publics et privés concernés par la distribution des biens et les
exportations dont notamment, la douane, les autorités portuaires, aéroportuaires, les
grands chargeurs, les chaînes de grande distribution des produits de consommation
courante et durable, ainsi que l’Administration en charge de la régulation et de la
coordination des transports. Elle les incite également à valoriser leurs Ressources
Humaines.
En effet, les formations qualifiantes et continues de ces ressources constituent pour
les différents maillons de la chaîne logistique un paramètre stratégique. Car
actuellement, l’économie de l’entreprise ne se résume plus en termes d’offre et de
demande mais par référence à l’intelligence économique des unités de production de
biens et de services : Ne gagne, en effet, que celui qui connaît le plus.
C’est la raison pour laquelle, la Fédération du Transport de la CGEM à œuvré en
collaboration avec le Ministère de tutelle dans le cadre du Contrat Programme entre
celui-ci et la FNTR et conformément à la convention de partenariat passée entre le
Ministère en charge du Transport, l’OFPPT, le Comité National de Prévention des
accidents de la circulation et la FT/CGEM pour la mise en place à Agadir, Tanger, et
Casablanca d’instituts spécialisés dans la formation professionnelle dans les métiers
du transport routier de personnes, de marchandises et de la logistique, ainsi que dans
les métiers annexes. La formation prodiguée par ces instituts a commencé à alimenter
le marché de l’emploi dans la logistique et le transport routier en techniciens
spécialisés qui répondent mieux aux besoins des entreprises.
Les efforts déployés dans ce domaine vont être renforcés par la création d’un Centre
de Développement des Compétences qui est appelé :
 à harmoniser l’action pédagogique des unités précitées et celles qui vont être bientôt
créées à Mekhnès et Oujda;
 Et à mutualiser leurs moyens matériels et dialectiques pour l’amélioration continue
de leurs performances et par conséquent la qualité de la formation qu’ils assurent.
Pour que les opérateurs du transport routier contribuent au développement durable
qui constitue un objectif à long terme de notre pays, la FT de la CGEM les incite à
améliorer leur productivité la sécurité routière des économies et les réductions à la
source des émissions des gaz d'échappement sur l'environnement.
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Le Transport en chiffre (Maroc)
 7% du produit intérieur brut PIB (2007)
 9% de la valeur ajoutée du secteur tertiaire c’est-a-dire le secteur qui produit le
service. (2007)
 6% de la population active travail dans ce secteur
 16% des recettes du budget général de l’état grâce au produit de sa fiscalité
 34% de la consommation nationale de l’énergie est absorbé par ce dernier
Section 4 : La Tarification des transports
1. La régulation des transports publics
Monopole naturel : existence de rendements d’échelle croissants
Situation dans laquelle les coûts unitaires sont décroissants et le coût marginal est
inférieur au coût unitaire moyen. Le prix du marché qui s’impose aux transporteurs
ne leur permet pas de trouver un niveau de production qui assure une recette
supérieure aux coûts. L’Etat peut alors souhaiter mettre en place des règles du jeu qui
limitent les effets des défaillances du marché.
Entreprises publiques et service public
Cette situation a justifié la création d’entreprises publiques (chemin de fer) ou des
systèmes de concession (autoroutes) ou de gestion déléguée de service public
(transports urbains).
Marché concurrentiel
L’explication en termes de monopole naturel pour les transports publics est
trompeuse dans la mesure où il s’agit d’une activité qui s’inscrit dans un marché des
déplacements qui se caractérise par le fait qu’il y a soit des opérateurs concurrents,
comme dans le transport aérien, soit des modes de transport concurrents, comme
dans les transports terrestres.
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=> Double problématique de la tarification : tarification d’un service public en
situation de monopole
+ Régulation des marchés des déplacements
2. Les fonctions de la tarification
Fonction de couverture des coûts
Coûts marchands + coûts externes (externalités) = destruction de richesse
Externalité particulière qui est la contribution de chaque déplacement aux
phénomènes de congestion.
Coûts externes + coût marginal = coût marginal social
Fonction d’orientation de la demande
Pour susciter une allocation optimale des ressources entre les modes de transports
concurrents, il conviendrait que chaque mode soit tarifé au coût marginal social.
Fonction de redistribution
Cette fonction peut entrer en contradiction avec les deux autres dans la mesure où
les transports collectifs s’adressent à un public dont une part jouit de faibles revenus
et qui peut être captif (Pb se pose aussi pour les transports individuels dans le cas de
l’instauration d’un péage urbain pour les usagers captifs de l’automobile et disposant
de faibles revenus).
3. Les différents principes de la tarification
Le bien fondé de la production et de la consommation de chaque unité doit être
jugé au regard d’un calcul coût – avantage pour la collectivité.
La tarification au coût marginal
Dans le cas le plus simple (absence d’externalités), le coût correspondrait au coût
marginal du producteur (coût de la dernière unité produite) et l’avantage à la
disposition marginale à payer du consommateur qui consomme l’unité considérée.
Dans le cadre d’un marché non concurrentiel (pas de libre jeu de l’offre et de la
demande), ce principe de tarification peut être appliqué via la mise en place d’un prix
administré fixé au coût marginal de production.
Dans le secteur des transports publics, les coûts d’infrastructure peuvent être
considérables, générant un phénomène de rendements d’échelle croissants. Coût de
production = coût fixe + coût variable (coût marginal x quantités produites)
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=> La tarification au coût marginal se traduit alors par un déficit pour l’exploitant car
elle ne permet de couvrir que la composante variable du coût de production.
Tarification et équilibre budgétaire (tarification au coût moyen)
Faire payer l’usager le coût moyen revient à augmenter le prix au-delà du coût
marginal d’un montant égal au coût fixe rapporté au nombre de voyages effectués
(coût moyen). Cependant, cette solution est inefficaces car certains usagers seront
prêts à réaliser des voyages pour un prix compris entre le coût marginal et le coût
moyen et y renonceront avec un prix égal au coût moyen, alors que ces unités seraient
rentables du point de vue de la collectivité
Alternative : tarification binôme, c’est-à-dire faire payer à l’usager un montant fixe
(abonnement) puis un prix unitaire à chaque voyage. Le prix unitaire est fixé au coût
marginal et le montant de l’abonnement est déterminé en rapportant le coût fixe au
nombre d’usagers. Très pratiquée dans des secteurs comme l’électricité et les
télécommunications, elle est plus marginale dans le secteur des transports.
Avantage = assure l’égalité entre les recettes tarifaires totales et le coût du
producteur
Limite = hétérogénéité des consommateurs (« petits » consommateurs vont s’exclure
du marché, le surplus qu’ils retirent de leur consommation étant inférieur au montant
de l’abonnement)
Tarification de Ramsey-Boiteux
On s’intéresse au niveau des prix ms aussi à la structure des prix. Les px ne sont
qu’un moyen de déterminer une allocation des ressources (c’est-à-dire des quantités
consommées). Afin d’obtenir une variation proportionnelle des quantités par
rapport à la situation de référence où les prix égalisent les coûts marginaux, on doit
alors augmenter d’autant plus les prix que la demande est faiblement sensible
au prix (notion d’élasticité).
Ce type de tarification a des effets redistributifs : les consommateurs favorisés sont
ceux pour lesquels la demande est fortement sensible aux variations de prix. Les
effets redistributifs seront considérés comme positifs lorsque la tarification conduit à
favoriser les consommateurs à bas revenus.
I. Tarification du transport routier
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Les transports internationaux de marchandises suivent strictement la
règle de liberté de concurrence et de fixation des tarifs. Le prix d’un
transport international est donc négociable au cas par cas. Pour éviter une
guerre des prix, les transporteurs tentent de faire la différence sur la qualité
des prestations.
Néanmoins certains critères sont essentiels :
 La fréquence de desserte de la relation par le transporteur : une société ayant peu
de relations avec une destination facturera plus cher la prestation, devant le
risque du retour du camion à vide.
 Les délais accordés au transporteur pour acheminer la marchandise, ou la période
pendant laquelle le transport doit avoir lieu. Les transporteurs auront ainsi les
moyens de prévoir et d’éviter d’éventuels encombrements aux nœuds routiers
importants, en douane...
Par route, on prend généralement comme base de tarif l’équivalence
3 m 3 = 1 t.
Les transporteurs routiers proposent plusieurs services annexes :
• Des prestations portant sur la qualité : respect strict des délais de livraisons,
service de porte à porte...
• Des services plus annexes :
- prise en charge du chargement dans les camions à l’usine ;
- dégroupage des colis sur le lieu d’arrivée (répartition des marchandises aux
différents clients) ;
- prise en charge des formalités douanières.
• Certains transporteurs développent des services « en amont» : prise en charge
des marchandises dès la sortie d’usine.
Payer pour un transport, c’est payer pour un service logis- tique. De ce coût
peuvent naître des économies.
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II. Tarification du transport Maritime
Chaque conférence maritime établit elle-même ses propres prix. Il y a donc autant
de modes de tarification que de conférences, sans compter les tarifs pratiqués par les
« outsiders » (compagnies non conférencières). Toutefois, le mode de calcul des prix
suit généralement quelques principes de base.
1. En conventionnel :
Les règles de tarification repose sur l’unité payante (UP) qui s’entend soit a le
Tonne soit au Mètre Cube a l’avantage de la compagnie pour les envois en vrac
Le Taux de fret de base est en fonction de la classe de marchandises et du volume
avec équivalence 1 m3=1tonne
Concernant les frais d’approche (transport depuis lieu d’expédition jusqu’au lieu
d’embarquement) ils sont calculé a la tonne.
2. En conteneur :
On applique un tarif forfaitaire à la boite (box rate) qui ne tient compte que du type
de conteneur. Les prestations supplémentaires de la compagnie sont facturées en sus
: location du conteneur, positionnement chez le chargeur, surestaries en cas de retard
à rendre le conteneur après dépotage à l’arrivée.
De manière générale :
On applique en plus des taux de surcharges
Pour les colis de plus de 5 t ou de plus de 12 m ;
En fonction des variations du prix du fuel (BAF, « Bunker Adjustment Factor ») ;
Selon les variations de la devise de tarification (CAF « Currency Adjustment Factor »)
En cas d’encombrement portuaire (immobilisation prolongée du navire).
Il faut enfin inclure dans le prix du fret les droits portuaires à la charge de la
marchandise.
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Les compagnies proposent généralement des ristournes
-de 8 à 10%, pour contrer la concurrence des outsiders en échange de l’utilisation
exclusive de navires conférenciers par le chargeur.
-Les liner-terms ou conditions de ligne, définissent quelles opérations de
manutention sont « à la charge du navire », c’est à dire incluses dans le fret annoncé
par la compagnie et réalisé sous sa responsabilité. Ainsi, un fret coté « de bord à bord
» (en anglais Free In and Out, FIO) n’inclut aucune de ces opérations. Celles-ci auront
donc à être payées en sus par l’intéressé en fonction d'un choix de l’incoterm.
A l’opposé toutes les opérations de manutention situées dans le périmètre du navire
sont incluses dans un fret compté « de quai à quai ».
3. Roulage (RO-RO)
Pour les véhicules roulants ; le tarif est établi à la voie charretière ; au mètre
linéaire de la remorque ou du porteur.
Les taux de fret de base sont fixés pour l’année et sont souvent exprimés en devise
étrangère.
Ces taux sont souvent définis dans le cadre des 350 conférences maritimes existantes
(sorte d’association regroupant des armateurs qui regroupent leur moyen pour
exploiter des lignes régulières (navires ; conteneurs) dans le but de rationaliser la
desserte des ports et d’optimiser la fréquence des navires.
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III.Tarification du transport aérien
1. Généralités
Le tarif général est fonction du poids de la marchandise (et non de sa nature).
Les tarifs aériens sont fixés par IATA. Il s’agit d’un groupement coopératif (sorte de
conférence) qui regroupe prés de 250 compagnies aériennes et qui représentent prés
de 95% du trafic aérien régulier. Les membres de la convention s’engagent a
respecter
Un certain nombre de normes de sécurité et de qualité du service
Des tarifs communs de bas ; qui peuvent être négociés par les donneurs d’ordre ;
notamment en cas de groupage
2. Les compagnies de transport aérien ont développé plusieurs tarifs
spéciaux.
Les Corates - Specific Commodity Rates:
-Tarifs particuliers à certaines marchandises (matériels électriques et électroniques,
produits pharmaceutiques, textiles...)
-Utilisables pour des liaisons précises et pour des envois unitaires d’au moins 100
kg.
Les ULD - Unit Loading Device Rates:
- Tarifs très avantageux pour les marchandises présentées déjà chargées au
transporteur ;
-Le contenant (palette, conteneur...) est exempt de taxe s’il est agréé IATA.
Affrètement d’un avion complet :
-Tarif négocié de gré à gré ;
-Possibilité de contrats de fidélité si un tonnage annuel est garanti
3. Méthode de calcul du fret
Le cout du fret aérien taxale est égal au produit du poids taxable par le prix du
kilogramme de fret. Le transporteur aérien admet un rapport poids volume de 1 pour
6 (1T pour 6M3) et taxera au poids brut pour un rapport inferieur ou égal à 1 pour 6
4. Règle du payant-pour
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Cette règle qui s’applique aux tarifs par tranches de poids et en prix dégressifs est à
l’avantage du chargeur et permet de bénéficier de l’avantage lié à la dégressivité. Le
chargeur/Transitaire a tout à fait le droit de taxer sur un poids fictif pour arriver dans
une tranche supérieur avec un prix au Kg inférieur s’il en résulte un cout total à son
avantage.
