Cours: Littérature en classe de langue
Professeur:Juan C. Jiménez Murillo
 Méthode standard au XIXème siècle : méthode prussienne
- s'appelle aussi méthode traditionnelle ou classique
- servait à enseigner le latin et le grec, langues mortes.
- L'enseignement du latin sert de modèle à l'enseignement
des langues modernes.
 La grammaire est enseignée de manière déductive :
- la règle d'abord, puis appliquée à des cas particuliers sous
forme de phrases à composer pour illustrer la règle
- contraire : grammaire inductive
 On passe de la langue maternelle à la LE avec des exercices
de traduction :
- le thème d'application = exercice privilégié,
- associé à l'étude de la grammaire.
2
3
 Buts :
 L'apprenant doit être capable de lire les ouvrages
littéraires écrits dans la LE
 L'apprentissage de la LE doit développer les facultés
intellectuelles,
 Discipline mentale qui développe la mémoire
 L'apprenant doit être capable de traduire dans un
sens comme dans l'autre
 Compétences privilégiées :
 la lecture,
 la compréhension écrite (CE),
 l'écriture ou composition.
 CO et EO sont au second plan
 Evaluation: à partir de textes écrits à traduire
4
 Nature de la langue :
- La langue = un ensemble de règles et d'exceptions
- La forme de la langue occupe une place prépondérante
 Nature de la culture :
- La culture étrangère est synonyme de Beaux-Arts,
littérature
- La langue littéraire écrite est supérieure à la langue
orale
 L'initiation à la culture étrangère se fait au moyen de la
traduction
5
 Nature de l'apprentissage :
 activité intellectuelle qui consiste à
apprendre et mémoriser des règles et
des exemples
 Rôle de l'apprenant :
 mémorisation de la conjugaison
verbale et du lexique
6
 Rôle de l'enseignant :
 Personnage dominant, détenteur du savoir
et de l'autorité
 L'apprenant n'a aucune initiative, il
répond aux questions de l' enseignant
 Matériel didactique : les textes littéraires
jouent un rôle primordial
7
 Apprentissage :
- on utilise la L1 dans la classe pour les
directives et explications
- Activités pédagogiques : la traduction
 Enseignement :
- L'interaction enseignant / apprenants est à sens
unique du professeur vers les élèves
- L'erreur n'est pas tolérée.
- La réponse de l'élève doit être juste et précise.
8
 Apprentissage :
- on utilise la L1 dans la classe pour les
directives et explications
- Activités pédagogiques : la traduction
 Enseignement :
- L'interaction enseignant / apprenants est à sens
unique du professeur vers les élèves
- L'erreur n'est pas tolérée.
- La réponse de l'élève doit être juste et précise.
9
 Avantages : prend en compte la forme et le sens
 Elle est le produit de littéraires, pas de linguistes
 Inconvénients :
- peu efficace, une bonne connaissance des règles de grammaire
n'est pas suffisante pour pratiquer correctement la langue
- Les phrases à traduire sont artificielles
- Pas de justifications théoriques
 Postulat :
- l'apprentissage de la LE contribuerait au développement de
l'intellect?
- Ne serait-ce pas l'inverse ? il faut un certain développement de
l'intellect pour que cette méthode soit efficace.
10
11
Le Lion, terreur des forêts,
Chargé d’ans, et pleurant son antique prouesse,
Fut enfin attaqué par ses propres sujets
Devenus forts par sa faiblesse.
Le Cheval s’approchant lui donne un coup de pied,
Le Loup un coup de dent, le Bœuf un coup de corne.
Le malheureux Lion languissant, triste, et morne,
Peut a peine rugir par l’âge estropié.
Il attend son Destin, sans faire aucunes plaintes,
Quand voyant l’Âne même à son antre accourir :
« Ah ! c’est trop, lui dit-il : je voulais bien mourir ;
Mais c’est mourir deux fois que souffrir tes atteintes. »
Le Lion devenu vieux
12
La mort du loup
Les nuages couraient sur la lune enflammée
Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée,
Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon.
Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon,
Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes,
Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes,
Nous avons aperçu les grands ongles marqués
Par les loups voyageurs que nous avions traqués.
Alfred DE VIGNY
13
On le voit s'annoncer de loin par des traits de feu qu'il
lance au-devant de lui. L'incendie augmente ; l'Orient
paraît tout en flammes. A leur éclat on attend l'astre
longtemps avant qu'il se montre. A chaque instant on
croit le voir paraître. On le voit enfin. Un point brillant
part comme un éclair et remplit aussitôt tout l'espace...
