Les pratiques professionnelles contemporaines
en développement de carrière
Enquête sur les principales activités de 151 pr...
1
CO-AUTEURS
Les étudiantes et les étudiants suivants, entrés aux études de premier cycle en
développement de carrière de ...
2
CHALOUX*CATHERINE KOUD-
YANGOUA*HELENY
SABOURIN*LAURIE
CHARTRAND*MANUEL LAMARRE*VICTORIA SALINAS-CRUZ*NATHALY
MARILU
CHA...
3
TABLE DES MATIÈRES
CO-AUTEURS .............................................................................................
4
LISTE DES TABLEAUX
Tableau Page
1 Thématiques guidant la recherche en développement de carrière en 2011........... 12
2 ...
5
23 Mentions de tâches rattachées aux conseillers à l’approche orientante en milieu
scolaire ...............................
6
LISTE DES ENCADRÉS
Encadré Page
1 Les compétences de base et la pratique en DDC ...........................................
7
INTRODUCTION
Le développement de carrière c’est … beaucoup de choses !!! Comme tout objet
transitant dans un univers soc...
8
principales tâches recensés pour chacun d’eux, puis une analyse synthèse. Pour chaque
secteur d’activités, une section «...
9
au sein de plusieurs secteurs d’activités professionnelles (ex. : éducation, développement
de l’employabilité, ressource...
10
nombreuses. Le développement de carrière se pratique dans les milieux organisationnels,
souvent selon des préceptes pro...
11
compte du rôle joué par les contextes et l’environnement (Vondracek, Ferreira et Dos
Santos, 2010), la question de just...
12
du même coup le développement des pratiques en développement de carrière, mais bien
la notion « d’interaction » entre c...
13
Interaction individu / vie sociale et
familiale
 Concilier travail et famille : gestion des
rôles et des conflits, ide...
14
Tableau 2
Réalités de pratiques professionnelles des intervenants en développement de
l’employabilité sur l’Île de Mont...
15
tout de même certaines frontières conceptuelles. Par exemple, il peut toucher des activités
de gestion des ressources h...
16
de relation au travail et de résolution de conflits. Parce que sa formation initiale et ses
pratiques professionnelles ...
17
1.4.2. Conseiller en emploi/développement de carrière versus
orientation
Cette section expose différents points de diff...
18
et professionnelle, Réseau québécois des organismes en développement de
l’employabilité, Réseau des Carrefours jeunesse...
19
2. Évaluer les troubles mentaux, lorsqu’une attestation de formation lui est délivrée
par l’Ordre dans le cadre d’un rè...
20
Tableau 4
Comparaison des principales tâches de travail : conseiller en emploi versus conseiller
d’orientation
 Rencon...
21
2. CADRE CONCEPTUEL
Le cadre conceptuel s’appuie sur les indications du Guide canadien des compétences
pour les profess...
22
CNP, cette classification propose non pas une exploration par catégories de fonctions
professionnelles, mais davantage ...
23
2.2. Guide canadien des compétences pour les professionnels en
DDC
Le Guide canadien des compétences apporte une distin...
24
 Évaluer les services rendus aux clients.
Habiletés
Respecter la
diversité
 Reconnaître la diversité ;
 Respecter la...
25
compte la diversité humaine sous toutes ses formes, de se développer tout au long de sa
carrière, de même que de savoir...
26
fonctionnement et de conditions de vie spécifiques avec lesquels il doit composer.
Aucun développement continu de ses c...
27
autre ressource jugée plus compétente pour assurer le suivi requis auprès de ce
dernier constitue en soi une interventi...
28
Tableau 6
Compétences en DDC spécifiques à la gestion de l’information et des ressources
Développer et
maintenir une
ba...
29
développement de l’employabilité et plus particulièrement celle qui facilite des stratégies
dynamiques de recherche d’e...
30
 Le professionnel en développement de carrière peut autant travailler avec des
ressources documentaires imprimées qu’é...
31
Tableau 7
Compétences en DDC spécifiques à l’orientation professionnelle
Posséder des
connaissances en
orientation
prof...
32
En matière d’orientation professionnelle, le professionnel en développement de carrière,
notamment celui qui œuvre spéc...
33
 En orientation professionnelle, les notions d’éducation et d’apprentissage ne se
résument pas – et il ne devrait jama...
34
Tableau 8
Compétences en DDC spécifiques à l’évaluation
Aider le client à
s’évaluer
 Connaître les instruments et les ...
35
Encadré 4
L’évaluation et la pratique en DDC
 Réglons une chose au départ : l’achat, l’administration, la correction e...
36
l’inclusion de variables relatives au choix d’instruments tels que le coût, les
conditions d’administration, les compét...
37
En matière de développement de l’emploi, le professionnel en développement de carrière,
notamment celui qui œuvre spéci...
38
 Accompagner une personne vers le développement de son employabilité peut
également impliquer l’usage de programmes et...
39
E- Développement communautaire
Les compétences en développement communautaire se composent de comportements,
d’habileté...
40
d’entreprises, de municipalités et de ministères, de différentes organisations
communautaires centrées sur des missions...
41
offrant les services d’aide à l’emploi qui jusque-là étaient rendus par l’État. Bien
qu’issus de la communauté, nombre ...
42
Tableau 11
Compétences en DDC spécifiques au développement et soutien à l’apprentissage
Connaître
comment faciliter
l’a...
43
Encadré 7
Le développement et le soutien à l’apprentissage, et la pratique en DDC
 La notion d’apprentissage est prése...
44
3. OBJECTIF
Bien que les professionnels en développement de carrière soient nombreux et présents au
sein de plusieurs s...
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière

2 445 vues

Publié le

Cournoyer, L. et Cohorte CAR 2901, A13 (2014). Enquête sur les pratiques contemporaines de praticiens en développement de carrière. Document inédit, Université du Québec à Montréal.

Publié dans : Formation
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
2 445
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
92
Actions
Partages
0
Téléchargements
64
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Cournoyer et Cohorte car 2901 , a13 (2014). les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière

  1. 1. Les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière Enquête sur les principales activités de 151 professionnels en développement de carrière à l’automne 2013 LOUIS COURNOYER Directeur des programmes d’études en développement de carrière Professeur en counseling de carrière Conseiller d’orientation ET ÉTUDIANTS DE LA COHORTE 2013 AUX ÉTUDES DE PREMIER CYCLE EN DÉVELOPPEMENT DE CARRIÈRE CAR 2901 – Introduction au développement de carrière Université du Québec à Montréal AOÛT 2014 IMPORTANT !!! Si vous faites usage de contenus de ce rapport dans le cadre d’activités personnelles, scolaires ou professionnelles veuillez SVP (!!!) respecter les droits d’auteurs en citant convenablement ces derniers. Même si le document est accessible gratuitement, il n’est pas sans être liée à une grande dépense en temps de travail rémunéré …
  2. 2. 1 CO-AUTEURS Les étudiantes et les étudiants suivants, entrés aux études de premier cycle en développement de carrière de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) à l’automne 2013, ont participé à la cueillette de données présentées de ce rapport. Je les remercie pour leur engagement au développement des connaissances pour les étudiants actuels et à venir, ainsi que pour toute la communauté des professionnels en développement de carrière ! AIT GHERBI*SARAH DUQUET*ROXANNE MORISSETTE*STÉPHANIE ALDABAS*MÉLISSA DUTRA*FABIO VINICIUS MOULIN- LANGEVIN*CAMILLE ALEXIS*VALÉRIE D.-VINCENT*JULIE NGUYEN*HOANG ANH ARSENAULT*SOPHIE FERGUSON- GIRARD*ÉLISE NKWOUODJIP NANA*ROSELYNE BAILLARGEON*CHLOÉ FERRAND*JANIE O'BREHAM- RONDEAU*LOLA BALLARD*JOANIE GAGNÉ*FRANCISCA O'SHAUGHNESSEY*JOËLLE BALLARD*VALÉRIE GAGNON*JULIE PARÉ*SYLVIANE BASQUIAT*MAREMKA GALIPEAU- DEGONGRE*SÉBASTIEN PARÉ-ROUSSEL*MARILYN BEAUCHEMIN*MÉLISSA GALLANT*PATRICE PARENT*MARIE-CLAUDE BÉLAIR*JESSICA GENDRON*KAROLANNE PAUL-HUS*NICHOLAS BERNARD*VINCENT GHIASVAND- TARAKI*HAMIDEH PIERRE*FANIA BERNARDINO*SAMUEL GOSSELIN*STÉPHANIE PIERRE*FARAH BERNIER*JOANIE GOSSELIN*VALÉRIE PIERRE- DUVERSAINT*KARINE BETTEX*AGNÈS GUERTIN- POUDRIER*JUDITH PIERRE-LOUIS*MARIE- MICHÈLE BISSON*CAROLANNE GUILIANI*MARIE LUCIE PLOUFFE*MARILYSE BONATTI FIDELIS*FERNANDA HAYES*MELISSA POIREL*AELIA BONNET*LU HOTTE*LAURIE POLONY*ERWINE BOULEY*MAUDE HUBERT*SOPHIE QUICENO*LINA-MARIA BRIÈRE- LABBÉ*JACINTHE JACQUES*ANNE-DARBY REBMANN*JULIEN BRISEBOIS*LAURIE JODOIN*JESSYCA REGUIEG*LINDA BROSSEAU- DAUPLAISE*MAUDE JUTRAS MILJOURS*ÉMILIE ROC*VALÉRIE BRÛLÉ-DHO*ROSALIE KAHLAOUI*MAYARA ROCHELEAU*MÉLANIE BUSWELL*ISABELLE KALMOGO*ROSALIE ROUSSEAU*ALEXANDRE CAILYER*CLAUDE KASSI*SOFIA ROUSSEAU*CATHERINE CAMPION*DAVID KOSAL*PHONARY ROY*MYLÈNE
  3. 3. 2 CHALOUX*CATHERINE KOUD- YANGOUA*HELENY SABOURIN*LAURIE CHARTRAND*MANUEL LAMARRE*VICTORIA SALINAS-CRUZ*NATHALY MARILU CHARTRAND*PIERRE- HERVÉ LAMBERT*KATERINE SALOIS- LAPOINTE*ALEXANDRE CHARTRÉ-YIP*ÉMILIE LAMOUREUX*JEAN- FRANCOIS SALVAIL*MANON CHARBONNEAU- BISIER*MÉLISSA LANGLOIS*JOCELYNE SIGOUIN*MÉLISSA CHERY*ROMY LANGLOIS- LEFIEVRE*ANNABEL SIMARD- DANCAUSE*CINDY CLEARY*JESSIKA LANOUE*BIANCA SOHOU-N'GANI*ABASSI MEHEZA COMTOIS*ARIANE LAPLANTE*GENEVIÈVE SOUBAI*MOULAY RACHID CORIANDOLI*TATIANA LARIVIÈRE*PHILIPPE SOUMIS- BEAUCHEMIN*MICHÈLE CÔTÉ*MIREILLE LAVOIE*KATHY ST-GEORGES*AJALIE DAGENAIS*ANNE-MARIE LAVOIE LEGAULT*MARIE CHRISTINE TANGUAY*ALEXANDRA D'ASTOUS*LOUIS- MARTIN LEBLANC*MARIE-ÈVE TARDY*ALEX DEMERS*MARIE-EVE LEBLOND*PIERRE- PHILIPPE THOMASSON*SARAH DÉPÔT*ISABELLE LEMIRE*MARIE-ÉLAINE TRAN*CECILIA DIOME*NATALIE LÉON*GINIA TURCOTTE*MARTIN DIONNE*CAROLINE LÉONARD*NAOMI VAILLANCOURT*MARIE- EVE DJELLAL*INÈS LIU*DUN LI VALIN*EMILIE DOMINIQUE*KATIA MAJOR*VERONIQUE VEYITONDOLO*ARIELLE DORMÉUS*GILBERTE MALO*ANNIE-CLAUDE VILFORT*SOPHIE DOSTIE OUIMET*SAMUÈLE MANOV*DEYVID VINCELLI*DOMINIQUE DUCHARME- LEPAGE*NOÉMIE MANGONES*ZAIDA BIBIANA WADE*BASSIROU DUFOUR*ÉMILIE MATONDO*BENEDICTE WECHE*ERWIN DUFOUR*NATHALIE MESSIER*ÉLIANE WHISSELL*CYNTHIA DUPUIS*DANIELLE MIGNERON*VANESSA ZAMOUM*HAKIMA MOREAU*SANDRINE
