CHAPITRE 2 ESPACE




     1 Produit scalaire dans le plan ou dans l’espace
          1. Définition
• Soit    le plan ou l’espace.
Soient deux vecteurs u et v de , et trois points O, A et B tels que :
u = OA et v = OB.
On note θ l’angle géométrique AOB.
                                                                                      u
 On appelle produit scalaire de deux vec-                     v                   B
                                                                          v
 teurs u et v le nombre réel noté u ⋅ v tel
 que u ⋅ v = u × v cos θ .                                O
                                                                          θ

Soit u ⋅ v = OA × OB × cos θ.                                     u           A
Remarque : Le signe de u ⋅ v dépend du signe de cos θ :
(θ aigu) ⇔ u ⋅ v          0
(θ obtus) ⇔ u ⋅ v         0
(θ droit) ⇔ u ⋅ v = 0.

          2. Conséquences
• Si les vecteurs u           et v       sont colinéaires et de même sens, alors
u ⋅v = u × v           car θ = 0 donc cos θ = 1.
• Si les vecteurs u et v sont colinéaires et de sens contraires, alors
u ⋅v = – u × v          car θ = π donc cos θ = – 1 .
                                         2     2     2            2
• Si u = v , alors u ⋅ v = ( u ) = ( v ) = u             = v          .
     2
( u ) est appelé carré scalaire, c’est un nombre positif.
AOB = BOA donc u ⋅ v = v ⋅ u ; cette égalité traduit la symétrie du pro-
duit scalaire.

          3. Propriétés
Quels que soient les vecteurs u , v , w de            et deux réels α et β :
• ( αu ) ⋅ ( βv ) = ( αβ ) × ( u ⋅ v )
• w ⋅ (u + v ) = w ⋅ u + w ⋅ v

60
cours            savoir-faire             exercices            corrigés


           2        2         2
• (u + v ) = u          + v       + 2u ⋅ v
           2        2         2
• (u – v ) = u          + v       – 2u ⋅ v
                                  2      2
• (u + v ) ⋅ (u – v ) = u – v
            1
• u ⋅ v = --  u + v – u – v 
                       2  2   2
             -
            2                 
• u ⋅v = 0 ⇔ u ⊥v.
Remarque : Le vecteur nul est orthogonal à tout vecteur.

          4. Propriété fondamentale
Si on projette orthogonalement les vecteurs u en u ′ sur la direction de v
on a : u ⋅ v = u ′ ⋅ v (les vecteurs u ′ et v sont colinéaires).
De même si on projette orthogonalement le vecteur v en v ′ sur la direc-
tion de u on a : u ⋅ v = v ′ ⋅ u .

Donc                                  u ⋅v = u′⋅v = v′⋅u




                    exemple d’application
 Démontrer que dans un triangle quelconque ABC :
 AC 2 = AB 2 + BC 2 – 2AB × BC cos ABC.
 Ce théorème est celui d’Al-Kashi (généralisation à un triangle quelconque du
 théorème de Pythagore).

 corrigé commenté
 D’après la relation de Chasles, quels que soient les points A, B et C :
                                         AC = AB + BC
                2                 2
 d’où     ( AC ) = ( AB + BC ) = AB 2 + BC 2 + 2AB ⋅ BC.
 Soit      AC 2 = AB 2 + BC 2 – 2BA ⋅ BC      d’où :

           AC 2 = AB 2 + BC 2 – 2BA × BC cos ABC.




