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taient présents
Le Dr B. de ROCHAMBEAU, Président
du SYNGOF
Le Dr E. PAGANELLI, Secrétaire générale du
SYNGOF
M. L. PALLOT, Secrétaire général adjoint de
l'association AIDES
Mme C. DOUAY, en charge des observatoires à
AIDES, qui a coordonné le testing sur les
refus de soins en 2015
Mme C. SPIRE, Présidente de la région Ile-de-
France, AIDES
Le Dr S. BRUGÈRE, Secrétaire générale de la
FNCGM
Le Dr D. SPERANDEO, gynécologue médicale
(FNCGM) à Marseille
Les deux représentantes de l’association Aides nous remet-
tent le texte de leur revue concernant le testing des cabi-
nets de gynécologie. La rencontre s’engage sur un échange
de nos enquêtes respectives:
Pour AIDES des précisions sont redonnées sur les conditions
du testing en particulier:
• Sur les précautions prises afin que la question du refus
de soins ne soit pas liée à une autre raison que la séro-
positivité (pas d’interférence sur CMU/AME pas d’interfé-
rence sur consonance du nom ou mauvaise maîtrise du
français).
• Ont été testés les cabinets médicaux de gynécologues
libéraux mais pas les hôpitaux ni les centres de santé.
• Sur la personne jointe qui a souvent été la secrétaire per-
sonnelle du médecin ou une plateforme téléphonique
mais du point de vue des patients la secrétaire est man-
datée par le médecin qui reste responsable de la réponse.
Il faut noter qu’il y a eu des refus de soins alors que le ren-
dez-vous avait été donné (essentiellement chez d’autres
professionnels de santé comme les dentistes) et au
moment même de la consultation. Le défenseur des droits
a été saisi dans le cadre du refus de soins sur des sites de
prises de rendez-vous qui exposent un refus CMU et/ou
AME.
D’après les données de notre enquête (284 répondants)
S’il n’est pas question pour nous de nier qu’il existe sur ce
terrain des réponses et attitudes négatives, il faut cepen-
dant soulever des points qui ont pu augmenter artificielle-
ment cette connotation péjorative:
• Sur les conditions de prises des rendez-vous puisque les
médecins ne sont joints directement que dans 15% des
cas, ce qui laisse des possibilités larges que les réponses
faites ne soient pas vraiment de leur fait (problème des
plateformes téléphoniques souvent ingérables).
• Sur les difficultés liées aux délais d’attentes généraux des
cabinets avec 52,9% des rendez-vous à deux mois et/ou
plus, 71,8% à un mois et plus. 4,3% ne prennent pas de
nouvelles patientes.
• Le lien avec le médecin traitant paraît une bonne piste
pour à la fois diminuer le délai du rendez-vous et peut-
être conforter l’urgence ou l’importance de cette consul-
tation.
• Si le rythme de surveillance annuel pour ces patientes
séropositives est assez bien connu des médecins (76,3%)
la majorité d’entre eux ne voit pas un temps plus impor-
tant à consacrer ou une urgence plus marquée paraissant
considérer les patientes “comme tout le monde”.
• La formation semble pouvoir être améliorée. Cette for-
mation à propos du VIH (61% aucune) n’est pas moindre
que la formation à propos des immunosuppresseurs
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Rencontre
AIDES
Le lien avec le médecin traitant paraît une bonne piste
pour à la fois diminuer le délai du rendez-vous et peut-
être conforter l’urgence ou l’importance de cette consul-
tation.
informations syndicales
é
E . P A G A N E L L I *
D E C E M B R E 2 0 1 6S Y N G O F N ° 1 0 7 21
* Gynécologue médicale, Secrétaire générale du Syngof et Présidente du
Collège de Gynécologie du Centre Val de Loire.
Le défenseur des droits a été saisi dans
le cadre du refus de soins
• Dans la discussion il apparaît aussi que la question de l’in-
terférence avec les traitements et les éventuelles patholo-
gies associées peut renforcer les difficultés pressenties à la
consultation.