  4. 4. 3 TABLE DES MATIÈRES CO-AUTEURS ................................................................................................................... 2 INTRODUCTION .............................................................................................................. 7 1. PROBLÉMATIQUE................................................................................................... 8 1.1. Un champ vaste, riche … à circonscrire ! ............................................................ 8 1.2. Un champ de responsabilité sociale ................................................................... 10 1.3. Un champ intégrateur d’expériences humaines ................................................. 11 1.4. Des vocables professionnels à distinguer........................................................... 15 1.4.1. Développement de carrière versus Ressources humaines........................... 15 1.4.2. Conseiller en emploi/développement de carrière versus orientation .......... 17 2. CADRE CONCEPTUEL.......................................................................................... 21 2.1. Différents référentiels pour les professions en développement de carrière ....... 21 2.2. Guide canadien des compétences pour les professionnels en DDC.................. 23 2.2.1. Compétences de base .................................................................................. 23 2.2.2. Compétences spécifiques............................................................................ 27 3. OBJECTIF ................................................................................................................ 44 4. MÉTHODOLOGIE................................................................................................... 44 4.1. Contexte de la recherche .................................................................................... 44 4.2. Description méthodologique .............................................................................. 45 4.3. Dimensions éthiques .......................................................................................... 45 5. RÉSULTATS............................................................................................................ 47 5.1. Développement de l’employabilité .................................................................... 47 5.2. Milieu scolaire.................................................................................................... 52 5.3. Cabinets-conseils et milieu organisationnel....................................................... 61 5.4. Services publics/parapublics .............................................................................. 65 5.5. Synthèse transversale ......................................................................................... 69 6. DISCUSSION........................................................................................................... 71 RÉFÉRENCES ................................................................................................................. 78 Annexe 1........................................................................................................................... 80
  5. 5. 4 LISTE DES TABLEAUX Tableau Page 1 Thématiques guidant la recherche en développement de carrière en 2011........... 12 2 Réalités de pratiques professionnelles des intervenants en développement de l’employabilité sur l’Île de Montréal (Cournoyer, 2010) ......................................14 3 Comparaison du champ d’action : GRH versus DDC (Cournoyer, 2014b)..........16 4 Comparaison des principales tâches de travail : conseiller en emploi versus conseiller d’orientation ..........................................................................................20 5 Compétences de base des professionnels en DDC.................................................23 6 Compétences en DDC spécifiques à la gestion de l’information et des ressources ................................................................................................................................28 7 Compétences en DDC spécifiques à l’orientation professionnelle .......................31 8 Compétences en DDC spécifiques à l’évaluation .................................................34 9 Compétences en DDC spécifiques au développement de l’emploi ......................36 10 Compétences en DDC spécifiques au développement communautaire.................39 11 Compétences en DDC spécifiques au développement et soutien à l’apprentissage........................................................................................................42 12 Mentions de tâches rattachées à des professionnels en DDC en employabilité.....47 13 Mentions de tâches rattachées aux conseillers en emploi/développement de carrière en employabilité .......................................................................................48 14 Mentions de tâches rattachées aux conseillers d’orientation en employabilité .....49 15 Mentions de tâches rattachées aux directeurs/coordonnateurs en employabilité...50 16 Mentions de tâches rattachées aux conseillers en information scolaire et professionnelle en employabilité ...........................................................................51 17 Mentions de tâches rattachées aux agents de coordination et de liaison en employabilité..........................................................................................................51 18 Mentions de tâches rattachées à des professionnels en DDC en milieu scolaire...53 19 Mentions de tâches rattachées aux conseillers d’orientation en milieu scolaire....54 20 Mentions de tâches rattachées aux aides pédagogiques individuels en milieu scolaire ..................................................................................................................55 21 Mentions de tâches rattachées aux conseillers en information scolaire et professionnelle en milieu scolaire..........................................................................56 22 Mention de tâches rattachées aux conseillers en emploi en milieu scolaire ........57
  6. 6. 5 23 Mentions de tâches rattachées aux conseillers à l’approche orientante en milieu scolaire .................................................................................................................58 24 Mentions de tâches rattachées aux conseillers d’orientation/coordonnateurs à l’organisation scolaire en milieu scolaire...............................................................58 25 Mentions de tâches rattachées aux conseillers en reconnaissance des acquis en milieu scolaire .......................................................................................................59 26 Mentions de tâches rattachées aux directeurs du développement organisationnel et qualité de vie au travail en milieu scolaire ............................................................59 27 Mentions de tâches rattachées à des professionnels en DDC en cabinets-conseils et milieu organisationnel.......................................................................................61 28 Mentions de tâches rattachées aux conseillers d’orientation en cabinets-conseils .et milieu organisationnel 62 29 Mentions de tâches rattachées aux conseillers d’orientation en milieu organisationnel.......................................................................................................63 30 Mentions de tâches rattachées aux conseillers en transition et développement de carrière en cabinets-conseil et milieu organisationnel ...........................................63 31 Mentions de tâches rattachées aux directeurs de ressources humaines en cabinets- conseils et milieu organisationnel..........................................................................64 32 Mentions de tâches rattachées à des professionnels en DDC des services publics/parapublics ................................................................................................65 33 Mentions de tâches rattachées aux conseillers en réadaptation (assurance, CSST) en milieu public/parapublic....................................................................................65 34 Mentions de tâches rattachées aux agents de probation ........................................66 35 Mentions de tâches rattachées aux agents conseil en ressources humaines du secteur public/parapublic .......................................................................................67 LISTE DES FIGURES Figure Page 1 Conception du développement de carrière selon Cournoyer (2014a)..................... 9
  7. 7. 6 LISTE DES ENCADRÉS Encadré Page 1 Les compétences de base et la pratique en DDC ................................................. 25 2 La gestion des ressources et de l’information, et la pratique en DDC...................29 3 L’orientation professionnelle et la pratique en DDC .............................................32 4 L’évaluation et la pratique en DDC .......................................................................35 5 Le développement de l’emploi et la pratique en DDC...........................................37 6 Le développement communautaire et la pratique en DDC ....................................40 7 Le développement et le soutien à l’apprentissage, et la pratique en DDC.............43
  8. 8. 7 INTRODUCTION Le développement de carrière c’est … beaucoup de choses !!! Comme tout objet transitant dans un univers social, politique, économique, culturel, etc., ce champ disciplinaire évolue, se transforme, s’adapte, cherche sa place dans le monde. Ce rapport de recherche propose les résultats d’une enquête portée auprès de 151 professionnels en développement de carrière au Québec, œuvrant auprès de différentes clientèles, au sein de différents milieux et sous différents titres professionnels. L’intention première est de décrire leurs pratiques actuelles, contemporaines, en regard de ce qui les distingue, mais également de ce qui les rattache au sein d’un même corps professionnel. Le document se divise en six chapitres. Le premier chapitre expose la problématique du champ disciplinaire en développement de carrière, au travers des enjeux individuels, professionnels et sociaux sur lesquels il intervient, ainsi que de sa spécificité au cœur d’une pluralité de pratiques professionnelles similaires. Le deuxième chapitre propose une exploration de différents référentiels explicatifs des pratiques professionnelles en développement de carrière et s’arrête plus particulièrement sur l’un d’eux, le Guide des compétences pour professionnels en développement de carrière (RHDCC, 2011) de manière à préparer la table d’une confrontation entre ce cadre théorique et la réalité de pratique contemporaine québécoise. De manière peu orthodoxe pour un travail scientifique, mais hautement pertinent sur le plan pédagogique, une série d’encadrés exposants les réflexions du chercheur principal fondées sur 20 ans d’expérience à titre de praticien et de chercheur en développement de carrière, viennent appuyer le propos. À l’intersection des deux précédents chapitres, traitant respectivement de la problématique et du cadre conceptuel, se pose un troisième chapitre qui propose un objectif d’enquête permettant de mieux décrire les pratiques professionnelles contemporaines en développement de carrière. Le quatrième chapitre expose la méthodologie d’enquête. Le cinquième chapitre propose une présentation des résultats selon quatre secteurs d’activités (employabilité, scolaire, cabinets-conseils et organisationnel, public et parapublics), différents titres d’emploi, les
