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Les instruments
   financières dérivés
(Option,Swaps,CDS,CDO)
Introduction
Un produit dérivé est un instrument financier, c’est-à-
 dire un titre ou un contrat utilisé pour anticiper une
 rentabilité ou un risque financier quant à l’acquisition
 ou à la vente d’un actif.
De façon générale, ils permettent aux deux partis
 impliqués dans une transaction, qui doit être réalisée
 plus tard, de s’entendre préalablement sur les
 conditions de la vente, par exemple le prix et le moment
 .
L’objectif étant évidemment d’éviter les risques de pertes
  financières imprévues advenant une variation de la
  valeur de l’actif qui serait désavantageuse pour l’un des
  partis. Le règlement s’effectuant à une date future,
  aucun placement net initial est nécessaire pour
  l’acquéreur. Les produits dérivés portent toujours sur
  un actif sous-jacent.
Ceux-ci peuvent être des actions, des obligations, des
  bons du trésor, des devises, des indices boursiers ou
  encore des matières premières .
Ces produits se subdivisent en deux classes, soit les
  produits fermes qui concernent les contrats à terme, les
  forwards et les swaps, et les produits optionnels qui
  couvrent les options et les warrants.
les produits dérivés demeurent un mystère pour la
  majorité des gens n’ouvrant pas dans ces milieux.
  Qu’est ce qu’un produit dérivé? Quelle est leur
  fonction? Sont-ils néfastes pour l’économie?
Objectifs
Actuellement, deux objectifs principaux motivent
  l’utilisation des produits dérivés :
La gestion du risque et la spéculation. Il existe en effet
  plusieurs types de risques financiers ou économiques
  qui devraient être évités :
 les risques de taux autour des opérations financières à
  taux variables, les risques de prix autour de la valeur
  d’une action, d’un indice boursier ou d’une matière
  première, les risques de crédit dans l’éventualité où un
  débiteur est incapable de rembourser un créancier et
  les risques climatiques autour des actifs dont la valeur
  peut-être altérée pour des raisons météorologiques.
De plus, tous ces risques peuvent avoir des répercussions
  autant pour les particuliers que pour les entreprises, les
  banques ou même l’État. Il est donc normal que ceux-ci
  aient cherché un moyen de se protéger.
Évidemment, comme toute couverture d’assurance, les
  produits dérivés ne sont pas toujours rentables. Ils sont
  donc plus souvent utilisés lorsque les probabilités de
  concrétisation des risques sont jugées suffisamment
  élevées.
Les produits dérivés ne sont toutefois pas que des
  instruments de couverture, ils sont aussi un moyen très
  efficace pour spéculer.
En effet, bien que la spéculation existe naturellement,
  l’utilisation des produits dérivés la facilite beaucoup.
  Ce concept sera d’ailleurs abordé ultérieurement.
Options
«les options offrent non seulement une grande flexibilité
  dans la gestion des risques mais permettent aussi de
  construire      des     stratégies    particulièrement
  intéressantes».
 Lorsqu’une personne achète une option, elle acquière le
  droit de négocier un titre sous-jacent particulier à un
  prix préalablement fixé. Les options ne réfèrent pas
  uniquement aux produits dérivés, il existe en fait une
  diversité de sous-jacents, par exemple, les options sur
  indices, sur actifs financiers ou encore sur variables
  monétaires.
Les villes qui dominent les marchés mondiaux des
  produits dérivés sont Chicago, New York et
  Philadelphie en Amérique du Nord et Londres, Paris,
  Francfort et Zurich en Europe. Sur les marchés, les
  options sont presque exclusivement utilisées pour gérer
  le risque de taux. En effet, on évalue à plus de 91% des
  options consacrées à la couverture de ce risque.
Il existe une différence majeure entre les options
  américaines et les options européennes : le moment de
  l’achat de l’option. En Amérique du Nord, les options
  doivent être exercées avant une date convenue. En
  Europe, l’option ne peut être exercée avant une date
  d’échéance fixée.
Grâce aux options, il est possible de faire des bénéfices
   sur un marché en hausse, en baisse et statique. En
   effet, elles permettent de spéculer les mouvements de
   prix, de s’assurer contre une baisse de l’actif, de faire
   des ajustements à court terme dans l’exposition du
   portefeuille et d’en accroître sa rentabilité.
