Présentation du département
HSE
IUT de Saint-Denis
HSE, c’est quoi ?
HYGIENE
Protéger la Santé des
Salariés des entreprises
et du Public
SECURITE
ENVIRONNEMENT
… mais
Préven...
RISQUES
chimiques
Liés aux équipements
de travail
Liés aux
ambiances
naturels
psycho-sociaux
Liés aux
déplacements
biologi...
Champs d’action
Les champs
d'action du
HSE
Santé et Sécurité
des populations
Sécurité des
installations
Santé et
Sécurité ...
Les métiers
du HSE
Prévention
des risques
Contrôle Services
publics
Animateur HSE en
entreprise
(tout secteur d’activité)
...
Les compétences nécessaires
pour faire du HSE
Techniques et scientifiques
Juridiques et
réglementaires
humaines
Compétences
Contenu de la formation
Enseignement général (400h)

Communication et culture
générale

Droit / Gestion

Anglais

Outi...
Différents modes
d'obtention du
DUT HSE
Formation initiale
Enseignements étalés sur 19 mois
Stage de 10 semaines minimum e...
Licences professionnelles
en alternance
Licence SBP-MSSE
Sécurité des Biens et des Personnes
Option management de la sécur...
40 ans d’expérience
1973  2013
Un Réseau d’Anciens Etudiants… devenus des experts du domaine
Une Equipe Pédagogique de 20...
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Présentation du département hse minutée

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Présentation du département HSE de l'IUT de Saint-Denis (Université Paris 13)

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  • Cela fait 39 ans que l’Hygiène Sécurité Environnement est enseigné à l’IUT de Saint-Denis. Une ancienneté proche de celle de la discipline elle-même HSE (à l’époque appelée simplement HS). Initialement dédiée à la formation des futurs officiers sapeurs-pompiers, la formation pluridisciplinaire qui y est dispensée s’est révélée très bien adaptée à tous les autres métiers émergents de la prévention et de la gestion des risques. Ici, questions techniques, réglementaires et humaines sont indissociables. Alors nous en faisons notre marque de fabrique. Nous vous proposons dans la présentation qui suit de vous aider à mieux comprendre notre filière HSE et comment nous la faisons vivre au quotidien dans notre IUT. Alors, bonne découverte !
  • Hygiène, sécurité, environnement… 3 mots qui peuvent avoir un sens très différent selon le contexte dans lequel on les prononce. C’est pourquoi nous souhaitons commencer cette présentation en donnant notre définition de ces termes, afin d’éviter tout malentendu.
    Tout d’abord, l’hygiène. L’hygiène ne se limite pas pour nous aux techniques de nettoyage. Certaines formations mettent l’accent sur la propreté, et forment très bien aux métiers qui y sont liés, mais nous, nous avons une vision bien plus globale de l’hygiène. C’est toute « l’hygiène de vie » qui nous préoccupe, et notamment l’hygiène au travail, ou la salubrité de locaux publics. Imaginez les usines du 19ème siècle, en pleine révolution industrielle, utilisant massivement le charbon, les huiles de dégraissage et autres produits salissants et toxiques, par inhalation de poussières, ou contact avec la peau. C’est en 1913 que l’Etat français commence à se préoccuper de ces conditions de travail, particulièrement celles des femmes et des enfants, via un décret fixant notamment les conditions d’hygiène minimales dans le lieu de travail. Premier pas d’une réglementation qui ne fera que s’affiner par la suite. Cette politique passe notamment par l’aménagement ergonomique des locaux, les sanitaires, des équipements, ou par des préconisations de santé publique. Vous comprenez donc bien que lorsqu’on parle d’hygiène, on parle en premier lieu de santé. Faire en sorte que les conditions de vie au travail ou dans l’espace public n’altèrent pas la santé des personnes. D’ailleurs, l’équivalent anglais de cette notion en France est « health », qu’on traduit par « santé ». CQFD
    Quand il s’agit de parler sécurité, nous n’en avons pas, là non plus, la vision du ministère de l’intérieur, ni celle des vigiles prévenant vols, intrusions ou violences. Ce ne sont pas les actes de malveillance qui nous préoccupent, mais les aléas qui provoquent accidents du travail (chutes, collisions, coupures, électrocution), incendies, accidents technologiques (comme à AZF, Bhopal, ou Fukushima) ou les phénomènes naturels dévastateurs (séismes, inondations, tempêtes). Et si nous pouvons nous retrouver en situation de gérer les crises, notre premier souci, c’est la prévention. Eviter l’accident du travail lié à des risques bien identifiés, tout en organisant bien le système de premiers secours au cas où l’accident se produit quand-même ; rendre improbable l’incendie ou l’accident majeur par une bonne orchestration du travail et une gestion pensée des locaux, tout en mettant en place les systèmes permettant de les confiner et les éliminer rapidement s’ils se produisent ; anticiper le risque naturel pour en limiter les dégâts lorsqu’il survient. Ainsi, pour nous, protéger les hommes et les installations, c’est avant tout analyser les situations pour prévoir les risques et engager des actions pour mieux les maîtriser.
