République Algérienne Démocratique et Populaire 
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique 
Un...
Sommaire 
Les Cours De Parodontologie 2EME Annee Pages 
1 - Terminologie parodontale: les generalites en parodontologie………...
6 - La poche parodontale…………………………………………………………………………………………….. 108 
7 - Detartrage et surfaçage radiculaire…………………………………………...
1 - Terminologie parodontale: les generalites en parodontologie 
2- La gencive 
3 - L'attache epitheliale 
4 - Le desmodon...
1 - Terminologie parodontale: les généralités en parodontologie 
Plan du document: 
I. Généralités et definitions 
1. Défi...
Constitué par les tissus de la dent : émail, dentine et par la pulpe. 
I.A.c. Parodontologie 
Étude et science du parodont...
III.A. L'occlusion 
On appelle occlusion tout état statique mandibulaire obtenu par des rapports de 
contact entre les sur...
2- La gencive 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définition 
III. Embryologie 
1. Condensation de l'ectomésenchyme 
...
I Introduction 
Schroeder en 1981 a classé la muqueuse buccale en trois classes ou types : 
• Type I, muqueuse bordante : ...
III.F. Formation de la cloche dentaire 
la croissance continue des cellules ectodermiques autour de la masse croissante 
d...
de cuvette appelée “col de la papille”. 
V Histologie 
Histologiquement, la gencive est composée d'un épithélium, d'un con...
corneum 
La transition entre la couche granuleuse et la couche cornée est 
nette. 
La différenciation des cellules épithél...
Elle est essentiellement constituée de protéines fibrillaires incluse dans la 
substance fondamentale. 
V.C.c. Cellules 
L...
3 Les fibres élastiques 
4 Les fibres oxytalanes 
VI Vascularisation 
La vascularisation de la gencive provient des branch...
VIII.B. Rôle du chorion 
VIII.B.a. La fixation 
grâce au différents groupes de fibres. 
VIII.B.b. La défense 
Il est assur...
3 - L'attache Épithéliale 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définition 
III. Formation de la jonction gingivo-denta...
Cette union est constituée par les hémidesmosoms et la membrane basale interne 
interposée entre les cellules épithéliales...
Histologiquement, l'attache épithéliale est constituée par 
• Une membrane basale interne 
• Des hémidesmosoms 
• Un produ...
VI Rôles de l'attache épithéliale 
L'attache épithéliale constitue une barrière protectrice du parodonte profond contre le...
4 - Le desmodonte 
Plan du document: 
I. Définition 
II. Organogénèse du desmodonte 
III. Anatomie 
1. Vascularisation 
2....
I Définition 
Le desmodonte ou périodonte ou ligament alvéolo-dentaire (car il est principalement 
constitué de fibres) es...
Le desmodonte dans son ensemble à l'aspect d'un manchon fibreux qui entoure la surface 
cémentaire 
Son épaisseur varie se...
IV Histologie 
Les débrit épitéliaux de Malassez mis à part, les principaux élément du desmodonte sont 
des éléments conjo...
IV.C. Fibres desmodentales 
IV.C.a. Fibres de collagène 
Ce sont les éléments fibreux les plus nombreux du desmodonte 
(re...
5 Fibres interradiculaires 
Existe à la bifurcation des multiradiculées 
Elles vont de la crête du septum interradiculaire...
V.A. Rôle mécanique et protecteur du desmodonte 
Le desmodonte à un double rôle 
• Fixation de la dent dans son alvéole 
•...
L'innervation est sensitifs et proprioceptifs 
• Cette dernière en particulier, fournit au système nerveux central, toute ...
V.E.c. Polynucléaires, lymphocytes, plasmocytes 
Rarement présent dans le desmodonte sain 
VI Conclusion 
Le desmodonte es...
6- Le cément 
Plan du document: 
I. Définition 
II. Cémentogenèse 
III. Caractéristiques morphologiques 
IV. Classificatio...
I Définition 
C'est un élément du parodonte, constitué d'un tissu minéralisé et calcifié, qui recouvre la 
surface radicul...
IV.A. Cément primaire ou acellulaire 
Se forme lors de la formation de la racine et de l'éruption de la dent 
IV.B. Cément...
V.C. Le cément secondaire 
Contient des cellules, appelé “cément céllulaire” 
Il se trouve plus dans les régions apicales ...
Le cément est un tissu ni vascularisé ni innervé mais il est probable qu'il participe aux 
échanges avec la pulpe et le de...
7- Le milieu buccal 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définition du milieu buccal 
III. Physiologie du milieu bucca...
I Introduction 
Le milieu buccal représente un compartiment ouvert sur deux côtés : les lèvres 
et le larynx. 
Il abrite :...
La salive est une substance liquide aqueuse qui représente un élément 
important de l'environnement physico-chimique. 
II ...
Le potassium (K+) joue un rôle moindre dans la 
calcification. 
2 Des anions 
Tels les phosphates, les carbonates, les chl...
4 Les lysosyme 
Il s'agit d'une enzyme jouant un rôle dans la rupture de 
la paroi bactérienne. 
5 Autres éléments 
• Ammo...
Le fluide traverse la paroi épithéliale de l'épithélitum jonctionnel et 
sulculaire pour se déverser dans le sillon gingiv...
Le milieu buccal représente les conditions idéales pour la vie microbienne 
que ce soit du point de vue humidité, températ...
Travaux dirigés 
1 - La gencive (travaux dirigés) 
Plan du document: 
I. Introduction 
1. La muqueuse buccal 
2. Le parodo...
I Introduction 
I.A. La muqueuse buccal 
La muqueuse buccale est de 3 types 
• Type I : muqueuse bordante 
• Type II : muq...
IV Histologie 
Histologiquement, la gencive est composée : 
• D'un épithélium 
• D'un conjonctif ou chorion 
• Et d'une me...
• Fibres et leur orientation 
Ils sont produits par les fibroblastes, on distingue : 
• Dento-gingivale ou cémento-gingiva...
• Nutrition 
• Et rôle d'émonctoire 
VIII Aspect clinique d'une gencive saine 
La gencive est de couleur rose corail, unif...
2 - L'attache Épithéliale (travaux dirigés) 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définition 
III. Formation de la jonc...
L'organe dentaire est constitué de l'odonte et du parodonte ; l'union entre ces deux 
éléments est assurée par un système ...
V Position de l'attache épithéliale 
L'attache épithéliale n'est pas statique, elle se situe à différents niveaux au cours...
3 - Le desmodonte (travaux dirigés) 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définition 
III. Embryologie 
1. Attache init...
I Introduction 
L'ensemble des structures tissulaires qui entourent la dent et lui servant de soutien 
constitue le parodo...
III.D. Après l'éruption 
Quand la dent entre en fonction, la crête alvéolaire est plus basse que la jonction 
émail-cément...
V.A.c. Cellules de défense 
V.B. Fibres 
Les plus importantes sont les fibres collagènes, elles ont un trajet sinueux 
Ell...
VII Innervation 
Le desmodonte est vachement innervé, l'innervation sensitive provient des nerfs alvéolaire 
supérieur et ...
4 – 
Le collagène (travaux dirigés) 
Plan du document: 
I. Définition 
II. Différents types de collagène 
1. Collagène fib...
II.A. Collagène fibrillaire 
II.A.a. Type I 
Le plus abondant, Il est composé de deux chaines α1 et α2, ce sont des 
fibre...
parodontaux 
III.A. Au niveau de la gencive 
Le collagène est l'élément essentiel du chorion gingival et aussi la protéine...
5 - Le cément (travaux dirigés) 
Plan du document: 
I. Définition 
II. Classification 
1. Le cément primaire 
2. Le cément...
II.A. Le cément primaire 
Acellulaire, qui se forme lors du développement de la racine et de l'éruption de la 
dent. 
On l...
6 - L'os alvéolaire (travaux dirigés) 
Plan du document: 
I. Définition 
II. Structure anatomique 
1. Les tables osseuses ...
Il soutient l'organe dentaire. 
II Structure anatomique 
Elle est en étroite relation avec plusieurs facteurs: 
• Anatomie...
II.C. Septa inter dentaire, septa inter radiculaire 
Les septa inter dentaire sont situés entre chaque alvéole. 
Les septa...
Constituée de mince couche de tissu osseux fasciculé. 
IV Physiologie 
Fixation de la dent par les fibres de Sharpey; 
Sou...
1 - Les gingivopathies, lésions élémentaires. 
Formes cliniques 
2 - Inflammation, étiopathogénie de la maladie 
parodonta...
1 - Les gingivopathies, lésions élémentaires. 
Formes cliniques 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définition 
III. ...
I Introduction 
Le terme de parodontopathie englobe dans un sens général toutes les maladies du 
parodonte. 
Les parodonto...
Il varie suivant l'intensité de l'inflammation: 
• dans l'inflammation aiguê : on note au début un érythème rouge vif, pui...
III.C. Transformation de la texture superficielle et de la 
consistance 
L'aspect granité de la surface gingivale est un s...
Le saignement est un signe constant de l'atteinte gingivale. 
IV Classification 
Les gingivopathies s'observent aussi bien...
IV.A.e. Gingivite diffuse 
Atteint la gencive marginale, gencive attachée et gencive papillaire. 
Le diagnostic sera posé ...
IV.C. Suivant la lésion élémentaire 
Pour pouvoir diagnostiquer une gingivite, il faut d'abord rechercher la lésion 
éléme...
considérables. 
IV.C.f. Vésicule 
Soulèvement épidermique, gros comme une tête d 'épingle, rempli d'un 
liquide clair. 
IV...
hyperplasié. 
Signes fonctionnels : discrets. Prurit, gingivorragies provoquées. 
V.B. Gingivite ulcéreuse 
Lésion élément...
V.E. Gingivite virale (herpétique) 
Lésion élémentaire: vésicule. 
Survient le plus souvent chez l'enfant après une maladi...
point de recouvrir les dents et même d'interférer avec l'occlusion. 
Les irritants locaux, s'il y en a, peuvent aggraver l...
obligatoirement la présence de la plaque bactérienne. 
VIII Hypertrophie gingivale liée à une carence en vitamine c 
(Scor...
2 - Inflammation, étiopathogénie de la maladie 
parodontale 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définition de l'infla...
I Introduction 
L'inflammation constitue une réponse de défense dont le but est de limiter les effets de 
l'argent agresse...
Pour la défense du parodonte: la zone d'intérêt majeur contre les bactéries et leurs 
produits est l'attache gingivo-denta...
IV.C. Facteurs d'origine locale 
IV.C.a. Amines vasoactives: (histamine - 
sérotonine) 
Elles sont stockées dans les masto...
