MA3 (GEII - S3) 
B - REPRÉSENTATION DE FOURIER ET CONVOLUTION 
F. Morain-Nicolier 
frederic.nicolier@univ-reims.fr 
2014 - 2015 / URCA - IUT Troyes 
1 / 50
OUTLINE 
1. SÉRIES DE FOURIER COMPLEXES 
2. DES SÉRIES DE FOURIER AUX INTÉGRALES DE FOURIER 
3. IMPULSION DE DIRAC ET DISTRIBUTIONS 
4. PRODUIT DE CONVOLUTION 
2 / 50
1.1 RAPPELS SUR LES SÉRIES DE FOURIER 
Fourier à découvert (comme Euler, Lagrange et Bernouilli 
avant lui) qu’une fonction : 
I définie sur R, 
I à valeurs complexes, 
I P-périodique, 
I et suffisamment régulière ( ? ! ?) 
peut-être synthétisée à l’aide de sinusoïdes (cosinus et sinus). 
3 / 50
1.1 RAPPELS SUR LES SÉRIES DE FOURIER 
Le développement en série de Fourier (DSF) d’une telle 
fonction f s’écrit : 
f (t) = a0 + 
¥å 
n=1 
(an cos(nwt) + bn sin(nwt)) 
I Les coefficients an et bn sont des constantes qui 
caractérisent f . 
I Cette équation est une équation de synthèse. 
4 / 50
1.1 RAPPELS SUR LES SÉRIES DE FOURIER 
Les coefficients an et bn peuvent être obtenus à partir des 
intégrales suivantes : 
a0 = 
1 
P 
Z P 
0 
f (t)dt, 
an = 
2 
P 
Z P 
0 
f (t) cos(nwt)dt, 
bn = 
2 
P 
Z P 
0 
f (t) sin(nwt)dt. 
I Ce sont les équations d’analyse. 
5 / 50
1.1 RAPPELS SUR LES SÉRIES DE FOURIER 
Le DSF d’une fonction périodique réelle 
f (t) = a0 + 
¥å 
n=1 
(an cos(nwt) + bn sin(nwt)) 
peut également s’écrire uniquement sous la forme d’une 
somme de cosinus déphasés : 
f (t) = 
¥å 
n=0 
An cos(nwt + fn). 
Il est alors possible de tracer deux graphes : 
I le spectre d’amplitude An 
I le spectre de phase fn 
6 / 50
1.1 RAPPELS SUR LES SÉRIES DE FOURIER 
Chaque harmonique est donc caractérisée par : 
I An un module et 
I jn une phase. 
) un nombre complexe 
7 / 50
1.2 FORME COMPLEXE DU DSF 
Le développement en série de Fourier (DSF) d’une fonction 
périodique réelle peut également s’écrire : 
f (t) = 
¥å 
n=¥ 
cneinwt. 
(cette équation s’obtient aisément à l’aide des formules d’Euler. 
Voir exercice TD 1). 
Les coefficients cn sont obtenus par : 
cn = 
1 
P 
Z P 
0 
f (t)einwtdt. 
8 / 50
1.2 FORME COMPLEXE DU DSF 
Les coefficients complexes cn peuvent s’obtenir à l’aide des 
coefficients réels : 
cn = 
an  ibn 
2 
et 
cn = 
an + ibn 
2 
= cn. 
I Nombre de coefficients ? 
9 / 50
1.2 FORME COMPLEXE DU DSF 
QUESTION 1 1 - Par rapport aux coefficients an et bn, le nombre 
de coefficients cn non redondants est : 
1. plus grand 
2. identique 
3. plus petit 
1. http://lc.cx/WJe 
10 / 50
1.3 SPECTRES 
I Spectre d’amplitude jcnj (pair) 
I Spectre de phase arg cn (impair) - (attention à l’obtention 
de l’angle d’un complexe) 
11 / 50
1.4 PROPRIÉTÉS : TRANSLATION 
En posant 
g(t) = f (t  a), 
montrons que 
cn[g] = cn[f ].einwa 
et 
jcn[g]j = jcn[f ]j. 
