DYSPNEE LARYNGEE
Chronique Aiguë : URGENCE VITALE pas le temps de faire des rechercher→ : on se prépare à
intuber ou faire une trachéotomie
Les 2 fonctions vitales du larynx →respiration (=passage de l'air entre les cordes vocales) et
déglutition (=système totalement fermé pour empêcher de faire passer la nourriture dans les
voies aériennes) & phonation (fonction accessoire)
Circonstances de survenue
• Infections : Laryngites dyspnéisantes de
l’enfant (Epiglottite aiguë), La diphtérie (le
croup), La tuberculose
• Allergie : œdème de Quincke
• Corps étranger intralaryngé (manœuvre de
Heimlich)
• Traumatologie : étirement : pendaison,
ceinture de sécurité mal mise
• Cancer du larynx
• Fracas : balistique, strangulation
• Section : arme blanche
• Brûlure : incendie, caustique (ingestion volontaire
ou accidentelle)
• Maladies inflammatoires (Wegener, PR, sarcoïdose)
• Iatrogène (paralysie récurrentielle bilatérale post-
thyroïdectomie) du à un traitement/ examen→
• Œdème angioneurotique
Diagnostic positif
Signes fonctionnels Le Diagnostic différentiel
BRADYPNEE INSPIRATOIRE /! /!
(ralentissement du temps inspiratoire :
pour le voir, regarder le temps ET le
rythme respiratoire) accompagnée de :
• Tirage = dépression inspiratoire des
muscles sous obstacle (sous-
laryngés) : creux sus-sternal, sus-
claviculaire, intercostal,
épigastrique, pas de battement des
ailes du nez ni creusement du
muscle SCM.
• Cornage = Bruit inspiratoire du au
rétrécissement du larynx MAIS on
ne l'a pas toujours dépend du→
niveau de rétrécissement
• Toux rauque possible
• Dysphonie (= trouble de la voix) +/-
• Dysphagie (= trouble déglutition)
car l’épiglotte enflammée
=> signes associées, accessoires à la
dyspnée laryngée mais le plus
important c’est de repérer la
bradypnée
• Bradypnée expiratoire : crise asthme, bradypnée d'origine bronchique
• Bradypnée inspiratoire et expiratoire : bradypnée trachéale
• Polypnée : accélération mouvement respi tachypnée→ : accélération
du rythme respiratoire. Causes :
◦ Problème du parenchyme pulmonaire
◦ Cardiaque
◦ Métabolique : acidose (on hyperventile pour éjecter CO2), anémie,
maladie de l'Hb.
• Syndrome de pénétration : fausse route d'un corps étranger, survient
souvent chez l'enfant : suffocation, cyanose, toux & dyspnée. Phase
muette :
◦ soit corps rejetée dans les voies digestives et avalé→
◦ soit passage dans trachée et risque de se loger dans une→
bronche on entend un→ wheezing ascensionnel aux 2 temps & à
l'inspection : un syndrome d'atélectasie : syndrome de
condensation pulmonaire → matité, & VV, ( ampliation hémithorax,
( MV et souffle tubaire que s'il y a encore un peu d'air qui passe
• Croup : laryngite spécifique
• Spasme du sanglot : dyspnée intense, brutale, angoisse, cyanose,
cède rapidement & bénigne. Possible perte connaissance mais brève
• Oedème après piqure ou allergie
• Papillomatose laryngée : tumeur bénigne.
• Brûlure par caustique
• Traumatisme
• Iatrogène après intubation
Diagnostic pronostique => Signes de gravité /! /!
Le patient peut-il tolérer relativement longtemps ?
temps de réfléchir→ ? Ou faire geste de sauvegarde
pour urgence extrême ?
• Le terrain : à qui cela arrive ? Le sujet d’âge
moyen est plus résistant que enfants et
personnes âgées.
• Voir si comorbidités respi-cardiaques (cardio,
pneumo, hématologique, métabolique)
• Voir l'État de conscience : lutte ou somnolence
(( force, on commence à mourir)
• Quel délai écoulé entre le début des signes et
la consultation ?
• Si inefficacité des traitements déjà entrepris
(humidification de l’air, oxygénothérapie)
• L'état respiratoire par gravité croissante :
◦ Signes d’hypoxie : Cyanose, & signes de tirage
◦ Signes d’hypercapnie : Sueurs, pouls accéléré,
HTA => réaction adrénergique à la présence
d'hypercapnie. Très très grave obstacle très→
important car même le co2, qui est très
diffusible n'est pas être éliminé.