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  1. 1. République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Université Algérienne Des Sciences Médicales UNIVIRTA Département de la chirurgie dentaire ALGDENT Service de Parodontologie Livre De Parodontologie Tous Les Cours De Parodontologie Université Virtuelle Algérienne WWW.UNIVIRTA.COM La Communauté Algérienne Des Chirurgiens Dentistes WWW.ALGDENT.COM
  2. 2. Sommaire Les Cours De Parodontologie 2EME Annee Pages 1 - Terminologie parodontale: les generalites en parodontologie……………………………. 5 2- La gencive…………………………………………………………………………………………………………… 8 3 - L'attache epitheliale………………………………………………………………………………………….… 16 4 - Le desmodonte…………………………………………………………………………………………………… 20 5- Le cement…………………………………………………………………………………………………………… 29 6- Le milieu buccal………………………………………………………………………………………………..… 34 Travaux Diriges Pages 1 - La gencive (TD)………………………………………………………………………………………………….…. 41 2 - L'attache epitheliale (TD)…………………………………………………………………………….………. 46 3 - Le desmodonte (TD)…………………………………………………………………………………………….. 49 5 - Le cement (TD)………………………………………………………………………………………….…………. 54 4 - Le collagene (TD)………………………………………………………………………………..……………….. 57 6 - L'os alveolaire (TD)…………………………………………………………………………………………..….. 59 Les Cours De Parodontologie 3 EME Annee Pages 1 - Les gingivopathies, lesions elementaires. Formes cliniques………………………………..…. 64 2 - Inflammation, etiopathogenie de la maladie parodontale………………………………….…. 76 3 - Classification des maladies parodontales………………………………………………………………. 88 4- Etiologie des parodontopathies: facteurs locaux et generaux…………………………........ 96 5 - Les parodontolyses…………………………………………………………………………………………………100 Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 2
  3. 3. 6 - La poche parodontale…………………………………………………………………………………………….. 108 7 - Detartrage et surfaçage radiculaire………………………………………………………………………... 114 Les Cours De Parodontologie 4EME Annee Pages 1 - Interrelations prothese parodontie………………………………………………………………………… 118 2 - Les parafonctions………………………………………………………………………………………….……….. 124 3 - La rehabilitation occlusale…………………………………………………………………..…………………. 131 4 - Le traumatisme occlusal….…………………………………………………………………………………….. 141 5 - Pathologies parodontales de l'enfant……………………………………………………………………… 148 6 - Le curetage parodontal………………………………………………………………………………………….. 157 7 - La chirurgie parodontale………………………………………………………………………………………… 160 8 - Le dysfonctionnement de l'appareil manducateur………………………………………………….. 165 9- Gingivectomie-gingivoplastie…………………………………………………………………………………… 176 10 - Interrelations endodontie-parodontie………………………………………………………………….. 180 11 - La chirurgie muco-gingivale………………………………………………………………………………….. 186 12- Interrelations orthodontie-parodontie…………………………………………………………………...192 13 - Chirurgie muco-gingivale, lambeaux-greffes…………………………………………………………. 199 14 - Mobilite dentaire et contention en parodontie…………………………………………………….. 209 15 - Cicatrisation parodontale……………………………………………………………………………………… 220 16 - Maintenance en parodontie…………………………………………………………………………………. 227 Les Cours De Parodontologie 5 EME Annee Pages 1 - Les therapeutiques non chirurgicales en parodontie……………………………..………………. 232 2 - Les defauts osseux parodontaux……………………………………………………………………………. 254 3 - Les furcations…………………………………………………………………………………………………………. 262 Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 3
  4. 4. 1 - Terminologie parodontale: les generalites en parodontologie 2- La gencive 3 - L'attache epitheliale 4 - Le desmodonte 5- Le cement 6- Le milieu buccal 1 - La gencive (TD) 2 - L'attache epitheliale (TD) 3 - Le desmodonte (TD) 5 - Le cement (TD) 4 - Le collagene (TD) 6 - L'os alveolaire (TD) Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 4
  5. 5. 1 - Terminologie parodontale: les généralités en parodontologie Plan du document: I. Généralités et definitions 1. Définitions 1. L'appareil manducateur 2. Odonte 3. Parodontologie 4. Parodontie 5. Parodonte II. Éléments du parodonte 1. Gensive 2. Os alvéolaire 3. Cément 4. Desmodonte III. Autres définitions 1. L'occlusion 2. Bruxisme 3. Gingivopathies 4. Parodontolyses IV. Conclusion I Généralités et definitions L'organe dentaire est constitué de : • L'odonte ou dent • Parodonte : tissus de soutien de la dent. Ces deux éléments sont considérés comme une unité fonctionnelle faisant partie de l'appareil manducateur(=appareil masticateur). • Définitions I.A.a. L'appareil manducateur L'appareil manducateur comprend : • odonte. • les 2 maxillaires. • les muscles masticateurs. • le systeme neuro-musculaire. • les articulations temporo-mandibulaires. I.A.b. Odonte Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 5
  6. 6. Constitué par les tissus de la dent : émail, dentine et par la pulpe. I.A.c. Parodontologie Étude et science du parodonte La parodontologie est l'une des spécialités médicales de la chirurgie-dentaire ou médecine-dentaire, à côté de la pathologie bucco-dentaire, la prothèse dentaire, l'odontologie conservatrice (O.C.), et l'orthopédie dento-maxillo-faciale ou orthodontie. I.A.d. Parodontie Étude et traitement des éléments du parodonte I.A.e. Parodonte Constitué de 4 éléments : • gencive • os alveolaire • desmodonte • cément Les maladies qui affectent un ou plusieurs de ces éléments parodontaux sont appelés : “parodontopathies” . II Éléments du parodonte II.A. Gensive C'est la maquette superficielle buccale, qui recouvre les procès alvéollaires et entoure le collet des dents, elle présente 3 parties : a : La gencive libre b : La gencive attachée c : la gencive papillaire II.B. Os alvéolaire Du maxillaire ou de la mandibule II.C. Cément Il est formé par le tissu calcifié qui constitue l'enveloppe extérieure de la racine anatomique. II.D. Desmodonte ou ligament alvéolo-dentaire ou périodonte, c'est la partie conjonctive qui entoure la racine et la rattache à l'os. III Autres définitions Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 6
  7. 7. III.A. L'occlusion On appelle occlusion tout état statique mandibulaire obtenu par des rapports de contact entre les surfaces occlusales des arcades dentaires quelque soit la position de la mandibule. III.B. Bruxisme Se traduit par des serrages des dents et des grincements diurnes ou nocturnes, qui se produisent en dehors de la mastication. III.C. Gingivopathies Ce sont toutes les affections de la gencive, qu'elles soient d'origine inflammatoire, hypoplasique, tumorale ou dégénérative. III.D. Parodontolyses Ce sont toutes les manifestations, qui se traduisent cliniquement et histologiquement par une perte de substance. IV Conclusion L'étude de la Parodontologie au cours de la graduation des études universitaires en chirurgie-dentaire comprendra : • L'anatomie avec le milieu buccal et les moyens de défense, • L'étiologie et la pathologie qui comprendra la description des atteintes du parodonte, et leurs traitements par la prévention et la chirurgie parodontale. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 7
  8. 8. 2- La gencive Plan du document: I. Introduction II. Définition III. Embryologie 1. Condensation de l'ectomésenchyme 2. Formation de la lame primitive 3. Formation de la lame dentaire et la lame vestibulaire 4. Formation du bourgeon dentaire 5. Formation de la cupule dentaire 6. Formation de la cloche dentaire 7. Gencive attachée IV. Anatomie 1. Gencive marginale 2. Gensive attachée 3. Papille interdentaire V. Histologie 1. Épithélium 1. Épithélium buccal ou épithélium oral gingival 1. Couche basale ou stratum germinativum 2. Couche épineuse ou stratum spinosum 3. Couche granuleuse ou stratum granulosum 4. Couche superficielle cornée ou stratum corneum 2. Épithélium sulculaire ou épithélium oral sulculaire 3. Épithélium jonctionnel ou de jonction 2. La lame basale 3. Tissu conjonctif ou chorion 1. Substance fondamentale 2. Matrice extra cellulaire 3. Cellules 4. Fibres et leur orientation 1. Les fibres collagènes 1. Dento-gingival ou Cémento-gingival 2. Dento-périosté ou Cémento-périosté 3. Alvéolo-gingival 4. Groupe transseptale 5. Fibres circulaires 2. Les fibres réticulines 3. Les fibres élastiques 4. Les fibres oxytalanes VI. Vascularisation 1. Les artérioles supra-périostées 2. les artérioles interdentaires 3. Les artérioles du desmodonte VII. Innervation VIII. Physiologie 1. Rôle de l'épithélium 2. Rôle du chorion 1. La fixation 2. La défense 3. Nutrition et rôle d'émonctoire IX. Aspect clinique d'une gencive saine X. Conclusion Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 8
  9. 9. I Introduction Schroeder en 1981 a classé la muqueuse buccale en trois classes ou types : • Type I, muqueuse bordante : palais mou, face ventrale de la langue, plancher buccal, muqueuse alvéolaire, vestibule, lèvres, joues. • Type II, muqueuse masticatoire : palais dur et gencive. • Type III, muqueuse spécialisée : surface dorsale de la langue. Le parodonte correspond à l 'ensemble des tissus de soutien de la dent. Il se compose de : • La gencive, • L'os alvéolaire, • Le desmodonte, • Le cément. Du point de vue anatomo-fonctionnel, le parodonte peut être scindé en deux parties distinctes : • Le parodonte profond composé de : le cément, l'os alvéolaire et le desmodonte, • Le parodonte superficiel représenté par : la gencive. II Définition La gencive est cette partie de la muqueuse masticatoire qui recouvre les procès alvéolaires et entoure les dents dans leur partie cervicale. La gencive acquiert sa forme et sa texture finale lors de l'éruption des dents. III Embryologie Le processus aboutissant à la formation de la gencive se produit comme suit : III.A. Condensation de l'ectomésenchyme Condensation de l'ectomésenchyme immédiatement au dessous de l'épithélium de surface, au niveau des futures arcades dentaires. III.B. Formation de la lame primitive l'épithélium buccal adjacent à l'ectomésenchyme commence à proliférer et s'enfoncer dans la condensation cellulaire sous jacente. Cette prolifération épithéliale est appelée “lame primitive”, III.C. Formation de la lame dentaire et la lame vestibulaire Tandis qu'elle continue de proliférer dans l'ectomésenchyme, la lame primitive commence à envoyer une extension vestibulaire dans le mésenchyme adjacent. • La première extension est maintenant appelée “lame dentaire”, • et l'extension vestibulaire : lame vestibulaire. III.D. Formation du bourgeon dentaire À l'extrémité de la lame dentaire, la lame vestibulaire augmente de volume, III.E. Formation de la cupule dentaire La partie ectodermique du bourgeon dentaire tend à entourer la masse en croissance des cellules ectomésenchymateuses de façon à produire une cupule, Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 9
  10. 10. III.F. Formation de la cloche dentaire la croissance continue des cellules ectodermiques autour de la masse croissante des cellules ectomésenchymateuses aboutit à l'organe de l'émail en forme de cloche, En même temps, les cellules centrales de la lame vestibulaire se lysent séparant les versants gingivaux et labiaux dans les secteurs antérieurs, et les versants gingivaux et jugaux dans les secteurs postérieurs. C'est au cours de ce stade que se forme la gencive et que se creuse le vestibule. Ainsi se forme le vestibule buccal qui sépare les joues et les lèvres de la gencive. III.G. Gencive attachée Lorsque l'os alvéolaire parvient au voisinage du versant interne, une liaison ferme s'établit entre le conjonctif sous épithélial et le tissu osseux, déterminant ainsi la zone qui formera plus tard la gencive attachée. • Au cours du développement et de la croissance de l'os alvéolaire, cette gencive sera entraînée par l'os sous jacent entraînant un profondissement du vestibule tandis que la muqueuse buccale subira un glissement sur la surface osseuse. IV Anatomie La gencive est classiquement subdivisée en différentes zones topographiques : • Gencive libre, • Gencive attachée, • Gencive interdentaire. Sur sa face externe, la gencive s'étend du sommet de la gencive marginale et du sommet de la papille interdentaire jusqu'à la ligne muco-gingivale. IV.A. Gencive marginale La gencive marginale est la partie la plus couronaire de la gencive. Elle n'adhère pas à la dent et forme la paroi tissulaire molle du sillon gingival ou sulcus. La gencive marginale saine a un profil en lame de couteau, une consistance ferme et une texture lisse. Elle s'étend vers l'apex jusqu'au sillon gingival, dépression peu profonde de la surface gingivale correspondant à la partie la plus couronaire de l'attachement gingival à la dent. IV.B. Gensive attachée Elle se situe apicalement par rapport à la gencive marginale et au sillon gingival libre, elle est fermement solidarisée à la dent et à l'os alvéolaire sous jacent. La gencive attachée est de forme effilée, de texture granitée et de consistance ferme. La hauteur de cette gencive est variable d'une région de la bouche à l'autre et peut aller de moins de 1 à 9mm. IV.C. Papille interdentaire C'est la partie de la gencive située dans l'espace interproximal créé par les dents adjacentes en contact. Elle est délimitée par 2 papilles : vestibulaire et linguale (ou palatine), ces deux papilles sont • accolées au niveau des dents antérieures • et séparées au niveau des dents postérieures par une dépression sous forme Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 10