12 / 50
1.5 PROPRIÉTÉS : DILATATION 
En posant 
g(t) = f (lt), 
montrons que 
cn[g] = cn[f ]. 
I La dilatation n’a aucun effet sur les coefficients du DSF 
d’une fonction. 
13 / 50
1.6 PROPRIÉTÉS : DÉRIVATION 
En posant 
g(t) = f 0(t), 
montrons que 
cn[g] = inwcn[f ]. 
14 / 50
1.7 FORMULE DE PARSEVAL-PLANCHEREL 
En S2, nous avons montré que 
1 
P 
Z P 
0 
f 2(t)dt = a20+ 
¥å 
k=1 
(a2 
n + b2 
n). 
Ce qui, avec des coefficients complexes, s’écrit : 
1 
P 
Z P 
0 
f 2(t)dt = 
¥å 
k=¥ 
c2 
n. 
) L’énergie totale d’un signal ne dépend pas de la 
représentation choisie. 
15 / 50
OUTLINE 
1. SÉRIES DE FOURIER COMPLEXES 
2. DES SÉRIES DE FOURIER AUX INTÉGRALES DE FOURIER 
3. IMPULSION DE DIRAC ET DISTRIBUTIONS 
4. PRODUIT DE CONVOLUTION 
16 / 50
2. DES SÉRIES DE FOURIER AUX INTÉGRALES DE 
FOURIER 
I DSF : Analyse harmonique (fonction périodiques) 
I TF : généralisation aux fonctions non-périodiques 
17 / 50
2.1. EN PREMIÈRE APPROCHE 
18 / 50
2.1. EN PREMIÈRE APPROCHE 
I Toutes les fréquences sont présentes dans le spectre 
d’une fonction non-périodique 
19 / 50
2.2. OBTENTION DES INTÉGRALES DE LA TF 
20 / 50
2.2. OBTENTION DES INTÉGRALES DE LA TF 
I Équation de synthèse : 
f (t) = 
1 
2p 
Z ¥ 
¥ 
F(w)eiwtdw. 
I Équation d’analyse 
F(w) = 
Z ¥ 
¥ 
f (t)eiwtdt. 
21 / 50
2.2. OBTENTION DES INTÉGRALES DE LA TF 
I Équation de synthèse : 
f (t) = 
1 
2p 
Z ¥ 
¥ 
F(w)eiwtdw. 
I Équation d’analyse 
F(w) = 
Z ¥ 
¥ 
f (t)eiwtdt. 
Pour mémoire, pour une fonction périodique : 
f (t) = 
¥å 
n=¥ 
cneinwt 
et 
cn = 
1 
T 
Z 
T 
f (t)einwtdt. 
I Les propriétés du DSF sont (en général) retrouvée avec la 
TF. 
22 / 50
2.3. DIVERSES RÉPARTITIONS DE LA CONSTANTE 
I La constante 2p peut se répartir différemment entre les 
deux équations, selon la communauté. 
23 / 50
2.4. EXISTENCE 
F(w) = 
Z ¥ 
¥ 
f (t)eiwtdt. 
24 / 50
2.4. EXISTENCE 
F(w) = 
Z ¥ 
¥ 
f (t)eiwtdt. 
Pour que F(w) existe, il faut que 
lim 
x!¥ 
f (x) = 0. 
C’est une condition très restrictive ! 
25 / 50
2.5. CONVERGENCE 
26 / 50
2.5. CONVERGENCE 
Si f (t) est absolument intégrable sur R, sa représentation 
fréquentielle converge vers 
f (t+) + f (t) 
2 
, 8x 2 R. 
I La représentation fréquentielle de f (t) converge donc vers 
f (t) si f (t) est continue. 