Par exemple : de 300 à 500 kg :1500 FCFA/Kg
De 501 à 1000Kg : 12OO FCFA/Kg
On constate que pour 450Kg (450 x 1500 FCFA) il vaut mieux être taxé à 501 Kg (501
x 1200 FCFA) soit 601.200 FCFA au lieu de 675.000 FCFA
IV. Tarification du transport ferroviaire
Les règles de tarification ferroviaire sont très variables et dépendent
 Des classes des marchandises
 Des tonnes/km parcourus
 De l’existence ou non de tarifs bilatéraux ou multilatéraux
 Du type de transport (train complet ; train Rapilège ; wagon isolé ; wagon détail
ou conteneur)
Sont facturés également les frais accessoires éventuels (agrès ; nettoyage ; pesage ;
formalités douanières)
Il n’y a pas des règles universelles pour fixer les tarifs. La Convention international
pour le transport international ferroviaire (CIM) ne donne pas de norme à cet effet
Chaque compagnie ferroviaire a sa propre pratique. Dans certains cas ; des tarifs
communs issus d’accords bilatéraux ou multilatéraux permettent de déterminer le
prix de transport de bout en bout.
En général ; les tarifs distinguent les transports par train complet ; wagon complet ;
par wagon de détail (messagerie) ou de conteneurs terrestre ou maritimes.
La masse des produits transportés est prise en compte. Le rapport volume poids le
plus couramment pratiqué est en moyenne de 4 m3 pour 1T
1. La tarification internationale
Bien que la convention n’ait défini aucun tarif ; il existe trois situations tarifaires
différentes :
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Pas de tarifs communs Le prix à payer est calculé selon le principe des tarifications
nationales soudées. Il consiste à appliquer les règles de calcul de chaque pays
traversé puis à pratiquer ensuite une opération de change. La négociation de ce tarif
ne peut porter que sur la part française de transport.
Tarifs bilatéraux Ces tarifs ; une fois agréés ; sont obligatoires. Ils ne prennent en
compte sue le kilométrage total ; ce qui réduit l’incidence des variations de change. Ils
concernent toutes les marchandises.
Tarifs multilatéraux Ces tarifs valables dans plusieurs pays ne concernent qu’un type
particulier des marchandises ; par exemple les produits relevant de la CECA
(communauté Européenne du charbon et de l’Acier)
2. Exemple d'application pour 6 wagons de ciment
Distance tarifaire : 365 km
Masse totale : 156 T
Charge Utile/wagon : 26,3
Désignation générique : Ciment
Tarif sectoriel : 16
Rubrique : 1
Numéro du barème applicable : 16.81.4
Prix Unitaire : 220 DH/T
Minimum de tonnage : 25, coefficient barème 1.0
(220 DH X 1.00 X 26,3 T) x 6 wagons = 34710 D
V.TARIFS DU TRANSPORT DE MARCHANDISES AU MAROC
1. Transports routiers :
Le tarif de base à la tonne kilométrique est fixé à 0,40 Dhs. Ce taux peut subir des
changements en fonction des distances et de l’état des routes à emprunter.
2. Transports aériens :
Le tarif du fret aérien est fixé au départ de Casablanca selon la nature, le poids et la
destination de la marchandise.
En plus des tarifs payés, l'exportateur doit engager des frais pour les services annexes
du transport aérien (frais de prise en charge et d'enregistrement) leurs taux sont
fixés comme suit :
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 0 - 45 Kg: 100 DH/Kg
 46 - 100 Kg: 125 DH/Kg
 101 - 250 Kg: 150 DH/Kg
 251 - 500 Kg: 185 DH/Kg
 501 - 1000 Kg: 240 DH/Kg
 1001 - 2500 Kg: 340 DH/Kg
 + 2500 Kg : 0,20DH/Kg
3. Transports par chemin de fer :
Les barèmes pour les transports de marchandises en petite vitesse par wagon
complet varient de 0,269 DH à 0,404 DH la tonne. Ces prix sont à majorer d'un droit
fixe et de la TVA.
Le droit fixe, prévu aux conditions générales d'application des tarifs généraux grande
vitesse (GV) et petite vitesse (PV), est fixé à :
• 12,75 dirhams par tonne pour les expéditions par wagon complet ;
• 25,51 dirhams par tonne pour les expéditions de détail.
Le coût du transport ferroviaire dépend de la nature de la marchandise et des délais
de livraison. Ainsi, l'ONCF (Office
National des Chemins de Fer) a fixé 4 barèmes de prix (HT) à la tonne kilométrique
suivant le mode de transport adopté :
• transport accéléré express pour les matières périssables...................................... 0,404
DH/T/Km
• transport normal accéléré................0,364 DH/T/Km
• transport normal..............................0,312 DH/T/Km
• transport petite vitesse.....................0,269 DH/T/Km
S'agissant de l'assurance, l'ONCF rembourse en cas de perte de la marchandise 70
DH/Kg. Cette assurance est comprise dans le coût ci-dessus. Si l'intéressé le désire, il
pourra assurer la totalité de la marchandise, moyennant une prime de 0,5% de la
valeur de cette dernière.
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Chapitre 2 : Les coûts sociaux du transport, sécurité
et environnement
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Section 1 : Congestion considérée comme une externalité et
valeur des économies de temps de déplacement
Un des coûts sociaux les plus importants des nombreuses activités de transport est
celui de la congestion. C’est un exemple classique d’externalité : les utilisateurs
reconnaissent les temps et les coûts de déplacement qui sont plus élevés en situation
de congestion, mais ils ne reconnaissent pas les coûts qu’ils engagent eux-mêmes et
ne reconnaissent pas les coûts des retards qu’ils imposent aux autres. Le coût social
marginal total d’une décision de fonctionner dans un système congestionné est plus
grand que les coûts reconnus par un exploitant individuel. C’est une externalité intra
sectorielle en ce sens que le coût total des retards est assumé collectivement par les
utilisateurs des transports et n’est pas imposé directement au reste de la société, mais
c’est quand même une externalité.
La mesure du coût de la congestion comporte deux étapes :
1) mesure des retards assumés individuellement et collectivement par les utilisateurs
des transports,
2) estimation de la valeur que les utilisateurs attribuent à ces retards, c’est-à-dire
évaluation des retards ou des économies de temps.
I. Estimation des retards causés par la congestion
Le profil des retards causés par la congestion est traditionnellement représenté
par une relation entre les temps de déplacement et les volumes de trafic par rapport à
la capacité de l’installation. Cette relation est représentée dans les diagrammes types
utilisés pour illustrer le concept de la fixation des prix de la congestion. Les
automobilistes reconnaissent les coûts unitaires croissants auxquels ils font face à
mesure que les volumes du trafic augmentent, appelés CPM coûts privés marginaux.
Dans cet exemple, nous supposons que toutes les voitures et tous les automobilistes
ont les mêmes coûts d’exploitation. Le CPM est aussi le coût social moyen (CSMo),
c’est-à-dire le coût reconnu et assumé par l’ensemble des utilisateurs. Mais les
utilisateurs marginaux ne font pas qu’augmenter leurs propres coûts de conduite, ils
font aussi augmenter les coûts des autres utilisateurs. C’est ce qu’indique le coût
social marginal (ou CSM), qu’on peut calculer par l’élasticité ou le taux
d’augmentation du CPM à mesure que les volumes de trafic augmentent (le CSM
correspond à l’augmentation unitaire du CPM ou du CSMo multiplié par le volume de
trafic).
La demande de déplacement (exprimée comme le prix généralisé, c’est-à-dire les
coûts en temps et en argent combinés) est illustrée. Comme on le sait bien, le fait de
permettre aux gens de choisir ou non de conduire résulte en un volume de trafic V1,
où le coût perçu de façon privée, CPM, égale la demande. Le CSM est plus grand que le
CPM, autrement dit le coût social marginal au-delà de V2 excède la valeur collective
de la route indiquée par la surface au-dessous de la courbe de demande. La correction
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de l’externalité à l’aide d’une taxe à la congestion égale à la divergence entre le CPM et
le CSM produit le niveau optimal de congestion au volume V2.
Dans la théorie des réseaux, le retard marginal dépend de l’emplacement et du
moment où les véhicules entrent dans le réseau et le quittent et du niveau de
congestion global régnant à tout point et à tout moment dans le temps. Pour estimer
le coût total et le coût marginal de la congestion, il faut élaborer des modèles de
congestion représentatifs de diverses tailles et de diverses configurations de réseau.
C’est un aspect important à considérer pour la recherche. Il est plus difficile de bien
formuler la fixation du prix de la congestion que ce qu’on pense en général.
II. Mesure du coût social de la congestion
Une partie de l’objectif de Transports est de pouvoir déterminer quelle portion des
coûts est assumée par les utilisateurs et quelle portion est assumée par l’ensemble de
la société. Les retards causés par la congestion ne cadrent pas bien avec cette
schématique parce que le coût total des retards est assumé par les utilisateurs, mais
qu’il y a toujours des externalités intra sectorielles. Nous ne savons pas comment
mesurer le coût social de la congestion dans ces cas-là.
La façon traditionnelle de mesurer le coût total de la congestion consiste à
comparer les coûts observés, ce coût serait mesuré en multipliant le CPM (= CSMo) au
volume V1 (indiqué par OA) minoré par le CPM minimum (indiqué par OF) par V1,
soit la surface ABDF. C’est un calcul valide, mais qui est trompeur, parce que l’autre
solution n’est pas la congestion zéro, mais un niveau quelconque plus bas de
congestion
V2 V1
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(Prix et coût généralisés, c’est-à-dire temps exprimés en équivalents monétaires)
 MC = CM
 AC = Cmo
 Demand = Demande
 Trafic Flow = Flux de trafic
Une autre approche consisterait à calculer les coûts de congestion additionnels par
rapport au niveau de congestion optimal, c’est-à-dire le niveau associé au prix au
CSM ou au volume V2. Cela peut être calculé en faisant la différence entre les deux
mesures du coût total (c’est-à-dire ABEO – JCHO) ou en prenant la surface sous la
courbe du CSM, c’est-à-dire HGKE. À noter aussi que la position et la forme des
courbes
CPM et CSM reflètent le niveau d’investissement routier. La surface HGKE serait
inférieure à ce que donnerait le calcul traditionnel du coût total de la congestion.
Mais les coûts marginaux de la congestion, c’est-à-dire HGKE, ne doivent pas faire
oublier les avantages économiques associés à la congestion accrue, indiqués par la
surface sous la courbe de demande, soit HGBE. Le coût net de la congestion inefficace
mesurée par les concepts économiques serait la perte sèche correspondant au
triangle GKB, soit une perte bien inférieure à ce qu’on pense en général.
Pour résumer, malgré que le coût total des retards soit assumé par les utilisateurs des
transports, il y a un coût d’externalité pour l’ensemble de la société même s’il est
assumé par les utilisateurs en tant que coût de la congestion non optimalement élevé.
Ce coût est mesuré par la perte sèche en économie du bien-être habituelle.
Section 2 : Coût des accidents
Une méthode couramment utilisée pour calculer le coût d’un accident consiste à
additionner les diverses composantes : coûts directs, coûts indirects et coûts
intangibles.
Les coûts directs concernent les dommages matériels et autres coûts des accidents,
les coûts médicaux, y compris la réadaptation et l’aide psychologique, et les coûts
administratifs (aide aux ménages et administration des assurances). Les coûts
indirects comprennent les pertes de productivité, les autres coûts connexes liés au
travail et les coûts imposés aux membres de la famille. Ces derniers coûts
comprennent les coûts de l’absentéisme et de la substitution de travailleurs tant pour
la personne blessée que pour les membres de sa famille, les pertes de productivité
attribuables à la réduction de l’activité et de la capacité ou de la production et les
pertes fiscales. Enfin, les coûts intangibles comprennent la perte de qualité de vie
ainsi que la douleur et la souffrance.
Les pertes de productivité sont habituellement mesurées par l’approche du capital
humain (p. ex. pertes de rémunération). Les coûts intangibles sont mesurés à partir
des études rémunération-risque, des sommes accordées par le jury, des mesures du
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compromis temporel, des études de marché de consommation ou des méthodes
d’évaluation contingente.
Le coût total d’un accident doit être exhaustif et comprendre tant les coûts privés
pour les individus que les coûts qui incombent à l’ensemble de la société. Il doit
inclure les coûts ex ante (y compris la prévention) et les coûts ex post (y compris le
nettoyage).
Le coût d’un accident incorpore plusieurs composantes : certaines privées et
assumées par l’utilisateur des transports, certaines qui ne sont pas privées et qui sont
assumées par la société. Les coûts qui ne sont pas assumés par l’utilisateur sont
considérés comme des externalités ou comme des externalités non compensées.
On calcule le coût d’un accident moyen en multipliant l’effet moyen pour chaque
composante par un coût de cette composante. Ces coûts sont des coûts marginaux –
ils reflètent le coût d’option des ressources. Qu’ils concernent la perte de productivité
d’un individu ou les services policiers ou hospitaliers, ces coûts sont des coûts
marginaux (pour l’hôpital ou l’individu moyen). Par conséquent, nous avons estimé le
coût marginal moyen. Toutefois, les coûts devraient peu varier d’un accident à un
autre, qu’il s’agisse du premier ou du dernier, au moins pas dans une région donnée. Il
se peut que le coût des accidents varie d’une région à une autre, les régions à faible
taux d’accidents ayant des coûts par accident plus élevés en raison de l’absence
d’économies d’échelle. Cependant, à l’intérieur d’une région donnée, le coût marginal
ne devrait pas beaucoup changer avec des changements de la fréquence des
accidents, si l’on suppose une fourniture raisonnablement optimale de services
hospitaliers et de services d’urgence et si l’on suppose que les taux d’accidents ne
changent pas rapidement.
Bien entendu, s’il y a un accident majeur (une catastrophe), le coût marginal de
certaines composantes devrait alors être plus élevé que ce qui a été supposé. En fait,
si les conditions devaient changer (c’est-à-dire que les niveaux de risque augmentent
ou diminuent), le coût marginal et le coût moyen par accident pourraient changer.
Dans certaines circonstances, les niveaux de risque pourraient être exogènes, et
varier peut-être avec les volumes de trafic, par exemple en situation de congestion ou
différer selon les modes comme cela serait le cas du risque d’acte terroriste. Dans ces
circonstances, le coût des accidents va alors définitivement changer.
Section 3 : Coût du bruit
Le bruit est un son non désiré et un son qui émane de tous les modes de transport.