                                                                                  61
CHAPITRE 2 ESPACE




     2 Produit scalaire en géométrie analytique
                  Dans le plan                                                     Dans l’espace

 Soit ( O ; i , j ) un repère ortho-                         Soit ( O ; i , j , k ) un repère ortho-
 normé du plan                                               normé de l’espace
                    Représentation paramétrique d’une droite
 Passant par A ( x 0, y 0 ) et de vecteur                    Passant par A ( x 0, y 0, z 0 ) et de vec-
 directeur v ( a, b ), a ∈              , b∈          et     teur directeur v ( a, b, c ), a ∈                                ,
 v ≠0                                                        b∈          , c∈             et v ≠ 0
                                  M∈          ⇔ AM = tv avec t ∈                         .
                                                           x =                         x 0 + at
             x = x 0 + at                                 
                          , t∈             .              y =                         y 0 + bt , t ∈               .
             y = y 0 + bt                                 
                                                           z =                         z 0 + ct
                                  Équations cartésiennes de
 x – x0          y – y0                                      x – x0          y – y0          z – z0
 ------------- = ------------- avec ab ≠ 0
             -               -                               ------------- = ------------- = -------------
                                                                         -               -               -
       a               b                                           a               b               c
 soit Ax + By + C = 0                                        avec abc ≠ 0
                                             Produit scalaire

 des vecteurs v ( x, y ) et v ′ ( x′, y′ )                   des vecteurs v ( x, y, z ) et v ′ ( x′, y′, z′ )
              v ⋅ v ′ = xx′ + yy′.                                        v ⋅ v ′ = xx′ + yy′ + zz′.
                        Équation cartésienne et vecteur normal
 Soit       une droite passant par un                         Soit P un plan passant un point
 point                                                        A ( x 0, y 0, z 0 ) et orthogonal à un
 A ( x 0, y 0 ) et orthogonale à un vec-
                                                              vecteur v ( a, b, c )
 teur v ( a, b )
                                                              M ∈ P ⇔ AM ⋅ v = 0
 M ∈ ⇔ AM ⋅ v = 0                                             ax + by + cz + d = 0.
 ax + by + c = 0.
                                        Distance d’un point B
 B ( x 1, y 1 ) à une droite                      d’équa-     B ( x 1, y 1, z 1 ) à un plan P d’équa-
 tion ax + by + c = 0                                         tion ax + by + cz + d = 0
                      ax 1 + by 1 + c                                             ax 1 + by 1 + cz 1 + d
      d ( B, ( ) ) = ----------------------------------- .
                                                       -        d ( B, ( P ) ) = --------------------------------------------------- .
                                a2 + b2                                                       a2 + b2 + c2

62
cours                           savoir-faire                                 exercices                    corrigés


                     Cercle                                                                          Sphère
 Équation d’un cercle de centre                                                    Équation d’une sphère de centre
 A ( a, b ) et de rayon R                                                          A ( a, b, c ) et de rayon R
 ( x – a )2 + ( y – b )2 = R2                                                      ( x – a )2 + ( y – b )2 + ( z – c )2 = R2
 soit       x 2 + y 2 – 2ax – 2by + c = 0                                          soit
 avec c = a 2 + b 2 – R 2 .                                                        x 2 + y 2 + z 2 – 2ax – 2by – 2cz + d = 0
                                                                                   avec d = a 2 + b 2 + c 2 – R 2 .
Équation paramétrique d’un plan P contenant A(x0, y0, z0) et de vecteurs
directeurs v ( a, b, c ) et v 1 ( a 1, b 1, c 1 ), v et v 1 non colinéaires.
                              x = x 0 + λa + µa 1
                             
AM = λv + µv 1 avec λµ ≠ 0 ⇔  y = y 0 + λb + µb 1 .
                             
                              z = z0
Remarque : Si ax + by + cz + d = 0 et a′x + b′y + c′z + d′ = 0 sont les équa-
                                                         ax + by + cz + d = 0
tions cartésiennes de deux plans P et P′ sécants, alors 
                                                         a′x + b′y + c′z + d′ = 0
est une représentation de leur droite d’intersection dans l’espace.
L’ensemble des points M ( x, y, z ) tels que ax + by + cz + d 0 est le demi-
espace ouvert de frontière le plan P d’équation ax + by + cz + d = 0 et
contenant le point O si d 0.




