Le pied du diabétique un pied à risque élevé de plaies 6 AVRIL 2010 - FMC Sablé Docteur Agnès Sallé   Département Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition CHU ANGERS
La situation actuelle en France
2,5 millions de diabétiques 15 à 25 %  développeront un ulcère de pied 20 % des motifs d’hospitalisation 50 % des journées d’hospitalisation 15 fois plus  d’amputation chez le diabétique par rapport au non diabétique 10 000 amputations/an  précédées dans  85 %  des cas d’une plaie de pied 70 %  de risque de récidive dans les 5 ans
Pourquoi une telle fréquence ? Neuropathie périphérique  principal facteur de risque de plaie de pied très fréquente,  conséquences trop souvent négligées Échec des mesures préventives
Pourquoi une telle gravité ? surinfection fréquente et méconnue :   altération des phases de cicatrisation, chronicisation des plaies,  troubles immunitaires, ischémie.     Augmente le risque d’amputation et de mortalité 2/3  des amputations des membres inférieurs sont précédées d’une infection du pied
Facteurs de risque d’ulcère de pied
Neuropathie périphérique distale :   Présence fortement prédictive de survenue d’UP :    Risque d’UP  multiplié par 6 à 10  quand  pallesthésie diminuée (<6/8) ou  monofilament non perçu en 1 site sur 10
Composantes sensitive et motrice impliquées :      amyotrophie, rétractions tendineuses    déformation    avant pied rond typique      anomalies de pressions plantaires      appui plus prolongé et intense dans  partie médiane  et  antérieure  du pied       localisation préférentielle des plaies : face plantaire  en regard têtes  métatarsiennes (3ème)
AVANT PIED ROND
Reconnaître les pieds a risque
Zones d’hyperpression = zone de développement d’UP :    perte de la sensibilité protectrice à la douleur    des cals s’y sont formés    cals recouverts d’un épiderme de mauvaise qualité, Traumatismes minimes et répétés :      provoqués par la chaussure      passés inaperçus      répétition des traumatismes (nombre de pas par jour)
 
 
Caractérisation des déformations Prendre en considération 6 déformations  :  amyotrophie des interosseux,   orteils en marteau (photo 1),   proéminence osseuse notamment hallux valgus ,  saillie des têtes métatarsiennes ,  arthropathie de Charcot ,  mobilité articulaire réduite   Pour chaque pied, chaque déformation est cotée  1  si elle est présente et 0 si elle est absente Un  score combiné    3  ,synonyme de déformation significative , est un facteur prédictif indépendant de risque d’UP (RR de 1,57)
Orteils en Marteau Hallux valgus Saillie des têtes métatarsiennes Arthropathie de Charcot
 
Dysautonomie :  Survient précocement au cours de la neuropathie Favorise le développement des plaies car :    elle diminue l’efficacité de la perfusion au niveau des pieds en créant des shunts artério-veineux    elle fragilise le revêtement cutané    la peau est sèche dépilée et se fissure facilement
 
