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Trombinoscopes "Chercheurs d’humanité"
Penseurs et acteurs
de l’écologie et de
l’altercroissance
3 - de 1936 à 1949
Étienne Godinot .02.09.2021
Satish Kumar
Indien né en 1936, moine jaïn dans sa jeunesse, disciple de
Vinoba Bhave. Entreprend en 1962 une marche de 3 ans avec un ami
contre l’arme nucléaire (Moscou, Paris, Londres, Washington). Installé en
Angleterre depuis 1973.
Éditeur du magazine Resurgence & Ecologist, fondateur et
directeur des programmes du Schumacher College, centre international
d’études écologiques.
« Les abattoirs industriels et la boulimie de viande sont des
abominations pour les végétariens jaïns. On se moque d’eux car ils
respectent les insectes : voyez aujourd’hui ce qui arrive aux abeilles, et
comment nous dépendons d’elles. »
« La devise "Liberté, égalité, fraternité" a libéré les hommes de
l’ordre monarchique, mais il lui manque une dimension essentielle : le
respect de tout ce qui vit. Raison et compassion, liberté et interdépen-
dance. »
« Les armes nucléaires sont le symptôme et le produit dérivé d’une
foi aveugle dans la science. »
Claude Aubert
Né en 1936, ingénieur agronome et écrivain français. Ingénieur
agronome de l‘’Institut National Agronomique’ (INA) de Paris. Chargé
d'études à la ‘Société d'Études pour le Développement Economique et
Social’ (SEDES), participe à des études de développement agricole en
Afrique de l'Ouest et en Tunisie, acquiert la conviction qu'il doit se tourner
vers l'agriculture biologique.
Maraîcher bio, Secrétaire général de ‘Nature et Progrès’,
cofondateur en 1979 de la maison d'édition Terre vivante. Coauteur,
notamment avec sa femme Emmanuelle, de nombreux livres sur
l'agriculture biologique, l'alimentation saine et les relations entre
environnement et santé. Membre du CA de la ‘Fédération Internationale
des Mouvements d’Agriculture Biologique’ (IFOAM), participe à la
rédaction du premier cahier des charges de cette organisation, base de la
réglementation européenne.
Cofondateur en 1990 avec Karin Mundt d’un Centre écologique à
Mens, à 50 km de Grenoble. Conférencier, auteur d’une vingtaine de
livres et consultant.
« L'agriculture biologique est une alternative possible, nécessaire
tant pour la santé que pour l'environnement, et généralisable. »
Pape François
Constate les effets des activités humaines sur l'environnement
(pollution, réchauffement climatique, etc.), critique le court-termisme de notre
civilisation, identifie dans « la globalisation du paradigme technocratique »
la cause de la crise écologique actuelle, se préoccupe de l'« inégalité
planétaire » entre les pays du Nord et les pays du Sud et notamment des
pays les plus pauvres, se montre attentif aux besoins des générations
futures.
"L'heure est venue d'accepter une certaine décroissance dans
quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une
saine croissance en d'autres parties".
Jorge Mario Bergoglio, né en 1936, ex-archevêque de Buenos Aires et
cardinal, élu pape de l’Église catholique romaine en mars 2013. Prend le nom
de François en mémoire de François d'Assise (1182-1226).
Publie en juin 2015 l’encyclique Laudato Si, dont le projet a été préparé
par la ‘Commission pontificale Justice et Paix’. Premier texte romain à traiter
spécifiquement des questions liées à la sauvegarde de la Création, à l'écologie
globale et au développement durable.
Martin Wolfe
(1937-2019), agronome anglais, spécialiste de l’agroforesterie.
Diplôme en agriculture et botanique de l’université de Reading, doctorat
à l’université de Cambridge. Professeur de phytopathologie durant 28
ans au Plant Breeding Institute (PBI) de Cambridge, puis 9 ans à Zürich.
Après 1997, dirige, avec son épouse Ann, Wakelyns Agroforestry une
ferme d'agroforesterie intégrée biologique très innovante dans le Suffolk,
à l‘Est de l'Angleterre.
Consacre sa vie à la recherche dans et sur les systèmes agricoles.
Pionnier du travail dans un contexte multidisciplinaire et un cadre agro-
écologique, avec une expérience directe de la recherche sur les cultures
et l'élevage ainsi que sur la gestion des exploitations agricoles et l'envi-
ronnement.
Sa grande passion est la diversification des systèmes alimen-
taires et agricoles, la diversité entre les espèces et au sein des espèces.
Champion de la sélection des plantes et de l’étude de leur complémenta-
rité : co-culture, populations de plantes, essais de nouvelles cultures,
culture en couloirs.
Se passionne pour les variétés de blés ou de lentilles, à échanger
librement entre agriculteurs et à cultiver sans les restrictions des droits
de propriété intellectuelle, pour la résilience à inventer face aux menaces
climatiques et alimentaires.
Pierre Fournier
(1937-1973), journaliste et dessinateur pamphlétaire français.
Élève de l‘’École nationale supérieure des arts décoratifs’. Secrétaire
administratif stagiaire à la ‘Caisse des Dépôts et Consignations’.
Anime en 1971 un rassemblement contre la centrale nucléaire du
Bugey.
Rédacteur et dessinateur à Hara-Kiri où il introduit le thème
de l’écologie, puis à Charlie Hebdo. Un des premiers anti-nucléaires,
prônant une écologie radicale et libertaire. En 1972, crée son propre
journal, La Gueule ouverte, "le journal qui annonce la fin du monde",
qui fusionnera avec le mensuel Combat non-violent.
« Pendant qu’on nous amuse avec des guerres et des
révolutions qui s’engendrent les unes les autres en répétant toujours
la même chose, l’homme est en train, à force d’exploitation
technologique incontrôlée, de rendre la terre inhabitable, non
seulement pour lui mais pour toutes les formes de vie supérieures.
(…) La catastrophe, beaucoup plus prochaine que vous ne
l’imaginez, ne pourrait être évitée que par une réforme des habitudes
mentales encore plus radicale encore que celle jadis opérée par les
rédacteurs de la Grande Encyclopédie.»
Gilbert et Josine Cardon
G.C., Belge né en 1937. Privé d’emploi, crée avec sa femme
Josine en 1969, à Mouscron, l’association ‘Les fraternités ouvrières’
qui vise à l’éducation populaire permanente dans le domaine du
maraîchage biologique en permaculture. Sur les 1 850 m² de leur
jardin, plantent 2 050 arbres fruitiers et arbustes de 1300 variétés
différentes. Le jardin-forêt donne 12 mois/12 avec une exubérance
extraordinaire depuis plus de 35 ans sans aucun labour ni ajout de
pesticide ou engrais chimiques. Des sachets de plus de 6 500 variétés
de légumes, céréales, fleurs, arbres, provenant du monde entier,
s’alignent dans la grainothèque.
« Un bon jardinier doit être paresseux. Si on s’active trop dès
qu’on voit un problème, on n’a pas le temps de comprendre le
problème et il va toujours revenir. Quand on a un problème, il faut en
faire une solution. Si on a des pucerons, il suffit de planter des fleurs
ou des fèves qui attirent les coccinelles. J’ai 2 000 arbres fruitiers, ils
sont tous les uns sur les autres, normalement rien ne devrait pousser.
Pourtant, ça pousse et il y a des années où je ne vois aucune
maladie. Les arbres durent 2 à 3 fois plus longtemps que la
normale. Les agronomes qui viennent disent que tout ce qui se fait ici
est contraire à toutes les règles.»
Jared Diamond
Né en 1937, biologiste évolutionniste, physiologiste et
géonomiste états-unien. Étudie l'écologie et l'évolution des oiseaux de
Nouvelle-Guinée,s'intéresse à l'histoire de l'environnement et devient
professeur de géographie à l'Université de Californie à Los Angeles.
Publie des ouvrages de vulgarisation scientifique.
Soutient que pour certaines communautés humaines, telles que
celles de l'île de Pâques, des Mayas ou des Vikings du Groenland,
une des causes de leur disparition serait liée à leur impact sur leur
environnement, tout en affirmant qu'il ne connaît « aucun cas dans
lequel l'effondrement d'une société ne serait attribuable qu'aux seuls
dommages écologiques ».
Relève une douzaine de problèmes et propose « des plans à
long terme et la volonté de reconsidérer les valeurs fondamentales ».
Étudie également des sociétés, telles celles des Islandais, des
Japonais ou des Tikopiens, pour montrer que celles-ci, malgré
d'énormes handicaps environnementaux, sont parvenus à survivre et
en tirer des leçons pour nos sociétés modernes.
Pierre Rabhi
Rabah Rabhi, né en 1938 en Algérie, agrobiologiste,
philosophe et écrivain français.
Ouvrier à la chaîne en usine à Paris. S’installe avec sa femme
en Ardèche en 1960, ouvrier agricole puis éleveur caprin,
expérimente l'agriculture biodynamique. En 1978, chargé de
formation en agroécologie par le ‘Centre d'étude et de formation
rurales appliquées’ (CEFRA).
En 1985, crée un centre de formation en agroécologie à
Gorom-Gorom (Burkina Faso), avec l'appui de l'association ‘Le Point-
Mulhouse’ et du président Mathieu Sankara.
En 1988, fonde le ‘Carrefour international d'échanges de
pratiques appliquées au développement’ (Ciepad). Met en place un
« module optimisé d'installation agricole », des programmes de
sensibilisation et de formation, et de nombreuses actions de
développement à l'étranger.
Inventeur du concept ‘Oasis en tous lieux’. Fondateur de ‘Terre
et humanisme’, cofondateur du ‘Mouvement Colibris’’ et du centre
agrobiologique des Amanins à La Roche-sur-Grane (Drôme). ../..
Pierre Rabhi
Prône une nouvelle civilisation agraire, enrichie de connaissances
nouvelles, avec une dimension esthétique, poétique et spirituelle.
Préconise 4 orientations :
- Éduquer à la complémentarité et à la coopération,
- Reconnaître l’importance du féminin,
- Exalter la beauté de la modération,
- Reconnaître le caractère sacré de la vie.
« La nourriture aujourd'hui est tellement toxique que, quand on
se met à table, plutôt que de souhaiter « Bon appétit !", on devrait se
souhaiter « Bonne chance !". »
« L’écologie est la plus belle - et la dernière - occasion offerte
à l’humanité de redonner du sens à ce qu’elle est, et la seule porte
d’entrée pour changer de civilisation. »
« Un jour, il nous faudra bien répondre à notre véritable
vocation, qui n'est pas de produire et de consommer sans fin, mais
d'aimer, d'admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses
formes."
Mick Pearce
Né en 1938, architecte zimbabwéen. Étudie l’architecture à
Londres et obtient son diplôme en 1962. Sa passion pour ce domaine et
son intérêt pour le développement durable l’amènent à s’inspirer de la
nature.
Met en pratique les principes du biomimétisme et utilise des
matériaux naturels pour ainsi prôner une forme d’architecture
responsable et non dommageable pour l’environnement. On lui doit
notamment l’Eastgate, un bâtiment situé à Harare, dont le système de
maintien de la température s’inspire de celui que l’on retrouve dans les
termitières.
Les termites assurent leur climatisation grâce à deux éléments : une
cheminée centrale et de nombreux petits trous creusés sur les parties basses et sur
les côtés de leur nid. Le jour, l’air chaud est aspiré par les trous puis circule dans
les parties souterraines où il se rafraîchit. Il s’écoule ensuite par la cheminée. La
nuit, les termites rebouchent les trous afin de garder la chaleur accumulée pendant
la journée ; ce qui leur permet de conserver une température constante, naturelle et
à moindre frais.
Travaille notamment au Zimbabwe, en Zambie, aux États-Unis et
en Australie.
Bernard Laponche
Français né en 1938, ingénieur de l’École Polytechnique, docteur ès
sciences (physique des réacteurs nucléaires) et docteur en économie de
l’énergie.
Ingénieur au ‘Commissariat à l’Énergie Atomique’ (CEA), participe à
la construction des premières centrales nucléaires françaises. Directeur de
l’’Agence française pour la maîtrise de l’énergie’ (ADEME -1982-1987),
consultant.
« Pourquoi recréer sur Terre l’énergie du soleil puisqu’elle nous
arrive en grande quantité ? (…) L’énergie nucléaire est le moyen le plus
dangereux de faire bouillir de l’eau. Le risque d’accident majeur en Europe
est une certitude statistique.
Une petite caste techno-bureaucratique a gouverné les questions
énérgétiques depuis toujours avec la servilité des politiques. On a fait
pression pour la consommation d’électricité, et en particulier pour son
usage le plus imbécile, le chauffage électrique. Les Allemands réussissent
la transition énergétique parce qu’ils l’ont décidée.»
Francis Hallé
Né en 1938, botaniste, biologiste et dendrologue français.
Spécialiste de l’écologie des forêts tropicales humides, de l’architecture
des arbres, et défenseur des forêts primaires (jamais exploitées par
l’homme, soit 5 à 10 % des forêts de la planète).
De 1986 à 2003, à la tête des missions scientifiques du ‘Radeau des
cimes’, découvre que les canopées des forêts tropicales sont une source
primordiale de la biodiversité.
Dénonce le désastre écologique que constitue la déforestation
abusive pratiquée par les grands groupes industriels, dont on peut déjà voir
les conséquences dans des pays tels que Haïti, le Nigéria, Madagascar ou
la Malaisie.
Montre que les arbres éprouvent des émotions et sont capables par
exemple, en cas de stress, d’émettre des composés organiques volatils
afin d’avertir leurs semblables.
« Une forêt secondaire a besoin de 7 siècles pour revenir à l'état
primaire. Les animaux sont les maîtres de l’espace, les arbres sont les
maîtres du temps. (…) Les arbres sont nos meilleurs alliés face au
réchauffement climatique. »
Gro Harlem Brundtland
Née en 1939, femme politique norvégienne, Premier Ministre ,
directrice de l’’Organisation Mondiale de la Santé’ (1998-2003).
Préside la ‘Commission mondiale sur l’environnement et le
développement’ créée par l’ONU en 1983 (23 personnes issues de 22
pays).
Pendant trois ans, la Commission auditionne différents acteurs des
pays "développés" et "en développement" (gouvernements, ONG, grand
public), commande plus de 75 études liées aux problématiques
d'environnement et de développement économique, et publie en 1987 son
rapport final Notre avenir à tous (Our Common Future), dit "rapport
Brundtland".
« Le développement durable (ou soutenable) est un mode de
développement qui répond aux besoins des générations du présent sans
compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
Il doit prendre en compte les besoins, et plus particulièrement ceux des plus
démunis, à les limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation
sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et
à venir. »
Eugen Drewermann
Né en 1940, théologien allemand, psychanalyste jungien.
Préconise une nouvelle relation de l’homme à la nature. La
sauvegarde de l’environnement nécessite de conjuguer nos efforts dans
les domaines politique, scientifique, philosophique et spirituel.
Développe notamment 3 idées :
- Tout n’existe pas dans la nature uniquement pour satisfaire les besoins
de l’homme;
- La paix entre l’homme et la nature suppose une nouvelle conception du
progrès, de l’économie, de la religion;
- L’émotion et l’inconscient sont aussi humains, et pas seulement la
rationalité.
S’intéresse particulièrement au respect et à la maltraitance des
animaux.
Voir aussi E.D. dans le Trombinoscope « Chercheurs de sens et spirituels »
Thierry Gaudin
Né en 1940, ingénieur français (Polytechniques, Mines),
docteur en sciences de l’information et de la communication. Expert
international (OCDE, Commission Européenne, Banque Mondiale)
en politique d'innovation et en prospective.
Président de l’association internationale ‘Prospective 2100’.
Affirme que la croissance actuelle ne crée pas d’emplois,
mais qu’elle les détruit. L’avenir appartient à ceux qui auront à la
fois des savoir-faire rudimentaires (cultiver un jardin, faire son pain,
bricoler) et des savoir-faire nouveaux (surfer sur Internet).
« L’humanité, une espèce vivante parmi d’autres, au lieu
d’être le plus grand prédateur de la nature, doit devenir le gardien,
le jardinier de l’écosystème ».
« La course à la puissance, fondée sur des mythes hollywoo-
diens, précipite les crises au lieu de les résoudre. Nous avons
besoin de changer de vision du monde et d’apprendre à vivre en
empathie avec la nature. »
Serge Latouche
Né en 1940, économiste français, professeur à l’université de Paris
Sud 11. Dirige le ‘Groupe de recherche en anthropologie, épistémologie
de la pauvreté’ (GRAEEP).
Penseur de la décroissance. Après avoir critiqué les politiques
actuelles de développement dans Faut-il refuser le développement,
conceptualise l'après-développement. Critique notamment les notions
d'efficacité économique et de rationalité économique.
Dénonce les 3 piliers de la société de consommation : la publicité,
l’obsolescence programmée, le crédit.
Les 8 objectifs interdépendants susceptibles d’enclencher un
cercle vertueux de décroissance sereine, conviviale et soutenable sont :
réévaluer, reconceptualiser,
restructurer, redistribuer,
relocaliser, réduire,
réutiliser, recycler.
Dans les pays du Sud, rompre, renouer, retrouver, réintroduire,
récupérer.
Raymond Dasman, Thomas Lovejoy,
Walter Rosen et Edward Wilson
L'invention du terme biological diversity est créditée en 1968 à
Raymond F. Dasmann (1919-2002), biologiste états-unien de la
conservation, professeur d'écologie et fondateur du Programme de la
biosphère de l'UNESCO.
T. Lovejoy*, né en 1941, biologiste états-unien spécialiste de
l'Amazonie et de la biologie de conservation vulgarise le terme en 1980.
* Président du département Biodiversité au ‘Centre H. John Heinz III pour la
science, l'économie et l'environnement’ jusqu'en 2013. Longtemps proche du WWF-
États-Unis, conseiller pour la biodiversité du président de la ‘Banque mondiale’.
Très impliqué dans le projet REDD, ‘Réduction des émissions, contre la
déforestation et le déboisement’.
« La réduction de la diversité biologique de la planète est la
question la plus fondamentale de notre temps. » (1980)
L'expression est ensuite contractée en « biodiversité »
(biodiversity) par Walter G. Rosen à l'occasion d'un congrès tenu à
Washington en 1986 et intitulé The National Forum on BioDiversity.
E. Wilson (photo du bas), né en1929, biologiste états-unien,
entomologiste et myrmécologue de notoriété mondiale, fondateur de la
sociobiologie, consacre le mot biodiversité en 1988.
James Hansen
Né en 1941, climatologue états-unien, docteur en physique.
De 1981 à 2013, dirige le Goddard Institute for Space Studies de la
NASA. Professeur associé au Département des sciences de la Terre et
de l’environnement de l’université Columbia. En juin 1988, lors d'un
célèbre exposé devant le Sénat états-unien, avertit les élus que le
réchauffement de la planète est une réalité.
Mène des actions non-violentes visant à réduire les effets du
changement climatique (protestation contre le ‘rasage de montagne’ et
les mines de charbon à ciel ouvert, contre le prolongement de
l’oléoduc Keystone, etc.) , ce qui lui vaut plusieurs arrestations.
