Ebola
présenté par
Hassane A. Nasser
Faculté de médecine - Université d’Alexandrie
novembre 2014
Définition
Détecté pour la 1ere fois
en 1976 au cours d’une
épidémie en RDC a
proximité de la rivière
Ebola et au Soudan
La maladie d’ebola est
classée parmi les FHV
Standard
définition de cas
Cas suspect:
Toute personne souffrant d’une forte fièvre qui ne
répond pas à aucun traitement des causes
habituelles de fièvre dans la région, et qui
présente au moins l’un des signes suivants :
diarrhée sanglante, hémorragie gingivale,
injection des conjonctives et présence de sang
dans les urines.
Cas confirme :
Cas présumé confirmé par le laboratoire (sérologie
des IgM, RT-PCR positive ou isolement du virus), ou ayant
un lien épidémiologique avec des cas confirmés ou une
flambée épidémique.
Période d’incubation
Elle dure précisément de 2-
21 jours
Complications
Elles sont pénibles et sont divisées en deux phases : précoce et tardive
Phase précoce
La maladie se déclare par une forte fièvre subite
Des malaises
Des maux de tètes
Arthralgies, myalgies et faiblesse extrême
Pharyngite
Phase tardive
Vomissements et diarrhées
Troubles de la coagulation
Hémorragies interne et externe
Insuffisance rénale
Insuffisance hépatique
Létalité
La fièvre Ebola est une maladie sévère
On estime le taux de létalité entre 50% et 90%
Le 21 novembre 2014, l'OMS recense 15 351 cas pour 5 459 décès soit
environ 36%, dont plus de la moitié au Liberia.
Epidémiologie descriptive
1. Temps : il semble que le
virus se transmet par le
biais de l’annee c’est-à-
dire aucune période de
l’annee n’est spécifique
pour une épidémie
d’ebola,
2. Lieu
Les premières flambées de maladie à virus Ebola sont survenues dans des villages isolés
d’Afrique centrale, à proximité de forêts tropicales, mais la récente flambée en Afrique
de l’Ouest a touché de grands centres urbains aussi bien que des zones rurales.
Afrique subsaharienne : Cote d’ivoire, Gabon, RDC, Soudan et Ouganda
Epidémie de 2014 : Guinée, Liberia, Sierra Leone
Des cas d’infections importes ont auparavant été recenses aux :
Etats-Unis et aux Pays-Bas en 2008
Une personne a été infecte a Hambourg suite a un accident survenu dans un laboratoire
en 2009
Au Nigeria, au Sénégal, au Mali ,en Espagne et de nouveaux aux Etats-Unis en 2014
En 1995,la maladie a été importe en Suisse et la personne atteinte a survécu
3. Les personnes
Les deux sexes sont touches avec une haute prévalence
chez les hommes
Les personnes âgées ont un risque plus élevé que les
enfants
Les forestiers sont plus exposes
Cycle de l’infection
1. l’agent :
C’est un filovirus de la famille des filoviridea
Virus a ARN recouvert d’une couche lipidique
Le virus a 5 sous-types faciles a distinguer, portant le nom du lieu ou ils ont été initialement isoles ,
Il s’agit de :
• Zaïre
• Soudan
• Cote d’ivoire
• Bundibugyo
• Reston (Phillippines)
Dose infectieuse faible:10 particules virales peuvent causer une maladie
Peut vivre plusieurs jours dans l’environnement(liquide ou matière sèche) et infectiosité stable a 4◦C
Sensible à l’hypochlorite de sodium, aux solvants lipidiques, aux désinfectants phénoliques, à l’acide peracétique, au méthanol,
à l’éther, au désoxycholate de sodium, au glutaraldéhyde à 2 %, au Triton X-100 à 0,25 %, à la β-propiolactone, à l’acide
acétique à 3 % (pH 2,5), au formaldéhyde et paraformaldéhyde et aux détergents.
2. Réservoir
Les primates : singes, chimpanzés, gorilles…
Chauves souris, antilopes …
3. Portes de sortie : secrétions biologiques et contact avec le réservoir
4. mode de transmission:
Contact direct avec le sang, les liquides organiques, les secrétions ou
les excrétions( selles, sperme,urine,vomissement,salive,lait maternel …)
d’une personne infectée(vivante ou décédée),
Contact indirect avec les objets contamines
Une divergence existe quant à la transmission par voie aérienne même
si plusieurs études ont montré que le virus ne se transmet pas par voie
aérienne
Le contact sexuel avec une personne infectée 7 semaines après la
guérison.