◦ Signes de fatigue respiratoire : Balancement
thoraco-abdominal, bradypnée inspiratoire
devient polypnée superficielle, pauses
respiratoires (=> on s'arrête bientôt de respirer)
• Voir si encombrement trachéo-bronchique associé
• Cause : Épiglottite aiguë, diphtérie, cancer,
traumatisme => très graves
DYSPNEE LARYNGEE DE L'ENFANT
Souvent aigu, met++ pronostic vital en jeu car larynx de l'enfant petit++ (anneau inextensible cartilage cricoïde)→
Diagnostic positif
Signes fonctionnels Signes de gravité
• Bradypnée inspiratoire
accompagnée de :
◦ tirage sus-sternal,
épigastrique, intercostal
◦ cornage ou bruit rauque par le
passage rétréci de l'air.
◦ Modifications cris / voix + toux
rauque
→Mauvaise tolérance de dyspnée et nécessite traitement urgent :
intubation, oxygénation, trachéotomie
• Signes Asphyxie avec sueurs, tachycardie, pâleur ou cyanose
• Irrégularité respiratoire + tachycardie ou pauses respiratoires.
• Troubles conscience : agitation, somnolence, confusion
• Disparition signes lutte avec amélioration trompeuse précédant
l'arrêt respiratoire par épuisement.
Diagnostic différentiel
• Dyspnée expiratoire (=bronchopulmonaire), dyspnée aux 2 temps (=trachéale)
• Dyspnée pharyngée : modifications de voix, hypersialorrhé et aphagie.
• Dyspnée nasale cède à l'ouverture de la bouche ou avec les cris chez le nouveau né.
Laryngites aiguës dyspnéisantes chez l'enfant /!
Toujours + de 6 mois (si - 6 mois →angiome sous-glottique : masse sous-glottique & nouveau né : laryngomalacie)
Différencier ces 3 maladies :
Épiglottite (au dessus des cordes
vocales)
Laryngite striduleuse (au niveau
des cordes vocales)
Laryngite sous-glottique
enfant non vacciné→
très grave, urgence absolue→
dysphagie intense avec→
hypersialorrhée
début brutal & aggravation spontanée→
position assis penché en avant→
fièvre 39-40°→
voix étouffée, toux claire→
moins grave→
en général correction→
spontanée
contexte de rhinopharyngite→
début brutal→
pas de position spéciale→
cornage→
œdème sous-glottique avec→
potentiel d'aggravation important
contexte de rhinopharyngite→
dyspnée avec modification voix→
toux rauque, aboyante→
TRAITEMENTS
• URGENCE VITALE, hospitalisation en
urgence avec réanimation sans délai.
• Intubation orotrachéale (1 essai)
• TRACHÉOTOMIE en urgence :
verticale médiane
• NE PAS ALLONGER L'ENFANT
=> traitement antibiotique après
hémoculture par voie intraveineuse
• Respirer air humide et chaud
OU
• Oxygénothérapie,
aérosolthérapie avec
adrénaline, injection IV de
corticoïdes et/ou d’adrénaline
• Aérosol adrénaline/ corticoïdes
• Corticothérapie voie parentérale
• Oxygénothérapie
=> à traiter en urgence
Hospitalisation selon la réponse au
traitement. Si hypoxie/ Hypercapnie
aux gaz du sang →intubation naseau-
trachéale.
DYSPNEE LARYNGEE DE L'ADULTE
Diagnostic positif
Signes fonctionnels ATCD à chercher Bilan
• Installation aiguë ou
chronique
• Précédée de +/-
dysphonie
• Accompagnée ou non
de tirage et cornage
• Possibles douleurs
→Alcool + Tabac = K voies aérodigestives
supérieures / récidive K ou séquelle traitement
→Traumatisme laryngé / -trachéal externe
OU→ interne : accidentel ou iatrogène après
intubation ou trachéotomie.
→intervention cervicale/ thoracique récente
→contage infectieux, viral paralysie laryngée
bilatérale
Chercher→ adénopathie cervicale
avec caractères de malignité
→Examen complet VADS centré sur
la région laryngo-pharyngée
+ Endoscopie diagnostique et
thérapeutique (résection lésion)
+/- imagerie→ Scanner / IRM pour
voir extension des lésions en aval.