Pour attribuer un prix au bruit (ou au manque de silence), deux éléments doivent être
établis : la quantité de bruit et la valeur que les gens lui attribuent. La quantité de
bruit est mesurée en décibels (dB) et peut refléter la différence entre des niveaux de
bruit ambiant à un moment dans le temps ou sur une période de temps. Il n’y a pas de
marché dans lequel du bruit est acheté et vendu et donc la valeur du bruit doit être
établie sur des marchés secondaires où le bruit est ajouté à d’autres produits
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marchands tels que le logement. Ou bien les valeurs peuvent être établies à l’aide de
méthodes des préférences exprimées utilisant des outils tels que l’évaluation
contingente ou l’analyse conjointe.
En général, les mesures du son sont pondérées pour refléter ce qui est perçu
comme la « sonie ». Le poids utilisé le plus souvent, l’échelle A, produit la mesure dB
(A), où le nombre de décibels est pondéré par le son à diverses fréquences pour
produire la sonie désirée. La mesure du bruit à un moment donné mesure un
événement unique, contrairement à la mesure du bruit sur une période de temps
comme les PAS (Prévisions d’ambiance sonore) qui reflète la quantité de bruit à
laquelle des lieux sont exposés au cours d’une journée et où on attribue un poids plus
élevé au bruit nocturne qu’au bruit diurne. Les PAS servent à créer des courbes de
bruits qui définissent l’exposition au bruit d’un niveau donné dans l’espace.
La quantité de bruit générée par un véhicule/un avion/une unité interagissant avec
son infrastructure et la proportion de ce bruit reçue par les gens (exposition au bruit)
sont mesurées par rapport à des niveaux de bruit de fond ou d’ambiance de référence
ou « normaux ». Parmi les facteurs qui jouent ici, mentionnons le flux de fond, la
grandeur des véhicules, leur vitesse, les matériaux entrant dans la surface du
revêtement, les trajectoires de survol et les conditions météorologiques. De plus, la
couverture végétale, l’obstruction, les barrières, la pente de la route ou la pente du
décollage, la pente du relief avoisinant et la présence d’édifices influent sur la
propagation du bruit. Voici les plus importants facteurs à considérer : le bruit
ambiant et le bruit que la présence d’un mode de transport donné ajoute à ce bruit
ambiant.
Comme dans le cas des autres externalités considérées dans l’élaboration du coût
social total, deux questions fondamentales se posent à ceux qui ont à décider des
méthodes d’évaluation et des méthodes d’établissement des prix à utiliser.
Premièrement, l’exposition au bruit est-elle basée sur des valeurs moyennes ou sur
des valeurs marginales? Deuxièmement, l’externalité est-elle interne ou externe au
système? Dans certains cas, dans celui de la congestion par exemple, tous les
utilisateurs peuvent internaliser une externalité du système mais pas les utilisateurs
extérieurs au système.
Dans le cas du bruit, les utilisateurs du système n’internalisent rien, tandis que ceux à
l’extérieur du système assument tous les coûts du bruit. On peut prétendre que ceux
qui utilisent aussi les routes absorbent le bruit de la route ou que le bruit de la route
est aussi internalisé en partie parce que les autres « acceptent » le bruit aux termes
d’un contrat implicite pour pouvoir générer le bruit. On peut appliquer ce type
d’argument à un certain nombre d’externalités. Dans le cas du bruit, l’argument est
difficile à avancer parce qu’il n’y a pas de correspondance entre la génération du bruit
et la réception du bruit à une date ultérieure, pas plus qu’il n’y a une grande
correspondance générale entre la génération du bruit et le dommage causé par le
bruit à une date future. Le dommage causé par le bruit à la suite de l’utilisation de la
route, du chemin de fer et du transport en commun dépend de l’endroit et du moment
où le bruit est généré. Cela vaut pour l’avion, l’automobile, le chemin de fer et le
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camion, mais vaut probablement moins pour le transport en commun. Par
conséquent, le coût total du bruit doit être inclus dans le calcul du coût social total
parce que l’externalité que représente le bruit est générée par les composantes du
système de transport, mais est payée (sous la forme d’une perte du surplus du
consommateur) par les agents extérieurs au système, c’est-à-dire ceux qui sont situés
à côté des aéroports, à côté des routes et à côté des voies de chemin de fer.
Est-ce la valeur moyenne ou la valeur marginale qui importe pour établir le prix?
Dans le cas du bruit causé par les avions, il n’y aurait pas de distinction entre le
moyen et le marginal parce que la mesure du bruit est une mesure cumulative qui
inclut le vol additionnel ou marginal. Le même argument vaut aussi pour les autres
modes – chemin de fer, route (automobile, camion et autobus) et transport maritime.
La carte du bruit mesuré le long d’une route ou d’un couloir ferroviaire serait fondée
sur les PAS où le véhicule marginal est inclus dans la mesure.
Les PAS augmentent très légèrement avec la quantité de trafic (véhicules ou avions,
par exemple), mais de façon importante avec le niveau de bruit (dB). Par conséquent,
le coût par unité de bruit reflété dans l’indice de dépréciation des biens en fonction du
bruit est relativement constant sur une fourchette assez importante de niveaux
d’exposition au bruit.
Le calcul du coût du bruit dépend d’un certain nombre d’hypothèses, y compris le
niveau d’exposition au bruit, le nombre d’unités en circulation ou la densité du trafic,
la densité de la population et le nombre de maisons touchées et leur valeur médiane.
Dans le cas du transport aérien, le coût du bruit par unité est calculé comme suit :
chaque vol ajoute 0,00011 dB aux niveaux de bruit annuels des maisons avoisinant
les aéroports; autrement dit, une réduction de 1 dB du bruit augmente la valeur
actuelle des maisons touchées de 1 p. 100.
Dans le cas du chemin de fer, le coût social moyen (CSMo) du bruit par tonne-
kilomètre est calculé de la façon suivante :
CSMo = [0.0050 –0.0015 ln Qt]/12 où Qt est le nombre de trains par heure.
Route-automobile : Le coût du bruit est de 0,0068 $ par kilomètre parcouru
Route-camion et autobus : D’après des études réalisées en Amérique du Nord et en
Europe, le calcul du coût total du bruit causé par les camions serait basé sur une
valeur de 0,018 $ par tonne-kilomètre réalisée multipliée par le nombre total de
tonnes–kms pour un territoire donné. En ce qui concerne les autobus, le coût total du
bruit correspondrait à 0,0044 $ par passager-km, à l’aide à nouveau des mêmes
territoires que pour l’automobile et le camion.
II. Les Principaux effets de bruit lié à la santé
Les principales conséquences du bruit sont liées à la santé. Elles se manifestent par
des atteintes psychiques ; physiques ; sociales et économiques
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Effets physiologiques Effets psychologiques
Lésions auditives Gene
Troubles des fonctions végétatives Stress ; nervosité ; tension
Problèmes cardio-vasculaires Abattement
Augmentation de pression sanguine Trouble de communication
Agitation de sommeil Baisse de productivité
Maux de tête Irritabilité
Symptôme psychosomatique
Effets sociaux Effets économiques
Difficulté de communication Prix immobilière
Jugement porté sur les autres Cout de protection
Diminution de l’esprit d’entraide Cout de la santé
Agressivité Perte de production
Ségrégation sociale Cout aménagement territoire
Source : Office fédérale de l’environnement, Confédération Suisse
Section 4 : Coût de la pollution atmosphérique
La pollution atmosphérique désigne les effets directs des émissions issues des
transports sur la santé et l’activité économique, comme la production agricole.
Le transport représente une part très importante dans les émissions atmosphérique
qu’est de 32%.
Selon les médias, l’opinion publique, et la majorité des hommes politiques, le
transport est souvent considéré au monde comme le secteur pollueur n° 1 et la
pollution due aux transports serait en augmentation continue. Il y aurait là une raison
majeure de réduire la circulation et de tout faire pour favoriser un transfert modal. La
réalité est bien différente. Les pollutions dues à la route diminuent rapidement et
devraient encore diminuer sensiblement dans les années prochaines
I. Types des émissions atmosphériques
Le monoxyde de carbone (Co) : qui provient de la combustion rapide et incomplète
des combustibles et des carburants. Il est lié à un mauvais fonctionnement d’un
appareil domestique (chauffage ; chauffe-eau) ; à une concentration des véhicules qui
roulent au ralenti dans un espace couvert (tunnel) ou à un moteur qui tourne dans un
espace clos (garage). Il peut causer des intoxications ; des vertiges et des
vomissements. En cas d’exposition prolongée à de fortes concentrations ; il peut être
mortel.
Le dioxyde de soufre (SO2) : il résulte principalement de la combustion de l’énergie
fossile (charbon ; fuel) par les installations de combustion industrielle et les centrales
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thermiques. Il altère les fonctions respiratoires chez l’humain et provoque des pluies
acides qui dégradent les constructions.
Les oxydes d’azote (NOx) : la terre est composée de 78% d’azote N2 et de 21%
d’oxygène O2. Ces deux élément se combinent lors de la combustion à haute
température et ils forment des oxydes d’azotes (NO : le monoxyde d’azote et NO2 : le
dioxyde d’azote). Il favorise les infections pulmonaires et augmente la fréquence et la
gravité des crises d’asthmes.
II. Les effets de la pollution atmosphérique :
Les effets de la pollution atmosphérique due aux transports peuvent être locaux,
aussi régionaux et mondiaux. Au niveau local ; la pollution de l’air nuit à la santé par
exemple des maladies respiratoires.
La pollution atmosphérique local : est due aux polluants primaires ; au So2 au plomb
et aux particules.
Au niveau régional : elle se manifeste par l’acidification et la formation d’ozone
troposphérique
Au niveau mondial : par l’accumulation progressive des gaz à effet de serre qui
participent au réchauffement progressif de l’atmosphère terrestre. Les émissions
dues aux transports favorisent de manière importante l’effet de serre, en particulier
par l’intermédiaire CO2 ; mais aussi d’autres polluants.
Les effets de la pollution atmosphérique sur l’homme
Les impacts de la pollution atmosphérique sur le niveau de bien-être des individus
sont multiples. Ces effets sont classés en trois grandes catégories : Les effets
indirects ; les effets direct sanitaires et les effets directs non sanitaires.
Modification du bien-être humain
Effets indirectes Effets directs sanitaires Effets directs
Non sanitaires
Cout directs Couts indirects
Les effets indirects :
Ils affectent le bien-être par la dégradation des bâtiments, de la faune, de la flore et
des cultures
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Les effets directs non sanitaires :
Ils sont liés aux impacts sensoriels tels que la visibilité et l’odeur.
Les effets directs sanitaires :
Liés à la mortalité et la morbidité. Ils se subdivisent eux-mêmes en Un cout direct
associé aux outs d’hospitalisation ; couts d’une consultation, valorisation d’un décès
et Un cout indirect lié à la perte productive (arrêts de travail ; jours d’activité
réduite ; etc.)
Donc en peut dire que la pollution atmosphérique agit sur la santé de la population
exposée
 Soit dans un laps de temps très court c’est-à-dire le jour même de l’exposition ou
dans les jours suivants
 Soit dans un délai variant de quelques années à quelques dizaines d’année.
En effet, les effets sanitaires à court terme correspondent une mortalité qui se
manifeste par des décès prématurés de personnes les plus fragiles ; et une morbidité
qui se présente à travers des affections des voies respiratoires. A long terme, il y aura
des décès supplémentaires suite à une réduction très importante de durée de vie et
en ce qui concerne la morbidité les affections les plus fréquentes résultent des
bronchites chroniques, des cancers du poumon, morbidité cardio-vasculaire, etc.
Section 5 : La valorisation monétaire des coûts externes
I. Les couts externes en pourcentage de PIB
Dans ce paragraphe on procédera à un recensement des études sur l’évaluation des
couts externes en pourcentage de PIB. Le choix de cette grandeur de mesure est une
nécessité pour prendre des décisions stratégiques à une échelle internationale.
1. Le cout de congestion en % de PIB selon différentes études
internationales
On a retenu quelques études qui évaluent le cout de congestion en pourcentage de
PIB.
Quinet, 1990 : la congestion représente 2% du PIB français.
Bouladon, 1991 : il évalue le coût de congestion par la différence entre le temps réel
et un temps de référence normal. Le coût de congestion représente 2,1% du PNB pour
la France, 3,2% du PNB pour le Royaume-Uni, 1,3% du PNB pour les USA.
Livre vert, 1995 : le coût économique de la congestion dans les pays de la
communauté européenne est de 2% du PIB.
Cluzel, 1996 : le coût de congestion pour le transport des voyageurs par route sur la
France entière est de 1,2% du PIB.
Tisson, 1996 : il a mesuré les heures perdues en congestion en
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France, en comparant les temps de trajet entre les heures creuses et les heures de
pointe. Il a trouvé une valeur de 0,1% de PIB.
Brossier et Leuxe, 1997 : ils utilisent la méthode de coût marginal interurbain pour
tous modes routiers. Le coût de congestion est estimé à 0,5% du PIB.
CERTU, 1999 : pour l’agglomération parisienne le coût de congestion varie entre
0,4% à 1,9% du PIB.
Prud.homme, 1999 : le coût économique de congestion dans la région parisienne est
estimé à 0,12% du PIB.
2. Le cout de la pollution atmosphérique en % PNB selon différentes
études internationales
Plusieurs études portent sur l’évaluation des effets de la pollution atmosphérique en
pourcentage de PNB. Certaines d’entre elles donnent une valeur totale de coût de la
pollution atmosphérique sans préciser ce que seraient les effets sanitaires ou autres.