  9. 9. 8 principales tâches recensés pour chacun d’eux, puis une analyse synthèse. Pour chaque secteur d’activités, une section « point-saillants » apporte une interprétation de ces résultats présentés auxquels s’ajoute une sous-section spécifique en fin de chapitre portant sur une analyse transversale de l’ensemble du matériel analysé. Enfin, le sixième et dernier chapitre présente une discussion entre les connaissances théoriques et empiriques exposées au sein des premiers chapitres du rapport et les résultats obtenus par cette enquête. 1. PROBLÉMATIQUE Au cours des dernières décennies, les services d’aide en matière de développement de carrière se sont accrus, diversifiés et complexifiés au gré de transformations sociales, économiques, culturelles et politiques des nations où ils s’exercent à travers le monde (Organisation de coopération et de développement économiques, 2004). La carrière, selon Gingras, Spain et Cocandeau-Bellanger (2006) réfère à deux concepts centraux, soit « la voie où l’on s’engage » et le « cours de la vie ». De son côté, le Conseil canadien pour le développement de carrière (2012) définit ce concept en tant qu’interaction de différents modes de vie liés au travail, à l’apprentissage, aux loisirs et autres sphères au sein desquelles la personne applique des connaissances, des habiletés et des attitudes, et ce, tout au long de sa vie. Ces deux conceptions font ressortir que le développement de carrière peut autant toucher la conciliation des rôles, les ressources et les limites personnelles et environnementales, les événements et les transitions de vie, les contextes socioculturels, les dimensions microéconomique et macroéconomique du marché du travail, le fonctionnement psychologique, que les stratégies d’adaptation socioprofessionnelle. 1.1. Un champ vaste, riche … à circonscrire ! Le développement de carrière est un champ disciplinaire à la fois riche et flou. D’une part, son action s’appuie sur des assises disciplinaires nombreuses (ex. : psychologie, sociologie, économie, pédagogie) qui sont amalgamées de manière à s’opérationnaliser
  10. 10. 9 au sein de plusieurs secteurs d’activités professionnelles (ex. : éducation, développement de l’employabilité, ressources humaines). D’autre part, ses frontières conceptuelles et de pratique professionnelle sont parfois imbriquées avec celles d’autres champs disciplinaires, ce qui offre une perméabilité sur le plan de la fixation des compétences et des conditions d’accès aux professions du développement de carrière. La figure 1 propose une illustration du champ disciplinaire du développement de carrière au regard de ses activités, ainsi que de ses frontières conceptuelles et de pratiques avec d’autres secteurs professionnels. Figure 1. Conception du développement de carrière selon Cournoyer (2014a) La figure ci-dessus illustre très bien à quel point il peut s’avérer difficile de circonscrire de manière paradigmatique ce champ disciplinaire. L’une des raisons est que le développement de carrière relève davantage d’une convergence de pratiques professionnelles en un tout, plutôt que d’une entité professionnelle aux sous-entités
  11. 11. 10 nombreuses. Le développement de carrière se pratique dans les milieux organisationnels, souvent selon des préceptes propres aux principes managériaux et de ressources humaines. Il se pratique également au travers des mesures et des programmes gouvernementaux liés à l’emploi et à l’éducation, dont la forme est particulièrement relative aux idéologies qu’elles desservent. Enfin, il se pratique dans les milieux communautaires et du développement de l’employabilité, selon des conceptions humanistes qui se confrontent souvent aux impératifs économiques et politiques de ses bailleurs de fonds. Et puisqu’il s’agit d’un secteur d’intervention centrée sur la relation individu-environnement, le développement de carrière concerne tous les sous-groupes de la population active ou non. De ce fait, ses clientèles, ainsi que les caractéristiques et les besoins propres à celles-ci, sont multiples et s’associent à une vaste gamme d’interventions et de compétences. Le Guide canadien des compétences pour les professionnels en développement de carrière (Conseil canadien pour le développement de carrière, 2012) résume la portée de ses interventions et de ses compétences autour de six principaux champs d’activités : counseling, évaluation, développement et soutien de l’apprentissage, orientation professionnelle, gestion de l’information et des ressources, développement de l’emploi, développement communautaire. La Fondation canadienne en développement de carrière, organisme pan canadien phare en matière d’encadrement et de recherche dans ce domaine, définit le développement de carrière en tant que « processus à vie qui consiste à gérer sa vie, son apprentissage et sa rémunération afin d'arriver à sa destination. (…) la façon dont vous voulez vivre votre vie (FCDC, site Internet). En ce début de 21ième siècle, l’individu est de plus en plus seul à gérer et à développer son devenir, sa carrière, son identité socioprofessionnelle (Boutinet, 2005). Pourtant, tous n’ont pas les mêmes ressources et les mêmes conditions pour assumer cette responsabilité face à une précarisation toujours plus accrue du marché du travail. 1.2. Un champ de responsabilité sociale Bien que les modèles d’accompagnement soient de plus en plus orientés vers le développement de l’autonomie, de gestion des changements, d’apprentissage tout au long de la vie et de quête de sens durable (Savickas, 2013; Schein, 1996), tout en tenant
  12. 12. 11 compte du rôle joué par les contextes et l’environnement (Vondracek, Ferreira et Dos Santos, 2010), la question de justice sociale alimente de plus en plus les pratiques de ces professionnels qui interviennent auprès de clientèles prises à un certain moment de leur vie au sein de systèmes offrant des conditions de soutien social de plus en plus précaires, laissant de plus en plus la personne s’organiser par elle-même, nonobstant sa vulnérabilité (Dahir et Stone, 2009 ; Ratts, 2009). Pour Schein (2006), ces changements présentent des impacts constants sur la capacité individuelle à gérer son présent, son devenir, sa carrière. Une rrecherche menée par Arthur, Collins, Marshall et McMahon (2012) auprès de professionnels canadiens du développement de carrière par a permis de dégager que les barrières sociales de leurs clientèles sont parfois telles qu’un passage d’un accompagnement strictement individuel vers des actions menées auprès de décideurs et responsables de structures d’emploi et d’éducation s’avère essentiel. À cet égard, Cournoyer (2014a) considère qu’il importe d’ajouter en ce 21e siècle la responsabilité de justice sociale à l’arc des compétences professionnelles des intervenants en développement de carrière. À l’instar de la conception proposée par Laflamme (1993) sur le positionnement des acteurs de l’insertion professionnelle, il faut voir par cette perspective plus élargie et engagée du rôle professionnel le passage d’un paradigme humaniste (aider à faire prendre conscience aux individus et recourir à des moyens pour s’en libérer) ou alors fonctionnaliste (évaluer la position d’un individu au sein d’un système selon le capital de ses ressources, puis opérer la solution optimale de maximisation de son profit) vers l’ajout d’un paradigme structuraliste plus radical où, au- delà des considérations individuelles, des actions sont posées directement sur les structures qui limitent l’action et l’actualisation du potentiel humain. 1.3. Un champ intégrateur d’expériences humaines Une recension des productions scientifiques réalisées en 2011 à l’échelle mondiale dans le vaste champ du développement de carrière a été menée par Erford et Crockett (2012). L’analyse du travail de ces auteurs a permis à Cournoyer (2014a) de constater que ce ne sont pas l’étude des caractéristiques ou des dynamiques individuelles, ni celles des contextes et des environnements scolaires et professionnels qui intéressent la recherche et
  13. 13. 12 du même coup le développement des pratiques en développement de carrière, mais bien la notion « d’interaction » entre ceux-ci. Le tableau 1 expose les thématiques relevées par Erford et Crockett (2012) selon quatre modalités interactionnelles proposées par Cournoyer (2014a). Tableau 1 Thématiques guidant la recherche en développement de carrière en 2011 Interaction individu / travail  Examiner les influences : autonomie; estime, confiance et image de soi; sentiment d’efficacité personnelle; traits de personnalité, besoins d’attachement, intelligence émotionnelle ;  Mobiliser le sens : congruence, réflexivité, modalités de prise de décision ;  Stimuler l’engagement au travail : satisfaction, apprentissage vicariant ;  Développer des stratégies d’adaptation : risque, créativité, expression et gestion des émotions, affirmation de soi, régulation, réflexivité, adaptation sociale, recherche d’informations, authenticité ;  Accroître l’employabilité : développement d’habiletés et de compétences, stratégies de recherche d’emploi et de maintien en emploi ;  Se sensibiliser à la santé psychologique au travail : harmonie des relations au travail, épuisement professionnel, fatigue et stress, traumatismes, harcèlement psychologique, gestion de l’anxiété ;  Étudier la persévérance et la réussite scolaires : satisfaction, espoir, aspirations scolaires et professionnelles ;  Suivre les parcours de vie et les transitions personnelles et sociales. Interaction individu / organisation  Étudier les enjeux organisationnels implicites : respect, justice, cohérence, support de l’organisation à l’égard des employés ;  Discerner les mœurs et les valeurs des organisations ;  Relever les mesures flexibles : ressources de l’organisation, soutien financier, horaires flexibles, formation continue, travail à la maison ;  Favoriser l’accès des femmes à des postes de gestion ;  Analyser les mœurs d’engagement envers les employés, respect des engagements contractuels ;  Proposer des politiques organisationnelles de supervision des employés ;  Comprendre les processus de socialisation, de changements organisationnels, de relations interpersonnelles entre collègues et avec la direction.
  14. 14. 13 Interaction individu / vie sociale et familiale  Concilier travail et famille : gestion des rôles et des conflits, identité féminine, décisions familiales ;  Identifier des mesures et des dispositifs de conciliation travail-vie personnelle ;  Gérer les rôles de vie ;  Saisir l’impact des contextes de vie et des relations sociales ;  Examiner l’usage des réseaux sociaux et de contacts ;  Faciliter le passage de la retraite/nouvelle carrière. Interaction individu / marché du travail  Étudier le vieillissement de la population ;  Examiner l’impact des soins aux aînés ou personnes avec soins spéciaux ;  Comprendre les réalités profondes du multiculturalisme et de la diversité : genre, poids, ethnicité, statut socioéconomique, sexualité (homosexualité, transgenre), handicap, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité ;  Favoriser l’insertion professionnelle de nouveaux travailleurs ;  Analyser le développement des intérêts et des aptitudes chez les enfants ;  Examiner le rôle de la religion, de la spiritualité ;  Suivre le parcours de carrière d’homosexuels et de transgenres. En 2010, Cournoyer a mené une étude auprès de praticiens du développement de carrière sur l’Île de Montréal afin de mieux connaître les réalités de pratique professionnelle tant dans les secteurs scolaires (secondaire, universitaire), du développement de l’employabilité ou encore de la réadaptation professionnelle. Le tableau 2 identifie les constats de Cournoyer (2010) relativement aux problématiques et besoins de développement professionnel en développement de carrière.