Il existe quatre stratégies caractéristiques aux options :
   l’achat d’option d’achat et la vente d’option d’achat
   (call) ainsi que l’achat d’option de vente et la vente
   d’option de vente (put).
Conclusion sur les options
Pour terminer, il serait important de noter que les
 principes qui ont été décrits plus tôt avaient pour
 objectifs d’illustrer le fonctionnement d’options dites
 «plain», puisque ce sont les premières qui sont
 apparues.
De nos jours, il existe plusieurs autres types d’options
 beaucoup plus complexes appelées options exotiques,
 qui peuvent consister par exemple à des options sur
 d’autres produits dérivés.
Les swaps
1. Définition
Le terme Anglo-saxon Swap, signifie échange ou troc. A
   l’origine ce terme était utilisé pour désigner un échange
   de services ou de produits entre deux parties durant
   une période de temps déterminée mais, suite au
   premier swap réalisé dans le domaine de la finance par
   les courtiers américains de Salomon Brothers en août
   1981 entre IBM et la Banque Mondiale, ce terme signifie
   plus précisément un échange de flux financiers.
Ces flux sont généralement des taux fixes ou variables
  d’intérêts ou des taux de devises.
Un swap est donc un contrat établit entre deux entités
  pour lequel chaque entité conclue de s’échanger des
  flux financiers pendant une certaine période de temps
  et selon des modalités prédéterminées.
2. Utilité des swaps
Lors d’un swap les échanges de flux financiers sont des
  instruments qui permettent de transformer les
  conditions de taux ou de devises courantes ou
  anticipées liés aux actifs ou passifs financiers
  correspondant.
Les swaps ne dérogent donc pas au but premier pour
  lequel les services financiers développèrent les produits
  dérivés, c'est-à-dire afin de permettre aux entreprises et
  établissements financiers de gérer les risques..
En effet l’utilisation des swaps supprime la dépendance
  aux variations de taux des flux financiers. Une
  entreprise peut ainsi emprunter une somme à une
  banque et faire appel a un organisme spécialisé pour
  fixer le taux d’intérêt.
 Les deux parties doivent convenir de la valeur de ce
  nouveau taux et l’entreprise réduit ainsi les risques lors
  du remboursement à la première banque. L’entreprise a
  donc échangé le taux d’intérêt variable de la première
  banque contre un taux fixe.
Les deux parties doivent convenir de la valeur de ce
  nouveau taux et l’entreprise réduit ainsi les risques lors
  du remboursement à la première banque. L’entreprise a
  donc échangé le taux d’intérêt variable de la première
  banque contre un taux fixe.
On constate que les swaps sont également très utilisés
  lors des échanges de devises afin de ne pas être
  dépendant des taux de changes fluctuant
  considérablement.
Mais on remarque aujourd’hui que l’utilisation des swaps
  s’éloigne de l’utilité première qui était de gérer les
  risques et de nombreuses entreprises utilisent ces
  derniers a des fins de spéculations boursières ou pour
  réduire leurs coûts de financement.
3. Les types de Swaps
On différencie un grand nombre de swaps selon qu’ils
  sont mono ou bi devises ou qu’ils font intervenir un
  taux fixe ou un taux variable. En effet les contrats de
  swaps ne sont pas standardisés et on assiste ainsi a une
  déclinaison sans fin des sous catégories de swaps
  comme, par exemple les swaptions qui sont en fait des
  options ayant pour sous-jacent un swap et les swaps
  extensibles ou swaps annulables.
Cependant dans la grande majorité des revues spécialisée
  on prend pour habitude de différencier les swaps selon
  qu’ils sont dans une seule devise ou dans des devises
  différentes ce qui permet de regrouper ces derniers
  selon deux grandes catégories :
-Le swap de taux ou swap d'intérêts : Il s’agit d’un
  échange basé sur une seule devise. Une contrepartie A
  va contracter un emprunt à taux d’intérêts variable a
  une contrepartie B.
  Parallèlement, elle va faire appel à une contrepartie C
  qui lui accordera un taux d’intérêt fixe en échange du
  taux d’intérêt variable emprunté a la contrepartie B.