  11. 11. de cuvette appelée “col de la papille”. V Histologie Histologiquement, la gencive est composée d'un épithélium, d'un conjonctif ou chorion et d'une membrane basale séparant l'épithélium du conjonctif V.A. Épithélium Il est du type pavimenteux, stratifié. Les cellules qui le composent sont : • Les kératinocytes c'est les plus importantes, elles jouent un rôle dans la synthèse de la kératine • Les cellules claires ou non épithéliales • Les mélanocytes • Et les cellules de langerhans. Les cellules sont reliées entre-elles par des desmosomes et des tonofilaments. Cet épithélium peut être différencié en 3 types : • L'épithélium buccal tapissant la cavité buccale • L'épithélium sulculaire faisant face à la dent sans y adhérer • L'épithélium jonctionnel réalisant l'adhésion entre la gencive et la dent V.A.a. Épithélium buccal ou épithélium oral gingival Cet épithélium est kératinise, il présente des digitations épithéliales dans le chorion gingival. Il se compose de 4 couches à savoir: 1 Couche basale ou stratum germinativum Dans cette couche, les cellules sont soit cylindriques, soit cuboïdes, et sont en contact avec la membrane basale par l'intermédiaire des hémidesmosomes et des tonofilaments. Ces cellules possèdent la capacité de se diviser. Lorsque 2 cellules filles ont été formées par division cellulaire, la cellule adjacente ancienne est poussée dans la couche épineuse et commence à traverser l'épithélium. Au cours de leur migration vers la surface épithéliale, les cellules basales s'aplatissent selon un grand axe parallèle à la surface épithéliale et subissent des modifications. 2 Couche épineuse ou stratum spinosum Constitué de 10 à 20 couches de cellules relativement larges, polyédriques, munies de prolongements cytoplasmiques, courtes ressemblant à des épines. 3 Couche granuleuse ou stratum granulosum Des corps de kératohyalines et des amas de granules contenant du glycogène commencent à apparaître. Ces granules sont en relation avec la synthèse de kératine. 4 Couche superficielle cornée ou stratum Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 11
  12. 12. corneum La transition entre la couche granuleuse et la couche cornée est nette. La différenciation des cellules épithéliales est accompagnée de très importantes modifications cytoplasmiques, caractérisées par la disparition du noyau et les organelles cytoplasmiques. V.A.b. Épithélium sulculaire ou épithélium oral sulculaire Il constitue la paroi du sulcus gingival, il s'étend du rebord de la gencive marginale où il est continu avec l'épithélium oral gingival sans démarcation, jusqu'à l'épithélium jonctionnel. L'épithélium sulculaire est mince, non kératinisé, ses caractéristiques structurales sont sensiblement similaires à celles de l'épithélium buccal,sauf que les desmosomes sont moins nombreux et les tonofilaments de densité moins importante. V.A.c. Épithélium jonctionnel ou de jonction C'est un épithélium non kératinisé, sans crête épithéliale. Il forme un collet autour de la région cervicale de la dent et contigu à l'épithélium sulculaire. • Dans sa portion coronaire, il est constitué de 15 à 20 couches de cellules • par contre, dans sa partie apicale, il est très mince et ne comporte qu'une à deux couches de cellules. V.B. La lame basale L'épithélium et le conjonctif sont séparés par la membrane basale décrite comme une condensation de substance fondamentale et de fibres réticulines, enrobés dans des composés homogènes. Elle est constituée par : • Une zone externe tournée vers le tissu conjonctif, c'est la “lamina densa”, • Une zone claire, prés de l'épithélium, c'est la “lamina lucida”. V.C. Tissu conjonctif ou chorion C'est un tissu conjonctif hautement spécialisé et organisé, il est fermement attaché à la région cervicale de la racine et aux structures osseuses des procès alvéolaires sans interposition de sous muqueuse. Il est constitué • d'une substance fondamentale • de cellules, les fibroblastes secrètent des fibres de collagènes • de fibres • de vaisseaux et de nerf V.C.a. Substance fondamentale C'est un gel polyssacharidique, hautement hydraté dans lequel sont incluses les fibres matricielles et les cellules. V.C.b. Matrice extra cellulaire Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 12
  13. 13. Elle est essentiellement constituée de protéines fibrillaires incluse dans la substance fondamentale. V.C.c. Cellules Les différents types cellulaires sont : • Les fibroblastes : c'est les plus importantes, elles sont impliquées dans la synthèse de divers types de fibres conjonctives et contribue à la production de la matrice du chorion, • Les mastocytes, les macrophages, les leucocytes... V.C.d. Fibres et leur orientation Ils sont produits par les fibroblastes, on distingue : 1 Les fibres collagènes C'est la protéine majeure de la matrice cellulaire, et c'est l'élément essentiel de chorion gingival. Les fibres sont disposées en faisceaux ou groupes. En fonction de leur insertion, orientation et leur localisation, on distingue divers groupes principaux de fibres gingivales : 1 Dento-gingival ou Cémento-gingival qui est le plus important, ses fibres d'insèrent dans le cément et font saillie à la manière d'un éventail, dans le tissu gingival des surfaces vestibulaires, linguales et interproximales 2 Dento-périosté ou Cémento-périosté S'insèrent dans la même partie cémentaire que les fibres dento-gingivales, mais cheminent en direction apicale, par-dessus la crête osseuse vestibulaire et linguale, et se termine dans la gencive attachée, 3 Alvéolo-gingival S'insèrent au niveau de la crête de l'os alvéolaire et se termine dans la crête marginale. 4 Groupe transseptale Ces fibres cheminent en ligne droite à travers le septum interdentaire et s'insèrent dans le cément des dents adjacentes. Ces fibres relient aussi le cément supra-alvéolaire à la crête de l'os alvéolaire, 5 Fibres circulaires Elles cheminent de la gencive libre et encercle la dent à la façon d'un anneau. 2 Les fibres réticulines Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 13
  14. 14. 3 Les fibres élastiques 4 Les fibres oxytalanes VI Vascularisation La vascularisation de la gencive provient des branches des artères alvéolaires supérieures et inférieures suivantes : VI.A. Les artérioles supra-périostées Sur les faces vestibulaires, linguales et palatines de l'os alvéolaire VI.B. les artérioles interdentaires Situées à l'intérieur de l'os interproximal et ressortant sur la crête des procès alvéolaires interproximaux pour vasculariser la gencive VI.C. Les artérioles du desmodonte VII Innervation La gencive est innervée par les branches maxillaires et mandibulaires du nerf trijumeau. Les troncs nerveux suivent généralement le même trajet que les vaisseaux sanguins VIII Physiologie La gencive grâce à sa situation anatomique concourt au maintien de la santé parodontale. En effet, elle représente le premier élément en face de l'agression provenant du milieu buccal. • Ce rôle est assuré par l'ensemble de ses constituants. VIII.A. Rôle de l'épithélium La protection est assurée par l'organisation particulière de l'épithélium qui contient: • Des cellules en strates • Des jonctions intercellulaires • De la kératinisation • Et de la régénération. Cette organisation rend l'épithélium imperméable et résistant aux agressions du milieu buccal. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 14
  15. 15. VIII.B. Rôle du chorion VIII.B.a. La fixation grâce au différents groupes de fibres. VIII.B.b. La défense Il est assuré par les leucocytes et les lymphocytes existant au sein du conjonctif. VIII.B.c. Nutrition et rôle d'émonctoire le chorion assure la nutrition de tous les constituants de la gencive grâce à sa vascularisation terminale, cette dernière confére à la gencive le rôle émonctoire (élimination des déchets) . IX Aspect clinique d'une gencive saine Une gencive saine est de couleur rose corail, uniforme, avec un contour régulier qui suit harmonieusement la forme des dents, ferme et de texture piqueté en peau d'orange. X Conclusion La gencive, avec les éléments du parodonte, présente une structure capable d'assurer le maintien de l'intégrité de l'organe dentaire, cependant, son atteinte peut se propager vers le parodonte profond et provoquer par conséquent la maladie parodontale. Il est donc indispensable de maintenir cette gencive en un état de santé. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 15
  16. 16. 3 - L'attache Épithéliale Plan du document: I. Introduction II. Définition III. Formation de la jonction gingivo-dentaire 1. Avant l'éruption 1. La couche profonde 2. La couche superficielle 2. Au moment de l'éruption IV. Histologie 1. Membrane basale interne 2. Hémidesmosoms 3. Produit organique V. Position de l'attache épithéliale VI. Rôles de l'attache épithéliale VII. Conclusion I Introduction L'organe dentaire est constitué de l'odonte et du parodonte L'union entre ces deux éléments est réalisée par un système d'attache Ce dernier est composé de deux attaches • L'une conjonctive • L'autre épithéliale II Définition C'est l'union entre les cellules épithéliales d'une part, et la surface dentaire d'autre part Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 16
  17. 17. Cette union est constituée par les hémidesmosoms et la membrane basale interne interposée entre les cellules épithéliales et la surface dentaire calcifiée. III Formation de la jonction gingivo-dentaire La jonction gingivo-dentaire est la portion de gencive adhérente à la dent III.A. Avant l'éruption La surface de la couronne est revêtue par un épithélium adamantin réduit. Celui-ci est composé d'une double assise de cellules épithéliales: III.A.a. La couche profonde En contact de l'émail, est faite d'améloblastes, qui après avoir sécrété l'émail, édifient une membrane basale sur laquelle ils s'implantent solidement par des hémidesmosoms. III.A.b. La couche superficielle Faite de cellules épithéliales aplaties. III.B. Au moment de l'éruption Quand le sommet de la dent émerge dans la cavité buccale, les cellules épithéliales buccal migrent vers l'Apex dentaire au dessus de l'épithélium adamantin réduit • Ainsi est formée l'attache épithéliale primaire. Puis les améloblastes se transforment en “cellules malpighiènnes”, en conservant leur attache à la surface de l'émail. Les cellules de la couche superficielle de l'épithélium adamantin réduit se transforment aussi en cellules malpighiènnes, mais elles conservent une activité mitotique et forment le sillon gingival définitif. IV Histologie Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 17
  18. 18. Histologiquement, l'attache épithéliale est constituée par • Une membrane basale interne • Des hémidesmosoms • Un produit organique IV.A. Membrane basale interne Elle est constituée par • Une lamina densa: en regard de la surface dentaire où les fibres organiques de l'émail s'étendent jusqu'à la lamina densa. • Une lamina lucida: face aux cellules épithéliales, à laquelle sont rattachées par des hémidesmosoms. IV.B. Hémidesmosoms Ce sont des excroissances situées sur la face interne des cellules épithéliales appelées “plaque d'attache”. IV.C. Produit organique C'est un produit polymuccosaccharidique sécrété par les cellules épithéliales. V Position de l'attache épithéliale L'attache épithéliale n'est pas statique, elle se situe à différents niveaux au cours de la vie • Lorsque la dent est en place sur l'arcade, l'attache épithéliale est dans un premier temps située sur l'émail • Vers 20ans, l'attache épithéliale commence à migrer en direction apicale et se place partiellement sur le cément cervical, le sulcus est toujours sur l'émail. • L'attache épithéliale est au niveau du cément cervical, le fond du sulcus est situé au niveau de la jonction émail-cément • L'attache épithéliale et le fond du sulcus migrent sur le cément par suite de la dénudation radiculaire Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 18
  19. 19. VI Rôles de l'attache épithéliale L'attache épithéliale constitue une barrière protectrice du parodonte profond contre les agressions. Ce rôle est assuré par le : • système d'adhésion, • turn-over rapide des cellules épithéliales, • dynamisme de l'attache épithéliale, • potentiel de défense assuré par l'épithélium jonctionnel. VII Conclusion L'attache épithéliale est une barrière protectrice du parodonte profond, toute altération de celle-ci constitue un point de départ de la maladie parodontale. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 19
  20. 20. 4 - Le desmodonte Plan du document: I. Définition II. Organogénèse du desmodonte III. Anatomie 1. Vascularisation 2. Innervation IV. Histologie 1. Substance fondamentale 2. Cellules 3. Fibres desmodentales 1. Fibres de collagène 1. Fibres de la crête alvéolaire 2. Fibres horizontales 3. Fibres obliques 4. Fibres apicales ou radiaires 5. Fibres interradiculaires 2. Fibres de réticuline 3. Fibres élastiques, préélastique et “oxytalan” V. Physiologie 1. Rôle mécanique et protecteur du desmodonte 2. Rôle nutritif 3. Rôle sensoriel 4. Rôle du desmodonte dans la cicatrisation du parodonte 5. Participation du desmodonte à l'immunité du parodonte 1. Macrophages 2. Mastocytes 3. Polynucléaires, lymphocytes, plasmocytes VI. Conclusion Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 20