  15. 15. 14 Tableau 2 Réalités de pratiques professionnelles des intervenants en développement de l’employabilité sur l’Île de Montréal (Cournoyer, 2010) Problématiques  Maintien et persévérance aux études versus gestion de difficultés personnelles, scolaires et familiales concomitantes ;  Maintien et persévérance en emploi dans un marché du travail plus instable et précaire ;  Pauvreté et stigmatisation liée aux expériences criminelles ;  Monoparentalité et support à la conciliation de rôles ;  Isolement social et dévalorisation personnelle ;  Troubles d’apprentissage ou de santé mentale diagnostiqués ou non (troubles dépressifs, bipolaires, limites, etc.) ;  Dépendance à l’alcool, aux drogues, au jeu, difficultés et violence conjugales et relationnelles, etc. Besoins  Développement de modèles d’intervention dépassant la stricte question instrumentale d’aide au choix d’études ou de recherche d’emploi, intégrant certains phénomènes courants tels que le manque de confiance en soi, les pensées irréalistes, la procrastination, la déprime, la dépression, l’anxiété ;  Connaissances et compétences en gestion de traumatismes, de santé mentale et physique, de la pharmacologie, de stratégies d’intervention proactives. Des travaux d’Erford et Crockett (2012) ou de ceux de Cournoyer (2010), il s’avère que la pratique contemporaine du développement de carrière doit être à la fois interactive et intégrée sur le plan de la prise en compte de dimensions personnelles, scolaires, professionnelles, conjugales et familiales, ainsi que contextuelles, organisationnelles ou institutionnelles d’individus ou de groupes d’individus en quête d’amélioration de leur expérience et de leur rapport au travail. Cette pratique du développement de carrière pose donc le choix d’études, la recherche d’un emploi ou encore l’adaptation à un milieu de travail comme point de départ et d’arrivée, mais intègre entre ces deux points temporels des actions misant sur le développement intégral de la personne, avec au besoin la référence à des ressources professionnelles complémentaires. Champ disciplinaire vaste, riche, à circonscrire, à haute responsabilité sociale et appelant à des pratiques intégratives et interactionnistes, le développement de carrière comporte
  16. 16. 15 tout de même certaines frontières conceptuelles. Par exemple, il peut toucher des activités de gestion des ressources humaines, mais il ne s’agit pas d’emblée de pratique de RH; il peut toucher des activités relatives à l’orientation professionnelle, mais tous ne sont pas pour autant des conseillers d’orientation. La prochaine sous-section vise à distinguer certains vocables rattachés au développement de carrière. 1.4. Des vocables professionnels à distinguer 1.4.1. Développement de carrière versus Ressources humaines Cournoyer (2014b) propose sur son blogue Orientation pour tous ! pour professionnels de l’orientation professionnelle et du développement de carrière un article visant à clarifier le rôle des ressources humaines par rapport à celui du développement de carrière auprès des individus et au sein de ses organisations de pratique. Pour l’auteur, il faut d’abord distinguer la conception de l’être humain selon ces deux champs disciplinaires. Par définition, la gestion des ressources humaines considère ainsi l'humain-en-tant-que- ressource participant – tout comme la gestion du capital et du matériel - à l’atteinte des objectifs opérationnels et financiers d’une organisation. À cet égard, le professionnel en GRH travaille pour le bien-être de l’organisation en premier lieu. En développement de carrière, une perspective d’humain-en-tant-qu'être-en-interaction-socioprofessionnelle est adoptée. Tel que le rapporte l’auteur, « l'objectif de travail n'est pas centralisé au sein d'une organisation, mais d'une vie individuelle. C'est pourquoi le rôle du professionnel en développement de carrière est de favoriser la santé psychologique au travail de la personne en relation avec son environnement socio-économico-culturel et collectif/communautaire » (récupéré le 1er août 2014). Concrètement et globalement, un professionnel en gestion des ressources humaines, dûment formé à cette fin, possède des connaissances et des compétences avancées en matière d'élaboration, d'application et d'évaluation de politiques et de pratiques de gestion des RH et du travail au sein de l'organisation et en regard des lois. À cet arc de connaissances et de compétences spécifiques s’ajoutent d’autres expertises sur le plan de l’élaboration et de la mise en œuvre de processus de recrutement, de sélection, de formation, de développement du personnel, ainsi que de gestion du rendement, de rémunération, de gestion de la diversité,
  17. 17. 16 de relation au travail et de résolution de conflits. Parce que sa formation initiale et ses pratiques professionnelles se portent davantage vers l’aide directe aux individus et aux groupes, le développement de carrière ne va pas aussi loin sur le plan des RH, bien que ses professionnels possèdent des compétences plus poussées sur le plan des habiletés relationnelles en contexte de recrutement, de sélection et de formation du personnel, ainsi que sur l’utilisation d’outils d’évaluation psychométrique. Le tableau 3 présente une comparaison des champs d’action propres à la GRH et au développement de carrière. Tableau 3 Comparaison du champ d’action : GRH versus DDC (Cournoyer, 2014b) GRH DDC  Comportement organisationnel  Méthodes de recherche appliquées à la GRH  Fondements en formation, perfectionnement, dotation, évaluation de rendement, rémunération, santé et sécurité au travail  Système québécois de relations du travail  Administration des lois et systèmes d’information en GRH  Stratégies de gestion  Développement des compétences, convention collective et négociation  Gestion du rendement et de la performance organisationnelle  Planification stratégique des ressources humaines: relève et carrière  Dimensions humaines du travail  Méthodologie de recherche en développement de carrière  Information scolaire et professionnelle  Organisation de l’éducation au Québec  Théories du développement de carrière  Psychologie du travail  Counseling  Éthique professionnelle  Stratégies dynamiques de recherche d’emploi  Bilan de compétences et reconnaissance d’acquis  Animation de groupes : formation, accompagnement  Psychométrie Le contenu du tableau ci-dessus témoigne très bien des écarts entre les deux champs disciplinaires, notamment en ce qui concerne la centration accrue de la GRH autour des activités de fonctionnement organisationnel et la compréhension règlementaire du marché du travail et en comparaison, celle du DDC pour l’accompagnement vers un développement individuel dans un environnement de travail.
  18. 18. 17 1.4.2. Conseiller en emploi/développement de carrière versus orientation Cette section expose différents points de différenciation entre les professionnels dits conseillers en emploi ou en développement de carrière et les conseillers d’orientation œuvrant au Québec. Cette différenciation débouche ensuite sur les points de jonction qui demeurent nombreux entre ces deux groupes professionnels. Le conseiller en emploi, en développement de carrière ou en information scolaire et professionnelle, selon la fonction et le rôle qu’il exerce au sein d’une organisation misant sur l’accompagnement d’individus ou de groupes vers un accroissement de leurs ressources personnelles, scolaires et professionnelles est plus souvent qu’autrement au Québec issu d’un programme de premier cycle en orientation ou développement de carrière. Les conseillers d’orientation sont obligatoirement titulaires au minimum d’une maîtrise spécialisée en lien avec ce champ disciplinaire. Une part importante de conseillers en développement de carrière et autres appellations connexes ne provient pas nécessairement du champ disciplinaire de l’orientation ou du DDC. Selon les politiques d’embauche et le type d’activités professionnelles, de clientèles ou de problématiques que l’organisation rencontre, ceux-ci peuvent être issus de programmes d’études universitaires et parfois collégiales techniques variés (ex. : travail social, communication, gestion des ressources humaines, psychoéducation). De leur côté, les conseillers d’orientation proviennent majoritairement d’un programme de deuxième cycle spécialisé en orientation/carriérologie, à l’exception de candidats pouvant avoir été admis par l’Ordre des conseillers et des conseillères d’orientation du Québec (OCCOQ) sur la base d’une équivalence accompagnée d’un programme de tutorat personnalisé visant l’atteinte d’un niveau commun de connaissances et de compétences pour tous les c.o. Les conseillers en développement de carrière ne font pas partie du système professionnel québécois. À cet égard, ils peuvent, eux ou les organisations qui les emploient, faire partie d’un regroupement associatif (ex. : Association québécoise d’information scolaire
  19. 19. 18 et professionnelle, Réseau québécois des organismes en développement de l’employabilité, Réseau des Carrefours jeunesse-emploi du Québec, Réseau des services sociaux de main-d’œuvre), mais ils ne sont pas tenus légalement à adopter des pratiques déontologiques et éthiques, sinon maintenir certains standards de compétences, autres que ceux assurés personnellement ou par leur employeur. Les conseillers d’orientation au Québec font partie d’un ordre professionnel, inclus au sein du système professionnel québécois. À cet égard, c’est l’État qui confère à l’Office des professions du Québec, puis à chacun de ses ordres membres, dont l’Ordre des conseillers et des conseillères d’orientation du Québec, de réglementer l’admission à cette profession à titre et à certaines activités réservées en fonction de critères de formation initiale prédéterminés, de veiller à l’évaluation du niveau de compétences de ses membres au travers d’activités d’inspection et de discipline professionnelle, ainsi que de formation continue. Les compétences mobilisées par le professionnel en développement de carrière et du conseiller d’orientation varient considérablement à l’intérieur de chacun de ces groupes professionnels selon la nature du mandat et du contexte d’intervention rattaché à leur pratique et à leurs organisations. De manière générale, c’est-à-dire ne tenant pas compte des particularités de mandats et de contextes d’intervention et d’organisation, le conseiller en développement de carrière travaille principalement sur l’exploration et la mobilisation des ressources personnelles d’une personne au regard de ses conditions de vie. De son côté, le conseiller d’orientation approfondit davantage la dimension du fonctionnement psychologique de la personne en interaction avec ses ressources personnelles et ses conditions de vie. À cela s’ajoute pour le conseiller d’orientation la délégation d’activités professionnelles légales et exclusives depuis l’adoption en 2009 du Projet de Loi 21 (Assemblée nationale du Québec, 2009) en matière d’évaluation de certaines clientèles dites vulnérables sur le plan de leur orientation professionnelle (qui sous-tend également l’insertion et la réinsertion, ainsi que l’adaptation et la réadaptation professionnelle) : 1. Évaluer une personne atteinte d’un trouble mental ou neuropsychologique attesté par un diagnostic ou par une évaluation effectuée par un professionnel habilité ;
  20. 20. 19 2. Évaluer les troubles mentaux, lorsqu’une attestation de formation lui est délivrée par l’Ordre dans le cadre d’un règlement pris en application du paragraphe o de l’article 94 ; 3. Évaluer le retard mental ; 4. Évaluer un élève handicapé ou en difficulté d’adaptation dans le cadre de la détermination d’un plan d’intervention en application de la Loi sur l’instruction publique. Il n’existe pas de définition formelle et légale du champ d’intervention des conseillers en développement de carrière, sinon des descriptions nombreuses de leurs tâches de travail. Néanmoins, la référence canadienne en matière de définition de groupes professionnels, soit la Classification nationale des professions, version 2011 (Ressources humaines et développement des compétences Canada, 2011) propose la définition suivante au sujet des conseillers en emploi, profession incluant les activités normalement dévolues au développement de carrière : Les conseillers en emploi prodiguent des conseils et du counseling, et donnent des renseignements aux clients qui travaillent sur tous les aspects de la recherche d'emploi et du choix de carrière. Ils conseillent également les employeurs sur les problèmes liés aux ressources humaines et à l'emploi. Les conseillers en emploi travaillent principalement pour les gouvernements fédéraux et provinciaux, mais travaillent également dans de grands établissements et des services de placement privés. Les superviseurs des conseillers en emploi sont compris dans ce groupe de base (p.392). Conseils et accompagnement (counseling) constituent les principales fonctions d’un conseiller en emploi. Toutefois, tel que l’indique le tableau 4, d’autres tâches, nettement plus diversifiées font également partie des activités courantes de tels professionnels.
  21. 21. 20 Tableau 4 Comparaison des principales tâches de travail : conseiller en emploi versus conseiller d’orientation  Rencontrer les clients pour obtenir des renseignements sur leurs antécédents professionnels et scolaires, ainsi que leurs objectifs professionnels ;  Identifier les obstacles à l'emploi et aider les clients dans des domaines tels que les aptitudes à l'emploi, les stratégies de recherche d'emploi, la rédaction du curriculum vitae et la préparation avant une entrevue ;  Déterminer les besoins tels que la réadaptation, l'aide financière ou la formation complémentaire et diriger les clients vers les services appropriés ;  Fournir aux travailleurs de l'information et des stratégies sur le maintien d'emploi ou les mutations au sein d'un organisme, la façon de faire face à l'insatisfaction professionnelle, les changements d'orientation en cours de carrière et les transitions en milieu de travail ;  Recueillir des renseignements sur le marché du travail et informer le client des possibilités d'emploi, des conditions d'accès à la profession, des compétences requises et autres renseignements sur les professions ;  Donner des conseils aux employeurs sur les ressources humaines et autres sujets liés à l'emploi ;  Fournir des services de consultation aux groupes et organismes communautaires, aux entreprises et à l'industrie ainsi qu'à d'autres organisations qui s'occupent de fournir des ressources dans la collectivité au niveau de la planification de carrières ;  Administrer et interpréter, s'il y a lieu, des tests afin de cerner les intérêts, les aptitudes et les habiletés des clients. Les tâches, pour ne pas dire le champ évocateur de pratique des conseillers d’orientation, sont décrites au sein du Guide d’évaluation en orientation : Évaluer le fonctionnement psychologique, les ressources personnelles et les conditions du milieu, intervenir sur l’identité ainsi que développer et maintenir de stratégies actives d’adaptation dans le but de permettre des choix personnels et professionnels tout au long de sa vie, de rétablir l’autonomie socioprofessionnelle et de réaliser des projets de carrière chez l’être humain en interaction avec son environnement. L’information, la promotion de la santé, la prévention du suicide, de la maladie, des accidents et des problèmes sociaux font aussi partie de l’exercice de la profession (OCCOQ, 2010, p. 3). Il importe également de rappeler qu’à ce champ évocateur global de pratique professionnelle s’ajoute les activités d’évaluation de certaines clientèles vulnérables mentionnées précédemment.