Le voile des ténèbres s'efface et tombe, l'homme
reconnaît son séjour et le trouve embelli. La verdure a
pris dans la nuit une vigueur nouvelle ; le jour naissant
qui l'éclaire, les premiers rayons qui la dorent, la montre
couverte d'un brillant réseau de rosée qui réfléchit à l'oeil
la lumière et les couleurs.
L’ÉMILE, J.J.ROUSSEAU
14
Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs
voiles...
- On entend dans les bois lointains des hallalis.
Arthur Rimbaud
Ophélie
15
16
Résultat: On a fait un individu connaisseur
des lettres dont la société en avait besoin
17
LA MÉTHODE DIRECTE
18
 On apprend la langue pour communiquer; l'apprenant doit
penser automatiquement en LE
 La priorité est accordée à l'oral mais on développe les 4
compétences
 On porte une grande attention à la prononciation dès le
début de l'apprentissage
 La lecture et l'ecriture sont développées après l'oral
 L'écrit n'est pas considéré comme un sytème autonome de
communication, il sert à transcrire l'oral
 L'évaluation porte sur l'usage de la langue plutôt que sur la
connaissance de règles, ex : entretien oral
19
 Se situe dans le courant des approches dites
naturelles : basées sur l'observation de
l'acquisition de la L1 par l'enfant.
 S'incrit dans une foulée d'initiatives de réforme
contre la méthode grammaire/traduction (fin
XIXème début XXème siècle)
 Berlitz en est le représentant le plus connu : 1ère
école à Providence, (1878)
 Montaigne, Locke préconisaient déjà cette
approche
20
 Nature de la langue :
 Essentiellement phénomène oral de
communication
 La langue orale est la langue usuelle parlée par les
locuteurs natifs de LE
 Nature de la culture :
 La culture n'est plus synonyme de littérature, elle
inclut des valeurs culturelles tels que les modes de
vie, la géographie, l'histoire
21
 L'enseignant démontre avec objets, gestes, images,
 il ne traduit jamais, il n'explique pas,
 il dirige les activités de la classe, utilise exclusivement
la LE
 L'enseignant est le modèle linguistique de l'apprenant.
 Matériel didactique :
 Le manuel a une place secondaire par rapport à
l'enseignant
 La méthode repose avant tout sur l'habileté de
l'enseignant
 Les objets, cartes, illustrations ont une place
importante.
22
 le contenu est basé sur des situations (à la poste etc) ou sujets de
discussion : la géographie, l'argent etc., plutôt que sur des structures
 le vocabulaire : vocabulaire de tous les jours, arbitraire et intuitif
- place plus importante que la grammaire
 Pas de principe d'organisation du contenu : les situations
déterminent les contenus des leçons
 Présentation : prononciation dès le début,
- le sens des mots concrets est deviné à partir d'objets ou images,
- les mots abstraits à partir de mots concrets, par association avec les
mots connus
 Le recours à L1 est évité, pas de traduction (lien indirect entre L1 et
LE) donc méthode directe
 Association plutôt que explication
 La grammaire: lorsqu'il y a enseignement explicite est faite de façon
inductive: le cas d'application d'abord, suivi de la règle ou
généralisation
23
 Activités pédagogiques :
- différents types d'exercices pour
communiquer oralement le plus possible
- questions/réponses, conversations,
dictées
 L'enseignant et les apprenants = des partenaires
- même si l'interaction est souvent contrôlée par
l'enseignant
- et ensuite il y a interaction entre les apprenants
 L'erreur : l'enseignant vise à ce que l'apprenant arrive
à s'autocorriger
24
 Cette méthode a toujours du succès dans les
écoles privées pour adultes (motivation)
 Difficile à implanter dans les écoles, il faut
des locuteurs natifs
 Elle repose sur le postulat de similarité entre
l'apprentissage de la L1 en milieu naturel et
de LE en milieu scolaire
 Elle repose sur des principes intuitifs et la
langue est très descriptive au début en dépit
de ses buts communicatifs.
26
Cette méthodologie a été développée dans les
années 60 en France.
Elle a répondu au besoin d’une méthode efficace
pour l’enseignement du FLE.
Elle a été construite autour de l’utilisation
conjointe de l’image et du son.
27
Le support sonore a été constitué par des enregistrements
magnétiques qui a donné la grammaire avec des exercices de
réemploi des structures en situation, par transposition.
On a pratiqué la langue pour découvrir sa grammaire. Et le
support visuE l par des vues fixes ayant donné leur contexte
social d’utilisation.