    L’axe majeur de notre réflexion environnementale n’est pas non plus la biodiversité, ou la production d’énergie renouvelable. Comme pour l’hygiène et la sécurité, notre première préoccupation est l’activité humaine, et notre but est d’en limiter au maximum l’impact négatif, sur notre santé, sur la sécurité des hommes et des installations, mais aussi sur l’environnement qui nous entoure. Cela concerne tout autant la pollution de la rivière que bruit insoutenable du marteau piqueur. Ainsi, dans notre réflexion, gestion des déchets (solides, liquides, gazeux, dans l’air, dans l’eau, dans le sol) côtoie gestion de l’environnement lumineux, thermique ou sonore.
    Si tous ces éléments sont vus au sein d’une même formation, c’est que l’approche de chacune de ces activités est la même : il s’agit de faire du management du risque. Un manager du risque est avant tout un manager, et doit donc pouvoir discuter, comprendre, décider, convaincre, faire avancer des projets. Il ne produit rien en soi, il est là pour aider les autres à produire dans les meilleures conditions possibles. Et il ne fera donc pas cela sans la bienveillance des autres par rapport aux mesures mises en place. Il s’agit donc bien d’un métier de terrain, de relations humaines, qui s’adapte au quotidien aux événements de la vie de l’entreprise, et qui cherche des solutions aux problèmes que rencontrent les salariés. Mais ces problèmes rencontrés se trouvent être liés aux risques de toute nature. Et une bonne maîtrise des risques nécessite la compréhension des phénomènes mis en jeu, donc un certain nombre de connaissances scientifiques et techniques, mais aussi la réglementation en vigueur et de ses évolutions en la matière. Concilier activité, diminution du risque et respect de la réglementation, voilà le défi quotidien du technicien ou de l’ingénieur HSE.
  • Faisons à présent un petit tour d’horizon des risques. Celui-ci vous permettra de mieux comprendre l’ensemble des connaissances scientifiques et techniques que nous enseignons en DUT HSE, car mieux on connaît un risque, son origine, ses effets, ses modes d’amplification, mieux on peut le maîtriser.
    Certains risques vous sont familiers, car ils concernent tout autant les particuliers que les entreprises. C’est le cas du risque incendie et du risque d’explosion.
    Vous avez pris aussi l’habitude de côtoyer le risque chimique, notamment lors de vos TPs de lycée, et tout ce qui porte le nom de « produit chimique » évoque chez certains la méfiance, ce qui fait que vous avez l’habitude d’y associer la notion de danger, même lorsque cela n’est pas justifié. Mais le risque chimique, on ne le trouve pas seulement dans les laboratoires ou les industries chimiques. Les produits ménagers, les peintures, les huiles de dégraissage, sont tout autant de produits chimiques qui peuvent se révéler dangereux : toxiques par inhalation, irritants, inflammables, explosifs lorsqu’on les mélange avec un autre produit, etc. Que d’accidents liés au débouchage de canalisation par de la soude, puis, lorsque la solution ne s’est pas révélée efficace, par de l’acide chlorhydrique ! Un mélange qui peut produire un geyser très corrosif du fait de la chaleur importante dégagée rapidement. Et il ne s’agit pas de sensibiliser ici des ingénieurs chimistes, mais des femmes ou hommes de ménage. Inutile donc de leur sortir des équations bilans, il faut savoir leur donner l’information adaptée à leur activité et leur niveau de formation. Vous percevez ici un exemple de la dimension humaine de ce travail.
    Autre risque déchaînant les passions, le risque lié à la radioactivité. Mais le fait est que des salariés, des populations sont confrontés à ce risque. Et pas seulement dans les centrales nucléaires. Les hôpitaux et tout autre établissement utilisant les rayons X ont des sources radioactives. Et là aussi, tout le personnel entrant dans les salles concernées n’est pas forcément ingénieur ou médecin. Donc, il faut bien gérer l’exposition à ce risque. Et d’ailleurs, la mauvaise réputation du nucléaire a amener à développer énormément les outils de suivi de la radioactivité.
