i
ii




                    Valeurs et risques perçus du tourisme durable




                                        PAR



                                 MÉLANIE BRIEU




Mémoire présenté au programme de Maîtrise en administration en vue de l’obtention du

                              grade Maître ès sciences




                         FACULTÉ D’ADMINISTRATION

                         UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE




                                                                     Le 20 Août 2010
iii



                                         SOMMAIRE



L’accroissement des recherches sur le sujet du tourisme durable est indiscutable. Cependant, la
littérature scientifique porte ses efforts essentiellement sur la partie offre de cette nouvelle
manière de voyager. Pourtant, l’étude de la demande, soit les consommateurs eux même, reste
essentielle afin de mettre en place des communications efficaces répondants à leurs besoins,
leurs désirs. Cette recherche désire analyser l’impact des valeurs et des risques perçus pas les
consommateurs quant au tourisme durable.
Dans un premier temps, deux groupes de discussion ont été menés pour faire ressortir les
valeurs et les risques perçus par la technique originale de la Means-End Chain. Les résultats de
l’étude montrent que les consommateurs ne connaissent que très peu le tourisme durable. De
plus, il est ressorti qu’ils accordent une certaine importance aux risques financier et fonctionnel
(ou performance). Au niveau des valeurs, la satisfaction personnelle (fierté d’action) a un
impact significatif sur leur intention de choisir un forfait touristique.
Dans un second temps, une expérimentation avec 5 scénarios présentant les piliers du tourisme
durable a été effectuée dans le cadre d’une étude de cas. Le premier scénario servait de contrôle
en n’intégrant aucune des dimensions du tourisme durable, le second, troisième et quatrième
possédaient une des dimensions du développement durable (soit respectivement,
environnement, social et économique) et enfin, le cinquième scénario regroupait les 3
dimensions du tourisme durable. Le contexte analysé était celui de l’industrie des Spa avec
comme structure de référence, le Spa Eastman, reconnu pour ses engagements en tourisme
durable. Les résultats démontrent une prédominance du pilier environnemental (par rapport aux
piliers économiques et sociaux) aussi bien du point de vue de la demande que de l’offre
touristique durable. Il a également été démontré que les consommateurs sont généralement très
peu informés sur le tourisme durable. La plupart n’ont d’ailleurs que peu d’idées sur la
signification du concept mais après sensibilisation ils sont intéressés à sa pratique. Cependant,
l’impact sera d’autant plus fort que le développement durable fait partit intégrante de l’idéologie
de la structure touristique.
Face à ces résultats, les professionnels du tourisme désirant s’aligner sur les pratiques du
tourisme durable ont tout intérêt à promouvoir de véritables valeurs écologiques afin de
convaincre les consommateurs par plus d’information. Mais cette information ne doit pas être
diffusée uniquement à des fins « commerciales ». De manière plus générale, des efforts en
communications doivent être poursuivis pour conscientiser les consommateurs sur les impacts
des trois piliers du tourisme durable (environnement, économique et social).
D’un point de vue plus académique, il serait pertinent de réitérer cette étude dans d’autres
secteurs d’activité du tourisme durable (ex : hôtels, agences de voyages, clubs tout inclus,
circuits organisés, etc.), afin de valider si la dimension environnementale reste la plus
déterminante aux yeux des consommateurs.
iv



                                    REMERCIEMENTS



Je tiens à remercier mes directeurs de recherche Monsieur Fabien Durif et Monsieur Jean Roy,
professeurs à l’Université de Sherbrooke, pour m’avoir guidé tout au long de la réalisation de ce
mémoire. L’expérience acquise à leur contact est d’une valeur inestimable pour ma future
carrière en marketing.
Un grand merci également à Madame Caroline Boivin et Monsieur Harold Boeck, professeure
et professeur à l’Université de Sherbrooke, pour avoir accepté d’être lectrice et lecteur de ma
recherche.
J’adresse aussi un merci particulier à Monsieur Jean Cadieux, professeur de statistiques
avancées à l’Université de Sherbrooke, pour sa présence lorsque j’en ai eu besoin et à Monsieur
Olivier Caya, professeur de l’Université de Sherbrooke, pour m’avoir aidé dans le processus de
la collecte de données.
Un merci également à toute l’équipe professorale du département Marketing de l’Université de
Sherbrooke, pour avoir accepté ma candidature en 2008. Cette acceptation représente
énormément pour moi. Elle m’a permis d’acquérir une expérience de qualité et de découvrir des
horizons différents.
Merci également à Tourisme Cantons-de-l’Est pour m’avoir ouvert leur base de données afin
d’avoir le nombre de répondants nécessaire à l’étude. Leur aide m’aura permis d’obtenir plus de
personnes que nécessaire et ainsi de pouvoir enrichir mes résultats.
Je souhaite également exprimer toute ma gratitude à ma famille qui a su m’épauler, être patiente
mais surtout qui a cru en moi à tous les instants.
Merci également à Marie-Christine Langlois, qui m’a aidé à de nombreuses reprises et qui m’a
fait toujours garder confiance en moi, puis, un grand merci à Olivier Mermet pour son immense
soutien tout au long de ce processus. Merci également à tous mes amis de France ou du Québec
qui m’auront soutenu.
MERCI À TOUS !
v



                                                 TABLE DES MATIERES



INTRODUCTION	
                                                                                               1	
  

CHAPITRE	
  1.	
  REVUE	
  DE	
  LA	
  LITTÉRATURE	
                                                         6	
  
1.1.	
  DU	
  TOURISME	
  AU	
  TOURISME	
  DURABLE	
                                                       7	
  
1.1.1.	
  ÉTAT	
  DES	
  LIEUX	
                                                                            7	
  
1.1.1.1	
  Importance	
  et	
  croissance	
  du	
  secteur	
                                                7	
  
1.1.1.2	
  Paradoxe	
  touristique	
                                                                        8	
  
1.1.2	
  PRISE	
  EN	
  COMPTE	
  DU	
  DÉVELOPPEMENT	
  DURABLE	
  DANS	
  LA	
  CONSOMMATION	
           10	
  
1.1.3	
  NAISSANCE	
  D’UNE	
  NOUVELLE	
  PRATIQUE	
  TOURISTIQUE	
  :	
  LE	
  TOURISME	
  DURABLE	
     11	
  
1.1.3.1	
  Le	
  développement	
  durable	
  du	
  tourisme	
                                              11	
  
1.1.3.2	
  Reconnaissance	
  par	
  la	
  certification	
                                                  13	
  
1.1.3.3	
  Deux	
  courants	
  de	
  pensée	
                                                              15	
  
1.1.3.3.1	
  La	
  vision	
  positiviste	
  :	
  le	
  son	
  éthique	
                                    15	
  
1.1.3.3.2	
  La	
  vision	
  pessimiste	
  :	
  le	
  stratagème	
  marketing	
                            16	
  
1.2	
  LA	
  CONSOMMATION	
  EN	
  TOURISME	
  DURABLE	
                                                   17	
  
1.2.1	
  COMPORTEMENTS	
  DES	
  CONSOMMATEURS	
  EN	
  TOURISME	
                                         17	
  
1.2.1.1	
  Modèle	
  du	
  comportement	
  décisionnel	
  des	
  voyageurs	
                               17	
  
1.2.1.1.1	
  Les	
  étapes	
  de	
  la	
  décision	
  touristique	
                                        18	
  
1.2.1.1.2	
  Les	
  influences	
  sociales	
  et	
  individuelles	
                                        18	
  
1.2.1.2	
  Motivations	
  de	
  voyage	
                                                                   19	
  
1.2.2	
  LE	
  CONSOMMATEUR	
  SOCIALEMENT	
  RESPONSABLE	
                                                20	
  
1.2.3	
  LE	
  CONSOMMATEUR	
  EN	
  TOURISME	
  DURABLE	
  AUJOURD’HUI	
                                  21	
  
1.3	
  VALEURS	
  ET	
  RISQUES	
  PERÇUS	
                                                                24	
  
1.3.1	
  RISQUES	
  PERÇUS	
                                                                               24	
  
1.3.2	
  VALEURS	
                                                                                         26	
  
1.3.2.1	
  Définition	
  des	
  valeurs	
                                                                  26	
  
1.3.2.2	
  Valeurs	
  et	
  consommation	
  responsable	
                                                  27	
  

CHAPITRE	
  2	
  :	
  MÉTHODOLOGIE	
                                                                       28	
  
2.1	
  PHASE	
  1	
  :	
  TECHNIQUE	
  DE	
  LA	
  MEC	
                                                   29	
  
2.1.1	
  TYPE	
  DE	
  RECHERCHE	
  ET	
  MÉTHODE	
  DE	
  COLLECTE	
  DE	
  DONNÉES.	
                    29	
  
2.1.1.1	
  Définition	
  de	
  la	
  MEC	
                                                                 29	
  
2.1.1.2	
  Méthodes	
  de	
  collectes	
  et	
  d’analyse	
                                                30	
  
2.1.2	
  MÉTHODE	
  D’ÉCHANTILLONNAGE	
                                                                    31	
  
2.1.3	
  PROCÉDURE	
  DE	
  COLLECTES	
  DE	
  DONNÉES.	
                                                  32	
  
2.1.4	
  MÉTHODE	
  D’ÉLABORATION	
  DU	
  GUIDE	
  D’ANIMATION	
                                          33	
  
2.2	
  PHASE	
  2	
  :	
  ÉTUDE	
  DE	
  CAS	
                                                             34	
  
2.2.1	
  CONTEXTE	
  :	
  LE	
  SPA	
  EASTMAN	
                                                           34	
  
2.2.2	
  LES	
  OUTILS	
  DE	
  LA	
  COLLECTE	
  DE	
  DONNÉES	
                                          34	
  
2.2.2.1	
  Données	
  secondaires	
                                                                        35	
  
2.2.2.2	
  Groupes	
  de	
  discussions	
                                                                  35	
  
2.2.2.3	
  Enquête	
  quantitative	
                                                                       36	
  
2.2.3.	
  CADRE	
  CONCEPTUEL	
  ET	
  VARIABLES	
  DE	
  L’ÉTUDE	
  DE	
  LA	
  PHASE	
  2	
              36	
  
vi



2.2.3.1.	
  Cadre	
  conceptuel	
                                                                                                  36	
  
2.2.3.2	
  Définition	
  des	
  concepts	
                                                                                         37	
  
2.2.3.2.1	
  Valeurs	
                                                                                                             37	
  
2.2.3.2.2	
  Risques	
  perçues	
                                                                                                  39	
  
2.2.3.2.3	
  Attitudes	
  et	
  intentions	
  d’achat	
                                                                            40	
  
2.2.3.3	
  Relations	
  entre	
  les	
  variables	
                                                                                41	
  
2.2.3.3.1	
  Lien	
  entre	
  les	
  valeurs	
  d’un	
  consommateur	
  et	
  les	
  attitudes	
                                   41	
  
2.2.3.3.2	
  Lien	
  entre	
  les	
  risques	
  perçus	
  d’un	
  consommateur	
  et	
  les	
  attitudes	
  et	
  intentions	
  
d’achats	
                                                                                                                         42	
  
2.2.3.3.3	
  Lien	
  entre	
  attitude	
  et	
  intention	
  d’achat	
                                                             43	
  
2.2.4	
  MÉTHODOLOGIE	
  DE	
  LA	
  PHASE	
  QUANTITATIVE	
                                                                       43	
  
2.2.4.1	
  Type	
  de	
  recherche	
  et	
  méthode	
  de	
  collecte	
  de	
  données.	
                                          43	
  
2.2.4.2	
  Plan	
  expérimental	
                                                                                                  44	
  
2.2.4.3	
  Méthode	
  d’échantillonnage	
                                                                                          45	
  
2.2.4.4	
  Procédure	
  de	
  collectes	
  de	
  données.	
                                                                        46	
  
2.2.4.5	
  Méthode	
  d’élaboration	
  du	
  questionnaire	
                                                                       47	
  
2.2.4.5.1	
  Mesure	
  du	
  profil	
  touristique	
  des	
  répondants	
                                                          47	
  
2.2.4.5.2	
  Mesure	
  des	
  valeurs	
  envers	
  le	
  tourisme	
  durable	
                                                     48	
  
2.2.4.5.3	
  Mesure	
  des	
  risques	
  perçus	
  envers	
  le	
  tourisme	
  durable	
                                           50	
  
2.2.4.5.4	
  Mesure	
  de	
  l’attitude	
  envers	
  le	
  forfait	
  spa	
                                                        51	
  
2.2.4.5.5	
  Mesure	
  de	
  l’intention	
  de	
  choisir	
  le	
  forfait	
  spa	
                                                52	
  
2.2.4.5.6	
  Mesure	
  de	
  l’évaluation	
  individuelle	
  en	
  tant	
  que	
  touriste	
  durable	
                            52	
  
2.2.5	
  PRÉ-­‐TEST	
  ET	
  CONTRÔLE	
  DES	
  MANIPULATIONS	
                                                                    53	
  
2.2.5.1	
  Pré-­‐test	
  1	
                                                                                                       53	
  
2.2.5.2	
  Pré-­‐test	
  2	
                                                                                                       54	
  

CHAPITRE	
  3	
  :	
  RÉSULTATS	
  SOUS	
  LA	
  FORME	
  D’ARTICLES	
                                                             55	
  
3.1	
  COMMUNICATION	
  À	
  GLOBAL	
  MARKETING	
  CONFERENCE	
                                                                   56	
  
PRÉSENTATION	
  DE	
  LA	
  CONFERENCE	
  :	
  GLOBAL	
  MARKETING	
  CONFERENCE	
  2010	
  TOKYO,	
  JAPAN	
                      56	
  
COMMUNICATION	
                                                                                                                    57	
  
3.2	
  ARTICLE	
  1	
                                                                                                              59	
  
PRÉSENTATION	
  DE	
  LA	
  REVUE	
  :	
  INTERNATIONAL	
  JOURNAL	
  OF	
  SUSTAINABLE	
  DEVELOPMENT	
                           59	
  
FICHIER	
  1.	
  PRÉSENTATION	
  DES	
  AUTEURS	
                                                                                  60	
  
FICHIER	
  2.	
  PRÉSENTATION	
  DE	
  L’ARTICLE	
                                                                                 63	
  
3.3	
  ARTICLE	
  2	
                                                                                                              85	
  
PRÉSENTATION	
  DE	
  LA	
  REVUE	
  :	
  REVUE	
  FRANCAISE	
  DE	
  MARKETING	
                                                  85	
  
PRÉSENTATION	
  DE	
  L’ARTICLE	
                                                                                                  86	
  

CHAPITRE	
  4	
  :	
  DISCUSSION	
  ET	
  CONTRIBUTIONS	
  DES	
  RESULTATS	
  DE	
  LA	
  RECHERCHE
	
                                                                                                122	
  
4.1	
  DISCUSSION	
  DES	
  RÉSULTATS	
  DE	
  LA	
  RECHERCHE	
                                                              123	
  
4.2	
  LES	
  CONTRIBUTIONS	
  ACADÉMIQUES	
  ET	
  MANAGÉRIALES	
  DES	
  RÉSULTATS	
  DE	
  LA	
  RECHERCHE	
               128	
  
4.2.1	
  CONTRIBUTIONS	
  ACADÉMIQUES	
                                                                                       128	
  
4.2.2	
  CONTRIBUTIONS	
  MANAGÉRIALES	
                                                                                      128	
  

CHAPITRE	
  5	
  :	
  LIMITES	
  ET	
  AVENUES	
  DE	
  RECHERCHE	
                                                           129	
  
5.1	
  LES	
  LIMITES	
  DE	
  LA	
  RECHERCHE	
                                                                              130	
  
vii



5.2	
  LES	
  AVENUES	
  DE	
  RECHERCHES	
  À	
  CONSIDÉRER	
                                                              132	
  

CONCLUSION	
                                                                                                                134	
  

REFERENCES	
  BIBLIOGRAPHIQUES	
                                                                                            136	
  

ANNEXES	
                                                                                                                   154	
  
ANNEXE	
  I.	
  GUIDE	
  D’ANIMATION	
  DES	
  GROUPES	
  DE	
  DISCUSSION	
                                                155	
  
ANNEXE	
  II.	
  QUESTIONNAIRE	
  TYPE	
  AVEC	
  LE	
  SCÉNARIO	
  5	
  APRÈS	
  PRÉ-­TEST	
  1	
  ET	
  2	
               161	
  
ANNEXE	
  III.	
  RÉSULTATS	
  DES	
  ACP	
  DU	
  PRÉ-­TEST	
                                                              174	
  
ANNEXE	
  IV.	
  ARTICLE	
  1	
  -­	
  RÉSULTATS	
  DÉTAILLÉS	
  DES	
  GROUPES	
  DE	
  DISCUSSIONS	
  (ANALYSE	
  PAR	
  
RÉSUMÉ)	
                                                                                                                   214	
  
ANNEXE	
  V.	
  ARTICLE	
  2	
  -­	
  ANALYSE	
  DESCRIPTIVE	
                                                              227	
  
ANNEXE	
  VI.	
  ARTICLE	
  2	
  -­	
  ANALYSE	
  EN	
  COMPOSANTE	
  PRINCIPALE	
  (BASE	
  DE	
  DONNÉES	
  A)	
          228	
  
ANNEXE	
  VII.	
  ARTICLE	
  2	
  -­	
  ÉTUDE	
  DU	
  DEVIS	
  EXPÉRIMENTAL	
                                              245	
  
ANNEXE	
  VIII.	
  ARTICLE	
  2	
  -­	
  ANALYSE	
  COMPLÈTE	
  DE	
  L’INSTRUMENT	
  DE	
  MESURE	
  (BASE	
  DE	
  DONNÉES	
  
B)	
                                                                                                                        270	
  
ANNEXE	
  IX.	
  ARTICLE	
  2	
  -­	
  RNALYSE	
  COMPLÈTE	
  DU	
  MODÈLE	
  STRUCTUREL	
                                  296	
  
ANNEXE	
  X.	
  CONFIRMATION	
  DE	
  DÉPÔT	
  LA	
  COMMUNICATION	
  (14	
  AVRIL	
  2010)	
                               310	
  
ANNEXE	
  XI.	
  CONFIRMATION	
  DE	
  DÉPÔT	
  DE	
  L’ARTICLE	
  1	
  (12	
  AOUT	
  2010)	
                              311	
  
ANNEXE	
  XII.	
  ÉTHIQUE	
                                                                                                 312	
  
viii



                                   LISTE DES TABLEAUX



Tableau 1 Les principaux labels de tourisme durable _______________________________________ 14
Tableau 2 : Typologie des consommateurs en tourisme durables selon Prim-Allaz et François-Lecompte
(2009).____________________________________________________________________________ 23
Tableau 2 : Valeurs identifiées dans l’étude de Weeden (2009) _______________________________ 38
Tableau 3. : Design expérimental de l’impact des dimensions du tourisme durable sur le comportement
des consommateurs de voyages. ________________________________________________________ 45
Tableau 4 _________________________________________________________________________ 48
Énoncés de la valeur perçue appuyés sur Weeden (2009) et Aurier et Al (2004) __________________ 48
Tableau 5. Énoncés des risques perçus appuyés sur Gonzalez-Mieres et al (2006) ________________ 50
Tableau 6. Énoncés de l’intention selon Chang (2008) ______________________________________ 52
Tableau 8 : Les critères de choix d’une activité touristique__________________________________ 214
Tableau 9 : Les associations au terme « Tourisme durable » : _______________________________ 216
Tableau 10 : Note de touriste durable __________________________________________________ 227
Tableau 11 : Règle de décision du KMO ________________________________________________ 229
Tableau 12 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions de la valeur_______________ 230
Tableau 13 : Valeur Eigen pour les dimensions de la valeur_________________________________ 231
Tableau 14 : Côte factorielle des dimensions de la valeur après VARIMAX_____________________ 232
Tableau 15 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions de la valeur _______________ 234
Tableau 16 : Valeur Eigen pour les dimensions de la valeur_________________________________ 234
Tableau 17 : Côte factorielle des dimensions de la valeur après VARIMAX_____________________ 235
Tableau 18 : Statistiques de fiabilité de la valeur _________________________________________ 236
Tableau 19 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions du risque perçu ____________ 237
Tableau 20 : Valeur Eigen pour les dimensions du risque perçu. _____________________________ 237
Tableau 21 : Côte factorielle des dimensions du risque perçu après VARIMAX__________________ 238
Tableau 22 : Statistiques de fiabilité du risque perçu ______________________________________ 240
Tableau 23 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension Attitude ____________________ 240
Tableau 24 : Valeur Eigen pour la dimension Attitude. _____________________________________ 241
Tableau 25 : Côte factorielle de la dimension Attitude après VARIMAX _______________________ 241
Tableau 26 : Statistique de fiabilité pour l’attitude ________________________________________ 242
Tableau 27 : Résultats des tests KMO et Bartlett la dimension Intention._______________________ 242
Tableau 28 : Valeur Eigen pour la dimension Intention. ____________________________________ 243
Tableau 29 : Côte factorielle de la dimension Intention après VARIMAX ______________________ 243
Tableau 30 : Statistiques de fiabilité pour l’intention ______________________________________ 243
Tableau 31 : Analyse descriptive Valeurs – Scénarios______________________________________ 245
Tableau 32 : Test de normalité pour la valeur ____________________________________________ 246
Tableau 33 : Test d’égalité des variances pour la valeur ___________________________________ 247
Tableau 34 : Test de Kruskal-Wallis pour la valeur _______________________________________ 248
Tableau 35 : Analyse de la variance ANOVA pour la variable valeur _________________________ 249
Tableau 36 : Comparaison des moyennes Valeur - scénarios ________________________________ 249
Tableau 37 : Analyse descriptive Risque perçu – Scénarios _________________________________ 251
Tableau 38 : Test de normalité pour le risque perçu _______________________________________ 252
Tableau 39 : Test d’égalité des variances pour le risque perçu_______________________________ 252
Tableau 40 : Test de Kruskal-Wallis pour le risque perçu___________________________________ 253
Tableau 41 : Analyse de la variance ANOVA pour le risque perçu ____________________________ 254
Tableau 42 : Comparaison des moyennes Risque perçu - Scénarios ___________________________ 255
Tableau 43 : Analyse descriptive Attitude – Scénarios _____________________________________ 258
Tableau 44 : Test de normalité pour l’attitude. ___________________________________________ 259
Tableau 45 : Test d’égalité des variances pour l’attitude ___________________________________ 260
Tableau 46 : Test de Kruskal-Wallis pour l’attitude _______________________________________ 261
ix


Tableau 47 : Analyse de la variance ANOVA pour l’attitude ________________________________              262
Tableau 48 : Comparaison des moyennes Attitude - Scénarios _______________________________              262
Tableau 49 : Analyse descriptive Intention – Scénarios_____________________________________             264
Tableau 50 : Test de normalité pour l’intention___________________________________________              265
Tableau 51 : Test d’égalité des variances pour l’intention __________________________________           265
Tableau 52 : Test de Kruskal-Wallis pour l’intention ______________________________________             266
Tableau 53 : Analyse de la variance ANOVA pour l’intention _______________________________              267
Tableau 54 : Comparaison des moyennes Intention - Scénarios ______________________________              268
Tableau 55 : Les indices de l’analyse factorielle confirmatoire ______________________________          271
Tableau 56 : Résultats des tests KMO et Bartlett la dimension valeur _________________________          272
Tableau 57 : Valeurs Eigen pour la dimension valeur______________________________________               272
Tableau 58 : Côte factorielle de la dimension valeur après VARIMAX_________________________             273
Tableau 59 : Statistiques de fiabilité pour la valeur _______________________________________           274
Tableau 60 : Test de normalité des facteurs de la valeur____________________________________            274
Tableau 61 : Valeurs des indices de la valeur initiaux______________________________________            275
Tableau 62 : Valeurs des indices de la valeur finaux_______________________________________             277
Tableau 63 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog _________________________________________              278
Tableau 64 : Validité discriminante de la valeur __________________________________________             279
Tableau 65 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension risque perçu ________________        279
Tableau 66 : Valeurs Eigen pour la dimension risque perçu _________________________________             280
Tableau 67 : Côtes factorielles des dimensions du risque perçu après rotation VARIMAX _________         281
Tableau 68 : Statistiques de fiabilité du risque perçu ______________________________________           282
Tableau 69 : Test de normalité des facteurs du risque perçu_________________________________            282
Tableau 70 : Valeurs des indices du risque perçu initiaux___________________________________            284
Tableau 71 : Valeurs des indices du risque perçu finaux____________________________________             285
Tableau 72 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog _________________________________________              286
Tableau 73 : Validité discriminante ____________________________________________________                287
Tableau 74 : Résultats des test KMO et Bartlett pour la dimension de l’attitude _________________       288
Tableau 75 : Valeurs Eigen pour la dimension attitude_____________________________________              289
Tableau 76 : Côtes factorielles de la dimension attitude après VARIMAX ______________________           289
Tableau 77 : Statistiques de fiabilité de l’attitude _________________________________________          290
Tableau 78 : Test de normalité des facteurs de l’attitude ___________________________________           290
Tableau 79 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension intention ___________________        291
Tableau 80 : Valeurs Eigen pour la dimension intention____________________________________              291
Tableau 81 : Côtes factorielles de la dimension intention ___________________________________           292
Tableau 82 : Statistique de fiabilité ____________________________________________________              292
Tableau 83 : Test de normalité des facteurs de l’intention __________________________________           293
Tableau 84 : Valeurs des indices de l’attitude et intention initiaux et finaux ____________________     293
Tableau 85 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog _________________________________________              294
Tableau 86 : Validité discriminante des variables dépendantes ______________________________            295
Tableau 87 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M1 initiaux_________________         298
Tableau 88 : Valeurs des indices d’ajustements du modèle structurel M1 finaux _________________         300
Tableau 89 : Coefficients standardisés de la relation Valeurs - Intention du modèle stabilisé _______   301
Tableau 90 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M2 initiaux_________________         303
Tableau 91 : Valeurs des indices d’ajustements du modèle structurel final M2 finaux_____________        305
Tableau 92 : Coefficients standardisés de la relation Risque - Intention du modèle stabilisé._______    306
Tableau 93 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M3 initiaux_________________         308
x



                                     LISTE DES FIGURES




Figure 1 : Les trois piliers du tourisme durable. ___________________________________________ 13
Figure 2 : Les étapes de la décision touristiques ___________________________________________ 18
Figure 3. Cadre général de l’étude _____________________________________________________ 37
Figure 5 : Carte perceptuelle des valeurs _______________________________________________ 225
Figure 6 : Carte perceptuelle des risques perçus__________________________________________ 226
Figure 7 : Modèle de mesure final de la valeur (avec coefficients standardisés) _________________ 276
Figure 8 : Modèle de mesure final du risque perçu (avec coefficients standardisés) ______________ 285
Figure 9 : Modèle de mesure final des variables dépendantes (avec coefficients standardisés)______ 294
Figure 10 : Modèle structurel M1 initial ________________________________________________ 297
Figure 11 : Modèle structurel standardisé M1 initial ______________________________________ 298
Figure 12 : Modèle structurel M1 final _________________________________________________ 299
Figure 13 : Modèle structurel standardisé M1 final _______________________________________ 300
Figure 14 : Modèle structurel M2 initial ________________________________________________ 302
Figure 15 : Modèle structurel standardisé M2 initial ______________________________________ 303
Figure 16 : Modèle structurel M2 final _________________________________________________ 304
Figure 17 : Modèle structurel standardisé M2 final _______________________________________ 305
Figure 18 : Modèle structurel M3 initial ________________________________________________ 307
Figure 19 : Modèle structurel standardisé M3 initial ______________________________________ 308
Figure 20: Modèle structurel standardisé M3 final ________________________________________ 309
1




INTRODUCTION
2



      Avec des recettes touristiques internationales atteignant 852 milliards de $US en 2009

(OMT, 2010)1, le tourisme représente aujourd’hui la première industrie mondiale. Un sixième

de la population active mondiale dépend de ce secteur (Trunfio et Al, 2006 ; Cukier, 2002) et la

croissance continue. En 2007, l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) a recensé plus de

907 millions de voyageurs dans le monde et cet organisme porte maintenant son estimation à

1.6 milliards d’ici 2020 (rapport des faits saillants du tourisme, édition 2008, OMT, 2009)2.



      Malgré de nombreux avantages, tels le divertissement (Duvall, 2002), l’éducation (Uriely et

Al, 2006 ; Duvall, 2002) et les stimulants économiques (Uriely et Al, 2006), le tourisme

représente également une source de nuisance que de nombreux auteurs dénoncent. Par exemple,

plus une destination est désirée pour ses attraits environnementaux, plus il y aura de visiteurs et

des conséquences néfastes seront présentes (écologiquement, socio culturellement et

économiquement) (Hillery et Al, 2001 ; Park et Honey, 1999). L’érosion, la fragilisation des

barrières de corail, les menaces sur les traditions et coutumes, la pollution de l’eau et de l’air et

des abus sur les populations locales risquent d’apparaître (Lansing et De Vries, 2007; Trunfio et

Al, 2006 ; Somerville, 2004 ; Duvall, 2002 ; Cukier, 2002 ; Lau et Al, 2001).



      Face au besoin de conserver l’environnement et les populations locales, les différentes

parties prenantes, notamment les gouvernements et les organisations mondiales, ont vu dans le

développement durable (DD) une solution. La proposition de « guides » tels que le Code

mondial du Tourisme (OMT), le Code d’éthique et les lignes directrices du Canada sur le

développement du tourisme durable (TIAC) ou encore la politique touristique du Québec

(Ministère du Tourisme, Québec) en sont des résultantes. Ces changements existent car le

1
    http://www.unwto.org/index_f.php
2
    http://www.unwto.org/facts/eng/vision.htm
3



nombre d’habitant continue sa progression (9 milliards d’ici 2050 contre environ 7 milliards

aujourd’hui3) et les consommateurs prennent conscience de la situation actuelle (Laliberté,

2009).



    Le DD se compose de trois piliers : l’environnement, l’économique et le social. L’objectif

est de créer une jonction entre ces éléments (Lansing et De Vries, 2007). Une des premières

définitions du DD et surtout une ayant été fortement médiatisée demeure celle du rapport

Brundtland en 1987 (p. 54) : « Un développement qui répond aux besoins du présent sans

compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».



    L’adaptation du DD dans le secteur touristique a donné naissance à une nouvelle pratique : le

tourisme durable. Cette nouvelle forme de tourisme trouve sa légitimité dans le fait qu’elle

répond à de nouveaux besoins des consommateurs (Commission Canadienne du Tourisme,

2007 ; Miller, 2003). En effet, plusieurs consommateurs utilisant déjà comme critères

d’évaluation la qualité de l’environnement, de l’économie et du social dans leur prise de

décision d’achat des produits de tous les jours transfèrent progressivement leurs habitudes dans

leurs achats de produits touristiques (Miller, 2003). Le terme tourisme durable a été défini par

l’OMT en 20044 comme « un tourisme qui : exploite de façon optimum les ressources de

l’environnement ; respecte l’authenticité socioculturelle des communautés d’accueil et offre à

toutes les parties prenantes des avantages socioéconomiques ».




3
 Maithé Levasseur, « Le monde en 2030 », réseaux de veille en tourisme. Lien internet :
http://veilletourisme.ca/2008/04/17/le-monde-en-2030/
4
 Définition du tourisme durable. Lien internet :
http://www.veilleinfotourisme.fr/1186758213380/0/fiche___article/&RH=GTIDDT
4



   Malgré l’importance du secteur, peu d’études existent à ce jour sur le sujet et « dans le

domaine académique, la littérature se consacre essentiellement à des études de cas sur des mises

en application des principes du tourisme durable, se focalisant ainsi sur la partie offre du

marché » (Prim-Allaz et François-Lecompte, 2009, pp. 2; Lansing et De Vries, 2007; Cukier,

2002 ; Davidow, 2001).



   Le présent mémoire désire contribuer à une meilleure compréhension du comportement du

consommateur en matière de tourisme durable au Québec. Plus précisément, les valeurs

personnelles et les risques perçus des consommateurs influençant fortement leur processus

décisionnel d’achat (Solomon et al, 2004), l’objectif du mémoire est de comprendre et

d’identifier les différentes valeurs des consommateurs ainsi que les risques perçus associés à

l’achat et à la pratique du tourisme durable. Cette étude sur les consommateurs permettra de

mieux comprendre les motivations et les freins lors de la prise de décision, rendant ainsi

possible une communication plus efficiente et une focalisation accrue sur la partie « demande »

du marché.



   La conduite d’une telle recherche nécessite avant tout la réalisation d’une revue de littérature

sur les éléments à l’étude. Le chapitre 1 présente cette revue de littérature portant sur les

concepts clés du mémoire: tourisme, DD, tourisme durable, valeurs et risques perçus des

consommateurs touristiques et consommation responsable.



   À la suite de ce bilan de connaissance, le chapitre 2 exposera la méthodologie en deux

phases préconisée par cette recherche. Dans un premier temps, dans le but de faire ressortir les

valeurs et les risques perçus des consommateurs de manière exploratoire, une méthodologie

qualitative originale est utilisée : la technique de Means-End Chain (MEC) (McDonald et Al,
5



2008 ; Wang, 2008 ; Koo et Al, 2007 ; Gutman, 1982). La MEC, aussi appelé chaînes moyens-

fins ou chaînage cognitif, est « un modèle qui cherche à expliquer comment un produit ou un

service sélectionné facilite la réussite des états de fin désirés » (Gutman, 1982, pp 60). En

d’autres mots, elle cherche à comprendre comment le consommateur lie les attributs d’un

produit ou service avec des conséquences particulières de son utilisation ainsi qu’à ses valeurs

personnelles (Kaciak et Cullen, 2006). Cette méthode a déjà été utilisée dans le secteur

touristique notamment pour comprendre le choix d’une destination de ski (McDonald et Al,

2008 ; Wang, 2008). Pour la réalisation de cette première étape, deux groupes de discussion ont

été formés de personnes âgées de plus de 18 ans et étant consommatrices de voyage. Dans un

second temps et dans le but de confirmer les résultats trouvés en qualitatif, une phase

quantitative fut réalisée pour mettre en place une enquête exploratoire et causale sous la forme

de questionnaires auto administrés. Pour cela, un plan expérimental (1X5) a été mis en place

afin de mesurer les liens entre les variables valeurs et attitude, risques perçus et attitude puis

attitude et intention de choix.



   Le chapitre 3 présentera les résultats sous forme de deux articles scientifiques. Les chapitres

4 et 5 suivront avec une discussion sur les contributions de cette étude ainsi que les limites et les

avenues de recherche.
6




                      CHAPITRE 1. REVUE DE LA LITTERATURE



   Ce chapitre propose un état des lieux du tourisme de masse, ses apports, ses faiblesses, les

comportements des consommateurs touristiques avant d’aborder la tendance du tourisme

durable, nouvelle manière de voyager. Le chapitre se termine par une approche de la littérature

des valeurs et risques perçus.
7




1.1. DU TOURISME AU TOURISME DURABLE

            1.1.1. ÉTAT DES LIEUX


            1.1.1.1 Importance et croissance du secteur

      De nombreux auteurs s’accordent à dire que le secteur touristique est l’un des plus

importants au monde (Lansing et De Vries, 2007 ; Trunfio, et Al, 2006 ; Cukier, 2002). Son

évolution est constante et relativement stable. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT)

confirme cette croissance en annonçant que d’ici 2020, le monde pourra compter 1.56 milliards

de voyageur (Lansing et De Vries, 2007) contre 703 millions de voyageurs en 2002 et 684

millions en 2000 (OMT, 20085).

      Dans son rapport, « Faits Saillants du Tourisme 2008 »6, l’OMT offre plusieurs chiffres clés.

De 1950 à 2007, le nombre de voyageur est passé de 25 millions à 903 millions. Par rapport à

2006, l’expansion s’est établie à 6.6%. Sur la dernière décennie, la croissance s’est maintenue

au niveau des 4% par année malgré une stagnation engendrée par les attentats du 11 septembre

(Atkins et Al, 2003).

      En raison de son ampleur, le tourisme offre des avantages financiers pour les différentes

parties prenantes. A titre d’illustration, le montant total des dépenses internationales de 2007 a

atteint 856 milliards de dollars US (contre 475 milliards en l’an 2000)7 et les prévisions pour

2020 sont à 2000 milliards de dollars US (Martin, 2002). Selon l’OCDE, « le tourisme, un des

moteurs de la mondialisation, représente de 2 à 12 % du PIB, de 3 à 11 % de l’emploi et environ

30% des exportations de services dans les pays membres ». La population active mondiale

5
    Organisation Mondiale du Tourisme, « faits saillants du tourisme », édition 2008
6
    Organisation Mondiale du Tourisme, « faits saillants du tourisme », édition 2008.
7
    Organisation Mondiale du Tourisme, « faits saillants du tourisme », édition 2008.
8



rattachée à ce secteur est d’environ 17% (Duvall T., 2002). Au-delà des apports principalement

économiques, le tourisme génère également d’autres retombées. Par exemple, selon Uriely et Al

(2006), le tourisme fournit des incitations pour la préservation naturelle et culturelle. Dans

certains cas, cette activité permet de raviver des cultures et des traditions en perdition (Uriely et

Al, 2006, Cukier, 2002). L’éducation y gagne également au travers du tourisme durable par une

sensibilisation de la population au respect de l’environnement et des autres cultures (Uriely et

Al, 2006 ; Duvall, 2002). Il contribue également à l’aménagement du territoire, la circulation

des hommes et représente un facteur de redistribution des richesses (Michaud, 1983).




        1.1.1.2 Paradoxe touristique

   La beauté des voyages et la satisfaction des touristes n’est pas sans conséquences pour

l’environnement et les populations locales (Uriely et Al, 2006 ; Hillery et Al, 2001). « Comment

pouvons-nous préserver les merveilles naturelles et en même temps maintenir le tourisme dans

les meilleures places ? » (Park et Honey, 1999, pp.4). Souvent, les sites touristiques les plus

attractifs sont en lien avec de fortes caractéristiques biologiques et/ou socioculturelles (Hillery

et Al, 2001).

   De nombreux auteurs (Lansing et De Vries, 2006 ; Trunfio et Al, 2006 ; Somerville, 2004 ;

Cukier, 2002 ; Duvall, 2002 ; Lau et Al, 2001) se sont penchés sur les problèmes causés par le

tourisme de masse au niveau économique, environnemental et socioculturel.

Au niveau économique, avec l’augmentation de la demande touristique, l’industrie est devenue

envahissante par une guerre des prix incessante et une indifférenciation des produits (Trunfio et

Al, 2006). Certains estiment que les impacts environnementaux ne sont que la résultante de la

recherche des gains individuels (Lau et Al, 2001) et, l’image du tourisme s’en voit dévalorisée

(Duvall, 2002). Au niveau de l’environnement, l’industrie touristique demande beaucoup de
9



ressources naturelles pour répondre au confort des touristes, notamment par la dépense en eau,

la destruction des ressources ou encore par l’altération des ressources (Cukier, 2002; Michaud,

1983). Selon Trunfio et Al (2006), l’augmentation de l’offre touristique provoque parfois la

pollution des parcs montagneux par des produits non biodégradables (plastiques, bouteilles,

conserves, etc.) ainsi qu’une dégradation de l’environnement par l’action de la déforestation

(entrainant érosion des sols, glissement de terrain, extinction d’espèces, perte d’habitats pour les

animaux sauvages). L’aviation touristique est également responsable en augmentant

significativement l’effet de serre, la pollution par le bruit et en abimant la qualité de l’air. En

effet, si le secteur aéronautique augmente de 4 à 5%, la consommation de fuel augmentera, elle,

de 3 à 4% (Somerville, 2003). Cette donnée n’est pas sans importance car l’aviation est le

moyen de transport utilisé8 par 47% des voyageurs. Une étude indique que 71% des voyageurs

dénoncent eux-mêmes le tourisme comme une menace sur l’environnement. Les facteurs les

plus importants sont la surpopulation, le vandalisme et l’érosion (Hillery et Al, 2001).

      Le tourisme de masse s’associe également à des inconvénients sociaux tel sa contribution à

des changements dans les styles de vie, les traditions et les coutumes des résidents locaux en les

banalisant (Lansing et De Vries, 2007 ; Trunfio et Al, 2006; Michaud, 1983). D’autres

nuisances peuvent être mentionnées telles que la spéculation sur les terres, les différences

sociales ou les fortes variations de prix selon les saisons et lieux.

      Face au besoin de conserver l’environnement et les populations locales, les gouvernements et

les organismes mondiaux qui régulent le tourisme tentent d’introduire le développement durable

(DD) dans l’industrie touristique afin de limiter les impacts néfastes sur les 3 composantes :

environnement, économique et socioculturelle. Leur objectif : proposer une approche plus

responsable et en même temps répondre aux attentes des consommateurs de plus en plus en

faveur de l’environnement (Weaver, 2001).

8
    OMT, « Faits saillants du tourisme », édition 2008.
10




         1.1.2 PRISE EN COMPTE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LA CONSOMMATION
   L’intérêt pour le DD a débuté dans les années 60-70 (Rios et al, 2006) et au dire de Reynaud

(2004), Sachs peut être considéré comme le père du DD avec l’introduction de sa notion

« d’écodéveloppement » en 1972. Mais son réel essor s’est manifesté dans les années 90

(Weeden, 2009) en prenant en compte des fondamentaux de vie tels que le processus

alimentaire, le droit des animaux, la qualité de l’eau et de l’air (Hughes, 1995). Le rapport

Brudtland définit le DD comme « un développement qui répond aux besoins des générations du

présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux

concepts sont inhérents à cette notion : le concept de besoins et plus particulièrement des

besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée

des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la

capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir » (Rapport Brundtland,

1987, p. 54). Il faut comprendre la présence de trois piliers : l’environnement (état de

l'environnement et des richesses naturelles), le social (démocratie ou encore sécurité pour tous)

et l’économique (notions de richesse, de travail ou de technologie) imbriqués les uns dans les

autres pour trouver un équilibre cohérent et cela sur le long terme. Pour faciliter son

opérationnalisation, des outils ont été mis en place, tel le Green Globe, l’Agenda 21 et l’ISO

14001.

   La conséquence est l’apparition d’une responsabilité environnementale au sein des

entreprises, des organisations mondiales et des consommateurs (Uriely et Al, 2006). Cette

responsabilité se traduit comme « l’état d’une personne qui exprime une intention de faire une

action directe envers la résolution de problèmes environnementaux. Cette personne n’agit pas

individuellement pour ses propres intérêts économiques, mais va agir au travers d’un concept de
11



consommateurs citoyens pour le bien être de l’environnement de la société. Cela se caractérise

par une prise de conscience des problèmes environnementaux, une connaissance des

alternatifs,… » (Uriely et Al, 2006, pp. 164 ; Stone et Mason 1995).

     Par les critiques qui lui sont faites, le secteur touristique est également préoccupé par le sujet

du DD et propose progressivement des projets en accord avec les trois piliers.




          1.1.3 NAISSANCE D’UNE NOUVELLE PRATIQUE TOURISTIQUE : LE TOURISME
          DURABLE


          1.1.3.1 Le développement durable du tourisme

     La plupart des activités touristiques sont interdépendantes avec les ressources physiques ou

socioculturelles (Uriely et Al, 2006). Ce fait contribue à l’adoption de modèles durables à long

terme (Manaktola et Jauhari, 2007) par l’introduction du DD dans le tourisme sous l’appellation

de « Tourisme Durable (TD) ». Le gouvernement canadien avec son guide « Expérience »9 et la

compagnie Air Transat par sa politique d’action vers un TD en sont de bons exemples.



     Il s’agit donc d’un concept large et complexe souvent confondue avec l’écotourisme, qui

n’est en réalité qu’une branche représentant 4% du TD (Frangialli, 2009)10. En effet,

l’écotourisme est un tourisme qui se concentre sur les piliers de l’environnement et de

l’économique (Uriely et al, 2006) alors que le tourisme durable quand à lui repose sur les trois

piliers du DD : l’économie, le social et l’environnement.




9
 Commission Canadienne du Tourisme, « Expériences : une boîte à outils pour les partenaires de la Commission
canadienne du tourisme », PDF
10
 Francesco Frangialli, Ancien Secrétaire Général de l’OMT, intervention au Symposium International de Tourisme
Durable, Québec (Qc), 2009.
12



      L’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) définie le TD comme « le développement

touristique durable qui satisfait les besoins actuels des touristes et des régions d’accueil tout en

protégeant et en améliorant les perspectives pour l’avenir. Il est vu comme menant à la gestion

de toutes les ressources de telle sorte que les besoins économiques, sociaux et esthétiques

puissent être satisfaits tout en maintenant l’intégrité culturelle, les processus écologiques

essentiels, la diversité biologique, et les systèmes vivants » (OMT, 2004)11. Le TD est donc une

forme de tourisme qui s’efforce d’être durable sur l’environnement, le socio culturel et

l’économique (voir figure 1). Selon Lansing et De Vries (2007), il est au niveau

environnemental un tourisme qui lutte contre les dommages visuels, les actes de pollution de

l’eau, de l’air ou encore du sol en s’évertuant notamment à réduire l’effet de serre. Sur l’aspect

économique, le TD permet de lutter contre la « fuite des effets », appelés aussi « leakages ».

« C’est-à-dire faire en sorte que l’argent dépensé par le touriste revienne en plus grande partie

aux populations d’accueil. Cela passe par l’achat de produits locaux plutôt que l’importation des

biens et services de l’étranger, ou encore de faire appel à des établissements ou des services

possédés par les locaux ou les associant fortement » (Prim-Allaz et Lecompte, 2009, p. 5).

Enfin, d’un point de vue social, il place des actions pour lutter contre les spéculations de terre,

les différences sociales (lutte contre la pauvreté), les différences de prix liées aux flux

touristiques ou encore pour offrir des relations interculturelles en harmonie car les touristes

participent à des changements dans les styles de vie, traditions et coutumes des populations

locales (Lansing et De Vries, 2007).




11
     Site de L’OMT : http://www.unwto.org/sdt/mission/en/mission.php
13



                         Figure 1 : Les trois piliers du tourisme durable.




                                                                          Construction personnelle




           1.1.3.2 Reconnaissance par la certification

      La compétitivité dépend pour beaucoup du prix et de la qualité. Mais aujourd’hui, des

dimensions telles la sécurité, l’environnement et l’éthique doivent être considérées. Cela se

traduit par la création de labels privés et volontaires. Cependant, leur prolifération est telle, que

les consommateurs ont du mal à s’y retrouver et le manque d’harmonisation entraine des

barrières d’entrées (Stefanovic, 2008) et une confusion s’installe12.



      Dans le secteur touristique, de nombreux logos existent pour témoigner des bonnes qualités

durables ou environnementales des services. Le tableau 1 présente une synthèse des principaux

labels de tourisme durable.




12
     Emission Envoyé Spéciale, le 26 Novembre 2009, TV5.
14



                      Tableau 1 Les principaux labels de tourisme durable

Green Globe : Label international pour le voyage et tourisme durable. Il
récompense et accompagne les hôtels qui optent pour une démarche
d'amélioration de la gestion environnementale et sociale de leurs activés.


HQE : Nouvelle certification hôtelière pour les bâtiments


ATR (Agir pour un Tourisme Responsable) : Label français pour le tourisme
responsable

Clé verte: Label français pour l’environnement et la qualité des campings,
hôtels, meublés (gîtes), chambre d'hôtes, etc.



RéserVert : Label en guise de reconnaissance du développement durable
développé dans l’hôtellerie québécoise. Les établissements visent un
équilibre des enjeux environnementaux, sociaux et économiques.
Bateau Bleu : Label attribué aux bateaux équipés de systèmes permettant une
gestion efficace des eaux noires (eaux des toilettes) et d’éviter les
débordements lors de l’avitaillement en carburant. Il implique aussi une
gestion de déchets pour préserver la mer par du stockage, recyclage
ou élimination.
Gîte Panda : Label français des Gîtes de France (gîte rural, chambre d’hôtes,
gîte de séjour, gîte d’enfants) situé dans un Parc naturel régional ou national,
auquel le WWF-Organisation mondiale de protection de la nature accorde
son label s’il répond à trois conditions : 1) Etre situé dans un environnement
naturel de qualité ; 2) Comporter un équipement d’observation de la nature et
des documents d’information spécifiques, 3) Être géré par des propriétaires
(ou responsables) soucieux de la préservation de l’environnement
Label de la commission européenne : Il garantit que le lieu d’hébergement ou
camping : 1) Limite la consommation d’énergie ; 2) Limite la consommation
d’eau ; 3) Réduit la production de déchets ; 4) Favorise l’utilisation de
ressources renouvelables et de substances moins dangereuses pour
l’environnement et 5) Encourage l’éducation et la communication en matière
d’environnement

Pavillon Bleu : Label pour les communes à forte connotation touristique qui
contribuent : 1) à l’éducation à l’environnement ; 2) à l’environnement en
général ; 3) à la gestion des déchets ; 4) à la gestion de l’eau.

Voyages pour la planète : Label de l’association française d’écotourisme
15



   Au niveau international, Green Globe peut être mentionné pour son accompagnement des

hôtels ayant opté pour une démarche d'amélioration de la gestion environnementale et sociale de

leurs activés. Au niveau national, ils sont plus nombreux et très souvent français : le label HQE

(France), Clé Verte (France), RéserVert (Québec), Bateau Bleu (France), Fair Trade in tourism

South Africa (Afrique du Sud), Gite Panda (France), Label commission Européenne (Europe),

Pavillon Bleu (France), Voyages pour la planète (France).




        1.1.3.3 Deux courants de pensée

Lansing et De Vries (2007) mettent en évidence deux visions du tourisme durable, « the ethical

Sound » et « the Marketing Ploy », soit littéralement « le son éthique » et « le stratagème

marketing ».




                1.1.3.3.1 La vision positiviste : le son éthique

   Selon cette approche, le tourisme durable représente une forme de tourisme positive qui

combine le progrès économique, l’attention sur l’environnement et la conscience socioculturelle

de la population. Il consacre son attention sur les conséquences socioculturelles en considérant

l’économie locale et en créant une conscience parmi les visiteurs. Ainsi, il a le pouvoir de

délivrer des revenus et des profits tout en améliorant l’expérience du voyageur avec une

protection des aires d’environnement et aires socioculturelles (Lansing et De Vries, 2007).



   Weaver (2001) va plus loin en considérant le TD comme une nouvelle forme de tourisme

ayant la capacité de remplacer le tourisme de masse. Il parle « d’Ecotourisme de masse ». Il

s’agit d’une forme de tourisme qui pourrait être exploitée en concentrant le trafic des voyageurs
16



dans une zone délimitée au sein d’aires protégées permettant ainsi de garder sous silence la plus

grande partie de l’aire pour la préservation. Selon sa logique, le TD serait un moyen de

substitution du tourisme de masse sujet à de nombreuses critiques.

Cukier (2002), pour sa part, voit le TD comme une alternative pour répondre à certains

segments de consommateurs insatisfaits avec le tourisme de masse.

D’autres impacts positifs du TD sont énoncés dans la littérature, tels la préservation de

l’environnement, l’amélioration de l’image de l’entreprise, la réduction des coûts (ex : baisse de

consommation d’eau et d’énergie), l’amélioration de la position compétitive ou encore la

promotion des pratiques durables dans le secteur. (Videira et al, 2006; Cukier, 2002 ; Davidow,

2001).




                1.1.3.3.2 La vision pessimiste : le stratagème marketing

   Selon cette seconde position, le tourisme durable serait plutôt un stratagème marketing issue

d’un concept vaguement défini, largement interprétable, avec des caractéristiques manquant

souvent de contenu réel (Lansing et De Vries, 2007).

Hughes (1995) parle d’un « buzz mondial » qui dans les faits ne supporte pratiquement aucune

cause. Weaver (2001) souligne quant à lui, la totale contradiction entre le tourisme de masse et

le DD. Selon ce dernier, le mélange peut s’avérer dangereux. Par exemple, le tourisme de masse

n’est pas compatible avec les composantes environnementales et le socioculturelles dans le cas

de destinations rurales.

   Mowforth et Munt (2003) analysent les différents inconvénients de cette pratique sur les trois

piliers du DD. Il en ressort au niveau environnemental un paradoxe avec la nature même du

tourisme, car le tourisme contribue à la destruction de l’environnement. D’un point de vue

économique, le TD apporte des problèmes semblables au tourisme conventionnel en raison de
17



sa haute dépendance et de sa vulnérabilité aux facteurs extérieurs. Les concepts du DD s’avèrent

défectueux (Liu, 2003) et problématiques quand à l’amélioration du tourisme. Enfin, sur

l’aspect social, la critique porte sur la juste représentation des communautés face à la

distribution des pouvoirs. Des problèmes d’inégalité peuvent faire surface même si tous les

membres d’une communauté n’ont pas forcément les mêmes besoins. A cela, il faut ajouter des

barrières à l’entrée, telles que le manque de connaissance, les coûts élevés, la dégradation de

l’environnement et les questions politiques (Lew, 1997).



   Ainsi, le tourisme durable reste encore un concept récent qui a besoin de se développer.

Cependant, sa consommation est en hausse et l’offre touristique doit s’y adapter.




1.2 LA CONSOMMATION EN TOURISME DURABLE

        1.2.1 COMPORTEMENTS DES CONSOMMATEURS EN TOURISME


        1.2.1.1 Modèle du comportement décisionnel des voyageurs

   Les premiers modèles de comportement des consommateurs remontent aux années 50

(Pender, 1999). Andreason (dans Swarbrooke et Horner, 1999) fut l’un des initiateurs en 1965

en reconnaissant l’importance de l’information dans le processus de décision.

Au niveau touristique, le comportement du consommateur est complexe et influencé par

plusieurs variables telles le social, l’économique, la politique, les critères individuels, les

valeurs culturelles ou encore la dimension psychographique (Pender, 1999).

Le modèle du comportement des consommateurs touristiques repose sur les étapes de la

décision touristique ainsi que les influences sociales et individuelles.
18



                1.2.1.1.1 Les étapes de la décision touristique

   L’élément déclencheur du processus est la reconnaissance d’un problème par le

consommateur. Il prend conscience d’un besoin. Vient ensuite son évaluation et ses recherches

internes (ex : expériences passées, connaissances générales, etc.) avant de passer à l’évaluation

et aux recherches externes (publicité, renseignement, etc.). Une fois ces étapes réalisées, il va

lancer le processus d’achat pendant lequel il effectue la réservation. L’expérience de

consommation sera sa dernière étape, c’est le résultat de sa prise de décisions (voir figure 2). Il

s’agit de phases temporelles (Pender, 1999).




                     Figure 2 : Les étapes de la décision touristiques




                1.2.1.1.2 Les influences sociales et individuelles

   Par influences sociales, il faut comprendre la culture, le statut, la composition de la famille et

le groupe de référence (Pender, 1999). Autrement dit, nous pourrions les associer au style de vie

du consommateur et à l’aspect psychographique dans les relations (Pender, 1999; Michaud,

1983). Les influences individuelles correspondent aux intentions, motivations, perceptions des

consommateurs (Pender, 1999; Swarbrooke et Horner, 1999). Dans un monde où le travail ne

représente plus l’unique valeur de référence sociale, les vacances sont devenues un élément
19



fondamental du style de vie des consommateurs pour s’identifier à un groupe de référence

(Michaud, 1983).

   L’approche     psychographique     utilise   « les   facteurs   psychologiques,     sociologiques,

anthropologiques, … pour déterminer comment le marché est segmenté par la propension des

groupes – et leur motivations – à prendre une décision particulière vis-à-vis d’un produit, d’une

personne, d’une idéologie ou à adopter une attitude ou utiliser un support » (Solomon et al,

2004, p 446). Autrement dit, cette méthode combine les variables d’activités, intérêts et

opinions. En conséquence, elle influence les décisions des consommateurs (Solomon et al,

2004; Heath, 1995)



   D’autres influences peuvent être mentionnées (Swarbrooke et Horner, 1999) :

Les stimuli au voyage : guides de voyage, bouche à oreille, publicité et promotions,…

Les déterminants personnels et sociaux : les motivations, les désirs, les attentes,…

Les variables externes : Images de la destination, coûts, temps, confiance envers les organismes

de vente (agents de voyage),…

Les caractéristiques de la destination : perception valeur/coûts, attractions, activités offertes, …




          1.2.1.2 Motivations de voyage

   Selon l’OMT, les motifs des visites en 2007 sont pour plus de la moitié liés aux loisirs et à la

détente (51%). Le consommateur cherche par son voyage la relaxation, la réduction du stress,

un moyen de sortir de son quotidien (Davidow, 2001). Les autres (les 49% restants) partent pour

27% en voyages pour les lieux (régions, etc.), 15% pour affaires et 7% ne donnent pas de

raison.
20



   Pour Swarbrooke et Horner (2007), les motivateurs au voyage sont de six ordres : 1)

physique (relaxation, santé, etc.), 2) émotionnel (romantisme, nostalgie, fantaisie, etc.), 3)

personnel (visite d’amis, recherche d’économies, etc.), 4) développement personnel

(amélioration des connaissances, apprentissage, etc.), 5) prestige (opportunités, exclusivité, etc.)

et 6) culturel (nouvelle expérience, etc.)

   L’expérience touristique est une forte motivation pour le dépaysement et le divertissement

qu’elle apporte (Duvall, 2002; Davidow, 2001). « L’expérientiel », nouvelle orientation

(caractérisée par l’émotion, le plaisir pour les consommateurs) fournit un contraste avec le

marketing traditionnel (déterminé par les décisions rationnelles basées sur les caractéristiques

fonctionnelles des biens) (Williams, 2006). Le but est d’offrir une expérience positive au

consommateur en l’engageant personnellement (Pine II et Gilmore, 1998). « Une expérience est

inhérente, une expérience positive ne l’est pas » (Berry et Carbone, 2007, pp. 27).



   Mais, une nouvelle manière de voyager apparaît au travers du tourisme durable et apporte

quelques bouleversements dans les manières de voyager. Cette approche repose sur les valeurs

du développement durable et vient se placer en opposition des principes du tourisme de masse

exposé ci-dessus.




        1.2.2 LE CONSOMMATEUR SOCIALEMENT RESPONSABLE
   La consommation fait l’objet d’une vague éthique et la manifestation des préoccupations

sociales et environnementales par les consommateurs est de plus en plus fréquente. C’est un

changement des mentalités qui s’opère et le résultat se manifeste par une baisse des bénéfices

personnels pour le compte des bénéfices sociaux (Freestone et Goldrick, 2007). La

consommation responsable va aujourd’hui au delà du commerce de solidarité Nord/Sud et du
21



boycott car elle intègre les valeurs de vie des consommateurs dans les achats (Binninger et

Robert, 2008). Selon Webster (1975), les consommateurs socialement responsables se

définissent comme « des personnes qui considèrent les conséquences sociales de leur

consommation et qui se servent de leur pouvoir d’achat pour influencer la société » (dans

d’Astous et Legendre, 2009, p. 40; Binninger et Robert, 2008, p. 53)

Cette forme de consommation peut se manifester par des comportements d’évitement de produit

considérés dangereux pour l’environnement, d’activisme au travers de boycott de produit ou

encore d’attirance envers les produits considérés comme éthiques.



   Cependant, les consommateurs ne sont pas prêts pour autant à sacrifier leur confort et leur

style de vie pour satisfaire des causes sociales (d’Astous et Legendre, 2009). Malgré le faible

nombre des études sur le tourisme durable en raison de sa récente apparition, le consommateur

en tourisme durable semble se rapprocher des aspirations du consommateur socialement

responsable.




        1.2.3 LE CONSOMMATEUR EN TOURISME DURABLE AUJOURD’HUI
   Peu d’études sur le tourisme durable existent et les approches sont encore au stade

exploratoire. La littérature est essentiellement consacrée sur sa mise en application (Prim-Allaz

et François-Lecompte, 2009 ; Lansing et De Vries, 2007 ; Cukier, 2002 ; Davidow, 2001). Pour

lutter contre ces lacunes, les chercheurs proposent de s’appuyer sur certains aspects de la

responsabilité sociale des consommateurs dans leurs achats. Ainsi, Prim-Allaz et François-

Lecompte (2009) considère le touriste durable proche des aspirations du consommateur

socialement responsable. D’une manière générale, le consommateur considéré éthique dans ses

voyages se caractérise comme : un grand voyageur, curieux, à la recherche de nouvelle
22



expérience, amateur de culture, de plein air et de sport (Laliberté, 2009). Il a tendance à changer

ses habitudes de vie en privilégiant les produits et services ayant une forte connotation

environnementale et d’importantes valeurs sociales. Les produits qu’il considère éthique ne le

sont pas forcément à 100%. Très souvent il suffit que le consommateur remarque un effort de

l’organisation pour limiter ses effets négatifs sur l’environnement pour l’accepter en tant que tel

(Manaktola et Jauhari, 2007). L’étude récente de Prim-Allaz et Francois-Lecompte (2009, pp.

6), renforce sa description en le donnant « plus éduqués, avec des revenus plus élevés et plus

soucieux d’en apprendre davantage ».

     Selon Laliberté (2009), le consommateur se segmente psychographiquement en 4 groupes

face au DD : les indifférents (23%), les réfractaires (11%), les purs (19%) et les sympathisants

(47%)13. L’étude de Prim-Allaz et Francois-Lecompte (2009) pour sa part suggère 5 profils

(voir tableau 2) : les néodurables (les plus durables), les campeurs, les séjours–clubs, les

institutionnelles cultureux et les durables d’aventures (les moins durables).




13LALIBERTÉ, Michèle, « Le développement durable, il faut le faire pour de bonnes raisons (Compte rendu de
conférence) », Réseau de Veille en Tourisme, (2009), pp. 1-4
23




 Tableau 2 : Typologie des consommateurs en tourisme durables selon Prim-Allaz

                                        et François-Lecompte (2009).

                                                            Séjours-           Institutionnels
                  Néodurables            Campeurs                                                  Durables d’aventure
                                                            Clubs              Cultureux
                                                                               Pas durable.        Durable sur       les
                                                            Les    moins
Profil            Durable                Peu durable                           Concept vue         destinations
                                                            durables
                                                                               utopique            lointaines
                                                            750 euros par
Budget            Serré                  Assez serré        semaine            haut budget         ---
                                                            environ
Intérêt                                  Ne recherche       Détente    et
                                                                               Culture        et   Rencontre          et
dans les          Rencontre              rien        en     dépaysement.
                                                                               nature              expériences fortes
voyages ?                                particulier        Plaisir
Mode de           Individuellement       Seul,     sans                                            Organise seul leur
                                                            Organisé           Organisé
voyage ?          et seul                intermédiaire.                                            voyage
Logement          Amis                   Camping            Hôtel              Hôtel               N’importe où
Combien           Moins
de temps          longtemps       que    ---                ---                ---                 longtemps
part-il?          les autres
Où va-t-                                Près. Jamais Loin.         En
                  Près de chez lui                                      ---             Loin
il ?                                    d’avion         avion
                                     Source : Adaptation selon Prim-Allaz et Francois-Lecompte (2009)



      L’implication de la consommation éthique dans les voyages a tendance à varier selon que le

voyageur part de façon libre et indépendante (« free and indépendants travelers ») ou en groupe

(« group inclusive travelers ») (Lew, 1997). Le groupe des indépendants est plus soucieux de

l’environnement et du développement socioculturel de la destination choisie (Lew, 1997).

      Selon Priskin (2009)14, 70% des personnes auraient volontairement utilisé des moyens de

transport à faible impact (ex : autobus au lieu de l’avion) dans le passé. Mais, parmi ceux

n’ayant encore jamais rien fait, 93% l’envisageraient à l’avenir (ou pourraient l’envisager). En

ce qui concerne les voyageurs d’affaire, 34% chercheraient des hôtels respectueux de

14
     Priskin, cahier du participant du Symposium International de Tourisme Durable, Québec (Qc), 2009.
24



l’environnement et 28% seraient près à payer 10% plus cher pour séjourner dans ce type

d’établissement. Les 5 actions écologiques les plus recherchées par ces voyageurs sont : le

recyclage, l’économie d’électricité, les fenêtres écoénergétiques, les produits de nettoyage et la

possibilité de réutiliser les draps et serviettes.

   De plus, les consommateurs restent conscients de la menace existante de la part du tourisme

mais ils ne perçoivent pas leur propre impact sur les aires naturelles visitées (Hillery et Al,

2001).




1.3 VALEURS ET RISQUES PERÇUS

           1.3.1 RISQUES PERÇUS
   Le concept de risque perçu a été introduit par Bauer dans les années 60 (dans Ward et Al,

2009 ; dans Snoj et Al, 2004) pour comprendre les freins du consommateur dans ses décisions

d’achat.

  À l’époque, il les définit selon deux dimensions : l’incertain et la conséquence négative

(Aqueveque, 2006 ; Snoj et Al, 2004 ; Mitchell, 1999 ; Stone et Mason, 1995). L’incertain

représente une part inconnue par le consommateur. Ainsi, en fonction du produit (prix,

caractéristiques techniques, etc.) et de la situation, l’importance de cet incertain sera plus ou

moins grande et influencera son choix. La conséquence négative s’identifie au travers de cinq

types de pertes (Aqueveque, 2006 ; Solomon et Al, 2004) : perte financière, perte de

performance, perte physique, perte psychologique et perte sociale.

   Cette approche fût, par la suite, reprise pour lui donner une approche multidimensionnelle.

Le risque perçu se définissant ainsi comme la prévision subjective par le consommateur des

pertes envisageables lors de l’évaluation de tous ses choix alternatifs (Aqueveque, 2006). En

d’autres mots, il est la probabilité que les résultats diffèrent des prévisions (Ward et Al, 2009).
25



L’approche multidimensionnelle reconnaît 5 risques communs (Solomon et Al, 2004 ; Snoj et

Al, 2004 ; Stone et Mason, 1995 ; Peter et Ryan, 1986 ; Bearden et Mason, 1978) :

       1. Performance : risque que le produit ne fonctionne pas, mal ou pas comme le

       consommateur le souhaite.

       2. Financier : risque de perdre de l’argent avec le nouveau produit, d’investir plus

       d’argent que dans recevoir. Cette dimension revêt un caractère fort et la connaissance

       du prix engage le consommateur dans des comparaisons entre les produits et des

       approfondissements dans l’information pour faire le bon choix (Michaelidou et

       Christodoulides, 2009). Une étude sur les musées montre que la gratuité contribue à

       diminuer ce risque en plus des risques fonctionnel, psychologique, temporel et social

       (Bourgeon-Renault et al, 2009).

       3. Physique : risque que le consommateur se fasse mal ou blesse les autres en utilisant le

       produit.

       4. Psychologique : risque de choisir un mauvais produit qui pourrait avoir des effets

       négatifs sur l’état psychologique du consommateur.

       5. Social : risque de choisir un produit ayant un impact sur le statut du consommateur

       par rapport à ses amis, familles et/ou collègues.

   Certains auteurs ajoutent la notion de temps comme sixième risque. Il s’agit du risque de

perdre du temps pour un éventuel échange lié à des problèmes techniques ou autres (Ward et al,

2009). À noter que le risque perçu des consommateurs varie en fonction des différentes

situations d’achat (Stone et Mason, 1995) et que le degré d’influence se base sur les croyances

perçues dans une situation donnée.

   D’un point de vue éthique, les risques perçus constituent un fort antécédent aux

comportements non éthiques (Tan, 2002). Lors de la revue de littérature, malgré les nombreuses

études sur les risques perçus en comportement du consommateur, aucune étude portant sur
26



l’influence des risques perçus en tourisme durable n’a été identifiée. Ainsi, leur étude dans le

cadre du tourisme durable semble justifiée.




        1.3.2 VALEURS


        1.3.2.1 Définition des valeurs

   Les sciences sociales s’intéressent au concept de valeur face à l’attitude et les motivations

personnelles depuis au moins cinq décennies (Dubois, 2005). Rokeach en est un des premiers

spécialistes. Il les définit comme « une croyance persistante qu'un mode spécifique de conduite

(…) est personnellement ou socialement préférable à un mode différent ou inverse de conduite »

(1973, p.5, traduction libre). Les valeurs constituent ainsi des croyances durables à propos de

buts fondamentaux (valeurs terminales) et de modes de conduite souhaitables (valeurs

instrumentales).

   Dans le même sens, Schwartz (1992) ou plus récemment, Nepomuceno et Porto (2010)

considèrent les valeurs comme étant un but désirable qui transcende les situations, varie en

importance et sert de guide de principes dans la vie d’un individu ou d’une identité sociale.

Généralement, dans la littérature, les chercheurs lient le concept des valeurs à la prise de

décision du consommateur, celui-ci préférant un produit ou un service affichant des valeurs

correspondantes à ses valeurs personnelles (Manaktola et Jauhari, 2007). Par exemple, la

propension d’un individu à consommer un produit vert est affectée par sa valeur personnelle

transcendance de soi (Thogersen et Olander, 2002).
27



   La littérature reconnaît aux valeurs 5 grandes caractéristiques (Dubois, 2005; Schwartz,

1992) :

          - Les valeurs évoquent des concepts et croyances

          - Les valeurs se rapportent à des états désirables ou comportement

          - Les valeurs transcendent les situations spécifiques

          - Les valeurs guident les comportements

          - Les valeurs s’ordonnent pour créer un système de valeurs




          1.3.2.2 Valeurs et consommation responsable

   Schwartz (1992), à qui l’on doit beaucoup au cours des deux dernières décennies dans

l’évolution des connaissances de la psychologie interculturelle à propos des valeurs, propose

une liste de valeurs personnelles ayant une influence sur les décisions du consommateur quant à

l’aspect « durable ». Ces valeurs sont regroupées sous quatre dimensions : Conservation

(« conservation »), ouverture au changement (« openness to change »), altruisme (« altruism »)

et amélioration individuelle (« self-enhancement ») (Fritzche et Oz, 2007; Follows et Jobber,

2000). Une étude de Weeden (2009), basée sur la liste de valeur de Schwartz, a relevé quatre

valeurs auprès des touristes dits « durables » : le respect de l’environnement, de la population et

de soi-même; la responsabilité; le partage; et la connexion avec la population. Ces valeurs

restent proches de celle ressorties lors d’études sur la consommation éthique (Binninger et

Robert, 2008) et leur utilisation dans cette présente étude s’avère justifiable afin de mesurer les

critères permettant aux individus d’agit ou même de justifier leurs actions.
28




                        CHAPITRE 2 : MÉTHODOLOGIE



Après avoir clarifié la problématique de cette recherche et réalisé une revue de littérature sur le

sujet, ce chapitre présente la démarche méthodologique utilisée pour mieux comprendre le rôle

des valeurs et des risques perçus dans la prise de décision d’un consommateur en contexte de

tourisme durable. Cette démarche se décompose en deux phases. En premier lieu, une

méthodologie qualitative basée sur la méthode de la Means-End Chain. Puis, en second lieu,

une méthodologie d’étude de cas.
29




2.1 PHASE 1 : TECHNIQUE DE LA MEC

        2.1.1 TYPE DE RECHERCHE ET MÉTHODE DE COLLECTE DE DONNÉES.
   L’analyse qualitative est priorisée pour amorcer cette étude en raison de la rareté des

recherches antérieures sur le sujet. Ainsi, le but de cette étape est d’obtenir une étude

exploratoire sur les valeurs et les risques perçus des consommateurs face au tourisme durable,

cette nouvelle tendance touristique. Pour ce faire, l’utilisation de la Means-End Chain est

choisie. Il s’agit d’une méthode qualitative opérationnalisée au travers de technique d’entretiens

structurés (McDonald et Al, 2007) réalisés sur la base d’échelles (soft ou hard). De plus, elle a

déjà fait ses preuves antérieurement dans le domaine touristique d’une façon satisfaisante

(Weeden, 2009 ; Wang, 2008 ; McDonald et Al, 2007 ; Watkins, 2007 ; Klenosky et Al, 1993).

Elle suppose que le consommateur acquiert et utilise le produit ou service pour accomplir des

fins voulues (Simová, 2009). D’un point de vue plus managérial et marketing, cette méthode

permet de positionner les produits en associant les aspects physiques ou attributs du produit de

manière à chercher l’état désiré par le consommateur (Klenosky et al, 1993; Gutman, 1982).




        2.1.1.1 Définition de la MEC

   La méthode de la Means-End Chain (MEC) fut élaborée en 1982 par Gutman (Gutman,

1982). « Means » représente les objets (produits) ou activités dans lesquelles les personnes

s’engagent (exemple : courir, lire,…) et « End » caractérise les états de fin tel que la sécurité,

l’accomplissement, le bonheur,… Ainsi, la MEC est « un modèle qui cherche à expliquer

comment un produit ou un service sélectionné facilite la réussite des états de fin désirés »

(Gutman, 1982, pp 60). En d’autres mots, elle cherche à comprendre comment le consommateur

lie les attributs d’un produit ou service avec des conséquences particulières de son utilisation,
30



ses valeurs personnelles, ses motivations profondes (Kaciak et Cullen, 2006). Cette méthode

repose sur la jonction de 4 autres méthodes (Gutman, 1988) : Rokeach (1973), Vinson, Scott et

Lamont (1977), Howard (197 et Young et Feigin (1975).

   Selon Rokeach (1968 et 1973), la valeur est une « préférence pour un état de fin » (dans

Gutman, 1988, pp. 63) et seuls les comportements en lien avec le maintien ou l’amélioration

d’une estime sont guidés par cette dernière. Vinson, Scott et Lamont (1977) offrent une

approche de valeurs globales à un niveau plus central. Pour eux, les valeurs sont une sorte de

« pont » servant à combler l’écart existant entre la conception traditionnelle (les valeurs sont

globales) et l’évaluation des croyances au travers des attributs des produits. Howard (1977),

suggère une approche sémantique pour hiérarchiser des catégories dans lesquelles les marques

sont placées par les consommateurs. Les catégories supérieures englobent les catégories

inférieures. Enfin, Young et Feigin (1975) lient, dans leur méthodologie, les bénéfices

psychologiques ou émotionnels d’un produit. La chaîne des bénéfices commence par la

description du produit en incluant un attribut spécifique du produit. La méthode se concentre sur

la verbalisation permettant de fournir une structure pour la résorption de problème marketing.




        2.1.1.2 Méthodes de collectes et d’analyse

   La procédure de collecte généralement adoptée se décompose en trois étapes (Kaciak et

Cullen, 2006).
31



   Ainsi, les répondants :

Fournissent les attributs les plus importants selon eux sur le sujet donné (les 3 plus importants

généralement) suite à une multitude de questions synonymes;

Ensuite ils définissent les conséquences qu’ils perçoivent pour chacun des attributs donnés;

Enfin, ils identifient le « pourquoi » de leurs motivations, de leurs valeurs personnelles. Cela se

traduit souvent pas la question « Pourquoi est important pour vous ? » (Klenosky et al, 1993).

   Deux types de méthodes se font pour mener à bien la technique de la Means-End Chain. Il

s’agit de la Ladder L et la Summary Implication Matrix (SIM) (Kaciak et Cullen, 2006). La

ladder L cherche à définir si la catégorie présente dans l’une des échelles est suffisamment

donnée pour être considérée. La SIM cherche quand à elle à représenter le nombre de fois que

les catégories ressortent.

   Dans le cadre de cette recherche, la méthode Sim est priorisée pour l’analyse car il s’agit de

la méthode préférére d’une majorité de chercheurs (Kaciak et Cullen, 2006). De plus, compte

tenu que nous n’avons pas de catégories prédéfinies, la Sim est recommandée.




        2.1.2 MÉTHODE D’ÉCHANTILLONNAGE
   Généralement, un échantillon de 40 à 45 personnes est choisi pour ce genre d’étude lorsqu’il

s’agit de la méthode principale de l’étude (Wang, 2008 ; Watkins, 2007). Cependant, dans notre

cas, considérant que cette     recherche exploratoire utilisera d’autres méthodologies (focus

groupes, étude de cas, enquête par questionnaire), un échantillon d’environ 20 personnes sera

considéré sous la forme de deux groupes de discussion d’environ 10 personnes recrutées dans la

faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke. La méthode d’échantillonnage de

convenance a été retenue dans cette étude. Cette méthode non probabiliste se base sur le fait que

les individus sont au bon endroit, au bon moment. C’est une méthode moins coûteuse et plus
32



rapide car les participants sont plus accessibles et plus coopératifs. L’utilisation d’un échantillon

de convenance permet au chercheur de mieux comprendre une situation complexe et de se

familiariser avec une réalité peu ou mal connue afin de préparer une recherche qualitative.

Cependant, cette méthode comporte quelques biais et les résultats ne pourront être inférés à la

population. Toutefois la pratique montre qu’une telle méthode peut s’utiliser pour les recherches

exploratoires (Malhotra, 1999).

   Il faut noter cependant la présence de deux questions filtres : les participants doivent être

âgés de plus de 18 ans et être des consommateurs de voyages pour pouvoir participer à l’étude.




        2.1.3 PROCÉDURE DE COLLECTES DE DONNÉES.
   La procédure de collecte des données s’est déroulée à l’Université de Sherbrooke le 30

Novembre et le 02 Décembre 2009. Les personnes ont été contactées au travers d’affichettes

placées dans le bâtiment de la faculté d’administration. Elles ont été invitées à manifester leur

intérêt à participer en envoyant un courriel à Melanie.Brieu@USherbrooke.ca et à demander de

plus ample renseignement si cela leur était nécessaire.

   Toutes les personnes se sont vues informées de la confidentialité des réponses, du cadre de

l’étude (maîtrise en administration) et qu’il s’agissait de répondre sur une base du volontaire. Il

était mentionné finalement que la recherche portait sur l’étude des valeurs et des risques perçus

du tourisme durable. Au total, 13 personnes ont répondu favorablement à l’étude en remplissant

les critères d’admissibilités.
33



        2.1.4 MÉTHODE D’ÉLABORATION DU GUIDE D’ANIMATION
   Le guide d’entretien se compose de 4 sections. Dans un premier temps, en guise

d’introduction, le contexte de l’étude, le fonctionnement et les règles à suivre pour avoir un

déroulement optimal ont été rappelées aux participants. Le formulaire de consentement devait

être remplis et remis au début du groupe de discussion.

   Dans la deuxième partie, une phase de réchauffement a eu lieu pour mettre les participants à

l’aise. Les questions portaient sur leurs voyages antérieurs, leurs destinations préférées, leurs

futures vacances, leur mode d’information (internet, agence de voyage, …) et les critères les

plus importants dans le choix de leurs vacances. Le tourisme durable fut légèrement abordé pour

voir si tous les participants connaissaient le concept.

   Dans la troisième phase de l’entretien (phase principale et détaillée), un éclaircissement sur

la définition officielle du TD ainsi que la présentation d’une vidéo fut réalisé pour mettre les

participants à l’aise avec le concept. Par la suite, les questions portant sur les valeurs et les

risques perçus furent abordées en fonction des différents points trouvés dans la littérature en

foction d’un cas pratique : les Spas. Avant de conclure cette partie, des questions ont porté sur

le tourisme dans les Cantons-de-l’Est pour mesurer si les participants considèrent cette région

québécoise comme une destination durable. Les questions posées suivaient la logique de la

technique MEC afin de mieux comprendre les motivations profondes des participants.

La dernière partie de l’entretien permettait de conclure en demandant aux participant de

s’attribuer une note afin d’évaluer par eux même combien ils se donnaient en tant que touriste

durable. Le guide d’animation des groupes de discussion est disponible en annexe I.
34



2.2 PHASE 2 : ÉTUDE DE CAS

        2.2.1 CONTEXTE : LE SPA EASTMAN
   Le Spa Eastman est considéré au Québec comme un « précurseur » dans le développement

durable appliqué au secteur touristique. Depuis sa création en 1977, il allie dans sa stratégie le

social, l’économique et l’environnemental par le biais de la santé. Aujourd’hui, il est reconnu

mondialement pour ses actions. Suite aux nombreux prix remportés pour ses engagements

responsables (Prix Phoenix 2008, Attestation « Ici on recycle ! », Grands prix du tourisme dans

la catégorie tourisme durable), le Spa Eastman se considère comme un des ambassadeurs du

développement durable. L’ensemble de ses actions vise à conserver et utiliser durablement les

ressources sur les trois piliers du développement durable. Ainsi, pour le volet environnement,

des actions telles les 3R (Réduction, Réemplois, Recyclage), la protection des forêts,

l’économie d’eau (par la mise en place de limitateurs de débit) et d’énergie (par des fenêtres de

haute efficacité thermique) sont valorisées. Pour la dimension sociale, il faut souligner les

efforts sur la sur la santé et la sécurité au travail, la formation, la sensibilisation face à la

clientèle par des instructions pour réduire le nombre de lavage des serviettes dans les chambres

et l’amélioration continue. Enfin pour le volet économique, des actions en faveur de la

communauté (préférence des produits locaux), du transport collectif et de la culture sont

développées.




        2.2.2 LES OUTILS DE LA COLLECTE DE DONNÉES
   L’étude de cas est une méthode de recherche limitée à un domaine d’investigation particulier

pour fournir une analyse approfondie du contexte (Gagnon, 2005). Une de ses principales

spécificités réside dans la combinaison de différents moyens de collectes de données tels le

recours aux archives, aux interviews, aux questionnaires et aux observations (Eisenhardt, 1989).
35



Il faut cependant retenir la présence de limites (Gagnon, 2005). En effet, cette technique est

assez onéreuse en temps et sa validité externe peut être remise en cause pour une reproduction

difficile. Une autre limite réside dans la généralisation des résultats. Cependant, cette dernière

peut-être atténuée par l’introduction de méthodes quantitatives.

   L’étude de cas de ce mémoire combine et triangule trois outils de collecte de données : des

données secondaires, des groupes de discussions et une enquête quantitative.




        2.2.2.1 Données secondaires

   Les données secondaires sont des informations publiées par des organismes publics ou privés

tel Statistique Canada ou des entreprises. Elles sont recueillies pour répondre à des problèmes

précis. L’intérêt de ces sources réside dans la faiblesse de leur coût d’acquisition ainsi que la

rapidité à les avoir (Gauthier, 2003). Cependant, très souvent, les informations rassemblées ne

répondent que partiellement aux problèmes. De plus, il peut arriver que très peu de données

secondaires existent sur le sujet analysé (Gauthier, 2003).

   Les données secondaires de ce mémoire reposent sur le Spa Eastman et son implication

envers le DD. Les informations recueillies ressortent d’une analyse du site internet du Spa

Eastman (www.spa-eastman.com), du rapport annuel de 2008/2009, d’un entretien mené avec

les deux dirigeants du Spa ainsi que d’informations publiées sur internet à leur sujet.




        2.2.2.2 Groupes de discussions

   Deux groupes de discussions d’environ 10 personnes ont été menés selon la technique

qualitative de la MEC. Cette méthode est « un modèle qui cherche à expliquer comment un

produit ou un service sélectionné facilite la réussite des états de fin désirés » (Gutman, 1982,
36



p.60). Les participants étaient issus du secteur tertiaire (employés et universitaires) et âgée de 25

à 55 ans. Lors des groupes, nous avons comparé les visions des participants entre le Spa

Eastman, réputé pour ses engagements durables et le Spa Bromont, réputé pour la qualité des

soins. Il s’agit des groupes de discussions relatifs à la phase qualitative de cette recherche

développés précédemment dans la partie « 2.1. Phase 1 : Technique de la MEC ».




        2.2.2.3 Enquête quantitative

   Une enquête quantitative exploratoire et causale a été menée pour connaître les perceptions

des gens face aux dimensions du tourisme durable mais également pour mesurer les liens entre

les variables valeurs et attitude, risques perçus et attitude puis attitude et intention de choix.

L’approche quantitative de cette étude de cas repose sur la théorie de l’action raisonnée de

Ajzen et Fishbein (1980) et des valeurs et risques perçus que nous pouvons trouver en tourisme.

Un plan d’expérimentation (1X5) par scénario sous forme d’un questionnaire auto administré

est utilisé pour comparer l’impact des dimensions du tourisme durable sur le comportement des

consommateurs de voyages.

   Comme cette enquête quantitative représente l’élément central de la phase 2 de ce mémoire,

les prochaines lignes présentent le cadre conceptuel et les détails de la méthodologie.




        2.2.3. CADRE CONCEPTUEL ET VARIABLES DE L’ÉTUDE DE LA PHASE 2


        2.2.3.1. Cadre conceptuel

La figure 3 représente le cadre général de l’étude de cette recherche sous schéma. Il est bâti sur

la théorie de l’action raisonnée de (Ajzen et Fishbein, 1980) et des valeurs et risques perçus que

l’on peut trouver en tourisme. Le modèle suivant cherche à évaluer l’influence des valeurs et
37



des risques perçus d’un consommateur sur ses attitudes et ses intentions d’achat face à

différentes offres de forfaits Spas de façon à voir qu’elle composante ou qu’elles composantes

du tourisme durable a le plus d’impact sur l’intention de consommer lesdits forfaits.




                             Figure 3. Cadre général de l’étude




       VALEURS


                                            ATTITUDE                        INTENTION



    RISQUES PERCUS




   Afin de mieux comprendre le cadre conceptuel, les variables seront définies dans un premier

temps puis les relations entre celles-ci seront énoncées.


        2.2.3.2 Définition des concepts


                2.2.3.2.1 Valeurs

   Tel que mentionné lors de la revue de littérature précédente, il existe de nombreuses listes de

valeurs pour comprendre les consommateurs furent développées. Nous pouvons mentionner par

exemple, la « Rokeach’s value Survey », la « List Of Value » (LOV) ou encore le modèle

« Values and Lifestyle Segmentation » (VALS) (Weeden, 2009; Heath, 1996; Khale et

Kennedy, 1986).
38



     Dans le secteur touristique, Weeden (2009) s’est penché sur le consommateur responsable en

s’appuyant sur la liste de valeurs de Schwartz. Il en ressort une liste de valeurs propre aux

touristes responsables. Les quatre principales valeurs identifiées lord de son étude sont 1) le

respect envers l’environnement et autrui mais aussi le respect envers soi-même (cité 40 fois), 2)

la responsabilité individuelle devant l’environnement et les populations (cité 37 fois), 3) le

partage avec autrui (cité 37 fois) et 4) la connexion avec les autres (cité 36 fois). Le tableau 2

résume l’ensemble des valeurs de Weeden avec le nombre de citation et leur lien avec la liste de

Schwartz.



             Tableau 2 : Valeurs identifiées dans l’étude de Weeden (2009)

Nombre         Valeurs                              Nombre        Valeur Schwartz (1992)
                                                    de citation
1              Respect – des autres, mutuel, de     40            Tradition, Conformité
               soi, des animaux                                   Direction de soi
2              Responsabilité,       devoir     –   37            Bienveillance
               Individuel et collectif. Empathie
3              Partage      –     Connaissances,    37            Universalisme et bienveillance
               croyances,            expériences,
               ressources
4              Connexion avec les gens et           36            Bienveillance et sécurité
               reconnexion
5              Intendance – protection de           31            Universalisme
               l’environnement
6              Équité, justice, justice sociale,    30            Universalisme
               Répartition     équitable      des
               richesses
7              Réalisation,        apprentissage,   25            Direction de soi
               connaissance
8              Liberté,            indépendance,    24            Direction de soi
               autonomie
9              Plaisir                              23           Hédonisme
10             Paix intérieure                      22           Universalisme et spiritualité
                                                         Source : Weeden (2009)- Traduction libre
39



   Le présent mémoire s’appuiera sur ces quatre principales valeurs pour diférentes raisons.

Tout d’abord, elles sont le résultat d’une étude psychologique poussée sur les valeurs associées

envers un tourisme responsable. Ces quatre valeurs sont proches des résultats obtenus lors de

l’étude qualitative préliminaire menée pour cette étude et enfin, elles sont assez proches des

valeurs que nous pouvons trouver chez les consommateurs socialement responsable. L’analyse

de ces valeurs devrait permettre d’en apprendre d’avantage sur les comportements des

consommateurs face aux voyages durables.




                2.2.3.2.2 Risques perçues

   Tel que mentionné au chapitre précédent, la littérature reconnaît 5 risques communs

(Solomon et Al, 2004 ; Snoj et Al, 2004 ; Stone et Mason, 1995 ; Peter et Ryan, 1986 ; Bearden

et Mason, 1978), soit le risque :

De performance : risque que le produit ne fonctionne pas, mal ou pas comme le consommateur

le souhaite.

Financier : risque de perdre de l’argent avec le nouveau produit ou risque d’investir plus

d’argent que dans recevoir. La connaissance du prix engage le consommateur dans des

comparaisons entre produits et des tentatives d’approfondissement d’information pour faire le

bon choix (Michaelidou et Christodoulides, 2009).

Physique : risque que le consommateur se fasse mal ou blesse les autres en utilisant le produit.

Psychologique : risque de choisir un mauvais produit qui pourrait avoir des effets négatifs sur

l’état psychologique du consommateur.

Social : risque de choisir un produit ayant un impact sur le statut du consommateur par rapport à

ses amis, familles et/ou collègues.
40



   Ce mémoire se reposera sur l’ensemble des risques perçus : performance, sécurité, social,

psychologique et financier de manière à les analyser indépendamment.




                 2.2.3.2.3 Attitudes et intentions d’achat

   Les attitudes constituent une prédisposition à un comportement et sont considérées

relativement stables dans le temps. En conséquence, elles permettent de prédire un

comportement envers un produit ou service car elles correspondent à des croyances personnelles

à un moment donné (Chang, 1998 ; Mitchell et Olson, 1981). La littérature reconnaît dans les

attitudes 3 caractéristiques générales : 1) un état mental, 2) une valeur, croyance, sentiment et 3)

une prédisposition à un comportement ou une action. (Altmann, 2008)



   L’intention comportementale dépend de deux antécédents : les attitudes et les normes

subjectives. Les attitudes représentent le sentiment favorable ou défavorable envers un

comportement. Les normes subjectives donnent la perception d’une personne de l’acceptation

d’un comportement par un nombre important ou faible de personne (Chang, 1998).

   Fishbein propose une relation causale entre les variables cognitives qui sont les croyances,

les attitudes et les intentions avec sa théorie de l’action raisonnée (Mitchell et Olson, 1981).

   En tourisme, une attitude est vue comme la prédisposition ou le sentiment envers une

destination basée sur de multiples attributs et elle vient affecter le choix de la destination (Siu

Ian, 2005).

   L’utilisation de la théorie de l’action raisonnée de Fishbein sera utilisée dans cette recherche

du fait qu’elle utilise l’attitude comme antécédent à l’intention d’agir. Cette théorie peut être

vue comme un modèle avec attributs multiples où le choix se fait selon certaines conditions

risquées, à laquelle l’utilité se rajoute et où la situation va influencer les choix (Etter, 1975). Elle
41



se mesure par une échelle de Likert avec des questions telles « j’ai l’intention de… » pour

évaluer les efforts fournis à l’adoption d’un comportement.




        2.2.3.3 Relations entre les variables


                2.2.3.3.1 Lien entre les valeurs d’un consommateur et les attitudes

   Les valeurs sont un antécédent à l’attitude de consommation par leur influence sur l’intention

d’achat (Manahtola et Jauhari, 2007; Vermeir et Verbeke, 2006). Elle sont la raison, la

motivation de ce qui affecte les comportements des consommateurs. Ainsi, une personne qui

perçoit la valeur d’universalisme dans un forfait touristique alors qu’elle fait partie de ses

propres valeurs sera plus encline à choisir le dit forfait par rapport à un autre (Vermeir et

Verbeke, 2006). Partant de ce constat, les hypothèses suivantes sont énoncées :



   H1 : il existe une relation positive entre la valeur respect et l’attitude envers une offre

durable;

   H2 : il existe une relation positive entre la valeur responsabilité et l’attitude envers une offre

durable;

   H3 : il existe une relation positive entre la valeur partage et l’attitude envers une offre

durable;

   H4 : il existe une relation positive entre la valeur connexion et l’attitude envers une offre

durable.
42



                 2.2.3.3.2 Lien entre les risques perçus d’un consommateur et les

                 attitudes et intentions d’achats

   Le risque perçu fait partie intégrante du cadre conceptuel général de la prise de décision dans

laquelle un consommateur va choisir un produit, un service ou une marque (Bielen et Sempels,

2006). Ainsi, un consommateur qui ressent de nombreux risques face à un forfait touristique

durable particulier aura tendance à avoir une attitude défavorable à son adoption surtout si, ces

derniers sont supérieurs aux avantages perçus (les valeurs, les avantages). Partant de ce constat,

les hypothèse suivantes sont énoncées :



   H5 : il existe une relation négative entre le risque financier perçu et l’attitude envers une

offre durable;

   H6 : il existe une relation négative entre le risque de performance perçu et l’attitude envers

une offre durable;

   H7 : il existe une relation négative entre le risque physique perçu et l’attitude envers une

offre durable;

   H8 : il existe une relation négative entre le risque psychologique perçu et l’attitude envers

une offre durable;

   H9 : il existe une relation négative entre le risque social perçu et l’attitude envers une offre

durable.
43



                 2.2.3.3.3 Lien entre attitude et intention d’achat

   Selon la théorie de l’action raisonnée de Fishbein et Azjen (1980), l’attitude est un

antécédent à l’intention et se définit comme une prédisposition à un comportement relativement

stable dans le temps. Dans la littérature scientifique en marketing, ce lien a été démontré a

plusieurs reprises (Solomon, 2004). Ainsi, l’hypothèse suivante est énoncée : il existe une

relation positive entre une attitude positive envers un forfait et une intention de le choisir.




        2.2.4 MÉTHODOLOGIE DE LA PHASE QUANTITATIVE


        2.2.4.1 Type de recherche et méthode de collecte de données.

   La recherche présentée ici est de nature exploratoire et causale. Exploratoire car les

connaissances actuelles sur le tourisme durable sont très limitées par le manque d’étude (Prim

Allaz et François Lecompte, 2009) et d’indicateurs pour le chiffrer (Priskin, 2009). Ainsi, il est

intéressant d’analyser les liens entre les valeurs, les risques perçus et les intentions de choisir

une destination regroupant une ou plusieurs dimensions du tourisme durable.

Outre le côté expérimental de cette recherche, elle est également causale. La recherche causale

cherche à analyser les effets d’une variable sur une autre. Pour se faire, la méthode

d’expérimentation par scénarios est choisie sous forme de questionnaires auto-administrés.

Cette technique est simple pour rejoindre le nombre de répondant nécessaire. De plus, elle

permet d’opérationnaliser des construits complexes.
44



        2.2.4.2 Plan expérimental

   Cinq scénarios ont été proposés aux différents répondants. Ils devaient simuler un contexte

d’achat de forfait Spa au Québec.

Le scénario 1 servait de contrôle et n’intégrait aucune dimension du tourisme durable.

Autrement dit, il représentait un forfait Spa classique tel que nous les trouvons la plupart du

temps. Pour les scénarios 2, 3 et 4, chacune des dimensions du tourisme durable (soit dans le 2,

la dimension environnementale, dans le 3, le pilier social et dans le 4, l’économique) est testée

individuellement avant de les mettre ensemble dans le dernier scénario (numéro 5).

Chacun des répondants s’est vu assigné aléatoirement à un des cinq scénarios. Les 4 premiers

groupes sont composés de 150 répondants et le dernier de 200. Pour comparer les groupes entre

eux, un plan expérimental (1X5) fut créé (voir le tableau 3).
45



Tableau 3. : Design expérimental de l’impact des dimensions du tourisme durable

                 sur le comportement des consommateurs de voyages.