                                  exemple d’application
 Soit les points A(0 ; 6) et B(–2 ; 10) dans un repère orthonormal ( O ; i , j ) .
 Calculer la distance du point C(4 ; –3) à la droite (AB).

 corrigé commenté
       Conseil : On rappelle que les vecteurs u (X, Y) et v (X′, Y′) sont colinéaires si, et
       seulement si, XY′ – X′Y = 0.

  N ( x, y ) ∈ ( AB ) ⇔ AN et AB sont colinéaires.

 Or AN ( x ; y – 6 ) et AB ( – 2 ; 4 ) .
 N ( x, y ) ∈ ( AB ) ⇔ 4x – ( – 2 ) ( y – 6 ) = 0 soit
  4x + 2y – 12 = 0 ⇔ 2x + y – 6 = 0.
                     2×4–3×1–6                                      –1                                     5
  d ( C, ( AB ) ) = -------------------------------------------- = -------- soit
                                                                          -          d ( C, ( AB ) ) = ------ .
                                                                                                            -
                                      4+1                               5                                5


                                                                                                                             63
CHAPITRE 2 ESPACE




      3 Barycentres dans l’espace
        et caractérisations barycentriques
             1. Définition du barycentre de n points pondérés
Soit les points A 1, A 2, …, A n de pondérations respectives a 1, a 2, …, a n .
       n                                                                                  n

 Si   ∑
      i=1
            a i ≠ 0, alors il existe un seul point G tel que                            ∑ a GA
                                                                                        i=1
                                                                                                 i         i   = 0.

 Ce point est appelé barycentre des n points pondérés.


             2. Propriétés
• On ne change pas le barycentre de n points en multipliant les pondéra-
tions par un même nombre non nul.
• On ne change pas le barycentre de n points pondérés, en remplaçant p de
ces points ( p n ) par leur barycentre, s’il existe, affecté de la somme des
leurs pondérations (théorème du barycentre partiel).
• Coordonnées du barycentre dans un repère ( O ; i , j , k )
Un point Ai a pour coordonnées ( x i , y i , z i ) et pour pondération ai.
       n

 Si   ∑ a ≠ 0, soit G(x
      i=1
             i                  G,   y G , z G) le barycentre des n points pondérés alors :
                            n                            n                                 n

                          ∑
                          i=1
                                  ai xi                ∑       ai yi
                                                                                    i=1
                                                                                         ∑a z        i i
                                                       i=1
                   xG =   ------------------,
                                n
                                                yG =   -----------------
                                                             n
                                                                       -   et z G = -----------------
                                                                                          n
                                                                                                    -,

                            ∑a
                            i=1
                                       i                 ∑a         i                      ∑a
                                                                                           i=1
                                                                                                      i
                                                         i=1


             3. Caractérisations barycentriques
• La droite (AB) est l’ensemble des barycentres des points pondérés ( A, α )
et ( B, β ) avec α + β ≠ 0.
• Le segment [AB] est l’ensemble des barycentres des points pondérés
( A, α ) et ( B, β ) avec αβ 0.
• Le plan (ABC) est l’ensemble des barycentres des points pondérés ( A, α ),
( B, β ) et ( C, γ ) avec α + β + γ ≠ 0.
• La surface intérieure au triangle ABC est l’ensemble des barycentres des
points pondérés ( A, α ), ( B, β ) et ( C, γ ) avec α > 0, β > 0, γ > 0.