    Le risque biologique est lui omniprésent. C’est à cause de lui qu’on vous demande de vous laver les mains régulièrement. Bactéries, virus, levures, les microorganismes sont nos compagnons quotidiens, pour le meilleur et pour le pire. Il s’agit donc de faire attention à la salubrité des locaux, au nettoyage des équipements, installer les sanitaires adéquats, appliquer les règles de santé publique à l’intérieur de l’entreprise, notamment en période d’épidémie. Bien entendu, la prévention du risque biologique ne prendra pas la même forme selon que vous êtes sur un chantier ou dans un laboratoire étudiant un virus dangereux. Notez aussi que dans certaines entreprises, les salariés sont projetés régulièrement dans de nombreux pays du monde, dont certains pays exotiques. Il faut alors préparer les salariés à ces voyages, en leur donnant des consignes adéquates et en leur faisant faire les vaccins nécessaires.
    Les risques liés aux déplacements vous sont eux aussi familiers, et vous y êtes sensibilisés par les campagnes de prévention routière. Mais au sein de l’entreprise, vous êtes dans le domaine privé, et le code de la route ne s’applique pas. C’est donc à vous de faire votre propre code de la circulation pour optimiser les déplacements et éviter les accidents : séparer voies piétons et véhicules, installer des sens uniques, voire des stops, exigez l’utilisation de klaxons au passage à certains endroits, etc.
    Les installations électriques sont responsables également de nombreux accidents : un tiers des incendies sont liés à elles, et les électrocutions sont parmi les accidents les plus mortels. D’où un certain nombre de protections qui ont été développées au cours du temps pour empêcher les accidents, mais qui demandent une surveillance régulière. Protections qui sont parfois enlevées lors des opérations de maintenance qui sont à organiser en conséquence. Sans compter que nombre d’installations ne sont pas encore aux normes.
    Les équipements de travail, ce sont tous les équipements qui vous aident à effectuer votre travail (machines, appareils de levage-manutention, appareils, outils, etc.). Vous imaginez le genre d’accident que peuvent occasionner ces équipements prévus normalement pour nous faciliter la vie. Peut-être même en avez-vous fait l’expérience en bricolant chez vous ou lors de jobs d’été. Le charge qui chute du transpalette, la machine qui coupe ce qu’elle n’est pas censée couper, le défaut électrique, etc.
    Plus subtils sont les risques liés aux facteurs d’ambiance : ambiance lumineuse, ambiance sonore, ambiance hygrothermique… pourtant, ils sont essentiels. Ne parle-t-on pas de « se fatiguer les yeux » quand la lumière est trop faible ? Et une lumière trop forte peut se révéler gênante aussi, voire éblouissante. Etre soumis à un son très fort pendant longtemps est aussi source de fatigue et de stress, en plus de vous rendre sourd. Quand aux conditions hygrothermiques, vous imaginez bien qu’on ne travaille pas dans les mêmes conditions lorsque la température est négative, ou dans un milieu très humide à plus de 40°C, que lorsqu’on est dans un milieu sec à 20°C. Dans certaines conditions, il faudra tout simplement arrêter le travail (c’est le cas sur les chantiers lorsque la température est négative. Dans d’autres, aménager les postes de travail en conséquence, avec des pauses régulières, la mise à disposition d’eau, ou le suivi renforcé de salariés ayant des problèmes cardiaques ou respiratoires.
    Les maladies liées à l’activité physique, elles, se développent. Elles sont même devenues de loin la maladie professionnelle la plus répandue. Non pas qu’il y en ait plus qu’avant, il y en aurait même plutôt moins, mais elles sont plus reconnues comme maladies professionnelles. Avant, quand on avait mal au poignet, on se disait simplement « c’est la vie », ou « je vieillis ». Bref, c’était considéré comme normal. Aujourd’hui, les recherches en ergonomie ont montré que ces douleurs articulaires (les troubles musculo-squelettiques, TMS) sont liées à des gestes répétitifs, ou de mauvaises postures au travail, qu’on pourrait tout à fait éviter en aménageant différemment les postes de travail.
    Si la prise en compte des TMS a été la grande évolution des années 90 et 2000, il reste tout un travail à faire sur le risque psycho-social. C’est le drame de France Telecom qui a mis la lumière sur le fait qu’un stress, une dépression, et même un suicide pouvait avoir comme cause majeure les conditions de travail ou des méthodes de management. Comment prouver que c’est le cas ? Comment prévenir ces situations ? Si des psycho-sociologues du travail ont travaillé sur ces sujets, il reste un travail important ces prochaines années pour le détecter et le traiter en situation.