           Avant la présentation       Après la présentation du stimulus
           du stimulus
           Mesure                      Traitement                  Mesure
Groupe 1   - Profil du répondant       - Scénario 1 (T1)           - Valeurs
n=50       - Attitude envers le        - Forfait Spa sans          - Risques perçus
           forfait                     dimension du tourisme       - Intentions envers      le
                                       durable                     forfait
                                                                   - Attitude envers        le
                                                                   forfait
Groupe 2   - Profil du répondant - Scénario 2 (T2)                 - Valeurs
n=50       - Attitude envers le -     Forfait    Spa           +   - Risques perçus
           forfait               dimension                         - Intentions envers      le
                                 environnement                du   forfait
                                 tourisme durable                  - Attitude envers        le
                                                                   forfait
Groupe 3   - Profil du répondant Scénario 3 (T3)                   - Valeurs
n=50       - Attitude envers le -     Forfait    Spa           +   - Risques perçus
           forfait               dimension sociale            du   - Intentions envers      le
                                 tourisme durable                  forfait
                                                                   - Attitude envers        le
                                                                   forfait
Groupe 4   - Profil du répondant Scénario 4 (T4)                   - Valeurs
n=50       - Attitude envers le -     Forfait    Spa +             - Risques perçus
           forfait               dimension économique              - Intentions envers      le
                                 du tourisme durable               forfait
                                                                   - Attitude envers        le
                                                                   forfait
Groupe 5   - Profil du répondant Scénario 5 (T5)                   - Valeurs
n=200      - Attitude envers le - Forfait Spa + les trois          - Risques perçus
           forfait               dimensions du tourisme            - Intentions envers      le
                                 durable                           forfait
                                                                   - Attitude envers        le
                                                                   forfait




       2.2.4.3 Méthode d’échantillonnage

   Aux fins de l’étude, la population étudiée a été rejointe au travers de l’utilisation des réseaux

sociaux (Facebook, Twitter, …). L’unité d’échantillonnage est constituée d’adultes voyageurs

(homme ou femme) habitants au Québec. Cette population est retenue afin de connaître les
46



valeurs et les risques de tous les consommateurs de tourisme puisqu’il s’agit d’une étude

exploratoire sur l’ensemble de la population québécoise adulte.




        2.2.4.4 Procédure de collectes de données.

   La collecte de donnée s’est déroulée du 10 au 17 Juin par l’entremise de La base de données

de Tourisme Cantons-de-l’Est.

   Il était mentionné à chaque participant, en début de questionnaire, que leur participation était

entièrement volontaire et qu’il n’y a aucune mauvaise réponse. L’important étant d’avoir leur

avis personnel et qu’ils pouvaient quitter à tout moment le sondage sans avoir à fournir de

raisons. Il était également mentionné que l’étude portait sur le secteur touristique et qu’elle se

déroulerait dans le cadre de la réalisation d’un mémoire de maîtrise à l’Université de

Sherbrooke.



   Au total, 2364 personnes ont répondu aux questionnaires, soit un taux de participation de

8.54%. 868 questionnaires n’ont pas été remplis correctement et ont donc été inutilisables dans

le traitement des résultats de l’étude (ainsi, 1496 questionnaires valides). Chaque répondant se

voyait attribuer un des 5 scénarios de manière aléatoire pour avoir des groupes homogènes

(Kepel, 1973). Il est à noter que pour une harmonisation entre les scénarios, nous avons retenu

de manière aléatoire 150 répondants par scénarios.
47



        2.2.4.5 Méthode d’élaboration du questionnaire

   Le questionnaire final utilisé pour cette recherche se décompose en sept sections, chacune

avec une finalité propre : 1) Après avoir lu et accepté le texte de présentation et de

confidentialité, le répondant devait répondre à deux questions filtres (plus de 18 ans et résidant

dans une région administrative du Québec). 2) Il devait ensuite fournir son profil touristique

avant d’avoir accès à 3) la présentation du scénario d’un forfait Spa assigné. La 4e) partie du

questionnaire portait sur des questions relatives aux valeurs du participant avant de 5) aborder

les risques perçus. En 6) le participant répondait à des questions sur son attitude et intention

d’achat. Enfin, 7) le questionnaire se terminait par des questions sociodémographiques ainsi que

la note que le participant s’attribuait en tant que touriste durable. L’annexe II montre le

questionnaire type avec le scénarios 5 après pré-test.




                2.2.4.5.1 Mesure du profil touristique des répondants

   Dans leur étude sur les skieurs, Klenosky et al (1993) mettent en avant des questions

permettant de mesurer le profil touristique des répondants. Les questions portent sur le nombre

de jour moyen lors des vacances (une semaine ou moins, deux semaine, plus de deux semaine),

le nombre de départ en vacance par année (une fois, deux fois, plus de deux fois) et enfin, le

type de logement le plus utilisé (maison secondaire, amis, hôtel, campings). Ces même

questions sont reprises dans ce mémoire.
48



                2.2.4.5.2 Mesure des valeurs envers le tourisme durable

   Parmi les listes de valeurs recensées, nous avons sélectionné les quatre premières valeurs de

la liste de Weeden (2009) inspirée de la liste de Schwartz (1992, dans Weeden, 2009). Ces

valeurs sont le respect (décomposé pour l’étude en deux groupe : 1- respect envers

l’environnement et les populations locales puis 2- respect de soi), la responsabilité, le partage et

la connexion avec autrui. Afin de posséder une meilleure mesure, nous avons construit 4 à 6

énoncés pour chaque variable selon les informations fournies par Weeden (2009).

   À cela, nous avons ajouté l’échelle de Aurier et al (2004) quand à l’aspect des valeurs

globales pour connaître le sentiment global des réponses. Cette échelle avait été utilisée une fois

empiriquement dans le cadre d’une étude sur la consommation des films de cinéma. Les

résultats donnaient pour chaque dimension des Rhô de Joreskog de 0.67 à 0.90.

Le tableau 4 présente l’ensemble des énoncés mesurés sur une échelle de Likert en 7 points

allant de « Totalement en désaccord » à « Totalement en accord ».

                                            Tableau 4

  Énoncés de la valeur perçue appuyés sur Weeden (2009) et Aurier et Al (2004)


Variables     Énoncés

Ce forfait Spa…
RESEN1        ... Respecte l’environnement et la population locale
RESEN2        ... Est préférable à un autre pour son respect envers l’environnement et la
              population locale
RESEN3        ... Apporte plus de respect à l’environnement et la population locale qu’un autre
RESEN4        ... Est préférable pour le bien qu’il apporte envers l’environnement et la
              population locale

Je trouve…
RESSOI1       ... Meilleur de choisir ce forfait Spa plutôt qu’un autre car il respecte
              l’environnement et la population locale
RESSOI2       ... Que ce forfait Spa me procure plus de fierté car il respecte la population locale
              et l’environnement
RESSOI3       ... Que choisir ce forfait Spa me rend plus fier de moi parce qu’il respecte
49



              l’environnement et la population locale
RESSOI4       ... Ce forfait valorisant par rapport à la considération qu’il apporte à
              l’environnement et la population locale

Je trouve que :
RESPON1 Je fais preuve de responsabilité en choisissant ce forfait Spa car il permet de
             pondérer mon impact sur l’environnement et la population locale
RESPON2 Ce forfait Spa me garantit de limiter mon impact sur l’environnement et la
             population locale
RESPON3 Il est préférable de choisir ce forfait Spa car il protége l’environnement et les
             populations locales
RESPON4 Choisir ce forfait Spa me permet de contribuer d’une façon responsable et positive
             envers l’environnement et à la population locale
RESPON5 Choisir ce forfait Spa est valorisant pour l’attention qu’il porte à l’environnement
             et la population locale
RESPON6 En choisissant ce forfait, je fais attention à l’environnement et à la population
             locale


Avec ce forfait Spa…
PART1         ... Les retombées économiques sont distribuées plus équitablement entre toutes les
              parties
PART2         ... Je sais que les bénéfices seront redistribués plus équitablement entre toutes les
              parties
PART3         ... Je permets de répartir équitablement les bénéfices entre la population et
              l’environnement
PART4         ... Je contribue à une répartition plus équitable des ressources
PART5         ... Il est valorisant de voir que les retombées profitent à tout le monde
PART6         ... Il est agréable de voir que les retombées améliorent le bien-être de tout le
              monde

Avec ce forfait Spa…
CONNEX1 ... Je peux entrer en contact avec la population locale
CONNEX2 ... Il est gratifiant de voir que je peux échanger avec la population locale
CONNEX3 ... Je peux créer des liens avec la population locale
CONNEX4 ... J’ai l’opportunité d’échanger avec les autres
CONNEX5 ... Je peux vivre une expérience en étant proche de la population locale
CONNEX6 ... Il m’est possible de m’associer avec la population locale

Globalement…
GLOBAL1 … Je considère que ce forfait Spa vaut bien l’énergie consacrée.
GLOBAL2 … Je considère que ce forfait Spa vaut bien les sacrifices que j’y consens.
GLOBAL3 … Je considère que ce forfait Spa vaut bien le temps et l’argent que je consomme.
50



                2.2.4.5.3 Mesure des risques perçus envers le tourisme durable

   La seconde partie des questions après avoir lu le scénario correspondait aux risques perçus.

Dans leur étude des risques perçus sur les marques de magasins, Gonzalez et al (2006) ont

utilisé une échelle des risques multidimensionnels. Cette échelle est utilisée dans cette étude

mais pour le contexte du tourisme durable. Cette approche multidimensionnelle est plus

innovante que l’approche traditionnelle de Bauer (1960) et se montre plus précise. Les alphas de

Cronbach correspondant dans l’étude de Gonzalez et al (2006) vont de 0.889 à 0.942. Le tableau

5 présente les énoncés utilisés, toujours à l’aide d’une échelle de Likert en 7 point allant de

« Totalement en désaccord » à « Totalement en accord ».



 Tableau 5. Énoncés des risques perçus appuyés sur Gonzalez-Mieres et al (2006)


Variables    Énoncés

En ce qui concerne ce forfait Spa :
PERF1       J’ai un doute quand à la qualité des services donnés par ce forfait Spa
PERF2       Je suis méfiant (méfiante) envers la performance de ce forfait Spa
PERF3       J’ai des doutes quand au niveau de performance des services de ce forfait Spa
PERF4       Ce Spa ne me paraît pas aussi performant qu’un autre dans le forfait qu’il offre
PERF5       Ce Spa ne me semble pas aussi efficace qu’un autre dans le forfait qu’il offre
PERF6       Je n’ai pas confiance en la qualité supposée de ce forfait Spa

En ce qui concerne le prix :
FIN1        J’ai peur de ne pas en voir pour mon argent en choisissant ce forfait
FIN2        Ce forfait est trop cher par rapport à d’autres sur le marché
FIN3        Pour la qualité offerte, je suis sûr (sûre) de trouver moins cher dans un autre Spa
FIN4        Le prix de ce forfait est bien trop élevé par rapport à ce que l’on trouve ailleurs
FIN5        Le rapport qualité/prix ne me satisfait pas dans ce forfait Spa
FIN6        J’ai des appréhensions quant à la justesse du prix demandé

En ce qui concerne les produits :
SECU1       J’ai peur de faire des réactions allergiques avec les produits utilisés lors du massage
SECU2       Je peur de subir des blessures suite à l’utilisation des produits des soins de ce Spa
SECU3       Je m’inquiète d’effets secondaires sur ma santé suite à l’utilisation des soins et
            produits utilisés dans ce forfait Spa et de l’apparition d’effets secondaires
SECU4       Je n’ai pas confiance dans les vertus des produits utilisés
51



SECU5         J’appréhende la qualité des produits utilisés pour le massage
SECU6         D’après moi, les produits utilisés dans ce Spa pourraient laisser des marques sur
              mon corps

Selon moi :
PSY1          Je n’ai aucune fierté en choisissant ce forfait Spa
PSY2          Il n’y a aucun avantage à choisir ce forfait Spa
PSY3          Mon estime personnelle ne sera pas valorisée en choisissant ce forfait Spa
PSY4          Je ne retire aucun avantage personnel en choisissant ce forfait Spa
PSY5          Choisir ce forfait Spa ne me satisfera pas plus qu’un autre forfait Spa
PSY6          Choisir ce forfait ne m’apportera rien de plus qu’un autre

Selon moi :
SOC1        J’ai peur d’être jugé négativement par mon entourage en choisissant ce forfait Spa
SOC2        J’ai peur d’entrainer des réactions négatives de la part de mon entourage en
            choisissant ce forfait
SOC3        Je peur d’être « mal jugé » en choisissant ce forfait Spa
SOC4        J’ai peur d’être critiqué en utilisant ce forfait Spa
SOC5        J’appréhende la réaction de mon entourage si je devais choisir ce forfait Spa
SOC6        J’ai peur que mon image sociale soit négative suite à l’utilisation d’un tel forfait Spa


                 2.2.4.5.4 Mesure de l’attitude envers le forfait spa

   Dans son étude des comportements non éthiques, Chang (1998) mesure l’attitude par trois

items. Une échelle de Likert en 7 point est utilisée pour y répondre. L’alpha de Cronbach

correspondant dans son étude s’élève à 0.65.

   Les participants devaient répondre à une question et dire si c’était « Bon-Mauvais » (ATT1),

« Nuisible-Bénéfique » (ATT2) « Sage-Stupide » (ATT3). Les énoncés « Une erreur-Un

avantage » (ATT4) et « Une bêtise-Bien » (ATT5) sont ajoutés pour accroître la fidélité de la

mesure générale de l’attitude. Cette échelle fut également utilisée dans l’étude de Gutpa et

Ogden (2009).
52



                2.2.4.5.5 Mesure de l’intention de choisir le forfait spa

   Lors de son étude sur les comportements non éthiques, Chang (1998) mesure l’intention de

choisir par trois items sur une échelle de Likert en 7 points allant de « Totalement en

désaccord » à « Totalement en accord ». L’alpha de Cronbach est de 0.94 et le tableau 6

présente les énoncés de cet instrument.



                 Tableau 6. Énoncés de l’intention selon Chang (2008)

Nom des     Énoncés
variables
INT1        J’essaierai de choisir un Spa comme celui ci dans le futur
INT2        Je ferai un effort pour choisir un forfait Spa semblable à celui ci dans le futur
INT3        J’ai l’intention de choisir un forfait Spa comme celui ci dans le futur




                2.2.4.5.6 Mesure de l’évaluation individuelle en tant que touriste

                durable

   Dans la phase qualitative de cette étude, nous demandions aux participants de se donner une

note d’autoévaluation quant à leur comportement de touriste durable.

Gupta et Ogden (2009) ont utilisé une approche binaire pour séparer les acheteurs verts des

acheteurs non verts au travers d’une question.

   Cette manière de procéder est retenue dans notre étude pour distinguer les touristes durables

des touristes non durables. Ainsi, une question est posée : « Diriez-vous qu’en choisissant un

forfait touristique, vous considérez le développement durable dans votre achat ? Autrement dit,

vous sentez vous touriste durable ? » sur une échelle de Likert en 7 points allant de

« Absolument pas » à « Totalement ». Les réponses 1 et 2 représente les touristes non durables

(encodé 0) et les réponses 7 et 6 les touristes durables (encodé 1). Les autres réponses ne sont

pas prises en considération.
53




           2.2.5 PRÉ-TEST ET CONTRÔLE DES MANIPULATIONS


           2.2.5.1 Pré-test 1

   Le premier pré-test effectué avait pour but d’évaluer trois points :1) la compréhension des

questions, 2) si les répondants préféraient une échelle en 7 ou 9 points et 3) si les 5 scénarios

étaient assez différents les uns des autres. Au total, 9 personnes ont participé.

   Au sujet de la compréhension des questions, aucun des participants n’a manifesté de

difficultés de compréhension à l’exception des antonymes des questions mesurant l’intention.

Nous avons remplacé « une erreur-un avantage » par « un désavantage-un avantage » et « une

bétise-bien » par « pas bien-bien » car cela leur convenait mieux.

En ce qui concerne les échelles de mesure, aucun participant ne souhaite répondre sur 9 points.

L’échelle en 7 points est largement appréciée. Mais quelques uns (3 participants) ont évoqué

leur préférence pour les échelles en 5 points. Une échelle en 5 points est cependant plus difficile

à appliquer dans notre étude car sa précision est moindre. Ainsi, pour le pré-test 2 et le

questionnaire final, l’échelle en 7 points est adoptée.

Les scénarios sont pour les participants assez différents. Ils sont donc gardés pour la suite de

l’étude.
54



        2.2.5.2 Pré-test 2

   Le second pré-test de cette étude avait pour but de contrôler les manipulations de manière à

s’assurer avant l’étude finale que les items mesurent bien le construit auquel ils sont attribués.

42 personnes ont participé volontairement à l’étude du pré-test 2. Le recrutement s’est fait par

Facebook et Twitter en demandant de fournir le courriel pour un envoie du questionnaire de

manière privée.

   À la vue du nombre de répondant, chaque variable a été analysée indépendamment des

autres. En effet, il est nécessaire d’avoir au moins 10 personnes par construit pour avoir des

résultats satisfaisants (Cadieux et Levesque, 2008).

   Ainsi, certains Items ont été enlevé pour offrir au modèle une meilleure corrélation des

items. Les Items enlevés sont : RESENV1, PART1, PERF6, FIN1, SECU1, PSY5, SOC3,

SOC4 et SOC5.

Les résultats et tableaux des ACP sont disponibles dans l’annexe III.
55




           CHAPITRE 3 : RESULTATS SOUS LA FORME D’ARTICLES



Ce chapitre présente les résultats de la recherche sous la forme d’articles scientifiques. Au total,

cette recherche aura été soumise à 2 revues scientifiques et fera l’objet d’une communication en

anglais à Global Marketing Conference 2010 (Tokyo, Japon).

Le premier article, rédigé en anglais, porte le nom de « Are the Consumers Ready for the

Sustainable Tourism? An Exploratory Study on Values and Perceived Risks » et a été soumis à

« International Journal of Sustainable Development ». Le second article, rédigé en français, se

nomme « Comment convaincre les consommateurs d’adopter le tourisme durable ? Une

première réponse par l’étude des valeurs et risques percus -Le cas du Spa Eastman- » et a été

soumis à la « Revue française du marketing ». Des résultats plus détaillés sur les groupes de

discussions de l’article 1 sont présentés en annexe IV et les traitements statistiques de l’article 2

en annexes V, VI, VII, VIII, IX.
56



3.1 COMMUNICATION À GLOBAL MARKETING CONFERENCE
        PRÉSENTATION DE LA CONFERENCE : GLOBAL MARKETING CONFERENCE 2010
        TOKYO, JAPAN
   Global Marketing est une conférence organisée par « Korean Academy of Marketing

Science », la plus grosse académie de marketing asiatique (création en 1998). Le thème de la

conférence en 2010 est « Marketing in a turbulent environment ». Le but est de mettre

l’emphase sur la reconnaissance, l’appréciation et la compréhension des significations du

marketing dans le monde dynamique actuel.

   La communication soumissionnée répond à ce thème pour son apport sur le tourisme

durable, domaine touristique encore mal connu et peu exploité mais dont l’environnement

global pousse à une intégration dans les actions marketing touristique.

En 2010, la conférence Global Marketing se déroulera à Tokyo (Japon) du 9 au 12 septembre.

   La communication est en anglais et s’intitule « Are the Consumers Ready for the Sustainable

Tourism? An Exploratory Study on Values and Perceived Risks ».

   Lien internet de la conférence : http://www.kamsconference.org/

   Date de dépôt de la communication: 14 Avril 2010. (annexe X pour le courriel de

confirmation). La communication a été acceptée par la conférence.
57



        COMMUNICATION



                       Are consumers ready for sustainable tourism ?

                     An exploratory study on perceived values and risks



                   MÉLANIE BRIEU, FABIEN DURIF AND JEAN ROY*



Purpose. Although tourism, world industry leader, generates positive repercussions for the

global economic, educational and leisure sectors, it nonetheless represents a source of disruption

for local natural and cultural heritage worldwide. Given increasing social and environmental

awareness by sector stakeholders, a new form of tourism known as sustainable tourism (ST) has

gradually begun to take shape. Sustainable tourism is designed to satisfy the new expectations

of ever growing numbers of consumers who increasingly make allowance for ethics-based

values in daily purchases and tourism-related services. Despite a certain rise in popularity,

sustainable tourism remains, at least for the moment, an alternative practice and academic

knowledge of the phenomenon is sparse at best. Few articles focus on consumers and the

specifics of their behaviour in relation to sustainable tourism. The purpose of this exploratory

article is to better understand the perceived values and risks which consumers associate with

sustainable tourism, the aim being to identify the factors which either motivate or demotivate

consumers during the purchase decision process relating to sustainable tourism supply options.



Design. We assembled focus groups and used a means-end chain technique to explore the links

consumers establish between the various attributes of sustainable tourism. Using this technique,

we also investigated the perceived values and risks of this burgeoning form of tourism.
58




Findings. An original application of the means-end chain technique made it possible to identify

the impact on the consumer’s decision-making process of two perceived values of essentially

psychological and social import, namely: 1) Personal satisfaction (through enhanced self-esteem

and added value); and, 2) Positive image of the organization ( through a gain in credibility and

differentiation). The technique also identified two major perceived risks, namely: 1) Financial

risk (by questioning the level of transparency with respect to pricing and genuine organization

intentions; and, 2) Functional risk (by questioning hygiene and standardization of the

sustainability aspect of sustainable tourism.



Keywords: Sustainable tourism, perceived risks, means-end chain, behaviour consumption,

qualitative study.
59




3.2 ARTICLE 1

        PRÉSENTATION DE LA REVUE : INTERNATIONAL JOURNAL OF SUSTAINABLE
        DEVELOPMENT
   L’international Journal of Sustainable Development publie des travaux scientifiques à

caractère pluridisciplinaire. Son action porte essentiellement sur les questions de durabilité avec

pour but d’apporter des communications efficaces. L’objectif est d’établir d’une manière

internationale, un canal de communication entre les gouvernements, les institutions de

recherches universitaires et les professionnels. La revue couvre plusieurs domaines d’études

dont l’environnement et le développement durable, les aspects sociaux et économique de la

durabilité ou encore les ressources économiques, sociales et naturelles.

Cette revue fait partie du groupe InderScience Publishers (www.inderscience.com).

   L’article 1 soumissionné répond aux objectif de cette revue car nous apportons des

connaissances tant sur l’aspect économique, social et naturel de la durabilité au travers du

tourisme durable. De plus, cet article permettra aux professionnels de mieux comprendre leurs

clients et de faire avancer la recherche universitaire.

   L’article est en anglais et s’intitule « Are the Consumers Ready for the Sustainable Tourism?

An Exploratory Study on Values and Perceived Risks ». Deux documents distincts sont

demandés par la revue afin d’assurer une meilleure transparence lors de l’évaluation. Ainsi, un

premier document (fichier 1) mentionne le titre de l’article ainsi que les noms des auteurs et le

second (fichier 2) expose l’ensemble de l’article sans les noms.

   Lien internet de la revue : http://www.inderscience.com/browse/index.php?journalID=25

   Date de dépôt de l’article : 12 Aout 2010 (annexe XI pour le courriel de confirmation)
60



       FICHIER 1. PRÉSENTATION DES AUTEURS



                 Are the Consumers Ready for the Sustainable Tourism?

                   An Exploratory Study on Values and Perceived Risks



*Mélanie Brieu, student

Sherbrooke University

6585 Rue Clark - Montreal (Quebec) H2S 3E8 CANADA

Email: melanie.brieu@gmail.com



**Fabien Durif, Ph.D., Assistant Professor

University of Sherbrooke

Faculty of Administration – Department of Marketing

2500 boulevard de l'Université, Bureau K1-4315 - Sherbrooke (Quebec) J1K 2R1 CANADA

Tel.: 819 821-8000 ext. 62316

Email : Fabien.Durif@USherbrooke.ca



***Jean Roy (Ph.D.), Associate Professor

University of Sherbrooke

Faculty of Administration – Department of Marketing

2500 boulevard de l'Université, Bureau K1-4315 - Sherbrooke (Quebec) J1K 2R1 CANADA

Tel.: 819 821-8000 ext. 62357

Email : Jean.Roy@USherbrooke.ca
61



BIOGRAPHICAL NOTES

*Mélanie Brieu is a M.Sc student in marketing.



**Fabien Durif is an assistant professor of marketing at the Faculty of Business at University of

Sherbrooke in Canada. He received his Ph.D in business wiht Honours from the Ph.D. joint

program (McGill University, Concordia University, HEC Montreal, University of Quebec at

Montreal) in 2008. His research focuses on ethical governance and business ethics in marketing

from a constructivist perspective using qualitative research. He is recipient of the Teaching and

Administration Fellowship Program for Quebec Universities from the Ministry of Research and

Teaching of Quebec (Canada) (2008-2013). He was awarded the 2008 American Marketing

Association Best Paper. His researches were published in international journals (Journal of

Relationship Marketing, Innovative Marketing, Journal Banks & Bank Systems, Gestion, Revue

Française de Gestion, Organisations & Territoires) and conferences (American Marketing

Association, European Marketing Academy, Association Française du Marketing, Global

Marketing Conference, International Nonprofit and Social Marketing, The European Institute of

Retailing and Services Studies, International Colloquium in Relationship Marketing,

Administrative Sciences Association of Canada). He is the founder of the Observatory on

Consumer Ethics. Fabien Durif can be contacted at: Fabien.Durif@USherbrooke.ca.



***Jean Roy is an associate professor of marketing at the Faculty of Business at University of

Sherbrooke in Canada. He earned is Ph.D. in Marketing in 2007 from ESSEC Business School.

Prior to receiving is doctorate, he worked as a sales and marketing director and collaborated

with companies such as Bombardier, General Electric and Campbell’s. His research has resulted

in published articles in journals and international conferences (Academy of Management,

Administratives Sciences Association of Canada, Advances in Consumer Research, Association
62



Française du Marketing, European Marketing Academy, International Association for Business

and Society, International NonProfit and Social Marketing, Organisations & Territoires).

During the past years, he has teached marketing in different countries (Algeria, Brazil,

Guadeloupe, Lebanon, Morocco and Tunisia) and for the Business Development Bank of

Canada. Jean Roy can be contacted at: Jean.Roy@USherbrooke.ca.



abstract

The purpose of this article is to provide a better understanding of the perceived values and risks

associated to sustainable tourism by consumers, the aim being to identify the factors which

either motivate or demotivate consumers during the purchase decision process relating to

sustainable tourism supply options. An original application of the means-end chain technique

made it possible to identify the impact on the consumer’s decision-making process of two

perceived values of essentially psychological and social import, namely: 1) Personal satisfaction

(through enhanced self-esteem and added value); and, 2) Positive image of the organization (

through a gain in credibility and differentiation). The technique also identified two major

perceived risks, namely: 1) Financial risk (by questioning the level of transparency with respect

to pricing and genuine organization intentions; and, 2) Functional risk (by questioning hygiene

and standardization of the sustainability aspect of sustainable tourism.



Keywords: Sustainable tourism, perceived risks, means-end chain, behaviour consumption,

qualitative study.
63



           FICHIER 2. PRÉSENTATION DE L’ARTICLE


                     Are the Consumers Ready for the Sustainable Tourism?

                      An Exploratory Study on Values and Perceived Risks



abstract

The purpose of this article is to provide a better understanding of the perceived values and risks

associated to sustainable tourism by consumers, the aim being to identify the factors which

either motivate or demotivate consumers during the purchase decision process relating to

sustainable tourism supply options. An original application of the means-end chain technique

made it possible to identify the impact on the consumer’s decision-making process of two

perceived values of essentially psychological and social import, namely: 1) Personal satisfaction

(through enhanced self-esteem and added value); and, 2) Positive image of the organization (

through a gain in credibility and differentiation). The technique also identified two major

perceived risks, namely: 1) Financial risk (by questioning the level of transparency with respect

to pricing and genuine organization intentions; and, 2) Functional risk (by questioning hygiene

and standardization of the sustainability aspect of sustainable tourism.



Keywords: Sustainable tourism, perceived risks, means-end chain, behaviour consumption,

qualitative study.



INTRODUCTION

Tourism is the leading industry in the world with: (i) revenues in excess of US$944 billion in

2008 (World Tourism Organisation –UNWT0 2009); (ii) 17% of the world’s active population

dependent upon tourism-related activities (Trunfio, Petruzzellis and Nigro, 2006); and, (iii) the
64



ever growing annual number of travellers expected to rise from 907 million in 2007 to 1.56

billion or more by 2020 (UNWTO 2009).This latter figure represents over 20% of the world’s

population. Although tourism generates positive repercussions for the global economic,

educational and leisure sectors (Uriely, Reichel, and Shani, 2006; Duvall, 2002), it represents a

source of disruption for local natural and cultural heritage worldwide (Park and Honey, 1999),

resulting in: erosion, physical and noise pollution, built-up coastlines, deterioration of coral

reefs, water pollution, increased volumes of waste, alteration or destruction of resources,

deforestation, air pollution, exploitation of local peoples, and threats to customs and traditions

(Karatzoglou and Spilanis, 2010; Trunfio, Petruzzellis and Nigro, 2006; Somerville, 2004; Lau

and al., 2001).

Given increasing social and environmental awareness by a growing number of sector

stakeholders (Laliberté, 2009), a new form of tourism known as sustainable tourism has begun

to take shape. Sustainable tourism ‘makes optimal use of environmental resources, respects the

socio-cultural authenticity of host communities, and provides socio-economic benefits to all

stakeholders’ (UNWTO 2004). Sustainable tourism is designed to satisfy the new expectations

of ever growing numbers of consumers who increasingly make allowance for ethics-based

values in daily purchases and tourism-related services (François-Lecompte and Valette-

Florence, 2006). Indeed, the economic, social and environmental attributes of sustainable

development today exert an ever more determining influence on the tourism destination

purchase decision process (Miller 2003), given growing consumer attention to the social

benefits (Freestone and Goldrick, 2007) and environmental impact (Priskin, 2009) of their

purchases.

Based on the latest data from ‘The Ethical Consumerism Report’ (2008, 2007), the level of

ethical tourism consumption is continuing to grow. Several key statistics speak volumes about

this phenomenon: (i) 70% of international consumers voluntarily chose a low impact means of
65



transport; (ii) 93% of those who did not were contemplating or might contemplate doing so in

the future (Priskin, 2009) ; (iii) 34% of consumers sought out hotels respectful of the

environment and 28% were prepared to pay 10% more to stay in properties of the like; (iv) 72%

of French nationals were prepared to take part in a sustainable tourism activity (Prim-Allaz and

François-Lecompte, 2009). Accordingly, a growing number of consumers were attaching

increased importance to sustainable tourism criteria in their quest to benefit from new tourism

experiences (Weeden, 2009; Goodwin and Francis, 2003). However, statistics also brought to

light the following: (i) Although 71% of consumers acknowledged being aware of various

negative consequences of mass tourism, the majority were not aware of their individual impact

on sites of natural interest visited (Hillery and al., 2001); (ii) the level of commitment to

sustainable trends in tourism varied based on the type of traveller. ‘Free, independent travellers’

tended to be more conscious of a destination’s environment and socio-cultural development

than ‘all-inclusive group travellers’ (Swarbrooke and Horner, 2007).

Despite the current popularity of the sustainable tourism concept and the creation of a sector-

specific publication in 1993, namely the Journal of Sustainable Tourism, the level of scientific

knowledge of the field remains unsubstantial and sustainable tourism needs to be

conceptualized in a more comprehensive manner (Lu and Nepal, 2009; Lansing and De Vries,

2007). As Prim-Allaz and François-Lecompte (2009 pp.2) underscore: ‘In academia, the

literature focuses essentially on case studies entailing application of the principles of sustainable

tourism, thereby concentrating on the market supply aspect’. Few studies focus on consumers

and specific consumer behaviour in relation to sustainable tourism supply options. However, as

for the majority of so-called ethical goods and services, there subsists an important gap between

the growing rise in pro-sustainability attitudes on behalf of consumers and their actual

purchasing behaviour with respect to these specific goods and services (Gupta and Ogden,

2009) which are characterized by a certain level of risk and uncertainty (Chen, 2001). Thus, as
66



in the case of recent research into green products (e.g., Durif and al., 2009), it may well be that

this gap is linked to consumer-perceived risks given that perceived risks generally stem from

uncertainty about the potentially negative consequences associated with a choice (Laforêt,

2008). Given that perceived consumer values and risks strongly impact the purchase decision

process (Solomon and al., 2004), it would appear relevant to analyse purchase decisions

regarding the viability of sustainable tourism (Richins, 2009). We assume that there exists a

difference between buyers and non-buyers regarding their beliefs as to the consequences,

perceived risks and perceived values of sustainable tourism.

Hence, in this exploratory article, we seek to achieve a better understanding of the perceived

values and risks which consumers associate with sustainable tourism, the aim being to identify

the factors which either motivate or demotivate consumers during the purchase decision process

in relation to a given sustainable tourism destination.

To achieve our objective, we organized two focus groups and applied the means-end chain

(MEC) technique to proceedings. This approach, generally used to develop a better

understanding of the factors influencing consumer choices or decision-making behaviour,

makes it possible to comprehend why consumers link the attributes of goods or services to the

specific functional and psychosocial consequences of the use of such goods or services (Kaciak

and Cullen, 2006). Rather than focusing our analysis on personal consumer values, we chose to

employ the concept of perceived values to understand consumer reactions to a given sustainable

tourism destination.

We begin by presenting the key concepts of our study (i.e. sustainable tourism, perceived values

and risks). We then outline and explain the means-end chain technique used for the purposes of

our study. Lastly, study findings are presented and discussed in the conclusion.
67



BACKGROUND

The concept of sustainable tourism is defined, interpreted and implemented in different ways by

different players–consumers, sector stakeholders and academics. ‘It is envisaged as leading to

the management of all resources in such a way that economic, social and aesthetic needs can be

fulfilled while maintaining cultural integrity, essential ecological processes, biological diversity

and life support systems’ (Lu and Nepal, 2009 p.6). It is therefore important, at the outset, to

understand ST terminology, definitions, developments and limits. Next, we present the two key

concepts, namely perceived values and perceived risks which we subsequently analyse in the

body of the study to obtain an enhanced understanding of behaviours with regard to sustainable

tourism.



- what is sustainable tourism? subject-specific debate and controversy

Firstly, it is important to note the use in both sector-specific literature and business practices of

terminology associated with the concept, such as ‘ecotourism’ (Weaver, 2001; Uriely, Reichel

and Shani, 2006), ‘community tourism’, ‘equitable tourism’ and ‘geotourism’ (Tourtellot,

2009). Secondly, sustainable tourism in often equated with ecotourism despite the latter

focusing on just two of the three pillars of sustainable development—environment and

economics— (Uriely, Reichel and Shani, 2006), and despite ecotourism representing a meagre

4% of aggregate sustainable tourism activities (Frangialli, 2009, Former Secretary General of

WTO). Thirdly, Lu and Nepal (2009) substantiated that the concept of sustainable tourism was

fundamentally misguided and many questions have been raised about its vagueness. The

boundaries of sustainable tourism are complex and vague for a large number of players in

scientific, managerial and political circles.

The concept of sustainable tourism was defined for the first time in the 1990s by UNWTO

(1998 p. 21) ‘as meeting the needs of present tourists and host regions while protecting and
68



enhancing opportunities for the future.’ Lansing and De Vries (2007) subsequently expanded on

the WTO definition by developing elements linked to each constituent pillar or aspect: (1)

Environmental aspect: Sustainable tourism counters visual damage, as well as water, air and soil

pollution while helping to reduce the greenhouse gas effect. Tourism alone indeed accounts for

about 5% of increases in greenhouse gas emissions (transport, hotel air conditioning systems,

etc.); (2) Economic aspect: Sustainable tourism makes it possible to counter what is referred to

as ‘leakage’‘by taking action to ensure that the majority of tourist revenues are returned to the

host populations by fostering the purchase of local products rather than goods and services

imported from abroad, or privileging establishments and services owned by or largely

associated with locals’ (Prim-Allaz and Lecompte 2009 p. 5); (3) Social aspect: Initiatives are

put into place to counter land speculation, make a social difference (e.g. fight poverty), temper

price differences linked to fluctuations in tourism traffic, and provide for harmonious

intercultural relations as tourists cause changes in lifestyle, traditions and customs of local

peoples (Lansing and De Vries, 2007).

Albeit this conceptualization of sustainable tourism is the one most widely used at present, it

does present some limits or restrictions as Lu and Nepal (2009 p. 12) point up with regard to the

dominant definition of sustainable tourism: ‘Sustainable tourism focuses on minimizing

environmental and cultural impact, optimizing visitor satisfaction and maximizing long term

economic growth for the region where tourism is developed.’ The latter definition has been

criticized as being overly tourism-centric and parochial in terms of scope, scale and sectoral

context. It would therefore appear important to analyse the concept of sustainable tourism based

on a more restricted, more realistic scale, and thereby expand our overall knowledge of the

concept.
69



- perceived values and risks

Perceived values.

Different from the concept of personal values which are the central goals linking all aspects of

individual behaviour (Watkins, 2007), perceived values can be analysed in marketing from the

standpoint of the value of an exchange or use value (Aurier and al., 2004; Snoj, Pisnik and

Mumel, 2004): (i) The value of an exchange or aggregate value is calculated by comparing the

benefits obtained with the overall sacrifices made with respect to a given product (Snoj, Pisnik

and Mumel, 2004 ; Zeithaml, 1988). The benefits represent the advantages as perceived by

consumers and the sacrifices, the monetary or non-monetary costs (pricing of services) as

perceived by consumers (costs such as time relating to services) at the time of purchase

(Simovà, 2009; Cronin, Brady and Hult, 2000). Sacrifices negatively impact the perceived value

of products and include all the efforts, risks and insecurity associated with the acquisition and

use of a given product (Snoj, Pisnik and Mumel, 2004); (ii) Use or analytical value refers to the

transformation of the exchange/product consumption process by the individual involved into a

set of net benefits (Zeithaml, 1988). This concept relates to consumption experiences and is

defined as a ‘relative preference (comparative, personal and situational) characterizing the

experience of an individual’s interaction with an object’ (Simova, 2009). Two criteria are

central: intrinsic/ extrinsic nature and focus on self/others (Aurier, Evrad and N’Goala, 2004).

Accordingly, consumers do not assign value to goods and services which do not respond

effectively to their needs in this regard.



Perceived risks

The concept of perceived risk is determinant because consumers perceive risk in virtually all

purchase decisions (Durif and al., 2009). Bauer (1960), the first to address this concept, defines

risks based on two aspects: (i) Uncertainty represents something about which the consumer is
70



not certain. In the case of a product (price, technical specifications, etc.) or a situation,

uncertainty will be fairly important and will impact consumer choice; (ii) Consequence is

identified through five types of losses: financial loss, performance loss, physical loss,

psychological loss and social loss (Aqueveque, 2006).



A number of authors (e.g. Solomon, Tissier-Desbordes and Heilbrunn, 2004; Snoj, Pisnik and

Mumel, 2004; Stone and Mason, 1995; Peter and Ryan, 1986; Bearden and Mason, 1978)

subsequently developed a multidimensional approach to the concept of perceived risk based on

5 factors: (1) Performance: Risk that a product not work, not work properly or not work in the

manner in which the consumer would like it to work; (2) Financial: Risk of losing money with

the new product or risk of investing more money than one can expect to receive in return; (3)

Physical: Risk that the consumer injure him/herself or others through use of the product; (4)

Psychological: Risk of choosing a bad product which could have a negative impact on the

consumer’s ego; (5) Social: Risk of choosing a product impacting consumer status with respect

to friends, family and/or colleagues.

Perceived risk therefore equates to the subjective anticipation by the consumer of possible

losses upon evaluating all alternative choices (Aqueveque, 2006). Perceived risk relates to the

probability that actual results will differ from anticipated results (Ward and al 2009).



METHODOLOGICAL PROCESS

For the purposes of understanding and identifying the perceived values and risks which

consumers associate with sustainable tourism, the means-end chain technique—based on the

Theory of Reasonable Action—was employed with two focus groups.
71



- Means-end Chain Technique

The means-end chain (MEC), developed by Gutman en 1982, is a qualitative method based on

structured interviews (McDonald, Thyne and McMorland, 2007). “It is a model that seeks to

explain how a product or service selection facilitates the achievement of desired end states.”

(Gutman, 1982, pp 60) This technique, and the methodology associated with it, makes it

possible to understand how a consumer links the attributes of a product or service with specific

use-based consequences and deep-seated personal motivations. It postulates that very specific

product attributes are linked to increasing levels of abstraction. Research relating to MEC has

been quite extensive with applications in various sectors. For example, this technique has been

used in previous studies to understand the factors influencing the purchase of green products

(Durif and al., 2009), choice of residence (Lundgren and Lic, 2010) and online purchases (Koo,

Kim and Sang, 2007). The means-end chain technique can be applied based on one or other of

two methods: (i) Ladder method: This method seeks to define whether the category present in

one of the ladders occurs a sufficient number of times to merit consideration; and, (ii) Summary

Implication Matrix (SIM) method: This method seeks to represent the number of times that

categories occur (Kaciak and Cullen, 2006).

In the case of our study, the MEC technique was deemed appropriate for the following reasons:

(i) It has been previously used in a relevant manner in other studies linked to the tourism sector

(e.g. Weeden, 2009; Wang, 2008; McDonald, Thyne and McMorland, 2007; Watkins, 2007;

Klenosky, Gender and Mulvey, 1993); (ii) It makes it possible to link sustainable tourism

attributes to the consequences they have on the motivation to purchase this type of service based

on the various perceived risks. In fact, employing MEC, it is possible to position products by

associating their physical aspects and their attributes (means) in such a manner as to seek out

the desired consumer result/state (Klenosky, Gender and Mulvey, 1993).
72



- Data collection and analysis

Two focus groups comprising 10 persons each were organized in a typical Canadian city in a

venue dedicated specifically for the purposes of this method (one-way mirror, presence of two

analysts). The groups comprised tertiary sector employees and university students between 25

and 50 years of age. A four-section guide consistent with the principles of the MEC technique

was used. Qualitative data was analysed by theme for the content analysis part; we then used the

Summary Implication Matrix method to produce the perceptual charts of personal values and

perceived risks in relation to sustainable tourism.



RESULTS

The consumers involved in our study had, for the most part, heard little tell of sustainable

tourism (e.g. ‘I think I’ve heard of it, but it’s vague’; ‘I’ve heard the term used but I’m not

really sure what sustainable tourism actually is’). However, they associated sustainable tourism

with ‘respect for nature and fellow human beings’ (1 out of 2 consumers). For these individuals,

sustainable tourism was, first and foremost, about tourism activities which respected and

safeguarded the environment (e.g. ‘A development strategy which respects nature and the

environment’; ‘Reuse as much as possible of materials and infrastructure’; ‘It is everything

which impacts the environment less’)        and which had a social vocation (e.g. ‘Buy local;

‘Local tourism’).

Using the MEC technique, we present in this section an overview of the perceived values and

risks most frequently associated with sustainable tourism.
73



- Main Perceived Values Associated With Sustainable Tourism



Insert Figure 1 about here



The perceived values associated with sustainable tourism by the consumers who took part in

this study were mainly linked to the personal satisfaction of the individuals in question and then

to the positive image conveyed by the organization providing the sustainable tourism activity,

hence essentially perceived values of social and psychological import (Refer to Figure 1).

Indeed, it is first important to note that, for all consumers combined, sustainable tourism

resulted in enhanced personal satisfaction linked first of all to self-esteem (i.e. wellbeing,

acknowledgement of others, pride) and secondly to the impression of taking part in tourism

activities from which one derived a certain added value (i.e. winning formula, superior quality,

added extra). Following are comments representative of the foregoing: (i) pride (e.g.

‘I, personally, would have the satisfaction of doing my part for nature, the satisfaction of being

eco-minded’; ‘A trip generally results in abundant consumption so I would be proud to say that

I had done things differently’; ‘I am proud of myself when I do things this way’); (ii) sensation

of wellbeing (e.g. ‘When I think of sustainable development, I have an increased sense of

wellbeing. Also, I think it contributes to our overall sense of satisfaction and wellbeing’); (iii)

added extra (‘We are purchasing an added extra, an eco-extra’); (iv) superior quality

(‘Organizers are more detail-oriented’; ‘They are going to take better care of me’).

In the minds of consumers, sustainable tourism was also linked to a positive image of more

credible tourism activities, activities different from mass tourism activities (e.g. ‘In my mind,

the fact that they are into recycling makes them more credible’).
74



- Main Perceived Risks Associated With Sustainable Tourism



Insert Figure 2 about here



Our focus group analysis identified two perceived risks associated with sustainable tourism

(Refer to Figure 2), namely financial risk and functional risk. In the matter of financial risk,

deemed the most serious of the two, there are two important factors to bear in mind. Firstly, the

majority of consumers were of the opinion that the sustainability aspect did not necessarily

justify a higher pricing strategy, substantiating the impression that pricing associated with

sustainable tourism was generally higher (e.g. ‘If it costs more, sustainability will not be a

determining factor’). Secondly, they doubted the true convictions of sustainable tourism

organizations, leading to the impression that higher prices were not warranted. Indeed, the

majority questioned the genuineness of the commitment by sustainable tourism organizations

(e.g. ‘When something looks really good at first sight, it always breeds a little doubt in the back

of one’s mind.’), while others suspected operator cost savings (e.g. ‘Behind it all, one always

suspects cost savings for operators. (...) Composting is a commendable initiative but when [the

merits of sustainability appear on] towels, it makes you wonder. (…) Are you really green or

just trying to save a few bucks? (…) It depends on the individual items.’).

Regarding functional risk, two factors emerged. Firstly, the issue of hygiene (e.g. ‘I am not

certain that eco-products do as good a job of cleaning water as standard products’; ‘They are not

safe’). Secondly, the issue of standardization of sustainable tourism activities. Indeed,

consumers appeared concerned over the reliability of standards guaranteeing the sustainable

aspect of tourism activities (e.g. ‘It’s easy to affix a logo to something’; ‘It’s not necessarily

trustworthy’). For some, certification would have a positive impact if and only if coordinated by

a neutral government organization (e.g. ‘Personally, it would have to be a world organization
75



doing the certification and then I would feel confident’; ‘If it’s official, yes, like ISO

certification’; ‘If it’s recognized by a third party, a neutral party with no commercial interest in

the businesses in question’). Also, consumers perceived the risk of sustainable tourism as higher

in foreign countries (e.g. ‘Outside the country, I don’t think everyone has the same definition of

sustainable development. We don’t have the same standards, so I don’t think we could expect

the same thing.’; ‘I would have to read testimonials by people who had been there before. It

would need to be well detailed on TripAdviser… what it is that they do exactly. ’).



DISCUSSION AND CONCLUSION

The purpose of this exploratory article is to better understand the perceived values and risks

which consumers associate with sustainable tourism, the aim being to identify the factors which

either motivate or demotivate consumers during the purchase decision process relating to

sustainable tourism supply options. An original application of the means-end chain technique

made it possible to identify two perceived values of essentially psychological and social import,

namely: 1) Personal satisfaction: self-esteem and added value); and, 2) Positive image of the

organization: credibility and differentiation. The technique also made it possible to identify two

major perceived risks, namely: 1) Financial risk: transparency with respect to pricing and the

genuine intentions of sectoral organizations; and,             2) Functional risk: hygiene and

standardization of the sustainability aspect of sustainable tourism.

The findings of this exploratory article are relevant from the theoretical point of view and

therefore with respect to the enhanced knowledge and understanding of the concept of

sustainable tourism the frontiers of which remain vague and fraught with contradiction.

Accordingly, our study of the perceived values and risks associated with sustainable tourism

represents a first step towards achieving a better understanding of the different criteria relating

to the various steps in the consumer decision process in the tourism sector. This study identifies
76



the determining personal and social factors (personal values: personal satisfaction) and external

variables (personal values: positive image of organization), as well as the physical and financial

perceived risks which would appear to play a major role in the decision to purchase sustainable

tourism services (Swarbrooke and Horner, 2007).

The findings of this exploratory study also feed current debate on the two competing visions of

sustainable tourism: the vision based on ‘sound ethics’ and the vision tending to brand

sustainable tourism as a ‘marketing ploy’ (Lansing and De Vries, 2007). Indeed, the values

linked to sustainable tourism identified in this study include personal satisfaction and positive

image of the sectoral organization , as well as the perceived financial and functional risks linked

to the lack of trust in organizations practising sustainable tourism and the issue certification

(justification for higher pricing). All of the former combine to leave the door open to marketing

schemes designed to take advantage of a new trend in consumption by consumers eager for a

certain degree of social recognition .

Our findings are also consistent with those of recent studies which analysed the reasons for the

consumption of green products. In this regard, the self-esteem factor emerged with relative

frequency. For example, Majumbar and Zhang (2009) demonstrated that one major reason why

people became 'green' was to signal environmental goodness. Their satisfaction stemmed from

the fact that other people considered a green consumer to be a ‘good’ person. Findings in the

study by Durif et al. (2009) also substantiated the perception that the purchase of green products

exerted a positive image on respondents, generating feelings of doing one’s part, following the

trend, appearing to be good person, and helping to preserve the environment.

Findings of this exploratory article are generally relevant from the managerial standpoint in

relation to this rapidly expanding field of endeavour. Indeed, the identification of two major

sources of motivation–personal satisfaction and positive image of the organization (perceived

values), and two major sources of demotivation–financial and functional (perceived risks)
77



proved to be factors of influence which allowed us to better grasp the emerging sustainable

tourism market and develop sustainable tourism packages more in keeping with consumer

needs. Sustainable tourism is continuing to grow by leaps and bounds and the majority of travel

guide publishers have introduced specific sustainable tourism guides into the marketplace:

‘Guide du Routard Tourisme durable’, ‘Petit Futé Tourisme solidaire’, ‘Petit Futé Guide de

l’Écotourisme’, etc. It is necessary to understand that sustainable tourism involves all traditional

mass tourism stakeholders. as well as new sustainable tourism players (tours operators, travel

wholesalers, hotel and restaurant professionals, managers of natural spaces, ski centre operators,

local communities, etc.). Sustainable tourism is indeed becoming a sector of increasing

economic and social importance. Already at present, sustainable tourism is no longer a specific

tourism product, rather a goal to be achieved as a result of changes in consumption behaviour

(Lu and Nepal, 2010). The aim is to transform the traveller from passive visitor to active player

poised to adopt socially responsible behaviour. As Lu and Nepal (2010) pointed up, for the

concept of sustainable tourism to become solidly entrenched, there must be useful, reliable and

comprehensible sustainability indicators (SIs) available to evaluate visitor impact. The

development of these tools requires further research from the dual standpoint of supply and

demand.

Thus at the managerial level, one must ask oneself, “Who is the sustainable tourist?” To date,

few studies have been conducted on the subject. What is known is that the sustainable tourist is

generally more educated, has a higher level of discretionary income, and is more focused on

learning (Prim-Allaz and François-Lecompte, 2009). The sustainable tourist is also a curious,

frequent traveller who quests for new experiences. He or she is interested in culture, the

outdoors and sport (Laliberté, 2009). The findings of our qualitative exploratory study lead us to

believe that there exist several levels of socially responsible tourism behaviour. Although none

would appear to fly in the face of sustainable tourism, the positive values and negative
78



perceived risks associated with sustainable tourism point up the existence of barriers to the

practice of sustainable tourism on a broader scale.

To analyse consumer behaviour with respect to sustainable tourism in greater depth, it would be

relevant to pursue research into the perceived risks and values which consumers associate with

this new trend in tourism. The application of the MEC technique in this exploratory study

proved of demonstrated usefulness. It would be interesting to increase the size of the study

sample to between 40 and 45 persons (Wang, 2008; Watkins, 2007). Also, the findings of our

exploratory study point up the importance of the matter of sustainable tourism certification. One

of the answers frequently proffered by businesses in an attempt to explain consumer reticence

was certification which can take various forms, including sustainable tourism logos. These

logos are added to certify compliance with environmental and sustainability standards

established by responsible organizations. The problem at present lies in the fact that the

proliferation of these logos is giving rise to even greater consumer doubt and mistrust. Our

study pointed up that consumers would trust certification if and only if coordinated by

independent government organizations. It would appear important to examine this issue in

greater detail with consumers, perhaps by means of the conduct of a case study of businesses

providing certified sustainable tourism services.
79




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Zeithaml, V. (1988) ‘Consumer perceptions of price, quality and value: A means-end model and

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84




Figure 1: Perceived values associated with sustainable tourism




Figure 2: Perceived risks associated with sustainable tourism
85




3.3 ARTICLE 2

        PRÉSENTATION DE LA REVUE       : REVUE FRANCAISE DE MARKETING
   La Revue Française de Marketing publie des articles issus du domaine des études et de la

stratégie marketing.

   Il y est recensé des articles présentant des résultats de recherche avec leurs implications

théoriques et pratiques, des expériences ou études de cas, ou encore des articles de réflexion et

de synthèse sur un problème donné, s'appuyant sur des concepts connus et des exemples

concrets.

   Cette revue appartient aux éditions de l’ADETEM, l’association nationale des professionnels

du marketing qui vise à favoriser les échanges entre les praticiens du marketing mais aussi à

promouvoir les métiers du marketing.

   Cet article entre dans les champs de compétence de la Revue Française de Marketing

puisqu’il apporte des connaissances aux professionnels du marketing sur un sujet d’actualité

(développement durable appliqué au tourisme) et ce, au travers d’une étude de cas.

Lien internet de la revue : http://www.adetem.org/index.php?th=155

Date de dépôt de l’article: 19 Aout 2010
86



        PRÉSENTATION DE L’ARTICLE



         Comment convaincre les consommateurs d’adopter le tourisme durable ?

          Une PREMIÈRE Réponse PAR L’étude dES valeurs et risques percus

                                    -Le cas du Spa Eastman-



                 How to convince consumers to adopt sustainable tourism?

                        An explanation by values and perceived risks

                              -The case of Spa Eastman Resort-



*Mélanie Brieu, étudiante M.Sc marketing

Université de Sherbrooke

Email: Melanie.Brieu@USherbrooke.ca



Fabien Durif (Ph.D.), Professeur adjoint

Université de Sherbrooke

Faculté d’Administration – Département de Marketing

2500 boulevard de l'Université, Bureau K1-4315 - Sherbrooke (Quebec) J1K 2R1 CANADA

Tel.: 1 (819) 821-8000 ext. 62316

Email : Fabien.Durif@USherbrooke.ca



Jean Roy (Ph.D.), Professeur agrégé

Université de Sherbrooke

Faculté d’Administration – Département de Marketing
87



2500 boulevard de l'Université, Bureau K1-4315 - Sherbrooke (Quebec) J1K 2R1 CANADA

Tel.: 1 (819) 821-8000 ext. 62357

Email : Jean.Roy@USherbrooke.ca



Isabelle Prim-Allaz (Doctorat), Maître de conférence en Sciences Gestion

Université Lyon 2

Faculté de Sciences Economiques et de Gestion

CoActiS ISH, 14/16 av Berthelot, 69007 Lyon (France)

Tel.: +33 (0) 4 72 72 64 82

Email : isabelle.prim-allaz@univ-lyon2.fr
88



Résumé en français :

Face au changement climatique mondial et aux sources de nuisances environnementales,

économiques, culturelles et sociales liées aux activités touristiques, le tourisme durable se

positionne aujourd’hui comme une alternative plus que crédible. Cependant, une problématique

majeure persiste : il existe un écart important entre le niveau de préoccupations durables des

consommateurs, généralement élevé, et le choix d’activités touristiques durables, habituellement

faible. Ce phénomène pourrait s’expliquer en partie par les risques perçus que certains

consommateurs attribuent au tourisme durable. Afin de répondre à cette problématique, cet

article, à l’aide d’une étude de cas dans le secteur des spas, analysant à la fois l’offre et la

demande touristique, tente de comprendre si les valeurs et les risques perçus des consommateurs

face au tourisme durable ont un impact sur leurs choix d’activités touristiques dites durables.

Les résultats démontrent une importance plus grande du pilier environnemental (par rapport aux

piliers économiques et sociaux) aussi bien du point de vue de la demande que de l’offre

touristique durable, et nous questionnent sur l’évolution académique et managériale de ce

concept en vogue.

Mots clés :Tourisme durable, Valeurs, Risques perçus, Étude de cas, Environnement, Spa.



Résumé en anglais

Due to world climate change and of the sources of environmental, economic, cultural and social

nuisances connected to the tourist activities, sustainable tourism is positioned as an alternative

increasingly credible. However, a major problem persists: there exists an important gap between

the level of sustainable awareness of the consumers, generally raised, and the usually weak

sustainable tourist choice of activities. This phenomenon could be partially explained by the

perceived risks which certain consumers attribute to the sustainable tourism. To answer this

problem, this article, by means of a case study in the sector of spas, analyzes supply and
89



demand of sustainable tourism and tries to determine if the value and the perceived risks that

consumers associate with sustainable tourism have an impact on their choices of sustainable

tourist activities. The results demonstrate a larger importance of the environmental pillar (as

compared with the economic and social pillars) as well from the point of view of the demand as

of the sustainable tourist offer, and question the academic and manager evolution of this

fashionable concept.

Keywords: Sustainable tourism, values, Perceived risks, Case study, Environment, Spa.
90




Introduction



             Avec des recettes touristiques internationales atteignant 852 milliards de $US en 2009

(OMT, 2010)15, le tourisme représente aujourd’hui la première industrie mondiale. Un sixième

de la population active mondiale dépend de ce secteur (Trunfio et al., 2006) et la croissance

continue. En 2007, l’Organisation Mondiale du Tourisme a recensé plus de 907 millions de

voyageurs dans le monde et cet organisme porte maintenant son estimation à 1.6 milliards d’ici

2020 (OMT 2010)16. Les dernières statistiques de Tourisme Québec (Le tourisme en chiffres –

Édition 2009)17 mettent en évidence que, la destination touristique « Province de Québec » du

Canada, représentait en 2007, 0.3% des parts de marché mondiales, aussi bien au point de vue

des arrivées que des recettes. Le Québec a accueilli en 2007 plus de 61 705 (000) visiteurs, en

provenance essentiellement de la province elle-même (76%) et des États-Unis (8%). Les

recettes touristiques ont atteint 10,447 milliards de CAN$18, ce qui représente plus de 2.7% du

PIB québécois, et place le tourisme en septième position des produits d’exportation du Québec.

Regroupant 29 592 entreprises (services de restaurations : 47,6%; services d’hébergement :

22,7%), quelque 410 900 emplois sont liés aux secteurs associés au tourisme.

             L’industrie touristique constitue donc un des principaux moteurs du développement

économique. Toutefois, face au changement climatique mondial et aux sources de nuisances

environnementales (écosystème global), économiques, culturelles et sociales liées aux activités

touristiques (ex : émission de gaz à effet de serre, consommation d’espaces naturels, conflits

d’usage sur utilisation des territoires, surexploitation des ressources, dégradation du patrimoine



15
     http://www.unwto.org/index_f.php
16
     http://www.unwto.org/facts/eng/vision.htm
17
     http://www.tourisme.gouv.qc.ca/publications/publication.asp?id=186&categorie=50
18
     1 euro = 1,34CAN$ en août 2010
91



naturel et culturel, bétonnisation des espaces, érosion, pollution, folklorisation des rites et des

cultures, etc.) (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009b; Van der Yeught, 2007; Lansing et De

Vries, 2006; Guillon, 2004; Hommani, 2004; Beckmann et Christensen, 1999), le Québec, au

même titre que d’autres destinations (par exemple, les pays scandinaves, la France, etc.), a mis

en place des initiatives pour minimiser les impacts négatifs du tourisme, afin que cette industrie

« devienne, durant toute l’année, une source de richesses économique, sociale et culturelle pour

toutes les régions du Québec, et ce, dans le respect des principes du développement durable »

(Françoise Gauthier, Ministre du tourisme du Québec, Politique touristique du Québec, 2009,

p.3).



Vers une orientation touristique durable (TD)



        Selon le rapport sur le « Changement climatique et tourisme – faire face aux défis

mondiaux » publié à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement (5 juin 2008) par

trois organisations internationales (Programme des Nations Unies pour l’environnement,

Organisation Mondiale du Tourisme, Organisation Météorologique Mondiale), les émissions du

tourisme représentent entre 3.9 et 6% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les

voyages aériens génèrent à eux seuls 40% de toutes les émissions de Co2 imputables au

tourisme. Ainsi, les nouvelles réalités sociétales font que le Québec oriente actuellement son

industrie touristique vers le développement durable avec trois objectifs : (1) l’objectif

économique de porter les recettes de 10.4 milliards de CAN$ en 2007 à 13 milliards de CAN$

en 2010; (2) l’objectif environnemental d’accroître le nombre d’exploitants et de touristes

sensibilisés à l’utilisation durable de l’environnement; et (3) l’objectif socioculturel de favoriser

une offre touristique développée et exploitée dans le respect des populations locales.
92



           Selon l’OMT (2004), « Les principes directeurs du développement durable et les

pratiques de gestion durable du tourisme sont applicables à toutes les formes de tourisme dans

tous les types de destination, y compris au tourisme de masse et aux divers créneaux

touristiques. Les principes de durabilité concernent les aspects environnemental, économique et

socioculturel du développement du tourisme. Pour garantir sur le long terme la durabilité de ce

dernier, il faut parvenir au bon équilibre entre ces trois aspects. ». Aujourd’hui, le TD est donc

un phénomène en pleine émergence et en vogue (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009a, b;

Caire et Roullet-Caire, 2001). Pourtant, il semble que malgré le fait que le développement

durable fasse partie du cadre de la politique générale de Tourisme Québec depuis 2005 et que la

durabilité soit acceptée dans le secteur touristique québécois, en pratique les gestes des acteurs

touristiques semblent isolés (« Portrait du tourisme durable au Québec en 2009 », Réseau de

veille en tourisme, UQÀM) or, ils sont déterminants dans la génération d’une demande durable.

           D’après Archambault19, « les destinations qui ne se préoccuperont pas du

développement durable de leurs attraits seront de moins en moins fréquentées à l’avenir ». Van

der Yeught (2007) a démontré qu’une destination touristique peut s’assurer un avantage

concurrentiel soutenable en construisant une compétence centrale fondée sur le TD. En effet, de

nombreuses études (ex : François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009a, b; Guillon, 2004; Follows et

Jobbers, 2000) ont démontré que de plus en plus de consommateurs ont changé leurs

comportements de consommation en adoptant des préoccupations durables dans leurs achats. «

L’engouement pour un tourisme plus responsable n’est donc pas une mode éphémère: c’est le

reflet d’attentes profondes des consommateurs concernés qui manifestent leurs préoccupations




19
     Archambault M. (2009) - Le développement durable en tourisme et le contexte économique actuel, un
      frein ou une occasion à saisir?, Symposium International sur le développement durable du tourisme,
      Québec, Canada.
93



sociales et environnementales dans leur consommation quotidienne. » (François-Lecompte et

Prim-Allaz, 2009b, p.17).

          Cependant, selon Archambault (2009), le critère du développement durable n’est pris en

compte que par seulement 1% des voyageurs lorsque vient le temps de choisir une destination,

contre 46% pour le critère prix. Mais, d’après Roullet-Caire et Caire (2003), il ne faut pas

analyser le TD avec les indicateurs traditionnels, c’est-à-dire se restreindre à l’impact macro-

statistique (ex : pourcentage de touristes, recettes pour les pays en voie de développement,

nombre d’organisations ou de projets, etc.). Pour ces auteurs, il faut s’intéresser à son influence

grandissante sur les mentalités et son pouvoir de contamination et de conscientisation face aux

problématiques économiques, environnementales et sociales liées aux pratiques traditionnelles

du tourisme. Pour cela, il s’avère nécessaire de comprendre pourquoi il existe un écart important

entre le niveau de préoccupations durables des consommateurs, généralement élevé, et le choix

d’activités touristiques durables, habituellement faible. Ce phénomène pourrait s’expliquer en

partie par les risques perçus que certains consommateurs attribuent au TD. Dans une étude

exploratoire, basée sur la technique qualitative de la Means-end Chain (aussi appelée chaîne

moyens-fin et chaînage cognitif), Auteurs (2010) ont mis en évidence deux risques perçus

majeurs face au TD: (1) un risque financier (transparence vis-à-vis du prix et transparence vis-à-

vis des intentions réelles des organisations); (2) un risque fonctionnel (hygiène et normalisation

de l’aspect durable). Afin d’analyser en profondeur le comportement des consommateurs face

au TD, il est pertinent de poursuivre les recherches sur les valeurs et risques perçus associés à la

pratique de cette nouvelle tendance, qui sont quasi inexistantes aujourd’hui. En effet, comme le

mentionnent François-Lecompte et Prim-Allaz (2009b), le degré d’adhésion réel des

consommateurs au concept de TD et la part de ceux qui y sont intéressés sont pour l’instant mal

connus.
94




Les objectifs et la démarche de l’étude



        Ainsi, l’objectif de cet article est de comprendre si les valeurs et les risques perçus des

consommateurs face au TD ont un impact sur leurs choix d’activités touristiques dites durables.

Pour répondre à cet objectif, nous avons mené une étude de cas, analysant à la fois l’offre et la

demande, dans l’industrie des spas. Avec près de 820 000 visites par an, 1670 emplois affiliés et

des profits atteignant 60 millions de CAN$, le secteur des spas est actuellement en pleine

croissance au Québec. Le constat est le même en France. Selon l’INSEE, entre 1997 et 2006, le

marché des soins de beauté et du bien-être a enregistré une croissance exceptionnelle de la

demande de 6.6% par an. D'après la première étude internationale sur la fréquentation des spas

(International Spa Association et ITEC France), plus de 4.8 millions de français fréquentent des

spas, tout de même encore loin derrière les américains (32.2 millions), les japonais (15.8

millions) et les italiens (10.7 millions). Un spa a attiré notre attention, le Spa Eastman, situé

dans la région des Cantons de l’Est au Québec. Ce dernier, crée en 1977, semble s’être placé

comme chef de fil dans le secteur du bien-être « durable » au regard de ses actions durables

récompensées par plusieurs distinctions Par la triangulation de plusieurs outils de collectes de

données (données secondaires, entretien, groupes de discussion et enquêtes auprès de

consommateurs), le contexte du Spa Eastman s’avère un choix judicieux pour analyser

l’importance des valeurs et risques perçus des consommateurs face à la pratique du TD.

L’originalité de cette étude est d’étudier le cas d’une destination touristique durable dans un

pays industrialisé.

        Le concept TD s’avère encore à l’heure actuelle large et peu précis (François-Lecompt

et Prim-Allaz, 2009a, b). Si, ces dernières années, les études sur le TD se sont multipliées, deux

éléments majeurs sont à considérer pour notre recherche : (a) il est nécessaire d’adopter une
95



vision large du concept, c’est-à-dire ne se limitant pas aux aspects environnementaux (Bramwell

et Lane, 2008); (b) jusqu’à présent aucune recherche ne s’est intéressée à la fois aux valeurs et

risques perçus des consommateurs face à cette nouvelle pratique touristique.

        Dans un premier temps, les concepts des valeurs et risques perçus face au TD sont

définis. Dans un deuxième temps, le processus méthodologique de l’étude de cas est présenté.

Dans un troisième temps, les résultats sont exposés. Finalement, les résultats sont soumis à

discussion dans la conclusion.



Revue de littérature : TD, valeurs et risques perçus



. Qu’entend-t-on aujourd’hui par TD?

        Le concept TD est apparu sur le devant de la scène après le Sommet de la terre à Rio de

Janeiro (Brésil) en 1992. Il s’intègre dans une conception éthique du tourisme (Caire et Roullet-

Caire, 2001). Selon l’OMT (2004), le TD doit : « (1) exploiter de façon optimum les ressources

de l'environnement qui constituent un élément clé de la mise en valeur touristique, en préservant

les processus écologiques essentiels et en aidant à sauvegarder les ressources naturelles et la

biodiversité; (2) respecter l'authenticité socioculturelle des communautés d'accueil, conserver

leurs atouts culturels bâti et vivant et leurs valeurs traditionnelles et contribuer à l'entente et à la

tolérance interculturelles; et (3) assurer une activité économique viable sur le long terme offrant

à toutes les parties prenantes des avantages socioéconomiques équitablement répartis,

notamment des emplois stables, des possibilités de bénéfices et des services sociaux pour les

communautés d'accueil, et contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté. ». Pour Roullet-Caire

et Caire (2003), il n’y a pas de hiérarchie entre les trois dimensions du TD, ce qui compte ce

sont les interactions entre les trois sphères.
96



        Si depuis les années 80, le TD s’est développé avec un engagement de plus en plus fort

des différents acteurs du tourisme (agences de voyages, voyageurs et communautés

bénéficiaires) (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009a; Cukier, 2002), de nombreuses

questions se posent encore et la recherche n’y répond toujours pas (Caire et Roullet-Caire,

2001): Le TD peut-il être rentable ? Le TD et le tourisme de masse sont-ils compatibles ? Le TD

est-il réservé à une clientèle urbaine, éduquée et favorisée financièrement? Comment rendre le

touriste durable ?

        La recherche sur le TD reste, aujourd’hui encore, embryonnaire (et ce, malgré la

création en 1993 d’une revue spécialisée, Journal of Sustainable Tourism), variée et éparse,

rendant ainsi complexe la comparaison des résultats des différentes études (François-Lecompte

et Prim-Allaz, 2009a). Toutefois, une récente étude de François-Lecompte et Prim-Allaz

(2009b) a attiré notre attention. Les auteures ont mis en évidence cinq facteurs de TD, qui sont

par ordre d’importance : (a) accepter de renoncer à l’effort; (b) recourir à un voyagiste

responsable; (c) maximiser les ressources des locaux; (d) aller moins loin; et (e) protéger le

capital social, culturel et naturel des zones visitées. François-Lecompte et Prim-Allaz (2009b,

p.15) définissent ainsi le TD comme « une nouvelle façon de voyager qui suppose de partir

moins loin et de renoncer à son confort ». Cette définition soulève de nombreuses questions :

Doit-on impérativement lier TD et tourisme de proximité ? Faut-il forcément renoncer à son

confort pour pratiquer du TD ? Ces questions restent encore en suspend.



.Définition des valeurs dans un contexte de TD

        Rokeach (1973, p.5, traduction libre) un des premiers spécialistes du concept de valeur

en science sociale, définit les valeurs comme « une croyance persistante qu'un mode spécifique

de conduite (…) est personnellement ou socialement préférable à un mode différent ou inverse

de conduite ». Les valeurs constituent ainsi des croyances durables à propos de buts
97



fondamentaux et de modes de conduite souhaitables. Dans le même sens, la définition récente

de Nepomuceno et Porto (2010) considère les valeurs comme étant un but désirable qui

transcende les situations, varie en importance et sert de guide de principes dans la vie d’un

individu ou d’une identité sociale. Généralement, dans la littérature, les chercheurs lient le

concept des valeurs à la prise de décision du consommateur, celui-ci préférant un produit ou un

service affichant des valeurs correspondantes à ses valeurs personnelles (Manaktola et Jauhari,

2007). Par exemple, la propension d’un individu à consommer un produit vert est affectée par

sa valeur personnelle transcendance de soi (Thogersen et Olander, 2002). Par ailleurs, les

valeurs personnelles semblent fortement liées à l’éthique (Fritzche et Oz, 2007).

        Schwartz (1992), à qui l’on doit beaucoup au cours des deux dernières décennies dans

l’évolution des connaissances de la psychologie interculturelle à propos des valeurs, propose

une liste de valeurs personnelles ayant une influence sur les décisions du consommateur quant à

l’aspect « durable ». Ces valeurs sont regroupées sous quatre dimensions : conservation,

ouverture au changement, altruisme et auto amélioration (Fritzche et Oz, 2007; Follows et

Jobber, 2000). Une étude de Weeden (2009), basée sur la liste de valeur de Schwartz, a relevé

quatre valeurs auprès des touristes dits « durables » : le respect de l’environnement, de la

population et de soi-même; la responsabilité; le partage; et la connexion avec la population.

Ainsi, une étude approfondie de ces valeurs permettrait d’analyser quelles sont celles qui ont un

réel impact sur la décision du consommateur de pratiquer ou non une activité de TD. Cette étude

se propose donc de vérifier l’existence ou non d’un effet de chacune des quatre valeurs

personnelles suggérées par Weedon (2009) sur l’intention d’achat envers une offre touristique

durable.
98



.Définition des risques perçus dans un contexte de TD

         Le concept des risques perçus a été introduit par Bauer en 1960 sous deux dimensions :

l’incertain et la conséquence négative (Aqueveque, 2006; Snoj, Pisnik et Mumel, 2004).

Aujourd’hui, les chercheurs utilisent le plus souvent une approche multidimensionnelle du

concept des risques perçus en fonction de cinq dimensions : le risque de performance, le risque

financier, le risque physique, le risque psychologique et le risque social (Snoj, Pisnik et Mumel,

2004).

         Les risques perçus se définissent comme la prévision subjective par le consommateur

des pertes envisageables lors de l’évaluation des choix alternatifs (Aqueveque, 2006). Ils font

donc partie intégrante du cadre conceptuel général de la prise de décision du consommateur

dans le choix d’un produit, d’un service ou d’une marque (Bielen et Semples, 2006). De la

même manière que les valeurs perçues, les risques perçus sont considérés par certains auteurs

(ex : Tan, 2002) comme des antécédents significatifs aux comportements éthiques des

consommateurs.

         Dans le cas du TD, une étude exploratoire de Auteurs (2010) a révélé que les

consommateurs ressentent avant tout des risques financiers (ex : perception d’un prix trop élevé)

et fonctionnels (ex : problèmes sanitaires, questionnement sur la crédibilité des certifications de

tourisme durable) dans la pratique de ce genre de tourisme. L’approfondissement de la

recherche permettrait d’identifier les risques perçus majeurs ayant une influence sur la pratique

du TD. Cette étude vérifiera donc également l’existence ou non d’un effet de chacun des cinq

risques perçus proposés par la littérature scientifique en marketing sur l’intention d’achat d’un

consommateur envers une offre touristique durable.
99



Présentation du terrain d’étude



         Dans le cadre de la compréhension des valeurs et risques perçus face au TD, nous avons

choisi de nous concentrer sur le tourisme de loisirs, car c’est dans ce contexte que le choix des

consommateurs est le plus influencé par leurs préférences personnelles. Beckmann et

Christensen (1999). Cette recherche a été menée à l’aide d’une étude de cas du Spa Eastman

analysant à la fois l’offre de service durable (données secondaires, entretien avec des dirigeants)

et la demande via la perception des consommateurs (groupes de discussion, enquête par courriel

auprès de 750 consommateurs). Les outils de la collecte de données et les échantillons sont

présentés dans les sections suivantes, de même que le contexte de cette étude de cas.



.Contexte de l’étude : le Spa Eastman

         Le Spa Eastman est le deuxième plus ancien spa d’Amérique du Nord et se positionne

comme le seul «spa de destination20» de l’Est canadien. Il fait parti de la région touristique des

Cantons-de-l’Est qui reçoit chaque année plus de six millions de visiteurs. Composé de 47

chambres réparties sous sept pavillons, le Spa Eastman offre un ensemble de soins et de services

relativement large : massothérapie, soins corporels, spa du cheveu, soins esthétiques, cures,

soins signatures, services de consultation.

         L’offre de services du Spa Eastman est répartie entre : (a) les forfaits avec hébergement;

(b) les forfaits sans hébergement; (c) les soins à la carte; (d) les weekend –découverte de soi; et

(e) les services affaires. La moyenne des tarifs des services est d’environ 250CAN$ (environ

188 euros), proche des autres spas de la même catégorie en 2010 au Québec. Du fait de ces

spécificités, la concurrence du Spa Eastman est encore assez faible. Seulement, trois


20
  Un « spa de destination » est un spa éloigné des centres urbains dont l’objectif est de faire vivre une
véritable expérience du spa à ses visiteurs.
100



établissements lui sont généralement opposés pour leur dimension santé : l’Auberge de santé

Claire Lamarche (St-Félix-de-Kingsey, Québec), le centre de Thalassothérapie Aqua-Mer

(Carleton-sur-mer, Gaspésie, Québec) et l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac (Saint-Benoît-du-

Lac, Québec). Près de 85% de la clientèle du Spa Eastman est d’origine québécoise, dont plus

de 60% en provenance de la région de Montréal, expliquant ainsi l’ouverture d’un deuxième

centre à Montréal. Au total, près de 135 personnes travaillent à temps plein dans les deux

centres du Spa Eastman (Eastman et Montréal). Le spa Eastman fait, en outre, parti du palmarès

des « 100 Best Spas of the World » (Burt and Price, 2010).

        L’originalité du Spa Eastman tient dans son engagement de longue date pour le

développement durable. En effet, depuis sa création en 1977, le Spa Eastman allie dans sa

démarche, le social, l’économie et l’environnement par le biais de la santé. Le développement

durable fait partie intégrante de l’idéologie des propriétaires et de l’ensemble des employés du

Spa Eastman (Filion, 2002), et des valeurs qu’il veut véhiculer. Au niveau environnement, les «

3R » (« Réduction, Réemplois, Recyclage »), la protection des forêts, l’économie d’eau et

d’énergie, et le transport durable, par exemple, sont valorisés. Au niveau social, on note, entre

autres, l’importance des actions sur la santé et la sécurité au travail, la formation, la

sensibilisation et l’amélioration continue. Au niveau économique, des actions pour la

communauté sont soutenues. L’engagement du Spa Eastman a été reconnu par l’obtention de 17

prix entre 2001 et 2010, comme : le Prix Phoenix 2008; Attestation « Ici on recycle ! »; Grand

prix du tourisme dans la catégorie TD en 2003 (lauréat national argent), etc.



.Analyse de l’offre de services durables

Données secondaires. Une analyse de données secondaires a été conduite : site Internet du Spa

Eastman (www.spa-eastman.com); rapports de développement durable 2008 et 2009 du Spa
101



Eastman; articles de magazines professionnels et d’actualité; communiqués de presse; étude de

cas réalisée en 2002 par Filion.

Entretien des dirigeants. Un entretien d’environ 120 minutes a été mené avec les deux dirigeants

du Spa Eastman (hiver 2009). Un guide d’entretien contenant cinq sections (introduction;

compréhension du TD; intention, valeurs et risques perçus face au TD; changement vers le TD;

conclusion) et au total huit questions a été utilisé.



.Analyse de la demande : perception des consommateurs

Groupes de discussion auprès de consommateurs. Deux groupes de discussions de 10 personnes

(échantillon de convenance), d’une durée moyenne de 75 minutes, ont été conduits. Les

participants (employés entre 25 et 55 ans) ont été sélectionnés par annonce par courriel dans une

université du Québec. Un guide de discussion a été utilisé. La perception des participants envers

deux spas (Spa Eastman vs spa traditionnel n’ayant pas d’actions durables) a été comparée.

Enquête par courriel auprès de consommateurs.           Une enquête a été menée à l’aide d’un

questionnaire auto-administré contenant 69 questions pour mesurer les valeurs et risques perçus

envers le TD. Le cas du Spa Eastman a été utilisé comme exemple de destination de tourisme

durable.

        Un plan d’expérimentation (1X5) par scénarios a été privilégié. L’objectif était : (1) de

comparer l’impact des dimensions du TD sur le comportement des consommateurs; (2)

d’analyser les valeurs et risques perçus qui influencent l’intention lorsque les trois variables du

TD sont présentes dans la communication d’une organisation. Cinq scénarios ont été créés : le

premier servait de contrôle; les second, troisième et quatrième possédaient chacun un pilier du

TD (respectivement environnement, social et économique); le dernier regroupait les trois piliers

du TD. L’encadré 1 présente un exemple de scénario, le cinquième, soit celui utilisé pour

mesurer l’effet simultané des trois composantes d’une offre touristique durable. Seul les
102



scénarios ont été manipulés et les répondants ont été confrontés à un seul de ces derniers en

répondant sur une échelle de type Likert en 7 points (de 1 : « Totalement en désaccord » à 7 :

« Totalement en accord »).



Encadré 1 : Scénario comportant les trois composantes d’une offre touristique durable.

Avant de répondre au questionnaire suivant, nous vous demandons de lire cette mise en

situation fictive. Essayez d'imaginer que vous êtes dans le contexte suivant :

Suite à de longues semaines de travail, vous décidez de vous relaxer en allant bénéficier des

bienfaits d’un forfait Spa. Aux fins du questionnaire, nous appellerons ce Spa : « SpaRelax ».

« Situé dans le décor enchanteur des Cantons-de-l'Est, le SpaRelax vous offre son atmosphère

traditionnelle idéale à la détente en plein cœur d’une nature à vous couper le souffle. Hammam

d'inspiration orientale, Sauna, Bain à remous, Cascade d’eau et Bar à jus biologique sont là pour

vous faire vivre une évasion totale dans un environnement respectueux de la nature et de la

population locale. Toutes nos installations répondent à des normes de développement durable

(recyclage, économie d’eau et d’énergie). Nos employés reçoivent des formations régulières

afin de travailler dans d’excellentes conditions et pour vous offrir le meilleur des soins ». Nous

sommes fier de vous dire que plus de 75% de nos produits sont locaux parce que nous croyons

en leur savoir faire.

Le forfait SpaRelax ULTIME attire votre intérêt. Le descriptif est le suivant :

« Pour 147$, profitez d’un accès aux bains ainsi que le massage SpaRelax ULTIME de 75

minutes à base de produit locaux et biologiques. Ce massage a été conçu pour réduire votre

stress quotidien et éliminer les tensions nerveuses et musculaires tout en évacuant les toxines

des muscles par des techniques ancestrales de haute qualité de chez nous. »
103



          Les valeurs perçues ont été mesurées en combinant les échelles de Weeden (2009)

(respect envers environnement, populations locales et respect envers soi; responsabilité; partage;

connexion avec autrui) et d’Aurier, Evrard et N’Goala (2004) (valeurs globales). Les risques

perçus ont été mesurés en adaptant l’échelle de Gonzales Miere, Diaz Martin et Trespalacios

Gutierrez (2006). Les mesures de l’attitude envers un forfait spa et de l’intention de choisir un

forfait spa ont été adaptées de l’échelle des comportements non éthiques de Chang (1998).

Enfin, la mesure de l’auto-évaluation du niveau de TD est basée sur l’échelle de Gupta et Ogden

(2009).

          Les répondants ont été recrutés par Internet au travers de la base de données de

l’association Tourisme Cantons-de-l’Est (http://www.cantonsdelest.com/). Le taux de réponse

fut de 8% et l’échantillon (n = 750) est composé en majorité de femmes (74%). Les groupes

d’âges les plus représentés sont les 45-54 ans (32.4%), suivi des 55 ans et plus (31.3%) et les

35-44 ans (21.7%). Les 18-34 ans ne représentent que 14.5% de l’échantillon. Elles vivent

essentiellement en couple avec (33.9%) ou sans enfants (39.9%) dans la région de la Montérégie

(26.8%) et de Montréal (15.2%). Leur revenu familial annuel est de 40 000 à 60 000 $ (20%) et

plus de 38.1% ont un diplôme universitaire. Plus de la moitié des consommateurs ayant répondu

travaille à temps plein (58.3%), 19.9% est à la retraite. En ce qui concerne leurs vacances, la

plupart des consommateurs partent plus de deux fois par an pour une semaine ou moins (66%).

Leur mode de logement préféré est les hôtels (66.8%).
104



Résultats et analyses



Un leadership fortement teinté de l’idéologie du développement durable : une gamme d’actions

favorisant le TD



Les données secondaires receuillies et l’entretien réalisé montrent que l’engagement du Spa

Eastman résulte d’un « cheminement personnel de longue date ». « On a ça dans la peau depuis

35 ans » précise Jocelyne Dubuc, fondatrice et présidente-directrice générale. En effet, depuis sa

création en 1977, le Spa Eastman cherche à offrir à sa clientèle des principes de vie sains

orientés essentiellement sur une alimentation saine, tout en sensibilisant au respect de

l’environnement. Ainsi, au travers de soins de bien être (massage, relaxation, etc.) et d’ateliers

sur la mise en forme et le respect de la personne, le Spa Eastman véhicule une véritable «

philosophie » de vie centrée autour du développement durable.

Prendre en compte le développement durable fait partit intégrante de la philosophie de

l’organisation. Comme le précise Jocelyne Dubuc, « chacun peut faire une différence ».

Historiquement, les premiers engagements pris furent orientés sur l’aspect environnemental :

interdiction d’utiliser des pesticides ainsi que mise en place d’un système de recyclage. Ce

dernier est d’ailleurs, aujourd’hui très développé dans l’entreprise, pour environ 80% des

déchets. Mais le recyclage n’est pas le seul engagement durable de cette entreprise. Comme le

mentionne Jocelyne Dubuc, au fur et à mesure de la croissance du Spa Eastman, des

considérations économiques et sociales se sont imposées aux processus organisationnels. Des

actions sont mises en oeuvre sur les trois piliers du développement durable (cf tableau 1).

Comme le montre le tableau 1, les efforts du Spa Eastman sont particulièrement forts au niveau

environnemental. Le programme mis en place par la direction autour de 24 objectifs et 147

actions se concentre essentiellement sur le recyclage. Avec un taux de recyclage, à l’heure
105



actuelle, de plus de 80%, Jocelyne Dubuc souhaite atteindre d’ici quelques années un niveau

supérieur à 90%. Par exemple, le Spa Eastman a proscrit totalement la consommation de

bouteilles d’eau, remplacées par des gourdes réutilisables offertes aux clients. Pour Jocelyne

Dubuc, «le changement se fait doucement mais sûrement». L’autre priorité de l’engagement

environnemental du Spa Eastman est la gestion de l’eau. L’eau représente un champ de bataille

d’importance car «on ne peut pas continuer à la gaspiller, ce n’est pas une source infinie »

précise Jocelyne Dubuc. Le Spa Eastman a ainsi réduit de moitié la quantité d’eau utilisée dans

les toilettes et a récupéré une partie de l’eau des bassins. Un projet de chauffage à partir de l’eau

récupérée est en cours d’étude. Toutefois, comme le souligne Jocelyne Dubuc « le véritable

problème n’est pas tant les moyens qui peuvent être mis en œuvre pour récupérer l’eau mais

bien les habitudes de consommation des clients ». Le Spa Eastman privilégie également depuis

quelques années l’utilisation de produits d’entretien ménager verts. Ce changement a d’ailleurs

été complexe, car comme le précise Jocelyne Dubuc, « les employés ont parfois du mal et ne

comprennent pas toujours très bien le pourquoi des actions ».
106



                                    Tableau 1

                 Les actions du Spa Eastman en termes de TD

Piliers du      Actions
TD
Environnement   24 objectifs au travers de 147 actions
                -Adoption de la facturation en ligne
                -Utilisation d’ampoules fluo-compactes
                -Achat d’au moins 30% de produits en vrac
                -Achat de papier hygiénique fait de fibres recyclées à 100 %
                -Bouteilles rechargeables de savon biodégradable dans les chambres
                -Plateforme de compostage
                -Protection de la forêt (Papier recyclé pour enveloppes, cartes d'affaires,
                impression, etc.)
                -Achat d’aliments durables
                -Utilisation d’Internet comme outil de communication
                -Non-utilisation de pesticides
                -Mise en place d’un système de recyclage (80% des déchets)
                -Système d’optimisation de la consommation d’eau dans les toilettes
                -Récupération de l’eau des bassins et projet de chauffage des bâtiments
                avec cette eau
                -Don d’une gourde réutilisable (limitation de l’utilisation du plastique)
                -Utilisation de produits d’entretien ménager verts
                -Fenêtres à haute efficacité thermique
                -Vaisselle durable et réutilisable
                Messages de sensbilisation à la protection de l’environnement
Social          -Formation aux employés
                -Programme de cuisine biologique (livres de recettes, etc.)
                -Ateliers santé offerts deux fois par jour
                -Programme pour arrêter de fumer pour les employés
                -Interdiction de fumer même sur les terrasses pour le bien être de tous
                -Forfait « spécial enseignant » pour diminuer leurs stress pendant les
                vacances
                -Préférence pour des produits et des fournisseurs locaux : politique
                d’achat concentrique (1. Local; 2. Régional; 3. Provincial; 4. National)
                -Offre d’une ligne de maquillage 100 % naturelle certifiée commerce
                équitable et Écocert
                -Achats d’aliments équitables
                -Financement de projets pour les enfants cancéreux
                -Protection de la confidentialité des clients (ex : pare-feu Internet,
                déchiqueteuse, etc.)
                -Appel au groupe Travaction pour embaucher des personnes qui ont un
                handicap physique ou des problèmes de santé
107



 Économie                   -Actions de bienfaisance
                            -Préférence des produits et des fournisseurs locaux même s’ils sont plus
                            chers: politique d’achat concentrique (1. Local; 2. Régional; 3.
                            Provincial; 4. National)21
                            -Engagement dans la durée avec les fournisseurs pour créer et stabiliser
                            des emplois locaux à long terme
                            -Liens avec la population locale pour inciter les visiteurs découvrir la
                            région (ex : mise à disposition d’informations sur les acteur locaux, sur
                            les activités socioculturelles, historiques, éco-touristiques et des attraits
                            de la région)
                            -Don à des associations d’insertion
                            -Vente de produits éco-responsables à la boutique du Spa
                            -Offre d’une ligne de maquillage 100 % naturelle certifiée commerce
                            équitable et Écocert
                            -Achats d’aliments équitables


           Derrière les engagements environnementaux, le pilier social semble être la deuxième

orientation durable privilégiée par le Spa Eastman. Le Spa Eastman développe un engagement

social aussi bien auprès du personnel, que de la clientèle ou de la population locale. Les

employés bénéficient ainsi de nombreuses formations. En ce qui concerne les clients, le Spa

Eastman a mis en place des ateliers d’éducation pour une alimentation saine. Pour Jocelyne

Dubuc, « ces ateliers rejoignent l’une des missions essentielles du Spa depuis sa création, soit le

lien planète / corps ». Enfin, au niveau de la communauté, le Spa Eastman adopte, par exemple,

une politique d’achat de produits régionaux de manière à encourager les producteurs locaux.

L’établissement finance également plusieurs causes sociales, dont notamment des projets pilotes

d’accueil d’enfants souffrant de cancer.

           Le pilier économique du TD semble pour l’instant être le moins développé pour le Spa

Eastman, dans le sens où il n’y a pas de programme d’actions structurées comme dans le cas de

l’engagement environnemental. Toutefois, les liens économiques avec la population locale sont

forts. Le Spa Eastman privilégie des relations à longs termes avec des fournisseurs locaux afin

de stabiliser les emplois dans la région. Par exemple, le savon utilisé dans le Spa Eastman est


21
     En italique, les items comprenant plusieurs facettes durables
108



produit par de jeunes artisans locaux, avec lesquels un contrat de cinq ans a été signé.

L’établissement incite aussi les visiteurs à rester plusieurs jours dans la région et contribue à

l’activité économique locale. Également, le Spa Eastman favorise l’achat d’aliments équitables

et locaux, même si leurs prix sont plus élevés. Pour Jocelyne Dubuc, « payer plus cher un

produit pour offrir à sa clientèle une meilleure qualité n’est pas un obstacle ».

        Ainsi, les engagements durables pris par le Spa Eastman semblent relever d’une

véritable idéologie, initiée par les propriétaires de l’établissement. Lorsqu’on interroge les

propriétaires sur le retour sur investissement réalisé grâce à ces actions durables, ces derniers ne

le connaissent pas : « cela ne fait pas parti de nos préoccupations » mentionne Jocelyne Dubuc.

L’engagement des propriétaires du Spa Eastman s’est même prolongé dans la création de

l’Association « Alliance Spas Relais Santé ». En 2010, l’association regroupe 20 établissements

de santé, essentiellement des spas. L’un des objectifs de cette association est de prolonger la

mission du Spa Eastman associant qualité des soins et développement durable. Des normes de

qualité et de développement durable ont été intégrées au cahier des charges des membres de

l’association et un label (« Relais santé® ») a été créé pour formaliser ses engagements.



Des consommateurs plus sensibles à l’aspect environnemental du TD qu’aux aspects

sociaux et économiques



Des consommateurs majoritairement intéressés mais encore peu informés

        La réalisation des deux groupes de discussion a mené au constat que les répondants

n’avaient presque aucune connaissance des engagements durables du Spa Eastman, alors que

celui-ci se situe dans leur région. Un seul des participants a déjà fréquenté l’établissement mais

n’a pas distingué cet aspect : « Ce que j’ai remarqué c’est qu’il y a avait une attention

particulière à la nourriture (…), c’était très santé (…) nourriture de qualité ».
109



        Suite à l’évocation de la liste d’actions mises en place par le Spa Eastman, les réactions

sont particulièrement favorables (ex : « Ma décision est prise, je m’en vais au Spa Eastman »).

Pour les répondants, faire le choix de produits / services durables a un impact sur leur fierté

personnelle : « Je suis fière de moi quand je fais des choses comme ça (…), des fois t’achètes un

produit régional qui est plus cher qu’un autre mais bon t’encourages (…), ça coute plus cher

mais ça vaut la peine ».

        Toutefois, il faut soulever que l’aspect durable doit être explicite pour être pris en

considération : « Il faudrait que ce soit sur la première page qu’on voit, mais sans être trop

présent pour ne pas créer un sentiment purement promotionnel (…), Y’a toujours un petit doute

parce que ça paraît bien ». En effet, les participants ne se sentent pas encore assez informés et

sensibilisés sur le TD.

        Certains sujets évoquent, par contre, que leurs choix quotidiens de consommation ne se

font pas en fonction de l’aspect durable, mais plutôt en fonction de leur budget : « Mes choix ne

sont pas en fonction de ça, c’est plutôt mon budget pour tous mes choix, je veux en avoir pour

mon argent mais c’est juste qu’on n’est pas assez sensibilisé, je ne savais même pas ce qu’était

le tourisme durable en arrivant ».



Le respect envers l’environnement comme valeur principale face au TD



        Les résultats de l’enquête auprès des consommateurs à l’aide du questionnaire auto-

administré ont révélé la présence mais également l’absence de liens. Par exemple, en ce qui

concerne les attitudes et les intentions d’achat des répondants envers les différents scénarios

d’une offre de spa touristique durable, des ANOVA ont été réalisées et aucune différence

statistique n’est apparue. Bien que chaque scénario présenté était différent quant à sa

composition sur les dimensions durables d’une offre touristique, l’expérimentation n’a pas fait
110



ressortir de différence de la part des répondants. Il aurait été possible d’utiliser une procédure

d’expérimentation qui oblige le répondant à confirmer qu’il a bel et bien noté la composante

durable de l’offre touristique avant de répondre. Cela aurait possiblement contribué à faire

apparaître des différences entre les scénarios mais une approche plus représentative de la réalité

d’une offre globale a été privilégiée. Ces résultats laissent toutefois entendre que les

caractéristiques durables d’une offre touristique de spa n’influencent pas ou au mieux très

faiblement l’attitude et l’intention d’achat des gens pour ce type de produit.