L’objectif était d’enseigner aux apprenants à apprendre à
parler et à communiquer dans les situations de la vie
courante.
Et l’apprenant, lui, il avait un rôle assez actif parce qu’il y avait
une interaction surtout entre l’enseignant et l’apprenant mais
aussi entre les apprenants pour qu’on apprenne rapidement à
comprendre et à parler dans les situations très simples.
28
Alors, on a donné la priorité à la langue parlée, et la langue
écrite ne venait qu’après quand l’apprenant avait déjà une
certaine maîtrise de la langue orale. On a évité la traduction
et la comparaison avec L1.
Le matériel didactique a joué un role très important mais
l’enseignant devait également être technicien car il devait
savoir-faire fonctionner en synchro le magnétophone et le
projecteur à film fixe (diapos). Et l’apprenant, lui, il avait un
rôle assez actif parce qu’il y avait une interaction surtout
entre l’enseignant et l’apprenant mais aussi entre les
apprenants pour qu’on apprenne rapidement à comprendre
et à parler dans les situations très simples.
On se rappelle les phases canoniques de la
leçon SGAV :
PRÉSENTATION/EXPLICATION, RÉPÉTITION/MÉMORISATION,
EXPLOITATION, ET TRANSPOSITION.
30
31
L’APPROCHE COMMUNICATIVE
L'approche communicative a engendré un nombre de
matériaux didactiques orientés vers l'enseignement /
apprentissage des langues.
Les documents authentiques occupent une place de plus
en plus importante, dans une pédagogie de
l'apprentissage orientée vers la maîtrise de la compétence
de communication; ils permettent mieux que d'autres
matériaux didactiques, de répondre à la diversité des
besoins et des motivations des publics visés, et
fournissent des échantillons incomparables d’événements
et d'actes.
Le texte littéraire ne connaît pas de ce fait un vrai statut ni
une démarche spécifique
32
33
34
Nouvelles technologies
37
La technologie n’échappe pas aux limites
38
La littérature ne permet pas de marcher, mais elle
permet de respirer.
[Roland Barthes]
Extrait de Qu'est-ce que la critique?
Fin de la présentation

Le texte littéraire en classe fle

  • 1.
    Cours: Littérature enclasse de langue Professeur:Juan C. Jiménez Murillo
  • 2.
     Méthode standardau XIXème siècle : méthode prussienne - s'appelle aussi méthode traditionnelle ou classique - servait à enseigner le latin et le grec, langues mortes. - L'enseignement du latin sert de modèle à l'enseignement des langues modernes.  La grammaire est enseignée de manière déductive : - la règle d'abord, puis appliquée à des cas particuliers sous forme de phrases à composer pour illustrer la règle - contraire : grammaire inductive  On passe de la langue maternelle à la LE avec des exercices de traduction : - le thème d'application = exercice privilégié, - associé à l'étude de la grammaire. 2
  • 3.
    3  Buts : L'apprenant doit être capable de lire les ouvrages littéraires écrits dans la LE  L'apprentissage de la LE doit développer les facultés intellectuelles,  Discipline mentale qui développe la mémoire  L'apprenant doit être capable de traduire dans un sens comme dans l'autre  Compétences privilégiées :  la lecture,  la compréhension écrite (CE),  l'écriture ou composition.  CO et EO sont au second plan  Evaluation: à partir de textes écrits à traduire
  • 4.
    4  Nature dela langue : - La langue = un ensemble de règles et d'exceptions - La forme de la langue occupe une place prépondérante  Nature de la culture : - La culture étrangère est synonyme de Beaux-Arts, littérature - La langue littéraire écrite est supérieure à la langue orale  L'initiation à la culture étrangère se fait au moyen de la traduction
  • 5.
    5  Nature del'apprentissage :  activité intellectuelle qui consiste à apprendre et mémoriser des règles et des exemples  Rôle de l'apprenant :  mémorisation de la conjugaison verbale et du lexique
  • 6.
    6  Rôle del'enseignant :  Personnage dominant, détenteur du savoir et de l'autorité  L'apprenant n'a aucune initiative, il répond aux questions de l' enseignant  Matériel didactique : les textes littéraires jouent un rôle primordial
  • 7.
    7  Apprentissage : -on utilise la L1 dans la classe pour les directives et explications - Activités pédagogiques : la traduction  Enseignement : - L'interaction enseignant / apprenants est à sens unique du professeur vers les élèves - L'erreur n'est pas tolérée. - La réponse de l'élève doit être juste et précise.