27 / 50
2.6. UN EXEMPLE : CRÉNEAU RECTANGULAIRE 
SYMÉTRIQUE 
Soit c défini par 
c(x) = 
( 
A si jxj  t 
0 sinon. 
I Cherchons sa transformée de Fourier 
28 / 50
2.6. UN EXEMPLE : CRÉNEAU RECTANGULAIRE 
SYMÉTRIQUE 
Soit c défini par 
c(x) = 
( 
A si jxj  t 
0 sinon. 
Sa représentation fréquentielle est 
C(w) = 
2A 
w 
sin(wt). 
29 / 50
2.7. SPECTRES 
De façon analogue au DSF, les spectres sont donnés par : 
I spectre d’amplitude : jF(w)j 
I spectre de phase : arg F(w) 
I le spectre d’énérgie jF(w)j2 donne la répartition de 
l’énergie en fonction de w. 
30 / 50
2.7. EXEMPLE DE SPECTRE 
FIGURE : Signal temporel (flute) 
FIGURE : Spectres d’amplitude et de phase 31 / 50
2.7. EXEMPLE DE SPECTRE 
QUESTION 2 2 - Qui contient le plus d’information sur le 
signal ? 
1. Le spectre d’amplitude 
2. Le spectre de phase 
3. L’un autant que l’autre 
2. http://lc.cx/WJe 
32 / 50
2.7. MANIPULATION SONORE 
33 / 50
2.7. EXEMPLE : SPECTRE D’ÉNERGIE DU CRÉNEAU DE 
LARGEUR 2t 
Soit c défini par 
c(x) = 
( 
A si jxj  t 
0 sinon. 
Sa représentation fréquentielle est 
C(w) = 
2A 
w 
sin(wt). 
I Cherchons (et représentons) jF(w)j2. 
34 / 50
2.8. RELATION D’INDÉTERMINATION 
I Relation d’indétermination ou d’incertitude (cf. 
Heisenberg) : 
Dt.Dn = Cte 
I Plus un signal est court temporellement, plus sa représentation 
fréquentielle est large. 
I exemple : notes de musique. 
35 / 50
2.9. THÉORÊME DE PARSEVAL-PLANCHEREL 
L’énergie de la fonction f : 
Z ¥ 
¥ 
jf (t)j2dt 
peut être calculée dans le domaine fréquentiel : 
Z ¥ 
¥ 
jf (t)j2dt = 
1 
2p 
Z ¥ 
¥ 
jF(w)j2dw. 
36 / 50
OUTLINE 
1. SÉRIES DE FOURIER COMPLEXES 
2. DES SÉRIES DE FOURIER AUX INTÉGRALES DE FOURIER 
3. IMPULSION DE DIRAC ET DISTRIBUTIONS 
4. PRODUIT DE CONVOLUTION 
37 / 50
3.1. UN CRÉNEAU PARTICULIER : L’IMPULSION DE 
DIRAC 
38 / 50
3.1. UN CRÉNEAU PARTICULIER : L’IMPULSION DE 
DIRAC 
d(t) vérifie : 
i) 8t, d(t)  0 
ii) d(t) = 0 si t6= 0 
iii) 
R 
R d(t)dt = 1 
QUESTION 3 3 - l’objet mathématique d (impulsion de dirac) 
est-il une fonction ? 
1. oui 
2. non 
3. http://lc.cx/WJe 
39 / 50
3.1. UN CRÉNEAU PARTICULIER : L’IMPULSION DE 
DIRAC 
Les théoriciens de la physique des particules vers 1920–30 
(dont Paul Dirac, 1902–1984), on introduit la “fonction” d(t) 
vérifiant “de gré ou de force” : 
8 
: 
d(t) = 0 si t6= 0 
dR(t) = ¥ si t = 0 
R d(t)dt = 1. 