    Enfin, le risque naturel, est, lui, difficile à maîtriser. Séismes, inondations, tempêtes, effondrements de terrain… Lutter contre le déchaînement des éléments et limiter au maximum leurs nuisances a été une quête permanente de l’Homme. Ce sont plusieurs catastrophes chaque année qui font la une des journaux. Ainsi, connaître les risques naturels liés au lieu où on se trouve, et les préconisations correspondantes pour limiter les dégâts lorsqu’ils surviennent, est également une préoccupation des préventeurs.
    Vous voyez donc que pour faire une prévention efficace, on ne peut pas s’affranchir d’une culture scientifique large qui vous permettra de comprendre toutes les situations que vous pouvez avoir à gérer au cours de votre carrière. D’autant plus que la liste ici présentée pourrait bien se développer dans le années à venir. Vous avez vu le développement des TMS et des risques psycho-sociaux, mais la liste continue, et le jour où nous serons en mesure par exemple d’évaluer le risque lié aux ondes électromagnétiques des téléphones portables ou aux nanomatériaux qui se développent dans différents types de produits, il faudra intégrer à votre analyse ces « risques émergents ».
  • Qui est confronté à ces risques multiples ? Selon le type de risques vous vous adressez à un public ou vous gérez des équipements différents. Dans une entreprise, vous êtes concernés à la fois à la sécurité et la santé des travailleurs et des installations de l’entreprise, et vous pouvez aussi selon votre poste vous occuper de la politique environnementale de l’entreprise et des nuisances que peuvent engendrer votre activité sur la population alentour.
    En collectivité locale, vous allez plus vous préoccuper de la population et de l’environnement.
    Comme officier sapeur pompier, la sécurité des populations et des installations vous préoccupera tout particulièrement.
    Bref, votre public cible est variable, mais vous pouvez supposer que vous êtes de manière générale concerné par les 4 cibles de la prévention.
  • En terme de métiers, vous avez un choix assez large : vos compétences peuvent être utiles à n’importe quelle entreprise ou collectivité en France.
    Vous pouvez globalement vous trouver selon votre métier dans 3 postures différentes : celui du préventeur, celui de l’auditeur et celui du service public.
    Commençons par ce qui concerne l’amélioration de la maîtrise des risques et de leur prévention sur le terrain. Le métier qui est le plus demandé en ce moment est celui d’animateur HSE en entreprise (qui porte parfois un nom dérivé). Il s’agit d’être le bras armé du chef d’entreprise pour gérer tout ce qui est lié à la sécurité des travailleurs, des installations, la protection de l’environnement et la gestion des nuisances pour les populations alentours. Bref, vous touchez à tout, vous jouez sur les contraintes techniques, réglementaires et humaines pour trouver les solutions aux problèmes multiples auxquels vous êtes confronté dans l’entreprise. La pluridisciplinarité du DUT HSE vous servira pleinement dans cette activité, que vous pouvez exercer dans tout secteur d’activité. Et vous pouvez changer de secteur lorsque vous le souhaitez. Partout où vous irez, vous serez LA personne qui a une vision globale et donc la seule à pouvoir gérer efficacement les risques dans l’entreprise.
    Bien entendu, les petites entreprises peuvent difficilement embaucher une personne à plein temps pour gérer ces questions. C’est pour cela que vous pouvez très bien préférer faire du conseil, et par ce biais suivre plusieurs entreprises en même temps.
    Certains métiers sont plus spécifiques. C’est le cas de l’Intervenant en Prévention des Risques Professionnels, qui sera lui rattaché aux services de santé au travail et qui sera donc, lui, un collaborateur du médecin du travail. Il aidera les entreprises liées au service de santé au travail à trouver des solutions pour répondre aux pathologies rencontrées et détectées par le médecin du travail.
    Le coordonnateur Sécurité Protection de la Santé, lui, intervient lorsque plusieurs entreprises se retrouvent en coactivité, ce qui arrive particulièrement souvent dans le domaine du BTP. En effet, si l’animateur HSE gère les risques dans son entreprise, que se passe-t-il par exemple sur un gros chantier où doivent intervenir une entreprise de menuiserie, d’électricité, de plomberie, de maçonnerie, et quelques autres ? La personne responsable n’est plus le chef d’entreprise, mais la personne qui a provoqué cette coactivité en faisant appel à toutes ces entreprises. Le coordonnateur SPS est là pour assister cette personne qui n’est souvent pas compétente afin d’orchestrer cette multitude d’intervenants. Il suit souvent de nombreux chantiers en parallèle.