        En ce qui concerne l’influence des valeurs d’un consommateur, les analyses statistiques

indiquent que seule la valeur « respect envers l’environnement » proposée par Weeden (2009)

s’avère significative et affecte l’intention de choix des répondants quant à un forfait de spa

durable. Aucun lien statistique n’est ressorti avec les autres valeurs mesurées. La figure 1

présente le modèle structurel final ainsi que les scores obtenus sur les différents indices qui

confirment l’ajustement du modèle. Le modèle respecte la littérature scientifique en marketing

et intègre la formation des attitudes comme variable médiatrice entre l’influence des valeurs et

les intentions d’achat des consommateurs. Pour les consommateurs sondés, le respect envers

l’environnement constitue donc la valeur personnelle la plus importante par rapport au TD. Ce

résultat concorde avec la littérature.
111



        Figure 1 : Modèle structurel final de la relation valeur, attitude et intention (M1)


Chi-      RMSEA       GFI     AGFI     TLI     CFI

deux

1.663     0.058       0.942   0.909    0.984   0.988




        RESENV = Respect de l’environnement



        La performance (« risque fonctionnel ») comme risque perçu principal face au TD



                En ce qui concerne l’influence des risques perçus sur les intentions d’achat d’un forfait

        de spa durable, les analyses statistiques concluent que seul le risque fonctionnel, soit la

        performance du service durable, s’avère significatif et affecte l’attitude ainsi que l’intention de

        choix des répondants. Aucun lien statistique n’est ressorti avec les autres risques perçus. La

        figure 2 présente le modèle structurel final ainsi que les scores obtenus sur les différents indices

        qui confirment également l’ajustement du modèle. Ainsi, lors du choix d’un forfait spa durable,

        plus le consommateur perçoit un risque quant à la performance du service, moins il aura une

        attitude ainsi qu’une intention d’achat favorable envers le service proposé.
112




        Figure 2 : Modèle structurel final de la relation risque perçu, attitude et intention



Chi-     RMSEA       GFI     AGFI     TLI      CFI

deux

2.313    0.081       0.925   0.882    0.974    0.980




        Le respect envers l’environnement influence le choix d’un forfait spa durable



                 Afin de vérifier laquelle des variables significatives influence le plus la prise décision

        d’un forfait spa durable, le modèle de la figure 3 est testé. Il est composé des deux variables, la

        valeur perçue « respect envers l’environnement » et le risque perçu « performance », et mesure

        leur effet simultané sur l’attitude et l’intention. Les résultats des analyses de ces deux variables

        mises conjointement amènent à un modèle non stable à cause de la variable « performance ».

        Dans le modèle final obtenu, seule la valeur « respect envers l’environnement » a un impact

        significatif sur l’intention de choisir un forfait spa durable.
113



        Figure 3 : Modèle structurel initial de la relation valeur et risque perçu, attitude et

        intention


Chi-      RMSEA       GFI     AGFI     TLI       CFI

deux

2.477     0.081       0.086   0.888    0.957     0.965




        Discussion



                Cet article avait pour objectif de comprendre si les valeurs et les risques perçus des

        consommateurs face au TD ont un impact sur leurs choix d’activités touristiques dites durables.

        Pour cela, nous avons mené une étude de cas dans l’industrie des spas au Québec (Spa

        Eastman), analysant à la fois l’offre (entretien des dirigeants, données secondaires) et la

        demande (groupes de discussion, enquête).

                Les résultats sont particulièrement intéressants et démontrent de manière générale une

        importance plus grande du pilier environnemental (par rapport aux piliers économiques et

        sociaux) aussi bien du point de vue de la demande que de l’offre touristique durable, dominance

        que l’on retrouve dans la littérature.

                Tout d’abord, au niveau de l’offre, l’engagement dans le TD du Spa Eastman provient

        uniquement des propriétaires de l’établissement. Ainsi, un leadership fort orienté sur le tourisme

        durable explique l’ensemble des actions prises sur les trois piliers. Le développement durable

        fait donc partie intégrante de toutes les fonctions de l’établissement, il s’agit d’un mode d’action
114



bien établi qui régit les règles de conduite aussi bien des employés que des clients, dans un

objectif ultime de sensibilisation et de changements d’habitudes de consommation. Ce

phénomène n’est pas rare, dans beaucoup d’organisations, l’orientation durable est souvent

initiée par les fondateurs comme, par exemple, Ben & Jerry’s, Mountain Equipment Co-Op

(Durif et al., 2009a), Body Shop, etc. Toutefois, il faut noter que dans le cas du Spa Eastman, le

pilier environnemental est clairement dominant, il a été le premier privilégié par les

propriétaires de l’établissement. Il est également le pilier le plus structuré autour d’un

programme de 24 actions et de 147 objectifs : le recyclage et la gestion de l’eau en sont le cœur.

Les deux autres piliers du TD, économique et social, ne sont pas négligés, mais à l’heure

actuelle, beaucoup moins opérationnalisés. Les résultats confirment également, grâce au cas du

Spa Eastman, que TD et succès commercial sont conciliables.

        En ce qui concerne la demande, en premier lieu, les groupes de discussion ont mis en

évidence que les consommateurs sont généralement très peu informés sur le TD, la plupart n’ont

d’ailleurs que peu d’idées sur la signification du concept. Par contre, après sensibilisation, ils

sont pour la plupart très intéressés à sa pratique. Ainsi, à tarification égale ou légèrement

supérieure, ces derniers privilégieraient des services dits durables, essentiellement pour des

raisons d’estime de soi. Ces résultats rejoignent ceux d’une récente enquête menée en France

par l’institut de sondage TNS-Sofres (mars 2008, 800 individus) qui soulevait que « les français

connaissent mal le concept de tourisme durable, s’en font une idée pas toujours exacte mais sont

intéressés dans leur grande majorité par cette nouvelle façon de voyager » (François-Lecompte

et Prim-Allaz, 2009b, p. 6). Également, François-Lecompte et Prim-Allaz (2009b) relèvent dans

leur étude que plus de 45% de leur échantillon est considéré comme un touriste « néodurable »

et « durable d’aventure », laissant ainsi présumer un niveau de séduction potentiellement élevé

du TD. Il faut cependant constater, comme l’ont mis en évidence Caire et Roullet-Caire (2001),

que l’une des problématiques majeures dans l’étude des comportements responsables des
115



consommateurs est l’effet de désirabilité sociale (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009b). Cet

élément avait déjà été mis en avant par Beckmann et Christensen (1999). En effet, dans de

nombreuses études, on retrouve un niveau de préoccupation élevé envers l’environnement et les

dimensions sociales et économiques de la consommation, mais pour autant les signes concrets

d’un comportement responsable, notamment l’achat de produits/services durables restent à des

niveaux encore très faibles. « Alors que des études montrent que les consommateurs ont des

attitudes favorables envers les produits éthiques et qu’ils sont prêts à payer une prime pour

l’achat de produits éthiques, il semble y avoir une différence significative entre l’importance

déclarée des problématiques éthiques liées à la consommation et le comportement observé. »

(D’Astous et Legendre, 2009, p.40). Par exemple, la Secrétaire d’État à l’Écologie du

gouvernement français a mis en évidence que « si 20% des français se déclarent éco-

consommateurs et 79% se disent prêts à consommer de manière responsable, ils ne sont que 4%

à le faire vraiment ! » (Terra Eco, mensuel du développement durable, 10 janvier 2010, p.38).

Selon le sociologue français Robert-Vincent Joule, « les intentions d’achat de produits durables

ne prédisent pas l’achat effectif » (Sciences et Avenir, janvier-février 2010, p.61). La situation

est semblable au Canada puisque Cossette a mesuré un « écart vert » atteignant pas moins de

40% entre l’autoperception et les actes réels pour améliorer l’environnement (juillet 2009, pour

l’agence Summerhill).

        En second lieu, notre enquête auprès d’un large échantillon de consommateurs, a

souligné l’existence d’une valeur perçue forte « respect de l’environnement » et d’un risque

perçu majeur « risque de performance ». Ainsi, en ce qui concerne les valeurs perçues envers le

TD, seule une des quatre valeurs perçues identifiées par Weeden (2009) a été relevée dans notre

étude : le respect de l’environnement. Pour ce qui est des risques perçus, d’autres études ont

soulevé l’importance du risque de performance ou risque de fonctionnalité quant à la raison
116



principale limitant la consommation de produits ou de services durables (ex : Griskevicius,

Tybur et Van den Bergh, 2010; Durif et al., 2009b; Rodriguez-Ibeas, 2007).

        Dans notre recherche, seule la variable « respect pour l’environnement » a une influence

significative sur le choix d’une activité touristique durable, ici un forfait spa durable. Ce résultat

souligne que le pilier environnemental semblerait être le seul à avoir de l’importance pour les

consommateurs dans la pratique du TD. Ce résultat suit l’évolution actuelle des consommateurs

et surtout des médias. Longtemps mises en avant dans l’actualité, les considérations éthiques et

sociales des produits/services durables ont progressivement été supplantées par les

préoccupations environnementales. Guillon (2004) a, par exemple, noté que dans le secteur du

tourisme hôtelier, on observe une évolution qui paraît se renforcer depuis dix ans, il s’agit d’une

demande qu’il serait possible de qualifier de plus « environnementale ». En outre, une étude

menée sur des touristes quand à leur risque perçus sur l’environnement démontrent que ces

derniers mettent le tourisme en première position (Hillery et al., 2001). Il faut également

mentionner la prolifération des magazines d’actualité à caractère environnemental, notamment

en France : Valeurs Vertes, Écologie Pratique, Environnement magazine, etc. Le constat est le

même dans la littérature académique. Dans une récente méta-analyse sur les produits verts,

Julien et Durif (2009) ont montré que plus des deux tiers de la littérature sur le sujet ont été

publiés après l’an 2000.

        Finalement, même si le TD intéresse une large partie de l’échantillon des

consommateurs que nous avons sondé, sa pratique semble pour l’instant encore réservée à des

catégories socio professionnelles plus éduquées et plus aisées, ce qui confirme des études

précédentes dans le domaine.
117



Conclusion



        Notre étude de cas dans le secteur des spa a donc clairement mis en évidence la

prédominance du pilier environnemental dans le TD, aussi bien au niveau de l’offre que de la

demande. Évidemment, notre étude signifierait que l’industrie touristique aurait tout intérêt à

promouvoir de véritables valeurs écologiques afin de convaincre les consommateurs d’adopter

le TD. Pour cela, les agences touristiques devraient notamment fournir de meilleures

informations et les plus authentiques possibles sur l’environnement (Beckmann et Christensen,

1999). Mais cette information ne doit pas être diffusée uniquement à des fins « commerciales »,

de manière à éviter des cas d’écoblachiment, beaucoup trop nombreux présentement. Comme le

soulignent Beckmann et Christensen (1999), pour qu’un touriste se comporte de façon

responsable envers l’environnement, il faut qu’il y ait soit une pression de l’extérieur, soit des

valeurs éthiques et altruistes qui doivent dominer la prise de décision. Le consommateur doit

comprendre que l’environnement naturel est une condition nécessaire préalable au maintien de

la fonction récréative du tourisme.

        Néanmoins, les résultats de cette étude de cas sont assez préoccupants car il ne faut pas

qu’il y ait de hiérarchie entre les trois dimensions du TD, mais plutôt une interaction (Roullet-

Caire et Caire, 2003). Seule une vision large du TD permettra son développement aussi bien au

niveau de la recherche (Bramwell et Lane, 2008), que des pratiques. Il s’avère donc nécessaire

de poursuivre les efforts de communication sur le TD de manière à conscientiser les

consommateurs sur ses impacts bénéfiques à trois niveaux, environnemental, économique et

social. Cet effort de pédagogie et de communication relève tout à la fois de la responsabilité des

Etats, des ONG et des professionnels. Au niveau de la recherche, il serait pertinent de réitérer la

présente étude dans d’autres secteurs d’activité du TD (ex : hôtels, agences de voyages, clubs
118



tout inclus, treks, gîtes, circuits organisés, etc.), afin de valider si la dimension

environnementale reste la plus déterminante aux yeux des consommateurs.



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122




CHAPITRE 4 : DISCUSSION ET CONTRIBUTIONS DES

        RESULTATS DE LA RECHERCHE
123




4.1 DISCUSSION DES RÉSULTATS DE LA RECHERCHE

   Dans sa phase qualitative, cette recherche permet de voir que les déterminants personnels et

sociaux (satisfaction personnelle) et les variables externes (image positive de l’organisation,

risques perçus financiers et fonctionnels) jouent un rôle majeur dans la décision d’achat de

services touristiques durables (Swarbrooke and Horner 2007).

   Les résultats alimentent également le débat entre la vision du tourisme durable axée sur « the

ethical sound » et une vision tournée vers « the marketing ploy » (Lansing and De Vries 2007).

Les valeurs liées au tourisme durable ressorties (soit la satisfaction personnelle et l’image

positive de l’organisation), de même que les deux risques perçus (financiers et fonctionnels) liés

au manque de confiance envers les organisations, laisseraient supposer une porte d’entrée aux

stratagèmes marketing pour profiter d’une nouvelle tendance de consommation et de

consommateurs avides d’une certaine reconnaissance sociale.

   Aussi, les résultats rejoignent ceux que l’on retrouve dans de récentes études analysant les

explications de la consommation de produits verts. L’estime de soi y ressort fréquemment. Par

exemple, Majumbar and Zhang (2009) démontrent que si les consommateurs sont « vert » c’est

principalement pour le « bien-être de l’environnement ». Leur satisfaction découle du fait que

les autres vont les considérer comme des bonnes personnes suite à de tels actes. L’étude de

Durif et al. (2009) montraient aussi que la perception de l’achat de produits verts avait un

impact positif sur les répondants en générant un sentiment d’être une « bonne personne ».

   Cependant, même si les consommateurs cherchent souvent par l’application de pratiques

responsables à améliorer leur reconnaissance sociale, il n’en reste pas moins que cela ne se fait

sans condition (manifesté par les freins de l’étude). En effet, les consommateurs sont prêts à
124



faire des actes durables et responsables si on ne leur demande pas trop d’effort pour cela et si

cela ne coûte pas plus cher (Bellorose 201022).

     Le tourisme durable est en pleine croissance et la plupart des guides de voyages ont

d’ailleurs mis sur le marché des guides spécifiques. Par exemple, il peut être mentionné le

« Guide du Routard Tourisme durable », le « Petit Futé Tourisme solidaire », le « Petit Futé

Guide de l’Écotourisme », etc. Ainsi, il faut comprendre que le tourisme durable implique

toutes les parties prenantes traditionnelles du tourisme de masse ainsi que les nouveaux joueurs

du tourisme durable (tours opérateurs, voyagistes, professionnels de l’hôtellerie et de la

restauration, gestionnaires d’espaces naturels, opérateurs des domaines skiables, collectivités

locales, etc.) et devient un secteur de plus en plus important au niveau économique et social.

Il n’est plus un produit de tourisme spécifique mais bien un but à atteindre au niveau des

changements de comportements de consommation (Lu and Nepal 2010). L’objectif est de faire

en sorte que le voyageur ne soit plus seulement un visiteur passif mais un acteur de son voyage,

adoptant des comportements socialement responsables.



     La phase quantitative apporte encore plus de précisions sur les valeurs et les risques perçus

des consommateurs dans le domaine spécifique des Spa. Les résultats ont démontré de manière

générale une importance plus grande du pilier environnemental (par rapport aux piliers

économiques et sociaux) aussi bien du point de vue de la demande que de l’offre touristique

durable. Tout d’abord, au niveau de l’offre, l’engagement du « Spa Eastman » provient

uniquement des propriétaires de l’établissement. Ainsi, leur leadership explique l’ensemble des

actions prises. Le développement durable fait partie intégrante de l’établissement. Il représente



22
  Pierre Bellerose (2010), Vice-président Recherche, relations publiques et développement du produit de
Tourisme Montréal. Conférencier lors de la conférence « Le tourisme durable : Où en êtes –vous », 5 Mai
2010.
125



les règles de conduite à suivre aussi bien par les employés que des clients, dans un objectif

ultime de sensibilisation et de changements d’habitudes de consommation.

   Dans beaucoup d’organisations, l’orientation durable est souvent initiée par les fondateurs

comme, par exemple, Ben & Jerry’s, Mountain Equipment Co-Op (Durif et al., 2009a), Body

Shop, etc. Toutefois, il faut noter que dans le cas du « Spa Eastman », le pilier environnemental

est clairement dominant, il a été le premier privilégié par les propriétaires de l’établissement. Il

est également le pilier le plus structuré autour d’un programme de 24 actions et de 147

objectifs : le recyclage et la gestion de l’eau en sont le cœur. Les deux autres piliers du tourisme

durable, économique et social, ne sont pas négligés, mais à l’heure actuelle, beaucoup moins

opérationnalisés.

   En ce qui concerne la demande, les groupes de discussion de la phase qualitative de cette

présente recherche ont mis en évidence que les consommateurs sont généralement très peu

informés sur le tourisme durable et que la plupart n’ont, d’ailleurs, que peu d’idées sur la

signification du concept. Néanmoins, après sensibilisation, ils sont pour la plupart très intéressés

à la pratique du tourisme durable mais si la tarification reste égale ou légèrement supérieure,

essentiellement pour des raisons d’estime de soi. Ces résultats rejoignent ceux d’une récente

enquête TNS-Sofres (mars 2008, 800 individus) qui soulevait que « les français connaissent mal

le concept de tourisme durable, s’en font une idée pas toujours exacte mais sont intéressés dans

leur grande majorité par cette nouvelle façon de voyager » (François-Lecompte et Prim-Allaz,

2009b, p. 6).

   Par contre, il faut constater que l’une des problématiques majeures dans l’étude des

comportements responsables des consommateurs est l’effet de désirabilité sociale (François-

Lecompte et Prim-Allaz, 2009b). En effet, dans de nombreuses études, on retrouve un niveau de

préoccupation élevé envers l’environnement et les dimensions sociales et économiques de la

consommation, mais pour autant les signes concrets d’un comportement responsable,
126



notamment l’achat de produits/services durables, restent à des niveaux encore trop faibles. «

Alors que des études montrent que les consommateurs ont des attitudes favorables envers les

produits éthiques et qu’ils sont prêts à payer une prime pour l’achat de produits éthiques, il

semble y avoir une différence significative entre l’importance déclarée des problématiques

éthiques liées à la consommation et le comportement observé. » (D’Astous et Legendre, 2009,

p.40). Par exemple, la Secrétaire d’État à l’Écologie du gouvernement français a mis en

évidence que « si 20% des français se déclarent éco-consommateurs et 79% se disent prêts à

consommer de manière responsable, ils ne sont que 4% à le faire vraiment ! » (Terra Eco,

mensuel du développement durable, 10 janvier 2010, p.38). Ainsi, selon le sociologue français

Robert-Vincent Joule, « les intentions d’achat de produits durables ne prédisent pas l’achat

effectif » (Sciences et Avenir, janvier-février 2010, p.61). La situation est semblable au Canada

puisque Cossette a mesuré en juillet 2009, pour l’agence Summerhill, un « écart vert »

atteignant pas moins de 40% entre l’autoperception et les actes réels pour améliorer

l’environnement.

   De plus, notre enquête a souligné l’existence d’une valeur forte « respect de l’environnement

» et d’un risque perçu majeur « risque de performance ». Ainsi, en ce qui concerne les valeurs

envers le tourisme durable, seule une des quatre valeurs perçues identifiées par Weeden (2009)

a été relevée dans notre étude : le respect de l’environnement. Pour ce qui est des risques perçus,

d’autres études ont soulevé l’importance du risque de performance ou risque de fonctionnalité

quant à la raison principale limitant la consommation de produits ou de services durables (ex :

Griskevicius, Tybur et Van den Bergh, 2010; Durif et al., 2009b; Rodriguez-Ibeas, 2007).

   Finalement, seule la variable « respect pour l’environnement » semble avoir une influence

significative sur le choix d’une activité touristique durable, dans notre cas un forfait Spa

durable. Ce résultat souligne que le pilier environnemental semblerait être le seul à avoir de

l’importance pour les consommateurs dans la pratique du tourisme durable. Ce résultat peu
127



surprenant suit l’évolution actuelle des consommateurs et surtout des médias. Longtemps mis en

avant dans l’actualité, les considérations éthiques et sociales des produits/services durables ont

progressivement été supplantées par les préoccupations environnementales. Guillon (2004) a,

par exemple, noté que dans le secteur du tourisme hôtelier, il est observé une évolution qui

paraît se renforcer depuis dix ans, il s’agit d’une demande qu’il serait possible de qualifier de

plus « environnementale ». En outre, une étude menée sur des touristes quand à leur risque

perçus sur l’environnement, démontre que ces derniers mettent le tourisme en première position

(Hillery et al., 2001). Il faut également mentionner la prolifération des magazines d’actualité à

caractère environnemental, notamment en France : Valeurs Vertes, Écologie Pratique,

Environnement magazine, etc. Le constat est le même dans la littérature académique. Dans une

récente méta-analyse sur les produits verts, Julien et Durif (2009) ont montré que plus des deux

tiers de la littérature sur le sujet ont été publiés après l’an 2000.

   Cependant, ces résultats sont assez préoccupants car il ne faut éviter toute hiérarchie entre les

trois dimensions du tourisme durable, mais plutôt une interaction (Roullet-Caire et Caire, 2003).

Seule une vision large du tourisme durable permettra son développement aussi bien au niveau

de la recherche (Bramwell et Lane, 2008), que des pratiques. Il s’avère donc nécessaire de

poursuivre les efforts de communication sur le tourisme durable de manière à conscientiser les

consommateurs sur ses impacts bénéfiques à trois niveaux, environnemental, économique et

social.
128




4.2 LES   CONTRIBUTIONS ACADÉMIQUES ET MANAGÉRIALES DES RÉSULTATS DE LA

RECHERCHE


        4.2.1 CONTRIBUTIONS ACADÉMIQUES
   Les résultats de cette recherche à caractère exploratoire sont pertinents au point de vue

théorique pour leur apport à l’amélioration des connaissances dans la compréhension du concept

du tourisme durable. Il s’agit d’une première étape vers une meilleure compréhension des

différents critères relatifs aux étapes composant le processus décisionnel du consommateur dans

le secteur du tourisme et plus particulièrement auprès de l’industrie des Spas.




        4.2.2 CONTRIBUTIONS MANAGÉRIALES
   Les résultats sont également pertinents au point de vue managérial face à un domaine qui est

en pleine expansion. L’identification de deux motivations majeures – satisfaction personnelle et

image positive de l’organisation - et de deux freins majeurs – financier et fonctionnel -

permettra aux professionnels de mieux cerner le marché émergent du tourisme durable. Ainsi le

développement d’offres adaptées aux besoins des consommateurs pourra être fait.

   Cela entraine l’importance de communiquer sur la pratique du tourisme durable. Les

résultats qualitatifs ont également montré la faible connaissance des consommateurs. Aucun n’a

su le définir correctement et seulement 50% sont capables de l’associer à l’environnement et à

un tourisme fait dans le respect de pratiques sociales. Ainsi une des premières tâches des

professionnels, mais aussi des organismes nationaux, serait d’expliquer la pratique du tourisme

durable aux consommateurs pour limiter un frein lié à la méconnaissance du concept.

La phase quantitative nous a confirmé que les consommateurs associent le tourisme durable à

l’environnement et ce, au détriment des deux autres piliers, l’économique et le social.
129




CHAPITRE 5 : LIMITES ET AVENUES DE RECHERCHE
130



5.1 LES LIMITES DE LA RECHERCHE

   Tout d’abord, comme l’ont mentionné les participants de la phase qualitative d’autres

variables, telle la distance par rapport au lieu de résidence, peuvent venir modérer l’intention

d’achat. Ainsi n’ayant pas tenu compte de ces variables dans la présente recherche, il est

possible que leur introduction donne des résultats autres que ceux obtenus.

   De plus, il est envisageable de penser que les scénarios soumis aux répondants, lors de la

phase quantitative, n’avaient peut être pas une distinction suffisante. En effet, lors de leur

évaluation en pré-test, les testeurs étaient soumis à la lecture des 5 scénarios à la suite. Or, lors

de l’étude principale, les participants se voyaient confrontés à un seul des 5 scénarios. De ce

fait, il est possible que des différences entre les scénarios aient été plus apparentes face à leurs

attitudes et intentions si nous leur avions soumis les 5 scénarios.

   Une autre limite réside dans la généralisation des résultats face au service et la localisation

des consommateurs. Il est probable que les consommateurs ne réagissent pas de la même façon

pour un service Spa, un service de restauration, un musée ou encore la réservation d’une

chambre d’hôtel. Cela nous amène à dire que nos résultats ne sont pas généralisables à tous

services touristiques offerts. De plus, le problème de généralisation des résultats est également à

considérer d’un point de vue géographique que ce soit pour l’étude qualitative et quantitative.

En effet, un échantillon de convenance avait été adopté lors de la phase qualitative. Puis, en ce

qui concerne la phase quantitative, même si la généreuse participation de Tourisme Cantons-de-

l’Est nous a permis d’obtenir une meilleure homogénéité de la population, il n’en reste pas

moins que l’étude ne portait que sur la population québécoise. Il est vraisemblable d’avancer,

dans un premier temps, que dans un aussi grand pays que le Canada, la régionalisation apporte

des différences entre les consommateurs, lié aux divers modes de vie, coutumes et habitudes de

chacun. Mais dans un second temps, cette régionalisation canadienne s’extrapole aux différentes
131



nationalités du monde. Les communications en matière de développement durable et de

tourisme durable ne sont pas toutes rendues au même niveau. La sensibilisation des

consommateurs est différente.

   La différence des valeurs et des risques ressortis entre la phase qualitative et quantitative

pourrait être associée à un biais d’image personnelle. Il est possible qu’au sein des groupes de

discussion, les intervenants n’ont répondu de la même manière que lorsque les consommateurs

étaient seuls devant leur ordinateur pour réserver leur image face aux autres participants. La

réalisation d’entrevues individuelles à la place des groupes de discussion aurait peut être eu une

autre portée et modifieraient les résultats.



   Enfin, d’un point de vue statistique, deux limites sont à prendre en considération. Tout

d’abord, une seule ANOVA n’a pu être réalisée sur toutes les variables en même temps car une

hiérarchie est présente entre les scénarios. Cette dernière concerne l’introduction des piliers du

tourisme durable. Ainsi, un premier niveau est représenté par le scénario 1 (sans les dimensions

durables), un second niveau par les scénarios 2, 3 et 4 (ils ont une seule des dimensions du

tourisme durable) et pour finir, un troisième niveau avec le scénario 5 de l’étude qui comporte

toutes les dimensions du tourisme durable.

   Il est également important de rappeler que les variables latentes de la valeur perçue et du

risque perçu sont dans le cadre de cette recherche de type formatif et multidimensionnel. Plus

précisément, nous sommes dans le type 2 des combinaisons décrites par Jarvis et al (2004). Soit,

des construits constitués d’un premier ordre réflexif et d’un second ordre formatif. Cependant,

notre approche a été d’adopter les méthodes d’ajustement traditionnelles des équations

structurelles composées de variables latentes réflexives. Rossiter (2002) mentionne sur ce point

que les variables de type formatif ne réagissent d’une manière satisfaisante aux analyses

traditionnelles et notamment en ce qui concerne la validité interne. Il est conseillé de faire le test
132



du « Vanishing Tetrad » afin de vérifier si un modèle formatif ou réflexif aurait été plus

approprié (Bollen et Ting, 2000). Il reste qu’actuellement il est encore difficile de travailler de

manière fonctionnelle avec les variables formatives (Roussel et al, 2002). Ainsi, l’approche

traditionnelle a été tout de même effectuée dans ce présent mémoire pour plus de facilité mais

cela pourrait avoir affecté le modèle. Il sera, dans le futur, d’effectuer à nouveau les analyses

lorsque les variables formatives auront été plus amplement étudiées.




5.2 LES AVENUES DE RECHERCHES À CONSIDÉRER

   Afin d’analyser en profondeur le comportement des consommateurs face au tourisme

durable, il serait pertinent de poursuivre les recherches sur les valeurs et risques perçus des

consommateurs au Québec. Comme nous l’avons déjà précisé, les recherches sur le sujet sont

encore très peu nombreuses, alors que les tendances de consommation montrent une importance

de plus en plus forte des pratiques durables dans l’industrie touristique.

   Des différences relatives au pays pourraient peut être également relevées par une application

de cette étude à d’autres places tel la France où même une autre province canadienne. Les

modes de vie régionaux influencent les comportements, des écarts constatables risqueraient de

se manifester ainsi.

   Il serait également intéressant d’augmenter la taille de l’échantillon de la phase qualitative à

environ 40-45 personnes et de pratiquer à des entretiens individuels comme le suggère les

études antérieures menées avec la méthode de la MEC (Wang 2008; Watkins 2007).

   De plus, les résultats de notre étude exploratoire qualitative font ressortir l’importance de la

question de la certification en tourisme durable. Généralement, une des réponses apportées par

les entreprises est la certification sous forme de logos. Le but est de limiter les réticences par un

ajout de « conformité » à des normes environnementales et durables établies par des organismes
133



responsables. Or, la propension de ces logos est telle que le consommateur ne s’y retrouve plus.

La conséquence directe est une accentuation des doutes et de la méfiance envers les organismes

qui appliquent un logo. Néanmoins, les consommateurs ne sont pas contre cette manifestation

de certification et l’étude a mis en évidence qu’il n’y accorderait de l’importance que si, et

seulement si, elles étaient approuvées et délivrées par des organismes gouvernementaux. Cette

question semble importante à approfondir auprès des consommateurs et via également la

conduite d’étude de cas d’entreprises offrant des services touristiques durables certifiés.

À la suite de l’énonciation des limites, il serait intéressant de mener une étude similaire à celle

ci en tenant compte des limites du présent mémoire notamment quand à la partie réflexive et

formative des variables latentes.

   Une étude en équation structurelle sur tous les scénarios aurait également un impact

considérable sur l’analyse des comportements des touristes de services issus du tourisme

durable. Des différences fondamentales en fonction de l’introduction d’un ou d’un autre pilier

du développement durable pourraient se manifester. La connaissance des différences serait utile

aux professionnels du tourisme afin de communiquer de manière plus efficiente en fonction de

leur choix d’action à l’avenir.

   Une autre avenue de recherche serait d’appliquer le modèle de valeur et risque perçu à un

autre service touristique au Québec. Nous pourrions en apprendre d’avantage sur les décisions

des consommateurs et comparer les résultats pour comprendre les convergences et divergences.

Enfin, la reproduction de l’étude dans un avenir de moyen terme (3 à 5 ans) nous tiendrait au

courant des évolutions des modes de pensées des consommateurs. En effet, avec

l’accroissement des communications sur les produits verts et durables, il est probable que les

consommateurs ne réagiront pas de la même manière aux scénarios développés.
134




CONCLUSION
135



   L’objectif de ce mémoire était de faire ressortir les valeurs et risques perçus des

consommateurs au travers d’une approche exploratoire.

La phase 1 (qualitative) nous a permis de comprendre et d’identifier les valeurs et les risques

perçus des consommateurs associés au tourisme durable. Ainsi, avec l’application de la

technique Means End Chain deux valeurs perçues essentiellement psychologiques et sociales

qui sont la « satisfaction personnelle » (par l’estime de soi et la valeur ajoutée) et « l’image

positive de l’organisation » (par la crédibilité et la différenciation) sont ressorties. Mais aussi,

deux risques perçus se sont montrés majeurs. Il s’agit du « risque financier » (manifesté par la

transparence vis-à-vis du prix et des intentions réelles des organisations) et « du risque

fonctionnel » (hygiène et normalisation de l’aspect durable).

   La phase 2 (quantitative) nous a permis d’aller plus loin grâce, tout d’abord, à une

comparaison de 5 scénarios par la technique de l’ANOVA puis d’analyser quelles sont les

valeurs et les risques perçus qui influencent le plus la prise de décision dans un contexte de

tourisme durable par la technique des équations structurelles. Les résultats démontrent une

prédominance du pilier environnement face à l’intention de choisir un forfait Spa par les

consommateurs. La confrontation des scénarios entre eux renforce ce résultat par une similarité

des réponses obtenues entre le scénario possédant seule, la variable environnement et le

scénario regroupant l’ensemble des dimensions du tourisme durable.
136




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154




ANNEXES
155




ANNEXE I. GUIDE D’ANIMATION DES GROUPES DE DISCUSSION


* Introduction (3-4 mn)
-       Mot de bienvenue
Présentation des animateurs : Mélanie Brieu et Fabien Durif
Rappel du sujet et remerciement pour la présence
Explication du fonctionnement (enregistrement, boisson et collation, durée)
Attentes et énoncé des règles de la discussion (ne pas parler en même temps que les autres ;
parler assez fort ; pas de bonnes ni mauvaises réponses ; donner sa véritable opinion personnelle
même si différente…)
Faire remplir formulaire de consentement et de confidentialité
Présentation rapide des participants un par un (prénom, profession) et faire mettre une petite
carte de nom.


Phase de réchauffement (20 mn)


Pouvez-vous nous dire quelle (et où) était votre dernière expérience de tourisme (en tant
qu’expérience de tourisme cela peut-être : une nuit à l’hôtel, un séjour dans le sud, une fin de
semaine au camping, une visite d’un musée, une demi-journée au spa, etc.) ? (tour de table)


Sur le dossier papier devant vous, veuillez indiquer les 3 principaux critères qui vous avaient
fait choisir cette activité touristique (ex : c’est-à-dire les raisons de votre choix, les valeurs
recherchées, etc.). (tour de table).


Avez-vous été finalement satisfait(e) de cette dernière expérience ? Pourquoi ?


TECHNIQUE D’ASSOCIATION LIBRE : Sur le dossier papier devant vous, veuillez indiquer
les 3 principaux mots qui vous viennent à l’esprit lorsque on vous parle de tourisme ?
TECHNIQUE D’ASSOCIATION LIBRE : Toujours, sur le dossier papier devant vous, veuillez
indiquer les 3 principaux mots qui vous viennent à l’esprit lorsque on vous parle de tourisme
durable ?
156



Complétez la phrase : « Les gens qui font du tourisme durable sont…» (tour de table).
Avez-vous déjà entendu parler de tourisme durable ? Si oui, où ? Par qui ? De quelle manière ?
Que savez-vous du tourisme durable ? Qu’est-ce que c’est pour vous ?


Perceptions détaillées (1h)


*Éléments de définition et de compréhension du tourisme durable (15 min)
- Présentez la définition suivante du tourisme durable :
Le tourisme durable a été définit officiellement pour la première fois en 2004 par l’OMT.
comme : « un tourisme qui : exploite de façon optimum les ressources de l’environnement ;
respecte l’authenticité socioculturelle des communautés d’accueil et offre à toutes les parties
prenantes des avantages socioéconomiques »
- Présentez le schéma des 3 piliers du « tourisme durable »
- Présentez la vidéo suivante (1m23) comme exemple d’une initiative de tourisme durable :
http://www.youtube.com/watch?v=x5rFdGF8m60
Connaissez-vous des organisations ou compagnies qui proposent des forfaits durables ou qui
contribuent au tourisme durable ? Si oui, lesquelles ? De quelles manières ?
À votre avis, quels sont les avantages pour une organisation de proposer des activités de
tourisme durable ?
Quels sont les avantages pour le consommateur ?


*Intentions, valeurs et risques perçus face au tourisme durable (35 min)


Prenons l’exemple d’une journée au SPA : Est-ce que l’un(e) d’entre-vous est déjà allé au SPA
Eastman et/ou au SPA Bromont ? Pour celles ou ceux qui sont allé(e)s au SPA Eastman, quelles
ont été vos impressions? S’agit-il d’une expérience traditionnelle d’un SPA selon vous ?
Expliquez.
Si vous aviez le choix d’une activité d’1 journée entre un Spa traditionnel (ex : Spa Bromont) et
un Spa réputé pour son engagement durable (Spa Eastman), laquelle choisiriez-vous ? Pourquoi
? Veuillez nous indiquer les éléments qui guideraient votre choix ?
        Présentez les sites Web des 2 spas en donnant quelques caractéristiques des sites puis
présenter le comparatif de forfait.
157



Lien Spa Eastman :
http://www.spa-eastman.com/sante_details.php?lang=fr&loc=east&sante_id=10


Lien Spa Bromont :
http://www.spaconcept.ca/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=1&Itemid=6
5&lang=fr


COMPARATIF DE FORFAIT (à mettre sur un panneau grand format)
SPA EASTMAN                                       SPA BROMONT
Forfait 1 journée                                 Forfait 1 journée
Véritable coup d'envoi vers la remise en          Choisissez DEUX des soins suivants :
forme, cette journée de soins axés sur la santé   1 massothérapie de 60 minutes
et la détente est un pas dans la bonne            1 massothérapie de 90 minutes (+45$)
direction.                                        1 massage sous la pluie (+15$)
Au menu :                                         1 soin visage avec mini massage des pieds
- dîner et service	
                              1 soin beauté dos avec mini massage des
- exfoliation corporelle aux sels, suivi d'une    pieds
douche	
                                          1 exfoliation corporelle aux sels de la mer
- facial Aromaplastie	
                           Morte
- traitement de pressothérapie qui apportera      1 enveloppement corporel au choix (le bain
légèreté et détente à vos jambes	
                thermomasseur doit être choisi parmi les
- massage (60 minutes)	
                          compléments)
- accès au Hammam et aux piscines                 1 soin des mains et des pieds Classique
                                                  1 soin des mains et des pieds Deluxe (+15$)

                                                  Ajoutez QUATRE des compléments suivants
                                                  :
                                                  1 bain thermomasseur au choix
                                                  1 séance réénergisante sur matelas japonais
                                                  1 pressothérapie
                                                  1 détente sur lit vibrosaun
                                                  1 relaxation sur fauteuil vibromasseur
                                                  1 enveloppement des mains à la paraffine
                                                  (+5$)
                                                  1 enveloppement des pieds à la paraffine
                                                  (+5$)

                                                  Ce forfait comprend aussi :
                                                  1 pause tisane
                                                  1 lunch santé
                                                  L'accès au hammam
Votre prix : 270$                                 Votre prix : 299$
158



    Quelles sont selon-vous les valeurs associées au concept du SPA Eastman en tant qu’activité de
    tourisme durable ? Veuillez en lister au moins 5 sur le dossier papier devant vous.
    Pour quelles raisons seriez-vous attirés à aller au SPA Eastman ?
                    Quelles seraient vos motivations ?
                    Qu’est-ce que cela vous apporterait ?
    Est-ce que vous éprouvez certains doutes quant à la qualité des activités offertes par le SPA
    Eastman du fait qu’elles soient considérées comme durables?
                    Ressentez-vous certains risques ?
    Est-ce que vos doutes seraient diminués si l’organisme possédait une certification de tourisme
    durable ?
    Connaissez-vous des certifications attestant que l’activité touristique est durable ? Si oui,
    lesquelles ?
    Maintenant, nous vous présentons une liste de certifications de tourisme durable, est-ce que la
    présence d’une certification de ce type pourrait avoir une influence positive sur votre choix ?
    Pourquoi ?
                    Lesquelles auraient de l’impact sur vous ?
                    Qu’est ce qui est le plus important dans une certification (couleur, forme, …) ?


Green Globe : Label international pour le voyage et tourisme durable. Il
récompense et accompagne les hôtels qui optent pour une démarche
d'amélioration de la gestion environnementale et sociale de leurs activés.


HQE : Nouvelle certification hôtelière pour les bâtiments


ATR (Agir pour un Tourisme Responsable) : Label français pour le tourisme
responsable

Clé verte: Label français pour l’environnement et la qualité des campings,
hôtels, meublés (gîtes), chambre d'hôtes, etc.



RéserVert : Label en guise de reconnaissance du développement durable
développé dans l’hôtellerie québécoise. Les établissements visent un
équilibre des enjeux environnementaux, sociaux et économiques.
159



Bateau Bleu : Label attribué aux bateaux équipés de systèmes permettant une
gestion efficace des eaux noires (eaux des toilettes) et d’éviter les
débordements lors de l’avitaillement en carburant. Il implique aussi une
gestion de déchets pour préserver la mer par du stockage, recyclage
ou élimination.

Gîte Panda : Label français des Gîtes de France (gîte rural, chambre d’hôtes,
gîte de séjour, gîte d’enfants) situé dans un Parc naturel régional ou national,
auquel le WWF-Organisation mondiale de protection de la nature accorde
son label s’il répond à trois conditions : 1) Etre situé dans un environnement
naturel de qualité ; 2) Comporter un équipement d’observation de la nature et
des documents d’information spécifiques, 3) Etre géré par des propriétaires
(ou responsables) soucieux de la préservation de l’environnement
Label de la commission européenne : Il garantit que le lieu d’hébergement ou
camping : 1)Limite la consommation d’énergie ; 2)Limite la consommation
d’eau ; 3) Réduit la production de déchets ; 4) Favorise l’utilisation de
ressources renouvelables et de substances moins dangereuses pour
l’environnement et 5) Encourage l’éducation et la communication en matière
d’environnement

Pavillon Bleu : Label pour les communes à forte connotation touristique qui
contribuent : 1) à l’éducation à l’environnement ; 2) à l’environnement en
général ; 3) à la gestion des déchets ; 4) à la gestion de l’eau.

Voyages pour la planète : Label de l’association française d’écotourisme



    *Changement vers un tourisme durable pour Tourisme Cantons-de-l’Est (10 min)


    Avez vous entendu parler de la dernière campagne de communication de Tourisme Cantons de
    l’Est ? ( « Un hiver blanc et vert dans les Cantons »)
    MONTRER LA PUBLICITE DE LA CAMPAGNE
             Qu’en pensez vous ?
             Que suggère cette publicité pour vous ?
    Savez-vous que plusieurs activités proposées par Tourisme Cantons de l’Est sont considérées
    comme des activités touristiques « vertes » ? Si oui, citez en quelques unes.
    Si l’organisation Tourisme Cantons de l’Est voudrait que l’ensemble de ces activités
    touristiques soit considéré comme durable, que devrait-elle faire à votre avis ?
                     Est-ce pertinent que Tourisme Cantons de l’Est prenne un virage durable ?
    Quelles devraient être les caractéristiques des activités offertes par Tourisme Cantons de l’Est
    pour être considérées comme durables ?
160




*Conclusion (5 min)


Maintenant que nous avons discuté ensemble du tourisme durable, sur une échelle de 1 à 10 (1
étant « absolument pas durable » à 10 « totalement durable »), est-ce que vous vous considérez
comme un touriste durable ? (tour de table)
Avez vous d’autres commentaires à apporter à la discussion ?
Remerciements pour les participants
Ne pas oublier de récupérer le dossier écrit.
161




ANNEXE II. QUESTIONNAIRE TYPE AVEC LE SCÉNARIO 5 APRÈS PRÉ-TEST 1 ET 2


Madame, Monsieur,


Je suis étudiante à la maitrise en administration concentration marketing à l’Université de
Sherbrooke. Je réalise présentement une recherche sur les valeurs et les risques perçus en
tourisme durable.
En participant à ce court questionnaire, vous me fournirez de l’information d’une grande valeur
afin de mener à bien ce projet.
Vos réponses resteront confidentielles (tel que spécifié dans le formulaire de consentement libre
et éclairé) et vous n’avez qu’à suivre les indications données tout au long du questionnaire. Cela
ne prendra que quelques minutes (10 minutes maximum) de votre temps.


Merci de votre précieuse collaboration!


Mélanie Brieu
Étudiante à la M. Sc. Marketing
Faculté d’administration
Université de Sherbrooke
melanie.brieu@USherbrooke.ca




FORMULAIRE DE CONSENTEMENT LIBRE ET ECLAIREE


Vous êtes invité(e) à participer à un projet de recherche. Le présent document vous renseigne
sur les modalités de ce projet de recherche. S’il y a des mots ou des paragraphes que vous ne
comprenez pas, n’hésitez pas à poser des questions par courriel à l’adresse suivante :
melanie.brieu@USherbrooke.ca


Pour participer à ce projet de recherche, vous devez accepter les termes de ce formulaire et vous
pouvez en imprimer une copie afin d’en conserver une trace dans vos dossiers.
162




Titre du projet
La présente recherche à pour titre : « Etude sur les valeurs et risques perçus du tourisme
durable ».


Responsables du projet
Ce projet de recherche est réalisé par Mélanie Brieu, étudiante à la M. Sc. Marketing à
l’Université de Sherbrooke et s’effectue dans le cadre d’un mémoire de maîtrise. Ce projet est
mené sous la supervision de Monsieur Fabien Durif (Professeur adjoint) et Monsieur Jean Roy
(Professeur agrégé), du département de marketing de la Faculté d’administration de l’Université
de Sherbrooke (Qc) qui agissent à titre de directeurs de recherche.


Vous pouvez rejoindre Mélanie brieu 1) par téléphone au 514 769 7517, 2) par courriel à
l’adresse suivante : Melanie.Brieu@USherbrooke.ca.


Vous pouvez rejoindre Fabien Durif 1) par téléphone au 819-821-8000 ext. 62316, 2) par
courriel à l’adresse suivante : Fabien.Durif@USherbrooke.ca.


Vous pouvez rejoindre Jean Roy 1) par téléphone au 819-821-8000 ext. 62357, 2) par courriel à
l’adresse suivante : Jean.Roy@USherbrooke.ca.




Objectifs et buts du projet
L’objectif principal de ce projet est d’identifier les valeurs et les risques que les consommateurs
perçoivent lorsqu’il s’agit du tourisme durable, une nouvelle manière de voyager.
En sous-objectif, il est question de voir l’importance accordée par les consommateurs aux
différentes valeurs et aux différents risques lors de processus de choix de forfait Spa.


Justification du recours à des consommateurs


À cette étape de la recherche, j’ai besoin de recueillir les informations de consommateurs ayant
divers profils représentatifs de la population québécoise. En tant que consommateur de voyage
163



majeur, vous possédez le profil que je recherche et je souhaite vous demander de participer à
cette étape du projet.


Raisons et nature de la participation
La participation à ce projet est requise pour répondre à un court questionnaire. Le questionnaire
comportera des questions fermées qui porteront sur vos perceptions des valeurs et risques
perçus du tourisme durable. Vous serez amené(e) à exprimer votre avis sur les sujets discutés
via des modalités de réponses.


Avantages pouvant découler de votre participation
Vous pourrez donner votre avis sur les sujets évoqués et contribuer ainsi à l’avancement des
connaissances scientifiques sur le sujet de l’expérience de consommation et de la valeur pour les
consommateurs.


Inconvénients et risques pouvant découler de votre participation
Votre participation à la recherche ne devrait pas comporter d’inconvénients significatifs. Si vous
acceptez de participer au projet, vous devrez consacrer un maximum de 10 minutes pour remplir
le questionnaire.


Droit de retrait de participation sans préjudice
Il est entendu que votre participation au projet de recherche est tout à fait volontaire et que vous
restez à tout moment, libre de mettre fin à votre participation sans avoir à motiver de décision,
ni à subir de préjudice de quelque nature que ce soit. Si vous décidez de participer à l’étude,
pour l’ensemble des thèmes abordés dans le questionnaire, vous avez toujours la possibilité de
refuser de donner une réponse aux questions posées, sans avoir à donner de raisons ou de
justifications. Advenant que durant ou après l’administration du questionnaire, vous souhaitez
vous retirer de la recherche, Mélanie Brieu s’engage à retirer l’ensemble de vos idées de sa
synthèse.


Confidentialité des données, partage, surveillance et publications
Les données recueillies seront conservées en lieu sûr, par Mélanie Brieu, sous clé, pour une
période n’excédant pas 5 ans. Les données seront détruites à l’expiration de la période de
conservation. Aucun renseignement permettant d’identifier personnellement les personnes qui
164



ont participé à l’étude n’apparaîtra dans une publication scientifique ou ne sera partagé avec
d’autres personnes lors de discussions scientifiques puisque le questionnaire est anonyme et que
les réponses seront agrégées.


Résultats de la recherche et publication
L’information recueillie pourra être utilisée pour des fins de communication scientifique et
professionnelle. Dans ces cas, rien ne permettra d’identifier les personnes ayant participé à la
recherche.


Identification du président du Comité d’éthique de la recherche de la Faculté des Lettres et
Sciences Humaines
Pour tout problème éthique concernant les conditions dans lesquelles se déroule votre
participation à ce projet, vous pouvez en discuter avec la responsable du projet ou expliquer vos
préoccupations à Madame Dominique Lorrain, Présidente du Comité d’Éthique de la Recherche
Lettres et Sciences Humaines, en communiquant par l’intermédiaire de son secrétariat en
composant     le   numéro     suivant   :   819-821-8000,   poste   62644,   ou   par   courriel   :
Cer_lsh@usherbrooke.ca


Acceptez vous de répondre à cette étude de manière libre et éclairé ?
-> Oui
-> Non---- FIN DU QUESTIONNAIRE


[NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB]


Vous avez :
         Moins de 18 ans------ FIN DU QUESTIONNAIRE
         Entre 18 et 24 ans
         Entre 25 et 34 ans
         Entre 35 et 44 ans
         Entre 45 et 54 ans
         Plus de 55 ans
165



Dans quelle région du Québec vivez-vous ?
        Bas-Saint-Laurent
        Saguenay-Lac-Saint-Jean
        Capitale Nationale
        Mauricie
        Estrie
        Montréal
        Outaouais
        Abitibi-Témiscamingue
        Côte-Nord
        Nord-du-Québec
        Gaspésie Île-de-la-Madeleine
        Chaudière-Appalaches
        Laval
        Lanaudière
        Laurentides
        Montérégie
        Centre-du-Québec
        Je n’habite pas Québec----- FIN DU QUESTIONNAIRE




[NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB]


Dans cette section, nous cherchons à connaître un peu mieux vos habitudes en tant que touriste.
Veuillez cocher les cases correspondant à votre profil.


1.1 En moyenne combien de fois partez-vous en vacances par an ?
        Une fois
        Deux fois
        Plus de deux fois
166



1.2 En moyenne, combien de jours partez-vous en vacances ?
        une semaine ou moins
        Deux semaines
        Plus de deux semaines


1.3 Généralement, quel type de logement utilisez-vous ?
        Maison secondaire
        Amis – Famille
        Auberge de jeunesse
        Hôtel
        Campings


[NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB]


Avant de répondre au questionnaire suivant, nous vous demandons de lire cette mise en
situation fictive. Essayez d'imaginer que vous êtes dans le contexte suivant :


Suite à de longues semaines de travail, vous décidez de vous relaxer en allant bénéficier des
bienfaits d’un forfait Spa. Aux fins du questionnaire, nous appellerons ce Spa : « SpaRelax ».
« Situé dans le décor enchanteur des Cantons-de-l'Est, le SpaRelax vous offre son atmosphère
traditionnelle idéale à la détente en plein cœur d’une nature à vous couper le souffle. Hammam
d'inspiration orientale, Sauna, Bain à remous, Cascade d’eau et Bar à jus biologique sont là pour
vous faire vivre une évasion totale dans un environnement respectueux de la nature et de la
population locale. Toutes nos installations répondent à des normes de développement durable
(recyclage, économie d’eau et d’énergie). Nos employés reçoivent des formations régulières
afin de travailler dans d’excellentes conditions et pour vous offrir le meilleur des soins ». Nous
sommes fier de vous dire que plus de 75% de nos produits sont locaux parce que nous croyons
en leur savoir faire.
Le forfait SpaRelax ULTIME attire votre intérêt. Le descriptif est le suivant :
« Pour 147$, profitez d’un accès aux bains ainsi que le massage SpaRelax ULTIME de 75
minutes à base de produit locaux et biologiques. Ce massage a été conçu pour réduire votre
stress quotidien et éliminer les tensions nerveuses et musculaires tout en évacuant les toxines
des muscles par des techniques ancestrales de haute qualité de chez nous. »
167




[NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB]


En fonction de la mise en situation que vous venez de lire et de vos perceptions des spas,
veuillez indiquer votre avis pour chacun des énoncés suivant.
[Cliquez ici si vous désirez revoir la mise en situation] (Dans une fenêtre)


Note : Dans la version Web, l’échelle de mesure est précisée ! 1= Totalement en désaccord ; 3 =
En désaccord ; 5 = En accord ; 7 = En total accord
Ce forfait Spa…
... Est préférable à un autre pour son respect envers l’environnement et la 1 2 3 4 5 6 7
population locale
... Apporte plus de respect à l’environnement et la population locale 1 2 3 4 5 6 7
qu’un autre
... Est préférable pour le bien qu’il apporte envers l’environnement et la 1 2 3 4 5 6 7
population locale


Je trouve…
... Meilleur de choisir ce forfait Spa plutôt qu’un autre car il respecte      1 2 3 4 5 6 7
l’environnement et la population locale
... Que ce forfait Spa me procure plus de fierté car il respecte la 1 2 3 4 5 6 7
population locale et l’environnement
... Que choisir ce forfait Spa me rend plus fier de moi parce qu’il 1 2 3 4 5 6 7
respecte l’environnement et la population locale
... Ce forfait valorisant par rapport à la considération qu’il apporte à       1 2 3 4 5 6 7
l’environnement et la population locale


Je trouve que :
Je fais preuve de responsabilité en choisissant ce forfait Spa car il 1 2 3 4 5 6 7
permet de pondérer mon impact sur l’environnement et la population
locale
Ce forfait Spa me garantit de limiter mon impact sur l’environnement et        1 2 3 4 5 6 7
168



la population locale
Il est préférable de choisir ce forfait Spa car il protége l’environnement     1 2 3 4 5 6 7
et les populations locales
Choisir ce forfait Spa me permet de contribuer d’une façon responsable         1 2 3 4 5 6 7
et positive envers l’environnement et à la population locale
Choisir ce forfait Spa est valorisant pour l’attention qu’il porte à 1 2 3 4 5 6 7
l’environnement et la population locale
En choisissant ce forfait, je fais attention à l’environnement et à la         1 2 3 4 5 6 7
population locale


Avec ce forfait Spa…
... Je sais que les bénéfices seront redistribués plus équitablement entre 1 2 3 4 5 6 7
toutes les parties
... Je permets de répartir équitablement les bénéfices entre la population     1 2 3 4 5 6 7
et l’environnement
... Je contribue à une répartition plus équitable des ressources               1 2 3 4 5 6 7
... Il est valorisant de voir que les retombées profitent à tout le monde      1 2 3 4 5 6 7
... Il est agréable de voir que les retombées améliorent le bien-être de       1 2 3 4 5 6 7
tout le monde


Avec ce forfait Spa…
... Je peux entrer en contact avec la population locale                        1 2 3 4 5 6 7
... Il est gratifiant de voir que je peux échanger avec la population locale   1 2 3 4 5 6 7
... Je peux créer des liens avec la population locale                          1 2 3 4 5 6 7
... J’ai l’opportunité d’échanger avec les autres                              1 2 3 4 5 6 7
... Je peux vivre une expérience en étant proche de la population locale       1 2 3 4 5 6 7
... Il m’est possible de m’associer avec la population locale                  1 2 3 4 5 6 7


Globalement…
... Je considère que ce forfait spa vaut bien l’énergie consacrée              1 2 3 4 5 6 7
... Je considère que ce forfait spa vaut bien les sacrifices que j’y consens   1 2 3 4 5 6 7
... Je considère que ce forfait spa vaut bien le temps et l’argent que je 1 2 3 4 5 6 7
169



consomme




[NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB]


Toujours en vous référant à la mise en situation et vos perceptions, veuillez répondre aux
questions suivantes.
[Si vous voulez relire le scénario, cliquez ici] (Dans une fenêtre)
Note : Dans la version Web, l’échelle de mesure est précisée ! 1= Totalement en désaccord ; 3 =
En désaccord ; 5 = En accord ; 7 = En total accord




En ce qui concerne ce forfait Spa :
J’ai un doute quand à la qualité des services donnés par ce forfait Spa      1 2 3 4 5 6 7
Je suis méfiant (méfiante) envers la performance de ce forfait Spa           1 2 3 4 5 6 7
J’ai des doutes quand au niveau de performance des services de ce            1 2 3 4 5 6 7
forfait Spa
Ce Spa ne me paraît pas aussi performant qu’un autre dans le forfait 1 2 3 4 5 6 7
qu’il offre
Ce Spa ne me semble pas aussi efficace qu’un autre dans le forfait qu’il 1 2 3 4 5 6 7
offre


En ce qui concerne le prix :
Ce forfait est trop cher par rapport à d’autres sur le marché                1 2 3 4 5 6 7
Pour la qualité offerte, je suis sûr (sûre) de trouver moins cher dans un 1 2 3 4 5 6 7
autre Spa
Le prix de ce forfait est bien trop élevé par rapport à ce que l’on trouve   1 2 3 4 5 6 7
ailleurs
Le rapport qualité/prix ne me satisfait pas dans ce forfait Spa              1 2 3 4 5 6 7
J’ai des appréhensions quant à la justesse du prix demandé                   1 2 3 4 5 6 7


En ce qui concerne les produits :
170



Je peur de subir des blessures suite à l’utilisation des produits des soins 1 2 3 4 5 6 7
de ce Spa
Je m’inquiète d’effets secondaires sur ma santé suite à l’utilisation des 1 2 3 4 5 6 7
soins et produits utilisés dans ce forfait Spa et de l’apparition d’effets
secondaires
Je n’ai pas confiance dans les vertus des produits utilisés                  1 2 3 4 5 6 7
J’appréhende la qualité des produits utilisés pour le massage                1 2 3 4 5 6 7
D’après moi, les produits utilisés dans ce Spa pourraient laisser des        1 2 3 4 5 6 7
marques sur mon corps


Selon moi :
Je n’ai aucune fierté en choisissant ce forfait Spa                          1 2 3 4 5 6 7
Il n’y a aucun avantage à choisir ce forfait Spa                             1 2 3 4 5 6 7
Mon estime personnelle ne sera pas valorisée en choisissant ce forfait       1 2 3 4 5 6 7
Spa
Je ne retire aucun avantage personnel en choisissant ce forfait Spa          1 2 3 4 5 6 7
Choisir ce forfait ne m’apportera rien de plus qu’un autre                   1 2 3 4 5 6 7


Selon moi :
J’ai peur d’être jugé négativement par mon entourage en choisissant ce       1 2 3 4 5 6 7
forfait Spa
J’ai peur d’entrainer des réactions négatives de la part de mon entourage 1 2 3 4 5 6 7
en choisissant ce forfait
J’ai peur que mon image sociale soit négative suite à l’utilisation d’un     1 2 3 4 5 6 7
tel forfait Spa




[NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB]


Veuillez répondre aux questions suivantes.


J’ai l’impression que choisir ce forfait Spa est… »
171



Nuisible pour                                                                          Bénéfique
moi                                                                                    pour moi
1               2          3              4               5                6           7


Stupide                                                                                Sage

1               2          3              4               5                6           7


Mauvais pour                                                                           Bon pour mon
mon image                                                                              image
1               2          3              4               5                6           7


Un
                                                                                       Un       avantage
désavantage
                                                                                       pour moi
pour moi
1               2          3              4               5                6           7


Pas bien                                                                               Bien

1               2          3              4               5                6           7




Sur une échelle de 1 à 7 dans laquelle 1 signifie « Totalement en désaccord» et 7 « totalement
en accord», veuillez indiquer votre intention de choisir le forfait présenté


Note : Dans la version Web, l’échelle de mesure est précisée ! 1= Totalement en désaccord ; 3 =
En désaccord ; 5 = En accord ; 7 = En total accord


J’ai l’intention de…
Énoncés
… D’essayer un Spa comme celui-ci dans le futur                   1    2       3   4   5    6     7
… De faire un effort pour choisir un forfait Spa semblable à 1         2       3   4   5    6     7
celui-ci dans le futur
172



… De choisir un forfait Spa comme celui-ci dans le futur        1   2       3   4   5   6   7




D’une manière générale, diriez-vous qu’en choisissant un forfait touristique, vous considérez le
développement durable dans votre achat. Autrement dit, vous sentez vous touriste durable ?
Absolument
                          Un peu                        Beaucoup                    Totalement
pas
1              2          3              4              5               6           7
[NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB]


Veuillez cocher la case correspondant à votre profil.


Vous être :
        Un homme
        Une femme


Quelle est présentement votre occupation principale?
        Travailleur à temps plein (30 heures et plus/semaine)
        Travailleur à temps partiel (moins de 30 heures/semaine)
        Retraité
        Étudiant
        En recherche d’emploi/chômage
        Au foyer
        Autre, Je préfère ne pas répondre


Quel est votre statut familial présentement?
        Couple sans enfant
        Couple avec enfant(s) vivant à la maison
        Personne seule sans enfant
        Personne seule avec enfant(s) vivant à la maison
        Personne vivant avec ses deux parents
        Personne vivant avec d’autres personnes que ses parents
173



        Je préfère ne pas répondre


Quel est le plus haut niveau de scolarité que vous avez complété?
        Primaire
        Secondaire
        CEGEP
        Université
        Je préfère ne pas répondre


Dans quelle catégorie se situe votre revenu familial avant impôt ?
        Moins de 39 999 $
        40 000 $ à 59 999 $
        60 000 $ à 79 999 $
        80 000 $ à 99 999 $
        100 000 $ à 149 999 $
        150 000 $ et plus $
        Ne sait pas / Préfère ne pas répondre




[NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB]




FIN DU QUESTIONNAIRE
Merci pour votre précieuse collaboration !


Pour toutes questions ou commentaires n'hésitez pas à me contacter par écrit à l'adresse suivante
:
melanie.brieu@USherbrooke.ca
174




ANNEXE III. RÉSULTATS DES ACP DU PRÉ-TEST

Résultats de la dimension Respect de l’environnement et des populations locales


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin        Measure   of   Sampling
                                                    ,612
Adequacy.

Bartlett's     Test    of Approx. Chi-Square        48,122
Sphericity                  df                      6

                            Sig.                    ,000


Communalities

             Initial   Extraction

RESENV1 1,000          ,424

RESENV2 1,000          ,519

RESENV3 1,000          ,640

RESENV4 1,000          ,775

Extraction Method: Principal Component
Analysis.
175



Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                               Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total    % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1            2,358    58,939               58,939         2,358      58,939         58,939

2            ,886     22,158               81,097

3            ,494     12,340               93,436

4            ,263     6,564                100,000

Extraction        Method:      Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

              Component

              1

RESENV1 ,651

RESENV2 ,721

RESENV3 ,800

RESENV4 ,880

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.


Retrait de l’item : RESENV1 pour un meilleur KMO


Nouveaux résultats de la dimension RESENV :
176



KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin          Measure           of       Sampling
                                                                  ,697
Adequacy.

Bartlett's      Test        of Approx. Chi-Square                 30,114
Sphericity                       df                               3

                                 Sig.                             ,000


Communalities

              Initial      Extraction

RESENV2 1,000              ,690

RESENV3 1,000              ,658

RESENV4 1,000              ,721

Extraction Method: Principal Component
Analysis.


Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                                  Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total      % of Variance Cumulative % Total                   % of Variance Cumulative %

1            2,069      68,961               68,961          2,069         68,961       68,961

2
             ,508       16,929               85,891

3            ,423       14,109               100,000

Extraction     Method:           Principal      Component
Analysis.
177



Component Matrixa

            Component

            1

RESENV2 ,831

RESENV3 ,811

RESENV4 ,849

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.
178




Résultats de la dimension Respect de soi


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin         Measure           of       Sampling
                                                                 ,805
Adequacy.

Bartlett's      Test       of Approx. Chi-Square                 133,501
Sphericity                      df                               6

                                Sig.                             ,000


Communalities

             Initial      Extraction

RESSOI1 1,000             ,779

RESSOI2 1,000             ,851

RESSOI3 1,000             ,785

RESSOI4 1,000             ,909

Extraction    Method:      Principal        Component
Analysis.


Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                                 Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total     % of Variance Cumulative % Total                    % of Variance Cumulative %

1            3,324     83,104               83,104          3,324          83,104       83,104

2            ,330      8,251                91,355

3            ,248      6,192                97,547

4            ,098      2,453                100,000

Extraction     Method:          Principal      Component
Analysis.
179



Component Matrixa

             Component

             1

RESSOI1 ,883

RESSOI2 ,922

RESSOI3 ,886

RESSOI4 ,953

Extraction   Method:     Principal   Component
Analysis.

a. 1 components extracted.




Aucun retrait KMO méritoire.
180




Résultats de la dimension Responsabilité


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin        Measure   of     Sampling
                                                      ,824
Adequacy.

Bartlett's    Test     of Approx. Chi-Square          190,121
Sphericity                  df                        15

                            Sig.                      ,000


Communalities

             Initial   Extraction

RESPON1 1,000          ,810

RESPON2 1,000          ,737

RESPON3 1,000          ,748

RESPON4 1,000          ,808

RESPON5 1,000          ,634

RESPON6 1,000          ,763

Extraction Method: Principal Component
Analysis.
181



Total Variance Explained

                                             Extraction       Sums    of   Squared
            Initial Eigenvalues              Loadings
Compon             %         of Cumulative                %          of Cumulative
ent         Total Variance        %          Total        Variance     %

1           4,500 75,001          75,001     4,500        75,001       75,001

2           ,523   8,714          83,715

3           ,418   6,974          90,690

4           ,255   4,256          94,946

5           ,199   3,320          98,265

6           ,104   1,735          100,000

Extraction Method: Principal Component
Analysis.


Component Matrixa

                   Component

                   1

RESPON1            ,900

RESPON2            ,859

RESPON3            ,865

RESPON4            ,899

RESPON5            ,796

RESPON6            ,874

Extraction Method: Principal Component Analysis.

a. 1 components extracted.


Aucun retrait, KMO méritoire
182




Résultats de la dimension Partage


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin          Measure     of    Sampling
                                                         ,775
Adequacy.

Bartlett's        Test      of Approx. Chi-Square        282,758
Sphericity                      df                       15

                                Sig.                     ,000


Communalities

             Initial     Extraction

PART1 1,000              ,674

PART2 1,000              ,831

PART3 1,000              ,841

PART4 1,000              ,896

PART5 1,000              ,842

PART6 1,000              ,838

Extraction Method: Principal Component
Analysis.
183



Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                                 Extraction Sums of Squared Loadings
nt              Total   % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1               4,922   82,032               82,032         4,922      82,032         82,032

2               ,422    7,032                89,064

3               ,365    6,085                95,149

4               ,144    2,399                97,548

5               ,115    1,919                99,466

6               ,032    ,534                 100,000

Extraction        Method:        Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

            Component

            1

PART1 ,821

PART2 ,912

PART3 ,917

PART4 ,946

PART5 ,918

PART6 ,916

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.


Retrait de l’item PART1 pour une meilleure corrélation
184



Nouveau résultats de la dimension :
KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin              Measure        of       Sampling
                                                                   ,765
Adequacy.

Bartlett's        Test          of Approx. Chi-Square              248,967
Sphericity                        df                               10

                                  Sig.                             ,000


Communalities

             Initial      Extraction

PART2 1,000               ,841
PART3 1,000               ,851

PART4 1,000               ,890

PART5 1,000               ,855

PART6 1,000               ,863

Extraction Method: Principal Component
Analysis.


Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                                   Extraction Sums of Squared Loadings
nt            Total      % of Variance Cumulative % Total                    % of Variance Cumulative %

1             4,300      86,005               86,005          4,300          86,005       86,005

2             ,397       7,950                93,955

3             ,150       3,001                96,956

4             ,115       2,307                99,263

5             ,037       ,737                 100,000

Extraction        Method:         Principal      Component
Analysis.
185




Component Matrixa

            Component

            1

PART2 ,917

PART3 ,923

PART4 ,943

PART5 ,925

PART6 ,929

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.
186



Résultats de la dimension Connexion


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin        Measure   of   Sampling
                                                    ,877
Adequacy.

Bartlett's    Test     of Approx. Chi-Square        245,000
Sphericity                  df                      15

                            Sig.                    ,000


Communalities

             Initial   Extraction

CONNEX1 1,000          ,835

CONNEX2 1,000          ,768

CONNEX3 1,000          ,930

CONNEX4 1,000          ,712

CONNEX5 1,000          ,872

CONNEX6 1,000          ,733

Extraction Method: Principal Component
Analysis.
187



Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                              Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total   % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1            4,851   80,857               80,857         4,851      80,857         80,857

2            ,397    6,621                87,478

3            ,377    6,288                93,766

4            ,162    2,705                96,471

5            ,145    2,415                98,886

6            ,067    1,114                100,000

Extraction     Method:        Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

              Component

              1

CONNEX1 ,914

CONNEX2 ,877

CONNEX3 ,964

CONNEX4 ,844

CONNEX5 ,934

CONNEX6 ,856

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.


Aucun retrait, KMO méritoire
188



6. Résultats de la dimension Global


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin          Measure           of       Sampling
                                                                  ,574
Adequacy.

Bartlett's      Test        of Approx. Chi-Square                 37,477
Sphericity                       df                               3

                                 Sig.                             ,000


Communalities

              Initial      Extraction

GLOBAL1 1,000              ,684

GLOBAL2 1,000              ,842

GLOBAL3 1,000              ,525

Extraction Method: Principal Component
Analysis.


Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                                  Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total      % of Variance Cumulative % Total                   % of Variance Cumulative %

1            2,051      68,377               68,377          2,051         68,377       68,377

2            ,692       23,050               91,427

3            ,257       8,573                100,000

Extraction      Method:          Principal      Component
Analysis.
189



Component Matrixa

             Component

             1

GLOBAL1 ,827

GLOBAL2 ,918

GLOBAL3 ,725

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.
Aucun retrait car seulement 3 Items, attente de l’étude finale pour voir si retrait total ou pas.
190



Résultats de la dimension Performance


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin          Measure     of    Sampling
                                                         ,734
Adequacy.

Bartlett's        Test      of Approx. Chi-Square        205,644
Sphericity                      df                       15

                                Sig.                     ,000


Communalities

             Initial     Extraction

PERF1        1,000       ,819

PERF2        1,000       ,756

PERF3        1,000       ,772

PERF4        1,000       ,700

PERF5        1,000       ,667

PERF6        1,000       ,598

Extraction Method: Principal Component
Analysis.
191



Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                                 Extraction Sums of Squared Loadings
nt              Total   % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1               4,313   71,877               71,877         4,313      71,877         71,877

2               ,794    13,230               85,107

3               ,479    7,989                93,095

4               ,200    3,335                96,430

5               ,141    2,347                98,777

6               ,073    1,223                100,000

Extraction         Method:       Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

            Component

            1

PERF1       ,905

PERF2       ,870

PERF3       ,879

PERF4       ,836

PERF5       ,817

PERF6       ,773

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.


Retrait de l’item PERF6 pour une meilleure corrélation. PERF5 aurait pu être également
supprimé mais il est conservé pour posséder une marge de manœuvre de l’étude principale.
192



Nouveaux résultats de la dimension :


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin          Measure     of    Sampling
                                                         ,797
Adequacy.

Bartlett's        Test      of Approx. Chi-Square        161,737
Sphericity                      df                       10

                                Sig.                     ,000


Communalities

             Initial     Extraction

PERF1        1,000       ,828

PERF2        1,000       ,781

PERF3        1,000       ,714

PERF4        1,000       ,767

PERF5        1,000       ,692

Extraction      Method:    Principal   Component
Analysis.
193



Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                                 Extraction Sums of Squared Loadings
nt              Total   % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1               3,782   75,633               75,633         3,782      75,633         75,633

2               ,695    13,898               89,530

3               ,244    4,881                94,411

4               ,171    3,415                97,827

5               ,109    2,173                100,000

Extraction         Method:       Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

            Component

            1

PERF1       ,910

PERF2       ,884

PERF3       ,845

PERF4       ,876

PERF5       ,832

Extraction       Method:     Principal       Component
Analysis.

a. 1 components extracted.
194




8. Résultats de la dimension Financière


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin               Measure     of     Sampling
                                                               ,743
Adequacy.

Bartlett's         Test          of Approx. Chi-Square         224,487
Sphericity                         df                          15

                                   Sig.                        ,000


Communalities

         Initial          Extraction

FIN1     1,000            ,711

FIN2     1,000            ,829

FIN3     1,000            ,658

FIN4     1,000            ,836

FIN5     1,000            ,793

FIN6     1,000            ,775

Extraction Method: Principal Component
Analysis.


Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                               Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total        % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1            4,602        76,699           76,699         4,602          76,699       76,699

2            ,515         8,591            85,290

3            ,408         6,802            92,092

4            ,280         4,672            96,765
195



5            ,142      2,362               99,127

6            ,052      ,873                100,000

Extraction      Method:        Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

         Component

         1

FIN1     ,843

FIN2     ,910

FIN3     ,811

FIN4     ,914

FIN5     ,891

FIN6     ,880

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.


Retrait de l’item FIN1 pour une meilleure corrélation.


Nouveaux résultats de la dimension :


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin            Measure       of       Sampling
                                                                ,792
Adequacy.

Bartlett's      Test          of Approx. Chi-Square             168,025
Sphericity                      df                              10

                                Sig.                            ,000
196



Communalities

       Initial       Extraction

FIN2   1,000         ,791

FIN3   1,000         ,699

FIN4   1,000         ,872

FIN5   1,000         ,814

FIN6   1,000         ,770

Extraction Method: Principal Component
Analysis.


Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                              Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total   % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1            3,945   78,892               78,892         3,945      78,892         78,892

2            ,437    8,732                87,625

3            ,358    7,167                94,792

4            ,157    3,141                97,933

5            ,103    2,067                100,000

Extraction       Method:      Principal      Component
Analysis.
197



Component Matrixa

       Component

       1

FIN2   ,889

FIN3   ,836

FIN4   ,934

FIN5   ,902

FIN6   ,877

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.
198




Résultats de la dimension Sécurité


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin          Measure    of    Sampling
                                                        ,768
Adequacy.

Bartlett's        Test     of Approx. Chi-Square        244,549
Sphericity                      df                      15

                                Sig.                    ,000


Communalities

             Initial     Extraction

SECU1        1,000       ,355

SECU2        1,000       ,911

SECU3        1,000       ,910

SECU4        1,000       ,527

SECU5        1,000       ,709

SECU6        1,000       ,819

Extraction Method: Principal Component
Analysis.
199



Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                              Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total   % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1            4,231   70,521               70,521         4,231      70,521         70,521

2            ,911    15,176               85,697

3            ,512    8,529                94,226

4            ,217    3,612                97,838

5            ,104    1,726                99,564

6            ,026    ,436                 100,000

Extraction      Method:       Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

            Component

            1

SECU1       ,596

SECU2       ,954

SECU3       ,954

SECU4       ,726

SECU5       ,842

SECU6       ,905

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.


Retrait de l’item SECU1 pour sa faiblesse et pour obtenir une meilleure corrélation.
Nouveaux résultats de la dimension :
200



KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin              Measure        of       Sampling
                                                                   ,803
Adequacy.

Bartlett's        Test          of Approx. Chi-Square              212,395
Sphericity                        df                               10

                                  Sig.                             ,000


Communalities

             Initial      Extraction

SECU2        1,000        ,915

SECU3        1,000        ,867

SECU4        1,000        ,570

SECU5        1,000        ,755

SECU6        1,000        ,831

Extraction Method: Principal Component
Analysis.


Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                                   Extraction Sums of Squared Loadings
nt            Total      % of Variance Cumulative % Total                    % of Variance Cumulative %

1             3,937      78,738               78,738          3,937          78,738       78,738

2             ,670       13,397               92,134

3             ,221       4,426                96,560

4             ,134       2,680                99,240

5             ,038       ,760                 100,000

Extraction       Method:          Principal      Component
Analysis.
201



Component Matrixa

            Component

            1

SECU2       ,956

SECU3       ,931

SECU4       ,755

SECU5       ,869

SECU6       ,912

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.
202




Résultats de la dimension Psychologique


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin               Measure     of    Sampling
                                                              ,784
Adequacy.

Bartlett's         Test          of Approx. Chi-Square        208,687
Sphericity                         df                         15

                                   Sig.                       ,000


Communalities

         Initial          Extraction

PSY1     1,000            ,666

PSY2     1,000            ,796

PSY3     1,000            ,800

PSY4     1,000            ,805

PSY5     1,000            ,653

PSY6     1,000            ,775

Extraction Method: Principal Component
Analysis.
203



Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                              Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total   % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1            4,497   74,942               74,942         4,497      74,942         74,942

2            ,661    11,020               85,962

3            ,344    5,729                91,691

4            ,276    4,604                96,295

5            ,147    2,455                98,750

6            ,075    1,250                100,000

Extraction     Method:        Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

        Component

        1

PSY1    ,816

PSY2    ,892

PSY3    ,895

PSY4    ,897

PSY5    ,808

PSY6    ,881

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.


Retrait de l’item PSY5 pour une meilleure corrélation.
204



Nouveaux résultats de la dimension :


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin             Measure     of      Sampling
                                                              ,752
Adequacy.

Bartlett's       Test          of Approx. Chi-Square          165,334
Sphericity                       df                           10

                                 Sig.                         ,000


Communalities

         Initial        Extraction

PSY1     1,000          ,707

PSY2     1,000          ,787

PSY3     1,000          ,852

PSY4     1,000          ,842

PSY6     1,000          ,716

Extraction Method: Principal Component
Analysis.


Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                              Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total      % of Variance Cumulative % Total                % of Variance Cumulative %

1            3,904      78,090           78,090          3,904          78,090       78,090

2            ,451       9,026            87,116

3            ,307       6,143            93,259

4            ,261       5,212            98,471

5            ,076       1,529            100,000
205



Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                              Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total   % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1            3,904   78,090               78,090         3,904      78,090         78,090

2            ,451    9,026                87,116

3            ,307    6,143                93,259

4            ,261    5,212                98,471

Extraction     Method:        Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

        Component

        1

PSY1    ,841

PSY2    ,887

PSY3
        ,923

PSY4    ,917

PSY6    ,846

Extraction Method: Principal Component
Analysis.

a. 1 components extracted.
206



Résultats de la dimension sociale


Correlation Matrixa

                        SOC1        SOC2    SOC3    SOC4    SOC5    SOC6

Correlation SOC1        1,000       ,988    ,988    1,000   1,000   ,976

              SOC2      ,988        1,000   1,000   ,988    ,988    ,988

              SOC3      ,988        1,000   1,000   ,988    ,988    ,988

              SOC4      1,000       ,988    ,988    1,000   1,000   ,976

              SOC5      1,000       ,988    ,988    1,000   1,000   ,976

              SOC6      ,976        ,988    ,988    ,976    ,976    1,000

a. This matrix is not positive definite.


Communalities

         Initial      Extraction

SOC1     1,000        ,993

SOC2     1,000        ,994

SOC3     1,000        ,994

SOC4     1,000        ,993

SOC5     1,000        ,993

SOC6     1,000        ,977

Extraction Method: Principal Component Analysis.
207



Total Variance Explained

             Initial Eigenvalues                     Extraction Sums of Squared Loadings
Compone                 %            of Cumulative
nt           Total      Variance       %             Total       % of Variance Cumulative %

1            5,945      99,089         99,089        5,945       99,089        99,089

2            ,042       ,698           99,787

3            ,013       ,213           100,000

4            1,086E-17 1,810E-16       100,000

5            2,980E-34 4,967E-33       100,000

6            -1,749E-
                        -2,915E-16     100,000
             17

Extraction Method: Principal Component Analysis.


Component Matrixa

         Component

         1

SOC1     ,997

SOC2     ,997

SOC3     ,997

SOC4     ,997

SOC5     ,997

SOC6     ,989

Extraction Method: Principal Component Analysis.

a. 1 components extracted.


Retrait de SOC3, SOC4 et SOC5 car trop de corrélation entre les Items.
208



Nouveaux résultats de la dimension :


Correlation Matrix

                          SOC1           SOC2    SOC6

Correlation SOC1          1,000          ,988    ,976

              SOC2        ,988           1,000   ,988

              SOC6        ,976           ,988    1,000


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin             Measure      of   Sampling
                                                            ,739
Adequacy.
Bartlett's       Test       of Approx. Chi-Square           280,245
Sphericity                       df                         3

                                 Sig.                       ,000


Communalities

         Initial        Extraction

SOC1     1,000          ,987

SOC2     1,000          ,995

SOC6     1,000          ,987

Extraction Method: Principal
Component Analysis.
209



Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                              Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total   % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1            2,969   98,954               98,954         2,969      98,954         98,954

2            ,024    ,796                 99,750

3            ,007    ,250                 100,000

Extraction      Method:       Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

         Component

         1

SOC1     ,993

SOC2     ,998

SOC6     ,993

Extraction      Method:
Principal Component
Analysis.

a.   1       components
extracted.
210




Résultats de la dimension Attitude


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin               Measure      of   Sampling
                                                              ,898
Adequacy.

Bartlett's         Test          of Approx. Chi-Square        254,729
Sphericity                          df                        10

                                    Sig.                      ,000


Communalities

         Initial          Extraction

ATT1 1,000                ,867

ATT2 1,000                ,892

ATT3 1,000                ,785

ATT4 1,000                ,924

ATT5 1,000                ,947

Extraction    Method:            Principal   Component
Analysis.
211



Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                              Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total   % of Variance Cumulative % Total               % of Variance Cumulative %

1            4,414   88,282               88,282         4,414      88,282         88,282

2            ,264    5,289                93,571

3            ,179    3,574                97,145

4            ,096    1,929                99,074

5            ,046    ,926                 100,000

Extraction     Method:        Principal      Component
Analysis.


Component Matrixa

        Component

        1

ATT1 ,931

ATT2 ,944

ATT3 ,886

ATT4 ,961

ATT5 ,973

Extraction    Method:       Principal     Component
Analysis.

a. 1 components extracted.


Aucun retrait, le KMO méritoire.
212




Résultats de la dimension Intention


KMO and Bartlett's Test

Kaiser-Meyer-Olkin               Measure        of       Sampling
                                                                    ,616
Adequacy.

Bartlett's         Test          of Approx. Chi-Square              97,494
Sphericity                          df                              3

                                    Sig.                            ,000


Communalities

         Initial          Extraction

INT1     1,000            ,739

INT2     1,000            ,852

INT3     1,000            ,943

Extraction    Method:            Principal     Component
Analysis.


Total Variance Explained

Compone Initial Eigenvalues                                    Extraction Sums of Squared Loadings
nt           Total        % of Variance Cumulative % Total                   % of Variance Cumulative %

1            2,534        84,465               84,465          2,534         84,465       84,465

2            ,393         13,107               97,572

3            ,073         2,428                100,000

Extraction         Method:         Principal      Component
Analysis.
213



Component Matrixa

        Component

        1

INT1    ,860

INT2    ,923

INT3    ,971

Extraction     Method:   Principal   Component
Analysis.

a. 1 components extracted.


3 Items, aucun retrait même si le KMO est un peu faible pour garder les variables pour l’analyse
principale.
214




ANNEXE IV.        ARTICLE    1 -   RÉSULTATS DÉTAILLÉS DES GROUPES DE DISCUSSIONS

(ANALYSE PAR RÉSUMÉ)

Au total, 13 personnes ont participé volontairement à l’étude (7 pour le groupe 1 et 6 pour le
groupe 2). Les femmes étaient plus nombreuses (5 dans le groupe 1 et le groupe 2). Au niveau
de l’âge, même si les participants étaient relativement jeunes, nous avons pu toucher trois
tranches des 4 tranches proposées (pas de plus de 56 ans). Ainsi, 7 personnes étaient âgées de
25 à 35 ans, 2 de 36 à 45 ans et 4 de 46 à 55 ans.


1. Expériences touristiques et critères de choix d’une activité touristique


La majorité des participants a fait des séjours proches, hors des Cantons de l’est (ex: Burlington,
Maine, Vermont, Québec, Laurentides, Montréal, etc.), d’une durée relativement courte (1
journée, 1 ou 2 nuits).
3/10 sont des séjours dans un tout inclus dans le « Sud » (2 à Cuba et 1 en République
Dominicaine).
Les principaux critères de choix d’une activité touristique sont: proximité du lieu (12.5%),
activités pour la famille (12.5%), habitude du lieu (8.3%), détente/repos (8.3%) et température
pour les activités en extérieur (8.3%).


                Tableau 8 : Les critères de choix d’une activité touristique

                                          Nombre
                     Définition     du
Critères donnés                           de         Résultats en %   Citations
                     critère
                                          citation
Proximité       de   La destination       3          12.5%            « Quand on prend une nuit,
l’endroit            ne doit pas être                                 c’est à considérer »
                     trop loin en
                     fonction       du
                     nombre          de
                     nuitée
Activités            Les      activités   3          12.5%            « Activités qui pouvaient
familiales           doivent                                          convenir à tous les types
                     correspondre à                                   d’âges de la famille, parce
                     tous           les                               que j’ai des enfants de
                     membres de la                                    différents âges »
                     famille
L’habitude      du   Retour dans un       2          8.3%             « On adore aller à Québec
215



lieu                 endroit        déjà               (…) on y va deux fois par
                     visité                            année »
Détentes             Prise de temps         2   8.3%
                     pour se reposer
Température          Pour            des    2   8.3%   « parce que c’était extérieur
                     activités de plein                alors il fallait qu’il fasse
                     air, il ne doit pas               chaud »
                     faire trop froid
Destination          Le choix de la         1   2.4%
                     destination
Nature               Choix        d’être    1   2.4%   « La nature pour faire de la
                     dans la nature,                   randonnée pédestre »
                     dans le plein air
Camping              Choix d’activité       1   2.4%
                     de camping
Partage       avec   Le          voyage     1   2.4%
amis                 permet
                     d’échanger avec
                     des amis
Découverte           Aller      à      la   1   2.4%
                     rencontre d’un
                     lieu
Apprentissage        Recherche        de    1   2.4%
                     connaissances
                     supplémentaires
                     sur un sujet
Disponibilité        Choix            en    1   2.4%
                     fonction         du
                     temps offert
Services offerts     Choix            en    1   2.4%
                     fonction        des
                     activités
                     proposés
Magasinage           Recherche        de    1   2.4%   « Pas pour acheter des
                     produits       non                choses moins chères mais
                     trouvés chez soi                  pour acheter des choses que
                                                       l’on ne trouve pas ici »
Luxe                 Besoin de vivre        1   2.4%
                     une expérience
                     plus     luxueuse
                     par rapport au
                     quotidien
Prix                 Prix du séjour ou      1   2.4%
                     de l’activité
Dépaysement          Vivre         autre    1   2.4%   « c’est de se sentir comme
                     chose                             ailleurs »
216



2. Perceptions tourisme vs tourisme durable


Le tourisme est fortement relié au besoin de « sortir du quotidien » (41.7%) par de la
« découverte » (19.3%), du « dépaysement » (6.4%), des « activités différentes » (6.4%), de
« l’exotisme » (6.4%), de « l’évasion » (3.2%). Il est également associé au « plaisir » (12,9%), à
la « détente » (12.9%) et aux « vacances » (12.9%).


Le tourisme durable est quant à lui lié au « respect de la nature et d’autrui » (48%).
Généralement, des aspects positifs lui sont associés, à l’exception d’un répondant (« je sais pas
pourquoi mais moi je pense que le tourisme durable ça pue »).


             Tableau 9 : Les associations au terme « Tourisme durable » :

Critères              Définition           Nombre      Résultat     Citations
                                           de          en %
                                           citation
Ecologie/vert                              3           12%
Respect         de                         3           12%
l’environnement
Nature                                     2           8%
Respect                                    1           4%
                      Un tourisme qui
Harmonie                                   1           4%
                      respecte la nature
Faune                 et autrui            1           4%

Recyclage                                  1           4%           « quand tu vas dans les
                                                                    hôtels     maintenant   ça
                                                                    commence à être de plus en
                                                                    plus évident »
Déchets               Gestion        des   1           4%
                      déchets
Sensibilisation       Sensibilisation à    1           4%
                      l’environnement
Simplicité                                 1           4%           « je veux dire par là qui
                                                                    n’implique pas trop d’eau,
                                                                    pas trop de déchets, … »
Proximité             Un tourisme qui      1           4%           « Quelque chose qui est du
                      ne nécessite pas                              tourisme proche »
                      de   faire   des
                      kilomètres
Aménagements          De          bons     2           8%
Infrastructure        aménagements         1           4%           « Infrastructure,
                      avec un plan de                               aménagement, urbanisme, en
217



                      développement                                 terme    de    plan        de
                                                                    développement (…) »
Odeur                 Un tourisme qui     1            4%
                      sent mauvais
Repos                 Un tourisme qui     1            4%
                      permet        de
                      prendre du temps
Camping                                   1            4%
Marche pédestre       Un tourisme qui     1            4%
                      permet        des
                      activités
                      physiques      de
                      randonnés
                      pédestres
Qualité               Un tourisme haut    1            4%
                      niveau
Découverte            Un tourisme qui     1            4%
                      permet         de
                      connaître
                      qu’autre chose


Le touriste durable est vu comme une personne éduquée, en harmonie, respectant la nature et
autrui (ex : « Quelqu’un qui est plus respectueux des lieux de visite » « Il va faire plus de vélo
qu’il ne va prendre son auto. Il va marcher plus » « Des gens respectueux, soucieux
de l’avenir »). Dans le premier groupe de discussion, il s’agit plutôt d’un randonneur (ex : « Il
porte des pantalons kakis, il a une barbe pas faite; ¾ le kaki avec des bottines de marche »);
dans le second groupe, il s’agit d’une personne d’âge moyen, d’un physique agréable et assez
charismatique.
Il faut noter qu’une personne a souligné l’existence de différents types de touristes durables
(ex : « Je pense qu’il y a différents types de voyageur durable »). Cette affirmation a entrainé
l’accord du groupe.


3. Niveau de connaissance et compréhension du tourisme durable


De manière générale, les participant(e)s n’ont que très peu ou pas du tout entendu parler du
tourisme durable. Il subsiste une forte méconnaissance de cette pratique (ex : « J’ai déjà entendu
il me semble, mais c’est vague » ; « j’ai déjà entendu le terme, mais pas entendu vraiment parler
c’est quoi le tourisme durable »). Toutefois, deux personnes ont une connaissance supérieure du
tourisme durable; la première du fait qu’une activité touristique « zéro déchet » a lieu à sa
218



résidence (ex : « j’habite à Campton et on a une activité touristique zéro déchets, tout ce qui est
utilisé doit être compostable, c’est obligatoire et ça fonctionne, les gens participent »); la
deuxième du fait de ses études (baccalauréat en tourisme).
Mais c’est surtout un manque de recherche personnelle et spontanée sur le sujet (ex : « C’est sûr
que moi j’ai jamais cherché à aller dans un hôtel où c’est durable donc j’ai pas cherché ça (…)
Mais j’ai remarqué l’histoire de la serviette et j’étais vraiment pour ça »).
Leur perception du concept s’avère également vague. Pour ces derniers, le tourisme durable est
avant tout une activité touristique protégeant et respectant l’environnement (ex : « Une stratégie
de développement en respect de la nature, de l’environnement »; « La réutilisation le plus
possible des matériels et des infrastructures »; « Que ce soit aménagé, que les gens puissent
avoir accès à plusieurs choses sans prendre la voiture »; « C’est tout ce qui implique le moins
d’effets sur l’environnement »). Il s’agit également dans leur esprit d’un tourisme à vocation
sociale (ex : « On fait les achats locaux »; « Un tourisme de proximité »).
A ce sujet, un participant y voit une inadéquation avec l’emploi du terme « exploiter » dans la
définition (ex : « Moi il y a un mot qui me surprend à l’intérieur de ça c’est : exploite. C’est
tellement en contradiction avec tout ce qui suit (…) c’est inapproprié (…) mais le reste c’est
cohérent avec tout ce que l’on a pu voir à date »)
Les engagements pris par les organisations sont toutefois fortement appréciés et constituent une
valeur supplémentaire influençant leurs choix touristiques (ex : « C’est une plus value dans le
choix de ta piste de ski » ; « comme n’importe quelle activité d’ailleurs »). Mais les actions
doivent aller dans le sens développement durable. A ce sujet, un participant évoquât une
contradiction entre l’utilisation de dépliants papiers informatifs et les engagements durables
(ex : « Il me semble que l’on fait un pas et qu’on en recule d’un, (…) puis tu touche moins de
monde qu’avec ton courriel »)
En ce qui concerne la connaissance d’organismes touristiques durables, seules les activités de
plein air viennent à l’esprit comme le Club Aventure pour sa dimension environnementale (ex :
« Je suppose qu’il y a le club aventure par sa consonance (…) déjà au départ, on sait que c’est
en harmonie avec la nature »), les Parcs nationaux (ex :« J’ai vu quelque chose ici par rapport
aux Parcs, je sais pas si c’est la SEPAC qui fait ça et ils ont vraiment pensé à ce genre de
tourisme pour le camping où il y a des conditions à respecter (…) pour pas laisser de traces sur
l’environnement ou le moins possible »).
219



Le secteur hôtelier est celui qui connaît une plus grande notoriété dans les engagements
durables par la visibilité d’actions prises comme le recyclage, le compostage, la réutilisation des
serviettes, etc.


4. Perceptions des valeurs et risques perçus face au tourisme durable


- Entreprises
Les participant(e)s reconnaissent facilement des avantages aux organisations qui font du
développement durable. Ces avantages sont reliés à leur image et crédibilité, la différenciation
par rapport à leur concurrence, un suivit des tendances qui leur donne un avantage concurrentiel
et de meilleurs coûts financiers.
- Consommateurs
Les participant(e)s trouvent dans le tourisme durable une formule gagnante pour eux-mêmes et
les générations futures. En effet, il représente une meilleure qualité (ex : « ils seront plus
minutieux » ; « ils vont prendre soin de moi »), l’apport d’un « plus » (ex : « On nous vend un
plus (…) c’est plus écolo »), une plus grande crédibilité envers l’organisme (ex : « Quand ils
s’impliquent comme tantôt dans des activités de recyclage je trouve que c’est crédible ») et une
plus grande fierté, satisfaction de participer à de tels engagements pour l’environnement mais
également pour autrui (ex : « Moi j’aurai la satisfaction d’aider la nature, la satisfaction d’être
écologique » ; « En général un voyage c’est souvent beaucoup de consommation donc j’aurai
une fierté à dire ça » ; « Je suis fière de moi quand je fais des choses comme ça (…) des fois
t’achètent un produit régional qui est plus cher qu’un autre mais bon t’encourage (…) ça coute
plus cher mais ça vaut la peine »). Cette fierté apporte la sensation de bien être (ex : « Je pense
que quand on fait du développement durable il y a une sensation de bien être accrue aussi, je
pense que ça contribue en même temps à notre satisfaction, bien être »).
A noter : Les participants manifestent une différence d’engagement liée aux caractères
sociodémographiques (ex : « Je regarde les générations qu’il y a ici et je remarque qu’il y a un
niveau » ; « Je pense qu’il y a autre chose qui peut influencer que juste l’âge (…) le niveau de
scolarité, le milieu où on travaille (…) ton ouverture sur le monde aussi (…) je pense que c’est
une question d’éducation »).