I Représentation graphiquement 
I Formalisme facilement exploitable 
40 / 50
3.2. EXEMPLE : CALCUL DE L’INTÉGRALE DU PRODUIT 
D’UN DIRAC ET D’UNE FONCTION 
41 / 50
3.3. DÉRIVATION “NEW LOOK” 
42 / 50
3.3. DÉRIVATION “NEW LOOK” 
I 1946 : proposition d’une théorie complète (théorie des 
distributions) par Laurent Schwartz (1915 - 2002) 
43 / 50
OUTLINE 
1. SÉRIES DE FOURIER COMPLEXES 
2. DES SÉRIES DE FOURIER AUX INTÉGRALES DE FOURIER 
3. IMPULSION DE DIRAC ET DISTRIBUTIONS 
4. PRODUIT DE CONVOLUTION 
44 / 50
4.1. CELLULE RC 
R 
i(t) 
x(t) C v(t) 
FIGURE : Circuit RC 
Ri(t) + v(t) = x(t) 
i = C 
dv 
dt 
) RCv0(t) + v(t) = x(t) 
Montrons que 
v(t) = 
1 
RC 
Z t 
¥ 
ets 
RC x(s)dt 
45 / 50
4.1. CELLULE RC : EXPRESSION DE LA SORTIE 
En posant 
h(t) = 
1 
RC 
e t 
RC u(t), 
u(t) étant l’échelon de Heaviside, la sortie v(t) peut s’écrire 
sous la forme 
v(t) = 
Z +¥ 
¥ 
h(t  s)u(s)ds. 
46 / 50
4.2. DÉFINITION DU PRODUIT DE CONVOLUTION 
La convolution de deux fonctions f et g est une fonction notée 
f  g et définie par 
(f  g)(t) = 
Z +¥ 
¥ 
f (t  u)g(u)du. 
47 / 50
4.3. UNE DÉFINITION “MANUELLE” 
48 / 50
4.4. PROPRIÉTÉS DU PRODUIT DE CONVOLUTION 
(f  g)(t) = 
Z +¥ 
¥ 
f (t  u)g(u)du. 
I Commutativité : 
(f  g)(t) = (g  f )(t) 
I Associativité : 
f  (g  h) = (f  g)  h 
I Distributivité : 
f  (g + h) = f  g + f  h 
I Élément neutre d : 
f  d = d  f = f 
49 / 50
4.4. THÉORÈME DE CONVOLUTION 
Montrons que 
TF[f  g] = TF[f ].TF[g] 
50 / 50

GEII - Ma3 - Représentations de Fourier et convolution

  • 1.
    MA3 (GEII -S3) B - REPRÉSENTATION DE FOURIER ET CONVOLUTION F. Morain-Nicolier frederic.nicolier@univ-reims.fr 2014 - 2015 / URCA - IUT Troyes 1 / 50
  • 2.
    OUTLINE 1. SÉRIESDE FOURIER COMPLEXES 2. DES SÉRIES DE FOURIER AUX INTÉGRALES DE FOURIER 3. IMPULSION DE DIRAC ET DISTRIBUTIONS 4. PRODUIT DE CONVOLUTION 2 / 50
  • 3.
    1.1 RAPPELS SURLES SÉRIES DE FOURIER Fourier à découvert (comme Euler, Lagrange et Bernouilli avant lui) qu’une fonction : I définie sur R, I à valeurs complexes, I P-périodique, I et suffisamment régulière ( ? ! ?) peut-être synthétisée à l’aide de sinusoïdes (cosinus et sinus). 3 / 50
  • 4.
    1.1 RAPPELS SURLES SÉRIES DE FOURIER Le développement en série de Fourier (DSF) d’une telle fonction f s’écrit : f (t) = a0 + ¥å n=1 (an cos(nwt) + bn sin(nwt)) I Les coefficients an et bn sont des constantes qui caractérisent f . I Cette équation est une équation de synthèse. 4 / 50
  • 5.