  • 8.
    8  Apprentissage : -on utilise la L1 dans la classe pour les directives et explications - Activités pédagogiques : la traduction  Enseignement : - L'interaction enseignant / apprenants est à sens unique du professeur vers les élèves - L'erreur n'est pas tolérée. - La réponse de l'élève doit être juste et précise.
  • 9.
    9  Avantages :prend en compte la forme et le sens  Elle est le produit de littéraires, pas de linguistes  Inconvénients : - peu efficace, une bonne connaissance des règles de grammaire n'est pas suffisante pour pratiquer correctement la langue - Les phrases à traduire sont artificielles - Pas de justifications théoriques  Postulat : - l'apprentissage de la LE contribuerait au développement de l'intellect? - Ne serait-ce pas l'inverse ? il faut un certain développement de l'intellect pour que cette méthode soit efficace.
  • 10.
  • 11.
    11 Le Lion, terreurdes forêts, Chargé d’ans, et pleurant son antique prouesse, Fut enfin attaqué par ses propres sujets Devenus forts par sa faiblesse. Le Cheval s’approchant lui donne un coup de pied, Le Loup un coup de dent, le Bœuf un coup de corne. Le malheureux Lion languissant, triste, et morne, Peut a peine rugir par l’âge estropié. Il attend son Destin, sans faire aucunes plaintes, Quand voyant l’Âne même à son antre accourir : « Ah ! c’est trop, lui dit-il : je voulais bien mourir ; Mais c’est mourir deux fois que souffrir tes atteintes. » Le Lion devenu vieux
  • 12.
    12 La mort duloup Les nuages couraient sur la lune enflammée Comme sur l'incendie on voit fuir la fumée, Et les bois étaient noirs jusques à l'horizon. Nous marchions sans parler, dans l'humide gazon, Dans la bruyère épaisse et dans les hautes brandes, Lorsque, sous des sapins pareils à ceux des Landes, Nous avons aperçu les grands ongles marqués Par les loups voyageurs que nous avions traqués. Alfred DE VIGNY
  • 13.
    13 On le voits'annoncer de loin par des traits de feu qu'il lance au-devant de lui. L'incendie augmente ; l'Orient paraît tout en flammes. A leur éclat on attend l'astre longtemps avant qu'il se montre. A chaque instant on croit le voir paraître. On le voit enfin. Un point brillant part comme un éclair et remplit aussitôt tout l'espace... Le voile des ténèbres s'efface et tombe, l'homme reconnaît son séjour et le trouve embelli. La verdure a pris dans la nuit une vigueur nouvelle ; le jour naissant qui l'éclaire, les premiers rayons qui la dorent, la montre couverte d'un brillant réseau de rosée qui réfléchit à l'oeil la lumière et les couleurs. L’ÉMILE, J.J.ROUSSEAU
  • 14.
    14 Sur l'onde calmeet noire où dorment les étoiles La blanche Ophélia flotte comme un grand lys, Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles... - On entend dans les bois lointains des hallalis. Arthur Rimbaud Ophélie
  • 15.
  • 16.
    16 Résultat: On afait un individu connaisseur des lettres dont la société en avait besoin
  • 17.
  • 18.
    18  On apprendla langue pour communiquer; l'apprenant doit penser automatiquement en LE  La priorité est accordée à l'oral mais on développe les 4 compétences  On porte une grande attention à la prononciation dès le début de l'apprentissage  La lecture et l'ecriture sont développées après l'oral  L'écrit n'est pas considéré comme un sytème autonome de communication, il sert à transcrire l'oral  L'évaluation porte sur l'usage de la langue plutôt que sur la connaissance de règles, ex : entretien oral
  • 19.
    19  Se situedans le courant des approches dites naturelles : basées sur l'observation de l'acquisition de la L1 par l'enfant.  S'incrit dans une foulée d'initiatives de réforme contre la méthode grammaire/traduction (fin XIXème début XXème siècle)  Berlitz en est le représentant le plus connu : 1ère école à Providence, (1878)  Montaigne, Locke préconisaient déjà cette approche
  • 20.
    20  Nature dela langue :  Essentiellement phénomène oral de communication  La langue orale est la langue usuelle parlée par les locuteurs natifs de LE  Nature de la culture :  La culture n'est plus synonyme de littérature, elle inclut des valeurs culturelles tels que les modes de vie, la géographie, l'histoire
  • 21.