  21. 21. I Définition Le desmodonte ou périodonte ou ligament alvéolo-dentaire (car il est principalement constitué de fibres) est le tissu conjonctif spécialisé, constituée par l'ensemble des éléments contenus dans l'espace desmodontale délimité entre • la corticale interne de l'os alvéolaire • et le cément. II Organogénèse du desmodonte Il se forme autour du germe dentaire, au contact de la gaine de Hertwig Le conjonctif entourant la racine en cours de développement est lâche et non-spécialisé, immédiatement avant l'éruption parfois après. Les fibroblastes adjacents au cément du 1/3 coronaire de la racine s'alignent obliquement par rapport au grand axe de la dent Les molécules de collagène qu'ils synthétisent sont libérées dans le milieu extracellulaire. • Peu après ; les premiers faisceaux des fibres collagène desmodontales sont visibles au niveau de la crête alvéolaire, à partir de la Jonction Émail Cément • Plus apicalement on ne distingue pas d'organisation, mais il existe des fibres fines, en brosses, perpendiculaire au cément. Ces deux groupes poursuivent leur croissance, se rencontrent, se mélangent et fusionnent au moment de l'éruption. Au moment du premier contact occlusal, • Le groupe des fibres principales du tiers cervical est pratiquement totalement développé et s'est horizontalisé. Ces fibres traversent l'espace interproximal en son centre pour rejoindre le cément des dents voisines, ce qui donne l'impression d'un lacis, après épaississement des fibres. • Les fibres obliques du tiers médian ne sont pas encore constituées en groupes. Leurs maturation se poursuit, en direction apicale, tout au long de l'éruption et de l'établissement de l'occlusion. • Le groupe apical est formé le dernier et termine la constitution du tissu. III Anatomie Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 21
  22. 22. Le desmodonte dans son ensemble à l'aspect d'un manchon fibreux qui entoure la surface cémentaire Son épaisseur varie selon le niveau considéré et selon l'âge du sujet • Entre 1 et 4/10mm ; valeur moyenne : 0.2mm L'espace desmodontal présente un rétrécissement au tiers apical qui lui donne l'aspect d'un sablier C'est à ce niveau que ce situe le “l'hypomochlion” Ce ligament bien que résistant conserve cependant une certaine soulpesse liée à l'orientation et à l'aspect des faisceaux fibreux III.A. Vascularisation Le desmodonte est très fortement vascularisé par un système artério-veineux et lymphatique Cette circulation connaît 3 origines • L'artère alvéolaire d'où partent les artérioles qui pénètrent dans le desmodonte au travers de la lamina-dura par des fines ouvertures • Les vaisseaux nourriciers de la pulpe dérivant du paquet vasculo-nerveux avant leur pénétration dans le foramen apical • Les vaisseaux de la gencive qui s'anastomosent avec les vaisseaux du desmodonte Le système veineux du retour est parallèle au système artériel Les vaisseaux lymphatiques partent du desmodonte et rejoignent l'os alvéolaire, puis de là, les ganglions lymphatiques Ils assurent avec le système veineux, l'élimination des déchets organiques III.B. Innervation Les nerfs suivent le trajet des vaisseaux dans les espaces conjonctives, ce sont des nerfs sensitifs et proprioceptifs • Ces derniers ont une grande importance, car ils renseignent le cortex sur la position de la dent dans son alvéole. Leur sensibilité est si grande qu'il peuvent apprécier une épaisseur de l'ordre de 1/100mm Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 22
  23. 23. IV Histologie Les débrit épitéliaux de Malassez mis à part, les principaux élément du desmodonte sont des éléments conjonctifs: • La substance fondamentale • Les cellules • Les fibres • Les vaisceaux • Les nerfs IV.A. Substance fondamentale La gelé qui constitue la substance fondamentale est le véritable milieu intérieur. • Les muco-polysaccharides y sont peu abondant, ils constituent seulement 0.5 à 5% du poids sec de la substance fondamentale. • L'eau est un élément important. Cette substance fondamentale présente un état colloïdal dont la viscosité varie en fonction du métabolisme général du conjonctif et des conditions locales. Cette viscoélasticité joue un rôle important dans l'amortissement des forces exercées sur la dent. IV.B. Cellules Les fibroblastes sont les cellules les plus abondantes, elles sont responsables de la formation des fibres parodontales En moins grand nombre que les fibroblastes, en rencontre d'autres cellules • Les ostéoblastes et les ostéoclastes le long de l'os • Les cémentoblastes le long du cément • Les cellules sanguines à l'intérieur des vaisseaux • Des histiocytes • Quelques lymphocytes • Quelques mastocytes Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 23
  24. 24. IV.C. Fibres desmodentales IV.C.a. Fibres de collagène Ce sont les éléments fibreux les plus nombreux du desmodonte (représentent en volume 70 à 80% du desmodonte) Ces fibres desmodontaux sont constituées par des faisceaux de fibres, dont chaque faisceau est lui-même constitué de fibrilles parallèle À l'état de repos, elles présentent des ondulations caractéristiques qui s'effacent lorsqu'une traction est exercée sur la dent Elles sont orientée de façon à s'opposer à l'enfoncement et à l'extrusion de la dent Par leur direction oblique et parfois entrecroisée, elle empêche la rotation de la dent autour de son axe longitudinal On distingue 5 groupes 1 Fibres de la crête alvéolaire Sont attachées à la partie cervicale des dents 2 Fibres horizontales Sont située dans le 1/3 occlusal et réunissent à angle droit à l'axe de la dent, le cément à l'os alvéolaire 3 Fibres obliques Les plus nombreuses, partent de l'os vers le cément en direction apicale 4 Fibres apicales ou radiaires S'étendent du cément au fond de l'alvéole Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 24
  25. 25. 5 Fibres interradiculaires Existe à la bifurcation des multiradiculées Elles vont de la crête du septum interradiculaire au sommet de la bifurcation radiculaire et sont verticalement orientées IV.C.b. Fibres de réticuline • Elles sont rares ou absentes là où abondent les fibres de collagène • Elles sont abondantes au début de l'histogenèse dentaire ou osseuse Dans le ligament parodontal adulte, elles se rencontrent au voisinage de l'épithélium gingival et ailleurs exclusivement au niveau des canaux vasculaires IV.C.c. Fibres élastiques, préélastique et “oxytalan” Les fibres élastiques ont rares et liées au système vasculaire. Le terme “oxytalan” vient du fait que ces fibres résistent à la dégradation par l'acide formique. Ces fibres apparentées aux fibres élastiques sont assimilées à des fibres préélastiques. V Physiologie Le desmodonte jour plusieurs rôles : • Mécanique et protecteur par ces fibres • Nutritif par son système artério-veineux • Sensoriel par les éléments du système nerveux qu'il contient • Rôle dans la cicatrisation du parodonte • Participation à l'immunité Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 25
  26. 26. V.A. Rôle mécanique et protecteur du desmodonte Le desmodonte à un double rôle • Fixation de la dent dans son alvéole • Transmission des forces occlusales à l'os en les amortissant (absorption du choc) Le rôle mécanique est assuré par les fibres cémento-alvéolaires qui suspendent la dent de la même manière dont un homme est suspendu dans un hamac (ou à un pont suspendu). Les fibres collagènes n'étant pas élastiques, l'effet amortisseur n'est obtenu qu'à la faveur de leur disposition sinusoïdale. Ces fibres, qui à l'état de repos ne sont pas en état de tension, présentent en effet un aspect sinueux, c'est sous l'effet des pressions qu'elles se déploient, pour retrouver leur disposition primitive dès que cessent les forces. Il existe donc un premier effet amortisseur d'aspect mécanique dû à cette disposition particulière des fibres cémento-alvéolaires et à leur possibilité de s'allonger par déploiment. Il s'y ajoutent un second aspect que l'on pourait qualifier, pour le differencier du premier, d'effet “amortisseur hydraulique”. Lorsque par suite d'une charge, les fibres alvéolaires se trouvent en état de tension, elles provoquent par aplatissement, l'obstruction des espaces conjonctifs, ce qui a pour conséquence de chasser le flux sanguin et lymphatique des vaisseaux (vers les capillaires). La pression artérielle en y opposant une certaine résistance, réalise un effet amortisseur V.B. Rôle nutritif Il est assuré par le système artério-veineux Il y a de nombreuses anastomoses entre les divers capillaires permettant une irrigation très importante dont l'intérêt se manifeste surtout à proximité du cément et de l'os (régions au cours de remaniements où l'activité cellulaire est grande) L'irrigation sanguine assure donc à la fois la nutrition du conjonctif desmodontal et les tissus minéralisés qui le bordent Sans oublier que la gencive puise le principal de ses ressources dans la circulation superficielle V.C. Rôle sensoriel Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 26
  27. 27. L'innervation est sensitifs et proprioceptifs • Cette dernière en particulier, fournit au système nerveux central, toute information sur les positions et les mouvements des dents et conditionne donc les mouvements réflexe C'est grâce à ce système que certaine surcharge occlusale pourront être évitées, d'une manière automatique, ce qui permettra de soustraire la dent et ses tissus de soutien au trauma V.D. Rôle du desmodonte dans la cicatrisation du parodonte Lors de la réparation des lésions parodontales ou après chirurgie, le desmodonte fournit les cellules chargées de reconstituer les structures détruites Les cellules indifférenciées vont donner • Des fibroblastes qui vont produire des fibres de collagène • D'autre vont se différencier en pré-cémentoblastes, puis cémentoblastes • Enfin d'autres se différencient en ostéoblastes et ostéoclastes qui vont participer au remodelage osseux V.E. Participation du desmodonte à l'immunité du parodonte Sa défense est assurée par des cellules adultes, on rencontre des V.E.a. Macrophages Rôle essentiel est la présentation des antigènes et l'ingestion des particules solides V.E.b. Mastocytes Ils interviennent essentiellement dans les processus inflammatoires et sécatriciels Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 27
  28. 28. V.E.c. Polynucléaires, lymphocytes, plasmocytes Rarement présent dans le desmodonte sain VI Conclusion Le desmodonte est un appareil conjonctif dérivé du sac folliculaire au cours de l'organogenèse dentaire, relie le cément dentaire à l'os alvéolaire Il est rétabli que ce tissu : • Déclanche et soutient l'éruption des dents • Amortit les forces exercées par les dents • Fournit les cellules nécessaires à la régénération du parodonte superficiel et profond • Contient un stock des cellules immunitaires • Abrite les récepteurs proprioceptifs nécessaires au guidage de la croissance et des trajectoires mandibulaires, ainsi qu'à la modulation des forces masticatoires Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 28
  29. 29. 6- Le cément Plan du document: I. Définition II. Cémentogenèse III. Caractéristiques morphologiques IV. Classification 1. Cément primaire ou acellulaire 2. Cément secondaire ou cellulaire V. Structure microscopique 1. Fibres de collagène 1. Fibres de Sharpey 2. Fibres matricielles 2. Le cément primaire 3. Le cément secondaire VI. Jonction amélo-cémentaire VII. La composition chimique 1. Fraction organique 2. Fraction minérale VIII. Physiologie du cément IX. Pathologie du cément 1. Hypercémentose 2. Cémenticule 3. Cémentomes 4. Carie de cément X. Conclusion Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 29
  30. 30. I Définition C'est un élément du parodonte, constitué d'un tissu minéralisé et calcifié, qui recouvre la surface radiculaire Il est ni vascularisé, ni innervé, il ne subit pas de résorption physiologique ni de remodelage mais il est caractérisé par une apposition progressive tout au long de la vie Il permet l'insertion des fibres du ligament alvéolo-dentaire à la surface radiculaire donc il participe au maintient de la dent dans son alvéole II Cémentogenèse La formation du cément débute avec la minéralisation des fibrilles de collagène irrégulièrement disposés et éparpillés dans une substance fondamentale interfibrillaire. Le cément s'épaissie par l'addition de substance fondamentale et par la minéralisation progressive des fibrilles de collagène du ligament alvéolo-dentaire Des cristaux d'hydroxyapatite se déposent tout d'abord à l'intérieur à la surface des fibres puis dans la substance fondamentale. Les cémentoblastes qui à l'origine sont séparées du cément par les fibrilles collagènes non calcifiées après sont enfermés par un processus de minéralisation Le cément continu de se déposer après l'éruption des dents jusqu'à leurs antagonistes fonctionnelle III Caractéristiques morphologiques L'aspect morphologique du cément est variable selon divers facteurs • L'âge de l'individu • Les stimuli auquels est soumis au cours de la fonction occlusale • La migration physiologique L'épaisseur du cément est de • 16 à 60 μm dans la moitié coronaire de la racine • Il est beaucoup plus épais dans le 1/3 apical de l'ordre de ... IV Classification On distingue 2 types de cément, primaire et secondaire Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 30