Diagnostic différentiel
Dyspnée→ expiratoire (=bronchopulmonaire), dyspnée aux 2 temps (=trachéale)
Diagnostic étiologique
• K laryngé ou laryngo-pharyngé
• Œdème laryngée
• Sténose laryngée ou laryngo-trachéale post-traumatique
• Paralysies laryngées bilatérales (virale
ou centrale)
• Tumeurs bénignes larynx
L'EPISTAXIS
Il faut :
• la reconnaître
• Donner
abondance &
retentissement
• Rechercher
l'étiologie
• Assurer
l'hémostase
=> Interrogatoire rapide
et concis
2 tableaux cliniques
Épistaxis bénigne Épistaxis grave
→Peu abondant, goutte à
goutte
début→ unilatéral
Examen ORL après→
mouchage
→Rhinoscopie
antérieure : siège lésion
PAS de retentissement
sur l'état général.
→Interrogatoire rapide : ATCD, traitements, durée, abondance,
répétition, FDR hémorragiques.
Abondance évaluée par :
• Fc (pouls), PA, sueur, pâleur MAIS difficilement évaluée
car soit surestimée soit sous-estimée (déglutition)
• Association à pathologie pouvant faire décompenser par
déprivation sanguine : coronaropathies, sténose carotide.
• Prise traitement anti-coagulant
examen difficile car saignement +, souvent bilatéral et→
antéro-postérieur. Prise en charge => tamponnement
antérieur/ sonde à double ballonnets.
DIAGNOSTICS DIFFERENTIELS
Sont à éliminer :
• Hémoptysie : saignement extériorisé lors de l'effort de toux
• Hématémèse : saignement extériorisé par la bouche, effort de vomissement
DYSPHONIE
Depuis 8-15 j examen ORL→
cordes vocales + fibroscopie
naso-pharyngée.
But : trouver lésion suspecte
notamment cancer larynx →
sujets à risque : Homme, 50
ans, fumeur, alcool.
Diagnostics :
Positif Différentiel
Anomalie du son,→
timbre de voix
Pas d'autres examens→
complémentaires
nécessaires.
Toute anomalie de la parole pas forcément = dysphonie
→Hypophonies des Insuffisants Respiratoires
quand→ grande altération état général
→obstruction nasale aigüe/ chronique
→Fuite d'air au niveau du voile
Volumineuse→ tumeur basilinguale ou oropharyngée
→Dysarthries : maladie neurologique.
SYNDROME D'APNEES DU SOMMEIL (SAOS) : ASPECTS CLINIQUES
Découverte car ronflement gênant OU hyper-somnolence diurne OU pathologie aggravée par SAOS
L'interrogatoire a 3 buts
Évaluer retentissement social du ronflement motif principal de consultation→
Voir symptômes pouvant faire suspecter la SAOS Comorbidités pouvant être aggravées par SAOS
Ronflement symptômes nocturnes→
• Ronflements, arrêts respiratoires
• Polyurie, éveils en sursaut
SAOS est un facteur d'aggravation dans les→
maladies comme :
• FDR vasculaires : HTA, diabètes,
dyslipidémie
• Insuffisance respiratoire pouvant être
aggravée par SAOS
• Obésité familiale
• ATCD familiaux de SAOS
Somnolence diurne symptômes avec Échelle type Epworth→
• Asthénie, céphalée matinale
• Dépression, moins de libido, impuissance sexuelle
• Marginalisation sociale et professionnelle
Éléments en faveur d'une autre pathologie du sommeil associé à
SAOS ou à un simple ronflement
• Fourmillement jambes et coups de pied
• Bruxismes
• Hallucinations nocturnes
• Narcolepsie, sensation de paralysie éveillante.
CORPS ETRANGERS (CE) TRACHEOBRONCHIQUES ET LARYNGES
Jeune enfant++, accident→ fréquent, grave car siège dangereux du CE ou car il est méconnu.
Siège corps étranger :
• 75% bronche droite (disposition anatomique)
• Trachée (15%)
• Laryngé (10%)
/! Distinguer corps étranger laryngé et trachéo-
bronchique sur le plan sémiologique et l'urgence.