64
cours               savoir-faire                exercices                  corrigés



                    exemples d’application
³ Soit un tétraèdre ABCD et C′ le symétrique de C par rapport à A et G le bary-
centre du système { ( A, 2 ) ; ( B, 4 ) ; (C ; – 1) ; ( D, 3 ) } . Les points G, B C′ et D sont-
ils coplanaires ?

corrigé commenté
   Indication : La coplanéarité des points G, B, C′ et D revient à démontrer que l’un
   d’entre eux est barycentre des trois autres points pondérés.
Le point C′ est le symétrique de C par rapport à A ce qui signifie que 2C′A = C′C
donc C′ est le barycentre des points (A, 2) et (C, –1).
Par associativité, le point G est alors le barycentre des points (C′, 1), (B, 4) et
(D, 3), on en déduit donc que les points G, B C′ et D sont coplanaires.
· Soit A, B, C et D quatre points de l’espace tels que 2AB + 3CD + 4BD = AD.
Montrer que le point A est barycentre des points B, C, D affectés de coefficients
que l’on déterminera.

corrigé commenté
En utilisant la relation de Chasles, on peut écrire :
                       2AB + 3CA + 3AD + 4BA + 4AD – AD = 0
soit – 2AB – 3AC + 6AD = 0 .
Or, –2 – 3 + 6 ≠ 0, donc :
A est le barycentre du système {(B, –2) ; (C, –3) ; (D, 6)}.




                                                                                              65
CHAPITRE 2 ESPACE




     4 Positions relatives dans l’espace
On considère un repère orthonormal ( O ; i , j , k ) .

           1. Intersection de deux plans
Soit deux plans P et P′ d’équations respectives ax + by + cz + d = 0 et
a′x + b′y + c′z + d′ = 0.
Le plan P a pour vecteur normal n ( a, b, c ) et le plan P′ a pour vecteur nor-
mal n ′ ( a′, b′, c′ ).
• Si n et n ′ sont colinéaires, alors les plans P et P′ sont parallèles.
Remarque : Dans l’espace, deux vecteurs n et n ′ sont colinéaires, si, et seule-
ment si, leurs coordonnées sont proportionnelles c’est-à-dire s’il existe un réel k
tel que n ′ = kn .
• Si n et n ′ ne sont pas colinéaires, alors les plans P et P′ sont sécants
selon une droite.

           2. Intersection d’une droite et d’un plan
Soit une droite           de vecteur directeur v et un plan P défini par deux vec-
teurs u et u ′.
• Si v , u et u ′ sont coplanaires, alors la droite       est parallèle au plan P.
• Si v , u et u ′ ne sont pas coplanaires, alors la droite coupe le plan en
un point.
                                                       x = αt + x 0
                                                      
Si a pour représentation paramétrique  y = βt + y 0 , t ∈ ,
                                                      
                                                       z = zt + z 0
et si P a pour équation cartésienne ax + by + cz + d = 0, alors et P ont un
point commun si, et seulement s’il existe un réel t tel que :
                  a ( αt + x 0 ) + b ( βt + y 0 ) + c ( γt + z 0 ) + d = 0.

           3. Intersection de trois plans
• Les plans P, P′ et P″ peuvent être sécants deux à deux et n’avoir aucun
point commun et alors le système ( S ) :
ax + by + cz + d = 0

a′x + b′y + c′z + d′ = 0 n’a aucune solution.

a″x + b″y + c″z + d″ = 0

66
cours              savoir-faire              exercices                  corrigés


• Si les trois plans sont strictement parallèles, alors le système (S) n’a
aucune solution.
• Si les trois plans sont sécants selon une droite, alors le système (S) admet
une infinité de solutions. Ces solutions sont les triplets de coordonnées des
points de la droite d’intersection.
• Si les trois plans sont sécants selon un point, alors le système (S) admet
une seule solution. Cette solution est le triplet de coordonnées du point
commun à ces trois plans.