    Mais bien sûr, vous avez la possibilité de faire des spécialisations, comme l’ergonomie, la gestion des déchets, le traitement des eaux, qui vous permettront d’être spécialiste d’un type de risque, ce qui peut être intéressant pour de grandes entreprises. Mais les emplois ne se compteront pas par millions dans ces domaines spécialisés, donc une forte motivation est conseillée pour se lancer dans cette voie. Votre bagage généraliste vous permettra de toute façon toujours de rebondir.
    Les métiers du contrôle sont, eux, extérieurs à l’entreprise. Dans un bureau de contrôle, vous pouvez vous occuper de formation des salariés, notamment aux habilitations à conduire des engins ou à intervenir sur des installations électrique. Vous pouvez aussi gérer les vérifications périodiques des équipements de travail, faire des audits pour délivrer diverses certifications. Vous êtes donc un prestataire de service auprès des entreprises, un regard extérieur qui lui permet de montrer qu’elle est dans les rails de la sécurité ou de la démarche environnementale.
    Côté sécurité sociale, vous aurez à la fois un rôle de conseil aux entreprises pour diminuer le nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles, et de sanctions pour les entreprises qui ne font pas d’effort, passant par des hausses des cotisations. Cela passera par des visites programmées ou inopinées dans les entreprises, et par l’édition de bases documentaires sur la prévention.
    Via une poursuite d’études en droit, vous pouvez également devenir inspecteur du travail. Lui aussi fait des visites dans l’entreprise, mais lui est essentiellement là pour sanctionner lorsque les choses ne vont pas, et ceci peut aller jusqu’à la fermeture pure et simple et immédiate de l’entreprise jusqu’à amélioration des conditions de travail.
    Vos compétences peuvent également intéresser les assureurs, qui doivent parfois chiffrer le risque pour adapter le prix de leurs prestations. Votre évaluation du risque peut donc leur être précieuse.
    Enfin, vous pouvez vous mettre au service des populations, notamment en travaillant pour les collectivités. Vous pouvez dans ce cadre avoir des missions liées à la gestion du ramassage des déchets, des espaces verts, de la voie publique, des établissements publics, des chantiers de travaux publics, de la maintenance des équipements publics, ou être inspecteur salubrité auprès des offices HLM par exemple.
    Vous pouvez aussi gérer la sécurité (et particulièrement la sécurité incendie) d’un établissement recevant du public (ERP) privé, comme un centre commercial, ou une salle de spectacles.
    Enfin, si nos débouchés se sont diversifiés au cours du temps, nous sommes toujours la meilleure préparation au concours de lieutenant pompier, d’autant plus que le concours est repassé depuis 2012 au niveau bac+2.
    Vous voyez donc que si vous n’aimez pas la monotonie, la filière HSE vous permet de vivre des expériences toutes aussi intéressantes que variées, ce qui ne vous empêche pas de préférer rester longtemps dans une entreprise. Et ce sont pour une bonne partie des secteurs qui embauchent. Le fait qu’on forme sur le tas des techniciens pour exercer ces fonctions par manque de professionnels compétents, ou la multiplication des formations plus ou moins sérieuses dans le domaine, en sont des preuves claires.
  • Vous l’aurez compris, difficile de faire une bonne prévention sans comprendre la nature du risque, ses causes, ses modes d’amplification ou de propagation, et les solutions techniques que l’on peut mettre en œuvre pour y répondre. Un bagage scientifique et technique est donc essentiel au technicien HSE.
    Mais vous ne partez pas de rien, et les pouvoirs publics ont mis en œuvre des réglementations pour motiver les chefs d’entreprises à se préoccuper de ces questions. Avec sanctions financières et pénales en jeu. Bien entendu, où que vous soyez, votre première mission sera de respecter cette réglementation. Il est donc important de la connaître, de pouvoir vous tenir à jour de ses évolutions, et de connaître les bases de droit sur lesquelles elles s’appuient.
    Enfin, vous avez pu percevoir que la dimension humaine est importe dans la gestion des risques. Vous ne gérez pas les risques pour vous, mais pour les autres. Donc, vous ne pouvez rien faire sans eux, sans leur bonne volonté. D’où un travail d’analyse nécessaire pour comprendre les situations, les discussions pour associer les personnes concernées aux solutions mises en place, les formations aux nouvelles procédures et nouveaux matériels. Des bases de psychologie, sociologie, communication seront un atout considérable dans ces échanges.
  • Le programme national du DUT HSE répond à cette nécessité d’approche globale du risque, autour de ces 3 piliers scientifique et technique, juridique et réglementaire, et humain.