Peu de risques sont donnés. La majorité des participants n’y en ont vu aucun sauf exception
faite pour le prix demandé. Cependant, il s’agit d’un risque lié à tout acte d’achat et non
220



spécifique au caractère durable. Ainsi, une certaine tolérance à la hausse du prix est acceptée
« Si on voit que c’est durable on va être bien plus porté à y aller (…) même si c’est 10-15 pièces
de plus (…) mais ça dépend le prix de ce qu’on achète » mais « Si ça coûte plus cher ça sera pas
un critère déterminant (le durable) »
Il est à noter également comme risques, la motivation réelle de l’organisation (ex : « En arrière
de ça on a toujours une impression d’économie pour l’opérateur (...) le compost je trouve que
c’est une initiative qui est vraiment louable tandis que quand tu le vois sur des serviettes, là t’as
toujours cette pensée (…) t’es vert où c’est parce que tu veux économiser des sous (…) mais ça
dépend des items ») entrainant une perception douteuse quand l’image voulue (ex : « Y a
toujours un petit doute parce que ça paraît bien »), l’hygiène (ex : « je sais pas moi si les
produits écologiques sont aussi bon pour aseptiser l’eau que les produits standards »« c’est pas
sécuritaire mais l’hygiène » et les normes du pays de l’activité concernée en développement
durable « si c’est à l’extérieur du pays (…) je pense qu’on a pas tous la même définition du
développement durable (…) on a pas les même standards alors je pense pas qu’on peut vraiment
s’attendre à la même chose » « faudrait que je lise les commentaires des personnes qui y sont
allés, faudrait que ce soit bien détaillé sur TripAdvisor c’est quoi qu’il font »


Cependant des valeurs inhérentes au tourisme durable prennent de l’importance quand au choix
d’une destination. Il s’agit du bouche à oreille (ex : « C’est beaucoup du bouche à oreille ce
genre de choix là parce que toute la question d’hygiène, de qualité du site, tout ça on va se fier
beaucoup sur des références, personne qu’on connait » ; « Je m’informerai certainement auprès
de quelqu’un qui est déjà allé, par référence »), l’aménagement du site, la variété des activités
(ex : « l’étiquette durable ça peut devenir limitatif dans le choix des activités, (…) parce qu’il
faudrait probablement que je me déplace à vélo ou des sentiers de marche, etc. (…) parce qu’on
éviterait de prendre un véhicule polluant pour aller plus loin parce que ... pour des raisons
écologiques »« Je suis pas sûre (de choisir le forfait Eastman plus durable) parce que le Spa
Bromont, je peux choisir mes soins, l’autre on me les impose. Moi si je me paye ça un jour, (..)
je veux être sure d’avoir ce que je veux (…) donc je suis pas certaine, il faudrait que j’analyse
ça (…) parce que c’est une grosse dépense pour moi »), la distance par rapport à la résidence et
le prix demandé. Le prix va influencer pour beaucoup les choix en fonction de la somme à
débourser. A prix égal, le durable prend l’avantage si les soins sont biens. Plus cher, il y a une
petite marge d’acceptation mais plus de réflexion.
221



Applications au secteur touristique des Spas : Spa Bromont vs Spa Eastman
Peu de participant(e)s dans les groupes vont dans les Spas de manière régulière et la majorité
n’y a même jamais été.
En ce qui concerne le Spa Eastman, une seule personne y est déjà allée et certains en ont
entendu parler via des publicités. Mais aucun ne connait son engagement durable y compris le
participant l’ayant déjà testé. Il n’a remarqué qu’un engagement alimentaire (ex : « Ce que j’ai
remarqué c’est qu’il y a avait une attention particulière à la nourriture (…) c’était très très santé
(…) nourriture de qualité »)
Pour le Spa Bromont, aucune personne n’y est déjà allée et quelques unes en ont entendu parler
au travers de publicités.


En apprenant les engagements de la structure du Spa Eastman, leur comportement lui devient
très favorable (ex : « Ma décision est prise, je m’en vais chez Eastman »). Mais, l’aspect durable
doit être explicite pour être pris en considération « Il faudrait que ce soit sur la première page
qu’on voit ».


5. L’apport d’une certification en tourisme durable


En tourisme durable, aucune certification ne vient à l’esprit spontanément. De manière assistée
(présentation de logos), seul WWF (panda en noir et blanc) est évoqué mais il n’est pas connu
pour sa réelle signification touristique (ex : « C’est la protection de la faune »). Le label
québécois RésertVert a déjà été entendu par une personne sur les deux groupes mais c’est
surtout son slogan qui a marqué un membre « Joindre le durable à l’agréable ». Cependant, il
n’est pas associé aux hôtels durables (ex : « oh c’est juste hôtelier ça ? »).
Mais la certification a un impact certain et positif pour tous les participants dans la mesure où
elle sera reconnue par un organisme gouvernemental neutre (ex : « c’est facile de se mettre un
logo (…) C’est pas nécessairement un gage de confiance (…) s’il y avait une certification
Cayococo (Cuba), je pense pas que ça vaudrait grand chose (…) personnellement, il faudrait
que ce soit un organisme mondial qui est donné la certification et alors là je pourrais y faire
confiance » ; « si c’est officiel oui (…)reconnu comme ISO et ses affaires là » ; « Si c’est
reconnu oui (…) par une tierce partie (…) une partie neutre qui n’a pas d’intérêt commercial
avec ces entreprises là (…) là je vais dans ça » « si je connais pas le logo, je trouve que ça
décore bien la page web ou la documentation »). Cependant, il est nécessaire de communiquer
222



dessus et créer un sentiment de confiance au travers une connaissance approfondie (ex : «Je me
fie si je le connais » « Faudrait qu’il y est un lien sur lequel tu cliques et qui amène à la page de
cet organisme là » ; « c’est certain qu’en connaissant les normes on ferait un choix plus
éclairé »)


Ainsi, une bonne certification doit être explicite sur l’organisme délivreur (réponse au Qui) et ce
qu’il veut dire (réponse au Quoi) (ex : « Je voudrais juste savoir c’est quoi la certification » ;
« ça veut dire que la prochaine fois je vais le remarquer »). Mais la notion de visibilité est forte
(ex : « Moi je trouve ça intéressant sauf que je trouve que c’est bien mal publicisé »).


6. Vers un tourisme durable pour Tourisme Cantons-de-l’Est


La dernière campagne publicitaire « Un hiver blanc et vert dans les Cantons » n’est connu par
aucun des participant(e)s de l’étude. Son slogan se traduit différemment mais certains y voient
une approche durable (peut être aussi parce que nous sommes dans le sujet). Pour plusieurs,
c’est « Y aura pas de la neige tout l’hiver » mais aussi :
- « Ils joue sur le durable » ; « Tu sais on l’entend tout le temps : C’est vert ! »
- « Y a pas assez de neige tombée, on joue sur le gazon »
- « Y a des beau sapins quand on part au ski de fond »
- « En lien avec l’environnement » « Vert dans le sens environnement »
- «Je vois des activités à faire l’hiver et des activités à faire l’été »


Concernant les activités durables dans les Cantons de l’Est, seules les activités de plein air
viennent spontanément telles les raquettes, le ski de fond, le vélo avec la Route Verte. Mais
aucuns organismes, ni entreprises, ne viennent spontanément même si l’évocation du Delta avait
été faite plus tôt dans l’entretien au sujet de son action, le compostage.


La raison donnée essentiellement sur leur méconnaissance est qu’il y a un manque de visibilité
pour les gens des Cantons (ex : « La publicité est peut être faite plus en dehors de notre région »
« Manque de visibilité »).


Mais les Cantons de l’Est sont vus comme une destination où les activités de plein air sont
prédominantes. Ainsi, une direction vers le tourisme durable serait en accord avec leur l’image
223



actuelle perçue par les participant(e)s. Une personne va même jusqu’à dire « Je trouve que ça
tourne déjà beaucoup autour des activités de plein air lors je vois pas comment on peut verdir
plus les activités de plein air que ça ne l’est déjà ».
Mais de s’afficher comme destination de tourisme durable, cela signifie pour les participant(e)s
une réelle prise de conscience (ex : « Ils ont une conscience » « Ils sont pas juste là pour les
revenus »).
Cependant des modifications sont à apporter au niveau :
Du transport en commun (ex : « Je trouve qu’au niveau du transport, on est pas trop équipé
(…) : on commence comme avec mont Joye » « ça prendrait une navette »)
Un aménagement plus poussé dans ce sens (ex : « Montrer que les gens ici sont conscientisés au
développement de la région puis à la préservation surtout (…) De pas faire un développement
effréné autour du mont Orford, de protéger nos espaces verts (…) je pense qu’il y a eu beaucoup
de publicité autour de ça et il faudrait plancher là dessus »)
De la publicité dans les Cantons (ex : « Peut être plus de publicité pour nous (…) je pense qu’on
connait peut être plus les activités dans d’autres régions » ; « Cantons de l’Est s’adresse peu, je
dirais à la faune locale et régionale. C’est la mission de Cantons de l’Est de dire : voici tout ce
qu’on offre dans la région sans être nécessairement obligé de sortir ou de faire 15 min, 20 min
de voiture. Il faut le laisser savoir (…) je donne un exemple, ça peut être dans la tribune du
Samedi (….) et aussi nous coller tous les logos et certifications » ; « moi ça fait 10 ans que je
suis à Sherbrooke et puis je me rends compte que j’ai aucune idée de c’est quoi le tourisme à
Sherbrooke »)
Des choix à la carte pour les habitants (et par extension aux personnes habitants hors des
Cantons de l’Est) (ex : « Faire comme un choix à la carte avec différents budgets, différents
activités, différentes durées »)
Une information moins éparpillée (ex : « L’information elle est disponible mais elle est
éparpillée (…) faut que tu la cherches (…) quand on cherche des activités proches à faire en
famille on finit toujours par en trouver mais il faut chercher sur Internet » ; « Ce serait bien, un
seul endroit »)
Guide touristique. Les groupes montrent une importante pratique d’Internet dans le choix et la
recherche d’information sur une destination ou activité. Le guide touristique est vu comme
paradoxal avec le développement durable pour certains (ex : « Il me semble que l’on fait un pas
et qu’on en recule d’un, (…) puis tu touches moins de monde qu’avec ton courriel »). Ils
préconisent plus une amélioration des sites pour centrer l’information et d’imprimer les guides
224



sur demande (ex : « New Brunswick, eux ils font imprimer juste sur demande sinon tout est sur
le site web »).


Note personnelle de touriste durable :
Les moyennes des groupes sont assez semblables. Le groupe 1 a une moyenne de 6.2/10 et le
groupe 2 a une moyenne de 5.8/10. Le groupe 2 est peut être inférieur car lors des discussions, il
a laissé percevoir une forte importance du prix demandé par rapport au premier groupe.


Mais l’affirmation de la personne la moins durable des deux groupes confondus pourrait
prendre la forme d’une conclusion « Mes choix sont pas en fonction de ça (le durable)
présentement, c’est plutôt mon budget pour tous mes choix, je veux en avoir pour mon argent
mais c’est juste qu’on est pas sensibilisé justement, je savais même pas c’est quoi le tourisme
durable en arrivant ».


7. Cartes perceptuelles de la Means-End Chain pour les valeurs et les risques perçus
225




7.1. Carte perceptuelle des valeurs


                       Figure 5 : Carte perceptuelle des valeurs
226




7.2. Carte perceptuelle des risques perçus


                   Figure 6 : Carte perceptuelle des risques perçus
227




ANNEXE V. ARTICLE 2 - ANALYSE DESCRIPTIVE

Au total, 750 répondants ont été retenus pour réaliser les analyses descriptives.
Selon les données recueillies lors de l’administration des questionnaires en ligne, les
consommateurs sont majoritairement des femmes âgées de 35 à 55 ans et plus. Elles vivent
essentiellement en Montérégie et à Montréal et sont en couple avec ou sans enfants.
Leur revenu familial annuel est de 40 000 à 60 000 $ et beaucoup sont allées jusqu’à
l’Université.
Plus de la moitié des consommateurs ayant répondu à l’étude travaillent à temps plein et un
quart est à la retraite.
En ce qui concerne leurs vacances, la plupart des consommateurs partent plus de 2 fois par an
pour une semaine ou moins. Leur mode de logement préféré est les hôtels.
Il est intéressant de noter que la plupart des consommateurs se trouvent assez durable. Une part
légèrement moindre se considère moyennement neutre quand aux dimensions durables dans
leurs choix de vacances.
                            Tableau 10 : Note de touriste durable

        NOTETD

                                                                           Cumulative
                                  Frequency Percent        Valid Percent Percent

        Valid    0                1             ,1         ,1              ,1

                 Absolument pas 18              2,4        2,4             2,5

                 Très peu         15            2,0        2,0             4,5

                 Un peu           81            10,8       10,8            15,3

                 Moyennement      156           20,8       20,8            36,1

                 Beaucoup         234           31,2       31,2            67,3

                 Énormément       98            13,1       13,1            80,4

                 Totalement       147           19,6       19,6            100,0

                 Total            750           100,0      100,0
228



ANNEXE VI.     ARTICLE    2-   ANALYSE EN COMPOSANTE PRINCIPALE (BASE DE DONNÉES

A)


Note importante :
L’étude de ce mémoire repose sur deux bases de données différentes afin de mener à bien d’une
part, les ANOVA sur l’ensemble des 5 scénarios et d’une autre part une équation structurelle
réalisée uniquement sur le scénario 5.
Le développement ci-dessous concerne la première base de données. Au total, 750 répondants
sont pris en compte dans la base de données. Soit 150 répondants par scénarios.
Base de données A :
                 Scénarios :                      Nombre de répondants
                 Scénario 1                       150
                 Scénario 2                       150
                 Scénario 3                       150
                 Scénario 4                       150
                 Scénario 5                       150
                 Total                            750


La seconde base de données est composée pour sa part de 200 répondants afin de mener
correctement des équations structurelles. En effet, cette méthode nécessite idéalement une taille
d’échantillon de 200 à 250 unités. Moins de répondants soulèvent un problème de convergence
et au delà, l’algorithme devient trop précis (Cadieux, 2009).
Base de données B :
                 Scénario :                       Nombre de répondants
                 Scénario 5                       200
                 Total                            200
229



1. Principes et règles de décisions pour l’analyse de l’instrument
Anderson et Gerbing (1988) recommandent de respecter deux étapes pour s’assurer d’une bonne
analyse de l’instrument de mesure. L’analyse en composantes principales (ACP) et l’analyse de
l’alpha de Cronbach.


1.1. Analyse en Composante Principale (ACP)


Une série d’analyses factorielles exploratoires en composantes principales avec l’introduction
d’une rotation orthogonale VARIMAX (plus pure que les combinaisons de base) est réalisée
afin de mesurer la validité interne, de convergence et de divergence. Le traitement statistique est
fait à l’aide du logiciel de statistiques SPSS 16.0. L’analyse des résultats se base sur la variance
expliquée, du KMO pour l’homogénéité des variables, le test de Bartlett pour la sphéricité de la
matrice de corrélation, les côtes factorielles et les valeurs propres (Eigen).
Le KMO permet de se faire une bonne idée de la solution factorielle. Il est un indice
d’adéquation permettant de dire si les variables font bien parties d’un tout cohérent. La mesure
de l’homogénéité varie de 0 à 1 et s’interprète selon la règle de décision suivante (Cadieux,
2009) :
                          Tableau 11 : Règle de décision du KMO

Valeur du KMO                                      Qualité de l’indice KMO
0.9 < KMO ≤ 1.0                                    ACP de qualité incroyable
0.8 < KMO ≤ 0.9                                    ACP de qualité méritoire
0.7 < KMO ≤ 0.8                                    ACP de qualité moyenne
0.6 < KMO ≤ 0.7                                    ACP de qualité médiocre
0.5 < KMO ≤ 0.6                                    ACP de faible qualité
0.0 < KMO ≤ 0.5                                    ACP de qualité inacceptable


Le test de Bartlett permet de vérifier si la matrice des corrélations est une matrice d’identité ou
non. Il répond au test d’hypothèse suivant :
H0 : la matrice des corrélations est une matrice d’identité
H1 : la matrice des corrélations n’est pas une matrice d’identité
Règle de décisions : Rejet de H0 si la p-value est plus petite que ∝ = 0.05. Cela traduit une
égalité entre les corrélations des variables mesurées
230



La variance expliquée nous donne une idée de la variance totale expliquée par facteur. Une des
règles consiste à garder les facteurs qui disposent d’une Eigenvalue supérieure à 1 Cadieux,
2009). Enfin, les côtes factorielles renseignent sur la corrélation entre chaque facteur et les
variables originales.


1.2. Coefficient Alpha de Cronbach


Suite à l’analyse de l’ACP, les coefficients alpha de Cronbach mesurant la cohérence interne
des échelles de mesure sont calculés.
Les auteurs de la littérature ne fixent pas tous, les mêmes règles de décisions quand au seuil
minimal à accepter. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que ces règles doivent être adaptées
à chaque contexte spécifique des recherches.
Ainsi, Hair et Coll (1998) considèrent qu’un alpha de Cronbach compris entre 0.5 et 0.6 est
acceptable dans le cadre d’une recherche exploratoire. Nunnally (1978) et Peterson (2001)
prennent un alpha de Cronbach de 0.70 comme seuil minimal.


2. Résultats des analyses de l’instrument


2.1. Résultats de l’instrument de la valeur


L’analyse factorielle de la valeur tient compte de 5 variables : Respect envers l’environnement
et les populations (RESENV), le respect envers soi même (RESSOI), la responsabilité
(RESPON), le partage (PART) et la connexion avec autrui (CONNEX). Au total, 24 items sont
analysés.
Avec un KMO de 0.972 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 80.5% la
factorisation s’avère de bonne qualité.
Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les
corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi
Carré de 2,315E4, un degré de liberté de 276 et un p de .000.
Cependant, les résultats révèlent une corrélation entre 3 variables : RESENV, RESSOI et
RESPON.
Tableau 12 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions de la valeur
231



                       KMO and Bartlett's Test

                       Kaiser-Meyer-Olkin         Measure         of       Sampling
                                                                                      ,972
                       Adequacy.

                       Bartlett's     Test        of Approx. Chi-Square               2,315E4
                       Sphericity                   df                                276

                                                    Sig.                              ,000


                      Tableau 13 : Valeur Eigen pour les dimensions de la valeur

Total Variance Explained

                                          Extraction       Sums    of      Squared Rotation      Sums      of    Squared
       Initial Eigenvalues                Loadings                                 Loadings
Comp           %          of Cumulative              %            of Cumulative                 %          of Cumulative
onent Total    Variance      %            Total      Variance          %           Total        Variance     %

1      15,597 64,988         64,988       15,597     64,988            64,988      9,079        37,829       37,829

2      2,505 10,437          75,425       2,505      10,437            75,425      5,739        23,912       61,741

3      1,224 5,100           80,525       1,224      5,100             80,525      4,508        18,785       80,525

4      ,695    2,897         83,422

5      ,502    2,094         85,516

6      ,383    1,596         87,112

7      ,345    1,437         88,549

8      ,286    1,192         89,741

9      ,255    1,061         90,802

10     ,227    ,946          91,747

11     ,199    ,829          92,576

12     ,194    ,810          93,386

13     ,180    ,749          94,136

14     ,177    ,738          94,873

15     ,169    ,703          95,576
232



16     ,158     ,660         96,236

17     ,144     ,600         96,835

18     ,141     ,587         97,422

19     ,127     ,530         97,953

20     ,120     ,500         98,452

21     ,109     ,454         98,907

22     ,105     ,438         99,345

23     ,084     ,352         99,697

24     ,073     ,303         100,000

Extraction       Method:       Principal
Component Analysis.


             Tableau 14 : Côte factorielle des dimensions de la valeur après VARIMAX

                           Rotated Component Matrixa

                                           Component

                                           1           2     3

                           RESENV2         ,748

                           RESENV3         ,776

                           RESENV4         ,803

                           RESSOI1         ,815

                           RESSOI2         ,761

                           RESSOI3         ,769

                           RESSOI4         ,777

                           RESPON1         ,788

                           RESPON2         ,759

                           RESPON3         ,808

                           RESPON4         ,752

                           RESPON5         ,739
233



                   RESPON6          ,754

                   PART2                                           ,773

                   PART3                                           ,758

                   PART4                                           ,760

                   PART5                                           ,783

                   PART6                                           ,751

                   CONNEX1                          ,864

                   CONNEX2                          ,866

                   CONNEX3                          ,892

                   CONNEX4                          ,846

                   CONNEX5                          ,863

                   CONNEX6                          ,782

                   Extraction Method: Principal Component Analysis.
                    Rotation Method: Varimax with Kaiser Normalization.

                   a. Rotation converged in 6 iterations.


Malgré l’attention portée à la traduction et la réalisation de 2 pré-tests préliminaires, 3 variables
(RESENV, RESSOI, RESPON) ne se sont pas différenciées. Les répondants les ont perçus de la
même manière. La décision de supprimer RESSOI et RESPON a été prise puisqu’ils se
corrèlent entièrement avec RESENV.
Ainsi, il reste pour le construit de la valeur 3 variables latentes distinctes après une première
factorisation : RESENV, PART et CONNEX. Une nouvelle analyse factorielle est réalisée en
tenant compte des 3 variables : Respect de l’environnement et des populations (RESENV),
Partage (PART) et Connexion avec autrui (CONNEX). Au total, 14 items sont analysés.
Avec un KMO de 0.948 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 85.48% la
factorisation s’avère toujours de bonne qualité.
Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les
corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi
Carré de 12550.958, un degré de liberté de 91 et un p de ,000.
234



     La matrice des corrélations après rotation VARIMAX fait apparaître trois construits latents
     distincts.
      Tableau 15 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions de la valeur

     Indice KMO et test de Bartlett
                            Mesure de précision de l'échantillonnage de
                                                                                ,948
                            Kaiser-Meyer-Olkin.
                            Test de sphéricité de Khi-deux approximé            12550,95
                            Bartlett                                            8
                                                    ddl                         91
                                                    Signification         de
                                                                                ,000
                                                    Bartlett


                     Tableau 16 : Valeur Eigen pour les dimensions de la valeur

     Variance totale expliquée
                                                                                     Somme      des      carrés    des
                                                 Extraction    Sommes          des facteurs     retenus     pour     la
             Valeurs propres initiales           carrés des facteurs retenus         rotation
                        % de la                            % de la                              % de la
Composan                varianc        %                   varianc    %                         varianc     %
te           Total      e              cumulés   Total     e          cumulés        Total      e           cumulés
1            9,105      65,038         65,038    9,105     65,038     65,038         5,094      36,384      36,384
2            1,804      12,883         77,921    1,804     12,883     77,921         4,217      30,123      66,506
3            1,058      7,559          85,481    1,058     7,559      85,481         2,656      18,974      85,481
4            ,342       2,439          87,920
5            ,299       2,135          90,055
6            ,261       1,864          91,919
7            ,216       1,540          93,459
8            ,208       1,484          94,943
9            ,160       1,146          96,089
10           ,136       ,971           97,061
11           ,131       ,936           97,997
235



12          ,112      ,802       98,799
13          ,092      ,659       99,458
14          ,076      ,542       100,000
     Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.


         Tableau 17 : Côte factorielle des dimensions de la valeur après VARIMAX

     Matrice des composantes après rotation(a)
                                           Composante
                                           1        2             3
                             RESENV
                                                                  ,847
                             2
                             RESENV
                                                                  ,839
                             3
                             RESENV
                                                                  ,777
                             4
                             PART2                  ,827
                             PART3                  ,827
                             PART4                  ,827
                             PART5                  ,838
                             PART6                  ,822
                             CONNEX
                                           ,869
                             1
                             CONNEX
                                           ,872
                             2
                             CONNEX
                                           ,895
                             3
                             CONNEX
                                           ,851
                             4
                             CONNEX
                                           ,871
                             5
                             CONNEX        ,788
236



                             6
                             Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.
                             Méthode de rotation : Varimax avec normalisation de Kaiser.
                             a La rotation a convergé en 5 itérations.


Les coefficients de Cronbach peuvent donc être calculés sur les 3 construits latents. Nous
obtenons 0.889 pour le respect envers l’environnement et les populations locales, 961 pour le
construit du partage et 0.967 pour celui de la connexion avec autrui. L’alpha global des 3
construits est de 0.958. La validité interne des échelles de mesure est acceptée.


                      Tableau 18 : Statistiques de fiabilité de la valeur

                                          Construit :          Construit :      Construit :
                      Alpha global
                                          RESENV               PART             CONNEX
Alpha            de
                      ,958                ,889                 ,961             ,967
Cronbach
Nombre
                      14                  3                    5                6
d’éléments


2.2. Résultats de l’instrument du risque perçu


L’analyse factorielle du risque perçu tient compte de 5 variables : Performance (PERF),
Financier (FIN), Sécuritaire (SECU), Psychologique (PSY) et Social (SOC). Au total, 23 items
sont analysés.
Avec un KMO de 0.948 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 88.8% la
factorisation s’avère de bonne qualité.
Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les
corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi
Carré de 2,486E4, un degré de liberté de 253 et un p de ,000.
237



         Tableau 19 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions du risque

                                                       perçu


                       KMO and Bartlett's Test

                       Kaiser-Meyer-Olkin         Measure         of       Sampling
                                                                                      ,948
                       Adequacy.

                       Bartlett's     Test        of Approx. Chi-Square               2,486E4
                       Sphericity                   df                                253

                                                    Sig.                              ,000


                   Tableau 20 : Valeur Eigen pour les dimensions du risque perçu.

Total Variance Explained

                                          Extraction       Sums    of      Squared Rotation      Sums      of    Squared
Com Initial Eigenvalues                   Loadings                                 Loadings
pone           %          of Cumulative              %            of Cumulative                 %          of Cumulative
nt     Total   Variance      %            Total      Variance          %           Total        Variance     %

1      13,059 56,776         56,776       13,059     56,776            56,776      4,649        20,214       20,214
2      3,267   14,206        70,982       3,267      14,206            70,982      4,584        19,929       40,143

3      1,717   7,464         78,446       1,717      7,464             78,446      4,289        18,650       58,793

4      1,460   6,347         84,792       1,460      6,347             84,792      4,219        18,342       77,134

5      ,943    4,100         88,892       ,943       4,100             88,892      2,704        11,758       88,892

6      ,401    1,742         90,634

7      ,241    1,047         91,681

8      ,211    ,917          92,598

9      ,204    ,887          93,485

10     ,182    ,792          94,277

11     ,162    ,706          94,983
238



12    ,151   ,657          95,640

13    ,147   ,638          96,278

14    ,143   ,621          96,899

15    ,123   ,537          97,436

16    ,103   ,449          97,884

17    ,094   ,407          98,291

18    ,092   ,400          98,691

19    ,083   ,362          99,053

20    ,076   ,330          99,383

21    ,059   ,255          99,638

22    ,051   ,222          99,860

23    ,032   ,140          100,000

Extraction    Method:        Principal
Component Analysis.


        Tableau 21 : Côte factorielle des dimensions du risque perçu après VARIMAX

                    Rotated Component Matrixa

                              Component

                              1          2      3      4       5

                    PERF1                       ,821

                    PERF2                       ,835

                    PERF3                       ,839

                    PERF4                       ,796

                    PERF5                       ,796

                    FIN2                 ,855

                    FIN3                 ,864

                    FIN4                 ,885

                    FIN5                 ,838
239



               FIN6                  ,851

               SECU2      ,848

               SECU3      ,861

               SECU4      ,830

               SECU5      ,826

               SECU6      ,826

               PSY1                                         ,821

               PSY2                                         ,771

               PSY3                                         ,841

               PSY4                                         ,825

               PSY6                                         ,800

               SOC1                                                     ,829

               SOC2                                                     ,842

               SOC6                                                     ,835

               Extraction Method: Principal Component Analysis.
                Rotation Method: Varimax with Kaiser Normalization.

               a. Rotation converged in 6 iterations.


Les coefficients de Cronbach sont calculés pour les variables latentes du Risque perçu. Nous
obtenons 0.957 pour la variable de la performance, 0.964 pour l’aspect financier, 0.968 pour la
sécurité, 0.965 pour le psychologique et enfin, 0.980 pour l’aspect social. La validité interne des
échelles de mesure est acceptée.
240



                      Tableau 22 : Statistiques de fiabilité du risque perçu

                 Alpha         Construit :    Construit :        Construit :    Construit :   Construit :
                 global        PERF           FIN                SECU           PSY           SOC
Alpha      de
                 ,964          ,957           ,964               ,968           ,965          ,980
Cronbach
Nombre
                 23            5              5                  5              5             3
d’éléments


Aucune modification n’est nécessaire en ce qui concerne les risques. Les variables respectent
les conditions de validité de la factorisation et celle de l’alpha de Cronbach (liée à la validité
interne des échelles de mesure). L’analyse peut se poursuivre ainsi.


2.3. Résultats de l’instrument de l’attitude


L’analyse factorielle de l’attitude tient compte d’une variable : Attitude (ATT). Au total, 5 items
sont analysés.
Avec un KMO de 0.906 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 91.2% la
factorisation s’avère de bonne qualité.
Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les
corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi
Carré de 5,803E3, un degré de liberté de10 et un p de ,000.


    Tableau 23 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension Attitude

                  KMO and Bartlett's Test

                  Kaiser-Meyer-Olkin         Measure        of       Sampling
                                                                                ,906
                  Adequacy.

                  Bartlett's       Test      of Approx. Chi-Square              5,803E3
                  Sphericity                      df                            10

                                                  Sig.                          ,000
241



                 Tableau 24 : Valeur Eigen pour la dimension Attitude.

Total Variance Explained

Compo Initial Eigenvalues                                  Extraction Sums of Squared Loadings
nent    Total       % of Variance Cumulative % Total                     % of Variance Cumulative %

1       4,562       91,235               91,235            4,562         91,235       91,235

2       ,174        3,475                94,710

3       ,114        2,271                96,981

4       ,107        2,149                99,129

5       ,044        ,871                 100,000

Extraction      Method:      Principal      Component
Analysis.


       Tableau 25 : Côte factorielle de la dimension Attitude après VARIMAX

                               Component Matrixa

                                                  Component

                                                  1

                               ATT1               ,939

                               ATT2               ,952

                               ATT3               ,942

                               ATT4               ,974

                               ATT5               ,968

                               Extraction             Method:      Principal
                               Component Analysis.

                               a. 1 components extracted.


Le coefficient de Cronbach calculé pour le construit latent de l’attitude nous donne une valeur
de 0.976. La validité interne des échelles de mesure est donc acceptée.
242



                    Tableau 26 : Statistique de fiabilité pour l’attitude

Statistiques de fiabilité
                                      Alpha     de Nombre
                                      Cronbach        d'éléments
                                      ,976            5


Rien n’a besoin d’être modifié en ce qui concerne l’attitude. Les conditions de validité de la
factorisation sont respectées. L’analyse peut se poursuivre ainsi.


2.4. Résultats de l’instrument de l’intention


L’analyse factorielle de l’intention tient compte d’une variable : Intention (INT). Au total, 3
items sont analysés.
Avec un KMO de 0.707 (ACP de qualité méritoire) et une variance expliquée à 91% la
factorisation s’avère d’assez bonne qualité.
Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les
corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi
Carré de 2,268E3, un degré de liberté de 3 et un p de ,000.


      Tableau 27 : Résultats des tests KMO et Bartlett la dimension Intention.

                 KMO and Bartlett's Test

                 Kaiser-Meyer-Olkin          Measure      of       Sampling
                                                                              ,774
                 Adequacy.

                 Bartlett's    Test          of Approx. Chi-Square            2,268E3
                 Sphericity                    df                             3

                                               Sig.                           ,000
243



                  Tableau 28 : Valeur Eigen pour la dimension Intention.

Total Variance Explained

Compo Initial Eigenvalues                                  Extraction Sums of Squared Loadings
nent     Total       % of Variance Cumulative % Total                 % of Variance Cumulative %

1        2,732       91,081               91,081           2,732      91,081         91,081

2        ,152        5,051                96,132

3        ,116        3,868                100,000

Extraction       Method:      Principal      Component
Analysis.


       Tableau 29 : Côte factorielle de la dimension Intention après VARIMAX

                    Component Matrixa

                                             Component

                                             1

                    INT1                     ,948

                    INT2                     ,957

                    INT3                     ,958

                    Extraction Method: Principal Component Analysis.

                    a. 1 components extracted.


Le coefficient de Cronbach est calculé pour le construit latent de l’intention nous donne une
valeur de 0.951. La validité interne des échelles de mesure est donc acceptée.


                   Tableau 30 : Statistiques de fiabilité pour l’intention

Statistiques de fiabilité
                                      Alpha         de Nombre
                                      Cronbach         d'éléments
                                      ,951             3
244




Rien n’a besoin d’être modifié en ce qui concerne l’intention. L’analyse peut se poursuivre
ainsi.
245




ANNEXE VII. ARTICLE 2 - ÉTUDE DU DEVIS EXPÉRIMENTAL

    1. Étude de la valeur


Nous nous intéressons ici aux différences engendrées par les scénarios sur les valeurs des
consommateurs en général. Le tableau 31 représente l’analyse descriptive des niveaux moyens
de la valeur par rapport aux 5 scénarios de l’étude. Il est à noter qu’une variable G_VALEURS
a été crée afin de mener à bien l’analyse. Cette variable est une moyenne des variables
RESENV, PART et CONNEX.


Pour rappel :
Scénario 1 = Forfait spa sans les dimensions durables
Scénario 2 = Forfait spa avec l’introduction du pilier environnement
Scénario 3 = Forfait spa avec l’introduction du pilier social
Scénario 4 = Forfait spa avec l’introduction du pilier économique
Scénario 5 = Forfait spa avec l’introduction des 3 piliers du tourisme durable


                  Tableau 31 : Analyse descriptive Valeurs – Scénarios

                         Descriptive Statistics

                         Dependent Variable:G_VALEURS

                         scenari
                         o         Mean       Std. Deviation N

                         1         4,67       1,314             150

                         2         5,27       1,029             150

                         3         5,07       1,007             150

                         4         5,32       ,899              150

                         5         5,30       ,953              150

                         Total     5,13       1,076             750
246



Il est avant tout nécessaire de vérifier les pré-requis à toutes ANOVA. Il s’agit de regarder la
normalité à l’aide du test de Kolmogorov-Smirnov/Shapiro-Wilk et le test de Levene en ce qui
concerne l’égalité des variances (appelé aussi « homosédasticité »). Les tableau 32 et 33
représentent ces tests.


                          Tableau 32 : Test de normalité pour la valeur

Tests of Normality

                             scenari Kolmogorov-Smirnova             Shapiro-Wilk
                             o      Statistic   df       Sig.        Statistic   df         Sig.

G_VALEURS                    1      ,080        150      ,019        ,967        150        ,001

                             2      ,080        150      ,020        ,972        150        ,004

                             3      ,077        150      ,032        ,972        150        ,004

                             4      ,058        150      ,200*       ,982        150        ,051

                             5      ,085        150      ,010        ,974        150        ,006

a. Lilliefors Significance Correction

*. This is a lower bound of the true significance.


Pour répondre à ce test, nous posons le test d’hypothèse suivant :
H0 = Les données de la population se repartissent selon une loi normale
H1 = Les données de la population ne se répartissent pas selon une loi normale
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable.
La normalité n’est pas respectée dans chacun des scénarios. Il y a donc rejet de la normalité.
247



                Tableau 33 : Test d’égalité des variances pour la valeur

                       Test of Homogeneity of Variances

                       G_VALEURS

                       Levene
                       Statistic        df1        df2         Sig.

                       4,038            4          745         ,003


Nous posons le test d’hypothèse suivant :
H0 : Les variances des populations sont égales
H1 : Au moins une variance est différente
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable
Dans notre cas, rejet de Ho, au moins une variance est différente.


Ainsi, nous sommes face à une violation des 2 pré-requis nécessaires. Cependant, l’ANOVA est
assez robuste aux violations (Kepel, 1973).
Une autre solution consiste à réaliser le test non paramétrique de Kruskal-Wallis (Cadieux,
2009). Ce test permet de conforter la poursuite des résultats malgré une violation des pré-requis.
Pour cela, le test de Kruskal-Wallis doit se comporter de la même manière que l’ANOVA.
Kruskal-Wallis et l’ANOVA répondent au test d’hypothèse suivant :
H0 : µscénarioA = µScénarioB = µScénarioC = µScénarioD = µScénarioE
H1 : Au moins un des moyennes des scénarios est différent
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable.
Dans notre cas, il y a rejet de H0. Ainsi, au seuil de signification α = 0.05, nous pouvons
affirmer qu’au moins un des scénarios est différent.
248



Tableau 34 : Test de Kruskal-Wallis pour la valeur

            Test Statisticsa,b

                           G_VALEURS

            Chi-Square     31,999

            df             4

            Asymp. Sig. ,000

            a. Kruskal Wallis Test

            b.    Grouping       Variable:
            scenario


Ranks

                       scenari
                       o         N           Mean Rank

G_VALEURS              1         150         295,39

                       2         150         398,46

                       3         150         359,07

                       4         150         418,65

                       5         150         405,93

                       Total     750
249



          Tableau 35 : Analyse de la variance ANOVA pour la variable valeur

      Tests of Between-Subjects Effects

      Dependent Variable:G_VALEURS

                          Type III Sum
      Source              of Squares       df           Mean Square F           Sig.

      Corrected Model 44,929a              4            11,232       10,184     ,000

      Intercept           19702,806        1            19702,806    1,786E4    ,000

      scenario            44,929           4            11,232       10,184     ,000

      Error               821,712          745          1,103

      Total               20569,447        750

      Corrected Total     866,640          749

      a. R Squared = ,052 (Adjusted R Squared = ,047)


Les deux tests se comportent de la même manière. La poursuite de l’analyse est correcte.
Afin de mesurer les différences, Kepel (1973) conseille d’utiliser Scheffe dans le cadre d’une
étude exploratoire. Le tableau 36 représente les comparaisons entre les scénarios face à la
valeur.


                Tableau 36 : Comparaison des moyennes Valeur - scénarios

Multiple Comparisons

G_VALEURS
Scheffe

(I)       (J)                                              95% Confidence Interval
scenari scenari Mean
o       o       Difference (I-J) Std. Error Sig.           Lower Bound Upper Bound

1         2       -,60*             ,121         ,000      -,98          -,23

          3       -,40*             ,121         ,026      -,78          -,03

          4       -,65*             ,121         ,000      -1,02         -,27
250



        5        -,63*            ,121         ,000        -1,00            -,25

2       1        ,60*             ,121         ,000        ,23              ,98

        3        ,20              ,121         ,607        -,17             ,57

        4        -,04             ,121         ,998        -,42             ,33

        5        -,03             ,121         1,000       -,40             ,35

3       1        ,40*             ,121         ,026        ,03              ,78

        2        -,20             ,121         ,607        -,57             ,17

        4        -,24             ,121         ,398        -,62             ,13

        5        -,23             ,121         ,487        -,60             ,15

4       1        ,65*             ,121         ,000        ,27              1,02

        2        ,04              ,121         ,998        -,33             ,42

        3        ,24              ,121         ,398        -,13             ,62

        5        ,02              ,121         1,000       -,36             ,39

5       1        ,63*             ,121         ,000        ,25              1,00

        2        ,03              ,121         1,000       -,35             ,40

        3        ,23              ,121         ,487        -,15             ,60

        4        -,02             ,121         1,000       -,39             ,36

Based on observed means.
 The error term is Mean Square(Error) = 1,103.

*. The mean difference is significant at the ,05 level.


Le tableau 36 nous permet de dire qu’il existe, au seuil de signification α = 0.05, une différence
significative entre le scénario 1 et les scénarios 2, 3, 4 et 5. Il est également possible de dire que
les scénarios 2 et 5 sont considérés comme semblables.
251



    2. Etude du risque percu


Nous nous intéressons maintenant aux différences engendrées par les scénarios sur les risques
perçus des consommateurs en général. Le tableau //// représente l’analyse descriptive des
niveaux moyens du risque perçu par rapport aux 5 scénarios de l’étude. Il est à retenir qu’une
variable G_RISQUESPERCUS a été crée afin de mener à bien l’analyse. Cette variable est une
moyenne des variables PER, SECU. FIN, PSY et SOC gardées lors de l’analyse de l’instrument.
Pour rappel :
Scénario 1 = Forfait spa sans dimensions durables
Scénario 2 = Forfait spa avec l’introduction du pilier environnement
Scénario 3 = Forfait spa avec l’introduction du pilier social
Scénario 4 = Forfait spa avec l’introduction du pilier économique
Scénario 5 = Forfait spa avec l’introduction des 3 piliers du tourisme durable


                Tableau 37 : Analyse descriptive Risque perçu – Scénarios

                          Descriptive Statistics

                          Dependent Variable:G_RISQUESPERCUS

                          scenari
                          o         Mean      Std. Deviation N

                          1         2,5911    1,16433           150

                          2         2,2008    ,85476            150

                          3         2,4917    1,00408           150

                          4         2,3543    ,81509            150

                          5         2,3293    ,93498            150

                          Total     2,3935    ,96952            750

Il est avant tout, nécessaire de vérifier les pré-requis à toutes ANOVA. Il s’agit de regarder la
normalité à l’aide du test de Kolmogorov-Smirnov/Shapiro-Wilk et le test de Levene en ce qui
concerne l’égalité des variances (appelé aussi « homosédasticité »). Les tableaux 38 et 39
représentent ces tests.
252



                     Tableau 38 : Test de normalité pour le risque perçu

Tests of Normality

                        scenari Kolmogorov-Smirnova               Shapiro-Wilk
                        o        Statistic       df     Sig.      Statistic   df       Sig.

G_RISQUESPERCUS 1                ,085            150    ,009      ,910        150      ,000

                        2        ,087            150    ,008      ,957        150      ,000

                        3        ,066            150    ,200*     ,936        150      ,000

                        4        ,072            150    ,052      ,973        150      ,005

                        5        ,076            150    ,033      ,956        150      ,000

a. Lilliefors Significance Correction

*. This is a lower bound of the true significance.


 Pour répondre à ce test, nous posons le test d’hypothèse suivant :
 H0 = Les données de la population se repartissent selon une loi normale
 H1 = Les données de la population ne se répartissent pas selon une loi normale
 Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
 Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable.
 La normalité n’est pas respectée dans chacun des scénarios. Nous sommes donc face à une
 violation de la normalité.


              Tableau 39 : Test d’égalité des variances pour le risque perçu

                         Test of Homogeneity of Variances

                         G_RISQUESPERCUS

                         Levene
                         Statistic           df1       df2      Sig.

                         2,749               4         745      ,027


 Nous posons le test d’hypothèse suivant :
253



H0 : Les variances des populations sont égales
H1 : Au moins une variance est différente
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable
Dans notre cas, rejet de Ho, au moins une variance est différente.


Ainsi, nous sommes face à une violation des 2 pré-requis nécessaires. Cependant, l’ANOVA est
assez robuste aux violations (Kepel, 1973).
Une autre solution consiste à réaliser le test non paramétrique de Kruskal-Wallis (Cadieux,
2009). Ce test permet de conforter la poursuite des résultats malgré la violation. Pour cela, ce
test doit se comporter de la même manière que l’ANOVA. Kruskal-Wallis et l’ANOVA
répondent au test d’hypothèse suivant :
H0 : µscénarioA = µScénarioB = µScénarioC = µScénarioD = µScénarioE
H1 : Au moins un des moyennes des scénarios est différent
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable.
Dans notre cas, il y a rejet de H0 dans le cas de l’ANOVA mais pas dans le cas de Kurskal-
Wallis. Les résultats seront à interpréter avec précaution. Cependant, nous poursuivons
l’analyse sur la base des résultats de l’ANOVA.


               Tableau 40 : Test de Kruskal-Wallis pour le risque perçu

                                 Test Statisticsa,b

                                                 G_RISQUESP
                                                 ERCUS

                                 Chi-Square      9,201

                                 df              4

                                 Asymp. Sig. ,056

                                 a. Kruskal Wallis Test

                                 b.       Grouping       Variable:
                                 scenario
254



                   Ranks

                                               scenari
                                               o         N          Mean Rank

                   G_RISQUESPERCUS 1                     150        405,21

                                               2         150        336,06

                                               3         150        394,35

                                               4         150        375,52

                                               5         150        366,35

                                               Total     750


          Tableau 41 : Analyse de la variance ANOVA pour le risque perçu

      Tests of Between-Subjects Effects

      Dependent Variable:G_RISQUESPERCUS

                        Type III Sum
      Source            of Squares        df             Mean Square F            Sig.

      Corrected Model 13,723a             4              3,431          3,702     ,005

      Intercept         4296,480          1              4296,480       4,637E3   ,000

      scenario          13,723            4              3,431          3,702     ,005

      Error             690,320           745            ,927

      Total             5000,523          750

      Corrected Total   704,043           749

      a. R Squared = ,019 (Adjusted R Squared = ,014)


Afin de mesurer les différences, Kepel (1973) conseille d’utiliser Scheffe dans le cadre d’une
étude exploratoire. Le tableau 42 représente les comparaisons entre les scénarios face aux
risques perçus.
255



      Tableau 42 : Comparaison des moyennes Risque perçu - Scénarios

Multiple Comparisons

G_RISQUESPERCUS
Scheffe

(I)       (J)                                       95% Confidence Interval
scenari scenari Mean
o       o       Difference (I-J) Std. Error Sig.    Lower Bound Upper Bound

1         2     ,3903*          ,11115      ,016    ,0471         ,7335

          3     ,0994           ,11115      ,938    -,2439        ,4426

          4     ,2368           ,11115      ,339    -,1064        ,5800

          5     ,2618           ,11115      ,237    -,0815        ,6050

2         1     -,3903*         ,11115      ,016    -,7335        -,0471

          3     -,2909          ,11115      ,145    -,6342        ,0523

          4     -,1535          ,11115      ,753    -,4967        ,1897

          5     -,1285          ,11115      ,855    -,4718        ,2147

3         1     -,0994          ,11115      ,938    -,4426        ,2439

          2     ,2909           ,11115      ,145    -,0523        ,6342

          4     ,1374           ,11115      ,821    -,2058        ,4807

          5     ,1624           ,11115      ,711    -,1808        ,5056

4         1     -,2368          ,11115      ,339    -,5800        ,1064

          2     ,1535           ,11115      ,753    -,1897        ,4967

          3     -,1374          ,11115      ,821    -,4807        ,2058

          5     ,0250           ,11115      1,000   -,3183        ,3682

5         1     -,2618          ,11115      ,237    -,6050        ,0815

          2     ,1285           ,11115      ,855    -,2147        ,4718

          3     -,1624          ,11115      ,711    -,5056        ,1808

          4     -,0250          ,11115      1,000   -,3682        ,3183
256



Multiple Comparisons

G_RISQUESPERCUS
Scheffe

(I)       (J)                                       95% Confidence Interval
scenari scenari Mean
o       o       Difference (I-J) Std. Error Sig.    Lower Bound Upper Bound

1         2     ,3903*          ,11115      ,016    ,0471         ,7335

          3     ,0994           ,11115      ,938    -,2439        ,4426

          4     ,2368           ,11115      ,339    -,1064        ,5800

          5     ,2618           ,11115      ,237    -,0815        ,6050

2         1     -,3903*         ,11115      ,016    -,7335        -,0471

          3     -,2909          ,11115      ,145    -,6342        ,0523

          4     -,1535          ,11115      ,753    -,4967        ,1897

          5     -,1285          ,11115      ,855    -,4718        ,2147

3         1     -,0994          ,11115      ,938    -,4426        ,2439

          2     ,2909           ,11115      ,145    -,0523        ,6342

          4     ,1374           ,11115      ,821    -,2058        ,4807

          5     ,1624           ,11115      ,711    -,1808        ,5056

4         1     -,2368          ,11115      ,339    -,5800        ,1064

          2     ,1535           ,11115      ,753    -,1897        ,4967

          3     -,1374          ,11115      ,821    -,4807        ,2058

          5     ,0250           ,11115      1,000   -,3183        ,3682

5         1     -,2618          ,11115      ,237    -,6050        ,0815

          2     ,1285           ,11115      ,855    -,2147        ,4718

          3     -,1624          ,11115      ,711    -,5056        ,1808

          4     -,0250          ,11115      1,000   -,3682        ,3183

Based on observed means.
The error term is Mean Square(Error) = ,927.
257



Multiple Comparisons

G_RISQUESPERCUS
Scheffe

(I)       (J)                                             95% Confidence Interval
scenari scenari Mean
o       o       Difference (I-J) Std. Error Sig.          Lower Bound Upper Bound

1         2      ,3903*           ,11115      ,016        ,0471         ,7335

          3      ,0994            ,11115      ,938        -,2439        ,4426

          4      ,2368            ,11115      ,339        -,1064        ,5800

          5      ,2618            ,11115      ,237        -,0815        ,6050

2         1      -,3903*          ,11115      ,016        -,7335        -,0471

          3      -,2909           ,11115      ,145        -,6342        ,0523

          4      -,1535           ,11115      ,753        -,4967        ,1897

          5      -,1285           ,11115      ,855        -,4718        ,2147

3         1      -,0994           ,11115      ,938        -,4426        ,2439

          2      ,2909            ,11115      ,145        -,0523        ,6342

          4      ,1374            ,11115      ,821        -,2058        ,4807

          5      ,1624            ,11115      ,711        -,1808        ,5056

4         1      -,2368           ,11115      ,339        -,5800        ,1064

          2      ,1535            ,11115      ,753        -,1897        ,4967

          3      -,1374           ,11115      ,821        -,4807        ,2058

          5      ,0250            ,11115      1,000       -,3183        ,3682

5         1      -,2618           ,11115      ,237        -,6050        ,0815

          2      ,1285            ,11115      ,855        -,2147        ,4718

          3      -,1624           ,11115      ,711        -,5056        ,1808

          4      -,0250           ,11115      1,000       -,3682        ,3183

*. The mean difference is significant at the ,05 level.
258



Le tableau nous permet de dire qu’il existe, au seuil de signification α = 0.05, une différence
significative entre le scénario 1 et le scénario 2. Il est également possible de dire que les
scénarios 4 et 5 sont très semblables.


    3. Etude de l’attitude


Nous nous intéressons ici aux différences engendrées par les scénarios sur l’attitude des
consommateurs en général. Le tableau 43 représente l’analyse descriptive des niveaux moyens
d’attitude par rapport aux 5 scénarios de l’étude. Il est à noter qu’une variable ATTGLOBAL a
été crée afin de mener à bien les analyses. Cette variable tient compte de la moyenne des items
ATT1, ATT2, ATT3, ATT4 et ATT5.
Pour rappel :
Scénario 1 = Forfait spa sans dimensions durables
Scénario 2 = Forfait spa avec l’introduction du pilier environnement
Scénario 3 = Forfait spa avec l’introduction du pilier social
Scénario 4 = Forfait spa avec l’introduction du pilier économique
Scénario 5 = Forfait spa avec l’introduction des 3 piliers du tourisme durable


                 Tableau 43 : Analyse descriptive Attitude – Scénarios

                         Descriptive Statistics

                         Dependent
                         Variable:ATTGLOBAL

                         scenari
                         o         Mean       Std. Deviation N

                         1         5,03       1,765             150

                         2         5,22       2,013             150

                         3         5,04       1,907             150

                         4         5,20       1,910             150

                         5         5,11       1,976             150

                         Total     5,12       1,912             750
259




Il est avant tout, nécessaire de vérifier les pré-requis à toutes ANOVA. Il s’agit de regarder la
normalité à l’aide du test de Kolmogorov-Smirnov/Shapiro-Wilk et le test de Levene en ce qui
concerne l’égalité des variances (appelé aussi « homosédasticité »). Les tableaux 44 et 45
représentent ces tests.


                      Tableau 44 : Test de normalité pour l’attitude.

   Tests of Normality

                  scenari Kolmogorov-Smirnova                Shapiro-Wilk
                  o       Statistic   df         Sig.        Statistic   df        Sig.

   ATTGLOBA 1             ,146        150        ,000        ,879        150       ,000
   L              2       ,197        150        ,000        ,803        150       ,000

                  3       ,152        150        ,000        ,853        150       ,000

                  4       ,176        150        ,000        ,828        150       ,000

                  5       ,169        150        ,000        ,836        150       ,000

   a. Lilliefors Significance Correction


Pour répondre à ce test, nous posons le test d’hypothèse suivant :
H0 = Les données de la population se repartissent selon une loi normale
H1 = Les données de la population ne se répartissent pas selon une loi normale
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable.
La normalité n’est pas respectée dans aucun des scénarios.
260



                Tableau 45 : Test d’égalité des variances pour l’attitude

                        Test of Homogeneity of Variances

                        ATTGLOBAL

                        Levene
                        Statistic          df1      df2         Sig.

                        1,057              4        745         ,377


Nous posons le test d’hypothèse suivant :
H0 : Les variances des populations sont égales
H1 : Au moins une variance est différente
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable
Dans notre cas, nous ne rejetons de Ho. Les variances sont donc égales au seuil de signification
α = 0.05


Ainsi, nous sommes face à une violation de la normalité. Cependant, l’ANOVA est assez
robuste à cette violation (Kepel, 1973).
Une autre solution consiste à réaliser le test non paramétrique de Kruskal-Wallis (Cadieux,
2009). Ce test permet de conforter la poursuite des résultats malgré une violation du pré-requis.
Pour cela, il doit se comporter de la même manière que l’ANOVA. Kruskal-Wallis et l’ANOVA
répondent au test d’hypothèse suivant :
H0 : µscénarioA = µScénarioB = µScénarioC = µScénarioD = µScénarioE
H1 : Au moins un des moyennes des scénarios est différent
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable.
Dans notre cas, il n’y a pas le rejet de H0. Ainsi, au seuil de signification α = 0.05, nous
pouvons dire qu’il n’y a pas de différence entre les scénarios au niveau de l’attitude.
261



Tableau 46 : Test de Kruskal-Wallis pour l’attitude

             Test Statisticsa,b

                            ATTGLOBA
                            L

             Chi-Square     4,971

             df             4

             Asymp. Sig. ,290

             a. Kruskal Wallis Test

             b.    Grouping       Variable:
             scenario


     Ranks

                  scenari
                  o         N          Mean Rank

     ATTGLOBA 1             150        350,86
     L            2         150        401,18

                  3         150        362,69

                  4         150        385,15

                  5         150        377,62

                  Total     750
262



                 Tableau 47 : Analyse de la variance ANOVA pour l’attitude

        Tests of Between-Subjects Effects

        Dependent
        Variable:ATTGLOBAL

                             Type III Sum
        Source               of Squares      df      Mean Square F              Sig.

        Corrected Model 4,563a               4       1,141          ,311        ,871

        Intercept            19660,800       1       19660,800      5,356E3     ,000

        scenario             4,563           4       1,141          ,311        ,871

        Error                2734,877        745     3,671

        Total                22400,240       750

        Corrected Total      2739,440        749

        a. R Squared = ,002 (Adjusted R Squared = -,004)


La comparaison des moyennes avec l’utilisation de Scheffe vient conforter ce résultat.


                Tableau 48 : Comparaison des moyennes Attitude - Scénarios

    Multiple Comparisons

    ATTGLOBAL
    Scheffe

    (I)         (J)                                          95% Confidence Interval
    scenari scenari Mean
    o       o       Difference (I-J) Std. Error Sig.         Lower Bound Upper Bound

    1           2      -,19               ,221     ,945      -,88             ,49

                3      -,01               ,221     1,000     -,70             ,67

                4      -,17               ,221     ,968      -,85             ,52

                5      -,08               ,221     ,998      -,76             ,61

    2           1      ,19                ,221     ,945      -,49             ,88
263



       3       ,18            ,221        ,956    -,50   ,86

       4       ,03            ,221        1,000   -,66   ,71

       5       ,11            ,221        ,992    -,57   ,80

3      1       ,01            ,221        1,000   -,67   ,70

       2       -,18           ,221        ,956    -,86   ,50

       4       -,15           ,221        ,975    -,84   ,53

       5       -,07           ,221        ,999    -,75   ,62

4      1       ,17            ,221        ,968    -,52   ,85

       2       -,03           ,221        1,000   -,71   ,66

       3       ,15            ,221        ,975    -,53   ,84

       5       ,09            ,221        ,997    -,60   ,77

5      1       ,08            ,221        ,998    -,61   ,76

       2       -,11           ,221        ,992    -,80   ,57

       3       ,07            ,221        ,999    -,62   ,75

       4       -,09           ,221        ,997    -,77   ,60

Based on observed means.
The error term is Mean Square(Error) = 3,671.
264



    4. Etude de l’intention


Nous nous intéressons ici aux différences engendrées par les scénarios sur l’intention des
consommateurs en général. Le tableau 49 représente l’analyse descriptive des niveaux moyens
de l’intention par rapport aux 5 scénarios de l’étude. Il est à noter qu’une variable INTGLOBAL
a été crée afin de mener à bien les analyses. Cette variable tient compte de la moyenne des items
INT1, INT2 et INT3.
Pour rappel :
Scénario 1 = Forfait spa sans dimensions durables
Scénario 2 = Forfait spa avec l’introduction du pilier environnement
Scénario 3 = Forfait spa avec l’introduction du pilier social
Scénario 4 = Forfait spa avec l’introduction du pilier économique
Scénario 5 = Forfait spa avec l’introduction des 3 piliers du tourisme durable


                 Tableau 49 : Analyse descriptive Intention – Scénarios

                         Descriptive Statistics

                         Dependent
                         Variable:INTGLOBAL

                         scenari
                         o         Mean       Std. Deviation N

                         1         5,24       1,302             150

                         2         5,43       1,267             150

                         3         5,15       1,309             150

                         4         5,36       1,233             150

                         5         5,36       1,251             150

                         Total     5,31       1,274             750


Il est avant tout, nécessaire de vérifier les pré-requis à toutes ANOVA. Il s’agit de regarder la
normalité à l’aide du test de Kolmogorov-Smirnov/Shapiro-Wilk et le test de Levene en ce qui
265



concerne l’égalité des variances (appelé aussi « homoscédasticité »). Les tableau /// et ////
représentent ces tests.


                      Tableau 50 : Test de normalité pour l’intention

   Tests of Normality

                  scenari Kolmogorov-Smirnova                Shapiro-Wilk
                  o         Statistic   df         Sig.      Statistic   df       Sig.

   INTGLOBA 1               ,139        150        ,000      ,926        150      ,000
   L              2         ,127        150        ,000      ,894        150      ,000

                  3         ,162        150        ,000      ,921        150      ,000

                  4         ,183        150        ,000      ,902        150      ,000

                  5         ,139        150        ,000      ,900        150      ,000

   a. Lilliefors Significance Correction


Pour répondre à ce test, nous posons le test d’hypothèse suivant :
H0 = Les données de la population se repartissent selon une loi normale
H1 = Les données de la population ne se répartissent pas selon une loi normale
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable.
La normalité n’est pas respectée dans aucun des scénarios.


                Tableau 51 : Test d’égalité des variances pour l’intention

                          Test of Homogeneity of Variances

                          INTGLOBAL

                          Levene
                          Statistic          df1     df2       Sig.

                          ,309               4       745       ,872
266



Nous posons le test d’hypothèse suivant :
H0 : Les variances des populations sont égales
H1 : Au moins une variance est différente
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable
Dans notre cas, nous ne rejetons pas Ho. Ainsi, au seuil de signification α = 0.05, les variances
des populations sont égales.


Nous sommes face à une violation de la normalité. Cependant, l’ANOVA est assez robuste aux
violations (Kepel, 1973). Une autre solution consiste à réaliser le test non paramétrique de
Kruskal-Wallis (Cadieux, 2009). Ce test permet de conforter la poursuite des résultats malgré
une violation. Pour cela, il doit se comporter de la même manière que l’ANOVA. Kruskal-
Wallis et l’ANOVA répondent au test d’hypothèse suivant :
H0 : µscénarioA = µScénarioB = µScénarioC = µScénarioD = µScénarioE
H1 : Au moins un des moyennes des scénarios est différent
Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05.
Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable.
Dans notre cas, il n’y a pas le rejet de H0 pour les 2 tests. Ainsi, au seuil de signification α =
0.05, nous pouvons affirmer qu’il n’y a pas de différence entre les scénarios.


                 Tableau 52 : Test de Kruskal-Wallis pour l’intention

                                  Test Statisticsa,b

                                                 INTGLOBA
                                                 L

                                  Chi-Square     4,900

                                  df             4

                                  Asymp. Sig. ,298

                                  a. Kruskal Wallis Test

                                  b.    Grouping       Variable:
                                  scenario
267



                         Ranks

                                      scenari
                                      o          N             Mean Rank

                         INTGLOBA 1              150           360,57
                         L            2          150           397,90

                                      3          150           350,85

                                      4          150           383,84

                                      5          150           384,35

                                      Total      750


               Tableau 53 : Analyse de la variance ANOVA pour l’intention

       Tests of Between-Subjects Effects

       Dependent
       Variable:INTGLOBAL

                         Type III Sum
       Source            of Squares        df          Mean Square F              Sig.

       Corrected Model 7,850a              4           1,962            1,211     ,305

       Intercept         21131,148         1           21131,148        1,304E4   ,000

       scenario          7,850             4           1,962            1,211     ,305

       Error             1207,113          745         1,620

       Total             22346,111         750

       Corrected Total   1214,963          749

       a. R Squared = ,006 (Adjusted R Squared = ,001)




Le tableau de comparaison des moyennes avec l’utilisation de Scheffe vient renforcer ces
résultats.
268



      Tableau 54 : Comparaison des moyennes Intention - Scénarios

Multiple Comparisons

INTGLOBAL
Scheffe

(I)       (J)                                       95% Confidence Interval
scenari scenari Mean
o       o       Difference (I-J) Std. Error Sig.    Lower Bound Upper Bound

1         2     -,20            ,147        ,778    -,65          ,26

          3     ,09             ,147        ,984    -,36          ,54

          4     -,13            ,147        ,946    -,58          ,33

          5     -,12            ,147        ,955    -,57          ,33

2         1     ,20             ,147        ,778    -,26          ,65

          3     ,29             ,147        ,434    -,17          ,74

          4     ,07             ,147        ,994    -,38          ,52

          5     ,08             ,147        ,992    -,38          ,53

3         1     -,09            ,147        ,984    -,54          ,36

          2     -,29            ,147        ,434    -,74          ,17

          4     -,22            ,147        ,700    -,67          ,24

          5     -,21            ,147        ,724    -,66          ,24

4         1     ,13             ,147        ,946    -,33          ,58

          2     -,07            ,147        ,994    -,52          ,38

          3     ,22             ,147        ,700    -,24          ,67

          5     ,01             ,147        1,000   -,45          ,46

5         1     ,12             ,147        ,955    -,33          ,57

          2     -,08            ,147        ,992    -,53          ,38

          3     ,21             ,147        ,724    -,24          ,66

          4     ,00             ,147        1,000   -,46          ,45
269



Multiple Comparisons

INTGLOBAL
Scheffe

(I)       (J)                                       95% Confidence Interval
scenari scenari Mean
o       o       Difference (I-J) Std. Error Sig.    Lower Bound Upper Bound

1         2     -,20            ,147        ,778    -,65          ,26

          3     ,09             ,147        ,984    -,36          ,54

          4     -,13            ,147        ,946    -,58          ,33

          5     -,12            ,147        ,955    -,57          ,33

2         1     ,20             ,147        ,778    -,26          ,65

          3     ,29             ,147        ,434    -,17          ,74

          4     ,07             ,147        ,994    -,38          ,52

          5     ,08             ,147        ,992    -,38          ,53

3         1     -,09            ,147        ,984    -,54          ,36

          2     -,29            ,147        ,434    -,74          ,17

          4     -,22            ,147        ,700    -,67          ,24

          5     -,21            ,147        ,724    -,66          ,24

4         1     ,13             ,147        ,946    -,33          ,58

          2     -,07            ,147        ,994    -,52          ,38

          3     ,22             ,147        ,700    -,24          ,67

          5     ,01             ,147        1,000   -,45          ,46

5         1     ,12             ,147        ,955    -,33          ,57

          2     -,08            ,147        ,992    -,53          ,38

          3     ,21             ,147        ,724    -,24          ,66

          4     ,00             ,147        1,000   -,46          ,45

Based on observed means.
The error term is Mean Square(Error) = 1,620.
270




ANNEXE VIII. ARTICLE 2 - ANALYSE COMPLÈTE DE L’INSTRUMENT DE MESURE (BASE
DE DONNÉES B)



De la même manière que précédemment, une autre analyse en composante principale a été
effectuée pour répondre aux validités de la base de données B relative seulement, au scénario 5
(scénario comprenant toutes les dimensions du tourisme durable) et sur lequel une équation
structurelle est réalisée.
Cette étude est faite sur un nombre total de 200 répondants.
Ainsi, une série d’analyses factorielles exploratoires en composante principales avec
l’introduction d’une rotation orthogonale VARIMAX est réalisée afin de mesurer la validité
interne, convergente et divergente des construits retenus lors de la première ACP, à savoir
RESENV, PART et CONNEX pour les valeurs, PERF, FIN, SECU. PSY et SOC pour les
risques perçus et enfin, ATT pour l’attitude et INT pour l’intention. Le traitement statistique est
fait à l’aide du logiciel de statistiques SPSS 16.0. L’analyse des résultats se base sur la variance
expliquée, du KMO pour l’homogénéité des variables, le test de Bartlett pour la sphéricité de la
matrice de corrélation, les côtes factorielles et les valeurs propres (Eigen). Les coefficients alpha
de Cronbach mesurant la cohérence interne des échelles de mesure sont également calculés.
L’annexe 6 explique plus en détail l’utilité de ces indicateurs.
De plus, une analyse factorielle confirmatoire est faite sur cette base de données.
Pour cela, il est nécessaire de procéder à l’analyse de la normalité avant d’analyser les indices
d’ajustement et de fiabilité de l’analyse factorielle confirmatoire.
Les statistiques d’ajustement sont multiples (Cadieux, 2009). Tout d’abord, il existe les indices
de mesure absolus qui offrent une idée de l’adéquation générale du modèle dans sa globalité.
Les indices incrémentaux, pour leur part, évaluent la qualité de l’ajustement du modèle par
rapport à un modèle de référence. Ce modèle de référence représente la pire des situations.
Enfin, il existe les indices de parcimonie qui permettent de minimiser les paramètres à estimer
tout en maximisant le degré d’ajustement.
Roussel (2002, dans Cadieux, 2009) recommande l’utilisation de 2 indices absolus, 2 indices
incrémentaux et finalement un indice de parcimonie.
Le tableau 55 résume les indices nécessaires et les standards généralement acceptables.
271




                  Tableau 55 : Les indices de l’analyse factorielle confirmatoire

Indices                                                 Standards généralement acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / degré de < à 5 et si possible < à 3 voire même 2
liberté)
RMSEA                                                   < à 0.08 et si possible inférieur à 0.05
GFI                                                     > à 0.9
AGFI                                                    > à 0.9
TLI                                                     > à 0.9
CFI                                                     > à 0.9


Il est possible de procéder à l’évaluation de la validité du modèle de mesure en trois étapes.
Tout d’abord, il est nécessaire de valider la cohérence interne du modèle, ensuite de procéder à
la validité de convergence et enfin il est nécessaire de mener à bien l’analyse de la validité
discriminante.


Il est toutefois utile de préciser que les variables latentes de la valeur perçue et du risque perçu
sont,      dans    cette   présente   recherche,   de   nature    formative    de   second    niveau    et
multidimensionnelles. Cependant, l’analyse réalisée ici est, sur le premier niveau des construits,
soit de nature réflexive.


      1. Analyse complète de l’instrument de mesure de la valeur


Dans un premier temps, une ACP avec rotation VARIMAX a été lancée dans l’objectif de voir
les énoncés ayant de faibles corrélations afin de les éliminer du modèle. Avec un KMO de 0.926
(ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 82.44% la factorisation s’avère de
bonne qualité.
Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les
corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi
Carré de 2924.588, un degré de liberté de 91 et un p de ,000.
272



        Tableau 56 : Résultats des tests KMO et Bartlett la dimension valeur

Indice KMO et test de Bartlett
                     Mesure de précision de l'échantillonnage de
                                                                       ,926
                     Kaiser-Meyer-Olkin.
                     Test de sphéricité de Khi-deux approximé          2924,588
                     Bartlett                ddl                       91
                                             Signification        de
                                                                       ,000
                                             Bartlett


                    Tableau 57 : Valeurs Eigen pour la dimension valeur

Variance totale expliquée
                                                                              Somme      des   carrés    des
                                             Extraction      Sommes    des facteurs retenus pour la
             Valeurs propres initiales       carrés des facteurs retenus      rotation
                         % de la                        % de la                          % de la
 Composa                 varianc %                      varianc %                        varianc %
 nte         Total       e         cumulés   Total      e         cumulés     Total      e         cumulés
 1           8,473       60,524    60,524    8,473      60,524    60,524      4,955      35,390    35,390
 2           1,973       14,095    74,619    1,973      14,095    74,619      4,033      28,804    64,194
 3           1,096       7,829     82,448    1,096      7,829     82,448      2,556      18,255    82,448
 4           ,423        3,021     85,469
 5           ,387        2,766     88,235
 6           ,293        2,094     90,329
 7           ,267        1,911     92,240
 8           ,261        1,867     94,107
 9           ,198        1,416     95,523
 10          ,186        1,329     96,851
 11          ,159        1,134     97,985
 12          ,126        ,900      98,884
 13          ,087        ,621      99,505
 14          ,069        ,495      100,000
273



Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.


       Tableau 58 : Côte factorielle de la dimension valeur après VARIMAX

Matrice des composantes après rotation(a)
                                       Composante
                                       1        2             3
                        RESENV2                               ,798
                        RESENV3                               ,860
                        RESENV4                               ,796
                        PART2                   ,846
                        PART3                   ,837
                        PART4                   ,804
                        PART5                   ,835
                        PART6                   ,782
                        CONNEX1        ,869
                        CONNEX2        ,899
                        CONNEX3        ,897
                        CONNEX4        ,782
                        CONNEX5        ,846
                        CONNEX6        ,835
Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.
Méthode de rotation : Varimax avec normalisation de Kaiser.
a La rotation a convergé en 5 itérations.


Les coefficients de Cronbach sont calculés pour les construits latents de la valeur. Nous
obtenons 0,868 pour le respect envers l’environnement et les populations locales, 0,949 pour le
construit du partage et 0,958 pour celui de la connexion avec autrui. La validité interne des
échelles de mesure est acceptée.
274




                    Tableau 59 : Statistiques de fiabilité pour la valeur

                                          Construit :            Construit :       Construit :
                       Alpha global
                                          RESENV                 PART              CONNEX
Alpha          de
                       ,949               ,868                   ,949              ,958
Cronbach
Nombre
                       14                 3                      5                 6
d’éléments


Les tests précédents nous offrent des résultats satisfaisants pour poursuivre l’étude. Nous
poussons donc l’analyse par une analyse factorielle confirmatoire à l’aide du logiciel AMOS 16
afin de vérifier les structures factorielles obtenues.
Avant de procéder au traitement de l’analyse factorielle, la normalité de la distribution des
données (courbe de Gauss) est regardée.
Les résultats obtenus par les coefficients de Kolmogorov-Smirnov ou de Shapiro-Wilk réfutent
l’hypothèse de normalité pour l’ensemble des facteurs (Cadieux, 2009). En effet, la normalité
n’est pas respectée si la p-value (traduite dans le tableau 60 par « signification ») est inférieure à
0.05 au risque de se tromper une fois sur 20.


                 Tableau 60 : Test de normalité des facteurs de la valeur

                Scen
                ario        Kolmogorov-Smirnov(a)                       Shapiro-Wilk
                                                         Significatio                            Significatio
                            Statistique   ddl            n              Statistique ddl          n
 RESENV2        5           ,189          147            ,000           ,877        147          ,000
 RESENV3        5           ,231          147            ,000           ,875        147          ,000
 RESENV4        5           ,216          147            ,000           ,855        147          ,000
 PART2          5           ,217          147            ,000           ,899        147          ,000
 PART3          5           ,249          147            ,000           ,884        147          ,000
 PART4          5           ,203          147            ,000           ,909        147          ,000
 PART5          5           ,225          147            ,000           ,879        147          ,000
275



 PART6          5        ,228          147           ,000        ,880        147         ,000
 CONNEX1        5        ,253          147           ,000        ,889        147         ,000
 CONNEX2        5        ,237          147           ,000        ,899        147         ,000
 CONNEX3        5        ,217          147           ,000        ,913        147         ,000
 CONNEX4        5        ,217          147           ,000        ,895        147         ,000
 CONNEX5        5        ,200          147           ,000        ,912        147         ,000
 CONNEX6        5        ,182          147           ,000        ,923        147         ,000
a Correction de signification de Lilliefors


Afin de diminuer les effets de la non-normalité, des auteurs conseillent lors d’analyses
d’équations structurelles d’effectuer la procédure du Boostrap de manière à « rééchantillonner
les données de l’échantillon maitre et réestimer tous les paramètres du modèle à chaque fois »
(Cadieux, 2009, p 752). Cette technique permet de montrer la robustesse du modèle et répond à
la validité nomologique.
L’opération d’un ré échantillonnage et d’une ré estimation à 500 reprises pour obtenir de
nouveaux estimateurs de paramètres plus stables et palier à cette violation de la multinormalité
est mis en œuvre.
Le tableau 61 résume les indices obtenus lors de la première analyse.


                    Tableau 61 : Valeurs des indices de la valeur initiaux

Indices                           Standards      généralement   Résultats obtenus
                                  acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3         2.349
degré de liberté)                 voire même 2
RMSEA                             < à 0.08 et si possible       0.082
                                  inférieur à 0.05
GFI                               > à 0.9                       0.889
AGFI                              > à 0.9                       0.843
TLI                               > à 0.9                       0.958
CFI                               > à 0.9                       0.966
276



Comme les indices ne sont pas valides pour RMSEA, AGFI et TLI, il est nécessaire de stabiliser
le modèle en analysant les valeurs des MI. Cela consiste à fractionner les construits en enlevant
les valeurs aberrantes.
La suppression successive des valeurs aberrantes au fur et à mesure nous permet d’obtenir un
modèle stable.




   Figure 7 : Modèle de mesure final de la valeur (avec coefficients standardisés)
277



Les nouveaux indices obtenus sont les suivants :


                    Tableau 62 : Valeurs des indices de la valeur finaux

Indices                           Standards        généralement   Résultats obtenus
                                  acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3           1.571
degré de liberté)                 voire même 2
RMSEA                             < à 0..08 et si possible        0.054
                                  inférieur à 0.05
GFI                               > à 0.9                         0.939
AGFI                              > à 0.9                         0.907
TLI (type II)                     > à 0.9                         0.984
CFI (type III)                    > à 0.9                         0.987


Les résultats s’avèrent satisfaisants par rapport aux standards généralement acceptés. Nous
pouvons supposer une certaine stabilité du modèle.


Le tableau 63 représente le poids factoriel (coefficients standardisés) de chacun des items
retenus ainsi que le Rhô de Jöreskog. Le coefficient de Rhö de Joreskog est moins sensible que
l’alpha de Cronbach à la taille de l’échantillon. Il s’avère plus adapté aux analyses en équations
structurelles pour analyser la cohérence interne des échelles de mesures car il tient compte des
contributions factorielles dans ses calculs (Cadieux, 2009).
Fornell et Larker (1981, dans Cadieux, 2009) proposent d’appliquer le même critère que pour
l’alpha de Cronbach, soit 0.7 comme valeur minimale.
278




                     Tableau 63 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog

Code des items                    Coefficients standardisés          Rhö de Joreskog
RESENV2                           0.80
RESENV3                           0.84                                          0.869
RESENV4                           0.85
PART2                             0.90
PART3                             0.94
                                                                                0.940
PART4                             0.90
PART6                             0.83
CONNEX2                           0.93
CONNEX3                           0.96
CONNEX4                           0.79                                          0.948
CONNEX5                           0.89
CONNEX6                           0.86


Les valeurs des Rhö de Joreskog sont de 0.869 pour RESENV, 0.940 pour PART et 0.948 pour
CONNEX. Les résultats sont acceptables, l’analyse peut se poursuivre.
Il est nécessaire maintenant de vérifier la validité convergente du modèle de mesure, et enfin, la
validité discriminante.
En ce qui concerne la validité de convergence tout d’abord, Formel et Larker estime que la
validité est de mise si, les contributions factorielles ont un lien significatif avec le construit.
Autrement dit, il est nécessaire que nos C.R (le poids des coefficients standardisés), soient
supérieur, en valeur absolue à 1.96. Soit, (⎜C.R⎜ ≥ 1.96). Cette condition est respectée car
l’ensemble des poids factoriels des items sont tous significatifs.
Le principe de la validité discriminante tente de mesurer la différence d’un concept par rapport à
un autre. Il soutient l’idée que la variance partagée entre les variables latentes se doit d’être
inférieure à la variance partagée entre les variables latentes et leurs variables observables.
Autrement dit, il est nécessaire que les variables latentes partagent moins entre elles qu’avec
leurs propres construits pour que la validité discriminante soit effective.
279



                     Tableau 64 : Validité discriminante de la valeur

Concepts      en   Estimates        R2ij                Signes        Pvc
relation
RESENV        vs                    0.692          =                  [0.689;0.798]
                   0.690                                     <
PART                                0.4761                            = 0.689
RESENV        vs                    0.632          =                  [0.798;0.788]
                   0.633                                     <
CONNEX                              0.3969                            = 0.788
PART          vs                    0.522          =
                   0.515                                     <        [0.689; 0.788
CONNEX                              0.2704




    2. Résultats de l’instrument des risques perçus


Avec un KMO de 0.922 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 88,125% la
factorisation s’avère de bonne qualité.
Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les
corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi
Carré de 6443,958, un degré de liberté de 253 et un p de ,000.


 Tableau 65 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension risque perçu

                   Mesure de précision de l'échantillonnage de
                                                                      ,922
                   Kaiser-Meyer-Olkin.
                   Test de sphéricité de Khi-deux approximé           6443,958
                   Bartlett                  ddl                      253
                                             Signification       de
                                                                      ,000
                                             Bartlett
280



                    Tableau 66 : Valeurs Eigen pour la dimension risque perçu

     Variance totale expliquée
                                                                             Somme      des      carrés    des
                                           Extraction    Sommes          des facteurs   retenus     pour     la
            Valeurs propres initiales      carrés des facteurs retenus       rotation
                       % de la                       % de la                            % de la
Composan               varianc   %                   varianc      %                     varianc     %
te          Total      e         cumulés   Total     e            cumulés    Total      e           cumulés
1           12,673     55,102    55,102    12,673    55,102       55,102     4,607      20,029      20,029
2           3,524      15,320    70,421    3,524     15,320       70,421     4,536      19,721      39,750
3           1,696      7,374     77,795    1,696     7,374        77,795     4,281      18,615      58,364
4           1,375      5,979     83,774    1,375     5,979        83,774     4,061      17,658      76,022
5           1,001      4,351     88,125    1,001     4,351        88,125     2,784      12,103      88,125
6           ,395       1,719     89,844
7           ,314       1,365     91,209
8           ,292       1,269     92,478
9           ,245       1,066     93,544
10          ,215       ,935      94,479
11          ,195       ,848      95,326
12          ,161       ,702      96,028
13          ,153       ,667      96,695
14          ,129       ,560      97,255
15          ,121       ,526      97,781
16          ,112       ,488      98,269
17          ,096       ,417      98,685
18          ,076       ,331      99,017
19          ,059       ,256      99,272
20          ,054       ,233      99,505
21          ,046       ,199      99,704
22          ,036       ,157      99,861
23          ,032       ,139      100,000
     Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.
281



   Tableau 67 : Côtes factorielles des dimensions du risque perçu après rotation

                                            VARIMAX

                        Composante
                        1           2          3             4      5
             PERF1                                           ,810
             PERF2                                           ,808
             PERF3                                           ,826
             PERF4                                           ,758
             PERF5                                           ,759
             FIN2                   ,828
             FIN3                   ,865
             FIN4                   ,904
             FIN5                   ,839
             FIN6                   ,868
             SECU2      ,842
             SECU3      ,866
             SECU4      ,812
             SECU5      ,785
             SECU6      ,834
             PSY1                              ,813
             PSY2                              ,737
             PSY3                              ,856
             PSY4                              ,849
             PSY6                              ,839
             SOC1                                                   ,835
             SOC2                                                   ,865
             SOC6                                                   ,859
Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.
Méthode de rotation : Varimax avec normalisation de Kaiser.
a La rotation a convergé en 6 itérations.
282



Les coefficients de Cronbach sont calculés pour les construits latents du risque perçu. Nous
obtenons 0.966 pour la performance, 0.962 pour le risque financier, 0.957 pour la sécurité,
0.952 pour le psychologique et 0.983 pour le social. La validité interne des échelles de mesure
est acceptée.
                     Tableau 68 : Statistiques de fiabilité du risque perçu

                Alpha         Construit :   Construit :     Construit :   Construit :      Construit :
                global        PERF          FIN             SECU          PSY              SOC
Alpha      de
                ,961          ,966          ,962            ,957          ,952             ,983
Cronbach
Nombre
                23            5             5               5             5                3
d’éléments


Les tests précédents montrent des résultats satisfaisants permettant la poursuite de l’étude. Nous
poussons donc l’analyse par une analyse factorielle confirmatoire.
Les résultats obtenus par les coefficients de Kolmogorov-Smirnov ou de Shapiro-Wilk réfutent
comme pour les valeurs perçues l’hypothèse de normalité pour l’ensemble des facteurs
(Cadieux, 2009). En effet, la normalité n’est pas respectée si la p-value (traduite dans le tableau
69 par « signification ») est inférieure à 0.05 au risque de se tromper une fois sur 20.


                Tableau 69 : Test de normalité des facteurs du risque perçu

                       Kolmogorov-Smirnov(a)                     Shapiro-Wilk
                                                  Significatio                             Significatio
         scenario      Statistique ddl            n              Statistique ddl           n
PERF1    5             ,211          147          ,000           ,867         147          ,000
PERF2    5             ,195          147          ,000           ,857         147          ,000
PERF3    5             ,203          147          ,000           ,865         147          ,000
PERF4    5             ,204          147          ,000           ,869         147          ,000
PERF5    5             ,211          147          ,000           ,861         147          ,000
FIN2     5             ,162          147          ,000           ,934         147          ,000
FIN3     5             ,168          147          ,000           ,930         147          ,000
FIN4     5             ,154          147          ,000           ,930         147          ,000
283



FIN5      5          ,162          147          ,000           ,931          147     ,000
FIN6      5          ,159          147          ,000           ,932          147     ,000
SECU2     5          ,322          147          ,000           ,775          147     ,000
SECU3     5          ,285          147          ,000           ,796          147     ,000
SECU4     5          ,246          147          ,000           ,814          147     ,000
SECU5     5          ,257          147          ,000           ,831          147     ,000
SECU6     5          ,291          147          ,000           ,775          147     ,000
PSY1      5          ,208          147          ,000           ,858          147     ,000
PSY2      5          ,218          147          ,000           ,858          147     ,000
PSY3      5          ,197          147          ,000           ,877          147     ,000
PSY4      5          ,197          147          ,000           ,883          147     ,000
PSY6      5          ,194          147          ,000           ,894          147     ,000
SOC1      5          ,404          147          ,000           ,668          147     ,000
SOC2      5          ,409          147          ,000           ,676          147     ,000
SOC6      5          ,418          147          ,000           ,662          147     ,000
a Correction de signification de Lilliefors


Afin de diminuer les effets de la non-normalité, nous avons effectué, de la même manière que
pour la valeur perçue, la procédure du Boostrap pour « rééchantillonner les données de
l’échantillon maitre et réestimer tous les paramètres du modèle à chaque fois » (Cadieux , 2009,
p 752).
Un ré échantillonnage et une ré estimation à 500 reprises pour obtenir de nouveaux estimateurs
de paramètres plus stables et palier à la violation de la multinormalité est fait.
Le tableau 70 résume les indices obtenus lors de la première analyse.
284



               Tableau 70 : Valeurs des indices du risque perçu initiaux

Indices                          Standards      généralement    Résultats obtenus
                                 acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3         3.045
degré de liberté)                voire même 2
RMSEA                            < à 0.08 et si possible        0.101
                                 inférieur à 0.05
GFI                              > à 0.9                        0.777
AGFI                             > à 0.9                        0.721
TLI                              > à 0.9                        0.920
CFI                              > à 0.9                        0.931


Compte tenu que les indices ne sont pas respectés pour RMSEA, GFI, et AGFI, il est nécessaire
de stabiliser le modèle en analysant les valeurs des MI. La suppression successive des valeurs
aberrantes au fur et à mesure nous permet d’obtenir le modèle stable suivant.
285




Figure 8 : Modèle de mesure final du risque perçu (avec coefficients standardisés)




Les nouveaux indices obtenus sont les suivants :
                 Tableau 71 : Valeurs des indices du risque perçu finaux

Indices                          Standards         généralement   Résultats obtenus
                                 acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3           1.738
degré de liberté)                voire même 2
RMSEA                            < à 0.08 et si possible          0.061
                                 inférieur à 0.05
GFI                              > à 0.9                          0.921
AGFI                             > à 0.9                          0.881
TLI (type II)                    > à 0.9                          0.980
CFI (type III)                   > à 0.9                          0.985
286




Seul AGFI ne respecte pas les standards acceptables. Cela signifie que ce dernier est très
sensible à la complexité du modèle. Les résultats s’avèrent cependant satisfaisants grâce à une
acceptation majoritaire des standards. Nous pouvons supposer une certaine stabilité du modèle.
Le tableau 72 représente le poids factoriel (coefficients standardisés) de chacun des items
retenus ainsi que le Rhô de Jöreskog.
Fornell et Larker (1981, dans Cadieux, 2009) proposent d’appliquer le même critère que pour
l’alpha de Cronbach, soit 0.7 comme valeur minimale.


                    Tableau 72 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog

Code des items                   Coefficients standardisés         Rhö de Joreskog
PERF1                            0.91
PERF2                            0.98                                           0.968
PERF3                            0.97
FIN4                             0.91
FIN5                             0.93                                           0,945
FIN6                             0.93
SECU2                            0.96
SECU3                            0.97                                           0.939
SECU5                            0.81
PSY1                             0.88
PSY3                             0.93                                           0.925
PSY6                             0.88
SOC1                             0.98
SOC2                             0.98                                           0.984
SOC6                             0.97


Les résultats sont acceptables, l’analyse peut se poursuivre.
Il est nécessaire maintenant de vérifier la validité convergente du modèle de mesure, et enfin, la
validité discriminante.
En ce qui concerne la validité de convergence tout d’abord, Formel et Larker estime que la
validité est de mise si, les contributions factorielles ont un lien significatif avec le construit.
287



Autrement dit, il est nécessaire que nos C.R (le poids des coefficients standardisés), soient
supérieur, en valeur absolue à 1.96. Soit, (⎜C.R⎜ ≥ 1.96). Cette condition est respectée car
l’ensemble des poids factoriels des items sont tous significatifs.
Enfin, le principe de la validité discriminante tente de mesurer la différence d’un concept par
rapport à un autre. Il soutient l’idée que la variance partagée entre les variables latentes se doit
d’être inférieure à la variance partagée entre les variables latentes et leurs variables observables.
Autrement dit, il est nécessaire que les variables latentes partagent moins entre elles qu’avec
leurs propres construits pour que la validité discriminante soit effective.


                            Tableau 73 : Validité discriminante

Concepts en relation      Estimates      R2ij                 Signes               Pvc
PERF vs FIN                                                                        [0.9068; 0.8395]
                          0.588          0.592 = 0.3481                <
                                                                                   = 0.8395
PERF vs SECU                                                                       [0.9068; 0.8395]
                          0.609          0.612 = 0.3721                <
                                                                                   = 0.8395
PERF vs PSY                                                                        [0.9068; 0.8045]
                          0.540          0.542 = 0.2916                <
                                                                                   = 0.8045
PERF vs SOC                                                                        [0.9068; 0.9539]
                          0.588          0.592 = 0.3481                <
                                                                                   = 0.9068
FIN vs SECU                                                                        [0.8526; 0.8395]
                          0.333          0.332 =0,1089                 <
                                                                                   = 0.8395
FIN vs PSY                                                                         [0.8395; 0.8045]
                          0.614          0.612 = 0.3721                <
                                                                                   = 0.8045
FIN vs SOC                                                                         [0.8395; 0.9539]
                          0.335          0.332 =0,1089                 <
                                                                                   = 0.8395
SECU vs PSY                                                                        [0.8395; 0.8045]
                          0.403          0.402 = 0.16                  <
                                                                                   = 0.8045
SECU vs SOC                                                                        [0.8395; 0.9539]
                          0.702          0.702 – 0.49                  <
                                                                                   = 0.8395
PSY vs SOC                                                                         [0.8045; 0.9539]
                          0.355          0.352 = 0.1225                <
                                                                                   = 0.8045
288



    3. Résultats des variables dépendantes


Afin d’obtenir des résultats, il est nécessaire d’étudier les variables dépendantes conjointement
quand au modèle de mesure. Ainsi, dans un premier temps, une analyse en composante
principale est menée pour l’attitude puis pour l’intention avant de poursuivre sur le modèle de
mesure suite aux conditions de validité.
3.1. L’attitude
Avec un KMO de 0.914 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 90.17% la
factorisation s’avère de bonne qualité.
Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les
corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi
Carré de 1431,271, un degré de liberté de 10et un p de ,000.


  Tableau 74 : Résultats des test KMO et Bartlett pour la dimension de l’attitude

                   Mesure de précision de l'échantillonnage de
                                                                    ,914
                   Kaiser-Meyer-Olkin.
                   Test de sphéricité de Khi-deux approximé         1431,271
                   Bartlett                ddl                      10
                                           Signification       de
                                                                    ,000
                                           Bartlett
289



                Tableau 75 : Valeurs Eigen pour la dimension attitude

Variance totale expliquée
                                                          Extraction Sommes des carrés des
                  Valeurs propres initiales               facteurs retenus
                              % de la                                 % de la
   Composante     Total       variance        % cumulés   Total       variance   % cumulés
   1              4,509       90,176          90,176      4,509       90,176     90,176
   2              ,211        4,220           94,396
   3              ,129        2,587           96,983
   4              ,086        1,718           98,701
   5              ,065        1,299           100,000
Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.


       Tableau 76 : Côtes factorielles de la dimension attitude après VARIMAX

Matrice des composantes(a)
                                               Composante
                                               1
                               ATT1            ,917
                               ATT2            ,959
                               ATT3            ,939
                               ATT4            ,972
                               ATT5            ,960
                               Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.
                               a 1 composantes extraites.


Le coefficient de Cronbach est calculé pour le construit latent de l’attitude. Nous obtenons
0.973.
290



                     Tableau 77 : Statistiques de fiabilité de l’attitude

Statistiques de fiabilité
                                    Alpha     de Nombre
                                    Cronbach      d'éléments
                                    ,973          5


Les tests précédents nous donnent des résultats satisfaisants. L’analyse factorielle confirmatoire
peut être engagée.
Avant de procéder au traitement de l’analyse factorielle, la normalité de la distribution des
données (courbe de Gauss) est analysée.
Les résultats obtenus par les coefficients de Kolmogorov-Smirnov ou de Shapiro-Wilk réfutent
comme pour les valeurs perçues et les risques perçus l’hypothèse de normalité pour l’ensemble
des facteurs (Cadieux, 2009). En effet, la normalité n’est pas respectée si la p-value (traduite
dans le tableau 78 par « signification ») est inférieure à 0.05 au risque de se tromper une fois sur
20.


                  Tableau 78 : Test de normalité des facteurs de l’attitude

Tests de normalité
            scena
            rio      Kolmogorov-Smirnov(a)                   Shapiro-Wilk
                                              Significatio                             Significatio
                     Statistique ddl          n              Statistique ddl           n
ATT1        5        ,250        147          ,000           ,804         147          ,000
ATT2        5        ,229        147          ,000           ,809         147          ,000
ATT3        5        ,177        147          ,000           ,858         147          ,000
ATT4        5        ,193        147          ,000           ,829         147          ,000
ATT5        5        ,225        147          ,000           ,780         147          ,000
a Correction de signification de Lilliefors
Le modèle présente une non normalité à laquelle nous allons faire face lors de l’analyse
conjointe pour le modèle de mesure.
291



    3.2. L’intention


Avec un KMO de 0.763 (ACP de qualité moyenne) et une variance expliquée à 87.89% la
factorisation s’avère correcte.
Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les
corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi
Carré de 486,523, un degré de liberté de 3 et un p de ,000.


   Tableau 79 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension intention

Indice KMO et test de Bartlett
                   Mesure de précision de l'échantillonnage de
                                                                            ,763
                   Kaiser-Meyer-Olkin.
                   Test de sphéricité de Khi-deux approximé                 486,523
                   Bartlett                    ddl                          3
                                               Signification           de
                                                                            ,000
                                               Bartlett


                    Tableau 80 : Valeurs Eigen pour la dimension intention

Variance totale expliquée
                                                               Extraction Sommes des carrés des
                   Valeurs propres initiales                   facteurs retenus
                                  % de la                                       % de la
   Composante      Total          variance     % cumulés       Total            variance   % cumulés
   1               2,637          87,898       87,898          2,637            87,898     87,898
   2               ,210           6,992        94,890
   3               ,153           5,110        100,000
Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.
292



                 Tableau 81 : Côtes factorielles de la dimension intention

Matrice des composantes(a)
                                                Composa
                                                nte
                                                1
                                        INT1    ,927
                                        INT2    ,944
                                        INT3    ,942
Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.
a 1 composantes extraites.
Le coefficient de Cronbach est calculé pour le construit latent de l’attitude. Nous obtenons
0.931.


                             Tableau 82 : Statistique de fiabilité

Statistiques de fiabilité
                                    Alpha    de Nombre
                                    Cronbach        d'éléments
                                    ,931            3


Suite aux résultats satisfaisants, nous procédons à l’analyse factorielle confirmatoire.
Les résultats obtenus par les coefficients de Kolmogorov-Smirnov ou de Shapiro-Wilk réfutent
comme pour les valeurs perçues et les risques perçus l’hypothèse de normalité pour l’ensemble
des facteurs (Cadieux, 2009). En effet, la normalité n’est pas respectée si la p-value (traduite
dans le tableau 83 par « signification ») est inférieure à 0.05 au risque de se tromper une fois sur
20.
293



                Tableau 83 : Test de normalité des facteurs de l’intention

          Tests de normalité
                      Kolmogorov-Smirnov(a)                    Shapiro-Wilk
                                                Significatio                           Significatio
           scenario   Statistique ddl           n              Statistique ddl         n
 INT1      5          ,197        147           ,000           ,860        147         ,000
 INT2      5          ,171        147           ,000           ,877        147         ,000
 INT3      5          ,184        147           ,000           ,873        147         ,000
a Correction de signification de Lilliefors
Le modèle présente une non normalité à laquelle nous allons faire face lors de l’analyse
conjointe pour le modèle de mesure.


      3.3. Analyse conjointe pour la validité du modèle de mesure


Afin de diminuer les effets de la non-normalité obtenus que ce soit pour l’attitude et l’intentio,
nous avons effectué, de la même manière que pour la valeur perçue et le risque perçu, la
procédure du Boostrap avec un ré échantillonnage et une ré estimation à 500 reprises pour
obtenir de nouveaux estimateurs de paramètres plus stables.


      Tableau 84 : Valeurs des indices de l’attitude et intention initiaux et finaux

Indices                           Standards         généralement   Résultats obtenus
                                  acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3            1,654
degré de liberté)                 voire même 2
RMSEA                             < à 0.08 et si possible          ,057
                                  inférieur à 0.05
GFI                               > à 0.9                          ,963
AGFI                              > à 0.9                          ,931
TLI                               > à 0.9                          ,991
CFI                               > à 0.9                          ,994
294



L’ensemble des indices répond aux conditions de validité. L’analyse peut se poursuivre.