Un accord d’ensemble est trouvé pour l’amélioration de
l’accueil et des pratiques qui porteraient sur une campagne
de remise à niveau des informations sur les particularités
techniques de la consultation afin de diminuer les fausses
peurs (hygiène, risque de transmission, notion de charge
virale, pathologies particulières associées, mise à jour des
interférences médicamenteuses).
informations syndicales
D E C E M B R E 2 0 1 6S Y N G O F N ° 1 0 7 22
Le lien avec le médecin traitant et peut-être la mise en
place d’une “consultation complexe” dans la convention
médicale pourrait aussi être des pistes d’amélioration de
l’accueil. Le groupe travaillera à lister les points mis en exer-
gue et les réponses à y apporter, ces informations étant
ensuite relayées par les différentes publications profession-
nelles.
http://www.aides.org/
http://www.fncgm.com/
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Consultation d’annonce VIH et nouvelle convention
La consultation initiale d'information et d’organisation de la prise en charge en cas d'infection par le VIH,
semble faire partie des actes qui justifient la qualification d'actes très complexes étant donné la prise en
charge médicale et psychologique particulière. Cette consutation serait valorisée à partir du 1er novembre
2017 par l'application d'une majoration de 30 €, dénommée PIV (Prise en charge Infection VIH), dont la
cotation serait réservée aux médecins de secteur à honoraires opposables et de secteur à honoraires diffé-
rents adhérant aux dispositifs de pratique tarifaire maîtrisée tels que définis aux articles 40 et suivants.
L’avis ponctuel demandé par un médecin traitant à un spécialiste passera de 46 à 48 € au 1er octobre
2017, puis à 50 € au 1er juin 2018, cette consultation initiale d’annonce passera de 76 € à 78 € puis 80 €.
Lorsqu'un médecin traitant adressera un patient à un spécialiste, la consultation de base du spécialiste sera
revalorisée de 2 € à compter du 1er juillet 2017.
La CS d’annonce si elle ne peut être cotée C2 (patiente vue récemment par exemple) sera de 30 € + PIV soit
60 €. En plus, dès le 1er avril 2017, une incitation financière sera proposée au médecin correspondant
qui réalise une consultation “dans les 48h suivant l’adressage sans délais par le médecin traitant". Cette
majoration qui sera de 15 € (à condition que le médecin pratique des tarifs opposables) pourra aussi être
rajoutée.
Au niveau du parcours de soins d'un couple présentant une sérologie positive pour le HIV1 pour l'un ou
l'autre membre du couple, il était important pour le SYNGOF de distinguer deux situations:
Tout d'abord celle où la charge virale est négative et où il est envisagé une procréation naturelle. C'est la
situation la plus courante. Cette procréation naturelle est possible. Elle impose un prérequis minimum avant
d'envisager une procréation naturelle sans risque de contamination virale.
Si la situation est plus à risque, en particulier dans les cas où la charge virale n'est pas nulle, cette prise
en charge est plus spécialisée et suivra les recommandations médicales nationales. L'avis de l'infectiologue
est alors important et le couple sera confié à un laboratoire de PMA agréé pour le risque viral si une PMA
est envisagée.
Dans le cadre du SYNGOF, il nous a semblé important de proposer une fiche de soins simple remise aux
spécialistes en gynécologie amenés à recevoir des couples en désir d'enfant et pour lesquels un ou les deux
présentent une séroconversion pour le virus HIV 1.
En effet, en 2016, les patients consultent le plus souvent avec une charge virale très faible voire nulle.
Ces patients, homme ou femme ont une charge virale nulle et leur désir d'enfant va conduire à leur délivrer
une fiche d'information optionnelle où seront mentionnés les éléments requis avant procréation naturelle :
• Prise en charge préconceptionnelle du couple :
a. Débuter un traitement antirétroviral et chez la femme et l'adapter en vue de la grossesse en choi-
sissant les drogues compatibles avec la gestation ;
b. Vaccinations à jour, notamment rubéole chez la femme, coqueluche chez le couple ;
c. Supplémentation en acide folique chez la femme ;
d. Traitement anti-VHC avant la grossesse (contre-indiqué pendant).
• Procréation naturelle : Lorsque le couple opte pour la procréation naturelle, la principale recommandation
est d'obtenir une charge virale plasmatique indétectable au long cours (plus de six mois) chez le/la par-
tenaire vivant avec le VIH, par un traitement antirétroviral.