 
Antécédent d’ulcère  de  pied Risque de récurrence dans les 3 ans multiplié par  17,8 Risque d’amputation multiplié par  52,2
Facteurs de risque de mauvaise cicatrisation
Artériopathie des membres inférieurs (49%), Surinfection des plaies (58%) : Étude Eurodiale 40 à 80 % des ulcérations s’infecteront
1. Artériopathie oblitérante des membres inférieurs
Artériopathie des membres inférieurs A rechercher systématiquement   Facteur de risque identifié d’UP Avant tout : facteur de risque d’amputation  :    au Japon : 0,6 % d’amputation    en Angleterre : 30 % d’amputation Même prévalence de diabète mais prévalence d’artériopathie périphérique plus basse au Japon   (2003)
Recherche des signes d’artériopathie Pouls périphériques non ou mal perçus souffles vasculaires pied maigre atrophique ongles épaissis, dépilation claudication intermittente, douleurs de repos
Examens complémentaires simples  : pouls distaux pédieux et tibiaux postérieurs Index de pression systolique  < 0,80   = artériopathie distale Index de pression systolique    >  1,50   = médiacalcose ->  Echo Doppler artériel des membres inférieurs
2. Surinfection : mécanismes physiopathologiques 1. Déficit des mécanismes cellulaires de défense contre l’infection
Anomalies de l’immunité    Les  surinfections  sont fréquentes, entravent la cicatrisation, augmentent le risque d’ amputation  et la  mortalité Défaut d’immunité :      absence de signes infectieux ou inflammatoires locaux et systémiques  habituels en présence d’UP même surinfecté      chimiotactisme des polynucléaires neutrophiles altéré quand hyperglycémie      fonction phagocytaire intracellulaire altérée    Chronicisation des plaies , difficulté à toutes les phases de la cicatrisation  (hémostase, inflammation, granulation, épithélialisation et maturation)  du fait de la présence de microorganismes.
2. Effet délétère de la neuropathie
3. Absence de mise en décharge de la plaie
4. Chronicité de la lésion Une plaie évoluant depuis plus de 30 jours à un risque de surinfection multiplié par 5. Diminution de l’incidence des ostéites et amputation avec la réduction du temps de cicatrisation. Lavery et al. Diabetes care 2006
Facteurs intrinsèques favorisant la chronicité des plaie 1.  Métalloprotéinases de la matrice : 2.  Facteurs de croissance : présente en excès secondaire à un déséquilibre entre ces MPP et leur inhibiteurs dont la concentration est réduite chronicisation des plaies par dégradation des facteurs de croissance 3.  Diminution de l’activité des fibroblastes interviennent dans la cicatrisation normale (chimiotactisme, mitogenèse, angiogenèse)    diminués au cours des UP : IGF 1, PDGF, TGF- 
5. Hypoxie
Microangiopathie :   Ses conséquences fonctionnelles:      anomalies de la réactivité vasculaire      diminution du flux sanguin Ses conséquences au niveau de la zone ulcérée  :    favorise ischémie et infection    entrave la cicatrisation Pression transcutanée en oxygène < 30 mmHg:      facteur prédictif indépendant d’UP
Surveillance
 
Prévention active
Éducation pour éviter l’apparition des troubles trophiques
Conseils aux patients sans facteurs de risque Soins des pieds réguliers Utiliser des ciseaux à bouts ronds pour couper les ongles Lutter contre les facteurs de risque vasculaire  : tabagisme, mauvais contrôle glycémique ou lipidique, hypertension Pratique régulière d’une activité physique Consultation rapide si problème
Conseils aux patients à risque les gestes à éviter Il ne faut pas
Utilisation d’une pierre ponce trop dure
Conseils  pour assurer la protection des pieds
Prise en charge spécifique
1. Suppression des zones d’hyperpression      d é bridement des cals :  soins de pédicurie réguliers      correction chirurgicale des déformations :  chirurgien orthopédique      r é partition des charges par des semelles :  médecin podologue      éviter les conflits pied-chaussure par chaussures orthop é diques   2. Contrôle glycémique HbA1c < 6.8 %
    Traitement des mycoses
   sur la  précocité  de sa mise en place    sur son  caratère multidisciplinaire   Succès   de l’éducation repose Médecin généraliste Infirmière Pédicure Diabétologue Chirurgiens (othopédiste, vasculaire) Angiologue Médecin podologue-rééducateur
Au stade de plaie de pied
Évaluation clinique   de la plaie Nature de la plaie Neuropathie ou ischémie Stade et contenu de la plaie Tissu de granulation, foyer de nécrose, présence de tissu fibrineux Existence ou non d’une infection   Surface et extension en profondeur Contours de la plaie Contact osseux (stylet stérile = ostéite)
Empreinte et détermination de la surface de la plaie
Contact osseux
 
Définir la gravité de la plaie Classification de Wagner Elle évalue simultanément la profondeur de la plaie et la présence d’une ostéomyélite ou de gangrène en distinguant 6 grades  :    grade 0  (lésion pré ou post-ulcérative),  grade 1  (ulcère partiel ou total),  grade 2  (atteinte des tendons ou de la capsule),  grade 3  (ostéite),  grade 4  (gangrène partielle),  grade 5  (gangrène totale)
Investigations complémentaires Bilan infectieux: Bilan artériel :
Investigations complémentaires Bilan infectieux: - Radiographie du pied - Prélèvements bactériologiques
10 OCTOBRE 2008 23 MAI 2008
 