D’autres travaux ont séparés ces effets. Elles présentent, soit des estimations pour
chaque type de dommages (sanitaire, dégâts matériels et végétation) soit elles
s.intéressent à un seul type de dommages. On constate à travers le tableau ci-après
que les estimations varient d.une étude à une autre. Ceux-ci peuvent être liés à
l.année de l’étude, aux caractéristiques économiques et géographiques du pays, aux
spécificités des méthodes utilisées
Tableau 1 : Cout de La pollution en % PNB
Etudes pays santé matériel total
Grupp 1986 Allemagne 0,11-0,42 0,05-0,06 0,19-0,63
Marburger
1986
Allemagne 0,06-0,14
Planco 1990 Allemagne 0,07-0,18 0,05-0,09 0,13-0,21
UPI 1991 Allemagne 0,59 0,07 0,92-1,05
Pillet 1988 Suisse 0,02-0,06 0,21 0,41-0,68
INFRAS
1992
Suisse 0,01-0,03 0,07-0,16 0,24-0,64
Gunnarson
199O
Suéd 0 ,02-0,08 0,00-0,03 0,03-0,11
VROM 1985 Pays-bas 0,16-0,29 0,08-0,13 0,38-0,6
Mautyen
1988
Finland 0,2-0,12
Himanen
1989
Finlande 0,23-0,7
Fin Ra 1992 Finland 0,4
Daekin 1990 USA 0,48
NAPNAP
1991
USA 0,01-00 ,2
Mackenzie 1 USA 0,22
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3. Le cout de bruit selon différentes études internationales
Le tableau ci-après récapitule les évaluations du coût du bruit issues des
différentes études internationales. On distingue entre les résultats d’estimation pour
le Royaume-Uni, les Etats Unis et l’Europe.
On constate qu’en moyenne le coût de bruit représente 0,4% du PIB au Royaume Uni,
0,25% du PIB aux Etats Unis et 0,46% du PIB en Europe.
Tableau 2 : Cout du bruit en % PIB
Pays Source Méthode %PIB
Royaume-Uni
Bouladon 1991 0,5
Tinch report 1995 PH + MC 0,31
Etats Unis
Kanafani 1983 0,1
Bouladon 1991
The going rate 0,2
France
Hanason et marckman
1992
PH 0,4
Compte transport idf
1998
CE 0,3
Rapport CADAS 1998 PH 0,39
Suisse Jeanrenaud 1993 PH 0 3
Allemagne Weinberger 1992 MC 1,4
Suède Hanson et marckman
1992
PH 0,4
Finlande Himanen et al 1992 DP 0,3
PH : prix hédoniste, MC : méthode contingente, CE : cout d’évitement, CD : cout
dommage, DP : dépense de protection
Cité par Quinet (1994),
4. Le coût des accidents en % PIB selon différentes études internationales
Les travaux recueillis sur l’évaluation des accidents en pourcentage de PIB
montrent que le coût des accidents est très élevé aux Etats-Unis (4,6% de PIB). En
revanche, il ne représente que 2,1% de PIB au Royaume-Uni et entre 0,5% et -2,7%
en Europe.
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Tableau 3 : Cout des accidents en %PIB
Pays Source Méthode %PIB
Royaume-Uni The causality report
1998
MC 2 ,1
Etats Unis NHTSA technical report
1994
MC 4,6
Suède Elvik 1999 MC 2,7
Allemagne Elvik 1999 CH 1,3
Danemark Elvik 1999 CH 1,1
France M. Le Net 1994 CH 0,5
France L. Brossier 1997 CH 0,6
MC : méthode contingente CH : capital humain
II.La monétarisation des effets des externalités
Nous présentons dans ce qui suit une information plus fine sur la valorisation
monétaire des externalités de transports. Il s’agit d.une synthèse des études
antérieures à l’échelle d.une région, d.une ville ou d’un mode de transport, d.une
période de déplacement. Ceci éclaire les débats publics sur le coût réel que devraient
payer les usagers des transports et sur les choix d’investissements.
1. La monétarisation de la congestion
L’évaluation monétaire de la congestion se fait par des méthodes différentes. La
congestion peut être déterminée par la différence entre la vitesse mesurée et une
vitesse considérée acceptable. La congestion est déterminée aussi par la différence
entre la vitesse mesurée et la vitesse sur une route vide. Une autre méthode utilisée
dans la littérature économique pour évaluer la congestion par le biais d’une taxe
internalisant. Cette taxe, calculée sur la base de coût marginal, permet de ramener
l’optimum individuel à l’optimum social. Sept études sur la valorisation monétaire des
coûts marginaux de congestion ont été sélectionnées dans le tableau ci-après. Les
résultats divergent en fonction de la ville étudiée. Notons que ces différences peuvent
provenir de nombreux facteurs comme les caractéristiques de la zone d’étude (urbain
ou interurbain, qualités des réseaux de transport, niveaux de vie, cultures, etc.),
l’année de l’étude, les types de modèles utilisés et les caractéristiques de déplacement
(mode de transport utilisé, heures de déplacement et types de route).
2. La monétarisation des effets de la pollution atmosphérique
La revue de la littérature effectuée sur la monétarisation des effets de la pollution
atmosphérique nous a permis de collecter 21 études. On fait une classification de ces
travaux selon la méthode utilisée et selon L’effet à évaluer. On distingue entre la
JacobsG. etal. (2000) ; CNTV (2001)
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morbidité à court terme et à long terme, la mortalité à court terme et à long terme, les
bâtiments et la visibilité.
La morbidité à court terme : trois études valorisent la morbidité à court terme. Les
résultats obtenus dans plusieurs études couvrent l’ensemble de symptômes morbides
à savoir : toux, rhume, sinusite, nausée, migraine, bronchite aiguë, crise d’asthme,
cause cardio-vasculaire, cause respiratoire, gêne à la poitrine.
-R abl et al. (1998) utilisent la méthode contingente pour évaluer les effets associés à
une réduction des polluants en Ile-de-France. En effet le consentement à payer pour
une diminution de 50% de la pollution est estimé à 50$ pour la gêne à la poitrine, à
150$ pour la bronchite aiguë et à 30$ pour l’asthme.
-Spadro et al. (1998), dans une étude menée sur la France, évaluent le consentement à
payer à 5$ pour éviter les toux et 207$ pour éviter le bronchite aiguë.
-Rabl et al. (1997) estiment les effets aigus de la morbidité en utilisant les méthodes
de perte de production et de coût de dommage.
La morbidité à long terme : la morbidité à long terme prend en compte les effets à
long terme associés à la bronchite chronique, aux jours d’activité restreinte et aux
cancers.
- Sommer et al. (1999) estiment le consentement à payer pour la réduction des PM10
à une valeur de 436$/an/personne dans trois pays d’arc alpin (Autriche, France et
Suisse).
- Zmirou et al. (1997) évaluent les impacts de la morbidité de long terme à une valeur
comprise entre 19$/an/habitant et 20$/an/habitant pour les agglomérations de
Chambéry Grenoble et Lyon, en utilisant les méthodes de la perte de production et de
coût de dommage.
La mortalité court terme : elle correspond à un décès survenant dans un laps de
temps très court après l’exposition.
- Pearce (1996) évalue le bénéfice sanitaire résultant de la suppression des particules
en Chine à 65,5$/an/personne et le bénéfice de la suppression des particules des NOx
et du plomb à 31,4$/an/personne dans la ville de Jakarta.
- Lanoie et al. (1995) montrent que les résultats obtenus pour la valeur d’une vie
statistique via la méthode hédoniste sont nettement inférieurs d’environ 25% aux
résultats obtenus par la méthode contingente.
La mortalité de long terme : elle correspond à un décès qui s’effectue dans un délai
variant de quelques années à quelques dizaines d’années après l’exposition. Ceci se
traduit par des effets cumulatifs sur certains organes suite à une exposition continue
à la pollution atmosphérique.
- Küzli et al. (2000) montrent que la perte d.espérance de vie par décès est de l’ordre
d’une dizaine d.année.
- Chanel et al. (2001) effectuent une enquête dans les Bouches-du-
Rhône pour réduire le risque de décès associé à l’exposition à la pollution
atmosphérique. Ils obtiennent des estimations pour la valeur d’évitement des décès :
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0,25 M$ pour un taux d’actualisation de 8% et de 0,7 M$ pour un taux d’actualisation
de 1%.
Mortalité et morbidité : deux études traitent les effets sanitaires de court et de long
terme.
-Ecoplan (1996) évalue à 203$/pers/an les coûts sanitaires des particules émises par
les transports routiers en Suisse.
-McCubbin et Delucchi (1996) évaluent les effets sanitaires de PM et O3 pour la région
de Los Angeles, ils obtiennent des valeurs comprises entre 8,8 et 99 milliards de
dollars.
Effets sur les bâtiments : par exemple, Fally et al. (1996) évaluent le coût de la
pollution acide à environ 20$/an/pers sur les bâtiments à Bruxelles.
Effets sur la visibilité : Austin et Krupnick (1999) évaluent à 4$/an/pers les effets
d.une réduction des émissions de SO2 sur la visibilité dans les Etats de Maryland.
Plusieurs impacts : Manière (2000) et Quinet (2004)) utilisent la méta- analyse.
Cette méthode regroupe les différents effets de la pollution atmosphérique ainsi que
les différentes méthodes d’évaluation. Elle constitue une analyse quantitative ou
qualitative des résultats établis dans la littérature empirique. En effet, les résultats
obtenus à travers ces deux études constituent une réponse à la variabilité des
estimations du coût de la pollution atmosphérique.
3. La monétarisation des effets du bruit
On a retenu 15 études sur la monétarisation du bruit. Ils sont représentatifs des
différentes méthodes d’évaluation et des différents origines du bruit.
On a collecté six études sur l’évaluation de bruit issu de transport routier.
-Hamende et Hermesse (2000) utilisent la méthode des prix hédonistes pour évaluer
le coût externe des nuisances sonores en Belgique. Ils montrent qu’un véhicule-
kilomètre supplémentaire effectué aux heures creuses engendre un coût du bruit
supérieur à celui des heures de pointe. Ceci s’explique par le fait que le niveau sonore
pour un véhicule-kilomètre est beaucoup plus perceptible durant les heures creuses
puisque le trafic est moins important durant cette période de la journée.
D’autres études évaluent le coût de bruit par la méthode contingente :
Saelensmide (1999) effectue une étude sur la région de Norvège et obtient une valeur
de 72e/dB(A)/pers/an. Dans une étude française, Lambert et al. (2001) montrent que
le consentement à payer pour réduire le bruit sur les routes est de l’ordre de
7e/dB(A)/pers/an.
On a sélectionné quatre études sur la valorisation monétaire de bruit dû au transport
ferroviaire.
Par exemple, Boniver et Thiry (1994) estiment le coût marginal du bruit provoqué par
un véhicule additionnel en milieu urbain, seuls les modes de transport public sont
envisagés (bus, rail et tram). Les coûts marginaux externes de bruit sont plus élevés
aux heures creuses qu.aux heures de pointe.
Navrud (2000) utilise la méthode contingente pour estimer le coût de bruit sur les
rails, il trouve que le coût de bruit est de 27,5e/dB(A)/pers/an.
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Quatre études s’intéressent à l’évaluation du coût du bruit des avions
Levesque (1994) utilise la méthode des prix hédonistes. Il montre que le bruit des
avions dans la région de Winnipeg est estimé à 1,3%. En effet, la valeur de la maison
baisse de 1,3% pour une augmentation de 1dB(A).
Yamaguchi utilise la même méthode pour évaluer le coût de bruit des avions à
Londres. Il trouve que la valeur de la maison baisse de 1,51% si le niveau de bruit
augmente de 1dB(A).
Faburel et Luchini (2000) effectue une application de la méthode d’évaluation
contingente au bruit des avions à Orly. Ils montrent que le coût social du bruit des
avions s’élève à plus de 2,3 millions d’euro/an pour six communes du Val-de-Marne
fortement exposées.
4. La monétarisation des effets des accidents
Lors d’une revue de la littérature sur la valorisation monétaire des accidents de
transport, on constate que plusieurs études ne font que citer une valeur d’évitement
d’un décès déjà existante Boniver et Thiry (1994) utilisent la valeur de 1M$ issue de
l’étude de Jones-Lee (1990) sur les accidents de la route. Chanel et al. (1996) utilisent
la valeur de 1,1M$, issue d’une évaluation contingente menée par le NET (1994) sur
les accidents de la route.
Leksell (2000) fait référence à une valeur D’évitement de décès de 2,4M$ utilisée en
Suède pour les accidents de la route et il propose une valeur d.année de vie de 0,12
M$ pour un taux D’actualisation de 3% par an.
D’autres études calculent explicitement une valeur d’évitement d’un décès par l’une
des méthodes évoquées précédemment. Johannesson et al. (1996) étudient la valeur
d’évitement d’un décès par une méthode contingente. Ils trouvent respectivement
4,5-8,8 M$ (transport privé) et 2,6-7,3 M$ (transport public). Desaigues et Rabl (1994)
étudient la réduction du nombre de vies perdues dans les accidents routiers en
France. Ils obtiennent une valeur de 1,1 M$.
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Chapitre 3 : Etude de cas.
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Section 1 : Cas de la France
I. Cout de la congestion en France
Les embouteillages coutent 178 euros par seconde, soit plus de 5,6 milliards
d'euros à la France. Cela représente 623 euros pour chaque foyer se déplaçant en
voiture et 8 jours par an par pour les Parisiens. Ce cout global est le résultat de
l'addition des couts directs (en carburant et en temps perdu) et indirect
(répercussion sur les prix des biens et services vendus par les entreprises). Rester
bloqué dans un bouchon à Paris coute 11,7 euros de l'heure.
1. Le coût des embouteillages en France en 2013
Les embouteillages coûtent en moyenne 677 € par an et par foyer avec 47 heures
par an perdus ! Il faudrait planter 189 millions d’arbres pour compenser cette
pollution.
Les embouteillages coûtent 5,9 milliards € à l’économie française, dont 568 millions
€ attribuables à la diffusion de carbone, 3,5 milliards liés au temps perdu et 1,8
millions € du fait de l’augmentation des prix de la consommation en conséquence des
pertes de productivité.
Les embouteillages ont coûté plus de 5,6 milliards d'euros à la France en 2011, soit
623 euros pour chaque foyer se déplaçant en voiture. Ce coût global est le résultat de
l'addition des coûts directs (en carburant et en temps perdu) et indirect
(répercussion sur les prix des biens et services vendus par les entreprises).
2. Le coût des embouteillages en France en 2012
En juillet 2012, selon une étude de la société TomTom (1), qui vend des
GPS, Paris serait la 5e pire ville d'Europe en termes de circulation automobile, avec
un taux de congestion moyen (les embouteillages) de 32 % allant jusqu'à 72 % aux
heures de pointes du matin et 63 % le soir.