                    exemple d’application
 Déterminer les positions relatives des deux droites          et   ′ de représentations
 paramétriques respectives :
                   x = – 2t + 3                  x = t′ + 4
                                                
                   y = 3t + 5 , t ∈        et    y = – t′ + 1 , t′ ∈   .
                                                
                  z = 4                          z = 2t′ – 1

 corrigé commenté
 Les vecteurs directeurs respectifs de et ′ sont u (– 2 ; 3 ; 0) et u ′(1 ; –1 ; 2) ;
 les coordonnées ne sont pas proportionnelles donc les droites et ′ ne sont pas
 parallèles.
 Si ces droites sont sécantes, alors il existe un couple ( t, t′ ) vérifiant les deux repré-
 sentations paramétriques.
                                       7
                               t = – --4
                                         -
          – 2t + 3 = t′ + 4  
                                      13
 D’où  3t + 5 = – t′ + 1 ⇔  t = – ------ .
                                       6
          4 = 2t′ – 1               5
                               t ′ = --
                                       -
                                     2
 Les résultats ne sont pas compatibles, donc et ′ ne sont pas sécantes.
 Les droites et ′ ne sont pas parallèles, n’ont pas de point commun, donc elles
 ne sont pas coplanaires.




                                                                                         67

Espace

  • 1.
    CHAPITRE 2 ESPACE 1 Produit scalaire dans le plan ou dans l’espace 1. Définition • Soit le plan ou l’espace. Soient deux vecteurs u et v de , et trois points O, A et B tels que : u = OA et v = OB. On note θ l’angle géométrique AOB. u On appelle produit scalaire de deux vec- v B v teurs u et v le nombre réel noté u ⋅ v tel que u ⋅ v = u × v cos θ . O θ Soit u ⋅ v = OA × OB × cos θ. u A Remarque : Le signe de u ⋅ v dépend du signe de cos θ : (θ aigu) ⇔ u ⋅ v 0 (θ obtus) ⇔ u ⋅ v 0 (θ droit) ⇔ u ⋅ v = 0. 2. Conséquences • Si les vecteurs u et v sont colinéaires et de même sens, alors u ⋅v = u × v car θ = 0 donc cos θ = 1. • Si les vecteurs u et v sont colinéaires et de sens contraires, alors u ⋅v = – u × v car θ = π donc cos θ = – 1 . 2 2 2 2 • Si u = v , alors u ⋅ v = ( u ) = ( v ) = u = v . 2 ( u ) est appelé carré scalaire, c’est un nombre positif. AOB = BOA donc u ⋅ v = v ⋅ u ; cette égalité traduit la symétrie du pro- duit scalaire. 3. Propriétés Quels que soient les vecteurs u , v , w de et deux réels α et β : • ( αu ) ⋅ ( βv ) = ( αβ ) × ( u ⋅ v ) • w ⋅ (u + v ) = w ⋅ u + w ⋅ v 60
  • 2.
    cours savoir-faire exercices corrigés 2 2 2 • (u + v ) = u + v + 2u ⋅ v 2 2 2 • (u – v ) = u + v – 2u ⋅ v 2 2 • (u + v ) ⋅ (u – v ) = u – v 1 • u ⋅ v = --  u + v – u – v  2 2 2 - 2  • u ⋅v = 0 ⇔ u ⊥v. Remarque : Le vecteur nul est orthogonal à tout vecteur. 