    1.1 RAPPELS SURLES SÉRIES DE FOURIER Les coefficients an et bn peuvent être obtenus à partir des intégrales suivantes : a0 = 1 P Z P 0 f (t)dt, an = 2 P Z P 0 f (t) cos(nwt)dt, bn = 2 P Z P 0 f (t) sin(nwt)dt. I Ce sont les équations d’analyse. 5 / 50
  • 6.
    1.1 RAPPELS SURLES SÉRIES DE FOURIER Le DSF d’une fonction périodique réelle f (t) = a0 + ¥å n=1 (an cos(nwt) + bn sin(nwt)) peut également s’écrire uniquement sous la forme d’une somme de cosinus déphasés : f (t) = ¥å n=0 An cos(nwt + fn). Il est alors possible de tracer deux graphes : I le spectre d’amplitude An I le spectre de phase fn 6 / 50
  • 7.
    1.1 RAPPELS SURLES SÉRIES DE FOURIER Chaque harmonique est donc caractérisée par : I An un module et I jn une phase. ) un nombre complexe 7 / 50
  • 8.
    1.2 FORME COMPLEXEDU DSF Le développement en série de Fourier (DSF) d’une fonction périodique réelle peut également s’écrire : f (t) = ¥å n=¥ cneinwt. (cette équation s’obtient aisément à l’aide des formules d’Euler. Voir exercice TD 1). Les coefficients cn sont obtenus par : cn = 1 P Z P 0 f (t)einwtdt. 8 / 50
  • 9.
    1.2 FORME COMPLEXEDU DSF Les coefficients complexes cn peuvent s’obtenir à l’aide des coefficients réels : cn = an ibn 2 et cn = an + ibn 2 = cn. I Nombre de coefficients ? 9 / 50
  • 10.
    1.2 FORME COMPLEXEDU DSF QUESTION 1 1 - Par rapport aux coefficients an et bn, le nombre de coefficients cn non redondants est : 1. plus grand 2. identique 3. plus petit 1. http://lc.cx/WJe 10 / 50
  • 11.
    1.3 SPECTRES ISpectre d’amplitude jcnj (pair) I Spectre de phase arg cn (impair) - (attention à l’obtention de l’angle d’un complexe) 11 / 50
  • 12.
    1.4 PROPRIÉTÉS :TRANSLATION En posant g(t) = f (t a), montrons que cn[g] = cn[f ].einwa et jcn[g]j = jcn[f ]j. 12 / 50
  • 13.
    1.5 PROPRIÉTÉS :DILATATION En posant g(t) = f (lt), montrons que cn[g] = cn[f ]. I La dilatation n’a aucun effet sur les coefficients du DSF d’une fonction. 13 / 50
  • 14.
    1.6 PROPRIÉTÉS :DÉRIVATION En posant g(t) = f 0(t), montrons que cn[g] = inwcn[f ]. 14 / 50
  • 15.
    1.7 FORMULE DEPARSEVAL-PLANCHEREL En S2, nous avons montré que 1 P Z P 0 f 2(t)dt = a20+ ¥å k=1 (a2 n + b2 n). Ce qui, avec des coefficients complexes, s’écrit : 1 P Z P 0 f 2(t)dt = ¥å k=¥ c2 n. ) L’énergie totale d’un signal ne dépend pas de la représentation choisie. 15 / 50
  • 16.
    OUTLINE 1. SÉRIESDE FOURIER COMPLEXES 2. DES SÉRIES DE FOURIER AUX INTÉGRALES DE FOURIER 3. IMPULSION DE DIRAC ET DISTRIBUTIONS 4. PRODUIT DE CONVOLUTION 16 / 50
  • 17.
    2. DES SÉRIESDE FOURIER AUX INTÉGRALES DE FOURIER I DSF : Analyse harmonique (fonction périodiques) I TF : généralisation aux fonctions non-périodiques 17 / 50
  • 18.
    2.1. EN PREMIÈREAPPROCHE 18 / 50
  • 19.