  31. 31. IV.A. Cément primaire ou acellulaire Se forme lors de la formation de la racine et de l'éruption de la dent IV.B. Cément secondaire ou cellulaire Se forme après la l'éruption de la dent, et en réponse aux exigences fonctionnelles V Structure microscopique Le cément primaire et secondaire sont constitués d'une matrice calcifiée inter-fibrillaire et de fibrilles collagènes V.A. Fibres de collagène V.A.a. Fibres de Sharpey Partie incluse des fibre principales du desmodonte, produites par les fibroblastes V.A.b. Fibres matricielles 2ème groupe des fibres produites par les cémentoblastes qui forme la substance fondamentale inter-fibrillaire glycoprotéinique et fixent les fibres de sharpey V.B. Le cément primaire Ne contient pas de cellules, c'est pour cette raison qu'il est appelé “cément acellulaire” On trouve ce cément dans la partie coronaire de la racine Il se caractérise par des couches denses de collagènes calcifiée séparées par des lignes de croissance qui sont des zones de matériaux interfibrillaires calcifiées Les couches sont généralement parallèle au grande axe de la dent Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 31
  32. 32. V.C. Le cément secondaire Contient des cellules, appelé “cément céllulaire” Il se trouve plus dans les régions apicales des racines et dans les zones de furcation et pluriradiculaire À l'intérieur de la masse de cément cellulaire, on trouve des cémentocytes localisés dans les lacunes VI Jonction amélo-cémentaire On distingue 3 types de relation émail-cément • dans 5 à 10%, le cément et l'émail ne se rencontrent pas • Dans 30% des cas, on trouve une jonction bord-à-bord • Dans 60 à 65% des cas, le cément recouvrent l'émail VII La composition chimique Comme tous les tissus minéralisés, le cément est composée d'une matrice organique et d'une fraction minérale VII.A. Fraction organique Contient une quantité importante d'hydroxyapatite, glycine, alanine et proline La fraction non-collagénique de la matrice organique est principalement constituée par un complexe de glycoprotéine et de muccopolysaccharides neutres et acides VII.B. Fraction minérale Elle est principalement constituée de phosphate, de Ca++ et de divers éléments minéraux sous la forme de cristaux d'hydroxy-apatite VIII Physiologie du cément Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 32
  33. 33. Le cément est un tissu ni vascularisé ni innervé mais il est probable qu'il participe aux échanges avec la pulpe et le desmodonte En effet c'est un tissu vivant, il possède une sélectivité de perméabilité suivant les substrats et le sens de passage Aux moyen des fibres de Sharpey, le cément assure l'attachement et la fixation de la dent Le cément joue régalement un rôle de protection de la dentine et aussi il rentre dans les processus de réparation des lésions radiculaires • Dans certain cas, la résorption cémentaire liée à des microtraumatismes séparent par l'apposition d'un cément de type cellulaire IX Pathologie du cément IX.A. Hypercémentose C'est un épaississement saillant du cément, elle peut affecter une seule dent ou un groupe de dents ou la totalité de la denture Il est parfois difficile de faire la difference entre l'hypercémentose et un épaississement physiologique du cément lié au vieillissement de l'individu L'éthiologie est extrainement variée et l'hypercémentose est généralement provoquée par: • Une tension excessive dûe aux appareils d'O.D.F ou à des forces occlusales • Absence des dent antagonistes • Après dévitalisation pulpaire IX.B. Cémenticule Se sont des masses glandulaires du cément disposées en lamelles concentriques qui adhérent à la surface radiculaire Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 33
  34. 34. 7- Le milieu buccal Plan du document: I. Introduction II. Définition du milieu buccal III. Physiologie du milieu buccal IV. La salive 1. Définition 2. Origine 3. Propriétés physiques 4. Composition 1. Composition minérale 1. Des cations 2. Des anions 2. Composition organique 1. Les globulines 2. Les glycoprotéines 3. Les enzymes 4. Les lysosyme 5. Autres éléments 5. Fonctions de la salive V. Le fluide gingival 1. Définition 2. L'origine 3. Caractéristiques 4. Élements protéiniques 5. Composition du fluide gingival VI. Défense du milieu buccal 1. Défense non spécifique du milieu buccal 2. Défense spécifique du milieu buccal Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 34
  35. 35. I Introduction Le milieu buccal représente un compartiment ouvert sur deux côtés : les lèvres et le larynx. Il abrite : • des éléments de transit qui sont l'air et les aliments ; • des éléments propres mais provisoires - soit constant comme la salive, - soit inconstant tels que le fluide gingival et une flore buccale plus ou moins spécifique, mobile ou fixée telle que la plaque dentaire. Tous les constituants fixes bordant ce compartiment telles les gencives, les muqueuses, la langue et les dents sont sensibles aux fluctuations du milieu. II Définition du milieu buccal Il se définit comme un environnement physico-chimique qu'occupe et influence la cavité buccale. III Physiologie du milieu buccal Le milieu buccal protège la muqueuse, équilibre la flore buccale, dilue le bol alimentaire, facilite la déglutition et participe à l'hydrolyse des hydrates de carbone (représenté par le Saccharose). Dans la salive, le principal élément qu'on trouve est la mucine salivaire. • Cette mucine isole la muqueuse, et inhibe les bactéries. Le milieu buccal possède un ensemble de propriétés qui permettent de compenser les agressions mécaniques, physiques, chimiques et bactériennes. IV La salive IV.A. Définition Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 35
  36. 36. La salive est une substance liquide aqueuse qui représente un élément important de l'environnement physico-chimique. II se comporte comme un vecteur pour d'autres éléments qui sont les aliments, les gaz dissous et les bactéries. IV.B. Origine La salive, liquide aqueux, fait de 99.4 à 99.5% d'eau, est issue: • d'une part ; et pour 92 à 95% des glandes dites principales (la parotide, la sous-maxillaire et la sub-linguale), • et d'autre part; des glandes dites accessoires disséminées dans les muqueuses : labiales, palatines et linguales. La sécrétion est variable en fonction du moment de la journée et des stimuli. • La sécrétion est normalement diminuée au cours du sommeil, • augmente au cours de la mastication et de l'élocution. Elle peut être par ailleurs perturbée : (sialhorée, hyposialie, asialie). IV.C. Propriétés physiques La salive est un liquide transparent, incolore, visqueux et triant, le PH varie entre 6.5 et 7.5. La stabilité du PH est assurée par le pouvoir tampon de la salive. - Ce pouvoir est dû aux carbonates, aux phosphates minéraux, aux protéines et aux mucines. - Le pouvoir tampon est individuel et stable chez un sujet en bonne santé. IV.D. Composition IV.D.a. Composition minérale Les principaux minéraux rencontrés dans la salive sont : 1 Des cations Na+, Ca+, qui se fixent sur les protéines et qui jouent un rôle important dans la calcification de la plaque dentaire. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 36
  37. 37. Le potassium (K+) joue un rôle moindre dans la calcification. 2 Des anions Tels les phosphates, les carbonates, les chlorures, les fluorures et les sulfates IV.D.b. Composition organique Dans la salive, il existe plusieurs variétés de protéines 1 Les globulines Ou protéines non spécifiques provenant du sang, parmi lesquelles on trouve • les immunoglobulines Ig dont le chef de file est I'IgA salivaire. • L'IgG et l'IgM existent en faible quantité. Ces Ig jouent un rôle dans les mécanismes de défense immunitaire. 2 Les glycoprotéines Ils sont spécifiques à la sécrétion salivaire et possèdent des propriétés particulières, qui semble-t-il, lui font jouer un rôle dans le développement de la plaque dentaire. 3 Les enzymes Elles existent en faible quantité dans la salive. On trouve également des protéases, des hydrolases, des catalases, des phosphatases acides et alcalines. On peut également trouver de la Lactoferrine (qui est une protéine qui fixe le fer dans la salive, le lait et d'autres sécrétions exocrines tel que la bile et le suc pancréatique) Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 37
  38. 38. 4 Les lysosyme Il s'agit d'une enzyme jouant un rôle dans la rupture de la paroi bactérienne. 5 Autres éléments • Ammoniaque et urée: en grande quantité dans la salive • Acides aminés: contribuant au pouvoir tampon de la salive • Vitamines C et B: en faible quantité IV.E. Fonctions de la salive La salive remplit des fonctions protectrices diverses, qui relèvent de mécanismes non immunitaires tels que : • Élimination des débris alimentaires et des micro-organismes de la cavité buccale ; • Protection des surfaces muqueuses contre le dessèchement et les atteintes de l'environnement : - Lubrification - Action antimicrobienne. • reminéralisation de l'émail préalablement déminéralisé. V Le fluide gingival V.A. Définition Il peut se définir comme étant ce liquide qui sort du sulcus gingival une minute après avoir iodé et séché une dent. V.B. L'origine L'origine vasculaire du fluide gingival a été démontré par plusieurs études. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 38
  39. 39. Le fluide traverse la paroi épithéliale de l'épithélitum jonctionnel et sulculaire pour se déverser dans le sillon gingivo-dentaire. Plusieurs expériences ont montré que le débit du fluide gingival augmentait nettement lors des inflammations gingivales. V.C. Caractéristiques Le fluide gingival est considéré comme un élément propre au milieu buccal et c'est aussi un élément provisoire car rapidement dégluti. Il est inconstant puisqu'il est très dépendant du processus inflammatoire de la gencive. V.D. Élements protéiniques • Parmi les protéines du fluide gingival, on retrouve les immunoglobulines G, A et M à des concentrations comparables à celles du plasma. Ces globulines proviennent du plasma, et peut-être en partie des cellules plasmatiques de la gencive, et tiennent certainement une place importante dans la défense du sulcus. • L'urée du fluide gingival, de concentration supérieure à celle du plasma, contribue à l'installation du PH alcalin (7.5 à 8.5) dans le sillon gingivo-dentaire (ou sulcus) V.E. Composition du fluide gingival • Eau • Essentielement des enzymes (hyaluronidase, β-galactosidase, phosphatases et protéases) • Micro-organismes • Métabolites issues du métabolisme du courant sanguin • Électrolytes: Na+, K+, Ca++ VI Défense du milieu buccal La cavité buccale est soumise en permanence à des stimuli étrangers potentiellement anti-géniques et réagissent par une “réponse immunitaire”, ayant pour but le rétablissement de l'équilibre écologique. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 39
  40. 40. Le milieu buccal représente les conditions idéales pour la vie microbienne que ce soit du point de vue humidité, température, teneur en oxygène ou PH. VI.A. Défense non spécifique du milieu buccal Toute une série de barrières s'oppose à la pénétration de l'agent agresseur : il y a le rôle des différents mécanismes physiologiques tels : • les mécanismes musculaires, • le flux salivaire, le pouvoir tampon de la salive, • les barrières muqueuses, • enfin la desquamation VI.B. Défense spécifique du milieu buccal C'est le rôle des immunoglobulines. IX.C. Cémentomes Ce sont des masses de cément situées situées généralement apicalement par rapport aux dent auxquels il peuvent ou non adhérer Il s'agit d'un néoplasme d'origine dentaire ou d'une malformation du développement radiculaire On les découvre par suite d'un examen radiographique, ils peuvent parfois déformer le contour de la mâchoire IX.D. Carie de cément Elles sont caractérisées par une déminéralisation diffuse des cristaux de la sub-surface du cément par les acides du métabolisme bactérien Cette carie survient après déchassement dentaire et poche parodentale qui mettent à nu le cément X Conclusion Le cément est un tissu ni vascularisé ni minéralisé, son potentiel est très réduit de remaniéments physiologiques Malgré l'importance des travaux récents, certains aspect de la structure, de la composition chimique du cément reste encore imprécis Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 40
  41. 41. Travaux dirigés 1 - La gencive (travaux dirigés) Plan du document: I. Introduction 1. La muqueuse buccal 2. Le parodonte II. Définition III. Anatomie IV. Histologie 1. L'épithélium 2. Lame basale 3. Tissu conjonctif ou chorion 1. Fibres et leur orientation V. Vascularisation VI. Innervation VII. Physiologie 1. Rôle de l'épithélium 2. Rôle du chorion VIII. Aspect clinique d'une gencive saine IX. Conclusion Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 41
  42. 42. I Introduction I.A. La muqueuse buccal La muqueuse buccale est de 3 types • Type I : muqueuse bordante • Type II : muqueuse masticatoire : palais dur et gencive • Type III : muqueuse spécialisée I.B. Le parodonte Ensemble des tissus de soutien de la dent, il se compose de : • La gencive • L'os alvéolaire • Le desmodonte • Le cément - Le parodonte profond composée de le cément, l'os alvéolaire et le desmodonte - Le parodonte superficiel représentée par la gencive II Définition La gencive est cette partie de la muqueuse masticatoire qui recouvre les procès alvéolaire et entoure les dents dans leur partie cervicale III Anatomie La gencive est classiquement subdivisée en différentes zones topographiques • Gencive marginale • Gencive interdentaire • Gencive attachée Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 42