    Pour parvenir en 2 ans à cet ambitieux objectif avec des étudiants arrivant du lycée, ce sont près de 1800h de cours qui sont dispensées. Le premier semestre permet essentiellement d’assimiler les bases qui vous permettront de mieux comprendre les questions professionnelles auxquelles vous serez confrontés et les outils que vous serez amenés à utiliser. Mais vous percevrez déjà dans ces enseignements les applications que vous pourrez en faire par la suite en gestion des risques. Le deuxième semestre se concentre plus sur la compréhension des différents risques. Le troisième et le quatrième semestres vous donnent, eux, les outils pour gérer les risques dans un milieu professionnel. Vous bénéficierez tout au long de votre cursus d’un enseignement d’anglais, et vous pourrez vous investir et vous questionner chaque semestre à travers les projets tutorés et projets personnels et professionnels.
    Les cours durent en général 2h. Il y a 2 cours le matin (de 8h30 à 12h30) et 2 cours l’après-midi (de 13h30 à 17h30), avec 20 minutes de pause entre les cours. Le jeudi après-midi est libre pour les compétitions sportives. Le mardi, la plage de midi est élargie pour permettre également la pratique du sport. Ce jour-ci, les cours de l’après-midi sont donc de 14h à 18h. Il n’y a pas cours le samedi matin.
    Pas de semaine type point de vue contenu des enseignements en HSE. S’il fallait traiter toutes les matières toutes les semaines, il n’y aurait pas beaucoup de temps pour chacune. Votre emploi du temps est donc semestrialisé. Vous aurez des modules qui dureront un, deux ou trois mois selon leur importance, qui ne seront pas à jours et heures fixes, avec une évaluation en contrôle continu qui suivra de peu la fin de chaque module (avec parfois des évaluations intermédiaires). Attendez-vous donc à avoir rapidement un ou deux devoirs par semaine, en parallèle des cours. Il est donc important de travailler régulièrement, particulièrement de revoir les cours de la journée et vous préparer à ceux du lendemain. La prise de notes en cours vous sera précieuse, ne négligez pas cet aspect, même lorsqu’un polycopié vous est distribué.
  • L’IUT de Saint-Denis offre 3 voies pour préparer le DUT HSE. La première, classique, est la formation initiale : les étudiants suivent les enseignements de septembre de la première année jusqu’avril de la deuxième année, puis partent en stage 10 semaines, pour lequel ils soutiennent fin juin. Nous prolongeons sans problème les conventions de stage en juillet et août pour ceux qui le désirent.
    En alternance, vous serez tout au long des 2 ans 15 jours à l’université puis 15 jours en entreprise. La soutenance est cette fois-ci début septembre à la fin de la deuxième année. Le contrat signé avec l’entreprise est généralement un contrat d’apprentissage. Soulignons que si ce mode permet de découvrir le métier sur le terrain parallèlement à la formation, d’avoir un salaire durant ses études et d’acquérir une expérience professionnelle reconnue par les employeurs (contrairement au stage), elle est en contrepartie très exigente. En effet, difficile de placer 1800 heures de cours dans la moitié du temps prévu pour la formation initiale, même en prenant en compte que les périodes de vacances que les apprentis n’ont pas. Ceci implique :
    que l’emploi du temps, chaque semaine de cours, est plus chargé. Notamment, le jeudi n’est pas libéré pour les compétitions sportives
    que même avec cela, certains enseignements doivent être réduits en nombre d’heure… mais le programme reste même, ce qui signifie que les cours sont plus intensifs, il faut assimiler plus de choses en moins de temps.
    C’est pour cela que nous conseillons l’alternance aux étudiants qui ont des bases relativement solides acquises au lycée ou dans une première expérience de l’enseignement supérieur.
    Quant à la formation continue, elle permet à des personnes ayant déjà une expérience professionnelle de reprendre des études. Pour ces étudiants, c’est en une année complète, de septembre à septembre, qu’ils découvriront les différents enseignements du DUT. Là aussi, le programme est le même, modulo les projets. Le rythme est donc très intensif, attendez-vous à sacrifier même quelques samedi matin, sans compter les heures passées à réviser. Le stage se fait sur les mois de juillet et août, pour une soutenance début septembre. Nous vous conseillons pour suivre cette formation d’obtenir un financement par le FONGECIF.
    Quelle que soit la voie que vous choisissez, nous ne sommes pas opposés au fait que vos expériences professionnelles (stages, apprentissages) se déroulent en province à l’étranger.