Le taux d’intérêts fixe est déterminée en fonction de ce que
  l’on appelle le ‘notionnel’, c'est-à-dire par rapport a la valeur
  calculée entre le taux garanti et le taux variable de
  l’emprunt. Il s’agit donc d’un accord tripartite dans lequel
  les contreparties ne vont s’échanger que les taux d’intérêts
  durant une période déterminée sans jamais toucher au
  capital propre.
-Le swap de devises : Il s’agit d’un échange basé sur deux
  devises différentes qui peut faire intervenir des taux de
  change fixes ou variables. Deux parties vont convenir de
  s’échanger un montant prédéterminé de devises étrangères
  et s’engager à se rembourser mutuellement les sommes
  correspondantes aux intérêts entraînés durant un temps
  déterminé. A la fin de l’échéance elles vont se rendre les
  montant échangés. Il est fréquent que les deux parties
  fassent appels à un intermédiaire pour gérer cette
  transaction.
Credit Default Swap (CDS)

L'un des premiers indicateurs du début de la crise
  financière à l'été 2007 a été la chute brutale des indices
  calculés à partir des CDS sur un panier d'obligations
  adossées aux crédits subprime. Dernièrement, la
  détérioration de la situation dans les pays émergents a
  été perceptible par la forte augmentation des primes de
  CDS sur les titres souverains de ces pays.
Les CDS ou « Contrats d'échange sur le risque de défaut »
  permettent de se protéger contre les aléas de crédit sur
  les obligations de référence (corporate ou souveraine).
  Les CDS permettent aussi de réduire les exigences en
  capitaux propres des banques puisqu'ils constituent
  une garantie contre le risque de défaut. Les CDS sont
  en conséquence un outil de couverture des risques
  largement utilisé par les agents financiers (banques,
  hedge funds…). Le marché des CDS s'est de ce fait
  considérablement développé depuis 5 ans.
Comme pour tous les marchés de gré à gré, le risque de
 contrepartie y est élevé car il n'existe pas de chambre
 de compensation assurant la garantie des engagements
 via un système d'appels de marge et de collatéraux. La
 faillite d'un acteur majeur (Lehman Brothers, AIG…)
 peut ainsi accentuer le risque systémique, bien que
 plusieurs procédures établies par l'ISDA aient jusqu'à
 présent prouvé leur efficacité pour organiser le
 dénouement des contrats sur les CDS.
Le développement des CDS contribue à diminuer les
  exigences totales de fonds propres des systèmes
  bancaires : la réduction des exigences de fonds propres
  pour l'acheteur de CDS (l'acheteur de protection) est en
  effet supérieure aux exigences supplémentaires de
  fonds propres imposées au vendeur.
Les primes de CDS permettent d'estimer les probabilités
  de défaut anticipées par les marchés et sont ainsi un
  indicateur avancé des craintes sur la solvabilité des
  entreprises ou des États. Toutefois, l'utilisation directe
  des primes de CDS pour calculer les taux de défaut
  anticipés est affectée par plusieurs biais.
Collateralized Debt Obligation
(CDO)
Le CDO (Collateralised Debt Obligation) est un produit
  financier qui s'est réellement développé fin 90 début
  2000. Les CDOs sont des titres représentatifs de
  portefeuilles de créances bancaires ou d'instruments
  financiers de nature variée. Au même titre que
  la titrisation et les dérivés de crédit, ces produits de
  finance structurés sont issus de montages complexes,
  répondant à différents besoins tels que réduire les coûts
  de refinancement, exploiter des opportunités
  d'arbitrage et surtout se défaire du risque de crédit.
Toutefois, quelle que soit leur forme, les CDOs ont en
  commun d'être émis en différentes tranches de la même
  façon que l'on titrise une créance. Ainsi l'émetteur vend
  aux investisseurs des produits plus ou moins risqués
  selon la tranche choisie.
Fonctionnement d'un CDO
Le fonctionnement d'un CDO peut se voir en trois étapes.
  Au cours de la première, l'initiateur, généralement une
  banque, cède son portefeuille de créances à une société
  « ad hoc »*.
Lors de la deuxième étape, la société « ad hoc » va
  émettre des tranches de CDO pour se refinancer.
En troisième et dernière étape, les tranches émises sont
  souscrites par des investisseurs.