La France a légèrement fluidifié son trafic et cette sensible amélioration se traduit par
une perte de 2 heures en moyenne dans les embouteillages par rapport à 2012. Dans
un contexte général de retour à la hausse des embouteillages en Europe depuis fin
2013 et après une baisse de 18 % en 2012, la France avec 35 heures perdues par
automobiliste dans sa voiture accapare la quatrième place devant l'Allemagne, les
Pays-Bas et la Belgique, qui arrive en tête avec 58 heures de bouchons par conducteur
(étude Inrix)
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3. Embouteillages : le palmarès des villes de France
Paris est la ville où l'on circule le moins bien et son périphérique concentre le trafic
le plus dense du pays en 2013, comme en 2012. Mais il faut noter que des villes
comme Marseille ou Lille ne sont pas prises en compte alors que Marseille arrivait en
tête avant Paris selon une autre étude partielle menée par TomTom et portant sur le
2e trimestre 2013. Un trajet qui peut être réalisé en 14 minutes aux heures creuses
prend une heure en période de pointe, avait ainsi calculé le fabricant de GPS TomTom
qui avait aussi analysé la situation dans la capitale. Un trajet habituellement réalisé en
20 minutes prend ainsi à Paris une heure aux pires heures du trafic.
Lyon qui garde sa deuxième place avec 43 heures de bouchons par conducteur
améliore la situation de 3 heures. Arrive ensuite Grenoble qui perd sa 5e place
obtenue en 2012.
4. Coûts directs des embouteillages (carburant et temps) :
 Carburant : plus de 530 millions d'euros, l'équivalent de 68 euros de carburant
par voiture pour les 7,8 millions de conducteurs français.
 Temps : le coût du temps passé dans les embouteillages se chiffre en moyenne
à 431 euros par conducteur, soit une facture totale de 3,3 milliards d'euros pour le
pays.
Selon une étude d'un cabinet anglais (Centre for Economics and Business
Research), les conducteurs de la capitale passent l'équivalent de plus de 8 jours de
travail par an, soit 58 heures. Selon ce cabinet, les embouteillages font perdre
2,6 milliards d'euros à l'économie française, soit plus de 40 % des pertes, soit 5,6
milliards du fait des bouchons pour l'ensemble du de la France si on additionne les
coûts directs (en essence et en activité perdue) et indirects (l'impact négatif sur les
prix des biens et services produits par les entreprises)
Rester bloqué dans les bouchons de Paris coûte 11,70 euros de l'heure contre une
moyenne de 9,50 euros pour toute la France.
2013 : BAISSE DES BOUCHONS DANS LES VILLES FRANÇAISES
Selon l'étude Inrix publiée en février 2014, le périphérique parisien reste la voie la
plus embouteillée de France. Le pire est la portion du périphérique intérieur sur 12
kilomètres entre la porte de Saint-Cloud et celle d'Orléans, qui enregistre 77 heures
de retard par an dues aux bouchons.
Bruxelles (83 heures de bouchons en 2013, chiffre inchangé par rapport à 2012) reste
la ville d'Europe la plus touchée par les embouteillages, suivie de Londres (82 heures,
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9 de plus qu'en 2012), Anvers (78 heures, une de plus), Rotterdam (63 heures, 8 de
moins), Stuttgart (60 heures, 5 de moins), Cologne (56 heures,
2 de moins), Milan (56 heures, 5 de plus) ou Paris (55 heures, 8 de moins).
En France, la majorité des grandes villes ont vu diminuer le nombre d'heures perdues
dans les bouchons entre 2012 et 2013. Paris est en tête, devant Lyon (43 heures, 3
heures de moins), Grenoble (42 heures, 2 de moins), Bordeaux (41 heures, 5 de
moins), Toulouse (39 heures, 1 de moins), Toulon (37 heures, 4 de moins),
Strasbourg (37 heures, 2 de moins) ou Rennes (33 heures, une de moins).
5. Coût indirect des embouteillages (hausse des prix des biens de
consommation courante) :
Chaque jour, les véhicules d'entreprises ou de transport de marchandises
représentent 19 % du trafic sur les routes.
Le coût indirect total lié à la hausse des prix des produits et des services imposée par
les entreprises françaises s'élève à 1,7 milliards d'euros, soit 147 euros par
foyer chaque année.
Chaque jour, les véhicules d'entreprises ou de transport de marchandises
représentent 19 % du trafic sur les routes.
Le coût indirect total lié à la hausse des prix des produits et des services imposée par
les entreprises françaises s'élève à 1,7 milliards d'euros, soit 147 euros par
foyer chaque année.
Les embouteillages ont un impact réel sur le quotidien français : ils influent non
seulement le temps du trajet pour se rendre au travail, le niveau d'essence consommé
mais également le prix de la nourriture que nous achetons au supermarché. Alors que
la France plonge petit à petit dans un climat d'austérité économique et bat des
records de chômage, notre étude souligne l'importance de fluidifier et faciliter la
circulation des personnes et des biens sur le réseau routier. Il s'agit là d'une clé pour
dynamiser et stabiliser l'économie. »
Le coût des embouteillages explose à Paris
Seuls 43 % des 11,6 millions d'habitants résidant à Paris se rendent au travail en
voiture. Pourtant, Paris concentre 40 % des bouchons à elle seule. Chaque année, les
conducteurs passent 57,8 heures bloqués dans les bouchons parisiens. Dans les
faits, le Parisien moyen passe l'équivalent de près de deux semaines ouvrées dans les
embouteillages.
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6. Quels en sont les coûts des embouteillages ?
 Rester immobilisé dans les bouchons à Paris coûte 11,7 euros de l'heure contre une
moyenne nationale de 9,5 euros.
 Les coûts annuels pour les foyers se rendant au travail en voiture sont plus élevés
à Paris, se montant à environ 934 euros chaque année (coûts directs et indirect
additionnés).
 En termes de coûts directs induits par les bouchons, les déplacements en voiture
à Paris seuls font perdre 1,8 milliard d'euros à l'économie française. Dans le détail,
sur 10 euros gaspillés à cause de la circulation en France, 4,5 euros environ sont
imputables à la capitale.
II. Cout des accidents de la circulation en France
1,2 million d'euros, c'est le coût en 2007 d'un tué sur la route, selon l'Observatoire
National Interministériel de la Sécurité Routière (ONISR). Pour obtenir cette
estimation sont pris en compte les coûts médicaux et sociaux (premiers secours,
convalescence, etc.), les coûts matériels (dommages des véhicules, etc.), les frais
généraux (frais d'expertise, de justice, etc.) mais aussi la perte de production future
des tués, et la perte de production potentielle de la descendance potentielle des
accidentés sont pris en compte, tout comme les préjudices moraux.
En effet la circulation provoque des accidents avec des conséquences matérielles et
humaines néfastes, gaspillages de capacités productives, souffrances physiques et
morales, pertes de vies humaines. Les choix d’infrastructures doivent prendre en
compte ces conséquences négatives. Il s’agit pour les pouvoirs publics de se placer du
point de vue de la collectivité et d’évaluer les risques probables de dommage subis
par les personnes (et le coût social correspondant) pour chacun des projets
d’infrastructure.
Les accidents, en particulier les accidents mortels, sont principalement le fait du
transport routier. On compte en effet environ cent fois plus de tués dans les accidents
routiers que dans les accidents ferroviaires. Comme le trafic routier (exprimé en
passagers-kilomètres) est environ dix fois plus important que le trafic ferroviaire, la
probabilité d’accident mortel est dix fois plus élevée sur la route que sur le rail. Les
accidents de la route constituent un problème dramatique avec 5 000 morts par an et
17 000 blessés graves (c’est-à-dire hospitalisés pendant au moins six jours). Le
tableau suivant présente l’évolution du nombre de personnes tuées sur les routes en
France de 1990 à 2004.
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Il fait apparaître une nette amélioration de la situation. En dépit d’une
augmentation sensible du trafic routier, le nombre absolu des décès a diminué.
Le point haut avait été atteint en 1972 (avec plus de 16 000 décès).
Entre 1990 et 2004, le taux moyen de diminution a été proche de 5 % par an. Trois
facteurs expliquent ce progrès. Le premier est l’amélioration des véhicules,
notamment en ce qui concerne le freinage, la structure, les airbags.
Le second est l’amélioration des routes. Nouveaux revêtements, ronds-points, etc.
rendent les routes plus sûres. Les autoroutes en particulier sont environ quatre fois
moins dangereuses que les autres routes. Le glissement partiel du trafic des routes
vers les autoroutes contribue à expliquer la baisse du nombre des décès. Le troisième
facteur de diminution du nombre des accidents est l’amélioration des
comportements, le plus souvent sous la contrainte.
Le port des ceintures de sécurité, le contrôle de l’alcoolémie, la réduction des excès de
vitesse, ont réduit les accidents. La réduction spectaculaire enregistrée en 2003
s’explique principalement par la plus grande sévérité dans le contrôle des normes de
vitesse.
Plusieurs approches ont été proposées dans le passé pour évaluer le coût des
accidents routiers. Elles conduisent à retenir dans les calculs économiques de choix
d’investissements publics (pour les transports mais aussi pour d’autres domaines)
une valeur de la vie humaine de l’ordre d’une centaine de fois le produit intérieur brut
par tête. Le coût global de l’insécurité routière est obtenu en multipliant le nombre
des tués sur les routes par le « coût du mort » et le nombre des blessés par le coût du
blessé. Boiteux donnait ainsi une estimation globale du coût des accidents de 1,7
milliard d’euros à 4 milliards d’euros selon les modes d’évaluation. L’étude
DR/D4E(19) (rapport Mobilité, transport et environnement) propose une évaluation
plus élevée, proche de 10 milliards d’euros (avant la baisse du nombre d’accidents
des années récentes). L’étude DGTPE évalue le coût à 7,1 milliards d’euros pour 2005,
année plus récente.
La réduction du coût social de la circulation routière reste toujours un objectif
prioritaire (il est même surprenant qu’on ait mis tant d’années à reconnaître cette
priorité). Mais en l’occurrence, les politiques de report modal ne peuvent avoir que
des effets complètement marginaux. C’est au niveau des causes qu’il convient d’agir
(vitesse, alcoolémie). En particulier, la question des deux roues dont le taux
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d’accident est dix fois plus élevé que celui des véhicules automobiles devra être posée
à un moment ou un autre.
III. Cout de La pollution atmosphérique en France
Les transports, et en particulier le transport routier, rejettent des substances
polluantes dans l’atmosphère. Selon les médias, l’opinion publique, et la majorité des
hommes politiques, le transport est souvent considéré en France comme le secteur
pollueur n° 1 et la pollution due aux transports serait en augmentation continue. Il y
aurait là une raison majeure de réduire la circulation et de tout faire pour favoriser
un transfert modal. La réalité est bien différente. Les pollutions dues à la route
diminuent rapidement et devraient encore diminuer sensiblement dans les années
prochaines.
La question est rendue compliquée par la multiplicité des polluants. On compte en
effet plusieurs dizaines de polluants, qui diffèrent considérablement par les
dommages qu’ils créent, par les activités qui les génèrent, et par les évolutions qui les
caractérisent. Des données exhaustives sur les rejets polluants en France sont
compilées et publiées dans l’inventaire établi par le CITEPA, sous l’égide du ministère
de l’Écologie. On y trouve, année par année, source par source, les quantités rejetées
pour 24 polluants (ainsi d’ailleurs que pour les gaz à effet de serre). Les tableaux V-1
et V-2 rassemblent les informations principales. Pour les construire, on a retenu les
dix polluants pour lesquels la part du transport est en 2003 supérieure à 5 % du total
émis en France, et on s’est limité aux dix dernières années, après avoir vérifié qu’elles
étaient caractérisées par une évolution assez régulière.
1. La part du transport dans les pollutions atmosphériques
L’importance des transports dans les rejets varie beaucoup d’un polluant à un
autre, comme le montre le tableau V-2. La part des transports n’est supérieure à 50 %
que pour deux polluants (sur 24) : les oxydes d’azote (NOx) et le cuivre. Elle est
d’environ 15 % pour les particules. Elle est inférieure à 5 % pour la moitié des
polluants de l’inventaire.
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Le tableau V-3, qui se rapporte au seul transport routier, présente le taux de
variation des pollutions dues au transport routier de 1994 à 2004. On observe une
hausse pour le cuivre et les polluants organiques. Pour les dix autres polluants, en
revanche, on enregistre des baisses substantielles : environ 30 % pour les rejets de
particules, 50 % pour les NOx, plus de 60 % pour le monoxyde de carbone, près de 70
% pour les composés organiques volatils.
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*
Les diminutions importantes de la première colonne du tableau V-3 se rapportent
aux rejets totaux et non aux rejets unitaires (par véhicule-kilomètre).
Dans la même période, la circulation, mesurée en véhicules-kilomètre a augmenté de
24 % soit de 2,2 % par an. Les progrès en matière de rejets unitaires l’emportent donc
largement sur l’augmentation de la circulation pour pratiquement tous les polluants
(mais pas pour les gaz à effet de serre). Les progrès sont dans l’ensemble importants
et ils sont appelés à se poursuivre.
Cette diminution de la pollution par les transports routiers résulte en effet des
normes d’émissions imposées aux véhicules neufs, principalement par l’Union
européenne, normes qui se sont considérablement durcies au cours du temps. Le
stock de véhicules en circulation est ainsi très hétérogène, avec des véhicules anciens
très polluants et des véhicules neufs bien plus propres. Chaque année, des véhicules
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anciens sont remplacés par des véhicules neufs. C’est ce qui entraîne la diminution
des rejets unitaires moyens.
Même en l’absence de normes plus sévères, le phénomène se poursuivrait
mécaniquement dans les années à venir. Avec la « sévérisation » des normes
envisagée pour le futur, le phénomène de diminution des rejets polluants s’accélérera
encore.