   Figure 9 : Modèle de mesure final des variables dépendantes (avec coefficients
                                          standardisés)




Le tableau 85 représente le poids factoriel (coefficients standardisés) de chacun des items
retenus ainsi que le Rhô de Jöreskog.


                     Tableau 85 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog

Code des items                    Coefficients standardisés      Rhö de Joreskog
ATT1                              0.89
ATT2                              0.95
ATT3                              0.92                                       0.971
ATT4                              0.97
ATT5                              0.95
INT1                              0.87
INT2                              0.92                                       0.932
INT3                              0.92


Le résultat est acceptable, l’analyse peut se poursuivre.
295



En ce qui concerne la validité de convergence, Formel et Larker estime que la validité est de
mise si, les contributions factorielles ont un lien significatif avec le construit. Autrement dit, il
est nécessaire que nos C.R (le poids des coefficients standardisés), soient supérieur, en valeur
absolue à 1.96. Soit, (⎜C.R⎜ ≥ 1.96). Cette condition est respectée car l’ensemble des poids
factoriels des items sont tous significatifs.
Enfin, le principe de la validité discriminante tente de mesurer la différence d’un concept par
rapport à un autre. Il soutient l’idée que la variance partagée entre les variables latentes se doit
d’être inférieure à la variance partagée entre les variables latentes et leurs variables observables.
Autrement dit, il est nécessaire que les variables latentes partagent moins entre elles qu’avec
leur propres construits pour que la validité discriminante soit effective.


             Tableau 86 : Validité discriminante des variables dépendantes

Concepts     en   Estimate           R2ij               Signes        Pvc
relation
ATT vs INT        0.385              0.382 = 0.1444     <             [0.876; 0.84] = 0.84
296




ANNEXE IX. ARTICLE 2 - RNALYSE COMPLÈTE DU MODÈLE STRUCTUREL


À la suite des modèles de mesure, 3 modèles structurels ont été créés afin de tester toutes les
éventuelles possibilités en fonction des résultats trouvés au fur et à mesure. Ainsi, nous
présentons successivement les 3 modèles avant de discuter des résultats des modèles
structurels :


M1 : Relation entre les valeurs, l’attitude et l’intention
M2 : Relation entre les risques perçus, l’attitude et l’intention
M3 : Relation entre les valeurs et risques perçus conservés de M1 et M2 sur l’attitude et
l’intention.
297




    1. analyse du modèle structurel M1 – relation entre les valeurs, l’attitude et
        l’intention


Le modèle structurel M1 fut réalisé. La figure10représente un aperçu de ce modèle et la figure
11 le modèle structurel standardisé M1.



                        Figure 10 : Modèle structurel M1 initial
298



                    Figure 11 : Modèle structurel standardisé M1 initial




Il fut jugé important de tester à nouveau l’ajustement du modèle.
Le tableau 86 présente les indices retenus pour l’ajustement.


  Tableau 87 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M1 initiaux

Indices                           Standards      généralement   Résultats obtenus
                                  acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3         2,993
degré de liberté)                 voire même 2
RMSEA                             < à 0.08 et si possible       0.100
                                  inférieur à 0.05
GFI                               > à 0.9                       0.796
AGFI                              > à 0.9                       0.744
TLI                               > à 0.9                       0.912
CFI                               > à 0.9                       0.923
299



Le tableau démontre que les indices ne sont pas acceptables pour RMSEA, GFI et AGFI. Le
modèle n’est donc pas assez stable et des modifications sont nécessaires. Afin de réajuster le
modèle, l’analyse des covariances (M.I) est utile afin de supprimer les données aberrantes.
Suite à l’analyse des covariances, les variables latentes Partage et Connexion ont été
entièrement supprimées pour la stabilité du modèle.
Il en résulte un nouveau modèle présenté par la figure 12 et la figure 13



                          Figure 12 : Modèle structurel M1 final
300



                    Figure 13 : Modèle structurel standardisé M1 final




Les indices d’ajustements sont présentés dans le tableau 88.


  Tableau 88 : Valeurs des indices d’ajustements du modèle structurel M1 finaux

Indices                           Standards      généralement   Résultats obtenus
                                  acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3         1.663
degré de liberté)                 voire même 2
RMSEA                             < à 0.08 et si possible       0.058
                                  inférieur à 0.05
GFI                               > à 0.9                       0.942
AGFI                              > à 0.9                       0.909
TLI                               > à 0.9                       0.984
CFI                               > à 0.9                       0.988


Tous les indices sont acceptables. Nous pouvons considérer le modèle comme relativement
stable.
301




Tableau 89 : Coefficients standardisés de la relation Valeurs - Intention du modèle

                                            stabilisé

Standardized Regression Weights: (Group number 1 - Default model)
                                                              Estimate
                         ATTITUDE <--- RESENV                ,186
                         INTENTION <--- ATTITUDE             ,386
                         ATT1          <--- ATTITUDE         ,885
                         ATT2          <--- ATTITUDE         ,954
                         ATT3          <--- ATTITUDE         ,923
                         ATT4          <--- ATTITUDE         ,973
                         ATT5          <--- ATTITUDE         ,947
                         INT1          <--- INTENTION ,875
                         INT2          <--- INTENTION ,924
                         INT3          <--- INTENTION ,915
                         RESENV4       <--- RESENV           ,838
                         RESENV3       <--- RESENV           ,858
                         RESENV2       <--- RESENV           ,794


Le tableau 89 présente les coefficients standardisés pour chacun des liens à l’intérieur du
modèle. Toutes les relations à l’intérieur du modèle précédent s’avèrent significatives au seuil α
= 0,05.
302




    2. Analyse du modèle structurel M2 – Relation entre les risques perçus, l’attitude et
        l’intention


Le modèle structurel M2 fut réalisé. La figure 14 représente un aperçu de ce modèle et la figure
15 le modèle structurel standardisé M2.


                        Figure 14 : Modèle structurel M2 initial
303



                    Figure 15 : Modèle structurel standardisé M2 initial




Il fut jugé important de tester à nouveau l’ajustement du modèle.
Le tableau 90 présente les indices retenus pour l’ajustement.


  Tableau 90 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M2 initiaux

Indices                           Standards      généralement   Résultats obtenus
                                  acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3         3.359
degré de liberté)                 voire même 2
RMSEA                             < à 0.08 et si possible       0.109
                                  inférieur à 0.05
GFI                               > à 0.9                       0.713
AGFI                              > à 0.9                       0.647
TLI                               > à 0.9                       0.899
CFI                               > à 0.9                       0.911


Le tableau 90 démontre que les indices ne sont pas tous acceptables sauf pour le CFI. Cela
signifie que le modèle souffre de la taille de l’échantillon et de la complexité du modèle. Afin
304



de réajuster le modèle, l’analyse des covariances (M.I) fut menée afin de supprimer les données
aberrantes.
Suite à l’analyse des covariances, seule la variable latente Performance, reste. Il en résulte un
nouveau modèle présenté par la figure 16.



                         Figure 16 : Modèle structurel M2 final
305



                    Figure 17 : Modèle structurel standardisé M2 final




Les indices d’ajustements sont présentés dans le tableau 91.


   Tableau 91 : Valeurs des indices d’ajustements du modèle structurel final M2

                                              finaux

Indices                           Standards      généralement   Résultats obtenus
                                  acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3         2.313
degré de liberté)                 voire même 2
RMSEA                             < à 0.08 et si possible       0.081
                                  inférieur à 0.05
GFI                               > à 0.9                       0.925
AGFI                              > à 0.9                       0.882
TLI                               > à 0.9                       0.974
CFI                               > à 0.9                       0.980
306



Malgré tous les retraits possibles pour tenter de stabiliser le modèle, tous les indices ne sont pas
acceptables. La statistique de AGFI rend le modèle sensible à la complexité.


Tableau 92 : Coefficients standardisés de la relation Risque - Intention du modèle

                                            stabilisé.

Standardized Regression Weights: (Group number 1 - Default model)
                                                                  Estimate
                       ATTITUDE <--- PERFORMANCE -,249
                       INTENTION <--- ATTITUDE                   ,386
                       ATT1          <--- ATTITUDE               ,885
                       ATT2          <--- ATTITUDE               ,954
                       ATT3          <--- ATTITUDE               ,923
                       ATT4          <--- ATTITUDE               ,973
                       ATT5          <--- ATTITUDE               ,948
                       INT1          <--- INTENTION              ,875
                       INT2          <--- INTENTION              ,924
                       INT3          <--- INTENTION              ,915
                       PERF3         <--- PERFORMANCE ,976
                       PERF2         <--- PERFORMANCE ,974
                       PERF1         <--- PERFORMANCE ,908


Le tableau 92 présente les coefficients standardisés pour chacun des liens à l’intérieur du
modèle. Toutes les relations à l’intérieur du modèle précédent s’avèrent significatives au seuil α
= 0,05.
307




    3. Analyse du modèle structurel M3 – relation entre les valeurs et risques perçus
        conservés de M1 et M2 sur l’attitude et l’intention


Le modèle structurel M3 fut réalisé. La figure 18 représente un aperçu de ce modèle et la figure
19 le modèle structurel standardisé M3.



                        Figure 18 : Modèle structurel M3 initial
308



                    Figure 19 : Modèle structurel standardisé M3 initial




Il fut jugé important de tester à nouveau l’ajustement du modèle.
Le tableau 93 présente les indices retenus pour l’ajustement.


  Tableau 93 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M3 initiaux

Indices                           Standards      généralement   Résultats obtenus
                                  acceptables
Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3         2.477
degré de liberté)                 voire même 2
RMSEA                             < à 0.08 et si possible       0.086
                                  inférieur à 0.05
GFI                               > à 0.9                       0.888
AGFI                              > à 0.9                       0.841
TLI                               > à 0.9                       0.957
CFI                               > à 0.9                       0.965


Le tableau démontre que les indices ne sont pas acceptables pour RMSEA, GFI et AGFI. Le
modèle n’est pas stable et des modifications sont nécessaires afin de limiter l’impact des
statistiques sensibles à la complexité du modèle. Afin de réajuster, l’analyse des covariances
(M.I) fut menée afin de supprimer les données aberrantes.
309



Suite à l’analyse des covariances, la variable latente du Performance a été entièrement
supprimée pour la stabilité du modèle.
Il en résulte le même modèle que M1 final :


                  Figure 20: Modèle structurel standardisé M3 final
310




ANNEXE X. CONFIRMATION DE DÉPÔT LA COMMUNICATION (14 AVRIL 2010)

Fabien.Durif@usherbrooke.ca wrote:
 Dear Colleagues,
Please find attached our paper for 'Consumer Behavior of International
 Tourism' Tack 'Are consumers ready for sustainable tourism? An exploratory study on
perceived values and risks' (Brieu, Durif and Roy).

Best regards.

Fabien Durif, Ph.D., M.Sc., M.A.
 Professeur adjoint
 Université de Sherbrooke
 Faculté d'Administration
 Département de Marketing
 K1-431
2500 boulevard de l'Université, Sherbrooke (Québec), J1K 2R1
 Bureau : (819) 821-8000 (poste 62316)
 Cell : (514) 815-7179
Télécopieur : (819) 821-7934
 Fabien.Durif@USherbrooke.ca
http://www.usherbrooke.ca/adm/departements/marketing/professeurs/fabien-durif/=


Dear Professor Durif,
Thank you for your submission to the Global Marketing Conference. The
review process will begin shortly and we will be in contact with you
soon afterwards.
We are delighted that you chose GMC to share your research findings

Sincerely,

Drew Martin

--
Drew Martin, Ph.D.
Associate Professor of Marketing
College of Business and Economics
University of Hawai'i at Hilo
200 West Kawili Street
Hilo, Hawai'i 96720-4091
Tel. 808.974-7553; Fax 808.974.7685
http://www2.hawaii.edu/~drmartin/
311




ANNEXE XI. CONFIRMATION DE DÉPÔT DE L’ARTICLE 1 (12 AOUT 2010)

From : Inderscience Submissions System <submissions@inderscience.com>
reply-to : submissions@inderscience.com
to : ""Mélanie Brieu"" melanie.brieu@gmail.com
date : Thu, Aug 12, 2010 at 4:25 AM
subject : IJSD_17731 Submission Acknowledgement


Dear Mélanie Brieu,

Thank you for submitting your paper entitled "Are the Consumers Ready for the
Sustainable Tourism? An Exploratory Study on Values and Perceived Risks"
(Submission code: IJSD-17731) for the International Journal of Sustainable
Development (IJSD).

Your paper has been processed to be refereed.

You can track the progress of your paper by logging in at the following Web page:

URL: http://www.inderscience.com/papers/login.php
Username: brieu
Password: mlanie

How long will take to review your paper?
Between three to six months. You should directly contact to the editor of the Journal if
your paper is still under review after five months of submission. If you do not receive a
satisfactory reply from the journal editor, please contact
submissions@inderscience.com

Thank you for your interest in our journal.

Best regards,

pp. IJSD Editor
Inderscience Publishers Ltd.
submissions@inderscience.com
312




ANNEXE XII. ÉTHIQUE
313
314

Valeurs et Risques Perçus en Tourisme Durable - Mémoire de M.Sc.