Le CDO est surtout un instrument de transfert de risque
  de crédit. Il facilite la redistribution de ce risque au sein
  ou en dehors de la sphère bancaire et financière. Son
  marché est en forte croissance depuis la fin des années
  90. On trouve désormais des CDO² (carré ou square)
  qui sont des CDO de CDO mais également des CDO³
  qui sont des CDO de CDO².
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Les instruments des produits derivé

  • 1. Les instruments financières dérivés (Option,Swaps,CDS,CDO)
  • 2. Introduction Un produit dérivé est un instrument financier, c’est-à- dire un titre ou un contrat utilisé pour anticiper une rentabilité ou un risque financier quant à l’acquisition ou à la vente d’un actif. De façon générale, ils permettent aux deux partis impliqués dans une transaction, qui doit être réalisée plus tard, de s’entendre préalablement sur les conditions de la vente, par exemple le prix et le moment .
  • 3. L’objectif étant évidemment d’éviter les risques de pertes financières imprévues advenant une variation de la valeur de l’actif qui serait désavantageuse pour l’un des partis. Le règlement s’effectuant à une date future, aucun placement net initial est nécessaire pour l’acquéreur. Les produits dérivés portent toujours sur un actif sous-jacent. Ceux-ci peuvent être des actions, des obligations, des bons du trésor, des devises, des indices boursiers ou encore des matières premières .
  • 4. Ces produits se subdivisent en deux classes, soit les produits fermes qui concernent les contrats à terme, les forwards et les swaps, et les produits optionnels qui couvrent les options et les warrants. les produits dérivés demeurent un mystère pour la majorité des gens n’ouvrant pas dans ces milieux. Qu’est ce qu’un produit dérivé? Quelle est leur fonction? Sont-ils néfastes pour l’économie?
  • 5. Objectifs Actuellement, deux objectifs principaux motivent l’utilisation des produits dérivés : La gestion du risque et la spéculation. Il existe en effet plusieurs types de risques financiers ou économiques qui devraient être évités : les risques de taux autour des opérations financières à taux variables, les risques de prix autour de la valeur d’une action, d’un indice boursier ou d’une matière première, les risques de crédit dans l’éventualité où un débiteur est incapable de rembourser un créancier et les risques climatiques autour des actifs dont la valeur peut-être altérée pour des raisons météorologiques.
  • 6. De plus, tous ces risques peuvent avoir des répercussions autant pour les particuliers que pour les entreprises, les banques ou même l’État. Il est donc normal que ceux-ci aient cherché un moyen de se protéger. Évidemment, comme toute couverture d’assurance, les produits dérivés ne sont pas toujours rentables. Ils sont donc plus souvent utilisés lorsque les probabilités de concrétisation des risques sont jugées suffisamment élevées. Les produits dérivés ne sont toutefois pas que des instruments de couverture, ils sont aussi un moyen très efficace pour spéculer. En effet, bien que la spéculation existe naturellement, l’utilisation des produits dérivés la facilite beaucoup. Ce concept sera d’ailleurs abordé ultérieurement.
  • 7. Options «les options offrent non seulement une grande flexibilité dans la gestion des risques mais permettent aussi de construire des stratégies particulièrement intéressantes». Lorsqu’une personne achète une option, elle acquière le droit de négocier un titre sous-jacent particulier à un prix préalablement fixé. Les options ne réfèrent pas uniquement aux produits dérivés, il existe en fait une diversité de sous-jacents, par exemple, les options sur indices, sur actifs financiers ou encore sur variables monétaires.
  • 8. Les villes qui dominent les marchés mondiaux des produits dérivés sont Chicago, New York et Philadelphie en Amérique du Nord et Londres, Paris, Francfort et Zurich en Europe. Sur les marchés, les options sont presque exclusivement utilisées pour gérer le risque de taux. En effet, on évalue à plus de 91% des options consacrées à la couverture de ce risque. Il existe une différence majeure entre les options américaines et les options européennes : le moment de l’achat de l’option. En Amérique du Nord, les options doivent être exercées avant une date convenue. En Europe, l’option ne peut être exercée avant une date d’échéance fixée.