Croyait, en tant que scientifique, qu’il lui suffisait d’alerter les
opinions publiques et les élus sur la dangerosité de l’évolution du
climat comme il l’a fait dès 1988. Doit déchanter, retourne à sa
recherche. Mais l’arrivée au monde de ses petits-enfants le secoue
très profondément. Depuis ne cesse plus de se battre pour eux. Ce
faisant, inspire les associations de grands-parents qui se sont créées
dans le monde (Norvège, Suède, États-Unis, Suisse, Canada, France,
Belgique, etc.)
Jacques Perrin
Jacques-André Simonet, né en 1941, acteur, réalisateur de
documentaires et producteur de cinéma français. Issu du milieu du
théâtre.
Après 1990, se consacre à la production, notamment sur le
thème de la nature : Microcosmos : Le Peuple de l'herbe (1995),
Le Peuple migrateur (2001), Océans (2010), Le Peuple des océans
(2011), Les Saisons (2016).
En 2011, soutient officiellement le chef Raoni dans sa lutte
contre le barrage de Belo Monte.
«Tout ce que l'homme a mis en place patiemment, pendant des
siècles, une nouvelle faune d'insectes, d'oiseaux, d'abeilles, on en a fait
table rase au 20ème siècle. Dans les campagnes, la situation est drama-
tique pour les oiseaux et les abeilles.»
« Il faut être alarmiste bien sûr, mais donner aussi l'envie de se
battre. Dans tous nos films, nous ne montrons le désastre que pendant
cinq ou dix minutes. Il faut se sortir de cette ornière.»
Alain Gras
Né en 1941, sociologue et écologiste français, professeur de
socio-anthropologie des techniques à l’Université Paris 1 Panthéon-
Sorbonne.
Affirme que l’usage de l’énergie fossile a été une erreur de notre
civilisation qui a rompu l’équilibre entre l’usage énergétique des quatre
éléments (eau, terre, air, feu).
La seule issue consiste à éviter les techniques qui utilisent la
combustion et à réinventer celles dont la trajectoire a été interrompue au
19ème siècle et qui sont fondées sur les autres éléments.
Dans son livre Fragilité de la puissance, recommande de se
libérer de l’emprise technologique, une autre orientation socio-technique
avec une décroissance consciente et non subie.
« La croissance, c’est fini. Et pas seulement en Europe, aux
Etats-Unis et au Japon, mais partout. Les pays émergents, à leur tour,
commencent à décroître. La priorité, c’est la technologie agricole »
Philippe Desbrosses
Né en 1941, agriculteur français, docteur en sciences de
l’environnement, écrivain, un des pionniers de l’agriculture biologique
en Europe.
Directeur de la ‘Ferme Ste Marthe’, en Sologne, conservatoire de
graines anciennes et centre de formation pilote en agriculture
biologique.
Crée en 1999 l’association ‘Intelligence Verte’ pour la sauvegarde
du patrimoine génétique et de la biodiversité.
Anime chaque année les ‘Entretiens de Sologne’ (anciennement
‘Entretiens de Millançay’) pour débattre sur une société plus
responsable.
« Les mots humain et humus ont la même origine. Cette
coïncidence n’est pas due au hasard. La notion de terre nourricière est
omniprésente dans toutes les mythologies. Aujourd’hui, nous ne
sommes plus conscients du lien étroit qui nous unit au sol comme un
cordon ombilical. Pourtant notre nourriture en dépend. »
Ricardo Petrella
Né en 1941, politologue et économiste italien, professeur à
l’Université catholique de Louvain. De 1978 à 1994, directeur du
programme de prospective FAST de la Commission européenne.
Fonde en 1991 le ‘Groupe de Lisbonne’ qui promeut des
analyses critiques sur les formes actuelles de la mondialisation,
dénonce le dogme de la compétition.
À partir du Manifeste de l’eau, fonde en 1997 le ‘Comité
international pour un contrat mondial de l’eau’.*
Initiateur en 2003 de l’’Université du Bien Commun’ (Belgique et
France).
«Toute politique de l’eau implique un haut niveau de démocratie
au niveau local, national, continental et mondial».
* Objectifs : 1) accès de base à l'eau considérée comme bien public,
pour tous et chacun; 2) gestion solidaire et soutenable de l'eau, impliquant un
devoir de solidarité et de cohérence mondiale et locale, respectant les libertés et
les droits des générations futures et de protection et de respect envers
l'écosystème Terre.
Mae-Wan Ho
Née en 1941 à Hong Kong, généticienne britannique. Doctorat en
biochimie génétique, University of California, San Diego, Senior
Research Fellow au Queen Elizabeth College , maître de conférences
en génétique à la Open University.
Directrice de l'Institute of Science in Society (ISIS), association
qui, dans une conception holistique de la vie, milite contre les
utilisations de la biotechnologie contraires à l'éthique (publications sur
le changement climatique, les OGM, l'homéopathie, la médecine
traditionnelle chinoise, l'eau mémoire).
Exprime des critiques sur le génie génétique et le néo-
darwinisme.
« Un gène de stérilité conçu dans une culture pourrait être
transféré à d'autres cultures ou des espèces sauvages. »
« L’agriculture biologique peut être plus productive que celle
faisant appel aux engrais de synthèse. »
Bob Hunter
(1941-2005), journaliste canadien, membre fondateur en
1971 à Vancouver de l'organisation écologique ‘Greenpeace’,
avec Paul Watson et David Mac Taggart.
Premier président de 1973 à 1977, accompagne sa
transformation en organisation internationale.
Invente le terme de Rainbow Warriors, les "guerriers de
l'arc-en-ciel", qui désigne les activistes de l'organisation.
Fait notamment campagne pour sauver les baleines,
protéger les phoques et faire cesser les essais nucléaires.
« Si nous ignorons les lois de l'écologie, nous continuerons
d'être coupables de crimes contre la Terre. Nous ne serons pas
jugés par les hommes pour ces crimes, par la Terre elle-même.
La destruction de la Terre mènera inévitablement à la destruction
de l’homme ».
John Baird Callicott
Né en 1941, philosophe et conférencier états-unien. Militant
des droits civiques avec M.-L. King. Docteur en philosophie de
l’université de Syracuse.
Spécialiste mondial d'éthique de l'environnement. Professeur
de philosophie et d'études des religions à l’Université de North
Texas.
« Ce qui demande le plus de travail est une éthique
environnementale à l’échelle spatiale et temporelle du changement
climatique. L’éthique environnementale du 20ème siècle est toujours
pertinente pour les plus petites échelles qu’elle visait – celle des
atteintes écologiques à l’échelle du kilomètre carré, en termes de
décennies. Mais cette éthique environnementale n’est pas
pertinente pour les échelles du changement climatique, planétaires
et de l’ordre des siècles ou des millénaires. Le changement
climatique change les règles du jeu de l’éthique environnementale.
C’est sur cela que je travaille en ce moment : une nouvelle éthique
environnementale pour le 21ème siècle – pour le troisième
millénaire. »
John Baird Callicott
« Tout mouvement a besoin de plusieurs fonctions :
désobéissance civile, action directe, réflexion. Sans compter que
dans le cas le mouvement écologiste, il ne s’agit pas tant de sauver
telle espèce ou tel animal, que de provoque le changement collectif
global qui, seul, pourra résoudre la crise environnementale. L’action
individuelle et le sacrifice personnel sont ici peu pertinents. La seule
action effective est celle des collectivités – gouvernements, grandes
entreprises, des entités à l’échelle du changement climatique
planétaire. »
« La philosophie de l’écologie est l’annonce de ce que
sera une philosophie valable du 21ème siècle : un engagement
pluridisciplinaire avec les sciences révolutionnaires (physique
quantique, ontologie et épistémologie ; psychologie de l’évolution et
éthique ; biogéochimie et éthique environnementale du changement
climatique). »
Dennis Meadows
États-unien né en 1942, physicien, ex-professeur et chercheur au
Massachusetts Institute of Technology, ex-directeur du projet
‘Predicament of Mankind’ pour le ‘Club de Rome’.
Un des 4 rédacteurs en 1972 du ‘rapport Meadows’, première
étude importante soulignant les dangers écologiques de la croissance
économique et démographique.
Recommande de substituer l’équilibre à la croissance et la
limitation de deux enfants par couple.
Propose de taxer l’industrie afin d’en stopper la croissance et
réorienter les ressources ainsi prélevées vers l’agriculture, les services et
surtout la lutte contre la pollution, de répartir les richesses afin de
garantir la satisfaction des besoins humains principaux.
William Rees et Mathis Wackernagel
W. R., Canadien né en 1943, professeur à l'Université de la
Colombie Britannique
M.W, Suisse né en 1962, docteur en planification communautaire et
régionale, défenseur de la durabilité.
Co-créateurs du concept d'empreinte écologique. Animent le
Global Footprint Network (‘Réseau de l‘Empreinte Écologique Globale’),
groupe international de réflexion sur la durabilité.
« L'empreinte écologique est un indicateur qui comptabilise la
pression exercée par les hommes envers les ressources naturelles et
les "services écologiques" fournis par la nature.
Elle mesure les surfaces biologiquement productives de terres et
d'eau nécessaires pour produire les ressources qu´un individu, une
population ou une activité consomme et pour absorber les déchets
générés.
Cette surface est exprimée en hectares globaux (hag), c´est-à-
dire en hectares ayant une productivité égale à la productivité
moyenne. »
Rees et Wackernagel
L’empreinte écologique
Le jour du dépassement
Le jour du dépassement de la Terre (Earth Overshoot Day),
correspond à la date de l’année où l’humanité a consommé
l’ensemble des ressources renouvelables que la planète est capable
de régénérer en un an. Passée cette date, calculée chaque année par
l'ONG Global Footprint Network, l’humanité puise donc de manière
irréversible dans les réserves naturelles non renouvelables de la Terre
à l'échelle de temps humaine.
Ce jour était en 1986 le 31 décembre, en 1993 le 21 octobre, en
2000 le 1er novembre, en 2010 le 21 août, en 2015 le 13 août, en
2018 le 1er août.
En France, ce jour est en 2018 le 5 mai. Autrement dit, il
faudrait 2,9 Terre si toute l'humanité vivait comme les Français.
Qatar : 9 février
USA : 14 mars
Australie : 30 mars
Chine : 14 juin
Colombie : 16 novembre
VietNam : 20 décembre
Honduras : 31 décembre
Gilles Clément
Né en 1943, jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste,
biologiste et écrivain français. Formation d’ingénieur horticole (1967) et
de paysagiste (1969). Enseigne depuis 1979 à ‘l'École nationale
supérieure du paysage’ de Versailles, en parallèle de son activité de
concepteur. Voyage à travers le monde, en particulier dans l’hémisphère
austral, où il étudie la flore des milieux soumis à un climat méditerra-
néen. En 1977, s'installe à Crozant, dans la Creuse. Engagé en politi-
que avec la gauche écologiste.
Ses concepts découlent de l'observation qu'un paysage naturel
n’est jamais figé, que les espèces et les gènes doivent circuler : 1) le
« jardin en mouvement » : faire le plus possible avec, le moins possible
contre ; 2) le « jardin planétaire » ; nous vivons sur une planète qui est
ou peut être une sorte de jardin sans mur mais néanmoins fini : l'enclos
planétaire, la biosphère, dans un monde spatialement et volumétrique-
ment fini et limité, occupé par des jardiniers plus ou moins bons et
responsables (l'humanité) ; 3) le « tiers-paysage » : espaces* qui,
négligés ou inexploités par l'homme, présentent davantage de richesses
naturelles sur le plan de la biodiversité que les espaces sylvicoles et
agricoles.
* friches industrielles ou non, marais, landes, tourbières, mais aussi les bords de route,
rives, talus de voies ferrées, etc.
Jean-Baptiste de Foucauld
Français né en 1943, Science Po, ENA. Commissaire au Plan
(1992-1995), rédacteur de plusieurs rapports publics
Cofondateur de ‘Démocratie et Spiritualité’, de ‘Solidarités
nouvelles face au chômage’, et du ‘Pacte civique’.
Identifie 5 crises que traverse la société occidentale :
économique, financière, écologique, sociale, perte de sens.
« Le système politico-médiatique aura du mal à gérer la
transition vers une autre société, car il ne prend pas à bras le corps
la question centrale du désir, de l’essentiel et du superflu. »
« Nous devons traiter à la fois la question de l’écologie, celle
du chômage et celle de l’exclusion. »
« Le principe de frugalité déconnecte l’abondance du désir
matériel et la relie à un principe de justice, de solidarité et de
redistribution, le tout dans la créativité ».
Luc Schuiten
Né en 1944, architecte belge. Formé à l‘’Académie royale des
beaux-arts de Bruxelles’. Parallèlement à sa carrière professionnelle
consacrée à la conception d’habitations caractérisées par une grande
attention à l’environnement, imagine des interventions dans les parties
emblématiques de la ville et ses alentours. Se passionne pour l'archi-
borescence. L'espace urbain qu’il imagine prend en effet la forme
d'une luxuriante cité végétale, biomimétique, qui prend modèle sur la
nature, tant au niveau de ses formes que des matériaux utilisés.
Également scénariste de bande dessinée, en collaboration avec
son frère, le dessinateur François Schuiten. En 2010, cofondateur de
Biomimicry Europa qui a pour objectif de promouvoir le biomimétisme,
un concept théorisé par Janine Benyus.
« Aujourd’hui, construire c’est d’abord détruire : arbres abattus,
terre cuite, pierres taillées, minerais fondus. La cité archiborescente,
elle, est vivante. Elle se régénère à partir de ses propres déchets. Elle
est conçue comme un massif corallien, où tous les systèmes se
nourrissent les uns les autres. Elle est plus réaliste que les nouvelles
villes comme Dubaï qui est construite sur le pillage des ressources de
la planète. »
Sebastião et Lelia Salgado
Né 1944, photographe brésilien. Élevé dans une ferme du Brésil,
maîtrise d'économie et d'économétrie à l'université de São Paulo. Militant au
sein des ‘Jeunesses communistes’, contraint de fuir la dictature brésilienne,
en 1969, avec sa femme, ne retrouve son pays qu'en 1979 après l'amnistie
politique. En 1969, s'installe à Paris pour y suivre des cours à ‘l'École
nationale de la statistique et de l'administration économique’ (Ensae) et y
prépare un doctorat d'économie agricole. En 1971, recruté par ‘l'Organisation
internationale du café’ (ICO), basée à Londres.
En 1973, change brutalement de carrière. Rétrospectivement,
explique à ce sujet : « J'emportais mon appareil photo pour mes enquêtes et
je me suis aperçu que les images me donnaient dix fois plus de plaisir que
les rapports économiques. Je commençais à voir le monde d'une autre
manière, à travers le viseur et par un contact direct avec les gens. En fait, j'ai
continué à faire la même chose : dresser un constat de la réalité. »
Se forme à la photographie en autodidacte, puis intègre les agences
photographiques Sygma, Gamma et Magnum. En 1994, crée à Paris avec sa
femme Lélia Deluiz Wanicka, qui étudié l’architecture et l’urbanisme à Paris,
l'agence de presse photos Amazonas Images. Travaille en argentique noir et
blanc et numérique. Nommé représentant spécial de l’UNICEF en 2001.
../..
Sebastião Salgado
Témoin des vies humbles et difficiles, s’intéresse aux victimes de
la famine (Sahel : l’homme en détresse, 1986), aux paysans brésiliens
sans terre (Terra , 1997) ou encore aux mineurs (Serra Pelada, 1999).
‘Exodes’ (2000) est un témoignage sur l’émigration massive causée
par la faim, les catastrophes naturelles, la dégradation de l’environnement
et la pression démographique
Les photos qui composent le projet ‘Genesis’ (2013), prises au
cours d’une expédition épique de 8 ans, montrent des montagnes, déserts
et océans, animaux et peuples épargnés par l’assaut dévastateur de la
société moderne.
Dans le domaine familial de Bulcão qu'il possède avec sa femme
près d'Aimorès (Brésil), reboise près de 700 ha de terres épuisées par des
années d'exploitation. Créé pour cela en 1998 l'ONG Instituto Terra qui
trouve des financements pour planter et élever près de 4 millions d'arbres.
L'institut propose aussi des programmes de sensibilisation et d'éducation à
l'environnement.
« Je ne suis pas croyant. Mais s’il existe une puissance supérieure
capable de nous guider, à mon sens, c’est l’évolution. Comment nous
sommes devenus ce que nous sommes, le fruit de notre expérience… De
grandes puissances nous entourent. »
Paolo Lugari
Né en 1944, Colombien de père italien. Réunit un groupe
d'ingénieurs et de scientifiques pour inventer un mode de vie durable
dans un des climats politiques et géographiques les moins hospitaliers du
globe.
Fonde en 1971 dans les llanos en Colombie l’écovillage et centre
de recherche environnementale de Las Gaviotas (200 personnes).
Créent une pompe à eau à main (ou mue par une bascule pour
enfants) qui peut exploiter les aquifères 6 fois plus profond que les
pompes classiques, des panneaux solaires chauffe-eau à partir de
matériaux locaux à bas prix, un hôpital.
Plantent 1,6 million de pins du Honduras, en vendent la résine. Un
zeppelin télécommandé utilise des caméras vidéo pour repérer les
incendies de forêt.
En 3 décennies, les conifères ont engendré - sans intervention
humaine - un écosystème qui compte aujourd'hui plus de 200 espèces
végétales et animales. Multiplient par 3 000 la valeur de chaque hectare
de terre. ../..
Paolo Lugari
« Nous voulions l’endroit le plus difficile. Si nous pouvions
le faire ici, on pourrait le faire n’importe où. Un jour, la Terre sera
tellement peuplée que les humains doivent apprendre à vivre
dans mes zones les plus inhospitalières de la planète. »
« Quand nous importons des solutions des Etats-Unis ou
de l’Europe, nous importons aussi leurs problèmes. »
« Les plus grands déserts dans ce monde sont ceux
de l'imagination. »
Catherine Larrère
Née en 1944. Chercheuse française en philosophie morale et
politique, professeure à l'Université de Bordeaux III, actuellement en
détachement à l’INRA.
Ses interrogations portent sur la nature et l'environnement et
notamment sur les rapports entre technique et nature.
Pose les jalons d'une nature en devenir dans laquelle l'homme
pourrait s'inscrire sans dommage, qu'il rendrait propre à être sa
demeure, pour le présent comme pour les générations futures.
« Il s'agit moins de choisir entre l'homme et la nature, que de
comprendre posément à quelles conditions un nouveau naturalisme
est aujourd'hui possible. (…) Une réflexion sur l’éthique de
l’environnement s’impose où le souci moral de la nature doit
comprendre celui du développement de l’humanité. »
Constance de Polignac
(1944-2018), princesse issue d’une des plus nobles lignées de
l’aristocratie française, passionnée de musique, pilote d’avion, championne
de tir au revolver, amatrice de ski extrême et de saut en parachute.
Connait 3 périodes de comas suite à des accidents de voiture et perd la
mémoire pendant 7 ans. Guérie de son amnésie par les Indiens Mazatec
du Mexique, découvre ses talents de guérisseuse avec les Jivaros
d’Amazonie et les Pygmées du Gabon.