Nature corps étranger :
• Végétaux gravité car fragmentation & réaction→
muqueuse bronchique intense
• Jouets plastiques & métalliques
CORPS ETRNAGER LARYNGE CORPS ETRANGER TRACHEO-BRONCHIQUE
Tableau clinique→ grave et risque blocage dans
région glottique/ sous-glottique : étroites
• Asphyxie aiguë, immédiate et foudroyante
• Dyspnée laryngée majeure, brutale et tirage
intense, aphonie et cyanose++
EXTRACTION EN URGENCE SOUS ENDOSCOPIE
Si asphyxie sur-aiguë avec mort imminente :
manœuvre d'Heimlich (pression brusque région
épigastrique pour expulser par élévation
diaphragme et hyper-pression pulmonaire)
Symptômes & évolution différents.
Souvent l'épisode aigu est méconnu ou oublié.
Diagnostic peut être difficile mais Toujours évoquer CE
trachéo-bronchique devant symptomatologie broncho-
pulmonaire aiguë surtout si localisée à un territoire
pulmonaire.
Diagnostic →syndrome de pénétration : SUFFOCATION
BRUTALE INOPINE ET SPONTANÉMENT RESOLUTIF
survenant chez enfant en bonne santé + Quintes de toux
violentes, expulsives, angoissantes + tirage et cornage.
Syndrome très fugace, impose examen endoscopique.
Diagnostic différentiel
• laryngite striduleuse
(dyspnée brutale, passagère,
calmé spontanément, arrive
la nuit)
• épiglottite (fièvre, dysphagie,
dysphonie progressive,
détresse respiratoire rapide)
Évolution : deux possibilités
• CE reste mobile se déplaçant dans la trachée ou d'une bronche à
l'autre : dyspnée trachéale, toux expulsives / spasmodiques.
Auscultation : wheezing. Risque : aggravation à la mobilisation de
l'enfant, mort subite si enclavement laryngée ou carène.
• CE enclavé dans une bronche : accalmie fonctionnelle totale. Signes
physiques et RX du trouble de ventilation, tolérance du CE sont
fonction de son volume, forme et calibre de la bronche obstruée
Tableau : obstruction bronchique aiguë ou accident broncho-pulmonaire infectieux chronique/ aigu
Examen clinique Examen RX
• Diminution/ abolition MV
• Râles bronchiques en foyer systématisé
• Matité (condensation pulmonaire)
• Corps étranger radio-opaque
• Atélectasie
• Emphysème obstructif
• Déplacement médiastinal
COMPLICATIONS
Précoces : Broncho-alvéolite (CE végétal), Oedème
réactionnel localisé
Tardives : Bronchorrhée avec parfois séquelles bronchiques
définitives sténose ou bronchectasies→

SEMIOLOGIE ORL

  • 1.
    DYSPNEE LARYNGEE Chronique Aiguë: URGENCE VITALE pas le temps de faire des rechercher→ : on se prépare à intuber ou faire une trachéotomie Les 2 fonctions vitales du larynx →respiration (=passage de l'air entre les cordes vocales) et déglutition (=système totalement fermé pour empêcher de faire passer la nourriture dans les voies aériennes) & phonation (fonction accessoire) Circonstances de survenue • Infections : Laryngites dyspnéisantes de l’enfant (Epiglottite aiguë), La diphtérie (le croup), La tuberculose • Allergie : œdème de Quincke • Corps étranger intralaryngé (manœuvre de Heimlich) • Traumatologie : étirement : pendaison, ceinture de sécurité mal mise • Cancer du larynx • Fracas : balistique, strangulation • Section : arme blanche • Brûlure : incendie, caustique (ingestion volontaire ou accidentelle) • Maladies inflammatoires (Wegener, PR, sarcoïdose) • Iatrogène (paralysie récurrentielle bilatérale post- thyroïdectomie) du à un traitement/ examen→ • Œdème angioneurotique Diagnostic positif Signes fonctionnels Le Diagnostic différentiel BRADYPNEE INSPIRATOIRE /! /! (ralentissement du temps inspiratoire : pour le voir, regarder le temps ET le rythme respiratoire) accompagnée de : • Tirage = dépression inspiratoire des muscles sous obstacle (sous- laryngés) : creux sus-sternal, sus- claviculaire, intercostal, épigastrique, pas de battement des ailes du nez ni creusement du muscle SCM. • Cornage = Bruit inspiratoire du au rétrécissement du larynx MAIS on ne l'a pas toujours dépend du→ niveau de