    2.1. EN PREMIÈREAPPROCHE I Toutes les fréquences sont présentes dans le spectre d’une fonction non-périodique 19 / 50
  • 20.
    2.2. OBTENTION DESINTÉGRALES DE LA TF 20 / 50
  • 21.
    2.2. OBTENTION DESINTÉGRALES DE LA TF I Équation de synthèse : f (t) = 1 2p Z ¥ ¥ F(w)eiwtdw. I Équation d’analyse F(w) = Z ¥ ¥ f (t)eiwtdt. 21 / 50
  • 22.
    2.2. OBTENTION DESINTÉGRALES DE LA TF I Équation de synthèse : f (t) = 1 2p Z ¥ ¥ F(w)eiwtdw. I Équation d’analyse F(w) = Z ¥ ¥ f (t)eiwtdt. Pour mémoire, pour une fonction périodique : f (t) = ¥å n=¥ cneinwt et cn = 1 T Z T f (t)einwtdt. I Les propriétés du DSF sont (en général) retrouvée avec la TF. 22 / 50
  • 23.
    2.3. DIVERSES RÉPARTITIONSDE LA CONSTANTE I La constante 2p peut se répartir différemment entre les deux équations, selon la communauté. 23 / 50
  • 24.
    2.4. EXISTENCE F(w)= Z ¥ ¥ f (t)eiwtdt. 24 / 50
  • 25.
    2.4. EXISTENCE F(w)= Z ¥ ¥ f (t)eiwtdt. Pour que F(w) existe, il faut que lim x!¥ f (x) = 0. C’est une condition très restrictive ! 25 / 50
  • 26.
  • 27.
    2.5. CONVERGENCE Sif (t) est absolument intégrable sur R, sa représentation fréquentielle converge vers f (t+) + f (t) 2 , 8x 2 R. I La représentation fréquentielle de f (t) converge donc vers f (t) si f (t) est continue. 27 / 50
  • 28.
    2.6. UN EXEMPLE: CRÉNEAU RECTANGULAIRE SYMÉTRIQUE Soit c défini par c(x) = ( A si jxj t 0 sinon. I Cherchons sa transformée de Fourier 28 / 50
  • 29.
    2.6. UN EXEMPLE: CRÉNEAU RECTANGULAIRE SYMÉTRIQUE Soit c défini par c(x) = ( A si jxj t 0 sinon. Sa représentation fréquentielle est C(w) = 2A w sin(wt). 29 / 50
  • 30.
    2.7. SPECTRES Defaçon analogue au DSF, les spectres sont donnés par : I spectre d’amplitude : jF(w)j I spectre de phase : arg F(w) I le spectre d’énérgie jF(w)j2 donne la répartition de l’énergie en fonction de w. 30 / 50
  • 31.
    2.7. EXEMPLE DESPECTRE FIGURE : Signal temporel (flute) FIGURE : Spectres d’amplitude et de phase 31 / 50
  • 32.
    2.7. EXEMPLE DESPECTRE QUESTION 2 2 - Qui contient le plus d’information sur le signal ? 1. Le spectre d’amplitude 2. Le spectre de phase 3. L’un autant que l’autre 2. http://lc.cx/WJe 32 / 50
  • 33.
  • 34.
    2.7. EXEMPLE :SPECTRE D’ÉNERGIE DU CRÉNEAU DE LARGEUR 2t Soit c défini par c(x) = ( A si jxj t 0 sinon. Sa représentation fréquentielle est C(w) = 2A w sin(wt). I Cherchons (et représentons) jF(w)j2. 34 / 50
  • 35.
    2.8. RELATION D’INDÉTERMINATION I Relation d’indétermination ou d’incertitude (cf. Heisenberg) : Dt.Dn = Cte I Plus un signal est court temporellement, plus sa représentation fréquentielle est large. I exemple : notes de musique. 35 / 50
  • 36.