  22. 22. 21 2. CADRE CONCEPTUEL Le cadre conceptuel s’appuie sur les indications du Guide canadien des compétences pour les professionnels en développement de carrière développé par le Conseil canadien pour le développement de carrière. La présente section expose donc les compétences de base et les six types de compétences spécialisées que devraient (dans le cas de celles de base) et que pourraient (dans le cas de celles spécialisées) posséder tout professionnel en développement de carrière. De manière non orthodoxe pour la présentation d’un cadre conceptuel, mais dans un but clair d’aide à la professionnalisation des futurs professionnels en DDC, des constats d’analyse de ces différentes compétences sont formulés par l’auteur principal. 2.1. Différents référentiels pour les professions en développement de carrière Il existe différents référentiels de classification de profession tant au Québec qu’au Canada. La plus importante, la Classification nationale des professions (RHDCC, 2011), est mise à jour à chaque quatre à cinq ans en fonction de l’entrée de données nouvelles de l’enquête menée par l’organisme Statistiques Canada auprès des ménages canadiens. La CNP propose une structure hiérarchique comportant dix grandes catégories professionnelles, 40 grands groupes, 140 groupes intermédiaires et 500 groupes de base permettant de référer des milliers d’appellations d’emploi à une définition, une description des principales tâches, aux conditions d’admission à la profession, ainsi qu’à différents renseignements complémentaires. Au Québec, cette classification sert comme information primaire pour les bases de données Repères et IMT en ligne. La CNP présente toutefois un problème lorsque vient le temps d’examiner comparativement les professions en développement de carrière, entre autres parce qu’elle distingue le groupe professionnel des conseillers en emploi (code 4156) et celui des conseillers d’orientation et en information scolaire et professionnelle (code 4143. Le Dictionnaire des professions produit par les Éditions Septembre et pouvant être consulté sous format papier ou en ligne propose la définition d’environ 1500 professions par ordre alphabétique ou alors selon une classification nommée « CLÉO ». S’appuyant entre autres sur le travail de la
  23. 23. 22 CNP, cette classification propose non pas une exploration par catégories de fonctions professionnelles, mais davantage par secteurs d’activités : la quête des ressources, la production de biens, l’organisation politique, l’activité économique, le bien-être des personnes, le savoir et la culture, les communications. Contrairement à la CNP, le Dictionnaire des professions offre des définitions distinctes pour les conseillers d’orientation, les conseillers en emploi, les conseillers en information scolaire, les conseillers en réadaptation et quelques autres. Bien que ces définitions puissent par la suite servir de point de départ à une exploration plus vaste d’un champ professionnel grâce aux autres outils de l’éditeur, il demeure que cela circonscrit trop peu la vaste étendue des pratiques en développement de carrière. À ce jour, il ne semble exister qu’un seul cadre référentiel spécifique et exhaustif portant sur les professions et les pratiques en développement de carrière, soit le Guide canadien des compétences pour les professionnels en développement de carrière développé par le Conseil canadien pour le développement de carrière. Tel qu’indiqué sur le site du CCDC, « l’objectif principal du Guide canadien des compétences pour les professionnels en développement de carrière vise à définir les compétences que les professionnels doivent posséder afin d’offrir des services complets à leurs clients au cours de leur cheminement professionnel. Ce projet est le fruit d’un partenariat qui a fait appel à l’expertise et à la collaboration de tout le milieu du développement de carrière. » (Dernière consultation : 4 août 2014). Ce guide est reconnu à l’échelle nationale par Ressources humaines et développement des compétences Canada, ainsi qu’internationale par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui l’a proclamé modèle international et par l’Association internationale d’orientation scolaire et professionnelle (AIOSP) qui l’utilise comme cadre de compétences pour ses membres. À cet égard, il apparaît que ce guide constitue le modèle le plus pertinent pour agir à titre de cadre conceptuel pour la présente enquête. De plus, le guide définit la compétence en fonction de ce qui se rapproche grandement d’une pratique professionnelle, soit les connaissances, les habiletés et les attitudes mobilisées par le professionnel.
  24. 24. 23 2.2. Guide canadien des compétences pour les professionnels en DDC Le Guide canadien des compétences apporte une distinction importante entre les compétences de base et les compétences spécifiques d’un professionnel en développement de carrière. Les premières sont relatives aux connaissances, aux habiletés et aux attitudes fondamentales pour les professionnels en DDC, nonobstant leur champ de pratique. Quant aux compétences spécifiques, elles sont rapportées au sein de six champs d’activités professionnelles en développement de carrière : gestion de l’information et des ressources, orientation professionnelle, évaluation, développement de l’emploi, développement communautaire, développement et soutien à l’apprentissage. 2.2.1. Compétences de base Les compétences de base se composent de comportements, d’habiletés et de connaissances essentielles pour tous les professionnels en développement de carrière, nonobstant leur secteur de pratique. Le tableau 5 présente les trois niveaux de compétences de base des professionnels en développement de carrière. Tableau 5 Compétences de base des professionnels en DDC Comportements Adhérer au code d’éthique et à son modèle de prise de décision  Respecter le code d’éthique et appliquer son modèle de prise de décision ;  Démontrer des qualités professionnelles. S’engager à se perfectionner  Établir des relations avec les autres professionnels ;  Rechercher sans cesse toutes les possibilités de perfectionnement personnel et professionnel ;  Actualiser ses compétences technologiques. Utiliser des méthodes d’analyse  Travailler dans le cadre de la résolution de problèmes ;  Recueillir, analyser et utiliser l’information. Gérer son travail  Posséder des compétences en gestion de temps ;  Utiliser des méthodes de gestion de cas et de projet ;  Constituer des dossiers concernant ses rapports avec les clients et y noter l’évolution ;
  25. 25. 24  Évaluer les services rendus aux clients. Habiletés Respecter la diversité  Reconnaître la diversité ;  Respecter la diversité. Communiquer efficacement  Favoriser un climat et un contexte propices à la communication ;  Structurer la communication verbale ;  Structurer la communication écrite ;  Utiliser des techniques d’écoute active efficaces ;  Savoir apporter les précisions requises et donner une rétroaction efficace ;  Établir et maintenir des relations de travail basées sur la collaboration ; Entretenir des relations productives avec les clients  Favoriser l’autonomie et la confiance en soi ;  Savoir comment se comporter avec les clients difficiles. Connaissances Posséder des connaissances en développement de carrière  Situer les modèles de développement de la personne par rapport à ceux du développement de carrière ;  Connaître les principales théories du développement vocationnel ;  Expliquer comment les changements et les transitions influent sur les cycles de la vie professionnelle ;  Expliquer l’impact des rôles sociaux sur le développement de carrière ;  Identifier les principales composantes du processus de planification de carrière ;  Identifier les ressources, les organismes et les services communautaires principaux en développement de carrière ;  Identifier les éléments de l’information touchant le marché du travail ;  Être à l’affût de l’information concernant le marché du travail. Évaluation de besoins et services de référence  Diriger les clients vers les ressources adéquates ;  Répondre aux besoins de la clientèle ;  Établir et maintenir un réseau de personnes-ressources ;  Effectuer les références appropriées. À la base, il s’agit pour un professionnel en développement de carrière de posséder des compétences en matière de théories et d’approches théoriques de son champ disciplinaire, de conduite de processus décisionnel, d’accompagnement et de relation d’aide appliqué à des projets scolaires et professionnels, à l’éthique et l’analyse statistique. À cela s’ajoute l’importance d’être apte à bien gérer et organiser ses tâches de travail, de prendre en
  26. 26. 25 compte la diversité humaine sous toutes ses formes, de se développer tout au long de sa carrière, de même que de savoir référer ses clients vers les ressources appropriées, notamment lorsque ses propres compétences sont dépassées. Encadré 1 Les compétences de base et la pratique en DDC  Intervenir c’est beaucoup plus que d’engager un processus programmé de résolution de problème humain, c’est prendre le temps de bien circonscrire les besoins et les réalités d’une personne ou d’un groupe, ainsi que le contexte de la demande pour enfin appliquer une approche adaptée et spécifiquement pertinente.  Le professionnel en développement de carrière est un expert « des moyens » et non pas « des fins ». Il ne contrôle pas l’évolution du développement humain ou les événements de vie de ses clients, mais seulement l’effort qu’il peut mettre à les aider à développer des compétences de conscience, d’action et de décision pouvant perdurer à moyen et à long terme.  De plus, le professionnel en développement de carrière ne doit pas banaliser la portée de son rôle. En accompagnant des personnes et des groupes en situation de précarité sur le plan psychologique, financier et autres, il travaille « avec la vie des gens » !!! C’est là un privilège important, mais également une énorme responsabilité. Sans être responsable du résultat du processus – puisque le client et les groupes ont la part de responsabilité la plus importante à cet égard – ils sont responsables de la qualité (compétences, connaissances théoriques et empiriques, éthique) de leurs interventions.  Un professionnel en développement de carrière n’est pas un technicien en développement de carrière. Un technicien a pour principale fonction « d’appliquer » des connaissances et des procédures à des situations généralement normées. Un « professionnel » est quelqu’un qui possèdent de telles connaissances et procédures applicables, mais dont l’intervention va au-delà de celles-ci puisqu’il engage toujours un processus d’analyse et de jugement spécifique à la situation de la personne ou du groupe avec lequel il intervient de manière à s’assurer que le meilleur des ressources et des moyens disponibles sont mis à profit. Cela indique également qu’aucune théorie ne peut s’appliquer à toutes les situations humaines, mais qu’aucune bonne pratique ne peut s’opérer sans aucun appui théorique. Également, cela implique qu’il n’existe pas en soi de bonnes façons de faire dans l’absolu, mais uniquement des façons jugées pertinentes et ajustées à la réalité du client au regard des caractéristiques de ce dernier et du contexte.  Le professionnel en développement de carrière « est son propre outil de travail » en ce sens qu’au-delà de ses connaissances et de ses compétences spécialisées, il intervient « en relation » avec des êtres humains pourvus de ressources, d’un
  27. 27. 26 fonctionnement et de conditions de vie spécifiques avec lesquels il doit composer. Aucun développement continu de ses connaissances et de ses compétences techniques ne saurait remplacer la responsabilité d’un travail honnête et intègre sur soi (ex. : peurs, craintes, difficultés relationnelles, ouverture d’esprit à la différence), tout au long de sa vie.  Un professionnel en développement de carrière n’a pas à tout connaître sur les études, les professions et les données du marché du travail, MAIS il a la responsabilité de savoir comment trouver et analyser cette information, que ce soit par lui-même ou au besoin avec l’aide d’une autre ressource professionnelle.  « L’information », qu’il s’agisse de celle relative à la connaissance de soi, des professions, de la manière de poursuivre une recherche d’informations ou de mener un processus de prise de décision (Gati, 2011) est central à l’exercice de l’évaluation et de l’intervention en développement de carrière auprès d’individus et de groupes. Dans le cas d’informations scolaires et professionnelles, le professionnel doit, pour bien assurer son accompagnement psychosocial et carriérologique auprès d’individus et de groupes, pouvoir au préalable recueillir des informations suffisamment fiables et valides, ainsi que développer des stratégies rigoureuses de gestion de celle-ci.  Certaines connaissances et compétences peuvent paraître erronées et moins pertinentes à l’exercice des professionnels en développement de carrière. C’est le cas des statistiques, de l’économie, de la sociologie et des méthodologies de recherche. Or, la particularité du travail des professionnels en développement de carrière est qu’ils travaillent sur des « projets », ce qui tel que l’indique Boutinet (2005) se compose d’un « pro » (un être) qui « se jette » dans quelque chose. Dans le cas présent, il s’agit de tout ce qui se rapporte à une meilleure compréhension et intégration de la carrière, soit le système éducatif, le marché du travail, l’économie en général, les contextes sociaux, culturels, économiques et politiques de l’emploi.  Le développement continu de ces compétences tant relationnelles, que technologiques et éthiques est attendu de manière à s’adapter le mieux possible aux clientèles et optimiser leur valeur sur la place publique des services professionnels.  La question de l’éthique est très importante, car c’est elle qui assure – avec la compétence – la confiance du public à l’égard de du rôle d’un professionnel en développement de carrière au sein de la société. L’éthique dépasse la déontologie en ce sens qu’elle réfère non pas à une obligation, mais à un jugement délibératoire distanciant les valeurs et les besoins propres du professionnel au profit de l’évaluation de toutes celles qui entrent en cause dans une situation donnée. Toute action du professionnel en DDC, que ce soit de consigner par écrit et de garder dans un endroit sécuritaire sur le plan de la confidentialité les notes de ses rencontres, ou d’intervenir (parfois avec courage sur le plan de sa personnalité) lorsqu’un client ou un collègue agit de manière préjudiciable pour soi, pour les autres, pour le public en général, doit être exercée.  Et en tout temps, le professionnel doit réaliser que le fait de « référer » un client à une
  28. 28. 27 autre ressource jugée plus compétente pour assurer le suivi requis auprès de ce dernier constitue en soi une intervention éthiquement professionnelle. Cela peut se faire entre autres dans le cas de certaines évaluations de clientèles requérant les compétences de conseillers d’orientation ou lorsqu’il faut se rediriger vers des experts en problématiques spécifiques relatives aux individus ou à l’environnement de travail. 2.2.2. Compétences spécifiques Les six compétences sont décrites de la même manière que pour les connaissances de base. Dans un premier temps, un tableau présente les comportements, les habiletés et les connaissances spécifiques à chacune. Dans un deuxième temps, une analyse de la portée de celles-ci sur la pratique de professionnel en développement de carrière est proposée. Il est à retenir que les compétences spécifiques, à la différence des compétences de base, se pratiquent et sont appelées à se développer dans un environnement de travail dont la mission implique l’opération courante de celles-ci. Elles peuvent donc être fortement, sinon peu et parfois aucunement mise en pratique par un professionnel en développement de carrière lorsque son milieu de travail ne s’associe pas à des pratiques en ce sens. A- Gestion de l’information et des ressources Les compétences en gestion de l’information et des ressources se composent de comportements, d’habiletés et de connaissances spécialisées pour tous les professionnels en développement de carrière, particulièrement pour ceux dont c’est une partie importante de leurs tâches de travail. Le tableau 6 présente le contenu de compétences spécialisées en gestion de l’information et des ressources.