  43. 43. IV Histologie Histologiquement, la gencive est composée : • D'un épithélium • D'un conjonctif ou chorion • Et d'une membrane basale séparant l'épithélium du conjonctif IV.A. L'épithélium Cet épithélium peut être différencié en 3 types • L'épithélium buccal tapissant la cavité buccale • L'épithélium sulculaire faisant face à la dent sans y adhérer • L'épithélium jonctionel réalisant l'adhésion entre la gencive et la dent IV.B. Lame basale Constituée par • Une zone externe tournée vers le tissu conjonctif, c'est la Lamina densa • Une zone claire prés de l'épithélium, c'est la Lamina lucida IV.C. Tissu conjonctif ou chorion Constitué de • D'une substance fondamentale • De cellules • De fibres • De vaisseaux et de nerf Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 43
  44. 44. • Fibres et leur orientation Ils sont produits par les fibroblastes, on distingue : • Dento-gingivale ou cémento-gingivale • Dento-périosté ou cémento-périosté • Alvéolo-gongival • Groupe transseptal • Fibres circulaires V Vascularisation • L'os alvéolaire • Desmodonte • Périoste VI Innervation La gencive est innervée par les branches maxillaires et mandibulaires du nerf trijumeau VII Physiologie VII.A. Rôle de l'épithélium • Des cellules en strates • Des jonctions intercellulaires • De la kératinisation • Et de la régénération VII.B. Rôle du chorion • La fixation • De défense Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 44
  45. 45. • Nutrition • Et rôle d'émonctoire VIII Aspect clinique d'une gencive saine La gencive est de couleur rose corail, uniforme avec un contour régulier qui suit harmonieusement la forme des dents. De forme et de texture piqueté en peau d'orange IX Conclusion La gencive présente une structure capable d'assurer le maintien de l'organe dentaire, cependant son atteinte peut se propager vers le parodonte profond et provoquer par conséquent la maladie parodontale Il est donc indispensable de maintenir ce tte gencive en un état de santé Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 45
  46. 46. 2 - L'attache Épithéliale (travaux dirigés) Plan du document: I. Introduction II. Définition III. Formation de la jonction gingivodentaire 1. Avant l'éruption 2. Au moment de l'éruption IV. Histologie V. Position de l'attache épithéliale VI. Rôle de l'attache épithéliale VII. Conclusion I Introduction Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 46
  47. 47. L'organe dentaire est constitué de l'odonte et du parodonte ; l'union entre ces deux éléments est assurée par un système d'attache. Ce dernier comporte 2 partie • L'une conjonctive • L'autre épithéliale II Définition C'est l'union entre les cellules épithéliales d'une part et la surface dentaire d'autre part Cette union est constituée par les hémidesmosomes et la membrane basale interne. III Formation de la jonction gingivodentaire III.A. Avant l'éruption La surface de la couronne est revêtue par un épithélium adamantin réduit constitué d'une couche profonde et une couche superficielle III.B. Au moment de l'éruption Quand le sommet de la dent émerge dans la cavité buccale, les cellules de l'épithélium buccale migrent vers l'apex dentaire au dessus de l'épithélium adamantin réduit. • Ainsi se forme l'attache épithéliale “primaire”. Puis les améloblastes se transforment en cellules malpighiennes en conservant leur attache à la surface de l'émail. Les cellules de la couche superficielle se transforment aussi en cellules malpighiennes, mais elles conservent une activité mitotique et forment le sillon gingival définitif IV Histologie Histologiquement l'attache épithéliale est constituée par : • Une membrane basale interne • Des hémidesmosomes • Un produit organique Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 47
  48. 48. V Position de l'attache épithéliale L'attache épithéliale n'est pas statique, elle se situe à différents niveaux au cours de la vie • L'attache épithéliale est dans un premier temps située sur l'émail • Vers 20ans, l'attache épithéliale commence à migrer en direction apical et se place partiellement sur le cément cervical Le sucus est toujours sur l'émail • L'attache épithéliale est au niveau du cément cervical, le fond du sulcus est situé au niveau de la jonction émail-cément • L'attache épithéliale et le fond du sulcus migrent sur le cément par suite de la dénudation radiculaire VI Rôle de l'attache épithéliale L'attache épithéliale constitue une barrière protectrice du parodonte profond contre les agressions Ce rôle est assuré par : • Système d'adhésion • Turn-over rapide des cellules épithéliale • Dynamisme de l'attache épithéliale • Potentiel de défense assuré par l'épithélium jonctionel VII Conclusion L'attache épithéliale est une barrière protectrice du parodonte profond;Toute altération de celle-ci constitue un point de départ de la maladie parodontale. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 48
  49. 49. 3 - Le desmodonte (travaux dirigés) Plan du document: I. Introduction II. Définition III. Embryologie 1. Attache initiale 2. Avant l'éruption 3. À l'éruption 4. Après l'éruption IV. Anatomie V. Histologie 1. Cellules 1. Cellules conjonctives 2. Cellules épithéliales 3. Cellules de défense 2. Fibres 3. Substance fondamentale VI. Vascularisation VII. Innervation VIII. Physiologie IX. Conclusion Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 49
  50. 50. I Introduction L'ensemble des structures tissulaires qui entourent la dent et lui servant de soutien constitue le parodonte, ce dernier est composé : • D'un parodonte superficielle : la gencive • D'un parodonte profond : os alvéolaire, cément et le desmodonte et le ligament parodontal ou encore ligament alvéolo-dentaire II Définition Le desmodonte est le tissu conjonctif mou qui entoure les racines des dents et unit le cément et l'os alvéolaire III Embryologie Le ligament parodontal dérive des fibroblastes du follicule dentaire. III.A. Attache initiale Au début, l'espace entre cément et os alvéolaire est occupé par un tissu conjonctif non organisé, peuplé de faisceaux courts de fibres collagènes. C'est l'attache initiale de la dent à l'os alvéolaire. III.B. Avant l'éruption La crête de l'os alvéolaire est plus haute que la jonction émail-cément et les fibres du ligament s'orientent obliquement. III.C. À l'éruption Lors de l'éruption, la crête alvéolaire est au même niveau que la jonction émail-cément, les fibres du desmodonte sont alors horizontales Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 50
  51. 51. III.D. Après l'éruption Quand la dent entre en fonction, la crête alvéolaire est plus basse que la jonction émail-cément • Les fibres redeviennent obliques • Les fibres préexistantes s'épaississent • De nouvelles fibres sont ensuite élaborées et réorientées en permanence par les fibroblastes IV Anatomie Le desmodonte est la bande de tissu fibreux qui occupe l'espace compris entre la racine dentaire et la paroi alvéolaire. Il se situe à une distance de 1mm de la jonction émail-cément, avec une forme d'un sablier. V Histologie Histologiquement, le desmodonte est constitué : • Cellules • Fibres • Substance fondamentale. V.A. Cellules V.A.a. Cellules conjonctives • Fibroblastes • Myofibroblastes • Cellules mésenchymateuses • Cellules osseuses et cémentaires V.A.b. Cellules épithéliales Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 51
  52. 52. V.A.c. Cellules de défense V.B. Fibres Les plus importantes sont les fibres collagènes, elles ont un trajet sinueux Elles sont sécrétées par les fibroblastes sous forme de fibrille, ces fibrilles se groupent en fibres, elles même associées en faisceaux Ces faisceaux sont classés en 5 groupes principaux • Le groupe de la crête alvéolaire • Le groupe horizontal • Le groupe oblique • Le groupe apical • Le groupe interradiculaire De chaque coté, les faisceaux sont encrés dans le cément et dans l'os alvéolaire. • On donne à cette portion incluse le nom de “fibres de Sharpey”. V.C. Substance fondamentale Elle semble avoir un effet considérable sur la capacité de la dent à supporter des pressions importantes. VI Vascularisation Elle provienne de trois voies • Apicale • Gingivale • Osseuse Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 52
  53. 53. VII Innervation Le desmodonte est vachement innervé, l'innervation sensitive provient des nerfs alvéolaire supérieur et inférieur du trijumeau VIII Physiologie Le desmodonte assure • Fixation de la dent à son alvéole • Suspension de la dent pendant sa fonction occlusale, • Rôle protecteur - Rôle protecteur - Rôle hydraulique : frein hydraulique de Wesky • Rôle sensoriel • Rôle hémostatique • Rôle de réparation • Rôle de défense IX Conclusion Le desmodonte permet le maintien de la dent dans son alvéole grâce à ses faisceaux de fibres Il permet également la transmission des forces exercées sur la dent au parodonte profond en les amortissant Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 53
  54. 54. 4 – Le collagène (travaux dirigés) Plan du document: I. Définition II. Différents types de collagène 1. Collagène fibrillaire 1. Type I 2. Type II 3. Type III 4. Type V 5. Type X 2. Collagène non fibrillaire III. Distribution du collagène au niveau des tissus parodontaux 1. Au niveau de la gencive 2. Au niveau de l'os alvéolaire 3. Au niveau du cément 1. Fibres intrinsèques 2. Fibres extrinsèques 4. Désmodonte I Définition Le collagène constitue la protéine fibreuse la plus répondue de l'organisme puisqu'elle représente environ 25 à 30% de ses protéines totales. C'est un élément essentiel du tissu conjonctif et il entre dans la composition de tous les tissus dentaires sauf l'émail. II Différents types de collagène Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 54
  55. 55. II.A. Collagène fibrillaire II.A.a. Type I Le plus abondant, Il est composé de deux chaines α1 et α2, ce sont des fibres épaisses, larges et résistantes à la traction. II.A.b. Type II Assure une résistance à la pression inter-mutante. II.A.c. Type III Il est composé de trois chaines α 1. II.A.d. Type V II.A.e. Type X II.B. Collagène non fibrillaire Le plus connu d'entres eux est le collagène de type IV. III Distribution du collagène au niveau des tissus Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 55
  56. 56. parodontaux III.A. Au niveau de la gencive Le collagène est l'élément essentiel du chorion gingival et aussi la protéine majeure de la matrice extra cellulaire du tissu conjonctif. Le collagène de type I est le constituant de toutes les régions du chorion gingival et le collagène de type III est principalement localisé au niveau des papilles de tissu conjonctif gingival. III.B. Au niveau de l'os alvéolaire Après calcification de l'os alvéolaire seule la trame de collagène reste visible, On y trouve le collagène de type I. III.C. Au niveau du cément III.C.a. Fibres intrinsèques Elles constituent la matrice proprement dite du cément. III.C.b. Fibres extrinsèques Elles sont incluses dans toute l'épaisseur du cément sous forme de fibres de Scharpy. III.D. Désmodonte Essentiellement faite de collagène de type I et d'un pourcentage de type III. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 56
  57. 57. 5 - Le cément (travaux dirigés) Plan du document: I. Définition II. Classification 1. Le cément primaire 2. Le cément secondaire III. Jonction amélo-cémentaire IV. Physiologie I Définition C'est un élément du parodonte profond. Il est constitué d'un tissu conjonctif calcifié et minéralisé. Il entoure la racine dentaire en recouvrant la dentine radiculaire. Il est ni vascularisé ni innervé. Il ne subit pas de résorption physiologique ni de remodelage. Il est caractérisé par une croissance en épaisseur par dépôt de couches successives tout au long de la vie. Il permet l'insertion des fibres du desmodonte à la surface dentaire donc il participe au maintient des dents dans leur alvéole. II Classification Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 57
  58. 58. II.A. Le cément primaire Acellulaire, qui se forme lors du développement de la racine et de l'éruption de la dent. On le retrouve dans la partie coronaire des racines. II.B. Le cément secondaire Cellulaire, qui se forme après l'éruption. On le retrouve dans la région apicale de la racine et dans les zones de furcation des dents pluriradiculées. III Jonction amélo-cémentaire • 60-65% : le cément recouvre l'émail; • 30% : le cément est en bout à bout avec l'émail; • 5-10% : absence de contact entre l'émail et le cément. IV Physiologie • Fixation de la dent dans son alvéole par les fibres de Sharpey; • Protection de la dentine radiculaire; • Réparation des lésions radiculaire; • Compensation de l'attrition dentaire (les dents gardent toujours leurs hauteur malgré l'usure); • Permet les échanges par sa perméabilité. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 58