Avec l’aide de Pierre Rabhi, transforme son Domaine de Kerbastic
(Guidel, Morbihan) en modèle d’agroécologie : 62 ha de grande culture, 2
ha de maraîchage, restaurant.
« Il faut que la population s’organise. Qu’elle arrête d’attendre quoi
que ce soit de nos élites qui ne comprennent plus grand-chose car elles
sont complètement déconnectées de la terre et de ceux qui vivent
dessus. (…)
Potager bio, gestion différenciée, suppression des pesticides,
entretien des jardins par des personnes handicapées. J’ai envie de tout
désintoxiquer. »
Photo du bas : avec Pierre Rabhi et Jean-Marie Pelt
Jean-Claude Brunier
Né en 1944, dirigeant d’entreprise français. Pionnier du
transport combiné rail-route en France. En 2000, lance avec Véolia
Transport l’opérateur ferroviaire T3M, pour "le transport du 3ème
millénaire", afin d’offrir un service complet aux clients, du chargement
au déchargement des marchandises sans rupture de charge.
. Le transport combiné est d'autant plus efficace que les
marchandises transportées parcourent de longues distances.
« Un train consomme entre 8 et 9 fois moins d'énergie qu'un
camion. Le recours à des camions hybrides est à l'étude pour améliorer
nos performances sur les derniers kilomètres. Côté économique, nous
sommes devenus compétitifs par rapport à la route. Avec la libérali-
sation du fret ferroviaire, nous sommes passés à l'âge adulte.
Le transport routier de marchandises reste incontournable pour
les trajets inférieurs à 400 kilomètres. Mais il souffre : mise en place de
l'écotaxe, ralentissement de l'activité, concurrence exacerbée et
renchérissement du coût du gazole. »
Ian Angus
Né en 1945, militant écologiste et socialiste canadien. Éditeur de
Climate and Capitalism, fondateur du Socialist History Project, fondateur
et membre du comité de coordination de l’ Ecosocialist International
Network.
Incrimine le capitalisme et sa soif vitale de croissance : le
capitalisme privilégie le culte de la vitesse face à la lenteur des cycles
naturels. Insiste particulièrement sur la responsabilité du capitalisme
étatsunien, en lien avec le phénomène d’extension des banlieues, le
développement de l’agriculture industrielle et de l’armée*. Pour avancer
vers l’éco-socialisme, propose la démocratisation radicale, la
collectivisation des moyens de production, la planification, la solidarité
internationaliste, combinées aux énergies renouvelables, à l’agriculture
biologique, aux transports en commun dominants, etc.
Déconstruit le mythe de la surpopulation de façon méthodique et
bien argumentée, démontre que c’est la répartition inégale des
ressources et des pollutions et non la surpopulation qui est la cause des
problèmes environnementaux et sociaux actuels.
* révèle ainsi que l’armée des États-Unis est, en tant qu’acteur, le plus grand
émetteur de gaz à effet de serre de la planète, et pourtant exemptée des
obligations nées des accords de Paris.
Jeremy Rifkin
Né en 1945, essayiste états-unien, spécialiste de prospective
économique et scientifique. Un des premiers critiques majeurs de
l’industrie naissante des biotechnologies.
Thèses : L’ère industrielle fondée sur le travail humain de masse
s’achève. L’ère de l’information partagée et de l’énergie décentralisée
lui succède. Le progrès technique associé à la mondialisation ne
permettra pas le plein emploi.
« Les clés d’une civilisation de l’homme autre que l’homo
oeconomicus sont la coopération au lieu de la compétition, l’altruisme
plus que l’égoïsme, l’éveil de l’identité personnelle né de la
différenciation.
La conscience de notre vulnérabilité commune, fondée sur le
sentiment d’empathie, est le moteur du grand processus civilisateur qui
est en passe de se développer comme jamais auparavant dans
l’histoire humaine.» ../..
Jeremy Rifkin
Les trois piliers qui permettront à l’humanité de quitter l’ère des
combustibles fossiles et du nucléaire sont pour lui :
- la valorisation des énergies renouvelables (solaire, éolien,
hydraulique, géothermique, marin, biomasse);
- le développement des méthodes de stockage de l’énergie, la
production de l’hydrogène par l’électrolyse, les piles à hydrogène;
- la convergence des nouvelles technologies de communication et
du déploiement des énergies renouvelables. Un réseau semblable
à Internet, interconnecté mondialement, traitera demain l’énergie
comme aujourd’hui l’information, et donnera le pouvoir
économique aux populations.
Photos : Hydraulienne - Pile à hydrogène
Yves Paccalet
Né en 1945, écrivain français, philosophe, journaliste et natura-
liste. École Normale Supérieure, collaborateur du commandant J.-Y.
Cousteau de 1972 à 1990, conseiller régional de Savoie en 2010 pour
‘Europe Écologie - Les Verts’, quitte le parti en 2013. Auteur de 70
ouvrages.
Dans son livre L’humanité disparaîtra, bon débarras !, ("nouvelle
édition revue et aggravée"), pamphlet à l’humour caustique, noir et déses-
péré, présente 13 scénarios plausibles d’effondrement de l’humanité :
guerre nucléaire, réchauffement climatique, pénurie d’eau, surpopulation,
auto-empoisonnement par une nourriture trafiquée, prolifération de
nouvelles maladies, impact d’une grosse météorite, éruptions volcaniques
titanesques, etc.
Montre que la croissance ne nous rend pas plus heureux car elle
est comme une drogue à la consommation qui nous asservit et nous rend
toujours insatisfaits. Partisan de la ‘croissance zéro’ tempérée par une
plus juste répartition des richesses.
« Le problème philosophique que l’humanité n’a jamais résolu,
c’est l’aveuglement qui nous fait croire que le bonheur est dans le toujours
plus. »
Alain Duez
Français né en 1945, conducteur de travaux puis artisan.
Fonde en 2005 le journal écologiste L’Âge de faire qui
deviendra mensuel et tirera à 70 000 exemplaires, transformé
aujourd’hui en coopérative de production, et édité 30000
exemplaires. Le journal témoigne des expériences alternatives
en matière de réappropriation de l’économie, de création de lien
social, d’écologie et d’engagement citoyen.
Promeut « le plan ESSE avec un E, pour bien rappeler que
l’économie de demain sera écologique, et pas seulement sociale
et solidaire. »
« Être écologiste aujourd’hui, c’est aller dans le sens de la
déconsommation. Or, on ne nous pousse qu’à la consom-
mation. Donc, c’est de modèle économique qu’il faut changer.»
Jean-Louis Étienne
Né en 1946, médecin et explorateur français, coéquipier d’Éric
Tabarly lors de sa course autour du monde dans les années 1970.
Auteur d’expéditions arctiques et antarctiques, atteint le pôle
Nord seul et à ski en avril 1986.
Porte-parole de l’urgence écologiste.
«L’urgence, c’est de passer de l’énergie de stock -charbon,
gaz, pétrole - à l’énergie de flux - soleil, marées, vent, géothermie.
Il faut arriver à faire en sorte que les gens soient fiers d’eux quand ils
agissent pour la planète, même si cela consiste simplement à
éteindre les lumières.»
«Le dépouillement, ce n’est pas seulement la façon de vivre
avec peu, c’est l’art de vivre pleinement chaque instant.»
Yann Arthus-Bertrand
Né en 1946, photographe, reporter, documentariste et
écologiste français.
Président de la ‘Fondation Goodplanet’ qui finance des projets
d’énergie renouvelable, d’efficacité énergétique, de reforestation, fait
de l’éducation sur le développement durable, l’eau, la forêt, la
biodiversité, l’énergie.
Ses documentaires La Terre vue du ciel , Home, La soif du
monde veulent "témoigner de la beauté du monde et tenter de
protéger la Terre".
A mis en place le ‘programme Action carbone’ pour compenser
les émissions de gaz à effet de serre générées par ses déplacements
et prises de vues.
« Seule la décroissance sauvera la planète. »
« Chacun est responsable de la planète et doit la sauver à son
échelle. »
Jean-Paul et Béatrice Jaud
Né en 1946, réalisateur français de documentaires, scénariste,
acteur. Diplômé de l'école Louis Lumière, débute à la télévision et
participe à la naissance de la chaîne Canal +. À la suite de la catastro-
phe de Tchernobyl en 1986, crée avec sa femme Béatrice la société de
production ‘J+B Séquences’ pour mettre son métier au service de la
cause environnementale
Nos enfants nous accuseront dénonce l'empoisonnement de nos
campagnes par la chimie agricole et met en valeur la courageuse
initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le
bio dans la cantine scolaire du village.
Severn*, la Voix de nos Enfants pose la question universelle et
essentielle : "Quel monde laisserons-nous aux générations futures ?" et
met en lumière des initiatives positives menées aux 4 coins de la
planète par des personnes remarquables.
ous cobayes ? montre dangerosité d'une alimentation contenant
des organismes génétiquement modifiés (OGM) et expose les risques
engendrés par les centrales nucléaires.
* Severn Cullis-Suzuki a pris la parole à l’âge de 12 ans lors de la conférence des
Nations Unies de Rio de Janeiro en juin 1992 sur l’environnement et le développement durable.
Yves Cochet
Français né en 1946, docteur en mathématiques, enseignant-
chercheur à ‘Institut national des sciences appliquées’ (INSA) de Rennes.
Ministre de l’Environnement (2001-2002), député ‘Europe Écologie - Les
Verts’ de Paris, puis député européen. Président de l’’Institut Momentum’.
Militant antinucléaire, aux ‘Amis de la Terre’, rapporteur lors du
premier colloque mondial sur la décroissance, Conference on Economics
Degrowth, for Ecological Sustainability and Social Equity, en avril 2008 à
Paris.
L’ère du pétrole bon marché aura duré 50 ans, elle va s’achever.
C’est la fin des sociétés occidentales telles que nous les connaissons, car
le pétrole est partout : agriculture, transport, chauffage, électricité,
habillement, chimie, etc.
« Nous devrons aller moins vite, moins loin, moins souvent, plus
cher, relocaliser plutôt que mondialiser.
Il faut d’urgence économiser l’énergie, développer les énergies
renouvelables, décentraliser les pouvoirs, inventer une bio-économie, une
économie de rationnement organisé et démocratique ». ../..
Yves Cochet
Un des rares hommes politiques à affirmer que l’effondrement de
notre civilisation fondée sur la "croissance" (épuisement des ressources,
effondrement de la biodiversité, réchauffement climatique, etc.) est
inéluctable à court terme, probablement avant 2030, et que nous devons
faire en sorte qu’il soit le moins meurtrier et le moins dramatique possible.
« La situation générale du monde sera tellement détériorée que
des services aujourd’hui banals tel que l’usage de l’électricité ou la
mobilité automobile ne seront plus envisageables. Les survivants à
l’effondrement auront subi le plus grand traumatisme de leur vie, le plus
grand traumatisme de l’histoire humaine, la mort par centaines de millions
de personnes. Un exemple historique de grande ampleur est comparable,
la peste noire en Europe (1347-1352). Près de 50 % de la population
européenne moururent, soit environ 25 millions de personnes.
Le fait de ne pas y croire, cet évitement est paradoxalement ce
qui provoquera et aggravera l’effondrement lui-même lorsqu’il adviendra,
faute de préparation collective à cette échéance fatale. »
François Plassard
Français né en 1946, ingénieur en agriculture (ESAP Purpan),
docteur en économie. Sccessivement initiateur de haute montagne,
agent de développement territorial, créateur d’entreprise, chargé de
mission au ministère de la recherche sur les nouvelles technologies
et formateur.
Fondateur du ‘SEL de Cocagne’, initiateur du projet
‘Écohameaux’, auteur, conteur, autoconstructeur.
Préconise le développement de l’agriculture paysanne (rôle
nourricier, écologique, énergétique, social, etc.). Affirme que nous
devons passer de l'économie de la marchandise à une économie
existentielle, mettant l'homme et son environnement au cœur des
décisions collectives.
« Les trois piliers de la métamorphose sont la responsabilité,
la solidarité, et l’autonomie ».
Marc Dufumier
Né en 1946, agronome et enseignant-chercheur français, directeur
de la chaire d'agriculture comparée et de développement agricole à
‘AgroParisTech’ (2002-2011). Découvre l’agroécologie à l’âge de 22 ans à
Madagascar, lorsque des femmes analphabètes l’initient à une agriculture
paysanne respectueuse de l'humain et de son environnement. Impliqué
dans la formulation, la mise en œuvre et l'évaluation de nombreux projets
et programmes de développement agricole, en France comme à
l'étranger, notamment dans les pays du Sud.
Plaide pour une agriculture inspirée de l’agroécologie, est donc
partisan d'une application stricte du principe de précaution en ce qui
concerne la culture de plantes transgéniques OGM.
« Le grand objectif des décennies qui viennent est que le centaines de
millions de petits agriculteurs du Sud puissent s’équiper pour des systèmes de
production intensément écologiques. Des actions adaptées peuvent entraîner une
augmentation considérable de la productivité de l'agriculture biologique, en dépit de
conditions naturelles difficiles. Il faut rétablir des droits de douane pour protéger les
productions locales. »
« L’avenir, c’est la France des terroirs. Une agriculture plus artisanale, qui
nécessite et crée du travail. Elle doit être correctement rémunérée. Pas une
agriculture biologique pour les bobos et les perturbateurs endocriniens pour les
classes populaires ! »
Brice Lalonde
Né en 1946 d’un père alsacien et d’une mère américaine, homme
politique et militant écologiste français.
Militant aux ‘Amis de la Terre’, opposant aux essais nucléaires
dans le Pacifique en 1973, ex-ministre de l'Environnement, ambassadeur
chargé des négociations internationales sur le changement climatique
pour la France de 2007 à 2011.
Sous-secrétaire général de l'Organisation des Nations unies,
coordonnateur exécutif de la ‘Conférence des Nations unies sur le
développement durable’ (Rio+20).
« Il faut que dans le débat politique, vous disiez aux futurs élus :
1) Voilà ce que nous faisons. 2) Nous ferions cent fois plus, si
vous, gouvernants, vous engagiez davantage.
Travaillez en amont, créez des coalitions et dites aux élus : 3) Nos
coalitions prouvent que des millions de gens vous soutiennent dans tous
les pays. »
Jean-Claude Mensch
Né en 1946, mineur dans les mines de potasse, militant de la JOC
et de la CGT, maire depuis 1989 de la commune d’Ungersheim (2 200
habitants, dans le Haut Rhin).
Sous son impulsion, la commune se lance dans la démarche de
transition vers l'après-pétrole en décidant de réduire son empreinte
écologique. Programme de démocratie participative, baptisé 21 actions
pour le XXIe siècle* qui vise à développer l'autonomie alimentaire et
énergétique du village, à promouvoir un développement durable .
Le film de Marie-Monique Robin Qu’est-ce qu’on attend ? Relate
cette expérience.
« Nous ciblons les domaines de l’alimentation, de l’habitat tertiaire
et résidentiel, des déplacements, de l’éclairage public, des produits
d’entretien, des intrants chimiques en espaces verts. »
* Solaire thermique, chaufferie bois avec son réseau de chaleur, centrale
photovoltaïque, éclairage public en leds, diagnostique énergétique des
bâtiments, permaculture, atlas communal de la biodiversité, habitat bio-
climatique à énergie passive, potager-verger-école, cheval cantonnier, véhicule
utilitaire électrique, exploitation maraichère bio, restauration scolaire 100 % bio,
légumerie-conserverie, malterie-brasserie, cuisine collective bio, monnaie locale
complémentaire, festival éco-équitable, forum citoyen.
André Cicolella
Français né en 1946, chimiste, toxicologue et chercheur en santé
environnementale.
Engagé en 1971 par l’’Institut national de recherche et de sécurité’
(INRS), y travaille notamment sur les effets des éthers de glycol sur la
santé. Licencié abusivement en 1994, réintégré par la Cour de Cassation
qui reconnaît dans son arrêt la nécessité de "l’indépendance due aux
chercheurs".
Spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires à l’’Institut national
de l'environnement industriel et des risques’ (INERIS).
Créateur en 2009 et président de l'association ‘Réseau
Environnement Santé’ (RES).
À l'origine de la création avec le député vert André Aschieri de
l‘’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement’ (AFSSE).
Spécialiste des perturbateurs endocriniens. A fait interdire le
bisphénol A dans les biberons et les contenants alimentaires, le
trichloréthylène dans les pressings, dénonce les effets de l’aspartame.
« Sur 143.000 substances mises sur le marché, seules 3.000 ont été
évaluées. »
Christian Laurut
Né en 1946, formation ESSEC. Chef d’entreprise dans l’agricul-
ture biologique, l’économie sociale et la formation. Passe de l’action à la
réflexion à partir de 2009, en se consacrant à la rédaction d'essais
d'économie prospective. Président du mouvement ‘Démocratie directe &
résilience’, producteur-réalisateur de la chaîne Youtube ‘Demain la
démocratie’, et auteur de plusieurs ouvrages.
Ne collecte pas 500 signatures pour pouvoir se présenter à la
primaire 2017 sur la base du programme "Installer la démocratie directe
dans un contexte de décroissance industrielle rendu inéluctable par
l'épuisement des ressources naturelles."
Anime des conférences et écrit sur la faillite annoncée de la
société industrielle : 1) La croissance depuis 2 siècles représente une
étape mineure et éphémère de la trajectoire humaine. Elle a pu se
réaliser d’une façon contraire aux lois d’une évolution bioéconomique
normale. 2) La décroissance constituera la base et le terreau d’une
évolution sociétale majeure. 3) Le système oligocratique actuel va peu à
peu perdre sa crédibilité. 4) La résilience nécessaire pour inventer une
nouvelle civilisation en réaction aux bouleversements à venir repose sur
une culture du débat citoyen et sur la démocratie directe. ../..
Christian Laurut
« La civilisation industrielle dans laquelle nous vivons est certaine-
ment la plus formidablement riche et la plus opulente que l’homme ait
connue depuis 200.000 années. Érigée dans le triple culte du progrès
technique, de la croissance économique et du pouvoir d’achat, elle se
caractérise au plan social par une forte prise en charge de l’individu par
l’État, préfigurant sa déresponsabilisation à court terme, voire son
infantilisation à moyen terme. »
« Notre société industrielle est basée sur l’utilisation conjointe de
l’énergie et des minerais. Or, nous allons manquer d’énergie et de minerai,
donc la machine ne pourra plus tourner et nous allons vers une faillite
économique. »
« L’opportunité historique de faire triompher le concept d’une
société nouvelle, basée sur le véritable pouvoir du peuple, va survenir
lorsque le déclin inéluctable de la civilisation industrielle actuelle sera une
évidence. »
« La vraie question n’est pas tant de savoir si nous saurons nous
adapter demain à de telles conditions, car la faculté adaptative de
l’homme n’est plus à démontrer, mais plutôt d’imaginer quel gain nous
pourrons retirer de ce déclin industriel inéluctable. »
Jacky Bonnemains
Né en 1946, militant écologiste français. Milite dans le milieu asso-
ciatif du Cotentin contre la nucléarisation de la Hague. Responsable de
campagnes de ‘Greenpeace France’ (Antarctique, baleines, nucléaire).