  • 1.
  • 2.
    ii Valeurs et risques perçus du tourisme durable PAR MÉLANIE BRIEU Mémoire présenté au programme de Maîtrise en administration en vue de l’obtention du grade Maître ès sciences FACULTÉ D’ADMINISTRATION UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE Le 20 Août 2010
  • 3.
    iii SOMMAIRE L’accroissement des recherches sur le sujet du tourisme durable est indiscutable. Cependant, la littérature scientifique porte ses efforts essentiellement sur la partie offre de cette nouvelle manière de voyager. Pourtant, l’étude de la demande, soit les consommateurs eux même, reste essentielle afin de mettre en place des communications efficaces répondants à leurs besoins, leurs désirs. Cette recherche désire analyser l’impact des valeurs et des risques perçus pas les consommateurs quant au tourisme durable. Dans un premier temps, deux groupes de discussion ont été menés pour faire ressortir les valeurs et les risques perçus par la technique originale de la Means-End Chain. Les résultats de l’étude montrent que les consommateurs ne connaissent que très peu le tourisme durable. De plus, il est ressorti qu’ils accordent une certaine importance aux risques financier et fonctionnel (ou performance). Au niveau des valeurs, la satisfaction personnelle (fierté d’action) a un impact significatif sur leur intention de choisir un forfait touristique. Dans un second temps, une expérimentation avec 5 scénarios présentant les piliers du tourisme durable a été effectuée dans le cadre d’une étude de cas. Le premier scénario servait de contrôle en n’intégrant aucune des dimensions du tourisme durable, le second, troisième et quatrième possédaient une des dimensions du développement durable (soit respectivement, environnement, social et économique) et enfin, le cinquième scénario regroupait les 3 dimensions du tourisme durable. Le contexte analysé était celui de l’industrie des Spa avec comme structure de référence, le Spa Eastman, reconnu pour ses engagements en tourisme durable. Les résultats démontrent une prédominance du pilier environnemental (par rapport aux piliers économiques et sociaux) aussi bien du point de vue de la demande que de l’offre touristique durable. Il a également été démontré que les consommateurs sont généralement très peu informés sur le tourisme durable. La plupart n’ont d’ailleurs que peu d’idées sur la signification du concept mais après sensibilisation ils sont intéressés à sa pratique. Cependant, l’impact sera d’autant plus fort que le développement durable fait partit intégrante de l’idéologie de la structure touristique. Face à ces résultats, les professionnels du tourisme désirant s’aligner sur les pratiques du tourisme durable ont tout intérêt à promouvoir de véritables valeurs écologiques afin de convaincre les consommateurs par plus d’information. Mais cette information ne doit pas être diffusée uniquement à des fins « commerciales ». De manière plus générale, des efforts en communications doivent être poursuivis pour conscientiser les consommateurs sur les impacts des trois piliers du tourisme durable (environnement, économique et social). D’un point de vue plus académique, il serait pertinent de réitérer cette étude dans d’autres secteurs d’activité du tourisme durable (ex : hôtels, agences de voyages, clubs tout inclus, circuits organisés, etc.), afin de valider si la dimension environnementale reste la plus déterminante aux yeux des consommateurs.
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    iv REMERCIEMENTS Je tiens à remercier mes directeurs de recherche Monsieur Fabien Durif et Monsieur Jean Roy, professeurs à l’Université de Sherbrooke, pour m’avoir guidé tout au long de la réalisation de ce mémoire. L’expérience acquise à leur contact est d’une valeur inestimable pour ma future carrière en marketing. Un grand merci également à Madame Caroline Boivin et Monsieur Harold Boeck, professeure et professeur à l’Université de Sherbrooke, pour avoir accepté d’être lectrice et lecteur de ma recherche. J’adresse aussi un merci particulier à Monsieur Jean Cadieux, professeur de statistiques avancées à l’Université de Sherbrooke, pour sa présence lorsque j’en ai eu besoin et à Monsieur Olivier Caya, professeur de l’Université de Sherbrooke, pour m’avoir aidé dans le processus de la collecte de données. Un merci également à toute l’équipe professorale du département Marketing de l’Université de Sherbrooke, pour avoir accepté ma candidature en 2008. Cette acceptation représente énormément pour moi. Elle m’a permis d’acquérir une expérience de qualité et de découvrir des horizons différents. Merci également à Tourisme Cantons-de-l’Est pour m’avoir ouvert leur base de données afin d’avoir le nombre de répondants nécessaire à l’étude. Leur aide m’aura permis d’obtenir plus de personnes que nécessaire et ainsi de pouvoir enrichir mes résultats. Je souhaite également exprimer toute ma gratitude à ma famille qui a su m’épauler, être patiente mais surtout qui a cru en moi à tous les instants. Merci également à Marie-Christine Langlois, qui m’a aidé à de nombreuses reprises et qui m’a fait toujours garder confiance en moi, puis, un grand merci à Olivier Mermet pour son immense soutien tout au long de ce processus. Merci également à tous mes amis de France ou du Québec qui m’auront soutenu. MERCI À TOUS !
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    v TABLE DES MATIERES INTRODUCTION   1   CHAPITRE  1.  REVUE  DE  LA  LITTÉRATURE   6   1.1.  DU  TOURISME  AU  TOURISME  DURABLE   7   1.1.1.  ÉTAT  DES  LIEUX   7   1.1.1.1  Importance  et  croissance  du  secteur   7   1.1.1.2  Paradoxe  touristique   8   1.1.2  PRISE  EN  COMPTE  DU  DÉVELOPPEMENT  DURABLE  DANS  LA  CONSOMMATION   10   1.1.3  NAISSANCE  D’UNE  NOUVELLE  PRATIQUE  TOURISTIQUE  :  LE  TOURISME  DURABLE   11   1.1.3.1  Le  développement  durable  du  tourisme   11   1.1.3.2  Reconnaissance  par  la  certification   13   1.1.3.3  Deux  courants  de  pensée   15   1.1.3.3.1  La  vision  positiviste  :  le  son  éthique   15   1.1.3.3.2  La  vision  pessimiste  :  le  stratagème  marketing   16   1.2  LA  CONSOMMATION  EN  TOURISME  DURABLE   17   1.2.1  COMPORTEMENTS  DES  CONSOMMATEURS  EN  TOURISME   17   1.2.1.1  Modèle  du  comportement  décisionnel  des  voyageurs   17   1.2.1.1.1  Les  étapes  de  la  décision  touristique   18   1.2.1.1.2  Les  influences  sociales  et  individuelles   18   1.2.1.2  Motivations  de  voyage   19   1.2.2  LE  CONSOMMATEUR  SOCIALEMENT  RESPONSABLE   20   1.2.3  LE  CONSOMMATEUR  EN  TOURISME  DURABLE  AUJOURD’HUI   21   1.3  VALEURS  ET  RISQUES  PERÇUS   24   1.3.1  RISQUES  PERÇUS   24   1.3.2  VALEURS   26   1.3.2.1  Définition  des  valeurs   26   1.3.2.2  Valeurs  et  consommation  responsable   27   CHAPITRE  2  :  MÉTHODOLOGIE   28   2.1  PHASE  1  :  TECHNIQUE  DE  LA  MEC   29   2.1.1  TYPE  DE  RECHERCHE  ET  MÉTHODE  DE  COLLECTE  DE  DONNÉES.   29   2.1.1.1  Définition  de  la  MEC   29   2.1.1.2  Méthodes  de  collectes  et  d’analyse   30   2.1.2  MÉTHODE  D’ÉCHANTILLONNAGE   31   2.1.3  PROCÉDURE  DE  COLLECTES  DE  DONNÉES.   32   2.1.4  MÉTHODE  D’ÉLABORATION  DU  GUIDE  D’ANIMATION   33   2.2  PHASE  2  :  ÉTUDE  DE  CAS   34   2.2.1  CONTEXTE  :  LE  SPA  EASTMAN   34   2.2.2  LES  OUTILS  DE  LA  COLLECTE  DE  DONNÉES   34   2.2.2.1  Données  secondaires   35   2.2.2.2  Groupes  de  discussions   35   2.2.2.3  Enquête  quantitative   36   2.2.3.  CADRE  CONCEPTUEL  ET  VARIABLES  DE  L’ÉTUDE  DE  LA  PHASE  2   36  
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    vi 2.2.3.1.  Cadre  conceptuel   36   2.2.3.2  Définition  des  concepts   37   2.2.3.2.1  Valeurs   37   2.2.3.2.2  Risques  perçues   39   2.2.3.2.3  Attitudes  et  intentions  d’achat   40   2.2.3.3  Relations  entre  les  variables   41   2.2.3.3.1  Lien  entre  les  valeurs  d’un  consommateur  et  les  attitudes   41   2.2.3.3.2  Lien  entre  les  risques  perçus  d’un  consommateur  et  les  attitudes  et  intentions   d’achats   42   2.2.3.3.3  Lien  entre  attitude  et  intention  d’achat   43   2.2.4  MÉTHODOLOGIE  DE  LA  PHASE  QUANTITATIVE   43   2.2.4.1  Type  de  recherche  et  méthode  de  collecte  de  données.   43   2.2.4.2  Plan  expérimental   44   2.2.4.3  Méthode  d’échantillonnage   45   2.2.4.4  Procédure  de  collectes  de  données.   46   2.2.4.5  Méthode  d’élaboration  du  questionnaire   47   2.2.4.5.1  Mesure  du  profil  touristique  des  répondants   47   2.2.4.5.2  Mesure  des  valeurs  envers  le  tourisme  durable   48   2.2.4.5.3  Mesure  des  risques  perçus  envers  le  tourisme  durable   50   2.2.4.5.4  Mesure  de  l’attitude  envers  le  forfait  spa   51   2.2.4.5.5  Mesure  de  l’intention  de  choisir  le  forfait  spa   52   2.2.4.5.6  Mesure  de  l’évaluation  individuelle  en  tant  que  touriste  durable   52   2.2.5  PRÉ-­‐TEST  ET  CONTRÔLE  DES  MANIPULATIONS   53   2.2.5.1  Pré-­‐test  1   53   2.2.5.2  Pré-­‐test  2   54   CHAPITRE  3  :  RÉSULTATS  SOUS  LA  FORME  D’ARTICLES   55   3.1  COMMUNICATION  À  GLOBAL  MARKETING  CONFERENCE   56   PRÉSENTATION  DE  LA  CONFERENCE  :  GLOBAL  MARKETING  CONFERENCE  2010  TOKYO,  JAPAN   56   COMMUNICATION   57   3.2  ARTICLE  1   59   PRÉSENTATION  DE  LA  REVUE  :  INTERNATIONAL  JOURNAL  OF  SUSTAINABLE  DEVELOPMENT   59   FICHIER  1.  PRÉSENTATION  DES  AUTEURS   60   FICHIER  2.  PRÉSENTATION  DE  L’ARTICLE   63   3.3  ARTICLE  2   85   PRÉSENTATION  DE  LA  REVUE  :  REVUE  FRANCAISE  DE  MARKETING   85   PRÉSENTATION  DE  L’ARTICLE   86   CHAPITRE  4  :  DISCUSSION  ET  CONTRIBUTIONS  DES  RESULTATS  DE  LA  RECHERCHE   122   4.1  DISCUSSION  DES  RÉSULTATS  DE  LA  RECHERCHE   123   4.2  LES  CONTRIBUTIONS  ACADÉMIQUES  ET  MANAGÉRIALES  DES  RÉSULTATS  DE  LA  RECHERCHE   128   4.2.1  CONTRIBUTIONS  ACADÉMIQUES   128   4.2.2  CONTRIBUTIONS  MANAGÉRIALES   128   CHAPITRE  5  :  LIMITES  ET  AVENUES  DE  RECHERCHE   129   5.1  LES  LIMITES  DE  LA  RECHERCHE   130  
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    vii 5.2  LES  AVENUES  DE  RECHERCHES  À  CONSIDÉRER   132   CONCLUSION   134   REFERENCES  BIBLIOGRAPHIQUES   136   ANNEXES   154   ANNEXE  I.  GUIDE  D’ANIMATION  DES  GROUPES  DE  DISCUSSION   155   ANNEXE  II.  QUESTIONNAIRE  TYPE  AVEC  LE  SCÉNARIO  5  APRÈS  PRÉ-­TEST  1  ET  2   161   ANNEXE  III.  RÉSULTATS  DES  ACP  DU  PRÉ-­TEST   174   ANNEXE  IV.  ARTICLE  1  -­  RÉSULTATS  DÉTAILLÉS  DES  GROUPES  DE  DISCUSSIONS  (ANALYSE  PAR   RÉSUMÉ)   214   ANNEXE  V.  ARTICLE  2  -­  ANALYSE  DESCRIPTIVE   227   ANNEXE  VI.  ARTICLE  2  -­  ANALYSE  EN  COMPOSANTE  PRINCIPALE  (BASE  DE  DONNÉES  A)   228   ANNEXE  VII.  ARTICLE  2  -­  ÉTUDE  DU  DEVIS  EXPÉRIMENTAL   245   ANNEXE  VIII.  ARTICLE  2  -­  ANALYSE  COMPLÈTE  DE  L’INSTRUMENT  DE  MESURE  (BASE  DE  DONNÉES   B)   270   ANNEXE  IX.  ARTICLE  2  -­  RNALYSE  COMPLÈTE  DU  MODÈLE  STRUCTUREL   296   ANNEXE  X.  CONFIRMATION  DE  DÉPÔT  LA  COMMUNICATION  (14  AVRIL  2010)   310   ANNEXE  XI.  CONFIRMATION  DE  DÉPÔT  DE  L’ARTICLE  1  (12  AOUT  2010)   311   ANNEXE  XII.  ÉTHIQUE   312  
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    viii LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 Les principaux labels de tourisme durable _______________________________________ 14 Tableau 2 : Typologie des consommateurs en tourisme durables selon Prim-Allaz et François-Lecompte (2009).____________________________________________________________________________ 23 Tableau 2 : Valeurs identifiées dans l’étude de Weeden (2009) _______________________________ 38 Tableau 3. : Design expérimental de l’impact des dimensions du tourisme durable sur le comportement des consommateurs de voyages. ________________________________________________________ 45 Tableau 4 _________________________________________________________________________ 48 Énoncés de la valeur perçue appuyés sur Weeden (2009) et Aurier et Al (2004) __________________ 48 Tableau 5. Énoncés des risques perçus appuyés sur Gonzalez-Mieres et al (2006) ________________ 50 Tableau 6. Énoncés de l’intention selon Chang (2008) ______________________________________ 52 Tableau 8 : Les critères de choix d’une activité touristique__________________________________ 214 Tableau 9 : Les associations au terme « Tourisme durable » : _______________________________ 216 Tableau 10 : Note de touriste durable __________________________________________________ 227 Tableau 11 : Règle de décision du KMO ________________________________________________ 229 Tableau 12 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions de la valeur_______________ 230 Tableau 13 : Valeur Eigen pour les dimensions de la valeur_________________________________ 231 Tableau 14 : Côte factorielle des dimensions de la valeur après VARIMAX_____________________ 232 Tableau 15 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions de la valeur _______________ 234 Tableau 16 : Valeur Eigen pour les dimensions de la valeur_________________________________ 234 Tableau 17 : Côte factorielle des dimensions de la valeur après VARIMAX_____________________ 235 Tableau 18 : Statistiques de fiabilité de la valeur _________________________________________ 236 Tableau 19 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions du risque perçu ____________ 237 Tableau 20 : Valeur Eigen pour les dimensions du risque perçu. _____________________________ 237 Tableau 21 : Côte factorielle des dimensions du risque perçu après VARIMAX__________________ 238 Tableau 22 : Statistiques de fiabilité du risque perçu ______________________________________ 240 Tableau 23 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension Attitude ____________________ 240 Tableau 24 : Valeur Eigen pour la dimension Attitude. _____________________________________ 241 Tableau 25 : Côte factorielle de la dimension Attitude après VARIMAX _______________________ 241 Tableau 26 : Statistique de fiabilité pour l’attitude ________________________________________ 242 Tableau 27 : Résultats des tests KMO et Bartlett la dimension Intention._______________________ 242 Tableau 28 : Valeur Eigen pour la dimension Intention. ____________________________________ 243 Tableau 29 : Côte factorielle de la dimension Intention après VARIMAX ______________________ 243 Tableau 30 : Statistiques de fiabilité pour l’intention ______________________________________ 243 Tableau 31 : Analyse descriptive Valeurs – Scénarios______________________________________ 245 Tableau 32 : Test de normalité pour la valeur ____________________________________________ 246 Tableau 33 : Test d’égalité des variances pour la valeur ___________________________________ 247 Tableau 34 : Test de Kruskal-Wallis pour la valeur _______________________________________ 248 Tableau 35 : Analyse de la variance ANOVA pour la variable valeur _________________________ 249 Tableau 36 : Comparaison des moyennes Valeur - scénarios ________________________________ 249 Tableau 37 : Analyse descriptive Risque perçu – Scénarios _________________________________ 251 Tableau 38 : Test de normalité pour le risque perçu _______________________________________ 252 Tableau 39 : Test d’égalité des variances pour le risque perçu_______________________________ 252 Tableau 40 : Test de Kruskal-Wallis pour le risque perçu___________________________________ 253 Tableau 41 : Analyse de la variance ANOVA pour le risque perçu ____________________________ 254 Tableau 42 : Comparaison des moyennes Risque perçu - Scénarios ___________________________ 255 Tableau 43 : Analyse descriptive Attitude – Scénarios _____________________________________ 258 Tableau 44 : Test de normalité pour l’attitude. ___________________________________________ 259 Tableau 45 : Test d’égalité des variances pour l’attitude ___________________________________ 260 Tableau 46 : Test de Kruskal-Wallis pour l’attitude _______________________________________ 261
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    ix Tableau 47 :Analyse de la variance ANOVA pour l’attitude ________________________________ 262 Tableau 48 : Comparaison des moyennes Attitude - Scénarios _______________________________ 262 Tableau 49 : Analyse descriptive Intention – Scénarios_____________________________________ 264 Tableau 50 : Test de normalité pour l’intention___________________________________________ 265 Tableau 51 : Test d’égalité des variances pour l’intention __________________________________ 265 Tableau 52 : Test de Kruskal-Wallis pour l’intention ______________________________________ 266 Tableau 53 : Analyse de la variance ANOVA pour l’intention _______________________________ 267 Tableau 54 : Comparaison des moyennes Intention - Scénarios ______________________________ 268 Tableau 55 : Les indices de l’analyse factorielle confirmatoire ______________________________ 271 Tableau 56 : Résultats des tests KMO et Bartlett la dimension valeur _________________________ 272 Tableau 57 : Valeurs Eigen pour la dimension valeur______________________________________ 272 Tableau 58 : Côte factorielle de la dimension valeur après VARIMAX_________________________ 273 Tableau 59 : Statistiques de fiabilité pour la valeur _______________________________________ 274 Tableau 60 : Test de normalité des facteurs de la valeur____________________________________ 274 Tableau 61 : Valeurs des indices de la valeur initiaux______________________________________ 275 Tableau 62 : Valeurs des indices de la valeur finaux_______________________________________ 277 Tableau 63 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog _________________________________________ 278 Tableau 64 : Validité discriminante de la valeur __________________________________________ 279 Tableau 65 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension risque perçu ________________ 279 Tableau 66 : Valeurs Eigen pour la dimension risque perçu _________________________________ 280 Tableau 67 : Côtes factorielles des dimensions du risque perçu après rotation VARIMAX _________ 281 Tableau 68 : Statistiques de fiabilité du risque perçu ______________________________________ 282 Tableau 69 : Test de normalité des facteurs du risque perçu_________________________________ 282 Tableau 70 : Valeurs des indices du risque perçu initiaux___________________________________ 284 Tableau 71 : Valeurs des indices du risque perçu finaux____________________________________ 285 Tableau 72 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog _________________________________________ 286 Tableau 73 : Validité discriminante ____________________________________________________ 287 Tableau 74 : Résultats des test KMO et Bartlett pour la dimension de l’attitude _________________ 288 Tableau 75 : Valeurs Eigen pour la dimension attitude_____________________________________ 289 Tableau 76 : Côtes factorielles de la dimension attitude après VARIMAX ______________________ 289 Tableau 77 : Statistiques de fiabilité de l’attitude _________________________________________ 290 Tableau 78 : Test de normalité des facteurs de l’attitude ___________________________________ 290 Tableau 79 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension intention ___________________ 291 Tableau 80 : Valeurs Eigen pour la dimension intention____________________________________ 291 Tableau 81 : Côtes factorielles de la dimension intention ___________________________________ 292 Tableau 82 : Statistique de fiabilité ____________________________________________________ 292 Tableau 83 : Test de normalité des facteurs de l’intention __________________________________ 293 Tableau 84 : Valeurs des indices de l’attitude et intention initiaux et finaux ____________________ 293 Tableau 85 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog _________________________________________ 294 Tableau 86 : Validité discriminante des variables dépendantes ______________________________ 295 Tableau 87 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M1 initiaux_________________ 298 Tableau 88 : Valeurs des indices d’ajustements du modèle structurel M1 finaux _________________ 300 Tableau 89 : Coefficients standardisés de la relation Valeurs - Intention du modèle stabilisé _______ 301 Tableau 90 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M2 initiaux_________________ 303 Tableau 91 : Valeurs des indices d’ajustements du modèle structurel final M2 finaux_____________ 305 Tableau 92 : Coefficients standardisés de la relation Risque - Intention du modèle stabilisé._______ 306 Tableau 93 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M3 initiaux_________________ 308
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    x LISTE DES FIGURES Figure 1 : Les trois piliers du tourisme durable. ___________________________________________ 13 Figure 2 : Les étapes de la décision touristiques ___________________________________________ 18 Figure 3. Cadre général de l’étude _____________________________________________________ 37 Figure 5 : Carte perceptuelle des valeurs _______________________________________________ 225 Figure 6 : Carte perceptuelle des risques perçus__________________________________________ 226 Figure 7 : Modèle de mesure final de la valeur (avec coefficients standardisés) _________________ 276 Figure 8 : Modèle de mesure final du risque perçu (avec coefficients standardisés) ______________ 285 Figure 9 : Modèle de mesure final des variables dépendantes (avec coefficients standardisés)______ 294 Figure 10 : Modèle structurel M1 initial ________________________________________________ 297 Figure 11 : Modèle structurel standardisé M1 initial ______________________________________ 298 Figure 12 : Modèle structurel M1 final _________________________________________________ 299 Figure 13 : Modèle structurel standardisé M1 final _______________________________________ 300 Figure 14 : Modèle structurel M2 initial ________________________________________________ 302 Figure 15 : Modèle structurel standardisé M2 initial ______________________________________ 303 Figure 16 : Modèle structurel M2 final _________________________________________________ 304 Figure 17 : Modèle structurel standardisé M2 final _______________________________________ 305 Figure 18 : Modèle structurel M3 initial ________________________________________________ 307 Figure 19 : Modèle structurel standardisé M3 initial ______________________________________ 308 Figure 20: Modèle structurel standardisé M3 final ________________________________________ 309
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    2 Avec des recettes touristiques internationales atteignant 852 milliards de $US en 2009 (OMT, 2010)1, le tourisme représente aujourd’hui la première industrie mondiale. Un sixième de la population active mondiale dépend de ce secteur (Trunfio et Al, 2006 ; Cukier, 2002) et la croissance continue. En 2007, l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) a recensé plus de 907 millions de voyageurs dans le monde et cet organisme porte maintenant son estimation à 1.6 milliards d’ici 2020 (rapport des faits saillants du tourisme, édition 2008, OMT, 2009)2. Malgré de nombreux avantages, tels le divertissement (Duvall, 2002), l’éducation (Uriely et Al, 2006 ; Duvall, 2002) et les stimulants économiques (Uriely et Al, 2006), le tourisme représente également une source de nuisance que de nombreux auteurs dénoncent. Par exemple, plus une destination est désirée pour ses attraits environnementaux, plus il y aura de visiteurs et des conséquences néfastes seront présentes (écologiquement, socio culturellement et économiquement) (Hillery et Al, 2001 ; Park et Honey, 1999). L’érosion, la fragilisation des barrières de corail, les menaces sur les traditions et coutumes, la pollution de l’eau et de l’air et des abus sur les populations locales risquent d’apparaître (Lansing et De Vries, 2007; Trunfio et Al, 2006 ; Somerville, 2004 ; Duvall, 2002 ; Cukier, 2002 ; Lau et Al, 2001). Face au besoin de conserver l’environnement et les populations locales, les différentes parties prenantes, notamment les gouvernements et les organisations mondiales, ont vu dans le développement durable (DD) une solution. La proposition de « guides » tels que le Code mondial du Tourisme (OMT), le Code d’éthique et les lignes directrices du Canada sur le développement du tourisme durable (TIAC) ou encore la politique touristique du Québec (Ministère du Tourisme, Québec) en sont des résultantes. Ces changements existent car le 1 http://www.unwto.org/index_f.php 2 http://www.unwto.org/facts/eng/vision.htm
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    3 nombre d’habitant continuesa progression (9 milliards d’ici 2050 contre environ 7 milliards aujourd’hui3) et les consommateurs prennent conscience de la situation actuelle (Laliberté, 2009). Le DD se compose de trois piliers : l’environnement, l’économique et le social. L’objectif est de créer une jonction entre ces éléments (Lansing et De Vries, 2007). Une des premières définitions du DD et surtout une ayant été fortement médiatisée demeure celle du rapport Brundtland en 1987 (p. 54) : « Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». L’adaptation du DD dans le secteur touristique a donné naissance à une nouvelle pratique : le tourisme durable. Cette nouvelle forme de tourisme trouve sa légitimité dans le fait qu’elle répond à de nouveaux besoins des consommateurs (Commission Canadienne du Tourisme, 2007 ; Miller, 2003). En effet, plusieurs consommateurs utilisant déjà comme critères d’évaluation la qualité de l’environnement, de l’économie et du social dans leur prise de décision d’achat des produits de tous les jours transfèrent progressivement leurs habitudes dans leurs achats de produits touristiques (Miller, 2003). Le terme tourisme durable a été défini par l’OMT en 20044 comme « un tourisme qui : exploite de façon optimum les ressources de l’environnement ; respecte l’authenticité socioculturelle des communautés d’accueil et offre à toutes les parties prenantes des avantages socioéconomiques ». 3 Maithé Levasseur, « Le monde en 2030 », réseaux de veille en tourisme. Lien internet : http://veilletourisme.ca/2008/04/17/le-monde-en-2030/ 4 Définition du tourisme durable. Lien internet : http://www.veilleinfotourisme.fr/1186758213380/0/fiche___article/&RH=GTIDDT
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    4 Malgré l’importance du secteur, peu d’études existent à ce jour sur le sujet et « dans le domaine académique, la littérature se consacre essentiellement à des études de cas sur des mises en application des principes du tourisme durable, se focalisant ainsi sur la partie offre du marché » (Prim-Allaz et François-Lecompte, 2009, pp. 2; Lansing et De Vries, 2007; Cukier, 2002 ; Davidow, 2001). Le présent mémoire désire contribuer à une meilleure compréhension du comportement du consommateur en matière de tourisme durable au Québec. Plus précisément, les valeurs personnelles et les risques perçus des consommateurs influençant fortement leur processus décisionnel d’achat (Solomon et al, 2004), l’objectif du mémoire est de comprendre et d’identifier les différentes valeurs des consommateurs ainsi que les risques perçus associés à l’achat et à la pratique du tourisme durable. Cette étude sur les consommateurs permettra de mieux comprendre les motivations et les freins lors de la prise de décision, rendant ainsi possible une communication plus efficiente et une focalisation accrue sur la partie « demande » du marché. La conduite d’une telle recherche nécessite avant tout la réalisation d’une revue de littérature sur les éléments à l’étude. Le chapitre 1 présente cette revue de littérature portant sur les concepts clés du mémoire: tourisme, DD, tourisme durable, valeurs et risques perçus des consommateurs touristiques et consommation responsable. À la suite de ce bilan de connaissance, le chapitre 2 exposera la méthodologie en deux phases préconisée par cette recherche. Dans un premier temps, dans le but de faire ressortir les valeurs et les risques perçus des consommateurs de manière exploratoire, une méthodologie qualitative originale est utilisée : la technique de Means-End Chain (MEC) (McDonald et Al,
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    5 2008 ; Wang,2008 ; Koo et Al, 2007 ; Gutman, 1982). La MEC, aussi appelé chaînes moyens- fins ou chaînage cognitif, est « un modèle qui cherche à expliquer comment un produit ou un service sélectionné facilite la réussite des états de fin désirés » (Gutman, 1982, pp 60). En d’autres mots, elle cherche à comprendre comment le consommateur lie les attributs d’un produit ou service avec des conséquences particulières de son utilisation ainsi qu’à ses valeurs personnelles (Kaciak et Cullen, 2006). Cette méthode a déjà été utilisée dans le secteur touristique notamment pour comprendre le choix d’une destination de ski (McDonald et Al, 2008 ; Wang, 2008). Pour la réalisation de cette première étape, deux groupes de discussion ont été formés de personnes âgées de plus de 18 ans et étant consommatrices de voyage. Dans un second temps et dans le but de confirmer les résultats trouvés en qualitatif, une phase quantitative fut réalisée pour mettre en place une enquête exploratoire et causale sous la forme de questionnaires auto administrés. Pour cela, un plan expérimental (1X5) a été mis en place afin de mesurer les liens entre les variables valeurs et attitude, risques perçus et attitude puis attitude et intention de choix. Le chapitre 3 présentera les résultats sous forme de deux articles scientifiques. Les chapitres 4 et 5 suivront avec une discussion sur les contributions de cette étude ainsi que les limites et les avenues de recherche.
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    6 CHAPITRE 1. REVUE DE LA LITTERATURE Ce chapitre propose un état des lieux du tourisme de masse, ses apports, ses faiblesses, les comportements des consommateurs touristiques avant d’aborder la tendance du tourisme durable, nouvelle manière de voyager. Le chapitre se termine par une approche de la littérature des valeurs et risques perçus.
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    7 1.1. DU TOURISMEAU TOURISME DURABLE 1.1.1. ÉTAT DES LIEUX 1.1.1.1 Importance et croissance du secteur De nombreux auteurs s’accordent à dire que le secteur touristique est l’un des plus importants au monde (Lansing et De Vries, 2007 ; Trunfio, et Al, 2006 ; Cukier, 2002). Son évolution est constante et relativement stable. L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) confirme cette croissance en annonçant que d’ici 2020, le monde pourra compter 1.56 milliards de voyageur (Lansing et De Vries, 2007) contre 703 millions de voyageurs en 2002 et 684 millions en 2000 (OMT, 20085). Dans son rapport, « Faits Saillants du Tourisme 2008 »6, l’OMT offre plusieurs chiffres clés. De 1950 à 2007, le nombre de voyageur est passé de 25 millions à 903 millions. Par rapport à 2006, l’expansion s’est établie à 6.6%. Sur la dernière décennie, la croissance s’est maintenue au niveau des 4% par année malgré une stagnation engendrée par les attentats du 11 septembre (Atkins et Al, 2003). En raison de son ampleur, le tourisme offre des avantages financiers pour les différentes parties prenantes. A titre d’illustration, le montant total des dépenses internationales de 2007 a atteint 856 milliards de dollars US (contre 475 milliards en l’an 2000)7 et les prévisions pour 2020 sont à 2000 milliards de dollars US (Martin, 2002). Selon l’OCDE, « le tourisme, un des moteurs de la mondialisation, représente de 2 à 12 % du PIB, de 3 à 11 % de l’emploi et environ 30% des exportations de services dans les pays membres ». La population active mondiale 5 Organisation Mondiale du Tourisme, « faits saillants du tourisme », édition 2008 6 Organisation Mondiale du Tourisme, « faits saillants du tourisme », édition 2008. 7 Organisation Mondiale du Tourisme, « faits saillants du tourisme », édition 2008.
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    8 rattachée à cesecteur est d’environ 17% (Duvall T., 2002). Au-delà des apports principalement économiques, le tourisme génère également d’autres retombées. Par exemple, selon Uriely et Al (2006), le tourisme fournit des incitations pour la préservation naturelle et culturelle. Dans certains cas, cette activité permet de raviver des cultures et des traditions en perdition (Uriely et Al, 2006, Cukier, 2002). L’éducation y gagne également au travers du tourisme durable par une sensibilisation de la population au respect de l’environnement et des autres cultures (Uriely et Al, 2006 ; Duvall, 2002). Il contribue également à l’aménagement du territoire, la circulation des hommes et représente un facteur de redistribution des richesses (Michaud, 1983). 1.1.1.2 Paradoxe touristique La beauté des voyages et la satisfaction des touristes n’est pas sans conséquences pour l’environnement et les populations locales (Uriely et Al, 2006 ; Hillery et Al, 2001). « Comment pouvons-nous préserver les merveilles naturelles et en même temps maintenir le tourisme dans les meilleures places ? » (Park et Honey, 1999, pp.4). Souvent, les sites touristiques les plus attractifs sont en lien avec de fortes caractéristiques biologiques et/ou socioculturelles (Hillery et Al, 2001). De nombreux auteurs (Lansing et De Vries, 2006 ; Trunfio et Al, 2006 ; Somerville, 2004 ; Cukier, 2002 ; Duvall, 2002 ; Lau et Al, 2001) se sont penchés sur les problèmes causés par le tourisme de masse au niveau économique, environnemental et socioculturel. Au niveau économique, avec l’augmentation de la demande touristique, l’industrie est devenue envahissante par une guerre des prix incessante et une indifférenciation des produits (Trunfio et Al, 2006). Certains estiment que les impacts environnementaux ne sont que la résultante de la recherche des gains individuels (Lau et Al, 2001) et, l’image du tourisme s’en voit dévalorisée (Duvall, 2002). Au niveau de l’environnement, l’industrie touristique demande beaucoup de
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    9 ressources naturelles pourrépondre au confort des touristes, notamment par la dépense en eau, la destruction des ressources ou encore par l’altération des ressources (Cukier, 2002; Michaud, 1983). Selon Trunfio et Al (2006), l’augmentation de l’offre touristique provoque parfois la pollution des parcs montagneux par des produits non biodégradables (plastiques, bouteilles, conserves, etc.) ainsi qu’une dégradation de l’environnement par l’action de la déforestation (entrainant érosion des sols, glissement de terrain, extinction d’espèces, perte d’habitats pour les animaux sauvages). L’aviation touristique est également responsable en augmentant significativement l’effet de serre, la pollution par le bruit et en abimant la qualité de l’air. En effet, si le secteur aéronautique augmente de 4 à 5%, la consommation de fuel augmentera, elle, de 3 à 4% (Somerville, 2003). Cette donnée n’est pas sans importance car l’aviation est le moyen de transport utilisé8 par 47% des voyageurs. Une étude indique que 71% des voyageurs dénoncent eux-mêmes le tourisme comme une menace sur l’environnement. Les facteurs les plus importants sont la surpopulation, le vandalisme et l’érosion (Hillery et Al, 2001). Le tourisme de masse s’associe également à des inconvénients sociaux tel sa contribution à des changements dans les styles de vie, les traditions et les coutumes des résidents locaux en les banalisant (Lansing et De Vries, 2007 ; Trunfio et Al, 2006; Michaud, 1983). D’autres nuisances peuvent être mentionnées telles que la spéculation sur les terres, les différences sociales ou les fortes variations de prix selon les saisons et lieux. Face au besoin de conserver l’environnement et les populations locales, les gouvernements et les organismes mondiaux qui régulent le tourisme tentent d’introduire le développement durable (DD) dans l’industrie touristique afin de limiter les impacts néfastes sur les 3 composantes : environnement, économique et socioculturelle. Leur objectif : proposer une approche plus responsable et en même temps répondre aux attentes des consommateurs de plus en plus en faveur de l’environnement (Weaver, 2001). 8 OMT, « Faits saillants du tourisme », édition 2008.
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    10 1.1.2 PRISE EN COMPTE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE DANS LA CONSOMMATION L’intérêt pour le DD a débuté dans les années 60-70 (Rios et al, 2006) et au dire de Reynaud (2004), Sachs peut être considéré comme le père du DD avec l’introduction de sa notion « d’écodéveloppement » en 1972. Mais son réel essor s’est manifesté dans les années 90 (Weeden, 2009) en prenant en compte des fondamentaux de vie tels que le processus alimentaire, le droit des animaux, la qualité de l’eau et de l’air (Hughes, 1995). Le rapport Brudtland définit le DD comme « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de besoins et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir » (Rapport Brundtland, 1987, p. 54). Il faut comprendre la présence de trois piliers : l’environnement (état de l'environnement et des richesses naturelles), le social (démocratie ou encore sécurité pour tous) et l’économique (notions de richesse, de travail ou de technologie) imbriqués les uns dans les autres pour trouver un équilibre cohérent et cela sur le long terme. Pour faciliter son opérationnalisation, des outils ont été mis en place, tel le Green Globe, l’Agenda 21 et l’ISO 14001. La conséquence est l’apparition d’une responsabilité environnementale au sein des entreprises, des organisations mondiales et des consommateurs (Uriely et Al, 2006). Cette responsabilité se traduit comme « l’état d’une personne qui exprime une intention de faire une action directe envers la résolution de problèmes environnementaux. Cette personne n’agit pas individuellement pour ses propres intérêts économiques, mais va agir au travers d’un concept de
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    11 consommateurs citoyens pourle bien être de l’environnement de la société. Cela se caractérise par une prise de conscience des problèmes environnementaux, une connaissance des alternatifs,… » (Uriely et Al, 2006, pp. 164 ; Stone et Mason 1995). Par les critiques qui lui sont faites, le secteur touristique est également préoccupé par le sujet du DD et propose progressivement des projets en accord avec les trois piliers. 1.1.3 NAISSANCE D’UNE NOUVELLE PRATIQUE TOURISTIQUE : LE TOURISME DURABLE 1.1.3.1 Le développement durable du tourisme La plupart des activités touristiques sont interdépendantes avec les ressources physiques ou socioculturelles (Uriely et Al, 2006). Ce fait contribue à l’adoption de modèles durables à long terme (Manaktola et Jauhari, 2007) par l’introduction du DD dans le tourisme sous l’appellation de « Tourisme Durable (TD) ». Le gouvernement canadien avec son guide « Expérience »9 et la compagnie Air Transat par sa politique d’action vers un TD en sont de bons exemples. Il s’agit donc d’un concept large et complexe souvent confondue avec l’écotourisme, qui n’est en réalité qu’une branche représentant 4% du TD (Frangialli, 2009)10. En effet, l’écotourisme est un tourisme qui se concentre sur les piliers de l’environnement et de l’économique (Uriely et al, 2006) alors que le tourisme durable quand à lui repose sur les trois piliers du DD : l’économie, le social et l’environnement. 9 Commission Canadienne du Tourisme, « Expériences : une boîte à outils pour les partenaires de la Commission canadienne du tourisme », PDF 10 Francesco Frangialli, Ancien Secrétaire Général de l’OMT, intervention au Symposium International de Tourisme Durable, Québec (Qc), 2009.
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    12 L’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) définie le TD comme « le développement touristique durable qui satisfait les besoins actuels des touristes et des régions d’accueil tout en protégeant et en améliorant les perspectives pour l’avenir. Il est vu comme menant à la gestion de toutes les ressources de telle sorte que les besoins économiques, sociaux et esthétiques puissent être satisfaits tout en maintenant l’intégrité culturelle, les processus écologiques essentiels, la diversité biologique, et les systèmes vivants » (OMT, 2004)11. Le TD est donc une forme de tourisme qui s’efforce d’être durable sur l’environnement, le socio culturel et l’économique (voir figure 1). Selon Lansing et De Vries (2007), il est au niveau environnemental un tourisme qui lutte contre les dommages visuels, les actes de pollution de l’eau, de l’air ou encore du sol en s’évertuant notamment à réduire l’effet de serre. Sur l’aspect économique, le TD permet de lutter contre la « fuite des effets », appelés aussi « leakages ». « C’est-à-dire faire en sorte que l’argent dépensé par le touriste revienne en plus grande partie aux populations d’accueil. Cela passe par l’achat de produits locaux plutôt que l’importation des biens et services de l’étranger, ou encore de faire appel à des établissements ou des services possédés par les locaux ou les associant fortement » (Prim-Allaz et Lecompte, 2009, p. 5). Enfin, d’un point de vue social, il place des actions pour lutter contre les spéculations de terre, les différences sociales (lutte contre la pauvreté), les différences de prix liées aux flux touristiques ou encore pour offrir des relations interculturelles en harmonie car les touristes participent à des changements dans les styles de vie, traditions et coutumes des populations locales (Lansing et De Vries, 2007). 11 Site de L’OMT : http://www.unwto.org/sdt/mission/en/mission.php
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    13 Figure 1 : Les trois piliers du tourisme durable. Construction personnelle 1.1.3.2 Reconnaissance par la certification La compétitivité dépend pour beaucoup du prix et de la qualité. Mais aujourd’hui, des dimensions telles la sécurité, l’environnement et l’éthique doivent être considérées. Cela se traduit par la création de labels privés et volontaires. Cependant, leur prolifération est telle, que les consommateurs ont du mal à s’y retrouver et le manque d’harmonisation entraine des barrières d’entrées (Stefanovic, 2008) et une confusion s’installe12. Dans le secteur touristique, de nombreux logos existent pour témoigner des bonnes qualités durables ou environnementales des services. Le tableau 1 présente une synthèse des principaux labels de tourisme durable. 12 Emission Envoyé Spéciale, le 26 Novembre 2009, TV5.
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    14 Tableau 1 Les principaux labels de tourisme durable Green Globe : Label international pour le voyage et tourisme durable. Il récompense et accompagne les hôtels qui optent pour une démarche d'amélioration de la gestion environnementale et sociale de leurs activés. HQE : Nouvelle certification hôtelière pour les bâtiments ATR (Agir pour un Tourisme Responsable) : Label français pour le tourisme responsable Clé verte: Label français pour l’environnement et la qualité des campings, hôtels, meublés (gîtes), chambre d'hôtes, etc. RéserVert : Label en guise de reconnaissance du développement durable développé dans l’hôtellerie québécoise. Les établissements visent un équilibre des enjeux environnementaux, sociaux et économiques. Bateau Bleu : Label attribué aux bateaux équipés de systèmes permettant une gestion efficace des eaux noires (eaux des toilettes) et d’éviter les débordements lors de l’avitaillement en carburant. Il implique aussi une gestion de déchets pour préserver la mer par du stockage, recyclage ou élimination. Gîte Panda : Label français des Gîtes de France (gîte rural, chambre d’hôtes, gîte de séjour, gîte d’enfants) situé dans un Parc naturel régional ou national, auquel le WWF-Organisation mondiale de protection de la nature accorde son label s’il répond à trois conditions : 1) Etre situé dans un environnement naturel de qualité ; 2) Comporter un équipement d’observation de la nature et des documents d’information spécifiques, 3) Être géré par des propriétaires (ou responsables) soucieux de la préservation de l’environnement Label de la commission européenne : Il garantit que le lieu d’hébergement ou camping : 1) Limite la consommation d’énergie ; 2) Limite la consommation d’eau ; 3) Réduit la production de déchets ; 4) Favorise l’utilisation de ressources renouvelables et de substances moins dangereuses pour l’environnement et 5) Encourage l’éducation et la communication en matière d’environnement Pavillon Bleu : Label pour les communes à forte connotation touristique qui contribuent : 1) à l’éducation à l’environnement ; 2) à l’environnement en général ; 3) à la gestion des déchets ; 4) à la gestion de l’eau. Voyages pour la planète : Label de l’association française d’écotourisme
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    15 Au niveau international, Green Globe peut être mentionné pour son accompagnement des hôtels ayant opté pour une démarche d'amélioration de la gestion environnementale et sociale de leurs activés. Au niveau national, ils sont plus nombreux et très souvent français : le label HQE (France), Clé Verte (France), RéserVert (Québec), Bateau Bleu (France), Fair Trade in tourism South Africa (Afrique du Sud), Gite Panda (France), Label commission Européenne (Europe), Pavillon Bleu (France), Voyages pour la planète (France). 1.1.3.3 Deux courants de pensée Lansing et De Vries (2007) mettent en évidence deux visions du tourisme durable, « the ethical Sound » et « the Marketing Ploy », soit littéralement « le son éthique » et « le stratagème marketing ». 1.1.3.3.1 La vision positiviste : le son éthique Selon cette approche, le tourisme durable représente une forme de tourisme positive qui combine le progrès économique, l’attention sur l’environnement et la conscience socioculturelle de la population. Il consacre son attention sur les conséquences socioculturelles en considérant l’économie locale et en créant une conscience parmi les visiteurs. Ainsi, il a le pouvoir de délivrer des revenus et des profits tout en améliorant l’expérience du voyageur avec une protection des aires d’environnement et aires socioculturelles (Lansing et De Vries, 2007). Weaver (2001) va plus loin en considérant le TD comme une nouvelle forme de tourisme ayant la capacité de remplacer le tourisme de masse. Il parle « d’Ecotourisme de masse ». Il s’agit d’une forme de tourisme qui pourrait être exploitée en concentrant le trafic des voyageurs
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    16 dans une zonedélimitée au sein d’aires protégées permettant ainsi de garder sous silence la plus grande partie de l’aire pour la préservation. Selon sa logique, le TD serait un moyen de substitution du tourisme de masse sujet à de nombreuses critiques. Cukier (2002), pour sa part, voit le TD comme une alternative pour répondre à certains segments de consommateurs insatisfaits avec le tourisme de masse. D’autres impacts positifs du TD sont énoncés dans la littérature, tels la préservation de l’environnement, l’amélioration de l’image de l’entreprise, la réduction des coûts (ex : baisse de consommation d’eau et d’énergie), l’amélioration de la position compétitive ou encore la promotion des pratiques durables dans le secteur. (Videira et al, 2006; Cukier, 2002 ; Davidow, 2001). 1.1.3.3.2 La vision pessimiste : le stratagème marketing Selon cette seconde position, le tourisme durable serait plutôt un stratagème marketing issue d’un concept vaguement défini, largement interprétable, avec des caractéristiques manquant souvent de contenu réel (Lansing et De Vries, 2007). Hughes (1995) parle d’un « buzz mondial » qui dans les faits ne supporte pratiquement aucune cause. Weaver (2001) souligne quant à lui, la totale contradiction entre le tourisme de masse et le DD. Selon ce dernier, le mélange peut s’avérer dangereux. Par exemple, le tourisme de masse n’est pas compatible avec les composantes environnementales et le socioculturelles dans le cas de destinations rurales. Mowforth et Munt (2003) analysent les différents inconvénients de cette pratique sur les trois piliers du DD. Il en ressort au niveau environnemental un paradoxe avec la nature même du tourisme, car le tourisme contribue à la destruction de l’environnement. D’un point de vue économique, le TD apporte des problèmes semblables au tourisme conventionnel en raison de
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    17 sa haute dépendanceet de sa vulnérabilité aux facteurs extérieurs. Les concepts du DD s’avèrent défectueux (Liu, 2003) et problématiques quand à l’amélioration du tourisme. Enfin, sur l’aspect social, la critique porte sur la juste représentation des communautés face à la distribution des pouvoirs. Des problèmes d’inégalité peuvent faire surface même si tous les membres d’une communauté n’ont pas forcément les mêmes besoins. A cela, il faut ajouter des barrières à l’entrée, telles que le manque de connaissance, les coûts élevés, la dégradation de l’environnement et les questions politiques (Lew, 1997). Ainsi, le tourisme durable reste encore un concept récent qui a besoin de se développer. Cependant, sa consommation est en hausse et l’offre touristique doit s’y adapter. 1.2 LA CONSOMMATION EN TOURISME DURABLE 1.2.1 COMPORTEMENTS DES CONSOMMATEURS EN TOURISME 1.2.1.1 Modèle du comportement décisionnel des voyageurs Les premiers modèles de comportement des consommateurs remontent aux années 50 (Pender, 1999). Andreason (dans Swarbrooke et Horner, 1999) fut l’un des initiateurs en 1965 en reconnaissant l’importance de l’information dans le processus de décision. Au niveau touristique, le comportement du consommateur est complexe et influencé par plusieurs variables telles le social, l’économique, la politique, les critères individuels, les valeurs culturelles ou encore la dimension psychographique (Pender, 1999). Le modèle du comportement des consommateurs touristiques repose sur les étapes de la décision touristique ainsi que les influences sociales et individuelles.
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    18 1.2.1.1.1 Les étapes de la décision touristique L’élément déclencheur du processus est la reconnaissance d’un problème par le consommateur. Il prend conscience d’un besoin. Vient ensuite son évaluation et ses recherches internes (ex : expériences passées, connaissances générales, etc.) avant de passer à l’évaluation et aux recherches externes (publicité, renseignement, etc.). Une fois ces étapes réalisées, il va lancer le processus d’achat pendant lequel il effectue la réservation. L’expérience de consommation sera sa dernière étape, c’est le résultat de sa prise de décisions (voir figure 2). Il s’agit de phases temporelles (Pender, 1999). Figure 2 : Les étapes de la décision touristiques 1.2.1.1.2 Les influences sociales et individuelles Par influences sociales, il faut comprendre la culture, le statut, la composition de la famille et le groupe de référence (Pender, 1999). Autrement dit, nous pourrions les associer au style de vie du consommateur et à l’aspect psychographique dans les relations (Pender, 1999; Michaud, 1983). Les influences individuelles correspondent aux intentions, motivations, perceptions des consommateurs (Pender, 1999; Swarbrooke et Horner, 1999). Dans un monde où le travail ne représente plus l’unique valeur de référence sociale, les vacances sont devenues un élément
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    19 fondamental du stylede vie des consommateurs pour s’identifier à un groupe de référence (Michaud, 1983). L’approche psychographique utilise « les facteurs psychologiques, sociologiques, anthropologiques, … pour déterminer comment le marché est segmenté par la propension des groupes – et leur motivations – à prendre une décision particulière vis-à-vis d’un produit, d’une personne, d’une idéologie ou à adopter une attitude ou utiliser un support » (Solomon et al, 2004, p 446). Autrement dit, cette méthode combine les variables d’activités, intérêts et opinions. En conséquence, elle influence les décisions des consommateurs (Solomon et al, 2004; Heath, 1995) D’autres influences peuvent être mentionnées (Swarbrooke et Horner, 1999) : Les stimuli au voyage : guides de voyage, bouche à oreille, publicité et promotions,… Les déterminants personnels et sociaux : les motivations, les désirs, les attentes,… Les variables externes : Images de la destination, coûts, temps, confiance envers les organismes de vente (agents de voyage),… Les caractéristiques de la destination : perception valeur/coûts, attractions, activités offertes, … 1.2.1.2 Motivations de voyage Selon l’OMT, les motifs des visites en 2007 sont pour plus de la moitié liés aux loisirs et à la détente (51%). Le consommateur cherche par son voyage la relaxation, la réduction du stress, un moyen de sortir de son quotidien (Davidow, 2001). Les autres (les 49% restants) partent pour 27% en voyages pour les lieux (régions, etc.), 15% pour affaires et 7% ne donnent pas de raison.
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    20 Pour Swarbrooke et Horner (2007), les motivateurs au voyage sont de six ordres : 1) physique (relaxation, santé, etc.), 2) émotionnel (romantisme, nostalgie, fantaisie, etc.), 3) personnel (visite d’amis, recherche d’économies, etc.), 4) développement personnel (amélioration des connaissances, apprentissage, etc.), 5) prestige (opportunités, exclusivité, etc.) et 6) culturel (nouvelle expérience, etc.) L’expérience touristique est une forte motivation pour le dépaysement et le divertissement qu’elle apporte (Duvall, 2002; Davidow, 2001). « L’expérientiel », nouvelle orientation (caractérisée par l’émotion, le plaisir pour les consommateurs) fournit un contraste avec le marketing traditionnel (déterminé par les décisions rationnelles basées sur les caractéristiques fonctionnelles des biens) (Williams, 2006). Le but est d’offrir une expérience positive au consommateur en l’engageant personnellement (Pine II et Gilmore, 1998). « Une expérience est inhérente, une expérience positive ne l’est pas » (Berry et Carbone, 2007, pp. 27). Mais, une nouvelle manière de voyager apparaît au travers du tourisme durable et apporte quelques bouleversements dans les manières de voyager. Cette approche repose sur les valeurs du développement durable et vient se placer en opposition des principes du tourisme de masse exposé ci-dessus. 1.2.2 LE CONSOMMATEUR SOCIALEMENT RESPONSABLE La consommation fait l’objet d’une vague éthique et la manifestation des préoccupations sociales et environnementales par les consommateurs est de plus en plus fréquente. C’est un changement des mentalités qui s’opère et le résultat se manifeste par une baisse des bénéfices personnels pour le compte des bénéfices sociaux (Freestone et Goldrick, 2007). La consommation responsable va aujourd’hui au delà du commerce de solidarité Nord/Sud et du
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    21 boycott car elleintègre les valeurs de vie des consommateurs dans les achats (Binninger et Robert, 2008). Selon Webster (1975), les consommateurs socialement responsables se définissent comme « des personnes qui considèrent les conséquences sociales de leur consommation et qui se servent de leur pouvoir d’achat pour influencer la société » (dans d’Astous et Legendre, 2009, p. 40; Binninger et Robert, 2008, p. 53) Cette forme de consommation peut se manifester par des comportements d’évitement de produit considérés dangereux pour l’environnement, d’activisme au travers de boycott de produit ou encore d’attirance envers les produits considérés comme éthiques. Cependant, les consommateurs ne sont pas prêts pour autant à sacrifier leur confort et leur style de vie pour satisfaire des causes sociales (d’Astous et Legendre, 2009). Malgré le faible nombre des études sur le tourisme durable en raison de sa récente apparition, le consommateur en tourisme durable semble se rapprocher des aspirations du consommateur socialement responsable. 1.2.3 LE CONSOMMATEUR EN TOURISME DURABLE AUJOURD’HUI Peu d’études sur le tourisme durable existent et les approches sont encore au stade exploratoire. La littérature est essentiellement consacrée sur sa mise en application (Prim-Allaz et François-Lecompte, 2009 ; Lansing et De Vries, 2007 ; Cukier, 2002 ; Davidow, 2001). Pour lutter contre ces lacunes, les chercheurs proposent de s’appuyer sur certains aspects de la responsabilité sociale des consommateurs dans leurs achats. Ainsi, Prim-Allaz et François- Lecompte (2009) considère le touriste durable proche des aspirations du consommateur socialement responsable. D’une manière générale, le consommateur considéré éthique dans ses voyages se caractérise comme : un grand voyageur, curieux, à la recherche de nouvelle
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    22 expérience, amateur deculture, de plein air et de sport (Laliberté, 2009). Il a tendance à changer ses habitudes de vie en privilégiant les produits et services ayant une forte connotation environnementale et d’importantes valeurs sociales. Les produits qu’il considère éthique ne le sont pas forcément à 100%. Très souvent il suffit que le consommateur remarque un effort de l’organisation pour limiter ses effets négatifs sur l’environnement pour l’accepter en tant que tel (Manaktola et Jauhari, 2007). L’étude récente de Prim-Allaz et Francois-Lecompte (2009, pp. 6), renforce sa description en le donnant « plus éduqués, avec des revenus plus élevés et plus soucieux d’en apprendre davantage ». Selon Laliberté (2009), le consommateur se segmente psychographiquement en 4 groupes face au DD : les indifférents (23%), les réfractaires (11%), les purs (19%) et les sympathisants (47%)13. L’étude de Prim-Allaz et Francois-Lecompte (2009) pour sa part suggère 5 profils (voir tableau 2) : les néodurables (les plus durables), les campeurs, les séjours–clubs, les institutionnelles cultureux et les durables d’aventures (les moins durables). 13LALIBERTÉ, Michèle, « Le développement durable, il faut le faire pour de bonnes raisons (Compte rendu de conférence) », Réseau de Veille en Tourisme, (2009), pp. 1-4
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    23 Tableau 2: Typologie des consommateurs en tourisme durables selon Prim-Allaz et François-Lecompte (2009). Séjours- Institutionnels Néodurables Campeurs Durables d’aventure Clubs Cultureux Pas durable. Durable sur les Les moins Profil Durable Peu durable Concept vue destinations durables utopique lointaines 750 euros par Budget Serré Assez serré semaine haut budget --- environ Intérêt Ne recherche Détente et Culture et Rencontre et dans les Rencontre rien en dépaysement. nature expériences fortes voyages ? particulier Plaisir Mode de Individuellement Seul, sans Organise seul leur Organisé Organisé voyage ? et seul intermédiaire. voyage Logement Amis Camping Hôtel Hôtel N’importe où Combien Moins de temps longtemps que --- --- --- longtemps part-il? les autres Où va-t- Près. Jamais Loin. En Près de chez lui --- Loin il ? d’avion avion Source : Adaptation selon Prim-Allaz et Francois-Lecompte (2009) L’implication de la consommation éthique dans les voyages a tendance à varier selon que le voyageur part de façon libre et indépendante (« free and indépendants travelers ») ou en groupe (« group inclusive travelers ») (Lew, 1997). Le groupe des indépendants est plus soucieux de l’environnement et du développement socioculturel de la destination choisie (Lew, 1997). Selon Priskin (2009)14, 70% des personnes auraient volontairement utilisé des moyens de transport à faible impact (ex : autobus au lieu de l’avion) dans le passé. Mais, parmi ceux n’ayant encore jamais rien fait, 93% l’envisageraient à l’avenir (ou pourraient l’envisager). En ce qui concerne les voyageurs d’affaire, 34% chercheraient des hôtels respectueux de 14 Priskin, cahier du participant du Symposium International de Tourisme Durable, Québec (Qc), 2009.
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    24 l’environnement et 28%seraient près à payer 10% plus cher pour séjourner dans ce type d’établissement. Les 5 actions écologiques les plus recherchées par ces voyageurs sont : le recyclage, l’économie d’électricité, les fenêtres écoénergétiques, les produits de nettoyage et la possibilité de réutiliser les draps et serviettes. De plus, les consommateurs restent conscients de la menace existante de la part du tourisme mais ils ne perçoivent pas leur propre impact sur les aires naturelles visitées (Hillery et Al, 2001). 1.3 VALEURS ET RISQUES PERÇUS 1.3.1 RISQUES PERÇUS Le concept de risque perçu a été introduit par Bauer dans les années 60 (dans Ward et Al, 2009 ; dans Snoj et Al, 2004) pour comprendre les freins du consommateur dans ses décisions d’achat. À l’époque, il les définit selon deux dimensions : l’incertain et la conséquence négative (Aqueveque, 2006 ; Snoj et Al, 2004 ; Mitchell, 1999 ; Stone et Mason, 1995). L’incertain représente une part inconnue par le consommateur. Ainsi, en fonction du produit (prix, caractéristiques techniques, etc.) et de la situation, l’importance de cet incertain sera plus ou moins grande et influencera son choix. La conséquence négative s’identifie au travers de cinq types de pertes (Aqueveque, 2006 ; Solomon et Al, 2004) : perte financière, perte de performance, perte physique, perte psychologique et perte sociale. Cette approche fût, par la suite, reprise pour lui donner une approche multidimensionnelle. Le risque perçu se définissant ainsi comme la prévision subjective par le consommateur des pertes envisageables lors de l’évaluation de tous ses choix alternatifs (Aqueveque, 2006). En d’autres mots, il est la probabilité que les résultats diffèrent des prévisions (Ward et Al, 2009).
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    25 L’approche multidimensionnelle reconnaît5 risques communs (Solomon et Al, 2004 ; Snoj et Al, 2004 ; Stone et Mason, 1995 ; Peter et Ryan, 1986 ; Bearden et Mason, 1978) : 1. Performance : risque que le produit ne fonctionne pas, mal ou pas comme le consommateur le souhaite. 2. Financier : risque de perdre de l’argent avec le nouveau produit, d’investir plus d’argent que dans recevoir. Cette dimension revêt un caractère fort et la connaissance du prix engage le consommateur dans des comparaisons entre les produits et des approfondissements dans l’information pour faire le bon choix (Michaelidou et Christodoulides, 2009). Une étude sur les musées montre que la gratuité contribue à diminuer ce risque en plus des risques fonctionnel, psychologique, temporel et social (Bourgeon-Renault et al, 2009). 3. Physique : risque que le consommateur se fasse mal ou blesse les autres en utilisant le produit. 4. Psychologique : risque de choisir un mauvais produit qui pourrait avoir des effets négatifs sur l’état psychologique du consommateur. 5. Social : risque de choisir un produit ayant un impact sur le statut du consommateur par rapport à ses amis, familles et/ou collègues. Certains auteurs ajoutent la notion de temps comme sixième risque. Il s’agit du risque de perdre du temps pour un éventuel échange lié à des problèmes techniques ou autres (Ward et al, 2009). À noter que le risque perçu des consommateurs varie en fonction des différentes situations d’achat (Stone et Mason, 1995) et que le degré d’influence se base sur les croyances perçues dans une situation donnée. D’un point de vue éthique, les risques perçus constituent un fort antécédent aux comportements non éthiques (Tan, 2002). Lors de la revue de littérature, malgré les nombreuses études sur les risques perçus en comportement du consommateur, aucune étude portant sur
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    26 l’influence des risquesperçus en tourisme durable n’a été identifiée. Ainsi, leur étude dans le cadre du tourisme durable semble justifiée. 1.3.2 VALEURS 1.3.2.1 Définition des valeurs Les sciences sociales s’intéressent au concept de valeur face à l’attitude et les motivations personnelles depuis au moins cinq décennies (Dubois, 2005). Rokeach en est un des premiers spécialistes. Il les définit comme « une croyance persistante qu'un mode spécifique de conduite (…) est personnellement ou socialement préférable à un mode différent ou inverse de conduite » (1973, p.5, traduction libre). Les valeurs constituent ainsi des croyances durables à propos de buts fondamentaux (valeurs terminales) et de modes de conduite souhaitables (valeurs instrumentales). Dans le même sens, Schwartz (1992) ou plus récemment, Nepomuceno et Porto (2010) considèrent les valeurs comme étant un but désirable qui transcende les situations, varie en importance et sert de guide de principes dans la vie d’un individu ou d’une identité sociale. Généralement, dans la littérature, les chercheurs lient le concept des valeurs à la prise de décision du consommateur, celui-ci préférant un produit ou un service affichant des valeurs correspondantes à ses valeurs personnelles (Manaktola et Jauhari, 2007). Par exemple, la propension d’un individu à consommer un produit vert est affectée par sa valeur personnelle transcendance de soi (Thogersen et Olander, 2002).
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    27 La littérature reconnaît aux valeurs 5 grandes caractéristiques (Dubois, 2005; Schwartz, 1992) : - Les valeurs évoquent des concepts et croyances - Les valeurs se rapportent à des états désirables ou comportement - Les valeurs transcendent les situations spécifiques - Les valeurs guident les comportements - Les valeurs s’ordonnent pour créer un système de valeurs 1.3.2.2 Valeurs et consommation responsable Schwartz (1992), à qui l’on doit beaucoup au cours des deux dernières décennies dans l’évolution des connaissances de la psychologie interculturelle à propos des valeurs, propose une liste de valeurs personnelles ayant une influence sur les décisions du consommateur quant à l’aspect « durable ». Ces valeurs sont regroupées sous quatre dimensions : Conservation (« conservation »), ouverture au changement (« openness to change »), altruisme (« altruism ») et amélioration individuelle (« self-enhancement ») (Fritzche et Oz, 2007; Follows et Jobber, 2000). Une étude de Weeden (2009), basée sur la liste de valeur de Schwartz, a relevé quatre valeurs auprès des touristes dits « durables » : le respect de l’environnement, de la population et de soi-même; la responsabilité; le partage; et la connexion avec la population. Ces valeurs restent proches de celle ressorties lors d’études sur la consommation éthique (Binninger et Robert, 2008) et leur utilisation dans cette présente étude s’avère justifiable afin de mesurer les critères permettant aux individus d’agit ou même de justifier leurs actions.
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    28 CHAPITRE 2 : MÉTHODOLOGIE Après avoir clarifié la problématique de cette recherche et réalisé une revue de littérature sur le sujet, ce chapitre présente la démarche méthodologique utilisée pour mieux comprendre le rôle des valeurs et des risques perçus dans la prise de décision d’un consommateur en contexte de tourisme durable. Cette démarche se décompose en deux phases. En premier lieu, une méthodologie qualitative basée sur la méthode de la Means-End Chain. Puis, en second lieu, une méthodologie d’étude de cas.
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    29 2.1 PHASE 1: TECHNIQUE DE LA MEC 2.1.1 TYPE DE RECHERCHE ET MÉTHODE DE COLLECTE DE DONNÉES. L’analyse qualitative est priorisée pour amorcer cette étude en raison de la rareté des recherches antérieures sur le sujet. Ainsi, le but de cette étape est d’obtenir une étude exploratoire sur les valeurs et les risques perçus des consommateurs face au tourisme durable, cette nouvelle tendance touristique. Pour ce faire, l’utilisation de la Means-End Chain est choisie. Il s’agit d’une méthode qualitative opérationnalisée au travers de technique d’entretiens structurés (McDonald et Al, 2007) réalisés sur la base d’échelles (soft ou hard). De plus, elle a déjà fait ses preuves antérieurement dans le domaine touristique d’une façon satisfaisante (Weeden, 2009 ; Wang, 2008 ; McDonald et Al, 2007 ; Watkins, 2007 ; Klenosky et Al, 1993). Elle suppose que le consommateur acquiert et utilise le produit ou service pour accomplir des fins voulues (Simová, 2009). D’un point de vue plus managérial et marketing, cette méthode permet de positionner les produits en associant les aspects physiques ou attributs du produit de manière à chercher l’état désiré par le consommateur (Klenosky et al, 1993; Gutman, 1982). 2.1.1.1 Définition de la MEC La méthode de la Means-End Chain (MEC) fut élaborée en 1982 par Gutman (Gutman, 1982). « Means » représente les objets (produits) ou activités dans lesquelles les personnes s’engagent (exemple : courir, lire,…) et « End » caractérise les états de fin tel que la sécurité, l’accomplissement, le bonheur,… Ainsi, la MEC est « un modèle qui cherche à expliquer comment un produit ou un service sélectionné facilite la réussite des états de fin désirés » (Gutman, 1982, pp 60). En d’autres mots, elle cherche à comprendre comment le consommateur lie les attributs d’un produit ou service avec des conséquences particulières de son utilisation,
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    30 ses valeurs personnelles,ses motivations profondes (Kaciak et Cullen, 2006). Cette méthode repose sur la jonction de 4 autres méthodes (Gutman, 1988) : Rokeach (1973), Vinson, Scott et Lamont (1977), Howard (197 et Young et Feigin (1975). Selon Rokeach (1968 et 1973), la valeur est une « préférence pour un état de fin » (dans Gutman, 1988, pp. 63) et seuls les comportements en lien avec le maintien ou l’amélioration d’une estime sont guidés par cette dernière. Vinson, Scott et Lamont (1977) offrent une approche de valeurs globales à un niveau plus central. Pour eux, les valeurs sont une sorte de « pont » servant à combler l’écart existant entre la conception traditionnelle (les valeurs sont globales) et l’évaluation des croyances au travers des attributs des produits. Howard (1977), suggère une approche sémantique pour hiérarchiser des catégories dans lesquelles les marques sont placées par les consommateurs. Les catégories supérieures englobent les catégories inférieures. Enfin, Young et Feigin (1975) lient, dans leur méthodologie, les bénéfices psychologiques ou émotionnels d’un produit. La chaîne des bénéfices commence par la description du produit en incluant un attribut spécifique du produit. La méthode se concentre sur la verbalisation permettant de fournir une structure pour la résorption de problème marketing. 2.1.1.2 Méthodes de collectes et d’analyse La procédure de collecte généralement adoptée se décompose en trois étapes (Kaciak et Cullen, 2006).
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    31 Ainsi, les répondants : Fournissent les attributs les plus importants selon eux sur le sujet donné (les 3 plus importants généralement) suite à une multitude de questions synonymes; Ensuite ils définissent les conséquences qu’ils perçoivent pour chacun des attributs donnés; Enfin, ils identifient le « pourquoi » de leurs motivations, de leurs valeurs personnelles. Cela se traduit souvent pas la question « Pourquoi est important pour vous ? » (Klenosky et al, 1993). Deux types de méthodes se font pour mener à bien la technique de la Means-End Chain. Il s’agit de la Ladder L et la Summary Implication Matrix (SIM) (Kaciak et Cullen, 2006). La ladder L cherche à définir si la catégorie présente dans l’une des échelles est suffisamment donnée pour être considérée. La SIM cherche quand à elle à représenter le nombre de fois que les catégories ressortent. Dans le cadre de cette recherche, la méthode Sim est priorisée pour l’analyse car il s’agit de la méthode préférére d’une majorité de chercheurs (Kaciak et Cullen, 2006). De plus, compte tenu que nous n’avons pas de catégories prédéfinies, la Sim est recommandée. 2.1.2 MÉTHODE D’ÉCHANTILLONNAGE Généralement, un échantillon de 40 à 45 personnes est choisi pour ce genre d’étude lorsqu’il s’agit de la méthode principale de l’étude (Wang, 2008 ; Watkins, 2007). Cependant, dans notre cas, considérant que cette recherche exploratoire utilisera d’autres méthodologies (focus groupes, étude de cas, enquête par questionnaire), un échantillon d’environ 20 personnes sera considéré sous la forme de deux groupes de discussion d’environ 10 personnes recrutées dans la faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke. La méthode d’échantillonnage de convenance a été retenue dans cette étude. Cette méthode non probabiliste se base sur le fait que les individus sont au bon endroit, au bon moment. C’est une méthode moins coûteuse et plus
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    32 rapide car lesparticipants sont plus accessibles et plus coopératifs. L’utilisation d’un échantillon de convenance permet au chercheur de mieux comprendre une situation complexe et de se familiariser avec une réalité peu ou mal connue afin de préparer une recherche qualitative. Cependant, cette méthode comporte quelques biais et les résultats ne pourront être inférés à la population. Toutefois la pratique montre qu’une telle méthode peut s’utiliser pour les recherches exploratoires (Malhotra, 1999). Il faut noter cependant la présence de deux questions filtres : les participants doivent être âgés de plus de 18 ans et être des consommateurs de voyages pour pouvoir participer à l’étude. 2.1.3 PROCÉDURE DE COLLECTES DE DONNÉES. La procédure de collecte des données s’est déroulée à l’Université de Sherbrooke le 30 Novembre et le 02 Décembre 2009. Les personnes ont été contactées au travers d’affichettes placées dans le bâtiment de la faculté d’administration. Elles ont été invitées à manifester leur intérêt à participer en envoyant un courriel à Melanie.Brieu@USherbrooke.ca et à demander de plus ample renseignement si cela leur était nécessaire. Toutes les personnes se sont vues informées de la confidentialité des réponses, du cadre de l’étude (maîtrise en administration) et qu’il s’agissait de répondre sur une base du volontaire. Il était mentionné finalement que la recherche portait sur l’étude des valeurs et des risques perçus du tourisme durable. Au total, 13 personnes ont répondu favorablement à l’étude en remplissant les critères d’admissibilités.
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    33 2.1.4 MÉTHODE D’ÉLABORATION DU GUIDE D’ANIMATION Le guide d’entretien se compose de 4 sections. Dans un premier temps, en guise d’introduction, le contexte de l’étude, le fonctionnement et les règles à suivre pour avoir un déroulement optimal ont été rappelées aux participants. Le formulaire de consentement devait être remplis et remis au début du groupe de discussion. Dans la deuxième partie, une phase de réchauffement a eu lieu pour mettre les participants à l’aise. Les questions portaient sur leurs voyages antérieurs, leurs destinations préférées, leurs futures vacances, leur mode d’information (internet, agence de voyage, …) et les critères les plus importants dans le choix de leurs vacances. Le tourisme durable fut légèrement abordé pour voir si tous les participants connaissaient le concept. Dans la troisième phase de l’entretien (phase principale et détaillée), un éclaircissement sur la définition officielle du TD ainsi que la présentation d’une vidéo fut réalisé pour mettre les participants à l’aise avec le concept. Par la suite, les questions portant sur les valeurs et les risques perçus furent abordées en fonction des différents points trouvés dans la littérature en foction d’un cas pratique : les Spas. Avant de conclure cette partie, des questions ont porté sur le tourisme dans les Cantons-de-l’Est pour mesurer si les participants considèrent cette région québécoise comme une destination durable. Les questions posées suivaient la logique de la technique MEC afin de mieux comprendre les motivations profondes des participants. La dernière partie de l’entretien permettait de conclure en demandant aux participant de s’attribuer une note afin d’évaluer par eux même combien ils se donnaient en tant que touriste durable. Le guide d’animation des groupes de discussion est disponible en annexe I.
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    34 2.2 PHASE 2: ÉTUDE DE CAS 2.2.1 CONTEXTE : LE SPA EASTMAN Le Spa Eastman est considéré au Québec comme un « précurseur » dans le développement durable appliqué au secteur touristique. Depuis sa création en 1977, il allie dans sa stratégie le social, l’économique et l’environnemental par le biais de la santé. Aujourd’hui, il est reconnu mondialement pour ses actions. Suite aux nombreux prix remportés pour ses engagements responsables (Prix Phoenix 2008, Attestation « Ici on recycle ! », Grands prix du tourisme dans la catégorie tourisme durable), le Spa Eastman se considère comme un des ambassadeurs du développement durable. L’ensemble de ses actions vise à conserver et utiliser durablement les ressources sur les trois piliers du développement durable. Ainsi, pour le volet environnement, des actions telles les 3R (Réduction, Réemplois, Recyclage), la protection des forêts, l’économie d’eau (par la mise en place de limitateurs de débit) et d’énergie (par des fenêtres de haute efficacité thermique) sont valorisées. Pour la dimension sociale, il faut souligner les efforts sur la sur la santé et la sécurité au travail, la formation, la sensibilisation face à la clientèle par des instructions pour réduire le nombre de lavage des serviettes dans les chambres et l’amélioration continue. Enfin pour le volet économique, des actions en faveur de la communauté (préférence des produits locaux), du transport collectif et de la culture sont développées. 2.2.2 LES OUTILS DE LA COLLECTE DE DONNÉES L’étude de cas est une méthode de recherche limitée à un domaine d’investigation particulier pour fournir une analyse approfondie du contexte (Gagnon, 2005). Une de ses principales spécificités réside dans la combinaison de différents moyens de collectes de données tels le recours aux archives, aux interviews, aux questionnaires et aux observations (Eisenhardt, 1989).
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    35 Il faut cependantretenir la présence de limites (Gagnon, 2005). En effet, cette technique est assez onéreuse en temps et sa validité externe peut être remise en cause pour une reproduction difficile. Une autre limite réside dans la généralisation des résultats. Cependant, cette dernière peut-être atténuée par l’introduction de méthodes quantitatives. L’étude de cas de ce mémoire combine et triangule trois outils de collecte de données : des données secondaires, des groupes de discussions et une enquête quantitative. 2.2.2.1 Données secondaires Les données secondaires sont des informations publiées par des organismes publics ou privés tel Statistique Canada ou des entreprises. Elles sont recueillies pour répondre à des problèmes précis. L’intérêt de ces sources réside dans la faiblesse de leur coût d’acquisition ainsi que la rapidité à les avoir (Gauthier, 2003). Cependant, très souvent, les informations rassemblées ne répondent que partiellement aux problèmes. De plus, il peut arriver que très peu de données secondaires existent sur le sujet analysé (Gauthier, 2003). Les données secondaires de ce mémoire reposent sur le Spa Eastman et son implication envers le DD. Les informations recueillies ressortent d’une analyse du site internet du Spa Eastman (www.spa-eastman.com), du rapport annuel de 2008/2009, d’un entretien mené avec les deux dirigeants du Spa ainsi que d’informations publiées sur internet à leur sujet. 2.2.2.2 Groupes de discussions Deux groupes de discussions d’environ 10 personnes ont été menés selon la technique qualitative de la MEC. Cette méthode est « un modèle qui cherche à expliquer comment un produit ou un service sélectionné facilite la réussite des états de fin désirés » (Gutman, 1982,
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    36 p.60). Les participantsétaient issus du secteur tertiaire (employés et universitaires) et âgée de 25 à 55 ans. Lors des groupes, nous avons comparé les visions des participants entre le Spa Eastman, réputé pour ses engagements durables et le Spa Bromont, réputé pour la qualité des soins. Il s’agit des groupes de discussions relatifs à la phase qualitative de cette recherche développés précédemment dans la partie « 2.1. Phase 1 : Technique de la MEC ». 2.2.2.3 Enquête quantitative Une enquête quantitative exploratoire et causale a été menée pour connaître les perceptions des gens face aux dimensions du tourisme durable mais également pour mesurer les liens entre les variables valeurs et attitude, risques perçus et attitude puis attitude et intention de choix. L’approche quantitative de cette étude de cas repose sur la théorie de l’action raisonnée de Ajzen et Fishbein (1980) et des valeurs et risques perçus que nous pouvons trouver en tourisme. Un plan d’expérimentation (1X5) par scénario sous forme d’un questionnaire auto administré est utilisé pour comparer l’impact des dimensions du tourisme durable sur le comportement des consommateurs de voyages. Comme cette enquête quantitative représente l’élément central de la phase 2 de ce mémoire, les prochaines lignes présentent le cadre conceptuel et les détails de la méthodologie. 2.2.3. CADRE CONCEPTUEL ET VARIABLES DE L’ÉTUDE DE LA PHASE 2 2.2.3.1. Cadre conceptuel La figure 3 représente le cadre général de l’étude de cette recherche sous schéma. Il est bâti sur la théorie de l’action raisonnée de (Ajzen et Fishbein, 1980) et des valeurs et risques perçus que l’on peut trouver en tourisme. Le modèle suivant cherche à évaluer l’influence des valeurs et
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    37 des risques perçusd’un consommateur sur ses attitudes et ses intentions d’achat face à différentes offres de forfaits Spas de façon à voir qu’elle composante ou qu’elles composantes du tourisme durable a le plus d’impact sur l’intention de consommer lesdits forfaits. Figure 3. Cadre général de l’étude VALEURS ATTITUDE INTENTION RISQUES PERCUS Afin de mieux comprendre le cadre conceptuel, les variables seront définies dans un premier temps puis les relations entre celles-ci seront énoncées. 2.2.3.2 Définition des concepts 2.2.3.2.1 Valeurs Tel que mentionné lors de la revue de littérature précédente, il existe de nombreuses listes de valeurs pour comprendre les consommateurs furent développées. Nous pouvons mentionner par exemple, la « Rokeach’s value Survey », la « List Of Value » (LOV) ou encore le modèle « Values and Lifestyle Segmentation » (VALS) (Weeden, 2009; Heath, 1996; Khale et Kennedy, 1986).
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    38 Dans le secteur touristique, Weeden (2009) s’est penché sur le consommateur responsable en s’appuyant sur la liste de valeurs de Schwartz. Il en ressort une liste de valeurs propre aux touristes responsables. Les quatre principales valeurs identifiées lord de son étude sont 1) le respect envers l’environnement et autrui mais aussi le respect envers soi-même (cité 40 fois), 2) la responsabilité individuelle devant l’environnement et les populations (cité 37 fois), 3) le partage avec autrui (cité 37 fois) et 4) la connexion avec les autres (cité 36 fois). Le tableau 2 résume l’ensemble des valeurs de Weeden avec le nombre de citation et leur lien avec la liste de Schwartz. Tableau 2 : Valeurs identifiées dans l’étude de Weeden (2009) Nombre Valeurs Nombre Valeur Schwartz (1992) de citation 1 Respect – des autres, mutuel, de 40 Tradition, Conformité soi, des animaux Direction de soi 2 Responsabilité, devoir – 37 Bienveillance Individuel et collectif. Empathie 3 Partage – Connaissances, 37 Universalisme et bienveillance croyances, expériences, ressources 4 Connexion avec les gens et 36 Bienveillance et sécurité reconnexion 5 Intendance – protection de 31 Universalisme l’environnement 6 Équité, justice, justice sociale, 30 Universalisme Répartition équitable des richesses 7 Réalisation, apprentissage, 25 Direction de soi connaissance 8 Liberté, indépendance, 24 Direction de soi autonomie 9 Plaisir 23 Hédonisme 10 Paix intérieure 22 Universalisme et spiritualité Source : Weeden (2009)- Traduction libre
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    39 Le présent mémoire s’appuiera sur ces quatre principales valeurs pour diférentes raisons. Tout d’abord, elles sont le résultat d’une étude psychologique poussée sur les valeurs associées envers un tourisme responsable. Ces quatre valeurs sont proches des résultats obtenus lors de l’étude qualitative préliminaire menée pour cette étude et enfin, elles sont assez proches des valeurs que nous pouvons trouver chez les consommateurs socialement responsable. L’analyse de ces valeurs devrait permettre d’en apprendre d’avantage sur les comportements des consommateurs face aux voyages durables. 2.2.3.2.2 Risques perçues Tel que mentionné au chapitre précédent, la littérature reconnaît 5 risques communs (Solomon et Al, 2004 ; Snoj et Al, 2004 ; Stone et Mason, 1995 ; Peter et Ryan, 1986 ; Bearden et Mason, 1978), soit le risque : De performance : risque que le produit ne fonctionne pas, mal ou pas comme le consommateur le souhaite. Financier : risque de perdre de l’argent avec le nouveau produit ou risque d’investir plus d’argent que dans recevoir. La connaissance du prix engage le consommateur dans des comparaisons entre produits et des tentatives d’approfondissement d’information pour faire le bon choix (Michaelidou et Christodoulides, 2009). Physique : risque que le consommateur se fasse mal ou blesse les autres en utilisant le produit. Psychologique : risque de choisir un mauvais produit qui pourrait avoir des effets négatifs sur l’état psychologique du consommateur. Social : risque de choisir un produit ayant un impact sur le statut du consommateur par rapport à ses amis, familles et/ou collègues.
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    40 Ce mémoire se reposera sur l’ensemble des risques perçus : performance, sécurité, social, psychologique et financier de manière à les analyser indépendamment. 2.2.3.2.3 Attitudes et intentions d’achat Les attitudes constituent une prédisposition à un comportement et sont considérées relativement stables dans le temps. En conséquence, elles permettent de prédire un comportement envers un produit ou service car elles correspondent à des croyances personnelles à un moment donné (Chang, 1998 ; Mitchell et Olson, 1981). La littérature reconnaît dans les attitudes 3 caractéristiques générales : 1) un état mental, 2) une valeur, croyance, sentiment et 3) une prédisposition à un comportement ou une action. (Altmann, 2008) L’intention comportementale dépend de deux antécédents : les attitudes et les normes subjectives. Les attitudes représentent le sentiment favorable ou défavorable envers un comportement. Les normes subjectives donnent la perception d’une personne de l’acceptation d’un comportement par un nombre important ou faible de personne (Chang, 1998). Fishbein propose une relation causale entre les variables cognitives qui sont les croyances, les attitudes et les intentions avec sa théorie de l’action raisonnée (Mitchell et Olson, 1981). En tourisme, une attitude est vue comme la prédisposition ou le sentiment envers une destination basée sur de multiples attributs et elle vient affecter le choix de la destination (Siu Ian, 2005). L’utilisation de la théorie de l’action raisonnée de Fishbein sera utilisée dans cette recherche du fait qu’elle utilise l’attitude comme antécédent à l’intention d’agir. Cette théorie peut être vue comme un modèle avec attributs multiples où le choix se fait selon certaines conditions risquées, à laquelle l’utilité se rajoute et où la situation va influencer les choix (Etter, 1975). Elle
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    41 se mesure parune échelle de Likert avec des questions telles « j’ai l’intention de… » pour évaluer les efforts fournis à l’adoption d’un comportement. 2.2.3.3 Relations entre les variables 2.2.3.3.1 Lien entre les valeurs d’un consommateur et les attitudes Les valeurs sont un antécédent à l’attitude de consommation par leur influence sur l’intention d’achat (Manahtola et Jauhari, 2007; Vermeir et Verbeke, 2006). Elle sont la raison, la motivation de ce qui affecte les comportements des consommateurs. Ainsi, une personne qui perçoit la valeur d’universalisme dans un forfait touristique alors qu’elle fait partie de ses propres valeurs sera plus encline à choisir le dit forfait par rapport à un autre (Vermeir et Verbeke, 2006). Partant de ce constat, les hypothèses suivantes sont énoncées : H1 : il existe une relation positive entre la valeur respect et l’attitude envers une offre durable; H2 : il existe une relation positive entre la valeur responsabilité et l’attitude envers une offre durable; H3 : il existe une relation positive entre la valeur partage et l’attitude envers une offre durable; H4 : il existe une relation positive entre la valeur connexion et l’attitude envers une offre durable.
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    42 2.2.3.3.2 Lien entre les risques perçus d’un consommateur et les attitudes et intentions d’achats Le risque perçu fait partie intégrante du cadre conceptuel général de la prise de décision dans laquelle un consommateur va choisir un produit, un service ou une marque (Bielen et Sempels, 2006). Ainsi, un consommateur qui ressent de nombreux risques face à un forfait touristique durable particulier aura tendance à avoir une attitude défavorable à son adoption surtout si, ces derniers sont supérieurs aux avantages perçus (les valeurs, les avantages). Partant de ce constat, les hypothèse suivantes sont énoncées : H5 : il existe une relation négative entre le risque financier perçu et l’attitude envers une offre durable; H6 : il existe une relation négative entre le risque de performance perçu et l’attitude envers une offre durable; H7 : il existe une relation négative entre le risque physique perçu et l’attitude envers une offre durable; H8 : il existe une relation négative entre le risque psychologique perçu et l’attitude envers une offre durable; H9 : il existe une relation négative entre le risque social perçu et l’attitude envers une offre durable.
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    43 2.2.3.3.3 Lien entre attitude et intention d’achat Selon la théorie de l’action raisonnée de Fishbein et Azjen (1980), l’attitude est un antécédent à l’intention et se définit comme une prédisposition à un comportement relativement stable dans le temps. Dans la littérature scientifique en marketing, ce lien a été démontré a plusieurs reprises (Solomon, 2004). Ainsi, l’hypothèse suivante est énoncée : il existe une relation positive entre une attitude positive envers un forfait et une intention de le choisir. 2.2.4 MÉTHODOLOGIE DE LA PHASE QUANTITATIVE 2.2.4.1 Type de recherche et méthode de collecte de données. La recherche présentée ici est de nature exploratoire et causale. Exploratoire car les connaissances actuelles sur le tourisme durable sont très limitées par le manque d’étude (Prim Allaz et François Lecompte, 2009) et d’indicateurs pour le chiffrer (Priskin, 2009). Ainsi, il est intéressant d’analyser les liens entre les valeurs, les risques perçus et les intentions de choisir une destination regroupant une ou plusieurs dimensions du tourisme durable. Outre le côté expérimental de cette recherche, elle est également causale. La recherche causale cherche à analyser les effets d’une variable sur une autre. Pour se faire, la méthode d’expérimentation par scénarios est choisie sous forme de questionnaires auto-administrés. Cette technique est simple pour rejoindre le nombre de répondant nécessaire. De plus, elle permet d’opérationnaliser des construits complexes.
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    44 2.2.4.2 Plan expérimental Cinq scénarios ont été proposés aux différents répondants. Ils devaient simuler un contexte d’achat de forfait Spa au Québec. Le scénario 1 servait de contrôle et n’intégrait aucune dimension du tourisme durable. Autrement dit, il représentait un forfait Spa classique tel que nous les trouvons la plupart du temps. Pour les scénarios 2, 3 et 4, chacune des dimensions du tourisme durable (soit dans le 2, la dimension environnementale, dans le 3, le pilier social et dans le 4, l’économique) est testée individuellement avant de les mettre ensemble dans le dernier scénario (numéro 5). Chacun des répondants s’est vu assigné aléatoirement à un des cinq scénarios. Les 4 premiers groupes sont composés de 150 répondants et le dernier de 200. Pour comparer les groupes entre eux, un plan expérimental (1X5) fut créé (voir le tableau 3).
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    45 Tableau 3. :Design expérimental de l’impact des dimensions du tourisme durable sur le comportement des consommateurs de voyages. Avant la présentation Après la présentation du stimulus du stimulus Mesure Traitement Mesure Groupe 1 - Profil du répondant - Scénario 1 (T1) - Valeurs n=50 - Attitude envers le - Forfait Spa sans - Risques perçus forfait dimension du tourisme - Intentions envers le durable forfait - Attitude envers le forfait Groupe 2 - Profil du répondant - Scénario 2 (T2) - Valeurs n=50 - Attitude envers le - Forfait Spa + - Risques perçus forfait dimension - Intentions envers le environnement du forfait tourisme durable - Attitude envers le forfait Groupe 3 - Profil du répondant Scénario 3 (T3) - Valeurs n=50 - Attitude envers le - Forfait Spa + - Risques perçus forfait dimension sociale du - Intentions envers le tourisme durable forfait - Attitude envers le forfait Groupe 4 - Profil du répondant Scénario 4 (T4) - Valeurs n=50 - Attitude envers le - Forfait Spa + - Risques perçus forfait dimension économique - Intentions envers le du tourisme durable forfait - Attitude envers le forfait Groupe 5 - Profil du répondant Scénario 5 (T5) - Valeurs n=200 - Attitude envers le - Forfait Spa + les trois - Risques perçus forfait dimensions du tourisme - Intentions envers le durable forfait - Attitude envers le forfait 2.2.4.3 Méthode d’échantillonnage Aux fins de l’étude, la population étudiée a été rejointe au travers de l’utilisation des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, …). L’unité d’échantillonnage est constituée d’adultes voyageurs (homme ou femme) habitants au Québec. Cette population est retenue afin de connaître les
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    46 valeurs et lesrisques de tous les consommateurs de tourisme puisqu’il s’agit d’une étude exploratoire sur l’ensemble de la population québécoise adulte. 2.2.4.4 Procédure de collectes de données. La collecte de donnée s’est déroulée du 10 au 17 Juin par l’entremise de La base de données de Tourisme Cantons-de-l’Est. Il était mentionné à chaque participant, en début de questionnaire, que leur participation était entièrement volontaire et qu’il n’y a aucune mauvaise réponse. L’important étant d’avoir leur avis personnel et qu’ils pouvaient quitter à tout moment le sondage sans avoir à fournir de raisons. Il était également mentionné que l’étude portait sur le secteur touristique et qu’elle se déroulerait dans le cadre de la réalisation d’un mémoire de maîtrise à l’Université de Sherbrooke. Au total, 2364 personnes ont répondu aux questionnaires, soit un taux de participation de 8.54%. 868 questionnaires n’ont pas été remplis correctement et ont donc été inutilisables dans le traitement des résultats de l’étude (ainsi, 1496 questionnaires valides). Chaque répondant se voyait attribuer un des 5 scénarios de manière aléatoire pour avoir des groupes homogènes (Kepel, 1973). Il est à noter que pour une harmonisation entre les scénarios, nous avons retenu de manière aléatoire 150 répondants par scénarios.
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    47 2.2.4.5 Méthode d’élaboration du questionnaire Le questionnaire final utilisé pour cette recherche se décompose en sept sections, chacune avec une finalité propre : 1) Après avoir lu et accepté le texte de présentation et de confidentialité, le répondant devait répondre à deux questions filtres (plus de 18 ans et résidant dans une région administrative du Québec). 2) Il devait ensuite fournir son profil touristique avant d’avoir accès à 3) la présentation du scénario d’un forfait Spa assigné. La 4e) partie du questionnaire portait sur des questions relatives aux valeurs du participant avant de 5) aborder les risques perçus. En 6) le participant répondait à des questions sur son attitude et intention d’achat. Enfin, 7) le questionnaire se terminait par des questions sociodémographiques ainsi que la note que le participant s’attribuait en tant que touriste durable. L’annexe II montre le questionnaire type avec le scénarios 5 après pré-test. 2.2.4.5.1 Mesure du profil touristique des répondants Dans leur étude sur les skieurs, Klenosky et al (1993) mettent en avant des questions permettant de mesurer le profil touristique des répondants. Les questions portent sur le nombre de jour moyen lors des vacances (une semaine ou moins, deux semaine, plus de deux semaine), le nombre de départ en vacance par année (une fois, deux fois, plus de deux fois) et enfin, le type de logement le plus utilisé (maison secondaire, amis, hôtel, campings). Ces même questions sont reprises dans ce mémoire.
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    48 2.2.4.5.2 Mesure des valeurs envers le tourisme durable Parmi les listes de valeurs recensées, nous avons sélectionné les quatre premières valeurs de la liste de Weeden (2009) inspirée de la liste de Schwartz (1992, dans Weeden, 2009). Ces valeurs sont le respect (décomposé pour l’étude en deux groupe : 1- respect envers l’environnement et les populations locales puis 2- respect de soi), la responsabilité, le partage et la connexion avec autrui. Afin de posséder une meilleure mesure, nous avons construit 4 à 6 énoncés pour chaque variable selon les informations fournies par Weeden (2009). À cela, nous avons ajouté l’échelle de Aurier et al (2004) quand à l’aspect des valeurs globales pour connaître le sentiment global des réponses. Cette échelle avait été utilisée une fois empiriquement dans le cadre d’une étude sur la consommation des films de cinéma. Les résultats donnaient pour chaque dimension des Rhô de Joreskog de 0.67 à 0.90. Le tableau 4 présente l’ensemble des énoncés mesurés sur une échelle de Likert en 7 points allant de « Totalement en désaccord » à « Totalement en accord ». Tableau 4 Énoncés de la valeur perçue appuyés sur Weeden (2009) et Aurier et Al (2004) Variables Énoncés Ce forfait Spa… RESEN1 ... Respecte l’environnement et la population locale RESEN2 ... Est préférable à un autre pour son respect envers l’environnement et la population locale RESEN3 ... Apporte plus de respect à l’environnement et la population locale qu’un autre RESEN4 ... Est préférable pour le bien qu’il apporte envers l’environnement et la population locale Je trouve… RESSOI1 ... Meilleur de choisir ce forfait Spa plutôt qu’un autre car il respecte l’environnement et la population locale RESSOI2 ... Que ce forfait Spa me procure plus de fierté car il respecte la population locale et l’environnement RESSOI3 ... Que choisir ce forfait Spa me rend plus fier de moi parce qu’il respecte
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    49 l’environnement et la population locale RESSOI4 ... Ce forfait valorisant par rapport à la considération qu’il apporte à l’environnement et la population locale Je trouve que : RESPON1 Je fais preuve de responsabilité en choisissant ce forfait Spa car il permet de pondérer mon impact sur l’environnement et la population locale RESPON2 Ce forfait Spa me garantit de limiter mon impact sur l’environnement et la population locale RESPON3 Il est préférable de choisir ce forfait Spa car il protége l’environnement et les populations locales RESPON4 Choisir ce forfait Spa me permet de contribuer d’une façon responsable et positive envers l’environnement et à la population locale RESPON5 Choisir ce forfait Spa est valorisant pour l’attention qu’il porte à l’environnement et la population locale RESPON6 En choisissant ce forfait, je fais attention à l’environnement et à la population locale Avec ce forfait Spa… PART1 ... Les retombées économiques sont distribuées plus équitablement entre toutes les parties PART2 ... Je sais que les bénéfices seront redistribués plus équitablement entre toutes les parties PART3 ... Je permets de répartir équitablement les bénéfices entre la population et l’environnement PART4 ... Je contribue à une répartition plus équitable des ressources PART5 ... Il est valorisant de voir que les retombées profitent à tout le monde PART6 ... Il est agréable de voir que les retombées améliorent le bien-être de tout le monde Avec ce forfait Spa… CONNEX1 ... Je peux entrer en contact avec la population locale CONNEX2 ... Il est gratifiant de voir que je peux échanger avec la population locale CONNEX3 ... Je peux créer des liens avec la population locale CONNEX4 ... J’ai l’opportunité d’échanger avec les autres CONNEX5 ... Je peux vivre une expérience en étant proche de la population locale CONNEX6 ... Il m’est possible de m’associer avec la population locale Globalement… GLOBAL1 … Je considère que ce forfait Spa vaut bien l’énergie consacrée. GLOBAL2 … Je considère que ce forfait Spa vaut bien les sacrifices que j’y consens. GLOBAL3 … Je considère que ce forfait Spa vaut bien le temps et l’argent que je consomme.
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    50 2.2.4.5.3 Mesure des risques perçus envers le tourisme durable La seconde partie des questions après avoir lu le scénario correspondait aux risques perçus. Dans leur étude des risques perçus sur les marques de magasins, Gonzalez et al (2006) ont utilisé une échelle des risques multidimensionnels. Cette échelle est utilisée dans cette étude mais pour le contexte du tourisme durable. Cette approche multidimensionnelle est plus innovante que l’approche traditionnelle de Bauer (1960) et se montre plus précise. Les alphas de Cronbach correspondant dans l’étude de Gonzalez et al (2006) vont de 0.889 à 0.942. Le tableau 5 présente les énoncés utilisés, toujours à l’aide d’une échelle de Likert en 7 point allant de « Totalement en désaccord » à « Totalement en accord ». Tableau 5. Énoncés des risques perçus appuyés sur Gonzalez-Mieres et al (2006) Variables Énoncés En ce qui concerne ce forfait Spa : PERF1 J’ai un doute quand à la qualité des services donnés par ce forfait Spa PERF2 Je suis méfiant (méfiante) envers la performance de ce forfait Spa PERF3 J’ai des doutes quand au niveau de performance des services de ce forfait Spa PERF4 Ce Spa ne me paraît pas aussi performant qu’un autre dans le forfait qu’il offre PERF5 Ce Spa ne me semble pas aussi efficace qu’un autre dans le forfait qu’il offre PERF6 Je n’ai pas confiance en la qualité supposée de ce forfait Spa En ce qui concerne le prix : FIN1 J’ai peur de ne pas en voir pour mon argent en choisissant ce forfait FIN2 Ce forfait est trop cher par rapport à d’autres sur le marché FIN3 Pour la qualité offerte, je suis sûr (sûre) de trouver moins cher dans un autre Spa FIN4 Le prix de ce forfait est bien trop élevé par rapport à ce que l’on trouve ailleurs FIN5 Le rapport qualité/prix ne me satisfait pas dans ce forfait Spa FIN6 J’ai des appréhensions quant à la justesse du prix demandé En ce qui concerne les produits : SECU1 J’ai peur de faire des réactions allergiques avec les produits utilisés lors du massage SECU2 Je peur de subir des blessures suite à l’utilisation des produits des soins de ce Spa SECU3 Je m’inquiète d’effets secondaires sur ma santé suite à l’utilisation des soins et produits utilisés dans ce forfait Spa et de l’apparition d’effets secondaires SECU4 Je n’ai pas confiance dans les vertus des produits utilisés
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    51 SECU5 J’appréhende la qualité des produits utilisés pour le massage SECU6 D’après moi, les produits utilisés dans ce Spa pourraient laisser des marques sur mon corps Selon moi : PSY1 Je n’ai aucune fierté en choisissant ce forfait Spa PSY2 Il n’y a aucun avantage à choisir ce forfait Spa PSY3 Mon estime personnelle ne sera pas valorisée en choisissant ce forfait Spa PSY4 Je ne retire aucun avantage personnel en choisissant ce forfait Spa PSY5 Choisir ce forfait Spa ne me satisfera pas plus qu’un autre forfait Spa PSY6 Choisir ce forfait ne m’apportera rien de plus qu’un autre Selon moi : SOC1 J’ai peur d’être jugé négativement par mon entourage en choisissant ce forfait Spa SOC2 J’ai peur d’entrainer des réactions négatives de la part de mon entourage en choisissant ce forfait SOC3 Je peur d’être « mal jugé » en choisissant ce forfait Spa SOC4 J’ai peur d’être critiqué en utilisant ce forfait Spa SOC5 J’appréhende la réaction de mon entourage si je devais choisir ce forfait Spa SOC6 J’ai peur que mon image sociale soit négative suite à l’utilisation d’un tel forfait Spa 2.2.4.5.4 Mesure de l’attitude envers le forfait spa Dans son étude des comportements non éthiques, Chang (1998) mesure l’attitude par trois items. Une échelle de Likert en 7 point est utilisée pour y répondre. L’alpha de Cronbach correspondant dans son étude s’élève à 0.65. Les participants devaient répondre à une question et dire si c’était « Bon-Mauvais » (ATT1), « Nuisible-Bénéfique » (ATT2) « Sage-Stupide » (ATT3). Les énoncés « Une erreur-Un avantage » (ATT4) et « Une bêtise-Bien » (ATT5) sont ajoutés pour accroître la fidélité de la mesure générale de l’attitude. Cette échelle fut également utilisée dans l’étude de Gutpa et Ogden (2009).
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    52 2.2.4.5.5 Mesure de l’intention de choisir le forfait spa Lors de son étude sur les comportements non éthiques, Chang (1998) mesure l’intention de choisir par trois items sur une échelle de Likert en 7 points allant de « Totalement en désaccord » à « Totalement en accord ». L’alpha de Cronbach est de 0.94 et le tableau 6 présente les énoncés de cet instrument. Tableau 6. Énoncés de l’intention selon Chang (2008) Nom des Énoncés variables INT1 J’essaierai de choisir un Spa comme celui ci dans le futur INT2 Je ferai un effort pour choisir un forfait Spa semblable à celui ci dans le futur INT3 J’ai l’intention de choisir un forfait Spa comme celui ci dans le futur 2.2.4.5.6 Mesure de l’évaluation individuelle en tant que touriste durable Dans la phase qualitative de cette étude, nous demandions aux participants de se donner une note d’autoévaluation quant à leur comportement de touriste durable. Gupta et Ogden (2009) ont utilisé une approche binaire pour séparer les acheteurs verts des acheteurs non verts au travers d’une question. Cette manière de procéder est retenue dans notre étude pour distinguer les touristes durables des touristes non durables. Ainsi, une question est posée : « Diriez-vous qu’en choisissant un forfait touristique, vous considérez le développement durable dans votre achat ? Autrement dit, vous sentez vous touriste durable ? » sur une échelle de Likert en 7 points allant de « Absolument pas » à « Totalement ». Les réponses 1 et 2 représente les touristes non durables (encodé 0) et les réponses 7 et 6 les touristes durables (encodé 1). Les autres réponses ne sont pas prises en considération.
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    53 2.2.5 PRÉ-TEST ET CONTRÔLE DES MANIPULATIONS 2.2.5.1 Pré-test 1 Le premier pré-test effectué avait pour but d’évaluer trois points :1) la compréhension des questions, 2) si les répondants préféraient une échelle en 7 ou 9 points et 3) si les 5 scénarios étaient assez différents les uns des autres. Au total, 9 personnes ont participé. Au sujet de la compréhension des questions, aucun des participants n’a manifesté de difficultés de compréhension à l’exception des antonymes des questions mesurant l’intention. Nous avons remplacé « une erreur-un avantage » par « un désavantage-un avantage » et « une bétise-bien » par « pas bien-bien » car cela leur convenait mieux. En ce qui concerne les échelles de mesure, aucun participant ne souhaite répondre sur 9 points. L’échelle en 7 points est largement appréciée. Mais quelques uns (3 participants) ont évoqué leur préférence pour les échelles en 5 points. Une échelle en 5 points est cependant plus difficile à appliquer dans notre étude car sa précision est moindre. Ainsi, pour le pré-test 2 et le questionnaire final, l’échelle en 7 points est adoptée. Les scénarios sont pour les participants assez différents. Ils sont donc gardés pour la suite de l’étude.
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    54 2.2.5.2 Pré-test 2 Le second pré-test de cette étude avait pour but de contrôler les manipulations de manière à s’assurer avant l’étude finale que les items mesurent bien le construit auquel ils sont attribués. 42 personnes ont participé volontairement à l’étude du pré-test 2. Le recrutement s’est fait par Facebook et Twitter en demandant de fournir le courriel pour un envoie du questionnaire de manière privée. À la vue du nombre de répondant, chaque variable a été analysée indépendamment des autres. En effet, il est nécessaire d’avoir au moins 10 personnes par construit pour avoir des résultats satisfaisants (Cadieux et Levesque, 2008). Ainsi, certains Items ont été enlevé pour offrir au modèle une meilleure corrélation des items. Les Items enlevés sont : RESENV1, PART1, PERF6, FIN1, SECU1, PSY5, SOC3, SOC4 et SOC5. Les résultats et tableaux des ACP sont disponibles dans l’annexe III.
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    55 CHAPITRE 3 : RESULTATS SOUS LA FORME D’ARTICLES Ce chapitre présente les résultats de la recherche sous la forme d’articles scientifiques. Au total, cette recherche aura été soumise à 2 revues scientifiques et fera l’objet d’une communication en anglais à Global Marketing Conference 2010 (Tokyo, Japon). Le premier article, rédigé en anglais, porte le nom de « Are the Consumers Ready for the Sustainable Tourism? An Exploratory Study on Values and Perceived Risks » et a été soumis à « International Journal of Sustainable Development ». Le second article, rédigé en français, se nomme « Comment convaincre les consommateurs d’adopter le tourisme durable ? Une première réponse par l’étude des valeurs et risques percus -Le cas du Spa Eastman- » et a été soumis à la « Revue française du marketing ». Des résultats plus détaillés sur les groupes de discussions de l’article 1 sont présentés en annexe IV et les traitements statistiques de l’article 2 en annexes V, VI, VII, VIII, IX.
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    56 3.1 COMMUNICATION ÀGLOBAL MARKETING CONFERENCE PRÉSENTATION DE LA CONFERENCE : GLOBAL MARKETING CONFERENCE 2010 TOKYO, JAPAN Global Marketing est une conférence organisée par « Korean Academy of Marketing Science », la plus grosse académie de marketing asiatique (création en 1998). Le thème de la conférence en 2010 est « Marketing in a turbulent environment ». Le but est de mettre l’emphase sur la reconnaissance, l’appréciation et la compréhension des significations du marketing dans le monde dynamique actuel. La communication soumissionnée répond à ce thème pour son apport sur le tourisme durable, domaine touristique encore mal connu et peu exploité mais dont l’environnement global pousse à une intégration dans les actions marketing touristique. En 2010, la conférence Global Marketing se déroulera à Tokyo (Japon) du 9 au 12 septembre. La communication est en anglais et s’intitule « Are the Consumers Ready for the Sustainable Tourism? An Exploratory Study on Values and Perceived Risks ». Lien internet de la conférence : http://www.kamsconference.org/ Date de dépôt de la communication: 14 Avril 2010. (annexe X pour le courriel de confirmation). La communication a été acceptée par la conférence.
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    57 COMMUNICATION Are consumers ready for sustainable tourism ? An exploratory study on perceived values and risks MÉLANIE BRIEU, FABIEN DURIF AND JEAN ROY* Purpose. Although tourism, world industry leader, generates positive repercussions for the global economic, educational and leisure sectors, it nonetheless represents a source of disruption for local natural and cultural heritage worldwide. Given increasing social and environmental awareness by sector stakeholders, a new form of tourism known as sustainable tourism (ST) has gradually begun to take shape. Sustainable tourism is designed to satisfy the new expectations of ever growing numbers of consumers who increasingly make allowance for ethics-based values in daily purchases and tourism-related services. Despite a certain rise in popularity, sustainable tourism remains, at least for the moment, an alternative practice and academic knowledge of the phenomenon is sparse at best. Few articles focus on consumers and the specifics of their behaviour in relation to sustainable tourism. The purpose of this exploratory article is to better understand the perceived values and risks which consumers associate with sustainable tourism, the aim being to identify the factors which either motivate or demotivate consumers during the purchase decision process relating to sustainable tourism supply options. Design. We assembled focus groups and used a means-end chain technique to explore the links consumers establish between the various attributes of sustainable tourism. Using this technique, we also investigated the perceived values and risks of this burgeoning form of tourism.
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    58 Findings. An originalapplication of the means-end chain technique made it possible to identify the impact on the consumer’s decision-making process of two perceived values of essentially psychological and social import, namely: 1) Personal satisfaction (through enhanced self-esteem and added value); and, 2) Positive image of the organization ( through a gain in credibility and differentiation). The technique also identified two major perceived risks, namely: 1) Financial risk (by questioning the level of transparency with respect to pricing and genuine organization intentions; and, 2) Functional risk (by questioning hygiene and standardization of the sustainability aspect of sustainable tourism. Keywords: Sustainable tourism, perceived risks, means-end chain, behaviour consumption, qualitative study.
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    59 3.2 ARTICLE 1 PRÉSENTATION DE LA REVUE : INTERNATIONAL JOURNAL OF SUSTAINABLE DEVELOPMENT L’international Journal of Sustainable Development publie des travaux scientifiques à caractère pluridisciplinaire. Son action porte essentiellement sur les questions de durabilité avec pour but d’apporter des communications efficaces. L’objectif est d’établir d’une manière internationale, un canal de communication entre les gouvernements, les institutions de recherches universitaires et les professionnels. La revue couvre plusieurs domaines d’études dont l’environnement et le développement durable, les aspects sociaux et économique de la durabilité ou encore les ressources économiques, sociales et naturelles. Cette revue fait partie du groupe InderScience Publishers (www.inderscience.com). L’article 1 soumissionné répond aux objectif de cette revue car nous apportons des connaissances tant sur l’aspect économique, social et naturel de la durabilité au travers du tourisme durable. De plus, cet article permettra aux professionnels de mieux comprendre leurs clients et de faire avancer la recherche universitaire. L’article est en anglais et s’intitule « Are the Consumers Ready for the Sustainable Tourism? An Exploratory Study on Values and Perceived Risks ». Deux documents distincts sont demandés par la revue afin d’assurer une meilleure transparence lors de l’évaluation. Ainsi, un premier document (fichier 1) mentionne le titre de l’article ainsi que les noms des auteurs et le second (fichier 2) expose l’ensemble de l’article sans les noms. Lien internet de la revue : http://www.inderscience.com/browse/index.php?journalID=25 Date de dépôt de l’article : 12 Aout 2010 (annexe XI pour le courriel de confirmation)
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    60 FICHIER 1. PRÉSENTATION DES AUTEURS Are the Consumers Ready for the Sustainable Tourism? An Exploratory Study on Values and Perceived Risks *Mélanie Brieu, student Sherbrooke University 6585 Rue Clark - Montreal (Quebec) H2S 3E8 CANADA Email: melanie.brieu@gmail.com **Fabien Durif, Ph.D., Assistant Professor University of Sherbrooke Faculty of Administration – Department of Marketing 2500 boulevard de l'Université, Bureau K1-4315 - Sherbrooke (Quebec) J1K 2R1 CANADA Tel.: 819 821-8000 ext. 62316 Email : Fabien.Durif@USherbrooke.ca ***Jean Roy (Ph.D.), Associate Professor University of Sherbrooke Faculty of Administration – Department of Marketing 2500 boulevard de l'Université, Bureau K1-4315 - Sherbrooke (Quebec) J1K 2R1 CANADA Tel.: 819 821-8000 ext. 62357 Email : Jean.Roy@USherbrooke.ca
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    61 BIOGRAPHICAL NOTES *Mélanie Brieuis a M.Sc student in marketing. **Fabien Durif is an assistant professor of marketing at the Faculty of Business at University of Sherbrooke in Canada. He received his Ph.D in business wiht Honours from the Ph.D. joint program (McGill University, Concordia University, HEC Montreal, University of Quebec at Montreal) in 2008. His research focuses on ethical governance and business ethics in marketing from a constructivist perspective using qualitative research. He is recipient of the Teaching and Administration Fellowship Program for Quebec Universities from the Ministry of Research and Teaching of Quebec (Canada) (2008-2013). He was awarded the 2008 American Marketing Association Best Paper. His researches were published in international journals (Journal of Relationship Marketing, Innovative Marketing, Journal Banks & Bank Systems, Gestion, Revue Française de Gestion, Organisations & Territoires) and conferences (American Marketing Association, European Marketing Academy, Association Française du Marketing, Global Marketing Conference, International Nonprofit and Social Marketing, The European Institute of Retailing and Services Studies, International Colloquium in Relationship Marketing, Administrative Sciences Association of Canada). He is the founder of the Observatory on Consumer Ethics. Fabien Durif can be contacted at: Fabien.Durif@USherbrooke.ca. ***Jean Roy is an associate professor of marketing at the Faculty of Business at University of Sherbrooke in Canada. He earned is Ph.D. in Marketing in 2007 from ESSEC Business School. Prior to receiving is doctorate, he worked as a sales and marketing director and collaborated with companies such as Bombardier, General Electric and Campbell’s. His research has resulted in published articles in journals and international conferences (Academy of Management, Administratives Sciences Association of Canada, Advances in Consumer Research, Association
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    62 Française du Marketing,European Marketing Academy, International Association for Business and Society, International NonProfit and Social Marketing, Organisations & Territoires). During the past years, he has teached marketing in different countries (Algeria, Brazil, Guadeloupe, Lebanon, Morocco and Tunisia) and for the Business Development Bank of Canada. Jean Roy can be contacted at: Jean.Roy@USherbrooke.ca. abstract The purpose of this article is to provide a better understanding of the perceived values and risks associated to sustainable tourism by consumers, the aim being to identify the factors which either motivate or demotivate consumers during the purchase decision process relating to sustainable tourism supply options. An original application of the means-end chain technique made it possible to identify the impact on the consumer’s decision-making process of two perceived values of essentially psychological and social import, namely: 1) Personal satisfaction (through enhanced self-esteem and added value); and, 2) Positive image of the organization ( through a gain in credibility and differentiation). The technique also identified two major perceived risks, namely: 1) Financial risk (by questioning the level of transparency with respect to pricing and genuine organization intentions; and, 2) Functional risk (by questioning hygiene and standardization of the sustainability aspect of sustainable tourism. Keywords: Sustainable tourism, perceived risks, means-end chain, behaviour consumption, qualitative study.
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    63 FICHIER 2. PRÉSENTATION DE L’ARTICLE Are the Consumers Ready for the Sustainable Tourism? An Exploratory Study on Values and Perceived Risks abstract The purpose of this article is to provide a better understanding of the perceived values and risks associated to sustainable tourism by consumers, the aim being to identify the factors which either motivate or demotivate consumers during the purchase decision process relating to sustainable tourism supply options. An original application of the means-end chain technique made it possible to identify the impact on the consumer’s decision-making process of two perceived values of essentially psychological and social import, namely: 1) Personal satisfaction (through enhanced self-esteem and added value); and, 2) Positive image of the organization ( through a gain in credibility and differentiation). The technique also identified two major perceived risks, namely: 1) Financial risk (by questioning the level of transparency with respect to pricing and genuine organization intentions; and, 2) Functional risk (by questioning hygiene and standardization of the sustainability aspect of sustainable tourism. Keywords: Sustainable tourism, perceived risks, means-end chain, behaviour consumption, qualitative study. INTRODUCTION Tourism is the leading industry in the world with: (i) revenues in excess of US$944 billion in 2008 (World Tourism Organisation –UNWT0 2009); (ii) 17% of the world’s active population dependent upon tourism-related activities (Trunfio, Petruzzellis and Nigro, 2006); and, (iii) the
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    64 ever growing annualnumber of travellers expected to rise from 907 million in 2007 to 1.56 billion or more by 2020 (UNWTO 2009).This latter figure represents over 20% of the world’s population. Although tourism generates positive repercussions for the global economic, educational and leisure sectors (Uriely, Reichel, and Shani, 2006; Duvall, 2002), it represents a source of disruption for local natural and cultural heritage worldwide (Park and Honey, 1999), resulting in: erosion, physical and noise pollution, built-up coastlines, deterioration of coral reefs, water pollution, increased volumes of waste, alteration or destruction of resources, deforestation, air pollution, exploitation of local peoples, and threats to customs and traditions (Karatzoglou and Spilanis, 2010; Trunfio, Petruzzellis and Nigro, 2006; Somerville, 2004; Lau and al., 2001). Given increasing social and environmental awareness by a growing number of sector stakeholders (Laliberté, 2009), a new form of tourism known as sustainable tourism has begun to take shape. Sustainable tourism ‘makes optimal use of environmental resources, respects the socio-cultural authenticity of host communities, and provides socio-economic benefits to all stakeholders’ (UNWTO 2004). Sustainable tourism is designed to satisfy the new expectations of ever growing numbers of consumers who increasingly make allowance for ethics-based values in daily purchases and tourism-related services (François-Lecompte and Valette- Florence, 2006). Indeed, the economic, social and environmental attributes of sustainable development today exert an ever more determining influence on the tourism destination purchase decision process (Miller 2003), given growing consumer attention to the social benefits (Freestone and Goldrick, 2007) and environmental impact (Priskin, 2009) of their purchases. Based on the latest data from ‘The Ethical Consumerism Report’ (2008, 2007), the level of ethical tourism consumption is continuing to grow. Several key statistics speak volumes about this phenomenon: (i) 70% of international consumers voluntarily chose a low impact means of
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    65 transport; (ii) 93%of those who did not were contemplating or might contemplate doing so in the future (Priskin, 2009) ; (iii) 34% of consumers sought out hotels respectful of the environment and 28% were prepared to pay 10% more to stay in properties of the like; (iv) 72% of French nationals were prepared to take part in a sustainable tourism activity (Prim-Allaz and François-Lecompte, 2009). Accordingly, a growing number of consumers were attaching increased importance to sustainable tourism criteria in their quest to benefit from new tourism experiences (Weeden, 2009; Goodwin and Francis, 2003). However, statistics also brought to light the following: (i) Although 71% of consumers acknowledged being aware of various negative consequences of mass tourism, the majority were not aware of their individual impact on sites of natural interest visited (Hillery and al., 2001); (ii) the level of commitment to sustainable trends in tourism varied based on the type of traveller. ‘Free, independent travellers’ tended to be more conscious of a destination’s environment and socio-cultural development than ‘all-inclusive group travellers’ (Swarbrooke and Horner, 2007). Despite the current popularity of the sustainable tourism concept and the creation of a sector- specific publication in 1993, namely the Journal of Sustainable Tourism, the level of scientific knowledge of the field remains unsubstantial and sustainable tourism needs to be conceptualized in a more comprehensive manner (Lu and Nepal, 2009; Lansing and De Vries, 2007). As Prim-Allaz and François-Lecompte (2009 pp.2) underscore: ‘In academia, the literature focuses essentially on case studies entailing application of the principles of sustainable tourism, thereby concentrating on the market supply aspect’. Few studies focus on consumers and specific consumer behaviour in relation to sustainable tourism supply options. However, as for the majority of so-called ethical goods and services, there subsists an important gap between the growing rise in pro-sustainability attitudes on behalf of consumers and their actual purchasing behaviour with respect to these specific goods and services (Gupta and Ogden, 2009) which are characterized by a certain level of risk and uncertainty (Chen, 2001). Thus, as
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    66 in the caseof recent research into green products (e.g., Durif and al., 2009), it may well be that this gap is linked to consumer-perceived risks given that perceived risks generally stem from uncertainty about the potentially negative consequences associated with a choice (Laforêt, 2008). Given that perceived consumer values and risks strongly impact the purchase decision process (Solomon and al., 2004), it would appear relevant to analyse purchase decisions regarding the viability of sustainable tourism (Richins, 2009). We assume that there exists a difference between buyers and non-buyers regarding their beliefs as to the consequences, perceived risks and perceived values of sustainable tourism. Hence, in this exploratory article, we seek to achieve a better understanding of the perceived values and risks which consumers associate with sustainable tourism, the aim being to identify the factors which either motivate or demotivate consumers during the purchase decision process in relation to a given sustainable tourism destination. To achieve our objective, we organized two focus groups and applied the means-end chain (MEC) technique to proceedings. This approach, generally used to develop a better understanding of the factors influencing consumer choices or decision-making behaviour, makes it possible to comprehend why consumers link the attributes of goods or services to the specific functional and psychosocial consequences of the use of such goods or services (Kaciak and Cullen, 2006). Rather than focusing our analysis on personal consumer values, we chose to employ the concept of perceived values to understand consumer reactions to a given sustainable tourism destination. We begin by presenting the key concepts of our study (i.e. sustainable tourism, perceived values and risks). We then outline and explain the means-end chain technique used for the purposes of our study. Lastly, study findings are presented and discussed in the conclusion.