4. Propriété fondamentale Si on projette orthogonalement les vecteurs u en u ′ sur la direction de v on a : u ⋅ v = u ′ ⋅ v (les vecteurs u ′ et v sont colinéaires). De même si on projette orthogonalement le vecteur v en v ′ sur la direc- tion de u on a : u ⋅ v = v ′ ⋅ u . Donc u ⋅v = u′⋅v = v′⋅u exemple d’application Démontrer que dans un triangle quelconque ABC : AC 2 = AB 2 + BC 2 – 2AB × BC cos ABC. Ce théorème est celui d’Al-Kashi (généralisation à un triangle quelconque du théorème de Pythagore). corrigé commenté D’après la relation de Chasles, quels que soient les points A, B et C : AC = AB + BC 2 2 d’où ( AC ) = ( AB + BC ) = AB 2 + BC 2 + 2AB ⋅ BC. Soit AC 2 = AB 2 + BC 2 – 2BA ⋅ BC d’où : AC 2 = AB 2 + BC 2 – 2BA × BC cos ABC. 61
  • 3.
    CHAPITRE 2 ESPACE 2 Produit scalaire en géométrie analytique Dans le plan Dans l’espace Soit ( O ; i , j ) un repère ortho- Soit ( O ; i , j , k ) un repère ortho- normé du plan normé de l’espace Représentation paramétrique d’une droite Passant par A ( x 0, y 0 ) et de vecteur Passant par A ( x 0, y 0, z 0 ) et de vec- directeur v ( a, b ), a ∈ , b∈ et teur directeur v ( a, b, c ), a ∈ , v ≠0 b∈ , c∈ et v ≠ 0 M∈ ⇔ AM = tv avec t ∈ . x = x 0 + at  x = x 0 + at   , t∈ . y = y 0 + bt , t ∈ .  y = y 0 + bt  z = z 0 + ct Équations cartésiennes de x – x0 y – y0 x – x0 y – y0 z – z0 ------------- = ------------- avec ab ≠ 0 - - ------------- = ------------- = ------------- - - - a b a b c soit Ax + By + C = 0 avec abc ≠ 0 Produit scalaire des vecteurs v ( x, y ) et v ′ ( x′, y′ ) des vecteurs v ( x, y, z ) et v ′ ( x′, y′, z′ ) v ⋅ v ′ = xx′ + yy′. v ⋅ v ′ = xx′ + yy′ + zz′. Équation cartésienne et vecteur normal Soit une droite passant par un Soit P un plan passant un point point A ( x 0, y 0, z 0 ) et orthogonal à un A ( x 0, y 0 ) et orthogonale à un vec- vecteur v ( a, b, c ) teur v ( a, b ) M ∈ P ⇔ AM ⋅ v = 0 M ∈ ⇔ AM ⋅ v = 0 ax + by + cz + d = 0. ax + by + c = 0. Distance d’un point B B ( x 1, y 1 ) à une droite d’équa- B ( x 1, y 1, z 1 ) à un plan P d’équa- tion ax + by + c = 0 tion ax + by + cz + d = 0 ax 1 + by 1 + c ax 1 + by 1 + cz 1 + d d ( B, ( ) ) = ----------------------------------- . - d ( B, ( P ) ) = --------------------------------------------------- . a2 + b2 a2 + b2 + c2 62
  • 4.
    cours savoir-faire exercices corrigés Cercle Sphère Équation d’un cercle de centre Équation d’une sphère de centre A ( a, b ) et de rayon R A ( a, b, c ) et de rayon R ( x – a )2 + ( y – b )2 = R2 ( x – a )2 + ( y – b )2 + ( z – c )2 = R2 soit x 2 + y 2 – 2ax – 2by + c = 0 soit avec c = a 2 + b 2 – R 2 . x 2 + y 2 + z 2 – 2ax – 2by – 2cz + d = 0 avec d = a 2 + b 2 + c 2 – R 2 . Équation paramétrique d’un plan P contenant A(x0, y0, z0) et de vecteurs directeurs v ( a, b, c ) et v 1 ( a 1, b 1, c 1 ), v et v 1 non colinéaires.  x = x 0 + λa + µa 1  AM = λv + µv 1 avec λµ ≠ 0 ⇔  y = y 0 + λb + µb 1 .   