rétrécissement • Toux rauque possible • Dysphonie (= trouble de la voix) +/- • Dysphagie (= trouble déglutition) car l’épiglotte enflammée => signes associées, accessoires à la dyspnée laryngée mais le plus important c’est de repérer la bradypnée • Bradypnée expiratoire : crise asthme, bradypnée d'origine bronchique • Bradypnée inspiratoire et expiratoire : bradypnée trachéale • Polypnée : accélération mouvement respi tachypnée→ : accélération du rythme respiratoire. Causes : ◦ Problème du parenchyme pulmonaire ◦ Cardiaque ◦ Métabolique : acidose (on hyperventile pour éjecter CO2), anémie, maladie de l'Hb. • Syndrome de pénétration : fausse route d'un corps étranger, survient souvent chez l'enfant : suffocation, cyanose, toux & dyspnée. Phase muette : ◦ soit corps rejetée dans les voies digestives et avalé→ ◦ soit passage dans trachée et risque de se loger dans une→ bronche on entend un→ wheezing ascensionnel aux 2 temps & à l'inspection : un syndrome d'atélectasie : syndrome de condensation pulmonaire → matité, & VV, ( ampliation hémithorax, ( MV et souffle tubaire que s'il y a encore un peu d'air qui passe • Croup : laryngite spécifique • Spasme du sanglot : dyspnée intense, brutale, angoisse, cyanose, cède rapidement & bénigne. Possible perte connaissance mais brève • Oedème après piqure ou allergie • Papillomatose laryngée : tumeur bénigne. • Brûlure par caustique • Traumatisme • Iatrogène après intubation Diagnostic pronostique => Signes de gravité /! /! Le patient peut-il tolérer relativement longtemps ? temps de réfléchir→ ? Ou faire geste de sauvegarde pour urgence extrême ? • Le terrain : à qui cela arrive ? Le sujet d’âge moyen est plus résistant que enfants et personnes âgées. • Voir si comorbidités respi-cardiaques (cardio, pneumo, hématologique, métabolique) • Voir l'État de conscience : lutte ou somnolence (( force, on commence à mourir) • Quel délai écoulé entre le début des signes et la consultation ? • Si inefficacité des traitements déjà entrepris (humidification de l’air, oxygénothérapie) • L'état respiratoire par gravité croissante : ◦ Signes d’hypoxie : Cyanose, & signes de tirage ◦ Signes d’hypercapnie : Sueurs, pouls accéléré, HTA => réaction adrénergique à la présence d'hypercapnie. Très très grave obstacle très→ important car même le co2, qui est très diffusible n'est pas être éliminé. ◦ Signes de fatigue respiratoire : Balancement thoraco-abdominal, bradypnée inspiratoire devient polypnée superficielle, pauses respiratoires (=> on s'arrête bientôt de respirer) • Voir si encombrement trachéo-bronchique associé • Cause : Épiglottite aiguë, diphtérie, cancer, traumatisme => très graves
  • 2.
    DYSPNEE LARYNGEE DEL'ENFANT Souvent aigu, met++ pronostic vital en jeu car larynx de l'enfant petit++ (anneau inextensible cartilage cricoïde)→ Diagnostic positif Signes fonctionnels Signes de gravité • Bradypnée inspiratoire accompagnée de : ◦ tirage sus-sternal, épigastrique, intercostal ◦ cornage ou bruit rauque par le passage rétréci de l'air. ◦ Modifications cris / voix + toux rauque →Mauvaise tolérance de dyspnée et nécessite traitement urgent : intubation, oxygénation, trachéotomie • Signes Asphyxie avec sueurs, tachycardie, pâleur ou cyanose • Irrégularité respiratoire + tachycardie ou pauses respiratoires. • Troubles conscience : agitation, somnolence, confusion • Disparition signes lutte avec amélioration trompeuse précédant l'arrêt respiratoire par épuisement. Diagnostic différentiel • Dyspnée expiratoire (=bronchopulmonaire), dyspnée aux 2 temps (=trachéale) • Dyspnée pharyngée : modifications de voix, hypersialorrhé et aphagie. • Dyspnée nasale cède à l'ouverture de la bouche ou avec les cris chez le nouveau né. Laryngites aiguës dyspnéisantes chez l'enfant /! Toujours + de 6 mois (si - 6 mois →angiome sous-glottique : masse sous-glottique & nouveau né : laryngomalacie) Différencier