On ne peut pour autant considérer comme résolu ou dépassé le problème de la
pollution atmosphérique. Les effets sanitaires de la pollution de l’air dépendent à la
fois de la toxicité des composants inhalés, de la sensibilité des populations exposées
et de leur niveau d’exposition. Depuis quelques années, le lien entre les niveaux
actuels de certains polluants atmosphériques et plusieurs manifestations sanitaires à
court terme est bien établi.
En effet, les transports émettent des substances affectant la santé directement après
transformation et combinaison de leurs effets. Des études épidémiologiques sur les
effets à long terme de la pollution atmosphérique estiment la réduction de
l’espérance de vie entre un et trois ans dans les
villes européennes les plus polluées (rapports de l’AFSSE sur l’impact sanitaire de la
pollution atmosphérique urbaine, décembre 2004). Mais elles reflètent, de par leur
nature même, la situation des années soixante-dix quatre-vingt-dix, caractérisée par
des taux de pollution bien plus élevés qu’aujourd’hui.
En outre, une approche trop globale ignorant le caractère localisé de la pollution
atmosphérique et la hausse des polluants non réglementés (HAP) peut conduire à des
conclusions erronées. Les effets sanitaires de la pollution par les NOx et les particules
sont importants. Les transports représentent
50 % des émissions de NOx et 20 % des émissions de particules. En plus du niveau
d’émission, il est important de s’intéresser au lieu d’émission et à l’impact sur les
populations, en particulier dans les zones urbaines qui présentent de fortes densités
de population. Ainsi, dans son examen environnemental de la France en 2005, l’OCDE
a remarqué que « malgré tous les progrès accomplis, les concentrations ambiantes
des polluants demeurent préoccupantes, en particulier dans les zones urbaines ».
Enfin, la question des effets cumulatifs à long terme doit être posée.
En résumé, pour l’essentiel, la réduction enregistrée est due aux contraintes qui ont
été imposées par les gouvernements, en particulier par l’Union européenne, aux
constructeurs automobiles et à l’industrie pétrolière et aux progrès techniques
réalisés par ces industries. Ces contraintes ont été négociées, graduelles et sélectives
(les camions et les motos ont longtemps – plus maintenant – été traités bien moins
rigoureusement que les automobiles), mais elles ont été efficaces. Le fait que le
marché automobile soit un marché très concurrentiel a aussi joué un rôle positif. La
crainte d’être exclu du marché des pays aux normes les plus sévères a incité les
producteurs à accepter des normes sévères. On a donc ici un exemple intéressant
d’une externalité effectivement réduite par des instruments réglementaires.
Les dommages que causent les rejets polluants, principalement des dommages à la
santé, sont difficiles à estimer. La plupart des études disponibles sont américaines et
anciennes. Le rapport Boiteux (2001) donne des estimations monétaires en euros par
véhicule-kilomètre, en distinguant véhicules particuliers et poids lourds, circulation
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en rase campagne, en zone urbaine dense et en zone urbaine diffuse. En allouant le
trafic français de 2002 aux différentes catégories indiquées et en multipliant par les
chiffres du rapport Boiteux, on arrive à une estimation de l’externalité de pollution du
transport routier de 4,3 milliards d’euros par an. Ce chiffre surestime sans doute la
réalité pour trois raisons :
• les chiffres du rapport Boiteux, conçus pour éclairer le choix des investissements, se
rapportent aux dommages de la pollution supplémentaire.
Or on sait que le coût marginal de la pollution est fortement croissant. Les coûts
marginaux du rapport Boiteux sont donc certainement plus élevés, peut-être
beaucoup plus élevés, que les coûts moyens qui nous intéressent ici ;
• on a vu que la pollution d’origine routière diminue fortement depuis une quinzaine
d’années de 3 à 6 % par an selon les polluants. Des chiffres publiés en 2001, sur la
base d’estimations faîtes pour des années antérieures, devraient donc être réduits
d’au moins 15 à 25 % ;
• enfin, la loi du coût marginal décroissant joue ici également. Une réduction de 20 %
des rejets entraîne une réduction des dommages bien supérieure à 20 %.
Sur la base des coûts unitaires du rapport Boiteux, un chiffre de 3 milliards d’euros
serait donc aujourd’hui plus vraisemblable qu’un chiffre de 4,3 milliards. D’autres
travaux donnent cependant des chiffres plus élevés.
L’étude DR/D4E propose un coût de 7,0 milliards d’euros (dont les deux tiers pour
l’interurbain). L’étude DGTPE aboutit à 8,3 milliards d’euros (dont 10 % pour
l’interurbain).
2. Biodiversité, sols, eau
Les transports contribuent aux pressions exercées sur la biodiversité :
accentuation de l’effet de coupure, destruction, fragmentation et altération des
habitats (notamment, le remembrement contribue à la disparition de zones bocagères
et de zones humides), introduction d’espèces allogènes.
Le maillage des infrastructures linéaires, s’il est trop resserré, devient incompatible
avec certaines fonctions écologiques et la survie de certaines espèces. Les vallées ne
peuvent plus jouer leur rôle d’axes de transit écologiques, lorsque de nombreuses
infrastructures s’y concentrent. La présence d’infrastructures dans le lit des fleuves,
conjuguée à la multiplicité des usages de l’espace, perturbe l’écosystème aquatique.
Au-delà d’une certaine concentration, les impacts deviennent irréversibles
Les transports contribuent à « l’artificialisation » des sols et à la consommation
d’espace. Selon le ministère de l’Écologie, en France métropolitaine, les surfaces
artificielles représentent 8 % du territoire et le rythme de leur progression augmente
(1,6 % par an entre 1992 et 2000). Les infrastructures ferroviaires et surtout
routières en représentent 39 % et, entre 1992 et 2003, les surfaces de routes et de
parking ont augmenté de 12 %. Ces ordres de grandeur ne tiennent pas compte de
l’expansion urbaine à proximité des nœuds d’échange ou le long des linéaires. Or,
l’imperméabilisation des sols limite très fortement les possibilités d’infiltration de
l’eau, aggravant les risques d’inondation ou de pollution des eaux.
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Les infrastructures de transport ont un impact sur l’eau en modifiant les
caractéristiques des nappes. En phase d’exploitation, peuvent intervenir des
pollutions chroniques, saisonnières et accidentelles, particulièrement dommageables
dans le cas de nappes exploitées en vue de l’alimentation en eau potable ou de grand
intérêt écologique. La réalisation d’une infrastructure peut également être à l’origine
d’une perturbation des conditions d’écoulement ou d’alimentation des cours d’eau
avec pour conséquence des phénomènes d’inondation ou d’érosion. Enfin, les
circulations et l’entretien des voies peuvent provoquer des dépôts de produits
chimiques, hydrocarbures, caoutchouc, et encourager le recours à des herbicides et
pesticides.
IV. Cout du Bruit en France
Le bruit de la circulation (passage des voitures, des camions, des trains, des avions)
est une importante nuisance pour les riverains. Une méthode classique pour évaluer
le coût du bruit est la méthode des préférences révélées, qui consiste à comparer le
prix de logements similaires dont l’un est à l’écart du bruit et l’autre exposé au bruit
La différence de prix traduit la perte de valeur liée au bruit estimée par les
consommateurs eux-mêmes. Elle révèle ainsi la valeur attachée par les acteurs à la
différence de niveau de bruit. Les observations conduisent à une dépréciation de
l’ordre de 1 % par décibel supplémentaire. Cela signifie par exemple que la valeur
d’un logement situé le long d’un boulevard bruyant (75 décibels) est inférieure de 15
% à celle du même logement dans une rue calme (60 décibels).
Au-delà d’un certain seuil, les effets néfastes sur la santé augmentent plus que
proportionnellement.
Une autre méthode, de plus en plus utilisée, appelée « analyse contingente
» S’appuie sur les préférences déclarées par les ménages, recueillies selon des
protocoles complexes. C’est la méthode utilisée par Faburel (2001), dans ce qui est
sans doute l’étude la plus complète réalisée en France sur les dommages causés par le
bruit, et qui porte sur le bruit des avions. Extrapolée à l’ensemble des modes de
transports, elle conduirait à une estimation globale du bruit d’environ 1 milliard
d’euros dont 800 millions liés au transport routier. Une autre étude (INFRAS/IWW)
aboutit pour 2001 à une estimation des coûts du bruit du transport routier bien
supérieure avec 7 milliards d’euros pour la France. D’autres études proposent des
chiffres beaucoup plus modestes, inférieurs à 1 milliard d’euros (par exemple 410
millions d’euros en 2000 pour l’étude Couverture des coûts des infrastructures
routières menée conjointement en 2003 par les ministères de l’Équipement et de
l’Environnement) mais la méthode retenue (basée sur les coûts d’évitement) est très
approximative puisqu’il s’agissait de partir du chiffrage du programme national de
réduction des points noirs bruit (110 millions d’euros par an) qui concerne les seuils
d’émissions supérieurs ou égaux à 70 dB sur le réseau routier national, puis de
multiplier par deux pour tenir compte des zones émettant entre 60 et 70 dB sur le
réseau national, et de multiplier encore par deux pour tenir compte du local.
Pour lutter contre le bruit, la réglementation constitue un outil adapté.
Elle permet d’imposer lors de la conception des ouvrages des seuils réglementaires
sur le bruit causé par l’utilisation des infrastructures. C’est notamment le cas en
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France. Cela permet que les maîtres d’œuvre prennent en charge le coût du bruit
potentiel et d’éviter le dépassement de ces seuils.
V. La contribution des transports à l’effet de serre (l’échelle
française)
Le problème posé par la contribution des transports, principalement du transport
routier et dans une moindre mesure du transport aérien, à l’effet de serre est une
question différente des précédentes. Elle est plus grave car à la différence de ce qui se
passe pour la pollution et pour les accidents, la situation se dégrade. Elle est aussi de
nature très différente car les nuisances évoquées jusqu’ici sont locales alors que
l’effet de serre est un phénomène mondial. Les réponses seulement locales (à l’échelle
française et même européenne) sont donc inopérantes.
1. L’effet de serre
La présence de certains gaz(20), dont le principal est le dioxyde de carbone ou CO2,
dans l’atmosphère terrestre limite le rayonnement solaire réfléchi par la terre.
L’atmosphère piège alors ce rayonnement à la manière d’une serre et il en résulte une
augmentation de la température de la planète.
Un tel changement commence à être perceptible. Il interviendrait surtout dans la
deuxième moitié de notre siècle et son ampleur et ses conséquences ne peuvent pas
être connues. Le plus probable est qu’elles seraient globalement négatives et au-delà
d’un certain seuil elles pourraient même être catastrophiques.
Compte tenu de l’ampleur des dommages potentiels, la prudence suggère que le pire
soit envisagé et que des mesures soient prises pour l’éviter.
Le problème est global à l’échelle planétaire. Une tonne de CO2 rejeté à
Paris a exactement le même coût social qu’une tonne de CO2 rejetée à
Chengdu (ou ce qui revient au même une tonne de CO2 économisée à Chengdu a la
même valeur qu’une tonne de CO2 économisée à Paris), ce qui ne facilite pas la mise
en œuvre de politiques pour résoudre le problème. De même une tonne de CO2
économisée dans le chauffage des bureaux est égale à une tonne de CO2 économisée
dans le transport routier. L’effet de serre est d’autant plus important que la
concentration des gaz à effet de serre est élevée. La concentration d’un gaz à effet de
serre dans l’atmosphère augmente avec son accumulation et reflète la somme des
émissions antérieures, diminuée de la disparition progressive de ces gaz mais qui est
très lente. Il s’ensuit qu’un objectif de stabilisation de la concentration exige une forte
diminution des émissions nouvelles.
2. L’importance du transport dans les rejets actuels
Les transports sont responsables d’environ un cinquième (21 %) des gaz à effet de
serre et d’un quart (25,5 %) des émissions de CO2 en France métropolitaine. Ces
chiffres rapportent les rejets du transport aux rejets de l’ensemble des secteurs, c’est-
à-dire aux rejets bruts. Certains travaux rapportent les rejets du transport au total
des rejets diminué des absorptions de CO2, c’est-à-dire aux rejets nets ; dans ce cas le
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total des rejets des différents secteurs est bien supérieur à 100 %. Ces chiffres ne
comprennent pas non plus les rejets du transport maritime et aérien sous pavillon
français ou qui a la France pour origine ou destination. La part des transports dans les
rejets de gaz à effet de serre est bien inférieure à leur part dans les rejets de CO2
parce que les transports ne rejettent pas du tout de méthane, le deuxième (par
importance) des gaz à effet de serre. Ce ratio varie beaucoup de pays à pays. Il est
plus important en France que dans la plupart des pays européens parce que les rejets
de CO2 associés à la production d’énergie sont bien plus faibles chez nous du fait de
l’importance de la production d’électricité d’origine nucléaire. Il est plus important en
France que dans les pays en développement du fait de la moindre importance du
transport et du transport routier dans ces pays. Au total, dans le monde, le transport
contribue pour un peu moins du cinquième (18 %) du CO2 rejeté et pour environ 14
% des gaz à effet de serre. Au sein des transports, la contribution du transport routier
est très majoritaire.
3. L’évolution des rejets de CO2
En France, la quantité de CO2 rejetée, qui a augmenté jusqu’en 1998, diminue
depuis cette date à un rythme très lent (tableau V-4). Les émissions de CO2 du
transport routier quant à elles continuent d’augmenter même si cette augmentation
est maintenant très lente.
Les émissions de CO2 augmentent en France moins vite que l’activité qui les génère.
Par euro de PIB, ou dans les transports par véhicule x kilomètre, les émissions (dites
unitaires) déclinent. L’intensité en CO2 et plus généralement en énergie de l’économie
dans son ensemble et des transports s’améliore. Mais cette amélioration est faible (de
l’ordre de 1 ou 2 % par an) et elle ne suffît pas actuellement à entraîner un recul des
rejets totaux de CO2.
