CAT RPM
Pr.GUELLATI
Chef de service
Service de Gynécologie-Obstétrique
CHU Ibn Rochd - Annaba
Plan
Introduction/Définition
• La rupture prématurée des membranes à terme
se définit comme la rupture franche de l'amnios
et du chorion, avant le début du travail, à partir
de 37 semaines d'aménorrhée. • Sa fréquence
est de l'ordre de 8 %.
• Selon le moment de la rupture, on distingue •
la RPM avant terme, c'est-à-dire entre 16 et 37
semaines,
• et la RPM à terme, survenant à partir de 37
semaines
Etude clinique
• Fréquence : entre 5 et 11 %
• Le diagnostic de la RPM est avant tout anamnestique et
clinique : évident lorsque l'écoulement est franc
caractérisé par la perte de liquide clair, incolore,
abondant et continu, accrue par une contraction
utérine spontanée ou par la mobilisation
transabdominale du foetus (signes de Tarnier)
• L'examen au spéculum est recommandé. Il objective la
présence de liquide amniotique dans le cul-de-sac
vaginal postérieur et la perte de liquide amniotique par
l'orifice cervical •
Etude clinique
• Le toucher vaginal est actuellement
déconseillé si la patiente n'est pas en travail,
et ne doit pas être réalisé en dehors d'une
décision de déclenchement immédiat .
• Le nombre de touchers doit être réduit au
minimum utile ; la multiplication augmente le
taux d'infections. Il reste indiqué lorsque l'on
décide de déclencher le travail pour apprécier
le score cervical.
Bilan infectieux
• La détection précoce de l'infection amniotique est indispensable •
Elle repose essentiellement sur la surveillance de la température
maternelle. Une hyperthermie sans autre cause évidente
d'infection est évocatrice. Avant traitement, la réalisation
d'hémocultures est conseillée. • Les marqueurs sanguins de
l'infection (compte de leucocytes, dosage de la protéine C réactive
[PCR]) sont peu spécifiques et ont une sensibilité moyenne. • Un
prélèvement vaginal pour examen bactériologique est réalisé au
cours de l'examen au spéculum. • L'examen direct est insuffisant. La
culture est indispensable, mais l'obtention des résultats nécessite
48 heures. La plupart des patientes a accouché avant. • Des tests
rapides pour le dépistage du portage vaginal de streptocoque du
groupe B sont proposés, mais leur sensibilité est moyenne • Intérêt
du dépistage systématique du strepto B entre 34 et 38 SA
Surveillance foetale
• Si la patiente n'est pas en travail • l'échographie
abdominale est indispensable • elle permet de vérifier la
présentation foetale et de quantifier l'abondance du liquide
amniotique • L'oligoamnios sévère serait associé à une plus
grande fréquence de chorioamniotite clinique et de sepsis
néonatal • Le monitorage foetal externe • est indispensable
pendant 1 ou 2 heures pour • apprécier l'état de l'enfant •
éliminer les complications funiculaires et juger de l'activité
utérine • Le rythme cardiaque foetal doit être normal • Des
ralentissements variables sont fréquents, en rapport avec
une compression cordonnale • La tachycardie foetale est
un signe d'infection, en particulier lorsqu'elle est associée à
une diminution de la réactivité.