ces 3 maladies : Épiglottite (au dessus des cordes vocales) Laryngite striduleuse (au niveau des cordes vocales) Laryngite sous-glottique enfant non vacciné→ très grave, urgence absolue→ dysphagie intense avec→ hypersialorrhée début brutal & aggravation spontanée→ position assis penché en avant→ fièvre 39-40°→ voix étouffée, toux claire→ moins grave→ en général correction→ spontanée contexte de rhinopharyngite→ début brutal→ pas de position spéciale→ cornage→ œdème sous-glottique avec→ potentiel d'aggravation important contexte de rhinopharyngite→ dyspnée avec modification voix→ toux rauque, aboyante→ TRAITEMENTS • URGENCE VITALE, hospitalisation en urgence avec réanimation sans délai. • Intubation orotrachéale (1 essai) • TRACHÉOTOMIE en urgence : verticale médiane • NE PAS ALLONGER L'ENFANT => traitement antibiotique après hémoculture par voie intraveineuse • Respirer air humide et chaud OU • Oxygénothérapie, aérosolthérapie avec adrénaline, injection IV de corticoïdes et/ou d’adrénaline • Aérosol adrénaline/ corticoïdes • Corticothérapie voie parentérale • Oxygénothérapie => à traiter en urgence Hospitalisation selon la réponse au traitement. Si hypoxie/ Hypercapnie aux gaz du sang →intubation naseau- trachéale. DYSPNEE LARYNGEE DE L'ADULTE Diagnostic positif Signes fonctionnels ATCD à chercher Bilan • Installation aiguë ou chronique • Précédée de +/- dysphonie • Accompagnée ou non de tirage et cornage • Possibles douleurs →Alcool + Tabac = K voies aérodigestives supérieures / récidive K ou séquelle traitement →Traumatisme laryngé / -trachéal externe OU→ interne : accidentel ou iatrogène après intubation ou trachéotomie. →intervention cervicale/ thoracique récente →contage infectieux, viral paralysie laryngée bilatérale Chercher→ adénopathie cervicale avec caractères de malignité →Examen complet VADS centré sur la région laryngo-pharyngée + Endoscopie diagnostique et thérapeutique (résection lésion) +/- imagerie→ Scanner / IRM pour voir extension des lésions en aval. Diagnostic différentiel Dyspnée→ expiratoire (=bronchopulmonaire), dyspnée aux 2 temps (=trachéale) Diagnostic étiologique • K laryngé ou laryngo-pharyngé • Œdème laryngée • Sténose laryngée ou laryngo-trachéale post-traumatique • Paralysies laryngées bilatérales (virale ou centrale) • Tumeurs bénignes larynx
  • 3.
    L'EPISTAXIS Il faut : •la reconnaître • Donner abondance & retentissement • Rechercher l'étiologie • Assurer l'hémostase => Interrogatoire rapide et concis 2 tableaux cliniques Épistaxis bénigne Épistaxis grave →Peu abondant, goutte à goutte début→ unilatéral Examen ORL après→ mouchage →Rhinoscopie antérieure : siège lésion PAS de retentissement sur l'état général. →Interrogatoire rapide : ATCD, traitements, durée, abondance, répétition, FDR hémorragiques. Abondance évaluée par : • Fc (pouls), PA, sueur, pâleur MAIS difficilement évaluée car soit surestimée soit sous-estimée (déglutition) • Association à pathologie pouvant faire décompenser par déprivation sanguine : coronaropathies, sténose carotide. • Prise traitement anti-coagulant examen difficile car saignement +, souvent bilatéral et→ antéro-postérieur. Prise en charge => tamponnement antérieur/ sonde à double ballonnets. DIAGNOSTICS DIFFERENTIELS Sont à éliminer : • Hémoptysie : saignement extériorisé lors de l'effort de toux • Hématémèse : saignement extériorisé par la bouche, effort de vomissement DYSPHONIE Depuis 8-15 j examen ORL→ cordes vocales + fibroscopie naso-pharyngée. But : trouver lésion suspecte notamment cancer larynx → sujets à risque : Homme, 50 ans, fumeur, alcool. Diagnostics : Positif Différentiel Anomalie du son,→ timbre de voix Pas d'autres examens→ complémentaires nécessaires. Toute anomalie de la parole pas forcément = dysphonie →Hypophonies des Insuffisants Respiratoires quand→ grande altération état général →obstruction nasale aigüe/ chronique →Fuite d'air au niveau du voile Volumineuse→ tumeur basilinguale ou oropharyngée →Dysarthries : maladie neurologique. SYNDROME D'APNEES DU SOMMEIL (SAOS) : ASPECTS CLINIQUES Découverte car ronflement gênant OU hyper-somnolence diurne OU pathologie aggravée par SAOS L'interrogatoire a 3 buts Évaluer retentissement social du ronflement motif principal de consultation→ Voir symptômes pouvant faire suspecter la SAOS Comorbidités pouvant être aggravées par SAOS Ronflement symptômes nocturnes→ • Ronflements, arrêts respiratoires • Polyurie, éveils en sursaut SAOS est un facteur d'aggravation dans les→ maladies comme : • FDR vasculaires : HTA, diabètes, dyslipidémie • Insuffisance respiratoire pouvant être aggravée par SAOS • Obésité familiale • ATCD familiaux de SAOS Somnolence diurne symptômes avec Échelle type Epworth→ • Asthénie, céphalée matinale • Dépression, moins de libido, impuissance sexuelle • Marginalisation sociale et professionnelle Éléments en faveur d'une autre pathologie du sommeil associé à SAOS ou à un simple ronflement • Fourmillement jambes et coups de pied • Bruxismes • Hallucinations nocturnes • Narcolepsie, sensation de paralysie éveillante.
  • 4.
    CORPS ETRANGERS (CE)TRACHEOBRONCHIQUES ET LARYNGES Jeune enfant++, accident→ fréquent, grave car siège dangereux du CE ou car il est méconnu. Siège corps étranger : • 75% bronche droite (disposition anatomique) • Trachée (15%) • Laryngé (10%) /! Distinguer corps étranger laryngé et trachéo- bronchique sur le plan sémiologique et l'urgence. Nature corps étranger : • Végétaux gravité car fragmentation & réaction→ muqueuse bronchique intense • Jouets plastiques & métalliques CORPS ETRNAGER LARYNGE CORPS ETRANGER TRACHEO-BRONCHIQUE Tableau clinique→ grave et risque blocage dans région glottique/ sous-glottique : étroites • Asphyxie aiguë, immédiate et foudroyante • Dyspnée laryngée majeure, brutale et tirage intense, aphonie et cyanose++ EXTRACTION EN URGENCE SOUS ENDOSCOPIE Si asphyxie sur-aiguë avec mort imminente : manœuvre d'Heimlich (pression brusque région épigastrique pour expulser par élévation diaphragme et hyper-pression pulmonaire) Symptômes & évolution différents. Souvent l'épisode aigu est méconnu ou oublié. Diagnostic peut être difficile mais Toujours évoquer CE trachéo-bronchique devant symptomatologie broncho- pulmonaire aiguë surtout si localisée à un territoire pulmonaire. Diagnostic →syndrome de pénétration : SUFFOCATION BRUTALE INOPINE ET SPONTANÉMENT RESOLUTIF survenant chez enfant en bonne santé + Quintes de toux violentes, expulsives, angoissantes + tirage et cornage. Syndrome très fugace, impose examen endoscopique. Diagnostic différentiel • laryngite striduleuse (dyspnée brutale, passagère, calmé spontanément, arrive la nuit) • épiglottite (fièvre, dysphagie, dysphonie progressive, détresse respiratoire rapide) Évolution : deux possibilités • CE reste mobile se déplaçant dans la trachée ou d'une bronche à l'autre : dyspnée trachéale, toux expulsives / spasmodiques. Auscultation : wheezing. Risque : aggravation à la mobilisation de l'enfant, mort subite si enclavement laryngée ou carène. • CE enclavé dans une bronche : accalmie fonctionnelle totale. Signes physiques et RX du trouble de ventilation, tolérance du CE sont fonction de son volume, forme et calibre de la bronche obstruée Tableau : obstruction bronchique aiguë ou accident broncho-pulmonaire infectieux chronique/ aigu Examen clinique Examen RX • Diminution/ abolition MV • Râles bronchiques en foyer systématisé • Matité (condensation pulmonaire) • Corps étranger radio-opaque • Atélectasie • Emphysème obstructif • Déplacement médiastinal COMPLICATIONS Précoces : Broncho-alvéolite (CE végétal), Oedème réactionnel localisé Tardives : Bronchorrhée avec parfois séquelles bronchiques définitives sténose ou bronchectasies→