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    67 BACKGROUND The concept ofsustainable tourism is defined, interpreted and implemented in different ways by different players–consumers, sector stakeholders and academics. ‘It is envisaged as leading to the management of all resources in such a way that economic, social and aesthetic needs can be fulfilled while maintaining cultural integrity, essential ecological processes, biological diversity and life support systems’ (Lu and Nepal, 2009 p.6). It is therefore important, at the outset, to understand ST terminology, definitions, developments and limits. Next, we present the two key concepts, namely perceived values and perceived risks which we subsequently analyse in the body of the study to obtain an enhanced understanding of behaviours with regard to sustainable tourism. - what is sustainable tourism? subject-specific debate and controversy Firstly, it is important to note the use in both sector-specific literature and business practices of terminology associated with the concept, such as ‘ecotourism’ (Weaver, 2001; Uriely, Reichel and Shani, 2006), ‘community tourism’, ‘equitable tourism’ and ‘geotourism’ (Tourtellot, 2009). Secondly, sustainable tourism in often equated with ecotourism despite the latter focusing on just two of the three pillars of sustainable development—environment and economics— (Uriely, Reichel and Shani, 2006), and despite ecotourism representing a meagre 4% of aggregate sustainable tourism activities (Frangialli, 2009, Former Secretary General of WTO). Thirdly, Lu and Nepal (2009) substantiated that the concept of sustainable tourism was fundamentally misguided and many questions have been raised about its vagueness. The boundaries of sustainable tourism are complex and vague for a large number of players in scientific, managerial and political circles. The concept of sustainable tourism was defined for the first time in the 1990s by UNWTO (1998 p. 21) ‘as meeting the needs of present tourists and host regions while protecting and
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    68 enhancing opportunities forthe future.’ Lansing and De Vries (2007) subsequently expanded on the WTO definition by developing elements linked to each constituent pillar or aspect: (1) Environmental aspect: Sustainable tourism counters visual damage, as well as water, air and soil pollution while helping to reduce the greenhouse gas effect. Tourism alone indeed accounts for about 5% of increases in greenhouse gas emissions (transport, hotel air conditioning systems, etc.); (2) Economic aspect: Sustainable tourism makes it possible to counter what is referred to as ‘leakage’‘by taking action to ensure that the majority of tourist revenues are returned to the host populations by fostering the purchase of local products rather than goods and services imported from abroad, or privileging establishments and services owned by or largely associated with locals’ (Prim-Allaz and Lecompte 2009 p. 5); (3) Social aspect: Initiatives are put into place to counter land speculation, make a social difference (e.g. fight poverty), temper price differences linked to fluctuations in tourism traffic, and provide for harmonious intercultural relations as tourists cause changes in lifestyle, traditions and customs of local peoples (Lansing and De Vries, 2007). Albeit this conceptualization of sustainable tourism is the one most widely used at present, it does present some limits or restrictions as Lu and Nepal (2009 p. 12) point up with regard to the dominant definition of sustainable tourism: ‘Sustainable tourism focuses on minimizing environmental and cultural impact, optimizing visitor satisfaction and maximizing long term economic growth for the region where tourism is developed.’ The latter definition has been criticized as being overly tourism-centric and parochial in terms of scope, scale and sectoral context. It would therefore appear important to analyse the concept of sustainable tourism based on a more restricted, more realistic scale, and thereby expand our overall knowledge of the concept.
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    69 - perceived valuesand risks Perceived values. Different from the concept of personal values which are the central goals linking all aspects of individual behaviour (Watkins, 2007), perceived values can be analysed in marketing from the standpoint of the value of an exchange or use value (Aurier and al., 2004; Snoj, Pisnik and Mumel, 2004): (i) The value of an exchange or aggregate value is calculated by comparing the benefits obtained with the overall sacrifices made with respect to a given product (Snoj, Pisnik and Mumel, 2004 ; Zeithaml, 1988). The benefits represent the advantages as perceived by consumers and the sacrifices, the monetary or non-monetary costs (pricing of services) as perceived by consumers (costs such as time relating to services) at the time of purchase (Simovà, 2009; Cronin, Brady and Hult, 2000). Sacrifices negatively impact the perceived value of products and include all the efforts, risks and insecurity associated with the acquisition and use of a given product (Snoj, Pisnik and Mumel, 2004); (ii) Use or analytical value refers to the transformation of the exchange/product consumption process by the individual involved into a set of net benefits (Zeithaml, 1988). This concept relates to consumption experiences and is defined as a ‘relative preference (comparative, personal and situational) characterizing the experience of an individual’s interaction with an object’ (Simova, 2009). Two criteria are central: intrinsic/ extrinsic nature and focus on self/others (Aurier, Evrad and N’Goala, 2004). Accordingly, consumers do not assign value to goods and services which do not respond effectively to their needs in this regard. Perceived risks The concept of perceived risk is determinant because consumers perceive risk in virtually all purchase decisions (Durif and al., 2009). Bauer (1960), the first to address this concept, defines risks based on two aspects: (i) Uncertainty represents something about which the consumer is
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    70 not certain. Inthe case of a product (price, technical specifications, etc.) or a situation, uncertainty will be fairly important and will impact consumer choice; (ii) Consequence is identified through five types of losses: financial loss, performance loss, physical loss, psychological loss and social loss (Aqueveque, 2006). A number of authors (e.g. Solomon, Tissier-Desbordes and Heilbrunn, 2004; Snoj, Pisnik and Mumel, 2004; Stone and Mason, 1995; Peter and Ryan, 1986; Bearden and Mason, 1978) subsequently developed a multidimensional approach to the concept of perceived risk based on 5 factors: (1) Performance: Risk that a product not work, not work properly or not work in the manner in which the consumer would like it to work; (2) Financial: Risk of losing money with the new product or risk of investing more money than one can expect to receive in return; (3) Physical: Risk that the consumer injure him/herself or others through use of the product; (4) Psychological: Risk of choosing a bad product which could have a negative impact on the consumer’s ego; (5) Social: Risk of choosing a product impacting consumer status with respect to friends, family and/or colleagues. Perceived risk therefore equates to the subjective anticipation by the consumer of possible losses upon evaluating all alternative choices (Aqueveque, 2006). Perceived risk relates to the probability that actual results will differ from anticipated results (Ward and al 2009). METHODOLOGICAL PROCESS For the purposes of understanding and identifying the perceived values and risks which consumers associate with sustainable tourism, the means-end chain technique—based on the Theory of Reasonable Action—was employed with two focus groups.
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    71 - Means-end ChainTechnique The means-end chain (MEC), developed by Gutman en 1982, is a qualitative method based on structured interviews (McDonald, Thyne and McMorland, 2007). “It is a model that seeks to explain how a product or service selection facilitates the achievement of desired end states.” (Gutman, 1982, pp 60) This technique, and the methodology associated with it, makes it possible to understand how a consumer links the attributes of a product or service with specific use-based consequences and deep-seated personal motivations. It postulates that very specific product attributes are linked to increasing levels of abstraction. Research relating to MEC has been quite extensive with applications in various sectors. For example, this technique has been used in previous studies to understand the factors influencing the purchase of green products (Durif and al., 2009), choice of residence (Lundgren and Lic, 2010) and online purchases (Koo, Kim and Sang, 2007). The means-end chain technique can be applied based on one or other of two methods: (i) Ladder method: This method seeks to define whether the category present in one of the ladders occurs a sufficient number of times to merit consideration; and, (ii) Summary Implication Matrix (SIM) method: This method seeks to represent the number of times that categories occur (Kaciak and Cullen, 2006). In the case of our study, the MEC technique was deemed appropriate for the following reasons: (i) It has been previously used in a relevant manner in other studies linked to the tourism sector (e.g. Weeden, 2009; Wang, 2008; McDonald, Thyne and McMorland, 2007; Watkins, 2007; Klenosky, Gender and Mulvey, 1993); (ii) It makes it possible to link sustainable tourism attributes to the consequences they have on the motivation to purchase this type of service based on the various perceived risks. In fact, employing MEC, it is possible to position products by associating their physical aspects and their attributes (means) in such a manner as to seek out the desired consumer result/state (Klenosky, Gender and Mulvey, 1993).
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    72 - Data collectionand analysis Two focus groups comprising 10 persons each were organized in a typical Canadian city in a venue dedicated specifically for the purposes of this method (one-way mirror, presence of two analysts). The groups comprised tertiary sector employees and university students between 25 and 50 years of age. A four-section guide consistent with the principles of the MEC technique was used. Qualitative data was analysed by theme for the content analysis part; we then used the Summary Implication Matrix method to produce the perceptual charts of personal values and perceived risks in relation to sustainable tourism. RESULTS The consumers involved in our study had, for the most part, heard little tell of sustainable tourism (e.g. ‘I think I’ve heard of it, but it’s vague’; ‘I’ve heard the term used but I’m not really sure what sustainable tourism actually is’). However, they associated sustainable tourism with ‘respect for nature and fellow human beings’ (1 out of 2 consumers). For these individuals, sustainable tourism was, first and foremost, about tourism activities which respected and safeguarded the environment (e.g. ‘A development strategy which respects nature and the environment’; ‘Reuse as much as possible of materials and infrastructure’; ‘It is everything which impacts the environment less’) and which had a social vocation (e.g. ‘Buy local; ‘Local tourism’). Using the MEC technique, we present in this section an overview of the perceived values and risks most frequently associated with sustainable tourism.
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    73 - Main PerceivedValues Associated With Sustainable Tourism Insert Figure 1 about here The perceived values associated with sustainable tourism by the consumers who took part in this study were mainly linked to the personal satisfaction of the individuals in question and then to the positive image conveyed by the organization providing the sustainable tourism activity, hence essentially perceived values of social and psychological import (Refer to Figure 1). Indeed, it is first important to note that, for all consumers combined, sustainable tourism resulted in enhanced personal satisfaction linked first of all to self-esteem (i.e. wellbeing, acknowledgement of others, pride) and secondly to the impression of taking part in tourism activities from which one derived a certain added value (i.e. winning formula, superior quality, added extra). Following are comments representative of the foregoing: (i) pride (e.g. ‘I, personally, would have the satisfaction of doing my part for nature, the satisfaction of being eco-minded’; ‘A trip generally results in abundant consumption so I would be proud to say that I had done things differently’; ‘I am proud of myself when I do things this way’); (ii) sensation of wellbeing (e.g. ‘When I think of sustainable development, I have an increased sense of wellbeing. Also, I think it contributes to our overall sense of satisfaction and wellbeing’); (iii) added extra (‘We are purchasing an added extra, an eco-extra’); (iv) superior quality (‘Organizers are more detail-oriented’; ‘They are going to take better care of me’). In the minds of consumers, sustainable tourism was also linked to a positive image of more credible tourism activities, activities different from mass tourism activities (e.g. ‘In my mind, the fact that they are into recycling makes them more credible’).
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    74 - Main PerceivedRisks Associated With Sustainable Tourism Insert Figure 2 about here Our focus group analysis identified two perceived risks associated with sustainable tourism (Refer to Figure 2), namely financial risk and functional risk. In the matter of financial risk, deemed the most serious of the two, there are two important factors to bear in mind. Firstly, the majority of consumers were of the opinion that the sustainability aspect did not necessarily justify a higher pricing strategy, substantiating the impression that pricing associated with sustainable tourism was generally higher (e.g. ‘If it costs more, sustainability will not be a determining factor’). Secondly, they doubted the true convictions of sustainable tourism organizations, leading to the impression that higher prices were not warranted. Indeed, the majority questioned the genuineness of the commitment by sustainable tourism organizations (e.g. ‘When something looks really good at first sight, it always breeds a little doubt in the back of one’s mind.’), while others suspected operator cost savings (e.g. ‘Behind it all, one always suspects cost savings for operators. (...) Composting is a commendable initiative but when [the merits of sustainability appear on] towels, it makes you wonder. (…) Are you really green or just trying to save a few bucks? (…) It depends on the individual items.’). Regarding functional risk, two factors emerged. Firstly, the issue of hygiene (e.g. ‘I am not certain that eco-products do as good a job of cleaning water as standard products’; ‘They are not safe’). Secondly, the issue of standardization of sustainable tourism activities. Indeed, consumers appeared concerned over the reliability of standards guaranteeing the sustainable aspect of tourism activities (e.g. ‘It’s easy to affix a logo to something’; ‘It’s not necessarily trustworthy’). For some, certification would have a positive impact if and only if coordinated by a neutral government organization (e.g. ‘Personally, it would have to be a world organization
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    75 doing the certificationand then I would feel confident’; ‘If it’s official, yes, like ISO certification’; ‘If it’s recognized by a third party, a neutral party with no commercial interest in the businesses in question’). Also, consumers perceived the risk of sustainable tourism as higher in foreign countries (e.g. ‘Outside the country, I don’t think everyone has the same definition of sustainable development. We don’t have the same standards, so I don’t think we could expect the same thing.’; ‘I would have to read testimonials by people who had been there before. It would need to be well detailed on TripAdviser… what it is that they do exactly. ’). DISCUSSION AND CONCLUSION The purpose of this exploratory article is to better understand the perceived values and risks which consumers associate with sustainable tourism, the aim being to identify the factors which either motivate or demotivate consumers during the purchase decision process relating to sustainable tourism supply options. An original application of the means-end chain technique made it possible to identify two perceived values of essentially psychological and social import, namely: 1) Personal satisfaction: self-esteem and added value); and, 2) Positive image of the organization: credibility and differentiation. The technique also made it possible to identify two major perceived risks, namely: 1) Financial risk: transparency with respect to pricing and the genuine intentions of sectoral organizations; and, 2) Functional risk: hygiene and standardization of the sustainability aspect of sustainable tourism. The findings of this exploratory article are relevant from the theoretical point of view and therefore with respect to the enhanced knowledge and understanding of the concept of sustainable tourism the frontiers of which remain vague and fraught with contradiction. Accordingly, our study of the perceived values and risks associated with sustainable tourism represents a first step towards achieving a better understanding of the different criteria relating to the various steps in the consumer decision process in the tourism sector. This study identifies
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    76 the determining personaland social factors (personal values: personal satisfaction) and external variables (personal values: positive image of organization), as well as the physical and financial perceived risks which would appear to play a major role in the decision to purchase sustainable tourism services (Swarbrooke and Horner, 2007). The findings of this exploratory study also feed current debate on the two competing visions of sustainable tourism: the vision based on ‘sound ethics’ and the vision tending to brand sustainable tourism as a ‘marketing ploy’ (Lansing and De Vries, 2007). Indeed, the values linked to sustainable tourism identified in this study include personal satisfaction and positive image of the sectoral organization , as well as the perceived financial and functional risks linked to the lack of trust in organizations practising sustainable tourism and the issue certification (justification for higher pricing). All of the former combine to leave the door open to marketing schemes designed to take advantage of a new trend in consumption by consumers eager for a certain degree of social recognition . Our findings are also consistent with those of recent studies which analysed the reasons for the consumption of green products. In this regard, the self-esteem factor emerged with relative frequency. For example, Majumbar and Zhang (2009) demonstrated that one major reason why people became 'green' was to signal environmental goodness. Their satisfaction stemmed from the fact that other people considered a green consumer to be a ‘good’ person. Findings in the study by Durif et al. (2009) also substantiated the perception that the purchase of green products exerted a positive image on respondents, generating feelings of doing one’s part, following the trend, appearing to be good person, and helping to preserve the environment. Findings of this exploratory article are generally relevant from the managerial standpoint in relation to this rapidly expanding field of endeavour. Indeed, the identification of two major sources of motivation–personal satisfaction and positive image of the organization (perceived values), and two major sources of demotivation–financial and functional (perceived risks)
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    77 proved to befactors of influence which allowed us to better grasp the emerging sustainable tourism market and develop sustainable tourism packages more in keeping with consumer needs. Sustainable tourism is continuing to grow by leaps and bounds and the majority of travel guide publishers have introduced specific sustainable tourism guides into the marketplace: ‘Guide du Routard Tourisme durable’, ‘Petit Futé Tourisme solidaire’, ‘Petit Futé Guide de l’Écotourisme’, etc. It is necessary to understand that sustainable tourism involves all traditional mass tourism stakeholders. as well as new sustainable tourism players (tours operators, travel wholesalers, hotel and restaurant professionals, managers of natural spaces, ski centre operators, local communities, etc.). Sustainable tourism is indeed becoming a sector of increasing economic and social importance. Already at present, sustainable tourism is no longer a specific tourism product, rather a goal to be achieved as a result of changes in consumption behaviour (Lu and Nepal, 2010). The aim is to transform the traveller from passive visitor to active player poised to adopt socially responsible behaviour. As Lu and Nepal (2010) pointed up, for the concept of sustainable tourism to become solidly entrenched, there must be useful, reliable and comprehensible sustainability indicators (SIs) available to evaluate visitor impact. The development of these tools requires further research from the dual standpoint of supply and demand. Thus at the managerial level, one must ask oneself, “Who is the sustainable tourist?” To date, few studies have been conducted on the subject. What is known is that the sustainable tourist is generally more educated, has a higher level of discretionary income, and is more focused on learning (Prim-Allaz and François-Lecompte, 2009). The sustainable tourist is also a curious, frequent traveller who quests for new experiences. He or she is interested in culture, the outdoors and sport (Laliberté, 2009). The findings of our qualitative exploratory study lead us to believe that there exist several levels of socially responsible tourism behaviour. Although none would appear to fly in the face of sustainable tourism, the positive values and negative
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    78 perceived risks associatedwith sustainable tourism point up the existence of barriers to the practice of sustainable tourism on a broader scale. To analyse consumer behaviour with respect to sustainable tourism in greater depth, it would be relevant to pursue research into the perceived risks and values which consumers associate with this new trend in tourism. The application of the MEC technique in this exploratory study proved of demonstrated usefulness. It would be interesting to increase the size of the study sample to between 40 and 45 persons (Wang, 2008; Watkins, 2007). Also, the findings of our exploratory study point up the importance of the matter of sustainable tourism certification. One of the answers frequently proffered by businesses in an attempt to explain consumer reticence was certification which can take various forms, including sustainable tourism logos. These logos are added to certify compliance with environmental and sustainability standards established by responsible organizations. The problem at present lies in the fact that the proliferation of these logos is giving rise to even greater consumer doubt and mistrust. Our study pointed up that consumers would trust certification if and only if coordinated by independent government organizations. It would appear important to examine this issue in greater detail with consumers, perhaps by means of the conduct of a case study of businesses providing certified sustainable tourism services.
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    79 REFERENCES Aqueveque, C. (2006)‘Extrinsic cues and perceived risk : the influence of consumption situation’, Journal of Consumer Marketing, Vol. 23, No. 5, pp.237-247. Aurier, P., Evrard, Y., and N’Goala, G. (2004) ‘Comprendre et mesurer la valeur du point de vue du consommateur’, Recherche et Applications en Marketing, Vol. 19, No. 3, pp.1-20. Bearden, W.O., and Mason J.B. (1978) ‘Consumer-perceived risk and attitude toward generically prescribed drugs’, Journal of applied psychology, Vol. 63, No. 6, pp.741-746. Chen, Y.S. (2001) ‘Design for the environment: A quality-based model for green product development’, Management Science, Vol. 47, No. 2, pp.250–263. Cronin, J.J., Brady, M.K., and Hult, T.M. (2000) ‘Assessing the effects of quality, value, and customer satisfaction on consumer behavioural intentions in service environments’, Journal of Retailing, Vol. 76, No. 2, pp.193-218. Durif, F., Roy, J., Dubé, F., and Lebrun, K. (2009) ‘Towards a better understanding of customer’s reluctance to buy green products: An exploratory study on perceived risks’, Paper Presented at the International Non-profit and Social Marketing Conference (INSM), 14-15 July, 2009, Melbourne (Australia), Duvall, T. (2002) ‘Tourists and locals’ Alternatives Journal, Vol. 28, No. 4, pp.37-39. Francois-Lecompte, A., and Valette-Florence, P. (2006) ‘Mieux connaître le consommateur socialement responsable’, Décisions Marketing, Vol. 46, pp.67-102. Frangialli, F. (2009) Former Secretary General of WTO, Intervention during Symposium International de Tourisme Durable, Québec (QC), 2009. Freestone, O.M., and Goldrick, P.J. (2007) ‘Motivations of the ethical consumer’, Journal of Business Ethics, Vol. 79, pp.445-467.
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    84 Figure 1: Perceivedvalues associated with sustainable tourism Figure 2: Perceived risks associated with sustainable tourism
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    85 3.3 ARTICLE 2 PRÉSENTATION DE LA REVUE : REVUE FRANCAISE DE MARKETING La Revue Française de Marketing publie des articles issus du domaine des études et de la stratégie marketing. Il y est recensé des articles présentant des résultats de recherche avec leurs implications théoriques et pratiques, des expériences ou études de cas, ou encore des articles de réflexion et de synthèse sur un problème donné, s'appuyant sur des concepts connus et des exemples concrets. Cette revue appartient aux éditions de l’ADETEM, l’association nationale des professionnels du marketing qui vise à favoriser les échanges entre les praticiens du marketing mais aussi à promouvoir les métiers du marketing. Cet article entre dans les champs de compétence de la Revue Française de Marketing puisqu’il apporte des connaissances aux professionnels du marketing sur un sujet d’actualité (développement durable appliqué au tourisme) et ce, au travers d’une étude de cas. Lien internet de la revue : http://www.adetem.org/index.php?th=155 Date de dépôt de l’article: 19 Aout 2010
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    86 PRÉSENTATION DE L’ARTICLE Comment convaincre les consommateurs d’adopter le tourisme durable ? Une PREMIÈRE Réponse PAR L’étude dES valeurs et risques percus -Le cas du Spa Eastman- How to convince consumers to adopt sustainable tourism? An explanation by values and perceived risks -The case of Spa Eastman Resort- *Mélanie Brieu, étudiante M.Sc marketing Université de Sherbrooke Email: Melanie.Brieu@USherbrooke.ca Fabien Durif (Ph.D.), Professeur adjoint Université de Sherbrooke Faculté d’Administration – Département de Marketing 2500 boulevard de l'Université, Bureau K1-4315 - Sherbrooke (Quebec) J1K 2R1 CANADA Tel.: 1 (819) 821-8000 ext. 62316 Email : Fabien.Durif@USherbrooke.ca Jean Roy (Ph.D.), Professeur agrégé Université de Sherbrooke Faculté d’Administration – Département de Marketing
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    87 2500 boulevard del'Université, Bureau K1-4315 - Sherbrooke (Quebec) J1K 2R1 CANADA Tel.: 1 (819) 821-8000 ext. 62357 Email : Jean.Roy@USherbrooke.ca Isabelle Prim-Allaz (Doctorat), Maître de conférence en Sciences Gestion Université Lyon 2 Faculté de Sciences Economiques et de Gestion CoActiS ISH, 14/16 av Berthelot, 69007 Lyon (France) Tel.: +33 (0) 4 72 72 64 82 Email : isabelle.prim-allaz@univ-lyon2.fr
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    88 Résumé en français: Face au changement climatique mondial et aux sources de nuisances environnementales, économiques, culturelles et sociales liées aux activités touristiques, le tourisme durable se positionne aujourd’hui comme une alternative plus que crédible. Cependant, une problématique majeure persiste : il existe un écart important entre le niveau de préoccupations durables des consommateurs, généralement élevé, et le choix d’activités touristiques durables, habituellement faible. Ce phénomène pourrait s’expliquer en partie par les risques perçus que certains consommateurs attribuent au tourisme durable. Afin de répondre à cette problématique, cet article, à l’aide d’une étude de cas dans le secteur des spas, analysant à la fois l’offre et la demande touristique, tente de comprendre si les valeurs et les risques perçus des consommateurs face au tourisme durable ont un impact sur leurs choix d’activités touristiques dites durables. Les résultats démontrent une importance plus grande du pilier environnemental (par rapport aux piliers économiques et sociaux) aussi bien du point de vue de la demande que de l’offre touristique durable, et nous questionnent sur l’évolution académique et managériale de ce concept en vogue. Mots clés :Tourisme durable, Valeurs, Risques perçus, Étude de cas, Environnement, Spa. Résumé en anglais Due to world climate change and of the sources of environmental, economic, cultural and social nuisances connected to the tourist activities, sustainable tourism is positioned as an alternative increasingly credible. However, a major problem persists: there exists an important gap between the level of sustainable awareness of the consumers, generally raised, and the usually weak sustainable tourist choice of activities. This phenomenon could be partially explained by the perceived risks which certain consumers attribute to the sustainable tourism. To answer this problem, this article, by means of a case study in the sector of spas, analyzes supply and
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    89 demand of sustainabletourism and tries to determine if the value and the perceived risks that consumers associate with sustainable tourism have an impact on their choices of sustainable tourist activities. The results demonstrate a larger importance of the environmental pillar (as compared with the economic and social pillars) as well from the point of view of the demand as of the sustainable tourist offer, and question the academic and manager evolution of this fashionable concept. Keywords: Sustainable tourism, values, Perceived risks, Case study, Environment, Spa.
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    90 Introduction Avec des recettes touristiques internationales atteignant 852 milliards de $US en 2009 (OMT, 2010)15, le tourisme représente aujourd’hui la première industrie mondiale. Un sixième de la population active mondiale dépend de ce secteur (Trunfio et al., 2006) et la croissance continue. En 2007, l’Organisation Mondiale du Tourisme a recensé plus de 907 millions de voyageurs dans le monde et cet organisme porte maintenant son estimation à 1.6 milliards d’ici 2020 (OMT 2010)16. Les dernières statistiques de Tourisme Québec (Le tourisme en chiffres – Édition 2009)17 mettent en évidence que, la destination touristique « Province de Québec » du Canada, représentait en 2007, 0.3% des parts de marché mondiales, aussi bien au point de vue des arrivées que des recettes. Le Québec a accueilli en 2007 plus de 61 705 (000) visiteurs, en provenance essentiellement de la province elle-même (76%) et des États-Unis (8%). Les recettes touristiques ont atteint 10,447 milliards de CAN$18, ce qui représente plus de 2.7% du PIB québécois, et place le tourisme en septième position des produits d’exportation du Québec. Regroupant 29 592 entreprises (services de restaurations : 47,6%; services d’hébergement : 22,7%), quelque 410 900 emplois sont liés aux secteurs associés au tourisme. L’industrie touristique constitue donc un des principaux moteurs du développement économique. Toutefois, face au changement climatique mondial et aux sources de nuisances environnementales (écosystème global), économiques, culturelles et sociales liées aux activités touristiques (ex : émission de gaz à effet de serre, consommation d’espaces naturels, conflits d’usage sur utilisation des territoires, surexploitation des ressources, dégradation du patrimoine 15 http://www.unwto.org/index_f.php 16 http://www.unwto.org/facts/eng/vision.htm 17 http://www.tourisme.gouv.qc.ca/publications/publication.asp?id=186&categorie=50 18 1 euro = 1,34CAN$ en août 2010
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    91 naturel et culturel,bétonnisation des espaces, érosion, pollution, folklorisation des rites et des cultures, etc.) (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009b; Van der Yeught, 2007; Lansing et De Vries, 2006; Guillon, 2004; Hommani, 2004; Beckmann et Christensen, 1999), le Québec, au même titre que d’autres destinations (par exemple, les pays scandinaves, la France, etc.), a mis en place des initiatives pour minimiser les impacts négatifs du tourisme, afin que cette industrie « devienne, durant toute l’année, une source de richesses économique, sociale et culturelle pour toutes les régions du Québec, et ce, dans le respect des principes du développement durable » (Françoise Gauthier, Ministre du tourisme du Québec, Politique touristique du Québec, 2009, p.3). Vers une orientation touristique durable (TD) Selon le rapport sur le « Changement climatique et tourisme – faire face aux défis mondiaux » publié à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement (5 juin 2008) par trois organisations internationales (Programme des Nations Unies pour l’environnement, Organisation Mondiale du Tourisme, Organisation Météorologique Mondiale), les émissions du tourisme représentent entre 3.9 et 6% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les voyages aériens génèrent à eux seuls 40% de toutes les émissions de Co2 imputables au tourisme. Ainsi, les nouvelles réalités sociétales font que le Québec oriente actuellement son industrie touristique vers le développement durable avec trois objectifs : (1) l’objectif économique de porter les recettes de 10.4 milliards de CAN$ en 2007 à 13 milliards de CAN$ en 2010; (2) l’objectif environnemental d’accroître le nombre d’exploitants et de touristes sensibilisés à l’utilisation durable de l’environnement; et (3) l’objectif socioculturel de favoriser une offre touristique développée et exploitée dans le respect des populations locales.
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    92 Selon l’OMT (2004), « Les principes directeurs du développement durable et les pratiques de gestion durable du tourisme sont applicables à toutes les formes de tourisme dans tous les types de destination, y compris au tourisme de masse et aux divers créneaux touristiques. Les principes de durabilité concernent les aspects environnemental, économique et socioculturel du développement du tourisme. Pour garantir sur le long terme la durabilité de ce dernier, il faut parvenir au bon équilibre entre ces trois aspects. ». Aujourd’hui, le TD est donc un phénomène en pleine émergence et en vogue (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009a, b; Caire et Roullet-Caire, 2001). Pourtant, il semble que malgré le fait que le développement durable fasse partie du cadre de la politique générale de Tourisme Québec depuis 2005 et que la durabilité soit acceptée dans le secteur touristique québécois, en pratique les gestes des acteurs touristiques semblent isolés (« Portrait du tourisme durable au Québec en 2009 », Réseau de veille en tourisme, UQÀM) or, ils sont déterminants dans la génération d’une demande durable. D’après Archambault19, « les destinations qui ne se préoccuperont pas du développement durable de leurs attraits seront de moins en moins fréquentées à l’avenir ». Van der Yeught (2007) a démontré qu’une destination touristique peut s’assurer un avantage concurrentiel soutenable en construisant une compétence centrale fondée sur le TD. En effet, de nombreuses études (ex : François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009a, b; Guillon, 2004; Follows et Jobbers, 2000) ont démontré que de plus en plus de consommateurs ont changé leurs comportements de consommation en adoptant des préoccupations durables dans leurs achats. « L’engouement pour un tourisme plus responsable n’est donc pas une mode éphémère: c’est le reflet d’attentes profondes des consommateurs concernés qui manifestent leurs préoccupations 19 Archambault M. (2009) - Le développement durable en tourisme et le contexte économique actuel, un frein ou une occasion à saisir?, Symposium International sur le développement durable du tourisme, Québec, Canada.
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    93 sociales et environnementalesdans leur consommation quotidienne. » (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009b, p.17). Cependant, selon Archambault (2009), le critère du développement durable n’est pris en compte que par seulement 1% des voyageurs lorsque vient le temps de choisir une destination, contre 46% pour le critère prix. Mais, d’après Roullet-Caire et Caire (2003), il ne faut pas analyser le TD avec les indicateurs traditionnels, c’est-à-dire se restreindre à l’impact macro- statistique (ex : pourcentage de touristes, recettes pour les pays en voie de développement, nombre d’organisations ou de projets, etc.). Pour ces auteurs, il faut s’intéresser à son influence grandissante sur les mentalités et son pouvoir de contamination et de conscientisation face aux problématiques économiques, environnementales et sociales liées aux pratiques traditionnelles du tourisme. Pour cela, il s’avère nécessaire de comprendre pourquoi il existe un écart important entre le niveau de préoccupations durables des consommateurs, généralement élevé, et le choix d’activités touristiques durables, habituellement faible. Ce phénomène pourrait s’expliquer en partie par les risques perçus que certains consommateurs attribuent au TD. Dans une étude exploratoire, basée sur la technique qualitative de la Means-end Chain (aussi appelée chaîne moyens-fin et chaînage cognitif), Auteurs (2010) ont mis en évidence deux risques perçus majeurs face au TD: (1) un risque financier (transparence vis-à-vis du prix et transparence vis-à- vis des intentions réelles des organisations); (2) un risque fonctionnel (hygiène et normalisation de l’aspect durable). Afin d’analyser en profondeur le comportement des consommateurs face au TD, il est pertinent de poursuivre les recherches sur les valeurs et risques perçus associés à la pratique de cette nouvelle tendance, qui sont quasi inexistantes aujourd’hui. En effet, comme le mentionnent François-Lecompte et Prim-Allaz (2009b), le degré d’adhésion réel des consommateurs au concept de TD et la part de ceux qui y sont intéressés sont pour l’instant mal connus.
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    94 Les objectifs etla démarche de l’étude Ainsi, l’objectif de cet article est de comprendre si les valeurs et les risques perçus des consommateurs face au TD ont un impact sur leurs choix d’activités touristiques dites durables. Pour répondre à cet objectif, nous avons mené une étude de cas, analysant à la fois l’offre et la demande, dans l’industrie des spas. Avec près de 820 000 visites par an, 1670 emplois affiliés et des profits atteignant 60 millions de CAN$, le secteur des spas est actuellement en pleine croissance au Québec. Le constat est le même en France. Selon l’INSEE, entre 1997 et 2006, le marché des soins de beauté et du bien-être a enregistré une croissance exceptionnelle de la demande de 6.6% par an. D'après la première étude internationale sur la fréquentation des spas (International Spa Association et ITEC France), plus de 4.8 millions de français fréquentent des spas, tout de même encore loin derrière les américains (32.2 millions), les japonais (15.8 millions) et les italiens (10.7 millions). Un spa a attiré notre attention, le Spa Eastman, situé dans la région des Cantons de l’Est au Québec. Ce dernier, crée en 1977, semble s’être placé comme chef de fil dans le secteur du bien-être « durable » au regard de ses actions durables récompensées par plusieurs distinctions Par la triangulation de plusieurs outils de collectes de données (données secondaires, entretien, groupes de discussion et enquêtes auprès de consommateurs), le contexte du Spa Eastman s’avère un choix judicieux pour analyser l’importance des valeurs et risques perçus des consommateurs face à la pratique du TD. L’originalité de cette étude est d’étudier le cas d’une destination touristique durable dans un pays industrialisé. Le concept TD s’avère encore à l’heure actuelle large et peu précis (François-Lecompt et Prim-Allaz, 2009a, b). Si, ces dernières années, les études sur le TD se sont multipliées, deux éléments majeurs sont à considérer pour notre recherche : (a) il est nécessaire d’adopter une
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    95 vision large duconcept, c’est-à-dire ne se limitant pas aux aspects environnementaux (Bramwell et Lane, 2008); (b) jusqu’à présent aucune recherche ne s’est intéressée à la fois aux valeurs et risques perçus des consommateurs face à cette nouvelle pratique touristique. Dans un premier temps, les concepts des valeurs et risques perçus face au TD sont définis. Dans un deuxième temps, le processus méthodologique de l’étude de cas est présenté. Dans un troisième temps, les résultats sont exposés. Finalement, les résultats sont soumis à discussion dans la conclusion. Revue de littérature : TD, valeurs et risques perçus . Qu’entend-t-on aujourd’hui par TD? Le concept TD est apparu sur le devant de la scène après le Sommet de la terre à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992. Il s’intègre dans une conception éthique du tourisme (Caire et Roullet- Caire, 2001). Selon l’OMT (2004), le TD doit : « (1) exploiter de façon optimum les ressources de l'environnement qui constituent un élément clé de la mise en valeur touristique, en préservant les processus écologiques essentiels et en aidant à sauvegarder les ressources naturelles et la biodiversité; (2) respecter l'authenticité socioculturelle des communautés d'accueil, conserver leurs atouts culturels bâti et vivant et leurs valeurs traditionnelles et contribuer à l'entente et à la tolérance interculturelles; et (3) assurer une activité économique viable sur le long terme offrant à toutes les parties prenantes des avantages socioéconomiques équitablement répartis, notamment des emplois stables, des possibilités de bénéfices et des services sociaux pour les communautés d'accueil, et contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté. ». Pour Roullet-Caire et Caire (2003), il n’y a pas de hiérarchie entre les trois dimensions du TD, ce qui compte ce sont les interactions entre les trois sphères.
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    96 Si depuis les années 80, le TD s’est développé avec un engagement de plus en plus fort des différents acteurs du tourisme (agences de voyages, voyageurs et communautés bénéficiaires) (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009a; Cukier, 2002), de nombreuses questions se posent encore et la recherche n’y répond toujours pas (Caire et Roullet-Caire, 2001): Le TD peut-il être rentable ? Le TD et le tourisme de masse sont-ils compatibles ? Le TD est-il réservé à une clientèle urbaine, éduquée et favorisée financièrement? Comment rendre le touriste durable ? La recherche sur le TD reste, aujourd’hui encore, embryonnaire (et ce, malgré la création en 1993 d’une revue spécialisée, Journal of Sustainable Tourism), variée et éparse, rendant ainsi complexe la comparaison des résultats des différentes études (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009a). Toutefois, une récente étude de François-Lecompte et Prim-Allaz (2009b) a attiré notre attention. Les auteures ont mis en évidence cinq facteurs de TD, qui sont par ordre d’importance : (a) accepter de renoncer à l’effort; (b) recourir à un voyagiste responsable; (c) maximiser les ressources des locaux; (d) aller moins loin; et (e) protéger le capital social, culturel et naturel des zones visitées. François-Lecompte et Prim-Allaz (2009b, p.15) définissent ainsi le TD comme « une nouvelle façon de voyager qui suppose de partir moins loin et de renoncer à son confort ». Cette définition soulève de nombreuses questions : Doit-on impérativement lier TD et tourisme de proximité ? Faut-il forcément renoncer à son confort pour pratiquer du TD ? Ces questions restent encore en suspend. .Définition des valeurs dans un contexte de TD Rokeach (1973, p.5, traduction libre) un des premiers spécialistes du concept de valeur en science sociale, définit les valeurs comme « une croyance persistante qu'un mode spécifique de conduite (…) est personnellement ou socialement préférable à un mode différent ou inverse de conduite ». Les valeurs constituent ainsi des croyances durables à propos de buts
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    97 fondamentaux et demodes de conduite souhaitables. Dans le même sens, la définition récente de Nepomuceno et Porto (2010) considère les valeurs comme étant un but désirable qui transcende les situations, varie en importance et sert de guide de principes dans la vie d’un individu ou d’une identité sociale. Généralement, dans la littérature, les chercheurs lient le concept des valeurs à la prise de décision du consommateur, celui-ci préférant un produit ou un service affichant des valeurs correspondantes à ses valeurs personnelles (Manaktola et Jauhari, 2007). Par exemple, la propension d’un individu à consommer un produit vert est affectée par sa valeur personnelle transcendance de soi (Thogersen et Olander, 2002). Par ailleurs, les valeurs personnelles semblent fortement liées à l’éthique (Fritzche et Oz, 2007). Schwartz (1992), à qui l’on doit beaucoup au cours des deux dernières décennies dans l’évolution des connaissances de la psychologie interculturelle à propos des valeurs, propose une liste de valeurs personnelles ayant une influence sur les décisions du consommateur quant à l’aspect « durable ». Ces valeurs sont regroupées sous quatre dimensions : conservation, ouverture au changement, altruisme et auto amélioration (Fritzche et Oz, 2007; Follows et Jobber, 2000). Une étude de Weeden (2009), basée sur la liste de valeur de Schwartz, a relevé quatre valeurs auprès des touristes dits « durables » : le respect de l’environnement, de la population et de soi-même; la responsabilité; le partage; et la connexion avec la population. Ainsi, une étude approfondie de ces valeurs permettrait d’analyser quelles sont celles qui ont un réel impact sur la décision du consommateur de pratiquer ou non une activité de TD. Cette étude se propose donc de vérifier l’existence ou non d’un effet de chacune des quatre valeurs personnelles suggérées par Weedon (2009) sur l’intention d’achat envers une offre touristique durable.
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    98 .Définition des risquesperçus dans un contexte de TD Le concept des risques perçus a été introduit par Bauer en 1960 sous deux dimensions : l’incertain et la conséquence négative (Aqueveque, 2006; Snoj, Pisnik et Mumel, 2004). Aujourd’hui, les chercheurs utilisent le plus souvent une approche multidimensionnelle du concept des risques perçus en fonction de cinq dimensions : le risque de performance, le risque financier, le risque physique, le risque psychologique et le risque social (Snoj, Pisnik et Mumel, 2004). Les risques perçus se définissent comme la prévision subjective par le consommateur des pertes envisageables lors de l’évaluation des choix alternatifs (Aqueveque, 2006). Ils font donc partie intégrante du cadre conceptuel général de la prise de décision du consommateur dans le choix d’un produit, d’un service ou d’une marque (Bielen et Semples, 2006). De la même manière que les valeurs perçues, les risques perçus sont considérés par certains auteurs (ex : Tan, 2002) comme des antécédents significatifs aux comportements éthiques des consommateurs. Dans le cas du TD, une étude exploratoire de Auteurs (2010) a révélé que les consommateurs ressentent avant tout des risques financiers (ex : perception d’un prix trop élevé) et fonctionnels (ex : problèmes sanitaires, questionnement sur la crédibilité des certifications de tourisme durable) dans la pratique de ce genre de tourisme. L’approfondissement de la recherche permettrait d’identifier les risques perçus majeurs ayant une influence sur la pratique du TD. Cette étude vérifiera donc également l’existence ou non d’un effet de chacun des cinq risques perçus proposés par la littérature scientifique en marketing sur l’intention d’achat d’un consommateur envers une offre touristique durable.
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    99 Présentation du terraind’étude Dans le cadre de la compréhension des valeurs et risques perçus face au TD, nous avons choisi de nous concentrer sur le tourisme de loisirs, car c’est dans ce contexte que le choix des consommateurs est le plus influencé par leurs préférences personnelles. Beckmann et Christensen (1999). Cette recherche a été menée à l’aide d’une étude de cas du Spa Eastman analysant à la fois l’offre de service durable (données secondaires, entretien avec des dirigeants) et la demande via la perception des consommateurs (groupes de discussion, enquête par courriel auprès de 750 consommateurs). Les outils de la collecte de données et les échantillons sont présentés dans les sections suivantes, de même que le contexte de cette étude de cas. .Contexte de l’étude : le Spa Eastman Le Spa Eastman est le deuxième plus ancien spa d’Amérique du Nord et se positionne comme le seul «spa de destination20» de l’Est canadien. Il fait parti de la région touristique des Cantons-de-l’Est qui reçoit chaque année plus de six millions de visiteurs. Composé de 47 chambres réparties sous sept pavillons, le Spa Eastman offre un ensemble de soins et de services relativement large : massothérapie, soins corporels, spa du cheveu, soins esthétiques, cures, soins signatures, services de consultation. L’offre de services du Spa Eastman est répartie entre : (a) les forfaits avec hébergement; (b) les forfaits sans hébergement; (c) les soins à la carte; (d) les weekend –découverte de soi; et (e) les services affaires. La moyenne des tarifs des services est d’environ 250CAN$ (environ 188 euros), proche des autres spas de la même catégorie en 2010 au Québec. Du fait de ces spécificités, la concurrence du Spa Eastman est encore assez faible. Seulement, trois 20 Un « spa de destination » est un spa éloigné des centres urbains dont l’objectif est de faire vivre une véritable expérience du spa à ses visiteurs.
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    100 établissements lui sontgénéralement opposés pour leur dimension santé : l’Auberge de santé Claire Lamarche (St-Félix-de-Kingsey, Québec), le centre de Thalassothérapie Aqua-Mer (Carleton-sur-mer, Gaspésie, Québec) et l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac (Saint-Benoît-du- Lac, Québec). Près de 85% de la clientèle du Spa Eastman est d’origine québécoise, dont plus de 60% en provenance de la région de Montréal, expliquant ainsi l’ouverture d’un deuxième centre à Montréal. Au total, près de 135 personnes travaillent à temps plein dans les deux centres du Spa Eastman (Eastman et Montréal). Le spa Eastman fait, en outre, parti du palmarès des « 100 Best Spas of the World » (Burt and Price, 2010). L’originalité du Spa Eastman tient dans son engagement de longue date pour le développement durable. En effet, depuis sa création en 1977, le Spa Eastman allie dans sa démarche, le social, l’économie et l’environnement par le biais de la santé. Le développement durable fait partie intégrante de l’idéologie des propriétaires et de l’ensemble des employés du Spa Eastman (Filion, 2002), et des valeurs qu’il veut véhiculer. Au niveau environnement, les « 3R » (« Réduction, Réemplois, Recyclage »), la protection des forêts, l’économie d’eau et d’énergie, et le transport durable, par exemple, sont valorisés. Au niveau social, on note, entre autres, l’importance des actions sur la santé et la sécurité au travail, la formation, la sensibilisation et l’amélioration continue. Au niveau économique, des actions pour la communauté sont soutenues. L’engagement du Spa Eastman a été reconnu par l’obtention de 17 prix entre 2001 et 2010, comme : le Prix Phoenix 2008; Attestation « Ici on recycle ! »; Grand prix du tourisme dans la catégorie TD en 2003 (lauréat national argent), etc. .Analyse de l’offre de services durables Données secondaires. Une analyse de données secondaires a été conduite : site Internet du Spa Eastman (www.spa-eastman.com); rapports de développement durable 2008 et 2009 du Spa
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    101 Eastman; articles demagazines professionnels et d’actualité; communiqués de presse; étude de cas réalisée en 2002 par Filion. Entretien des dirigeants. Un entretien d’environ 120 minutes a été mené avec les deux dirigeants du Spa Eastman (hiver 2009). Un guide d’entretien contenant cinq sections (introduction; compréhension du TD; intention, valeurs et risques perçus face au TD; changement vers le TD; conclusion) et au total huit questions a été utilisé. .Analyse de la demande : perception des consommateurs Groupes de discussion auprès de consommateurs. Deux groupes de discussions de 10 personnes (échantillon de convenance), d’une durée moyenne de 75 minutes, ont été conduits. Les participants (employés entre 25 et 55 ans) ont été sélectionnés par annonce par courriel dans une université du Québec. Un guide de discussion a été utilisé. La perception des participants envers deux spas (Spa Eastman vs spa traditionnel n’ayant pas d’actions durables) a été comparée. Enquête par courriel auprès de consommateurs. Une enquête a été menée à l’aide d’un questionnaire auto-administré contenant 69 questions pour mesurer les valeurs et risques perçus envers le TD. Le cas du Spa Eastman a été utilisé comme exemple de destination de tourisme durable. Un plan d’expérimentation (1X5) par scénarios a été privilégié. L’objectif était : (1) de comparer l’impact des dimensions du TD sur le comportement des consommateurs; (2) d’analyser les valeurs et risques perçus qui influencent l’intention lorsque les trois variables du TD sont présentes dans la communication d’une organisation. Cinq scénarios ont été créés : le premier servait de contrôle; les second, troisième et quatrième possédaient chacun un pilier du TD (respectivement environnement, social et économique); le dernier regroupait les trois piliers du TD. L’encadré 1 présente un exemple de scénario, le cinquième, soit celui utilisé pour mesurer l’effet simultané des trois composantes d’une offre touristique durable. Seul les
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    102 scénarios ont étémanipulés et les répondants ont été confrontés à un seul de ces derniers en répondant sur une échelle de type Likert en 7 points (de 1 : « Totalement en désaccord » à 7 : « Totalement en accord »). Encadré 1 : Scénario comportant les trois composantes d’une offre touristique durable. Avant de répondre au questionnaire suivant, nous vous demandons de lire cette mise en situation fictive. Essayez d'imaginer que vous êtes dans le contexte suivant : Suite à de longues semaines de travail, vous décidez de vous relaxer en allant bénéficier des bienfaits d’un forfait Spa. Aux fins du questionnaire, nous appellerons ce Spa : « SpaRelax ». « Situé dans le décor enchanteur des Cantons-de-l'Est, le SpaRelax vous offre son atmosphère traditionnelle idéale à la détente en plein cœur d’une nature à vous couper le souffle. Hammam d'inspiration orientale, Sauna, Bain à remous, Cascade d’eau et Bar à jus biologique sont là pour vous faire vivre une évasion totale dans un environnement respectueux de la nature et de la population locale. Toutes nos installations répondent à des normes de développement durable (recyclage, économie d’eau et d’énergie). Nos employés reçoivent des formations régulières afin de travailler dans d’excellentes conditions et pour vous offrir le meilleur des soins ». Nous sommes fier de vous dire que plus de 75% de nos produits sont locaux parce que nous croyons en leur savoir faire. Le forfait SpaRelax ULTIME attire votre intérêt. Le descriptif est le suivant : « Pour 147$, profitez d’un accès aux bains ainsi que le massage SpaRelax ULTIME de 75 minutes à base de produit locaux et biologiques. Ce massage a été conçu pour réduire votre stress quotidien et éliminer les tensions nerveuses et musculaires tout en évacuant les toxines des muscles par des techniques ancestrales de haute qualité de chez nous. »
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    103 Les valeurs perçues ont été mesurées en combinant les échelles de Weeden (2009) (respect envers environnement, populations locales et respect envers soi; responsabilité; partage; connexion avec autrui) et d’Aurier, Evrard et N’Goala (2004) (valeurs globales). Les risques perçus ont été mesurés en adaptant l’échelle de Gonzales Miere, Diaz Martin et Trespalacios Gutierrez (2006). Les mesures de l’attitude envers un forfait spa et de l’intention de choisir un forfait spa ont été adaptées de l’échelle des comportements non éthiques de Chang (1998). Enfin, la mesure de l’auto-évaluation du niveau de TD est basée sur l’échelle de Gupta et Ogden (2009). Les répondants ont été recrutés par Internet au travers de la base de données de l’association Tourisme Cantons-de-l’Est (http://www.cantonsdelest.com/). Le taux de réponse fut de 8% et l’échantillon (n = 750) est composé en majorité de femmes (74%). Les groupes d’âges les plus représentés sont les 45-54 ans (32.4%), suivi des 55 ans et plus (31.3%) et les 35-44 ans (21.7%). Les 18-34 ans ne représentent que 14.5% de l’échantillon. Elles vivent essentiellement en couple avec (33.9%) ou sans enfants (39.9%) dans la région de la Montérégie (26.8%) et de Montréal (15.2%). Leur revenu familial annuel est de 40 000 à 60 000 $ (20%) et plus de 38.1% ont un diplôme universitaire. Plus de la moitié des consommateurs ayant répondu travaille à temps plein (58.3%), 19.9% est à la retraite. En ce qui concerne leurs vacances, la plupart des consommateurs partent plus de deux fois par an pour une semaine ou moins (66%). Leur mode de logement préféré est les hôtels (66.8%).
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    104 Résultats et analyses Unleadership fortement teinté de l’idéologie du développement durable : une gamme d’actions favorisant le TD Les données secondaires receuillies et l’entretien réalisé montrent que l’engagement du Spa Eastman résulte d’un « cheminement personnel de longue date ». « On a ça dans la peau depuis 35 ans » précise Jocelyne Dubuc, fondatrice et présidente-directrice générale. En effet, depuis sa création en 1977, le Spa Eastman cherche à offrir à sa clientèle des principes de vie sains orientés essentiellement sur une alimentation saine, tout en sensibilisant au respect de l’environnement. Ainsi, au travers de soins de bien être (massage, relaxation, etc.) et d’ateliers sur la mise en forme et le respect de la personne, le Spa Eastman véhicule une véritable « philosophie » de vie centrée autour du développement durable. Prendre en compte le développement durable fait partit intégrante de la philosophie de l’organisation. Comme le précise Jocelyne Dubuc, « chacun peut faire une différence ». Historiquement, les premiers engagements pris furent orientés sur l’aspect environnemental : interdiction d’utiliser des pesticides ainsi que mise en place d’un système de recyclage. Ce dernier est d’ailleurs, aujourd’hui très développé dans l’entreprise, pour environ 80% des déchets. Mais le recyclage n’est pas le seul engagement durable de cette entreprise. Comme le mentionne Jocelyne Dubuc, au fur et à mesure de la croissance du Spa Eastman, des considérations économiques et sociales se sont imposées aux processus organisationnels. Des actions sont mises en oeuvre sur les trois piliers du développement durable (cf tableau 1). Comme le montre le tableau 1, les efforts du Spa Eastman sont particulièrement forts au niveau environnemental. Le programme mis en place par la direction autour de 24 objectifs et 147 actions se concentre essentiellement sur le recyclage. Avec un taux de recyclage, à l’heure
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    105 actuelle, de plusde 80%, Jocelyne Dubuc souhaite atteindre d’ici quelques années un niveau supérieur à 90%. Par exemple, le Spa Eastman a proscrit totalement la consommation de bouteilles d’eau, remplacées par des gourdes réutilisables offertes aux clients. Pour Jocelyne Dubuc, «le changement se fait doucement mais sûrement». L’autre priorité de l’engagement environnemental du Spa Eastman est la gestion de l’eau. L’eau représente un champ de bataille d’importance car «on ne peut pas continuer à la gaspiller, ce n’est pas une source infinie » précise Jocelyne Dubuc. Le Spa Eastman a ainsi réduit de moitié la quantité d’eau utilisée dans les toilettes et a récupéré une partie de l’eau des bassins. Un projet de chauffage à partir de l’eau récupérée est en cours d’étude. Toutefois, comme le souligne Jocelyne Dubuc « le véritable problème n’est pas tant les moyens qui peuvent être mis en œuvre pour récupérer l’eau mais bien les habitudes de consommation des clients ». Le Spa Eastman privilégie également depuis quelques années l’utilisation de produits d’entretien ménager verts. Ce changement a d’ailleurs été complexe, car comme le précise Jocelyne Dubuc, « les employés ont parfois du mal et ne comprennent pas toujours très bien le pourquoi des actions ».
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    106 Tableau 1 Les actions du Spa Eastman en termes de TD Piliers du Actions TD Environnement 24 objectifs au travers de 147 actions -Adoption de la facturation en ligne -Utilisation d’ampoules fluo-compactes -Achat d’au moins 30% de produits en vrac -Achat de papier hygiénique fait de fibres recyclées à 100 % -Bouteilles rechargeables de savon biodégradable dans les chambres -Plateforme de compostage -Protection de la forêt (Papier recyclé pour enveloppes, cartes d'affaires, impression, etc.) -Achat d’aliments durables -Utilisation d’Internet comme outil de communication -Non-utilisation de pesticides -Mise en place d’un système de recyclage (80% des déchets) -Système d’optimisation de la consommation d’eau dans les toilettes -Récupération de l’eau des bassins et projet de chauffage des bâtiments avec cette eau -Don d’une gourde réutilisable (limitation de l’utilisation du plastique) -Utilisation de produits d’entretien ménager verts -Fenêtres à haute efficacité thermique -Vaisselle durable et réutilisable Messages de sensbilisation à la protection de l’environnement Social -Formation aux employés -Programme de cuisine biologique (livres de recettes, etc.) -Ateliers santé offerts deux fois par jour -Programme pour arrêter de fumer pour les employés -Interdiction de fumer même sur les terrasses pour le bien être de tous -Forfait « spécial enseignant » pour diminuer leurs stress pendant les vacances -Préférence pour des produits et des fournisseurs locaux : politique d’achat concentrique (1. Local; 2. Régional; 3. Provincial; 4. National) -Offre d’une ligne de maquillage 100 % naturelle certifiée commerce équitable et Écocert -Achats d’aliments équitables -Financement de projets pour les enfants cancéreux -Protection de la confidentialité des clients (ex : pare-feu Internet, déchiqueteuse, etc.) -Appel au groupe Travaction pour embaucher des personnes qui ont un handicap physique ou des problèmes de santé
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    107 Économie -Actions de bienfaisance -Préférence des produits et des fournisseurs locaux même s’ils sont plus chers: politique d’achat concentrique (1. Local; 2. Régional; 3. Provincial; 4. National)21 -Engagement dans la durée avec les fournisseurs pour créer et stabiliser des emplois locaux à long terme -Liens avec la population locale pour inciter les visiteurs découvrir la région (ex : mise à disposition d’informations sur les acteur locaux, sur les activités socioculturelles, historiques, éco-touristiques et des attraits de la région) -Don à des associations d’insertion -Vente de produits éco-responsables à la boutique du Spa -Offre d’une ligne de maquillage 100 % naturelle certifiée commerce équitable et Écocert -Achats d’aliments équitables Derrière les engagements environnementaux, le pilier social semble être la deuxième orientation durable privilégiée par le Spa Eastman. Le Spa Eastman développe un engagement social aussi bien auprès du personnel, que de la clientèle ou de la population locale. Les employés bénéficient ainsi de nombreuses formations. En ce qui concerne les clients, le Spa Eastman a mis en place des ateliers d’éducation pour une alimentation saine. Pour Jocelyne Dubuc, « ces ateliers rejoignent l’une des missions essentielles du Spa depuis sa création, soit le lien planète / corps ». Enfin, au niveau de la communauté, le Spa Eastman adopte, par exemple, une politique d’achat de produits régionaux de manière à encourager les producteurs locaux. L’établissement finance également plusieurs causes sociales, dont notamment des projets pilotes d’accueil d’enfants souffrant de cancer. Le pilier économique du TD semble pour l’instant être le moins développé pour le Spa Eastman, dans le sens où il n’y a pas de programme d’actions structurées comme dans le cas de l’engagement environnemental. Toutefois, les liens économiques avec la population locale sont forts. Le Spa Eastman privilégie des relations à longs termes avec des fournisseurs locaux afin de stabiliser les emplois dans la région. Par exemple, le savon utilisé dans le Spa Eastman est 21 En italique, les items comprenant plusieurs facettes durables
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    108 produit par dejeunes artisans locaux, avec lesquels un contrat de cinq ans a été signé. L’établissement incite aussi les visiteurs à rester plusieurs jours dans la région et contribue à l’activité économique locale. Également, le Spa Eastman favorise l’achat d’aliments équitables et locaux, même si leurs prix sont plus élevés. Pour Jocelyne Dubuc, « payer plus cher un produit pour offrir à sa clientèle une meilleure qualité n’est pas un obstacle ». Ainsi, les engagements durables pris par le Spa Eastman semblent relever d’une véritable idéologie, initiée par les propriétaires de l’établissement. Lorsqu’on interroge les propriétaires sur le retour sur investissement réalisé grâce à ces actions durables, ces derniers ne le connaissent pas : « cela ne fait pas parti de nos préoccupations » mentionne Jocelyne Dubuc. L’engagement des propriétaires du Spa Eastman s’est même prolongé dans la création de l’Association « Alliance Spas Relais Santé ». En 2010, l’association regroupe 20 établissements de santé, essentiellement des spas. L’un des objectifs de cette association est de prolonger la mission du Spa Eastman associant qualité des soins et développement durable. Des normes de qualité et de développement durable ont été intégrées au cahier des charges des membres de l’association et un label (« Relais santé® ») a été créé pour formaliser ses engagements. Des consommateurs plus sensibles à l’aspect environnemental du TD qu’aux aspects sociaux et économiques Des consommateurs majoritairement intéressés mais encore peu informés La réalisation des deux groupes de discussion a mené au constat que les répondants n’avaient presque aucune connaissance des engagements durables du Spa Eastman, alors que celui-ci se situe dans leur région. Un seul des participants a déjà fréquenté l’établissement mais n’a pas distingué cet aspect : « Ce que j’ai remarqué c’est qu’il y a avait une attention particulière à la nourriture (…), c’était très santé (…) nourriture de qualité ».
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    109 Suite à l’évocation de la liste d’actions mises en place par le Spa Eastman, les réactions sont particulièrement favorables (ex : « Ma décision est prise, je m’en vais au Spa Eastman »). Pour les répondants, faire le choix de produits / services durables a un impact sur leur fierté personnelle : « Je suis fière de moi quand je fais des choses comme ça (…), des fois t’achètes un produit régional qui est plus cher qu’un autre mais bon t’encourages (…), ça coute plus cher mais ça vaut la peine ». Toutefois, il faut soulever que l’aspect durable doit être explicite pour être pris en considération : « Il faudrait que ce soit sur la première page qu’on voit, mais sans être trop présent pour ne pas créer un sentiment purement promotionnel (…), Y’a toujours un petit doute parce que ça paraît bien ». En effet, les participants ne se sentent pas encore assez informés et sensibilisés sur le TD. Certains sujets évoquent, par contre, que leurs choix quotidiens de consommation ne se font pas en fonction de l’aspect durable, mais plutôt en fonction de leur budget : « Mes choix ne sont pas en fonction de ça, c’est plutôt mon budget pour tous mes choix, je veux en avoir pour mon argent mais c’est juste qu’on n’est pas assez sensibilisé, je ne savais même pas ce qu’était le tourisme durable en arrivant ». Le respect envers l’environnement comme valeur principale face au TD Les résultats de l’enquête auprès des consommateurs à l’aide du questionnaire auto- administré ont révélé la présence mais également l’absence de liens. Par exemple, en ce qui concerne les attitudes et les intentions d’achat des répondants envers les différents scénarios d’une offre de spa touristique durable, des ANOVA ont été réalisées et aucune différence statistique n’est apparue. Bien que chaque scénario présenté était différent quant à sa composition sur les dimensions durables d’une offre touristique, l’expérimentation n’a pas fait
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    110 ressortir de différencede la part des répondants. Il aurait été possible d’utiliser une procédure d’expérimentation qui oblige le répondant à confirmer qu’il a bel et bien noté la composante durable de l’offre touristique avant de répondre. Cela aurait possiblement contribué à faire apparaître des différences entre les scénarios mais une approche plus représentative de la réalité d’une offre globale a été privilégiée. Ces résultats laissent toutefois entendre que les caractéristiques durables d’une offre touristique de spa n’influencent pas ou au mieux très faiblement l’attitude et l’intention d’achat des gens pour ce type de produit. En ce qui concerne l’influence des valeurs d’un consommateur, les analyses statistiques indiquent que seule la valeur « respect envers l’environnement » proposée par Weeden (2009) s’avère significative et affecte l’intention de choix des répondants quant à un forfait de spa durable. Aucun lien statistique n’est ressorti avec les autres valeurs mesurées. La figure 1 présente le modèle structurel final ainsi que les scores obtenus sur les différents indices qui confirment l’ajustement du modèle. Le modèle respecte la littérature scientifique en marketing et intègre la formation des attitudes comme variable médiatrice entre l’influence des valeurs et les intentions d’achat des consommateurs. Pour les consommateurs sondés, le respect envers l’environnement constitue donc la valeur personnelle la plus importante par rapport au TD. Ce résultat concorde avec la littérature.
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    111 Figure 1 : Modèle structurel final de la relation valeur, attitude et intention (M1) Chi- RMSEA GFI AGFI TLI CFI deux 1.663 0.058 0.942 0.909 0.984 0.988 RESENV = Respect de l’environnement La performance (« risque fonctionnel ») comme risque perçu principal face au TD En ce qui concerne l’influence des risques perçus sur les intentions d’achat d’un forfait de spa durable, les analyses statistiques concluent que seul le risque fonctionnel, soit la performance du service durable, s’avère significatif et affecte l’attitude ainsi que l’intention de choix des répondants. Aucun lien statistique n’est ressorti avec les autres risques perçus. La figure 2 présente le modèle structurel final ainsi que les scores obtenus sur les différents indices qui confirment également l’ajustement du modèle. Ainsi, lors du choix d’un forfait spa durable, plus le consommateur perçoit un risque quant à la performance du service, moins il aura une attitude ainsi qu’une intention d’achat favorable envers le service proposé.
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    112 Figure 2 : Modèle structurel final de la relation risque perçu, attitude et intention Chi- RMSEA GFI AGFI TLI CFI deux 2.313 0.081 0.925 0.882 0.974 0.980 Le respect envers l’environnement influence le choix d’un forfait spa durable Afin de vérifier laquelle des variables significatives influence le plus la prise décision d’un forfait spa durable, le modèle de la figure 3 est testé. Il est composé des deux variables, la valeur perçue « respect envers l’environnement » et le risque perçu « performance », et mesure leur effet simultané sur l’attitude et l’intention. Les résultats des analyses de ces deux variables mises conjointement amènent à un modèle non stable à cause de la variable « performance ». Dans le modèle final obtenu, seule la valeur « respect envers l’environnement » a un impact significatif sur l’intention de choisir un forfait spa durable.
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    113 Figure 3 : Modèle structurel initial de la relation valeur et risque perçu, attitude et intention Chi- RMSEA GFI AGFI TLI CFI deux 2.477 0.081 0.086 0.888 0.957 0.965 Discussion Cet article avait pour objectif de comprendre si les valeurs et les risques perçus des consommateurs face au TD ont un impact sur leurs choix d’activités touristiques dites durables. Pour cela, nous avons mené une étude de cas dans l’industrie des spas au Québec (Spa Eastman), analysant à la fois l’offre (entretien des dirigeants, données secondaires) et la demande (groupes de discussion, enquête). Les résultats sont particulièrement intéressants et démontrent de manière générale une importance plus grande du pilier environnemental (par rapport aux piliers économiques et sociaux) aussi bien du point de vue de la demande que de l’offre touristique durable, dominance que l’on retrouve dans la littérature. Tout d’abord, au niveau de l’offre, l’engagement dans le TD du Spa Eastman provient uniquement des propriétaires de l’établissement. Ainsi, un leadership fort orienté sur le tourisme durable explique l’ensemble des actions prises sur les trois piliers. Le développement durable fait donc partie intégrante de toutes les fonctions de l’établissement, il s’agit d’un mode d’action
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    114 bien établi quirégit les règles de conduite aussi bien des employés que des clients, dans un objectif ultime de sensibilisation et de changements d’habitudes de consommation. Ce phénomène n’est pas rare, dans beaucoup d’organisations, l’orientation durable est souvent initiée par les fondateurs comme, par exemple, Ben & Jerry’s, Mountain Equipment Co-Op (Durif et al., 2009a), Body Shop, etc. Toutefois, il faut noter que dans le cas du Spa Eastman, le pilier environnemental est clairement dominant, il a été le premier privilégié par les propriétaires de l’établissement. Il est également le pilier le plus structuré autour d’un programme de 24 actions et de 147 objectifs : le recyclage et la gestion de l’eau en sont le cœur. Les deux autres piliers du TD, économique et social, ne sont pas négligés, mais à l’heure actuelle, beaucoup moins opérationnalisés. Les résultats confirment également, grâce au cas du Spa Eastman, que TD et succès commercial sont conciliables. En ce qui concerne la demande, en premier lieu, les groupes de discussion ont mis en évidence que les consommateurs sont généralement très peu informés sur le TD, la plupart n’ont d’ailleurs que peu d’idées sur la signification du concept. Par contre, après sensibilisation, ils sont pour la plupart très intéressés à sa pratique. Ainsi, à tarification égale ou légèrement supérieure, ces derniers privilégieraient des services dits durables, essentiellement pour des raisons d’estime de soi. Ces résultats rejoignent ceux d’une récente enquête menée en France par l’institut de sondage TNS-Sofres (mars 2008, 800 individus) qui soulevait que « les français connaissent mal le concept de tourisme durable, s’en font une idée pas toujours exacte mais sont intéressés dans leur grande majorité par cette nouvelle façon de voyager » (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009b, p. 6). Également, François-Lecompte et Prim-Allaz (2009b) relèvent dans leur étude que plus de 45% de leur échantillon est considéré comme un touriste « néodurable » et « durable d’aventure », laissant ainsi présumer un niveau de séduction potentiellement élevé du TD. Il faut cependant constater, comme l’ont mis en évidence Caire et Roullet-Caire (2001), que l’une des problématiques majeures dans l’étude des comportements responsables des
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    115 consommateurs est l’effetde désirabilité sociale (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009b). Cet élément avait déjà été mis en avant par Beckmann et Christensen (1999). En effet, dans de nombreuses études, on retrouve un niveau de préoccupation élevé envers l’environnement et les dimensions sociales et économiques de la consommation, mais pour autant les signes concrets d’un comportement responsable, notamment l’achat de produits/services durables restent à des niveaux encore très faibles. « Alors que des études montrent que les consommateurs ont des attitudes favorables envers les produits éthiques et qu’ils sont prêts à payer une prime pour l’achat de produits éthiques, il semble y avoir une différence significative entre l’importance déclarée des problématiques éthiques liées à la consommation et le comportement observé. » (D’Astous et Legendre, 2009, p.40). Par exemple, la Secrétaire d’État à l’Écologie du gouvernement français a mis en évidence que « si 20% des français se déclarent éco- consommateurs et 79% se disent prêts à consommer de manière responsable, ils ne sont que 4% à le faire vraiment ! » (Terra Eco, mensuel du développement durable, 10 janvier 2010, p.38). Selon le sociologue français Robert-Vincent Joule, « les intentions d’achat de produits durables ne prédisent pas l’achat effectif » (Sciences et Avenir, janvier-février 2010, p.61). La situation est semblable au Canada puisque Cossette a mesuré un « écart vert » atteignant pas moins de 40% entre l’autoperception et les actes réels pour améliorer l’environnement (juillet 2009, pour l’agence Summerhill). En second lieu, notre enquête auprès d’un large échantillon de consommateurs, a souligné l’existence d’une valeur perçue forte « respect de l’environnement » et d’un risque perçu majeur « risque de performance ». Ainsi, en ce qui concerne les valeurs perçues envers le TD, seule une des quatre valeurs perçues identifiées par Weeden (2009) a été relevée dans notre étude : le respect de l’environnement. Pour ce qui est des risques perçus, d’autres études ont soulevé l’importance du risque de performance ou risque de fonctionnalité quant à la raison
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    116 principale limitant laconsommation de produits ou de services durables (ex : Griskevicius, Tybur et Van den Bergh, 2010; Durif et al., 2009b; Rodriguez-Ibeas, 2007). Dans notre recherche, seule la variable « respect pour l’environnement » a une influence significative sur le choix d’une activité touristique durable, ici un forfait spa durable. Ce résultat souligne que le pilier environnemental semblerait être le seul à avoir de l’importance pour les consommateurs dans la pratique du TD. Ce résultat suit l’évolution actuelle des consommateurs et surtout des médias. Longtemps mises en avant dans l’actualité, les considérations éthiques et sociales des produits/services durables ont progressivement été supplantées par les préoccupations environnementales. Guillon (2004) a, par exemple, noté que dans le secteur du tourisme hôtelier, on observe une évolution qui paraît se renforcer depuis dix ans, il s’agit d’une demande qu’il serait possible de qualifier de plus « environnementale ». En outre, une étude menée sur des touristes quand à leur risque perçus sur l’environnement démontrent que ces derniers mettent le tourisme en première position (Hillery et al., 2001). Il faut également mentionner la prolifération des magazines d’actualité à caractère environnemental, notamment en France : Valeurs Vertes, Écologie Pratique, Environnement magazine, etc. Le constat est le même dans la littérature académique. Dans une récente méta-analyse sur les produits verts, Julien et Durif (2009) ont montré que plus des deux tiers de la littérature sur le sujet ont été publiés après l’an 2000. Finalement, même si le TD intéresse une large partie de l’échantillon des consommateurs que nous avons sondé, sa pratique semble pour l’instant encore réservée à des catégories socio professionnelles plus éduquées et plus aisées, ce qui confirme des études précédentes dans le domaine.
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    117 Conclusion Notre étude de cas dans le secteur des spa a donc clairement mis en évidence la prédominance du pilier environnemental dans le TD, aussi bien au niveau de l’offre que de la demande. Évidemment, notre étude signifierait que l’industrie touristique aurait tout intérêt à promouvoir de véritables valeurs écologiques afin de convaincre les consommateurs d’adopter le TD. Pour cela, les agences touristiques devraient notamment fournir de meilleures informations et les plus authentiques possibles sur l’environnement (Beckmann et Christensen, 1999). Mais cette information ne doit pas être diffusée uniquement à des fins « commerciales », de manière à éviter des cas d’écoblachiment, beaucoup trop nombreux présentement. Comme le soulignent Beckmann et Christensen (1999), pour qu’un touriste se comporte de façon responsable envers l’environnement, il faut qu’il y ait soit une pression de l’extérieur, soit des valeurs éthiques et altruistes qui doivent dominer la prise de décision. Le consommateur doit comprendre que l’environnement naturel est une condition nécessaire préalable au maintien de la fonction récréative du tourisme. Néanmoins, les résultats de cette étude de cas sont assez préoccupants car il ne faut pas qu’il y ait de hiérarchie entre les trois dimensions du TD, mais plutôt une interaction (Roullet- Caire et Caire, 2003). Seule une vision large du TD permettra son développement aussi bien au niveau de la recherche (Bramwell et Lane, 2008), que des pratiques. Il s’avère donc nécessaire de poursuivre les efforts de communication sur le TD de manière à conscientiser les consommateurs sur ses impacts bénéfiques à trois niveaux, environnemental, économique et social. Cet effort de pédagogie et de communication relève tout à la fois de la responsabilité des Etats, des ONG et des professionnels. Au niveau de la recherche, il serait pertinent de réitérer la présente étude dans d’autres secteurs d’activité du TD (ex : hôtels, agences de voyages, clubs
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    118 tout inclus, treks,gîtes, circuits organisés, etc.), afin de valider si la dimension environnementale reste la plus déterminante aux yeux des consommateurs. Références Aqueveque C. (2006) - Extrinsic cues and perceived risk: the influence of consumption situation, Journal of Consumer Marketing, Volume 23, No5, p.237-247. Aurier P., Evrard Y., N’Goala G. (2004) - Comprendre et mesurer la valeur du point de vue du consommateur, Recherche et Applications en Marketing, Volume 19, No 3, p.1-20. Beckmann S.C., Christensen A.G. (1999) – Tourisme et environnement : une étude qualitative, Actes du 15ème congrès de l’Association Française du Marketing, Strasbourg (France), p.765-791. Bielen F., Semples C. (2006) - Vers une meilleure compréhension de la relation entre l’intangibilité des services et le risques perçus : impact de la connaissance de l’utilisation, Revue Française du Marketing, Volume 206, p.41-57. Bramwell, B., Lane, B. (2008) – Priorities in sustainable tourism research, Journal of Sustainable Research, Volume 16, No1, p.1-4. Caire G., Roullet-Caire M. (2001) – Le tourisme peut-il être un élément de développement durable ?, Actes du Forum « Les enjeux du développement durable », Orcades, Poitiers (France), 20-22 mars. Chang M. K. (1998) - Predicting unethical behavior: a comparison of the theory of reasoned action and the theory of planned behavior, Journal of Business Ethics, Volume 17, No 16, p.1825-1834. Cukier J. (2002) - Environmental bagage, Alternatives Journal, Waterloo, Vol. 28, No 4.
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    122 CHAPITRE 4 :DISCUSSION ET CONTRIBUTIONS DES RESULTATS DE LA RECHERCHE
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    123 4.1 DISCUSSION DESRÉSULTATS DE LA RECHERCHE Dans sa phase qualitative, cette recherche permet de voir que les déterminants personnels et sociaux (satisfaction personnelle) et les variables externes (image positive de l’organisation, risques perçus financiers et fonctionnels) jouent un rôle majeur dans la décision d’achat de services touristiques durables (Swarbrooke and Horner 2007). Les résultats alimentent également le débat entre la vision du tourisme durable axée sur « the ethical sound » et une vision tournée vers « the marketing ploy » (Lansing and De Vries 2007). Les valeurs liées au tourisme durable ressorties (soit la satisfaction personnelle et l’image positive de l’organisation), de même que les deux risques perçus (financiers et fonctionnels) liés au manque de confiance envers les organisations, laisseraient supposer une porte d’entrée aux stratagèmes marketing pour profiter d’une nouvelle tendance de consommation et de consommateurs avides d’une certaine reconnaissance sociale. Aussi, les résultats rejoignent ceux que l’on retrouve dans de récentes études analysant les explications de la consommation de produits verts. L’estime de soi y ressort fréquemment. Par exemple, Majumbar and Zhang (2009) démontrent que si les consommateurs sont « vert » c’est principalement pour le « bien-être de l’environnement ». Leur satisfaction découle du fait que les autres vont les considérer comme des bonnes personnes suite à de tels actes. L’étude de Durif et al. (2009) montraient aussi que la perception de l’achat de produits verts avait un impact positif sur les répondants en générant un sentiment d’être une « bonne personne ». Cependant, même si les consommateurs cherchent souvent par l’application de pratiques responsables à améliorer leur reconnaissance sociale, il n’en reste pas moins que cela ne se fait sans condition (manifesté par les freins de l’étude). En effet, les consommateurs sont prêts à
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    124 faire des actesdurables et responsables si on ne leur demande pas trop d’effort pour cela et si cela ne coûte pas plus cher (Bellorose 201022). Le tourisme durable est en pleine croissance et la plupart des guides de voyages ont d’ailleurs mis sur le marché des guides spécifiques. Par exemple, il peut être mentionné le « Guide du Routard Tourisme durable », le « Petit Futé Tourisme solidaire », le « Petit Futé Guide de l’Écotourisme », etc. Ainsi, il faut comprendre que le tourisme durable implique toutes les parties prenantes traditionnelles du tourisme de masse ainsi que les nouveaux joueurs du tourisme durable (tours opérateurs, voyagistes, professionnels de l’hôtellerie et de la restauration, gestionnaires d’espaces naturels, opérateurs des domaines skiables, collectivités locales, etc.) et devient un secteur de plus en plus important au niveau économique et social. Il n’est plus un produit de tourisme spécifique mais bien un but à atteindre au niveau des changements de comportements de consommation (Lu and Nepal 2010). L’objectif est de faire en sorte que le voyageur ne soit plus seulement un visiteur passif mais un acteur de son voyage, adoptant des comportements socialement responsables. La phase quantitative apporte encore plus de précisions sur les valeurs et les risques perçus des consommateurs dans le domaine spécifique des Spa. Les résultats ont démontré de manière générale une importance plus grande du pilier environnemental (par rapport aux piliers économiques et sociaux) aussi bien du point de vue de la demande que de l’offre touristique durable. Tout d’abord, au niveau de l’offre, l’engagement du « Spa Eastman » provient uniquement des propriétaires de l’établissement. Ainsi, leur leadership explique l’ensemble des actions prises. Le développement durable fait partie intégrante de l’établissement. Il représente 22 Pierre Bellerose (2010), Vice-président Recherche, relations publiques et développement du produit de Tourisme Montréal. Conférencier lors de la conférence « Le tourisme durable : Où en êtes –vous », 5 Mai 2010.
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    125 les règles deconduite à suivre aussi bien par les employés que des clients, dans un objectif ultime de sensibilisation et de changements d’habitudes de consommation. Dans beaucoup d’organisations, l’orientation durable est souvent initiée par les fondateurs comme, par exemple, Ben & Jerry’s, Mountain Equipment Co-Op (Durif et al., 2009a), Body Shop, etc. Toutefois, il faut noter que dans le cas du « Spa Eastman », le pilier environnemental est clairement dominant, il a été le premier privilégié par les propriétaires de l’établissement. Il est également le pilier le plus structuré autour d’un programme de 24 actions et de 147 objectifs : le recyclage et la gestion de l’eau en sont le cœur. Les deux autres piliers du tourisme durable, économique et social, ne sont pas négligés, mais à l’heure actuelle, beaucoup moins opérationnalisés. En ce qui concerne la demande, les groupes de discussion de la phase qualitative de cette présente recherche ont mis en évidence que les consommateurs sont généralement très peu informés sur le tourisme durable et que la plupart n’ont, d’ailleurs, que peu d’idées sur la signification du concept. Néanmoins, après sensibilisation, ils sont pour la plupart très intéressés à la pratique du tourisme durable mais si la tarification reste égale ou légèrement supérieure, essentiellement pour des raisons d’estime de soi. Ces résultats rejoignent ceux d’une récente enquête TNS-Sofres (mars 2008, 800 individus) qui soulevait que « les français connaissent mal le concept de tourisme durable, s’en font une idée pas toujours exacte mais sont intéressés dans leur grande majorité par cette nouvelle façon de voyager » (François-Lecompte et Prim-Allaz, 2009b, p. 6). Par contre, il faut constater que l’une des problématiques majeures dans l’étude des comportements responsables des consommateurs est l’effet de désirabilité sociale (François- Lecompte et Prim-Allaz, 2009b). En effet, dans de nombreuses études, on retrouve un niveau de préoccupation élevé envers l’environnement et les dimensions sociales et économiques de la consommation, mais pour autant les signes concrets d’un comportement responsable,
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    126 notamment l’achat deproduits/services durables, restent à des niveaux encore trop faibles. « Alors que des études montrent que les consommateurs ont des attitudes favorables envers les produits éthiques et qu’ils sont prêts à payer une prime pour l’achat de produits éthiques, il semble y avoir une différence significative entre l’importance déclarée des problématiques éthiques liées à la consommation et le comportement observé. » (D’Astous et Legendre, 2009, p.40). Par exemple, la Secrétaire d’État à l’Écologie du gouvernement français a mis en évidence que « si 20% des français se déclarent éco-consommateurs et 79% se disent prêts à consommer de manière responsable, ils ne sont que 4% à le faire vraiment ! » (Terra Eco, mensuel du développement durable, 10 janvier 2010, p.38). Ainsi, selon le sociologue français Robert-Vincent Joule, « les intentions d’achat de produits durables ne prédisent pas l’achat effectif » (Sciences et Avenir, janvier-février 2010, p.61). La situation est semblable au Canada puisque Cossette a mesuré en juillet 2009, pour l’agence Summerhill, un « écart vert » atteignant pas moins de 40% entre l’autoperception et les actes réels pour améliorer l’environnement. De plus, notre enquête a souligné l’existence d’une valeur forte « respect de l’environnement » et d’un risque perçu majeur « risque de performance ». Ainsi, en ce qui concerne les valeurs envers le tourisme durable, seule une des quatre valeurs perçues identifiées par Weeden (2009) a été relevée dans notre étude : le respect de l’environnement. Pour ce qui est des risques perçus, d’autres études ont soulevé l’importance du risque de performance ou risque de fonctionnalité quant à la raison principale limitant la consommation de produits ou de services durables (ex : Griskevicius, Tybur et Van den Bergh, 2010; Durif et al., 2009b; Rodriguez-Ibeas, 2007). Finalement, seule la variable « respect pour l’environnement » semble avoir une influence significative sur le choix d’une activité touristique durable, dans notre cas un forfait Spa durable. Ce résultat souligne que le pilier environnemental semblerait être le seul à avoir de l’importance pour les consommateurs dans la pratique du tourisme durable. Ce résultat peu
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    127 surprenant suit l’évolutionactuelle des consommateurs et surtout des médias. Longtemps mis en avant dans l’actualité, les considérations éthiques et sociales des produits/services durables ont progressivement été supplantées par les préoccupations environnementales. Guillon (2004) a, par exemple, noté que dans le secteur du tourisme hôtelier, il est observé une évolution qui paraît se renforcer depuis dix ans, il s’agit d’une demande qu’il serait possible de qualifier de plus « environnementale ». En outre, une étude menée sur des touristes quand à leur risque perçus sur l’environnement, démontre que ces derniers mettent le tourisme en première position (Hillery et al., 2001). Il faut également mentionner la prolifération des magazines d’actualité à caractère environnemental, notamment en France : Valeurs Vertes, Écologie Pratique, Environnement magazine, etc. Le constat est le même dans la littérature académique. Dans une récente méta-analyse sur les produits verts, Julien et Durif (2009) ont montré que plus des deux tiers de la littérature sur le sujet ont été publiés après l’an 2000. Cependant, ces résultats sont assez préoccupants car il ne faut éviter toute hiérarchie entre les trois dimensions du tourisme durable, mais plutôt une interaction (Roullet-Caire et Caire, 2003). Seule une vision large du tourisme durable permettra son développement aussi bien au niveau de la recherche (Bramwell et Lane, 2008), que des pratiques. Il s’avère donc nécessaire de poursuivre les efforts de communication sur le tourisme durable de manière à conscientiser les consommateurs sur ses impacts bénéfiques à trois niveaux, environnemental, économique et social.
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    128 4.2 LES CONTRIBUTIONS ACADÉMIQUES ET MANAGÉRIALES DES RÉSULTATS DE LA RECHERCHE 4.2.1 CONTRIBUTIONS ACADÉMIQUES Les résultats de cette recherche à caractère exploratoire sont pertinents au point de vue théorique pour leur apport à l’amélioration des connaissances dans la compréhension du concept du tourisme durable. Il s’agit d’une première étape vers une meilleure compréhension des différents critères relatifs aux étapes composant le processus décisionnel du consommateur dans le secteur du tourisme et plus particulièrement auprès de l’industrie des Spas. 4.2.2 CONTRIBUTIONS MANAGÉRIALES Les résultats sont également pertinents au point de vue managérial face à un domaine qui est en pleine expansion. L’identification de deux motivations majeures – satisfaction personnelle et image positive de l’organisation - et de deux freins majeurs – financier et fonctionnel - permettra aux professionnels de mieux cerner le marché émergent du tourisme durable. Ainsi le développement d’offres adaptées aux besoins des consommateurs pourra être fait. Cela entraine l’importance de communiquer sur la pratique du tourisme durable. Les résultats qualitatifs ont également montré la faible connaissance des consommateurs. Aucun n’a su le définir correctement et seulement 50% sont capables de l’associer à l’environnement et à un tourisme fait dans le respect de pratiques sociales. Ainsi une des premières tâches des professionnels, mais aussi des organismes nationaux, serait d’expliquer la pratique du tourisme durable aux consommateurs pour limiter un frein lié à la méconnaissance du concept. La phase quantitative nous a confirmé que les consommateurs associent le tourisme durable à l’environnement et ce, au détriment des deux autres piliers, l’économique et le social.
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    129 CHAPITRE 5 :LIMITES ET AVENUES DE RECHERCHE
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    130 5.1 LES LIMITESDE LA RECHERCHE Tout d’abord, comme l’ont mentionné les participants de la phase qualitative d’autres variables, telle la distance par rapport au lieu de résidence, peuvent venir modérer l’intention d’achat. Ainsi n’ayant pas tenu compte de ces variables dans la présente recherche, il est possible que leur introduction donne des résultats autres que ceux obtenus. De plus, il est envisageable de penser que les scénarios soumis aux répondants, lors de la phase quantitative, n’avaient peut être pas une distinction suffisante. En effet, lors de leur évaluation en pré-test, les testeurs étaient soumis à la lecture des 5 scénarios à la suite. Or, lors de l’étude principale, les participants se voyaient confrontés à un seul des 5 scénarios. De ce fait, il est possible que des différences entre les scénarios aient été plus apparentes face à leurs attitudes et intentions si nous leur avions soumis les 5 scénarios. Une autre limite réside dans la généralisation des résultats face au service et la localisation des consommateurs. Il est probable que les consommateurs ne réagissent pas de la même façon pour un service Spa, un service de restauration, un musée ou encore la réservation d’une chambre d’hôtel. Cela nous amène à dire que nos résultats ne sont pas généralisables à tous services touristiques offerts. De plus, le problème de généralisation des résultats est également à considérer d’un point de vue géographique que ce soit pour l’étude qualitative et quantitative. En effet, un échantillon de convenance avait été adopté lors de la phase qualitative. Puis, en ce qui concerne la phase quantitative, même si la généreuse participation de Tourisme Cantons-de- l’Est nous a permis d’obtenir une meilleure homogénéité de la population, il n’en reste pas moins que l’étude ne portait que sur la population québécoise. Il est vraisemblable d’avancer, dans un premier temps, que dans un aussi grand pays que le Canada, la régionalisation apporte des différences entre les consommateurs, lié aux divers modes de vie, coutumes et habitudes de chacun. Mais dans un second temps, cette régionalisation canadienne s’extrapole aux différentes
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    131 nationalités du monde.Les communications en matière de développement durable et de tourisme durable ne sont pas toutes rendues au même niveau. La sensibilisation des consommateurs est différente. La différence des valeurs et des risques ressortis entre la phase qualitative et quantitative pourrait être associée à un biais d’image personnelle. Il est possible qu’au sein des groupes de discussion, les intervenants n’ont répondu de la même manière que lorsque les consommateurs étaient seuls devant leur ordinateur pour réserver leur image face aux autres participants. La réalisation d’entrevues individuelles à la place des groupes de discussion aurait peut être eu une autre portée et modifieraient les résultats. Enfin, d’un point de vue statistique, deux limites sont à prendre en considération. Tout d’abord, une seule ANOVA n’a pu être réalisée sur toutes les variables en même temps car une hiérarchie est présente entre les scénarios. Cette dernière concerne l’introduction des piliers du tourisme durable. Ainsi, un premier niveau est représenté par le scénario 1 (sans les dimensions durables), un second niveau par les scénarios 2, 3 et 4 (ils ont une seule des dimensions du tourisme durable) et pour finir, un troisième niveau avec le scénario 5 de l’étude qui comporte toutes les dimensions du tourisme durable. Il est également important de rappeler que les variables latentes de la valeur perçue et du risque perçu sont dans le cadre de cette recherche de type formatif et multidimensionnel. Plus précisément, nous sommes dans le type 2 des combinaisons décrites par Jarvis et al (2004). Soit, des construits constitués d’un premier ordre réflexif et d’un second ordre formatif. Cependant, notre approche a été d’adopter les méthodes d’ajustement traditionnelles des équations structurelles composées de variables latentes réflexives. Rossiter (2002) mentionne sur ce point que les variables de type formatif ne réagissent d’une manière satisfaisante aux analyses traditionnelles et notamment en ce qui concerne la validité interne. Il est conseillé de faire le test
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    132 du « VanishingTetrad » afin de vérifier si un modèle formatif ou réflexif aurait été plus approprié (Bollen et Ting, 2000). Il reste qu’actuellement il est encore difficile de travailler de manière fonctionnelle avec les variables formatives (Roussel et al, 2002). Ainsi, l’approche traditionnelle a été tout de même effectuée dans ce présent mémoire pour plus de facilité mais cela pourrait avoir affecté le modèle. Il sera, dans le futur, d’effectuer à nouveau les analyses lorsque les variables formatives auront été plus amplement étudiées. 5.2 LES AVENUES DE RECHERCHES À CONSIDÉRER Afin d’analyser en profondeur le comportement des consommateurs face au tourisme durable, il serait pertinent de poursuivre les recherches sur les valeurs et risques perçus des consommateurs au Québec. Comme nous l’avons déjà précisé, les recherches sur le sujet sont encore très peu nombreuses, alors que les tendances de consommation montrent une importance de plus en plus forte des pratiques durables dans l’industrie touristique. Des différences relatives au pays pourraient peut être également relevées par une application de cette étude à d’autres places tel la France où même une autre province canadienne. Les modes de vie régionaux influencent les comportements, des écarts constatables risqueraient de se manifester ainsi. Il serait également intéressant d’augmenter la taille de l’échantillon de la phase qualitative à environ 40-45 personnes et de pratiquer à des entretiens individuels comme le suggère les études antérieures menées avec la méthode de la MEC (Wang 2008; Watkins 2007). De plus, les résultats de notre étude exploratoire qualitative font ressortir l’importance de la question de la certification en tourisme durable. Généralement, une des réponses apportées par les entreprises est la certification sous forme de logos. Le but est de limiter les réticences par un ajout de « conformité » à des normes environnementales et durables établies par des organismes
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    133 responsables. Or, lapropension de ces logos est telle que le consommateur ne s’y retrouve plus. La conséquence directe est une accentuation des doutes et de la méfiance envers les organismes qui appliquent un logo. Néanmoins, les consommateurs ne sont pas contre cette manifestation de certification et l’étude a mis en évidence qu’il n’y accorderait de l’importance que si, et seulement si, elles étaient approuvées et délivrées par des organismes gouvernementaux. Cette question semble importante à approfondir auprès des consommateurs et via également la conduite d’étude de cas d’entreprises offrant des services touristiques durables certifiés. À la suite de l’énonciation des limites, il serait intéressant de mener une étude similaire à celle ci en tenant compte des limites du présent mémoire notamment quand à la partie réflexive et formative des variables latentes. Une étude en équation structurelle sur tous les scénarios aurait également un impact considérable sur l’analyse des comportements des touristes de services issus du tourisme durable. Des différences fondamentales en fonction de l’introduction d’un ou d’un autre pilier du développement durable pourraient se manifester. La connaissance des différences serait utile aux professionnels du tourisme afin de communiquer de manière plus efficiente en fonction de leur choix d’action à l’avenir. Une autre avenue de recherche serait d’appliquer le modèle de valeur et risque perçu à un autre service touristique au Québec. Nous pourrions en apprendre d’avantage sur les décisions des consommateurs et comparer les résultats pour comprendre les convergences et divergences. Enfin, la reproduction de l’étude dans un avenir de moyen terme (3 à 5 ans) nous tiendrait au courant des évolutions des modes de pensées des consommateurs. En effet, avec l’accroissement des communications sur les produits verts et durables, il est probable que les consommateurs ne réagiront pas de la même manière aux scénarios développés.
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    135 L’objectif de ce mémoire était de faire ressortir les valeurs et risques perçus des consommateurs au travers d’une approche exploratoire. La phase 1 (qualitative) nous a permis de comprendre et d’identifier les valeurs et les risques perçus des consommateurs associés au tourisme durable. Ainsi, avec l’application de la technique Means End Chain deux valeurs perçues essentiellement psychologiques et sociales qui sont la « satisfaction personnelle » (par l’estime de soi et la valeur ajoutée) et « l’image positive de l’organisation » (par la crédibilité et la différenciation) sont ressorties. Mais aussi, deux risques perçus se sont montrés majeurs. Il s’agit du « risque financier » (manifesté par la transparence vis-à-vis du prix et des intentions réelles des organisations) et « du risque fonctionnel » (hygiène et normalisation de l’aspect durable). La phase 2 (quantitative) nous a permis d’aller plus loin grâce, tout d’abord, à une comparaison de 5 scénarios par la technique de l’ANOVA puis d’analyser quelles sont les valeurs et les risques perçus qui influencent le plus la prise de décision dans un contexte de tourisme durable par la technique des équations structurelles. Les résultats démontrent une prédominance du pilier environnement face à l’intention de choisir un forfait Spa par les consommateurs. La confrontation des scénarios entre eux renforce ce résultat par une similarité des réponses obtenues entre le scénario possédant seule, la variable environnement et le scénario regroupant l’ensemble des dimensions du tourisme durable.
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    155 ANNEXE I. GUIDED’ANIMATION DES GROUPES DE DISCUSSION * Introduction (3-4 mn) - Mot de bienvenue Présentation des animateurs : Mélanie Brieu et Fabien Durif Rappel du sujet et remerciement pour la présence Explication du fonctionnement (enregistrement, boisson et collation, durée) Attentes et énoncé des règles de la discussion (ne pas parler en même temps que les autres ; parler assez fort ; pas de bonnes ni mauvaises réponses ; donner sa véritable opinion personnelle même si différente…) Faire remplir formulaire de consentement et de confidentialité Présentation rapide des participants un par un (prénom, profession) et faire mettre une petite carte de nom. Phase de réchauffement (20 mn) Pouvez-vous nous dire quelle (et où) était votre dernière expérience de tourisme (en tant qu’expérience de tourisme cela peut-être : une nuit à l’hôtel, un séjour dans le sud, une fin de semaine au camping, une visite d’un musée, une demi-journée au spa, etc.) ? (tour de table) Sur le dossier papier devant vous, veuillez indiquer les 3 principaux critères qui vous avaient fait choisir cette activité touristique (ex : c’est-à-dire les raisons de votre choix, les valeurs recherchées, etc.). (tour de table). Avez-vous été finalement satisfait(e) de cette dernière expérience ? Pourquoi ? TECHNIQUE D’ASSOCIATION LIBRE : Sur le dossier papier devant vous, veuillez indiquer les 3 principaux mots qui vous viennent à l’esprit lorsque on vous parle de tourisme ? TECHNIQUE D’ASSOCIATION LIBRE : Toujours, sur le dossier papier devant vous, veuillez indiquer les 3 principaux mots qui vous viennent à l’esprit lorsque on vous parle de tourisme durable ?
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    156 Complétez la phrase: « Les gens qui font du tourisme durable sont…» (tour de table). Avez-vous déjà entendu parler de tourisme durable ? Si oui, où ? Par qui ? De quelle manière ? Que savez-vous du tourisme durable ? Qu’est-ce que c’est pour vous ? Perceptions détaillées (1h) *Éléments de définition et de compréhension du tourisme durable (15 min) - Présentez la définition suivante du tourisme durable : Le tourisme durable a été définit officiellement pour la première fois en 2004 par l’OMT. comme : « un tourisme qui : exploite de façon optimum les ressources de l’environnement ; respecte l’authenticité socioculturelle des communautés d’accueil et offre à toutes les parties prenantes des avantages socioéconomiques » - Présentez le schéma des 3 piliers du « tourisme durable » - Présentez la vidéo suivante (1m23) comme exemple d’une initiative de tourisme durable : http://www.youtube.com/watch?v=x5rFdGF8m60 Connaissez-vous des organisations ou compagnies qui proposent des forfaits durables ou qui contribuent au tourisme durable ? Si oui, lesquelles ? De quelles manières ? À votre avis, quels sont les avantages pour une organisation de proposer des activités de tourisme durable ? Quels sont les avantages pour le consommateur ? *Intentions, valeurs et risques perçus face au tourisme durable (35 min) Prenons l’exemple d’une journée au SPA : Est-ce que l’un(e) d’entre-vous est déjà allé au SPA Eastman et/ou au SPA Bromont ? Pour celles ou ceux qui sont allé(e)s au SPA Eastman, quelles ont été vos impressions? S’agit-il d’une expérience traditionnelle d’un SPA selon vous ? Expliquez. Si vous aviez le choix d’une activité d’1 journée entre un Spa traditionnel (ex : Spa Bromont) et un Spa réputé pour son engagement durable (Spa Eastman), laquelle choisiriez-vous ? Pourquoi ? Veuillez nous indiquer les éléments qui guideraient votre choix ? Présentez les sites Web des 2 spas en donnant quelques caractéristiques des sites puis présenter le comparatif de forfait.
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    157 Lien Spa Eastman: http://www.spa-eastman.com/sante_details.php?lang=fr&loc=east&sante_id=10 Lien Spa Bromont : http://www.spaconcept.ca/index.php?option=com_content&task=blogcategory&id=1&Itemid=6 5&lang=fr COMPARATIF DE FORFAIT (à mettre sur un panneau grand format) SPA EASTMAN SPA BROMONT Forfait 1 journée Forfait 1 journée Véritable coup d'envoi vers la remise en Choisissez DEUX des soins suivants : forme, cette journée de soins axés sur la santé 1 massothérapie de 60 minutes et la détente est un pas dans la bonne 1 massothérapie de 90 minutes (+45$) direction. 1 massage sous la pluie (+15$) Au menu : 1 soin visage avec mini massage des pieds - dîner et service   1 soin beauté dos avec mini massage des - exfoliation corporelle aux sels, suivi d'une pieds douche   1 exfoliation corporelle aux sels de la mer - facial Aromaplastie   Morte - traitement de pressothérapie qui apportera 1 enveloppement corporel au choix (le bain légèreté et détente à vos jambes   thermomasseur doit être choisi parmi les - massage (60 minutes)   compléments) - accès au Hammam et aux piscines 1 soin des mains et des pieds Classique 1 soin des mains et des pieds Deluxe (+15$) Ajoutez QUATRE des compléments suivants : 1 bain thermomasseur au choix 1 séance réénergisante sur matelas japonais 1 pressothérapie 1 détente sur lit vibrosaun 1 relaxation sur fauteuil vibromasseur 1 enveloppement des mains à la paraffine (+5$) 1 enveloppement des pieds à la paraffine (+5$) Ce forfait comprend aussi : 1 pause tisane 1 lunch santé L'accès au hammam Votre prix : 270$ Votre prix : 299$
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    158 Quelles sont selon-vous les valeurs associées au concept du SPA Eastman en tant qu’activité de tourisme durable ? Veuillez en lister au moins 5 sur le dossier papier devant vous. Pour quelles raisons seriez-vous attirés à aller au SPA Eastman ? Quelles seraient vos motivations ? Qu’est-ce que cela vous apporterait ? Est-ce que vous éprouvez certains doutes quant à la qualité des activités offertes par le SPA Eastman du fait qu’elles soient considérées comme durables? Ressentez-vous certains risques ? Est-ce que vos doutes seraient diminués si l’organisme possédait une certification de tourisme durable ? Connaissez-vous des certifications attestant que l’activité touristique est durable ? Si oui, lesquelles ? Maintenant, nous vous présentons une liste de certifications de tourisme durable, est-ce que la présence d’une certification de ce type pourrait avoir une influence positive sur votre choix ? Pourquoi ? Lesquelles auraient de l’impact sur vous ? Qu’est ce qui est le plus important dans une certification (couleur, forme, …) ? Green Globe : Label international pour le voyage et tourisme durable. Il récompense et accompagne les hôtels qui optent pour une démarche d'amélioration de la gestion environnementale et sociale de leurs activés. HQE : Nouvelle certification hôtelière pour les bâtiments ATR (Agir pour un Tourisme Responsable) : Label français pour le tourisme responsable Clé verte: Label français pour l’environnement et la qualité des campings, hôtels, meublés (gîtes), chambre d'hôtes, etc. RéserVert : Label en guise de reconnaissance du développement durable développé dans l’hôtellerie québécoise. Les établissements visent un équilibre des enjeux environnementaux, sociaux et économiques.
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    159 Bateau Bleu :Label attribué aux bateaux équipés de systèmes permettant une gestion efficace des eaux noires (eaux des toilettes) et d’éviter les débordements lors de l’avitaillement en carburant. Il implique aussi une gestion de déchets pour préserver la mer par du stockage, recyclage ou élimination. Gîte Panda : Label français des Gîtes de France (gîte rural, chambre d’hôtes, gîte de séjour, gîte d’enfants) situé dans un Parc naturel régional ou national, auquel le WWF-Organisation mondiale de protection de la nature accorde son label s’il répond à trois conditions : 1) Etre situé dans un environnement naturel de qualité ; 2) Comporter un équipement d’observation de la nature et des documents d’information spécifiques, 3) Etre géré par des propriétaires (ou responsables) soucieux de la préservation de l’environnement Label de la commission européenne : Il garantit que le lieu d’hébergement ou camping : 1)Limite la consommation d’énergie ; 2)Limite la consommation d’eau ; 3) Réduit la production de déchets ; 4) Favorise l’utilisation de ressources renouvelables et de substances moins dangereuses pour l’environnement et 5) Encourage l’éducation et la communication en matière d’environnement Pavillon Bleu : Label pour les communes à forte connotation touristique qui contribuent : 1) à l’éducation à l’environnement ; 2) à l’environnement en général ; 3) à la gestion des déchets ; 4) à la gestion de l’eau. Voyages pour la planète : Label de l’association française d’écotourisme *Changement vers un tourisme durable pour Tourisme Cantons-de-l’Est (10 min) Avez vous entendu parler de la dernière campagne de communication de Tourisme Cantons de l’Est ? ( « Un hiver blanc et vert dans les Cantons ») MONTRER LA PUBLICITE DE LA CAMPAGNE Qu’en pensez vous ? Que suggère cette publicité pour vous ? Savez-vous que plusieurs activités proposées par Tourisme Cantons de l’Est sont considérées comme des activités touristiques « vertes » ? Si oui, citez en quelques unes. Si l’organisation Tourisme Cantons de l’Est voudrait que l’ensemble de ces activités touristiques soit considéré comme durable, que devrait-elle faire à votre avis ? Est-ce pertinent que Tourisme Cantons de l’Est prenne un virage durable ? Quelles devraient être les caractéristiques des activités offertes par Tourisme Cantons de l’Est pour être considérées comme durables ?
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    160 *Conclusion (5 min) Maintenantque nous avons discuté ensemble du tourisme durable, sur une échelle de 1 à 10 (1 étant « absolument pas durable » à 10 « totalement durable »), est-ce que vous vous considérez comme un touriste durable ? (tour de table) Avez vous d’autres commentaires à apporter à la discussion ? Remerciements pour les participants Ne pas oublier de récupérer le dossier écrit.
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    161 ANNEXE II. QUESTIONNAIRETYPE AVEC LE SCÉNARIO 5 APRÈS PRÉ-TEST 1 ET 2 Madame, Monsieur, Je suis étudiante à la maitrise en administration concentration marketing à l’Université de Sherbrooke. Je réalise présentement une recherche sur les valeurs et les risques perçus en tourisme durable. En participant à ce court questionnaire, vous me fournirez de l’information d’une grande valeur afin de mener à bien ce projet. Vos réponses resteront confidentielles (tel que spécifié dans le formulaire de consentement libre et éclairé) et vous n’avez qu’à suivre les indications données tout au long du questionnaire. Cela ne prendra que quelques minutes (10 minutes maximum) de votre temps. Merci de votre précieuse collaboration! Mélanie Brieu Étudiante à la M. Sc. Marketing Faculté d’administration Université de Sherbrooke melanie.brieu@USherbrooke.ca FORMULAIRE DE CONSENTEMENT LIBRE ET ECLAIREE Vous êtes invité(e) à participer à un projet de recherche. Le présent document vous renseigne sur les modalités de ce projet de recherche. S’il y a des mots ou des paragraphes que vous ne comprenez pas, n’hésitez pas à poser des questions par courriel à l’adresse suivante : melanie.brieu@USherbrooke.ca Pour participer à ce projet de recherche, vous devez accepter les termes de ce formulaire et vous pouvez en imprimer une copie afin d’en conserver une trace dans vos dossiers.
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    162 Titre du projet Laprésente recherche à pour titre : « Etude sur les valeurs et risques perçus du tourisme durable ». Responsables du projet Ce projet de recherche est réalisé par Mélanie Brieu, étudiante à la M. Sc. Marketing à l’Université de Sherbrooke et s’effectue dans le cadre d’un mémoire de maîtrise. Ce projet est mené sous la supervision de Monsieur Fabien Durif (Professeur adjoint) et Monsieur Jean Roy (Professeur agrégé), du département de marketing de la Faculté d’administration de l’Université de Sherbrooke (Qc) qui agissent à titre de directeurs de recherche. Vous pouvez rejoindre Mélanie brieu 1) par téléphone au 514 769 7517, 2) par courriel à l’adresse suivante : Melanie.Brieu@USherbrooke.ca. Vous pouvez rejoindre Fabien Durif 1) par téléphone au 819-821-8000 ext. 62316, 2) par courriel à l’adresse suivante : Fabien.Durif@USherbrooke.ca. Vous pouvez rejoindre Jean Roy 1) par téléphone au 819-821-8000 ext. 62357, 2) par courriel à l’adresse suivante : Jean.Roy@USherbrooke.ca. Objectifs et buts du projet L’objectif principal de ce projet est d’identifier les valeurs et les risques que les consommateurs perçoivent lorsqu’il s’agit du tourisme durable, une nouvelle manière de voyager. En sous-objectif, il est question de voir l’importance accordée par les consommateurs aux différentes valeurs et aux différents risques lors de processus de choix de forfait Spa. Justification du recours à des consommateurs À cette étape de la recherche, j’ai besoin de recueillir les informations de consommateurs ayant divers profils représentatifs de la population québécoise. En tant que consommateur de voyage
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    163 majeur, vous possédezle profil que je recherche et je souhaite vous demander de participer à cette étape du projet. Raisons et nature de la participation La participation à ce projet est requise pour répondre à un court questionnaire. Le questionnaire comportera des questions fermées qui porteront sur vos perceptions des valeurs et risques perçus du tourisme durable. Vous serez amené(e) à exprimer votre avis sur les sujets discutés via des modalités de réponses. Avantages pouvant découler de votre participation Vous pourrez donner votre avis sur les sujets évoqués et contribuer ainsi à l’avancement des connaissances scientifiques sur le sujet de l’expérience de consommation et de la valeur pour les consommateurs. Inconvénients et risques pouvant découler de votre participation Votre participation à la recherche ne devrait pas comporter d’inconvénients significatifs. Si vous acceptez de participer au projet, vous devrez consacrer un maximum de 10 minutes pour remplir le questionnaire. Droit de retrait de participation sans préjudice Il est entendu que votre participation au projet de recherche est tout à fait volontaire et que vous restez à tout moment, libre de mettre fin à votre participation sans avoir à motiver de décision, ni à subir de préjudice de quelque nature que ce soit. Si vous décidez de participer à l’étude, pour l’ensemble des thèmes abordés dans le questionnaire, vous avez toujours la possibilité de refuser de donner une réponse aux questions posées, sans avoir à donner de raisons ou de justifications. Advenant que durant ou après l’administration du questionnaire, vous souhaitez vous retirer de la recherche, Mélanie Brieu s’engage à retirer l’ensemble de vos idées de sa synthèse. Confidentialité des données, partage, surveillance et publications Les données recueillies seront conservées en lieu sûr, par Mélanie Brieu, sous clé, pour une période n’excédant pas 5 ans. Les données seront détruites à l’expiration de la période de conservation. Aucun renseignement permettant d’identifier personnellement les personnes qui
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    164 ont participé àl’étude n’apparaîtra dans une publication scientifique ou ne sera partagé avec d’autres personnes lors de discussions scientifiques puisque le questionnaire est anonyme et que les réponses seront agrégées. Résultats de la recherche et publication L’information recueillie pourra être utilisée pour des fins de communication scientifique et professionnelle. Dans ces cas, rien ne permettra d’identifier les personnes ayant participé à la recherche. Identification du président du Comité d’éthique de la recherche de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines Pour tout problème éthique concernant les conditions dans lesquelles se déroule votre participation à ce projet, vous pouvez en discuter avec la responsable du projet ou expliquer vos préoccupations à Madame Dominique Lorrain, Présidente du Comité d’Éthique de la Recherche Lettres et Sciences Humaines, en communiquant par l’intermédiaire de son secrétariat en composant le numéro suivant : 819-821-8000, poste 62644, ou par courriel : Cer_lsh@usherbrooke.ca Acceptez vous de répondre à cette étude de manière libre et éclairé ? -> Oui -> Non---- FIN DU QUESTIONNAIRE [NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB] Vous avez : Moins de 18 ans------ FIN DU QUESTIONNAIRE Entre 18 et 24 ans Entre 25 et 34 ans Entre 35 et 44 ans Entre 45 et 54 ans Plus de 55 ans
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    165 Dans quelle régiondu Québec vivez-vous ? Bas-Saint-Laurent Saguenay-Lac-Saint-Jean Capitale Nationale Mauricie Estrie Montréal Outaouais Abitibi-Témiscamingue Côte-Nord Nord-du-Québec Gaspésie Île-de-la-Madeleine Chaudière-Appalaches Laval Lanaudière Laurentides Montérégie Centre-du-Québec Je n’habite pas Québec----- FIN DU QUESTIONNAIRE [NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB] Dans cette section, nous cherchons à connaître un peu mieux vos habitudes en tant que touriste. Veuillez cocher les cases correspondant à votre profil. 1.1 En moyenne combien de fois partez-vous en vacances par an ? Une fois Deux fois Plus de deux fois
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    166 1.2 En moyenne,combien de jours partez-vous en vacances ? une semaine ou moins Deux semaines Plus de deux semaines 1.3 Généralement, quel type de logement utilisez-vous ? Maison secondaire Amis – Famille Auberge de jeunesse Hôtel Campings [NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB] Avant de répondre au questionnaire suivant, nous vous demandons de lire cette mise en situation fictive. Essayez d'imaginer que vous êtes dans le contexte suivant : Suite à de longues semaines de travail, vous décidez de vous relaxer en allant bénéficier des bienfaits d’un forfait Spa. Aux fins du questionnaire, nous appellerons ce Spa : « SpaRelax ». « Situé dans le décor enchanteur des Cantons-de-l'Est, le SpaRelax vous offre son atmosphère traditionnelle idéale à la détente en plein cœur d’une nature à vous couper le souffle. Hammam d'inspiration orientale, Sauna, Bain à remous, Cascade d’eau et Bar à jus biologique sont là pour vous faire vivre une évasion totale dans un environnement respectueux de la nature et de la population locale. Toutes nos installations répondent à des normes de développement durable (recyclage, économie d’eau et d’énergie). Nos employés reçoivent des formations régulières afin de travailler dans d’excellentes conditions et pour vous offrir le meilleur des soins ». Nous sommes fier de vous dire que plus de 75% de nos produits sont locaux parce que nous croyons en leur savoir faire. Le forfait SpaRelax ULTIME attire votre intérêt. Le descriptif est le suivant : « Pour 147$, profitez d’un accès aux bains ainsi que le massage SpaRelax ULTIME de 75 minutes à base de produit locaux et biologiques. Ce massage a été conçu pour réduire votre stress quotidien et éliminer les tensions nerveuses et musculaires tout en évacuant les toxines des muscles par des techniques ancestrales de haute qualité de chez nous. »