z = z0 Remarque : Si ax + by + cz + d = 0 et a′x + b′y + c′z + d′ = 0 sont les équa-  ax + by + cz + d = 0 tions cartésiennes de deux plans P et P′ sécants, alors   a′x + b′y + c′z + d′ = 0 est une représentation de leur droite d’intersection dans l’espace. L’ensemble des points M ( x, y, z ) tels que ax + by + cz + d 0 est le demi- espace ouvert de frontière le plan P d’équation ax + by + cz + d = 0 et contenant le point O si d 0. exemple d’application Soit les points A(0 ; 6) et B(–2 ; 10) dans un repère orthonormal ( O ; i , j ) . Calculer la distance du point C(4 ; –3) à la droite (AB). corrigé commenté Conseil : On rappelle que les vecteurs u (X, Y) et v (X′, Y′) sont colinéaires si, et seulement si, XY′ – X′Y = 0. N ( x, y ) ∈ ( AB ) ⇔ AN et AB sont colinéaires. Or AN ( x ; y – 6 ) et AB ( – 2 ; 4 ) . N ( x, y ) ∈ ( AB ) ⇔ 4x – ( – 2 ) ( y – 6 ) = 0 soit 4x + 2y – 12 = 0 ⇔ 2x + y – 6 = 0. 2×4–3×1–6 –1 5 d ( C, ( AB ) ) = -------------------------------------------- = -------- soit - d ( C, ( AB ) ) = ------ . - 4+1 5 5 63
  • 5.
    CHAPITRE 2 ESPACE 3 Barycentres dans l’espace et caractérisations barycentriques 1. Définition du barycentre de n points pondérés Soit les points A 1, A 2, …, A n de pondérations respectives a 1, a 2, …, a n . n n Si ∑ i=1 a i ≠ 0, alors il existe un seul point G tel que ∑ a GA i=1 i i = 0. Ce point est appelé barycentre des n points pondérés. 2. Propriétés • On ne change pas le barycentre de n points en multipliant les pondéra- tions par un même nombre non nul. • On ne change pas le barycentre de n points pondérés, en remplaçant p de ces points ( p n ) par leur barycentre, s’il existe, affecté de la somme des leurs pondérations (théorème du barycentre partiel). • Coordonnées du barycentre dans un repère ( O ; i , j , k ) Un point Ai a pour coordonnées ( x i , y i , z i ) et pour pondération ai. n Si ∑ a ≠ 0, soit G(x i=1 i G, y G , z G) le barycentre des n points pondérés alors : n n n ∑ i=1 ai xi ∑ ai yi i=1 ∑a z i i i=1 xG = ------------------, n yG = ----------------- n - et z G = ----------------- n -, ∑a i=1 i ∑a i ∑a i=1 i i=1 3. Caractérisations barycentriques • La droite (AB) est l’ensemble des barycentres des points pondérés ( A, α ) et ( B, β ) avec α + β ≠ 0. • Le segment [AB] est l’ensemble des barycentres des points pondérés ( A, α ) et ( B, β ) avec αβ 0. • Le plan (ABC) est l’ensemble des barycentres des points pondérés ( A, α ), ( B, β ) et ( C, γ ) avec α + β + γ ≠ 0. • La surface intérieure au triangle ABC est l’ensemble des barycentres des points pondérés ( A, α ), ( B, β ) et ( C, γ ) avec α > 0, β > 0, γ > 0. 64
  • 6.
    cours savoir-faire exercices corrigés exemples d’application ³ Soit un tétraèdre ABCD et C′ le symétrique de C par rapport à A et G le bary- centre du système { ( A, 2 ) ; ( B, 4 ) ; (C ; – 1) ; ( D, 3 ) } . Les points G, B C′ et D sont- ils coplanaires ? corrigé commenté Indication : La coplanéarité des points G, B, C′ et D revient à démontrer que l’un d’entre eux est barycentre des trois autres points pondérés. Le point C′ est le symétrique de C par rapport à A ce qui signifie que 2C′A = C′C donc C′ est le barycentre des points (A, 2) et (C, –1). Par associativité, le point G est alors le barycentre des points (C′, 1), (B, 4) et (D, 3), on en déduit donc que les points G, B C′ et D sont coplanaires. · Soit A, B, C et D quatre points de l’espace tels que 2AB + 3CD + 4BD = AD. Montrer que le point A est barycentre des points B, C, D affectés de coefficients que l’on déterminera. corrigé commenté En utilisant la relation de Chasles, on peut écrire : 2AB + 3CA + 3AD + 4BA + 4AD – AD = 0 soit – 2AB – 3AC + 6AD = 0 . Or, –2 – 3 + 6 ≠ 0, donc : A est le barycentre du système {(B, –2) ; (C, –3) ; (D, 6)}. 65