Prélèvements bactériologiques  - Absence de consensus quant à la meilleure technique à appliquer Avant tout prélèvement il faut  préparer la plaie  : débridement mécanique  (curette ou scalpel stérile) nettoyage  avec une compresse imbibée de sérum physiologique stérile
Prélèvements bactériologiques  - Techniques de prélèvement : biopsie osseuse par voie saine  (gold standard, bloc) ponction biopsie à l’aiguille  (simple, fiable, au lit du patient) curetage écouvillonnage  (simple, fiable) écouvillonnage simple  (le plus facile, à éviter risque de colonisation par flore commensale)
Investigations complémentaires Bilan artériel : - Échodoppler artériel,  - mesure de l’index de pression systolique,  - mesures de TcPO 2 - artériographie des membres inférieurs,
Prise en charge prise en charge générale : - tétanos, état nutritionnel prise en charge métabolique : - traitement hypoglycémiant : HbA1c<7% prise en charge du pied : -  Traitement anti infectieux -   revascularisation -  Mise en décharge - Soins locaux
Traitements anti-infectieux    il est important de ne pas méconnaître l’infection car  absence  de signes cliniques et biologiques dans  50 %  des cas      nécessité  d’identifier  un germe  (prélèvement bactériologique obligatoire)    par  voie générale  exclusivement      biantibiothérapie  IV  si ostéite radio ou contact osseux : - 15 jours puis relais per os - minimum 6 semaines si chirurgie - minimum 3 mois en absence de chirugie
Orteil en saucisse Nécrose infectieuse 24-48h
Œil de perdrix Ostéo-arthrite
Soins locaux Nettoyage de la plaie  avant détersion ( eau savonneuse, sérum physiologique ) Utilisation des antiseptiques (iode, chlorhexidine, dakin)   non recommandée   (effet toxique sur les cellules en croissance, déséquilibre de l’écosystème local bactérien, sélection de germes résistants)   PAS DE BETADINE
Détersion mécanique :   geste capital Obligatoire  dans les ulcères neuropathiques (réduit les pressions, diminue l’infection, avive l’UP). Par du personnel entraîné Avec un bistouri Détersion enzymatique :  pas utilisée   PRUDENTE  : le moindre geste agressif peut entraîner une nécrose
 
 
 
 
Mise en décharge de la plaie ELLE EST  ESSENTIELLE :      difficile à obtenir du fait de l’absence de douleur       différents appareillages réalisables Barouk Sanital
 
18-07-08 hydrocolloides 21-07-08 22-08-08 29-08-08 reprise des anciennes chaussures 12-09-08 reprise de l’attelle
12-01-07 02-02-07 15-03-07 18-05-07
MISE EN PLACE APPAREILLAGE DE DECHARGE 25-05-07 18-05-07 30-05-07 15-06-07 10-08-07