Fonde en 1985 l’association de protection de l’homme et de l’environne-
ment ‘Robin des Bois’. En 2007, nommé au ‘Conseil supérieur des
installations classées’, devenu ‘Conseil supérieur de la prévention des
risques technologiques’.
‘Robin des Bois’ prend en considération les conditions de travail et
de vie sur les cargos et les friches industrielles polluées, aide des
personnes isolées ou regroupées confrontées à des pollutions de toutes
sortes. Appelle à résoudre les conflits entre les activités humaines et les
biodiversités par l’intervention non-violente, la connaissance, les
comportements, le dialogue, la vigilance et la réglementation. Son action
consiste en investigations de terrain, synthèses bibliographiques,
publication de rapports, diffusion de communiqués, courriers aux
autorités, participation régulière à une dizaine de groupes de concertation
institutionnels et à des conventions internationales.
Parmi les publications, À la casse (démolition des navires), À la
trace (braconnage et contrebande d’espèces menacées), Atlas de la
France toxique, Atlas du businesse des espèces menacées, etc.
Arnold van Huis
Né en 1946, entomologiste néerlandais. Études de premier cycle
au State Horticultural College d'Utrecht, professeur d'entomologie
tropicale à l'Université de Wageningen (NL). Travaille de 1974 à 1979 au
Nicaragua pour le compte de l‘’Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture’ (FAO). De 1982 à 1985, coordonne au Niger
un projet régional de formation à la protection des cultures pour huit pays
sahéliens.
Étudie et prône l'entomophagie (consommation humaine d'insec-
tes) et coordonne le programme de recherche ‘Production durable de
protéines d'insectes destinés à la consommation humaine’ (SUPRO2).
Le programme étudie les aspects nutritifs et environnementaux de
l'entomophagie et la récolte des fourmis tisserandes.
« Les criquets peuvent produire 1 kg de protéines à partir de 2 kg
de fourrage, alors qu'une vache a besoin de 10 kg de fourrage pour
produire la même quantité de protéines. Les insectes émettent très peu
de gaz à effet de serre, nécessitent peu de terres, ont une haute
efficacité de conversion alimentaire et peuvent être élevés sur des
produits organiques de faible valeur. Ils sont nutritionnellement
intéressants, avec une teneur élevée en acides gras et en certains
minéraux comme le fer et le zinc. »
Jean Jouzel
Né en 1947, ingénieur, docteur en sciences physiques,
climatologue et glaciologue français, directeur au CEA de l‘’Institut
Pierre Simon Laplace’.
Reconnu mondialement pour ses analyses de la glace de
l'Antarctique et du Groenland permettant de connaître le climat
terrestre passé (paléoclimat).
Expert depuis 1994 et vice-président depuis 2002 du GIEC
(‘Groupe international d’études du climat’). Titulaire de la Médaille
d'or 2002 du CNRS, la plus haute distinction scientifique française,
conjointement avec le glaciologue Claude Lorius. Prix Nobel de la
paix 2007.
« Une dynamique et un vrai plan climat, notamment sur
l’énergie renouvelable, même s’il n’y a pas un mot sur la question
des gaz de schiste et du problème des fuites liées à son
exploitation ; et rien de concret sur une éventuelle taxe carbone. A
l’arrivée, le plan Obama, indispensable, ne répond quand même
pas à l’urgence de la situation et des enjeux sur le climat. »
Will Steffen
Né en 1947, chimiste états-unien. Docteur en chimie industrielle.
Directeur exécutif de l‘’Institut du changement climatique’ de l' ‘Université
nationale australienne’ (ANU) et membre de la ‘Commission australienne
pour le climat’ jusqu'à sa dissolution en septembre 2013. De 1998 à 2004,
directeur exécutif de l' International Geosphere-Biosphere Programme, un
organe de coordination des organisations nationales pour les changements
environnementaux basé à Stockholm.
Ses recherches portent sur le changement climatique et les sciences
du système terrestre, en particulier sur la durabilité, ainsi que l'historique et
les perspectives futures de la relation entre le monde naturel et l'homme.
Un des penseurs de l’anthropocène : l'impact des activités humaines
sur le système terrestre est devenu prédominant. Une étude fait remonter
l'entrée dans l'anthropocène au milieu du siècle passé, marqué par une
«grande accélération» de la pression anthropique.
« En un peu plus de deux générations, l'humanité est devenue une
force géologique à l'échelle de la planète. ll est certainement vrai que les
humains ont toujours modifié leur environnement, parfois à grande échelle.
Mais ce que nous documentons depuis le milieu du XXe siècle est sans
précédent, en rythme comme en amplitude »,»
Érik Orsenna
Érik Arnoult, né en 1947, romancier français. Études de philosophie,
de sciences politiques et surtout d'économie. Chercheur et enseignant dans
le domaine de la finance internationale et de l'économie du développement.
Vice-président du conseil d’administration de la fondation FARM
(‘Fondation pour l'Agriculture et la Ruralité dans le Monde’). Membre de
l’Académie Française, navigateur, amoureux de l’Afrique. Chargé d’un plan
national pour les bibliothèques.
En 2019, participe à la mission de six mois de la goélette ‘Tara’ sur
dix fleuves d'Europe qui contribuent à la pollution par les plastiques, la
‘Mission microplastiques 2019’.
« La nature recycle tous ses déchets. La vie est une start up qui a
démarré il y a 4 milliards d’années. Ceux qui veulent être dans le durable
doivent imiter la vie ».
* La goélette ‘Tara’, construite à l’initiative de Jean-Louis Étienne, appartient à la
‘Fondation Tara Océan’, première fondation reconnue d’utilité publique consacrée à
l’Océan. Voué à la recherche scientifique et à la défense de l’environnement, le rôle de
la goélette consiste notamment à prédire et mieux anticiper l’impact du changement
climatique : collecte des micro-organismes marins pour établir une cartographie de leur
répartition, des modèles de leurs interactions, étude de la biodiversité complète des
récifs coralliens, etc
Voir aussi E. Orsenna in « Chercheurs de changement sociétal »
Petra Kelly
Petra Karin Lehmann, (1947-1992), militante allemande. À 12 ans,
quitte l’Allemagne avec sa famille pour s’établir aux États-Unis. En 1970,
diplômée en science politique à l’American University. De 1972 à 1983,
travaille pour la Commission européenne à Bruxelles.
. Cofondatrice en 1979 du parti allemand Die Grünen (Les Verts).
Veut changer la mentalité valorisant la consommation pour une mentalité
valorisant la conservation. Prix Nobel alternatif en 1982, « pour une
nouvelle vision unissant des inquiétudes écologiques au désarmement, à
la justice sociale et aux droits de l'homme ».
En 1983, élue en tant que représentante des Verts au Parlement
du Land de Bavière. Proteste contre les atteintes à l’environnement, mais
aussi contre les montants faramineux investis dans les armes de guerre.
Le 1er octobre 1992, tuée par balle, pendant son sommeil, par son
compagnon Gert Bastian, général autrefois impliqué avec la police nazie
et qui se suicide ensuite.
« Une économie fondée sur l'écologie ne mesure pas la finalité
d'une société en termes de plus grand nombre possible de biens et
services produits [...], mais plutôt dans des méthodes de production qui
peuvent servir l'environnement, protéger la santé humaine et aboutir à des
conditions durables de vie ».
Alain Lipietz
Né en 1947, polytechnicien, économiste, écologiste français,
député européen ‘Europe Écologie - Les Verts’.
Spécialités : réorientation de la politique de la ‘Banque
européenne d’investissement’, supervision et règles prudentielles
des conglomérats financiers, responsabilité civile des entreprises en
matière environnementale, inclusion de l’aviation civile dans le quota
européen des gaz à effet de serre, soutenabilité écologique du
commerce international, création de l’Agence européenne de
l’énergie, etc.
« La crise actuelle n’est pas seulement une crise financière,
une crise de la dette, de la folie des traders et de l’économie casino.
Plus profonde encore que la crise des années 1930, c’est la crise
d’une façon de produire, de consommer, de se nourrir, de se chauffer
et transporter…
Un monde qui devenait invivable est devenu impossible. Nous
pouvons nous en sortir, à condition de faire retour, non seulement sur
trente ans de libéralisme débridé, mais sur un siècle de
productivisme irresponsable ».
Jean-Pierre Berlan
Français né en 194?, agronome et docteur en économie, ex-
directeur de recherche en sciences économiques à l‘’Institut national
de la recherche agronomique’ (INRA). Membre du conseil scientifique
d’ATTAC. "Research associate" dans le laboratoire de R. Lewontin,
professeur de génétique de l'évolution.
Développe une réflexion très critique envers l'évolution des
pratiques actuelles des biotechnologies qu'il accuse d'être devenues
des "sciences de la mort" contrairement à leur étymologie qui signifie
"sciences de la vie".
Dénonce le pillage et la marchandisation des ressources
génétiques de la planète opérés par les États-Unis et l’Europe.
Dénonce l'accaparement du vivant par un cartel de transnationales
« agrotoxiques ».
« Le maïs est une catastrophe écologique : il laisse les sols nus
l’hiver, nécessite des quantités énormes d’eau et exige d’être
complémenté par des importations massives de soja. (…)
Le but d’un sélectionneur-généticien est d’en finir avec la gratuité de
la vie ».
Frédéric Jacquemart
Né en 1947, Français, docteur en médecine et en biologie, licencié
en philosophie.
Membre de la FRAPNA Ardèche et du ‘Haut Conseil des
Biotechnologies’ (HCB), Président du ‘Groupe international d’études
transdisciplinaires’ (GIET), d’ ‘Inf’OGM’ et du ‘Lien Théâtre’.
« La technoscience détruit le monde vivant. La biosphère est un
système constitué d'êtres connectés les uns aux autres, qui a sa
dynamique propre, et nous faisons partie de ce système. En transformer
profondément l'organisation nous met en péril en tant qu'espèce. Il faut
comprendre - et ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît - que ce qui n'est
pas bon pour l'humanité est faux. La technoscience s'avère être
fausse (…) On ne peut pas croître à l'infini dans un monde fini. (…)
La métamorphose culturelle que nous nous apprêtons à
vivre est la période la plus passionnante de l'histoire humaine.
Elle nécessite d'exalter tout ce que l'être humain a de meilleur
pour réussir l'immense défi qui nous est imposé. ».
Bernard Dangeard
Né en 1948, ingénieur de l’’École supérieure de physique et de
chimie industrielles de Paris’ (ESPCI), membre de la ‘communauté de
l’Arche de Lanza del Vasto’ de 1975 à 2000, ex-responsable de l’Arche
francophone.
Praticien et formateur en menage de chevaux de trait dans le
domaine viticole de Chapoutier à Tain-l’Hermitage, puis dans une ferme
de Cocagne, puis à la Grande Chouannière à Ségrie (Sarthe). Les
équidés (chevaux, mulets, ânes) ne tassent pas le sol, peuvent travailler
sur des bandes étroites et ne subiront pas les crises du pétrole.
« Le choix de l’animal de trait sur des surfaces maraîchères est
peut-être aussi crucial qu’a pu être le choix de l’agriculture biologique
dans les années 1960. C’est le modèle prestation de service qui est le
plus pertinent à l’heure actuelle. En effet, mener un cheval sur une
surface de vigne, de maraîchage ou en débardage forestier est un métier
à part entière qui demande beaucoup de professionnalisme.
Il faut construire des partenariats entre maraîchers et prestataires,
tout en continuant à travailler sur la conception de matériel adapté. »
Ken Yeang
Né en 1948, architecte malaisien. Études au Cheltenham
College dans le comté anglais de Gloucestershire. Doctorat en
‘Design écologique’ à l'université de Cambridge.
Conçoit les gratte-ciel comme inévitables, en raison de la
pression démographique, passe sa vie professionnelle à réfuter l'idée
reçue que les immeubles de grande hauteur sont forcément néfastes
pour l'environnement. En 2005, directeur de Llewelyn Davies Yeang,
cabinet pluridisciplinaire d'urbanisme, architecture et architecture
paysagère qui développe des solutions de design environnemental
pour les immeubles de grande hauteur.
Son immeuble Menara Mesiniaga, construit en 1992 à Subang
Jaya (Malaisie) cumule toutes ses techniques bioclimatiques, en
particulier les "architectures végétales verticales" et un système
d'"immeuble actif intelligent" pour économiser l'énergie.
« On peut concevoir des bâtiments et permettre des activités
humaines sélectives dans des paysages vierges et semi-vierges avec
un impact minimal sur leur écologie. »
« Le plus important dans un bâtiment, c’est qu’il rende les gens
heureux. »
Allain Bougrain-Dubourg
Né en 1948, journaliste, ornithologue, producteur, réalisateur
de télévision français et président de la ‘Ligue pour la protection des
oiseaux’ (LPO), co-initiateur du ‘Grenelle de l'environnement’.
Produit les émissions Terre des bêtes, Entre chien et loup,
Animalia, Vivre avec les bêtes. Administrateur de la ‘Fondation pour la
Recherche sur la Biodiversité’, directeur de la collection État Sauvage
aux éditions Atlas, producteur de disques compacts sur la nature et la
faune.
Son livre Les héros de la biodiversité présente des acteurs
tels que Jean-François Noblet, fondateur de la Frapna -Fédération
Rhône-Alpes de protection de la nature, Nicolas Maurel (papillons),
Sylvain Henriquet (vautours), Pascal Provost (chauves-souris), Guy
Jarry (faucons), Nicolas Gérardin (mérous)
« La biodiversité végétale favorise la biodiversité animale. (…)
Observer, nourrir ou protéger : tel est le programme de ceux qui
œuvrent à la préservation de la biodiversité en mer, à terre et dans les
airs. »
Georges Turlin
Né en 1948, ingénieur français. Né dans une banlieue ouvrière,
côtoie le milieu paysan haut-alpin, termine sa carrière dans l'ingénierie
de plateformes pétrolières.
« Le pétrole est une denrée épuisable dont la production atteint
un maximum pour ensuite décliner. Cette denrée est essentielle et
irremplaçable pour maintenir le monde industriel dans lequel nous
vivons, le déclin de l'une annonce donc le déclin inéluctable de l'autre.
La machine qui supplanta l'outil ces derniers siècles ne fonctionnera
plus, l'homme sera contraint à l'essentiel et laissera de côté le
superflu. Ce propos n'est ni une idée, ni une théorie, ce n'est que la
constatation d'événements physiques simples qui permet de prédire
sans aucun doute que les générations futures devront se passer de
machines, d'électricité et par la suite ne seront même plus en mesure
de produire d'outils métalliques. (…)
Cet avenir est radieux, c'est en effet la seule chance de survie
de l'humanité, la seule chance qu'elle ait de ne pas suffoquer sous la
pollution que son activité frénétique engendre. »
Pierre Déom
Né en 1949, ex-enseignant et naturaliste français, initiateur,
rédacteur, dessinateur et principal artisan de la revue La Hulotte, installé
dans la commune de Boult-aux-Bois (Ardennes).
La revue de vulgarisation sur la nature, "le journal le plus lu dans
les terriers", "irrégulomadaire", solide référence scientifique dans les
bibliothèques du monde entier, raconte la vie des animaux sauvages, des
arbres et des fleurs d’Europe.
Son travail combine de l'observation, mais aussi de longues études
de documentation, un travail original de dessin à l’encre de Chine et de
mise en forme de l'information, ludique et poétique.
« La hulotte est un très bel animal, qui symbolise bien la difficulté
pour l'homme de pacifier ses rapports avec la nature sauvage. (…)
« Le plus grand danger, ce sont les OGM. (…) Mon autre motif de
colère, ce sont les pesticides. »
Isabelle Bourboulon
Née en 1949, journaliste française indépendante. Auteure (Le livre
noir du management), et coauteure pour l'association ‘ATTAC’ : Le livre
noir des banques, Toujours plus pour les riches, Prenons le contrôle de la
finance, L'abécédaire engagé.
Dans Soleil trompeur, ITER ou le fantasme de l’énergie illimitée,
raconte l’histoire de ce projet industriel international, et explique comment
ce programme nucléaire de très long terme (opérationnel en 2035 au
mieux) entre en contradiction avec les défis du réchauffement climatique.
ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) est un réacteur
nucléaire expérimental situé à Cadarache (Provence) auquel participent l’Union
européenne et les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud :
projet inédit de fusion (réaction libérant de l’énergie, à l’image de ce que fait
naturellement le Soleil), et non plus de fission (éclatement de noyaux d’atomes
d’uranium), à savoir confinement magnétique d'un "plasma" de noyaux d'hydrogène
portés à très haute température. Pour ses défenseurs, la promesse d’« une source
d’énergie propre et quasiment inépuisable ». Pour ses détracteurs*, une chimère
scientifique doublée d’un gouffre financier : au minimum 40 milliards d’euros, dont
près de la moitié à la charge des contribuables européens.
Propose un scénario de réaffectation des crédits vers l’efficacité
énergétique et les renouvelables.
* Masatoshi Koshiba, Georges Charpak, Pierre-Gilles de Gennes, Sébastien Balibar,
Yves Pomeau Jacques Treiner.
Silvia Pérez-Vitoria
Française d’origine espagnole née en 1949, économiste,
sociologue et documentariste.
Réalise des films documentaires sur les questions agricoles et
paysannes aux États-Unis, en Espagne, en France, au Mexique, en
Roumanie, en Erythrée, au Nicaragua, etc. Collaboratrice pour le
journal L'Écologiste ainsi qu'au Monde Diplomatique.
Plaide pour un monde paysan basé sur l'autosubsistance et se
positionne contre l'emprise des pesticides et engrais chimiques, des
monocultures, des OGM et de la mécanisation excessive de
l'agriculture.
« La paysannerie a su préserver, partout dans le monde, des
valeurs de solidarité et d'équilibre écologique, malgré les ravages
sociaux et environnementaux provoqués par l'industrialisation de
l'agriculture. Situés aux avant-postes des grands problèmes que
traverse la planète : chômage, environnement, santé, les paysans font
des propositions et mettent en place des alternatives. »
Carlo Petrini
Né en 1949, journaliste, sociologue, gastronome, oenologue et
critique gastronomique italien.
Fonde en 1989 et dirige depuis cette date l'association Slow
Food, en réaction à l'émergence du mode de consommation de type
restauration rapide.
Ce mouvement international (2 000 associations dans 150 pays)
a pour principal objectif de sensibiliser les citoyens à l'éco-gastronomie
et à l'alter-consommation.
Il est en première ligne dans la lutte contre les OGM, pour la
défense des plantes et cultures en voie d’extinction et des biodiversités
locales.
« Les terres ne sont plus aussi fertiles que par le passé, bientôt
l’eau manquera. Nous avons perdu 76 % des biodiversités et nous
jetons 50 % de ce que nous produisons. Il faut changer de cap. (…)
Le monde a besoin de la sensibilité des femmes et de leur pragmatisme,
de la sagesse des anciens et de leur mémoire. Ce sont les peuples qui
détiennent la clé d’une économie durable de la nature. »
Antoine Waechter
Né en 1949, homme politique français. Fonde à 16 ans la section
mulhousienne des ‘Jeunes amis des animaux’. Docteur en biologie
écologie de l’université de Strasbourg, thèse de doctorat en psychophy-
siologie portant sur l'éthologie et l’écologie de la fouine. À partir de 1967,
se bat pour la préservation de la faune et des zones naturelles. Dirige
depuis 1978 un bureau d’étude spécialisé dans l’environnement.