  • Le DUT est une formation professionnalisante, mais comme plus de 90% des étudiants aujourd’hui, vous pouvez continuer vos études après le DUT. Les meilleurs d’entre vous pourront postuler à des écoles d’ingénieur. Pas les écoles classiques de physique ou de chimie, car celles-ci recrutent des étudiants qui n’ont fait quasiment que des mathématiques, de la physique et de la chimie pendant 2 ans, et votre retard dans ces matières sera trop important. Certaines écoles d’ingénieur ont, en revanche, une filière prévention des risques, ou management environnemental. Celles-ci vous sont ouvertes, de même que les écoles d’agronomie, qui recrutent des étudiants plus généralistes que les écoles de physique et de chimie.
    Mais pour la majorité d’entre vous, la voie la plus adaptée sera une licence professionnelle. La licence professionnelle SBP proposée par l’IUT de Saint-Denis est particulièrement bien adaptée aux étudiants ayant un DUT HSE, et n’empêche pas des poursuites d’études ultérieures. Après avoir reçu en DUT HSE les connaissances nécessaires pour faire de la gestion des risques, vous développerez en licence vos capacités mener une politique HSE de long terme, communiquer sur vos thématiques, obtenir des certifications, gérer des équipes, gérer des crises… bref, vous acquerrez les compétences nécessaires pour passer d’un vision de technicien à une vision de cadre.
    Bien entendu, d’autres formations vous sont ouvertes en sortie de DUT, si vous souhaitez vous spécialiser dans un domaine, lié par exemple aux bâtiments, à la gestion des déchets, à l’ergonomie, la qualité, etc. Il est possible également de poursuivre des études à l’étranger, par exemple via le « bachelor of disaster management » de l’université de Coventry.
    Quant aux étudiants qui veulent apprendre les bases de HSE après une formation plus technique, nous leur proposons la licence GPI-MIR.
    Toutes nos licences sont en alternance.
  • Vous avez compris tout l’intérêt de la filière HSE. Bien entendu, le DUT HSE est un diplôme national, et tous les IUT qui proposent cette formation suivent le programme officiel. Mais la manière d’orchestrer ce programme peut changer d’un établissement à l’autre. De ce point de vue, l’IUT de Saint-Denis bénéficie de ses près de 40 ans d’expérience.
    Forcément, notre ancienneté conduit tout naturellement à un réseau d’anciens étudiants important (plus de 1500 aujourd’hui). C’est tout autant de contacts potentiels qui soutiennent l’IUT de Saint-Denis dans son évolution.
    D’ailleurs, parmi la centaine d’intervenants professionnels que nous avons en DUT HSE, un certain nombre sont nos anciens étudiants. Ils connaissent donc parfaitement les besoins des étudiants de la formation. Et même lorsque ce n’est pas le cas, le département compte 20 enseignants permanents dont les spécialités recouvrent l’ensemble des problématiques étudiées en DUT. Ceux-ci prennent en charge chaque intervenant professionnel de leur spécialité et établissent le programme avec lui. Ainsi, nous ne faisons pas intervenir des prestataire de service, mais de véritables collaborateurs, ce qui assure la cohérence de nos enseignements.
    Le programme de DUT HSE s’adapte aux évolutions de la filière. Il est rediscuté régulièrement, avec des enseignants et des professionnels. Mais au-delà du programme, les enseignants de l’IUT de Saint-Denis sont au fait des problématiques de terrain. En effet, en plus des intervenants professionnels qu’ils suivent, ils visitent régulièrement des entreprises. En effet, des visites sont prévues dans le cursus. Et de plus, les enseignants vont visiter une fois, sauf exception, les étudiants qu’ils suivent pendant leur stage, et deux fois par an les apprentis qu’ils suivent. L’occasion de discuter avec les maîtres de stage et de s’informer de ce qui se fait sur le terrain et des problèmes rencontrés, dans différents domaines.
    Notre ancienneté nous a permis également de nous équiper au fur et à mesure de nos besoins, avec des équipements variés, dont un certain nombre de ceux utilisés dans le monde professionnel. Nous sommes donc fière des travaux pratiques que nous pouvons proposer dans nos laboratoires de physiologie, microbiologie, facteurs d’ambiance, mécanique, mécanique des fluides, électricité, chimie et combustion.