L’évolution dans le reste du monde est plus inquiétante. Les émissions de CO2 ont
augmenté de 20 % au cours de la décennie écoulée. Pour ne prendre qu’un exemple,
mais un exemple important, les rejets de CO2 de la Chine, qui représentent
aujourd’hui presque dix fois ceux de la France (et quarante fois les rejets du transport
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routier français), ont augmenté de 40 % sur la période 1990-2004. L’augmentation
des rejets chinois d’un trimestre sur l’autre est du même ordre de grandeur que le
total des rejets du transport routier en France. Avec vingt ans de retard, l’Inde suit le
même chemin.
L’Agence internationale de l’énergie, dans une étude préparée pour le G8 écrit par
exemple : « Si l’avenir est à l’image des tendances actuelles […] les émissions de CO2
et la demande de pétrole continueront de croître rapidement dans les vingt-cinq
prochaines années. Si l’on prolonge ces perspectives au-delà de 2030, ces tendances
préoccupantes semblent devoir s’aggraver. Selon le scénario de référence construit
pour la présente étude, les émissions de CO2 représenteront presque deux fois et
demie leur niveau actuel en 2050 » (AIE, 2006, p. 4).
4. La nécessité de la réduction des rejets de CO2
La nécessité de réduire les rejets de CO2 n’est pas douteuse. La question est de
savoir qui doit les réduire, de combien et comment ? La question du qui déborde le
cadre de cette étude. Notons seulement pour mettre les choses en perspective, que les
chiffres ci-dessus montrent qu’une réduction des rejets qui n’interviendrait qu’en
France, ou même qu’en Europe, n’aurait pas d’effets significatifs et pourrait même
avoir dans certains cas (dans le cas de l’industrie plus que du transport) un effet
négatif. Si en effet des mesures très contraignantes déplaçaient l’activité de certains
secteurs intensifs en CO2 des pays européens vers des pays en développement où
l’efficacité énergétique est souvent bien moindre qu’en Europe, ces mesures
contraignantes auraient pour effet d’augmenter et non de diminuer les rejets de CO2
à l’échelle planétaire. Du point de vue de l’efficacité économique, les diminutions
doivent donc intervenir partout, y compris dans les pays en développement, et même
surtout dans les pays en développement. C’est là en effet que le coût de la réduction
d’une tonne de CO2 est le plus bas. D’un point de vue éthique, ces pays font à juste
titre remarquer que ce sont les pays développés qui sont principalement
responsables du stock de CO2 accumulé, et que ces pays développés ont ainsi une
dette à l’égard de la planète, dette qu’ils doivent honorer maintenant. On peut
réconcilier ces deux points de vue en disant que les pays développés doivent payer
pour la réduction, mais que cette réduction doit surtout avoir lieu dans les pays en
développement.
La question du combien est plus difficile à résoudre. Elle a reçu une réponse partielle
mais provisoire dans les accords de Kyoto. Le rapport de l’AIE, et plus nettement
encore le rapport de Sir Nicholas Stern, fait des propositions chiffrées très
significatives.
5. Les chemins de la réduction des rejets de CO2
Comment parvenir à ces réductions des rejets de CO2, dans le monde, en France et
plus particulièrement, dans les transports en France ? Deux approches sont possibles.
La première consiste à imposer des changements dans la structure et peut-être même
le volume des activités, la seconde à favoriser des changements dans la technologie
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des activités. Dans le domaine des transports, cela veut dire promouvoir des
changements intermodaux et/ou des changements intramodaux.
Soit une économie composée de n secteurs (ou segments ou modes) d’activités Ai ; ce
qui veut dire que le PIB est égal à la somme des Ai, Soit par ailleurs ai le coefficient qui
relie le CO2 rejeté par le secteur i au volume d’activité de ce secteur, on a : CO2 =
Σiai*Ai
La première méthode consiste à agir sur les Ai, la seconde à agir sur les ai. Elles ont
toutes les deux un coût et un potentiel.
La voie du changement de structure est celle qui est généralement préconisée.
Elle s’appuie sur le constat, tout à fait correct, que certains coefficients ai sont bien
plus faibles que d’autres. Le coefficient du logement collectif est plus faible que celui
du logement individuel, le coefficient de l’industrie agroalimentaire est plus faible que
celui de l’industrie sidérurgique, le coefficient du transport ferroviaire est plus faible
que celui du transport routier. Un glissement des activités à fort coefficient vers les
activités à faible coefficient réduira donc les rejets de CO2. On préconise ainsi moins
de logement individuel et plus de logement collectif, moins de sidérurgie et plus
d’industrie agroalimentaire, moins de transport routier et plus de transport
ferroviaire, moins d’avion et plus de vélo. Et l’on recherche les mesures et les
contraintes susceptibles de favoriser ces glissements et ces changements de
structure. Dans le domaine des transports ce sont les transferts modaux. Les travaux
du groupe de travail sur la division par quatre des gaz à effet de serre de la France, à
horizon 2050, dit « facteur 4 » vont dans cette direction. Certains vont même plus loin
et préconisent plus ou moins explicitement la réduction de toutes les activités, de
tous les Ai ce qui est effectivement une façon assez sûre de réduire les rejets de CO2.
La voie des changements technologiques est celle qu’explore, par exemple, le rapport
de l’AIE au G8. Les coefficients ai ne sont pas immuables. Ils sont et peuvent être
modifiés par les progrès de la technologie, eux-mêmes stimulés par les progrès de la
recherche. Les avions et les véhicules peuvent faire les mêmes parcours avec moins,
de carburants ou des carburants rejetant moins de CO2. Les logements individuels
peuvent assurer le chauffage de leurs habitants avec moins de calories et avec des
calories plus économes en CO2. Ce sont ces chemins qui ont été explorés en détail par
l’AIE. La conclusion est que les technologies existantes ou en cours de développement
permettent de ramener les émissions de CO2 à leur niveau actuel en 2050 et de
freiner la croissance de la demande de pétrole. Ces technologies permettront :
• d’importants gains d’efficacité énergétique dans les transports, l’industrie et les
bâtiments ;
• une décarbonisation très sensible de la production d’électricité, au fur et à mesure
que progresseront les parts du nucléaire, des énergies renouvelables, du gaz naturel
et du charbon associé à la captation et au stockage du CO2 dans la composition du
parc électrique ;
• une hausse de la consommation de biocarburants dans le transport routier.
Le rapport note évidemment les incertitudes relatives à ce type d’exercice.
Mais il ajoute que malgré ces incertitudes, il ressort de l’analyse deux conclusions
principales qui paraissent solides. La première est qu’il existe bel et bien des
technologies susceptibles de modifier le cours des choses dans les dix à cinquante
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prochaines années. La seconde conclusion est qu’aucune technologie ne peut à elle
seule jouer un rôle assez déterminant.
En misant sur un portefeuille de technologies, on réduit largement les risques et peut-
être bien aussi les coûts.
Ces deux approches peuvent et doivent bien entendu être employées simultanément.
La seconde a toutefois un avantage décisif : son coût est chiffré. Comme le dit le
rapport de l’AIE, « aucune des technologies nécessaires ne devrait – une fois au stade
industriel – entraîner une majoration de coûts supérieure à 25 dollars par tonne
d’émission évitée de CO2 dans tous les pays, y compris les pays en développement
[souligné par nous] » (AIE, 2006, p. 5). Le rapport Stern ne donne pas un chiffre aussi
clair. Mais il se réfère au rapport de l’AIE, et il parvient implicitement à un chiffre
comparable. Surtout, il ne souligne très fortement que la lourde facture de la
réduction des niveaux de CO2 sera minimale lorsque le coût marginal de réduction
sera le même dans tous les secteurs et tous les pays. Ce résultat peut être obtenu par
une taxe sur le CO2 (de 20 euros par tonne) ou par des quotas échangeables.
Ce chiffre de 20 euros par tonne de CO2 est très important. Il s’applique à tous les
secteurs, à tous les pays du monde et au long terme. Il peut et doit servir dans toutes
les analyses de politiques, et notamment dans les analyses de changement modal. Si la
technologie permet de réduire, en 2040 et en Inde, les émissions de CO2 d’une tonne
à un coût de 20 euros, il n’y a pas de raison d’engager maintenant en France des
politiques qui économiseraient une tonne de CO2 à un coût économique très
supérieur à 20 euros, par exemple de 60 euros. Les ressources rares qu’impliquent ce
coût seraient mieux utilisées ailleurs, puisqu’elles permettraient d’économiser trois
tonnes de CO2. Pour se protéger des incertitudes qui s’attachent à cette estimation, on
peut chercher naturellement à la majorer, et prendre 25 ou 30 euros (une
augmentation de 50 %). On observera que cette valeur de la tonne de CO2 est voisine
de la valeur préconisée par le rapport Boiteux (27 euros), et qu’elle est supérieure à la
valeur, il est vrai fluctuante, du marché actuel du CO2. On soulignera enfin que le
secteur des transports, et en particulier des transports routiers, montre la voie. Il
paye déjà un impôt spécifique bien plus élevé que l’effort requis de tous. En effet, 20
euros par tonne de CO2 correspond à moins de 7 centimes d’euro par litre de gazole.
C’est un prix dix fois inférieur à la TIPP actuellement payée dans un pays comme la
France. Le fait que la TIPP a été conçue comme un instrument de rentrées fiscales ne
l’empêche pas de jouer le rôle de taxe internalisante.
6. Les politiques
Pour que les acteurs économiques tiennent compte dans leurs décisions
d’investissement et de consommation des conséquences sur l’effet de serre, l’idée est
de leur faire payer le coût de ces conséquences, soit en taxant chaque tonne de
carbone émise, soit par un système de permis d’émission de carbone (éventuellement
négociables sur un marché).
Au stade actuel, faute de mesurer véritablement les coûts probables du
réchauffement de la planète, l’approche retenue a été normative sous la forme des
engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto. En se fondant sur l’objectif de
Kyoto et sur les modèles de prévision du moment, le rapport Boiteux proposait
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d’appliquer dans les calculs économiques concernant les choix publics
d’infrastructures de transport, comme d’ailleurs pour toutes les activités génératrices
de carbone (industrie, logements), un prix de 100 euros par tonne de carbone, soit 27
euros par tonne de CO2, pour la période de 2000 à 2010, puis au-delà une
augmentation de ce prix de 3 % par an.
Les politiques concernant les transports
Pour respecter les engagements de Kyoto, la France ne devrait pas émettre plus
qu’en 1990, soit 144 millions tonnes équivalent carbone (MteqC) par an entre 2008 et
2012. Or, l’évolution des émissions montre que cet engagement devrait être tenu. Les
rejets ont atteint un sommet en 1998 et déclinent depuis cette date. Mais il faut
maintenant de penser à l’après Kyoto. Dans l’industrie, la directive européenne « sur
les échanges de permis d’émissions de CO2 » du 13 octobre 2003 a conduit à un plan
national d’allocation des quotas d’émissions de CO2. Ce plan concerne 1 140
installations de 18 secteurs différents et a été mis en place. Mais le système des
quotas ne couvre que 30 % des émissions françaises de CO2, et notamment pas les
transports.
Le secteur des transports dépend largement du pétrole (transport routier, aérien et
maritime). Ses consommations et ses émissions sont difficiles à maîtriser du fait de
leur caractère diffus. Plusieurs pistes sont à étudier :
• une réduction des consommations unitaires des véhicules implique une offre
d’automobile mieux adaptée et elle suppose également des progrès techniques afin
d’obtenir un meilleur rendement des moteurs à combustion interne. Les effets
bénéfiques dépendront de la rapidité de renouvellement du parc ;
• la production de biocarburants est considérée comme non émettrice de gaz
carbonique car celui qui est libéré à la combustion est compensé par son absorption
lors de la croissance de nouvelles cultures. Elle reste pour l’instant coûteuse ;
• les motorisations électriques ou « hydrogène » : il s’agit de construire des voitures
n’émettant pas de CO2. Le véhicule électrique dépend de progrès significatifs réalisés
dans les batteries ou à travers le véhicule hybride qui reste cher en raison notamment
de sa double motorisation. Quant à la filière hydrogène, elle implique d’importants
progrès techniques afin de résoudre les problèmes de la production, du transport et
du stockage de l’hydrogène.
Les politiques à conduire dans ces domaines doivent faire appel à un effort de
recherche accru, à une harmonisation des réglementations et des normes, à une
amélioration des comportements individuels et collectifs à un engagement des
finances publiques dans les infrastructures collectives mais aussi à des efforts
d’investissements de la part des entreprises. L’effort peut notamment porter sur la
motorisation des véhicules.
Une question particulière concerne le transport aérien international. Les émissions
aériennes et maritimes à l’international ne sont pas prises en compte dans les
engagements du protocole de Kyoto. Or, la croissance du trafic aérien international,
qui n’est concurrencé par aucun autre mode de transport, est très importante.
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Section 2 : Eléments des couts sociaux au Maroc
I. Maroc : Les accidents de la route coûtent 2% du PIB
Les accidents de la route au Maroc produisent des dégâts énormes, tant sur le plan
humain que pour l’économie. S’il faut évaluer, le ministère des transports parle d’un
cout représentant environ 2% du PIB. Vu la prépondérance des accidents, le
département d’Aziz Rebbah accélère sa stratégie de lutte contre ce fléau.
Les dégâts matériels occasionnés par les accidents de la route au Maroc coutent en
moyenne 14 milliards de dirhams par an, soit 2% du PIB, a relevé le ministre de
l’équipement du transport et la logistique, Aziz Rebbah.
1. Le nombre de morts a augmenté de 50% en 15 ans
Cette estimation économique du cout des accidents routiers par les autorités révèle
le sérieux de la question qui est presque devenu comme un enchainement de faits
divers parmi tant d’autres, tellement les accidents font partie de notre quotidien avec
toutes les conséquences fâcheuses que cela comporte. Même Le nouveau code de la
route en vigueur depuis 2010 n’a pas permis de résoudre le problème. En effet,
les ravages sont énormes. Les chiffres font froid dans le dos : 12 personnes environ
sont tuées sur nos routes chaque jour avec une centaine de blessés. Une
observation dans le temps permet de constater que le phénomène a pris de l’ampleur
au fil des années. Ainsi en 2012, 4222 personnes ont trouvé la mort suite à des
accidents de la circulation, contre 2807 en 1996, soit 50% de plus en 15 ans.