  29. 29. 28 Tableau 6 Compétences en DDC spécifiques à la gestion de l’information et des ressources Développer et maintenir une banque de données des ressources disponibles  Décrire le rôle de la gestion de l’information et des ressources en développement de carrière ;  Connaître les divers systèmes de classement ;  Identifier les besoins d’information de la clientèle et de la communauté ;  Établir et alimenter une banque d’information et de ressources. Fournir l’information à la clientèle et la rendre accessible  Répondre aux besoins d’information de la clientèle et de la communauté. Stratégies de recherche d'emploi  Aider les clients à faire l’inventaire de leurs compétences, de leurs forces, de leurs traits personnels, de leurs valeurs et de leurs intérêts ;  Aider les clients à remplir les formulaires de demande d'emploi ;  Aider les clients à rédiger les lettres de présentation ;  Aider les clients à préparer un curriculum vitae ;  Aider les clients à préparer un portfolio ;  Aider les clients à préparer leur plan de promotion ;  Aider les clients à établir des contacts sans rendez-vous préalable pour chercher un emploi ;  Aider les clients à se présenter aux entrevues ;  Aider les clients à se constituer un réseau ;  Aider les clients à utiliser adéquatement les références ;  Aider les clients à préparer des entrevues efficaces. En matière de gestion de l’information et des ressources, le professionnel en développement de carrière, notamment celui qui œuvre spécialement à ce niveau, doit d’une part connaître les différents endroits et moyens pour trouver toutes formes de données relatives aux études et au monde du travail, de même que développer des systèmes d’accès à celles-ci pour soi, ses clients et ses collègues. D’autre part, le professionnel en développement de carrière doit intervenir sous forme de conseil en information scolaire et professionnelle, c’est-à-dire de mettre en place ses compétences relationnelles au travers de toutes situations de demande spécifique ou générale d’information. Enfin, l’information est pour plusieurs professionnels celle qui a trait au
  30. 30. 29 développement de l’employabilité et plus particulièrement celle qui facilite des stratégies dynamiques de recherche d’emploi. Encadré 2 La gestion des ressources et de l’information, et la pratique en DDC  Le professionnel en développement de carrière est un expert de l’accompagnement d’individus et de groupes en matière d’apprentissage, de mise en pratique et d’application efficace de stratégies contemporaines (adaptées à son temps !) de recherche d’emploi (et l’on pourrait ajouter de transition de carrière).  Le professionnel en développement de carrière dépasse à nouveau le niveau de technicien puisque non seulement est-il capable d’appliquer (pour lui-même et pour ses clients) des méthodes dynamiques de recherche d’emploi, mais il est par son expérience et ses compétences capable de développer des stratégies adaptées aux réalités de chacun de ses clients. Autrement dit, il ne fait pas que répéter client après client la même méthode, mais il innove pour chacun de ses clients aux réalités toujours uniques. À cet égard, il connaît à la base plus d’une façon de faire un curriculum vitae ou une lettre de présentation, plus d’une façon de répondre à une même question ou situation d’entretien d’information ou d’embauche. Innover, constamment innover, tel devrait être la devise quotidienne de ces professionnels de la gestion de l’information et des ressources.  Le professionnel en développement de carrière possède des compétences qui ne sauraient se résumer à un titre professionnel de « coach ». Ce n’est pas (uniquement) son expérience professionnelle (ou de vie !) ou alors de courtes formations d’appoint de quelques heures qui dictent ses interventions, mais ses compétences dans la « manière » d’accompagner une personne vers son plein développement d’employabilité. Ce ne sont pas (uniquement, et trop rapidement) ses conseils et ses avis qui constituent l’essence de son intervention, mais sa capacité d’évaluer les ressources personnelles et les conditions de vie d’une personne, ainsi qu’une part de fonctionnement psychologique (selon le niveau de ses compétences) d’un individu, de mettre en œuvre des stratégies d’accompagnement personnalisées, ajustées et holistiques sur le plan théorique (psychologie, sociologie, pédagogie, économie, culture) qui fondent ses interventions.  Le professionnel en développement s’organise pour bien connaître les différentes réalités relatives au développement de l’employabilité de ses clients (ex. : problématiques de santé mentale ou physique, dossier judiciaire, immigration et statut d’immigrant, etc.), ainsi que pour développer des stratégies facilitatrices d’accompagnement pour ses clients.
  31. 31. 30  Le professionnel en développement de carrière peut autant travailler avec des ressources documentaires imprimées qu’électroniques, selon la nature de l’information jugée la plus pertinente, fiable et valide.  Le professionnel en développement de carrière est un « expert des relations humaines appliquées à la carrière » et de ce fait, il est pleinement conscient du rôle du réseau social et des réseaux sociaux sur la capacité de ses clients de mettre en œuvre leurs stratégies vers des lieux de recherche nombreux et pertinents. Il aide non seulement ses clients à identifier ces lieux, mais également à développer des stratégies de communication pour mieux les rejoindre et engager des relations productives auprès d’eux.  Le professionnel en développement de carrière s’intéresse fortement, mais pas uniquement, aux dimensions personnelles de son client, mais il se fait un devoir de bien connaître les réalités et les besoins des employeurs, du marché de l’emploi, des différents environnements professionnels, tout en portant une analyse critique sur ceux-ci. B- Orientation professionnelle Les compétences en orientation professionnelle se composent de comportements, d’habiletés et de connaissances spécialisées pour tous les professionnels en développement de carrière, particulièrement pour ceux dont c’est une partie importante de leurs tâches de travail. Le tableau 7 présente le contenu de compétences spécialisées en orientation professionnelle1 . La section présente portant sur la problématique propose une synthèse des distinctions à faire entre la pratique de conseillers en emploi, généralement issus d’une formation de premier cycle universitaire, et de conseillers d’orientation, généralement issus d’une formation de deuxième cycle et obligatoirement membre de leur ordre professionnel. 1 IMPORTANT ! En tout temps, le lecteur de ce document et plus particulièrement de cette section doit se rappeler qu’il est ici question de présenter un guide dont la portée se veut « pan canadienne ». Le guide a été produit à partir d’une enquête auprès de professionnels en DDC de tout le pays. C’est là une donnée importante dans le cas présent puisque seul le Québec encadre le titre et certaines activités professionnelles des conseillers d’orientation. Il n’en est pas ainsi dans les autres provinces et territoires.
  32. 32. 31 Tableau 7 Compétences en DDC spécifiques à l’orientation professionnelle Posséder des connaissances en orientation professionnelle  Connaître les théories et les modèles principaux liés au counseling ;  Connaître les théories et les modèles principaux liés au développement de carrière ;  Connaître les principaux modèles liés aux changements et aux transitions ;  Connaître les obstacles liés au développement de carrière ;  Connaître les ressources informatisées en orientation professionnelle ;  Connaître les différentes ressources en éducation et en formation ;  Connaître l'information concernant le marché du travail. Démontrer l’utilisation d’une approche théorique dans les relations avec la clientèle  Développer une pratique professionnelle conformément à des théories reconnues ;  Établir et maintenir une relation avec les clients fondée sur la collaboration ;  Explorer les enjeux ;  Développer et appliquer un processus d’atteinte d’objectifs conforme à son approche théorique ;  Suivre l’évolution des progrès. Stratégies de recherche d'emploi  Aider les clients à faire l’inventaire de leurs compétences, de leurs forces, de leurs traits personnels, de leurs valeurs et de leurs intérêts ;  Aider les clients à remplir les formulaires de demande d'emploi ;  Aider les clients à rédiger les lettres de présentation ;  Aider les clients à préparer un curriculum vitae ;  Aider les clients à préparer un portfolio ;  Aider les clients à préparer leur plan de promotion ;  Aider les clients à établir des contacts sans rendez-vous préalable pour chercher un emploi ;  Aider les clients à se présenter aux entrevues ;  Aider les clients à se constituer un réseau ;  Aider les clients à utiliser adéquatement les références ;  Aider les clients à préparer des entrevues efficaces. Animer un groupe  Définir les principes de l'animation de groupe ;  Animer un groupe.