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    167 [NOUVELLE PAGE POURLA VERSION WEB] En fonction de la mise en situation que vous venez de lire et de vos perceptions des spas, veuillez indiquer votre avis pour chacun des énoncés suivant. [Cliquez ici si vous désirez revoir la mise en situation] (Dans une fenêtre) Note : Dans la version Web, l’échelle de mesure est précisée ! 1= Totalement en désaccord ; 3 = En désaccord ; 5 = En accord ; 7 = En total accord Ce forfait Spa… ... Est préférable à un autre pour son respect envers l’environnement et la 1 2 3 4 5 6 7 population locale ... Apporte plus de respect à l’environnement et la population locale 1 2 3 4 5 6 7 qu’un autre ... Est préférable pour le bien qu’il apporte envers l’environnement et la 1 2 3 4 5 6 7 population locale Je trouve… ... Meilleur de choisir ce forfait Spa plutôt qu’un autre car il respecte 1 2 3 4 5 6 7 l’environnement et la population locale ... Que ce forfait Spa me procure plus de fierté car il respecte la 1 2 3 4 5 6 7 population locale et l’environnement ... Que choisir ce forfait Spa me rend plus fier de moi parce qu’il 1 2 3 4 5 6 7 respecte l’environnement et la population locale ... Ce forfait valorisant par rapport à la considération qu’il apporte à 1 2 3 4 5 6 7 l’environnement et la population locale Je trouve que : Je fais preuve de responsabilité en choisissant ce forfait Spa car il 1 2 3 4 5 6 7 permet de pondérer mon impact sur l’environnement et la population locale Ce forfait Spa me garantit de limiter mon impact sur l’environnement et 1 2 3 4 5 6 7
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    168 la population locale Ilest préférable de choisir ce forfait Spa car il protége l’environnement 1 2 3 4 5 6 7 et les populations locales Choisir ce forfait Spa me permet de contribuer d’une façon responsable 1 2 3 4 5 6 7 et positive envers l’environnement et à la population locale Choisir ce forfait Spa est valorisant pour l’attention qu’il porte à 1 2 3 4 5 6 7 l’environnement et la population locale En choisissant ce forfait, je fais attention à l’environnement et à la 1 2 3 4 5 6 7 population locale Avec ce forfait Spa… ... Je sais que les bénéfices seront redistribués plus équitablement entre 1 2 3 4 5 6 7 toutes les parties ... Je permets de répartir équitablement les bénéfices entre la population 1 2 3 4 5 6 7 et l’environnement ... Je contribue à une répartition plus équitable des ressources 1 2 3 4 5 6 7 ... Il est valorisant de voir que les retombées profitent à tout le monde 1 2 3 4 5 6 7 ... Il est agréable de voir que les retombées améliorent le bien-être de 1 2 3 4 5 6 7 tout le monde Avec ce forfait Spa… ... Je peux entrer en contact avec la population locale 1 2 3 4 5 6 7 ... Il est gratifiant de voir que je peux échanger avec la population locale 1 2 3 4 5 6 7 ... Je peux créer des liens avec la population locale 1 2 3 4 5 6 7 ... J’ai l’opportunité d’échanger avec les autres 1 2 3 4 5 6 7 ... Je peux vivre une expérience en étant proche de la population locale 1 2 3 4 5 6 7 ... Il m’est possible de m’associer avec la population locale 1 2 3 4 5 6 7 Globalement… ... Je considère que ce forfait spa vaut bien l’énergie consacrée 1 2 3 4 5 6 7 ... Je considère que ce forfait spa vaut bien les sacrifices que j’y consens 1 2 3 4 5 6 7 ... Je considère que ce forfait spa vaut bien le temps et l’argent que je 1 2 3 4 5 6 7
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    169 consomme [NOUVELLE PAGE POURLA VERSION WEB] Toujours en vous référant à la mise en situation et vos perceptions, veuillez répondre aux questions suivantes. [Si vous voulez relire le scénario, cliquez ici] (Dans une fenêtre) Note : Dans la version Web, l’échelle de mesure est précisée ! 1= Totalement en désaccord ; 3 = En désaccord ; 5 = En accord ; 7 = En total accord En ce qui concerne ce forfait Spa : J’ai un doute quand à la qualité des services donnés par ce forfait Spa 1 2 3 4 5 6 7 Je suis méfiant (méfiante) envers la performance de ce forfait Spa 1 2 3 4 5 6 7 J’ai des doutes quand au niveau de performance des services de ce 1 2 3 4 5 6 7 forfait Spa Ce Spa ne me paraît pas aussi performant qu’un autre dans le forfait 1 2 3 4 5 6 7 qu’il offre Ce Spa ne me semble pas aussi efficace qu’un autre dans le forfait qu’il 1 2 3 4 5 6 7 offre En ce qui concerne le prix : Ce forfait est trop cher par rapport à d’autres sur le marché 1 2 3 4 5 6 7 Pour la qualité offerte, je suis sûr (sûre) de trouver moins cher dans un 1 2 3 4 5 6 7 autre Spa Le prix de ce forfait est bien trop élevé par rapport à ce que l’on trouve 1 2 3 4 5 6 7 ailleurs Le rapport qualité/prix ne me satisfait pas dans ce forfait Spa 1 2 3 4 5 6 7 J’ai des appréhensions quant à la justesse du prix demandé 1 2 3 4 5 6 7 En ce qui concerne les produits :
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    170 Je peur desubir des blessures suite à l’utilisation des produits des soins 1 2 3 4 5 6 7 de ce Spa Je m’inquiète d’effets secondaires sur ma santé suite à l’utilisation des 1 2 3 4 5 6 7 soins et produits utilisés dans ce forfait Spa et de l’apparition d’effets secondaires Je n’ai pas confiance dans les vertus des produits utilisés 1 2 3 4 5 6 7 J’appréhende la qualité des produits utilisés pour le massage 1 2 3 4 5 6 7 D’après moi, les produits utilisés dans ce Spa pourraient laisser des 1 2 3 4 5 6 7 marques sur mon corps Selon moi : Je n’ai aucune fierté en choisissant ce forfait Spa 1 2 3 4 5 6 7 Il n’y a aucun avantage à choisir ce forfait Spa 1 2 3 4 5 6 7 Mon estime personnelle ne sera pas valorisée en choisissant ce forfait 1 2 3 4 5 6 7 Spa Je ne retire aucun avantage personnel en choisissant ce forfait Spa 1 2 3 4 5 6 7 Choisir ce forfait ne m’apportera rien de plus qu’un autre 1 2 3 4 5 6 7 Selon moi : J’ai peur d’être jugé négativement par mon entourage en choisissant ce 1 2 3 4 5 6 7 forfait Spa J’ai peur d’entrainer des réactions négatives de la part de mon entourage 1 2 3 4 5 6 7 en choisissant ce forfait J’ai peur que mon image sociale soit négative suite à l’utilisation d’un 1 2 3 4 5 6 7 tel forfait Spa [NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB] Veuillez répondre aux questions suivantes. J’ai l’impression que choisir ce forfait Spa est… »
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    171 Nuisible pour Bénéfique moi pour moi 1 2 3 4 5 6 7 Stupide Sage 1 2 3 4 5 6 7 Mauvais pour Bon pour mon mon image image 1 2 3 4 5 6 7 Un Un avantage désavantage pour moi pour moi 1 2 3 4 5 6 7 Pas bien Bien 1 2 3 4 5 6 7 Sur une échelle de 1 à 7 dans laquelle 1 signifie « Totalement en désaccord» et 7 « totalement en accord», veuillez indiquer votre intention de choisir le forfait présenté Note : Dans la version Web, l’échelle de mesure est précisée ! 1= Totalement en désaccord ; 3 = En désaccord ; 5 = En accord ; 7 = En total accord J’ai l’intention de… Énoncés … D’essayer un Spa comme celui-ci dans le futur 1 2 3 4 5 6 7 … De faire un effort pour choisir un forfait Spa semblable à 1 2 3 4 5 6 7 celui-ci dans le futur
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    172 … De choisirun forfait Spa comme celui-ci dans le futur 1 2 3 4 5 6 7 D’une manière générale, diriez-vous qu’en choisissant un forfait touristique, vous considérez le développement durable dans votre achat. Autrement dit, vous sentez vous touriste durable ? Absolument Un peu Beaucoup Totalement pas 1 2 3 4 5 6 7 [NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB] Veuillez cocher la case correspondant à votre profil. Vous être : Un homme Une femme Quelle est présentement votre occupation principale? Travailleur à temps plein (30 heures et plus/semaine) Travailleur à temps partiel (moins de 30 heures/semaine) Retraité Étudiant En recherche d’emploi/chômage Au foyer Autre, Je préfère ne pas répondre Quel est votre statut familial présentement? Couple sans enfant Couple avec enfant(s) vivant à la maison Personne seule sans enfant Personne seule avec enfant(s) vivant à la maison Personne vivant avec ses deux parents Personne vivant avec d’autres personnes que ses parents
  • 183.
    173 Je préfère ne pas répondre Quel est le plus haut niveau de scolarité que vous avez complété? Primaire Secondaire CEGEP Université Je préfère ne pas répondre Dans quelle catégorie se situe votre revenu familial avant impôt ? Moins de 39 999 $ 40 000 $ à 59 999 $ 60 000 $ à 79 999 $ 80 000 $ à 99 999 $ 100 000 $ à 149 999 $ 150 000 $ et plus $ Ne sait pas / Préfère ne pas répondre [NOUVELLE PAGE POUR LA VERSION WEB] FIN DU QUESTIONNAIRE Merci pour votre précieuse collaboration ! Pour toutes questions ou commentaires n'hésitez pas à me contacter par écrit à l'adresse suivante : melanie.brieu@USherbrooke.ca
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    174 ANNEXE III. RÉSULTATSDES ACP DU PRÉ-TEST Résultats de la dimension Respect de l’environnement et des populations locales KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,612 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 48,122 Sphericity df 6 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction RESENV1 1,000 ,424 RESENV2 1,000 ,519 RESENV3 1,000 ,640 RESENV4 1,000 ,775 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 185.
    175 Total Variance Explained ComponeInitial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 2,358 58,939 58,939 2,358 58,939 58,939 2 ,886 22,158 81,097 3 ,494 12,340 93,436 4 ,263 6,564 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 RESENV1 ,651 RESENV2 ,721 RESENV3 ,800 RESENV4 ,880 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Retrait de l’item : RESENV1 pour un meilleur KMO Nouveaux résultats de la dimension RESENV :
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    176 KMO and Bartlett'sTest Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,697 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 30,114 Sphericity df 3 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction RESENV2 1,000 ,690 RESENV3 1,000 ,658 RESENV4 1,000 ,721 Extraction Method: Principal Component Analysis. Total Variance Explained Compone Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 2,069 68,961 68,961 2,069 68,961 68,961 2 ,508 16,929 85,891 3 ,423 14,109 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 187.
    177 Component Matrixa Component 1 RESENV2 ,831 RESENV3 ,811 RESENV4 ,849 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted.
  • 188.
    178 Résultats de ladimension Respect de soi KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,805 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 133,501 Sphericity df 6 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction RESSOI1 1,000 ,779 RESSOI2 1,000 ,851 RESSOI3 1,000 ,785 RESSOI4 1,000 ,909 Extraction Method: Principal Component Analysis. Total Variance Explained Compone Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 3,324 83,104 83,104 3,324 83,104 83,104 2 ,330 8,251 91,355 3 ,248 6,192 97,547 4 ,098 2,453 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 189.
    179 Component Matrixa Component 1 RESSOI1 ,883 RESSOI2 ,922 RESSOI3 ,886 RESSOI4 ,953 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Aucun retrait KMO méritoire.
  • 190.
    180 Résultats de ladimension Responsabilité KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,824 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 190,121 Sphericity df 15 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction RESPON1 1,000 ,810 RESPON2 1,000 ,737 RESPON3 1,000 ,748 RESPON4 1,000 ,808 RESPON5 1,000 ,634 RESPON6 1,000 ,763 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 191.
    181 Total Variance Explained Extraction Sums of Squared Initial Eigenvalues Loadings Compon % of Cumulative % of Cumulative ent Total Variance % Total Variance % 1 4,500 75,001 75,001 4,500 75,001 75,001 2 ,523 8,714 83,715 3 ,418 6,974 90,690 4 ,255 4,256 94,946 5 ,199 3,320 98,265 6 ,104 1,735 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 RESPON1 ,900 RESPON2 ,859 RESPON3 ,865 RESPON4 ,899 RESPON5 ,796 RESPON6 ,874 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Aucun retrait, KMO méritoire
  • 192.
    182 Résultats de ladimension Partage KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,775 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 282,758 Sphericity df 15 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction PART1 1,000 ,674 PART2 1,000 ,831 PART3 1,000 ,841 PART4 1,000 ,896 PART5 1,000 ,842 PART6 1,000 ,838 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 193.
    183 Total Variance Explained ComponeInitial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 4,922 82,032 82,032 4,922 82,032 82,032 2 ,422 7,032 89,064 3 ,365 6,085 95,149 4 ,144 2,399 97,548 5 ,115 1,919 99,466 6 ,032 ,534 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 PART1 ,821 PART2 ,912 PART3 ,917 PART4 ,946 PART5 ,918 PART6 ,916 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Retrait de l’item PART1 pour une meilleure corrélation
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    184 Nouveau résultats dela dimension : KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,765 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 248,967 Sphericity df 10 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction PART2 1,000 ,841 PART3 1,000 ,851 PART4 1,000 ,890 PART5 1,000 ,855 PART6 1,000 ,863 Extraction Method: Principal Component Analysis. Total Variance Explained Compone Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 4,300 86,005 86,005 4,300 86,005 86,005 2 ,397 7,950 93,955 3 ,150 3,001 96,956 4 ,115 2,307 99,263 5 ,037 ,737 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 195.
    185 Component Matrixa Component 1 PART2 ,917 PART3 ,923 PART4 ,943 PART5 ,925 PART6 ,929 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted.
  • 196.
    186 Résultats de ladimension Connexion KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,877 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 245,000 Sphericity df 15 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction CONNEX1 1,000 ,835 CONNEX2 1,000 ,768 CONNEX3 1,000 ,930 CONNEX4 1,000 ,712 CONNEX5 1,000 ,872 CONNEX6 1,000 ,733 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 197.
    187 Total Variance Explained ComponeInitial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 4,851 80,857 80,857 4,851 80,857 80,857 2 ,397 6,621 87,478 3 ,377 6,288 93,766 4 ,162 2,705 96,471 5 ,145 2,415 98,886 6 ,067 1,114 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 CONNEX1 ,914 CONNEX2 ,877 CONNEX3 ,964 CONNEX4 ,844 CONNEX5 ,934 CONNEX6 ,856 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Aucun retrait, KMO méritoire
  • 198.
    188 6. Résultats dela dimension Global KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,574 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 37,477 Sphericity df 3 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction GLOBAL1 1,000 ,684 GLOBAL2 1,000 ,842 GLOBAL3 1,000 ,525 Extraction Method: Principal Component Analysis. Total Variance Explained Compone Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 2,051 68,377 68,377 2,051 68,377 68,377 2 ,692 23,050 91,427 3 ,257 8,573 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 199.
    189 Component Matrixa Component 1 GLOBAL1 ,827 GLOBAL2 ,918 GLOBAL3 ,725 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Aucun retrait car seulement 3 Items, attente de l’étude finale pour voir si retrait total ou pas.
  • 200.
    190 Résultats de ladimension Performance KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,734 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 205,644 Sphericity df 15 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction PERF1 1,000 ,819 PERF2 1,000 ,756 PERF3 1,000 ,772 PERF4 1,000 ,700 PERF5 1,000 ,667 PERF6 1,000 ,598 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 201.
    191 Total Variance Explained ComponeInitial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 4,313 71,877 71,877 4,313 71,877 71,877 2 ,794 13,230 85,107 3 ,479 7,989 93,095 4 ,200 3,335 96,430 5 ,141 2,347 98,777 6 ,073 1,223 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 PERF1 ,905 PERF2 ,870 PERF3 ,879 PERF4 ,836 PERF5 ,817 PERF6 ,773 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Retrait de l’item PERF6 pour une meilleure corrélation. PERF5 aurait pu être également supprimé mais il est conservé pour posséder une marge de manœuvre de l’étude principale.
  • 202.
    192 Nouveaux résultats dela dimension : KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,797 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 161,737 Sphericity df 10 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction PERF1 1,000 ,828 PERF2 1,000 ,781 PERF3 1,000 ,714 PERF4 1,000 ,767 PERF5 1,000 ,692 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 203.
    193 Total Variance Explained ComponeInitial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 3,782 75,633 75,633 3,782 75,633 75,633 2 ,695 13,898 89,530 3 ,244 4,881 94,411 4 ,171 3,415 97,827 5 ,109 2,173 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 PERF1 ,910 PERF2 ,884 PERF3 ,845 PERF4 ,876 PERF5 ,832 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted.
  • 204.
    194 8. Résultats dela dimension Financière KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,743 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 224,487 Sphericity df 15 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction FIN1 1,000 ,711 FIN2 1,000 ,829 FIN3 1,000 ,658 FIN4 1,000 ,836 FIN5 1,000 ,793 FIN6 1,000 ,775 Extraction Method: Principal Component Analysis. Total Variance Explained Compone Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 4,602 76,699 76,699 4,602 76,699 76,699 2 ,515 8,591 85,290 3 ,408 6,802 92,092 4 ,280 4,672 96,765
  • 205.
    195 5 ,142 2,362 99,127 6 ,052 ,873 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 FIN1 ,843 FIN2 ,910 FIN3 ,811 FIN4 ,914 FIN5 ,891 FIN6 ,880 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Retrait de l’item FIN1 pour une meilleure corrélation. Nouveaux résultats de la dimension : KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,792 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 168,025 Sphericity df 10 Sig. ,000
  • 206.
    196 Communalities Initial Extraction FIN2 1,000 ,791 FIN3 1,000 ,699 FIN4 1,000 ,872 FIN5 1,000 ,814 FIN6 1,000 ,770 Extraction Method: Principal Component Analysis. Total Variance Explained Compone Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 3,945 78,892 78,892 3,945 78,892 78,892 2 ,437 8,732 87,625 3 ,358 7,167 94,792 4 ,157 3,141 97,933 5 ,103 2,067 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 207.
    197 Component Matrixa Component 1 FIN2 ,889 FIN3 ,836 FIN4 ,934 FIN5 ,902 FIN6 ,877 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted.
  • 208.
    198 Résultats de ladimension Sécurité KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,768 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 244,549 Sphericity df 15 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction SECU1 1,000 ,355 SECU2 1,000 ,911 SECU3 1,000 ,910 SECU4 1,000 ,527 SECU5 1,000 ,709 SECU6 1,000 ,819 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 209.
    199 Total Variance Explained ComponeInitial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 4,231 70,521 70,521 4,231 70,521 70,521 2 ,911 15,176 85,697 3 ,512 8,529 94,226 4 ,217 3,612 97,838 5 ,104 1,726 99,564 6 ,026 ,436 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 SECU1 ,596 SECU2 ,954 SECU3 ,954 SECU4 ,726 SECU5 ,842 SECU6 ,905 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Retrait de l’item SECU1 pour sa faiblesse et pour obtenir une meilleure corrélation. Nouveaux résultats de la dimension :
  • 210.
    200 KMO and Bartlett'sTest Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,803 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 212,395 Sphericity df 10 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction SECU2 1,000 ,915 SECU3 1,000 ,867 SECU4 1,000 ,570 SECU5 1,000 ,755 SECU6 1,000 ,831 Extraction Method: Principal Component Analysis. Total Variance Explained Compone Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 3,937 78,738 78,738 3,937 78,738 78,738 2 ,670 13,397 92,134 3 ,221 4,426 96,560 4 ,134 2,680 99,240 5 ,038 ,760 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 211.
    201 Component Matrixa Component 1 SECU2 ,956 SECU3 ,931 SECU4 ,755 SECU5 ,869 SECU6 ,912 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted.
  • 212.
    202 Résultats de ladimension Psychologique KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,784 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 208,687 Sphericity df 15 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction PSY1 1,000 ,666 PSY2 1,000 ,796 PSY3 1,000 ,800 PSY4 1,000 ,805 PSY5 1,000 ,653 PSY6 1,000 ,775 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 213.
    203 Total Variance Explained ComponeInitial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 4,497 74,942 74,942 4,497 74,942 74,942 2 ,661 11,020 85,962 3 ,344 5,729 91,691 4 ,276 4,604 96,295 5 ,147 2,455 98,750 6 ,075 1,250 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 PSY1 ,816 PSY2 ,892 PSY3 ,895 PSY4 ,897 PSY5 ,808 PSY6 ,881 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Retrait de l’item PSY5 pour une meilleure corrélation.
  • 214.
    204 Nouveaux résultats dela dimension : KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,752 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 165,334 Sphericity df 10 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction PSY1 1,000 ,707 PSY2 1,000 ,787 PSY3 1,000 ,852 PSY4 1,000 ,842 PSY6 1,000 ,716 Extraction Method: Principal Component Analysis. Total Variance Explained Compone Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 3,904 78,090 78,090 3,904 78,090 78,090 2 ,451 9,026 87,116 3 ,307 6,143 93,259 4 ,261 5,212 98,471 5 ,076 1,529 100,000
  • 215.
    205 Total Variance Explained ComponeInitial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 3,904 78,090 78,090 3,904 78,090 78,090 2 ,451 9,026 87,116 3 ,307 6,143 93,259 4 ,261 5,212 98,471 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 PSY1 ,841 PSY2 ,887 PSY3 ,923 PSY4 ,917 PSY6 ,846 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted.
  • 216.
    206 Résultats de ladimension sociale Correlation Matrixa SOC1 SOC2 SOC3 SOC4 SOC5 SOC6 Correlation SOC1 1,000 ,988 ,988 1,000 1,000 ,976 SOC2 ,988 1,000 1,000 ,988 ,988 ,988 SOC3 ,988 1,000 1,000 ,988 ,988 ,988 SOC4 1,000 ,988 ,988 1,000 1,000 ,976 SOC5 1,000 ,988 ,988 1,000 1,000 ,976 SOC6 ,976 ,988 ,988 ,976 ,976 1,000 a. This matrix is not positive definite. Communalities Initial Extraction SOC1 1,000 ,993 SOC2 1,000 ,994 SOC3 1,000 ,994 SOC4 1,000 ,993 SOC5 1,000 ,993 SOC6 1,000 ,977 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 217.
    207 Total Variance Explained Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings Compone % of Cumulative nt Total Variance % Total % of Variance Cumulative % 1 5,945 99,089 99,089 5,945 99,089 99,089 2 ,042 ,698 99,787 3 ,013 ,213 100,000 4 1,086E-17 1,810E-16 100,000 5 2,980E-34 4,967E-33 100,000 6 -1,749E- -2,915E-16 100,000 17 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 SOC1 ,997 SOC2 ,997 SOC3 ,997 SOC4 ,997 SOC5 ,997 SOC6 ,989 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Retrait de SOC3, SOC4 et SOC5 car trop de corrélation entre les Items.
  • 218.
    208 Nouveaux résultats dela dimension : Correlation Matrix SOC1 SOC2 SOC6 Correlation SOC1 1,000 ,988 ,976 SOC2 ,988 1,000 ,988 SOC6 ,976 ,988 1,000 KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,739 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 280,245 Sphericity df 3 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction SOC1 1,000 ,987 SOC2 1,000 ,995 SOC6 1,000 ,987 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 219.
    209 Total Variance Explained ComponeInitial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 2,969 98,954 98,954 2,969 98,954 98,954 2 ,024 ,796 99,750 3 ,007 ,250 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 SOC1 ,993 SOC2 ,998 SOC6 ,993 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted.
  • 220.
    210 Résultats de ladimension Attitude KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,898 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 254,729 Sphericity df 10 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction ATT1 1,000 ,867 ATT2 1,000 ,892 ATT3 1,000 ,785 ATT4 1,000 ,924 ATT5 1,000 ,947 Extraction Method: Principal Component Analysis.
  • 221.
    211 Total Variance Explained ComponeInitial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 4,414 88,282 88,282 4,414 88,282 88,282 2 ,264 5,289 93,571 3 ,179 3,574 97,145 4 ,096 1,929 99,074 5 ,046 ,926 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Component Matrixa Component 1 ATT1 ,931 ATT2 ,944 ATT3 ,886 ATT4 ,961 ATT5 ,973 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Aucun retrait, le KMO méritoire.
  • 222.
    212 Résultats de ladimension Intention KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,616 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 97,494 Sphericity df 3 Sig. ,000 Communalities Initial Extraction INT1 1,000 ,739 INT2 1,000 ,852 INT3 1,000 ,943 Extraction Method: Principal Component Analysis. Total Variance Explained Compone Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nt Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 2,534 84,465 84,465 2,534 84,465 84,465 2 ,393 13,107 97,572 3 ,073 2,428 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis.
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    213 Component Matrixa Component 1 INT1 ,860 INT2 ,923 INT3 ,971 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. 3 Items, aucun retrait même si le KMO est un peu faible pour garder les variables pour l’analyse principale.
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    214 ANNEXE IV. ARTICLE 1 - RÉSULTATS DÉTAILLÉS DES GROUPES DE DISCUSSIONS (ANALYSE PAR RÉSUMÉ) Au total, 13 personnes ont participé volontairement à l’étude (7 pour le groupe 1 et 6 pour le groupe 2). Les femmes étaient plus nombreuses (5 dans le groupe 1 et le groupe 2). Au niveau de l’âge, même si les participants étaient relativement jeunes, nous avons pu toucher trois tranches des 4 tranches proposées (pas de plus de 56 ans). Ainsi, 7 personnes étaient âgées de 25 à 35 ans, 2 de 36 à 45 ans et 4 de 46 à 55 ans. 1. Expériences touristiques et critères de choix d’une activité touristique La majorité des participants a fait des séjours proches, hors des Cantons de l’est (ex: Burlington, Maine, Vermont, Québec, Laurentides, Montréal, etc.), d’une durée relativement courte (1 journée, 1 ou 2 nuits). 3/10 sont des séjours dans un tout inclus dans le « Sud » (2 à Cuba et 1 en République Dominicaine). Les principaux critères de choix d’une activité touristique sont: proximité du lieu (12.5%), activités pour la famille (12.5%), habitude du lieu (8.3%), détente/repos (8.3%) et température pour les activités en extérieur (8.3%). Tableau 8 : Les critères de choix d’une activité touristique Nombre Définition du Critères donnés de Résultats en % Citations critère citation Proximité de La destination 3 12.5% « Quand on prend une nuit, l’endroit ne doit pas être c’est à considérer » trop loin en fonction du nombre de nuitée Activités Les activités 3 12.5% « Activités qui pouvaient familiales doivent convenir à tous les types correspondre à d’âges de la famille, parce tous les que j’ai des enfants de membres de la différents âges » famille L’habitude du Retour dans un 2 8.3% « On adore aller à Québec
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    215 lieu endroit déjà (…) on y va deux fois par visité année » Détentes Prise de temps 2 8.3% pour se reposer Température Pour des 2 8.3% « parce que c’était extérieur activités de plein alors il fallait qu’il fasse air, il ne doit pas chaud » faire trop froid Destination Le choix de la 1 2.4% destination Nature Choix d’être 1 2.4% « La nature pour faire de la dans la nature, randonnée pédestre » dans le plein air Camping Choix d’activité 1 2.4% de camping Partage avec Le voyage 1 2.4% amis permet d’échanger avec des amis Découverte Aller à la 1 2.4% rencontre d’un lieu Apprentissage Recherche de 1 2.4% connaissances supplémentaires sur un sujet Disponibilité Choix en 1 2.4% fonction du temps offert Services offerts Choix en 1 2.4% fonction des activités proposés Magasinage Recherche de 1 2.4% « Pas pour acheter des produits non choses moins chères mais trouvés chez soi pour acheter des choses que l’on ne trouve pas ici » Luxe Besoin de vivre 1 2.4% une expérience plus luxueuse par rapport au quotidien Prix Prix du séjour ou 1 2.4% de l’activité Dépaysement Vivre autre 1 2.4% « c’est de se sentir comme chose ailleurs »
  • 226.
    216 2. Perceptions tourismevs tourisme durable Le tourisme est fortement relié au besoin de « sortir du quotidien » (41.7%) par de la « découverte » (19.3%), du « dépaysement » (6.4%), des « activités différentes » (6.4%), de « l’exotisme » (6.4%), de « l’évasion » (3.2%). Il est également associé au « plaisir » (12,9%), à la « détente » (12.9%) et aux « vacances » (12.9%). Le tourisme durable est quant à lui lié au « respect de la nature et d’autrui » (48%). Généralement, des aspects positifs lui sont associés, à l’exception d’un répondant (« je sais pas pourquoi mais moi je pense que le tourisme durable ça pue »). Tableau 9 : Les associations au terme « Tourisme durable » : Critères Définition Nombre Résultat Citations de en % citation Ecologie/vert 3 12% Respect de 3 12% l’environnement Nature 2 8% Respect 1 4% Un tourisme qui Harmonie 1 4% respecte la nature Faune et autrui 1 4% Recyclage 1 4% « quand tu vas dans les hôtels maintenant ça commence à être de plus en plus évident » Déchets Gestion des 1 4% déchets Sensibilisation Sensibilisation à 1 4% l’environnement Simplicité 1 4% « je veux dire par là qui n’implique pas trop d’eau, pas trop de déchets, … » Proximité Un tourisme qui 1 4% « Quelque chose qui est du ne nécessite pas tourisme proche » de faire des kilomètres Aménagements De bons 2 8% Infrastructure aménagements 1 4% « Infrastructure, avec un plan de aménagement, urbanisme, en
  • 227.
    217 développement terme de plan de développement (…) » Odeur Un tourisme qui 1 4% sent mauvais Repos Un tourisme qui 1 4% permet de prendre du temps Camping 1 4% Marche pédestre Un tourisme qui 1 4% permet des activités physiques de randonnés pédestres Qualité Un tourisme haut 1 4% niveau Découverte Un tourisme qui 1 4% permet de connaître qu’autre chose Le touriste durable est vu comme une personne éduquée, en harmonie, respectant la nature et autrui (ex : « Quelqu’un qui est plus respectueux des lieux de visite » « Il va faire plus de vélo qu’il ne va prendre son auto. Il va marcher plus » « Des gens respectueux, soucieux de l’avenir »). Dans le premier groupe de discussion, il s’agit plutôt d’un randonneur (ex : « Il porte des pantalons kakis, il a une barbe pas faite; ¾ le kaki avec des bottines de marche »); dans le second groupe, il s’agit d’une personne d’âge moyen, d’un physique agréable et assez charismatique. Il faut noter qu’une personne a souligné l’existence de différents types de touristes durables (ex : « Je pense qu’il y a différents types de voyageur durable »). Cette affirmation a entrainé l’accord du groupe. 3. Niveau de connaissance et compréhension du tourisme durable De manière générale, les participant(e)s n’ont que très peu ou pas du tout entendu parler du tourisme durable. Il subsiste une forte méconnaissance de cette pratique (ex : « J’ai déjà entendu il me semble, mais c’est vague » ; « j’ai déjà entendu le terme, mais pas entendu vraiment parler c’est quoi le tourisme durable »). Toutefois, deux personnes ont une connaissance supérieure du tourisme durable; la première du fait qu’une activité touristique « zéro déchet » a lieu à sa
  • 228.
    218 résidence (ex :« j’habite à Campton et on a une activité touristique zéro déchets, tout ce qui est utilisé doit être compostable, c’est obligatoire et ça fonctionne, les gens participent »); la deuxième du fait de ses études (baccalauréat en tourisme). Mais c’est surtout un manque de recherche personnelle et spontanée sur le sujet (ex : « C’est sûr que moi j’ai jamais cherché à aller dans un hôtel où c’est durable donc j’ai pas cherché ça (…) Mais j’ai remarqué l’histoire de la serviette et j’étais vraiment pour ça »). Leur perception du concept s’avère également vague. Pour ces derniers, le tourisme durable est avant tout une activité touristique protégeant et respectant l’environnement (ex : « Une stratégie de développement en respect de la nature, de l’environnement »; « La réutilisation le plus possible des matériels et des infrastructures »; « Que ce soit aménagé, que les gens puissent avoir accès à plusieurs choses sans prendre la voiture »; « C’est tout ce qui implique le moins d’effets sur l’environnement »). Il s’agit également dans leur esprit d’un tourisme à vocation sociale (ex : « On fait les achats locaux »; « Un tourisme de proximité »). A ce sujet, un participant y voit une inadéquation avec l’emploi du terme « exploiter » dans la définition (ex : « Moi il y a un mot qui me surprend à l’intérieur de ça c’est : exploite. C’est tellement en contradiction avec tout ce qui suit (…) c’est inapproprié (…) mais le reste c’est cohérent avec tout ce que l’on a pu voir à date ») Les engagements pris par les organisations sont toutefois fortement appréciés et constituent une valeur supplémentaire influençant leurs choix touristiques (ex : « C’est une plus value dans le choix de ta piste de ski » ; « comme n’importe quelle activité d’ailleurs »). Mais les actions doivent aller dans le sens développement durable. A ce sujet, un participant évoquât une contradiction entre l’utilisation de dépliants papiers informatifs et les engagements durables (ex : « Il me semble que l’on fait un pas et qu’on en recule d’un, (…) puis tu touche moins de monde qu’avec ton courriel ») En ce qui concerne la connaissance d’organismes touristiques durables, seules les activités de plein air viennent à l’esprit comme le Club Aventure pour sa dimension environnementale (ex : « Je suppose qu’il y a le club aventure par sa consonance (…) déjà au départ, on sait que c’est en harmonie avec la nature »), les Parcs nationaux (ex :« J’ai vu quelque chose ici par rapport aux Parcs, je sais pas si c’est la SEPAC qui fait ça et ils ont vraiment pensé à ce genre de tourisme pour le camping où il y a des conditions à respecter (…) pour pas laisser de traces sur l’environnement ou le moins possible »).
  • 229.
    219 Le secteur hôtelierest celui qui connaît une plus grande notoriété dans les engagements durables par la visibilité d’actions prises comme le recyclage, le compostage, la réutilisation des serviettes, etc. 4. Perceptions des valeurs et risques perçus face au tourisme durable - Entreprises Les participant(e)s reconnaissent facilement des avantages aux organisations qui font du développement durable. Ces avantages sont reliés à leur image et crédibilité, la différenciation par rapport à leur concurrence, un suivit des tendances qui leur donne un avantage concurrentiel et de meilleurs coûts financiers. - Consommateurs Les participant(e)s trouvent dans le tourisme durable une formule gagnante pour eux-mêmes et les générations futures. En effet, il représente une meilleure qualité (ex : « ils seront plus minutieux » ; « ils vont prendre soin de moi »), l’apport d’un « plus » (ex : « On nous vend un plus (…) c’est plus écolo »), une plus grande crédibilité envers l’organisme (ex : « Quand ils s’impliquent comme tantôt dans des activités de recyclage je trouve que c’est crédible ») et une plus grande fierté, satisfaction de participer à de tels engagements pour l’environnement mais également pour autrui (ex : « Moi j’aurai la satisfaction d’aider la nature, la satisfaction d’être écologique » ; « En général un voyage c’est souvent beaucoup de consommation donc j’aurai une fierté à dire ça » ; « Je suis fière de moi quand je fais des choses comme ça (…) des fois t’achètent un produit régional qui est plus cher qu’un autre mais bon t’encourage (…) ça coute plus cher mais ça vaut la peine »). Cette fierté apporte la sensation de bien être (ex : « Je pense que quand on fait du développement durable il y a une sensation de bien être accrue aussi, je pense que ça contribue en même temps à notre satisfaction, bien être »). A noter : Les participants manifestent une différence d’engagement liée aux caractères sociodémographiques (ex : « Je regarde les générations qu’il y a ici et je remarque qu’il y a un niveau » ; « Je pense qu’il y a autre chose qui peut influencer que juste l’âge (…) le niveau de scolarité, le milieu où on travaille (…) ton ouverture sur le monde aussi (…) je pense que c’est une question d’éducation »). Peu de risques sont donnés. La majorité des participants n’y en ont vu aucun sauf exception faite pour le prix demandé. Cependant, il s’agit d’un risque lié à tout acte d’achat et non
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    220 spécifique au caractèredurable. Ainsi, une certaine tolérance à la hausse du prix est acceptée « Si on voit que c’est durable on va être bien plus porté à y aller (…) même si c’est 10-15 pièces de plus (…) mais ça dépend le prix de ce qu’on achète » mais « Si ça coûte plus cher ça sera pas un critère déterminant (le durable) » Il est à noter également comme risques, la motivation réelle de l’organisation (ex : « En arrière de ça on a toujours une impression d’économie pour l’opérateur (...) le compost je trouve que c’est une initiative qui est vraiment louable tandis que quand tu le vois sur des serviettes, là t’as toujours cette pensée (…) t’es vert où c’est parce que tu veux économiser des sous (…) mais ça dépend des items ») entrainant une perception douteuse quand l’image voulue (ex : « Y a toujours un petit doute parce que ça paraît bien »), l’hygiène (ex : « je sais pas moi si les produits écologiques sont aussi bon pour aseptiser l’eau que les produits standards »« c’est pas sécuritaire mais l’hygiène » et les normes du pays de l’activité concernée en développement durable « si c’est à l’extérieur du pays (…) je pense qu’on a pas tous la même définition du développement durable (…) on a pas les même standards alors je pense pas qu’on peut vraiment s’attendre à la même chose » « faudrait que je lise les commentaires des personnes qui y sont allés, faudrait que ce soit bien détaillé sur TripAdvisor c’est quoi qu’il font » Cependant des valeurs inhérentes au tourisme durable prennent de l’importance quand au choix d’une destination. Il s’agit du bouche à oreille (ex : « C’est beaucoup du bouche à oreille ce genre de choix là parce que toute la question d’hygiène, de qualité du site, tout ça on va se fier beaucoup sur des références, personne qu’on connait » ; « Je m’informerai certainement auprès de quelqu’un qui est déjà allé, par référence »), l’aménagement du site, la variété des activités (ex : « l’étiquette durable ça peut devenir limitatif dans le choix des activités, (…) parce qu’il faudrait probablement que je me déplace à vélo ou des sentiers de marche, etc. (…) parce qu’on éviterait de prendre un véhicule polluant pour aller plus loin parce que ... pour des raisons écologiques »« Je suis pas sûre (de choisir le forfait Eastman plus durable) parce que le Spa Bromont, je peux choisir mes soins, l’autre on me les impose. Moi si je me paye ça un jour, (..) je veux être sure d’avoir ce que je veux (…) donc je suis pas certaine, il faudrait que j’analyse ça (…) parce que c’est une grosse dépense pour moi »), la distance par rapport à la résidence et le prix demandé. Le prix va influencer pour beaucoup les choix en fonction de la somme à débourser. A prix égal, le durable prend l’avantage si les soins sont biens. Plus cher, il y a une petite marge d’acceptation mais plus de réflexion.
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    221 Applications au secteurtouristique des Spas : Spa Bromont vs Spa Eastman Peu de participant(e)s dans les groupes vont dans les Spas de manière régulière et la majorité n’y a même jamais été. En ce qui concerne le Spa Eastman, une seule personne y est déjà allée et certains en ont entendu parler via des publicités. Mais aucun ne connait son engagement durable y compris le participant l’ayant déjà testé. Il n’a remarqué qu’un engagement alimentaire (ex : « Ce que j’ai remarqué c’est qu’il y a avait une attention particulière à la nourriture (…) c’était très très santé (…) nourriture de qualité ») Pour le Spa Bromont, aucune personne n’y est déjà allée et quelques unes en ont entendu parler au travers de publicités. En apprenant les engagements de la structure du Spa Eastman, leur comportement lui devient très favorable (ex : « Ma décision est prise, je m’en vais chez Eastman »). Mais, l’aspect durable doit être explicite pour être pris en considération « Il faudrait que ce soit sur la première page qu’on voit ». 5. L’apport d’une certification en tourisme durable En tourisme durable, aucune certification ne vient à l’esprit spontanément. De manière assistée (présentation de logos), seul WWF (panda en noir et blanc) est évoqué mais il n’est pas connu pour sa réelle signification touristique (ex : « C’est la protection de la faune »). Le label québécois RésertVert a déjà été entendu par une personne sur les deux groupes mais c’est surtout son slogan qui a marqué un membre « Joindre le durable à l’agréable ». Cependant, il n’est pas associé aux hôtels durables (ex : « oh c’est juste hôtelier ça ? »). Mais la certification a un impact certain et positif pour tous les participants dans la mesure où elle sera reconnue par un organisme gouvernemental neutre (ex : « c’est facile de se mettre un logo (…) C’est pas nécessairement un gage de confiance (…) s’il y avait une certification Cayococo (Cuba), je pense pas que ça vaudrait grand chose (…) personnellement, il faudrait que ce soit un organisme mondial qui est donné la certification et alors là je pourrais y faire confiance » ; « si c’est officiel oui (…)reconnu comme ISO et ses affaires là » ; « Si c’est reconnu oui (…) par une tierce partie (…) une partie neutre qui n’a pas d’intérêt commercial avec ces entreprises là (…) là je vais dans ça » « si je connais pas le logo, je trouve que ça décore bien la page web ou la documentation »). Cependant, il est nécessaire de communiquer
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    222 dessus et créerun sentiment de confiance au travers une connaissance approfondie (ex : «Je me fie si je le connais » « Faudrait qu’il y est un lien sur lequel tu cliques et qui amène à la page de cet organisme là » ; « c’est certain qu’en connaissant les normes on ferait un choix plus éclairé ») Ainsi, une bonne certification doit être explicite sur l’organisme délivreur (réponse au Qui) et ce qu’il veut dire (réponse au Quoi) (ex : « Je voudrais juste savoir c’est quoi la certification » ; « ça veut dire que la prochaine fois je vais le remarquer »). Mais la notion de visibilité est forte (ex : « Moi je trouve ça intéressant sauf que je trouve que c’est bien mal publicisé »). 6. Vers un tourisme durable pour Tourisme Cantons-de-l’Est La dernière campagne publicitaire « Un hiver blanc et vert dans les Cantons » n’est connu par aucun des participant(e)s de l’étude. Son slogan se traduit différemment mais certains y voient une approche durable (peut être aussi parce que nous sommes dans le sujet). Pour plusieurs, c’est « Y aura pas de la neige tout l’hiver » mais aussi : - « Ils joue sur le durable » ; « Tu sais on l’entend tout le temps : C’est vert ! » - « Y a pas assez de neige tombée, on joue sur le gazon » - « Y a des beau sapins quand on part au ski de fond » - « En lien avec l’environnement » « Vert dans le sens environnement » - «Je vois des activités à faire l’hiver et des activités à faire l’été » Concernant les activités durables dans les Cantons de l’Est, seules les activités de plein air viennent spontanément telles les raquettes, le ski de fond, le vélo avec la Route Verte. Mais aucuns organismes, ni entreprises, ne viennent spontanément même si l’évocation du Delta avait été faite plus tôt dans l’entretien au sujet de son action, le compostage. La raison donnée essentiellement sur leur méconnaissance est qu’il y a un manque de visibilité pour les gens des Cantons (ex : « La publicité est peut être faite plus en dehors de notre région » « Manque de visibilité »). Mais les Cantons de l’Est sont vus comme une destination où les activités de plein air sont prédominantes. Ainsi, une direction vers le tourisme durable serait en accord avec leur l’image
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    223 actuelle perçue parles participant(e)s. Une personne va même jusqu’à dire « Je trouve que ça tourne déjà beaucoup autour des activités de plein air lors je vois pas comment on peut verdir plus les activités de plein air que ça ne l’est déjà ». Mais de s’afficher comme destination de tourisme durable, cela signifie pour les participant(e)s une réelle prise de conscience (ex : « Ils ont une conscience » « Ils sont pas juste là pour les revenus »). Cependant des modifications sont à apporter au niveau : Du transport en commun (ex : « Je trouve qu’au niveau du transport, on est pas trop équipé (…) : on commence comme avec mont Joye » « ça prendrait une navette ») Un aménagement plus poussé dans ce sens (ex : « Montrer que les gens ici sont conscientisés au développement de la région puis à la préservation surtout (…) De pas faire un développement effréné autour du mont Orford, de protéger nos espaces verts (…) je pense qu’il y a eu beaucoup de publicité autour de ça et il faudrait plancher là dessus ») De la publicité dans les Cantons (ex : « Peut être plus de publicité pour nous (…) je pense qu’on connait peut être plus les activités dans d’autres régions » ; « Cantons de l’Est s’adresse peu, je dirais à la faune locale et régionale. C’est la mission de Cantons de l’Est de dire : voici tout ce qu’on offre dans la région sans être nécessairement obligé de sortir ou de faire 15 min, 20 min de voiture. Il faut le laisser savoir (…) je donne un exemple, ça peut être dans la tribune du Samedi (….) et aussi nous coller tous les logos et certifications » ; « moi ça fait 10 ans que je suis à Sherbrooke et puis je me rends compte que j’ai aucune idée de c’est quoi le tourisme à Sherbrooke ») Des choix à la carte pour les habitants (et par extension aux personnes habitants hors des Cantons de l’Est) (ex : « Faire comme un choix à la carte avec différents budgets, différents activités, différentes durées ») Une information moins éparpillée (ex : « L’information elle est disponible mais elle est éparpillée (…) faut que tu la cherches (…) quand on cherche des activités proches à faire en famille on finit toujours par en trouver mais il faut chercher sur Internet » ; « Ce serait bien, un seul endroit ») Guide touristique. Les groupes montrent une importante pratique d’Internet dans le choix et la recherche d’information sur une destination ou activité. Le guide touristique est vu comme paradoxal avec le développement durable pour certains (ex : « Il me semble que l’on fait un pas et qu’on en recule d’un, (…) puis tu touches moins de monde qu’avec ton courriel »). Ils préconisent plus une amélioration des sites pour centrer l’information et d’imprimer les guides
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    224 sur demande (ex: « New Brunswick, eux ils font imprimer juste sur demande sinon tout est sur le site web »). Note personnelle de touriste durable : Les moyennes des groupes sont assez semblables. Le groupe 1 a une moyenne de 6.2/10 et le groupe 2 a une moyenne de 5.8/10. Le groupe 2 est peut être inférieur car lors des discussions, il a laissé percevoir une forte importance du prix demandé par rapport au premier groupe. Mais l’affirmation de la personne la moins durable des deux groupes confondus pourrait prendre la forme d’une conclusion « Mes choix sont pas en fonction de ça (le durable) présentement, c’est plutôt mon budget pour tous mes choix, je veux en avoir pour mon argent mais c’est juste qu’on est pas sensibilisé justement, je savais même pas c’est quoi le tourisme durable en arrivant ». 7. Cartes perceptuelles de la Means-End Chain pour les valeurs et les risques perçus
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    225 7.1. Carte perceptuelledes valeurs Figure 5 : Carte perceptuelle des valeurs
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    226 7.2. Carte perceptuelledes risques perçus Figure 6 : Carte perceptuelle des risques perçus
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    227 ANNEXE V. ARTICLE2 - ANALYSE DESCRIPTIVE Au total, 750 répondants ont été retenus pour réaliser les analyses descriptives. Selon les données recueillies lors de l’administration des questionnaires en ligne, les consommateurs sont majoritairement des femmes âgées de 35 à 55 ans et plus. Elles vivent essentiellement en Montérégie et à Montréal et sont en couple avec ou sans enfants. Leur revenu familial annuel est de 40 000 à 60 000 $ et beaucoup sont allées jusqu’à l’Université. Plus de la moitié des consommateurs ayant répondu à l’étude travaillent à temps plein et un quart est à la retraite. En ce qui concerne leurs vacances, la plupart des consommateurs partent plus de 2 fois par an pour une semaine ou moins. Leur mode de logement préféré est les hôtels. Il est intéressant de noter que la plupart des consommateurs se trouvent assez durable. Une part légèrement moindre se considère moyennement neutre quand aux dimensions durables dans leurs choix de vacances. Tableau 10 : Note de touriste durable NOTETD Cumulative Frequency Percent Valid Percent Percent Valid 0 1 ,1 ,1 ,1 Absolument pas 18 2,4 2,4 2,5 Très peu 15 2,0 2,0 4,5 Un peu 81 10,8 10,8 15,3 Moyennement 156 20,8 20,8 36,1 Beaucoup 234 31,2 31,2 67,3 Énormément 98 13,1 13,1 80,4 Totalement 147 19,6 19,6 100,0 Total 750 100,0 100,0
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    228 ANNEXE VI. ARTICLE 2- ANALYSE EN COMPOSANTE PRINCIPALE (BASE DE DONNÉES A) Note importante : L’étude de ce mémoire repose sur deux bases de données différentes afin de mener à bien d’une part, les ANOVA sur l’ensemble des 5 scénarios et d’une autre part une équation structurelle réalisée uniquement sur le scénario 5. Le développement ci-dessous concerne la première base de données. Au total, 750 répondants sont pris en compte dans la base de données. Soit 150 répondants par scénarios. Base de données A : Scénarios : Nombre de répondants Scénario 1 150 Scénario 2 150 Scénario 3 150 Scénario 4 150 Scénario 5 150 Total 750 La seconde base de données est composée pour sa part de 200 répondants afin de mener correctement des équations structurelles. En effet, cette méthode nécessite idéalement une taille d’échantillon de 200 à 250 unités. Moins de répondants soulèvent un problème de convergence et au delà, l’algorithme devient trop précis (Cadieux, 2009). Base de données B : Scénario : Nombre de répondants Scénario 5 200 Total 200
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    229 1. Principes etrègles de décisions pour l’analyse de l’instrument Anderson et Gerbing (1988) recommandent de respecter deux étapes pour s’assurer d’une bonne analyse de l’instrument de mesure. L’analyse en composantes principales (ACP) et l’analyse de l’alpha de Cronbach. 1.1. Analyse en Composante Principale (ACP) Une série d’analyses factorielles exploratoires en composantes principales avec l’introduction d’une rotation orthogonale VARIMAX (plus pure que les combinaisons de base) est réalisée afin de mesurer la validité interne, de convergence et de divergence. Le traitement statistique est fait à l’aide du logiciel de statistiques SPSS 16.0. L’analyse des résultats se base sur la variance expliquée, du KMO pour l’homogénéité des variables, le test de Bartlett pour la sphéricité de la matrice de corrélation, les côtes factorielles et les valeurs propres (Eigen). Le KMO permet de se faire une bonne idée de la solution factorielle. Il est un indice d’adéquation permettant de dire si les variables font bien parties d’un tout cohérent. La mesure de l’homogénéité varie de 0 à 1 et s’interprète selon la règle de décision suivante (Cadieux, 2009) : Tableau 11 : Règle de décision du KMO Valeur du KMO Qualité de l’indice KMO 0.9 < KMO ≤ 1.0 ACP de qualité incroyable 0.8 < KMO ≤ 0.9 ACP de qualité méritoire 0.7 < KMO ≤ 0.8 ACP de qualité moyenne 0.6 < KMO ≤ 0.7 ACP de qualité médiocre 0.5 < KMO ≤ 0.6 ACP de faible qualité 0.0 < KMO ≤ 0.5 ACP de qualité inacceptable Le test de Bartlett permet de vérifier si la matrice des corrélations est une matrice d’identité ou non. Il répond au test d’hypothèse suivant : H0 : la matrice des corrélations est une matrice d’identité H1 : la matrice des corrélations n’est pas une matrice d’identité Règle de décisions : Rejet de H0 si la p-value est plus petite que ∝ = 0.05. Cela traduit une égalité entre les corrélations des variables mesurées
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    230 La variance expliquéenous donne une idée de la variance totale expliquée par facteur. Une des règles consiste à garder les facteurs qui disposent d’une Eigenvalue supérieure à 1 Cadieux, 2009). Enfin, les côtes factorielles renseignent sur la corrélation entre chaque facteur et les variables originales. 1.2. Coefficient Alpha de Cronbach Suite à l’analyse de l’ACP, les coefficients alpha de Cronbach mesurant la cohérence interne des échelles de mesure sont calculés. Les auteurs de la littérature ne fixent pas tous, les mêmes règles de décisions quand au seuil minimal à accepter. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que ces règles doivent être adaptées à chaque contexte spécifique des recherches. Ainsi, Hair et Coll (1998) considèrent qu’un alpha de Cronbach compris entre 0.5 et 0.6 est acceptable dans le cadre d’une recherche exploratoire. Nunnally (1978) et Peterson (2001) prennent un alpha de Cronbach de 0.70 comme seuil minimal. 2. Résultats des analyses de l’instrument 2.1. Résultats de l’instrument de la valeur L’analyse factorielle de la valeur tient compte de 5 variables : Respect envers l’environnement et les populations (RESENV), le respect envers soi même (RESSOI), la responsabilité (RESPON), le partage (PART) et la connexion avec autrui (CONNEX). Au total, 24 items sont analysés. Avec un KMO de 0.972 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 80.5% la factorisation s’avère de bonne qualité. Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi Carré de 2,315E4, un degré de liberté de 276 et un p de .000. Cependant, les résultats révèlent une corrélation entre 3 variables : RESENV, RESSOI et RESPON. Tableau 12 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions de la valeur
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    231 KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,972 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 2,315E4 Sphericity df 276 Sig. ,000 Tableau 13 : Valeur Eigen pour les dimensions de la valeur Total Variance Explained Extraction Sums of Squared Rotation Sums of Squared Initial Eigenvalues Loadings Loadings Comp % of Cumulative % of Cumulative % of Cumulative onent Total Variance % Total Variance % Total Variance % 1 15,597 64,988 64,988 15,597 64,988 64,988 9,079 37,829 37,829 2 2,505 10,437 75,425 2,505 10,437 75,425 5,739 23,912 61,741 3 1,224 5,100 80,525 1,224 5,100 80,525 4,508 18,785 80,525 4 ,695 2,897 83,422 5 ,502 2,094 85,516 6 ,383 1,596 87,112 7 ,345 1,437 88,549 8 ,286 1,192 89,741 9 ,255 1,061 90,802 10 ,227 ,946 91,747 11 ,199 ,829 92,576 12 ,194 ,810 93,386 13 ,180 ,749 94,136 14 ,177 ,738 94,873 15 ,169 ,703 95,576
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    232 16 ,158 ,660 96,236 17 ,144 ,600 96,835 18 ,141 ,587 97,422 19 ,127 ,530 97,953 20 ,120 ,500 98,452 21 ,109 ,454 98,907 22 ,105 ,438 99,345 23 ,084 ,352 99,697 24 ,073 ,303 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Tableau 14 : Côte factorielle des dimensions de la valeur après VARIMAX Rotated Component Matrixa Component 1 2 3 RESENV2 ,748 RESENV3 ,776 RESENV4 ,803 RESSOI1 ,815 RESSOI2 ,761 RESSOI3 ,769 RESSOI4 ,777 RESPON1 ,788 RESPON2 ,759 RESPON3 ,808 RESPON4 ,752 RESPON5 ,739
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    233 RESPON6 ,754 PART2 ,773 PART3 ,758 PART4 ,760 PART5 ,783 PART6 ,751 CONNEX1 ,864 CONNEX2 ,866 CONNEX3 ,892 CONNEX4 ,846 CONNEX5 ,863 CONNEX6 ,782 Extraction Method: Principal Component Analysis. Rotation Method: Varimax with Kaiser Normalization. a. Rotation converged in 6 iterations. Malgré l’attention portée à la traduction et la réalisation de 2 pré-tests préliminaires, 3 variables (RESENV, RESSOI, RESPON) ne se sont pas différenciées. Les répondants les ont perçus de la même manière. La décision de supprimer RESSOI et RESPON a été prise puisqu’ils se corrèlent entièrement avec RESENV. Ainsi, il reste pour le construit de la valeur 3 variables latentes distinctes après une première factorisation : RESENV, PART et CONNEX. Une nouvelle analyse factorielle est réalisée en tenant compte des 3 variables : Respect de l’environnement et des populations (RESENV), Partage (PART) et Connexion avec autrui (CONNEX). Au total, 14 items sont analysés. Avec un KMO de 0.948 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 85.48% la factorisation s’avère toujours de bonne qualité. Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi Carré de 12550.958, un degré de liberté de 91 et un p de ,000.
  • 244.
    234 La matrice des corrélations après rotation VARIMAX fait apparaître trois construits latents distincts. Tableau 15 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions de la valeur Indice KMO et test de Bartlett Mesure de précision de l'échantillonnage de ,948 Kaiser-Meyer-Olkin. Test de sphéricité de Khi-deux approximé 12550,95 Bartlett 8 ddl 91 Signification de ,000 Bartlett Tableau 16 : Valeur Eigen pour les dimensions de la valeur Variance totale expliquée Somme des carrés des Extraction Sommes des facteurs retenus pour la Valeurs propres initiales carrés des facteurs retenus rotation % de la % de la % de la Composan varianc % varianc % varianc % te Total e cumulés Total e cumulés Total e cumulés 1 9,105 65,038 65,038 9,105 65,038 65,038 5,094 36,384 36,384 2 1,804 12,883 77,921 1,804 12,883 77,921 4,217 30,123 66,506 3 1,058 7,559 85,481 1,058 7,559 85,481 2,656 18,974 85,481 4 ,342 2,439 87,920 5 ,299 2,135 90,055 6 ,261 1,864 91,919 7 ,216 1,540 93,459 8 ,208 1,484 94,943 9 ,160 1,146 96,089 10 ,136 ,971 97,061 11 ,131 ,936 97,997
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    235 12 ,112 ,802 98,799 13 ,092 ,659 99,458 14 ,076 ,542 100,000 Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales. Tableau 17 : Côte factorielle des dimensions de la valeur après VARIMAX Matrice des composantes après rotation(a) Composante 1 2 3 RESENV ,847 2 RESENV ,839 3 RESENV ,777 4 PART2 ,827 PART3 ,827 PART4 ,827 PART5 ,838 PART6 ,822 CONNEX ,869 1 CONNEX ,872 2 CONNEX ,895 3 CONNEX ,851 4 CONNEX ,871 5 CONNEX ,788
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    236 6 Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales. Méthode de rotation : Varimax avec normalisation de Kaiser. a La rotation a convergé en 5 itérations. Les coefficients de Cronbach peuvent donc être calculés sur les 3 construits latents. Nous obtenons 0.889 pour le respect envers l’environnement et les populations locales, 961 pour le construit du partage et 0.967 pour celui de la connexion avec autrui. L’alpha global des 3 construits est de 0.958. La validité interne des échelles de mesure est acceptée. Tableau 18 : Statistiques de fiabilité de la valeur Construit : Construit : Construit : Alpha global RESENV PART CONNEX Alpha de ,958 ,889 ,961 ,967 Cronbach Nombre 14 3 5 6 d’éléments 2.2. Résultats de l’instrument du risque perçu L’analyse factorielle du risque perçu tient compte de 5 variables : Performance (PERF), Financier (FIN), Sécuritaire (SECU), Psychologique (PSY) et Social (SOC). Au total, 23 items sont analysés. Avec un KMO de 0.948 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 88.8% la factorisation s’avère de bonne qualité. Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi Carré de 2,486E4, un degré de liberté de 253 et un p de ,000.
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    237 Tableau 19 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour les dimensions du risque perçu KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,948 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 2,486E4 Sphericity df 253 Sig. ,000 Tableau 20 : Valeur Eigen pour les dimensions du risque perçu. Total Variance Explained Extraction Sums of Squared Rotation Sums of Squared Com Initial Eigenvalues Loadings Loadings pone % of Cumulative % of Cumulative % of Cumulative nt Total Variance % Total Variance % Total Variance % 1 13,059 56,776 56,776 13,059 56,776 56,776 4,649 20,214 20,214 2 3,267 14,206 70,982 3,267 14,206 70,982 4,584 19,929 40,143 3 1,717 7,464 78,446 1,717 7,464 78,446 4,289 18,650 58,793 4 1,460 6,347 84,792 1,460 6,347 84,792 4,219 18,342 77,134 5 ,943 4,100 88,892 ,943 4,100 88,892 2,704 11,758 88,892 6 ,401 1,742 90,634 7 ,241 1,047 91,681 8 ,211 ,917 92,598 9 ,204 ,887 93,485 10 ,182 ,792 94,277 11 ,162 ,706 94,983
  • 248.
    238 12 ,151 ,657 95,640 13 ,147 ,638 96,278 14 ,143 ,621 96,899 15 ,123 ,537 97,436 16 ,103 ,449 97,884 17 ,094 ,407 98,291 18 ,092 ,400 98,691 19 ,083 ,362 99,053 20 ,076 ,330 99,383 21 ,059 ,255 99,638 22 ,051 ,222 99,860 23 ,032 ,140 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Tableau 21 : Côte factorielle des dimensions du risque perçu après VARIMAX Rotated Component Matrixa Component 1 2 3 4 5 PERF1 ,821 PERF2 ,835 PERF3 ,839 PERF4 ,796 PERF5 ,796 FIN2 ,855 FIN3 ,864 FIN4 ,885 FIN5 ,838
  • 249.
    239 FIN6 ,851 SECU2 ,848 SECU3 ,861 SECU4 ,830 SECU5 ,826 SECU6 ,826 PSY1 ,821 PSY2 ,771 PSY3 ,841 PSY4 ,825 PSY6 ,800 SOC1 ,829 SOC2 ,842 SOC6 ,835 Extraction Method: Principal Component Analysis. Rotation Method: Varimax with Kaiser Normalization. a. Rotation converged in 6 iterations. Les coefficients de Cronbach sont calculés pour les variables latentes du Risque perçu. Nous obtenons 0.957 pour la variable de la performance, 0.964 pour l’aspect financier, 0.968 pour la sécurité, 0.965 pour le psychologique et enfin, 0.980 pour l’aspect social. La validité interne des échelles de mesure est acceptée.
  • 250.
    240 Tableau 22 : Statistiques de fiabilité du risque perçu Alpha Construit : Construit : Construit : Construit : Construit : global PERF FIN SECU PSY SOC Alpha de ,964 ,957 ,964 ,968 ,965 ,980 Cronbach Nombre 23 5 5 5 5 3 d’éléments Aucune modification n’est nécessaire en ce qui concerne les risques. Les variables respectent les conditions de validité de la factorisation et celle de l’alpha de Cronbach (liée à la validité interne des échelles de mesure). L’analyse peut se poursuivre ainsi. 2.3. Résultats de l’instrument de l’attitude L’analyse factorielle de l’attitude tient compte d’une variable : Attitude (ATT). Au total, 5 items sont analysés. Avec un KMO de 0.906 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 91.2% la factorisation s’avère de bonne qualité. Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi Carré de 5,803E3, un degré de liberté de10 et un p de ,000. Tableau 23 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension Attitude KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,906 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 5,803E3 Sphericity df 10 Sig. ,000
  • 251.
    241 Tableau 24 : Valeur Eigen pour la dimension Attitude. Total Variance Explained Compo Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nent Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 4,562 91,235 91,235 4,562 91,235 91,235 2 ,174 3,475 94,710 3 ,114 2,271 96,981 4 ,107 2,149 99,129 5 ,044 ,871 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Tableau 25 : Côte factorielle de la dimension Attitude après VARIMAX Component Matrixa Component 1 ATT1 ,939 ATT2 ,952 ATT3 ,942 ATT4 ,974 ATT5 ,968 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Le coefficient de Cronbach calculé pour le construit latent de l’attitude nous donne une valeur de 0.976. La validité interne des échelles de mesure est donc acceptée.
  • 252.
    242 Tableau 26 : Statistique de fiabilité pour l’attitude Statistiques de fiabilité Alpha de Nombre Cronbach d'éléments ,976 5 Rien n’a besoin d’être modifié en ce qui concerne l’attitude. Les conditions de validité de la factorisation sont respectées. L’analyse peut se poursuivre ainsi. 2.4. Résultats de l’instrument de l’intention L’analyse factorielle de l’intention tient compte d’une variable : Intention (INT). Au total, 3 items sont analysés. Avec un KMO de 0.707 (ACP de qualité méritoire) et une variance expliquée à 91% la factorisation s’avère d’assez bonne qualité. Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi Carré de 2,268E3, un degré de liberté de 3 et un p de ,000. Tableau 27 : Résultats des tests KMO et Bartlett la dimension Intention. KMO and Bartlett's Test Kaiser-Meyer-Olkin Measure of Sampling ,774 Adequacy. Bartlett's Test of Approx. Chi-Square 2,268E3 Sphericity df 3 Sig. ,000
  • 253.
    243 Tableau 28 : Valeur Eigen pour la dimension Intention. Total Variance Explained Compo Initial Eigenvalues Extraction Sums of Squared Loadings nent Total % of Variance Cumulative % Total % of Variance Cumulative % 1 2,732 91,081 91,081 2,732 91,081 91,081 2 ,152 5,051 96,132 3 ,116 3,868 100,000 Extraction Method: Principal Component Analysis. Tableau 29 : Côte factorielle de la dimension Intention après VARIMAX Component Matrixa Component 1 INT1 ,948 INT2 ,957 INT3 ,958 Extraction Method: Principal Component Analysis. a. 1 components extracted. Le coefficient de Cronbach est calculé pour le construit latent de l’intention nous donne une valeur de 0.951. La validité interne des échelles de mesure est donc acceptée. Tableau 30 : Statistiques de fiabilité pour l’intention Statistiques de fiabilité Alpha de Nombre Cronbach d'éléments ,951 3
  • 254.
    244 Rien n’a besoind’être modifié en ce qui concerne l’intention. L’analyse peut se poursuivre ainsi.
  • 255.
    245 ANNEXE VII. ARTICLE2 - ÉTUDE DU DEVIS EXPÉRIMENTAL 1. Étude de la valeur Nous nous intéressons ici aux différences engendrées par les scénarios sur les valeurs des consommateurs en général. Le tableau 31 représente l’analyse descriptive des niveaux moyens de la valeur par rapport aux 5 scénarios de l’étude. Il est à noter qu’une variable G_VALEURS a été crée afin de mener à bien l’analyse. Cette variable est une moyenne des variables RESENV, PART et CONNEX. Pour rappel : Scénario 1 = Forfait spa sans les dimensions durables Scénario 2 = Forfait spa avec l’introduction du pilier environnement Scénario 3 = Forfait spa avec l’introduction du pilier social Scénario 4 = Forfait spa avec l’introduction du pilier économique Scénario 5 = Forfait spa avec l’introduction des 3 piliers du tourisme durable Tableau 31 : Analyse descriptive Valeurs – Scénarios Descriptive Statistics Dependent Variable:G_VALEURS scenari o Mean Std. Deviation N 1 4,67 1,314 150 2 5,27 1,029 150 3 5,07 1,007 150 4 5,32 ,899 150 5 5,30 ,953 150 Total 5,13 1,076 750
  • 256.
    246 Il est avanttout nécessaire de vérifier les pré-requis à toutes ANOVA. Il s’agit de regarder la normalité à l’aide du test de Kolmogorov-Smirnov/Shapiro-Wilk et le test de Levene en ce qui concerne l’égalité des variances (appelé aussi « homosédasticité »). Les tableau 32 et 33 représentent ces tests. Tableau 32 : Test de normalité pour la valeur Tests of Normality scenari Kolmogorov-Smirnova Shapiro-Wilk o Statistic df Sig. Statistic df Sig. G_VALEURS 1 ,080 150 ,019 ,967 150 ,001 2 ,080 150 ,020 ,972 150 ,004 3 ,077 150 ,032 ,972 150 ,004 4 ,058 150 ,200* ,982 150 ,051 5 ,085 150 ,010 ,974 150 ,006 a. Lilliefors Significance Correction *. This is a lower bound of the true significance. Pour répondre à ce test, nous posons le test d’hypothèse suivant : H0 = Les données de la population se repartissent selon une loi normale H1 = Les données de la population ne se répartissent pas selon une loi normale Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable. La normalité n’est pas respectée dans chacun des scénarios. Il y a donc rejet de la normalité.
  • 257.
    247 Tableau 33 : Test d’égalité des variances pour la valeur Test of Homogeneity of Variances G_VALEURS Levene Statistic df1 df2 Sig. 4,038 4 745 ,003 Nous posons le test d’hypothèse suivant : H0 : Les variances des populations sont égales H1 : Au moins une variance est différente Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable Dans notre cas, rejet de Ho, au moins une variance est différente. Ainsi, nous sommes face à une violation des 2 pré-requis nécessaires. Cependant, l’ANOVA est assez robuste aux violations (Kepel, 1973). Une autre solution consiste à réaliser le test non paramétrique de Kruskal-Wallis (Cadieux, 2009). Ce test permet de conforter la poursuite des résultats malgré une violation des pré-requis. Pour cela, le test de Kruskal-Wallis doit se comporter de la même manière que l’ANOVA. Kruskal-Wallis et l’ANOVA répondent au test d’hypothèse suivant : H0 : µscénarioA = µScénarioB = µScénarioC = µScénarioD = µScénarioE H1 : Au moins un des moyennes des scénarios est différent Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable. Dans notre cas, il y a rejet de H0. Ainsi, au seuil de signification α = 0.05, nous pouvons affirmer qu’au moins un des scénarios est différent.
  • 258.
    248 Tableau 34 :Test de Kruskal-Wallis pour la valeur Test Statisticsa,b G_VALEURS Chi-Square 31,999 df 4 Asymp. Sig. ,000 a. Kruskal Wallis Test b. Grouping Variable: scenario Ranks scenari o N Mean Rank G_VALEURS 1 150 295,39 2 150 398,46 3 150 359,07 4 150 418,65 5 150 405,93 Total 750
  • 259.
    249 Tableau 35 : Analyse de la variance ANOVA pour la variable valeur Tests of Between-Subjects Effects Dependent Variable:G_VALEURS Type III Sum Source of Squares df Mean Square F Sig. Corrected Model 44,929a 4 11,232 10,184 ,000 Intercept 19702,806 1 19702,806 1,786E4 ,000 scenario 44,929 4 11,232 10,184 ,000 Error 821,712 745 1,103 Total 20569,447 750 Corrected Total 866,640 749 a. R Squared = ,052 (Adjusted R Squared = ,047) Les deux tests se comportent de la même manière. La poursuite de l’analyse est correcte. Afin de mesurer les différences, Kepel (1973) conseille d’utiliser Scheffe dans le cadre d’une étude exploratoire. Le tableau 36 représente les comparaisons entre les scénarios face à la valeur. Tableau 36 : Comparaison des moyennes Valeur - scénarios Multiple Comparisons G_VALEURS Scheffe (I) (J) 95% Confidence Interval scenari scenari Mean o o Difference (I-J) Std. Error Sig. Lower Bound Upper Bound 1 2 -,60* ,121 ,000 -,98 -,23 3 -,40* ,121 ,026 -,78 -,03 4 -,65* ,121 ,000 -1,02 -,27
  • 260.
    250 5 -,63* ,121 ,000 -1,00 -,25 2 1 ,60* ,121 ,000 ,23 ,98 3 ,20 ,121 ,607 -,17 ,57 4 -,04 ,121 ,998 -,42 ,33 5 -,03 ,121 1,000 -,40 ,35 3 1 ,40* ,121 ,026 ,03 ,78 2 -,20 ,121 ,607 -,57 ,17 4 -,24 ,121 ,398 -,62 ,13 5 -,23 ,121 ,487 -,60 ,15 4 1 ,65* ,121 ,000 ,27 1,02 2 ,04 ,121 ,998 -,33 ,42 3 ,24 ,121 ,398 -,13 ,62 5 ,02 ,121 1,000 -,36 ,39 5 1 ,63* ,121 ,000 ,25 1,00 2 ,03 ,121 1,000 -,35 ,40 3 ,23 ,121 ,487 -,15 ,60 4 -,02 ,121 1,000 -,39 ,36 Based on observed means. The error term is Mean Square(Error) = 1,103. *. The mean difference is significant at the ,05 level. Le tableau 36 nous permet de dire qu’il existe, au seuil de signification α = 0.05, une différence significative entre le scénario 1 et les scénarios 2, 3, 4 et 5. Il est également possible de dire que les scénarios 2 et 5 sont considérés comme semblables.
  • 261.
    251 2. Etude du risque percu Nous nous intéressons maintenant aux différences engendrées par les scénarios sur les risques perçus des consommateurs en général. Le tableau //// représente l’analyse descriptive des niveaux moyens du risque perçu par rapport aux 5 scénarios de l’étude. Il est à retenir qu’une variable G_RISQUESPERCUS a été crée afin de mener à bien l’analyse. Cette variable est une moyenne des variables PER, SECU. FIN, PSY et SOC gardées lors de l’analyse de l’instrument. Pour rappel : Scénario 1 = Forfait spa sans dimensions durables Scénario 2 = Forfait spa avec l’introduction du pilier environnement Scénario 3 = Forfait spa avec l’introduction du pilier social Scénario 4 = Forfait spa avec l’introduction du pilier économique Scénario 5 = Forfait spa avec l’introduction des 3 piliers du tourisme durable Tableau 37 : Analyse descriptive Risque perçu – Scénarios Descriptive Statistics Dependent Variable:G_RISQUESPERCUS scenari o Mean Std. Deviation N 1 2,5911 1,16433 150 2 2,2008 ,85476 150 3 2,4917 1,00408 150 4 2,3543 ,81509 150 5 2,3293 ,93498 150 Total 2,3935 ,96952 750 Il est avant tout, nécessaire de vérifier les pré-requis à toutes ANOVA. Il s’agit de regarder la normalité à l’aide du test de Kolmogorov-Smirnov/Shapiro-Wilk et le test de Levene en ce qui concerne l’égalité des variances (appelé aussi « homosédasticité »). Les tableaux 38 et 39 représentent ces tests.
  • 262.
    252 Tableau 38 : Test de normalité pour le risque perçu Tests of Normality scenari Kolmogorov-Smirnova Shapiro-Wilk o Statistic df Sig. Statistic df Sig. G_RISQUESPERCUS 1 ,085 150 ,009 ,910 150 ,000 2 ,087 150 ,008 ,957 150 ,000 3 ,066 150 ,200* ,936 150 ,000 4 ,072 150 ,052 ,973 150 ,005 5 ,076 150 ,033 ,956 150 ,000 a. Lilliefors Significance Correction *. This is a lower bound of the true significance. Pour répondre à ce test, nous posons le test d’hypothèse suivant : H0 = Les données de la population se repartissent selon une loi normale H1 = Les données de la population ne se répartissent pas selon une loi normale Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable. La normalité n’est pas respectée dans chacun des scénarios. Nous sommes donc face à une violation de la normalité. Tableau 39 : Test d’égalité des variances pour le risque perçu Test of Homogeneity of Variances G_RISQUESPERCUS Levene Statistic df1 df2 Sig. 2,749 4 745 ,027 Nous posons le test d’hypothèse suivant :
  • 263.
    253 H0 : Lesvariances des populations sont égales H1 : Au moins une variance est différente Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable Dans notre cas, rejet de Ho, au moins une variance est différente. Ainsi, nous sommes face à une violation des 2 pré-requis nécessaires. Cependant, l’ANOVA est assez robuste aux violations (Kepel, 1973). Une autre solution consiste à réaliser le test non paramétrique de Kruskal-Wallis (Cadieux, 2009). Ce test permet de conforter la poursuite des résultats malgré la violation. Pour cela, ce test doit se comporter de la même manière que l’ANOVA. Kruskal-Wallis et l’ANOVA répondent au test d’hypothèse suivant : H0 : µscénarioA = µScénarioB = µScénarioC = µScénarioD = µScénarioE H1 : Au moins un des moyennes des scénarios est différent Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable. Dans notre cas, il y a rejet de H0 dans le cas de l’ANOVA mais pas dans le cas de Kurskal- Wallis. Les résultats seront à interpréter avec précaution. Cependant, nous poursuivons l’analyse sur la base des résultats de l’ANOVA. Tableau 40 : Test de Kruskal-Wallis pour le risque perçu Test Statisticsa,b G_RISQUESP ERCUS Chi-Square 9,201 df 4 Asymp. Sig. ,056 a. Kruskal Wallis Test b. Grouping Variable: scenario
  • 264.
    254 Ranks scenari o N Mean Rank G_RISQUESPERCUS 1 150 405,21 2 150 336,06 3 150 394,35 4 150 375,52 5 150 366,35 Total 750 Tableau 41 : Analyse de la variance ANOVA pour le risque perçu Tests of Between-Subjects Effects Dependent Variable:G_RISQUESPERCUS Type III Sum Source of Squares df Mean Square F Sig. Corrected Model 13,723a 4 3,431 3,702 ,005 Intercept 4296,480 1 4296,480 4,637E3 ,000 scenario 13,723 4 3,431 3,702 ,005 Error 690,320 745 ,927 Total 5000,523 750 Corrected Total 704,043 749 a. R Squared = ,019 (Adjusted R Squared = ,014) Afin de mesurer les différences, Kepel (1973) conseille d’utiliser Scheffe dans le cadre d’une étude exploratoire. Le tableau 42 représente les comparaisons entre les scénarios face aux risques perçus.
  • 265.
    255 Tableau 42 : Comparaison des moyennes Risque perçu - Scénarios Multiple Comparisons G_RISQUESPERCUS Scheffe (I) (J) 95% Confidence Interval scenari scenari Mean o o Difference (I-J) Std. Error Sig. Lower Bound Upper Bound 1 2 ,3903* ,11115 ,016 ,0471 ,7335 3 ,0994 ,11115 ,938 -,2439 ,4426 4 ,2368 ,11115 ,339 -,1064 ,5800 5 ,2618 ,11115 ,237 -,0815 ,6050 2 1 -,3903* ,11115 ,016 -,7335 -,0471 3 -,2909 ,11115 ,145 -,6342 ,0523 4 -,1535 ,11115 ,753 -,4967 ,1897 5 -,1285 ,11115 ,855 -,4718 ,2147 3 1 -,0994 ,11115 ,938 -,4426 ,2439 2 ,2909 ,11115 ,145 -,0523 ,6342 4 ,1374 ,11115 ,821 -,2058 ,4807 5 ,1624 ,11115 ,711 -,1808 ,5056 4 1 -,2368 ,11115 ,339 -,5800 ,1064 2 ,1535 ,11115 ,753 -,1897 ,4967 3 -,1374 ,11115 ,821 -,4807 ,2058 5 ,0250 ,11115 1,000 -,3183 ,3682 5 1 -,2618 ,11115 ,237 -,6050 ,0815 2 ,1285 ,11115 ,855 -,2147 ,4718 3 -,1624 ,11115 ,711 -,5056 ,1808 4 -,0250 ,11115 1,000 -,3682 ,3183
  • 266.
    256 Multiple Comparisons G_RISQUESPERCUS Scheffe (I) (J) 95% Confidence Interval scenari scenari Mean o o Difference (I-J) Std. Error Sig. Lower Bound Upper Bound 1 2 ,3903* ,11115 ,016 ,0471 ,7335 3 ,0994 ,11115 ,938 -,2439 ,4426 4 ,2368 ,11115 ,339 -,1064 ,5800 5 ,2618 ,11115 ,237 -,0815 ,6050 2 1 -,3903* ,11115 ,016 -,7335 -,0471 3 -,2909 ,11115 ,145 -,6342 ,0523 4 -,1535 ,11115 ,753 -,4967 ,1897 5 -,1285 ,11115 ,855 -,4718 ,2147 3 1 -,0994 ,11115 ,938 -,4426 ,2439 2 ,2909 ,11115 ,145 -,0523 ,6342 4 ,1374 ,11115 ,821 -,2058 ,4807 5 ,1624 ,11115 ,711 -,1808 ,5056 4 1 -,2368 ,11115 ,339 -,5800 ,1064 2 ,1535 ,11115 ,753 -,1897 ,4967 3 -,1374 ,11115 ,821 -,4807 ,2058 5 ,0250 ,11115 1,000 -,3183 ,3682 5 1 -,2618 ,11115 ,237 -,6050 ,0815 2 ,1285 ,11115 ,855 -,2147 ,4718 3 -,1624 ,11115 ,711 -,5056 ,1808 4 -,0250 ,11115 1,000 -,3682 ,3183 Based on observed means. The error term is Mean Square(Error) = ,927.
  • 267.
    257 Multiple Comparisons G_RISQUESPERCUS Scheffe (I) (J) 95% Confidence Interval scenari scenari Mean o o Difference (I-J) Std. Error Sig. Lower Bound Upper Bound 1 2 ,3903* ,11115 ,016 ,0471 ,7335 3 ,0994 ,11115 ,938 -,2439 ,4426 4 ,2368 ,11115 ,339 -,1064 ,5800 5 ,2618 ,11115 ,237 -,0815 ,6050 2 1 -,3903* ,11115 ,016 -,7335 -,0471 3 -,2909 ,11115 ,145 -,6342 ,0523 4 -,1535 ,11115 ,753 -,4967 ,1897 5 -,1285 ,11115 ,855 -,4718 ,2147 3 1 -,0994 ,11115 ,938 -,4426 ,2439 2 ,2909 ,11115 ,145 -,0523 ,6342 4 ,1374 ,11115 ,821 -,2058 ,4807 5 ,1624 ,11115 ,711 -,1808 ,5056 4 1 -,2368 ,11115 ,339 -,5800 ,1064 2 ,1535 ,11115 ,753 -,1897 ,4967 3 -,1374 ,11115 ,821 -,4807 ,2058 5 ,0250 ,11115 1,000 -,3183 ,3682 5 1 -,2618 ,11115 ,237 -,6050 ,0815 2 ,1285 ,11115 ,855 -,2147 ,4718 3 -,1624 ,11115 ,711 -,5056 ,1808 4 -,0250 ,11115 1,000 -,3682 ,3183 *. The mean difference is significant at the ,05 level.
  • 268.
    258 Le tableau nouspermet de dire qu’il existe, au seuil de signification α = 0.05, une différence significative entre le scénario 1 et le scénario 2. Il est également possible de dire que les scénarios 4 et 5 sont très semblables. 3. Etude de l’attitude Nous nous intéressons ici aux différences engendrées par les scénarios sur l’attitude des consommateurs en général. Le tableau 43 représente l’analyse descriptive des niveaux moyens d’attitude par rapport aux 5 scénarios de l’étude. Il est à noter qu’une variable ATTGLOBAL a été crée afin de mener à bien les analyses. Cette variable tient compte de la moyenne des items ATT1, ATT2, ATT3, ATT4 et ATT5. Pour rappel : Scénario 1 = Forfait spa sans dimensions durables Scénario 2 = Forfait spa avec l’introduction du pilier environnement Scénario 3 = Forfait spa avec l’introduction du pilier social Scénario 4 = Forfait spa avec l’introduction du pilier économique Scénario 5 = Forfait spa avec l’introduction des 3 piliers du tourisme durable Tableau 43 : Analyse descriptive Attitude – Scénarios Descriptive Statistics Dependent Variable:ATTGLOBAL scenari o Mean Std. Deviation N 1 5,03 1,765 150 2 5,22 2,013 150 3 5,04 1,907 150 4 5,20 1,910 150 5 5,11 1,976 150 Total 5,12 1,912 750
  • 269.
    259 Il est avanttout, nécessaire de vérifier les pré-requis à toutes ANOVA. Il s’agit de regarder la normalité à l’aide du test de Kolmogorov-Smirnov/Shapiro-Wilk et le test de Levene en ce qui concerne l’égalité des variances (appelé aussi « homosédasticité »). Les tableaux 44 et 45 représentent ces tests. Tableau 44 : Test de normalité pour l’attitude. Tests of Normality scenari Kolmogorov-Smirnova Shapiro-Wilk o Statistic df Sig. Statistic df Sig. ATTGLOBA 1 ,146 150 ,000 ,879 150 ,000 L 2 ,197 150 ,000 ,803 150 ,000 3 ,152 150 ,000 ,853 150 ,000 4 ,176 150 ,000 ,828 150 ,000 5 ,169 150 ,000 ,836 150 ,000 a. Lilliefors Significance Correction Pour répondre à ce test, nous posons le test d’hypothèse suivant : H0 = Les données de la population se repartissent selon une loi normale H1 = Les données de la population ne se répartissent pas selon une loi normale Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable. La normalité n’est pas respectée dans aucun des scénarios.
  • 270.
    260 Tableau 45 : Test d’égalité des variances pour l’attitude Test of Homogeneity of Variances ATTGLOBAL Levene Statistic df1 df2 Sig. 1,057 4 745 ,377 Nous posons le test d’hypothèse suivant : H0 : Les variances des populations sont égales H1 : Au moins une variance est différente Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable Dans notre cas, nous ne rejetons de Ho. Les variances sont donc égales au seuil de signification α = 0.05 Ainsi, nous sommes face à une violation de la normalité. Cependant, l’ANOVA est assez robuste à cette violation (Kepel, 1973). Une autre solution consiste à réaliser le test non paramétrique de Kruskal-Wallis (Cadieux, 2009). Ce test permet de conforter la poursuite des résultats malgré une violation du pré-requis. Pour cela, il doit se comporter de la même manière que l’ANOVA. Kruskal-Wallis et l’ANOVA répondent au test d’hypothèse suivant : H0 : µscénarioA = µScénarioB = µScénarioC = µScénarioD = µScénarioE H1 : Au moins un des moyennes des scénarios est différent Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable. Dans notre cas, il n’y a pas le rejet de H0. Ainsi, au seuil de signification α = 0.05, nous pouvons dire qu’il n’y a pas de différence entre les scénarios au niveau de l’attitude.
  • 271.
    261 Tableau 46 :Test de Kruskal-Wallis pour l’attitude Test Statisticsa,b ATTGLOBA L Chi-Square 4,971 df 4 Asymp. Sig. ,290 a. Kruskal Wallis Test b. Grouping Variable: scenario Ranks scenari o N Mean Rank ATTGLOBA 1 150 350,86 L 2 150 401,18 3 150 362,69 4 150 385,15 5 150 377,62 Total 750
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    262 Tableau 47 : Analyse de la variance ANOVA pour l’attitude Tests of Between-Subjects Effects Dependent Variable:ATTGLOBAL Type III Sum Source of Squares df Mean Square F Sig. Corrected Model 4,563a 4 1,141 ,311 ,871 Intercept 19660,800 1 19660,800 5,356E3 ,000 scenario 4,563 4 1,141 ,311 ,871 Error 2734,877 745 3,671 Total 22400,240 750 Corrected Total 2739,440 749 a. R Squared = ,002 (Adjusted R Squared = -,004) La comparaison des moyennes avec l’utilisation de Scheffe vient conforter ce résultat. Tableau 48 : Comparaison des moyennes Attitude - Scénarios Multiple Comparisons ATTGLOBAL Scheffe (I) (J) 95% Confidence Interval scenari scenari Mean o o Difference (I-J) Std. Error Sig. Lower Bound Upper Bound 1 2 -,19 ,221 ,945 -,88 ,49 3 -,01 ,221 1,000 -,70 ,67 4 -,17 ,221 ,968 -,85 ,52 5 -,08 ,221 ,998 -,76 ,61 2 1 ,19 ,221 ,945 -,49 ,88
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    263 3 ,18 ,221 ,956 -,50 ,86 4 ,03 ,221 1,000 -,66 ,71 5 ,11 ,221 ,992 -,57 ,80 3 1 ,01 ,221 1,000 -,67 ,70 2 -,18 ,221 ,956 -,86 ,50 4 -,15 ,221 ,975 -,84 ,53 5 -,07 ,221 ,999 -,75 ,62 4 1 ,17 ,221 ,968 -,52 ,85 2 -,03 ,221 1,000 -,71 ,66 3 ,15 ,221 ,975 -,53 ,84 5 ,09 ,221 ,997 -,60 ,77 5 1 ,08 ,221 ,998 -,61 ,76 2 -,11 ,221 ,992 -,80 ,57 3 ,07 ,221 ,999 -,62 ,75 4 -,09 ,221 ,997 -,77 ,60 Based on observed means. The error term is Mean Square(Error) = 3,671.
  • 274.
    264 4. Etude de l’intention Nous nous intéressons ici aux différences engendrées par les scénarios sur l’intention des consommateurs en général. Le tableau 49 représente l’analyse descriptive des niveaux moyens de l’intention par rapport aux 5 scénarios de l’étude. Il est à noter qu’une variable INTGLOBAL a été crée afin de mener à bien les analyses. Cette variable tient compte de la moyenne des items INT1, INT2 et INT3. Pour rappel : Scénario 1 = Forfait spa sans dimensions durables Scénario 2 = Forfait spa avec l’introduction du pilier environnement Scénario 3 = Forfait spa avec l’introduction du pilier social Scénario 4 = Forfait spa avec l’introduction du pilier économique Scénario 5 = Forfait spa avec l’introduction des 3 piliers du tourisme durable Tableau 49 : Analyse descriptive Intention – Scénarios Descriptive Statistics Dependent Variable:INTGLOBAL scenari o Mean Std. Deviation N 1 5,24 1,302 150 2 5,43 1,267 150 3 5,15 1,309 150 4 5,36 1,233 150 5 5,36 1,251 150 Total 5,31 1,274 750 Il est avant tout, nécessaire de vérifier les pré-requis à toutes ANOVA. Il s’agit de regarder la normalité à l’aide du test de Kolmogorov-Smirnov/Shapiro-Wilk et le test de Levene en ce qui
  • 275.
    265 concerne l’égalité desvariances (appelé aussi « homoscédasticité »). Les tableau /// et //// représentent ces tests. Tableau 50 : Test de normalité pour l’intention Tests of Normality scenari Kolmogorov-Smirnova Shapiro-Wilk o Statistic df Sig. Statistic df Sig. INTGLOBA 1 ,139 150 ,000 ,926 150 ,000 L 2 ,127 150 ,000 ,894 150 ,000 3 ,162 150 ,000 ,921 150 ,000 4 ,183 150 ,000 ,902 150 ,000 5 ,139 150 ,000 ,900 150 ,000 a. Lilliefors Significance Correction Pour répondre à ce test, nous posons le test d’hypothèse suivant : H0 = Les données de la population se repartissent selon une loi normale H1 = Les données de la population ne se répartissent pas selon une loi normale Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable. La normalité n’est pas respectée dans aucun des scénarios. Tableau 51 : Test d’égalité des variances pour l’intention Test of Homogeneity of Variances INTGLOBAL Levene Statistic df1 df2 Sig. ,309 4 745 ,872
  • 276.
    266 Nous posons letest d’hypothèse suivant : H0 : Les variances des populations sont égales H1 : Au moins une variance est différente Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable Dans notre cas, nous ne rejetons pas Ho. Ainsi, au seuil de signification α = 0.05, les variances des populations sont égales. Nous sommes face à une violation de la normalité. Cependant, l’ANOVA est assez robuste aux violations (Kepel, 1973). Une autre solution consiste à réaliser le test non paramétrique de Kruskal-Wallis (Cadieux, 2009). Ce test permet de conforter la poursuite des résultats malgré une violation. Pour cela, il doit se comporter de la même manière que l’ANOVA. Kruskal- Wallis et l’ANOVA répondent au test d’hypothèse suivant : H0 : µscénarioA = µScénarioB = µScénarioC = µScénarioD = µScénarioE H1 : Au moins un des moyennes des scénarios est différent Règle de décision : Rejet de H0 si la p-value est inférieure au seuil de signification α = 0.05. Sinon, H0 est considérée comme vraisemblable. Dans notre cas, il n’y a pas le rejet de H0 pour les 2 tests. Ainsi, au seuil de signification α = 0.05, nous pouvons affirmer qu’il n’y a pas de différence entre les scénarios. Tableau 52 : Test de Kruskal-Wallis pour l’intention Test Statisticsa,b INTGLOBA L Chi-Square 4,900 df 4 Asymp. Sig. ,298 a. Kruskal Wallis Test b. Grouping Variable: scenario
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    267 Ranks scenari o N Mean Rank INTGLOBA 1 150 360,57 L 2 150 397,90 3 150 350,85 4 150 383,84 5 150 384,35 Total 750 Tableau 53 : Analyse de la variance ANOVA pour l’intention Tests of Between-Subjects Effects Dependent Variable:INTGLOBAL Type III Sum Source of Squares df Mean Square F Sig. Corrected Model 7,850a 4 1,962 1,211 ,305 Intercept 21131,148 1 21131,148 1,304E4 ,000 scenario 7,850 4 1,962 1,211 ,305 Error 1207,113 745 1,620 Total 22346,111 750 Corrected Total 1214,963 749 a. R Squared = ,006 (Adjusted R Squared = ,001) Le tableau de comparaison des moyennes avec l’utilisation de Scheffe vient renforcer ces résultats.
  • 278.
    268 Tableau 54 : Comparaison des moyennes Intention - Scénarios Multiple Comparisons INTGLOBAL Scheffe (I) (J) 95% Confidence Interval scenari scenari Mean o o Difference (I-J) Std. Error Sig. Lower Bound Upper Bound 1 2 -,20 ,147 ,778 -,65 ,26 3 ,09 ,147 ,984 -,36 ,54 4 -,13 ,147 ,946 -,58 ,33 5 -,12 ,147 ,955 -,57 ,33 2 1 ,20 ,147 ,778 -,26 ,65 3 ,29 ,147 ,434 -,17 ,74 4 ,07 ,147 ,994 -,38 ,52 5 ,08 ,147 ,992 -,38 ,53 3 1 -,09 ,147 ,984 -,54 ,36 2 -,29 ,147 ,434 -,74 ,17 4 -,22 ,147 ,700 -,67 ,24 5 -,21 ,147 ,724 -,66 ,24 4 1 ,13 ,147 ,946 -,33 ,58 2 -,07 ,147 ,994 -,52 ,38 3 ,22 ,147 ,700 -,24 ,67 5 ,01 ,147 1,000 -,45 ,46 5 1 ,12 ,147 ,955 -,33 ,57 2 -,08 ,147 ,992 -,53 ,38 3 ,21 ,147 ,724 -,24 ,66 4 ,00 ,147 1,000 -,46 ,45
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    269 Multiple Comparisons INTGLOBAL Scheffe (I) (J) 95% Confidence Interval scenari scenari Mean o o Difference (I-J) Std. Error Sig. Lower Bound Upper Bound 1 2 -,20 ,147 ,778 -,65 ,26 3 ,09 ,147 ,984 -,36 ,54 4 -,13 ,147 ,946 -,58 ,33 5 -,12 ,147 ,955 -,57 ,33 2 1 ,20 ,147 ,778 -,26 ,65 3 ,29 ,147 ,434 -,17 ,74 4 ,07 ,147 ,994 -,38 ,52 5 ,08 ,147 ,992 -,38 ,53 3 1 -,09 ,147 ,984 -,54 ,36 2 -,29 ,147 ,434 -,74 ,17 4 -,22 ,147 ,700 -,67 ,24 5 -,21 ,147 ,724 -,66 ,24 4 1 ,13 ,147 ,946 -,33 ,58 2 -,07 ,147 ,994 -,52 ,38 3 ,22 ,147 ,700 -,24 ,67 5 ,01 ,147 1,000 -,45 ,46 5 1 ,12 ,147 ,955 -,33 ,57 2 -,08 ,147 ,992 -,53 ,38 3 ,21 ,147 ,724 -,24 ,66 4 ,00 ,147 1,000 -,46 ,45 Based on observed means. The error term is Mean Square(Error) = 1,620.
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    270 ANNEXE VIII. ARTICLE2 - ANALYSE COMPLÈTE DE L’INSTRUMENT DE MESURE (BASE DE DONNÉES B) De la même manière que précédemment, une autre analyse en composante principale a été effectuée pour répondre aux validités de la base de données B relative seulement, au scénario 5 (scénario comprenant toutes les dimensions du tourisme durable) et sur lequel une équation structurelle est réalisée. Cette étude est faite sur un nombre total de 200 répondants. Ainsi, une série d’analyses factorielles exploratoires en composante principales avec l’introduction d’une rotation orthogonale VARIMAX est réalisée afin de mesurer la validité interne, convergente et divergente des construits retenus lors de la première ACP, à savoir RESENV, PART et CONNEX pour les valeurs, PERF, FIN, SECU. PSY et SOC pour les risques perçus et enfin, ATT pour l’attitude et INT pour l’intention. Le traitement statistique est fait à l’aide du logiciel de statistiques SPSS 16.0. L’analyse des résultats se base sur la variance expliquée, du KMO pour l’homogénéité des variables, le test de Bartlett pour la sphéricité de la matrice de corrélation, les côtes factorielles et les valeurs propres (Eigen). Les coefficients alpha de Cronbach mesurant la cohérence interne des échelles de mesure sont également calculés. L’annexe 6 explique plus en détail l’utilité de ces indicateurs. De plus, une analyse factorielle confirmatoire est faite sur cette base de données. Pour cela, il est nécessaire de procéder à l’analyse de la normalité avant d’analyser les indices d’ajustement et de fiabilité de l’analyse factorielle confirmatoire. Les statistiques d’ajustement sont multiples (Cadieux, 2009). Tout d’abord, il existe les indices de mesure absolus qui offrent une idée de l’adéquation générale du modèle dans sa globalité. Les indices incrémentaux, pour leur part, évaluent la qualité de l’ajustement du modèle par rapport à un modèle de référence. Ce modèle de référence représente la pire des situations. Enfin, il existe les indices de parcimonie qui permettent de minimiser les paramètres à estimer tout en maximisant le degré d’ajustement. Roussel (2002, dans Cadieux, 2009) recommande l’utilisation de 2 indices absolus, 2 indices incrémentaux et finalement un indice de parcimonie. Le tableau 55 résume les indices nécessaires et les standards généralement acceptables.
  • 281.
    271 Tableau 55 : Les indices de l’analyse factorielle confirmatoire Indices Standards généralement acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / degré de < à 5 et si possible < à 3 voire même 2 liberté) RMSEA < à 0.08 et si possible inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 AGFI > à 0.9 TLI > à 0.9 CFI > à 0.9 Il est possible de procéder à l’évaluation de la validité du modèle de mesure en trois étapes. Tout d’abord, il est nécessaire de valider la cohérence interne du modèle, ensuite de procéder à la validité de convergence et enfin il est nécessaire de mener à bien l’analyse de la validité discriminante. Il est toutefois utile de préciser que les variables latentes de la valeur perçue et du risque perçu sont, dans cette présente recherche, de nature formative de second niveau et multidimensionnelles. Cependant, l’analyse réalisée ici est, sur le premier niveau des construits, soit de nature réflexive. 1. Analyse complète de l’instrument de mesure de la valeur Dans un premier temps, une ACP avec rotation VARIMAX a été lancée dans l’objectif de voir les énoncés ayant de faibles corrélations afin de les éliminer du modèle. Avec un KMO de 0.926 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 82.44% la factorisation s’avère de bonne qualité. Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi Carré de 2924.588, un degré de liberté de 91 et un p de ,000.
  • 282.
    272 Tableau 56 : Résultats des tests KMO et Bartlett la dimension valeur Indice KMO et test de Bartlett Mesure de précision de l'échantillonnage de ,926 Kaiser-Meyer-Olkin. Test de sphéricité de Khi-deux approximé 2924,588 Bartlett ddl 91 Signification de ,000 Bartlett Tableau 57 : Valeurs Eigen pour la dimension valeur Variance totale expliquée Somme des carrés des Extraction Sommes des facteurs retenus pour la Valeurs propres initiales carrés des facteurs retenus rotation % de la % de la % de la Composa varianc % varianc % varianc % nte Total e cumulés Total e cumulés Total e cumulés 1 8,473 60,524 60,524 8,473 60,524 60,524 4,955 35,390 35,390 2 1,973 14,095 74,619 1,973 14,095 74,619 4,033 28,804 64,194 3 1,096 7,829 82,448 1,096 7,829 82,448 2,556 18,255 82,448 4 ,423 3,021 85,469 5 ,387 2,766 88,235 6 ,293 2,094 90,329 7 ,267 1,911 92,240 8 ,261 1,867 94,107 9 ,198 1,416 95,523 10 ,186 1,329 96,851 11 ,159 1,134 97,985 12 ,126 ,900 98,884 13 ,087 ,621 99,505 14 ,069 ,495 100,000
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    273 Méthode d'extraction :Analyse en composantes principales. Tableau 58 : Côte factorielle de la dimension valeur après VARIMAX Matrice des composantes après rotation(a) Composante 1 2 3 RESENV2 ,798 RESENV3 ,860 RESENV4 ,796 PART2 ,846 PART3 ,837 PART4 ,804 PART5 ,835 PART6 ,782 CONNEX1 ,869 CONNEX2 ,899 CONNEX3 ,897 CONNEX4 ,782 CONNEX5 ,846 CONNEX6 ,835 Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales. Méthode de rotation : Varimax avec normalisation de Kaiser. a La rotation a convergé en 5 itérations. Les coefficients de Cronbach sont calculés pour les construits latents de la valeur. Nous obtenons 0,868 pour le respect envers l’environnement et les populations locales, 0,949 pour le construit du partage et 0,958 pour celui de la connexion avec autrui. La validité interne des échelles de mesure est acceptée.
  • 284.
    274 Tableau 59 : Statistiques de fiabilité pour la valeur Construit : Construit : Construit : Alpha global RESENV PART CONNEX Alpha de ,949 ,868 ,949 ,958 Cronbach Nombre 14 3 5 6 d’éléments Les tests précédents nous offrent des résultats satisfaisants pour poursuivre l’étude. Nous poussons donc l’analyse par une analyse factorielle confirmatoire à l’aide du logiciel AMOS 16 afin de vérifier les structures factorielles obtenues. Avant de procéder au traitement de l’analyse factorielle, la normalité de la distribution des données (courbe de Gauss) est regardée. Les résultats obtenus par les coefficients de Kolmogorov-Smirnov ou de Shapiro-Wilk réfutent l’hypothèse de normalité pour l’ensemble des facteurs (Cadieux, 2009). En effet, la normalité n’est pas respectée si la p-value (traduite dans le tableau 60 par « signification ») est inférieure à 0.05 au risque de se tromper une fois sur 20. Tableau 60 : Test de normalité des facteurs de la valeur Scen ario Kolmogorov-Smirnov(a) Shapiro-Wilk Significatio Significatio Statistique ddl n Statistique ddl n RESENV2 5 ,189 147 ,000 ,877 147 ,000 RESENV3 5 ,231 147 ,000 ,875 147 ,000 RESENV4 5 ,216 147 ,000 ,855 147 ,000 PART2 5 ,217 147 ,000 ,899 147 ,000 PART3 5 ,249 147 ,000 ,884 147 ,000 PART4 5 ,203 147 ,000 ,909 147 ,000 PART5 5 ,225 147 ,000 ,879 147 ,000
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    275 PART6 5 ,228 147 ,000 ,880 147 ,000 CONNEX1 5 ,253 147 ,000 ,889 147 ,000 CONNEX2 5 ,237 147 ,000 ,899 147 ,000 CONNEX3 5 ,217 147 ,000 ,913 147 ,000 CONNEX4 5 ,217 147 ,000 ,895 147 ,000 CONNEX5 5 ,200 147 ,000 ,912 147 ,000 CONNEX6 5 ,182 147 ,000 ,923 147 ,000 a Correction de signification de Lilliefors Afin de diminuer les effets de la non-normalité, des auteurs conseillent lors d’analyses d’équations structurelles d’effectuer la procédure du Boostrap de manière à « rééchantillonner les données de l’échantillon maitre et réestimer tous les paramètres du modèle à chaque fois » (Cadieux, 2009, p 752). Cette technique permet de montrer la robustesse du modèle et répond à la validité nomologique. L’opération d’un ré échantillonnage et d’une ré estimation à 500 reprises pour obtenir de nouveaux estimateurs de paramètres plus stables et palier à cette violation de la multinormalité est mis en œuvre. Le tableau 61 résume les indices obtenus lors de la première analyse. Tableau 61 : Valeurs des indices de la valeur initiaux Indices Standards généralement Résultats obtenus acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3 2.349 degré de liberté) voire même 2 RMSEA < à 0.08 et si possible 0.082 inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 0.889 AGFI > à 0.9 0.843 TLI > à 0.9 0.958 CFI > à 0.9 0.966
  • 286.
    276 Comme les indicesne sont pas valides pour RMSEA, AGFI et TLI, il est nécessaire de stabiliser le modèle en analysant les valeurs des MI. Cela consiste à fractionner les construits en enlevant les valeurs aberrantes. La suppression successive des valeurs aberrantes au fur et à mesure nous permet d’obtenir un modèle stable. Figure 7 : Modèle de mesure final de la valeur (avec coefficients standardisés)
  • 287.
    277 Les nouveaux indicesobtenus sont les suivants : Tableau 62 : Valeurs des indices de la valeur finaux Indices Standards généralement Résultats obtenus acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3 1.571 degré de liberté) voire même 2 RMSEA < à 0..08 et si possible 0.054 inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 0.939 AGFI > à 0.9 0.907 TLI (type II) > à 0.9 0.984 CFI (type III) > à 0.9 0.987 Les résultats s’avèrent satisfaisants par rapport aux standards généralement acceptés. Nous pouvons supposer une certaine stabilité du modèle. Le tableau 63 représente le poids factoriel (coefficients standardisés) de chacun des items retenus ainsi que le Rhô de Jöreskog. Le coefficient de Rhö de Joreskog est moins sensible que l’alpha de Cronbach à la taille de l’échantillon. Il s’avère plus adapté aux analyses en équations structurelles pour analyser la cohérence interne des échelles de mesures car il tient compte des contributions factorielles dans ses calculs (Cadieux, 2009). Fornell et Larker (1981, dans Cadieux, 2009) proposent d’appliquer le même critère que pour l’alpha de Cronbach, soit 0.7 comme valeur minimale.
  • 288.
    278 Tableau 63 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog Code des items Coefficients standardisés Rhö de Joreskog RESENV2 0.80 RESENV3 0.84 0.869 RESENV4 0.85 PART2 0.90 PART3 0.94 0.940 PART4 0.90 PART6 0.83 CONNEX2 0.93 CONNEX3 0.96 CONNEX4 0.79 0.948 CONNEX5 0.89 CONNEX6 0.86 Les valeurs des Rhö de Joreskog sont de 0.869 pour RESENV, 0.940 pour PART et 0.948 pour CONNEX. Les résultats sont acceptables, l’analyse peut se poursuivre. Il est nécessaire maintenant de vérifier la validité convergente du modèle de mesure, et enfin, la validité discriminante. En ce qui concerne la validité de convergence tout d’abord, Formel et Larker estime que la validité est de mise si, les contributions factorielles ont un lien significatif avec le construit. Autrement dit, il est nécessaire que nos C.R (le poids des coefficients standardisés), soient supérieur, en valeur absolue à 1.96. Soit, (⎜C.R⎜ ≥ 1.96). Cette condition est respectée car l’ensemble des poids factoriels des items sont tous significatifs. Le principe de la validité discriminante tente de mesurer la différence d’un concept par rapport à un autre. Il soutient l’idée que la variance partagée entre les variables latentes se doit d’être inférieure à la variance partagée entre les variables latentes et leurs variables observables. Autrement dit, il est nécessaire que les variables latentes partagent moins entre elles qu’avec leurs propres construits pour que la validité discriminante soit effective.
  • 289.
    279 Tableau 64 : Validité discriminante de la valeur Concepts en Estimates R2ij Signes Pvc relation RESENV vs 0.692 = [0.689;0.798] 0.690 < PART 0.4761 = 0.689 RESENV vs 0.632 = [0.798;0.788] 0.633 < CONNEX 0.3969 = 0.788 PART vs 0.522 = 0.515 < [0.689; 0.788 CONNEX 0.2704 2. Résultats de l’instrument des risques perçus Avec un KMO de 0.922 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 88,125% la factorisation s’avère de bonne qualité. Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi Carré de 6443,958, un degré de liberté de 253 et un p de ,000. Tableau 65 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension risque perçu Mesure de précision de l'échantillonnage de ,922 Kaiser-Meyer-Olkin. Test de sphéricité de Khi-deux approximé 6443,958 Bartlett ddl 253 Signification de ,000 Bartlett
  • 290.
    280 Tableau 66 : Valeurs Eigen pour la dimension risque perçu Variance totale expliquée Somme des carrés des Extraction Sommes des facteurs retenus pour la Valeurs propres initiales carrés des facteurs retenus rotation % de la % de la % de la Composan varianc % varianc % varianc % te Total e cumulés Total e cumulés Total e cumulés 1 12,673 55,102 55,102 12,673 55,102 55,102 4,607 20,029 20,029 2 3,524 15,320 70,421 3,524 15,320 70,421 4,536 19,721 39,750 3 1,696 7,374 77,795 1,696 7,374 77,795 4,281 18,615 58,364 4 1,375 5,979 83,774 1,375 5,979 83,774 4,061 17,658 76,022 5 1,001 4,351 88,125 1,001 4,351 88,125 2,784 12,103 88,125 6 ,395 1,719 89,844 7 ,314 1,365 91,209 8 ,292 1,269 92,478 9 ,245 1,066 93,544 10 ,215 ,935 94,479 11 ,195 ,848 95,326 12 ,161 ,702 96,028 13 ,153 ,667 96,695 14 ,129 ,560 97,255 15 ,121 ,526 97,781 16 ,112 ,488 98,269 17 ,096 ,417 98,685 18 ,076 ,331 99,017 19 ,059 ,256 99,272 20 ,054 ,233 99,505 21 ,046 ,199 99,704 22 ,036 ,157 99,861 23 ,032 ,139 100,000 Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.
  • 291.
    281 Tableau 67 : Côtes factorielles des dimensions du risque perçu après rotation VARIMAX Composante 1 2 3 4 5 PERF1 ,810 PERF2 ,808 PERF3 ,826 PERF4 ,758 PERF5 ,759 FIN2 ,828 FIN3 ,865 FIN4 ,904 FIN5 ,839 FIN6 ,868 SECU2 ,842 SECU3 ,866 SECU4 ,812 SECU5 ,785 SECU6 ,834 PSY1 ,813 PSY2 ,737 PSY3 ,856 PSY4 ,849 PSY6 ,839 SOC1 ,835 SOC2 ,865 SOC6 ,859 Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales. Méthode de rotation : Varimax avec normalisation de Kaiser. a La rotation a convergé en 6 itérations.
  • 292.
    282 Les coefficients deCronbach sont calculés pour les construits latents du risque perçu. Nous obtenons 0.966 pour la performance, 0.962 pour le risque financier, 0.957 pour la sécurité, 0.952 pour le psychologique et 0.983 pour le social. La validité interne des échelles de mesure est acceptée. Tableau 68 : Statistiques de fiabilité du risque perçu Alpha Construit : Construit : Construit : Construit : Construit : global PERF FIN SECU PSY SOC Alpha de ,961 ,966 ,962 ,957 ,952 ,983 Cronbach Nombre 23 5 5 5 5 3 d’éléments Les tests précédents montrent des résultats satisfaisants permettant la poursuite de l’étude. Nous poussons donc l’analyse par une analyse factorielle confirmatoire. Les résultats obtenus par les coefficients de Kolmogorov-Smirnov ou de Shapiro-Wilk réfutent comme pour les valeurs perçues l’hypothèse de normalité pour l’ensemble des facteurs (Cadieux, 2009). En effet, la normalité n’est pas respectée si la p-value (traduite dans le tableau 69 par « signification ») est inférieure à 0.05 au risque de se tromper une fois sur 20. Tableau 69 : Test de normalité des facteurs du risque perçu Kolmogorov-Smirnov(a) Shapiro-Wilk Significatio Significatio scenario Statistique ddl n Statistique ddl n PERF1 5 ,211 147 ,000 ,867 147 ,000 PERF2 5 ,195 147 ,000 ,857 147 ,000 PERF3 5 ,203 147 ,000 ,865 147 ,000 PERF4 5 ,204 147 ,000 ,869 147 ,000 PERF5 5 ,211 147 ,000 ,861 147 ,000 FIN2 5 ,162 147 ,000 ,934 147 ,000 FIN3 5 ,168 147 ,000 ,930 147 ,000 FIN4 5 ,154 147 ,000 ,930 147 ,000
  • 293.
    283 FIN5 5 ,162 147 ,000 ,931 147 ,000 FIN6 5 ,159 147 ,000 ,932 147 ,000 SECU2 5 ,322 147 ,000 ,775 147 ,000 SECU3 5 ,285 147 ,000 ,796 147 ,000 SECU4 5 ,246 147 ,000 ,814 147 ,000 SECU5 5 ,257 147 ,000 ,831 147 ,000 SECU6 5 ,291 147 ,000 ,775 147 ,000 PSY1 5 ,208 147 ,000 ,858 147 ,000 PSY2 5 ,218 147 ,000 ,858 147 ,000 PSY3 5 ,197 147 ,000 ,877 147 ,000 PSY4 5 ,197 147 ,000 ,883 147 ,000 PSY6 5 ,194 147 ,000 ,894 147 ,000 SOC1 5 ,404 147 ,000 ,668 147 ,000 SOC2 5 ,409 147 ,000 ,676 147 ,000 SOC6 5 ,418 147 ,000 ,662 147 ,000 a Correction de signification de Lilliefors Afin de diminuer les effets de la non-normalité, nous avons effectué, de la même manière que pour la valeur perçue, la procédure du Boostrap pour « rééchantillonner les données de l’échantillon maitre et réestimer tous les paramètres du modèle à chaque fois » (Cadieux , 2009, p 752). Un ré échantillonnage et une ré estimation à 500 reprises pour obtenir de nouveaux estimateurs de paramètres plus stables et palier à la violation de la multinormalité est fait. Le tableau 70 résume les indices obtenus lors de la première analyse.
  • 294.
    284 Tableau 70 : Valeurs des indices du risque perçu initiaux Indices Standards généralement Résultats obtenus acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3 3.045 degré de liberté) voire même 2 RMSEA < à 0.08 et si possible 0.101 inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 0.777 AGFI > à 0.9 0.721 TLI > à 0.9 0.920 CFI > à 0.9 0.931 Compte tenu que les indices ne sont pas respectés pour RMSEA, GFI, et AGFI, il est nécessaire de stabiliser le modèle en analysant les valeurs des MI. La suppression successive des valeurs aberrantes au fur et à mesure nous permet d’obtenir le modèle stable suivant.
  • 295.
    285 Figure 8 :Modèle de mesure final du risque perçu (avec coefficients standardisés) Les nouveaux indices obtenus sont les suivants : Tableau 71 : Valeurs des indices du risque perçu finaux Indices Standards généralement Résultats obtenus acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3 1.738 degré de liberté) voire même 2 RMSEA < à 0.08 et si possible 0.061 inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 0.921 AGFI > à 0.9 0.881 TLI (type II) > à 0.9 0.980 CFI (type III) > à 0.9 0.985
  • 296.
    286 Seul AGFI nerespecte pas les standards acceptables. Cela signifie que ce dernier est très sensible à la complexité du modèle. Les résultats s’avèrent cependant satisfaisants grâce à une acceptation majoritaire des standards. Nous pouvons supposer une certaine stabilité du modèle. Le tableau 72 représente le poids factoriel (coefficients standardisés) de chacun des items retenus ainsi que le Rhô de Jöreskog. Fornell et Larker (1981, dans Cadieux, 2009) proposent d’appliquer le même critère que pour l’alpha de Cronbach, soit 0.7 comme valeur minimale. Tableau 72 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog Code des items Coefficients standardisés Rhö de Joreskog PERF1 0.91 PERF2 0.98 0.968 PERF3 0.97 FIN4 0.91 FIN5 0.93 0,945 FIN6 0.93 SECU2 0.96 SECU3 0.97 0.939 SECU5 0.81 PSY1 0.88 PSY3 0.93 0.925 PSY6 0.88 SOC1 0.98 SOC2 0.98 0.984 SOC6 0.97 Les résultats sont acceptables, l’analyse peut se poursuivre. Il est nécessaire maintenant de vérifier la validité convergente du modèle de mesure, et enfin, la validité discriminante. En ce qui concerne la validité de convergence tout d’abord, Formel et Larker estime que la validité est de mise si, les contributions factorielles ont un lien significatif avec le construit.
  • 297.
    287 Autrement dit, ilest nécessaire que nos C.R (le poids des coefficients standardisés), soient supérieur, en valeur absolue à 1.96. Soit, (⎜C.R⎜ ≥ 1.96). Cette condition est respectée car l’ensemble des poids factoriels des items sont tous significatifs. Enfin, le principe de la validité discriminante tente de mesurer la différence d’un concept par rapport à un autre. Il soutient l’idée que la variance partagée entre les variables latentes se doit d’être inférieure à la variance partagée entre les variables latentes et leurs variables observables. Autrement dit, il est nécessaire que les variables latentes partagent moins entre elles qu’avec leurs propres construits pour que la validité discriminante soit effective. Tableau 73 : Validité discriminante Concepts en relation Estimates R2ij Signes Pvc PERF vs FIN [0.9068; 0.8395] 0.588 0.592 = 0.3481 < = 0.8395 PERF vs SECU [0.9068; 0.8395] 0.609 0.612 = 0.3721 < = 0.8395 PERF vs PSY [0.9068; 0.8045] 0.540 0.542 = 0.2916 < = 0.8045 PERF vs SOC [0.9068; 0.9539] 0.588 0.592 = 0.3481 < = 0.9068 FIN vs SECU [0.8526; 0.8395] 0.333 0.332 =0,1089 < = 0.8395 FIN vs PSY [0.8395; 0.8045] 0.614 0.612 = 0.3721 < = 0.8045 FIN vs SOC [0.8395; 0.9539] 0.335 0.332 =0,1089 < = 0.8395 SECU vs PSY [0.8395; 0.8045] 0.403 0.402 = 0.16 < = 0.8045 SECU vs SOC [0.8395; 0.9539] 0.702 0.702 – 0.49 < = 0.8395 PSY vs SOC [0.8045; 0.9539] 0.355 0.352 = 0.1225 < = 0.8045
  • 298.
    288 3. Résultats des variables dépendantes Afin d’obtenir des résultats, il est nécessaire d’étudier les variables dépendantes conjointement quand au modèle de mesure. Ainsi, dans un premier temps, une analyse en composante principale est menée pour l’attitude puis pour l’intention avant de poursuivre sur le modèle de mesure suite aux conditions de validité. 3.1. L’attitude Avec un KMO de 0.914 (ACP de qualité incroyable) et une variance expliquée à 90.17% la factorisation s’avère de bonne qualité. Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi Carré de 1431,271, un degré de liberté de 10et un p de ,000. Tableau 74 : Résultats des test KMO et Bartlett pour la dimension de l’attitude Mesure de précision de l'échantillonnage de ,914 Kaiser-Meyer-Olkin. Test de sphéricité de Khi-deux approximé 1431,271 Bartlett ddl 10 Signification de ,000 Bartlett
  • 299.
    289 Tableau 75 : Valeurs Eigen pour la dimension attitude Variance totale expliquée Extraction Sommes des carrés des Valeurs propres initiales facteurs retenus % de la % de la Composante Total variance % cumulés Total variance % cumulés 1 4,509 90,176 90,176 4,509 90,176 90,176 2 ,211 4,220 94,396 3 ,129 2,587 96,983 4 ,086 1,718 98,701 5 ,065 1,299 100,000 Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales. Tableau 76 : Côtes factorielles de la dimension attitude après VARIMAX Matrice des composantes(a) Composante 1 ATT1 ,917 ATT2 ,959 ATT3 ,939 ATT4 ,972 ATT5 ,960 Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales. a 1 composantes extraites. Le coefficient de Cronbach est calculé pour le construit latent de l’attitude. Nous obtenons 0.973.
  • 300.
    290 Tableau 77 : Statistiques de fiabilité de l’attitude Statistiques de fiabilité Alpha de Nombre Cronbach d'éléments ,973 5 Les tests précédents nous donnent des résultats satisfaisants. L’analyse factorielle confirmatoire peut être engagée. Avant de procéder au traitement de l’analyse factorielle, la normalité de la distribution des données (courbe de Gauss) est analysée. Les résultats obtenus par les coefficients de Kolmogorov-Smirnov ou de Shapiro-Wilk réfutent comme pour les valeurs perçues et les risques perçus l’hypothèse de normalité pour l’ensemble des facteurs (Cadieux, 2009). En effet, la normalité n’est pas respectée si la p-value (traduite dans le tableau 78 par « signification ») est inférieure à 0.05 au risque de se tromper une fois sur 20. Tableau 78 : Test de normalité des facteurs de l’attitude Tests de normalité scena rio Kolmogorov-Smirnov(a) Shapiro-Wilk Significatio Significatio Statistique ddl n Statistique ddl n ATT1 5 ,250 147 ,000 ,804 147 ,000 ATT2 5 ,229 147 ,000 ,809 147 ,000 ATT3 5 ,177 147 ,000 ,858 147 ,000 ATT4 5 ,193 147 ,000 ,829 147 ,000 ATT5 5 ,225 147 ,000 ,780 147 ,000 a Correction de signification de Lilliefors Le modèle présente une non normalité à laquelle nous allons faire face lors de l’analyse conjointe pour le modèle de mesure.
  • 301.
    291 3.2. L’intention Avec un KMO de 0.763 (ACP de qualité moyenne) et une variance expliquée à 87.89% la factorisation s’avère correcte. Le test de sphéricité de Bartlett vérifie l’hypothèse nulle qui traduit une égalité entre les corrélations des variables mesurées. Dans notre cas, le test vérifie l’hypothèse nulle par un Khi Carré de 486,523, un degré de liberté de 3 et un p de ,000. Tableau 79 : Résultats des tests KMO et Bartlett pour la dimension intention Indice KMO et test de Bartlett Mesure de précision de l'échantillonnage de ,763 Kaiser-Meyer-Olkin. Test de sphéricité de Khi-deux approximé 486,523 Bartlett ddl 3 Signification de ,000 Bartlett Tableau 80 : Valeurs Eigen pour la dimension intention Variance totale expliquée Extraction Sommes des carrés des Valeurs propres initiales facteurs retenus % de la % de la Composante Total variance % cumulés Total variance % cumulés 1 2,637 87,898 87,898 2,637 87,898 87,898 2 ,210 6,992 94,890 3 ,153 5,110 100,000 Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales.
  • 302.
    292 Tableau 81 : Côtes factorielles de la dimension intention Matrice des composantes(a) Composa nte 1 INT1 ,927 INT2 ,944 INT3 ,942 Méthode d'extraction : Analyse en composantes principales. a 1 composantes extraites. Le coefficient de Cronbach est calculé pour le construit latent de l’attitude. Nous obtenons 0.931. Tableau 82 : Statistique de fiabilité Statistiques de fiabilité Alpha de Nombre Cronbach d'éléments ,931 3 Suite aux résultats satisfaisants, nous procédons à l’analyse factorielle confirmatoire. Les résultats obtenus par les coefficients de Kolmogorov-Smirnov ou de Shapiro-Wilk réfutent comme pour les valeurs perçues et les risques perçus l’hypothèse de normalité pour l’ensemble des facteurs (Cadieux, 2009). En effet, la normalité n’est pas respectée si la p-value (traduite dans le tableau 83 par « signification ») est inférieure à 0.05 au risque de se tromper une fois sur 20.
  • 303.
    293 Tableau 83 : Test de normalité des facteurs de l’intention Tests de normalité Kolmogorov-Smirnov(a) Shapiro-Wilk Significatio Significatio scenario Statistique ddl n Statistique ddl n INT1 5 ,197 147 ,000 ,860 147 ,000 INT2 5 ,171 147 ,000 ,877 147 ,000 INT3 5 ,184 147 ,000 ,873 147 ,000 a Correction de signification de Lilliefors Le modèle présente une non normalité à laquelle nous allons faire face lors de l’analyse conjointe pour le modèle de mesure. 3.3. Analyse conjointe pour la validité du modèle de mesure Afin de diminuer les effets de la non-normalité obtenus que ce soit pour l’attitude et l’intentio, nous avons effectué, de la même manière que pour la valeur perçue et le risque perçu, la procédure du Boostrap avec un ré échantillonnage et une ré estimation à 500 reprises pour obtenir de nouveaux estimateurs de paramètres plus stables. Tableau 84 : Valeurs des indices de l’attitude et intention initiaux et finaux Indices Standards généralement Résultats obtenus acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3 1,654 degré de liberté) voire même 2 RMSEA < à 0.08 et si possible ,057 inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 ,963 AGFI > à 0.9 ,931 TLI > à 0.9 ,991 CFI > à 0.9 ,994
  • 304.
    294 L’ensemble des indicesrépond aux conditions de validité. L’analyse peut se poursuivre. Figure 9 : Modèle de mesure final des variables dépendantes (avec coefficients standardisés) Le tableau 85 représente le poids factoriel (coefficients standardisés) de chacun des items retenus ainsi que le Rhô de Jöreskog. Tableau 85 : Poids factoriels et Rhö de Joreskog Code des items Coefficients standardisés Rhö de Joreskog ATT1 0.89 ATT2 0.95 ATT3 0.92 0.971 ATT4 0.97 ATT5 0.95 INT1 0.87 INT2 0.92 0.932 INT3 0.92 Le résultat est acceptable, l’analyse peut se poursuivre.
  • 305.
    295 En ce quiconcerne la validité de convergence, Formel et Larker estime que la validité est de mise si, les contributions factorielles ont un lien significatif avec le construit. Autrement dit, il est nécessaire que nos C.R (le poids des coefficients standardisés), soient supérieur, en valeur absolue à 1.96. Soit, (⎜C.R⎜ ≥ 1.96). Cette condition est respectée car l’ensemble des poids factoriels des items sont tous significatifs. Enfin, le principe de la validité discriminante tente de mesurer la différence d’un concept par rapport à un autre. Il soutient l’idée que la variance partagée entre les variables latentes se doit d’être inférieure à la variance partagée entre les variables latentes et leurs variables observables. Autrement dit, il est nécessaire que les variables latentes partagent moins entre elles qu’avec leur propres construits pour que la validité discriminante soit effective. Tableau 86 : Validité discriminante des variables dépendantes Concepts en Estimate R2ij Signes Pvc relation ATT vs INT 0.385 0.382 = 0.1444 < [0.876; 0.84] = 0.84
  • 306.
    296 ANNEXE IX. ARTICLE2 - RNALYSE COMPLÈTE DU MODÈLE STRUCTUREL À la suite des modèles de mesure, 3 modèles structurels ont été créés afin de tester toutes les éventuelles possibilités en fonction des résultats trouvés au fur et à mesure. Ainsi, nous présentons successivement les 3 modèles avant de discuter des résultats des modèles structurels : M1 : Relation entre les valeurs, l’attitude et l’intention M2 : Relation entre les risques perçus, l’attitude et l’intention M3 : Relation entre les valeurs et risques perçus conservés de M1 et M2 sur l’attitude et l’intention.
  • 307.
    297 1. analyse du modèle structurel M1 – relation entre les valeurs, l’attitude et l’intention Le modèle structurel M1 fut réalisé. La figure10représente un aperçu de ce modèle et la figure 11 le modèle structurel standardisé M1. Figure 10 : Modèle structurel M1 initial
  • 308.
    298 Figure 11 : Modèle structurel standardisé M1 initial Il fut jugé important de tester à nouveau l’ajustement du modèle. Le tableau 86 présente les indices retenus pour l’ajustement. Tableau 87 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M1 initiaux Indices Standards généralement Résultats obtenus acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3 2,993 degré de liberté) voire même 2 RMSEA < à 0.08 et si possible 0.100 inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 0.796 AGFI > à 0.9 0.744 TLI > à 0.9 0.912 CFI > à 0.9 0.923
  • 309.
    299 Le tableau démontreque les indices ne sont pas acceptables pour RMSEA, GFI et AGFI. Le modèle n’est donc pas assez stable et des modifications sont nécessaires. Afin de réajuster le modèle, l’analyse des covariances (M.I) est utile afin de supprimer les données aberrantes. Suite à l’analyse des covariances, les variables latentes Partage et Connexion ont été entièrement supprimées pour la stabilité du modèle. Il en résulte un nouveau modèle présenté par la figure 12 et la figure 13 Figure 12 : Modèle structurel M1 final
  • 310.
    300 Figure 13 : Modèle structurel standardisé M1 final Les indices d’ajustements sont présentés dans le tableau 88. Tableau 88 : Valeurs des indices d’ajustements du modèle structurel M1 finaux Indices Standards généralement Résultats obtenus acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3 1.663 degré de liberté) voire même 2 RMSEA < à 0.08 et si possible 0.058 inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 0.942 AGFI > à 0.9 0.909 TLI > à 0.9 0.984 CFI > à 0.9 0.988 Tous les indices sont acceptables. Nous pouvons considérer le modèle comme relativement stable.
  • 311.
    301 Tableau 89 :Coefficients standardisés de la relation Valeurs - Intention du modèle stabilisé Standardized Regression Weights: (Group number 1 - Default model) Estimate ATTITUDE <--- RESENV ,186 INTENTION <--- ATTITUDE ,386 ATT1 <--- ATTITUDE ,885 ATT2 <--- ATTITUDE ,954 ATT3 <--- ATTITUDE ,923 ATT4 <--- ATTITUDE ,973 ATT5 <--- ATTITUDE ,947 INT1 <--- INTENTION ,875 INT2 <--- INTENTION ,924 INT3 <--- INTENTION ,915 RESENV4 <--- RESENV ,838 RESENV3 <--- RESENV ,858 RESENV2 <--- RESENV ,794 Le tableau 89 présente les coefficients standardisés pour chacun des liens à l’intérieur du modèle. Toutes les relations à l’intérieur du modèle précédent s’avèrent significatives au seuil α = 0,05.
  • 312.
    302 2. Analyse du modèle structurel M2 – Relation entre les risques perçus, l’attitude et l’intention Le modèle structurel M2 fut réalisé. La figure 14 représente un aperçu de ce modèle et la figure 15 le modèle structurel standardisé M2. Figure 14 : Modèle structurel M2 initial
  • 313.
    303 Figure 15 : Modèle structurel standardisé M2 initial Il fut jugé important de tester à nouveau l’ajustement du modèle. Le tableau 90 présente les indices retenus pour l’ajustement. Tableau 90 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M2 initiaux Indices Standards généralement Résultats obtenus acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3 3.359 degré de liberté) voire même 2 RMSEA < à 0.08 et si possible 0.109 inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 0.713 AGFI > à 0.9 0.647 TLI > à 0.9 0.899 CFI > à 0.9 0.911 Le tableau 90 démontre que les indices ne sont pas tous acceptables sauf pour le CFI. Cela signifie que le modèle souffre de la taille de l’échantillon et de la complexité du modèle. Afin
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    304 de réajuster lemodèle, l’analyse des covariances (M.I) fut menée afin de supprimer les données aberrantes. Suite à l’analyse des covariances, seule la variable latente Performance, reste. Il en résulte un nouveau modèle présenté par la figure 16. Figure 16 : Modèle structurel M2 final
  • 315.
    305 Figure 17 : Modèle structurel standardisé M2 final Les indices d’ajustements sont présentés dans le tableau 91. Tableau 91 : Valeurs des indices d’ajustements du modèle structurel final M2 finaux Indices Standards généralement Résultats obtenus acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3 2.313 degré de liberté) voire même 2 RMSEA < à 0.08 et si possible 0.081 inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 0.925 AGFI > à 0.9 0.882 TLI > à 0.9 0.974 CFI > à 0.9 0.980
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    306 Malgré tous lesretraits possibles pour tenter de stabiliser le modèle, tous les indices ne sont pas acceptables. La statistique de AGFI rend le modèle sensible à la complexité. Tableau 92 : Coefficients standardisés de la relation Risque - Intention du modèle stabilisé. Standardized Regression Weights: (Group number 1 - Default model) Estimate ATTITUDE <--- PERFORMANCE -,249 INTENTION <--- ATTITUDE ,386 ATT1 <--- ATTITUDE ,885 ATT2 <--- ATTITUDE ,954 ATT3 <--- ATTITUDE ,923 ATT4 <--- ATTITUDE ,973 ATT5 <--- ATTITUDE ,948 INT1 <--- INTENTION ,875 INT2 <--- INTENTION ,924 INT3 <--- INTENTION ,915 PERF3 <--- PERFORMANCE ,976 PERF2 <--- PERFORMANCE ,974 PERF1 <--- PERFORMANCE ,908 Le tableau 92 présente les coefficients standardisés pour chacun des liens à l’intérieur du modèle. Toutes les relations à l’intérieur du modèle précédent s’avèrent significatives au seuil α = 0,05.
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    307 3. Analyse du modèle structurel M3 – relation entre les valeurs et risques perçus conservés de M1 et M2 sur l’attitude et l’intention Le modèle structurel M3 fut réalisé. La figure 18 représente un aperçu de ce modèle et la figure 19 le modèle structurel standardisé M3. Figure 18 : Modèle structurel M3 initial
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    308 Figure 19 : Modèle structurel standardisé M3 initial Il fut jugé important de tester à nouveau l’ajustement du modèle. Le tableau 93 présente les indices retenus pour l’ajustement. Tableau 93 : Valeurs des indices d’ajustement du modèle structurel M3 initiaux Indices Standards généralement Résultats obtenus acceptables Chi-deux normé (= Chi-deux / < à 5 et si possible < à 3 2.477 degré de liberté) voire même 2 RMSEA < à 0.08 et si possible 0.086 inférieur à 0.05 GFI > à 0.9 0.888 AGFI > à 0.9 0.841 TLI > à 0.9 0.957 CFI > à 0.9 0.965 Le tableau démontre que les indices ne sont pas acceptables pour RMSEA, GFI et AGFI. Le modèle n’est pas stable et des modifications sont nécessaires afin de limiter l’impact des statistiques sensibles à la complexité du modèle. Afin de réajuster, l’analyse des covariances (M.I) fut menée afin de supprimer les données aberrantes.
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    309 Suite à l’analysedes covariances, la variable latente du Performance a été entièrement supprimée pour la stabilité du modèle. Il en résulte le même modèle que M1 final : Figure 20: Modèle structurel standardisé M3 final
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    310 ANNEXE X. CONFIRMATIONDE DÉPÔT LA COMMUNICATION (14 AVRIL 2010) Fabien.Durif@usherbrooke.ca wrote: Dear Colleagues, Please find attached our paper for 'Consumer Behavior of International Tourism' Tack 'Are consumers ready for sustainable tourism? An exploratory study on perceived values and risks' (Brieu, Durif and Roy). Best regards. Fabien Durif, Ph.D., M.Sc., M.A. Professeur adjoint Université de Sherbrooke Faculté d'Administration Département de Marketing K1-431 2500 boulevard de l'Université, Sherbrooke (Québec), J1K 2R1 Bureau : (819) 821-8000 (poste 62316) Cell : (514) 815-7179 Télécopieur : (819) 821-7934 Fabien.Durif@USherbrooke.ca http://www.usherbrooke.ca/adm/departements/marketing/professeurs/fabien-durif/= Dear Professor Durif, Thank you for your submission to the Global Marketing Conference. The review process will begin shortly and we will be in contact with you soon afterwards. We are delighted that you chose GMC to share your research findings Sincerely, Drew Martin -- Drew Martin, Ph.D. Associate Professor of Marketing College of Business and Economics University of Hawai'i at Hilo 200 West Kawili Street Hilo, Hawai'i 96720-4091 Tel. 808.974-7553; Fax 808.974.7685 http://www2.hawaii.edu/~drmartin/
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    311 ANNEXE XI. CONFIRMATIONDE DÉPÔT DE L’ARTICLE 1 (12 AOUT 2010) From : Inderscience Submissions System <submissions@inderscience.com> reply-to : submissions@inderscience.com to : ""Mélanie Brieu"" melanie.brieu@gmail.com date : Thu, Aug 12, 2010 at 4:25 AM subject : IJSD_17731 Submission Acknowledgement Dear Mélanie Brieu, Thank you for submitting your paper entitled "Are the Consumers Ready for the Sustainable Tourism? An Exploratory Study on Values and Perceived Risks" (Submission code: IJSD-17731) for the International Journal of Sustainable Development (IJSD). Your paper has been processed to be refereed. You can track the progress of your paper by logging in at the following Web page: URL: http://www.inderscience.com/papers/login.php Username: brieu Password: mlanie How long will take to review your paper? Between three to six months. You should directly contact to the editor of the Journal if your paper is still under review after five months of submission. If you do not receive a satisfactory reply from the journal editor, please contact submissions@inderscience.com Thank you for your interest in our journal. Best regards, pp. IJSD Editor Inderscience Publishers Ltd. submissions@inderscience.com
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