  • 7.
    CHAPITRE 2 ESPACE 4 Positions relatives dans l’espace On considère un repère orthonormal ( O ; i , j , k ) . 1. Intersection de deux plans Soit deux plans P et P′ d’équations respectives ax + by + cz + d = 0 et a′x + b′y + c′z + d′ = 0. Le plan P a pour vecteur normal n ( a, b, c ) et le plan P′ a pour vecteur nor- mal n ′ ( a′, b′, c′ ). • Si n et n ′ sont colinéaires, alors les plans P et P′ sont parallèles. Remarque : Dans l’espace, deux vecteurs n et n ′ sont colinéaires, si, et seule- ment si, leurs coordonnées sont proportionnelles c’est-à-dire s’il existe un réel k tel que n ′ = kn . • Si n et n ′ ne sont pas colinéaires, alors les plans P et P′ sont sécants selon une droite. 2. Intersection d’une droite et d’un plan Soit une droite de vecteur directeur v et un plan P défini par deux vec- teurs u et u ′. • Si v , u et u ′ sont coplanaires, alors la droite est parallèle au plan P. • Si v , u et u ′ ne sont pas coplanaires, alors la droite coupe le plan en un point.  x = αt + x 0  Si a pour représentation paramétrique  y = βt + y 0 , t ∈ ,   z = zt + z 0 et si P a pour équation cartésienne ax + by + cz + d = 0, alors et P ont un point commun si, et seulement s’il existe un réel t tel que : a ( αt + x 0 ) + b ( βt + y 0 ) + c ( γt + z 0 ) + d = 0. 3. Intersection de trois plans • Les plans P, P′ et P″ peuvent être sécants deux à deux et n’avoir aucun point commun et alors le système ( S ) : ax + by + cz + d = 0  a′x + b′y + c′z + d′ = 0 n’a aucune solution.  a″x + b″y + c″z + d″ = 0 66
  • 8.
    cours savoir-faire exercices corrigés • Si les trois plans sont strictement parallèles, alors le système (S) n’a aucune solution. • Si les trois plans sont sécants selon une droite, alors le système (S) admet une infinité de solutions. Ces solutions sont les triplets de coordonnées des points de la droite d’intersection. • Si les trois plans sont sécants selon un point, alors le système (S) admet une seule solution. Cette solution est le triplet de coordonnées du point commun à ces trois plans. exemple d’application Déterminer les positions relatives des deux droites et ′ de représentations paramétriques respectives :  x = – 2t + 3  x = t′ + 4    y = 3t + 5 , t ∈ et  y = – t′ + 1 , t′ ∈ .   z = 4  z = 2t′ – 1 corrigé commenté Les vecteurs directeurs respectifs de et ′ sont u (– 2 ; 3 ; 0) et u ′(1 ; –1 ; 2) ; les coordonnées ne sont pas proportionnelles donc les droites et ′ ne sont pas parallèles. Si ces droites sont sécantes, alors il existe un couple ( t, t′ ) vérifiant les deux repré- sentations paramétriques.  7  t = – --4 -  – 2t + 3 = t′ + 4    13 D’où  3t + 5 = – t′ + 1 ⇔  t = – ------ .   6  4 = 2t′ – 1  5  t ′ = -- -  2 Les résultats ne sont pas compatibles, donc et ′ ne sont pas sécantes. Les droites et ′ ne sont pas parallèles, n’ont pas de point commun, donc elles ne sont pas coplanaires. 67