Avec tout cela, on pourrait se demander à quoi sert notre code de la route. Il a pris
pourtant comme modèle des pays stricts dans la gestion de la sécurité routière
comme la France, La Suède et bien d’autres. Mais un comparatif, fait par l’Economiste,
montre que le nombre d’accidents de la route au Maroc est 14 fois plus élevé qu’en
France, 23;3 fois plus élevé qu’en Suède, 17,5 fois plus élevé qu’en Espagne et 11,7
fois plus élevé qu’aux Etats-Unis
2.Le ministre d’équipement, du Transportetde la Logistique travaille sa
stratégie pour limiter les dégâts
M. Rebbah et son équipe ont mis en œuvre une stratégie national pour lutter
contre ce fléau. Le ministre entend élargir le champ de contrôle routier et intensifier
les opérations de surveillance. En plus de cela, un dispositif réglementaire prenant en
considération la sécurité des citoyens et l’intérêt des professionnels, sera mis en
place.
Egalement dans le cadre de cette stratégie, toutes les infrastructures routières
devraient être mises a niveau et un nouveau code de la route devrait voir le jour. Car
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comme le disait le ministre lors de la journée nationale de prévention routière « 80%
des accidents mortels sont imputables au comportement des automobilistes »
II. La pollution au Maroc coûte 13 milliards de DH par an
4% du PIB. Tel est le coût lié aux dégradations de l’environnement. Plus
exactement, l’estimation du secrétariat d’Etat en charge de l’Eau et de
l’Environnement porte sur 13 milliards de DH/an. Ce coût résulte bien évidemment
de plusieurs facteurs tels que la surexploitation des ressources, les changements
climatiques, la désertification, mais aussi des émissions et rejets de polluants
domestiques et industriels. Le tout affecte l’eau, l’air et la biodiversité.
C’est la rançon des grands projets de développement économique et social, mais
c’est aussi la conséquence du retard pris dans la mise en place de certaines
infrastructures socioéconomiques. Fort heureusement, la volonté d’y remédier ne fait
pas défaut.
La politique engagée vise principalement à réduire la pollution de près de 80% à
l’horizon 2020. Dans ce cadre, rappelle-t-on auprès du secrétariat d’Etat à
l’Environnement, divers programmes de lutte contre la pollution sont d’ores et déjà
engagés sans oublier le volet réglementaire qui a été enrichi de 5 lois relatives à la
protection et à la mise en valeur de l’environnement. Un fonds dédié a même été mis
en place. D’emblée, les axes d’intervention se déclinent sous forme de programmes
complétés par des actions ciblées. En tête figure le Programme national
d’assainissement liquide (PNA).
Ce plan, dont la réalisation nécessiterait pas moins de 43 milliards de DH, a pour
objectif d’augmenter le taux de raccordement au réseau d’assainissement de 70 à
80% et de réduire la pollution domestique et industrielle de 60% à l’horizon 2020. Il
consiste en une mise à niveau du service d’assainissement (réseaux d’assainissement
et épuration) au profit de 10 millions d’habitants. Les retombées attendues sont
jugées très positives à divers niveaux, des recettes de l’Etat, de la création d’emplois,
de réduction des risques sanitaires et surtout du recyclage des eaux usées. De sorte
qu’à l’horizon 2020, on n’aurait pratiquement pas de rejet sur le milieu naturel.
Le Programme national des déchets ménagers (PNDM) cible, comme l’indique son
intitulé, cette autre grande source de pollution. L’objectif est d’atteindre à l’horizon
2021, un taux de 90% de collecte et de traitement des déchets ménagers. Le PNDM
ambitionne aussi de généraliser les décharges contrôlées à l’ensemble des
agglomérations. Avec à la clé l’organisation et la promotion de la filière de « tri
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recyclage valorisation ». Il est ainsi prévu d’atteindre le taux de 20% de récupération
des déchets générés. Le coût global de ce programme est estimé à 37 milliards de DH.
Parallèlement, le département de l’Environnement compte initier des conventions de
partenariat avec les régions. C’est le cadre idoine pour mutualiser les moyens et
concrétiser certains projets à composante environnementale. Il s’agit notamment de
la lutte contre la désertification et la pollution, la sensibilisation et l’éducation
environnementale ainsi que la recherche scientifique et l’amélioration des
compétences. La mise à niveau environnementale dans le milieu rural est aussi plus
que préoccupante. Sur les 17.500 écoles rurales du pays, plus de 62% (soit 12.176
écoles) sont dépourvues d’infrastructures d’assainissement et d’approvisionnement
en eau potable. Cette situation a des impacts négatifs, notamment sur la scolarisation
des filles, sans oublier la santé des écoliers et des instituteurs. Le Programme national
de mise à niveau environnementale des écoles rurales a été initié dans l’objective
d’améliorer le cadre de vie au sein des écoles et autre institution coranique et
mosquées. Le budget alloué à ce programme pour la période 2008-2012 est estimé à
1,6 milliard de DH. Budget partagé entre les départements concernés (Intérieur,
Santé, Education nationale, Eau et Environnement, Eaux et Forêts), les collectivités
locales, les agences de développement social, le secteur privé et la coopération
internationale.
Conclusion Générale
L’évaluation du « coût global » de la route pour l’environnement s’avère très
incertaine et peut aller de 10 à plusieurs dizaines de milliards d’euros selon les
études.
La question des accidents est un sujet en soi qui est très éloigné du problème du
report modal. Les gains possibles en termes d’accidents de la route grâce au report
modal sont infimes par rapport aux gains déjà réalisés et à réaliser en s’attaquant aux
causes des accidents : vitesse, alcoolémie, multiplication des véhicules
accidentogènes.
L’impact des transports sur l’environnement présente deux aspects très différents qui
sont les pollutions atmosphériques et l’effet de serre.
Le problème des pollutions atmosphériques locales dues aux transports diminue en
importance. De façon générale, les émissions de polluants atmosphériques diminuent
et le recul continuera encore. Ce résultat avéré peut être accueilli avec scepticisme,
sans doute parce que nos exigences augmentent. Mais c’est un fait que la pollution
atmosphérique liée aux transports a nettement reculé et va encore reculer avec le
remplacement des véhicules en circulation.
Le second problème, plus important, est celui de l’effet de serre. La tendance à
l’accumulation de gaz à effet de serre, le CO2 notamment, est préoccupante même si
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les effets probables sont encore lointains. Les transports y contribuent pour un peu
plus d’un cinquième et la limitation de leurs émissions doit être recherchée. L’objectif
étant posé et reconnu, la réponse optimale n’est pas un transfert massif de ressources
vers les transports en commun ou le transport ferroviaire. Ce transfert coûte cher et il
bride la mobilité sans diminuer de façon significative les effets environnementaux.
De plus, il mobilise des ressources financières considérables qui manquent pour
conduire des recherches sur les moyens de lutte contre l’effet de serre.
La bonne réponse à l’effet de serre est de diminuer les émissions et d’augmenter
l’absorption des gaz à effet de serre. Elle passe par un effort de la recherche
fondamentale et appliquée et par des innovations de produits et de procédés. Elle
peut nécessiter une réévaluation du prix de la tonne de carbone au-delà des 100
euros du rapport Boiteux. Des investissements publics excessifs en faveur du report
modal priveraient l’État des marges de manœuvre nécessaires pour encourager les
progrès technologiques dans le domaine environnemental. C’est pourquoi le calcul
économique reste le meilleur garant de bonnes décisions pour l’avenir, sous réserve
bien sûr d’évaluer correctement les valeurs tutélaires. À défaut, nous risquerions
d’avoir et la décroissance économique et le changement climatique.
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Bibliographie / Webographie
Documents PDF :
Infrastructures de transport, mobilité et croissance en France (chapitre 5)/
Réalisé par : Michel Didier et Rémy Prud’homme/ date d'édition : 2007
Vers une estimation des coûts socio-environnementaux des transports au
Canada / Rapport préparé par Anming Zhang (directeur de projet), Anthony E.
Boardman, David Gillen/ en collaboration avec Diane Forbes, Heng Ju, Alice Owen,
Markus von Wartburg, Steve Yong et Andrew Yuen.
Internaliser les couts sociaux des transports / Réalisé par : Émile Quinet en 1990
Monétarisation des externalités de transport / Réalisé par : André de Palma et
Néjia Zaouali/ date d'édition : 05/04/2007
Stratégie de transport/ Réalisé par : M. Alessio Sitran et Mme Maurizia Giglio
Les couts sociaux de transport : évaluation et liens avec les politiques
d’internationalisation des effets externes/Réalisé par : Bouladon (1979),
Kanafani (1985) et Quinet (1990).
Les différents modes de transport (Avantages et inconvénients)/ Réalisé par :
Angelo Martino / date d'édition : 2010
Statistique générale (économie/transport)-Maroc / date d'édition : 2012
Site internet :
 http://www.logistique-1.com/fr/2-formation-logistique-conseil-audit-transport-
logistique/news/news-455-cours-transport-gratuit-:-2-definition-des-co%C3%BBts-
complets-de-transport.html
 http://www.planetoscope.com/automobile/1553-cout-des-embouteillages-en-
france.html
 http://www.securite-routiere.org/Connaitre/statisti.htm
 http://www.20minutes.fr/article/549079/Economie-Combien-co-ucirc-te-un-accident-
de-la-route.php
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 http://ristretto.weave.eu/2011/05/26/considerer-le-transport-comme-une-prestation-
de-service-pour-laquelle-bien-acheter-est-plus-important-que-bien-negocier/
 http://www.faq-logistique.com/Couts-transport-routier.htm
 http://www.usinenouvelle.com/article/comment-reduire-ses-couts-de-
transport.N58987
 http://www.globenet.org/archives/web/2006/www.globenet.org/horizon-
local/natcog/transport.html
 http://www.encycloecolo.com/Pollution_atmosph%C3%A9rique_par_les_transports
 http://www.yabiladi.com/articles/details/19390/maroc-accidents-route-coutent.html
 http://www.greenlogistics.org/news/logisticsbookmckinnoncullinaneetal2010.html
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Table des matières
Dédicaces 2
Remercîment 3
Sommaire 4
Liste des abréviations 5
Quelques concepts du transport 6
Introduction 8
Chapitre 1 : Les transports dans l’économie 10
Section 1 : les caractéristiques du secteur de transport 11
I. Les types de transport et caractéristiques 11
II. Les caractéristiques du transport de marchandises 13
1. Les deux caractéristiques du marché du transport de marchandises 15
2. Conclusion 16
III. Transport commercial versus transport non commercial 16
Section 2 : les différents modes de transport 17
I. Les avantages et inconvénient 18
II. Les Convention 21
III. La responsabilité du transporteur 23
IV. Les documents 27
Section 3 : L’importance et rôles du secteur de transport dans plusieurs domaines 31
I. L’importance du transport dans le processus de développement d’une économie 32
II. L’importance du transport dans le processus de développement de l’économie marocaine 32
Section 4 : La tarification des transports 36
I. Généralité 36
1. La régulation des transports publics 36
2. Les fonctions de la tarification 37
3. Les différents principes de la tarification 37
II. Tarification du transport routier 38
III. Tarification du transport maritime 40
1. En conventionnel 40
2. En conteneur 40
IV. Tarification du transport aérien 42
1. Généralité 42
2. Les compagnies de transport aérien ont développé plusieurs tarifs spéciaux 42
3. Méthode de calcul de fret 42
4. Règle du payant pour 43
V. Tarification du transport ferroviaire 43
1. Tarification international 43
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2. Exemple d’application 44
I. Tarifs du transport de marchandises au Maroc 44
1. Transport routiers 44
2. Transport aérien 44
3. Transport de chemin de fer 45
Chapitre 2 : Les couts sociaux du transport sécurité et environnement 46
Section 1 : Cout de la congestion 47
I. Estimation des retards causés par la congestion 47
II. Mesure du cout social de la congestion 48
Section 2 : Cout des accidents 49
Section 3 : Cout du bruit 50
Section 4 : Cout de la pollution atmosphérique 53
I. Type des émissions atmosphériques 54
II. Les effets de la pollution atmosphérique 54
Section 5 : La valorisation monétaire des couts externes 55
I. Les Couts externes en pourcentage de PIB 55
1. Le cout de la congestion en % de PIB selon différentes études internationales 55
2. Le cout de la pollution atmosphérique en % PNB selon différentes études 56
3. Le cout de bruit selon différentes études internationales 57
4. Le cout des accidents en % PIB selon différentes études internationales 57
II. La monétarisation des effets des externalités 58
1. La monétarisation de la congestion 58
2. La monétarisation des effets de la pollution atmosphérique 58
3. La monétarisation des effets de bruit 60
4. La monétarisation des effets des accidents 61
Chapitre 3 : Etude de cas 62
Section 1 : Cas de la France 63
I. Cout de la congestion en France 63
1. Le cout des embouteillages en France en 2013 63
2. Le cout des embouteillages en France en 2012 63
3. Embouteillage : le palmarès des villes de France
4. Couts directs des embouteillages (carburant et temps) 64
5. Cout indirect des embouteillages (hausse des prix des biens de consommation
Courante 65
I. Cout des accidents de la circulation en France 66
II. Cout de la pollution atmosphérique en France 68
1. La part du transport dans les pollutions atmosphériques 68
2. Biodiversité, sols, eau 72
I. Cout du bruit en France 73
II. La contribution des transports a l’effet de serre (l’échelle Française) 74
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1. L’effet de serre 74
2. L’importance du transport dans les rejets actuels 74
3. L’évolution des rejets de Co2 75
4. La nécessité de la réduction des rejets de Co2 76
5. Les chemins de la réduction des rejets de Co2 76
6. Les politiques 78
Section 2 : Eléments des couts sociaux au Maroc 80
I. Maroc : Les accidents de la route coutent 2% du PIB 80
1. Le nombre de morts à augmenté de 50% en 15 ans 80
2. Le ministre d’équipement du transport et de la logistique travaille
Sa stratégie pour limiter les dégâts 80
II. La pollution au Maroc coute 13 milliard de DH par an 81
Conclusion Générale 82
Bibliographie / Webographie 84