En 1973, participe avec Solange Fernex et Henri Jenn à l'émer-
gence du premier mouvement politique écologiste en France, ‘Écologie et
Survie’. Contribue à la création du Mouvement écologique, fondé à la
suite de la candidature de René Dumont à la présidentielle de 1974.
Candidat des ‘Verts’ à l'élection présidentielle de 1988 et député européen
de 1989 à 1991. Quitte les ‘Verts’ en 1994 et fonde le ‘Mouvement écolo-
giste indépendant’ (MEI).
Aux élections européennes de 2009, après l'échec d'une négocia-
tion avec ‘Europe Écologie Les Verts’, suscite la naissance de l‘’Alliance
écologiste indépendante’ (AEI), avec ‘Génération écologie’ et ‘La France
en action’.
Affirme l'impossibilité d'une « croissance infinie dans un monde
limité », décrit les risques posés par l'explosion démographique, la
mobilité accrue et les évolutions techniques non maîtrisées
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Penseurs et acteurs de l’écologie et de l’altercroissance. — 03. De 1936 à 1949

  • 1. Trombinoscopes "Chercheurs d’humanité" Penseurs et acteurs de l’écologie et de l’altercroissance 3 - de 1936 à 1949 Étienne Godinot .02.09.2021
  • 2. Satish Kumar Indien né en 1936, moine jaïn dans sa jeunesse, disciple de Vinoba Bhave. Entreprend en 1962 une marche de 3 ans avec un ami contre l’arme nucléaire (Moscou, Paris, Londres, Washington). Installé en Angleterre depuis 1973. Éditeur du magazine Resurgence & Ecologist, fondateur et directeur des programmes du Schumacher College, centre international d’études écologiques. « Les abattoirs industriels et la boulimie de viande sont des abominations pour les végétariens jaïns. On se moque d’eux car ils respectent les insectes : voyez aujourd’hui ce qui arrive aux abeilles, et comment nous dépendons d’elles. » « La devise "Liberté, égalité, fraternité" a libéré les hommes de l’ordre monarchique, mais il lui manque une dimension essentielle : le respect de tout ce qui vit. Raison et compassion, liberté et interdépen- dance. » « Les armes nucléaires sont le symptôme et le produit dérivé d’une foi aveugle dans la science. »
  • 3. Claude Aubert Né en 1936, ingénieur agronome et écrivain français. Ingénieur agronome de l‘’Institut National Agronomique’ (INA) de Paris. Chargé d'études à la ‘Société d'Études pour le Développement Economique et Social’ (SEDES), participe à des études de développement agricole en Afrique de l'Ouest et en Tunisie, acquiert la conviction qu'il doit se tourner vers l'agriculture biologique. Maraîcher bio, Secrétaire général de ‘Nature et Progrès’, cofondateur en 1979 de la maison d'édition Terre vivante. Coauteur, notamment avec sa femme Emmanuelle, de nombreux livres sur l'agriculture biologique, l'alimentation saine et les relations entre environnement et santé. Membre du CA de la ‘Fédération Internationale des Mouvements d’Agriculture Biologique’ (IFOAM), participe à la rédaction du premier cahier des charges de cette organisation, base de la réglementation européenne. Cofondateur en 1990 avec Karin Mundt d’un Centre écologique à Mens, à 50 km de Grenoble. Conférencier, auteur d’une vingtaine de livres et consultant. « L'agriculture biologique est une alternative possible, nécessaire tant pour la santé que pour l'environnement, et généralisable. »
  • 4. Pape François Constate les effets des activités humaines sur l'environnement (pollution, réchauffement climatique, etc.), critique le court-termisme de notre civilisation, identifie dans « la globalisation du paradigme technocratique » la cause de la crise écologique actuelle, se préoccupe de l'« inégalité planétaire » entre les pays du Nord et les pays du Sud et notamment des pays les plus pauvres, se montre attentif aux besoins des générations futures. "L'heure est venue d'accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde, mettant à disposition des ressources pour une saine croissance en d'autres parties". Jorge Mario Bergoglio, né en 1936, ex-archevêque de Buenos Aires et cardinal, élu pape de l’Église catholique romaine en mars 2013. Prend le nom de François en mémoire de François d'Assise (1182-1226). Publie en juin 2015 l’encyclique Laudato Si, dont le projet a été préparé par la ‘Commission pontificale Justice et Paix’. Premier texte romain à traiter spécifiquement des questions liées à la sauvegarde de la Création, à l'écologie globale et au développement durable.
  • 5. Martin Wolfe (1937-2019), agronome anglais, spécialiste de l’agroforesterie. Diplôme en agriculture et botanique de l’université de Reading, doctorat à l’université de Cambridge. Professeur de phytopathologie durant 28 ans au Plant Breeding Institute (PBI) de Cambridge, puis 9 ans à Zürich. Après 1997, dirige, avec son épouse Ann, Wakelyns Agroforestry une ferme d'agroforesterie intégrée biologique très innovante dans le Suffolk, à l‘Est de l'Angleterre. Consacre sa vie à la recherche dans et sur les systèmes agricoles. Pionnier du travail dans un contexte multidisciplinaire et un cadre agro- écologique, avec une expérience directe de la recherche sur les cultures et l'élevage ainsi que sur la gestion des exploitations agricoles et l'envi- ronnement. Sa grande passion est la diversification des systèmes alimen- taires et agricoles, la diversité entre les espèces et au sein des espèces. Champion de la sélection des plantes et de l’étude de leur complémenta- rité : co-culture, populations de plantes, essais de nouvelles cultures, culture en couloirs. Se passionne pour les variétés de blés ou de lentilles, à échanger librement entre agriculteurs et à cultiver sans les restrictions des droits de propriété intellectuelle, pour la résilience à inventer face aux menaces climatiques et alimentaires.
  • 6. Pierre Fournier (1937-1973), journaliste et dessinateur pamphlétaire français. Élève de l‘’École nationale supérieure des arts décoratifs’. Secrétaire administratif stagiaire à la ‘Caisse des Dépôts et Consignations’. Anime en 1971 un rassemblement contre la centrale nucléaire du Bugey. Rédacteur et dessinateur à Hara-Kiri où il introduit le thème de l’écologie, puis à Charlie Hebdo. Un des premiers anti-nucléaires, prônant une écologie radicale et libertaire. En 1972, crée son propre journal, La Gueule ouverte, "le journal qui annonce la fin du monde", qui fusionnera avec le mensuel Combat non-violent. « Pendant qu’on nous amuse avec des guerres et des révolutions qui s’engendrent les unes les autres en répétant toujours la même chose, l’homme est en train, à force d’exploitation technologique incontrôlée, de rendre la terre inhabitable, non seulement pour lui mais pour toutes les formes de vie supérieures. (…) La catastrophe, beaucoup plus prochaine que vous ne l’imaginez, ne pourrait être évitée que par une réforme des habitudes mentales encore plus radicale encore que celle jadis opérée par les rédacteurs de la Grande Encyclopédie.»
  • 7. Gilbert et Josine Cardon G.C., Belge né en 1937. Privé d’emploi, crée avec sa femme Josine en 1969, à Mouscron, l’association ‘Les fraternités ouvrières’ qui vise à l’éducation populaire permanente dans le domaine du maraîchage biologique en permaculture. Sur les 1 850 m² de leur jardin, plantent 2 050 arbres fruitiers et arbustes de 1300 variétés différentes. Le jardin-forêt donne 12 mois/12 avec une exubérance extraordinaire depuis plus de 35 ans sans aucun labour ni ajout de pesticide ou engrais chimiques. Des sachets de plus de 6 500 variétés de légumes, céréales, fleurs, arbres, provenant du monde entier, s’alignent dans la grainothèque. « Un bon jardinier doit être paresseux. Si on s’active trop dès qu’on voit un problème, on n’a pas le temps de comprendre le problème et il va toujours revenir. Quand on a un problème, il faut en faire une solution. Si on a des pucerons, il suffit de planter des fleurs ou des fèves qui attirent les coccinelles. J’ai 2 000 arbres fruitiers, ils sont tous les uns sur les autres, normalement rien ne devrait pousser. Pourtant, ça pousse et il y a des années où je ne vois aucune maladie. Les arbres durent 2 à 3 fois plus longtemps que la normale. Les agronomes qui viennent disent que tout ce qui se fait ici est contraire à toutes les règles.»
  • 8. Jared Diamond Né en 1937, biologiste évolutionniste, physiologiste et géonomiste états-unien. Étudie l'écologie et l'évolution des oiseaux de Nouvelle-Guinée,s'intéresse à l'histoire de l'environnement et devient professeur de géographie à l'Université de Californie à Los Angeles. Publie des ouvrages de vulgarisation scientifique. Soutient que pour certaines communautés humaines, telles que celles de l'île de Pâques, des Mayas ou des Vikings du Groenland, une des causes de leur disparition serait liée à leur impact sur leur environnement, tout en affirmant qu'il ne connaît « aucun cas dans lequel l'effondrement d'une société ne serait attribuable qu'aux seuls dommages écologiques ». Relève une douzaine de problèmes et propose « des plans à long terme et la volonté de reconsidérer les valeurs fondamentales ». Étudie également des sociétés, telles celles des Islandais, des Japonais ou des Tikopiens, pour montrer que celles-ci, malgré d'énormes handicaps environnementaux, sont parvenus à survivre et en tirer des leçons pour nos sociétés modernes.
  • 9. Pierre Rabhi Rabah Rabhi, né en 1938 en Algérie, agrobiologiste, philosophe et écrivain français. Ouvrier à la chaîne en usine à Paris. S’installe avec sa femme en Ardèche en 1960, ouvrier agricole puis éleveur caprin, expérimente l'agriculture biodynamique. En 1978, chargé de formation en agroécologie par le ‘Centre d'étude et de formation rurales appliquées’ (CEFRA). En 1985, crée un centre de formation en agroécologie à Gorom-Gorom (Burkina Faso), avec l'appui de l'association ‘Le Point- Mulhouse’ et du président Mathieu Sankara. En 1988, fonde le ‘Carrefour international d'échanges de pratiques appliquées au développement’ (Ciepad). Met en place un « module optimisé d'installation agricole », des programmes de sensibilisation et de formation, et de nombreuses actions de développement à l'étranger. Inventeur du concept ‘Oasis en tous lieux’. Fondateur de ‘Terre et humanisme’, cofondateur du ‘Mouvement Colibris’’ et du centre agrobiologique des Amanins à La Roche-sur-Grane (Drôme). ../..
  • 10. Pierre Rabhi Prône une nouvelle civilisation agraire, enrichie de connaissances nouvelles, avec une dimension esthétique, poétique et spirituelle. Préconise 4 orientations : - Éduquer à la complémentarité et à la coopération, - Reconnaître l’importance du féminin, - Exalter la beauté de la modération, - Reconnaître le caractère sacré de la vie. « La nourriture aujourd'hui est tellement toxique que, quand on se met à table, plutôt que de souhaiter « Bon appétit !", on devrait se souhaiter « Bonne chance !". » « L’écologie est la plus belle - et la dernière - occasion offerte à l’humanité de redonner du sens à ce qu’elle est, et la seule porte d’entrée pour changer de civilisation. » « Un jour, il nous faudra bien répondre à notre véritable vocation, qui n'est pas de produire et de consommer sans fin, mais d'aimer, d'admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes."
  • 11. Mick Pearce Né en 1938, architecte zimbabwéen. Étudie l’architecture à Londres et obtient son diplôme en 1962. Sa passion pour ce domaine et son intérêt pour le développement durable l’amènent à s’inspirer de la nature. Met en pratique les principes du biomimétisme et utilise des matériaux naturels pour ainsi prôner une forme d’architecture responsable et non dommageable pour l’environnement. On lui doit notamment l’Eastgate, un bâtiment situé à Harare, dont le système de maintien de la température s’inspire de celui que l’on retrouve dans les termitières. Les termites assurent leur climatisation grâce à deux éléments : une cheminée centrale et de nombreux petits trous creusés sur les parties basses et sur les côtés de leur nid. Le jour, l’air chaud est aspiré par les trous puis circule dans les parties souterraines où il se rafraîchit. Il s’écoule ensuite par la cheminée. La nuit, les termites rebouchent les trous afin de garder la chaleur accumulée pendant la journée ; ce qui leur permet de conserver une température constante, naturelle et à moindre frais. Travaille notamment au Zimbabwe, en Zambie, aux États-Unis et en Australie.
  • 12. Bernard Laponche Français né en 1938, ingénieur de l’École Polytechnique, docteur ès sciences (physique des réacteurs nucléaires) et docteur en économie de l’énergie. Ingénieur au ‘Commissariat à l’Énergie Atomique’ (CEA), participe à la construction des premières centrales nucléaires françaises. Directeur de l’’Agence française pour la maîtrise de l’énergie’ (ADEME -1982-1987), consultant. « Pourquoi recréer sur Terre l’énergie du soleil puisqu’elle nous arrive en grande quantité ? (…) L’énergie nucléaire est le moyen le plus dangereux de faire bouillir de l’eau. Le risque d’accident majeur en Europe est une certitude statistique. Une petite caste techno-bureaucratique a gouverné les questions énérgétiques depuis toujours avec la servilité des politiques. On a fait pression pour la consommation d’électricité, et en particulier pour son usage le plus imbécile, le chauffage électrique. Les Allemands réussissent la transition énergétique parce qu’ils l’ont décidée.»
  • 13. Francis Hallé Né en 1938, botaniste, biologiste et dendrologue français. Spécialiste de l’écologie des forêts tropicales humides, de l’architecture des arbres, et défenseur des forêts primaires (jamais exploitées par l’homme, soit 5 à 10 % des forêts de la planète). De 1986 à 2003, à la tête des missions scientifiques du ‘Radeau des cimes’, découvre que les canopées des forêts tropicales sont une source primordiale de la biodiversité. Dénonce le désastre écologique que constitue la déforestation abusive pratiquée par les grands groupes industriels, dont on peut déjà voir les conséquences dans des pays tels que Haïti, le Nigéria, Madagascar ou la Malaisie. Montre que les arbres éprouvent des émotions et sont capables par exemple, en cas de stress, d’émettre des composés organiques volatils afin d’avertir leurs semblables. « Une forêt secondaire a besoin de 7 siècles pour revenir à l'état primaire. Les animaux sont les maîtres de l’espace, les arbres sont les maîtres du temps. (…) Les arbres sont nos meilleurs alliés face au réchauffement climatique. »
  • 14. Gro Harlem Brundtland Née en 1939, femme politique norvégienne, Premier Ministre , directrice de l’’Organisation Mondiale de la Santé’ (1998-2003). Préside la ‘Commission mondiale sur l’environnement et le développement’ créée par l’ONU en 1983 (23 personnes issues de 22 pays). Pendant trois ans, la Commission auditionne différents acteurs des pays "développés" et "en développement" (gouvernements, ONG, grand public), commande plus de 75 études liées aux problématiques d'environnement et de développement économique, et publie en 1987 son rapport final Notre avenir à tous (Our Common Future), dit "rapport Brundtland". « Le développement durable (ou soutenable) est un mode de développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. » Il doit prendre en compte les besoins, et plus particulièrement ceux des plus démunis, à les limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
  • 15. Eugen Drewermann Né en 1940, théologien allemand, psychanalyste jungien. Préconise une nouvelle relation de l’homme à la nature. La sauvegarde de l’environnement nécessite de conjuguer nos efforts dans les domaines politique, scientifique, philosophique et spirituel. Développe notamment 3 idées : - Tout n’existe pas dans la nature uniquement pour satisfaire les besoins de l’homme; - La paix entre l’homme et la nature suppose une nouvelle conception du progrès, de l’économie, de la religion; - L’émotion et l’inconscient sont aussi humains, et pas seulement la rationalité. S’intéresse particulièrement au respect et à la maltraitance des animaux. Voir aussi E.D. dans le Trombinoscope « Chercheurs de sens et spirituels »
  • 16. Thierry Gaudin Né en 1940, ingénieur français (Polytechniques, Mines), docteur en sciences de l’information et de la communication. Expert international (OCDE, Commission Européenne, Banque Mondiale) en politique d'innovation et en prospective. Président de l’association internationale ‘Prospective 2100’. Affirme que la croissance actuelle ne crée pas d’emplois, mais qu’elle les détruit. L’avenir appartient à ceux qui auront à la fois des savoir-faire rudimentaires (cultiver un jardin, faire son pain, bricoler) et des savoir-faire nouveaux (surfer sur Internet). « L’humanité, une espèce vivante parmi d’autres, au lieu d’être le plus grand prédateur de la nature, doit devenir le gardien, le jardinier de l’écosystème ». « La course à la puissance, fondée sur des mythes hollywoo- diens, précipite les crises au lieu de les résoudre. Nous avons besoin de changer de vision du monde et d’apprendre à vivre en empathie avec la nature. »
  • 17. Serge Latouche Né en 1940, économiste français, professeur à l’université de Paris Sud 11. Dirige le ‘Groupe de recherche en anthropologie, épistémologie de la pauvreté’ (GRAEEP). Penseur de la décroissance. Après avoir critiqué les politiques actuelles de développement dans Faut-il refuser le développement, conceptualise l'après-développement. Critique notamment les notions d'efficacité économique et de rationalité économique. Dénonce les 3 piliers de la société de consommation : la publicité, l’obsolescence programmée, le crédit. Les 8 objectifs interdépendants susceptibles d’enclencher un cercle vertueux de décroissance sereine, conviviale et soutenable sont : réévaluer, reconceptualiser, restructurer, redistribuer, relocaliser, réduire, réutiliser, recycler. Dans les pays du Sud, rompre, renouer, retrouver, réintroduire, récupérer.
  • 18. Raymond Dasman, Thomas Lovejoy, Walter Rosen et Edward Wilson L'invention du terme biological diversity est créditée en 1968 à Raymond F. Dasmann (1919-2002), biologiste états-unien de la conservation, professeur d'écologie et fondateur du Programme de la biosphère de l'UNESCO. T. Lovejoy*, né en 1941, biologiste états-unien spécialiste de l'Amazonie et de la biologie de conservation vulgarise le terme en 1980. * Président du département Biodiversité au ‘Centre H. John Heinz III pour la science, l'économie et l'environnement’ jusqu'en 2013. Longtemps proche du WWF- États-Unis, conseiller pour la biodiversité du président de la ‘Banque mondiale’. Très impliqué dans le projet REDD, ‘Réduction des émissions, contre la déforestation et le déboisement’. « La réduction de la diversité biologique de la planète est la question la plus fondamentale de notre temps. » (1980) L'expression est ensuite contractée en « biodiversité » (biodiversity) par Walter G. Rosen à l'occasion d'un congrès tenu à Washington en 1986 et intitulé The National Forum on BioDiversity. E. Wilson (photo du bas), né en1929, biologiste états-unien, entomologiste et myrmécologue de notoriété mondiale, fondateur de la sociobiologie, consacre le mot biodiversité en 1988.