J. FAIDHERBE
Gynécologue-obstétricien
Vice-Président du SYNGOF - Pôle PH

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Informations syndicales - Rencontre AIDES

  • 1. taient présents Le Dr B. de ROCHAMBEAU, Président du SYNGOF Le Dr E. PAGANELLI, Secrétaire générale du SYNGOF M. L. PALLOT, Secrétaire général adjoint de l'association AIDES Mme C. DOUAY, en charge des observatoires à AIDES, qui a coordonné le testing sur les refus de soins en 2015 Mme C. SPIRE, Présidente de la région Ile-de- France, AIDES Le Dr S. BRUGÈRE, Secrétaire générale de la FNCGM Le Dr D. SPERANDEO, gynécologue médicale (FNCGM) à Marseille Les deux représentantes de l’association Aides nous remet- tent le texte de leur revue concernant le testing des cabi- nets de gynécologie. La rencontre s’engage sur un échange de nos enquêtes respectives: Pour AIDES des précisions sont redonnées sur les conditions du testing en particulier: • Sur les précautions prises afin que la question du refus de soins ne soit pas liée à une autre raison que la séro- positivité (pas d’interférence sur CMU/AME pas d’interfé- rence sur consonance du nom ou mauvaise maîtrise du français). • Ont été testés les cabinets médicaux de gynécologues libéraux mais pas les hôpitaux ni les centres de santé. • Sur la personne jointe qui a souvent été la secrétaire per- sonnelle du médecin ou une plateforme téléphonique mais du point de vue des patients la secrétaire est man- datée par le médecin qui reste responsable de la réponse. Il faut noter qu’il y a eu des refus de soins alors que le ren- dez-vous avait été donné (essentiellement chez d’autres professionnels de santé comme les dentistes) et au moment même de la consultation. Le défenseur des droits a été saisi dans le cadre du refus de soins sur des sites de prises de rendez-vous qui exposent un refus CMU et/ou AME. D’après les données de notre enquête (284 répondants) S’il n’est pas question pour nous de nier qu’il existe sur ce terrain des réponses et attitudes négatives, il faut cepen- dant soulever des points qui ont pu augmenter artificielle- ment cette connotation péjorative: • Sur les conditions de prises des rendez-vous puisque les médecins ne sont joints directement que dans 15% des cas, ce qui laisse des possibilités larges que les réponses faites ne soient pas vraiment de leur fait (problème des plateformes téléphoniques souvent ingérables). • Sur les difficultés liées aux délais d’attentes généraux des cabinets avec 52,9% des rendez-vous à deux mois et/ou plus, 71,8% à un mois et plus. 4,3% ne prennent pas de nouvelles patientes. • Le lien avec le médecin traitant paraît une bonne piste pour à la fois diminuer le délai du rendez-vous et peut- être conforter l’urgence ou l’importance de cette consul- tation. • Si le rythme de surveillance annuel pour ces patientes séropositives est assez bien connu des médecins (76,3%) la majorité d’entre eux ne voit pas un temps plus impor- tant à consacrer ou une urgence plus marquée paraissant considérer les patientes “comme tout le monde”. • La formation semble pouvoir être améliorée. Cette for- mation à propos du VIH (61% aucune) n’est pas moindre que la formation à propos des immunosuppresseurs (74,7% aucune) qui avait été choisie pour la comparaison. Rencontre AIDES Le lien avec le médecin traitant paraît une bonne piste pour à la fois diminuer le délai du rendez-vous et peut- être conforter l’urgence ou l’importance de cette consul- tation. informations syndicales é E . P A G A N E L L I * D E C E M B R E 2 0 1 6S Y N G O F N ° 1 0 7 21 * Gynécologue médicale, Secrétaire générale du Syngof et Présidente du Collège de Gynécologie du Centre Val de Loire. Le défenseur des droits a été saisi dans le cadre du refus de soins