  33. 33. 32 En matière d’orientation professionnelle, le professionnel en développement de carrière, notamment celui qui œuvre spécialement à ce niveau, doit posséder des connaissances très vastes en matière de théories et de modèles de développement de carrière et de counseling de carrière, des enjeux psychosociaux pouvant influencer les processus cognitifs, affectifs et comportementaux liés à la prise de décision de carrière, des opportunités offertes sur le marché de la formation et de l’emploi, de même que des ressources – autres que les siennes - pouvant faciliter le cheminement de vie de ses clients. Également, la capacité de bien évaluer le besoin de changement d’un individu et d’évaluer l’impact de ses interventions s’ajoute à ces compétences, tout comme celles relatives à l’accompagnement vers le développement de stratégies dynamiques de recherche d’emploi et d’animation de groupes. Encadré 3 L’orientation professionnelle et la pratique en DDC  Le professionnel en développement de carrière spécialisé en orientation professionnelle peut travailler dans une optique de choix ou de projets d’études et de professions, de même que dans celle de transition de carrière ou de recherche d’emploi, ainsi que de toute situation d’impasse sur le plan de l’emploi.  « Orienter » quelqu’un n’est pas une activité professionnelle réservée aux conseillers d’orientation, sinon lorsque cette intervention est menée auprès de clientèles dites vulnérables encadrées légalement, mais seuls ceux qui sont membres de l’Ordre des conseillers et des conseillères d’orientation du Québec (OCCOQ) assurent au public une garantie quant à la formation initiale et l’encadrement de la compétence professionnelle.  L’orientation professionnelle – et ce contrairement à une croyance populaire – n’est pas l’action de « dire à quelqu’un dans quoi s’en aller » et l’intervention de professionnels à cet égard ne saurait être évaluée sur la stricte base d’une poursuite de carrière tout au long de la vie de ses clients dans une profession initialement identifiée. Accompagner l’orientation d’un client pour un professionnel en DDC, c’est poser des interventions et mettre en œuvre des moyens permettant à la personne de mieux développer sa compétence à s’orienter dans une perspective durable tout au long de la vie. Tel qu’indiqué précédemment, il en est ainsi parce qu’aucun professionnel ne saurait – nonobstant la fiabilité et la validité de ses outils d’évaluation – prendre en compte l’évolution du développement humain et l’enchaînement d’événements de parcours de vie qui façonnent les opportunités et les limites propres à chaque existence humaine.
  34. 34. 33  En orientation professionnelle, les notions d’éducation et d’apprentissage ne se résument pas – et il ne devrait jamais en être ainsi d’ailleurs – à une stricte question de scolarisation formelle (à l’école!), mais bien de processus de développement humain s’opérant en interaction avec ceux de développement de carrière (ex. : apprendre sur soi, sur le monde de la formation et de l’emploi, s’éduquer à la carrière, etc.).  Un « professionnel » de l’orientation ne se résume pas à appliquer de manière technique (comme un technicien) une série de tests, d’activités, de programmes avec étapes prédéterminées, de manière à cibler la « meilleure » option de carrière pour la personne. À cet égard, il importe de rappeler en référence le contenu de la section 1.4.2. de ce rapport où il est question de la portée légale des interventions de conseillers d’orientation au Québec, dont entre autres les questions d’évaluation et de développement de stratégies adaptatives centrées sur l’autonomie socioprofessionnelle de la personne tout au long de sa vie.  Au Québec, un conseiller d’orientation est réglementé par un code de déontologie propre à son ordre professionnel. Pour les professionnels en développement de carrière réalisant des mandats d’orientation professionnelle sans être formellement membre de l’OCCOQ, il importe alors que ces derniers puissent appliquer les principes propres à de tels codes de déontologie et d’éthique, que ce soit celui de l’Ordre des conseillers d’orientation ou de celui de l’Association canadienne de counseling et de psychothérapie (ACCP). C- Évaluation Les compétences en évaluation se composent de comportements, d’habiletés et de connaissances spécialisées pour tous les professionnels en développement de carrière, particulièrement pour ceux dont c’est une partie importante de leurs tâches de travail. Le tableau 8 présente le contenu de compétences spécialisées en évaluation.
  35. 35. 34 Tableau 8 Compétences en DDC spécifiques à l’évaluation Aider le client à s’évaluer  Connaître les instruments et les méthodes d'évaluation ;  Identifier les instruments d’évaluation standardisés et les méthodes informelles pouvant s’appliquer à la clientèle visée ;  Explorer, avec le client, les méthodes et les instruments pertinents ;  Utiliser les instruments d'évaluation ;  Vérifier et discuter des résultats avec le client. Animer un groupe  Définir les principes de l'animation de groupe ;  Animer un groupe. En matière d’évaluation, le professionnel en développement de carrière, notamment celui qui œuvre spécialement à ce niveau, doit appliquer autant de rigueur dans le choix d’instruments adaptés aux problématiques spécifiques de ses clients, que dans la conduite de leur administration, la méthode de correction/cotation et celle de communication. Également, puisque plusieurs administrations d’outils psychométriques s’opèrent en groupe, il importe de bien pouvoir orchestrer ces activités de manière rigoureuse et sans préjudice.
  36. 36. 35 Encadré 4 L’évaluation et la pratique en DDC  Réglons une chose au départ : l’achat, l’administration, la correction et la communication de résultats d’outils psychométriques ne sont pas exclusivement réservés aux psychologues et aux conseillers d’orientation. MAIS … les entreprises qui distribuent de tels instruments (ex. : Psychometrics, Pearson Assessment, Institut de recherches psychométriques) assument une part importante d’éthique professionnelle en s’assurant de ne vendre leurs différents outils qu’aux professionnels dûment qualifiés pour le type de produit qu’ils souhaitent se procurer. Cela veut dire que si la majorité des inventaires d’intérêts sont accessibles aux professionnels en développement de carrière « non conseillers d’orientation », il en va autrement lorsque l’on arrive dans les tests de personnalité, d’habiletés cognitives et comportementales, d’intelligence et quelques autres d’un niveau de connaissances préalables plus complexes.  La formation initiale ne suffit pas à la capacité de bien conduire l’administration d’outils psychométriques et la communication ajustée des informations aux clients si le professionnel en développement de carrière n’est pas appelé à en faire un usage fréquent. Autrement, tout au long de sa carrière, la formation continue en évaluation psychométrique est souhaitable, voire essentielle et attendue pour assurer un service de qualité aux clients.  Évaluer ne réfère pas uniquement à l’usage d’outils de mesures psychométriques. Évaluer peut se faire verbalement, à partir d’une grille d’entretien plus ou moins structurée de manière à identifier la présence de certaines caractéristiques chez les clients. Enfin, évaluer est quelque chose que l’on fait en tout temps lorsque l’on exerce une profession de relation d’aide, car à tout moment il est question de bien « évaluer » le sens, l’intonation, la clarté et autres modalités du propos du client devant soi, tout au long du processus relationnel faisant l’objet des rencontres.  Les instruments de mesure psychométriques ont des usages fort différents selon qu’ils soient utilisés en contexte de recrutement, de sélection ou d’évaluation de personnel comparativement à lorsqu’ils le sont dans le cadre de processus de counseling de carrière. Dans le premier cas, l’instrument « est » l’intervention dans la mesure où le résultat qu’il apporte constitue la donnée ou une des données principales à une méthode de prise de décision relative à la personne évaluée (ex : la personne évaluée est-elle meilleure parmi les candidats pour l’exercice d’une offre d’emploi ?). Dans le cadre d’un processus de counseling de carrière, l’instrument « contribue » à l’intervention en apportant des données générales sur les ressources ou le fonctionnement de la personne, constituant ainsi autant de pistes d’approfondissement du processus de relation d’aide appliquée à la carrière.  En principe, au regard de la déontologie et de l’éthique professionnelles, le choix d’un instrument devrait se faire distinctivement pour chaque client. Dans la pratique,
  37. 37. 36 l’inclusion de variables relatives au choix d’instruments tels que le coût, les conditions d’administration, les compétences des professionnels en la matière, la méthode de correction peuvent amener certains intervenants à circonscrire leur matériel autour d’un, deux ou trois outils tout au plus. D- Développement de l’emploi Les compétences en développement de l’emploi se composent de comportements, d’habiletés et de connaissances spécialisées pour tous les professionnels en développement de carrière, particulièrement pour ceux dont c’est une partie importante de leurs tâches de travail. Le tableau 9 présente le contenu de compétences spécialisées en développement de l’emploi. Tableau 9 Compétences en DDC spécifiques au développement de l’emploi Mettre en valeur toutes les possibilités d’emploi pour la clientèle  Faciliter les relations entre les professionnels, les employeurs et les clients ;  Développer les possibilités d’emploi ;  Préparer les clients à comprendre les besoins du marché du travail ;  Aider les clients à conserver leur emploi. Stratégies de recherche d'emploi  Aider les clients à faire l’inventaire de leurs compétences, de leurs forces, de leurs traits personnels, de leurs valeurs et de leurs intérêts ;  Aider les clients à remplir les formulaires de demande d'emploi ;  Aider les clients à rédiger les lettres de présentation ;  Aider les clients à préparer un curriculum vitae ;  Aider les clients à préparer un portfolio ;  Aider les clients à préparer leur plan de promotion ;  Aider les clients à établir des contacts sans rendez-vous préalable pour chercher un emploi ;  Aider les clients à se présenter aux entrevues ;  Aider les clients à se constituer un réseau ;  Aider les clients à utiliser adéquatement les références ;  Aider les clients à préparer des entrevues efficaces.
  38. 38. 37 En matière de développement de l’emploi, le professionnel en développement de carrière, notamment celui qui œuvre spécialement à ce niveau, doit selon les clients favoriser l’insertion, l’intégration, le maintien en emploi, sinon la transition vers de nouvelles opportunités. Pour se faire, il accompagne les clients vers le développement d’une plus grande employabilité à partir de stratégies de recherche d’emploi et de transition de carrière les plus ajustées à sa situation. Encadré 5 Le développement de l’emploi et la pratique en DDC  Le professionnel en développement de carrière participe au développement de l’emploi au sein d’une communauté, que ce soit par une aide directe auprès de clientèles ou par sa contribution à combler les occasions d’emploi disponibles au sein d’organisations variées. Nombre de professionnels en développement de carrière ou plus particulièrement de l’emploi siègent au sein de conseil d’administration d’organismes, sinon gèrent ou collaborent à des projets impliquant d’autres organisations.  L’objectif principal d’un professionnel du développement de l’emploi au sein de sa communauté, nonobstant la finalité ou le besoin de service des individus, est l’accroissement de l’autonomie socioprofessionnelle de la personne. Cela se réalise par l’aide à l’acquisition de compétences pouvant servir tout au long de la vie, dans différentes circonstances de vie.  Le professionnel en développement de l’emploi, nonobstant son engagement énergique à vouloir apporter le meilleur qui soit à ses clients, doit savoir s’adapter et composer avec la dynamique (ex. : motivation, santé mentale, insécurité) et les conditions (ex. : finances, responsabilités parentales, maladie) parfois restrictives de ces derniers.  Les professionnels en développement de carrière doivent prendre le temps de bien évaluer le besoin de la personne qui les consulte avec un objectif de développement de son employabilité de manière à bien concevoir et conduire leurs interventions par la suite.  Les stratégies d’accompagnement en matière de recherche d’emploi peuvent porter sur l’acquisition de certaines connaissances (c.v., lettres, lieux de recherche) et habiletés (simulations d’entretiens) de base, mais elles peuvent aussi (et le doivent dans certains contextes) intégrer l’usage de réseaux sociaux aux fonctions variées, les conseils de négociation salariale, les opportunités de stages ou de bénévolat, de démarrage d’entreprise, etc.