  • 19. James Hansen Né en 1941, climatologue états-unien, docteur en physique. De 1981 à 2013, dirige le Goddard Institute for Space Studies de la NASA. Professeur associé au Département des sciences de la Terre et de l’environnement de l’université Columbia. En juin 1988, lors d'un célèbre exposé devant le Sénat états-unien, avertit les élus que le réchauffement de la planète est une réalité. Mène des actions non-violentes visant à réduire les effets du changement climatique (protestation contre le ‘rasage de montagne’ et les mines de charbon à ciel ouvert, contre le prolongement de l’oléoduc Keystone, etc.) , ce qui lui vaut plusieurs arrestations. Croyait, en tant que scientifique, qu’il lui suffisait d’alerter les opinions publiques et les élus sur la dangerosité de l’évolution du climat comme il l’a fait dès 1988. Doit déchanter, retourne à sa recherche. Mais l’arrivée au monde de ses petits-enfants le secoue très profondément. Depuis ne cesse plus de se battre pour eux. Ce faisant, inspire les associations de grands-parents qui se sont créées dans le monde (Norvège, Suède, États-Unis, Suisse, Canada, France, Belgique, etc.)
  • 20. Jacques Perrin Jacques-André Simonet, né en 1941, acteur, réalisateur de documentaires et producteur de cinéma français. Issu du milieu du théâtre. Après 1990, se consacre à la production, notamment sur le thème de la nature : Microcosmos : Le Peuple de l'herbe (1995), Le Peuple migrateur (2001), Océans (2010), Le Peuple des océans (2011), Les Saisons (2016). En 2011, soutient officiellement le chef Raoni dans sa lutte contre le barrage de Belo Monte. «Tout ce que l'homme a mis en place patiemment, pendant des siècles, une nouvelle faune d'insectes, d'oiseaux, d'abeilles, on en a fait table rase au 20ème siècle. Dans les campagnes, la situation est drama- tique pour les oiseaux et les abeilles.» « Il faut être alarmiste bien sûr, mais donner aussi l'envie de se battre. Dans tous nos films, nous ne montrons le désastre que pendant cinq ou dix minutes. Il faut se sortir de cette ornière.»
  • 21. Alain Gras Né en 1941, sociologue et écologiste français, professeur de socio-anthropologie des techniques à l’Université Paris 1 Panthéon- Sorbonne. Affirme que l’usage de l’énergie fossile a été une erreur de notre civilisation qui a rompu l’équilibre entre l’usage énergétique des quatre éléments (eau, terre, air, feu). La seule issue consiste à éviter les techniques qui utilisent la combustion et à réinventer celles dont la trajectoire a été interrompue au 19ème siècle et qui sont fondées sur les autres éléments. Dans son livre Fragilité de la puissance, recommande de se libérer de l’emprise technologique, une autre orientation socio-technique avec une décroissance consciente et non subie. « La croissance, c’est fini. Et pas seulement en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, mais partout. Les pays émergents, à leur tour, commencent à décroître. La priorité, c’est la technologie agricole »
  • 22. Philippe Desbrosses Né en 1941, agriculteur français, docteur en sciences de l’environnement, écrivain, un des pionniers de l’agriculture biologique en Europe. Directeur de la ‘Ferme Ste Marthe’, en Sologne, conservatoire de graines anciennes et centre de formation pilote en agriculture biologique. Crée en 1999 l’association ‘Intelligence Verte’ pour la sauvegarde du patrimoine génétique et de la biodiversité. Anime chaque année les ‘Entretiens de Sologne’ (anciennement ‘Entretiens de Millançay’) pour débattre sur une société plus responsable. « Les mots humain et humus ont la même origine. Cette coïncidence n’est pas due au hasard. La notion de terre nourricière est omniprésente dans toutes les mythologies. Aujourd’hui, nous ne sommes plus conscients du lien étroit qui nous unit au sol comme un cordon ombilical. Pourtant notre nourriture en dépend. »
  • 23. Ricardo Petrella Né en 1941, politologue et économiste italien, professeur à l’Université catholique de Louvain. De 1978 à 1994, directeur du programme de prospective FAST de la Commission européenne. Fonde en 1991 le ‘Groupe de Lisbonne’ qui promeut des analyses critiques sur les formes actuelles de la mondialisation, dénonce le dogme de la compétition. À partir du Manifeste de l’eau, fonde en 1997 le ‘Comité international pour un contrat mondial de l’eau’.* Initiateur en 2003 de l’’Université du Bien Commun’ (Belgique et France). «Toute politique de l’eau implique un haut niveau de démocratie au niveau local, national, continental et mondial». * Objectifs : 1) accès de base à l'eau considérée comme bien public, pour tous et chacun; 2) gestion solidaire et soutenable de l'eau, impliquant un devoir de solidarité et de cohérence mondiale et locale, respectant les libertés et les droits des générations futures et de protection et de respect envers l'écosystème Terre.
  • 24. Mae-Wan Ho Née en 1941 à Hong Kong, généticienne britannique. Doctorat en biochimie génétique, University of California, San Diego, Senior Research Fellow au Queen Elizabeth College , maître de conférences en génétique à la Open University. Directrice de l'Institute of Science in Society (ISIS), association qui, dans une conception holistique de la vie, milite contre les utilisations de la biotechnologie contraires à l'éthique (publications sur le changement climatique, les OGM, l'homéopathie, la médecine traditionnelle chinoise, l'eau mémoire). Exprime des critiques sur le génie génétique et le néo- darwinisme. « Un gène de stérilité conçu dans une culture pourrait être transféré à d'autres cultures ou des espèces sauvages. » « L’agriculture biologique peut être plus productive que celle faisant appel aux engrais de synthèse. »
  • 25. Bob Hunter (1941-2005), journaliste canadien, membre fondateur en 1971 à Vancouver de l'organisation écologique ‘Greenpeace’, avec Paul Watson et David Mac Taggart. Premier président de 1973 à 1977, accompagne sa transformation en organisation internationale. Invente le terme de Rainbow Warriors, les "guerriers de l'arc-en-ciel", qui désigne les activistes de l'organisation. Fait notamment campagne pour sauver les baleines, protéger les phoques et faire cesser les essais nucléaires. « Si nous ignorons les lois de l'écologie, nous continuerons d'être coupables de crimes contre la Terre. Nous ne serons pas jugés par les hommes pour ces crimes, par la Terre elle-même. La destruction de la Terre mènera inévitablement à la destruction de l’homme ».
  • 26. John Baird Callicott Né en 1941, philosophe et conférencier états-unien. Militant des droits civiques avec M.-L. King. Docteur en philosophie de l’université de Syracuse. Spécialiste mondial d'éthique de l'environnement. Professeur de philosophie et d'études des religions à l’Université de North Texas. « Ce qui demande le plus de travail est une éthique environnementale à l’échelle spatiale et temporelle du changement climatique. L’éthique environnementale du 20ème siècle est toujours pertinente pour les plus petites échelles qu’elle visait – celle des atteintes écologiques à l’échelle du kilomètre carré, en termes de décennies. Mais cette éthique environnementale n’est pas pertinente pour les échelles du changement climatique, planétaires et de l’ordre des siècles ou des millénaires. Le changement climatique change les règles du jeu de l’éthique environnementale. C’est sur cela que je travaille en ce moment : une nouvelle éthique environnementale pour le 21ème siècle – pour le troisième millénaire. »
  • 27. John Baird Callicott « Tout mouvement a besoin de plusieurs fonctions : désobéissance civile, action directe, réflexion. Sans compter que dans le cas le mouvement écologiste, il ne s’agit pas tant de sauver telle espèce ou tel animal, que de provoque le changement collectif global qui, seul, pourra résoudre la crise environnementale. L’action individuelle et le sacrifice personnel sont ici peu pertinents. La seule action effective est celle des collectivités – gouvernements, grandes entreprises, des entités à l’échelle du changement climatique planétaire. » « La philosophie de l’écologie est l’annonce de ce que sera une philosophie valable du 21ème siècle : un engagement pluridisciplinaire avec les sciences révolutionnaires (physique quantique, ontologie et épistémologie ; psychologie de l’évolution et éthique ; biogéochimie et éthique environnementale du changement climatique). »
  • 28. Dennis Meadows États-unien né en 1942, physicien, ex-professeur et chercheur au Massachusetts Institute of Technology, ex-directeur du projet ‘Predicament of Mankind’ pour le ‘Club de Rome’. Un des 4 rédacteurs en 1972 du ‘rapport Meadows’, première étude importante soulignant les dangers écologiques de la croissance économique et démographique. Recommande de substituer l’équilibre à la croissance et la limitation de deux enfants par couple. Propose de taxer l’industrie afin d’en stopper la croissance et réorienter les ressources ainsi prélevées vers l’agriculture, les services et surtout la lutte contre la pollution, de répartir les richesses afin de garantir la satisfaction des besoins humains principaux.
  • 29. William Rees et Mathis Wackernagel W. R., Canadien né en 1943, professeur à l'Université de la Colombie Britannique M.W, Suisse né en 1962, docteur en planification communautaire et régionale, défenseur de la durabilité. Co-créateurs du concept d'empreinte écologique. Animent le Global Footprint Network (‘Réseau de l‘Empreinte Écologique Globale’), groupe international de réflexion sur la durabilité. « L'empreinte écologique est un indicateur qui comptabilise la pression exercée par les hommes envers les ressources naturelles et les "services écologiques" fournis par la nature. Elle mesure les surfaces biologiquement productives de terres et d'eau nécessaires pour produire les ressources qu´un individu, une population ou une activité consomme et pour absorber les déchets générés. Cette surface est exprimée en hectares globaux (hag), c´est-à- dire en hectares ayant une productivité égale à la productivité moyenne. »
  • 30. Rees et Wackernagel L’empreinte écologique Le jour du dépassement Le jour du dépassement de la Terre (Earth Overshoot Day), correspond à la date de l’année où l’humanité a consommé l’ensemble des ressources renouvelables que la planète est capable de régénérer en un an. Passée cette date, calculée chaque année par l'ONG Global Footprint Network, l’humanité puise donc de manière irréversible dans les réserves naturelles non renouvelables de la Terre à l'échelle de temps humaine. Ce jour était en 1986 le 31 décembre, en 1993 le 21 octobre, en 2000 le 1er novembre, en 2010 le 21 août, en 2015 le 13 août, en 2018 le 1er août. En France, ce jour est en 2018 le 5 mai. Autrement dit, il faudrait 2,9 Terre si toute l'humanité vivait comme les Français. Qatar : 9 février USA : 14 mars Australie : 30 mars Chine : 14 juin Colombie : 16 novembre VietNam : 20 décembre Honduras : 31 décembre
  • 31. Gilles Clément Né en 1943, jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste, biologiste et écrivain français. Formation d’ingénieur horticole (1967) et de paysagiste (1969). Enseigne depuis 1979 à ‘l'École nationale supérieure du paysage’ de Versailles, en parallèle de son activité de concepteur. Voyage à travers le monde, en particulier dans l’hémisphère austral, où il étudie la flore des milieux soumis à un climat méditerra- néen. En 1977, s'installe à Crozant, dans la Creuse. Engagé en politi- que avec la gauche écologiste. Ses concepts découlent de l'observation qu'un paysage naturel n’est jamais figé, que les espèces et les gènes doivent circuler : 1) le « jardin en mouvement » : faire le plus possible avec, le moins possible contre ; 2) le « jardin planétaire » ; nous vivons sur une planète qui est ou peut être une sorte de jardin sans mur mais néanmoins fini : l'enclos planétaire, la biosphère, dans un monde spatialement et volumétrique- ment fini et limité, occupé par des jardiniers plus ou moins bons et responsables (l'humanité) ; 3) le « tiers-paysage » : espaces* qui, négligés ou inexploités par l'homme, présentent davantage de richesses naturelles sur le plan de la biodiversité que les espaces sylvicoles et agricoles. * friches industrielles ou non, marais, landes, tourbières, mais aussi les bords de route, rives, talus de voies ferrées, etc.
  • 32. Jean-Baptiste de Foucauld Français né en 1943, Science Po, ENA. Commissaire au Plan (1992-1995), rédacteur de plusieurs rapports publics Cofondateur de ‘Démocratie et Spiritualité’, de ‘Solidarités nouvelles face au chômage’, et du ‘Pacte civique’. Identifie 5 crises que traverse la société occidentale : économique, financière, écologique, sociale, perte de sens. « Le système politico-médiatique aura du mal à gérer la transition vers une autre société, car il ne prend pas à bras le corps la question centrale du désir, de l’essentiel et du superflu. » « Nous devons traiter à la fois la question de l’écologie, celle du chômage et celle de l’exclusion. » « Le principe de frugalité déconnecte l’abondance du désir matériel et la relie à un principe de justice, de solidarité et de redistribution, le tout dans la créativité ».
  • 33. Luc Schuiten Né en 1944, architecte belge. Formé à l‘’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles’. Parallèlement à sa carrière professionnelle consacrée à la conception d’habitations caractérisées par une grande attention à l’environnement, imagine des interventions dans les parties emblématiques de la ville et ses alentours. Se passionne pour l'archi- borescence. L'espace urbain qu’il imagine prend en effet la forme d'une luxuriante cité végétale, biomimétique, qui prend modèle sur la nature, tant au niveau de ses formes que des matériaux utilisés. Également scénariste de bande dessinée, en collaboration avec son frère, le dessinateur François Schuiten. En 2010, cofondateur de Biomimicry Europa qui a pour objectif de promouvoir le biomimétisme, un concept théorisé par Janine Benyus. « Aujourd’hui, construire c’est d’abord détruire : arbres abattus, terre cuite, pierres taillées, minerais fondus. La cité archiborescente, elle, est vivante. Elle se régénère à partir de ses propres déchets. Elle est conçue comme un massif corallien, où tous les systèmes se nourrissent les uns les autres. Elle est plus réaliste que les nouvelles villes comme Dubaï qui est construite sur le pillage des ressources de la planète. »
  • 34. Sebastião et Lelia Salgado Né 1944, photographe brésilien. Élevé dans une ferme du Brésil, maîtrise d'économie et d'économétrie à l'université de São Paulo. Militant au sein des ‘Jeunesses communistes’, contraint de fuir la dictature brésilienne, en 1969, avec sa femme, ne retrouve son pays qu'en 1979 après l'amnistie politique. En 1969, s'installe à Paris pour y suivre des cours à ‘l'École nationale de la statistique et de l'administration économique’ (Ensae) et y prépare un doctorat d'économie agricole. En 1971, recruté par ‘l'Organisation internationale du café’ (ICO), basée à Londres. En 1973, change brutalement de carrière. Rétrospectivement, explique à ce sujet : « J'emportais mon appareil photo pour mes enquêtes et je me suis aperçu que les images me donnaient dix fois plus de plaisir que les rapports économiques. Je commençais à voir le monde d'une autre manière, à travers le viseur et par un contact direct avec les gens. En fait, j'ai continué à faire la même chose : dresser un constat de la réalité. » Se forme à la photographie en autodidacte, puis intègre les agences photographiques Sygma, Gamma et Magnum. En 1994, crée à Paris avec sa femme Lélia Deluiz Wanicka, qui étudié l’architecture et l’urbanisme à Paris, l'agence de presse photos Amazonas Images. Travaille en argentique noir et blanc et numérique. Nommé représentant spécial de l’UNICEF en 2001. ../..
  • 35. Sebastião Salgado Témoin des vies humbles et difficiles, s’intéresse aux victimes de la famine (Sahel : l’homme en détresse, 1986), aux paysans brésiliens sans terre (Terra , 1997) ou encore aux mineurs (Serra Pelada, 1999). ‘Exodes’ (2000) est un témoignage sur l’émigration massive causée par la faim, les catastrophes naturelles, la dégradation de l’environnement et la pression démographique Les photos qui composent le projet ‘Genesis’ (2013), prises au cours d’une expédition épique de 8 ans, montrent des montagnes, déserts et océans, animaux et peuples épargnés par l’assaut dévastateur de la société moderne. Dans le domaine familial de Bulcão qu'il possède avec sa femme près d'Aimorès (Brésil), reboise près de 700 ha de terres épuisées par des années d'exploitation. Créé pour cela en 1998 l'ONG Instituto Terra qui trouve des financements pour planter et élever près de 4 millions d'arbres. L'institut propose aussi des programmes de sensibilisation et d'éducation à l'environnement. « Je ne suis pas croyant. Mais s’il existe une puissance supérieure capable de nous guider, à mon sens, c’est l’évolution. Comment nous sommes devenus ce que nous sommes, le fruit de notre expérience… De grandes puissances nous entourent. »
  • 36. Paolo Lugari Né en 1944, Colombien de père italien. Réunit un groupe d'ingénieurs et de scientifiques pour inventer un mode de vie durable dans un des climats politiques et géographiques les moins hospitaliers du globe. Fonde en 1971 dans les llanos en Colombie l’écovillage et centre de recherche environnementale de Las Gaviotas (200 personnes). Créent une pompe à eau à main (ou mue par une bascule pour enfants) qui peut exploiter les aquifères 6 fois plus profond que les pompes classiques, des panneaux solaires chauffe-eau à partir de matériaux locaux à bas prix, un hôpital. Plantent 1,6 million de pins du Honduras, en vendent la résine. Un zeppelin télécommandé utilise des caméras vidéo pour repérer les incendies de forêt. En 3 décennies, les conifères ont engendré - sans intervention humaine - un écosystème qui compte aujourd'hui plus de 200 espèces végétales et animales. Multiplient par 3 000 la valeur de chaque hectare de terre. ../..