Pied diab as 1

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    Le pied dudiabétique un pied à risque élevé de plaies 6 AVRIL 2010 - FMC Sablé Docteur Agnès Sallé Département Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition CHU ANGERS
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    2,5 millions dediabétiques 15 à 25 % développeront un ulcère de pied 20 % des motifs d’hospitalisation 50 % des journées d’hospitalisation 15 fois plus d’amputation chez le diabétique par rapport au non diabétique 10 000 amputations/an précédées dans 85 % des cas d’une plaie de pied 70 % de risque de récidive dans les 5 ans
  • 4.
    Pourquoi une tellefréquence ? Neuropathie périphérique principal facteur de risque de plaie de pied très fréquente, conséquences trop souvent négligées Échec des mesures préventives
  • 5.
    Pourquoi une tellegravité ? surinfection fréquente et méconnue : altération des phases de cicatrisation, chronicisation des plaies, troubles immunitaires, ischémie.  Augmente le risque d’amputation et de mortalité 2/3 des amputations des membres inférieurs sont précédées d’une infection du pied
  • 6.
    Facteurs de risqued’ulcère de pied
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    Neuropathie périphérique distale: Présence fortement prédictive de survenue d’UP :  Risque d’UP multiplié par 6 à 10 quand pallesthésie diminuée (<6/8) ou monofilament non perçu en 1 site sur 10
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    Composantes sensitive etmotrice impliquées :  amyotrophie, rétractions tendineuses  déformation  avant pied rond typique  anomalies de pressions plantaires  appui plus prolongé et intense dans partie médiane et antérieure du pied  localisation préférentielle des plaies : face plantaire en regard têtes métatarsiennes (3ème)
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    Zones d’hyperpression =zone de développement d’UP :  perte de la sensibilité protectrice à la douleur  des cals s’y sont formés  cals recouverts d’un épiderme de mauvaise qualité, Traumatismes minimes et répétés :  provoqués par la chaussure  passés inaperçus  répétition des traumatismes (nombre de pas par jour)
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    Caractérisation des déformationsPrendre en considération 6 déformations : amyotrophie des interosseux, orteils en marteau (photo 1), proéminence osseuse notamment hallux valgus , saillie des têtes métatarsiennes , arthropathie de Charcot , mobilité articulaire réduite Pour chaque pied, chaque déformation est cotée 1 si elle est présente et 0 si elle est absente Un score combiné  3 ,synonyme de déformation significative , est un facteur prédictif indépendant de risque d’UP (RR de 1,57)
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    Orteils en MarteauHallux valgus Saillie des têtes métatarsiennes Arthropathie de Charcot
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    Dysautonomie : Survient précocement au cours de la neuropathie Favorise le développement des plaies car :  elle diminue l’efficacité de la perfusion au niveau des pieds en créant des shunts artério-veineux  elle fragilise le revêtement cutané  la peau est sèche dépilée et se fissure facilement
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    Antécédent d’ulcère de pied Risque de récurrence dans les 3 ans multiplié par 17,8 Risque d’amputation multiplié par 52,2
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    Facteurs de risquede mauvaise cicatrisation
  • 22.
    Artériopathie des membresinférieurs (49%), Surinfection des plaies (58%) : Étude Eurodiale 40 à 80 % des ulcérations s’infecteront
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    1. Artériopathie oblitérantedes membres inférieurs
  • 24.
    Artériopathie des membresinférieurs A rechercher systématiquement Facteur de risque identifié d’UP Avant tout : facteur de risque d’amputation :  au Japon : 0,6 % d’amputation  en Angleterre : 30 % d’amputation Même prévalence de diabète mais prévalence d’artériopathie périphérique plus basse au Japon (2003)
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    Recherche des signesd’artériopathie Pouls périphériques non ou mal perçus souffles vasculaires pied maigre atrophique ongles épaissis, dépilation claudication intermittente, douleurs de repos
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    Examens complémentaires simples : pouls distaux pédieux et tibiaux postérieurs Index de pression systolique < 0,80 = artériopathie distale Index de pression systolique > 1,50 = médiacalcose -> Echo Doppler artériel des membres inférieurs
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    2. Surinfection :mécanismes physiopathologiques 1. Déficit des mécanismes cellulaires de défense contre l’infection
  • 28.
    Anomalies de l’immunité Les surinfections sont fréquentes, entravent la cicatrisation, augmentent le risque d’ amputation et la mortalité Défaut d’immunité :  absence de signes infectieux ou inflammatoires locaux et systémiques habituels en présence d’UP même surinfecté  chimiotactisme des polynucléaires neutrophiles altéré quand hyperglycémie  fonction phagocytaire intracellulaire altérée  Chronicisation des plaies , difficulté à toutes les phases de la cicatrisation (hémostase, inflammation, granulation, épithélialisation et maturation) du fait de la présence de microorganismes.
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    2. Effet délétèrede la neuropathie
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    3. Absence demise en décharge de la plaie
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    4. Chronicité dela lésion Une plaie évoluant depuis plus de 30 jours à un risque de surinfection multiplié par 5. Diminution de l’incidence des ostéites et amputation avec la réduction du temps de cicatrisation. Lavery et al. Diabetes care 2006
  • 32.
    Facteurs intrinsèques favorisantla chronicité des plaie 1. Métalloprotéinases de la matrice : 2. Facteurs de croissance : présente en excès secondaire à un déséquilibre entre ces MPP et leur inhibiteurs dont la concentration est réduite chronicisation des plaies par dégradation des facteurs de croissance 3. Diminution de l’activité des fibroblastes interviennent dans la cicatrisation normale (chimiotactisme, mitogenèse, angiogenèse)  diminués au cours des UP : IGF 1, PDGF, TGF- 