    Tout ceci et notre souci de ne pas brader notre diplôme nous a permis d’établir un lien de confiance avec les entreprises et les formations recrutant au niveau bac+2, qui connaissent la valeur des étudiants sortant de notre établissement. Ainsi, un diplôme de DUT HSE de l’IUT de Saint-Denis n’est pas exactement un diplôme de DUT HSE quelconque…
  • Présentation du département hse minutée

    1. 1. Présentation du département HSE IUT de Saint-Denis
    2. 2. HSE, c’est quoi ? HYGIENE Protéger la Santé des Salariés des entreprises et du Public SECURITE ENVIRONNEMENT … mais Prévenir les Accidents du Travail et les Risques technologiques et naturels … mais Analyser et Maîtriser les phénomènes de Pollution, de Nuisances pour l’homme et son environnement … mais
    3. 3. RISQUES chimiques Liés aux équipements de travail Liés aux ambiances naturels psycho-sociaux Liés aux déplacements biologiques Incendie explosion Liés à l'activité physique Liés aux installations électriques Liés à la radioactivité Risques
    4. 4. Champs d’action Les champs d'action du HSE Santé et Sécurité des populations Sécurité des installations Santé et Sécurité des travailleurs Préservation de l'environnement
    5. 5. Les métiers du HSE Prévention des risques Contrôle Services publics Animateur HSE en entreprise (tout secteur d’activité) Formateur/conseil en HSE IPRP dans les services de santé au travail Officier sapeur- pompiers Bureaux de contrôle Sécurité sociale Inspection du travail Coordonnateur SPS Assurances Spécialiste d'un risque (ergonomie, gestion des déchets, etc.) Inspecteur salubrité en collectivité Métiers Responsable environnement / DD d’une collectivité Sécurité civile
    6. 6. Les compétences nécessaires pour faire du HSE Techniques et scientifiques Juridiques et réglementaires humaines Compétences
    7. 7. Contenu de la formation Enseignement général (400h)  Communication et culture générale  Droit / Gestion  Anglais  Outils informatiques  Psychologie / sociologie Enseignement scientifique (500h)  Biologie / Toxicologie / Microbiologie  Physiologie  Ecologie et Pollutions  Outils mathématiques / Statistiques  Chimie / Structure de la Matière / Réactions Chimiques Dangereuses  Installations Electriques  Mécanique / Mécanique des fluides / Résistance des matériaux  Vibrations / Acoustique / Rayonnements  Thermodynamique / combustion Enseignement professionnel (840h)  Evaluation et maîtrise des différents risques  Psychosociologie du travail  Ergonomie  Facteurs d'ambiance  Technologie du BTP  Sécurité (incendie, installations, électrique,…)  Premiers secours  Gestion de l’Environnement (eau, air, sol, déchets) Projets tutorés (300h) Projet Personnel et Professionnel (60h) Accompagnement de l’étudiant, Réflexion sur les domaines et les métiers qui l’intéressent pour l’aider dans ses choix
    8. 8. Différents modes d'obtention du DUT HSE Formation initiale Enseignements étalés sur 19 mois Stage de 10 semaines minimum en fin de cursus Formation par alternance Durant 24 mois, alternance 15 jours à l'université 15 jours en entreprise Formation continue Enseignements étalés sur 10 mois Stage de 10 semaines minimum en fin de cursus À l'IUT de Saint-Denis Organisation 2 ans 2 ans 1 an
    9. 9. Licences professionnelles en alternance Licence SBP-MSSE Sécurité des Biens et des Personnes Option management de la sécurité, de la santé au travail et de l'environnement Réservée aux étudiants ayant des bases en gestion des risques Particulièrement bien adaptée aux titulaires d'un DUT HSE Permet d'acquérir les compétences pour piloter une politique HSE Démarche qualité et certifications Mise en réseau des acteurs de la prévention Gestion de crise Evaluation économique des risques et de la prévention Evaluation technique des risques Mise en œuvre des actions de prévention Développement durable Licence GPI-MIR Gestion de la Production Industrielle Option Management et Ingénierie du risque Destinée aux étudiants issus d'un bac+2 technique ou scientifique Un contenu recouvrant les thématiques étudiées en DUT HSE Permet d'acquérir en complément de ses compétences techniques initiales les compétences nécessaires pour mener des missions HSE, notamment en milieu industriel Analyse de postes de travail / Analyse d'accidents Mise à jour du Document Unique / Formation de salariés Gestion des déchets / Gestion des produits chimiques etc.
    10. 10. 40 ans d’expérience 1973  2013 Un Réseau d’Anciens Etudiants… devenus des experts du domaine Une Equipe Pédagogique de 20 enseignants permanents et plus de 100 vacataires issus du monde professionnel Des Contenus Pédagogiques évolutifs et en adéquation avec les demandes du milieu professionnel Une réelle Expertise sur les domaines de la protection des biens, de la santé et de l’environnement Des Equipements Pédagogiques performants achetés au fil du temps pour mieux comprendre les problématiques du terrain Un Niveau Reconnu par les entreprises, ainsi que par les formations recrutant à bac+2 (licences pro, écoles d'ingénieur) et même à l'international

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