Evolution/Histoire naturelle
• À terme, en l'absence d'induction, le travail démarre spontanément
dans les 24 heures chez 60 % des patientes et dans les 72 heures
chez 77 %
• Complications gravidiques :
_ Le risque de procidence du cordon est classiquement augmenté
surtout lié aux présentations du siège ou transversales
_ Les présentations anormales sont d'autant plus fréquentes que la
rupture est précoce
_ Infections maternelles : Avant la naissance, la complication la plus
fréquente est l'infection intra-amniotique ou chorioamniotique
_ Dans la plupart des cas, la chorioamniotite est la conséquence de la
RPM par ascension des bactéries du tractus génital dans la cavité
amniotique ouverte
RPM.pptx

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    CAT RPM Pr.GUELLATI Chef deservice Service de Gynécologie-Obstétrique CHU Ibn Rochd - Annaba
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    Introduction/Définition • La ruptureprématurée des membranes à terme se définit comme la rupture franche de l'amnios et du chorion, avant le début du travail, à partir de 37 semaines d'aménorrhée. • Sa fréquence est de l'ordre de 8 %. • Selon le moment de la rupture, on distingue • la RPM avant terme, c'est-à-dire entre 16 et 37 semaines, • et la RPM à terme, survenant à partir de 37 semaines
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    Etude clinique • Fréquence: entre 5 et 11 % • Le diagnostic de la RPM est avant tout anamnestique et clinique : évident lorsque l'écoulement est franc caractérisé par la perte de liquide clair, incolore, abondant et continu, accrue par une contraction utérine spontanée ou par la mobilisation transabdominale du foetus (signes de Tarnier) • L'examen au spéculum est recommandé. Il objective la présence de liquide amniotique dans le cul-de-sac vaginal postérieur et la perte de liquide amniotique par l'orifice cervical •
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    Etude clinique • Letoucher vaginal est actuellement déconseillé si la patiente n'est pas en travail, et ne doit pas être réalisé en dehors d'une décision de déclenchement immédiat . • Le nombre de touchers doit être réduit au minimum utile ; la multiplication augmente le taux d'infections. Il reste indiqué lorsque l'on décide de déclencher le travail pour apprécier le score cervical.
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    Bilan infectieux • Ladétection précoce de l'infection amniotique est indispensable • Elle repose essentiellement sur la surveillance de la température maternelle. Une hyperthermie sans autre cause évidente d'infection est évocatrice. Avant traitement, la réalisation d'hémocultures est conseillée. • Les marqueurs sanguins de l'infection (compte de leucocytes, dosage de la protéine C réactive [PCR]) sont peu spécifiques et ont une sensibilité moyenne. • Un prélèvement vaginal pour examen bactériologique est réalisé au cours de l'examen au spéculum. • L'examen direct est insuffisant. La culture est indispensable, mais l'obtention des résultats nécessite 48 heures. La plupart des patientes a accouché avant. • Des tests rapides pour le dépistage du portage vaginal de streptocoque du groupe B sont proposés, mais leur sensibilité est moyenne • Intérêt du dépistage systématique du strepto B entre 34 et 38 SA
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    Surveillance foetale • Sila patiente n'est pas en travail • l'échographie abdominale est indispensable • elle permet de vérifier la présentation foetale et de quantifier l'abondance du liquide amniotique • L'oligoamnios sévère serait associé à une plus grande fréquence de chorioamniotite clinique et de sepsis néonatal • Le monitorage foetal externe • est indispensable pendant 1 ou 2 heures pour • apprécier l'état de l'enfant • éliminer les complications funiculaires et juger de l'activité utérine • Le rythme cardiaque foetal doit être normal • Des ralentissements variables sont fréquents, en rapport avec une compression cordonnale • La tachycardie foetale est un signe d'infection, en particulier lorsqu'elle est associée à une diminution de la réactivité.
  • 8.
    Evolution/Histoire naturelle • Àterme, en l'absence d'induction, le travail démarre spontanément dans les 24 heures chez 60 % des patientes et dans les 72 heures chez 77 % • Complications gravidiques : _ Le risque de procidence du cordon est classiquement augmenté surtout lié aux présentations du siège ou transversales _ Les présentations anormales sont d'autant plus fréquentes que la rupture est précoce _ Infections maternelles : Avant la naissance, la complication la plus fréquente est l'infection intra-amniotique ou chorioamniotique _ Dans la plupart des cas, la chorioamniotite est la conséquence de la RPM par ascension des bactéries du tractus génital dans la cavité amniotique ouverte