  59. 59. 6 - L'os alvéolaire (travaux dirigés) Plan du document: I. Définition II. Structure anatomique 1. Les tables osseuses 2. Les alvéoles dentaires 3. Septa inter dentaire, septa inter radiculaire 4. Crête alvéolaire III. Histologie 1. Les corticales osseuses 1. Le tissu osseux lamellaire 2. Le tissu osseux haversien 2. Septa 3. Paroi alvéolaire IV. Physiologie V. L'effet des forces sur l'os alvéolaire I Définition L'os alvéolaire est un élément du parodonte profond. Il est formé par l'extension des os maxillaire et mandibulaire qui forment et supportent les alvéoles dentaires. Il naît et disparaît avec la dent. Il épouse parfaitement la forme des dents. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 59
  60. 60. Il soutient l'organe dentaire. II Structure anatomique Elle est en étroite relation avec plusieurs facteurs: • Anatomie dentaire: uni ou pluri radiculées; • Position de la dent sur l'arcade; • Les stimulations fonctionnelles occlusales; • Anatomie vasculaire; • Conditions physico-chimiques locales. II.A. Les tables osseuses Constituée d'une corticale interne et une corticale externe. L'épaisseur des corticales est plus réduite au niveau du maxillaire qu'au niveau de la mandibule et aussi réduit au niveau antérieure qu'au niveau postérieur des arcades alvéolaires. II.B. Les alvéoles dentaires Se sont des logettes dans les quelles sont insérées les racines dentaires. Elles sont situées entre deux corticales internes. Leurs forme et leur profondeur sont conditionnées par: • La forme et la longueur de la racine; • La position de la dent sur l'arcade; • La fonction occlusale. Les alvéoles sont entourés d'une paroi osseuse appelée lame criblée ou lamina dura. Au niveau des dents antérieures des deux maxillaires, cette paroi fusionne avec les corticales sans interposition de tissu spongieux. Au niveau du secteur pémolo-molaire le tissu osseux spongieux peut être interposé entre la corticale et la paroi. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 60
  61. 61. II.C. Septa inter dentaire, septa inter radiculaire Les septa inter dentaire sont situés entre chaque alvéole. Les septa inter-radiculaires cloisonnent les alvéoles des dents pluri-radiculées. II.D. Crête alvéolaire Située normalement à 1,5 à 2mm au dessous da la jonction émail-cément. III Histologie III.A. Les corticales osseuses Constituées de tissu osseux compact lamellaire et de tissu osseux spongieux haversien. III.A.a. Le tissu osseux lamellaire Il ne comporte que quelques lamelles séparées d'une ligne d'apposition et les ostéocytes sont déposés régulièrement sur chaque lamelle. III.A.b. Le tissu osseux haversien Canaux de Havers et les ostéones. III.B. Septa Tissu osseux spongieux. III.C. Paroi alvéolaire Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 61
  62. 62. Constituée de mince couche de tissu osseux fasciculé. IV Physiologie Fixation de la dent par les fibres de Sharpey; Soutien ou calage de la dent; Vascularisation et innervation; Le frein hydraulique de Weski; Remaniement osseux perpétuel (due à cause des forces occlusales*). V L'effet des forces sur l'os alvéolaire Physiologiquement il y a un équilibre entre la résorption et l'apposition; S'il y a une force qui s'exerce en dehors de l'axe de la dent: • Du coté opposé de la force exercée il y aura une apposition due à une tension au dessous de l'hypomochlion et une résorption au dessus de ce dernier. • Du même coté de la force exercée il y aura une résorption due à une pression au dessous de l'hypomochlion et une apposition au dessus de ce dernier. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 62
  63. 63. 1 - Les gingivopathies, lésions élémentaires. Formes cliniques 2 - Inflammation, étiopathogénie de la maladie parodontale 3 - Classification des maladies parodontales 4- Étiologie des parodontopathies: facteurs locaux et généraux 5 - Les parodontolyses 6 - La poche parodontale 7 - Détartrage et surfaçage radiculaire Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 63
  64. 64. 1 - Les gingivopathies, lésions élémentaires. Formes cliniques Plan du document: I. Introduction II. Définition III. Variations pathologiques de la muqueuse gingivale 1. Couleur 2. Volume 3. Transformation de la texture superficielle et de la consistance 4. Recession gingivale 5. Altération du contour gingival 1. Fissures de Stillmann 2. Festons de MacCall 6. Gingivorragies IV. Classification 1. Suivant la répartition 1. Gingivite localisée 2. Gingivite généralisée 3. Gingivite marginale 4. Gingivite papillaire 5. Gingivite diffuse 2. Suivant le mode évolutif 1. Aiguë 2. Chronique 3. Suivant la lésion élémentaire 1. Erythème 2. Erosion 3. Ulcération 4. Nécrose 5. Gangrène 6. Vésicule 7. Pustule 8. Bulle 9. Kératoses 10. Tumeur V. Formes cliniques 1. Gingivite érythémateuse 2. Gingivite ulcéreuse 3. Gingivite ulcéronécrotique 4. Gingivostomatite gangreneuses (noma) 5. Gingivite virale (herpétique) VI. Accroissement gingivales 1. Hyperplasie gingivale compliquée d'hypertrophie gingivale 2. Hyperplasie gingivale d'origine médicamenteuse 1. Hyperplasie gingivale liée au Di-hydan 2. Hyperplasie liée à la cyclosporine A 3. Les antagonistes calciques 3. Hyperplasie gingivale idiopathique ou fibromatose gingivale VII. Gingivite hyperplasique de la grossesse VIII. Hypertrophie gingivale liée à une carence en vitamine c IX. Gingivite leucémique X. Epulis gingivales XI. Conclusion Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 64
  65. 65. I Introduction Le terme de parodontopathie englobe dans un sens général toutes les maladies du parodonte. Les parodontopathies vont se subdiviser en: • gingivopathies : qui affectent le parodonte superficiel • parodontolyses : maladies qui affectent le parodonte profond Du point de vue anatomopathologique, les parodontopathies vont se rattacher à l'un des 3 processus suivant: • processus inflammatoire • processus dégénératif • processus hyperplasique et tumoral II Définition Les gingivopathies sont des lésions inflammatoires localisées à la gencive, ne s'accompagnant pas d'alvéolyse, ni de modification de l'herméticité desmodontale. Elles s'observent aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte. Leurs causes sont locales et générales. La gingivite peut être: - vraie lorsque seule la gencive est atteinte, - elle peut déborder le cadre gingival et s'étendre à la muqueuse buccale dans son ensemble, c'est la gingivostomatite. III Variations pathologiques de la muqueuse gingivale Lors de l'examen clinique de la gencive, il est impératif de noter les changements de couleur, volume, consistance, contour, texture, existence ou pas de gingivorragies. III.A. Couleur Le changement de couleur est un signe clinique très important dans les gingivopathies. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 65
  66. 66. Il varie suivant l'intensité de l'inflammation: • dans l'inflammation aiguê : on note au début un érythème rouge vif, puis quand l'inflammation devient plus sévère, il devient gris ardoisé brillant, qui devient progressivement gris blanchâtre terne. • dans l'inflammation chronique : elle débute par une légère rougeur, passe au rouge sombre et parfois au rouge violacé. L'érythème est la première réaction à l'irritation, produit par une dilatation des capillaires et une augmentation du flux sanguin. • la pigmentation métallique : comme l'absorption de bismuth, d'arsenic et de mercure provoque un liseré noir qui suit le contour du rebord gingival • le plomb -> pigmentation linéaire d'un rouge bleuté ou bleu foncé du rebord gingival • argent -> liseré marginal violet Cette pigmentation provient de la précipitation péri vasculaire des sulfides métalliques dans le tissu conjonctif sous-épithélial. Elle ne se produit que dans les zones d'inflammation où la perméabilité accrue des vaisseaux sanguins irrités permet au métal de s'infiltrer dans les tissus environnants. Noter que certaines colorations de la muqueuse gingivale peuvent orienter l'examen vers la recherche d'une affection générale: • la pâleur évoquera l'anémie • la cyanose évoquera la leucémie • violacé évoquera le diabète • tâches rouges diffuses = gingivite desquamative et gingivostornatite de la ménopause III.B. Volume Il peut être augmenté et on parle d'hypertrophie (accroissement) gingivale, cette augmentation localisée ou généralisée peut siéger sur la gencive marginale, gencive papillaire, ou bien être diffuse et s'étendre à la gencive attachée. L'augmentation du volume de la gencive peut être dûe à: • Un oedème: c'est un exsudat inflammatoire des vaisseaux vers la région inflammatoire, qui se manifeste cliniquement par une augmentation de volume de la gencive plus ou moins importante. • Une hypertrophie gingivale: il s'agit d'un accroissement gingival de nature inflammatoire. • Une hyperplasie gingivale: accroissement gingival de nature non inflammatoire. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 66
  67. 67. III.C. Transformation de la texture superficielle et de la consistance L'aspect granité de la surface gingivale est un signe précurseur de la gingivite, la surface devient lisse et brillante, la consistance devient molle en cas d'inflammation gingivale. III.D. Recession gingivale Atrophie gingivale : c'est le retrait gingival laissant à nue la surface radiculaire des dents. la récession peut être généralisée à l'ensemble de la gencive, c'est ce qu'on appelle l'atrophie sénile. On appelle position réelle de la gencive : niveau de l'attache épithéliale sur la dent position apparente de la gencive : niveau de la crête du rebord gingival. (schéma page) C'est la position réelle de la gencive et non la position apparente qui détermine la gravité de la récession. III.E. Altération du contour gingival III.E.a. Fissures de Stillmann on entend par fissures de Stillmann, un type de récession gingivale spécifique caractérisé par des fentes étroites partant de la gencive marginale en direction apicale (schéma page 8) III.E.b. Festons de MacCall hypertrophie en forme de « bouée de sauvetage » sur la gencive marginale. III.F. Gingivorragies C'est le saignement anormal des gencives, il peut être spontané (lors de la phonation, la mastication ou la nuit pendant le sommeil) ou provoqué par le brossage et le sondage du sulcus. Les gingivorragies sont variables, suivant leur sévérité, leur durée et la facilité avec laquelle elles sont provoquées. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 67
  68. 68. Le saignement est un signe constant de l'atteinte gingivale. IV Classification Les gingivopathies s'observent aussi bien chez l'enfant que chez l'adulte. Leur causes sont locales et générales. Des critères menant à une classification: IV.A. Suivant la répartition On parle de: IV.A.a. Gingivite localisée Concerne une dent ou un groupe de dents (ex:bloc incisivo-canin supérieur). IV.A.b. Gingivite généralisée Concerne toutes les dents sans exception. IV.A.c. Gingivite marginale Seule la gencive marginale est atteinte. IV.A.d. Gingivite papillaire Seule la gencive interdentaire est atteinte. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 68
  69. 69. IV.A.e. Gingivite diffuse Atteint la gencive marginale, gencive attachée et gencive papillaire. Le diagnostic sera posé de la manière suivante: Ex: gingivite érythémateuse marginale localisée au bloc incisivo-canin supérieur.Ou....généralisée à l'arcade inférieure. Ou.......généralisée aux 2 arcades.etc... IV.B. Suivant le mode évolutif La gingivite peut être: IV.B.a. Aiguë Manifestation soudaine, douloureuse, de courte durée. IV.B.b. Chronique S'installe progressivement, de longue durée, moins douloureuse. I1 se produit dans ce cas un remaniement des rapports : épithélium-tissu conjonctif. L'épithélium prolifère et les digitations épithéliales s'allongent dans le tissu conjonctif. La gingivite chronique est un conflit permanent entre le processus destructif et réparateur. • D'une part, les irritants locaux persistants endommagent la gencive, prolongeant l'inflammation et provoquant une perméabilité et une exsudation vasculaire anormale, doù dégénérescence tissulaire. • D'autre part, de nouvelles cellules et fibres de tissu conjonctif et de nombreux vaisseaux sanguins se forment dans un effort constant de réparation tissulaire. Les actions réciproques de destruction et de réparation affectent donc la couleur, le volume, la texture, le contour et la consistance de la gencive. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 69
  70. 70. IV.C. Suivant la lésion élémentaire Pour pouvoir diagnostiquer une gingivite, il faut d'abord rechercher la lésion élémentaire, qui peut être: IV.C.a. Erythème La gencive est souple, d'un rouge intense. Il est soit localisé, soit généralisé. Le signe caractéristique de cette lésion est donné par une pression digitale faisant disparaître la coloration qui réapparaît dés que la pression cesse (signe de godet). IV.C.b. Erosion Ce sont des pertes de substances limitées à l'épithélium. IV.C.c. Ulcération Ce sont des pertes de substances atteignant la membrane basale. Le fond de la lésion est souvent d'un «enduit pseudo-membraneux » peu adhérant. IV.C.d. Nécrose Portion tissulaire atteinte de mortification. L'élimination des tissus nécrosés laisse une lésion irrégulière cratériforme. IV.C.e. Gangrène La mortification: atteint les tissus jusqu'à l'os. Il se forme des escarres pouvant laisser des pertes de substances Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 70