Portes de sortie = portes d’entree
Période de contagiosité
Des l’apparition des symptômes
Augmentation de la contagiosité avec la progression de la maladie, particulierement avec
la survenue hémorragique
L’excretion du virus dans le sperme a été documente jusqu’à 90 jours après le début de
la maladie
Susceptibilité : elle est générale
Epidémie de 2014
La plus meurtrière depuis la découverte du virus en 1976
Elle est causée par la souche Zaire
Selon l’OMS,le patient zéro serait un enfant decede en
décembre 2013 près de Gueckedou en Guinee
En août 2014, l'OMS qualifie l'épidémie d'« urgence de
santé publique de portée mondiale » et estime qu'elle
pourrait entraîner plus de 20 000 cas de contamination.
Le 21 novembre 2014, l'OMS recense 15 351 cas pour
5 459 décès, dont plus de la moitié au Liberia.
Prévention
Il n’existe pas de vaccin contre ebola ni de traitement
Eviter tout contact(direct ou indirect) avec les cas, vivants
ou décédés
Mettre les patients en quarantaine
Placer une affiche explicative à la porte de la chambre
indiquant l’accès restreint et les mesures à prendre
Une très bonne hygiène des mains : eau + savon ou
solution hydro-alcoolique
Utilisation minutieuse des EPI par les professionnels de
sante
Education a la sante
contrôle
Cas:
• notifier le cas à l’équipe de surveillance
• après consentement exprès, collecter un échantillon biologique
• remplir une fiche de notification de cas
• dresser la liste des contacts du cas suspect
Mettre en quarantaine
Contacts:
Occasionnel : rien, placer sous surveillance si il devient malade
Direct : prendre la température 2fois/jours pendant une période d’incubation complète après le dernier contact avec le
cas et signale si elle est plus que 38,
En cas de symptômes ou fièvre supérieure a 38 hospitaliser immédiatement sous les précautions d’isolement,
Ebola
Ebola
Ebola
Ebola

Ebola

  • 1.
    Ebola présenté par Hassane A.Nasser Faculté de médecine - Université d’Alexandrie novembre 2014
  • 2.
    Définition Détecté pour la1ere fois en 1976 au cours d’une épidémie en RDC a proximité de la rivière Ebola et au Soudan La maladie d’ebola est classée parmi les FHV
  • 3.
    Standard définition de cas Cassuspect: Toute personne souffrant d’une forte fièvre qui ne répond pas à aucun traitement des causes habituelles de fièvre dans la région, et qui présente au moins l’un des signes suivants : diarrhée sanglante, hémorragie gingivale, injection des conjonctives et présence de sang dans les urines. Cas confirme : Cas présumé confirmé par le laboratoire (sérologie des IgM, RT-PCR positive ou isolement du virus), ou ayant un lien épidémiologique avec des cas confirmés ou une flambée épidémique.
  • 4.
    Période d’incubation Elle dureprécisément de 2- 21 jours
  • 5.
    Complications Elles sont pénibleset sont divisées en deux phases : précoce et tardive Phase précoce La maladie se déclare par une forte fièvre subite Des malaises Des maux de tètes Arthralgies, myalgies et faiblesse extrême Pharyngite Phase tardive Vomissements et diarrhées Troubles de la coagulation Hémorragies interne et externe Insuffisance rénale Insuffisance hépatique
  • 12.
    Létalité La fièvre Ebolaest une maladie sévère On estime le taux de létalité entre 50% et 90% Le 21 novembre 2014, l'OMS recense 15 351 cas pour 5 459 décès soit environ 36%, dont plus de la moitié au Liberia.
  • 19.
    Epidémiologie descriptive 1. Temps: il semble que le virus se transmet par le biais de l’annee c’est-à- dire aucune période de l’annee n’est spécifique pour une épidémie d’ebola,
  • 20.