  39. 39. 38  Accompagner une personne vers le développement de son employabilité peut également impliquer l’usage de programmes et de mesures gouvernementales (ex. : subvention salariale, majoration du revenu d’aide sociale, stages, entreprises d’insertion et plateaux de travail, visites d’entreprises, etc.) prévus justement pour des personnes présentant les caractéristiques de la clientèle.  Le développement de l’employabilité peut s’opérer à deux niveaux selon l’intérêt et l’engagement du professionnel en développement de carrière. L’un de ces niveaux s’opère en fonction d’une aide au développement de stratégies efficaces pour optimiser son potentiel humain au sein de structures sociales. L’autre niveau, moins coutumier pour les professionnels en DDC, est celui d’une intervention sur les structures elles-mêmes, que ce soient celles entretenues par les opinions ou préjugés d’employeurs, par la vision des institutions publiques en matière d’emploi ou encore auprès des organisations où œuvrent ces professionnels. Le changement, c’est une question de perspectives !
  40. 40. 39 E- Développement communautaire Les compétences en développement communautaire se composent de comportements, d’habiletés et de connaissances spécialisées pour tous les professionnels en développement de carrière, particulièrement pour ceux dont c’est une partie importante de leurs tâches de travail. Le tableau 10 présente le contenu de compétences spécialisées en développement communautaire. Tableau 10 Compétences en DDC spécifiques au développement communautaire Promouvoir le partenariat et la participation communautaire en vue d’accroître l’autosuffisance et d’améliorer la productivité  Développer un réseau de contacts avec les personnes-clés de la communauté ;  Favoriser le développement d’une vision communautaire ;  Soutenir la communauté dans l’évaluation de ses compétences ;  Analyser les secteurs qui reposent sur les ressources humaines ;  Analyser les secteurs qui reposent sur les ressources matérielles ;  Évaluer avec la communauté l’écart entre sa vision, ses objectifs et ses ressources ;  Élaborer avec la communauté un plan d’action tenant compte des objectifs d’ordre économique, social, éducatif et d’employabilité ;  Aider la communauté et ses membres à identifier les différentes possibilités d’emploi et modes de vie ;  Mettre en œuvre le plan d’action avec la communauté ;  Évaluer le plan d’action avec la communauté. Animer un groupe  Définir les principes de l'animation de groupe ;  Animer un groupe. En matière de développement communautaire, le professionnel en développement de carrière, notamment celui qui œuvre spécialement à ce niveau, dépasse le niveau d’accompagnement individuel et vise le bien-être collectif. Les milieux où il exerce ont pour mission le développement social et – généralement – de l’emploi de l’ensemble d’une communauté. À cet effet, il peut coopérer avec des organisations où l’on retrouve des services directs d’aide à l’emploi (ex. : développement de l’employabilité), tout comme il peut se retrouver avec des responsables d’entreprises ou de réseaux
  41. 41. 40 d’entreprises, de municipalités et de ministères, de différentes organisations communautaires centrées sur des missions sociales fort variées. Les relations partenariales sont au cœur du travail de développement communautaire. Sonder, planifier, élaborer, mettre en œuvre, suivre l’évolution, soutenir les partenaires, analyser les retombées, sur le plan économique, social, éducatif et d’employabilité constituent les tâches gravitant autour de cette activité relativement publique. Encadré 6 Le développement communautaire et la pratique en DDC  Difficile de toujours bien distinguer développement de l’employabilité et développement communautaire, sinon que le premier s’oriente vers une amélioration individuelle de ses conditions de vie (principalement au niveau de l’emploi) et que le deuxième s’oriente plutôt vers une amélioration du bien-être collectif. Il est aussi vrai de dire que favoriser le développement de l’employabilité d’individus contribue au développement communautaire, que de favoriser le développement global des collectivités contribue au développement de l’emploi.  Les professionnels en développement de carrière œuvrant plus particulièrement au niveau du développement communautaire travaillent souvent pour des organisations identifiées comme des associations, des regroupements, des centres locaux ou régionaux d’activités relatives au développement social. Par développement communautaire, il est également possible d’entrevoir une personne formée en développement de carrière qui exerce des fonctions connexes ou supplémentaires au sein d’organisations pleinement communautaires, c’est-à-dire dont la création est liée à un mouvement citoyen (ex. : centre d’alphabétisation, organismes pour femmes violentées, maisons d’hébergement pour sans-abris, etc.).  Il est tout à fait normal de distinguer plus difficilement l’employabilité et le communautaire comme secteur de pratique en développement de carrière. Un organisme communautaire naît de la communauté et a pour fonction de servir au développement des individus de cette communauté par des sources de financement diverses dont celle de l’État. Le milieu communautaire est à l’origine d’initiatives sociales comme les soupes populaires, les organismes d’alphabétisation, certains mouvements syndicaux et regroupements de défense des individus. Jusqu’au milieu des années 1980, le développement de l’employabilité était l’un des services à la communauté que pouvait rendre les organismes communautaires auprès de la population. À partir de la récession du début des années 1980, suivie de celle du début des années 1990 et enfin de la restructuration des services gouvernementaux d’aide à l’emploi au milieu des années 1990, le secteur du développement de l’employabilité s’est grandement développé comme secteur d’activité à part entière. Plusieurs organismes, réseaux ou corporations d’organismes se sont développés en
  42. 42. 41 offrant les services d’aide à l’emploi qui jusque-là étaient rendus par l’État. Bien qu’issus de la communauté, nombre d’organismes de développement de l’employabilité sont nés par l’expansion de ce type de sous-traitance de l’État à des services externes de main-d’œuvre.  Le développement communautaire cherche à créer de nouvelles structures sociales ou alors à influencer ou à modifier celles déjà en place. Pour arriver à ses fins, ce mouvement doit faire beaucoup de réseautage, d’alliances, de concertations avec d’autres acteurs influents de son milieu (organismes, employeurs, centres de formation, municipalités et ministères, mouvements et associations diverses). Si la politique renvoie selon son sens d’origine aux actions visant à assurer l’équilibre des structures et du fonctionnement de la cité, il en va de même ici pour le développement des communautés. Les sites Internet de la Table nationale des Corporations de développement communautaire, du Regroupement des Corporations de développement économique du Québec (CDEC) ou encore de l’Association des centres locaux de développement du Québec illustrent bien le type d’activités relatives au développement communautaire. F- Développement et soutien à l’apprentissage Les compétences en développement et soutien à l’apprentissage se composent de comportements, d’habiletés et de connaissances spécialisées pour tous les professionnels en développement de carrière, particulièrement pour ceux dont c’est une partie importante de leurs tâches de travail. Le tableau 11 présente le contenu de compétences spécialisées en développement et soutien à l’apprentissage.
  43. 43. 42 Tableau 11 Compétences en DDC spécifiques au développement et soutien à l’apprentissage Connaître comment faciliter l’apprentissage  Définir les principes généraux de l'apprentissage;  Identifier les principales techniques communément utilisées pour faciliter l'apprentissage. Faciliter l’apprentissage  Préparer un programme ;  Faire l’inventaire des compétences des clients ;  Mettre en œuvre le programme ;  Évaluer le programme. Animer un groupe  Définir les principes de l'animation de groupe ;  Animer un groupe. En matière de développement et de soutien à l’apprentissage, le professionnel en développement de carrière, notamment celui qui œuvre spécialement à ce niveau, doit pouvoir préparer, structurer, mettre en œuvre et évaluer des programmes d’activités pour différentes clientèles et problématiques. Ces programmes peuvent prescrire une intervention individuelle, de groupe, sinon mixte, se réaliser au sein d’un organisme ou d’une institution scolaire, sinon en milieu dit externe, par exemple au sein d’entreprises.
  44. 44. 43 Encadré 7 Le développement et le soutien à l’apprentissage, et la pratique en DDC  La notion d’apprentissage est présente au sein des activités de différents types de professionnels en développement de carrière : conseiller d’orientation, d’information scolaire et professionnelle, développement de l’employabilité, ceux spécialisés en approche orientante, aides pédagogiques individuels.  Apprendre ne se fait pas qu’à l’école ! L’une des raisons qui justifie la place de programmes d’études universitaires en développement de carrière au sein d’une Faculté d’éducation est que les stratégies d’apprentissage (sur soi, sur le monde, sur la capacité d’interagir avec les autres) sont tout autant d’ordre psychosocial qu’éducatif.  Il existe des fonctions spécialisées pour le développement et le soutien d’apprentissage dans les institutions scolaires, les organismes d’aide à l’emploi ou les organisations publiques et parapubliques, mais nombre de professionnels du développement de carrière sont appelés à même leurs fonctions premières d’intervention directe, à concevoir, mettre en œuvre et assurer le suivi de programmes d’activités d’apprentissage à l’interne ou à l’externe de leur organisation pour les clientèles. En conclusion de la présentation de ce cadre conceptuel, il importe de rappeler le choix porté sur la classification du Guide canadien des compétences pour les professionnels en développement de carrière (Conseil canadien pour le développement de carrière, 2011) pour circonscrire l’étendue des pratiques de base et spécialisés des professionnels en développement de carrière. Les secteurs de pratique sont nombreux et les tâches que les professionnels en DDC sont appelés à exercer sont parfois très spécifiques, déterminées par un titre d’emploi clair et officialisant du coup la pratique, mais d’autres fois elles s’imbriquent au sein d’activités plus globales, plus étendues, parmi une vaste gamme de services et d’actions individuelles, citoyennes, sociales.
  45. 45. 44 3. OBJECTIF Bien que les professionnels en développement de carrière soient nombreux et présents au sein de plusieurs secteurs d’activités touchant l’emploi, l’éducation, le développement communautaire et les services publics, peu d’études semblent s’être spécifiquement intéressées aux pratiques professionnelles contemporaines de ceux-ci. De plus, différentes enquêtes et données relevées précédemment dans ce rapport indiquent une diversification, pour ne pas dire une complexification des problématiques des clientèles liées aux différents secteurs de pratique, lesquels appellent le développement de compétences accrues chez les professionnels en développement de carrière. À cet égard, l’objectif de cette enquête vise à décrire les pratiques professionnelles contemporaines de professionnels en développement de carrière du Québec. 4. MÉTHODOLOGIE Pour la réalisation de cette étude, la contribution d’étudiants (que l’on pourrait ici qualifier « d’étudiants-chercheurs ») fut mise à profit de manière à rejoindre une vaste quantité de professionnels en développement de carrière. Cette brève section expose la méthodologie déployée pour la conduite de la recherche, l’analyse des données et le respect de considérations éthiques. 4.1. Contexte de la recherche À l’automne 2013, les nouveaux programmes de baccalauréat et de majeure en développement de carrière ont accueilli leur première cohorte d’étudiants. Tous ces nouveaux étudiants devaient suivre au cours des premières semaines du trimestre un cours intitulé Introduction au développement de carrière. L’objectif de ce cours consiste à faciliter une connaissance plus approfondie et éclairée des réalités d’études et de carrières dans leur champ de professionnalisation, mais également à apprendre et mettre en œuvre des stratégies de production adéquates de travaux universitaires selon les normes en vigueur. Parmi les travaux à réaliser dans le cadre de ce cours, l’un d’eux

×