    21  L'enseignant démontreavec objets, gestes, images,  il ne traduit jamais, il n'explique pas,  il dirige les activités de la classe, utilise exclusivement la LE  L'enseignant est le modèle linguistique de l'apprenant.  Matériel didactique :  Le manuel a une place secondaire par rapport à l'enseignant  La méthode repose avant tout sur l'habileté de l'enseignant  Les objets, cartes, illustrations ont une place importante.
  • 22.
    22  le contenuest basé sur des situations (à la poste etc) ou sujets de discussion : la géographie, l'argent etc., plutôt que sur des structures  le vocabulaire : vocabulaire de tous les jours, arbitraire et intuitif - place plus importante que la grammaire  Pas de principe d'organisation du contenu : les situations déterminent les contenus des leçons  Présentation : prononciation dès le début, - le sens des mots concrets est deviné à partir d'objets ou images, - les mots abstraits à partir de mots concrets, par association avec les mots connus  Le recours à L1 est évité, pas de traduction (lien indirect entre L1 et LE) donc méthode directe  Association plutôt que explication  La grammaire: lorsqu'il y a enseignement explicite est faite de façon inductive: le cas d'application d'abord, suivi de la règle ou généralisation
  • 23.
    23  Activités pédagogiques: - différents types d'exercices pour communiquer oralement le plus possible - questions/réponses, conversations, dictées  L'enseignant et les apprenants = des partenaires - même si l'interaction est souvent contrôlée par l'enseignant - et ensuite il y a interaction entre les apprenants  L'erreur : l'enseignant vise à ce que l'apprenant arrive à s'autocorriger
  • 24.
    24  Cette méthodea toujours du succès dans les écoles privées pour adultes (motivation)  Difficile à implanter dans les écoles, il faut des locuteurs natifs  Elle repose sur le postulat de similarité entre l'apprentissage de la L1 en milieu naturel et de LE en milieu scolaire  Elle repose sur des principes intuitifs et la langue est très descriptive au début en dépit de ses buts communicatifs.
  • 26.
    26 Cette méthodologie aété développée dans les années 60 en France. Elle a répondu au besoin d’une méthode efficace pour l’enseignement du FLE. Elle a été construite autour de l’utilisation conjointe de l’image et du son.
  • 27.
    27 Le support sonorea été constitué par des enregistrements magnétiques qui a donné la grammaire avec des exercices de réemploi des structures en situation, par transposition. On a pratiqué la langue pour découvrir sa grammaire. Et le support visuE l par des vues fixes ayant donné leur contexte social d’utilisation. L’objectif était d’enseigner aux apprenants à apprendre à parler et à communiquer dans les situations de la vie courante. Et l’apprenant, lui, il avait un rôle assez actif parce qu’il y avait une interaction surtout entre l’enseignant et l’apprenant mais aussi entre les apprenants pour qu’on apprenne rapidement à comprendre et à parler dans les situations très simples.
  • 28.
    28 Alors, on adonné la priorité à la langue parlée, et la langue écrite ne venait qu’après quand l’apprenant avait déjà une certaine maîtrise de la langue orale. On a évité la traduction et la comparaison avec L1. Le matériel didactique a joué un role très important mais l’enseignant devait également être technicien car il devait savoir-faire fonctionner en synchro le magnétophone et le projecteur à film fixe (diapos). Et l’apprenant, lui, il avait un rôle assez actif parce qu’il y avait une interaction surtout entre l’enseignant et l’apprenant mais aussi entre les apprenants pour qu’on apprenne rapidement à comprendre et à parler dans les situations très simples.
  • 29.
    On se rappelleles phases canoniques de la leçon SGAV : PRÉSENTATION/EXPLICATION, RÉPÉTITION/MÉMORISATION, EXPLOITATION, ET TRANSPOSITION.
  • 30.
  • 31.
    31 L’APPROCHE COMMUNICATIVE L'approche communicativea engendré un nombre de matériaux didactiques orientés vers l'enseignement / apprentissage des langues. Les documents authentiques occupent une place de plus en plus importante, dans une pédagogie de l'apprentissage orientée vers la maîtrise de la compétence de communication; ils permettent mieux que d'autres matériaux didactiques, de répondre à la diversité des besoins et des motivations des publics visés, et fournissent des échantillons incomparables d’événements et d'actes. Le texte littéraire ne connaît pas de ce fait un vrai statut ni une démarche spécifique
  • 32.
  • 33.
  • 34.
  • 36.
  • 37.
  • 38.
    38 La littérature nepermet pas de marcher, mais elle permet de respirer. [Roland Barthes] Extrait de Qu'est-ce que la critique?
  • 39.
    Fin de laprésentation