    2. Lieu Les premièresflambées de maladie à virus Ebola sont survenues dans des villages isolés d’Afrique centrale, à proximité de forêts tropicales, mais la récente flambée en Afrique de l’Ouest a touché de grands centres urbains aussi bien que des zones rurales. Afrique subsaharienne : Cote d’ivoire, Gabon, RDC, Soudan et Ouganda Epidémie de 2014 : Guinée, Liberia, Sierra Leone Des cas d’infections importes ont auparavant été recenses aux : Etats-Unis et aux Pays-Bas en 2008 Une personne a été infecte a Hambourg suite a un accident survenu dans un laboratoire en 2009 Au Nigeria, au Sénégal, au Mali ,en Espagne et de nouveaux aux Etats-Unis en 2014 En 1995,la maladie a été importe en Suisse et la personne atteinte a survécu
  • 25.
    3. Les personnes Lesdeux sexes sont touches avec une haute prévalence chez les hommes Les personnes âgées ont un risque plus élevé que les enfants Les forestiers sont plus exposes
  • 26.
    Cycle de l’infection 1.l’agent : C’est un filovirus de la famille des filoviridea Virus a ARN recouvert d’une couche lipidique Le virus a 5 sous-types faciles a distinguer, portant le nom du lieu ou ils ont été initialement isoles , Il s’agit de : • Zaïre • Soudan • Cote d’ivoire • Bundibugyo • Reston (Phillippines) Dose infectieuse faible:10 particules virales peuvent causer une maladie Peut vivre plusieurs jours dans l’environnement(liquide ou matière sèche) et infectiosité stable a 4◦C Sensible à l’hypochlorite de sodium, aux solvants lipidiques, aux désinfectants phénoliques, à l’acide peracétique, au méthanol, à l’éther, au désoxycholate de sodium, au glutaraldéhyde à 2 %, au Triton X-100 à 0,25 %, à la β-propiolactone, à l’acide acétique à 3 % (pH 2,5), au formaldéhyde et paraformaldéhyde et aux détergents.
  • 29.
    2. Réservoir Les primates: singes, chimpanzés, gorilles… Chauves souris, antilopes … 3. Portes de sortie : secrétions biologiques et contact avec le réservoir 4. mode de transmission: Contact direct avec le sang, les liquides organiques, les secrétions ou les excrétions( selles, sperme,urine,vomissement,salive,lait maternel …) d’une personne infectée(vivante ou décédée), Contact indirect avec les objets contamines Une divergence existe quant à la transmission par voie aérienne même si plusieurs études ont montré que le virus ne se transmet pas par voie aérienne Le contact sexuel avec une personne infectée 7 semaines après la guérison. Portes de sortie = portes d’entree
  • 30.
    Période de contagiosité Desl’apparition des symptômes Augmentation de la contagiosité avec la progression de la maladie, particulierement avec la survenue hémorragique L’excretion du virus dans le sperme a été documente jusqu’à 90 jours après le début de la maladie Susceptibilité : elle est générale
  • 37.
    Epidémie de 2014 Laplus meurtrière depuis la découverte du virus en 1976 Elle est causée par la souche Zaire Selon l’OMS,le patient zéro serait un enfant decede en décembre 2013 près de Gueckedou en Guinee En août 2014, l'OMS qualifie l'épidémie d'« urgence de santé publique de portée mondiale » et estime qu'elle pourrait entraîner plus de 20 000 cas de contamination. Le 21 novembre 2014, l'OMS recense 15 351 cas pour 5 459 décès, dont plus de la moitié au Liberia.
  • 39.
    Prévention Il n’existe pasde vaccin contre ebola ni de traitement Eviter tout contact(direct ou indirect) avec les cas, vivants ou décédés Mettre les patients en quarantaine Placer une affiche explicative à la porte de la chambre indiquant l’accès restreint et les mesures à prendre Une très bonne hygiène des mains : eau + savon ou solution hydro-alcoolique Utilisation minutieuse des EPI par les professionnels de sante Education a la sante
  • 44.
    contrôle Cas: • notifier lecas à l’équipe de surveillance • après consentement exprès, collecter un échantillon biologique • remplir une fiche de notification de cas • dresser la liste des contacts du cas suspect Mettre en quarantaine Contacts: Occasionnel : rien, placer sous surveillance si il devient malade Direct : prendre la température 2fois/jours pendant une période d’incubation complète après le dernier contact avec le cas et signale si elle est plus que 38, En cas de symptômes ou fièvre supérieure a 38 hospitaliser immédiatement sous les précautions d’isolement,