  • 9. Grâce aux options, il est possible de faire des bénéfices sur un marché en hausse, en baisse et statique. En effet, elles permettent de spéculer les mouvements de prix, de s’assurer contre une baisse de l’actif, de faire des ajustements à court terme dans l’exposition du portefeuille et d’en accroître sa rentabilité. Il existe quatre stratégies caractéristiques aux options : l’achat d’option d’achat et la vente d’option d’achat (call) ainsi que l’achat d’option de vente et la vente d’option de vente (put).
  • 10. Conclusion sur les options Pour terminer, il serait important de noter que les principes qui ont été décrits plus tôt avaient pour objectifs d’illustrer le fonctionnement d’options dites «plain», puisque ce sont les premières qui sont apparues. De nos jours, il existe plusieurs autres types d’options beaucoup plus complexes appelées options exotiques, qui peuvent consister par exemple à des options sur d’autres produits dérivés.
  • 11. Les swaps 1. Définition Le terme Anglo-saxon Swap, signifie échange ou troc. A l’origine ce terme était utilisé pour désigner un échange de services ou de produits entre deux parties durant une période de temps déterminée mais, suite au premier swap réalisé dans le domaine de la finance par les courtiers américains de Salomon Brothers en août 1981 entre IBM et la Banque Mondiale, ce terme signifie plus précisément un échange de flux financiers.
  • 12. Ces flux sont généralement des taux fixes ou variables d’intérêts ou des taux de devises. Un swap est donc un contrat établit entre deux entités pour lequel chaque entité conclue de s’échanger des flux financiers pendant une certaine période de temps et selon des modalités prédéterminées. 2. Utilité des swaps Lors d’un swap les échanges de flux financiers sont des instruments qui permettent de transformer les conditions de taux ou de devises courantes ou anticipées liés aux actifs ou passifs financiers correspondant.
  • 13. Les swaps ne dérogent donc pas au but premier pour lequel les services financiers développèrent les produits dérivés, c'est-à-dire afin de permettre aux entreprises et établissements financiers de gérer les risques.. En effet l’utilisation des swaps supprime la dépendance aux variations de taux des flux financiers. Une entreprise peut ainsi emprunter une somme à une banque et faire appel a un organisme spécialisé pour fixer le taux d’intérêt. Les deux parties doivent convenir de la valeur de ce nouveau taux et l’entreprise réduit ainsi les risques lors du remboursement à la première banque. L’entreprise a donc échangé le taux d’intérêt variable de la première banque contre un taux fixe.
  • 14. Les deux parties doivent convenir de la valeur de ce nouveau taux et l’entreprise réduit ainsi les risques lors du remboursement à la première banque. L’entreprise a donc échangé le taux d’intérêt variable de la première banque contre un taux fixe. On constate que les swaps sont également très utilisés lors des échanges de devises afin de ne pas être dépendant des taux de changes fluctuant considérablement. Mais on remarque aujourd’hui que l’utilisation des swaps s’éloigne de l’utilité première qui était de gérer les risques et de nombreuses entreprises utilisent ces derniers a des fins de spéculations boursières ou pour réduire leurs coûts de financement.
  • 15. 3. Les types de Swaps On différencie un grand nombre de swaps selon qu’ils sont mono ou bi devises ou qu’ils font intervenir un taux fixe ou un taux variable. En effet les contrats de swaps ne sont pas standardisés et on assiste ainsi a une déclinaison sans fin des sous catégories de swaps comme, par exemple les swaptions qui sont en fait des options ayant pour sous-jacent un swap et les swaps extensibles ou swaps annulables.
  • 16. Cependant dans la grande majorité des revues spécialisée on prend pour habitude de différencier les swaps selon qu’ils sont dans une seule devise ou dans des devises différentes ce qui permet de regrouper ces derniers selon deux grandes catégories : -Le swap de taux ou swap d'intérêts : Il s’agit d’un échange basé sur une seule devise. Une contrepartie A va contracter un emprunt à taux d’intérêts variable a une contrepartie B. Parallèlement, elle va faire appel à une contrepartie C qui lui accordera un taux d’intérêt fixe en échange du taux d’intérêt variable emprunté a la contrepartie B.