  • 37. Paolo Lugari « Nous voulions l’endroit le plus difficile. Si nous pouvions le faire ici, on pourrait le faire n’importe où. Un jour, la Terre sera tellement peuplée que les humains doivent apprendre à vivre dans mes zones les plus inhospitalières de la planète. » « Quand nous importons des solutions des Etats-Unis ou de l’Europe, nous importons aussi leurs problèmes. » « Les plus grands déserts dans ce monde sont ceux de l'imagination. »
  • 38. Catherine Larrère Née en 1944. Chercheuse française en philosophie morale et politique, professeure à l'Université de Bordeaux III, actuellement en détachement à l’INRA. Ses interrogations portent sur la nature et l'environnement et notamment sur les rapports entre technique et nature. Pose les jalons d'une nature en devenir dans laquelle l'homme pourrait s'inscrire sans dommage, qu'il rendrait propre à être sa demeure, pour le présent comme pour les générations futures. « Il s'agit moins de choisir entre l'homme et la nature, que de comprendre posément à quelles conditions un nouveau naturalisme est aujourd'hui possible. (…) Une réflexion sur l’éthique de l’environnement s’impose où le souci moral de la nature doit comprendre celui du développement de l’humanité. »
  • 39. Constance de Polignac (1944-2018), princesse issue d’une des plus nobles lignées de l’aristocratie française, passionnée de musique, pilote d’avion, championne de tir au revolver, amatrice de ski extrême et de saut en parachute. Connait 3 périodes de comas suite à des accidents de voiture et perd la mémoire pendant 7 ans. Guérie de son amnésie par les Indiens Mazatec du Mexique, découvre ses talents de guérisseuse avec les Jivaros d’Amazonie et les Pygmées du Gabon. Avec l’aide de Pierre Rabhi, transforme son Domaine de Kerbastic (Guidel, Morbihan) en modèle d’agroécologie : 62 ha de grande culture, 2 ha de maraîchage, restaurant. « Il faut que la population s’organise. Qu’elle arrête d’attendre quoi que ce soit de nos élites qui ne comprennent plus grand-chose car elles sont complètement déconnectées de la terre et de ceux qui vivent dessus. (…) Potager bio, gestion différenciée, suppression des pesticides, entretien des jardins par des personnes handicapées. J’ai envie de tout désintoxiquer. » Photo du bas : avec Pierre Rabhi et Jean-Marie Pelt
  • 40. Jean-Claude Brunier Né en 1944, dirigeant d’entreprise français. Pionnier du transport combiné rail-route en France. En 2000, lance avec Véolia Transport l’opérateur ferroviaire T3M, pour "le transport du 3ème millénaire", afin d’offrir un service complet aux clients, du chargement au déchargement des marchandises sans rupture de charge. . Le transport combiné est d'autant plus efficace que les marchandises transportées parcourent de longues distances. « Un train consomme entre 8 et 9 fois moins d'énergie qu'un camion. Le recours à des camions hybrides est à l'étude pour améliorer nos performances sur les derniers kilomètres. Côté économique, nous sommes devenus compétitifs par rapport à la route. Avec la libérali- sation du fret ferroviaire, nous sommes passés à l'âge adulte. Le transport routier de marchandises reste incontournable pour les trajets inférieurs à 400 kilomètres. Mais il souffre : mise en place de l'écotaxe, ralentissement de l'activité, concurrence exacerbée et renchérissement du coût du gazole. »
  • 41. Ian Angus Né en 1945, militant écologiste et socialiste canadien. Éditeur de Climate and Capitalism, fondateur du Socialist History Project, fondateur et membre du comité de coordination de l’ Ecosocialist International Network. Incrimine le capitalisme et sa soif vitale de croissance : le capitalisme privilégie le culte de la vitesse face à la lenteur des cycles naturels. Insiste particulièrement sur la responsabilité du capitalisme étatsunien, en lien avec le phénomène d’extension des banlieues, le développement de l’agriculture industrielle et de l’armée*. Pour avancer vers l’éco-socialisme, propose la démocratisation radicale, la collectivisation des moyens de production, la planification, la solidarité internationaliste, combinées aux énergies renouvelables, à l’agriculture biologique, aux transports en commun dominants, etc. Déconstruit le mythe de la surpopulation de façon méthodique et bien argumentée, démontre que c’est la répartition inégale des ressources et des pollutions et non la surpopulation qui est la cause des problèmes environnementaux et sociaux actuels. * révèle ainsi que l’armée des États-Unis est, en tant qu’acteur, le plus grand émetteur de gaz à effet de serre de la planète, et pourtant exemptée des obligations nées des accords de Paris.
  • 42. Jeremy Rifkin Né en 1945, essayiste états-unien, spécialiste de prospective économique et scientifique. Un des premiers critiques majeurs de l’industrie naissante des biotechnologies. Thèses : L’ère industrielle fondée sur le travail humain de masse s’achève. L’ère de l’information partagée et de l’énergie décentralisée lui succède. Le progrès technique associé à la mondialisation ne permettra pas le plein emploi. « Les clés d’une civilisation de l’homme autre que l’homo oeconomicus sont la coopération au lieu de la compétition, l’altruisme plus que l’égoïsme, l’éveil de l’identité personnelle né de la différenciation. La conscience de notre vulnérabilité commune, fondée sur le sentiment d’empathie, est le moteur du grand processus civilisateur qui est en passe de se développer comme jamais auparavant dans l’histoire humaine.» ../..
  • 43. Jeremy Rifkin Les trois piliers qui permettront à l’humanité de quitter l’ère des combustibles fossiles et du nucléaire sont pour lui : - la valorisation des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, géothermique, marin, biomasse); - le développement des méthodes de stockage de l’énergie, la production de l’hydrogène par l’électrolyse, les piles à hydrogène; - la convergence des nouvelles technologies de communication et du déploiement des énergies renouvelables. Un réseau semblable à Internet, interconnecté mondialement, traitera demain l’énergie comme aujourd’hui l’information, et donnera le pouvoir économique aux populations. Photos : Hydraulienne - Pile à hydrogène
  • 44. Yves Paccalet Né en 1945, écrivain français, philosophe, journaliste et natura- liste. École Normale Supérieure, collaborateur du commandant J.-Y. Cousteau de 1972 à 1990, conseiller régional de Savoie en 2010 pour ‘Europe Écologie - Les Verts’, quitte le parti en 2013. Auteur de 70 ouvrages. Dans son livre L’humanité disparaîtra, bon débarras !, ("nouvelle édition revue et aggravée"), pamphlet à l’humour caustique, noir et déses- péré, présente 13 scénarios plausibles d’effondrement de l’humanité : guerre nucléaire, réchauffement climatique, pénurie d’eau, surpopulation, auto-empoisonnement par une nourriture trafiquée, prolifération de nouvelles maladies, impact d’une grosse météorite, éruptions volcaniques titanesques, etc. Montre que la croissance ne nous rend pas plus heureux car elle est comme une drogue à la consommation qui nous asservit et nous rend toujours insatisfaits. Partisan de la ‘croissance zéro’ tempérée par une plus juste répartition des richesses. « Le problème philosophique que l’humanité n’a jamais résolu, c’est l’aveuglement qui nous fait croire que le bonheur est dans le toujours plus. »
  • 45. Alain Duez Français né en 1945, conducteur de travaux puis artisan. Fonde en 2005 le journal écologiste L’Âge de faire qui deviendra mensuel et tirera à 70 000 exemplaires, transformé aujourd’hui en coopérative de production, et édité 30000 exemplaires. Le journal témoigne des expériences alternatives en matière de réappropriation de l’économie, de création de lien social, d’écologie et d’engagement citoyen. Promeut « le plan ESSE avec un E, pour bien rappeler que l’économie de demain sera écologique, et pas seulement sociale et solidaire. » « Être écologiste aujourd’hui, c’est aller dans le sens de la déconsommation. Or, on ne nous pousse qu’à la consom- mation. Donc, c’est de modèle économique qu’il faut changer.»
  • 46. Jean-Louis Étienne Né en 1946, médecin et explorateur français, coéquipier d’Éric Tabarly lors de sa course autour du monde dans les années 1970. Auteur d’expéditions arctiques et antarctiques, atteint le pôle Nord seul et à ski en avril 1986. Porte-parole de l’urgence écologiste. «L’urgence, c’est de passer de l’énergie de stock -charbon, gaz, pétrole - à l’énergie de flux - soleil, marées, vent, géothermie. Il faut arriver à faire en sorte que les gens soient fiers d’eux quand ils agissent pour la planète, même si cela consiste simplement à éteindre les lumières.» «Le dépouillement, ce n’est pas seulement la façon de vivre avec peu, c’est l’art de vivre pleinement chaque instant.»
  • 47. Yann Arthus-Bertrand Né en 1946, photographe, reporter, documentariste et écologiste français. Président de la ‘Fondation Goodplanet’ qui finance des projets d’énergie renouvelable, d’efficacité énergétique, de reforestation, fait de l’éducation sur le développement durable, l’eau, la forêt, la biodiversité, l’énergie. Ses documentaires La Terre vue du ciel , Home, La soif du monde veulent "témoigner de la beauté du monde et tenter de protéger la Terre". A mis en place le ‘programme Action carbone’ pour compenser les émissions de gaz à effet de serre générées par ses déplacements et prises de vues. « Seule la décroissance sauvera la planète. » « Chacun est responsable de la planète et doit la sauver à son échelle. »
  • 48. Jean-Paul et Béatrice Jaud Né en 1946, réalisateur français de documentaires, scénariste, acteur. Diplômé de l'école Louis Lumière, débute à la télévision et participe à la naissance de la chaîne Canal +. À la suite de la catastro- phe de Tchernobyl en 1986, crée avec sa femme Béatrice la société de production ‘J+B Séquences’ pour mettre son métier au service de la cause environnementale Nos enfants nous accuseront dénonce l'empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et met en valeur la courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Severn*, la Voix de nos Enfants pose la question universelle et essentielle : "Quel monde laisserons-nous aux générations futures ?" et met en lumière des initiatives positives menées aux 4 coins de la planète par des personnes remarquables. ous cobayes ? montre dangerosité d'une alimentation contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) et expose les risques engendrés par les centrales nucléaires. * Severn Cullis-Suzuki a pris la parole à l’âge de 12 ans lors de la conférence des Nations Unies de Rio de Janeiro en juin 1992 sur l’environnement et le développement durable.
  • 49. Yves Cochet Français né en 1946, docteur en mathématiques, enseignant- chercheur à ‘Institut national des sciences appliquées’ (INSA) de Rennes. Ministre de l’Environnement (2001-2002), député ‘Europe Écologie - Les Verts’ de Paris, puis député européen. Président de l’’Institut Momentum’. Militant antinucléaire, aux ‘Amis de la Terre’, rapporteur lors du premier colloque mondial sur la décroissance, Conference on Economics Degrowth, for Ecological Sustainability and Social Equity, en avril 2008 à Paris. L’ère du pétrole bon marché aura duré 50 ans, elle va s’achever. C’est la fin des sociétés occidentales telles que nous les connaissons, car le pétrole est partout : agriculture, transport, chauffage, électricité, habillement, chimie, etc. « Nous devrons aller moins vite, moins loin, moins souvent, plus cher, relocaliser plutôt que mondialiser. Il faut d’urgence économiser l’énergie, développer les énergies renouvelables, décentraliser les pouvoirs, inventer une bio-économie, une économie de rationnement organisé et démocratique ». ../..
  • 50. Yves Cochet Un des rares hommes politiques à affirmer que l’effondrement de notre civilisation fondée sur la "croissance" (épuisement des ressources, effondrement de la biodiversité, réchauffement climatique, etc.) est inéluctable à court terme, probablement avant 2030, et que nous devons faire en sorte qu’il soit le moins meurtrier et le moins dramatique possible. « La situation générale du monde sera tellement détériorée que des services aujourd’hui banals tel que l’usage de l’électricité ou la mobilité automobile ne seront plus envisageables. Les survivants à l’effondrement auront subi le plus grand traumatisme de leur vie, le plus grand traumatisme de l’histoire humaine, la mort par centaines de millions de personnes. Un exemple historique de grande ampleur est comparable, la peste noire en Europe (1347-1352). Près de 50 % de la population européenne moururent, soit environ 25 millions de personnes. Le fait de ne pas y croire, cet évitement est paradoxalement ce qui provoquera et aggravera l’effondrement lui-même lorsqu’il adviendra, faute de préparation collective à cette échéance fatale. »
  • 51. François Plassard Français né en 1946, ingénieur en agriculture (ESAP Purpan), docteur en économie. Sccessivement initiateur de haute montagne, agent de développement territorial, créateur d’entreprise, chargé de mission au ministère de la recherche sur les nouvelles technologies et formateur. Fondateur du ‘SEL de Cocagne’, initiateur du projet ‘Écohameaux’, auteur, conteur, autoconstructeur. Préconise le développement de l’agriculture paysanne (rôle nourricier, écologique, énergétique, social, etc.). Affirme que nous devons passer de l'économie de la marchandise à une économie existentielle, mettant l'homme et son environnement au cœur des décisions collectives. « Les trois piliers de la métamorphose sont la responsabilité, la solidarité, et l’autonomie ».
  • 52. Marc Dufumier Né en 1946, agronome et enseignant-chercheur français, directeur de la chaire d'agriculture comparée et de développement agricole à ‘AgroParisTech’ (2002-2011). Découvre l’agroécologie à l’âge de 22 ans à Madagascar, lorsque des femmes analphabètes l’initient à une agriculture paysanne respectueuse de l'humain et de son environnement. Impliqué dans la formulation, la mise en œuvre et l'évaluation de nombreux projets et programmes de développement agricole, en France comme à l'étranger, notamment dans les pays du Sud. Plaide pour une agriculture inspirée de l’agroécologie, est donc partisan d'une application stricte du principe de précaution en ce qui concerne la culture de plantes transgéniques OGM. « Le grand objectif des décennies qui viennent est que le centaines de millions de petits agriculteurs du Sud puissent s’équiper pour des systèmes de production intensément écologiques. Des actions adaptées peuvent entraîner une augmentation considérable de la productivité de l'agriculture biologique, en dépit de conditions naturelles difficiles. Il faut rétablir des droits de douane pour protéger les productions locales. » « L’avenir, c’est la France des terroirs. Une agriculture plus artisanale, qui nécessite et crée du travail. Elle doit être correctement rémunérée. Pas une agriculture biologique pour les bobos et les perturbateurs endocriniens pour les classes populaires ! »
  • 53. Brice Lalonde Né en 1946 d’un père alsacien et d’une mère américaine, homme politique et militant écologiste français. Militant aux ‘Amis de la Terre’, opposant aux essais nucléaires dans le Pacifique en 1973, ex-ministre de l'Environnement, ambassadeur chargé des négociations internationales sur le changement climatique pour la France de 2007 à 2011. Sous-secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, coordonnateur exécutif de la ‘Conférence des Nations unies sur le développement durable’ (Rio+20). « Il faut que dans le débat politique, vous disiez aux futurs élus : 1) Voilà ce que nous faisons. 2) Nous ferions cent fois plus, si vous, gouvernants, vous engagiez davantage. Travaillez en amont, créez des coalitions et dites aux élus : 3) Nos coalitions prouvent que des millions de gens vous soutiennent dans tous les pays. »
  • 54. Jean-Claude Mensch Né en 1946, mineur dans les mines de potasse, militant de la JOC et de la CGT, maire depuis 1989 de la commune d’Ungersheim (2 200 habitants, dans le Haut Rhin). Sous son impulsion, la commune se lance dans la démarche de transition vers l'après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique. Programme de démocratie participative, baptisé 21 actions pour le XXIe siècle* qui vise à développer l'autonomie alimentaire et énergétique du village, à promouvoir un développement durable . Le film de Marie-Monique Robin Qu’est-ce qu’on attend ? Relate cette expérience. « Nous ciblons les domaines de l’alimentation, de l’habitat tertiaire et résidentiel, des déplacements, de l’éclairage public, des produits d’entretien, des intrants chimiques en espaces verts. » * Solaire thermique, chaufferie bois avec son réseau de chaleur, centrale photovoltaïque, éclairage public en leds, diagnostique énergétique des bâtiments, permaculture, atlas communal de la biodiversité, habitat bio- climatique à énergie passive, potager-verger-école, cheval cantonnier, véhicule utilitaire électrique, exploitation maraichère bio, restauration scolaire 100 % bio, légumerie-conserverie, malterie-brasserie, cuisine collective bio, monnaie locale complémentaire, festival éco-équitable, forum citoyen.
  • 55. André Cicolella Français né en 1946, chimiste, toxicologue et chercheur en santé environnementale. Engagé en 1971 par l’’Institut national de recherche et de sécurité’ (INRS), y travaille notamment sur les effets des éthers de glycol sur la santé. Licencié abusivement en 1994, réintégré par la Cour de Cassation qui reconnaît dans son arrêt la nécessité de "l’indépendance due aux chercheurs". Spécialiste de l’évaluation des risques sanitaires à l’’Institut national de l'environnement industriel et des risques’ (INERIS). Créateur en 2009 et président de l'association ‘Réseau Environnement Santé’ (RES). À l'origine de la création avec le député vert André Aschieri de l‘’Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement’ (AFSSE). Spécialiste des perturbateurs endocriniens. A fait interdire le bisphénol A dans les biberons et les contenants alimentaires, le trichloréthylène dans les pressings, dénonce les effets de l’aspartame. « Sur 143.000 substances mises sur le marché, seules 3.000 ont été évaluées. »
  • 56. Christian Laurut Né en 1946, formation ESSEC. Chef d’entreprise dans l’agricul- ture biologique, l’économie sociale et la formation. Passe de l’action à la réflexion à partir de 2009, en se consacrant à la rédaction d'essais d'économie prospective. Président du mouvement ‘Démocratie directe & résilience’, producteur-réalisateur de la chaîne Youtube ‘Demain la démocratie’, et auteur de plusieurs ouvrages. Ne collecte pas 500 signatures pour pouvoir se présenter à la primaire 2017 sur la base du programme "Installer la démocratie directe dans un contexte de décroissance industrielle rendu inéluctable par l'épuisement des ressources naturelles." Anime des conférences et écrit sur la faillite annoncée de la société industrielle : 1) La croissance depuis 2 siècles représente une étape mineure et éphémère de la trajectoire humaine. Elle a pu se réaliser d’une façon contraire aux lois d’une évolution bioéconomique normale. 2) La décroissance constituera la base et le terreau d’une évolution sociétale majeure. 3) Le système oligocratique actuel va peu à peu perdre sa crédibilité. 4) La résilience nécessaire pour inventer une nouvelle civilisation en réaction aux bouleversements à venir repose sur une culture du débat citoyen et sur la démocratie directe. ../..
  • 57. Christian Laurut « La civilisation industrielle dans laquelle nous vivons est certaine- ment la plus formidablement riche et la plus opulente que l’homme ait connue depuis 200.000 années. Érigée dans le triple culte du progrès technique, de la croissance économique et du pouvoir d’achat, elle se caractérise au plan social par une forte prise en charge de l’individu par l’État, préfigurant sa déresponsabilisation à court terme, voire son infantilisation à moyen terme. » « Notre société industrielle est basée sur l’utilisation conjointe de l’énergie et des minerais. Or, nous allons manquer d’énergie et de minerai, donc la machine ne pourra plus tourner et nous allons vers une faillite économique. » « L’opportunité historique de faire triompher le concept d’une société nouvelle, basée sur le véritable pouvoir du peuple, va survenir lorsque le déclin inéluctable de la civilisation industrielle actuelle sera une évidence. » « La vraie question n’est pas tant de savoir si nous saurons nous adapter demain à de telles conditions, car la faculté adaptative de l’homme n’est plus à démontrer, mais plutôt d’imaginer quel gain nous pourrons retirer de ce déclin industriel inéluctable. »
  • 58. Jacky Bonnemains Né en 1946, militant écologiste français. Milite dans le milieu asso- ciatif du Cotentin contre la nucléarisation de la Hague. Responsable de campagnes de ‘Greenpeace France’ (Antarctique, baleines, nucléaire). Fonde en 1985 l’association de protection de l’homme et de l’environne- ment ‘Robin des Bois’. En 2007, nommé au ‘Conseil supérieur des installations classées’, devenu ‘Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques’. ‘Robin des Bois’ prend en considération les conditions de travail et de vie sur les cargos et les friches industrielles polluées, aide des personnes isolées ou regroupées confrontées à des pollutions de toutes sortes. Appelle à résoudre les conflits entre les activités humaines et les biodiversités par l’intervention non-violente, la connaissance, les comportements, le dialogue, la vigilance et la réglementation. Son action consiste en investigations de terrain, synthèses bibliographiques, publication de rapports, diffusion de communiqués, courriers aux autorités, participation régulière à une dizaine de groupes de concertation institutionnels et à des conventions internationales. Parmi les publications, À la casse (démolition des navires), À la trace (braconnage et contrebande d’espèces menacées), Atlas de la France toxique, Atlas du businesse des espèces menacées, etc.