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    Microangiopathie : Ses conséquences fonctionnelles:  anomalies de la réactivité vasculaire  diminution du flux sanguin Ses conséquences au niveau de la zone ulcérée :  favorise ischémie et infection  entrave la cicatrisation Pression transcutanée en oxygène < 30 mmHg:  facteur prédictif indépendant d’UP
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    Éducation pour éviterl’apparition des troubles trophiques
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    Conseils aux patientssans facteurs de risque Soins des pieds réguliers Utiliser des ciseaux à bouts ronds pour couper les ongles Lutter contre les facteurs de risque vasculaire : tabagisme, mauvais contrôle glycémique ou lipidique, hypertension Pratique régulière d’une activité physique Consultation rapide si problème
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    Conseils aux patientsà risque les gestes à éviter Il ne faut pas
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    Conseils pourassurer la protection des pieds
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    Prise en chargespécifique
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    1. Suppression deszones d’hyperpression  d é bridement des cals : soins de pédicurie réguliers  correction chirurgicale des déformations : chirurgien orthopédique  r é partition des charges par des semelles : médecin podologue  éviter les conflits pied-chaussure par chaussures orthop é diques 2. Contrôle glycémique HbA1c < 6.8 %
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    Traitement des mycoses
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    sur la précocité de sa mise en place  sur son caratère multidisciplinaire Succès de l’éducation repose Médecin généraliste Infirmière Pédicure Diabétologue Chirurgiens (othopédiste, vasculaire) Angiologue Médecin podologue-rééducateur
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    Au stade deplaie de pied
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    Évaluation clinique de la plaie Nature de la plaie Neuropathie ou ischémie Stade et contenu de la plaie Tissu de granulation, foyer de nécrose, présence de tissu fibrineux Existence ou non d’une infection Surface et extension en profondeur Contours de la plaie Contact osseux (stylet stérile = ostéite)
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    Empreinte et déterminationde la surface de la plaie
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    Définir la gravitéde la plaie Classification de Wagner Elle évalue simultanément la profondeur de la plaie et la présence d’une ostéomyélite ou de gangrène en distinguant 6 grades :  grade 0 (lésion pré ou post-ulcérative), grade 1 (ulcère partiel ou total), grade 2 (atteinte des tendons ou de la capsule), grade 3 (ostéite), grade 4 (gangrène partielle), grade 5 (gangrène totale)
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    Investigations complémentaires Bilaninfectieux: Bilan artériel :
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    Investigations complémentaires Bilaninfectieux: - Radiographie du pied - Prélèvements bactériologiques
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    10 OCTOBRE 200823 MAI 2008
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    Prélèvements bactériologiques - Absence de consensus quant à la meilleure technique à appliquer Avant tout prélèvement il faut préparer la plaie : débridement mécanique (curette ou scalpel stérile) nettoyage avec une compresse imbibée de sérum physiologique stérile
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    Prélèvements bactériologiques - Techniques de prélèvement : biopsie osseuse par voie saine (gold standard, bloc) ponction biopsie à l’aiguille (simple, fiable, au lit du patient) curetage écouvillonnage (simple, fiable) écouvillonnage simple (le plus facile, à éviter risque de colonisation par flore commensale)
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    Investigations complémentaires Bilanartériel : - Échodoppler artériel, - mesure de l’index de pression systolique, - mesures de TcPO 2 - artériographie des membres inférieurs,
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    Prise en chargeprise en charge générale : - tétanos, état nutritionnel prise en charge métabolique : - traitement hypoglycémiant : HbA1c<7% prise en charge du pied : - Traitement anti infectieux - revascularisation - Mise en décharge - Soins locaux
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    Traitements anti-infectieux  il est important de ne pas méconnaître l’infection car absence de signes cliniques et biologiques dans 50 % des cas  nécessité d’identifier un germe (prélèvement bactériologique obligatoire)  par voie générale exclusivement  biantibiothérapie IV si ostéite radio ou contact osseux : - 15 jours puis relais per os - minimum 6 semaines si chirurgie - minimum 3 mois en absence de chirugie
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    Orteil en saucisseNécrose infectieuse 24-48h
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    Œil de perdrixOstéo-arthrite
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    Soins locaux Nettoyagede la plaie avant détersion ( eau savonneuse, sérum physiologique ) Utilisation des antiseptiques (iode, chlorhexidine, dakin) non recommandée (effet toxique sur les cellules en croissance, déséquilibre de l’écosystème local bactérien, sélection de germes résistants) PAS DE BETADINE
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    Détersion mécanique : geste capital Obligatoire dans les ulcères neuropathiques (réduit les pressions, diminue l’infection, avive l’UP). Par du personnel entraîné Avec un bistouri Détersion enzymatique : pas utilisée PRUDENTE : le moindre geste agressif peut entraîner une nécrose
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    Mise en déchargede la plaie ELLE EST ESSENTIELLE :  difficile à obtenir du fait de l’absence de douleur  différents appareillages réalisables Barouk Sanital
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    18-07-08 hydrocolloides 21-07-0822-08-08 29-08-08 reprise des anciennes chaussures 12-09-08 reprise de l’attelle
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    MISE EN PLACEAPPAREILLAGE DE DECHARGE 25-05-07 18-05-07 30-05-07 15-06-07 10-08-07