  • 2. • Dans la discussion il apparaît aussi que la question de l’in- terférence avec les traitements et les éventuelles patholo- gies associées peut renforcer les difficultés pressenties à la consultation. Un accord d’ensemble est trouvé pour l’amélioration de l’accueil et des pratiques qui porteraient sur une campagne de remise à niveau des informations sur les particularités techniques de la consultation afin de diminuer les fausses peurs (hygiène, risque de transmission, notion de charge virale, pathologies particulières associées, mise à jour des interférences médicamenteuses). informations syndicales D E C E M B R E 2 0 1 6S Y N G O F N ° 1 0 7 22 Le lien avec le médecin traitant et peut-être la mise en place d’une “consultation complexe” dans la convention médicale pourrait aussi être des pistes d’amélioration de l’accueil. Le groupe travaillera à lister les points mis en exer- gue et les réponses à y apporter, ces informations étant ensuite relayées par les différentes publications profession- nelles. http://www.aides.org/ http://www.fncgm.com/ http://syngof.fr/ Consultation d’annonce VIH et nouvelle convention La consultation initiale d'information et d’organisation de la prise en charge en cas d'infection par le VIH, semble faire partie des actes qui justifient la qualification d'actes très complexes étant donné la prise en charge médicale et psychologique particulière. Cette consutation serait valorisée à partir du 1er novembre 2017 par l'application d'une majoration de 30 €, dénommée PIV (Prise en charge Infection VIH), dont la cotation serait réservée aux médecins de secteur à honoraires opposables et de secteur à honoraires diffé- rents adhérant aux dispositifs de pratique tarifaire maîtrisée tels que définis aux articles 40 et suivants. L’avis ponctuel demandé par un médecin traitant à un spécialiste passera de 46 à 48 € au 1er octobre 2017, puis à 50 € au 1er juin 2018, cette consultation initiale d’annonce passera de 76 € à 78 € puis 80 €. Lorsqu'un médecin traitant adressera un patient à un spécialiste, la consultation de base du spécialiste sera revalorisée de 2 € à compter du 1er juillet 2017. La CS d’annonce si elle ne peut être cotée C2 (patiente vue récemment par exemple) sera de 30 € + PIV soit 60 €. En plus, dès le 1er avril 2017, une incitation financière sera proposée au médecin correspondant qui réalise une consultation “dans les 48h suivant l’adressage sans délais par le médecin traitant". Cette majoration qui sera de 15 € (à condition que le médecin pratique des tarifs opposables) pourra aussi être rajoutée. Au niveau du parcours de soins d'un couple présentant une sérologie positive pour le HIV1 pour l'un ou l'autre membre du couple, il était important pour le SYNGOF de distinguer deux situations: Tout d'abord celle où la charge virale est négative et où il est envisagé une procréation naturelle. C'est la situation la plus courante. Cette procréation naturelle est possible. Elle impose un prérequis minimum avant d'envisager une procréation naturelle sans risque de contamination virale. Si la situation est plus à risque, en particulier dans les cas où la charge virale n'est pas nulle, cette prise en charge est plus spécialisée et suivra les recommandations médicales nationales. L'avis de l'infectiologue est alors important et le couple sera confié à un laboratoire de PMA agréé pour le risque viral si une PMA est envisagée. Dans le cadre du SYNGOF, il nous a semblé important de proposer une fiche de soins simple remise aux spécialistes en gynécologie amenés à recevoir des couples en désir d'enfant et pour lesquels un ou les deux présentent une séroconversion pour le virus HIV 1. En effet, en 2016, les patients consultent le plus souvent avec une charge virale très faible voire nulle. Ces patients, homme ou femme ont une charge virale nulle et leur désir d'enfant va conduire à leur délivrer une fiche d'information optionnelle où seront mentionnés les éléments requis avant procréation naturelle : • Prise en charge préconceptionnelle du couple : a. Débuter un traitement antirétroviral et chez la femme et l'adapter en vue de la grossesse en choi- sissant les drogues compatibles avec la gestation ; b. Vaccinations à jour, notamment rubéole chez la femme, coqueluche chez le couple ; c. Supplémentation en acide folique chez la femme ; d. Traitement anti-VHC avant la grossesse (contre-indiqué pendant). • Procréation naturelle : Lorsque le couple opte pour la procréation naturelle, la principale recommandation est d'obtenir une charge virale plasmatique indétectable au long cours (plus de six mois) chez le/la par- tenaire vivant avec le VIH, par un traitement antirétroviral. J. FAIDHERBE Gynécologue-obstétricien Vice-Président du SYNGOF - Pôle PH