    2.9. THÉORÊME DEPARSEVAL-PLANCHEREL L’énergie de la fonction f : Z ¥ ¥ jf (t)j2dt peut être calculée dans le domaine fréquentiel : Z ¥ ¥ jf (t)j2dt = 1 2p Z ¥ ¥ jF(w)j2dw. 36 / 50
  • 37.
    OUTLINE 1. SÉRIESDE FOURIER COMPLEXES 2. DES SÉRIES DE FOURIER AUX INTÉGRALES DE FOURIER 3. IMPULSION DE DIRAC ET DISTRIBUTIONS 4. PRODUIT DE CONVOLUTION 37 / 50
  • 38.
    3.1. UN CRÉNEAUPARTICULIER : L’IMPULSION DE DIRAC 38 / 50
  • 39.
    3.1. UN CRÉNEAUPARTICULIER : L’IMPULSION DE DIRAC d(t) vérifie : i) 8t, d(t) 0 ii) d(t) = 0 si t6= 0 iii) R R d(t)dt = 1 QUESTION 3 3 - l’objet mathématique d (impulsion de dirac) est-il une fonction ? 1. oui 2. non 3. http://lc.cx/WJe 39 / 50
  • 40.
    3.1. UN CRÉNEAUPARTICULIER : L’IMPULSION DE DIRAC Les théoriciens de la physique des particules vers 1920–30 (dont Paul Dirac, 1902–1984), on introduit la “fonction” d(t) vérifiant “de gré ou de force” : 8 : d(t) = 0 si t6= 0 dR(t) = ¥ si t = 0 R d(t)dt = 1. I Représentation graphiquement I Formalisme facilement exploitable 40 / 50
  • 41.
    3.2. EXEMPLE :CALCUL DE L’INTÉGRALE DU PRODUIT D’UN DIRAC ET D’UNE FONCTION 41 / 50
  • 42.
    3.3. DÉRIVATION “NEWLOOK” 42 / 50
  • 43.
    3.3. DÉRIVATION “NEWLOOK” I 1946 : proposition d’une théorie complète (théorie des distributions) par Laurent Schwartz (1915 - 2002) 43 / 50
  • 44.
    OUTLINE 1. SÉRIESDE FOURIER COMPLEXES 2. DES SÉRIES DE FOURIER AUX INTÉGRALES DE FOURIER 3. IMPULSION DE DIRAC ET DISTRIBUTIONS 4. PRODUIT DE CONVOLUTION 44 / 50
  • 45.
    4.1. CELLULE RC R i(t) x(t) C v(t) FIGURE : Circuit RC Ri(t) + v(t) = x(t) i = C dv dt ) RCv0(t) + v(t) = x(t) Montrons que v(t) = 1 RC Z t ¥ ets RC x(s)dt 45 / 50
  • 46.
    4.1. CELLULE RC: EXPRESSION DE LA SORTIE En posant h(t) = 1 RC e t RC u(t), u(t) étant l’échelon de Heaviside, la sortie v(t) peut s’écrire sous la forme v(t) = Z +¥ ¥ h(t s)u(s)ds. 46 / 50
  • 47.
    4.2. DÉFINITION DUPRODUIT DE CONVOLUTION La convolution de deux fonctions f et g est une fonction notée f g et définie par (f g)(t) = Z +¥ ¥ f (t u)g(u)du. 47 / 50
  • 48.
    4.3. UNE DÉFINITION“MANUELLE” 48 / 50
  • 49.
    4.4. PROPRIÉTÉS DUPRODUIT DE CONVOLUTION (f g)(t) = Z +¥ ¥ f (t u)g(u)du. I Commutativité : (f g)(t) = (g f )(t) I Associativité : f (g h) = (f g) h I Distributivité : f (g + h) = f g + f h I Élément neutre d : f d = d f = f 49 / 50
  • 50.
    4.4. THÉORÈME DECONVOLUTION Montrons que TF[f g] = TF[f ].TF[g] 50 / 50