  • 17. Le taux d’intérêts fixe est déterminée en fonction de ce que l’on appelle le ‘notionnel’, c'est-à-dire par rapport a la valeur calculée entre le taux garanti et le taux variable de l’emprunt. Il s’agit donc d’un accord tripartite dans lequel les contreparties ne vont s’échanger que les taux d’intérêts durant une période déterminée sans jamais toucher au capital propre. -Le swap de devises : Il s’agit d’un échange basé sur deux devises différentes qui peut faire intervenir des taux de change fixes ou variables. Deux parties vont convenir de s’échanger un montant prédéterminé de devises étrangères et s’engager à se rembourser mutuellement les sommes correspondantes aux intérêts entraînés durant un temps déterminé. A la fin de l’échéance elles vont se rendre les montant échangés. Il est fréquent que les deux parties fassent appels à un intermédiaire pour gérer cette transaction.
  • 18. Credit Default Swap (CDS) L'un des premiers indicateurs du début de la crise financière à l'été 2007 a été la chute brutale des indices calculés à partir des CDS sur un panier d'obligations adossées aux crédits subprime. Dernièrement, la détérioration de la situation dans les pays émergents a été perceptible par la forte augmentation des primes de CDS sur les titres souverains de ces pays.
  • 19. Les CDS ou « Contrats d'échange sur le risque de défaut » permettent de se protéger contre les aléas de crédit sur les obligations de référence (corporate ou souveraine). Les CDS permettent aussi de réduire les exigences en capitaux propres des banques puisqu'ils constituent une garantie contre le risque de défaut. Les CDS sont en conséquence un outil de couverture des risques largement utilisé par les agents financiers (banques, hedge funds…). Le marché des CDS s'est de ce fait considérablement développé depuis 5 ans.
  • 20. Comme pour tous les marchés de gré à gré, le risque de contrepartie y est élevé car il n'existe pas de chambre de compensation assurant la garantie des engagements via un système d'appels de marge et de collatéraux. La faillite d'un acteur majeur (Lehman Brothers, AIG…) peut ainsi accentuer le risque systémique, bien que plusieurs procédures établies par l'ISDA aient jusqu'à présent prouvé leur efficacité pour organiser le dénouement des contrats sur les CDS.
  • 21. Le développement des CDS contribue à diminuer les exigences totales de fonds propres des systèmes bancaires : la réduction des exigences de fonds propres pour l'acheteur de CDS (l'acheteur de protection) est en effet supérieure aux exigences supplémentaires de fonds propres imposées au vendeur. Les primes de CDS permettent d'estimer les probabilités de défaut anticipées par les marchés et sont ainsi un indicateur avancé des craintes sur la solvabilité des entreprises ou des États. Toutefois, l'utilisation directe des primes de CDS pour calculer les taux de défaut anticipés est affectée par plusieurs biais.
  • 22. Collateralized Debt Obligation (CDO) Le CDO (Collateralised Debt Obligation) est un produit financier qui s'est réellement développé fin 90 début 2000. Les CDOs sont des titres représentatifs de portefeuilles de créances bancaires ou d'instruments financiers de nature variée. Au même titre que la titrisation et les dérivés de crédit, ces produits de finance structurés sont issus de montages complexes, répondant à différents besoins tels que réduire les coûts de refinancement, exploiter des opportunités d'arbitrage et surtout se défaire du risque de crédit.
  • 23. Toutefois, quelle que soit leur forme, les CDOs ont en commun d'être émis en différentes tranches de la même façon que l'on titrise une créance. Ainsi l'émetteur vend aux investisseurs des produits plus ou moins risqués selon la tranche choisie. Fonctionnement d'un CDO Le fonctionnement d'un CDO peut se voir en trois étapes. Au cours de la première, l'initiateur, généralement une banque, cède son portefeuille de créances à une société « ad hoc »*. Lors de la deuxième étape, la société « ad hoc » va émettre des tranches de CDO pour se refinancer. En troisième et dernière étape, les tranches émises sont souscrites par des investisseurs.
  • 24.
  • 25. Le CDO est surtout un instrument de transfert de risque de crédit. Il facilite la redistribution de ce risque au sein ou en dehors de la sphère bancaire et financière. Son marché est en forte croissance depuis la fin des années 90. On trouve désormais des CDO² (carré ou square) qui sont des CDO de CDO mais également des CDO³ qui sont des CDO de CDO².