  • 59. Arnold van Huis Né en 1946, entomologiste néerlandais. Études de premier cycle au State Horticultural College d'Utrecht, professeur d'entomologie tropicale à l'Université de Wageningen (NL). Travaille de 1974 à 1979 au Nicaragua pour le compte de l‘’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture’ (FAO). De 1982 à 1985, coordonne au Niger un projet régional de formation à la protection des cultures pour huit pays sahéliens. Étudie et prône l'entomophagie (consommation humaine d'insec- tes) et coordonne le programme de recherche ‘Production durable de protéines d'insectes destinés à la consommation humaine’ (SUPRO2). Le programme étudie les aspects nutritifs et environnementaux de l'entomophagie et la récolte des fourmis tisserandes. « Les criquets peuvent produire 1 kg de protéines à partir de 2 kg de fourrage, alors qu'une vache a besoin de 10 kg de fourrage pour produire la même quantité de protéines. Les insectes émettent très peu de gaz à effet de serre, nécessitent peu de terres, ont une haute efficacité de conversion alimentaire et peuvent être élevés sur des produits organiques de faible valeur. Ils sont nutritionnellement intéressants, avec une teneur élevée en acides gras et en certains minéraux comme le fer et le zinc. »
  • 60. Jean Jouzel Né en 1947, ingénieur, docteur en sciences physiques, climatologue et glaciologue français, directeur au CEA de l‘’Institut Pierre Simon Laplace’. Reconnu mondialement pour ses analyses de la glace de l'Antarctique et du Groenland permettant de connaître le climat terrestre passé (paléoclimat). Expert depuis 1994 et vice-président depuis 2002 du GIEC (‘Groupe international d’études du climat’). Titulaire de la Médaille d'or 2002 du CNRS, la plus haute distinction scientifique française, conjointement avec le glaciologue Claude Lorius. Prix Nobel de la paix 2007. « Une dynamique et un vrai plan climat, notamment sur l’énergie renouvelable, même s’il n’y a pas un mot sur la question des gaz de schiste et du problème des fuites liées à son exploitation ; et rien de concret sur une éventuelle taxe carbone. A l’arrivée, le plan Obama, indispensable, ne répond quand même pas à l’urgence de la situation et des enjeux sur le climat. »
  • 61. Will Steffen Né en 1947, chimiste états-unien. Docteur en chimie industrielle. Directeur exécutif de l‘’Institut du changement climatique’ de l' ‘Université nationale australienne’ (ANU) et membre de la ‘Commission australienne pour le climat’ jusqu'à sa dissolution en septembre 2013. De 1998 à 2004, directeur exécutif de l' International Geosphere-Biosphere Programme, un organe de coordination des organisations nationales pour les changements environnementaux basé à Stockholm. Ses recherches portent sur le changement climatique et les sciences du système terrestre, en particulier sur la durabilité, ainsi que l'historique et les perspectives futures de la relation entre le monde naturel et l'homme. Un des penseurs de l’anthropocène : l'impact des activités humaines sur le système terrestre est devenu prédominant. Une étude fait remonter l'entrée dans l'anthropocène au milieu du siècle passé, marqué par une «grande accélération» de la pression anthropique. « En un peu plus de deux générations, l'humanité est devenue une force géologique à l'échelle de la planète. ll est certainement vrai que les humains ont toujours modifié leur environnement, parfois à grande échelle. Mais ce que nous documentons depuis le milieu du XXe siècle est sans précédent, en rythme comme en amplitude »,»
  • 62. Érik Orsenna Érik Arnoult, né en 1947, romancier français. Études de philosophie, de sciences politiques et surtout d'économie. Chercheur et enseignant dans le domaine de la finance internationale et de l'économie du développement. Vice-président du conseil d’administration de la fondation FARM (‘Fondation pour l'Agriculture et la Ruralité dans le Monde’). Membre de l’Académie Française, navigateur, amoureux de l’Afrique. Chargé d’un plan national pour les bibliothèques. En 2019, participe à la mission de six mois de la goélette ‘Tara’ sur dix fleuves d'Europe qui contribuent à la pollution par les plastiques, la ‘Mission microplastiques 2019’. « La nature recycle tous ses déchets. La vie est une start up qui a démarré il y a 4 milliards d’années. Ceux qui veulent être dans le durable doivent imiter la vie ». * La goélette ‘Tara’, construite à l’initiative de Jean-Louis Étienne, appartient à la ‘Fondation Tara Océan’, première fondation reconnue d’utilité publique consacrée à l’Océan. Voué à la recherche scientifique et à la défense de l’environnement, le rôle de la goélette consiste notamment à prédire et mieux anticiper l’impact du changement climatique : collecte des micro-organismes marins pour établir une cartographie de leur répartition, des modèles de leurs interactions, étude de la biodiversité complète des récifs coralliens, etc Voir aussi E. Orsenna in « Chercheurs de changement sociétal »
  • 63. Petra Kelly Petra Karin Lehmann, (1947-1992), militante allemande. À 12 ans, quitte l’Allemagne avec sa famille pour s’établir aux États-Unis. En 1970, diplômée en science politique à l’American University. De 1972 à 1983, travaille pour la Commission européenne à Bruxelles. . Cofondatrice en 1979 du parti allemand Die Grünen (Les Verts). Veut changer la mentalité valorisant la consommation pour une mentalité valorisant la conservation. Prix Nobel alternatif en 1982, « pour une nouvelle vision unissant des inquiétudes écologiques au désarmement, à la justice sociale et aux droits de l'homme ». En 1983, élue en tant que représentante des Verts au Parlement du Land de Bavière. Proteste contre les atteintes à l’environnement, mais aussi contre les montants faramineux investis dans les armes de guerre. Le 1er octobre 1992, tuée par balle, pendant son sommeil, par son compagnon Gert Bastian, général autrefois impliqué avec la police nazie et qui se suicide ensuite. « Une économie fondée sur l'écologie ne mesure pas la finalité d'une société en termes de plus grand nombre possible de biens et services produits [...], mais plutôt dans des méthodes de production qui peuvent servir l'environnement, protéger la santé humaine et aboutir à des conditions durables de vie ».
  • 64. Alain Lipietz Né en 1947, polytechnicien, économiste, écologiste français, député européen ‘Europe Écologie - Les Verts’. Spécialités : réorientation de la politique de la ‘Banque européenne d’investissement’, supervision et règles prudentielles des conglomérats financiers, responsabilité civile des entreprises en matière environnementale, inclusion de l’aviation civile dans le quota européen des gaz à effet de serre, soutenabilité écologique du commerce international, création de l’Agence européenne de l’énergie, etc. « La crise actuelle n’est pas seulement une crise financière, une crise de la dette, de la folie des traders et de l’économie casino. Plus profonde encore que la crise des années 1930, c’est la crise d’une façon de produire, de consommer, de se nourrir, de se chauffer et transporter… Un monde qui devenait invivable est devenu impossible. Nous pouvons nous en sortir, à condition de faire retour, non seulement sur trente ans de libéralisme débridé, mais sur un siècle de productivisme irresponsable ».
  • 65. Jean-Pierre Berlan Français né en 194?, agronome et docteur en économie, ex- directeur de recherche en sciences économiques à l‘’Institut national de la recherche agronomique’ (INRA). Membre du conseil scientifique d’ATTAC. "Research associate" dans le laboratoire de R. Lewontin, professeur de génétique de l'évolution. Développe une réflexion très critique envers l'évolution des pratiques actuelles des biotechnologies qu'il accuse d'être devenues des "sciences de la mort" contrairement à leur étymologie qui signifie "sciences de la vie". Dénonce le pillage et la marchandisation des ressources génétiques de la planète opérés par les États-Unis et l’Europe. Dénonce l'accaparement du vivant par un cartel de transnationales « agrotoxiques ». « Le maïs est une catastrophe écologique : il laisse les sols nus l’hiver, nécessite des quantités énormes d’eau et exige d’être complémenté par des importations massives de soja. (…) Le but d’un sélectionneur-généticien est d’en finir avec la gratuité de la vie ».
  • 66. Frédéric Jacquemart Né en 1947, Français, docteur en médecine et en biologie, licencié en philosophie. Membre de la FRAPNA Ardèche et du ‘Haut Conseil des Biotechnologies’ (HCB), Président du ‘Groupe international d’études transdisciplinaires’ (GIET), d’ ‘Inf’OGM’ et du ‘Lien Théâtre’. « La technoscience détruit le monde vivant. La biosphère est un système constitué d'êtres connectés les uns aux autres, qui a sa dynamique propre, et nous faisons partie de ce système. En transformer profondément l'organisation nous met en péril en tant qu'espèce. Il faut comprendre - et ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît - que ce qui n'est pas bon pour l'humanité est faux. La technoscience s'avère être fausse (…) On ne peut pas croître à l'infini dans un monde fini. (…) La métamorphose culturelle que nous nous apprêtons à vivre est la période la plus passionnante de l'histoire humaine. Elle nécessite d'exalter tout ce que l'être humain a de meilleur pour réussir l'immense défi qui nous est imposé. ».
  • 67. Bernard Dangeard Né en 1948, ingénieur de l’’École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris’ (ESPCI), membre de la ‘communauté de l’Arche de Lanza del Vasto’ de 1975 à 2000, ex-responsable de l’Arche francophone. Praticien et formateur en menage de chevaux de trait dans le domaine viticole de Chapoutier à Tain-l’Hermitage, puis dans une ferme de Cocagne, puis à la Grande Chouannière à Ségrie (Sarthe). Les équidés (chevaux, mulets, ânes) ne tassent pas le sol, peuvent travailler sur des bandes étroites et ne subiront pas les crises du pétrole. « Le choix de l’animal de trait sur des surfaces maraîchères est peut-être aussi crucial qu’a pu être le choix de l’agriculture biologique dans les années 1960. C’est le modèle prestation de service qui est le plus pertinent à l’heure actuelle. En effet, mener un cheval sur une surface de vigne, de maraîchage ou en débardage forestier est un métier à part entière qui demande beaucoup de professionnalisme. Il faut construire des partenariats entre maraîchers et prestataires, tout en continuant à travailler sur la conception de matériel adapté. »
  • 68. Ken Yeang Né en 1948, architecte malaisien. Études au Cheltenham College dans le comté anglais de Gloucestershire. Doctorat en ‘Design écologique’ à l'université de Cambridge. Conçoit les gratte-ciel comme inévitables, en raison de la pression démographique, passe sa vie professionnelle à réfuter l'idée reçue que les immeubles de grande hauteur sont forcément néfastes pour l'environnement. En 2005, directeur de Llewelyn Davies Yeang, cabinet pluridisciplinaire d'urbanisme, architecture et architecture paysagère qui développe des solutions de design environnemental pour les immeubles de grande hauteur. Son immeuble Menara Mesiniaga, construit en 1992 à Subang Jaya (Malaisie) cumule toutes ses techniques bioclimatiques, en particulier les "architectures végétales verticales" et un système d'"immeuble actif intelligent" pour économiser l'énergie. « On peut concevoir des bâtiments et permettre des activités humaines sélectives dans des paysages vierges et semi-vierges avec un impact minimal sur leur écologie. » « Le plus important dans un bâtiment, c’est qu’il rende les gens heureux. »
  • 69. Allain Bougrain-Dubourg Né en 1948, journaliste, ornithologue, producteur, réalisateur de télévision français et président de la ‘Ligue pour la protection des oiseaux’ (LPO), co-initiateur du ‘Grenelle de l'environnement’. Produit les émissions Terre des bêtes, Entre chien et loup, Animalia, Vivre avec les bêtes. Administrateur de la ‘Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité’, directeur de la collection État Sauvage aux éditions Atlas, producteur de disques compacts sur la nature et la faune. Son livre Les héros de la biodiversité présente des acteurs tels que Jean-François Noblet, fondateur de la Frapna -Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature, Nicolas Maurel (papillons), Sylvain Henriquet (vautours), Pascal Provost (chauves-souris), Guy Jarry (faucons), Nicolas Gérardin (mérous) « La biodiversité végétale favorise la biodiversité animale. (…) Observer, nourrir ou protéger : tel est le programme de ceux qui œuvrent à la préservation de la biodiversité en mer, à terre et dans les airs. »
  • 70. Georges Turlin Né en 1948, ingénieur français. Né dans une banlieue ouvrière, côtoie le milieu paysan haut-alpin, termine sa carrière dans l'ingénierie de plateformes pétrolières. « Le pétrole est une denrée épuisable dont la production atteint un maximum pour ensuite décliner. Cette denrée est essentielle et irremplaçable pour maintenir le monde industriel dans lequel nous vivons, le déclin de l'une annonce donc le déclin inéluctable de l'autre. La machine qui supplanta l'outil ces derniers siècles ne fonctionnera plus, l'homme sera contraint à l'essentiel et laissera de côté le superflu. Ce propos n'est ni une idée, ni une théorie, ce n'est que la constatation d'événements physiques simples qui permet de prédire sans aucun doute que les générations futures devront se passer de machines, d'électricité et par la suite ne seront même plus en mesure de produire d'outils métalliques. (…) Cet avenir est radieux, c'est en effet la seule chance de survie de l'humanité, la seule chance qu'elle ait de ne pas suffoquer sous la pollution que son activité frénétique engendre. »
  • 71. Pierre Déom Né en 1949, ex-enseignant et naturaliste français, initiateur, rédacteur, dessinateur et principal artisan de la revue La Hulotte, installé dans la commune de Boult-aux-Bois (Ardennes). La revue de vulgarisation sur la nature, "le journal le plus lu dans les terriers", "irrégulomadaire", solide référence scientifique dans les bibliothèques du monde entier, raconte la vie des animaux sauvages, des arbres et des fleurs d’Europe. Son travail combine de l'observation, mais aussi de longues études de documentation, un travail original de dessin à l’encre de Chine et de mise en forme de l'information, ludique et poétique. « La hulotte est un très bel animal, qui symbolise bien la difficulté pour l'homme de pacifier ses rapports avec la nature sauvage. (…) « Le plus grand danger, ce sont les OGM. (…) Mon autre motif de colère, ce sont les pesticides. »
  • 72. Isabelle Bourboulon Née en 1949, journaliste française indépendante. Auteure (Le livre noir du management), et coauteure pour l'association ‘ATTAC’ : Le livre noir des banques, Toujours plus pour les riches, Prenons le contrôle de la finance, L'abécédaire engagé. Dans Soleil trompeur, ITER ou le fantasme de l’énergie illimitée, raconte l’histoire de ce projet industriel international, et explique comment ce programme nucléaire de très long terme (opérationnel en 2035 au mieux) entre en contradiction avec les défis du réchauffement climatique. ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) est un réacteur nucléaire expérimental situé à Cadarache (Provence) auquel participent l’Union européenne et les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud : projet inédit de fusion (réaction libérant de l’énergie, à l’image de ce que fait naturellement le Soleil), et non plus de fission (éclatement de noyaux d’atomes d’uranium), à savoir confinement magnétique d'un "plasma" de noyaux d'hydrogène portés à très haute température. Pour ses défenseurs, la promesse d’« une source d’énergie propre et quasiment inépuisable ». Pour ses détracteurs*, une chimère scientifique doublée d’un gouffre financier : au minimum 40 milliards d’euros, dont près de la moitié à la charge des contribuables européens. Propose un scénario de réaffectation des crédits vers l’efficacité énergétique et les renouvelables. * Masatoshi Koshiba, Georges Charpak, Pierre-Gilles de Gennes, Sébastien Balibar, Yves Pomeau Jacques Treiner.
  • 73. Silvia Pérez-Vitoria Française d’origine espagnole née en 1949, économiste, sociologue et documentariste. Réalise des films documentaires sur les questions agricoles et paysannes aux États-Unis, en Espagne, en France, au Mexique, en Roumanie, en Erythrée, au Nicaragua, etc. Collaboratrice pour le journal L'Écologiste ainsi qu'au Monde Diplomatique. Plaide pour un monde paysan basé sur l'autosubsistance et se positionne contre l'emprise des pesticides et engrais chimiques, des monocultures, des OGM et de la mécanisation excessive de l'agriculture. « La paysannerie a su préserver, partout dans le monde, des valeurs de solidarité et d'équilibre écologique, malgré les ravages sociaux et environnementaux provoqués par l'industrialisation de l'agriculture. Situés aux avant-postes des grands problèmes que traverse la planète : chômage, environnement, santé, les paysans font des propositions et mettent en place des alternatives. »
  • 74. Carlo Petrini Né en 1949, journaliste, sociologue, gastronome, oenologue et critique gastronomique italien. Fonde en 1989 et dirige depuis cette date l'association Slow Food, en réaction à l'émergence du mode de consommation de type restauration rapide. Ce mouvement international (2 000 associations dans 150 pays) a pour principal objectif de sensibiliser les citoyens à l'éco-gastronomie et à l'alter-consommation. Il est en première ligne dans la lutte contre les OGM, pour la défense des plantes et cultures en voie d’extinction et des biodiversités locales. « Les terres ne sont plus aussi fertiles que par le passé, bientôt l’eau manquera. Nous avons perdu 76 % des biodiversités et nous jetons 50 % de ce que nous produisons. Il faut changer de cap. (…) Le monde a besoin de la sensibilité des femmes et de leur pragmatisme, de la sagesse des anciens et de leur mémoire. Ce sont les peuples qui détiennent la clé d’une économie durable de la nature. »
  • 75. Antoine Waechter Né en 1949, homme politique français. Fonde à 16 ans la section mulhousienne des ‘Jeunes amis des animaux’. Docteur en biologie écologie de l’université de Strasbourg, thèse de doctorat en psychophy- siologie portant sur l'éthologie et l’écologie de la fouine. À partir de 1967, se bat pour la préservation de la faune et des zones naturelles. Dirige depuis 1978 un bureau d’étude spécialisé dans l’environnement. En 1973, participe avec Solange Fernex et Henri Jenn à l'émer- gence du premier mouvement politique écologiste en France, ‘Écologie et Survie’. Contribue à la création du Mouvement écologique, fondé à la suite de la candidature de René Dumont à la présidentielle de 1974. Candidat des ‘Verts’ à l'élection présidentielle de 1988 et député européen de 1989 à 1991. Quitte les ‘Verts’ en 1994 et fonde le ‘Mouvement écolo- giste indépendant’ (MEI). Aux élections européennes de 2009, après l'échec d'une négocia- tion avec ‘Europe Écologie Les Verts’, suscite la naissance de l‘’Alliance écologiste indépendante’ (AEI), avec ‘Génération écologie’ et ‘La France en action’. Affirme l'impossibilité d'une « croissance infinie dans un monde limité », décrit les risques posés par l'explosion démographique, la mobilité accrue et les évolutions techniques non maîtrisées ■