  71. 71. considérables. IV.C.f. Vésicule Soulèvement épidermique, gros comme une tête d 'épingle, rempli d'un liquide clair. IV.C.g. Pustule Vésicule dont le contenu est purulent. IV.C.h. Bulle Soulèvement épidermique avec atteinte de la basale. Elle renferme un liquide et peut atteindre un diamètre de 5mm. IV.C.i. Kératoses Il s'agit d'anomalies de la kératinisation de l'épithélium. IV.C.j. Tumeur Excroissance pathologique due à une prolifération de cellules. V Formes cliniques V.A. Gingivite érythémateuse Lésion élémentaire: érythème. On observe un liseré rouge au niveau du collet des dents accompagné d'oedème Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 71
  72. 72. hyperplasié. Signes fonctionnels : discrets. Prurit, gingivorragies provoquées. V.B. Gingivite ulcéreuse Lésion élémentaire : ulcération. Toute la muqueuse gingivale peut être atteinte. Les papilles sont décapitées, la gencive est recouverte d'enduits sanguinolentes masquant les ulcérations. Signes fonctionnels: Constants avec douleurs gingivales spontanées ou provoquées par la mastication d'aliments épicés. La gencive a une hyper sialorrhée — haleine fétide, adénopathie constante. V.C. Gingivite ulcéronécrotique Lésion élémentaire : ulcération et nécrose. Il s'agit d'une perte de substance cratériforme saignant au moindre contact. Les lésions peuvent être plus ou moins étendues à la muqueuse buccale. Signes fonctionnels: Nettement marqués avec des douleurs diffuses spontanées, résistantes aux antalgiques, mastication douloureuse — haleine fétide. L'adénopathie est de règle. Signes généraux : hyperthermie - insomnie — asthénie. V.D. Gingivostomatite gangreneuses (noma) Lésion élémentaire : gangrène. Tissu osseux peut être atteint. Ces lésions sont assez exceptionnelles. Elles représentent le stade ultime d'une gingivostomatite. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 72
  73. 73. V.E. Gingivite virale (herpétique) Lésion élémentaire: vésicule. Survient le plus souvent chez l'enfant après une maladie infectieuse. VI Accroissement gingivales Les accroissements gingivaux peuvent être d'origine inflammatoires ou non inflammatoires ou résulter de la combinaison de ces deux phénomènes (hyperplasie gingivale compliquée d'hypertrophie gingivale). - Dans le stade d'une hypertrophie, la gencive peut présenter un aspect oedémateux, hypethermique, mou et une couleur rouge violacée, saignant facilement, de surface lisse et brillante. Le volume hypertrophié recouvrant une partie importante des couronnes, entraînant une augmentation de la profondeur du sulcus sans migration apicale de l'épithélium de jonction. On note l'importance des dépôts : plaque bactérienne et tartre. - L'hyperplasie se caractérise, au contraire par une gencive ferme, dense, peu douloureuse, dont la couleur presque normale. Sur le plan histologique: • L'hypertrophie implique l'augmentation du volume des cellules plutôt que leur nombre. • L'hyperplasie: implique l'augmentation du nombre des éléments cellulaires du tissu gingival. VI.A. Hyperplasie gingivale compliquée d'hypertrophie gingivale Un processus inflammatoire peut être greffer sur une gencive hyperplasiée, les poches gingivales ayant créé des niches à plaque. De rose pale, la gencive devient alors rouge. VI.B. Hyperplasie gingivale d'origine médicamenteuse VI.B.a. Hyperplasie gingivale liée au Di-hydan (diphényl hydantoine de sodium ou phénytoine) Médicament utilisé dans le traitement de l'épilepsie. Sur le plan clinique : on constate une hyperplasie généralisée de la gencive marginale et interdentaire; l'hyperplasie peut progresser au Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 73
  74. 74. point de recouvrir les dents et même d'interférer avec l'occlusion. Les irritants locaux, s'il y en a, peuvent aggraver la réaction due au médicament en entraînant une inflammation (et là on aura une hyperplasie compliquée d'une hypertrophie) VI.B.b. Hyperplasie liée à la cyclosporine A Employée depuis 1984 pour prévenir les réactions de rejet de greffes d'organes, et dans certaines maladies auto-immunes. Le tissu conjonctif gingival subit une croissance, dont l'aspect clinique se rapproche beaucoup de celui observé chez les patients sous phénytoine. VI.B.c. Les antagonistes calciques En particulier la nifédipine (adalate R) employé dans le traitement de l'angine de poitrine et de l'hypertension artérielle. VI.C. Hyperplasie gingivale idiopathique ou fibromatose gingivale L'hyperplasie gingivale peut être considérable, recouvrant plus ou moins complètement les couronnes des dents. La gencive est dense, ferme et indolore. Ce phénomène peut intervenir avant l'apparition des dents, parfois même à la naissance, et gêner considérablement leur éruption. L'étiologie en est inconnue. Atteinte de plusieurs membres de la même famille, une composante génétique est évoquée VII Gingivite hyperplasique de la grossesse (gingivite gravidique) Liée au complexe physiologique hypophyso-ovarien, l'hyperplasie est papillaire marginale ou généralisée. La gencive est de couleur rouge, de consistance molle, d'aspect lisse et brillant avec tendance hémorragique. Elle apparaît au 3ême mois de la grossesse et régresse après l'accouchement Elle nécessite Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 74
  75. 75. obligatoirement la présence de la plaque bactérienne. VIII Hypertrophie gingivale liée à une carence en vitamine c (Scorbut) Atteinte de la gencive marginale qui devient rouge bleuté, molle, avec surface lisse et brillante. Elle saigne spontanément au moindre contact IX Gingivite leucémique On a une augmentation de volume de la gencive marginale ou diffuse localisée ou généralisée. Teinte violacée, surfaces brillantes et une forte tendance à l'hémorragie. X Epulis gingivales Cliniquement l'épulis désigne une excroissance gingivale hyperplasique localisée, apparaissant sur la gencive marginale ou les procès alvéolaire, surtout le secteur antérieur ou molaire. On distingue des épulis vasculaires, épulis fibreuses et épulis à cellules géantes. XI Conclusion L'évolution des gingivites d'origine locale se fait vers la guérison par un traitement simple, c'est à dire suppression de la cause et établissement d'une hygiène bucco-dentaire convenable. En absence de traitement complet, les gingivites négligées récidivent et peuvent devenir chronique et évoluer en parodontite. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 75
  76. 76. 2 - Inflammation, étiopathogénie de la maladie parodontale Plan du document: I. Introduction II. Définition de l'inflammation III. Mécanismes de defense de l'hôte IV. Les composantes des réponses inflammatoires et immunitaires 1. Les Cellules 2. Les médiateurs chimiques de l'inflammation 3. Facteurs d'origine locale 1. Amines vasoactives: (histamine - sérotonine) 2. Prostaglangidines et leucotriènes: 3. Cytokines 4. Médiateurs circulants: (plasmatiques) 1. Le système des kinines 2. Le système du complément 3. Le système coagulation fibrinolyse V. Phénomènes essentiels du processus inflammatoire 1. Inflammation aiguë 2. Inflammation chronique VI. Inflammation de la gencive 1. Signes cliniques de l'inflammation gingivale 1. Oedème 2. Erythème: 3. Le saignement: 4. Formation de poches parodontales 1. Poche gingivale ou fausse poche 2. Poche parodontale ou vraie poche 3. Mobilité dentaire 4. Douleur VII. Etiopathogénie des lesions inflammatoires du parodonte VIII. Mécanismes pathogéniques de l'inflammation parodontale IX. Histopathogénie des gingivites et parodontites (stades de formation de la poche parodontale) 1. La lésion initiale 2. La lésion débutante 3. La lésion établie 4. La lésion avancée X. Propagation de l'inflammation de la gencive aux tissus de soutien parodontaux 1. Voies interproximales 2. Voies vestibulaires et linguales XI. Modification des voies de l'inflammation provoquée par des forces occlusales excessives XII. Destruction de l'os dans la maladie parodontale 1. Histopathologie 2. Mécanisme de la destruction osseuse 1. La résorption lacunaire: (Ostéoclasie) 2. Halistérèse: (ostéolyse) XIII. Conclusion Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 76
  77. 77. I Introduction L'inflammation constitue une réponse de défense dont le but est de limiter les effets de l'argent agresseur, Cette réaction peut malheureusement dépasser son objectif et être à l'origine d'un processus perturbant le retour à la normale des tissus agressés. Les lésions inflammatoires qui apparaissent au niveau de la gencive ne sont pas différentes de celles qui apparaissent au sein d'autres compartiments tissulaires. II Définition de l'inflammation L'inflammation est l'ensemble de modifications tissulaires, vasculaires et humorales produites dans un organisme en réponse à une agression: • bactérienne, • thermique • ou physique. L'inflammation se déroule essentiellement dans le tissu conjonctivo-vasculaire. La présence d'éléments vasculaires est la condition nécessaire à une réaction inflammatoire. Le déclenchement de la réaction inflammatoire se fait quand: • Il y a rupture de l'équilibre entre les différents germes de la flore bactérienne. • Soit diminution de la résistance de l'organisme • Soit introduction d'un germe pathogène. III Mécanismes de defense de l'hôte La défense de l'hôte comporte: L'immunité non spécifique qui comprend les mécanismes de défense innés, comme la peau et les muqueuses, les facteurs solubles à la surface de la muqueuse ou à l'intérieur du sillon gingival qui interfèrent dans l'adhérence et la colonisation bactériennes et les phagocytes. L'immunité spécifique comporte les réponses immunitaires cellulaires (lymphocytes) et humorales (anticorps) ainsi que les fonctions phagocytaires. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 77
  78. 78. Pour la défense du parodonte: la zone d'intérêt majeur contre les bactéries et leurs produits est l'attache gingivo-dentaire. Ces deux éléments (gencive et dent) agissent comme une barrière physique s'opposant à la pénétration des agents étrangers dans les tissus sous-epithéliaux. La barrière fonctionnelle constituée par la salive et le liquide sulculaire comporte les neutrophiles migrateurs, la rapidité du turn-over de l'épithélium fonctionnel, la desquamation constante des cellules épithéliales kératinisées, et le système immunitaire sécrétoire. IV Les composantes des réponses inflammatoires et immunitaires IV.A. Les Cellules Les cellules de l'inflammation comprennent: • Les lymphocytes: sont la mémoire de l'immunité acquise: - Les lymphocytes B sécrètent les anticorps - Les lymphocytes T sécrètent les cytokines • Les mastocytes et polynucléaires basophiles • Les cellules phagocytaires ou phagocytes: comprennent les polynucléaires neutrophiles, les macrophages et monocytes • Les fibroblastes: ont un rôle dans la cicatrisation. IV.B. Les médiateurs chimiques de l'inflammation Le déclenchement et la poursuite de l'inflammation, sa diffusion à partir du foyer initial font appel à des facteurs qui sont synthétisés localement. Suite à l'accumulation de plaque bactérienne à la surface des dents, certains produits métaboliques, comme les lipopolysaccharides et les peptides peuvent diffuser à travers l'épithélium jonctionnel Ces produits ont une action sur plusieurs cellules endothéliales de la gencive (macrophages, leucocytes, cellules endothéliales et épithéliales) et vont provoquer le relâchement de nombreux médiateurs d'origine cellulaire et plasmatlque. • Le rôle de ces médiateurs est de permettre une vasodilatation, avec fuite de liquide dans l'espace extracellulaire et migration des leucocytes à travers l'épithélium fonctionnel et jusque dans le sillon gingival. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 78
  79. 79. IV.C. Facteurs d'origine locale IV.C.a. Amines vasoactives: (histamine - sérotonine) Elles sont stockées dans les mastocytes, les polynucléaires basophiles, les plaquettes libérées dans l'espace extracellulaire, elles produisent une vasodilatation et une augmentation de la perméabilité vasculaire (congestion, oedème). IV.C.b. Prostaglangidines et leucotriènes: Sont des acides gras (présentés parfois comme des hormones cellulaires), produits par les macrophages, les fibroblastes et les eosinophiles. Ils ont des effets marqués, locaux (vasodilatation, douleur, chimiotactisme dans les phagocytose), et généraux (telle que la fièvre). IV.C.c. Cytokines Sont des peptides ou des protéines produites par de nombreuses cellules, parmi lesquelles les lymphocytes, les monocytes et les macrophages. Les cytokines les plus actives sont l'interleukine-1 (IL-1) et le facteur de nécrose des tumeurs (TNF-alpha). Les cytokines ont de nombreux effets: • médiation de l'immunité naturelle, • régulation de l'activation, de la croissance et de la différenciation des lymphocytes. IV.D. Médiateurs circulants: (plasmatiques) Les médiateurs circulants ne sont actifs qu'à la suite d'une cascade de réaction qui permet d'en réguler la production. IV.D.a. Le système des kinines Les kinines sont de puissants vasodilatateurs. Elles augmentent la perméabilité vasculaire. Livre ALGDENT : PARODONTOLOGIE Page 79

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